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Derek Prince
ISBN 978-2-36005-011-6
Originally published in English as 'Where Wisdom Begins'.
Traduit avec permission de Derek Prince Ministries International
USA, P.O. Box 19501, Charlotte, North Carolina 28219-9501, USA.
Droits d'auteur traduction janvier 2015 DPM International. Tous droits
réservés.

Traduit par Anne-Joëlle Fuchs.


Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ou transmis
sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques
ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout
stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
Sauf autre indication, les citations bibliques de cette publication sont
tirées de la traduction Louis Segond "Nouvelle Edition".
Publié par Derek Prince Ministries France, 2015.
Dépôt légal: 1e trimestre 2015.
Couverture faite par Damien Baslé, www.damienbasle.com
Note de l’Editeur: Ce livre résulte d’une compilation d’archives
d’enseignements non publiés de Derek Prince et est édité par l’équipe
de Derek Prince Ministries.
Imprimé en France.
Pour tout renseignement:
DEREK PRINCE MINISTRIES FRANCE
9, Route d'Oupia, B.P.31, 34210 Olonzac FRANCE
Tél. (33) 04 68 91 38 72 fax (33) 04 68 91 38 63
E-mail info@derekprince.fr * www.derekprince.fr
Chapitre 1

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L a Bible (et donc la foi chrétienne) comporte d’innombrables


aspects qui sont en contradiction directe avec la sagesse et les
voies de ce monde. Le monde pense d’une certaine façon, suit
certains modèles et agit selon certains principes. Mais ce que Dieu
révèle dans sa Parole est la parfaite antinomie de tout cela. L’une des
bénédictions inestimables découlant de la Bible c’est qu’elle nous rend
capables d’envisager cette vie et d’y évoluer selon le point de vue de
Dieu.
Le prophète Esaïe nous avise très nettement de la mesure dans
laquelle les voies et les pensées de Dieu sont éloignées de celles de
l’homme. Exprimant les paroles de Dieu lui-même, il dit :
"Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont
pas mes voies,” dit l’Eternel. “Autant les cieux sont élevés au-dessus
de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et
mes pensées au-dessus de vos pensées."
Il y a une distance immense, infranchissable pour l’homme,
entre le niveau des voies de Dieu et celui des voies de l’homme. Les
voies de l’homme se situent sur un plan terrestre, et celles de Dieu sur
un plan céleste. Cependant, la bonne nouvelle c’est que Dieu a fourni
un moyen par lequel la compréhension de ses voies et de ses pensées
peut être ramenée à notre niveau terrestre et nous être communiquée.
Ce moyen, c’est sa Parole. Ainsi donc, dans les deux versets suivants
d’Esaïe 55, Dieu continue en disant:
"Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n'y
retournent pas, sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les
plantes, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui
qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche; elle ne
retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et
accompli mes desseins" Esaïe 55:10–11

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La puissance et la sagesse de Dieu

Ce que Dieu veut dire, c’est que, tout comme la pluie et la neige
descendent des cieux sur la terre et la rendent fertile, sa Parole sortira
de sa bouche et accomplira ses desseins. Ce principe s’étend à la
question de la puissance et de la sagesse. Les normes standards de
Dieu diffèrent totalement des nôtres. Cependant, à l’aide de sa Parole,
nous pouvons arriver à discerner les choses de son point de vue.
Dans le Nouveau Testament, à son tour, Paul met en évidence la
différence entre les normes de Dieu et celles de ce monde concernant
la force et la sagesse.
"Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la
sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et
folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour
ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. Car la folie de Dieu est
plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les
hommes." 1 Corinthiens 1:22–25
Ce qui s’apparente à la folie et à la faiblesse aux yeux du monde,
représente la sagesse et la force selon la perspective de Dieu.
Il est important de remarquer que Paul ramène la définition de la
folie et de la faiblesse de Dieu à deux termes uniquement: “Christ
crucifié.” La crucifixion de Jésus représente la folie et la faiblesse de
Dieu. Et cependant, elle est plus sage et plus forte que tout ce que
l’homme pourrait trouver pour la contrer. La croix, l’emblème ultime
de la honte, de la faiblesse et de la défaite, est la clé d’accès à la
gloire, à la puissance, à la sagesse et à la victoire. Voilà la différence
notable entre les voies de Dieu et celles de l’homme.
Nous ne devons pas oublier que Dieu avait planifié la
crucifixion. Il ne s’agissait pas d’un désastre auquel Dieu a dû
remédier. Il s’agissait de l’accomplissement d’un plan divin, de
l’expression-même de la sagesse et de la force de Dieu.
S’adressant au peuple juif le jour de la Pentecôte, Pierre
commente la mort de Jésus :

