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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET

POPULAIRE
Ministère de la formation et de l’ensignement profesionnels
Institut National Spécialisé

dans la formation professionnelle

KEBABI MOHEMED Ouali -Bouira

MEMOIRE DE FIN DE FORMATION


En vue de l’obtention d’un diplôme de BTS
Spécialité : Comptabilité et Finance

La Détermination Du Résultat Analytique


Dans Une Entreprise Industrielle

Cas « ENAP » -LAKHDARIA-

Lieu de stage : siège social de l’ENAP -Lakhdaria-

Réalisé par : Encadreur :


- BELAIDSekoura - Mme SAIGHI Ferial
- Makhloufi Said
Promoteur :
- MR : CHEBAB Farid

PROMMOTION : 2020
Nous tenons à remercier en premier lieu le bon Dieu Allah de nous
avoir donnés la force et le courage pour accomplir ce travail

A Tous Nos Enseignants de L’INSFP BOUIRA


Khlifati Nacira, Rekouche Djamila, Belaid Fatiha,
Habi Fadhila, Aichoune Asma, Mahmoudi Anissa,
Abidi Loucif, Ben Aliya Salima.
Nous avons eu l’honneur d’être parmi vos stagiaires et de
bénéficier de votre richesse d’enseignement.
Vos qualités pédagogiques et humaines sont pour nous un modèle.
Veuillez bien mesdames et messieurs recevoir nos remerciements et
le grand honneur à nous de nous avoir enseigné durant les 36
mois.

A Notre Promotrice
Mme Saighi Feriel El Bahia
&
Nos Encadreurs
Mr Chebab Farid & Mr Yesref.A
Vos compétences, votre encadrement ont toujours suscité notre
profond respect…
Veuillez trouver ici, l’expression de notre gratitude et de notre
grande estime.
Nos sincères remerciements pour monsieur MADI Omar le
directeur d’administration et des finances de l’ENAP et la
responsable de la formation Mme Hekoum Hakima pour leur aide
et leur accueil.
Sans oublier ce qui nous ont vraiment aider merci à vous.
Nos sincères remerciements pour tous les employés de la DF
Radhia, Hassiba, Fatiha, Amel, Fatiha, Hamida, Aicha, Mr Nedjar
Fouad, Mr Belgacem Mohamed, Mr Korogheli Remdane, Salim.
Un grand remerciement pour Mr Damou
Nous tenons aussi à remercier tous les autres employés du siège
social de l’ENAP pour leur gentillesse et leur accueil.
Ainsi que l’ensemble du personnel de l’INSFP Draa El Bordj
particulièrement la sous-direction de l'apprentissage

Said & Sekoura


A ma très chère mère FATIHA
Affable, honorable, aimable : Tu représentes pour moi le symbole
de la bonté par excellence, la source de tendresse etl’exemple du
dévouement qui n’a pas cessé de m’encourager etde prier pour moi.
Aucune dédicace ne serait être assez éloquente pour exprimer ce
que tu mérites pour tous les sacrifices que tu n’as cessé de me
donner depuis ma naissance, durant mon enfance et même à l’âge
adulte.
Puisse Dieu, le tout puissant, te préserve et t’accorder la santé, la
longue vie et le bonheur.

A mon très cher père SAID


Aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour, l’estime, le
dévouement et le respect que j’ai toujourspour toi.
Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour etnuit pour mon
éducation et mon bien être.

A mes très chers frères ZAKI &ISLAM


Mes chers petits frères présents dans tous mes beaux
moments par leur soutien moral et ses belles surprises
sucrées.
Je vous souhaite un avenir plein de joie, de bonheur, de réussite et
de sérénité.
Je vous exprime à travers ce travail mes sentiments de fraternité
et d’amour.
A mes très chères cousines :
LAMIA, HASSINA, KHADIDJA, INES,
YASMINE, WAHIBA, MALAK
En témoignage de l’attachement, de l’amour et del’affection que
je porte pour vous.
Je vous dédie ce travail avec tous mes vœux de bonheur, de santé
et de réussite.

A mes très chers Amis


Titi, Siham, Soraya, Sarah, Sarah, Hanane,
Hayet, Katia, Fifita, Mounia, Lila,Malissa,
Saloua, Abdessetar, Saadou, Tarek,
Djilali,Abdou,Selma &Hemlawi.
A mon très cher binôme Said
A tous les stagiaires de comptabilité et finance
A mes très chers Oncles et Tantes
A toute ma famille.
Sekoura
A ma très chère mère NADIA
Affable, honorable, aimable : Tu représentes pour moi le symbole
de la bonté par excellence, la source de tendresse etl’exemple du
dévouement qui n’a pas cessé de m’encourager etde prier pour moi.
Aucune dédicace ne serait être assez éloquente pour exprimer ce
que tu mérites pour tous les sacrifices que tu n’as cessé de me
donner depuis ma naissance, durant mon enfance et même à l’âge
adulte.
Puisse Dieu, le tout puissant, te préserve et t’accorder la santé, la
longue vie et le bonheur.

A mon très cher père RABAH


Aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour, l’estime, le
dévouement et le respect que j’ai toujours pour toi.
Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon
éducation et mon bien être.

A mon très cher frèreKAMEL, BELKACEM &


BILAL
Mes chers frères présents dans
tous mes beaux moments par leur soutien
moral et leurs belles surprises sucrées.
Je vous souhaite un avenir plein de joie, de bonheur, de réussite et
de sérénité.
Je vous exprime à travers ce travail mes sentiments de fraternité
et d’amour.
A mes très chères sœurs KAHINA, KARIMA &
SARAH
En témoignage de l’attachement, de l’amour et de l’affection que
je porte pour vous.
Je vous dédie ce travail avec tous mes vœux de bonheur, de santé
et de réussite.
A mes très chers amis
Abdou, Kimo, Boukha, Ahmed, Abdallah,
Abdessetar, Rachid
A ma très chère binôme Sekoura
A tous mes ami(e)s de la section de comptabilité
et finance surtout :
Mounia, Selma, Younes, Sekoura, Katia, Sarah,
Hanane, Hayet, Rabah, Lhadj

Said
Sommaire
Liste des abréviations

Liste des tableaux, liste des schéma, liste des graphe

Introduction………………….......………………………………………………….………. A

Problématique………….……………………...………………………………….…………. B

L’objectif d’étude ………………………………………………………....…………..……. B

Chapitre I : : L’approche théorique de la Comptabilité analytique


Introduction ………………………………………………………………….……….……..6

Section1 : Généralité sur la comptabilité analytique ……………………..…………...…6

1.Historique de la comptabilité analytique :………………..………………...….…6


2. Définition de la comptabilité analytique ………………...……………….………6
3. Les caractéristiques et les objectifs de la comptabilité analytique ………….….7
4. La comptabilité générale et la comptabilité analytique …………………………8
5.Les sources d’information de la comptabilité analytique ………........................10

Section II : les notions des charges et des coûts…………………………………………...12

I. La notion des charges et des coûts ………….…………………..……….…..……12


I.2 Définition des charges……….……………….………………………….….……12
2. Classification des charges…………………………………………………………12
4. Les charges retenues en comptabilité analytique……………………………..…14
5. Définition et classification des centres d’analyse………………………………..15
6. La répartition des charges indirectes…………………………..………………...16
7. L’imputation des charges indirectes aux différents coûts…………..…………..17
II.2.1. Définition des coûts ……………………………………………………………..18
2.2. Caractéristique des coûts ……………………………………………………….18
2.3. Les différents types de coûts…………………………………………………….19
3. La différence entre les coûts et les charges………...…………………………….20
Section III : Les stocks …………………………………………………………………...20
1. Définition du stock…………………………………………………………..……..20
2. Typologie des stocks ……………………………………………..……………..…21
3. Les phases des stocks …………………………………………...…………………23
4. Les avantages et les inconvénients du stock ……………….….…………………24
5. Les types d’inventaire ……………………………………….……………………24
6. Valorisation des stocks………….…………………………………………………26
A- La méthode de coût unitaire moyen pondéré …………..………..……………..27
B- La méthode d’épuisement des lots……………………………………………….28

Conclusion …………………………………………………………………………………...30

Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts


Introduction ……………………..…….....………………………….……………….……32

Section 1 : La méthode du coût complet………………………………………….………32

I.1.1Le coût d'achat …………………………………………………………………...33

1.2 Le coût de stockage et coût de déstockage …………………………………..….34

1.3 Le coût de production………………………………………………………………34

1.4 Le coût de revient……………………………………………………..…………...37

1.5 Le résultat analytique……………………………………………………….…….38

Section II : La méthode du coût partiel…………………………………………….……42


1. Définition du coût partiel …………………………………………………………42

2. Le principe de la méthode des coûts partiels…………………………………..…42

3. Schéma de détermination du résultat par la méthode des coûts partiels …….…43

4. Les outils d’analyse du résultat ……………………………………………………46

A. Les méthodes de calcul du seuil de rentabilité (SR)………………………………46

B. Présentation graphique du seuil de rentabilité……………………………………48

C- Calcul de l’indice d’efficience……………………………………………………...50

D. Quelques avantages et limites du seuil de rentabilité……………………………50

5. Avantages et limites de la méthode du coût partiel ………………………………50

Section III : L’imputation rationnelle …………………………………………….………52


1. Définition ……………………………………………………………….…………….52
2. Principe de la méthode…………………………………………………………...…..52
3. objectifs ………………………………………………………………………………………55
4. Avantages et inconvénients ……………………………………………………….….56
5. Résumé de la méthode………………………………………………………………..56

Section IV : Le coût marginal ………………………………………………………….......57

1. Définition du coût marginal ……………….……………………………………….57

2. La composition du coût marginal ……………..…………………………………..58

3. La formulation mathématique du coût marginal………………………..………...58

4. Résumé de la méthode du coût marginal …………..………………………..…….61

Conclusion ............................................................................................................................ 63

Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Introduction……………………………...……….……...……………………………….. 65

Section I : préparations de l’organisme d’accueil…….…………………………………65

1.1 Historique et dénomination sociale………………………………………………..65

1.2 Département finances et comptabilité……………………………………………..66

1.3 Organigramme de l’ENAP un Siège………………………………………………67

Section II : Etude de cas ………………………………………….…………….…………74

1. Calcul du coût d’achat ………………………………………………………………74

2. Calcul du coût de production …………………………………………………….…94

3. Calcul du coût matière…………………………………………………………….…95

4. Calcul du coût matière des produits vendus ……………………………………….97

5. Calcul des prix de vente ……………………………………………………………...99

6. Calcul du chiffre d’affaire ………………………………………………………......100

7. Calcul de résultat analytique………………………………………………………...101


Conclusion ........................................................................................................................... 102

Conclusion Générale…………………………………………………………………………. 104

Table matière

Bibliographie

Annexes
Listes des
abréviation
Liste des Abréviations
C.S : Charges Supplétives.

C.U.O : Coût Unités D’œuvres.

CA : Comptabilité Analytique

CA : Chiffre D’affaire prévisionnel.

CF : Charges Fixes.

CFc : Charges Fixes Communes.

CFi : Charges Fixes imputées.

CFs : Charges Fixes Spécifiques.

CG : Comptabilité Générale

CIR : Le Coefficient d’imputation Rationnelle.

Cm : Coût D'une Unité Additionnelle.

CM : Coût Moyen.

Cm : le Coût Marginal.

CT : Coût Total.

CUMP : Coût Unitaire Moyen Pondère.

CV : Charges Variables.

DD : Droits de Douane.

ENAP : l'entreprise Nationale Des Peintures.

SNIC : société nationale Des Industries Chimiques.

EPE : Entreprise Publique et Economique.

Fifo : Première Entrée, Première Sortie.

FP : Frais Portiers

II' : Profit Marginal.

II : Profit Total.
Liste des Abréviations
M/CFs : la Marge sur Coût Fixes Spécifiques.

M/CV : La Marge sur le Coût Variable.

MDA : Million de Dinar Algérien.

MP : Matière Première

N.U.O : Nombre Unités D’œuvres.

QE : Quantité D’entrée Durant la Période.

QU : Quantité du Stock Initial.

Rm : Recette Marginale.

RM : Recette Moyenne.

RT : Recette Totale.

Scouy : Stock de Couverture.

SGP : Société de Gestion des Participations chimie pharmacie.

Smoy : Stock Moyne.

Spa : Société Par Actions.

Sphy : Stock Physique.

SR : Seuil de Rentabilité.

TCS : Taxe de Cotisation Sociale.

TVA : Taxe sur La Valeur Ajoutée.

U.O : Unités D’œuvres.

UPL : l’unité de Production Lakhdaria

Vep : Valeur d’entrée de la Période.

Vsi : Valeur du Stock Initial.


Liste des
tableaux
Liste des tableaux :

Liste des tableaux :

N° Titre Page
1 La comparaison entre comptabilité générale et comptabilité analytique 5
2 Traitement des charges indirectes 13
3 Calcul coût d’achat 23
4 Evaluation des stocks 24
5 Coût de production 25
6 Evaluation des stocks après la production 27
7 Calcul de chiffre d’affaire 28
8 La méthode du coût complet dans une entreprise commerciale
9 La méthode du coût complet dans une entreprise industrielle 30
10 Tableau d’exploitation différentiel 34
11
12 Sources des charges 68
13 Calcul du coût d’achat des ‘L’ 70
14 Calcul du coût d’achat des ‘P’ 72
15 Calcul du coût d’achat des ‘A’ 74
16 Calcul du coût d’achat des ‘C’ 78
17 Calcul du coût d’achat des ‘S’ 80
18 La formule du produit GL (donné en 100KG 83
19 Calcul du prix de production total et unitaire 85
20 Calcul du coût de production unitaire 88
21 Calcul des quantités des produits finis 89
22 Calcul des coûts matière 90
23 Calcul du coût matière des produits vendus 92
24 Calcul des prix de vente 93
25 Calcul du chiffre d’affaire 94
26 Calcul du résultat analytique 95
Liste des graphes :
Liste des graphes :

N° Titre Page
1 Evolution comparée des charges fixes totales et des 9
charges fixes unitaires en fonction des activités
2 Evolution comparée des charges variables totales et des 9
charges variables unitaires en fonction des activités
3 Stock cyclique 15
4 Stock moyen 15
5 Graphique comparant le chiffre d’affaires et le coût 38
complet
6 Graphique comparant le chiffre d’affaires et le coût fixe 39
7 Graphique du résultat (en fonction du chiffre d’affaire) 39
8 Représentation comparée du coût réel et du coût avec 45
IRCF
9 Intersection entre Cm et CM 49
10 L’optimum économique que correspond au niveau de la 50
production
11 L’évolution du chiffre d’affaire 64
12 Dépenses d’investissements 65
Liste des schémas :

Liste des schémas :


Titre Page
1 La relation entre la comptabilité générale et analytique 4
2 La distinction entre charges directes et charges indirectes 8
3 L’évolution comparée des charges fixes totales et des charges fixes
unitaires en fonction des activités
4 L’itinéraire schématisé à suivre pour arriver au résultat analytique 22
5 L’Organisation de la direction financée 60
6 L’Organigramme L’ENAP 61
Toute entreprise à caractère économique digne de ce nom a pour
objectif principal le développement et l’amélioration de ses produits ou
services proposés aux divers clients qu’elle veut drainer, pour cela une
mise à niveau des différentes fonctions qui la composent est une nécessité
absolue.
L’instabilité et la complexité du monde économique ont donnée
naissance à des méthodes fines et efficaces allant dans le détail du détail
afin d’assurer la pérennité, la durabilité aussi la croissance pouvant
assurer le contrôle d’une gestion rationnelle et optimale dans un
environnement concurrentiel qui a partagé le monde en plusieurs souches
à savoir G8, les Quatre Dragons et autres…
La comptabilité analytique est donc l’une des méthodes qui assure
cette rationalité et optimisation car elle est un instrument fondamental du
contrôle de gestion permettant d’une part, la détermination des différents
coûts et prix de revient en utilisant plusieurs méthodes et d’autre part,
l’apport aux dirigeants et aux responsables des données périodiques et
chiffrées pouvant servir de base à la prise de décision. Elle sert donc à
déterminer la part qui revient à tel produit ou à telle activité provenant
d’une charge ou d’une dépense. Partant de ce principe, la comptabilité
analytique est indispensable pour établir des prévisions pour l’évolution
de l’activité, la programmation des budgets et l’analyse les écarts par
rapport aux prévisions et enfin elle fournit à l’entreprise des éléments
chiffrés pour de fixer ses prix de vente et aussi sa marge bénéficiaire pour
chaque produit ou service pouvant réduire le manque à gagner.
Delà on peut déduire que la comptabilité analytique ou la
comptabilité de gestion est appelée aussi système de maîtrise des coûts.
Cependant, dans la plupart des entreprises nationales quelques soit
leur vocation, leur taille ou leur activité, le véritable problème n’est pas la
détermination des coûts appliquée dans la comptabilité analytique mais
plutôt le traitement des charges directes ou indirectes permettant le calcul
de ces coûts et donc une certaine inexactitude dans la fixation des prix.

A
Outre le secteur des hydrocarbures, l’entreprise nationale de
peinture ENAP est l’une des rares entreprises publiques économiques
ayant réalisée des bénéfices et concurrencée des marques étrangères de
renommées, c’est pourquoi nous l’avons choisie comme lieu de stage
pratique.
L’objectif de notre étude est donc de faire un diagnostic avancé
dans le but de voir si une aussi grande entreprise comme ENAP est dotée
d’un système de comptabilité analytique performant lui permettant de
déterminer avec exactitude ses couts de revient ainsi que ses prix de vente
en suivant l’une des méthodes adéquates préconisées par des experts.

Dans cette optique ; la problématique suivante vient à l’esprit :


Quelles est la méthode appliquée par l’ENAP dans la détermination
de son résultat analytique ?
Pour bien mener notre étude deux questions secondaires peuvent être
posées à savoir :
ENAP a-t-elle un système de comptabilité analytique efficient ?
Quelle sont les étapes suivies par L’ENAP lors du calcul de ses coûts de
revient ?
Pour répondre aux questions ci-dessus nous avant posée les hypothèses
suivantes :
L’ENAP est dotée d’un système de maitrise des coûts, chose qui lui
a permis de réaliser un résultat analytique positif.
La majorité des entreprises nationales qui réalisent des résultats
positifs n’utilisent pas convenablement la comptabilité analytique.

Pour vérifier la pertinence des hypothèses formulées nous avons


adopté un plan de travail qu’on a subdivisé en trois chapitres les deux
premiers sont consacrés au volet théorique et pour les réaliser nous avons
opté pour une recherche bibliographique (ouvrage, revue, site web …)
Le troisième chapitre est d’ordre pratique nous l’avant traité en se
basant sur les données réelles de l’ENAP.

B
Après une introduction générale, le premier chapitre abordera en
détail les principes de base de la comptabilité analytique, les différents
charges et coûts pris en compte par cette discipline et en fin nous avons
traité les stocks et leur valorisation. le deuxième chapitre est réservé à la
description des différentes méthodes du calcul des coûts, enfin le
troisième chapitre intitulé la détermination des coûts au sein de l’ENAP,
dans lequel on présentera l’organisme d’accueil dans sa première section
quant à la deuxième on va consacré à l’étude de cas, et enfin notre travail
sera achevé par une conclusion générale.

C
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Introduction :
La comptabilité analytique est une discipline particulière qui prend ses sources de la
comptabilité générale. Elle constitue un véritable outil de gestion et pilotage de l’entreprise.
Avant de voir tout cela tout ou long de notre travail il y a lieu de donner une plus grande
compréhension pour cette discipline ainsi que la comptabilité générale toute en essayons de
ressortir les liens existants entre elles. Ensuit nous toucherons à la notion des charges et des
coûts qui sont des pointsfocaux de cette étude et enfin on termine par une troisième section
portant sur les stocks et leurs valorisations.

