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MASTER FINANCE ET ECONOMIE APPLIQUEE

ANNEE UNIVERSITAIRE 2017/2018

Projet de Fin d’études présenté en vue de l’obtention du diplôme de Master


Finance et Economie Appliquée : FEA

THEME

AUDIT DES ASSOCIATIONS AU MAROC : PROPOSITION


D’UN GUIDE PRATIQUE

Elaboré par :
Encadré par :
M. DJEDIDI Ismail
Mme. KARIM Khaddouj
Résumé

A la frontière des entreprises et du secteur public, le monde des associations occupe une place
plus en plus importante dans la vie sociale et économique au Maroc. Depuis quelques années,
le dynamisme des associations s’est amplifié.

Nous nous sommes proposés d’aborder le thème « Proposition d’une démarche d’audit pour les
associations au Maroc » car nous pensons que cette démarche pourra inciter les responsables
d’association à réinterroger leurs pratiques afin d’améliorer leur organisation interne et leurs
modalité d’action.

Dans un premier temps nous nous sommes appliqués à présenter les caractéristiques propres aux
associations sur les plans juridique, organisationnel, comptable et fiscal en relevant quand le
besoin s’en faisait sortir les carences.

Dans un deuxième temps, nous nous sommes attachés à présenter l’audit des associations qui
connait des particularités. En introduisant cette notion d’audit des associations, nous militons
pour le renforcement de la gouvernance des associations qui passe par l’instauration de
procédures de contrôle interne appropriées à tous les niveaux de la hiérarchie et des
responsabilités au sein des associations.

On peut ainsi relever des dysfonctionnements par la mise en place d’indicateurs mesurables
permettant d’identifier les contraintes pour en déterminer les points forts et les points faibles
empêchent l’aboutissement des objectifs escomptés. Pour donner un appui pratique à notre
travail, nous avons pris l’exemple d’une association pour pouvoir faire des constatations, relever
les défis et faire des recommandations concernant l’organisation financière et comptable, la
gestion des événements, la gestion des adhésions, la gestion des achats, la gestion de la trésorerie
et les aspects fiscaux.

Nous avons terminé notre travail par une présentation du contrôle des comptes.

2
Nous pensons que ce travail pratique recommande la mise en œuvre d’activités de contrôle
interne au sein des associations et à ce titre peut servir de guide pour pouvoir aboutir à de bonnes
pratiques de gouvernance.

REMERCIEMENTS

Je ne peux entamer ce rapport sans exprimer mon immense gratitude à toutes les personnes qui,
m’ont épaulé, de près ou de loin, tout au long de l’élaboration de ce travail, et sans lesquelles il
n’aurait pas pu voir le jour. Un grand merci tout d’abord mon encadrant pédagogique Mme
KARIM Khaddouj qui a su m’orienter en faisant preuve d’une très grande compréhension et
d’un louable sens de la pédagogie pour l’élaboration de ce modeste travail.

Suite aux quatre mois de stage que j’ai pu passer au sein du Cabinet Ad Value Audit and
Consulting Group, je tiens également à remercier mon parrain, El Mehdi FAKIR qui a suivi le
déroulement de mon stage et qui m’a permis, par l’intermédiaire de ses conseils, de mieux cerner
le fonctionnement du cabinet et les particularités du métier d’auditeur.

Mes remerciements à tous les collaborateurs avec lesquels j’ai eu l’occasion de travailler au
cours de ce stage dont la bonne humeur a beaucoup contribué à mon développement personnel
au sein de l’entreprise.

Mеs sincèrеs rеmеrciеmеnts vont aussi aux mеmbrеs du jury pour avoir accеpté dе dirigеr ma
soutеnancе.

Jе souhaitе égalеmеnt rеmеrciеr, pour lеur collaboration ainsi quе pour l’aidе qu’еllеs m’ont
apporté dans l’accomplissеmеnt dе mon travail, toutеs lеs pеrsonnеs qui ont dе près ou dе loin
contribué à la réalisation dе cе rapport.

Finalеmеnt, un rеmеrciеmеnt biеnséant еt plеin dе dévouеmеnt pour nos profеssеurs, lе corps


administratif, lеs еmployés еt lеs étudiants dе l’UNIVЕRSITЕ INTЕRNATIONALE DЕ
RABAT pour tout cе qu’ils font.

3
DEDICACES

A DIEU tout puissant, sans qui rien de tout ceci ne serai possible

A mes chers parents :

Que ce modeste travail soit le couronnement de votre patience, votre amour et tous
vos sacrifices.

A toute ma famille et tous mes amis pour leurs conseils et soutien moral.

A Sarah : Pour tous ses encouragements à tout jamais dans ma mémoire.

4
Sommaire

Résumé..............................................................................................................................................................2

Remerciements................................................................................................................................................3

Dédicaces..........................................................................................................................................................4

Introduction :...........................................................................................................................................................7

Première partie : Définition et cadre générale des associations...................................................................10

Chapitre 1 :Les enjeux economiques, juridiques et sociaux des associations au Maroc........................10

Section 1 : Aspects économiques financiers , sociaux et stratégiques de l’activité des


associations....................................................................................................................................................11

Section 2 : Le cadre juridique administratif...............................................................................................15

Section 3: Etude des limites des textes de loi des associations :..........................................................21

Chapitre 2 : Le cadre comptable et fiscal.......................................................................................................24

Section 1 : le cadre comptable des associations au Maroc.....................................................................24

Section 2 : Cadre fiscal des associations au maroc...................................................................................29

Deuxième partie : L’audit des associations : Particularités et mises en œuvre des procédures
.................................................................................................................................................................................. 36

Chapitre 1 : Les particularités de l’audit des associations...........................................................................36

Section 1 : Particularités de l’audit des associations par rapport à un audit classique des
entreprises......................................................................................................................................................37

5
Section 2 : L’intérêt de l’audit des associations..........................................................................................37

section 3 : La relation de l’association avec le commissaire aux comptes.............................................38

Chapitre 2: la prise connaissance générale de l’association et de son environnement .........................40

Section 1 : La prise de connaissance de l’association et de son environnement .......................Erreur !


Signet non défini.

Section 2 : La mise en œuvre des procédures d’audit.............................................................................65

Partie 3 : Proposition d’un guide pratique d’audit des associations : cas association ABC.......................71

Chapitre 1 : La phase de prise de connaissance générale de l’association et de son


environnement..................................................................................................................................................71

Seciton 1 :Présentation de l’association ABC............................................................................................71

Section 2 :L’organisation de l’association ABC..........................................................................................72

Chapitre 2 : L’évaluation du contrôle interne au contrôle des comptes.................................................75

Section 1  : L’appréciation et l’évaluation du système de contrôle interne.........................................75

Section 2 : Contrôle des comptes................................................................................................................92

Section 3 : Schéma globale du guide d’audit Synthèse du guide  ........................................................108

Conclusion générale............................................................................................................................................109

Bibliographie

Annexes

6
Introduction 

Le secteur associatif marocain a connu un essor considérable ces dernières années, qui a conduit
à l'expansion des activités associatives, les associations ont vue leur rôle se transformer d‘un
simple moyen d’aide sociale en un véritable moteur de développement. Le développement
continu et multiforme du secteur associatif n’a pu s’opérer que grâce au développement parallèle
des moyens mis à la disposition des associations, moyens humains, mais aussi et surtout moyens
financiers. Ce changement du rôle des associations a exigé une mise à niveau globale du secteur
associatif sur le plan juridique et comptable.

De même, le secteur associatif fait l'objet d'un intérêt croissant de la part des pouvoirs publics et
de la société civile. La réglementation qui le régit intervient suite à une large concertation
engagée sur le rôle des associations en tant qu'acteurs dans la stratégie de développement
économique et social du pays. Les associations sont présentes dans la plupart des secteurs
économiques. Leur nombre et leur importance économique, les fonds qu'elles gèrent, les emplois
qu'elles sont en mesure de générer et le fait que certaines d'entre elles font appel à la générosité
publique, justifient l'intérêt qui leur est porté.

Aujourd’hui, le mouvement associatif au Maroc atteint un certain niveau de maturité suffisant


pour disposer d’une certaine autonomie et d’un champ d’intervention relativement large. Il
s’impose, par ses réalisations et son implication dans l’œuvre du développement national, en tant
qu’acteur incontournable dans le développement à la fois démocratique et socioéconomique.

Du point de vue législatif, les associations ont connu une évolution notable en la matière, suite à
la publication au Bulletin Officiel n° 5048 du 17 octobre 2002 du Dahir n° 1-02-200 du 23 juillet
2002, portant promulgation de la loi n° 75-00 modifiant et complétant le Dahir n° 158-376 du 15
novembre 1958 réglementant le droit d’association. Le Dahir contribue à clarifier le régime
juridique des associations, jusqu'alors encombré de lourdes contraintes tant juridiques,
administratives que financières handicapant leurs activités. Ce texte constitue une réponse aux

7
attentes de l’espace associatif marocain pour l’harmonisation de la législation marocaine avec les
conventions internationales ratifiées par l’adoption d’un statut libéral des associations.

Du point de vue comptable, l’adoption du plan comptable des associations contribuera pour une
part importante à clarifier les obligations comptables des associations en uniformisant les
modalités de mise en œuvre de leur comptabilité par la mise en place d’un référentiel commun,
le plan comptable des associations constitue une adaptation des règles du code général de
normalisation comptable aux particularités des associations.

Ainsi avec l'évolution de leurs activités et la complexité croissante des règles juridiques,
comptables, fiscales et sociales, les associations sont soumises à de très nombreuses obligations,
et leurs dirigeants doivent se transformer en de véritables gestionnaires d'entreprises. Face aux
nouvelles prérogatives reconnues aux associations en tant qu’acteur de la vie économique et
sociale du pays, il apparaît donc nécessaire d’exiger une rigueur de gestion et de transparence.

Dans cette perspective, l’audit des associations s’impose comme un moyen efficace pour la
validation des actions associations pour les bailleurs de fond mais aussi pour les dirigeants les
bénévoles et les employés de l’association.

Notre mission au sein d’un cabinet d’audit et de conseil 1nous a amené à prendre en charge
diverses missions d’audit pour des clients exerçant sous la structure d’une association, la
particularité de ces missions ont soulevés plusieurs questions :

-Quelle est la spécificité d’une mission d’audit au sein d’une association à but non lucratif ?

-Quelle démarche d’audit adopter ?

-Existe-t-il un guide d’audit légal dans ce cas ?

-Quelles sont les principaux problèmes que rencontrent les auditeurs dans l’audit des
associations ?

1
Ad value audit and consulting group (ADVALUE A&C)

8
Compte tenu de la tendance actuelle marquée par un mouvement de projets de réforme, et face à
l’élargissement croissant du champ d’action des associations, nous allons consacrer ce travail à
l’analyse du cadre associatif et la spécificité de la réalisation d’une mission d’audit d’une
association.

Vu l’absence d’un guide harmonisé et homogénéisé d’audit des associations sur le plan
juridique, l’objectif de ce travail est de contribuer à la production d’un guide pratique d’audit des
associations qui peut servir au cabinet d’audit privé comme a la cours des comptes (cabinet
d’audit public de l’état), et aux institutions publiques ,comme moyen de contrôle de la bonne
marche des associations et de l’usage qui est fait des dons (en argent et en nature ) reçus par ces
associations.

A travers ce travail nous allons participer à la réflexion sur le rôle des associations dans le tissu
économique marocain, nous tenterons tout d’abord d’analyser les particularités du secteur
associatif au Maroc sur le plan organisationnel, juridique, comptable et fiscal. Ensuite nous nous
pencherons sur la spécificité de l’audit des associations. Enfin, nous nous focaliserons sur un
guide pratique d’une mission d’audit au sein d’une association.

9
PREMIERE PARTIE : DEFINITION ET CADRE GENERALE DES
ASSOCIATION

Les associations sont présentes dans la plupart des secteurs économiques. Leur nombre et leur
importance économique, les fonds qu'elles gèrent, les emplois qu’elles sont en mesure de générer
et le fait que certaines d'entre elles font appel à la générosité publique, justifient l'intérêt qui leur
est porté. La première partie de ce mémoire présente une analyse critique des cadres juridique et
légal dans lesquels opèrent les associations au Maroc, critique du cadre juridique, fiscal et
comptable actuel régissant les associations, en général. Cette analyse est complétée par une
présentation des aspects et enjeux sociaux, économiques, financiers et stratégiques de l’activité
associative. Cela nous amène à poser plusieurs questions :

Qu’est ce qu’une association ? Quelle sont les caractéristiques d’une association ? En quoi
consiste L’analyse des cadres juridique, institutionnel, comptable et fiscal dans lesquels évoluent
les associations au Maroc ? Et quelles sont leurs limites ?

Chapitre 1 : LES ENJEUX ECONOMIQUES, JURIDIQUES ET SOCIAUX


DES ASSOCIATIONS

À l’heure actuelle, les associations sont de plus en plus sollicitées pour servir de soutien
institutionnel à des activités socio-économiques, sanitaires, environnementales, etc. Elles
inscrivent leurs actions dans les domaines comme la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, la
préservation de l’environnement, l’intégration de la femme dans le développement, les droits de
l’homme, l’alimentation en eau, etc. Elles sont devenues un enjeu important pour répondre aux
besoins sociaux et semblent constituer l’un des moyens permettant de construire une société
civile autonome et responsable.

On peut ainsi définir une association comme étant un regroupement d'au moins deux personnes
qui décident de mettre en commun des moyens afin d'exercer une activité dont le but n'est pas

10
leur enrichissement personnel. Par exemple, la pratique d’un sport, une activité culturelle ou
humanitaire. Le caractère désintéressé de l'activité interdit la distribution d'un bénéfice aux
associés mais il n'implique pas que l'activité soit bénéficiaire : un bénéfice peut servir à la
développer.

Dans ce chapitre nous allons définir ce qu’est une association et connaitre les différentes
caractéristiques, également nous allons également voir les différents types d’associations.

Section 1 : aspects économiques financiers, sociaux et stratégiques de l’activité des


associations

1. Les aspects économiques et financiers

Compte tenu du manque de statistiques crédibles dans le domaine, l’importance du secteur


associatif, sa composition et encore plus la valeur réelle de sa coopération à l’économie
nationale, demeurent anonymes. Selon notre connaissance, il n’y a aucune étude raisonnable qui
traite du tissu associatif au Maroc dans sa totalité. Les interventions en la matière, traitées par
certaines organisation nationales et internationales ou encore par des enquêteurs se sont
concentrées sur des secteurs d’activités particuliers et encore sur des étendues bien définies.

Selon une enquête nationale réalisée par Haut-commissariat au Plan (HCP) auprès des
institutions à but non lucratif (ISBL), le Maroc comptait 44.771 associations en 2007, soit 145
associations pour 100.000 habitants. Ce taux est de 1.749 en France (en 2005) et de 508 au
Canada (en 2003).

L’ensemble du territoire national accueille des associations avec une relative centralisation à
l’échelle des régions de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer et de Souss-Massa-Drâa (3 associations sur
10), démontre le HCP.

Les travaux du secteur associatif demeurent, néanmoins, focalisés dans les spécialités du
“Développement et logement” (35,2% des associations) et de la “Culture, sport et loisir"
(27,1%). 2

2
Enquête de la direction des statistiques, HCP 2011

11
1- Conditions peu propices

Malgré le progrès que connaît le tissu associatif au Maroc, force est de remarquer que les
stipulations dans lesquelles il œuvre sont souvent peu favorables afin de réussir ses activités et en
garantir le bon contrôle permanent, affirme la même enquête du HCP.