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L'accès aux bénédictions de Dieu

"Cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience


de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des
impies." (Actes 2:23)
Notez-bien les termes utilisés, "le dessein arrêté et … la
prescience de Dieu." Dieu savait que Jésus allait être crucifié. Jésus le
savait aussi et il en a averti ses disciples plusieurs fois. Il leur a décrit
dans le détail ce qui allait se passer. Cependant, étant donné qu’ils ne
comprenaient pas la sagesse et la force de Dieu, parce qu’ils
réfléchissaient encore comme les gens de ce monde et voyaient la
croix comme une faiblesse et une folie, ils ne purent pas comprendre
ce que Jésus leur disait. Il est important de nous souvenir que la croix
est l’expression de la sagesse et de la force de Dieu, ainsi que
l’accomplissement glorieux et parfait de ses desseins.
En Apocalypse 13:8 se trouve une phrase merveilleuse qui décrit
Jésus comme étant : "l’agneau immolé depuis la fondation du monde".
(NBS) Ainsi donc, la mort de Jésus n’était pas un accident. Aux yeux
du monde, elle était folie et faiblesse, mais pour ceux dont les yeux ont
été ouverts par le Saint-Esprit et la parole de Dieu, elle représente le
summum de la sagesse et de la force.
En 1 Corinthiens 2:6–10, Paul met encore une fois la sagesse de
ce monde en contraste avec celle de Dieu.
Cependant, c'est une sagesse que nous prêchons parmi les
parfaits, sagesse qui n'est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui
vont être anéantis; nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et
cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire,
sagesse qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue, car, s'ils l'eussent
connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. Mais, comme
il est écrit, [et Paul cite maintenant le prophète Esaïe] :
"Ce sont des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a
point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des
choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Mais Dieu nous
les a révélées par l'Esprit."

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La puissance et la sagesse de Dieu

Se référant à nouveau à la croix, Paul dit qu’elle est une sagesse


mystérieuse et cachée que les gens de ce monde, tout particulièrement
ses dirigeants, ne comprennent pas. La crucifixion a été ordonnée par
Dieu avant le début des temps, et ceci pour notre gloire. Quelle
merveilleuse pensée!
A travers cette sagesse mystérieuse et cachée de la croix, nous
sommes à présent capables de voir ce qu’aucune intelligence humaine
ne pourra jamais concevoir ni imaginer et ce que les sens naturels ne
pourront jamais percevoir : ce que Dieu a préparé pour ceux qui
l’aiment. Tout ceci est révélé uniquement par le Saint-Esprit et
seulement à travers la croix.
Ce passage de 2 Corinthiens est toujours un sujet
d’enthousiasme pour moi, parce que j’ai étudié la philosophie pendant
des années pour en faire ma profession et plus tard je suis devenu
professeur. La philosophie signifie “l’amour ou la quête de la
sagesse.” Durant des années, j’ai été en quête de sagesse, mais il ne
s’agissait que de la sagesse de ce monde (et elle ne m’a jamais
vraiment rassasié). J’ai fini par prendre conscience qu’il devait exister
quelque chose de plus satisfaisante. Puis, lorsque j’ai rencontré Jésus
et que j’ai étudié la Bible, j’ai découvert que Dieu avait préparé cette
sagesse mystérieuse et cachée pour son peuple.
J’ai aussi découvert qu’il n’y a qu’une seule porte menant à cette
sagesse mystérieuse et cachée, qu’une seule façon de l’obtenir. Cette
porte est la croix. Ce n’est qu’en nous appropriant par la foi ce qui a
été accompli pour nous sur la croix, et en permettant au principe de la
croix d’œuvrer dans nos vies, que cette sagesse mystérieuse et cachée
de Dieu devient tangible dans notre vie. Pour le monde, cette sagesse
est folie et cette force est faiblesse. Et cependant, la sagesse de Dieu
est plus sage que le monde et sa force plus puissante que celle du
monde.