Section I : Généralités sur la comptabilité analytique :


I.1. Historique de la comptabilité analytique :
La Comptabilité Analytique a connue plusieurs changements au cours de l'histoire, au
début de la révolution industrielle ; le succès des techniques comptables visait, surtout, la
circulation du capital industriel, il s'agissait à l'époque d'une comptabilité intégrée au
monisme formel qui est le raisonnement d'un seul composant, c'est-à-dire que la comptabilité
ou l'analyse des coûts était inséparable par rapport aux comptabilités de synthèses.
Au début du XXéme siècle, il s'est arrivé que les dirigeants des entreprises ne fussent plus
favorables à ce principe de monisme. C'est ainsi qu'on a assisté à l'avènement du Dualisme
Formel qui comprend d'un côté une comptabilité générale avec inventaire inter mitan et pris
une comptabilité de gestion par laquelle la rentabilité reste la règle d'or. Le Dualisme Formel
présente l'avantage suivant : Garantir le secret de l'activité de l'entreprise. Pour résumer la
dissociation entre lacomptabilité générale et la comptabilité analytique était le produit de
l'évolution des structures du capitalisme. Au départ, on parle de comptabilité industrielle, car
elle était attachée aux travaux de ‘'TAYLOR'' au début du XXème siècle (sur les
connaissances techniques et OST etles chaînes de montage) à l'époque.
La comptabilité analytique à évolue par la suite pour succéder à la comptabilité générale, avec
laquelle, elle continue à nouer des relations très étroites, avec la montée en force du
phénomène de la mondialisation on assiste à un regain d'intérêt comme le contrôle de la
gestion. Dans ce cadre on a marqué que la comptabilité analytique commence à prendre de
plus en plus d'ampleur par rapport à la comptabilité générale, elle commence à s'approcher
des sciences de gestion.1
I.2. Définition de la comptabilité analytique :
Plusieurs définitions peuvent être données à la comptabilité analytique, nous nous limitons
à celles qui nous apparaissent les plus significatives :
« La comptabilité analytique est un outil de gestion destiné à suivre et à examiner les flux
internes à l’entreprise afin de fournir les informations nécessaires à la prise de décision (c’est
un mode de traitement des données). Elle permet de responsabiliser les différents services. » 2

1
https ://www.doc-etudiant.fr/amp/Gestion/Comptabilite/Cours-La-comptabilite-analytique-2887.html
Le 27 /12/2020 14 :49
2
Ma khl ouf.F : « compta bilité analytique», Edition pages bleues, Alger, 2008, P.10
3
Bl og-batterstudy-ch.cbn.ampproject.org 05/01/2021 23 :20

6
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

La seconde définition est donnée par DUBRULLE et JOURDAIN qui considèrent« la


comptabilité analytique comme un outil de gestion conçu pour mettre en relief leséléments
constitutifs des coûts et des résultats de nature à éclairer les prise de décision »1 .MARTINET
A-C et SILEM la définit comme « un système de saisie et de traitement de l’information
permettant une analyse et un contrôle des coûts dans l’entreprise par des reclassements, des
regroupements, ventilation, abonnement, calcul de charges,…en utilisa ntl’information
comptable élémentaire rectifiée ou non »2
Elle vient fournir plus de détails sur l’activité de l’entreprise au lieu de se contenter
d'une vision globale issue de la comptabilité générale. Elle sert à l’identification des coûts des
différentes fonctions de la structure notamment l’approvisionnement, la production, la
commercialisation et la distribution. Elle est personnalisée en fonction des besoins et des
caractéristiques de chaque entreprise, ce qui lui confère un caractère objectif propre à tout
système d’évaluation efficace.
Nous retiendrons de toutes les définitions précédentes que « la comptabilité analytique
est une méthode de calcul des coûts, des produits d’une organisation, en utilisant
l’information issuedes documents comptables (bilan, compte de résultats…) et des données
concernant les activités de l’organisation ».3

I. 3. Les caractéristiques et les objectifs de la comptabilité analytique : 4


I.3.1. Les caractéristiques de la comptabilité analytique :
 Elle est d'ordre économique, mais elle se fonde souvent sur des supports techniques
qu'ignore la comptabilité générale.
 Elle collecte la plupart des informations qui lui sont nécessaires dans la comptabilité
générale ou dans des documents qui servent de base à cette dernière.
 Elle n'est pas soumise à des contraintes administratives, ce qui fait que son
organisation peut être beaucoup plus souple ou laissée à l'appréciation de l'entreprise.
 Elle ne considère que les informations qui ont un lien avec la production. Les charges
non incorporables (amendes, donc charges exceptionnelles) sont exclues de son
analyse. Les charges supplétives (salaire du chef d'entreprise - rémunération du
capital) sont prises en compte dans son analyse pour la pertinence du raisonnement.
 La comptabilité analytique travaille sous forme de tableaux et en hors taxe.
 Les réductions commerciales ne sont pas prises en compte.
 La période considérée est le mois, le trimestre généralement. Cette période peut être
bimestrielle ou semestrielle.
 Dans le cas des écritures, la comptabilité analytique est le miroir de la comptabilité
générale, d'est-à-dire que tout ce qui se trouve en emploi en comptabilité générale est,
en comptabilité analytique, situé en ressource. Ce pourquoi, on appelle les comptes de
la comptabilité analytique les comptes réfléchis.

1
DE BOISLANDELLE HenriM ahe : « dictionnaire économique », Edition Economica, Paris 1998, P.80.
2
M ARTINET A-C et al : « lexique de la gestion », Edition Dalloz, Paris, 2003, P .115
3
AM ALOU M ourad : « Etude de la mise en place d’un système de comptabilité analytique par les méthodes dissections
homogène dans un hôpital » thèse 2009, P.65.
4
BOUGHABA A : « comptabilité analytique d’exploitation », BERTI Edition, Alger, 1991, P.40-42.

7
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

I.3.2 Les objectif de la comptabilité analytique :


La comptabilité analytique est un mode de traitement de données, dont les objectifs
essentiels sont les suivants :

 Déterminer les coûts des différents produits à chaque étape du processus de


production ;
 Expliquer les résultats en calculant les coûts des produits pour les comparer aux prix
dévente correspondants ;
 Etablir les prévisions de charges et de produits courants (coût préétabli et
budgetd’exploitation, par exemple) ;
 Constater la réalisation et expliquer les écarts qui en résultent ;
 Déterminer les bases d’évaluation de certains éléments du bilan de l’entreprise ;
 Analyser les performances de l’entreprise ;
 Déterminer les responsabilités par centre de profit et évaluer les rendements par
activité, voir même par produit et par région géographique ;
 Analyser la formation du résultat global et dégager la contribution des différentes
activités ce résultat ;
 Atteindre les objectifs de la gestion prévisionnelle ;
 Donner une base au contrôle de gestion ;
 Eclairer la prise de décision de gestion.

I.4. La comptabilité générale et la comptabilité analytique :


La comptabilité générale est une technique quantitative de collecte, de traitement
etd’interprétation de l’information, relative aux transactions réelles d’un agent, comportant
unecontrepartie monétaire. Les transactions sont observées et mesurées sur la base de
cettecontrepartie. La comptabilité générale tient en partit double les comptes pour établir le
bilan,le compte de résultat et les annexes.1

I.4.1.Larelation entre la comptabilité générale et la comptabilité


analytique : 2
Le résultat analytique devrait correspondre au résultat de la comptabilité générale.
Entoure, les résultats des deux comptabilités ne sont pas égaux, et ce pour des raisons
suivantes :

 Les charges de la comptabilité générale ne sont pas toutes incorporables ; il ya des


chargesincorporables à la comptabilité de gestion, d’autres ne le sont pas : il s’agit des
charges non incorporables ;
 Certaines charges non prises en compte par la comptabilité générale, sont retenues par
la comptabilité de gestion : il s’agit des charges supplétives.

1
DE BOISLANDELLE Henri M ahe, Op cit, P.80.
2
ARAB Zoubir : « la comptabilité analytique dans une entreprise – Rôle et Objectifs », rapport de stage d’expertise
comptables, novembre 2000.

8
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Il y a lieu, en fin d’année, de faire un rapprochement entre la comptabilité générale et la


comptabilité de gestion pour vérifier les égalités suivantes :

Charges de la comptabilité de gestion = charges de la comptabilité générale – charges


Non incorporables + charges supplétives

Charges de la comptabilité générales = charges de la comptabilité de gestion +charges


non incorporables – charges supplétives

Résultat de la comptabilité générale = résultat analytique + produits non

Incorporables – charges non incorporables + charges supplétives

Le schéma suivant explique les charges prisent en comptabilité analytique et générale :


Schéma N°1 : la relation entre la comptabilité générale et analytique

(Source : Claude ALAZARD et Sabine SEPARI, « contrôle de gestion », Edition DUNOD,


Paris, 2007, P157.)

9
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

I.4.2. La comparaison entre la comptabilité générale et analytique :


Tableau N°1 : comparaison entre comptabilité générale et comptabilité analytique

Source : jacques Margerin, Gérard Ausset, multimédia, 1990, page 16

I.5.Les sources d’information de la comptabilité analytique :1


La comptabilité analytique est alimentée, pour chaque période de calcul des coûts et
deprix de revient, par des informations qu’elle enregistre et traite. Ces informations sont de
trois natures différentes :
I.5.1 Les données comptables et financières :
La comptabilité générale est la principale source d’information de la
comptabilitéanalytique. Elle fournit des informations comptables et financières enregistrées,
durant lapériode de calcul des coûts et prix de revient, et communique des données historiques
pourpermettre l’abonnement des charges, non enregistrées dans la comptabilité générale,
pendantcette période de calcul.
Ces informations ont trait aux comptes de gestion. Ces derniers, complété par
desdonnées ajustées dans les sous-systèmes de gestion (investissements, paie, stocks,
etc.)permettent de découler, sans trop de retraitements, à l’affectation et à l’imputation
desdonnées comptables aux coûts et prix de revient.

1
: LAZARY : « l a comptabilité analytique », Ed ition .ES-SALEM, CHERAGA, 2001, P.29-30.

10
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

I.5.2.Données quantitatives :
Plusieurs structures de l’entreprise sont concernées :

 Les ateliers donnent les quantités de matières consommées par produit ou commande,
lenombre d’heures de travail, le taux d’avancement de la fabrication de chaque type
deproduit, etc. ces informations sont fournies grâce à des supports administratifs ;
 Le service entretien fournit la durée et la nature de ses prestations de service ainsi que
lesstructures ou postes du travail ayant bénéficié de ses interventions.
I.5.3.Eléments supplétifs :
Appelés aussi « charges supplétives », il s’agit pour l’essentiel :

 De la rémunération du travail de l’exploitant de l’entreprise individuelle ou familiale;


quand ce dernier reçoit un salaire, en qualité de gérant ;
 De la différence entre l’amortissement comptable et l’amortissement économique ;
 De la rémunération des fonds propres de l’entreprise.

11
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Section II : les notions des charges et des coûts


II.1. La notion des charges :
II.1.1. Définition de la charge :
Le mot « Charge » est un terme comptable désignant les consommations de l’entreprise
chiffrées en valeur monétaire. Essentiellement pour ses besoins d’exploitation, ouses objectifs
de production et de vente de biens et services1
II.1.2. Classification des charges :2
Il existe deux classifications fondamentales :

 Celles qui distinguent les charges directes des charges indirectes


 Celles qui distinguent les charges fixes des charges variables

Le coût se caractérise par trois particularités indépendantes les unes des autres : le champ
d'application, le moment du calcul, le contenu.

II.1.2.1. Charges directes et charges indirectes :


Une charge est directe ou indirecte par rapport au produit réalisé dont on souhaite mesurer
le coût.

1) La notion de charge directe


Une charge est dite directe, si elle est spécifique à une seule destination, plus
précisément à un seul produit. Cette catégorie de charges, est affectée directement, sans
calcul intermédiaire, au coût d’un produit déterminé ; on distingue principalement :

 Les charges de matières premières utilisées pour la production ;


 Les charges de main d’œuvre directe ;
 Eventuellement les charge d’amortissement, si l’équipement est spécifique à un
seul produit.
2) La notion de charge indirecte :
Une charge est dite « indirecte », lorsqu’elle est commune à plusieurs produits. Cette
catégorie de charges nécessite avant son rattachement, son imputation au coût d’un
produit, un traitement préalable en recourant à des unités d’œuvres (U.O).

1
HERNARD M onique et HEIM José : « dictionnaire de la comptabilité », 4éme Edition La Villeguérin, Paris, 1993, p.43
2
ARFAOUI. N et AM RANI. A : « M éthodes d’analyse des coûts », Edition du M anagement, Alger, 1991, P.20.

12
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Schéma N°2 : distinction entre charges directes et charges indirectes

II.1.2.1. Charges fixes et charges variables:1


Ce second critère de distinction des charges dénote leur comportement suite aux
variations dans le niveau d’activité de l’entreprise (son volume de production).
1) Charges fixes :
Les charges fixes, appelées aussi « charges de structure » (parfois de même charge du
siège) sont des charges qui n’évoluent que très peu à mesure que l’activité augmente dans
des limites étroites.
Une charge est fixe lorsque, pour une période de temps donnée et un niveau d’activité
maximum déterminé, elle reste constante.
On peut également observer, que si le coût fixe global ne change pas pour période
considérée, il est en revanche variable par unité.

Graphe N°1 : évolution comparée des charges fixes totales et des charges fixes
unitaires en fonction des activités

1
ARFAOUI N, Op.ci t. P 21.

13
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

2) Charges variables :
Une charge variable (ou opérationnelle) est constante par unité de produit, mais
cumulée, elle varie en proportion directe avec les variations du niveau d’activité. Par ailleurs,
certaines charges ont une partie fixe et une charge variable.

Graphe N°2 : évolution comparée des charges variables totales et des charges variables
unitaires en fonction des activités.

II.1.3. Les charges retenues en comptabilité analytique 1 :


En tant qu’instrument économique, la comptabilité analytique n’est pas soumise aux
contraintes de la comptabilité générale. Il est donc possible de ne pas incorporer certaines
charges. D’en ajouter d’autres, d’évaluer différemment certains postes, etc. Ceci a pour
objectif de fournir une meilleure évaluation des rentabilités et plus généralement des
performances des responsabilités.
II.1.3.1. Les charges incorporables :
Les charges incorporables sont constituées de l’ensemble des charges de la
comptabilité générale qui sont enregistrées en charges d’exploitation et en charges
financiers.
La périodicité des calculs est le plus souvent le mois. Or en comptabilité générale, les
régularisations d’inventaires ne sont faites qu’en fin d’année.

1
www.editions-ellipses.fr › ...PDF Résultats Weble 05/01/2021 à 21 :40

14
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

II.1.3.2. Les charges non incorporables :


Les charges de la comptabilité générale qui ne sont pas prises en compte en
comptabilité analytique sont dites « non incorporables » et que le chef d’entreprise ne juge
pas « raisonnable » d’incorporer dans les coûts. Il s’agit notamment :
Charges hors exploitation (exceptionnelles, anormales en volume soit les créances
irrécouvrables, perte de change, charges des exercices antérieurs, valeur résiduelle des
investissements cédés ou détruits, différences des charges telles qu’elles résultent du
système d’abonnement et lorsque leur montant effectif dépasse le montant incorporé aux
couts,

 Charges d’exploitation à caractère non récurrent (litige avec un salarie, amortissement


des frais d’établissement…)
 Charges d’exploitation dont le montant ne correspond pas à l’estimation de
l’entreprise, dont les dotations de certaines provisions, constituées par exemple dans
un but uniquement fiscal, comme dans le cas d’une provision pour hausse des prix.
II.1.3.3. Les charges supplétives (C.S) :
Pour refléter parfaitement la réalité économique, la comptabilité analytique doit
prendre en compte des charges non enregistrées en comptabilité générale plus précisément
dans la classe 6 et notamment elles doivent :

 Indépendantes du mode de financement de l’entreprise (inclure la rémunération


théorique des capitaux propres lorsque le financement de l’objet de coût est
partiellement réalisé sur fonds propres) ;
 Indépendantes du régime juridique (inclure la rémunération du travail de l’exploitant
s’il prélève un bénéfice).

II.1.4. Définition et classification des centres d’analyse 1 :


II.1.4.1. Définition du centre d’analyse :
Un centre d’analyse est une division de l’unité comptable dans laquelle sont groupés,
préalablement à leur imputation aux coûts des produits, les éléments
descharges indirectes. Ces centres sont scindés en sections, ils peuvent être principaux ou
auxiliaires.

 Les centres principaux correspondent à une division de l’entreprise dont


l’activitéest directement transférée à un objet de coût : centre approvisionnement,
centre production, etc.
 Les centres auxiliaires fournissent des services ou prestations aux autres centres.

1
www.editions-ellipses.fr › ...PDF Résultats Weble 04/01/2021 à 22.50

15
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

II.1.4.2. Fonctionnement :
A. Répartition primaire
Elle consiste à répartir les charges indirectes incorporables sur l’ensemble descentres
d’analyse. Pour cela, on utilise des clés de répartition.Une charge indirecte peut
concerner un ou plusieurs centres.

B. Répartition secondaire :
Après avoir fait les totaux de la répartition primaire, il faut s’occuper de la répartition
des centres auxiliaires dans les centres principaux ; il faut choisir une clé de répartition : qui
s’appelle unité d’œuvre (unité physique de mesure de l’activité d’un centre opérationnel ou
assiette de frais pour un centre de structure comme le centre administratif), elle permet
d’imputer les charges indirectes du centre d’analyse aux coûts concernés à l’aide du coût
d’unité d’œuvre qui est égale au total du centre divisé par le nombre d’unités d’œuvre après la
répartition secondaire, les totaux des centres auxiliaires sont nuls.
C. Prestations réciproques :
En matière de répartition secondaire un problème particulier peut se poser, celui dela
prestation réciproque c à d. des centres auxiliaires fournissent réciproquement des prestations.
On doit alors procéder à une mise en équation.

II.1.5. La répartition des charges indirectes.


II.1.5.1. Traitement des charges indirectes
La répartition des charges indirectes se fait au moyen d’un tableau appelé, tableau de
répartition des charges indirectes, qui permet de les répartir dans des centres d’analyses au
moyen de clé de répartitions.1
Ces centres d’analyses sont décomposés en :

 Centres principaux : qui correspondent aux principales fonctions d’exploitation


de l’entreprise (approvisionnement ; production ; commercialisation)2 . Ce sont des
sections dont les charges peuvent être aisément imputées aux coûts, car leurs
unités d’œuvres sont fonction des quantités achetées ; produites ou vendues.
 Centres auxiliaires : qui ont une fonction de gestion, et n’ont pas de liens directs
avec la réalisation de l’objet de l’entreprise. Ces sections correspondent aux
services travaillant pour l’ensemble de l’entreprise, en ce sens que leurs
activitésservent à d’autres sections principales ou auxiliaires et qu’il n’existe pas
de elation évidente entre les unités d’œuvre et les quantités achetées ; produites ou
vendues.Le tableau de répartition des charges indirectes se présente comme suit :
1
CIBERT A : « compta bilité analytique », DUNOD, Paris, 1976, P.32.
2
Dupuy. Yves, l es bases de la comptabilité a nalytique de gestion, Edition Economica, Paris, 2003, P 49.)

16
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Tableau N°2: tableau de traitement des charges indirectes :

II.1.6. L’imputation des charges indirectes aux différents coûts :1


Cette dernière étape consiste à imputer les montants obtenus dans les centres
principaux aux différents coûts. L’étape se décompose en trois sous étape à savoir :
1) Détermination du nombre d’unités d’œuvre utilisé (NUO), ou valeur en monnaie de
l’assiette (s’il s’agit d’une unité monétaire) de chaque centre, pour mesurer son activité au
cours de la période analysée.
2) Calcul du coût de l’unité d’œuvre (CUO) de chaque centre. Il s’obtient en divisant le
coût total de la répartition secondaire de chaque centre, par le nombre d’unités d’œuvre
utilisé par chaque centre. Ce coût est appelé taux de frais lorsque l’unité est monétaire.
La formule de calcul est la suivante :
Total des charges du centre
CUO =
NUO du centre

1
CIBERT A : « comptabilité analytique », DUNOD, Paris, 1976, P.32.

17
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

3) Imputation des montants des centres aux différents coûts et coûts de revient des
produits proportionnellement au nombre d’unités d’œuvre consommées par chacun
d’entre eux. Ce montant s’obtient de la manière suivante :
Ou Montant imputé = Assiette * Taux de frais
- Taux de frais : dans les centres de structure, il n’est pas possible de définir une unité
d’œuvre physique. A la place, on calcul un taux de frais en divisant les charges du
centre d’analyse par un montant monétaire relatif à l’activité de l’entreprise. Ce
montant sert de base à une répartition proportionnelle et forfaitaire des charges.