2- Le bénévolat, principale force du travail

Il est à noter que le bénévolat forme l’importante solidité de l’évolution associative, sept
associations sur dix en dépendent complètement.

En 2007, le domaine associatif a appelé près de 352.000 bénévoles qui ont employé près de 96
millions d'heures de travail, soit l'équivalent de 56.524 emplois à temps plein. En ce qui concerne
l'emploi rétribué, 31,4% des associations y recourent.

Ces dernières ont embauché, en 2007, 27.919 personnes à plein temps et ont sollicité l’aide à
35.405 personnes à temps partiel. En somme, le monde associatif aura mobilisé plus de 33.846
fonctions payées en équivalent temps plein.

Le financement public des associations ne fait objet d’aucun élément statistique crédible et
indéniable. Ainsi qu’il n’existe aucune base fiable afin de placer les ressources et budgets des
associations.

Actuellement, le financement des associations montre une vraie incompréhensibilité. Une étude
sur les associations marocaines faite par le Ministère du! Développement Social de la Famille et
de la Solidarité, a permis de caractériser en matière de dimensions la base financière et
budgétaire des associations et montrent la portée de la collaboration du tissu associatif comme
participant dans le développement économique de plein droit.

12
Des constatations ont été dévoilées : 21 % des associations possèdent le capital mobilier et
immobilier, le poids économique des associations, en très forte avancement depuis quelques
années, est de plus en plus considérable. Par conséquent, le domaine associatif ne peut plus être
perçu comme une entité qui se situe à l’exclusion du système productif.

Néanmoins cette importance économique ne traduit que très peu la très grande dissemblance des
moyens gérés par les associations : 40 % réalisent un chiffre d’affaires annuel moyen inférieur à
3
25 000,00 DH (duquel 14,2 % ont un budget inférieur à 5000,00 DH).

3- Des ressources faibles

La plupart des associations se définit par une faible capacité d’autofinancement. Les revenus des
associations changent en fonction secteur d’activité, de la taille, de la cible visée, de la situation
l’environnement local. L’ancienneté et la réputation des associations intercèdent d’autre part,
comme des agents « subjectifs » d'allocation des ressources publiques.

Les revenus financiers du tissu associatif sont variés. À la tête des financeurs se place l’Etat
avec ses multiples subdivisions, puis arrivent l’ensemble des secteurs productifs, les bienfaiteurs
privés et autres bailleurs de fonds. Les associations à l’aide des cotisations des membres et
certains revenus générés par des prestations de services contribuent aussi à leur autofinancement.

L’irrégularité des revenus de près de la moitié des associations actives dans le secteur du
développement fait que la plupart d’entre elles estiment leur position financière inconfortable. Le
refuge quasi-exclusif de certaines associations au financement public crée une dépendance
dommageable à l’indépendance d’action et à l’exécution de leurs projets dans les marges et
suivant la modalité choisie.

2. Les enjeux stratégiques


Le monde associatif est rapproché actuellement, à trois stratégies parallèlement imbriquées et
contradictoires :

3
Enquête de la direction des statistiques, HCP 2011

13
1- Une stratégie néo-libérale qui souhaite avantager la déviation vers un marché financé et la
consolidation des fonctionnements du raisonnement marchand où la durabilité de la
composition associative est attachée essentiellement à une culture gestionnaire.

2- Une stratégie social-étatique : Après la démobilisation de l’Etat, les associations se sont


retrouvées face à une méthodique de dispositifs dont les résultats ont été d’ordinaire
l’instrumentalisation, voire aussi la marginalisation. Elles ont été plutôt estimées comme des
adjoints des autorités publiques que comme des associés.

3- Une stratégie solidaire et citoyenne qui favorise l'apparition d’un certain contre pouvoir. La
réclamation des droits se bâtit dans la réalisation du contre pouvoir. Or, cette politique est
d’autant plus difficile à accentuer que le tissu associatif montre des défauts intrinsèques.

L’avenir s'annonce plein de défis devant le mouvement associatif. D’abord, il s'agit de préserver
le droit d'association, car il constitue un tampon de sécurité contre toute tentative de régression
dans le champ des libertés publiques. Ensuite, promouvoir son rôle et sa mission en veillant à
son autonomie. En troisième lieu, poursuivre son renforcement institutionnel et sa gouvernance
interne. Enfin, enclencher la renaissance du bénévolat et du travail volontariste, tout en
développement des partenariats constructifs où les pouvoirs publics sont appelés à apporter leur
appui financier, au regard de l'importance du service public rendu par les associations.

3. Les enjeux sociaux


Dès les années 80, les associations ont commencé à jouer un rôle inévitable dans le processus du
développement économique, politique et social du pays.

Ainsi, les associations ont pu répondre à plusieurs besoins des populations au niveau le plus fin
du territoire grâce à leurs actions et leurs initiatives. Elles ont tiré profit de façon agile et
efficace leur aptitude à bien jouer leur rôle de partenaire dans le processus participatif. Leurs
activités s’étendent actuellement sur un espace vaste concernant toutes les couches de la
population et incluant des spécialités très variées.

En effet, un survol de ces domaines montre que les points d’entrées dans le processus
d’émergence des activités des associations sont axés sur la satisfaction des besoins de base des
citoyens. Elles sont ainsi présentes dans tous les domaines longtemps réservés à l’Etat tels que la

14
lutte contre la pauvreté, l’alphabétisation, la santé, l’habitat, l’infrastructure locale et les
équipements de base, la création et l’accompagnement de projets locaux de développement, etc.

En menant leurs actions aux niveaux ; national, régional et aussi et surtout local (à l’échelle du
village et du douar), leurs principales cibles sont la femme en particulier en milieu rural, les
jeunes, les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées et tous les rangs de la
population jugés les plus vulnérables ou encore dans des situations délicates.

Dans tous ces spécialités et pour toutes les genres ciblés, et selon une opinion presque générale,
les associations effectuent un bon travail, identifié aussi bien par les autorités publiques et par les
populations elles-mêmes que par les organismes internationaux actifs dans le secteur. La
puissance des associations repose dans leur voisinage des populations, dans leur parfait savoir du
terrain, dans leur méthode de fonctionnement flexible qui leur permet d’agir rapidement et de
manière efficiente et beaucoup moins administratif que les départements administratifs par
exemple.

Section 2: le cadre juridique et administratif

1. Définition d’une association

L’article premier du Dahir du 15 novembre 1958 réglementant le droit des associations au Maroc
tel qu’il a été modifié et complété par le Dahir du 23 juillet 2002 stipule que L’Association est la
convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon
permanente, leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que de partager des
bénéfices. Elle est régie, quant à sa validité́ , par les principes généraux du droit applicable aux
contrats et obligations ».4

2. Les caractéristiques d’une association 

 L’association est une convention, un contrat de droit privé entre au moins deux personnes qu’ils
soient des personnes physiques ou morales.

4
Dahir n°1-58-376 du 3 joumada I 1378 (15novembre 1958) réglementant le droit des associations. Article premier

15
 L’association est aussi un groupement de permanents, autrement dit que même si les membres
changent, l’association continue de fonctionner. La vie juridique d’une association est donc
totalement indépendante de la vie des personnes qui en font partie.

 Les personnes qui forment l’association doivent disposer d’un but commun (sans avoir un
caractère lucratif) qui est clairement expliqué dans les statuts qui peut être cité dans la
dénomination de l’association.

 Les profits ne sont pas distribués entre les membres de l’association. Une association peut
effectuer des gains sur ses activités, mais il lui est interdit de les repartir entre les membres
comme dans le cas des sociétés ou la coopérative. Ici, les profits que l’association réalise ne
doivent pas permettre l’enrichissement personnel des adhérents ni au cours de la vie de
l’association ni à sa dissolution.

 Les membres d’une association sont tenus de ne mettre en commun que leurs connaissances ou
leurs activités. A contrario, le contrat ne saurait être caractérisé de convention d’association. De
ce fait, l’association ne peut disposer d’un capital comme dans le cas dans les sociétés ou dans la
coopérative.

 Une gestion démocratique et participative. Tous les adhérents de l’association sont égaux, c’est-
à-dire que toute hiérarchie fondée sur des considérations juridiques (subordination juridique) ou
économiques (participation au capital) ne sont pas à prendre en compte.

3. Les typologies des associations 

Le Dahir fait cas de nombreuses catégories d’associations. On cite, essentiellement, entre autres :

 Association Ordinaire (AO) : Elle se caractérise par une capacité́ juridique exceptionnel et
unique. Elle peut donc être négocier, recruter, exécuter en justice. habituellement, elle ne peut
pas obtenir des libéralités (donations ou legs).

 Association Reconnue d’Utilité́ Publique (ARUP) : Elle a la possibilité d’acquérir des


libéralités. Une fois par an, elle a la possibilité et sans autorisation préalable de solliciter la
générosité́ publique ou tout autre ressource tolérée fournissant des recettes. Elle peut, suivant les
dispositions définies par ses statuts et après autorisation par arrêté́ du Premier Ministre, obtenir à
titre gratuit entre vifs ou par testament et assimiler à titre onéreux, pour les deniers, valeurs,
objets mobiliers ou immeubles.

16
Les associations reconnues d’utilité publique ont le droit de :

 Recevoir des donations ou des legs.

 Placer leurs capitaux.

 Bénéficier d’avantages fiscaux.

 D’exercer une activité commerciale, dans la mesure où cette activité est en rapport direct
avec leur objet et qu’il n’est pas distribué des gains.

 Les associations étrangères (AE) : sont connues associations étrangères, tous les groupements
présentant les caractéristiques d’une association qui ont leur siège à l’étranger ou qui ayant leur
siège au Maroc, sont dirigés en fait par des étrangers ou bien ont, soit des administrateurs
étrangers, soit la moitié des membres étrangers.

Aucune association étrangère ne peut ne peut se former ni exercer son activité au Maroc si elle
n’en fait la déclaration préalable dans les conditions fixées par la loi et ne peut exercer son
activité qu’après expiration de trois mois du dernier récépissé.

Les associations étrangères sont régies par les mêmes dispositions que les associations
marocaines. La seule limite apportée par le Dahir réside dans l’exercice de la capacité juridique
par les associations étrangères

 Les coopératives

La loi 24/83 fixant le statut général des coopératives, définit la coopérative comme étant « un
groupement de personnes physiques, qui conviennent de se réunir pour créer une entreprise
chargée de fournir, pour leur satisfaction exclusive, le produit ou le service dont elles ont
besoin. Des personnes morales remplissant certaines conditions peuvent devenir membres d'une
coopérative ». 5

Une coopérative est administrée par les coopérants en mettant en place les principes
fondamentaux de la coopération suivants :

5
(Dahir n° 1-83-226 du 9 moharrem 1405 (5 octobre 1984) portant promulgation de la loi n° 24-83 fixant le statut général
des coopératives 

17
Toute personne, sans distinction, peut adhérer ou se joindre à une coopérative sous la seule
condition d’accomplir, personnellement, les dispositions de fond arrêtées par les éléments
constituants de cette dernière en considération de son activité́ ;

 Tout coopérateur peut quitter la coopérative sous la seule contrainte de ne pas nuire à son
activité par un retrait inopportun ;

 Tout coopérateur, quel que soit le nombre de fractions qu'il dispose, possède des droits égaux et
a, en cela étant, un vote dans les assemblées générales de la coopérative ;

 Les excès de gains de la coopérative sur ses dépenses d'exploitation doivent être divisés entre les
coopérateurs au prorata des opérations qu'ils ont maniées avec elle ou de la méthode qu'ils lui ont
fournie.

 Les surplus mis de côté ne peuvent plus être répartis entre les membres de la coopérative ;

 Le capital n’est pas rétribué normalement. L’intérêt sera d’un taux limité dans le cas où le capital
est rémunéré ;

 Le membre d’une coopérative est un « coopérateur », mais également considéré comme un


associé apporteur de capitaux, en ce sens que sa participation aux exercices de sa coopérative se
révèle sous forme de contributions, de passation de biens ou de service ou de travail.

Elle permet d’amener dans le meilleur des cas les intérêts économiques de ses intervenants
(adhérant ou sociétaires). Elle se différencie en cela de l'organisation à vocation non lucrative
dont l’orientation finale est moins attachée aux activités économiques.

 Les fondations

Une fondation peut être définie comme une personne morale de droit privé son but lucratif créée
ou formée par un ou plusieurs bienfaiteurs, eux-mêmes pouvant être des personnes physiques ou
morales, afin de mener bien ou de réaliser une œuvre d'intérêt public.

La fondation est différente de l’association par le fait qu’elle suppose l’engagement financier est
irrévocable des fondateurs de la fondation, qu’ils soient des particuliers ou des entreprises. En
premier lieu, une fondation est de l’argent privé proposé à une cause publique. À l'opposé d'une
association, une fondation n’est pas constituée de membres. Elle est gouvernée par un conseil

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d'administration, dont les adhérents peuvent être constitués en majorité par les fondateurs, mais
également de membres de droit et de membres cooptés élus.

• Les groupements d’intérêt économique (GIE)

Le GIE est un rassemblement de personnes morales qui mettent en relation les bonnes techniques
pour agrandir leur activité́ économique et pour développer les aboutissements de cette activité́ et
qui a été fondé par le Dahir n° 1-99-12 du 5 février 1999 portant promulgation de la loi n° 13-97
relative au groupement d'intérêt économique (GIE).

Doté de la personnalité́ juridique, le GIE donne la possibilité ainsi à ses adhérents de joindre
leurs forces pour l’accomplissement d’un intérêt partagé, tout en gardant leur entière autonomie.

Le GIE est un genre intermédiaire entre la société́ et l’association. En d’autres termes, la


recherche et le partage des bénéfices ne sont pas à proprement parler le but du GIE, mais les
possibles bénéfices peuvent être partagés entre les membres.

• Les associations de microcrédit

Les associations de microcrédit sont des associations à statut spécial. Effectivement, au terme de
l’article 1 de la loi n° 18-97 relative au microcrédit, est considérée comme association de
microcrédit toute association constituée conformément aux dispositions du dahir du 15
novembre 1958 règlementant le droit d'association et dont l'objet est de distribuer des
microcrédits pour permettre à des personnes économiquement faibles de créer ou de développer
leur propre activité́ de production ou de service en vue d'assurer leur insertion économique. Les
fonds publics correspondant à l'exercice de l'activité́ des établissements de crédit et de leur
inspection ne peuvent cependant être destinés aux associations de microcrédit.6

6
Article 1 de la loi n° 18-97 relative au microcrédit

19
Préalablement à l'exercice de toute activité́ de microcrédit, chaque association de microcrédit
doit être acceptée à cet effet, par le biais d’un arrêté du ministre chargé des finances pris après
avis du conseil consultatif du microcrédit.

4. Cadre juridique d’une association

Pour créer une association il convient tout d’abord de rédiger le contrat d’association (statuts),
d’être composé d’au moins de deux personnes et de disposer d’un siège social (une adresse).

La procédure de création d’association est relativement rapide et facile. Pour ce faire, il faut
respecter les 9 étapes suivantes :

1- Se basé sur une idée ou sur un projet. Bien le maitriser et le définir.

2- Elaborer le projet de vision universelle de l’association : une feuille de route qui explique les
grandes orientations de l’association, sa mission, sa vision ainsi que les principes essentiels
qu’elle doit accompagner.

3- Préparer la rédaction des statuts de l’association. De ce fait le lancement d’un débat est
obligatoire afin d’anticiper les dispositions que l’association devra disposer pour la réalisation de
sa mission et en anticipant les différentes situations auxquelles l’association est exposée.

