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L’ensablement 

: Il est lié à l’érosion des bassins versant des plans d’eau naturels et artificiels (insuffisance du couvert
végétal, mauvaise agricole etc.)

-Entretient : En général l’entretient des ouvrages est insuffisant, environ 38% des barrages et boulis sont en mauvaise état.

I-3) Les eaux souterraines

L’hydrogéologie du Burkina fait apparaitre deux grandes formations aquifères :

- Le socle cristallin : il occupe la majeure partie du pays (225000 km2 soit 82% du territoire) ou les eaux souterraines
sont reliés à la fissuration, a la fracturation ou à l’altération des roches souterraines. Les débits des puits et forages
sont généralement faibles (0.5 à 20 m3/h)
- Les zones sédimentaires : Ce sont des bandes qui vont du sud-ouest au nord et dans la sud-est. La lampe peut
fournir des débits plus importants pouvant atteindre 100 m3/h et plus

Carte de la géologie simplifiée du Burkina Faso

Les réserves en eau souterraines sont estimées à 32,4 m3 au total dans le territoire. Dans le bassin versant du Comoé on a
2 ,53 m3, dans le MOUHOUN 12,4 m3 , dans le NAKAMBE 8,4 m3 et dans le bassin du NIGER 9,1 m3.

La mobilisation de cette ressource souterraine est faite à partir des ouvrages essentiellement composés de forages équipés de
pompe à motricité humaine (PMH) et des puits modernes permanents qui sont généralement réalisé en milieu rural. Ainsi de
2006 en 2013 on avait 44352 forages et 8630 puits modernes.

II) Utilisation des ressources en eau

Les principaux domaines de ressources en eau sont les suivantes.

II-1- L’hydroélectricité

Il s’agit de l’utilisation de l’eau pour produire de l’électricité. C’est le cas des barrages de la Kompienga et Bagree. Cette
utilisation ne consomme pas en général l’e u car l’eau utilisé est rejeté dans le cours d’eau après butinage.

II-2- Eau domestique

Il s’agit de l’eau qui est utilisé pour la boisson, la cuisson des aliments, la lessive, la vaisselle, la douche, etc. Cette utilisation
représente environ 25% de l’ensemble de l’eau consommé.

Selon la loi sur l’eau, dans les situations de pénurie d’eau, Cette utilisation est prioritaire par rapport à tous les autres
usages (elle doit être satisfait en premier avant d’utiliser l’eau pour autre chose).

II-3 – Mines ou orpaillage

Il s’agit de l’eau pour les industries minières et pour l’orpaillage. Elle n’est pas encore bien évalué mais elle prend de plus en
plus de l’ampleur au regard du « Boom minier » que connait notre pays.

III) Conséquences des activités humaines sur les ressources en eau

III-1- Pollutions d’origines diverses

- Industries agro-alimentaires : rejetant principalement des matières organiques ou azoté pouvant générer des
nuisances olfactives voir même des maladies (cas des usines de Kossodo)
- Industries extractives (mines, orpaillages) : qui rejette du mercure, de l’arsenic, du cyanure dans les barrages, les
cours d’eau et les nappes souterraines.
- Pollution agricole : l’utilisation d’engrais et des produits de traitement (herbicides, pesticides) non utilisés ou mal
utilisés
- Pollution des eaux par les ménages : déversements des boues de vidanges des fosses septiques et d’autres déchets
dans les caniveaux qui les conduisent vers les barrages
III-2- Ensablement des cours d’eau et retenues d’eau

- Mauvaises pratiques agricoles autour des cours d’eau et retenues d’eau


- Piétinement des berges par le bétail.

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IV) Politique de gestion de l’eau

La politique nationale de gestion de l’eau du Burkina Faso tire ses fondements de grands textes que sont la constitution et les
conventions internationales qui énoncent les principes fondamentaux de la gestion de la ressource en eau du pays. Adopté par
le gouvernement en juillet 1998, le document de politique national de l’eau constitue le document de référence pour la
contribution du secteur de l’eau à la réalisation de l’objectif de développement du pays.

IV-1- Objectifs de la politique

L’objectif général du document de la politique de l’eau est de « contribuer au développement durable en apportant des
solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau afin que celle-ci ne deviennent pas un facteur limitant du développement
socio-économique. »

Les objectifs spécifiques fixés par le document politique et stratégique en matière d’eau sont au nombre de quatre :

- Satisfaire durablement les besoins en eau ; en qualité.


- Se protéger contre l’action agressive de l’eau : érosion, corrosion, inondations, épidémies, ruptures de barrages, etc.
- Améliorer les finances publiques en allégeant le poids du secteur de l’eau
- Prévenir les conflits dans la gestion internationale des ressources en eau

IV-2- Les principes

Dans le domaine de l’eau, le document de politique retient neuf principes consacrés par la loi d’orientation relative à la
gestion de l’eau. Ces principes sont :

- Le principe d’équité : droit d’accès à l’eau potables par les différentes catégories de la population. Ce principe
suppose que chaque acteur dispose de la quantité d’eau nécessaire à ses besoins.
- Le principe de subsidiarité : prise de décision concernant la gestion de l’eau à l’échelle géographique la plus
approprié.
- Le principe du développement harmonieux des régions : prise en compte rigoureuse des besoins de développement
de toutes les régions pour établir les programmes d’utilisation des ressources en eau.
- Le principe de gestion par bassin hydrographique : ce principe vise à retenir l’approche par bassin hydrographique
comme cadre approprié pour la planification, la mobilisation, la gestion et la protection des ressources en eau.
- Le principe de la gestion équilibré de la ressource en eau : actions pour assurer un équilibre entre les différents
usages.
- Le principe préleveur, payeur ou utilisateur-payeur : dégager des ressources pour financer

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