II.2. La notion des charges et des coûts :


II.2.1. Définition des coûts :
Le coût est défini comme une accumulation de charges qui permet d’obtenir une
information significative et cohérente sur le plan de gestion et il est constitué par un
ensemble de charges supportées par l’entreprise pour produire ce produit ou offrir ce
service.
Il existe 3 optiques de ventilation des coûts à chaque optique correspond une ou
plusieurs typologies de coûts1 :

 La première optique est relative à la nature de leur objet : coût d’achat, coût de
fabrication, coût de distribution….
 La deuxième optique est plus comptable. Elle consiste à distinguer les coûts directs
(matière première et matière consommable, main-d’œuvre directe…) des coûts
indirects (main-d’œuvre indirecte, frais d’administration…).
 La troisième optique est économique. Elle consiste à distinguer les coûts fixes des
coûts semi - variables ou variables.
II.2.2. Caractéristique des coûts 2 :

Le coût se caractérise par trois particularités indépendantes les unes des autres : le champ
d'application, le moment du calcul, le contenu.

A. Le champ d’application
Celui-ci est extrêmement varié. Il peut s'appliquer à :

 Une fonction économique de l'entreprise (approvisionnement, production, distribution,


administration) ;
 Un moyen d'exploitation (magasin, rayon, usine, atelier, poste de travail) ;
 Un objet (produit ou famille de produit, client, fournisseur) ;

1
mohandsaddekbahloul, gestion des stocks et approvisionnent, editon page bleu , alger 2012 p60
2
https://unt.univ-cotedazur.fr/aunege/Comptabilite_analytique_L2 le 02/02/2021 à 21:30

18
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

 Tout centre de responsabilité, c'est-à-dire un des sous-systèmes de l'entreprise pour


lequel est défini un objectif mesurable et doté d'une certaine autonomie pour atteindre
cet objectif (direction commerciale, chef d'atelier, directeur technique).

B. Le moment de calcul :
Un coût peut être calculé a posteriori : il s'agira alors d'un coût constaté, que nous
qualifierons également de « réel ». Il peut aussi être calculé a priori : on parlera alors de
« coût préétabli ».
Les coûts préétablis ont une grande importance pour la gestion prévisionnelle de l'entreprise.
Ils peuvent prendre la forme de coûts standards, auquel cas ils constitueront une norme sous la
forme d'un objectif à atteindre, d'un minimum à satisfaire, voire d'un idéal. Ils peuvent aussi
servir à l'établissement de devis dans les rapports commerciaux avec la clientèle. Ils peuvent
enfin, être utiles à l'établissement de budgets prévisionnels.
La comparaison entre les coûts préétablis et les coûts réellement constatés permet de mettre
en évidence des écarts, dont l'interprétation permet d'aider à la gestion de la firme.

C. Le contenu :
Selon que le gestionnaire retient la totalité des coûts dans l'entreprise ou une partie seulement,
on obtiendra un coût complet ou un coût partiel.

II.2.3. Les différents types de coûts :


Il existe 4 types de coûts : les coûts fixes, les coûts variables, les coûts directs et les coûts
indirects1 :

 Les coûts fixes sont les charges qui n'évoluent pas en fonction de l'activité de
l'entreprise, par exemple son loyer ou son assurance.
 Les coûts variables sont les charges qui varient en fonction de l'activité de l'entreprise,
par exemple les frais de transport, les coûts énergétiques (essence, électricité).
 Le coût direct désigne les matières premières entièrement utilisées pour la production
d’un bien spécifique, par exemple d’œuvre.
 Tandis qu’un coût indirect correspond à une charge indispensable pour la production
de plusieurs biens différents, par exemple les frais d'administration, de marketing, ou
location des locaux.

1
https://debitoor.fr/termes -comptables/couts le 02/02/2021 à 23:10

19
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

II.3. La différence entre les coûts et les charges :


C'est quoi la différence entre charge et cout ?

La différence est évidente. Le coût est égal à l'ensemble des charges. Donc pour ainsi dire, la
charge est une composante des coûts.
Pour calculer par exemple le coût production d'un produit fini on prend toutes les charges
directes et indirectes (en plus du coût d'achat on ajoute les charges de la main d'oeuvre, frais
d'ateliers, administration, entretien, ...etc1

1
http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-104338.html le 02/02/2021 à 23:20

20
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Section III : Les stocks :


III.1.Définition du stock :
Les stocks et production en cours représentent l'ensemble des biens qui interviennent dans
le cycle <<d'exploitation pour être soit vendus en l'état ou au terme d'un processus de
production, soit consommés au premier usage. >>1
« Le stock est une provision des produits en instance de consommation>>2
« Le stock est l’ensemble des marchandises accumulées en attente d’être transformées et /
ou vendues »3
« Le stock est une quantité de biens accumulés dans l’attente d’une utilisation, en vue
d’harmoniser un flux d’entrée et un flux de sortie dont les rythmes sont différents »4
« Le stock est la conséquence d’un écart entre un flux d’entrée et un flux de sortie sur
une période de temps »5

III.2. Typologie des stocks 6 :


III.2.1 Stock de sécurité
C'est une quantité nécessaire, destinée à pallier les aléas de la consommation et du
délai (augmentations imprévues des sorties, retard des entrées).
Le volume du stock de sécurité est en fonction des fluctuations des consommations et
des aléas de livraison.
Il peut concerner des articles d'utilisation exceptionnelle ou aléatoire qu'il faut
toutefois détenir, soit que leur absence puisse entraîner un arrêt d'activité (organe fondamental
d'une machine) ou un dommage grave, (extincteur d'incendie), soit que leur obtention sur le
marché est exceptionnellement longue ou difficile.

III.2.2 Stock cyclique (Actif) :


Il résulte de la différence entre le stock physique et le stock de sécurité. II s'agit par
conséquent d'un stock de réapprovisionnements.

1
ZERMATI.P :« La pra ti que de la gestion des stocks », EditionDunod, Pa ris 1985, p.203
2
VIZZA VONA P : « La gestion financière », 9ème Edition, Atoll, Pa ris 1985, p.226
3
ROSSIGNOL. A, « Gestion économie d’entreprise ».2nd Edition, Foucher 1997, p.100
4
Idem , p.101
DERRUPE. JEAN, « Les opérations de l’entreprise », EditionEconomica, Paris 1992.p. 61
5

6
Mohamed sadek BAHLOUL « gestion des stocks et approvisionnements » édition pages bleues, 2012 p 12

21
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Graphe N°3: Stock cyclique

Temps

Stock actif
Stock physique

Stock de sécurité

Temps
Source: Moha med sadek BAHLOUL « gestion des stocks et approvisionnements » édition pages bleues, 2012 p 14

III.2.3 Stock physique :


C'est un stock qui regroupe à la fois le stock de sécurité ou le stock de protection et le
stock actif.
Sphy = Stock sécurité ou protection + stock actif
III.2.4 Stock moyen :
Il s'agit d'un niveau moyen du stock sur la période considérée. Pour une période
considérée de (t à...t n) le stock moyen sera de.

(s1+S2)∗t1 (S3+S4)∗t2
+
2 2
Smoy=
t1+t2

Graphe N°4 : Stock moyen

stocks

S3

S1

S2

S4 temps
t1 t2

Source: Moha med sadek BAHLOUL « gestion des stocks et approvisionnements » édition pages bleues, 2012 p 15

22
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

III.2.5 Stock de protection :


Les relations entre la consommation et le réapprovisionnement sont très complexes,
car les délais et les consommations sont variables.
Pour faire face à ces aléas liés à la consommation et aux délais du
réapprovisionnement, il faut se prémunir de réserves appelées stock de protection.
Il y a toute une série de théories et méthodes pour calculer le niveau du stock de
protection par rapport à la moyenne du stock actif.
Le problème consiste à prévoir :

 Le délai moyen d'approvisionnement.


 La consommation moyenne.
 Les écarts de consommation et ceux des délais.

III.2.6 Stock disponible (Reserve) :


Il s'agit d'un stock physique qui existe mais augmenté des commandes non encore reçues
et diminué de la demande non encore satisfaite. La prise en compte du besoin échéance sera
nécessaire si l'une des conditions suivantes est remplie :

 Délai de livraison du besoin connu est inférieur au délai de réapprovisionnement.


 La consommation est irrégulière

III.2.7 Stock potentiel ou virtuel


Il est représenté par l'ajout du stock disponible et des quantités en cours de fabrication
ou de commande.
III.2.8 Stock de couverture
Il est destiné à couvrir les consommations sur une période basée sur un historique
relatif aux délais de livraison
1
Scouy=Consommation moyenne x délai moyen

III.3. Les phases des stocks :


Certains ouvrages parlent du stockage de biens et services. Pour éviter toute confusion,
nous évitons de mentionner les services. En effet, les services sont considérés comme non
stockables, car non palpables.2

1
Idem 2012 p 90
2
Farid Makhlouf, comptabilité analytique, edition, page bleu, 2018 p 18

23
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Phase approvisionnement :
 Matière première.
 Marchandises
 Matières consommables
Phase production :
 Production intermédiaire.
 Produits en cours.
Phase distribution :
 Produits finis
 Produits résiduels
 Marchandises

III.4. Les avantages et les inconvénients du stock :


Il est nécessaire pour toute entreprise d’avoir des produits en stock afin de mieux assurer
la continuité de la production. Néanmoins, ce procède n’a pas que des avantages.
III.4.1. Les avantages du stock
• Réguler le processus de production ;
• Spéculer ;
• Se prémunir contre les aléas de livraison (délais trop importants par exemple) ;
• Prévoir la demande future (avantage concurrentiel).
III.4.1. inconvénients du stock
• Périssabilité de certains produits ;
• Risque de d´détérioration sur l’aire de stockage ;
• Immobilisation de moyens financiers importants ;
• Immobilisation de surface ;
• Risque de désuétude de certains produits.

III.5. Les types d’inventaire 1 :


Il existe plusieurs types d'inventaires :

 Le permanent.
 L'intermittent.
 Le physique.

1
Moha med sadek BAHLOUL « gestion des stocks et approvisionnements » édition pages bleues, 2012 p 40

24
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

III.5.1. L'inventaire permanent1


Cet un inventaire qui se fait directement sur fiche de stocks au fur et à mesure de
l'exécution des mouvements. Il est utilisé pour les stocks de la catégorie i vue de la méthode
d'analyse ABC qui a été énoncée par H. Ford. Dickie inspirée à partir des travaux de Vilfredo
Pareto dite loi des 20/80. On utilise ce genre d'inventaire pour aussi les articles de grande
rotation.
L'attention ne doit pas être accordée seulement au comptage théorique et physique des
stocks mais à la vérification et contrôle des stocks de sécurité, d'alerte, du délai de livraison et
de la quantité économique de commande. L'inventaire permanent consiste à quantifier et
valoriser l'ensemble des articles en stock en déterminant :
 Une priorité des articles à inventorier.
 Un classement par rotation.
 Un planning étalé sur l'ensemble de l'année.
Après avoir sélectionné le groupe des familles ou des sous-familles des produits à
inventorier, le responsable du magasin fixe un nombre de postes à réaliser durant la période
déterminée. Cette périodicité peut être mensuelle, hebdomadaire ou journalière. L'inventaire
permanent permet d'effectuer le contrôle de l'ensemble des articles en stock durant toute
l'année. Un exemple d'une fiche de stock est la suivante:
 Les avantages :
• Réduction des erreurs qualitatives
Mise à jour du fichier suite aux :
 Fiche intercalée.
 Article sans liche de stock.
 Fiche de stock sans article.
 Code ou référencie erronés est
• Réduction des erreurs quantitatives
Redressement du stock suite au:
 Stock physique différent du stock fichier
 Imputation par erreur d'un produit (déduction d'une quantité sur produit n'ayant
pas été concerné par des sorties).

 Les inconvénients

 Mobilisation du personnel sur cette activité.


 Jeu d'écriture et de saisie (charge supplémentaire).
 Opération répétitive.

1
Moha med sadek BAHLOUL, Op cit, p 41

25
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

III.5.2. L'inventaire intermittent :


Est un inventaire rotatif qui se fait d'une manière périodique: II est applicable aux
stocks de la catégorie B.

III.5.3. L'inventaire physique :


Est un inventaire qui se fait une fois par an, basé sur le système de comptage de
chaque article en stock. Il est rendu obligatoire par le code de commerce, même si l'entreprise
est dotée d'un inventaire tournant.
Cet inventaire physique consiste à recenser l'ensemble des articles constituant des stocks,
ainsi que toutes fournitures détenues par chaque entité à la clôture de l'exercice, c'est-à-dire au
31 décembre de chaque année. Il est fait obligation aux entreprises de réaliser un inventaire
physique même si elles sont dotées d'un inventaire permanent.

III.6. Valorisation des stocks :


La valorisation des stocks concerne toutes les entrées et sorties du stock, transfert effectue
entre les stations et les réintégrations.
III.6.1.La valorisation des entrées et sorties des stocks :
Les mouvements de stocks doivent être valorisés à l’entrée et à la sortie par différentes
méthodes.
1- Valorisation des entrées en stocks :
Les entrées ne posent en principe aucune difficulté quant à leur valorisation d’où : les
achats sont valorisés au coût d’achat ; c’est-à-dire, le prix d’achat majoré des coûts
accessoires d’approvisionnement.
2- Valorisation des sorties de stock :
Pour la valorisation des mouvements de sorties de stocks, nous avons le choix entre
différentes méthodes ci-dessous :

 La méthode de coût unitaire moyen pondéré : qui englobe


- Le coût moyen unitaire pondéré après chaque entrée.
- Le coût moyen unitaire pondéré à la fin de la période.
 La méthode d’épuisement des lots : qui englobe
- La méthode FIFO (première entrée, première sortie). 1

1
7PATUREL Robert, « comptabilité a nalyti que », édition EYROLLES, Paris, 1987, P 13

26
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

A- La méthode de coût unitaire moyen pondéré :


Nous pouvons procéder au calcul de CUMP par deux variantes :

A.1-La méthode du prix unitaire moyen pondéré (CUMP) après chaque entrée :
C'est une méthode recommandée par l'administration fiscale. La valorisation se fait à
un prix intermédiaire entre deux unités du même article acheté à des prix différents. La valeur
du stock résiduel conserve bien son aspect de valeur pondérée.

Vsi + Vep
PUMP =
Qsi + Qep
Vsi: Valeur du stock initial.
Vep : Valeur d'entrée de la période.
Qu: Quantité du stock initial.
Qe: Quantité d'entrée durant la période.
Le coût moyen unitaire pondéré est calculé après chaque entrée en divisant la valeur
du stock restant (initial) majoré de la valeur d'entrée, par la quantité du stock restant (initial)
majoré de la quantité d'entrée.
Toutes les sorties sont effectuées à cette valeur unitaire jusqu'à l'entrée suivante.
La valeur unitaire du stock reste inchangée tant qu'il n'y a pas d'entrée : Dans cette
méthode, ce sont seulement les entrées qui modifient le coût moyen unitaire pondéré, les
sorties ne le modifient pas.
1
Vérification: stock initial + total entrée - total sortie = stock final

A.2-La méthode du prix unitaire moyen pondéré (CUMP) en fin de période :


Elle consiste à additionner les valeurs de toutes les entrées y compris la valeur du
stock initial et à diviser ce total sur l’ensemble des quantités réceptionnées jusqu’à la fin de la
période y compris la quantité du stock initial.
CUMP (fin de période) = SI + P1 + P2 +……+ Pn /QSI + M1 + M2 + …. + Mn

1
mohendsadekbahloul, Op cit, p 78

27
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

B- La méthode d’épuisement des lots 1 :


Dans cette méthode, nous distinguons entre deux principales techniques d’épuisement
des lots :
B.1- La méthode FIFO (First in First out):
Le FIFO donne que la première unité entrée sera sortie du stock en priorité. L'avantage
réside dans le rapprochement de la valeur du stock de celle de renouvellement au fur et à
mesure de l'épuisement des lots les plus anciens.
Cette méthode de valorisation prévoit que les sorties de stock sont valorisées valeur
des articles rentrés les premiers. Il y'a donc un ordre à respecter. Cependant on relève que la
valorisation totale des sorties de stock en cas de hausse des prix d'achat est sous-évaluée alors
que la valorisation du stock restant est surévaluée. Par voie de conséquences, le bénéfice
devient le plus élevé.
Mais en période de baisse des prix d'achat, la valorisation totale des sorties de stock est
surévaluée alors que la valorisation du stock restant est sous- évaluée.
Par voie de conséquences, le bénéfice devient le plus faible. L'explication de la
surévaluation du stock restant réside dans le fait qu’il a été valorisé avec les prix d'entrée les
plus récents.

III.6.2. Les avantages et les inconvénients des méthodes de


valorisation des stocks 2:
a. La méthode du FIFO :

 Les avantages :
 Equipement par ordre de réception.
 Eviter à l’entreprise des problèmes que peutposer le stockage de produit
périssablesnécessitant une consommation rapide.
 Calcul des coûts facile.
 N’entraîne pas de retard de valorisation dessorties.

 Les inconvénients :
 Nécessite un suiviméticuleux.
 Réceptiond’enregistrement desstocks après chaque entrée ou sortie.

1
mohendsadekbahloul, Op cit, p 61
2
SAHRAOUI Ali, « comptabilité analytique, édition BERTI, Alger, 2004, P30.)

28
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

b. La méthode CMUP :

 Les avantages :
 Facile, le coût unitaire moyen est calculé uneseule fois à la fin de la période

 Les inconvénients :
 Entraîne un retardconsidérable en ce quiconcerne la valorisationdes sorties de
matièrepremière*

29
Chapitre 1 : L’approche théorique de la Comptabilité analytique

Conclusion :
Comme nous l’avons déjà défini, la comptabilité analytique à une importance capitale
du fait qu’elle constitue une source d’information sur lesquelles s’appuient les études et les
raisonnements permettant le contrôle et les prises de décisions concernant l’avenir de
l’entreprise. De temps plus, elle permet d’analyser les coûts servant de base aux décisions
rationnelles, d’évaluer certains éléments du bilan tel que les stocks, expliquer les résultats et
traiter les écarts afin d’agir à temps et atteindre les objectifs tracés.

30
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Introduction :
Le calcul des coûts est une phase importante dans la détermination du résultat
analytique. Ce calcul est fait à base de différentes méthodes les unes sont fondées sur la
distinction entre les coûts directs et les coûts indirects et les autres sont fondées sur la
distinction entre les coûts fixe et les coûts variables. Toutes ces différences on va les voir à
travers ce présent chapitre.

Section I : La méthode du coût complet :


Pour aller d'un lieu à un autre, la ligne droite est le plus court chemin. La méthode du
coût complet est un chemin qui a un point de départ et un point d'arrivée tout comme la ligne
droite, sauf que pour appliquer cette méthode, la rapidité ne permet pas d'aboutir.
En effet, les étapes sont nombreuses, et chacune d'elles doit être surmontée pour passer
à une autre, ainsi de suite jusqu'à ce que l'on accède au coût de revient.
Une fois arrivé au coût de revient, on peut dire que la méthode du coût complet est
accomplie, mais l'effort fourni resterait inachevé sans calculer le résultat analytique et sans le
corriger pour respecter la rigueur de la comptabilité générale.
L'itinéraire à suivre dans son entier se schématise ainsi :

Schéma N°3 : l’itinéraire schématisé à suivre pour arriver au résultat analytique

Achats 2
3 4 5 6
+ Coût Coût de
Stockag Déstockage Stockage
Frais d’achat production
e
d’achat

7
9 10
Déstockage Vente
-
8 Coût Résultat analytique
Frais de de Coût de
distribution revient

Source : Farid Makhlouf, comptabilité analytique, Edition, page bleu, 2018, p54

32
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

I. 1.1. Le coût d'achat 1:


Le coût d'achat ou coût d'acquisition intervient dans la première phase du cycle de
production. Il est déterminé selon la nature de l'activité et les besoins de l'entreprise pour
chaque matière ou marchandise.
• Une entreprise commerciale calcule un coût d'achat des marchandises.
• Une entreprise industrielle calcule un coût d'achat des matières et un coût d'achat des
fournitures.
• Le coût d'achat est le coût qui entre en stock.