4- Se réunir avec les membres, présenter, débattre l’idée et les principes de constitution et ainsi
solliciter l’accord de principe et fixer la liste des membres fondateurs.

5- Fixer la date de l’assemblée générale constitutive.

6- Aviser les autorités locales de la date et aussi du lieu du déroulement de l’assemblée générale
constitutive.

7- Transmettre la convocation aux membres constitutifs dix à quinze jours avant la tenue de
l’assemblée constitutive, en ajoutant la liste des membres fondateurs et les statuts.

8- Tenir l’assemblée générale dans le but de définir la vision générale de l’association et validé
la création

9- Déposer les statuts et le compte rendu chez les autorités locales du lieu où l’association a
défini son siège social, ainsi que le formulaire de déclaration, rempli et signé. L'administration
délivre un récépissé de déclaration ou reçu de déclaration dans un délai maximal de soixante (60)
jours.

20
5. La déclaration d’une association 

L’article 5 du dahir du 15 novembre 1958 tel qu’il a été modifié et complété en juillet 2002
stipule que “Toute association devra faire l’objet d’une déclaration au siège de l’autorité
administrative locale dans le ressort duquel se trouve le siège de l’association, directement ou
par l’intermédiaire d’un huissier de justice”.7

Section 3 : Etude des limites des textes de loi des associations 

Le cadre juridique qui régit les associations au Maroc connait plusieurs limites qui influent
négativement sur la croissance du secteur. Il est considéré par les acteurs associatifs comme étant
obsolète et ne répondant plus aux missions actuelles des associations marocaines. En revanche ,
au Maroc, il existe différents types d’associations en fonction de leurs activités : associations du
secteur sanitaire et social, d’enseignement privé et de formation continue, du secteur social et
d’insertion, du secteur caritatif et humanitaire et du secteur culturel... et un très grand nombre de
petites associations contre un petit nombre d’associations importantes.

Ces dernières disposant du personnel salarié, gérant un budget énorme et ont également une
organisation semblable à celle des entreprises commerciales.

Cette diversité de catégories paraît, à notre sens, ne pas être prise en compte par les textes en
vigueur en ce qui concerne essentiellement les associations marocaines. Il ne se penche pas sur
les différents cas d’associations qui existent, en s’intéressant à leurs tailles, à leurs natures
d’activités et à leurs buts.

Mentionnons, par ailleurs, que les associations exerçant une activité́ économique, exigeant un
minimum de rigueur dans leur gestion et un minimum de transparence cherchant à protéger leurs
membres, n’ont pas été́ visées par ces textes. En effet, certaines associations peuvent avoir une
activité́ économique génératrice de revenus et embaucher un nombre très important de
personnes.

7
Dahir n°1-58-376 du 3 joumada I 1378 (15novembre 1958) réglementant le droit des associations. Article 5 du dahir du 15 novembre 1958
complété en juillet 2002

21
Ce raisonnement ou cette logique économique se voit en contradiction avec les dispositions du
Dahir 1958 qui met le point sur :

Le caractère « non lucratif » de l’association : L’article 1er du Dahir est sans ambiguïté́ sur la
finalité́ des surplus monétaires dégagés par les activités de l’association. « L’association est
constituée dans un but autre que de partager les bénéfices ». Toutefois, les associations sont
autorisées à mener des actions à caractère lucratif.

Sur le principe du « bénévolat » : La définition de l’association telle que précisée dans l’article
1er de la loi ne mentionne pas la notion de bénévolat de manière explicite mais en sous-entend la
signification. Le bénévolat constitue une richesse importante dans nos associations. Son apport à
l’association est en fonction du dynamisme des membres.

22
Conclusion chapitre 1

On peut conclure que les associations sont aujourd’hui un « fait social ». Leur implication dans
l’animation du champ social et économique est une réalité incontournable. Elles deviennent par
conséquent un des principaux leviers du développement économique local où elles exercent des
rôles et des missions de plus en plus importants. L’intérêt aujourd’hui grandissant de création
d’associations de développement profite d’une onde très favorable au plus haut sommet de
l’Etat. Les associations sont directement appelées à participer et animer la construction
économique et le développement social du pays et à en assurer la continuité et la cohérence.
Nous allons dans le chapitre suivant essayé de comprendre l’intérêt d’une tenue de comptabilité
pour une association et comprendre le cadre fiscal d’une association. En outre, nous allons
expliquer les limites de chaque cadre que cela soit comptable ou fiscal.

23
Chapitre 2 : Le cadre comptable et fiscal de l’association
Dans ce chapitre, nous allons comprendre l’intérêt de tenir une comptabilité pour les associations
et comprendre le cadre fiscal des associations au Maroc sachant que les associations sont situées
dans le domaine d’application de l’impôt sur les sociétés, de la taxe sur la valeur ajoutée et de
l’impôt sur le revenu. Le régime fiscal des associations se base sur deux conditions : la non-
lucrativité des activités prévues statutairement et exercées effectivement et le désintéressement
des membres de l’association, en particulier les membres responsables. Les associations sont
liées aux clauses du droit commun.

Section 1 : le cadre comptable des associations au Maroc

Sur le plan comptable, les dispositions du Dahir du 15 novembre 1958 relatif au contrat des
associations ne prévoient pas de conditions ni d’obligations en matière comptable et accordent
en fait aux statuts de l’association la possibilité d’envisager les dispositions souhaitées en la
matière.

Cependant, dans le cadre du remaniement du droit des associations, le législateur prévoit la tenue
par les associations reconnues d’utilité publique d’une comptabilité dans les règles sont
déterminées par voie réglementaire. En 2002, le Conseil National de la Comptabilité a approuvé
un nouveau plan comptable particulier dédié aux associations dont le décret d’application n’est
toujours pas paru.

Les obligations comptables des associations sont promulguées par les stipulations du : Dahir de
1958 tel que modifié et complété par le dahir du 23 juillet 2002.

24
L’article 9 du dahir du 23 juillet 2002 stipule que : « … les associations reconnues d’utilité
publique doivent tenir une comptabilité dans les conditions fixées par voir réglementaire,
permettant de donner une image fidèle de leur patrimoine, de leur situation financière et de
leurs résultats. Les états de synthèse, les pièces justificatives des écritures comptables et les
livres doivent être conservés pendant une période de cinq ans. Ces associations sont tenues de
soumettre un rapport annuel au Secrétariat Général du Gouvernement comportant l'affectation
des ressources qu'elles ont obtenues pendant une année civile. Ce rapport doit être certifié par
un expert comptable inscrit à l'ordre des experts comptables, attestant la sincérité des comptes
8
qu'il décrit. »

En 2002, le Conseil National de la Comptabilité a approuvé un plan comptable destiné


spécialement aux associations. A ce propos, les associations qui sont tenues d’établir des
comptes annuels sont amenées à appliquer le nouveau plan comptable des associations qui est en
fait une adaptation du plan comptable général aux particularités des associations.

Les associations qui reçoivent régulièrement des subventions d’une collectivité publique sont
amenées à fournir leur budget, et aussi leurs comptes aux ministères qui leur accordent des
subventions.

Comme remarqué précédemment, l’Arrêté du 31 janvier 1959, les associations qui bénéficient
annuellement que ce soit d’une manière directe ou indirecte, des subventions d’un organisme
public, sont dans l’obligation de respecter quelques principes de gestion courante qui sont les
suivants :

 Etablir avant l’initialisation de chaque exercice un budget qui révèle les prévisions de recettes et
de dépenses. Ce dernier doit être fondé suivant les normes de la comptabilité publique (dépenses
éclatées en trois sections : investissement, fonctionnement et activité de l’association ; dépenses
divisées à l’intérieur de chaque section en chapitres...) et doit être présenté aux ministères
concernés au moins deux mois avant le début de l’année en question.

 Respecter le principe de la partie double c’est-à-dire qu’il faut tenir au jour le jour les opérations
dans un journal coté et paraphé.

8
Dahir n°1-58-376 du 3 joumada I 1378 (15novembre 1958) réglementant le droit des associations. Article 9 du dahir du 23 juillet 2002

25
 posséder un système comptable qui donne la possibilité de retirer, suite à la demande des
ministères concernés, des balances périodiques relevant le bilan des comptes, le bilan
d’exécution budgétaire ainsi qu’une situation financière annuelle spécifiant la somme des
subventions obtenues, les investissements de l’exercice, la valeur des stocks, les créances et
dettes et les disponibilités.

 Apporter aux ministères intéressés, les comptes annuels (balance des comptes, situation
budgétaire et financière au 31 décembre), sans dépasser le 15 mars de l’année d’après.

1. Traitement des subventions

Le Conseil National de Comptabilité a adopté dans sa 8ème assemblée rassemblé tenue le 11


mars 2003, le plan comptable des associations, constituant le cadre de référence. Celui-ci
parvient a abordé les caractéristiques et les méthodes de comptabilisation des traitements qui
sont convenables au domaine associatif.

Les associations qui sont menées à organiser et ainsi à fournir des comptes annuels sont dans
l’obligation d’utiliser le plan comptable des associations qui n’est d’autre qu’un ajustement du
plan comptable général aux particularités des associations. Ce plan comptable traite
principalement les subventions reçus par un organisme public, les dons et les fonds qui font
appel à la générosité du public.

Il est donc indispensable de faire la différence entre les subventions de fonctionnement et


conventions de financement et les subventions d’investissement.

1.1 Subventions de fonctionnement et convention de financement

Les conventions d’attribution comportent communément des conditions suspensives ou des


conditions résolutoires.

Concernant les conditions suspensives, l’allocation de la subvention à une association ne


s’exécute que si le fait décidé avec les commanditaires se concrétise. De ce fait, si une condition
suspensive est non levée, il n’est donc pas possible de constater une subvention en produits.

26
Concernant les conditions résolutoires, dans le cas ou l’événement ne se concrétise pas par
l’association, l’annulation de la convention de financement est engendrée. De la sorte, une
condition résolutoire sert donc, à enregistrer la subvention en produits. De plus, une constatation
de la provision, devra se faire par l’association pour reversement de subvention en cas
d’apparition probable d’un risque de la non-atteinte d’un ou plusieurs objectifs fixés dans la
condition résolutoire.

Dans le cas où l’association relèvera définitivement que ces finalités ne pourront être accomplies,
le tiers financeur va constater une dette.

Concernant l’étalement sur plusieurs exercices, une subvention attribuée pour plusieurs exercices
est étalée selon les périodes ou étapes d’allocation déterminés dans la convention ou, à défaut, au
prorata temporisé.

Concernant la comptabilisation, la conclusion de la subvention ne comporte pas de condition


suspensive. La subvention est enregistrée en comptabilité quand elle est notifiée. En d’autres
termes, lorsque l’association a obtenu l’annonce définitive d’attribution de la subvention, et non
pas pendant son encaissement.

- Subvention d'exploitation : Cette subvention est reçue de l’Etat, des collectivités territoriales
ou d’autres organismes pour remplir certaines charges d’exploitation ou pour combler le déficit
des produits d’exploitation. Elle est caractérisée par un caractère structurel et généralement
forfaitaire. Ainsi, elle est un composant du résultat courant (compte 71).

- Subvention d'équilibre : Cette subvention est reçue de l’Etat, des collectivités territoriales ou
d’autres 4j(organismes pour couvrir tout ou partie d’une insuffisance globale de fonctionnement.
Elle est caractérisée par un caractère aléatoire. Elle est donc un composant du résultat non
courant (compte 75).

1.2 Subventions d’investissement

Les associations ont la possibilité d’obtenir des subventions d'investissement affectées au


paiement d’un ou plusieurs biens dont la reconstitution pèse ou non sur l’organisme.

27
La convention de financement doit être examinée par l’association qui tient en compte les
difficultés de fonctionnement de la collectivité.

Comptabilisation : Les subventions d'investissement destinées à un bien réutilisable par


l’association sont enregistrées au passif dans le compte des « fonds associatifs avec ou sans droit
de reprise » (compte 111 ou 112).

1.3 Limites et attentes d’évolution 

Le cadre comptable et financier présent des associations révèle plusieurs limites liées
notamment à :

 Une pratique comptable archaïque. Certaines associations tiennent encore une comptabilité de
caisse, du fait de l’ignorance des dispositions du plan comptable et de la limitation de
l’obligation légale aux « associations reconnues d’utilité publique ».

 Une normalisation comptable non encore aboutie en raison de non parution du décret
d’application du plan comptable des associations.

 L’absence d’un cadre comptable spécifique à certains secteurs d’associations.

Il est donc plus qu’indispensable de réformer l’environnement légal et comptable des


associations afin de confirmer la normalisation comptable et améliorer la transparence
financière.

De ce fait, l’obligation légale de tenue de comptabilité concernant toutes les associations


dépassant un certain seuil doit être généralisée par le législateur et le décret d’application du
plan comptable associatif doit être adopté, tout en prenant en compte des spécificités des
différents secteurs des associations. Les avantages de cette normalisation comptable des
associations sont multiples :

 Un référentiel unique et normalisé.

 Une fiabilité assurée des informations financières communiquées aux bailleurs de fonds et
aux adhérents.

 Des outils de gestion transparente.

28
 Favoriser la supervision et le contrôle des comptes par le commissaire aux comptes, pour
certifier leurs états financiers.

 Les missions que s’assignent les associations requièrent des moyens sans cesse croissants.
Compte tenu de l’ampleur de la masse financière recueillie et de son importance, il s’avère
normal et souhaitable que les financeurs et les donateurs puissent s’assurer que les fonds,
soient utilisés selon leurs souhaits.

 L’audit légal des associations et le contrôle de l’emploi de leurs ressources devraient être
élargis à toutes les associations répondant à certains critères (secteurs d’activité́ , nature des
donateurs...) et/ou dépassant certains seuils à définir (ressources, taille, total bilan...) afin
d’accroître la transparence et la crédibilité́ dans la gestion des fonds gérés par les
associations, provenant des subventions publiques, des cotisations des adhérents, des dons,
ou parfois des appels à la générosité́ publique.

Section 2 : Cadre fiscal des associations au Maroc

Les associations sont situées dans le domaine d’application de l’impôt sur les sociétés(IS), de la
taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de l’impôt sur le revenu. (IR) Le régime fiscal des
associations se base sur deux conditions : la non-lucrativité des activités prévues statutairement
et exercées effectivement et le désintéressement des membres de l’association, en particulier les
membres responsables. Les associations sont liées aux clauses du droit commun.

À propos de l’IS, les associations à vocation non lucrative établies selon les stipulations du Dahir
de 1958 et pratiquant des activités d’un aspect seulement social, éducatif, sportif ou humanitaire
sont dispensées de l’impôt sur les sociétés, mais elles restent exposées aux obligations
déclaratives prévues par la loi. Les associations qui font objet d’une exonération sont citées avec
spécification par la loi.

Cependant, les associations ne tirent pas avantage en ce qui concerne l’IR et de la TVA.

L’étude de l’aspect fiscal des associations nous amène, donc, à fixer deux volets :

-Le traitement fiscal.

-Les limites et souhait d’évolution en termes de fiscalité.

29
1.1 Le traitement fiscal 

Le cadre légal et réglementaire qui régit les associations au Maroc est issu de la loi du 15
novembre 1958. Cependant, le législateur marocain n’a pas établi un cadre fiscal spécialement
dédié aux associations marocaines.