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Chapitre 2

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L ’une des précieuses bénédictions que nous offre la Bible c’est


qu’elle nous permet de voir la vie selon le point de vue de Dieu.
Sa vision de la force est radicalement opposée à celle de
l’homme. Ce qui mène naturellement à la question : “A quels critères
correspond la force selon Dieu?” Je pense que la réponse se trouve en
Romains, lorsque Paul dit :
"Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de
ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes."
Romains 15:1
Lorsque Dieu a ouvert mes yeux pour la première fois sur sa
façon de mesurer la force, l’impact sur moi a été profond et durable.
Le signe biblique de la force ne réside pas dans la quantité de nos
accomplissements mais dans notre capacité à supporter les faiblesses
des autres. Il est très plaisant d’avoir une grande force physique mais
cela ne requiert pas vraiment de force spirituelle. La force spirituelle
est nécessaire pour supporter les faiblesses des autres. Je crois que la
force spirituelle est proportionnelle (selon Dieu et les Ecritures) à ce
nous pouvons supporter et encaisser de la faiblesse des autres. Pour
moi personnellement, cela n’a jamais été facile.
Cette idée est radicalement opposée à l’esprit de cette époque.
Le credo de notre époque est, “Obtiens le plus que tu peux pour toi-
même et laisse les faibles prendre soin d’eux-mêmes.”
Ce principe de porter les faiblesses des autres peut s’appliquer à
beaucoup de sphères de la vie, mais prenons un exemple :
l’avortement. L’avortement n’est pas seulement détestable parce qu’il
représente un meurtre, ou bien simplement parce qu’il est interdit par
Dieu. L’attitude qui prédispose à admettre l’avortement est
complètement antichrétienne à la base. En tant que chrétiens, nous
n’avons pas à tourner le dos aux faibles, sans parler du fait de disposer
de leur vie intentionnellement.

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La mesure de la vraie force

L’un des traits remarquables caractérisant les chrétiens du


premier siècle était qu’ils prenaient soin des faibles. Ils prenaient soin
des malades. Ils ne les considéraient pas comme des rebus. Cela a eu
un impact sur l’ancien monde. Pour les gens de l’époque, il était
incompréhensible que ces chrétiens se préoccupent de gens qui
n’avaient rien à offrir en retour et qui ne faisaient que représenter une
charge. J’en suis venu à penser que le fait de se débarrasser des
handicaps humains n’était pas un signe de force. C’est un signe de
faiblesse.
Les charges (les handicapés, les infirmes, les chrétiens faibles)
représentent la mise à l’épreuve de notre force spirituelle. Nous ne
pouvons pas nous permettre de vivre selon les normes de notre époque.
En tant que chrétien, ma motivation première est de plaire à Jésus dans
tout ce que je fais. Une fois que nous commençons à vivre en
cherchant à plaire à Jésus, cela nous mène inévitablement à mener une
vie complètement différente de celle des gens autour de nous.
En Matthieu 5:13, Jésus nous dit que nous sommes “le sel de la
terre.” Je pense que trois des fonctions principales du sel s’appliquent
à nous en tant que chrétiens. Premièrement, le sel purifie, il nettoie, il
est antiseptique. Deuxièmement, le sel est un conservateur. Avant l’ère
de la réfrigération, le salage de la viande permettait aux marins de la
conserver pendant les longs voyages en mer. Le sel enrayait la
corruption qui était à l’œuvre dans la viande. Troisièmement, le sel
rend la viande goûteuse et consommable alors que sans lui, elle est
insipide et immangeable.
Nous portons la responsabilité de produire dans le monde l’effet
naturel que produit le sel. Premièrement, nous sommes responsables
de purifier et de nettoyer notre société par notre simple présence, notre
influence et nos prières. Nous devons représenter une influence
purificatrice qui ne s’accommode pas des forces du mal, mais qui leur
résiste naturellement.
Deuxièmement, nous devons préserver notre société et enrayer
les forces de la corruption. Celle-ci est manifestement à l’œuvre dans
tous les domaines de la vie : social, politique, moral, éducatif. Nous
devons donc représenter une influence qui amoindrit la puissance de