1.1.2. Composition:
Le coût d'achat est composé de charges directes et de charges indirectes.
a) Les charges directes:
Prix d'achat hors taxes
- Réductions commerciales
+ Frais accessoires (frais de transport...).
+ Main-d’œuvre directe (manutention).
b)Les charges indirectes: Ce sont les charges du centre approvisionnement (selon l'unité
d'œuvre choisie pour chaque type d'approvisionnement).
L'escompte (réduction financière) ne doit pas être déduit du prix d’achat. En comptabilité
générale, une écriture est nécessaire. C'est une charge financière Pour l'entreprise quand elle
l'accorde, et un produit financier quand elle le reçoit

1.1.3 Le tableau de calcul :


Tableau N°3 : calcul coût d’achat2 :
Elément Q PU MT
Charge directes Nombre d’unités Prix de l’unité achetée Q*P
Achats achetées

Main d’œuvre directe Nombre d’unités Prix de l’unité d’œuvre Q*P


d’œuvre
Charge indirectes
Frais du centre Nombre d’unités Prix de l’unité du centre Q*P
approvisionnement selon la nature de
l’unité du centre
Prix de l’unité =
Coût d’achat Nombre d’unités Total des montants Total des
achetées montants
Nombre d’unité achetés

1
Farid Makhlouf, comptabilité analytique, Edition, page bleu, 2018 page 55
2
Idem, p56
33
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

1.2. Le coût de stockage et coût de déstockage :


1.2.1. Le tableau de calcul :
Tableau N°4 : évaluation des stocke 1 :
Eléments Q PU MT Eléments Q PU MT
S1 Q1 P2 M1 Sortie Q3 P M3
(consommation
ou cout de
déstockage)
Entrée Q2 P2 M2 SF Q4 P M4
(cout
d’achat)
Total P= Q1+Q2 M3 + M4
(cout de Q1+Q2 M1+M2 M1+M2 Total = P =
stockage) Q1+Q2 Q1+Q2 M2+M2

 Ici P= CUMP
 Une différence de (Mali ou boni) est évaluée au CUMP

1.3. Le coût de production2 :


1.3.1. Préliminaires:
- Les différents stades d'élaboration des produits:
a) Les produits intermédiaires: Ce sont des produits achevés destinés à entrer dans une
nouvelle phase de production. Ils font l'objet d'un calcul de coût et d'une tenue de stock.
b)L'en-cours de production : En début de période, c'est un en-cours initial en voie d'être
terminé. II doit être ajouté au coût de production.
En fin de période, c'est un en-cours final non achevé. Il doit être déduit du coût de
production.
• L'en-cours fait l'objet d'un calcul de coût et d'une tenue de stock.

1.3.2. Les produits dérivés :


La production de certains biens entraine la naissance de produits dérivés. Ceux-ci ont
souvent une incidence sur le calcul des coûts.
* Les produits résiduels:
a) Les déchets: Ce sont des résidus de matières premières (chute de tissu – sciure de
bois...). S'ils sont inutilisables et sans valeur, ils n'ont aucune incidence sur les coûts et les

1
Idem p 56
2
Idem p 57
34
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

stocks, sauf si l'on constate des frais pour s'en séparer. S'ils sont utilisables, ils sont vendus
ou recyclés.
b) Les rebuts: Ce sont des produits qui n'ont pas les qualités requises. Ils sont vendus,
recyclés ou détruits.

 Si les produits résiduels sont vendus, on soustrait le montant de la vente du coûte


production. C'est le cas le plus fréquent.
 Si les produits résiduels sont recyclés, leur valeur, lors de la production, est
soustraite du coût de production.
 Si les produits résiduels, après avoir été recyclés, sont utilisés à nouveau, leur
valeur est ajoutée au coût de production. Cette valeur est déterminée d’après le
prix du marché ou forfaitairement, frais de distribution déduits. Le produit de la
vente des produits résiduels peut être considéré comme un bénéfice qui vient
majorer le résultat analytique.
 Les produits résiduels font l'objet d'une tenue de stock.

1.3.3. Le tableau de calcul :


Tableau N°5 : Coût de production1 :
Eléments Q PU MT
En- cours initial Q1 P1 Q1*P1=M1
Consommation Q2 P2 Q2*P2=M2
matière première
(sortie de stocke)
Main d’œuvre directe Q3 P3 Q3*P3=M3
(MOD)
Frais des centres Q4 (elle P4 Q4*P4= M4
dépend de la
nature de
Frais relatifs aux l’unité P5 Q5*P5=M5
déchets d’œuvre)
En- cours final Q5 P6 Q6*P6=M6

Q6
Coût de production Nombre P= Somme des M
des produits fabriqués d’unités Nombre d’unités Somme des
fabriquées fabriquées M

Farid Makhlouf, comptabilité analytique, Edition, page bleu, 2018


* Le coût de production entre, s'il y a lieu, en stock. Le stockage se fait de la même façon que
le stockage des matières premières.
* Quand le processus de production est complexe, il est préférable de calculer un coût de
production à la sortie de chaque centre.

1
Idem p 59
35
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

1.3.4. Cas où un sous produit intervient dans le coût de production :


a) Méthode du coût forfaitaire :
On calcule un coût de production globale, c'est-à-dire un coût qui réunit le produit
principal et le sous produit. Ensuite, on doit déterminer le coût conjoint du sous-produit. Le
principe est de partir du prix de vente, ce prix étant connu.
• Coût de production global :
*Le coût unitaire du sous-produit représente son prix de vente.
* Coût de production du produit principal =coût production commun-Coût de production du
produit
* Consulter les afférents au SP pour maîtriser ce passage.
b) Méthode de calcul à partir des charges réelles :
• Unité de mesure physique :
> Les produits s'expriment avec une unité physique semblable et ils ont une valeur
sensiblement égale.
Coût unitaire moyen = Coût global / Total des unités produites
Coût unitaire moyen * Nombre d’unités physique de chaque produit = Coût de chaque produit
• Chiffre d’affaires :
>Les produits on une valeur très différente.
- Coût pour un dinar de vente= coût global/chiffre d'affaires total des produits
- Chiffre d'affaire de chaque produit × coût pour un dinar de vente= coût de chaque produit
1.3.5 Le coût hors production :
Il se situe à la fin du cycle d'exploitation. Il est composé du coût de distribution et des
autres coûts hors production. Il ne concerne que les produits fabriqués et vendus, ainsi que les
marchandises vendues. Il est imputé seulement au coût de revient.
a) Le coût de distribution :
Il représente l'ensemble des charges liées à la distribution. Parmi les charges directes,
on peut trouver les frais relatifs à la force de vente, lesdépenses de publicité, la promotion
des ventes. Les charges indirectes, communes à l'ensemble des produits, sont issues du
tableau de répartition (centre distribution).
L'étude du coût de distribution peut se faire globalement, par phase de distribution, par
secteur géographique, par canal de distribution, par commande ou par produit.
b) Les autres coûts hors production :
Les charges sont à caractère général. Les centres concédés par ces charges > Le centre
administration générale (charges communes à l'ensemble de l'entreprise : direction générale-
secrétariat...). > Le centre gestion financière (charges liées à la recherche de capitaux propres :

36
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

service de gestion de la trésorerie.). > Le centre autres frais à couvrir (charges non retenues
dans d'autres centres : provisions pour dépréciation d'établissement,.). Amortissements de
fraisd'établissement,…….)

>coût hors production = coût de distribution + autres coût hors production.

1.4. Le coût de revient 1:


1.4.1. Présentation :
Il représente l'ensemble des coûts supportés durant le cycle d'exploitation
jusqu'au stade final, coût hors production inclus.
• Entreprise commerciale :
Coût d'achat des marchandises vendues (sortie de stock) + Coût hors
production -Coût de revient
• Entreprise Industrielle :
Coût de production des produits fabriqués vendus (sortie de stocks) + Coût
hors production = Coût de revient
Lecoût de revient concoure à la fixation de prix de vente et à la détermination du
résultat analytique

1.4.2. Tableau de calcul :

Tableau N°6 : évaluation des stocke après la production2 :

Eléments Q PU MT
Coût de production Q1 P1 M1
des produits
fabriqués vendus
(sortie de stocke)
Frais du centre Q2 P2 M2
distribution
Frais du centre Q3 P3 M3
administration
Nombre P= somme des M Somme
Coût de revient d’unités Nombre d’unités fabriquées des M
fabriquées vendues
vendues

1
Farid Makhlouf, comptabilité analytique, Edition, page bleu, 2018 page 62

37
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

1.5. Le résultat analytique :


1.1.5. Présentation et composition :
1. Résultat analytique d’exploitation élémentaire :
Prix de vente d’un produit –Coût de revient d’un produit = Résultat par production ou par
commande.
2. Résultat global :
Il représente la Somme algébrique des résultats analytiques.
3. Tableau de calcul :

Tableau N°7 : calcul de chiffre d’affaire 1 :

Eléments Q PU MT
Chiffre d’affaires Q1 P1 M1
ou vente de la
période Q2 P2 M2
- Coût de revient
Nombre P= M1-M2
Résultat analytique d’unités vendues Nombre d’unités vendues M1-M2

 Résultat positif : bénéfice.


 Résultat négatif : perte.

1.6. Les avantages et inconvénient2 :


A. Les avantages :
• C'est un moyen de traitement comptable, qui permet de calculer e différents coûts et ce
grâce à :
Au regroupement des charges dans les centres d'analyse A la répartition des charges entre
les centres auxiliaires et principaux A la détermination des coûts d'unités d'ouvre de chaque
centre principal, pour les incorporer en suite aux différents coûts (coût d'achat, coût de
production, coût de revient).

1
RAIMBAULT Guy : « comptabilité analytique et gestion prévisionnelle outils de gestion », Edition Chihab, 1996,
P30
2
LAZARY, l a comptabilité analytique, collection, c’est facile, p63

38
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

• C'est un moyen de contrôle de gestion: Cette méthode repose essentiellement sur les
centres d'analyse, ces derniers sont considérés comme des centres de responsabilité.
L'affectation de charges et produits appropries à chaque centre, nous permet de savoir
qu'est le plus rentable, donc chaque centre est responsable de résultat de son activité.

B. Les inconvénients :
 Il est très difficile de trouver des assiettes ou d'unité d’œuvre bien précises.
 La méthode ne fait que la destination entre les charges directes, et indirectes, et non
entre fixes et variables.
 Le coût complet est un coût historique il donne dés fois des informations tardives.

1.7. Structure des coûts complets :


L’enchaînement du calcul des coûts est fondé sur le cycle d’exploitation de l’entreprise :
Dans une entreprise commerciale, le cycle est le suivant : (1) Achat de produits – (2)
Stockage des produits – (3) Vente des produits.
o Dans une entreprise industrielle, il suit le schéma suivant : (1) Achat de matières
premières – (2) Stockage de matières premières – (3) Production des produits – (4)
stockage des produits finis – (5) vente des produits finis.

1.7.1. Etapes de calcul des coûts dans une entreprise commercial :

Tableau N°8 : La méthode du coût complet dans une entrepris commercial1

Etape Description

1 Calcul du coût d’achat des produits

 Coût d’achat = Prix d’achat + charges directes d’approvisionnement + Charges indirectes


d’approvisionnement

2 Inventaire permanent des stocks de produits

Le but de l’inventaire est de déterminer la quantité de produits vendus, et la valeur de ces derniers
lors de la sortie du magasin. Le stockage des produits génère des coûts ( coûts liés à la gestion des
stocks). Par conséquent, les produits à la sortie du magasin n’ont plus la même valeur qu’à leur
entrée ( méthodes de valorisation des sorties).

 Quantité de produits vendus = (Stock initial + Entrées) – Stock final


 Coût des produits vendues = Quantité de produits vendus x Valeur unitaire à la sortie du

1
http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Logistique/Couts -complets.htm 02/01/2021 à 14:30
39
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

magasin

3 Calcul du coût de distribution

 Coût de distribution = Charges directes de distribution + charges indirectes de


distribution

4 Calcul du coût de revient des produits vendus

 Coût de revient = Coût des produits vendues + Coût de distribution

5 Calcul du résultat analytique

 Résultat = Chiffre d’affaires - Coût de revient des produits vendues

Source : http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Logistique/Couts -complets.htm

1.6.2 Etapes de calcul des coûts dans une entreprise industrielle :

Tableau N°9 : La méthode du coût complet dans une entreprise industrielle1

tape Description

1 Calcul du coût d’achat des produits.

o Coût d’achat = Prix d’achat + charges directes d’approvisionnement + Charges indirectes


d’approvisionnement

2 Inventaire permanent des stocks de matières et consommables

Le but de l’inventaire est de déterminer la quantité de matières consommées, et la valeur de ces


dernières lors de la sortie du magasin. Le stockage des matières génère des coûts ( coûts liés à la
gestion des stocks). Par conséquent, à la sortie du magasin, elles n’ont plus la même valeur qu’à leur
entrée (méthodes de valorisation des sorties).

o Quantité de matières consommées = (Stock initial + Entrées) – Stock final


o Coût des matières consommées = Quantité de matières consommées x Valeur unitaire à la

1
http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Logistique/Couts -complets.htm le 02/01/2021 à 15
40
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

sortie du magasin

3 Calcul du coût de production

o Coût de production = Coût des matières consommées + Charges directes de production +


charges indirectes de production.

4 Inventaire permanent des stocks de produits finis

Le but de l’inventaire est de déterminer la quantité de produits finis vendue, et la valeur de ces
derniers lors de la sortie du magasin. Le stockage des produits finis génère des coûts ( coûts liés à la
gestion des stocks). Par conséquent, à la sortie du magasin, ils n’ont plus la même valeur qu’à leur
entrée (méthodes de valorisation des sorties).

o Quantité de produits vendus = (Stock initial + Entrées) – Stock final


o Coût des produits vendues = Quantité de produits vendus x Valeur unitaire à la sortie du
magasin

5 Calcul du coût de distribution

o Coût de distribution = Charges directes de distribution + charges indirectes de distribution

6 Calcul du coût de revient des produits vendus

o Coût de revient = Coût des produits vendues + Coût de distribution

7 Calcul du résultat analytique

o Résultat = Chiffre d’affaires - Coût de revient des produits vendues

Source : http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Logistique/Couts-complets.htm

41
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Section II : La méthode du coût partiel

1. Définition du coût partiel :


Le plan comptable le défini comme étant le coût constitué par les charges intervenant à un
stade d’analyse intermédiaire et on y trouve le coût variable (et souvent considérées comme
proportionnelles à l’activité) et le coût fixe (charge de structure).
- Les charges fixes sont liées à l’existence même de l’entreprise ou du centre d’activité. Elles
correspondent à une certaine capacité de production ou une certaine structure. Elles varient
par « paliers».
- Au contraire, les charges dites «variables» sont liées au fonctionnement de l’entreprise.
Elles dépendent du degré d’utilisation des moyens.1

2. Le principe de la méthode des coûts partiels 2:


Le coût d’un produit est la somme de la valeur des ressources (charges) utilisées pour
fabriquer ce produit. Par analogie, un coût partiel est une partie du coût global du produit
(c'est-à-dire une partie de son coût complet). La méthode des coûts partiels répartie les
charges en trois catégories :

o Les charges variables. Elles varient en fonction du nombre de produits fabriqué ;


o Les charges fixes spécifiques. Elles sont générées par un seul produit et imputées à
celui-ci ;
o Les charges fixes communes. Elles ne peuvent être imputées à un produit. Elles sont
couvertes par les marges dégagées par chaque produit fabriqué.

La marge d’un produit est la différence entre le revenu tiré de ce dernier et une partie de
son coût (coût partiel). La méthode des coûts partiel part donc du principe que les produits
fabriqués par l’entreprise génèrent des marges (et non des résultats) qui contribuent à couvrir
une masse indivisible de charges (charges fixes communes). C’est une méthode prévisionnelle
qui permet de :

o Connaître la contribution de chaque produit à la couverture des charges fixes ;


o Mesurer la rentabilité de chaque produit et identifier ceux qui sont les moins
rentables ;
o Calculer le seuil de rentabilité (chiffre d'affaires pour lequel les charges fixes sont
entièrement couvertes par la somme des marges dégagées par chaque produit).

1
RAIMBAULT Guy : « comptabilité analytique et gestion prévisionnelle outils de gestion », Edition Chihab, 1996,
P12.
2
http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Logistique/Couts -partiel.html le 02/01/2021 à 14:30
42
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

3. Schéma de détermination du résultat par la méthode des coûts partiels :

Le calcul du résultat par la méthode des coûts partiels suit les principales étapes
suivantes :

o Etape 1 : Analyse et distinction des charges fixes communes, des charges fixes
spécifiques et des charges variables;
o Etape 2 : Répartition des charges variables entre les différents produits. Un tableau de
répartition peut être utilisé en cas de besoin pour les charges variables indirectes;
o Etape 3 : Affectation des charges fixes spécifiques de chaque produit ;
o Etape 4 : Calcul des différentes marges par produit (marge sur coûts variables, marge
sur coûts fixes spécifiques);
o Etape 5 : Détermination du résultat analytique.

Le résultat analytique est obtenu en retranchant les charges fixes globales de la somme
des différentes marges par produit :

Résultat = Somme des marges des produits - charges communes

Selon la nature et l’importance des différentes charges dans le cout global des produits, ce
calcul peut se faire dans la pratique suivant deux méthodes :

o La méthode des couts variables


o La méthode des couts spécifiques (couts variables évoluée)

3.1- Calcul du résultat par la méthode des coûts variables :

La méthode des coûts variables tient uniquement compte des seules charges variables
dégagées par chaque produit et des charges fixes globales (spécifiques + communes).
Aucune distinction n’est donc faite sur les charges fixes.

La contribution des produits à la couverture des charges fixes se limite au calcul de la


marge sur coûts variables (différence entre le chiffre d’affaire par produit et la somme des
charges variables de chaque produit)

Le résultat analytique est obtenu en retranchant les charges fixes globales de la somme
des différentes marges sur coûts variables par produit :

43
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Tableau N°10 : tableau d’exploitation différentiel

Etape Description Produit Produit Produit


Total
(1) (2) (n)

1 Calcul du chiffre d’affaire prévisionnel (CA)


CA1 CA2 CA3 CAT

2 Calcul des charges variables (CV) CV1 CV2 CV3 CVT

3 Calcul de la marge sur coûts variables

MCV = Chiffre d’affaires - Coût variable

Le taux de marge est le rapport entre la marge sur


MCV1 MCV2 MCV3 MCVT
coût variable et le chiffre d'affaires, exprimé en
pourcentage. Taux de MCV = (MCV / CA) *100
donc

MCV = CA * Taux de MCV

4 Calcul des charges fixes (CF)


Charges fixes (CF)

5 Calcul du résultat (RE)

Résultat = MCV – CF
Résultat (RE)
Résultat = somme des marges - charges fixes
globales

Source : http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Logistique/Couts -partiel.html

o Résultat = Somme des marges sur coûts variables des produits - charges communes

Table de calcul du résultat par la méthode des coûts variables

3.2- Calcul du résultat par la méthode des coûts spécifiques :


Aussi appelée méthode du coût variable évolué, cette méthode (plus détaillée que la
précédente) tient compte des charges variables dégagées par produit. Ensuite, elle rattache à
chacun de ces derniers les charges fixes qui lui sont spécifiques. Il y a donc distinction entre
les charges fixes spécifiques et les charges fixes communes.

44
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

La contribution des produits à la couverture des charges fixes communes se calcule en deux
phases :

o Phase 1 : calcul de la marge sur coûts variables (différence entre le chiffre d’affaire
par produit et la somme des charges variables de chaque produit) ;
o Phase 2 : calcul de la marge sur coûts fixes spécifiques (différence entre la marge sur
coûts variables par produit et les coûts fixes spécifiques) ;

Le résultat analytique est obtenu en retranchant les charges fixes communes de la somme des
différentes marges sur marges sur coûts fixes spécifiques par produit:

Résultat = Somme des marges sur coûts fixes spécifiques des produits - charges communes.
Tableau N°11: tableau d’exploitation différentiel

Etape Description Produit Produit Produit


Total
(1) (2) (n)

1 Calcul du chiffre d’affaire prévisionnel (CA)


CA1 CA2 CA3 CAT

2 Calcul des charges variables (CV)


CV1 CV2 CV3 CVT

3 Calcul de la marge sur coûts variables

MCV = Chiffre d’affaires - Coût variable

Le taux de marge est le rapport entre la marge sur


MCV1 MCV2 MCV3 MCVT
coût variable et le chiffre d'affaires, exprimé en
pourcentage. Taux de MCV = (MCV / CA) *100
donc

MCV = CA * Taux de MCV

4 Calcul des charges fixes spécifiques (CFs) CFs1 CFs2 CFs3 CFsT

5 Calcul de la marge sur coût fixes spécifiques


MCFs1 MCFs2 MCFs3 MCFsT
MCFs = MCV – CFs

45
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

6 Calcul des charges fixes communes


Charges fixes communes (CFc)
(CFc)

7 Calcul du résultat

Résultat = MCFs – CFc


Résultat (RE)
Résultat = somme des marges (MCVs) - charges
fixes communes

Source : http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Logistique/Couts -partiel.html

4. Les outils d’analyse du résultat :


4.1- Le seuil de rentabilité 1 :
Découlant de la méthode comptable de calcul des coûts partiels, diverses définitions sont
données au seuil de rentabilité :

o Le seuil de rentabilité correspond au volume d’activité pour lequel l’entreprise ne


dégage ni perte, ni profit (résultat brut d’exploitation égal à 0) ;
o Il est atteint quand les coûts fixes sont totalement couverts par les marges sur coûts
variables ;
o Le seuil de rentabilité est aussi appelé chiffre d’affaires critique ou point mort (en
anglais, break-even point).