Les associations relèvent, en principe, des associations en général telles qu’elles sont prévues au
niveau de la loi prédéfinie en tirant avantage des mesures incitatives conçues de manière
limitative à l’intention de certaines associations selon leur statut (cas des associations reconnues
d’utilité́ publique) ou bien de la nature de leur activité (activité à caractère seulement social,
éducatif, humanitaire ou sportif). C’est ainsi que le législateur marocain dispense entièrement les
associations de l’imposition dans le cas où :

-elles sont instaurées pour une vocation non lucrative.

-elles agissent dans une finalité humanitaire, philanthropique, charitable, scientifique, culturelle,
sportive ou éducative.

Les associations à vocation non lucrative et les organismes assimilés pour les seules opérations
adaptés à l’objet déterminé dans leurs statuts, bénéficient d’une exonération qui résulte de
l’article 6 du Code Général des Impôts. Hors de cette limite prédéfinie par la loi citée auparavant,
toute autre association est évincée de l’exonération en raison de sa situation d’office dans le
domaine d’application de l’imposition. L’association à but non lucratif peut être imposée, dans le
cas où elle génère ne serait-ce que partiellement, un bénéfice d’une activité quelconque, dans les
obligations de droit commun.

1.1.1En matière d’Impôt sur les Sociétés

En raison des dispositions de l’article 6 (I. – A. 1 er alinéa) du CGI, les associations à vocation
non lucrative sont taxées à cause des gains et des revenus conclus de la régie ou de l’utilisation,
de ventes ou de services (immeubles à utilisation locative, magasin, restaurant, …).Ainsi, chaque
association qui bénéficie d’un revenu hors de son objet prodigue, doit être imposée.

30
D’autre part, les associations qui bénéficient d’une exonération totale permanente prévue à
l’article 6-I-A, selon l’article 164 du CGI relatif à l’accord des avantages fiscaux, complété́ par la
Loi de Finances 2010, sont bannis du bénéfice :

De l'abattement de 100% sur les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés prévus
à l'article 6 (I-C-1°) du CGI

-De l'exonération des plus-values sur cession de valeurs mobilières.

Les dons en argent ou en nature accordés aux associations reconnues d’utilité publique
précédemment définies, sont aussi évalués comme charges déductibles au sens de l’article 7 de la
loi susvisée.

De plus, l’exonération de l’impôt n’est pas synonyme de l’exonération des obligations légales de
déclaration et de tenue de comptabilité́ (cf. 1ère partie, Section 2 le cadre comptable et fiscal).
Effectivement, les dispositions concernant l’impôt sur les sociétés, organisent des obligations
déclaratives contre les sociétés, y compris les associations sans vocation lucrative, il est question
de déclaration d’existence à la constitution, de déclaration du résultat fiscal et de cessation
d’activité́ .

1.1.2 En matière de la taxe sur la valeur ajoutée 

La nature des personnes qui effectuent des actes imposables en ce qui concerne la TVA, tel qu’il
est présenté dans l’article 87 (alinéa 3°) du CGI dans son titre III relatif à la TVA , est
l’ensemble des personnes différentes de l’Etat non entrepreneur, opérant, à titre habituel ou
occasionnel, sans prendre en considération la forme ou la nature de leur intervention ou leur
statut juridique. Toute personne accomplissant des opérations qui entrent dans le domaine
d’application de la TVA énumérées dans les articles 87 et 89 du CGI, lui est appliquée
l’assujettissement à cet impôt.

Toute association sans but lucratif bénéficie d’une exonération en matière de l’IS, alors que
seules les associations reconnues d'utilité́ publique profitent d’une exonération sans droit de
déduction en qualité de leurs prestations fournies (article 91 du CGI). Cependant, l’activité non
lucrative conçue dans les statuts, ne fait pas rentrer les produits engendrés par des activités

31
génératrices de revenus, qui sont notamment assujetties à la TVA. Il résulte de ce qui précède
que les associations à vocation non lucrative non reconnues ou non d’utilité́ publique sont
imposables en ce qui concerne la TVA, en qualité des opérations qui entre dans les domaines
d’application de la TVA. Toutefois il existe, à titre indicatif, quelques exonérations particulières
au bénéfice des associations reconnues d’utilité publique qui s’occupent notamment des
handicapés ou des déficients visuels. Comme ce qui est le cas de l’IS, les associations sont
assujetties aux mêmes engagements comptables et déclaratifs.

1.1.3 En matière d’impôt sur le revenu 

Afin de pratiquer leurs prestations, les associations font appel soit à des bénévoles sans
rémunération, soit à un personnel employé, soit les deux à fois. Le développement actuel du tissu
associatif permet de remarquer qu’il est question d’un domaine qui a une position signifiante
dans la création de l’emploi. Mais le traitement propre aux associations n’est pas envisagé par
l’ensemble des lois fiscales.

Pour le personnel salarié, l’association étant un employeur, doit retenir l’impôt à la source des
salaires et des autres rémunérations assujetties à l’IR en y incluant les profits en argent et en
nature, même pour le personnel employé. Pour les membres d’administration, l’IR est aussi
applicable aux « allocations spéciales et aux remboursements de frais. »

Quand des avantages en argent ou en nature sont octroyés à l’administrateur, le critère


désintéressé de l’association peut être reconsidéré. Et par conséquent, l’association se retrouve
assujettie à la totalité des impôts commerciaux (IS, TVA, taxe professionnelle…).

L’association se trouve dans l’obligation de prélever 30% concernant le montant des honoraires
bruts décaissés, à l’égard du personnel tiers occasionnel.

Le paiement de l’impôt retenu à la source doit être opéré par l’association le mois qui suit le
prélèvement.

1.2 Limites et souhaits d’évolution 

A la lumière de ce qui précède, nous remarquons que l’administration marocaine n’affiche pas
une volonté de clarification de la fiscalité des associations et semble ne pas s’intéresser à la

32
diversité des activités associatives et à leur importance macroéconomique et sociale. Elle ignore
toute particularité des associations entreprenantes.

Elle favorise les associations reconnues d'utilité publique en exonérant leurs prestations qu’elles
soient lucratives ou non.

Les textes de lois et de réglementations fiscales applicables aux associations sont difficiles
d'accès et incompréhensibles. Le système fiscal applicable aux associations ne privilégie pas
suffisamment l’essor des associations et les obligations fiscales que supportent les associations
marocaines ne sont pas avantageuses par rapport à d'autres pays. Par conséquent, les associations
sont en attente d’une loi afin de clarifier leur situation comptable et fiscale et la responsabilité
des gestionnaires.

La législation marocaine n'a pas encore traité de la fiscalité des associations en tant
qu'organisations qui proposent un service public et qui sont sans vocation lucrative. Elle ne tient
pas en compte de la particularité des associations dans la conception des lois fiscales, ce qui
influence négativement les ressources des ces associations. Pour cette raison, nous proposons, un
changement de la fiscalité des associations en composant un texte unique qui pourra traiter du
régime fiscal applicable aux organismes sans but lucratif. Ce texte devra préciser notamment les
aspects suivants :

Les conséquences du non-respect des conditions de gestion désintéressée et de prépondérance de


l’activité non lucrative.

 L’organisme qui maintient des relations privilégiées avec les entreprises.

 Les mesures d’exonération en matière d’impôts commerciaux (TVA, IS, Taxe professionnelle,...)

 L’exercice d’activités lucratives et non lucratives, en d’autres termes, la sectorisation et la


filialisation des activités lucratives.

 L’absence d’une réforme fiscale des associations marocaines qui tiendrait compte de leurs
particularités crée, actuellement, une insuffisance de transparence qui n’est bénéfique ni pour
l’administration ni pour les associations.

33
Conclusion chapitre 2

Toutes les associations qui sont tenues d’établir et de produire des comptes annuels doivent
appliquer le plan comptable des associations qui est en fait qu’une adaptation du plan comptable
générale aux particularités des associations. Et sur le plan fiscal on constate alors que les
associations sont soumises aux dispositions du droit commun. Elles se situent dans le champ
d’application de l’Impôt sur les Sociétés (IS), de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et de
l’Impôt sur le Revenu (IR). Deux critères sont à la base du régime fiscal des associations : la non
« lucrativité » des activités prévues statutairement et exercées effectivement et le
désintéressement des membres de l’association, en particulier les membres responsables

L’étude de l’aspect fiscal des associations nous amène, ainsi, à fixer deux volets : d’une part les
exonérations et impositions concernant l’association qui est restée purement non lucrative.et
d’autre part La fiscalité de l’association qui est sortie en partie ou en totalité du cadre de la non
lucrativité.

Conclusion de la première partie

Le premier chapitre de ce mémoire présente une analyse critique du cadre juridique, fiscal et
comptable actuel régissant les associations, en général. Cette analyse est complétée par une
présentation des aspects et enjeux sociaux, économiques, financiers et stratégiques de l’activité
associative.

Une première constatation est que malgré les acquis enregistrés ainsi que les efforts déployés, le
mouvement associatif national souffre encore de contraintes d'ordre juridique, administratif,
fiscal ou financier.

L’analyse des cadres juridique, institutionnel, comptable et fiscal dans lesquels évoluent les
associations nous a démontré plusieurs carences :

•Au niveau juridique :

34
-Un cadre juridique peu clair, inadapté et constituant un handicap au développement des
associations.

-Une gestion financière délicate et peu transparente.

-L’absence d’un contrôle effectif de la gestion des associations exercé par les instances de
tutelle.

-La diversité des activités des associations semble être ignorée ou du moins négligée par le
législateur. Entre les activités devant être réglementées (organisation des voyages ou de séjour,
spectacles, ventes de livres scolaires...) et les activités économiques et commerciales, beaucoup
de chemin reste à faire.

• Au niveau comptable et financier :

-Une pratique comptable empruntée au cadre comptable général des entreprises n’aboutissant pas
à informer de manière adéquate sur l’activité des associations.

-Une organisation comptable fragile.

-L’absence d’implication des professionnels comptables dans l’encadrement et le contrôle des


associations subventionnées.

-Le manque de transparence par rapport à l'accès au financement public. On reproche à l'Etat
l'ambiguïté des critères d'octroi des subventions et le manque de transparence et de bonne
gouvernance concernant l'accès à ces fonds publics.

• Au niveau fiscal :

-Un cadre fiscal présentant plusieurs ambiguïtés notamment en matière de définition des critères
de lucrativité de l’activité.

-L’absence d’un cadre fiscal spécifique au traitement des subventions.

-L’absence d’un système social répondant aux spécificités des associations.

35
- La nécessité d'une réglementation spécifique pour ce type d'associations se fait donc ressentir
depuis très longtemps.

Par ailleurs, le secteur associatif a connu un essor et un dynamisme sans précédent en attirant de
plus en plus d’individus, de communautés et d’organismes. Cette forte progression quantitative
des associations s’est accompagnée d'un élargissement et d'une diversification de leurs domaines
d’intervention. Mais, et malgré tous ces efforts, les associations subissent une multitude de
contraintes qui continuent à limiter la portée de leurs interventions et à réduire fortement
l’efficacité et l’efficience de leurs actions. Il s’agit en particulier de :

- L'insuffisance et de l’irrégularité de leurs ressources financières, ce qui réduit sensiblement


leurs projets et rend difficile la planification de leurs actions.

- La faiblesse quantitative et qualitative de leurs ressources humaines.

- Les conditions de travail qui laissent à désirer. En effet, peu d'associations sont propriétaires
d'un siège et d'un local avec des équipements nécessaires pour accomplir leurs missions dans de
bonnes conditions.

Deuxième partie : l’audit des associations : particularités et mises en


œuvre des procédures

La nature même des associations, qui sont des entités créées à d’autres fins que la réalisation de
profits, fait en sorte qu’ils exercent leurs activités dans des conditions différentes de celles des
entreprises à but lucratif. Le parti pris de la direction d’une association peut également être
différent de celui de la direction d’une entreprise. Cette réalité a une incidence importante sur
l’audit et l’évaluation des risques des associations. En conformité avec les textes de loi
applicables, la charte constitutive de l’entité définit ses objectifs et la collectivité qu’elle sert. Les
règles et procédures d’une association sont en outre indiquées dans ses règlements administratifs
et ses politiques, qui définissent les éléments de sa structure organisationnelle, comme la
composition et les responsabilités du conseil, et fournissent des renseignements sur l’adhésion et

36
les mécanismes d’information. Dans cette deuxième partie nous allons présenter les particularités
de l’audit des associations et l’intérêt de l’audit des associations à savoir garantir plus de contrôle
, développer une culture de contrôle interne et prévenir des risques et assurer la continuité
d’exploitation.

Chapitre 1 : les particularités de l’audit des associations et son intérêt

Tout comme dans les entreprises, la mission de l’auditeur dans une association est définie par
la loi. L’auditeur doit examiner la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des
informations données dans les documents soumis ou adressés aux membres (analyses, suivi
budgétaire, rapport moral, rapport financier, rapport de gestion du conseil d’administration, …).

Au cours d’une mission d’audit au sein d’une association, il est amené également à demander
aux dirigeants la confirmation écrite de certaines déclarations (engagements éventuels vis-à-vis
de tiers, contentieux en cours, ...) et à procéder à certaines vérifications ou travaux spécifiques.
Dans ce chapitre nous allons voir quelles sont les particularités de l’audit des associations par
rapport à un audit classique et voir quelle est la relation entre l’expert comptable et
l’association ?

Section 1 : Particularités de l’audit des associations par rapport à l’audit classique
des entreprises

Les membres d’une association jouent un rôle actif à sa vie de différentes manières telles que les
apports matériels, intellectuels ou physiques. Ils se rassemblent autour d’une même action et
partagent des valeurs communes. Ce sont des passions qu’ils partagent et leur donnent envie de
s’investir pour une les mêmes causes. Cette caractéristique permet de limiter les relations
conflictuelles au sein de l’association.

En outre, les membres fondateurs n’ont pas la possibilité de partager les bénéfices réalisés quand
il y en a. Ainsi, l’audit des associations présente des divergences avec l’audit d’entreprise. Les
comptes de subventions sont attentivement contrôlés car les contrats signés sont des ressources
pour l’association. Sans ces aides, les projets ne pourraient pas se réaliser avec les mêmes
ambitions. Comme c’est le cas pour les sociétés commerciales, le commissaire aux comptes doit
respecter les dispositions, légales prévues dans le code des sociétés commerciales, ainsi que les

37
normes de profession dictées par l’ordre des experts comptables marocains, au cas où il en est
membre.

En effet, la conception de l’audit est très proche de celle des entreprises :

L’auditeur ne se prononce pas sur la qualité de la gestion mais uniquement sur les
documents financiers publiés.

L’association désignera organe indépendant pour l’audit externe chargé de l’émission


d’un avis motivé sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes annuels. La
présence d’un tel professionnel garantirait plus de transparence et représente une
garantie vis-à-vis des tiers.

Section 2 : L’intérêt de l’audit des associations

a) Garantir de plus en plus de contrôles

Présenter des comptes certifiés est une obligation pour certaines associations. Pour ces
dernières comme pour les autres, être accompagnées par un commissaire aux comptes
offre la garantie que les procédures réglementaires, en matière de contrôle et de tenue
des comptes, sont respectées. Son intervention améliore le niveau de vigilance et se
révèle un excellent accélérateur de progrès en matière comptable.

b) Développer une culture du contrôle interne

La mission du commissaire aux comptes permet tout au long de son mandat, une
amélioration qualitative du contrôle interne, créant ainsi, du donateur au bénéficiaire
une chaîne de confiance stable, indispensable à la pérennité des activités. Celle-ci passe
par la traçabilité des sommes reçues, le renforcement des bonnes pratiques et la
lisibilité des informations éditées.

c) Promouvoir un mode de gouvernance transparent

Pour chaque association, le commissaire aux comptes oriente sa mission pour l'adapter aux
risques liés au secteur d'activité, aux risques juridiques et fiscaux et ceux liés à l'organisation

38
générale et à l'évaluation de la situation économique et financière. Il peut émettre un avis et des
recommandations, doit révéler les faits illicites et déclencher la procédure d'alerte s'il estime que
les faits sont de nature à compromettre la continuité de l'exploitation. Prise très en amont, cette
intervention à un rôle préventif car elle est enclenchée très tôt.