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L'accès aux bénédictions de Dieu

cette œuvre de corruption et qui ne lui permet pas d’avoir cours


librement.
Troisièmement, nous devons être que ce que le sel est à la
nourriture. Nous devons rendre l’endroit où nous nous trouvons
savoureux, engageant et agréable à Dieu. Nous devons rendre notre
société acceptable pour lui par notre présence. Nous devons retenir le
jugement de Dieu et recommander ceux parmi lesquels nous vivons à
sa miséricorde par notre simple présence.1
L’une des principales façons d’obtenir ce résultat aujourd’hui
est de démontrer au monde qu’il existe une puissance dont il ne sait
rien (une puissance non brutale, non agressive et non cruelle.) Une
puissance qui n’oppresse personne mais qui encourage, une puissance
qui n’exploite pas ni ne rend esclave, mais qui entoure de soins et qui
libère, une puissance qui ne détruit pas mais qui guérit.

1
Pour une étude complémentaire sur ce sujet important, nous vous
recommandons de vous procurer le livre de Derek Prince ‘Le sel et la
lumière’, n.d.t.

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10
Chapitre 3

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L a force que ce monde reconnaît est représentée par la puissance


politique et militaire. Elle maîtrise, contrôle, subjugue et
domine. Elle est exigeante et impose sa propre volonté. Ses
motivations sont enracinées dans l’égoïsme. Elle n’est concernée que
par ses propres fins et non par le bien de ceux qu’elle subjugue.
Il est significatif de voir que, dans les prévisions prophétiques
sur la fin des temps, plusieurs des puissances politiques émergentes
sont représentées par des bêtes sauvages : le lion, l’ours, le léopard,
etc. Ces bêtes représentent le type de force que le monde comprend et
recherche. Les indications données montrent que ce type de force
jouera un rôle croissant dans le déroulement des événements qui
mèneront ce monde vers sa fin.
D’un autre côté, dans le livre de l’Apocalypse (où tous les
desseins de Dieu convergent vers un couronnement triomphant), Jésus
est présenté comme le Seigneur souverain de l’univers. Le titre qui lui
est donné est “Le lion de la tribu de Juda.” Mais, lorsque Jean voit
effectivement celui qui est ainsi désigné, il voit non pas un lion mais
un agneau, (un agneau comme immolé.)
"Et l'un des vieillards me dit: Ne pleure point; voici, le lion de la
tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses
sept sceaux. Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et
au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait
sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par
toute la terre." Apocalypse 5:5–6
Là, au centre même de l’univers, à la place ultime de l’autorité
et de l’honneur, se trouve un agneau comme immolé. Jean s’attendait à
un lion, mais il voit un agneau immolé. A mon sens, cette image
expose le plus clairement possible la différence entre ce que le monde

