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Cours de

Transport solide
Dr. Taoufik HERMASSI
Chercheur Hydrologie CES

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I- Introduction
 Définition : le transport solide : transport de toutes les
matières solides d’une manière naturelle ou artificielle.

 Importance du phénomène du T.S. : liée à l’importance de


l’érosion qui menace les terres agricoles et les barrages.

 Diminuer l’importance du phénomène du T.S. : faire des


aménagements : travaux de CES.
II- Calcul de la vitesse de chute
1- Plan d’eau au repos
Particule sphérique
Poussée d’Archimède p = Me * g
Résistance hydrodynamique : = ge p d3/6
résistance de chute
r = Cx * r * S * V2/2
Poids de la Sphère = Ms * g
P = gs p d3/6

Cx : coefficient de frottement ou coefficient de trainé hydrodynamique


S : mètre couple : projection de la particule sur un plan perpendiculaire à la vitesse.
ge : Poids spécifique de l’eau
gs : Poids spécifique de la sphère
d : diamètre de la sphère

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Variation du coefficient de frottement
en fonction du nombre de Reynolds
Cx = f(Re)

Cx

Cx = 24 / Re

Régime laminaire Régime turbulent Re = r*V*d/m


2400
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a) Régime de chute laminaire
 Particules suffisamment petite
 Cx = 24 / Re = 24 * m / r * V * d

Équation dynamique
de la chute libre d’une particule
en régime laminaire

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A partir du moment où la vitesse atteint la vitesse limite, le
mouvement est uniforme :

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b) Régime de chute turbulent
 Particules chutent à grande vitesse, le nombre de Re est important
 r = Cx * r * S * V2/2

Équation dynamique de la chute libre d’une particule en régime turbulent


A partir du moment où la vitesse atteint la vitesse limite, le mouvement
est uniforme :

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x 0 1 2 3
thx 0 0,76 0,96 0,99

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c) Chute de mélange de granulats
Régime laminaire Régime turbulent

0,15 mm 1, 5 mm
Au cours de leur chute, les particules peuvent être freinées par
d’autres particules : la résistance hydrodynamique r sera modifiée :
Eau claire r
Eau + 10% de concentration en particules 1,8 r
Eau + 20% de concentration en particules 3,6 r
Eau + 30% de concentration en particules 6,2 r
Eau + 40% de concentration en particules 12,9 r

La viscosité dynamique intervient comme un facteur de


ralentissement de la vitesse de chute. Plus le liquide est visqueux, plus
il va freiner la chute des particules.
En moyenne, une variation de viscosité de 10% provoque une
diminution de Vl de 5 fois. 9
III- Calcul de la vitesse limite
2- Liquide animé d’un mouvement général de
translation rectiligne
x’ x
o o’
r
p
dx/dt

P
dx/dt Va
Vr
z z’
-U
 (o’, x’, z’) : repère relatif, se déplace horizontalement d’une manière uniforme à la
vitesse U.

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 Si on se place dans le repère relatif, la sphère va avoir une vitesse :

a) Régime de chute laminaire

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 Lorsque

Vl a
H L

 Si U = 0 cas de la chute d’une particule dans un liquide


au repos.
La distance L parcourue par les particules pendant la chute est
fonction linéaire de la vitesse linéaire U.
Plus d est petit, plus Vl plus L est grand
Les particules fines vont rester en suspension.
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b) Régime de chute turbulent
 r = Cx * r * S * V2/2 = Cx * r * p * d2 * Vr2 / 8

= Avec shy =

Lorsque
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III- Calcul de la vitesse limite
3- Liquide animé d’un mouvement général de
translation rectiligne soumis à des pulsations
verticales. U
v
a
T’/2 t
T/2
-a

-Agitation infiniment répartie dans la masse du fluide en mouvement qui se


traduit par des pulsations verticaux qui fluctuent en module et en sens.
- Les pulsations verticales suivent une loi pseudo sinusoïdale représentées
par :
V = a sin2pt / T pour les vitesses verticales orientées vers le haut
V = -a’ sin2pt / T’ pour les vitesses verticales orientées vers le bas 14
 Les déplacements verticaux durant le temps T/2
sont égaux en valeur absolue des déplacements
verticaux durant le temps T’/2 :

a T = a’ T’

Le fluide s’écoule horizontalement avec une vitesse U


du fait que les mouvements verticaux s’annule

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La résistance hydrodynamique possède deux composantes :

rv r
p
rh dx/dt

P
dx/dt Va
Vr
-U
 (o’, x’, z’) : repère relatif, se déplace horizontalement d’une manière uniforme à la
vitesse U.

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 La résistance hydrodynamique pssède deux
composantes :

a T = a’ T’

Le fluide s’écoule horizontalement avec une vitesse U


du fait que les mouvements verticaux s’annule

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Conclusion
Liquide au repos
Régime laminaire
Vv
Vl

Régime turbulent

L= 0
Conclusion
Liquide animé d’un mouvement de translation
U Régime laminaire
Vv
Va
Vl

Régime turbulent

= Avec shy =
Conclusion
animé d’un mouvement de translation + turbulence
U Régime laminaire
Vv
Va
Vl