Section 3 : La relation de l’association avec le commissaire aux comptes

La confiance doit être de mise dans les relations entretenues entre le commissaire aux comptes et
les services cоmptables et financiers audités. Des cоnflits peuvent aussi exister entre l’entité et
l’une оu plusieurs de ses parties prenantes, ayant des effets néfastes sur la perfоrmance et le
partage des infоrmatiоns.

La relatiоn entretenue entre les présidents d’assоciatiоns оu les cоmptables et trésоriers et les
auditeurs est particulière. Le cоmmissaire aux cоmptes оffre dans ce cas d’autant plus la
garantie que les prоcédures règlementaires en ce qui cоncerne la tenue des cоmptes et les
cоntrôles sоnt suivies. En effet, les cоmptes sоnt tenus par des persоnnes qui оnt en général un
niveau de cоnnaissance et d’expérience inférieur à ceux des salariés d’un service cоmptable et
financier d’une sоciété. Les auditeurs appоrtent dоnc des cоrrectiоns sur le mоde de tenue
quоtidien des cоmptes et enseignes des méthоdes parfоis incоnnues des interlоcuteurs, qui leur
permettrоnt de s’améliоrer dans la gestiоn cоmptable. L’interventiоn de l’équipe d’audit
s’avère être un véritable accélérateur de prоgrès en matière cоmptable.

Dans ce cоntexte de transmissiоn de méthоdes de la part des auditeurs à leurs clients, les
relatiоns sоnt encоre plus cоrdiales que dans le cas d’une sоciété cliente. La valeur ajоutée
appоrtée par l’audit et sоn utilité sоnt ainsi directement ressenties par les interlоcuteurs, ce qui
œuvre en faveur d’une cоllabоratiоn efficace. Egalement, la petite taille des structures
assоciatives rapprоche l’auditeur de sоn client. Il dialоguera avec une plus grande partie de
l’effectif qu’avec les sоciétés présentes dans sоn pоrtefeuille client. De même, il arrive sоuvent
qu’une petite assоciatiоn n’ait pas les mоyens de se payer les services d’un expert-cоmptable.
Le cоmmissaire aux cоmptes est dоnc parfоis chargé d’établir les cоmptes afin de pоuvоir
оbtenir des dоcuments cоmptables suffisamment abоutis pоur effectuer des cоntrôles. Les
assоciatiоns оnt d’autres nécessités lоrs de la missiоn de cоmmissariat aux comptes.

Conclusion chapitre 1

39
L’audit des associations se caractérise par une mission bien particulière où son objectif est
d’acquérir une vue d'ensemble des principes et techniques d'intervention de l'auditeur en milieu
associatif, qu'il s'agisse de contrôler ou de valider les comptes ou qu'il s'agisse d'apprécier la
fiabilité ou la transparence des informations financières de l’association et bien connaître les
principaux outils et être en mesure de les mettre en oeuvre.

Les questions qui se posent sont : comment positionner l’association dans son environement
juridique et reglementaire ? Comment peut-t-on definir la stratégie d’audit ? Quelles sont les
techniques à utiliser en fonction des risques évalués ? et l’évaluation du contrôle interne et
conséquences sur le contrôle interne?

Chapitre 2: la prise de connaissance générale de l’association et de son


environnement

Un auditeur met l’accent sur cinq étapes, dissimilaires certes mais liées, qui mettent en valeur
une somme de formalisations, de travaux de recherches et d’analyses pour minorer au mieux le
risque pouvant affecter la clarté de l’information financière de l’entité et le point de vue des tiers.
Ces cinq étapes sont :

-L’acceptation/la poursuite de la mission d’audit.


-La prise de connaissance de l’entité et l’évaluation du risque d’anomalies.
-La conception des procédures d’audit en réponse aux risques identifiés.
-La mise en place de procédures d’audit complémentaires et l’évaluation des données collectées.
-La synthèse de la mission et l’émission du rapport.

Pour décrire et faciliter ces étapes, les normes internationales d’audit (ISA) sont utilisées. Dans
cette partie du mémoire, nous entamerons l’explication des démarches à suivre lors de la prise de
connaissance de l’association, que ce soit dans le cadre d’une nouvelle mission ou encore de sa
continuité.

La première phase de l’approche, qui nous permet de nous familiariser avec les risques
recommandés par les normes d’audit, est la prise de connaissance de l’association, de son

40
contrôle interne et l’évaluation des risques. L’objectif de cette phase est d’identifier et d’évaluer
des risques de l’entité étudiée. Les dénouements de cette étude permettront d’établir le plan de
mission servant de base à la mise en place de contrôles pertinents.

Section 1 : La prise de connaissance de l’association et de son


environnement

La première étape à respecter par l’auditeur reste la prise de connaissance. Elle nous permet
d’assurer les capacités de l’auditeur à contrôler l’entité (connaissances suffisantes sur le secteur,
absence d’incompatibilité,). Ceci rend la prise de connaissance primordiale.

C’est une obligation imposée par l’ISA 315 qui prévoit que l’auditeur doit «acquérir une
connaissance de l'entité et de son environnement, y compris de son contrôle interne, qui soit
suffisante pour lui permettre d'identifier et d'évaluer le risque que les états financiers
contiennent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d'erreurs, et de
concevoir et de mettre en œuvre des procédures d'audit complémentaires ». 9Cette norme est
retranscrite par la norme 315 du Manuel marocain des Normes - Audit légal et contractuel.

La prise de connaissance doit permettre d’avoir une juste perception de l’activité, de la situation
économique du secteur et des règles comptables spécifiques de l’association.

1. Prise de connaissance de l’association

L’auditeur ne peut s’engager dans une mission qu’après avoir mis en œuvre un processus ciblant
à décider du maintien de celle-ci.

1.1 collecte des données

La prise de connaissance est un atout majeur pour la familiarisation avec l’environnement dans
lequel évolue l’association. Ceci permettra à l’auditeur de répertorier les risques d’anomalies
significatives pour orchestrer son audit.

A ce titre, l’auditeur prend connaissance conformément à l’ISA 315 :

9
Norme Internationale d’audit 315, manuel marocain des normes-audit légal et contractuel.

41
 Du secteur d'activité de l’association, de son environnement réglementaire, du référentiel
comptable applicable, son régime fiscal (voir premier chapitre de ce mémoire) et d'autres
facteurs externes tels que les conditions économiques générales.

 Des caractéristiques de l’association qui permettent à l’auditeur d'appréhender les catégories


d'opérations, les soldes des comptes et les informations attendues les états financiers : nature de
ses activités, la composition de son administration son organisation et ses sources de
financement ainsi que le choix des méthodes comptables appliquées ;

 Des objectifs de l'entité et des stratégies mises en œuvre pour les atteindre ;

 Des éléments du contrôle interne pertinents pour l'audit.


Il pourra ensuite déterminer si cet environnement interne et externe, sur la base de son analyse,
peut avoir une incidence significative sur les comptes, sur l’information financière donnée et
sur l’avis exprimé dans son rendu.
Pour pouvoir réaliser cette prise de connaissance, l’auditeur doit employer les différentes sources
d’information qui peuvent s’offrir à lui :

-Sa connaissance du secteur et son expérience de l’association ;

-Sa connaissance de la réglementation en vigueur dans ce secteur ;

-Les publications relatives au secteur d’activité (études, statiques, magazines) et la comparaison


avec d’autres associations du même secteur ;

-La documentation juridique (statuts, règlement intérieur, procès-verbaux, contrats)


- Les documents internes de l’association (rapports moraux et financiers) ;
-Rapports et documents établis pour les organismes de contrôle ou les tiers financeurs

- Entretien avec la direction de l’association ou avec les salariés, membres ou bénévoles ;

L’encadrement juridique et législatif est le premier élément à prendre en considération dans la


prise de connaissance d’une association. Connaitre et dompter les lois et règlements que nous
appliquons aux associations au Maroc est important, car ceci permettra aux auditeurs d’évaluer
risque d’anomalies significatives lié au non-respect des textes légaux et réglementaires
conformément à l’ISA 150 et à la norme 1150 du Manuel marocain des Normes. Leur

42
connaissance doit permettre à l’auditeur d’évaluer leur application dans l’association auditée
ainsi que les procédures mises en œuvre pour veiller à leur respect.

1.2 La validation de la prise de connaissance de l’association

L’évaluation des risques de l’entité procède, lors de la phase d’acceptation, avec la prise de
connaissance de l’activité et la sensibilisation au niveau de contrôle interne.

La continuation de l’examen des risques se fait avec la prise en considération du risque de fraude
et l’examen des facteurs de risque de fraude, risque qui conditionne toute la mission d’audit.

Pour accepter une mission, l’auditeur doit estimer et évaluer les risques pesant sur l’émission de
son opinion, au niveau de l’activité et de la sensibilisation au contrôle interne.

L’auditeur adresse une lettre de mission à son client qui concrétise l’acceptation de la mission. Il
valide alors la faisabilité de sa mission dans de bonnes conditions au plan du respect des règles
déontologiques et en rapport avec les compétences du cabinet.

Les termes et exigences de sa médiation, en tenant compte de la nature et de son étendue, sont
définis dans la lettre de mission à laquelle l’association auditée devra répondre avec un accusé
de réception et confirmer son accord sur les conditions et les termes discutés

1.3 Le contrôle des éléments juridiques et fonctionnels

Si la familiarisation et la maîtrise de l’environnement légal de l’association sont les premiers


points à prendre en considération avant le début de chaque mission, les équipes d’audit se
doivent aussi, d’étudier et d’analyser et les éléments juridiques et fonctionnels propres à
l’association.

La revue approfondie des éléments et des dossiers juridiques est la première procédure à suivre
dans l’analyse de l’association Celle-ci facilite la familiarisation avec l’environnement de l’entité
en considérant ses statuts, son objet et le fonctionnement de ses organes délibérants.

43
La déclaration d’existence, le règlement intérieur et le registre des PV des assemblées générales
et des conseils d’administration sont essentiels dans la revue du cycle juridique. Il ne faut pas
alors se limiter à une simple lecture des statuts et à leur analyse.

Afin de prendre connaissance des éléments clés de la vie de l’entité, d’autres éléments sont
également tout aussi essentiels tels que la déclaration d’existence, le règlement intérieur et le
registre des PV des assemblées générales et des conseils d’administration.

1.4 Les organes de contrôle de l’association

La connaissance des organes de contrôle susceptibles d’opérer sur l’association auditée est
primordiale. De nombreux moyens de contrôler l’entité existent, ce qui permet le bon maniement
de l’association et le respect de la législation. Ainsi ces contrôles sont souvent faits pour assurer
la bonne organisation et gestion de l’association, car les connaître et percevoir le périmètre et
l’étendue de leur intervention est essentielle pour l’auditeur afin d’éviter tout risque potentiel

a) Les organes de contrôle interne de l’association

Le premier organe de contrôle au sein d’une association reste les dirigeants. Les associations
sont généralement articulées autour du bureau, du conseil d’administration et de l’assemblée
générale, si le Dahir n’énonce aucune exigence dans la mise en place d’organes décisionnaires.

Le conseil d’administration peut désigner parmi ses membres un bureau exécutif chargé de
conduire et manier les affaires administratives courantes. Le bureau est composé, dans la plupart
des cas, d’un président, d’un secrétaire général, d’un trésorier et de leurs adjoints respectifs. Le
bureau peut aussi assimiler des responsables des organisations publiques accordant des
allocations à l’association, ceci dans le cas des associations subventionnées.

Un conseil d’administration, élu par l’assemblée générale parmi ses membres et révocable par
cet organe, gère l’association. Ainsi, il manie la gestion, assure le fonctionnement et dispose des
pouvoirs les plus étendus pour administrer les affaires de l’association sans aucune limitation
autre que celle des pouvoirs et attributions expressément réservés à l’assemblée générale par les
statuts.

44
L’assemblée générale qui est constituée de tous les membres répertoriés dans le registre des
adhérents est l’instance suprême de l’association. Elle approuve les décisions du conseil
d’administration en statuant sur les comptes clos, les rapports moral et financier.

La connaissance du fonctionnement et des activités de chaque instance formant la « gouvernance


» de l’association est importante. Cette étude facilite la familiarisation avec l’entité mais cerne
aussi les garants et responsables du contrôle interne ; Ainsi, l’équipe d’audit peut effectuer des
demandes d’informations auprès des organes de contrôle interne et se reposer sur tout document
remis par la direction, le bureau ou le conseil d’administration, afin de pouvoir mesurer le risque
d’anomalies significatives dans l’association.

b) Le contrôle par les tiers

Outre la vérification effectuée par les organes décisionnaires internes à l’association, celle-ci
peut être examinée par les tiers. Par exemple, l’association peut se doter d’un expert- comptable
chargé de revoir ses comptes. Elle peut être aussi contrôlée par les organismes publics
octroyant la subvention et/ou l'Etat.

Selon les normes d’audit, les experts comptables effectuent des travaux qui sont des documents
de base de l’analyse et des contrôles de l’auditeur. Donc l’auditeur doit approuver, au cours de la
phase de la prose de connaissance de l’association, l’ampleur de ses diligences et dans quelle
dimension il pourra se référer au cours de ses contrôles (en cas de présence d’un expert-
comptable).

Les associations obtenant des financements publiques passent sous le contrôle de l’Etat (Cour
des Comptes ou par la Cour Régionale des Comptes) et des organismes publics qui accordent des
subventions.

Les équipes d’audit devront connaître le rôle de ces contrôleurs externes dans leurs travaux avec
les associations. Les différents rapports établis sur la gérance de l’association par ces organismes
sont autant d’éléments de base à la bonne implication dans l’entité et contribuent grandement à
l’émission de l’opinion. Ainsi, la législation traitant des droits et prérogatives des organismes
publics et de l’Etat doit être connue par l’auditeur mais il peut également utiliser des documents

45
procurés par ces juridictions pour diriger ses contrôles selon la norme d’audit relative à
l’utilisation des travaux d’experts.

c) La déclaration d’existence

Tout responsable d’association recevant des dons ou subventions sans avoir préalablement
déclaré l’entité au siège de l’autorité administrative locale, peut être baptisé gestionnaire de fait
des deniers publics. Toute non-déclaration d’existence peut être préjudiciable pour l’association.

La personnalité morale à l’association sera accordée par cette déclaration. Elle devra connaître le
titre et l’objet de l’association ainsi que les noms, professions, domiciles et nationalités des
personnes chargées de la gestion ou de l’administration de l’association. Toute transformation
statutaire provoquera par la suite une nouvelle déclaration auprès de l’autorité administrative
locale. Le non-respect de ces exigences est sévi « d’une amende de 1.100 à 5.000 dirhams et, en
cas de récidive, d’une amende double » 

Ainsi, s’assurer que la déclaration d’existence a bien été effectuée est le premier contrôle
juridique à opérer par l’auditeur (par retour aux pièces). Pour cela, le récépissé de dépôt de
déclaration confirmant l’existence de l’entité contrôlée doit être fournie par l’association.