11
L'échange de forces

conçoit comme de la force et ce que Dieu conçoit comme tel. Le


monde considère le lion comme la bête puissante et forte. Dieu voit
une force d’un autre acabit dans un agneau qui a été immolé.
Il s’agit de force d’une sorte que le monde considère comme de
la faiblesse et de sagesse d’une sorte que le monde considère comme
de la folie. Mais, souvenez-vous de ce que dit Paul en 1 Corinthiens:
Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse
de Dieu est plus forte que les hommes. 1 Corinthiens 1:25
Cette force de Dieu ne vient à nous que par un seul canal : la
croix de Jésus-Christ. A la croix, un échange divinement ordonné a eu
lieu. Jésus (le Fils de Dieu sans péché), a pris sur lui le mal qui nous
revenait en tant que pécheurs et rebelles, afin qu’en retour, nous
puissions recevoir tout le bien qui lui revenait à lui. Jésus a souffert
notre mort afin que nous puissions recevoir sa vie. Il a été fait péché
afin que nous puissions être rendus justes. Il a été fait malédiction afin
que nous puissions recevoir la bénédiction. Il a été meurtri afin que
nous puissions être guéris.
Par sa mort sur la croix, Jésus a été fait faiblesse et folie afin
qu’en échange, nous puissions recevoir la force et la sagesse de Dieu.
A travers la croix, Dieu nous offre sa force pour remplacer notre
faiblesse et sa sagesse pour remplacer notre folie. Elles nous viennent
lorsque nous attendons patiemment dans la foi, au pied de la croix.
En Esaïe, se trouve un merveilleux passage exprimant la
différence entre la force naturelle et celle de Dieu, ainsi que la façon
dont nous pouvons échanger notre propre force naturelle limitée contre
la force illimitée de Dieu.
"Ne le sais-tu pas? Ne l'as-tu pas appris? C'est le Dieu d'éternité,
l'Éternel, qui a créé les extrémités de la terre; il ne se fatigue point, il
ne se lasse point; on ne peut sonder son intelligence. Il donne de la
force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui
tombe en défaillance. Les adolescents se fatiguent et se lassent, et les
jeunes hommes chancellent; mais ceux qui se confient en l'Éternel
renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles; ils

12
L'accès aux bénédictions de Dieu

courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point."


Esaïe 40:28–31
Ici, le contraste est clair entre la force naturelle et la force
divine. La force naturelle est représentée par les adolescents et les
jeunes hommes vigoureux. Cependant, celle-ci n’est pas suffisante.
“Les adolescents se fatiguent et se lassent, Et les jeunes hommes
chancellent...” nous en déduisons que la force naturelle n’est pas
suffisante. Il existe une alternative : si nous nous confions en l’Eternel,
nous renouvellerons nos forces. La traduction littérale de l’hébreu
serait : “Nous échangerons de force.” C’est la réelle signification.
Nous sommes à bout de forces, et, afin d’être revigorés nous
échangeons notre faiblesse contre la force de Dieu. C’est lorsque nous
sommes arrivés au bout de toutes nos capacités que la force de Dieu
s’offre à nous.
Prenons bien note de ce que cette force va produire en nous :
"[nous] prendrons le vol comme des aigles, [nous] courrons et ne nous
lasserons point, [nous] marcherons et ne nous fatiguerons point." Vous
voyez là représentées trois images de la force. Il y a le formidable
envol de l’aigle prenant son essor vers le ciel, bien au-delà des autres
oiseaux. Il est magistral et spectaculaire. Puis, il y a l’activité intense :
nous courrons et ne nous lasserons point. Mais n’oublions pas non
plus que nous marcherons sans nous fatiguer. Que pensez-vous qui soit
le plus difficile ? Prendre son envol, courir ou marcher? Croyez-moi,
le plus dur des trois c’est de marcher (l’existence quotidienne et
laborieuse, lorsque tout paraît ordinaire et monotone, lorsque nous
nous demandons si tout cela en vaut bien la peine.) Mais, si nous nous
confions en Dieu, si nous attendons au pied de la croix, nous recevons
la force d’entreprendre les trois actions : nous envoler, courir et
marcher.
En 2 Corinthiens, Paul témoigne personnellement de la manière
dont il a trouvé la force dans la faiblesse. C’était un homme aux
révélations extraordinaires. Il recevait de Dieu de formidables
principes qui ont béni tous les chrétiens à travers les âges. Mais il a dû
en payer le prix.

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