Régime turbulent
Le charriage en canal rectiligne
 tronçon de longueur l d’un canal de
largeur L (L << l
 le fond est tapissé de matériaux de p
diamètre d
 écoulement uniforme t S.L.
 les frottements sur les parois latérales p
sont négligés (vu que la rugosité est P
Fond
négligeable et h << L). I
 Forces exercées sur le prisme d’eau :
 poids propre de l’eau : (L l h) r g I
 forces de pression vont s’annuler
deux à deux (surface libre // au radier). h
 force de frottement du fond :
F(N) = t(N/m2) S = t (kg/m2) S g L
 L’écoulement est permanent (pas de force d’inertie),
l’équilibre des forces en projection sur l’axe du canal :
tlLg=LlhrgI
t (kg/m2) = h r I r : masse spécifique de l’eau
t (N/m2) = h r g I = g h I g : poids spécifique de l’eau

 Pour un écoulement graduellement varié, la formule de t


reste valable mais I représente la perte de charge.
 Exemple : h = 3 m I = 1/1000 r = 1kg/litre
Calculer t en kg/m2 et en N/m2

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 Effort sur les matériaux du fond :
 t : force par unité de surface : correspond à l’action du
fluide sur le fond, elle a tendance d’entrainer les matériaux
vers l’aval.
 Dans quelle conditions, il y a entrainement ?
 Etudier la résistance à l’entrainement des matériaux.
 Résistance passive de frottement :
tr = gs d k k : coefficient de frottement empirique
t ne dépend que de l’écoulement
tr ne dépend que du matériau du fond
Ces deux grandeurs sont indépendantes
Si t < tr : équilibre (les matériaux ne bougent pas)
Si t > tr : charriage (les matériaux sont entrainés)
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 Débit solide en écoulement uniforme :
 Soit gs : débit solide (mesuré toujours sous l’eau)
 Objectif : étudier la relation entre t et gs

gs gs en t/s/m de largeur
t en t/m2
d : coefficient expérimental

t
tr

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 Force tractrice en écoulement graduellement varié
 écoulement graduellement varié dans un canal
rectangulaire terminé à l’aval par une chute.
 Fond du canal présente une certaine rugosité

h0 : profondeur d’eau normale


hc : profondeur critique
h0
h
La variation de la hauteur d’eau le
hc long du canal :

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 écoulement graduellement varié : appliqué la formule de
Strickler pour la vitesse moyenne :

t (N/m2) = h r g I = g h
h
h0 h
hc x
t

tr
x

Pas de transport transport 26


 Les formules empiriques :
Objectif : définir la relation :
 Première formule de Meyer Peter

I : pente de la ligne d’énergie ou du radier


d : diamètre des matériaux charriés (m)
q : débit liquide par unité de largeur (m3/s/m)
gs : poids spécifique du matériau pesé sous l’eau
gs : débit solide par unité de largeur (kg/s/m) pesé sous l’eau
 deuxième formule de Meyer Peter

d : diamètre des matériaux charriés (m)


gs : débit solide par unité de largeur (t/s/m) pesé sous l’eau
t: contrainte en t/m2
Pour des pierres naturelles gs = 1,7 et tr = 0,08d tr en t/m2 et d en m
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 Conclusion:
 Hydraulique : relation entre q, h et I d’un écoulement

 Transport solide : relation entre gs, t et tr

 tr sera calculé à partir de d


 t (N/m2) = h r g I = g h I
 Système :

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 Exemple :
Nous prendrons des pierres de diamètre d = 1 cm, de poids
spécifique gs = 1,7, de débit liquide q = 2 m3/s/m et de
débit solide gs = 0,5 kg/s/m.
 Calculer tr
 Calculer les valeurs de h, de I et de V

 Résultats :
 h = 1,1 m
 V = 1,8 m/s
 I = 1,43 10-3

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Le charriage en rivière
 Particules de diamètre uniforme d

 Largeur L de la rivière bien définie

 Lois du débit liquide et débit solide

 Rivière de pente I connu, d’où le coefficient de rugosité k


connu.

 Si on connait gs des pierres, on peut calculer tr.

 Données hydrologiques du B.V. fournissent le débit liquide


Q et connaissant la largeur L de la rivière, on déduit q.

 Le débit solide Gs = gs L

 Loi du débit solide nous donne gs en fonction de t et tr


Le charriage en rivière
 Exprimer t = f(Q) ?

 Utiliser les relations qui lient h, I et q (ou Q),

 Puisque on connait I, ces formules donnent h(Q) et la


relation t = f(h) donne alors t = f(Q).

 On peut vérifier à l’aide de la formule de Strickler que t et


Q varient dans le même sens, donc Gs et Q varie dans le
même sens. Gs

Qr = tr
Q
Le charriage en rivière
 La connaissance de Q(t) et Gs(Q) permet de déterminer
Gs=f(t)
Gs

Q
Qr ( tr)
Q

Qr

t
Le charriage en rivière
 Gs(t) : permet de déterminer le volume total Vs que peut
charrier une rivière en une année (par exemple, si nous
disposons la courbe Q(t) des débits journaliers).

 Le volume Vs représente le volume de sédiments charrié


déterminer à partir du débit liquide Q.

 Le volume des alluvions que doit transporter, en une


année, une rivière est déterminé par les conditions
géologiques du bassin, soit V’s.
 Si V’s > Vs : il y a dépôt
 Si V’s < Vs : il y a érosion
 Si V’s = Vs : le régime est stable.
Le charriage en rivière
 La rivière va tendre vers le régime stable en modifiant
certaines de ses caractéristiques principalement sa pente I.

 La pente I vers laquelle tend à s’adapter une rivière doit


être telle que le débit liquide Q puisse entrainer le volume
des solides Vs correspondant au volume moyen V’s des
alluvions reçues chaque année.

 La pente d’une rivière est donc déterminée par la relation


qui existe entre les deux facteurs indépendants : un facteur
hydrologique Q et un facteur géologique V’s

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