L’absence de cette pièce peut pousser à conclure que l’association inspectée n’a pas de
personnalité morale et ne peut donc pas profiter de l’octroi de subventions publiques.
L’association ne bénéficie alors d’aucune capacité juridique. Cela indique qu’elle ne peut
acquérir une vie juridique autonome, distincte de celles de ses membres dans ses rapports avec
les tiers. Pour l’exercice de tout rapport juridique avec l’extérieur, une personne physique doit
alors se substituer à elle.

L’association non déclarée ne peut également ester en justice. La discrétion et la facilité de


constitution sont les seuls que représente l’association non déclarée. Ainsi, la révision du dossier
juridique doit concerner l’analyse approfondie des statuts de l’association ainsi que des procès-
verbaux des assemblées générales et des conseils d’administration.

d) Les statuts

46
Le Dahir de 1958 n’exige aucune loi de fonctionnement interne. Il convient aux membres de
l’association de les déterminer lors de la rédaction des statuts. Celle-ci demeure très libre, la loi
n’obligeant que le respect d’un objet licite, des bonnes mœurs, sans porter atteinte à la religion
islamique, à l’intégrité du territoire national, au régime monarchique ou sans faire appel à
discrimination.

Cette liberté fait des statuts une des zones de risques les plus importantes lors de l’inspection
d’une association par un auditeur. Il faudra les analyser, les percevoir et examiner leur mise à
jour avant chaque intervention. Les statuts d’une association doivent renfermer certains éléments
essentiels.

Aussi, pour demander la reconnaissance d’utilité publique, les associations devront adopter les
conditions statuaires dont le contenu est fixé par les pouvoirs publics, et si elles souhaitent
solliciter des subventions, elles auront l’obligation d’insérer dans leurs statuts certaines
dispositions donnant des garanties à l’Etat et aux collectivités locales publiques concernées (le
droit de contrôle).

Tout d’abord, il est important de stipuler l’objet de l’association, c’est-à-dire son but, son
activité.

Dans le cadre des associations subventionnées, les statuts doivent englober les activités gérées
par la structure, la durée de vie de l’association, la localisation de son siège social et sa
dénomination. Il faut aussi préciser quelles sont les ressources de l’association et notamment la
possibilité de connaître les subventions et les dons. Enfin, les statuts doivent évoquer le nombre
de personnes composant le bureau et le conseil d’administration ainsi que les modalités de
quorum et de convocation de ces organes délibérants.

L’équipe d’audit doit faire en sorte à ce que la rédaction des statuts soit convenable et
règlementaire. En effet, si le contenu des statuts est libre, les stipulations prises devront rester
légales et ne pas s’opposer à l’attribution de subventions. Il sera possible de vérifier que
l’association prévoit bien la possibilité d’être financée par des organismes publics, par l’examen
des ressources autorisées dans les statuts.

47
Par l’analyse des statuts, L’auditeur peut alors percevoir le but de l’association et, par
conséquent, décider si ses activités restent bien dans ce cadre.

Finalement, cette revue lui autorisera également à s’assurer du bon respect des conditions de
convocations et de quorum des organes délibérants (assemblée générale, bureau, conseil
d’administration).

e) La formalisation des contrôles

L’objet d’une formalisation dans le dossier annuel doit être fait par les analyses spécifiques, et la
documentation au contrôle juridique et à la prise de connaissance de l’association auditée. Elle
doit également mettre à jour et consolider, au fur et à mesure de la mission, le dossier permanent.

Ainsi, les éléments importants relatifs à la prise de connaissance de l’entité rédigés dans le
dossier doivent être documentés par l’auditeur.

Un document de formalisation sous forme de questionnaire recense les éléments clés à vérifier
lors de la prise de connaissance de l’environnement juridique de l’association. La fiche
signalétique de l’association qui doit mettre en évidence les informations générales de
l’association est le premier élément à accomplir. Les membres de l’équipe d’audit seront en
mesure de repérer rapidement les coordonnées de l’association, son activité et les noms des
principaux correspondants et responsables à la lecture de cette fiche.

Ce questionnaire revient sur la majorité des documents décrits précédemment : les statuts, les
autres documents légaux ainsi que le rôle et l’implication des organes externes de contrôle. Les
sources pouvant répondre aux questions de ces formulaires devront être citées et classées dans le
dossier annuel mais également dans le dossier permanent. Ces questionnaires évolueront en
fonction des éléments obtenus au cours de l’audit et des spécificités de l’association contrôlée.
Ils ne seront alors pas figés. Ce questionnaire commence par l’analyse de la personnalité morale
de l’association. Comme nous l’avons déjà remarqué, il s’agit d’un élément important qui doit
précéder tout audit d’association. Cette vérification est réalisée par la lecture de la déclaration de
l’association.

Après, le questionnaire retrouve l’analyse des statuts et plus précisément :

48
2. Le contrôle de l’objet de l’association.

3. Les organes de gestion prévus et leur modalité de convocation et de réunion.

Cette information est l’un des facteurs primordiaux à connaître lors de l’analyse du risque de
gestion de fait sur lequel nous reviendrons.

Le questionnaire attaché au contrôle des procès-verbaux des réunions des AG et des CA doit
permettre à la fois de garantir que l’association répond à l’obligation légale de rédaction des
rapports, mais aussi de cataloguer les principaux interlocuteurs et décideurs de l’association. Les
réponses à ce questionnaire doivent aussi consolider les éléments principaux de l’activité de
l’association au cours des années précédentes.

L’analyse des registres légaux doit simplifier la prise de connaissance de l’activité de


l’association à travers la lecture des rapports d’activité mais aussi la participation des membres et
des administrateurs dans la gestion de la vie juridique de l’association. Le contrôle des procès-
verbaux permet également la notification des éventuelles conventions réglementées ou sujets
comme la rémunération des membres.

Lors du contrôle d’une association, la revue des éléments juridiques et du contexte légal de
l’association est donc à la base de la démarche d’audit à appliquer non seulement afin de prendre
connaissance de l’entité, de son activité, de son environnement et de ses obligations ,mais aussi
pour veiller au respect par l’association des textes légaux et réglementaires.

Les questionnaires décrits précédemment ont pour but de permettre à l’équipe d’audit de
s’informer :

 Des textes légaux et réglementaires susceptibles d’avoir une incidence déterminante sur
l’association.

 Des procédures conçues et mises en œuvre dans l’entité visant à garantir le respect des textes
légaux et réglementaires.

 Des règles et procédures existantes pour identifier les litiges et pour évaluer et comptabiliser
leurs incidences.

2. L’étude du contrôle interne et l’analyse des principaux risques

49
L’examen des risques spécifiques des associations et l’analyse des éléments pertinents de
contrôle interne sont une étape par laquelle la prise de connaissance de l’entité doit passer. Il
faudra donc étudier les éléments principaux à maîtriser lors de l’analyse du contrôle interne dans
une association pour dompter ces risques.

L’examen se compose alors d’une évaluation du niveau de risque au niveau de l’association


contrôlée (risque attaché). L’évaluation du contrôle interne (risque lié au contrôle)
complémentera cet examen et pourra identifier le risque d’anomalies significatives (somme de
ces deux risques) propre à l’association inspecté.

L’auditeur devra avant tout s’intéresser aux opérations ayant un caractère significatif pour les
comptes et aux procédures portant sur ces points. Donc, nous analyserons uniquement par la
suite les éléments jugés importants pour le plus grand nombre d’associations. Chaque association
ayant une gestion et une activité qui lui sont particuliers, les questionnaires et méthodes de
travail abordés plus loin devront être mis à jour en conformité avec les particularités de
l’association auditée. Nous aborderons ainsi comment l’auditeur peut se forger une opinion sur
les risques spécifiques des associations. Ensuite, nous passerons en revue les contrôles à
effectuer sur les cycles d’audit significatifs.

3. Identification et évaluation des risques spécifiques

La prise de connaissance de l’environnement de l’association nous aide à connaître les risques


dans le cadre de l’approche par les risques préconisés par les normes d’audit.

Nous définissons le risque inhérent par la possibilité que nonobstant les contrôles internes
existants, le solde des comptes contient des anomalies significatives. Il demeure dans les
associations plusieurs facteurs de risques :

1. Les risques liés à l’environnement général

2. Les risques liés à l’activité

3. Les risques liés à la structure

4. Les risques liés au traitement de l’information

5. Les risques de fraude et erreurs

50
6. Les risques liés au non-respect des textes légaux et réglementaires

7. Les risques liés à l’utilisation des travaux des tiers

Les principaux risques distinctifs des associations sont démontrés ci- après :

1. La non-conformité à l’objet social

Le risque majeur de dérive des associations reste le risque de non-conformité à l’objet social.
Celui-ci est plus difficile à scruter par l’auditeur car il étudie habituellement l’activité de
l’association d’un point de vue financier et il n’a pas toujours l’aptitude à vérifier « sur le terrain
» les actions menées. Le but est de maîtriser les projets engagés et montrer qu’ils sont conformes
à l’objet initial.

Après inspection et compréhension par l’auditeur du but (présenté dans les statuts), du projet
associatif, de la communication faite auprès du public, il devra se garantir de leur réalité :

- D’abord, il faut commencer par une entrevue avec la direction mais aussi avec le personnel
opérationnel mettant en œuvre ces projets (responsables de programmes et référents techniques).

- Puis par sondage, en choisissant les principaux projets, il sera apte à :

 Feuilleter les budgets prévisionnels constitués pour ces projets ;

 S’assurer qu’il demeure des procédures de décision d’engagement de projet ayant suscité les
critères retenus (Procès-verbaux du bureau, de comités spécifiques, du conseil
d’administration...) et que ceux-ci sont adapté à l’objet social retenu ;

 Etudier le suivi et l’inspection des actions et les comptes rendus d’évaluation. Le suivi des
actions doit être double :

 Comptable et financier : Si les décaissements correspondent à des dépenses effectives.

 Porté sur la réalité des actions réalisées : Si les dépenses ont été faites au profit de son objet
initial et ont conduit à une véritable amélioration de la situation.

La faculté de l’association est restreinte à l’objet social dont elle s’est dotée statutairement.
Elle peut donc, sous diverses ressources (notamment s’empêcher de répartir les profits),

51
pratiquer un travail à caractère économique (développement de l’économie solidaire dans le
cadre associatif), commercial, professionnel, artistique... Pareillement, à la disparité d’une
société, l’association a une personnalité juridique restreinte dans ses actes juridiques. Elle ne
peut accomplir que les actes nécessaires à la réalisation de son but, vu qu’elle a pour seule
vocation d’agir dans l’intérêt de ses membres, dans les strictes limites de son objet.

Veiller au respect par l’association de son objet social dans un autre but que le partage de
bénéfices est dans le cadre de la mission de l’auditeur. A l’effet de se procurer des ressources
propres, l’association peut cependant pratiquer des activités à caractère lucratif.

2. La pérennité des ressources

Un risque inhérent des associations financées peut être la dépendance financière et matérielle
forte des associations envers les tiers financeurs. Effectivement, l’association subventionnée est
fréquemment dépendante des ressources humaines, financières et matérielles dont elle nécessite
pour son fonctionnement et qui sont vérifiées par d’autres organisations avec lesquelles elle est
en relation, et peut alors être très vulnérable face aux exigences des organismes financeurs.

La problématique d’inspection de la pérennité des ressources de l’association subventionnée est


posée à l’auditeur par ce constat. Effectivement, une subvention n’est pas inévitablement
renouvelable ou renouvelée. Précaires sont, par essence, les subventions et en faire la requête
n’est pas assez pour les acquérir. L’organisme dispensateur de la subvention possède un pouvoir
discrétionnaire et n’est pas obligé de justifier ses décisions.

Dans cette intention, l’auditeur doit analyser les dissemblables revenus de l’association et par
examen des conventions de financement, il contrôle les durées des financements afin de s’assurer
que l’association dispose des financements fixes et durables et que sa continuité d’exploitation
n’est pas mise en péril. En cette période de crise, le problème est d’autant plus présent, en effet
que, les associations sont aujourd’hui précarisées par de fortes tensions et restrictions
budgétaires. Elles doivent compenser la baisse des subventions par le recours à d’autres types de
ressources, vu que les financements publics sont en baisse.

52
Pour cette raison, l’auditeur a une tâche de vigilance pour trouver les difficultés financières de
l’association et guetter la pérennité de ses ressources. L’auditeur peut en tirer les conséquences et
adapter son approche d’audit, dans le cas où cette pérennité se trouve compromise.

3. L'utilisation des subventions et les conventions contenant des conditions résolutoires


rigoureuses entrainant le remboursement des dépenses inéligibles

L’Etat peut faire bénéficier les associations déclarées des subventions, des collectivités
territoriales et des établissements publics. Dans le cadre de conventions qui contiennent
généralement des conditions suspensives ou résolutoires, les modalités d’attribution et de
versement de ces subventions sont précisées.

La circulaire numéro 7/2003 du 27 juin 2003 émanant du Premier ministre et règlementant le


partenariat entre l’Etat et les associations précise que les associations souhaitant œuvrer dans les
domaines prioritaires et dont la subvention est supérieure ou égale à 50.000 dirhams par projet
devront signer une convention dans le cadre d’un partenariat.

Les fonds alloués par les organismes donateurs font l’objet de critères particuliers quant à leur
exploitation.

Les conventions de financement sont la source première d’information pour l’auditeur pour
connaître les risques potentiels et approuver l’enregistrement comptable. En effet, ces documents
spécifient les objectifs précis, les restrictions et obligations auxquelles l’association peut être
assujettie (conditions suspensives ou résolutoires) et la période préservée par la subvention.

Ensuite, l’auditeur doit s’assurer à ce que l’association obéit bien à l’objet de la convention.
Cette analyse est notamment principale dans le cadre de subventions attribuées à des actions ou
des activités suscitées par la convention. Il s’agit notamment de faire attention à la bonne
utilisation d’un éventuel surplus de la subvention versée. Généralement, la convention signée
présage expressément le reversement, par l’association, du surplus au financeur. La préservation
de ces reliquats peut être amalgamée à un maniement de deniers publics dès que la convention
prend fin et que le reliquat est censé retomber dans le domaine public.

53
Pour pouvoir faire naître le droit de percevoir la subvention et les conditions résolutoires
impliquent une possibilité de remboursement, les conditions suspensives sont nécessaires. Ainsi,
quand les objectifs assignés ne sont pas atteints, l’association doit en tirer les conséquences dans
l’aspect d’un reversement. L’auditeur doit vérifier les rapports d’activité pour connaître les
éventuels remboursements et les risques qui y sont liés. Aussi, l’organisme public auteur de
l’aide peut exercer une inspection sur l’utilisation de la subvention pour se garantir qu’elle est
bien aiguillée conformément à la décision de l’affectation. Sans quoi, il peut revendiquer la
restitution des fonds alloués à l’association.

Enfin, les équipes ont l’obligation de vérifier que l’association possède des situations périodiques
et annuelles des comptes, des rapports d’activité, budgets et reporting et tout autre élément
nécessaire à la démonstration de la subvention auprès des organismes publics. En effet, les
associations financées doivent extraire de leur comptabilité, à la demande des ministres
intéressés, des balances périodiques et annuelles. Les comptes annuels seront également adressés
aux ministres intéressés avant le 15 mars suivant la clôture de l’année à laquelle ils s’appliquent.

4. Le détournement des fonds

Le détournement de fonds publics est l'opération illégale qui vise à employer des sommes
inhérentes à des organismes publics à des intentions autres que le bien public. Les associations,
sensibles aux risques opérationnels liés aux mouvements de fonds et opérations diverses de
trésorerie, sont celles qui reçoivent des subventions publiques. Parmi ces aléas, il faut
naturellement citer les fraudes dont les associations peuvent être les victimes quand la fonction
financière n’est pas assez sécurisée.