Théoriquement cependant, le point mort est la date à laquelle le seuil de rentabilité est
atteint. C’est-à-dire, la date à laquelle toutes les charges fixes sont couvertes. Au-delà de
celle-ci, toute unité supplémentaire produite (et vendue) procure 100% de bénéfice à
l’entreprise.

L’analyse de la rentabilité des produits a pour but d’aider le gestionnaire à fixer des
objectifs pour l’atteinte rapide du seuil de rentabilité. Plus vite il est atteint durant un exercice,
plus les chances d’obtenir un meilleur résultat n’augmentent.

A. Les méthodes de calcul du seuil de rentabilité (SR)

Avant de passer au calcul du seuil de rentabilité, il convient de distinguer les charges


selon deux catégories :

1
Didier Jourdain et Louis Dubrulle, «comptabilité analytique de gestion » édition DUNOD, 2013, p 76
46
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

o Les charges variables. Elles varient en fonction du nombre de produits fabriqué ;


o Les charges fixes. Elles ne sont pas imputées aux produits. Elles sont cependant
couvertes par la somme des marges dégagées par chaque produit fabriqué.

L’analyse de la rentabilité des produits fabriqués se fait à partir des données de


base suivantes:

o Le chiffre d'affaires (CA) prévisionnel par produit. (CA = Prix de vente unitaire x
nombre de produits fabriqués et vendus) ;
o Les charges variables (CV) engendrées par chaque produit. (CV) ;
o Les marges sur coûts variables (MCV) par produit. (MCV =CA -CV) ;
o Le taux de marge sur coûts variables (Taux MCV) par produit. (Taux MCV = (MCV /
CA) *100)
o Les charges fixes (CF). Charges indivisibles.

Le calcul de la contribution de chaque produit à la couverture des charges fixes se fait


en retranchant les charges variables (CV) par produit du chiffre d’affaires (CA) par produit.
Le seuil de rentabilité est calculé par produit et peut s’exprimer en quantité (nombre
d’unités produites), en devise (unité monétaire), ou en jours (nombre de jour en supposant une
production régulière).

1- Calcul du seuil de rentabilité en devises :

o A partir du CV = (CF×CA)/ MCV


o A partir du Taux de MCV : SR = CF / Taux MCV

2- Calcul du seuil de rentabilité en quantité (N) :

o Connaissant le seuil de rentabilité en devises : N = SR / Prix de vente unitaire


o Connaissant la MCV unitaire : N = CF / MCV unitaire (MCV unitaire = Prix de vent
unitaire – CV unitaire)

3- Calcul du seuil de rentabilité en jours (Point mort) :

Connaissant le CA prévisionnel annuel, le nombre de jours à partir duquel le chiffre


d’affaires critique est atteint se calcule selon la formule suivante :

o Point mort = (SR X 360) / CA annuel (ou de la période de calcul choisie)

4- Détermination graphique du seuil de rentabilité :


Dans un repère orthonormé, on place en ordonnée le chiffre d’affaires (CA) et en
abscisse les quantités de produits fabriqués et vendus. Les charges fixes et la marge sur couts
variables sont les deux éléments qui y seront représentés.
Les charges fixes, qui ont une valeur constante sont matérialisées dans le graphique
par une ligne horizontale qui traverse l’axe des ordonnées à un point Y 1 = CF. La marge sur
coûts variables (MCV), est matérialisée par une droite dont l’équation est de la forme Y = ax.

47
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Où a = MCV unitaire et x = nombre d’unités. Le point d’intersection entre ces deux droites est
le seuil de rentabilité (ici, exprimé en quantité). On peut étendre ensuite l’analyse :
o SR en devise = Nombre d’unités x Prix de vente unitaire ;
o La zone située en dessous du SR est appelée zone de perte. Car les charges fixes ne
sont pas encore couvertes en totalité ;
o La zone située au dessus du SR est appelée zone de profit. Car les charges fixes étant
couvertes, toute unité supplémentaire vendue procure 100% de profit.

B. Présentation graphique du seuil de rentabilité :


Trois présentations graphiques sont possibles pour illustrer la détermination du seuilde
rentabilité.
 Au niveau du chiffre d’affaires : le seuil de rentabilité est atteint quand le
chiffred’affaires est égal à la somme des charges variables et des charges fixes.1
CA = CV +CF
Graphe N°5: Graphique comparant le chiffre d’affaires et le coût
complet

(Source : LANGLOIS. L, BONNIER.C, BRINGER. M, « contrôle de gestion », Edition BERTTI,


2006, P145.)

 Au niveau de la marge sur le coût variable : par définition, au seuil de rentabilité,


le Résultat est nul. Le seuil de rentabilité sera atteint quand la marge sur le coût
variable égale à la charge fixe.2

1
LANGLOIS. L et al : « contrôle de gestion », Edition BERTTI, Alger, 2006, P.145.
2
Idem .P.146

48
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

M/CV= CF
Y= aX
Graphe N°6: graphique comparant le chiffre d’affaires et le coût fixe :

(Source : LANGLOIS. L, BONNIER.C, BRINGER. M, « contrôle de gestion »,


Edition BERTTI, 2006, P145.)
 Au niveau du résultat23 :
Résultat = M/CV –CF
Par définition, au seuil de rentabilité, le résultat est nul :
Y=aX–b
Graphe N°7: Graphique du résultat (en fonction du chiffre d’affaire)

(Source : LANGLOIS. L, BONNIER.C, BRINGER. M, op.cit, P146.)

49
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

C- Calcul de l’indice d’efficience :

L’indice d’efficience est le pourcentage du chiffre d’affaires réalisé au delà du seuil de


rentabilité.

o Indice d’efficience = (CA de la période - SR) x 100 / CA de la période.

D. Quelques avantages et limites du seuil de rentabilité :

L’analyse de la rentabilité des produits et particulièrement celle du seuil de rentabilité


est une démarche purement prévisionnelle. Les résultats des diverses analyse de coûts sont
obtenus sur la base de données estimées qui peuvent plus ou moins se rapprocher de la
réalité.

Le seuil de rentabilité permet cependant d’apprécier si un produit est assez rentable


ou pas, avec tout ce qu’une telle information peut engendrer comme prise de décision
(lancement du nouveau produit, retrait du marché d’un produit déjà
existant, augmentation de la production et quête de nouveaux marchés …).

Les limites de la méthode sont de diverses natures. Dans cet exercice purement
prévisionnel, tous les coûts ne sont pas forcément pris en compte. Cette analyse suppose la
régularité des ventes ce qui en réalité n’est pas toujours vraie. Le seuil de rentabilité varie
aussi tôt que le prix de vente change. L’augmentation du nombre d’unité produite peut, au
delà d’un seuil, provoquer des investissements qui affecteront aussi tôt le résultat. Il ne
faut non pas perdre de vue que les ateliers ont tous une capacité de production limité ce
qui forcément empêchera en un moment donné le dépassement d’un seuil de production…

5. Avantages et limites de la méthode du coût partiel :1


A. Avantages liés à la méthode :

 Cette méthode est plus simple à mettre en œuvre que celle des coûts complets ;
 Elle améliore la fiabilité des coûts en évitant la ventilation des charges fixes, dont
la plupart sont indirectes ;
 Elle permet une politique des prix souples, et autorise les simulations et les
prévisions ;
 Elle facilite les comparaisons entre produits, car les coûts variables ne sont pas
affectés significativement par les variations de l’activité ;

1
FERDJELLAH Mohamed : « la comptabilité des coûts et prix de revient », Edition ENAG, Alger P.80.

50
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

 Concernant la rentabilité de l’entreprise, cette méthode est de loin la méthode par


excellence permettant l’identification du chiffre d’affaire à partir duquel
l’entreprise pourra
 réaliser des bénéfices.
B. Limites de la méthode :
 La méthode ne permet pas d’obtenir de coût de revient complet ni de résultat
analytique par produit, étant donné que toutes les charges ne sont pas incorporées aux
coûts des produits (notamment les charges fixes) ;
 La distinction entre charges fixes et variables n’est pas toujours facile ;
 La part des charges fixes indirectes dans la structure des coûts a tendance à s’accroitre
dans certaines activités industrielles, de telle façon que la méthode du coût variable
simple peut devenir inadaptée ;
 La méthode du coût variable simple, tout comme celle des coûts complets, fournissent
peu d’arguments pour décider de l’abandon d’une activité.

51
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Section III : L’imputation rationnelle


1. Définition :
Méthode de calcul des coûts, fondée sur la distinction entre les charges de structure
et les charges opérationnelles, consistant à tous les niveaux à l'entreprise (centres
d'analyse, produits...) à incorporer aux coûts (des centres d'analyse, des produits...)
leurs charges de structure respectives multipliées par le rapport : Activité
réelle/Activité normale (appelé rapport ou coefficient d'activité) les concernant.
Les coûts rationnels unitaires des prestations fournies par les centres de
responsabilité deviennent des indicateurs de gestion intéressants puisqu'en isolant les
effets des variations d'activité, l'imputation rationnelle laisse apparaître des
modifications de coûts unitaires provenant uniquement de la variation du coût variable
unitaire (modification du rendement ou/et des prix ou coûts des moyens de production
utilisés) et de la variation de la masse des frais de structure (changement du total des
coûts fixes périodiques supportés).
La méthode de l'imputation rationnelle permet aussi de mettre en évidence les
centres en sous-activité ou en suractivité et d'en chiffrer le coût ou le boni : des
décisions pourront résulter de ces constatations afin d'aboutir à une meilleure
utilisation de la structure productive de l'l’entreprise 1.
2. Principe de la méthode :
Avec la méthode des coûts complets lorsque le niveau d’activité augmente les coûts
unitaires tendent à diminuer puisque les charges fixes vont se répartir sur un plus grand
nombre d’articles. On aura le cas inverse lorsque le niveau d’activité baisse.

Pour corriger cette situation il faut neutraliser les charges fixes à travers la méthode
d’imputation rationnelle. C’est une méthode que l’on peut considérer comme méthode à mi-
chemin entre la méthode des coûts complets et celle des coûts partiels.
L’imputation rationnelle des charges fixes est donc un correctif recommandé
d’apporter au calcul des coûts dits « réels ».
« Ce correctif consiste à rendre le coût des unités d’œuvre ou de production indépendant du
degré d’activité et à faire apparaître distinctement l’incidence de cette variation d’activité sur
les résultats. »
La méthode d’imputation rationnelle permet de calculer des coûts de revient complets
d’un produit indépendamment des variations du niveau d'activité (cas des entreprises dont
l'activité est saisonnière) en éliminant l’influence de la suractivité ou de la sous activité. En
d’autres mots, cette méthode consiste à ne faire supporter au coût du produit qu’une fraction

1
https://www.chefdentreprise.com/Definitions-Glossaire/Imputation-rationnelle-240042.html le 25/01/2021 à 11:00

52
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

des frais fixes proportionnelle a l’activité réalisée. Pour se faire nous devons définir un
coefficient d’imputation rationnelle.1

2.1. Définition du coefficient d’imputation rationnelle :


Quand l’activité enregistre des variations, il n’est pas possible d’imputer les charges
fixes ‘‘telles quelles’’. Afin de filtrer l’incidence du niveau d’activité sur les charges fixes, il
est nécessaire de définir un niveau d’activité normal correspondant aux conditions
d’exploitation habituelles dans l’optique de calculer le coefficient d’imputation rationnelle.
Le coefficient d’imputation rationnelle (CIR) ou taux d’activité se définit comme le
quotient de l’activité réelle (ou constatée) et de l’activité normale (ou standard).
𝐴𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é𝑅é𝑒𝑙𝑙𝑒
𝐶𝐼𝑅 =
𝐴𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é𝑁𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙𝑒

Pour la période déterminant le coefficient d’imputation rationnelle celui-ci est égal à


100% puisque l’activité réelle est égale à l’activité normale. Il n’y a pas lieu de corriger le
coût de revient obtenu.
En conséquence, lorsque l’activité réelle est inférieure à l’activité normale, les frais fixes
imputés sont inférieurs aux frais fixes réels. La différence due à la sous activité s’appelle
"coût de sous activité". Inversement (activité réelle supérieure à l’activité normale), on parlera
de "boni de suractivité".
Ce coefficient est utilisé comme coefficient de pondération pour imputer les charges fixes.
L’activité peut être mesurée selon le cas en nombre de produits fabriqués ou en nombre
d’unités d’œuvre.

 Si le coefficient d’imputation rationnelle est inférieur à 1 (CIR < 1) nous sommes en


sous activité.
 Si le coefficient d’imputation rationnelle est supérieur à 1 (CIR > 1) nous sommes en
suractivité.2

2.2.La démarche de la méthode 3:


Quatre étapes principales peuvent être distinguées:
a. Isoler les charges fixes (CF) de l’ensemble des charges :
La première étape consiste à distinguer au sein de chaque centre d’analyse, les charges
variables et les charges fixes. Cette distinction n’est pas si évidente et présuppose de définir
un critère de variabilité.

1
http://ens.univ-rennes1.fr/comptagest/etu_cas/ir/imputation %20rationnelle.pdf
2
http://www.gestionappliquee.com/pdf/Compta_Gestion/Compta_Ge stion_209_216.pdf
3
Bouquin.H «comptabilité de gestion » édition Sirey, 1997, P 35

53
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

b. Déterminer le coefficient d’imputation rationnelle (CIR) :


L’imputation des charges fixes est réalisée par rapport au niveau d’activité considéré
comme normal par l’entreprise, cette activité standard est soit théorique (déterminée par la
capacité de production par exemple), soit réelle (la moyenne mensuelle de l’activité de
l’année précédente, par exemple), soit encore prévisionnelle. Les charges fixes sont imputées
selon le rapport entre activité réelle, constatée de la période, et l’activité définie comme
normale1 .

c. Calculer les charges fixes imputées :


𝐴𝑅
𝐶𝐼𝑅 =
𝐴𝑁

Ces charges fixes imputées (CFi) sont calculées en multipliant les charges fixes réelles
(CFr) par le coefficient d’imputation rationnelle (CIR).
CFi = CFr. CIR
d. Calculer la différence entre les charges fixes imputées et les charges fixes réelles.

2.3. La différence d’imputation rationnelle :


Il ya donc une différence entre les charges fixes réelle et les charges fixes imputées
rationnellement. Cette différence est égale à :
∆ IR = CFr – Cfi
∆IR = CFr - CFr.CIR
∆ IR = CF (1 – CIR)
Dans le cas d’une situation de sous-activité, cette différence exprime le coût de sous-
activité. Ce coût exprime qu’une partie des charges fixes n’est pas "absorbée" ou "couverte"
du fait d’un trop faible nombre de produits (ou d’unité d’œuvre en cas de charges fixes
indirectes) par rapport à la situation normales. On dit que l'entreprise qui a supporté ce coût
est en situation de chômage qui lui a coûté un surcoût exprimé par une différence positive
entre les charges fixes réelles et les charges fixes imputées.
Dans le cas d’une suractivité, on dégagerait un gain de suractivité apparaissant comme
une valeur négative de la différence d’imputation rationnelle

54
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

On peut représenter la différence d’imputation rationnelle en fonction de l’activité réelle, par


le schéma ci-dessous :

Graphe N°8: Représentation comparée du coût réel et du coût avec IRCF

NB :
A la limite, si l’activité réelle est nulle (en période de grève ou de rupture des
approvisionnements, par exemple) le coût de la sous-activité est égal à la totalité des charges
fixes qui ne sont pas couvertes.,

3. Objectifs :
Lorsque l'activité est sujette à des fluctuations, l'imputation aux coûts des charges fixes fausse
l'interprétation des coûts :

 Si l'activité est élevée, les coûts unitaires sont plus faibles du fait d'une répartition des
charges fixes sur un plus grand nombre de produits ;
 Si l'activité est faible, les coûts unitaires sont plus élevés du fait d'une répartition des
charges fixes sur un plus petit nombre de produits.
 L'imputation rationnelle des charges de structure a pour effet de neutraliser l'effet des
fluctuations d'activité sur les coûts unitaires. Les coûts unitaires deviennent ainsi
comparables d'une période à l'autre. 1

1
Bernard R « comptabilité analytique et contrôle de gestion », édition elipse
55
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

4. Avantages et inconvénients 1 :
4.1. Avantages de l’imputation rationnelle :
 Le fait de "gommer" l'incidence du niveau d'activité sur le coût des produits rend la
valorisation plus apte à contribuer à la détermination des prix de vente.
 En valorisant l'enjeu financier d'une sous-activité chronique, la méthode pose la
question d'une éventuelle restructuration de l'entreprise ou du centre d'analyse
concerné (dans un sens ou dans l'autre selon le critère choisi pour définir l'activité
normale).

4.2. Inconvénients de l’imputation rationnelle :


 L'intérêt de la méthode est associé à une analyse correcte de la variabilité des charges
et une appréciation raisonnable de l'activité normale.
 Les coûts résultant de la méthode ne peuvent être utilisés pour la valorisation des
stocks en comptabilité générale.
 Une difficulté peut exister pour l’évaluation des charges fixes, en particulier pour ventiler les
charges semi-variables en distinguant la partie fixe de la partie variable.
 La détermination des taux d’activité peut parfois être délicate.
 La méthode de l’imputation rationnelle des charges fixes appliquée aux charges indirectes
dans les différents centres d’analyse accroît la complexité du tableau de répartition. 2

5. Résumé de la méthode :

𝑨𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒓é𝒆𝒍𝒍𝒆
Taux d’activité ou coefficient d’amputation rationnelle =
𝑨𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒏𝒐𝒓𝒎𝒂𝒍𝒆

Charges fixes imputées = charges fixes réelles × taux d’activité

Sous activité : MALI


Différence d’imputation rationnelle
Sur activité : BONI

Source :http://www.unit.eu/cours/kit-gestion-ingenieur
1
Gerard M et Philipe R « comptabilité analytique» édition Breal , 2001, p 158
2
http://www.unit.eu/cours/kit-gestion-ingenieur/Chapitre-2/Compta-gestion-ingenieur/ING-P3-09/Pdf/ING-
P3-09.pdf le01 /02/2021 à 00:23
56
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Section IV : Le coût marginal


Calculer à la marge consiste à raisonner sur l'unité et non plus sur la quantité globale.
Arithmétiquement, quand on parle de coût marginal, on s'intéresse aux effets engendrés par la
production d'une unité de plus (ou de moins).
Mathématiquement, on étudie la fonction du coût total. Pour ce faire, on la dérive afin
de déterminer l'optimum technique et l'optimum économique.
Le raisonnement sur l'unité est plus affiné que précédemment. Il renforce la décision sur la
fixation du prix, le niveau de production à atteindre ou sur toute commande à accepter ou à
refuser.

1- Définition du coût marginal 1:


Le coût marginal (Cm) est la variation du coût total (CT) due à une variation de la
production :
∆CT CT2 − CT1
𝐶𝑀 = =
∆Q Q2 − Q1
Avec ∆=Variation et Q=Quantités.

Cette définition s'applique non seulement à une augmentation, mais aussi à une
diminution de production. Ainsi, on parlera de:

 Coût marginal de développement si l'entreprise est en expansion.


 Coût marginal de régression si l'entreprise est en diminution de production.
On définit aussi le coût marginal comme la différence entre les charges courantes
nécessaires à une production et l'ensemble de celles qui sont nécessaires à cette même
production majorée ou minorée d'une unité.

 Cm=Coût d'une unité additionnelle.


 Cm global=CT2-CT1.
CT CT
 CM (Coût moyen)= = .
Q X
 RT (Recette totale) =pQ=px, p étant le prix de vente.
RT RT
 RM (Recette moyenne) = Q = X .
 Rm (Recette marginale)= tp (Q2-Q1) =RT'.
 II(Profit total)-R-CT
 II' (Profit marginal)=Rm-Cm.