Le détournement de fonds, abus de confiance et escroquerie, qu’ils soient commis par des
dirigeants bénévoles, des salariés ou des tiers, ne sont pas si inhabituels dans les associations,
entre autres les structures qui manipulent des budgets établis essentiellement de fonds publics.

L’aléa auquel les financeurs et les donateurs sont les plus soigneux est le risque de
détournement de fonds, avant l’octroi de leurs subventions ou dons. De plus, les associations ont
parfois une image d’opacité ayant pour conséquence d’alimenter un climat de suspicion.

Les origines du risque de détournement sont plusieurs :

54
Manque de séparation des tâches, manque de contrôle interne au sein de la structure, la
dispersion géographique (centres, relais…), direction effective aux mains d’une personne avec
un contrôle limité des administrateurs et présence de bénévoles insuffisamment formés pour la
tâche à entreprendre.

Ces aléas se manifestent par des ponctions dans la caisse mais aussi des commissions lors de la
signature de contrats, des notes de frais injustifiés, des avantages en nature non déclarés, des
prêts sans intérêts, du bénévolat en réalité compensé par des avantages en nature non déclarés,
etc.…

Pour limiter ce risque, nous procurons des procédures de contrôle interne, notamment en ce qui
concerne :

- Les procédures de suivi de trésorerie.

- Les procédures d’engagement et de paiement des dépenses.

- Les procédures d’appel d’offres en cas de dépenses importantes.

- Les procédures de suivi budgétaire.

L’association doit préciser ses procédures de décision et d’autorisation, qui doivent être toujours
respectées et faire l’objet d’un examen de l’auditeur. Ce risque peut être mesuré lors de
l’analyse du risque global de fraude ainsi par l’inspection des procédures internes (au niveau de
la trésorerie).

5. Absence de comptabilité analytique par tiers financeur et par convention de financement

La majorité des associations se révèle être mono-activité ou mono-projet. Par conséquent,


l’unique usage de la comptabilité générale, avec un plan de comptes détaillé le cas échéant, peut
suffire à suivre l’origine des recettes et la destination des dépenses de l’association.

55
Par contre, la seule comptabilité générale se révèle insuffisante et inadéquate, lorsque
l’association est multi-activité ou réalise plusieurs projets pour lesquels elle doit rendre compte
à différents financeurs. Il faudra alors de s’assurer de l’existence d’une comptabilité analytique.

Ce n’est donc pas une comptabilité distincte de la comptabilité générale, mais une présentation
différente de celle-ci. Il s’agit d’attribuer analytiquement les recettes et les dépenses à une
activité, à un secteur, à un projet ou à une action. Quoique se soldant sur le même résultat
comptable in fine, la disparité essentielle entre la comptabilité générale et la comptabilité
analytique demeure dans le fait que l’organisation de la première est semblable pour toutes les
associations, alors que la seconde s’ajuste aux pénuries et caractéristiques de toute
association, de chaque financeur et chaque convention de financement.

Par conséquent, le placement d’une comptabilité analytique est important pour les associations
qui recueillent des subventions affectées pour lesquelles elles doivent rendre compte
formellement de leur usage, et l’omission d’un tel outil peut créer un aléa important pour
l’auditeur. Ce risque augmente quand les sommes concernées sont considérables.

6. Contrôle interne et impact sur la démarche d'audit

Nous pouvons définir le contrôle interne comme l’ensemble des sécurités coopérant à la maîtrise
de l’association pour l’accomplissement des trois buts cités ci-dessous :

7. La réalisation et l’optimisation des opérations.

8. La fiabilité des opérations financières.

9. La conformité aux lois et aux règlements.

Par ailleurs, trois objectifs principaux font l’objet du contrôle interne de l’association :

 Intégrer le contrôle interne à la gestion des risques pour en faire un outil opérationnel assorti aux
objectifs de l’activité dans le cadre du management.

 Possibilité de minimiser et réduire le risque de fraude et de garantir la sauvegarde du patrimoine


associatif. Néanmoins, il est indispensable d’instaurer des dispositifs antifraudes qui portent sur
une analyse préalable de précarité de l’organisme.

56
 S’assurer que la concrétisation de l’objet social de l’association a été réalisée par la somme des
opérations accomplies.

Il est impératif pour les cycles d’audit d’être baser sur un contrôle interne efficient, comme ce
qui est le cas de la gestion de trésorerie, le suivi des achats et dépenses et la gestion des
ressources. L’auditeur se trouve dans l’obligation de vérifier l’existence des procédures de
contrôle interne et que leur mise en pratique aide à assurer l’accessibilité des informations
financières de l’association.

7. Prise en compte de l'environnement de contrôle interne et des procédures

Dans cette partie, l’auditeur doit comprendre les circuits de traitement des informations dès
l’introduction d’une activité, allant jusqu’à son enregistrement comptable.

Le caractère bénévole de la majorité des associations, met l’auditeur face à plusieurs obstacles
concernant l’étude du contrôle de procédures internes. En d’autres termes, les auditeurs trouvent
des difficultés à apprendre aux représentants de l’association, la culture du contrôle interne au
sein des associations au Maroc.

L’équipe d’audit se charge donc de confirmer les procédures du contrôle interne dans
l’association et apprécier la philosophie et la conduite des dirigeants de l’association concernant
ces points. Finalement, le cadre juridique défini auparavant, présente un obstacle pour l’auditeur,
devant l’obligation d’instituer des procédures du contrôle interne.

La fonction de l’auditeur est d’apprendre aux représentants qui dirigent l’association les
fondements essentiels afin de maximiser le rendement du contrôle interne et avantager par
conséquent la fiabilité et la clarté des documents de synthèse.

La prise de connaissance de l’environnement de contrôle peut se baser sur :

a. La prise de connaissance générale de l’association ;

b. Le dialogue avec la direction et chacun des différents représentants de chaque section (recettes,
dépenses, trésorerie...) ;

c. L’assimilation des formes de compromis et de capacité affectée à chaque activité ;

57
d. S’il en trouve, l’examen du manuel de procédures.

Les informations collectées au moment de la prise de connaissance de l’environnement doivent


être gardées par l’auditeur, tout en démontrant et documentant la procédure examinée grâce à des
diagrammes exacts de communication de l’information.

8. Contrôle de fonctionnement des procédures et incidences sur le contrôle des comptes

A ce stade, l’auditeur doit veiller à ce que la procédure examiné est appropriée à sa


documentation et s’assurer que sa mise en pratique est existante et suivie pour estimer son
rendement et sa production. Le test de conformité est la méthode pratiquée, qui consiste à
prendre une transaction pour une procédure donnée, comme exemple à suivre.

A l‘aide de cette phase d’évaluation, l’auditeur peut déterminer la fiabilité des procédures afin de
s’y baser afin de constituer son jugement et décharger les contrôles substantifs.

En outre, le système qui décrit la circulation de l’information et des procédures installées peut
changer d’une association à une autre. La majorité de ces associations ne possèdent pas un
manuel de procédures.

L’opération de l’association repose principalement sur trois procédures :

 La procédure de la trésorerie qui entraine l’enregistrement comptable des recettes et dépenses.

 La procédure des achats et des dépenses.

 La procédure de récolte des ressources qui entraine la comptabilisation des produits.

⇒Cycle de trésorerie

L’examen des procédures du cycle de trésorerie au sein d’une association n’est pas différent
visiblement de celui à instaurer dans une autre organisation. Ce cycle est d’une portée spécifique,
car il peut se trouver une suspicion en matière de gestion de fonds publics.

Afin de fonder son opinion, l’auditeur doit suivre la gestion de la trésorerie dans le cadre de
l’administration de l’association et sa durabilité. L’auditeur doit également veiller à ce que les
principes de séparation des tâches ont été considérés mais tout de même que la gestion des

58
comptes bancaires et de la caisse n’est exposée à aucun problème pouvant conduire à un risque
de fraude.

Premièrement, l’auditeur doit veiller au respect des règles de séparation des tâches et que les
représentants de l’association suivent de près et constamment la trésorerie.

C’est pourquoi, l’équipe d’audit doit être en possession et examiner :

 La liste des personnes aptes à faire marcher les comptes bancaires ;

 L’existence de procédures de doubles signatures accompagnées d’un système de plafond pour


chaque rang de signataire ;

 L’assurance que la personne réalisant les démarches de trésorerie n’est pas celle qui consente
l’engagement des décaissements.

Dans les petites associations, où à peine quelques personnes s’occupent de la gestion


administrative, les règles de séparation de tâches sont rarement respectées. L’auditeur doit
également veiller à ce que les dirigeants de l’association s’aperçoivent de la portée du contrôle
interne et son application, malgré le caractère bénévole des gérants de l’association.

De plus, l’auditeur doit s’assurer que les procédures de base ont été instaurées pour garantir un
moins de suivi des budgets au sein de l’association. Par conséquent, l’existence de
rapprochements bancaires et de vérification des virements internes réalisés entre caisse et banque
autorise de restreindre le risque concernant le suivi de la trésorerie. Ensuite, il est important de
vérifier le respect du suivi du budget.

Dans le cadre du contrôle interne de ce cycle, la gestion de la caisse est essentielle. Les
associations disposent souvent d’une caisse pour faire front aux décaissements mais également
pour les recettes et les cotisations en espèces ou encore pour gérer quelques activités secondaires.

⇒Cycle des achats et des dépenses

59
Tout d’abord, l’auditeur doit vérifier si les procédures internes sont fiables par rapport au contrat
des décaissements, dont les indications de vérification et de séparation de tâches sont strictes, et
cela avant la procédure d’audit des postes de charges de l’association.

Toute association se trouve dans l’obligation d’employer des procédures durables pour assurer
une bonne gestion budgétaire et prévenir les risques de fraude ou encore de reconsidération de
l’éternité de l’association.

Lors de la prise de connaissance de l’environnement de l’association, cette étape est importante.


Par conséquent, premièrement, il faut recenser les délégations de signatures pour chaque
engagement et s’assurer que le principe de séparation des tâches est respecté. D’une façon
ordinaire, le représentant de l’administration et le chef comptable doit avoir la totalité des
privilèges, pour la circonstance, cela entraine le non-respect des règles de séparation des tâches.
Il est donc essentiel de s’assurer que chaque contrat est approuvé par un adhérent. Afin de
minimiser le risque attaché au non-respect de la séparation des tâches, les adhérents établissent
fréquemment des plafonds d’engagements.

Ensuite, un contrôle des documents de demande d’engagement, doit être réalisé pour confirmer
les procédures, parce que ces documents ont pour finalité de théoriser la demande de
décaissements pour chaque employé ou représentant d’activité et agréer aux responsables
indiqués d’admettre ou de rejeter le contrat. Pour la totalité des décaissements ou seulement pour
des décaissements exacts, la réalisation de ces documents est nécessaire. Il doit y avoir aussi un
rapprochement des budgets prévisionnels de l’association. Cela aide notamment l’équipe
dirigeante de s’assurer du budget de façon constante et par conséquent bien gérer leurs
décaissements. Cependant, il semble aussi meilleur que pour, chaque somme estimée
significative, une procédure d’appel d’offres soit installée. Pour les décaissements moins
coûteux, il est préférable de joindre un devis aux documents de contrats.

En peu de mots, une attention spéciale doit être apportée par l’équipe d’audit concernant ces
points :

a. La présence de journaux d’achat pour lesquels il est facile de retrouver la pièce justificative à
l’aide d’un code clair ;

60
b. Différentiation des personnes provoquant les décaissements et celles en garantissant les
règlements ;

c. Contrôle de la présence d’une double signature pour tout contrat de dépenses devançant un seuil
spécifique

d. En cas d’engagement de décaissements considérables :

 Obtention d’une permission explicite du conseil ou de bureau ;

 Recherche antérieure du bien-fondé des décaissements engagés

 Implémentation d’appel d’offres auprès des fournisseurs afin d'empêcher toute complicité ;

 Concertation anticipée de prix ;

 Vérification qualitative des biens ou services fournis ;

 Contrôle des factures fournisseurs.

⇒Cycle des ressources :

La comptabilisation intégrale des ressources doit être vérifiée par l’équipe d’audit. Ces
ressources doivent être existantes, convenablement estimées, dépendantes à l’association et
doivent être conformément reliées à l’exercice de leur exécution et proprement enregistrées en
comptabilité.

L’auditeur à la possibilité d’utiliser les mêmes méthodes de contrôle interne que celles qui sont
probables d’être maintenues dans une autre organisation, c’est à dire :

 Présence de journaux de ventes, le cas échéant ;

 Présence de pièces justificatives et potentialité de rapprochement rapide avec les journaux de


vente à l’aide de l’instauration d’un code efficace ;

 Application d’une comptabilité analytique et budgétaire afin de suivre les encaissements et les
subventions et examiner que celles-ci sont appropriées aux expectatives ou, dans le cas opposé,
présence d’une étude de ces écarts

61
Pourtant, du fait de la nature des ressources reçues par les associations subventionnées, un
certain effectif de procédures spécifiques de contrôle doit être estimé. Ces dernières reposent
essentiellement sur les subventions, les cotisations, les apports en nature et les libéralités.

⇒ Les subventions 

Concernant les subventions, l’équipe d’audit aura la possibilité de se baser sur une liste qui
récapitule exhaustivement les organismes octroyant ces subventions, désignant la somme
programmée des subventions et la somme octroyée.

L’auditeur aura principalement la possibilité d’étudier les procédures de suivi :

 Des conditions d’octroi ;

 De la qualification de la subvention (investissement ou exploitation) ;

 Des documents fournis lors de la requête ;

 Des personnes aptes à effectuer ces requêtes ;

 Des montants réclamés et des contrats liés à ces requêtes ;

 Des montants définitivement attribués ;

 De la destination budgétaire de la subvention ;

 De l’utilisation réelle de celle-ci et, en effet, des procédures implémentées dans le cas d’une non
utilisation ou non-conformité de celle-ci à sa destination ou encore de non respect des
engagements de l’association conditionnant le don.

⇒ Les cotisations

Les cotisations sont nommées en raison de stipulations divers (statuts, règlement intérieur,
résolution votée par l’assemblée générale sur proposition du conseil d’administration...). La
cotisation donc réglée interprète l’assentiment et la tenue de la qualification d’adhérent qui se
définit principalement par le droit de convocation aux assemblées générales.

Si la somme des cotisations est significative, l’auditeur aura la possibilité à ce moment-là


d’examiner ces points-ci :

62
 Présence d’un service dédiée à l’ouverture du courrier, examen de l’enregistrement et de
l’encaissement des chèques et pour chaque encaissement, immatriculation de son origine, de sa
nature et de son montant ;

 Caractérisation à l’aide d’une liste d’appel à cotisation et de relance en cas de non paiement ;

 Correspondance entre la liste des membres et le nombre de cotisations empochés ;

 Emission d’un reçu certifiant du paiement de la cotisation du membre.

Dans le cas où ces contrôles ne sont pas convaincants, l’équipe d’audit devra réaliser un test sur
un échantillon éventuel d’adhérents pour vérifier que leurs cotisations ont été convenablement
enregistrées dans la comptabilité de l’association.

9. Principales remarques de CI dans les associations et attitude de l’auditeur


Il existe plusieurs risques attachés aux procédures de contrôle interne, en raison de la
flexibilité du contexte légal et réglementaire spécial aux associations, la présence des règles
comptables et financières distinctives et fréquemment complexes (utilisation des subventions
et des fonds publics…), et une modalité de maniement dont les méthodes et ressources sont
limitées et fondées sur des bénévoles qui ne maitrisent pas forcément la comptabilité et la
finance.