1
Farid Makhlouf, « comptabilité analytique », Edition, pages bleues, Alger, 2018, p 126
57
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

2- La composition du coût marginal 1:


Il est composé de coûts variables, éventuellement de coûts fixes supplémentaires qu'il
est nécessaire de supporter pour augmenter la production (changement de structure).Deux
cas peuvent se présenter :
 Le coût marginal est constitué seulement de coût variable (Cm unitaire = CV
unitaire).
 La production supplémentaire entraîne une augmentation de coûts fixes. Le
coût marginal est alors constitué de coûts variables et de coûts fixes (Cm
unitaire=CV unitaire+CF unitaire).
 Les coûts fixes supplémentaires ne seront supportés que par l'unité supplémentaire.
 Le coût total est composé de charges de structure et de coûts variables. Toute variation
du coût total résulte donc d'une variation de l'une de ces composantes ou des deux
(CT=CV+CF).

3- La formulation mathématique du coût marginal2 :


3-1- La définition mathématique :
Soient CT le cout total, les quantités produites :
Le cout total vraie en fonction de x = CT = F(x)
Soient ∆x la variation des quantités produites, ∆CT la variation du cout total Cm le cout
marginal CM= ∆CT/∆x
Le cout marginal est la dérivée du cout total et s’exprime par cm=CT’=f’(x) :
Cm=∆CT /∆x =dCT/Dx=CT’= f’(x)
Soit CM le cout moyen :
CM= CT/x= f(x)/x. CM est de la dorme : U/V
La dérivée est donc égale à : U’V-UV’/V2 .
CM’= f’(x) * x-f(x) = CT’*x – CT
X2 X2
L‘optimum se Détermine en annulant la dérivée :

CT * x – CT = 0 CT’ * x – CT = 0 CT’ = CT
X
Cm
CM

A l’optimum (ici un minimum) le coût marginal est égal au coût moyen.

1
Idem p 127
2
Idem p 132
58
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

3.2 Optimum technique et économique:


3.2.1 Optimum technique :
Soit l’équation du coût total : y= ax2 +bx2 + cx,
a) Calcul de l’optimum du coût moyen :
Cm = CT/x = f(x) / x = y/x = ax2 +bx2 +cx/x = ax2 + bx + c
CM’ = 2ax + b
CM’ = 0 2ax +b =0 x= -b/2a
b) Calcule de l’optimum du coût marginal :
Cm = CT’= 3ax2 + 2bx + c Cm’ = 6ax + 2b.
Cm’ = 0 6ax + 2b =0 x = -2b/6a = -b/3a
c) intersection entre Cm et CM :
Il faut Cm = CM 3ax3 +2bx + c = ax2 +bx + c.
3ax2 + 2bx + c – ax2 -bx – c =0
2ax2 +bx =0
2ax2 +bx = 0
x (2ax +b) =0
2 solutions :
x= 0 et x = -b/ 2a
La solution x=0 est sans intérêt, car il faut une activité pour avoir un coût marginal.
La solution x= -b/2a correspond au minimum de coût moyen. c’est l’optimum technique,
c’est-a-dire le niveau de production qui permet d’optimiser les conditions d’exploitation.

59
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

D) Représentation graphique :
Graphe N°9: intersection entre Cm et CM

Coûts Coût marginal


Unitaires

Coût moyen

Optimum technique Quantités

L’optimum technique est insuffisant pour prendre une décision. il faut connaitre l’optimum
économique.

3.2.2 Optimum économique :


Il correspond au niveau de production pour lequel le résultat est maximum.
Soient CT le coût total, P le prix, x la quantité produite et vendue, R le recette total, Rm la
recette marginale, II le profit total, II’ le profil marginal.
RT= Px
Rm= P
II = RT-CT = Px – (ax3 +bx2 +cx)
La fonction du profit marginale est dérivée du profit total :
II’= p-3ax2 – 2bx – c.

La fonction atteint son maximum quand sa dérivée s’annule :


L’optimum économique que correspond au niveau de la production pour laquelle la
recette marginale est égale au coût marginal.

60
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Graphe N°10 : L’optimum économique que correspond au niveau de la production

Coûts
Prix Zone de marque à gagner
Coût marginal
Unitaire

Zone de profits décroissants

Recette
marginal

Quantités

Optimum optimale pour un prix p

 CM <P : Les profits augmentent,tant que Cm <P , on peut augment la production .


 Cm=P : le profit total est maximum et le profit marginal est nul. Produite plus ferait
diminuait le profil total amours que le profit marginal serait négatif.
 Cm>P : Les profits sont décroissants. Il est judicieux de ne pas en arriver là, car la
fabrication d’un produit coûte plus qu’elle rapporte.1

4. Résumé de la méthode du coût marginal 2 :

Coût marginal = Variation du coût


=Dérivée du coût total
Recette marginal = Prix de vente unitaire
Profit marginal = Recette marginale –coût marginal

1
H.Davasse et B.Bringer, « comptabilité et gestion », édition FOUCHER, 1995, p 111
2
http://www.unit.eu/cours/kit-gestion-ingenieur le 24/01/2021 à 12:40
61
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Optimum technique
Niveau de production vendue pour lequel le profit unitaire est
maximum c’est-à-dire lorsque le coût moyen est minimum

Optimum économique
Niveau de production vendue pour lequel le profit total est
maximum c’est à dire lorsque la recette marginale est égale au
coût marginal

62
Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Conclusion :
A travers ce chapitre nous pu voir la distinction entre les différentes méthodes. Il
existe des méthodes simples mais qui donnent des résultats moins précis et d’autres sont plus
couteuses et nécessitent des traitements plus complexes mais les résultats donnés sont plus
précis.

63
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Introduction :
Afin d’illustrer les données théoriques vues dans les deux chapitres précédents dans la
pratique, on va procéder au calcul du coût de revient et donc le résultat analytique suivant la
méthode appliquée par l’ENAP tout en analysant les résultats obtenus. Cette analyse se fera
en suivant une méthodologie de recherche descriptive et analytique.

Section I : Préparations de l’organisme d’accueil :


1.1 Historique et dénomination sociale :
1-1-1. Historique :
Trois étapes essentielles ont constitué l'historique prospère de l'entreprise nationale des
peintures. Elle a été créée en 1968 comme société nationale des industries chimiques
(SNIC) dont les unités ont été héritées de la nationalisation des sociétés étrangères en Algérie,
son activité a été caractérisée par une politique de développement dans le sens de la
monopolisation des industries de peintures au niveau national, c'est ainsi que les premiers
projets Algériens en matière de peintures sont l'œuvre de la SNIC.

En 1982 avec la restructuration organique par les décrets 82/417 et 82/422 de la


SNICa été créée l’entreprise nationale des peintures ENAP.
Jusqu'au mai 1984, l'ENAP exerçait sa mission sous la tutelle du Ministère des industries
Légères.
En 12 mai 1984 a transféré cette tutelle au Ministère de l'énergie des industries
chimique et pétrochimique.
Litant dans les cadres de la réforme économique en 1990 du plan national, l'entreprise
publique et économique des peintures ; société par actions (EPE/ENAP/Spa) est passée à
l'autonomie le 31 mars 1990 avec un capital social de 100.000.000 DA réparti entre les fonds
de participation :
 Chimie Pétrochimie pharmacie : 40%
 Mines Hydrocarbures Hydrauliques : 30%
 Industries diverses : 30%
Qui furent transférés en août 1995 à 100% au Holding chimie- Pharmacie service
L’ENAP est passé en juillet 2013 à un capital social du 9 milliards de DA détenu en
totalitépar l’État.

1-1-2. Dénomination sociale :


Entreprise publiques économique, société par action, entreprise nationale des peintures
« EPE / ENAP/ SPA » a été dénommée ainsi après modification des statuts en date du 31mars
1990 :
 Adresse du siège social :
Route national n° 05 BP 78 Lakhdaria 10200 Wilaya de Bouira
 Actionnaire :
Société de gestion des participations chimie pharmacie (SGP/ GEPHAC).

65
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

 Raison sociale :
La recherche, le développement et la production des peintures, vernis et émulsion, résines,
colles, siccatifs de dévers.
 -Tel : 026/ 90. 11. 04 ou 026/ 90. 10. 93
 -Site Web : www.ENAPDZ.DZ

1-2 - Département finances et comptabilité :


La fonction financière a pour rôle de réunir les fonds et de les employer, par contre la
fonction comptable a pour rôle d'enregistrer tous les mouvements des valeurs, et la
transformation touchant le patrimoine de l'entreprise.
Cette direction comporte un département comptabilité et finances, qui dirige (3) trois services
 Services comptabilité siège
 Services comptabilité générale
 Services budget et investissement
La direction financière est gérée par le directeur de l’administration et finance qui dirige le
département
Schéma N°5 : organisation de la direction financée

Directeur administration et finances

-cadre dirigeant -

Assistant Financier

Secrétariat

Dpt Finances et comptabilité

Sce comptabilité Chargé d’études

Sce Budget Charger d’études

Sce Comptabilité

Caissier

Comptable
Source : Document interne de L’ENAP
secrtr Finances

Comptable

66
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

1.3. Organigramme de l’ENAP un Siège :


Schéma N°6 : Organigramme L’ENAP :

Source : Document interne de L’ENAP

67
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

1-3) Répartition géographique des sites de l’ENAP :


 Complexe de Production de Lakhdaria (wilaya de Bouira).
 Complexe de Production de Oued-Smar (wilaya d’Alger).
 Unité Peinture de Chéraga (wilaya d’Alger).
 Unité Peinture d’Oran (wilaya d’Oran).
 Complexe de Production de Sig (wilaya de Mascara).
 Complexe de Production de Souk-Ahras (wilaya de S.Ahras).
 Unité Commerciale d’Alger (wilaya d’Alger).
 Unité Commerciale de Sétif (wilaya de Sétif).
 Unité Siège Lakhdaria (wilaya de Bouira).
Les missions essentielles des unités :
COMPLEXES DE PRODUCTION (Unités : Alger, Lakhdaria, Sig et Souk-Ahras).
 Concevoir, produire et commercialiser des Peintures, Vernis, Colles, Émulsions, Résines, et
Dérivés.

UNITÉS DE PRODUCTION (Unités : Oran et Chéraga)


 Produire et commercialiser des Peintures, Vernis et Dérivés.

UNITÉS COMMERCIALES (Unités : Alger et Sétif)


 Commercialiser des Peintures, Vernis, Colles et Dérivés.

1.4 Gammes de produits :


Tableau N° 12 : Gammes de produits

Segments Gammes Marques commerciales

P Bâtiment Blanroc, Glylac 2000, Enduinyl, Endalo, Thixatin, Snilac.

E
I Carrosserie Glycar, Cellosia, Acryla, Polycar, Cellomast, Mastifer.

N
Industrie Primafer, Glyfour, Acryfour, Signaryl,Aérolac,
T
Signaryl, Epoxamine,Chloric CC, Epoxamide,
U
Bimepox, Styralin.
R
Diluants Cellulosique, Synthétique, Acrylique, Epoxydique

68
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

E Vernis Verinex, Vernis Cellulosiques,

S Vernis Marin, Vernis Acryla.

Solvants Alkydes, Aminoplastes

Résines Émulsions Vinyliques, Acryliques

Naphténates et Sictoplomb, Sictobalt, Sictocal, Sictoman.


Octoates
Siccatifs

Colles A base d’eau Colles Express, Colles à bois.

1.5)Axes stratégiques de l’entreprise :


 Pérenniser et valoriser l'entreprise et son savoir-faire dans le domaine des peintures ;
 Accroître la satisfaction des clients en veillant continuellement à répondre à leurs besoins et à
l’application des exigences réglementaires.
 Recherche de partenariat du métier avec l’un des Leaders mondiaux afin d’accroître la
satisfaction des clients et garantir la pérennité de l’entreprise.
 Assurer une amélioration continue de la qualité des produits et services en vue de mieux nous
positionner sur le plan commercial au niveau national ;
 Mieux maîtriser nos coûts afin d'optimiser nos ressources ;
 Accroître l'efficacité de notre entreprise en motivant le personnel ;
 En clair, améliorer les performances de l'Entreprise en termes de :
 Finance,
 Résultat.
 organisation.

69
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Agrégats de gestion :
Tableau N° 13 : Agrégats de gestion

Désignation 2010 2011 2012 2013 2014

Chiffre d’affaires 11547 12687 13022 13656 13451

Valeur ajoutée 3908 4679 4291 5091 4963

Résultat ordinaire 2 303 2 734 2 293 2 776 2 554

Actif net 14 667 16431 16781 19366 21030

Effectifs (agent) 1 562 1517 1515 1864 1877

Production(en T) 142 794 143542 145859 142765 145309

Graphe N° 11 : l’évolution du chiffre d’affaire


U: MDA

14000

12000

10000

8000

6000

4000

2000

0
2010 2011 2012 2013 2014
Source :document interne a L’ENAP
C.A V.A R.O 70
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Mise à niveau (dépenses d’investissements):

Graphe N° 12 : dépenses d’investissements


U: MDA

500 445
450
400 349
316
350
300 251 258

250
200
150
100
50
0
2010 2011 2012 2013 2014

Source :document interne a L’ENAP

1.6) Innovation (nouveaux produits) :


 MURALSAT (Peinture bâtiment).
 NACRYMUR ( « « ).
 CIMENT COL (Colle pour faïence).
 SUPERLAC (Peinture bâtiment).
 SATICRYL ( « « ).
 ACRYSAT ( « « )

1.7) RELATIONS AVEC LE PARTENAIRE SOCIAL ET RH :

❖ La Convention collective:
Cette dernière régie les conditions d’emploi et de travail au sein de l’entreprise et s’applique à
l’ensemble des travailleurs de l’entreprise à l’exclusion de ceux, régis par un statut particulier
réglementaire.

La convention a été rééditée en 2007 et déposée auprès de l’inspection de travail de Lakhdaria


le 16.01.2008.

❖Règlement Intérieur :

71
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Il fixe les règles relatives à l’organisation technique du travail, à l’hygiène et la


sécurité et à la discipline générale dans l’entreprise. Il est établi conformément à la loi 90-11
du 21 avril 1990 relatives aux relations de travail, modifiée et complétée.
Ce règlement a été élaboré en Janvier 1995 et déposé auprès de l’inspection de travail
le 28.02.1995 et du tribunal de Lakhdaria le 05.03.1995 et réédité en Janvier 2005.
L’entreprise emploi un effectif de 1849 agents et organisée en 06 unités de production,
02 unités commerciales et un siège social.
Le volet formation au sein de l’entreprise occupe une place importante et fait l’objet
d’un suivi mensuel.
Les principaux thèmes abordés par le plan de formation annuel sont la gestion de la
production

 Le système management qualité


 Informatique
 Contrôle de gestion.
 Ressources Humaines
 Sécurité environnement
 Maintenance.
 Chimie et processus de fabrication.

1.8) NORMES ET CERTIFICATION :


L’ENAP est certifiée selon le référentiel ISO 9001 version 2000 depuis 2003.

 Renouvellement en 2009 selon le dernier référentiel ISO 9001version 2008 à ce jour.


 Signature de contrats de performance environnementale en 2005 par toutes nos unités
d’exploitation avec le ministère de l’environnement.
 Obtention du premier prix de la qualité en 2010.
 Méthodes de contrôle de nos produits selon les normes ISO ;
 Perspectives : création de l’assistance QHSE (Qualité, Hygiène, sécurité,
environnement) Qui a pour mission, sous les auspices de la direction générale,
l’adhésion de l’ENAP aux systèmes harmonisés SMI (9001 version 2008 ,14001
version 2004 et OHSAS 18001version 2007).
1.10) SYSTEME D’INFORMATION :
L’Entreprise ENAP dispose d’un système d’information hiérarchisé à deux (02) niveaux:

 Niveau unité de production ou de commercialisation.


 Niveau Direction Générale.
Ces deux niveaux sont inter-communicants par transfert de données dans les deux (02) sens.

1. Niveau unité de production ou de commercialisation :

72
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Au niveau unité le système d’information est composé de modules ou de sous


systèmes en relation avec les fonctions de celle-ci et intégré en une seule base de données :

 Gestion commerciale (Approvisionnement et ventes)


 Gestion de la formulation.
 Gestion de la production (produits finis et semis finis) intégrant la détermination des
coûts de fabrication.
 Gestion administrative et financière.
 Gestion de la maintenance et du patrimoine.
 Reporting pour le niveau central en vue de la consolidation de l’activité.

2. Niveau Direction Générale : Au niveau central, le système d’information


est également intégré en une seule base de données et permet les traitements
suivants :
 Reporting des informations pour l’élaboration du tableau de bord.
 Gestion de la formulation et du Know how.
 Calcul des prix de revient standard et détermination des prix de vente des produits
finis.
 Simulation et scenarios sur comptes résultats.
 Suivi de la rentabilité.
 Gestion de la centrale des commandes.
 Gestion des ressources humaines.

AUDIT :
En matière d’audit, l’entreprise a mis en place un système de contrôle interne en
adéquation avec ses objectifs, à cet effet elle a :

 Elaboré une charte de l’audit.


 Elaboré des procédures de gestion permettant un
 contrôle d’efficacité du système.
 Etablit des programmes d’audit annuels examinant
 les opérations de l’ensemble des fonctions.
1.11) Projets à concrétiser dans le futur :
 Unité de fabrication d’Encre d’impression.
 Lignes de fabrication de Résines Émulsions.
 Lignes de fabrication de Résine Polyester.
 Ligne de fabrication d’emballages métalliques (petit boîtage).
 Ligne de fabrication de peinture en poudre.

73
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Section II : Etude de cas


Dans cette section on va procéder aux calculs du résultat analytique au sein de
l’ENAP, comme elle est une entreprise spécialisée dans la production de la peinture
possédant une multitude de gammes de produits, nous avons choisi pour notre étude l’un des
produits intéressants représentant une part importante du chiffre d’affaire total de l’entreprise.
Vue la confidentialité de l’entreprise, le produit sélectionné est désigné par GL.
Après avoir présenté le résultat dans sans aspect théorique dans les chapitres
précédents, il y a lieu de le déterminer pratiquement en suivant les étapes ci-dessous :
Calcul des coûts d’achat des matières premières utilisées dans la production du ¨GL¨de
l’année 2020. Le produit GL est composé de 11 matières réparties en 6 familles (L-C-S-P-A-
T) dont les (L-C-S-P et A) sont importées et les T(T1- T2 et T3) sont préparées aux unités de
production de L’ENAP, leurs coûts d’achat nous ont été communiqués par la direction des
approvisionnements.
1. Calcul du coût d’achat :

Le coût d’achat = le prix d’achat + les frais d’achat

1.1. Calcul du coût d’achat des matières premières importées :


Tableau N° 14 : tableau des sources des charges :

Frais portier D10 Transport Autre charge


-Total du frais -assurance -Du port a l’unité -charges divers
portier -prix d’achat de production
(magasinage, -frais (achat CFR) -transport dans les
stockage …) - droits de douane cas de l’achat en
-TVA Fob (fret)
-TCS

D10 : Importation définitive c’est un document de dédouanement réalisé par un transitaire et


confirmé par un douanier :
FOB :Free On Board Le vendeur doit livrer les marchandises dédouanées au port
d'embarquement convenu et les faire charger, à ses frais et à ses risques, à bord du navire
désigné par l'acheteur.
CFR : Cost and Freight (CFR) ou Coût et fret est un des 11 incoterms de la révision
2020. Le principe de cet incoterm exclusivement maritime (comme FOB, FAS et CIF) est
que le vendeur prend en charge le transport principal de la marchandise jusqu'au port de
destination désigné par l'acheteur.

74
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

 Le prix d’achat en FOB = prix unitaire en FOB × Quantité


 Le prix d’achat en CFR = prix unitaire en CFR × Quantité
Ou
Le prix d’achat en FOB + le fret
Après le calcul du prix d’achat en euro(€) ou en dollars ($), la banque fait convertir le
montant en dinars algérien (DA) et le prix sera mentionné dans le D10.
a) Méthodes du calcul des autres éléments du D10 :
 Prix d’achat en (DA) + assurance = assiette 1
 Assiette1 × taux des droits de douane (selon le produit importé)= droits de douane
(DD)
 Assiette1 × taux de la taxe de la cotisation sociale (TCS) = TCS
Tel que le taux de la TCS était de 1% selon la loi de finance 2018 et elle a été majorée à 2%
en 2020.

 DD + TCS + assiette1 = assiette2


 Assiette2× 19% = TVA
Tel que le taux de la TVA est de : 19% (selon la loi de finance 2017).
b) Le calcul du coût d’achat :
 Dans le cas de la livraison en FOB :
Le coût d'achat = (PU en FOB × quantité) + le fret + assurance + DD + TCS + FP + FT +
autres charges
Le coût d’achat unitaire= le coût d’achat / la quantité
 Dans le cas de la livraison en CFR :

Le coût d'achat = (PU en CFR × quantité) + assurance + DD + TCS + FP + FT + autres


charges
Le coût d’achat unitaire= le coût d’achat / la quantité

75
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

1.2 Tableaux de calcul des différents coûts d’achat des matières premières :
Tableau N° 15 : coût d’achat des ‘L’ :
Matières Premières L1
Quantité 16000
Prix Unitaire en Fob /
Prix Unitaire en CFR 3.6 €
Fret /
Montant en € ou $ 57600
Taux de change 132.9512
Montant en DA 76579891.12
Assurance 4625.14
D.D 0
TVA 1470455.68
TCS 76626.14
Frais de port 51360
Frais de transport 11520
Autre charge 1030
Total coût d’achat DA 7803150.40
Coût d’achat unitaire 487.70

Explication du calcul du tableau15 :


Coût d’achats de L1 :
Livraison est en CFR
Le coût d'achat = (PU en CFR × quantité) + assurance + DD + TCS + FP + FT + autres
charges
Calcul du prix d’achat en € :
Prix d’achat en € = La quantité ×le prix d’achat unitaire €
Prix d’achat en € =16000×3,6
Prix d’achat en € = 57600 €
Calcul du prix d’achat en DA :
Prix d’achat en DA = prix d’achat en €×le taux de change
Prix d’achat en DA = 57600 × 132,9512
Prix d’achat en DA = 7657989,12 DA
Calcul de l’Assiette1 :
Assiette 1 = prix d’achat en DA + l’assurance
Assiette 1 = 7657989,12 + 4525,12

76
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Assiette 1 = 7662614,26 DA
Calcul des DD :
DD = Assiette 1 × Taux DD
DD = 7662614,26 × 0%
DD = 0 DA
Calcul de la TCS :
TCS = Assiette 1 × Taux TCS
TCS = 7662614,26 ×1%
TCS = 76626 ,14 DA
Calcul de l’Assiette 2 :
Assiette2 = Assiette 1+ DD + TCS
Assiette2 = 7662614,26+0+76626,14
Assiette2 = 7739240,40 DA
Calcul de la TVA :
TVA = Assiette2 × 19%
TVA = 7739240,40 × 19%
TVA = 1470455,68 DA
Calcul du coût d’achat :
Coût d’achat = prix d’achat en DA+ assurance + DD + TCS + FP + transport + autres charges
Coût d’achat = 7657989,12 + 4525,12+ 0+ 76626 ,14 + 51360 + 11520 + 1030
Coût
Coûtd’achat
d’achat= =7803150,40
7803150,40DA
DA

Calcul du coût d’achat unitaire C1 :


Coût d’achat unitaire = Coût d’achat / quantité
Coût d’achat unitaire= 7803150,40 / 16000

Coûtd’achat
Coût d’achatunitaire=
unitaire=487,7
487,7DA
DA

77
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Tableau N°16 : coût d’achat des ‘P’ :

Matières Premières P1
Quantité 480000
Prix Unitaire en Fob /
Prix Unitaire en CFR 2.24 €
Fret /
Montant en € ou $ 1072800
Taux de change 133,8332
Montant en DA 143576256.96
Assurance 86583.84
D.D 0
TVA 27568899
TCS 1436628
Frais de port 1540800
Frais de transport 345600
Autre charge 1160
Total coût d’achat DA 146987028.8
Coût d’achat unitaire 306.22
Explication du calcul du tableauN°16 :
Coût d’achat de P1 :
Calcul du prix d’achat en € :
Prix d’achat en € = La quantité ×le prix d’achat unitaire €
Prix d’achat en € =480000×2,235
Prix d’achat en € =1072800 €
Calcul du prix d’achat en DA :
Prix d’achat en DA = prix d’achat en € × le taux de change
Prix d’achat en DA =1072800 × 133,8332
Prix d’achat en DA =143576256,96 DA
Calcul de l’Assiette1 :
Assiette 1 = prix d’achat en DA + l’assurance
Assiette 1 = 143576256,96 + 86583,71
Assiette 1 = 143662840,67 DA

78
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Calcul des DD :
DD = Assiette 1 × Taux DD
DD = 143662840,67 × 0%
DD = 0 DA
Calcul de la TCS :
TCS = Assiette 1 × Taux TCS
TCS = 143662840,67 ×1%
TCS =1436628,41DA
Calcul de l’Assiette 2 :
Assiette 2 = Assiette 1+ DD+ TCS
Assiette 2= 143662840,67 +0+1436628,41
Assiette 2= 145099469,08 DA
Calcul de la TVA :
TVA = Assiette 2 × 19%
TVA = 145099469,08 ×19%
TVA = 8003713 DA
Calcul du coût d’achat :
Coût d’achat = prix d’achat en DA + assurance + DD + TCS + FP + transport + autres
charges
Coût d’achat = 143576256,96 + 86583,71 + 0 + 1436628,41 +1540800 + 345600 + 1160

Coûtd’achat
Coût d’achat= =146987029,08
146987029,08DA
DA

Calcul du coût d’achat unitaire P1 :


Coût d’achat unitaire = Coût d’achat / quantité
Coût d’achat unitaire= 146987029,08 / 480000

Coût d’achat unitaire= 306,22 DA

79
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Tableau N°17 : coût d’achat des ‘A’ :

Matières Premières A1 A2 A3
Quantité 19600 3200 36100
Prix Unitaire en Fob / / /
Prix Unitaire en CFR 3.13 $ 4.97$ 1.156$
Fret / / /
Montant en € ou $ 61348 $ 15904$ 41747.68$
Taux de change 119.778 138.9086 119.7348
Montant en DA 7348189.21 2209202.37 4999650.16
Assurance 4419.17 1325.52 3006.12
D.D / 331579 /
TVA 1410965.55 491400.3 959817.84
TCS 73526.08 44210 50016.56
Frais de port 62916 10272 115881
Frais de transport 14122 2304.00 25992
Autre charge 1040 1620 1200
Total coût d’achat DA 7524202.46 2600512.37 5194745.84
Coût d’achat unitaire 382.87 812.66 143.90

Explication du calcul du tableau N° 17 :


Calcul du coût d’achat des matières A :
Coût d’achat de A1 :
Calcul du prix d’achat en $ :
Prix d’achat en $= La quantité × le prix d’achat unitaire $
Prix d’achat en $=19600×3,13
Prix d’achat en $= 61348 $
Calcul du prix d’achat en DA :
Prix d’achat en DA= prix d’achat en $ × le taux de change
Prix d’achat en DA= 61348×119,7788
Prix d’achat en DA= 7348189,21 DA
Calcul de l’Assiette1 :
Assiette 1= prix d’achat en DA + l’assurance
Assiette 1= 7348189,21 + 4419,17
Assiette 1 = 7352608,38 DA

80
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Calcul desDD :
DD= Assiette 1 × Taux DD
DD= 7352608,38 × 0%
DD= 0 DA
Calcul de la TCS :
TCS = Assiette 1 × Taux TCS
TCS = 7352608,38 ×1%
TCS =73526,08DA
Calcul de l’Assiette 2 :
Assiette 2 = Assiette 1+ DD+ TCS
Assiette 2= 7352608,38 +0+ 73526,08
Assiette 2= 7426134,46 D
Calcul de la TVA:
TVA= Assiette 2 × 19%
TVA = 7426134,46×19%
TVA = 1410966 DA
Calcul du coût d’achat:
Coût d’achat= prix d’achat en DA+ assurance + DD+ TCS+ FP+ transport+ autres charges
Coût d’achat = 7348189,21 + 4419,17+0 + 73526,08 + 62916 + 14112 +1040

Coût d’achat = 7504202,46 DA

Calcul du coût d’achat unitaire A1 :


Coût d’achat unitaire = Coût d’achat/quantité
Coût d’achat unitaire= 7504202,46 / 19600
Coût
Coûtd’achat unitaire=
d’achat unitaire382,87 DA
= 382,87DA

Coût d’achat de A2 :
Calcul du prix d’achat en $ :
Prix d’achat en $= La quantité ×le prix d’achat unitaire $
Prix d’achat en $= 3200 × 4,97

81
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Prix d’achat en $= 15904 $


Calcul du prix d’achat en DA :
Prix d’achat en DA= prix d’achat en $ × le taux de change
Prix d’achat en DA= 15904 × 138,7348
Prix d’achat en DA= 2209202,37DA
Calculdel’Assiette1 :
Assiette 1= prix d’achat en DA + l’assurance
Assiette 1= 2209202,37 + 1325,52
Assiette 1 = 2210527,89 DA
Calcul desDD :
DD= Assiette 1 × Taux DD
DD= 2210527,89 × 15%
DD= 331579,18 DA
Calcul de la TCS :
TCS = Assiette 1 × Taux TCS
TCS = 2210527,89 × 2%
TCS = 44210,56 DA
Calcul de l’Assiette 2 :
Assiette 2 = Assiette 1+ DD+ TCS
Assiette 2= 2210527,89 + 331579,18 + 44210,56
Assiette 2= 2586317,64 DA
Calcul de la TVA :
TVA= Assiette 2 × 19%
TVA = 2586317,64 × 19%
TVA = 491400 DA
Calcul du coût d’achat :
Coût d’achat= prix d’achat en DA+ assurance + DD+ TCS+ FP+ transport+ autres charges
Coût d’achat = 2209202,37 + 1325,52 + 331579,18 + 44210,56 + 10272 + 2304 +1620
Coûtd’achat
Coût d’achat= =2600513,64
2600513,64DA
DA

82
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Calcul du coût d’achat unitaire A2 :


Coût d’achat unitaire = Coût d’achat / quantité
Coût d’achat unitaire= 2600513,64 / 3200
Coûtd’achat
Coût d’achatunitaire=
unitaire 812,66
= 812,66
DADA

Coût d’achat de A3 :
Calcul du prix d’achat en $ :
Prix d’achat en $= La quantité ×le prix d’achat unitaire $
Prix d’achat en $=36100 × 1,156
Prix d’achat en $= 41747,68 $
Calcul du prix d’achat en DA :
Prix d’achat en DA = prix d’achat en $×le taux de change
Prix d’achat en DA = 41747,68 × 119,7348
Prix d’achat en DA = 4998650,16 DA
Calcul de l’Assiette1 :
Assiette 1= prix d’achat en DA + l’assurance
Assiette 1= 4998650,16 + 3006,12
Assiette 1 = 5001656,56 DA
Calcul des DD :
DD= Assiette 1 × Taux DD
DD= 5001656,56 × 0%
DD= 0 DA
Calcul de la TCS :
TCS = Assiette 1 × Taux TCS
TCS = 5001656,56 ×1%
TCS =50016,56DA
Calcul de l’Assiette 2 :
Assiette 2 = Assiette 1+ DD+ TCS
Assiette 2= 5001656,56 +0+ 50016,56
Assiette 2= 5051672,84 DA

83
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Calcul de la TVA :
TVA= Assiette 2 × 19%
TVA = 5051672,84 × 19%
TVA = 959817 DA
Calcul du coût d’achat :
Coût d’achat= prix d’achat en DA+ assurance + DD+ TCS+ FP+ transport+ autres charges
Coût d’achat = 4998650,16 + 3006,12 + 0 + 50016,56+ 115881 + 25992 + 1200
Coûtd’achat
Coût d’achat= =5194745,84
5194745,84DA
DA

Calcul du coût d’achat unitaire A3 :


Coût d’achat unitaire = Coût d’achat/quantité
Coût d’achat unitaire= 5194745,84 / 36100
Coût
Coûtd’achat
d’achatunitaire=
unitaire 143,90 DA
= 143,90 DA

Tableau N°18 : coût d’achat des ‘C’ :

Matières Premières C1 C2
Quantité 540000 450000
Prix Unitaire en Fob / /
Prix Unitaire en CFR 0.0057 $ /
Fret / /
Montant en € ou $ 30510 /
Taux de change 182.5975 /
Montant en DA 3923509.73 /
Assurance 2343.06 /
D.D 588877.92 /
TVA 872717.08 /
TCS 78517.06 /
Frais de port 679400 /
Frais de transport 496000 /
Autre charge 1580 /
Total coût d’achat DA 5770227.77 5503500
Coût d’achat unitaire 10.69 12.23

84
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Explication du calcul du tableau N° 18:


Le coût d’achat des C :
Le coût d’achat de C1 :
Calcul des prix d’achat en $ :
Prix d’achat en $= La quantité ×le prix d’achat unitaire $
Prix d’achat en $=540000×0,0565
Prix d’achat en $=30510 $
Calcul des prix d’achat en DA :
Prix d’achat en DA= prix d’achat en $*le taux de change
Prix d’achat en DA= 30510×128,5975
Prix d’achat en DA= 3923509,73 DA
Calcul de l’Assiette1 :
Assiette 1= prix d’achat en DA + l’assurance
Assiette 1= 3923509,73+2343,06
Assiette 1 =3925852,79 DA

Calcul des DD :
DD= Assiette 1 × Taux DD
DD= 3925852,79×15%
DD=588878DA
Calcul de la TCS :
TCS = Assiette 1 × Taux TCS
TCS= 3925852,79×2%
TCS= 78517,06 DA
Calcul de l’Assiette 2 :
Assiette 2 = Assiette 1+ DD+ TCS
Assiette 2=3925852,79 +588878+78517,06
Assiette 2= 4593247,67 DA
Calcul de la TVA :
TVA= Assiette 2 × 19%
TVA = 4593247,67 ×19%

85
Chapitre III : la détermination des coûts au sein de l’ENAP  
 
TVA = 872717,07DA
Calcul du coût d’achat :
Coût d’achat= prix d’achat en DA+ assurance + DD+ TCS+ FP+ transport+ autres charges
Coût d’achat= 3923509,73 + 2343,06 +588878+78517,06 + 679400 + 496000 + 1580
Coût
Coûtd’achat=
d’achat=5770227,76
5770227,76DA
DA

Calcul du coût d’achat unitaire de C1 :


Coût d’achat unitaire = Coût d’achat / la quantité
Coût d’achat unitaire = 5770227,76 / 540000
Coût
Coûtd’achat
d’achatunitaire
unitaire= =10,69
10,69DA
DA

Coût d’achat C2 :
Coût
Coûtd’achat
d’achatC2=
C2=5503500
5503500DA
DA

Calcul du coût d’achat unitaire de C2 :


Coût d’achat unitaire = Coût d’achat / la quantité
Coût d’achat unitaire = 5503500 / 450000
Coût
Coûtd’achat
d’achatunitaire = 12,23
C2= 12,23 DADA

Tableau N° 19 : coût d’achat des ‘S’ :

MP S1
Quantité 199980
Prix Unitaire en Fob 1.37 €
Prix Unitaire en CFR /
Fret 5043840.77
Montant en € ou $ 273972.6
Taux de change 133.7425
Montant en DA 36641780.46
Assurance 22106.79
D.D /
TVA 8003713
TCS 417077.28
Frais de port 641935.8
Frais de transport 14398.6

86 
 
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Autre charge 1150


Total coût d’achat DA 42911876.70
Coût d’achat unitaire 214.58

Explication du calcul du tableau N° 19 :


La livraison en est FOB :
Coût d’achat de S1 :
Le coût d'achat = (PU en FOB × quantité) + le fret + assurance + DD + TCS + FP + FT +
autres charges
Calcul du prix d’achat en € :
Prix d’achat en €= La quantité ×le prix d’achat unitaire €
Prix d’achat en €=199980 × 1,37
Prix d’achat en €= 273972,60 €
Calcul du prix d’achat en DA :
Prix d’achat en DA = prix d’achat en €×le taux de change
Prix d’achat en DA = 273972,60 × 133,7425
Prix d’achat en DA = 36641780,46 DA
Calcul de l’Assiette1 :
Assiette 1= prix d’achat en DA + fret +l’assurance
Assiette 1= 36641780,46 + 5043840,77 + 22106,79
Assiette 1 = 41707728,02 DA
Calcul des DD :
DD= Assiette 1 × Taux DD
DD= 41707728,02 × 0%
DD= 0 DA
Calcul de la TCS :
TCS = Assiette 1 × Taux TCS
TCS = 41707728,02 ×1%
TCS = 417077,28 DA
Calcul de l’Assiette 2 :
Assiette 2 = Assiette 1+ DD+ TCS
Assiette 2= 41707728,02 + 0 + 417077,28

87
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Assiette 2= 42124805,30 DA
Calcul de la TVA :
TVA= Assiette 2 × 19%
TVA = 42124805,30 × 19%
TVA = 8003713 DA
Calcul du coût d’achat :
Coût d’achat= prix d’achat en DA+ fret + assurance + DD+ TCS+ FP+ transport+ autres
charges
Coût d’achat = 36641780,46 + 5043840,77 + 22106,79+ 0 + 417077,28 + 641935,8 +
143985,6 + 1150

Coût d’achat = 42911876,70 DA

Calcul du coût d’achat unitaire S1 :


Coût d’achat unitaire = Coût d’achat/quantité
Coût d’achat unitaire= 42911876,70 / 199980
Coût
Coûtd’achat
d’achatunitaire=
unitaire=214,58
214,58DA
DA

1.2. Coût d’achat des matières produites aux unités :


Comme on a cité précédemment on a des familles des matières préparées aux unités parmi ces
matières les‘T’ fond partie à la formule de notre produit GL et leurs coûts d’achat sont les
suivants :

 T1= 12 DA
 T2 = 1,62 DA
 T3 = 2,5 DA
(Donnés par la direction des approvisionnements).

Remarque :
TVA n’est pas inclue dans le coût d’achat car c’est une taxe supportée par le
consommateur final.

88
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

1.3. Coût d’achat total des matières premières :

Coût d’achat total des MP = coût d’achat L1 + coût d’achat C1 +coût d’achat C2 +coût
d’achat S1 +coût d’achat P1 +coût d’achat A1 +coût d’achat A2 +coût d’achat A3
Coût d’achat total des MP = 7803150,40 + 5770227,76 + 5503500 + 42911876,70 +
146987029,08 + 7504202,46 + 2600513,64 + 5194745,84
Coût
Coûtd’achat
d’achattotal
totaldes
desMP
MP==224275245,88
224275245,88DA
DA

L’ENAP ne fait pas d’évaluation des stocks, alors elle valorise ses sorties
selon les dernières entrées de matières premières.

2. Calcul du coût de production :


2.1. Calcul du prix de production :

Le prix de production = le coût d’achat des MP consommées × la quantité produite

Pour le calcul du coût de production, nous nous sommes basés sur les données de
l’unité de production de Lakhdaria (UPL).
La composition de GL est donnée sous forme d’une formule chimique dans le tableau ci-
dessous :

Tableau N°20 : la formule du produit GL (donné en 100KG) :

Catégorie de matière Matière Formule (%)

A1 0.5

Les A A2 0.2

A3 0.1

89
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

C1 15
Les C
C2 10

Les L L1 50

Les P P1 10

T1 2

Les T T2 1.2

T3 1

Les solvants S1 10

Total / 100 %
(Source : document interne à l’ENAP)

2.2. Le calcul du prix de production :


En utilisant les données du tableau précédent (la formule de 100kg de GL) nous avons établi
le tableau portant le calcul du prix de la production totale ainsi que le prix de production
unitaire.
Prix de production (100kg) = coût d’achat des matières consommées × la quantité Prix de
production unitaire (1kg) = prix de production (100kg) / 100
La totalité de la production de l’année 2020 au niveau de l’UPL (Unité de Production
Lakhdaria) est de 1776 tonnes ou 1776000kg donc :
Le prix de la totalité de production en 2020 à l’UPL = Prix de production unitaire × 1776000.

90
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Tableau N°21: Calcul du prix de production total et unitaire :

Les Matières Formule Formule Coût Prix de Prix de Quantité de Prix de


feuilles premier en % en Kg d’achat production production MP production
Des MP unitaire des de 100 kg unitaire consommée totale du
MP MP DA DA pour la produit GL
consommées production
DA/Kg totale de
2020 dans
l’UPL

Les L L1 50% 50kg 487.70 24385 243.85 888000 433077600

Les c C1 15% 15kg 10.69 160.35 1.6 266400 2847816

C2 10% 10kg 12.23 122.3 1.22 177600 2172048

Les S S1 10% 10kg 214.58 2145.8 21.46 177600 3811296

Les P P1 10% 10kg 306.22 3062.2 30.62 177600 5438112


Les T T1 2% 2kg 600 1200 12 35520 21312000

T2 1.2% 1.2kg 135 162 1.62 21312 2877120

T3 1% 1kg 250 250 2.5 17760 4440000

Les A A1 0.5% 0.5kg 382.87 191.44 1.91 8880 3999885.6

A2 0.2% 0.2kg 812.66 162.53 1.63 3552 2886568.32

A3 0.1% 0.1kg 143.93 14.39 0.144 17776 255619.68

Totaux / 100% 100kg / 31856 318.56 1776000 565762737.6

91
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Explication des calculs du tableau N° 21:


Calcul du prix de production de 100kg de GL :
Prix de production de 100kg = Coût d’achat unitaire des MP consommées * la quantité
consommée en kg
Prix de production de 100kg = (L1×50) + (C1×15) +(C2×10) + (S1×10) + (P1×10) + (T1×2)
+ (T2×1,2) + (T3×1) + (A1×0,5) + (A2×0,2) + (A3×0,1)
Prix de production de 100kg = (487,70×50) + (10,69×15) + (12,23×10) + (214,58×10) +
(306,22×10) + (600×2) + (135×1,2) + (250×1) + (382,87×0,5) + (812,66×0,2) + (143,90×0,1)
Prix de production de 100kg = 24385 + 160,35 + 122,3 + 2145,80 + 3062,2 + 1200 + 162 +
250 + 191,44 + 162,53 + 14,39
Prix
Prixdedeproduction
productiondede100kg
100kg==31856,01
31856,01DA
DA

Calcul du prix de production unitaire 1kg de GL :


Prix de production unitaire = Coût d’achat unitaire des MP consommées * la quantité
consommée en %
Prix de production unitaire = (L1×50%) + (C1×15%) + (C2×10%) + (S1×10%) + (P1×10%) +
(T1×2%) + (T2×1,2%) + (T3×1%) + (A1×0,5%) + (A2×0,2%) + (A3×0,1%)
Prix de production unitaire= (487,70×0,50) + (10,69×0,15) + (12,23×0,10) + (214,58×0,10) +
(306,22×0,10) + (600×0,02) + (135×0,012) + (250×0,01) + (382,87×0,005) + (812,66×0,002)
+ (143,90×0,001)
Prix de production unitaire= 243,85 + 1,60 + 1,22 + 21,46 + 30,62 + 12 + 1,62 + 2,50 + 1,91
+ 1,63 + 0,14
Prix
Prixdedeproduction
productiondeunitaire
100kg == 31856,01
318,56DADA

Calcul du prix de production pour la totalité de la production 2020 :


Prix de production total = Coût d’achat unitaire des MP consommées× la quantité des MP
consommées
Calcul de la consommation des MP pour la totalité de la production 2020 :
Consommation en kg = la quantité produite × consommation en %
L1 : 1776000 × 50% = 888000 kg
C1 : 1776000 × 15% = 266400 kg
C2 : 1776000 × 10% = 177600 kg
S1 : 1776000 × 10% = 177600 kg
P1 : 1776000 × 10% = 177600 kg
92
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

T1 : 1776000 × 2% = 35520 kg
T2 : 1776000 × 1,2% = 21312 kg
T3 : 1776000 × 1% = 17760 kg
A1 : 1776000 × 0,5% = 8880 kg
A2 : 1776000 × 0,2% = 3552 kg
A3 : 1776000 × 0 ,1% = 1776 kg
Prix de production total = (487,70×888000) + (10,69×266400) + (12,23×177600) +
(214,58×177600) + (306,22×177600) + (600×35520) + (135×21312) + (250×17760) +
(382,87×8880) + (812,66×3552) + (143,90×1776)
Prix de production total =433077600 + 2847816 + 2172048 + 38109408 + 54384672 +
21312000 + 2877120 + 4440000 + 3399885,6 + 2886568,32 + 255619,68

Prix de production total = 565762737,60 DA

93
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

2.3. Calcul du coût de production :


2.3.1. Calcul du coût de production unitaire :

Le coût de production unitaire = le prix de production unitaire + toutes les charges

Tableau N°22 : calcul du coût de production unitaire :

Elément Montant
Prix de production de 1 kg de GL 318,56

Autres approvisionne ment 2


Service 5

Frais personnel 30
Impôts 2,25% 7,17
Frais financer 0,19% 0,61
Frais divers 0,2

Amortissement 7,2

Coût de production unitaire 370,74

Explication du calcul du tableau N° 22:


Impôts = 2,25% (prix de production unitaire)
Impôts = 2,25% × 318,56
Impôts = 7,17 DA
Frais financiers = 0,19% (prix de production unitaire)
Frais financiers = 0,19% × 318,56
Frais financiers = 0,61 DA
Les autres charges nous ont été accordées par service planification.
Calcul du coût de production unitaire :
Le coût de production unitaire = prix de production unitaire + autres approvisionnements +
service + frais personnel + impôts + frais financier + frais divers + amortissement

94
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Le coût de production unitaire = 318,56 + 2 + 5 + 30 + 7,17 + 0,61 + 0,2 + 7,2


LeLecoût
coûtde
deproduction
productionunitaire
unitaire== 370,74
370,74 DA
DA

2.3.2. Calcul du coût de production total :

Le coût de production total = le coût de production unitaire × la quantité

Le coût de production total = 370,74 × 1776000

Le coût de production total = 658434240 DA

3. Calcul du coût matière :

Le coût matière = le coût de production + les emballages

3.1. Calcul des quantités conditionnées :


La totalité de la production du GL a été conditionné différemment dans des emballages
(bidon) de capacités différentes (0,4kg, 0.8kg, 3kg, 10kg, 18kg) comme le montre le tableau
ci-dessous :
Tableau N° 23 : quantité des produits finis :

Emballages Quantité produite Quantité produites kg Unité conditionnée


en Tonnes
Kg T U

0,4 31 31000 77500

0,8 190 190000 237500

3 370 370000 123333

10 415 415000 41500

18 770 770000 42 778

Total 1776 1776000 /

95
Chapitre III : la détermination des coûts au sein de l’ENAP  
 
Explication des calculs du tableau N° 23:
On convertie les quantités produites du tonnes en kg est la première étape, la deuxième étape
est le calcul du nombre d’unités conditionnées selon les emballages :
Le nombre d’unités produites = la quantité produite en kg / l’emballage (poids)
 0,4 kg : 31000 / 0,4 = 77500 U
 0,8 kg : 190000 / 0,8 = 237500 U
 3 kg : 370000 / 3 = 123333 U
 10 kg : 415000 / 10 = 41500 U
 18 kg : 770000 / 18 = 42778 U

3.2. Calcul des coûts matières :


Après avoir déterminé les quantités des produits finis selon les différents emballages, on
procèdera aux calculs des coûts matières.

Tableau N° 22 : Les coûts matière :


Coût de Coût Coût matière des Quantité
Type production d’achat des produits selon production Montant
d’emballage emballages l’emballage

kg DA DA DA U DA

0.4 148.3 36 184.3 77500 14283250

0.8 296.6 45 341.6 237500 81130000

3 1112.22 95 1027.22 123333 148890466,7

10 3707.4 205 3912.4 41500 162364600

18 6673.32 260 6933.32 42778 296592022,2

Total / / / / 703258128,9

96 
 
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Explication des calculs du tableau N° 24 :


Calcul des coûts matières des produits :
Coût matière du produit = (coût de production unitaire × l’emballage) +coût d’achat de
l’emballage

 (370,74 × 0,4) + 36 = 184,3 DA


 (370,74 × 0,8) + 45 = 341,60 DA
 (370,74 × 3) + 95 = 1027,22 DA
 (370,74 × 10) + 205 = 3912,40 DA
 (370,74 × 18) + 260 = 6933,32 DA

Le calcul du coût matière de la production totale de 2020 :


Coût matière total = ∑ (coût matière de chaque les emballage × la quantité conditionnée)
Coût matière total = (184,3×77500) + (341,60×237500) + (1027,22×123333) +
(3912,40×41500) + (6933,32×42778)
Coût matière total = 14283250 + 81130000 + 148890466,7 + 162364600 + 296592022,2
Coût
Coûtmatière
matièretotal
total==703258128,9
703258128,9DA
DA

Remarque :

L’ENAP ne fait de distribution c’est pourquoi elle considère le coût matière comme coût de
revient

4. Calcul du coût matière des produits vendus :

Le coût matière des produits vendus= le coût matière unitaire * la quantité vendue

Les quantités vendues ont été données en kg et pour avoir les quantités vendues en unités
(selon l’emballage) nous avons appliqué la formule suivante :
Quantité vendue (par unité) = la quantité vendue en kg / le poids de l’emballage

97
Chapitre III : la détermination des coûts au sein de l’ENAP  
 
Tableau N°25 : le coût matière des produits vendus :

Type d’emballage Le cout de Les Les Coût matière


matière unitaire quantités quantités
dechaque Vendues en vendues en
emballage kg unité
kg DA DA
kg U
0.4 184.3 35570 6555408.72
14228
0.8 341.59 245335 83804473.32
196268
3 1027.22 126726 152986161.72
380178
10 3912.40 39657 155154046.80
396570
18 6933.32 43895 304338081.40
790110
Total / / / 702838171.96

Explication des calculs du tableau N° 25:


Calcul des quantités vendues en unité :
Le nombre d’unités vendues = la quantité vendue en kg / l’emballage (poids)
 0,4 kg : 14228 / 0,4 = 35570 U
 0,8 kg : 196268/ 0,8 = 245335 U
 3 kg : 380178 / 3 = 126726 U
 10 kg : 396570 / 10 = 39657 U
 18 kg : 790110/ 18 = 43895 U

Calcul du coût matières des produits vendus:


Coût matière des produits vendus = ∑ (coût matière de chaque les emballages × la quantité
vendue)
Coût matière des produits vendus = (184,3×35570) + (341,60×245335) + (1027,22×126726)
+ (3912,40×39657) + (6933,32×43895)
Coût matière des produits vendus = 6555408.72 + 83804473.32 +152986161.72 + +
155154046.80 + 304338081.40

Coût matière des produits vendus = 702838171.96DA 

98 
 
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

L’ENAP ne fait pas d’évaluation des stocks, alors elle valorise ses sorties
selon les dernières entrées de produit finis.

5. Calcul des prix de vente :

Le prix de vente = le coût matière + la marge bénéficière

Tableau N° 26 : les prix de vente :


Poids des emballages Coût de vente Marges Prix vente
des produits (kg) (Da) (DA)

0.4 184.3 13% 23.96 208.26

0.8 341.6 11% 37.58 379.18

3 1027.22 10% 102.72 1129.94


10 3912.4 12% 496.49 4381.89

18 6933.32 10% 667.33 7626.65

Explication des calculs du tableau N° 26:


Calcul des prix de vente :
Prix de vente = coût matière + la marge
184,3 + (184,3 × 13%) = 184,3 + 23,96 = 208,26 DA
341,6 + (341,6 × 11%) = 341,6 + 37,58 = 379,18 DA
1027,22 + (1027,22 × 10%) = 1027,22 + 102,72 = 1129,94 DA
6933,32 + (6933,32 × 12%) = 6933,32 + 667,33 = 7626,65 DA

99
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

6. Calcul du chiffre d’affaire :

Le chiffre d’affaire = le prix de vente * la quantité vendue

Tableau N° 27: le chiffre d’affaire :

Type Les quantités Les quantités Les prix de Le chiffre


d’emballage vendues en kg vendues en ventes d’affaire
unité
kg kg U DA DA

0.4 35570 208.26


14228 7407611,854
0.8 245335 379.18
196268 93022965,39
3 126726 1129.94
380178 168284777,9
10 39657 4381.89
396570 173772532,4
18 43895 7626.65
790110 334771889,5
Total / / /
777259777,09

Explication des calculs du tableau N° 25:


Calcul du chiffre d’affaire :
Chiffre d’affaire = ∑(coûts matières unitaires × la quantités vendus)
Chiffre d’affaire = (208.26 × 14228) + (379.18 ×196268) + (1129.94 × 380178) + (4381.89 ×
396570) + (7626.65 × 790110)
Chiffre d’affaire = 7407611,854 + 93022965,39 +168284777,9 + 173772532,4 +
334771889,5

Chiffre d’affaire
Chiffre d’affaire ==777259777,09
777259777,09DA
DA

100
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

7. Calcul de résultat analytique :

Le résultat analytique = le chiffre d’affaire – le coût matière des produits vendus

Tableau N° 28 : Le résultat analytique :

Calcul du résultat
Eléments Montant
Chiffre D'affaire 777259777,09
Coût Matière Des Produits Vendus 702838171,96
Résultat 74421605,13

Explication du calcul du tableau N° 28:


Calcul du résultat analytique :
Le Résultat = Chiffre d’affaire – le coût matière des produits vendus
Le Résultat = 777259777,09- 702838171,96

Le
LeRésultat
Résultat==74421605,13
74421605,13 DA
DA

Commentaire :
Le produit GL choisi pour notre étude est l’un des produits stratégiques pour lequel l’ENAP
attribue un pourcentage important de ses charges totales.
Ce produit a réalisé un résultat analytique positif pour l’année 2020, malgré la méthode
adoptée par l’ENAP dans le calcul de ses différents coûts ainsi que la fixation de ses prix de
vente ne ressemble à aucune des méthodes analytiques.
On tient à signaler que l’ENAP n’a pas pris en considération lors de ses calculs deux éléments
importants la répartition des charges indirectes et l’évaluation des stocks. Ces deux éléments
ont une influence sur le coût matière ce qui induit à une fluctuation ou perturbation des prix.

101
Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons conclu que nul ne pourra négliger le rôle de la
comptabilité analytique dans la bonne gestion de l’entreprise, surtout si elle est utilisée
efficacement. La répartition arbitraire des charges indirectes produit la compensation entre les
différents produits de l’ENAP c’est pourquoi ses gestionnaires trouvent des difficultés à
distinguer entre les produits rentables et non rentables. Alors L’ENAP doit opter pour une
méthode adéquate qui va lui permettre de se maintenir dans un environnement concurrentiel
accrut et rude.

102
La comptabilité analytique, longtemps considérée comme un instrument
superfétatoire est devenue de nos jours un outil de pilotage indispensable.
Plusieurs raisons expliquent ce cheminement : d’une part, la complexité de
l’environnement dans lequel fonctionnent les entreprises conduit ces dernières à
procéder forcément un système d’information pertinent et sûr, et d’autre part,
connaître ces coûts permetàl’entreprise de mieux mesurer l’impact de ces choix
sur sa rentabilité et son évolution.
Une bonne gestion ne peut être assurée que par la mise en place d’un
système de comptabilité analytique adéquat, son rôle d’outil de gestion
permettra aux gestionnaires, s’il est utilisé efficacement de prendre des décisions
rationnelles et de se munir ainsi d’un moyen de prévention contre toute forme de
menace pouvant affecter la pérennité de l’entreprise.
Hélas, une certaine inconscience de la part des dirigeants des entreprises
algériennes publiques qu’elles soient ou privées, de la notion des coûts a
engendré un retard considérable dans l’utilisation des méthodes d’analyse des
coûts.
C’est le cas de l’ENAP qui utilise une méthode de calcul des coûts
négligeant totalement la répartition secondaire des charges indirectes
qu’elleattribue uniquementà la production d’une part et d’une autre part aucune
méthode d’évaluation des stocks n’est appliquée, leurs sorties se font au coût de
la dernière entrée (matières premières ou produit finis).

104
La négligence dans la répartition des charges indirectes qui sont un
élément très important dans la constitution des coûts nous a autorisé à dire que le
système de métrise des coûts au sein de l’ENAP n’est pas efficient d’où
l’infirmation de la première hypothèse.
Le résultat analytique obtenu dans notre étude de cas concernant le
produit GL est positif malgré que la méthode suivie par l’ENAP est différente de
celles cités dans le volet théorique et donc la deuxième hypothèse est confirmée.
Même si nous avons constaté une certaine défaillance dans le domaine de
notre étude, l’ENAP reste l’une des grandes entreprises nationales or le secteur
des hydrocarbures, qui a fait un nom sur le marché, elle est dotée d’une bonne
stratégie de gestion et une bonne politique de fixation des prix, chose qu’il a lui
permet de couvrir toutes ses charges et de réaliser des bénéfices.
Durant notre stage pratique, nous n’avons pas trouvé les éléments
d’informations qui auraient facilité la mise en œuvre d’une méthode de calcul
des coûts autre que celle appliquée à l’ENAP vu la confidentialité de
l’entreprise.
Ce stage pratique est une expérience riche et avantageuse sur tous les
niveaux malgré les problèmes rencontrés.
Enfin ce travail constitue une piste non seulement à améliorer mais aussi à
approfondir, c’est pourquoi nous invitant tous ce qui pourront compléter cette
étude ainsi que tous nos lecteurs d’être les bienvenus.

105
Les livres et ouvrages :
 ARFAOUI. N et AMRANI. A : « Méthodes d’analyse des coûts »,
Edition du Management, Alger, 1991
 Bernard R « comptabilité analytique et contrôle de gestion », édition
elipse
 BOUGHABA A : « comptabilité analytique d’exploitation », BERTI
Edition, Alger, 1991
 Bouquin. H « comptabilité de gestion » édition Sirey, 1997,
 CIBERT A : « comptabilité analytique », DUNOD, Paris, 1976,
 DERRUPE. JEAN, « Les opérations de l’entreprise », Edition
Economica, Paris 1992.
 Dupuy. Yves,« les bases de la comptabilité analytique de gestion »,
Edition Economica, Paris, 2003
 Farid Makhlouf, « comptabilité analytique », Edition, pages bleues,
Alger, 2018
 Gerard M et Philipe R « comptabilité analytique» édition breal , 2001,
 H.Davasse et B.Bringer, « comptabilité et gestion », édition FOUCHER,
1995,
 HERNARD Monique et HEIM José : « dictionnaire de la comptabilité »,
4éme Edition La Villeguérin, Paris, 1993
 LAZARY : « la comptabilité analytique », Ed.ES-SALEM, CHERAGA,
2001
 MARTINET A-C et al : « lexique de la gestion », Ed Dalloz, Paris, 2003
 Mohand Saddek Bahloul, gestion des stocks et approvisionnent, édition
page bleu, Alger 2012
 PATUREL Robert, « comptabilité analytique », édition EYROLLES,
Paris, 1987,
 ROSSIGNOL. A, « Gestion économie d’entreprise ».2nd Edition,
Foucher 1997
 SAHRAOUI Ali, « comptabilité analytique, édition BERTI, Alger,
2004,
 VIZZA VONA P : « La gestion financière », 9ème Edition, Atoll, Paris
1985,
 ZERMATI.P :« La pratique de la gestion des stocks », Edition Dunod,
Paris 1985

Mémoires et thèses
 AMALOU Mourad : « Etude de kmla mise en place d’un système de
comptabilité analytique par les méthodes dissections homogène dans un
hôpital » thèse 2009

Les Sites web :

 Blog-batterstudy-ch.cbn.ampproject.org
 debitoor.fr/termes-comptables/couts
 unt.univ-cotedazur.fr
 www.algerie-dz.com
 www.doc-etudiant.fr
 www.editions-ellipses.fr
 www.l-expert-comptable.com
 www.l-expert-comptable.coml
 www.unit.eu
Table Matière
Introduction………………….......………………………………………………….………. A

Problématique………….……………………...………………………………….…………. B

L’objectif d’étude ………………………………………………………....…………..……. B

Chapitre I : : L’approche théorique de la Comptabilité analytique


Introduction ………………………………………………………………….……….……..6

Section1 : Généralité sur la comptabilité analytique ……………………..…………...…6

Section II : les notions des charges et des coûts…………………………………………...12

Section III : Les stocks …………………………………………………………………...20

Conclusion …………………………………………………………………………………...30

Chapitre II : Les méthodes de calcul des coûts

Introduction ……………………..…….....………………………….……………….……32

Section 1 : La méthode du coût complet………………………………………….………32

Section II : La méthode du coût partiel…………………………………………….……42


Section III : L’imputation rationnelle …………………………………………….………52

Section IV : Le coût marginal ………………………………………………………….......57

Conclusion ............................................................................................................................ 63

Chapitre III : La détermination des coûts au sein de l’ENAP

Introduction……………………………...……….……...……………………………….. 65

Section I : préparations de l’organisme d’accueil…….…………………………………65

Section II : Etude de cas ………………………………………….…………….…………74

Conclusion ........................................................................................................................... 102

Conclusion Générale…………………………………………………………………………. 104


Bibliographie

Annexes

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