10. Principales faiblesses du contrôle interne dans les associations :

En récapitulatif des parties antécédentes, les faiblesses du contrôle interne sont centrées sur ces
points-ci :

-Insuffisance de séparation des tâches ;

-Existence de bénévoles pas bien formés en matière comptable et financière ;

-Non complétude des gains et des produits ;

-Défaut en matière de suivi juridique et administratif de l’obtention et de l’exécution des


conventions de financement ;

-Absence de comptabilité analytique et budgétaire, insuffisance de suivi des procédures de


répartition analytique des charges par financeur et par convention de financement ;

-Insuffisance des procédures d’engagement et d’acceptation des dépenses ;

63
-Absence des procédures de relance et de recouvrement des recettes ;

-Maintien de comptabilité non appropriée : Dans la plupart du temps, l’aide de tableur permet de
suivre la comptabilité ;

-Absence de pièces justificatives concluantes concernant des sommes importantes réglées en


espèces;

-Procédure de paie du personnel : non-conformité à la législation de travail (Manque d’un livre


de paie, manque des bulletins de paie, un salaire au-dessous du SMIG...). Il n’existe pas de
couverture du personnel, des déclarations des salaires à la CNSS, des salaires payés justifiés
seulement par des reçus ;

-Pas d’analyse fiscale des opérations taxables, création d’activités lucratives sans traitement de
répercussions fiscales.

11. Attitude de l’auditeur et conséquences des défaillances du CI sur son opinion

Durant cette prise de connaissance, l’auditeur s’est tenu à analyser les risques concernant le
domaine des associations et à estimer le contrôle interne de l’association auditée, mais également
à mettre en valeur les qualités et les défauts du contrôle interne dans les associations.

Dans l’association, il existe plusieurs procédures pouvant être installées afin de minimiser les
risques d’erreur ou d’absence concernant cette démarche. Ces risques peuvent aider l’équipe
d’audit à y prendre appui afin de restreindre les procédures d’audit, et voir si ces procédures sont
efficientes et utilisées de manière suivie.

Par contre, l’auditeur se trouve dans l’obligation d’ajuster son approche générale de la mission
d’audit et amener des changements à la nature, au calendrier ou à la dimension des procédures
d’audit, dans le cas où le contrôle interne présente des faiblesses expressives. Ainsi, pour faire
face aux défaillances au niveau de l’environnement de contrôle, l’auditeur a la possibilité de :

D’implémenter des examens de substance au lieu des tests de procédures ;

D’agir de préférence après la clôture de l'exercice que pendant l'exercice ;

64
D’accroître le total de pièces et transactions à vérifier.

En parallèle des procédures effectuées lors de cette estimation, l’auditeur doit mettre en place des
procédures d’audit supplémentaires. Ces dernières comportent des tests de procédures, des
contrôles de substance, ou une approche mixte qui rallie les tests de procédures et les contrôles
de substance.

L’auditeur a comme fonction de définir la nature, le calendrier de ses vérifications et de prendre


la décision de développer la réalisation de ces procédures d’audit tout en mettant en valeur la
relation entre ces procédures d’audit et les risques correspondants. Le jugement de l’auditeur
détermine l’étendue d’une procédure d’audit, qui quant à elle correspond à la quantité d'éléments
testés. Sans oublier que la quantité/qualité des éléments sur lesquels se base l’opinion de
l’auditeur augmente dépendamment du risque.

L’évaluation de l’impact des faiblesses du contrôle interne et les résultats des procédures d’audit
déclenchés permettent à l’équipe d’audit de faire ressortir les répercussions adéquates sur son
jugement : ou bien une certification simple dans le cas où il y a une satisfaction de la part de
l’auditeur, ou bien une certification avec réserve ou encore un refus complet de certifier dans le
cas opposé.

Toutefois, l’analyse du contrôle interne est utile pour l’auditeur comme pour l’association
auditée. Cela permet notamment de perfectionner la qualité de la comptabilité tout en améliorant
la mission d’audit. Il est donc important de discuter avec l’association auditée sur les faiblesses
rencontrées et de lui présenter des recommandations nécessaires afin de perfectionner son
contrôle interne. En effet, l’association n’est pas au courant de ces défaillances et de leur
retombée sur la constitution de la comptabilité. Mais à l’aide de ces recommandations, elle peut
faire face à ces faiblesses. L’auditeur sera donc dans l’obligation de faire des tests sur les
changements amenés et voir si ces réformes sont convenablement fondées, tout en réduisant le
risque du contrôle interne, et aussi le risque d’anomalies significatives.

65
Section 2 : La mise en œuvre des procédures d’audit

1. Des procédures d’audit issues du programme de travail

L’auditeur élabore les procédures correspondantes aux risques. En d’autre terme, il instaurer les
examens qui permettent de minimiser le risque d’audit constaté auparavant, et cela sur la base
d’éléments évalués dans la partie de prise de connaissance. L’auditeur a déjà donc découvert la
plupart des risques d’anomalies significatives à l’échelle des 7 assertions d’audit, à savoir,
l’exhaustivité, l’exactitude, la valorisation, l’existence, la césure, les droits et obligations et la
présentation.

Sur chaque assertion, l’association fait face à des risques. En d’autres termes, Chaque assertion
à la possibilité d’être intéressée par la gestion bénévole, le risque de gestion de fait, le niveau de
connaissance parfois borné du service de comptabilité ainsi que les spécificités des associations
matière fiscale et sociale.

L’évaluation du risque par l’auditeur peut donc changer d’une année à l’autre, et aussi pendant
la mission, en prenant en compte les éléments récoltés. Dans ce chapitre, nous développerons
donc, après un rappel sur les particularités d’ordre général, les risques en rapports avec le
bénévolat et la mise à disposition de personnel. Nous allons définir le bénévolat ainsi que ses
risques, pour enfin finir avec les réglementations de la mise à disposition du personnel.

1.1 Détermination du seuil de signification

Le seuil de signification peut être définit comme : « le montant au-delà duquel les décisions
économiques ou le jugement fondé sur les comptes sont susceptibles d'être influencés ». Dans les
limites de l’audit des associations subventionnées, il semble important de déterminer plusieurs
seuils de signification :

 Un seuil global de signification

 Un seuil de planification qui concerne le montant à ne pas dépasser d’erreurs que l’auditeur est
prêt à admettre pour garder une marge de sécurité en fonction du seuil global ;

66
 Des seuils spécifiques au regard de certains ;

Ainsi, il est donc meilleur d’énoncer un seuil spécifique pendant la revue des produits et des
charges et sur les cycles fiscaux et sociaux, tout en prenant en compte les zones de risques
concernant ces cycles et des propriétés des associations.

Habituellement, le pourcentage des produits ou des dépenses, voir du montant des fonds
associatifs, présente le seuil global de signification. En d’autres termes, il n’est donc pas
préférable de fixer un seuil de signification par rapport au résultat, puisque d’une manière
générale, les associations n’ont pas une finalité de production d’excédent. Il est communément
recommandé de fixer comme seuil de signification 1% des produits ou des dépenses.

Quoi qu’il en soit, il est obligatoire de soutenir automatiquement le raisonnement ayant mené à
la préparation des différents seuils dans le dossier annuel et dans le plan de mission.

1.2 La conception des procédures d'audit

La démarche à suivre pendant la création des procédures d’audit est définie par les normes
d’audit 2315 et 2330. La première définit la démarche à adopter pendant la prise de connaissance
de l’environnement de la structure. La deuxième, pour sa part, détermine la totalité des
procédures d’audit à instaurer au moment de l’évaluation du risque général. Les éléments
provenant des documents de synthèse et des comptes regardés comme significatifs doivent être
considérés par ces procédures. Celles-ci doivent donc d’après la norme 2530, employer une des
méthodologies suivantes afin de déterminer le motif du contrôle :

2La sélection exhaustive

3La sélection d’éléments spécifiques ;

4Les sondages.

Concernant les petites associations, il est possible habituellement d’auditer la totalité des
éléments. Par rapport aux autres, les procédés de sélection d’éléments spécifiques et de
sondages seront les plus adéquates.

67
A la suite de cette sélection, l’auditeur a en possession de nombreux outils de contrôle afin de
répondre à l’évaluation du risque d’anomalies significatives à l’échelle des assertions :

 Les tests de procédures : ils sont employés afin de vérifier si les contrôles de la structure sont
crédibles, en fonction des sondages, d’observations physiques ou des procédures analytiques ;

 Les contrôles de substance : directement attachés aux risques inhérents nettement déterminés. Ils
sont composés de deux moyens : les testes de détail et les procédures analytiques.

1.3 Guide de contrôle du cycle social

En ce qui concerne les associations le cycle social constitue une priorité en question de zones à
risque qui ne doit pas échapper à l’analyse et ce du fait de la structure du milieu associatif.
Effectivement, le bénévolat et/ou la mise de personnel étant le mode de fonctionnement de
prédilection de la majorité des associations, il est primordial d’en analyser les facteurs afin de
s’assurer du respect de la réglementation sociale.

1.4 Le personnel des associations

Le personnel des associations subventionnées est caractérisé par sa pluralité. En effet, ces
associations font appel à la fois au bénévolat, à du personnel salarié et à du personnel mis à
disposition par les autorités publiques les finançant. Toutefois, la diversité du personnel est aussi
due à l’hétérogénéité des postes occupés. En d’autres termes, l’effectif employé peut être divisé
en de nombreuses catégories. Il faut donc, hiérarchiser chaque membre du personnel de
l’association et l’affecter dans la catégorie adéquate et ce dès le début de l’analyse du cycle
social. S’il n’y pas de catégories types permettant d’opérer cette classification, nous pouvons
néanmoins retenir les rubriques suivantes :

2 Le personnel de direction et de coordination chargé de gérer l’association et d’appliquer les


directives des organes de décision ;

3 Le personnel administratif ;

4 Le personnel technique ;

5 Le personnel d’accueil.

68
Ce classement mène à subdiviser les différents contrats de travail types de l’association et à
remplir une fiche signalétique de la composition de son personnel qui doit également comporter
les différents contrats particuliers dont est titulaire le personnel de l’association.

Comme pour toute structure, l’auditeur se doit, lors du contrôle du cycle social, de remporter
l’assurance suffisante que la réglementation sociale a été entièrement respectée. C’est pour cela
qu’une vérification des rémunérations versées s’impose en veillant à ce qu’elles soient
conformes aux contrats de travail, aux décisions des organes de gestion et aux droits et
obligations de l’association. Un contrôle du respect de la réglementation en matière de droit du
travail et des cotisations sociales doit également être effectué (présence d’un livre de paie et des
bulletins de paie pour tous les employés, respect du SMIG, déclaration de tous les salariés à la
CNSS, couverture du personnel dans le cas des accidents de travail, rémunération des salariés
par chèque ou par virement et non en espèce...). Pareillement, l’auditeur doit veiller que les
charges et les produits sont bien enregistrés sur l’exercice afférent et que les comptes de tiers
sont correctement évalués en accord avec les contrôles classiques.

1.5 La mise à disposition du personnel

Les associations peuvent disposer de personnels appartenant à la fonction publique et pris en


charge par celle ci.

Le salarié/fonctionnaire mis à disposition demeure alors dans son corps d’origine et perçoit donc
sa rémunération habituelle mais il effectue sa fonction au sein d’une autre administration que la
sienne.

Cette mise à disposition est régie par une convention qui doit comporter la nature des activités
pratiquées par l’agent, ses conditions d’emploi, les modalités de contrôle et d’évaluation de ses
activités et les modalités de remboursement de la rémunération. L’agent doit automatiquement
donner son approbation sur la convention avant d’être signée entre l’association et le tiers
financeur.

La mise à disposition peut faire l’objet d’un remboursement des salaires et charges afférents à
l’organisme financeur.

69
L’auditeur doit s’assurer du respect de la règle de non cumul par l’agent mis à disposition et la
présence d’une convention de mise à disposition valable.

Conclusion chapitre 2 :

Lors d’une mission d’audit concernant une association, l’auditeur doit faire attention à des
risques inhérents au secteur afin de mener à bien sa mission. La liste n’est pas exhaustive, donc
le rôle de L’auditeur est de s’intéresser avant tout aux opérations ayant un caractère significatif
pour les comptes et aux procédures portant sur ces points. Donc, par la suite il devra uniquement
analyser les éléments jugés importants, chaque association ayant une gestion et une activité qui
lui sont à part. Pour cela les méthodes de travail abordé plus loin devront être mis à jour en
conformité avec les particularités de l’association auditée.

Conclusion de la deuxième partie :

La deuxième partie de ce mémoire présente la démarche à suivre lors de la prise de connaissance


de l’association et de son environnement, de l’identification des risques spécifiques, et la mise en
œuvre des procédures d’audit pour l’émission du rapport.

La revue des éléments juridiques et du contexte légal de l’association est donc à la base de la
démarche d’audit à appliquer lors du contrôle d’une association afin de prendre connaissance de
l’entité, de son activité, de son environnement et de ses obligations. L’acceptation de la mission
ne peut se faire que si l’auditeur a correctement évalué les risques pesant sur l’émission de son
opinion, aussi bien au niveau de l’environnement de l’entité qu’au niveau de la sensibilisation au
contrôle interne.

D’autre part, de nombreux risques spécifiques pèsent sur le secteur des associations. Il s’agit
notamment de : la non-conformité à l’objet social, la pérennité des ressources, le suivi de
l’utilisation des subventions, la gestion de fait, le détournement des fonds. Ces risques ont été
développés pour aider l’auditeur de l’association dans l’identification des risques d’audit et
orienter ultérieurement ses contrôles.

70
La prise de connaissance de l’entité passe également par l’évaluation des procédures de contrôle
interne, en d’autres termes, les pistes d’examen du fonctionnement des procédures clés de
contrôle interne existantes au sein de l’association. Ensuite, il y a eu une présentation des
faiblesses fréquentes du contrôle interne dans les associations et leurs incidences sur le contrôle
des comptes et la démarche générale de l’auditeur. En effet, plus les risques inhérents et de
contrôle sont élevés, plus l’étendue des procédures d’audit sera importante pour permettre à
l’auditeur de se forger une opinion dans les meilleures conditions.

La prise de connaissance de l’association, qui a débuté par l’étude de l’environnement de


contrôle, se termine par l’évaluation du risque inhérent et du risque de contrôle.

La connaissance des risques est un préalable à l’acceptation même de la mission. En fonction


des risques identifiés, l’auditeur va orienter sa mission, planifier son intervention et établir son
programme de travail. Plus le risque sera élevé, plus le niveau de diligence sera accru. Suivant
son programme de travail, l’auditeur va ensuite réaliser ses contrôles sur les comptes.

Dans le cadre de l’audit des associations au Maroc, la mise en œuvre des procédures d’audit
s’oriente autour des principales zones de risques rencontrées lors de la prise de connaissance et
l’évaluation du contrôle interne. Ainsi l’analyse du cycle social présente plusieurs particularités
rattachées aux spécificités des associations Dahir 1958. L’examen du cycle social constitue l’un
des éléments prépondérants en compagnie du cycle fiscal lors du contrôle d’audit d’une
association.

A la fin des procédures d’audit, l’auditeur d’une association procède à la synthèse, la


formalisation de sa mission et à la réalisation des dernières diligences : obtention de la lettre
d’affirmation, vérifications et informations spécifications et communication des conclusions à la
direction, avant l’émission de son rapport d’audit. La phase de finalisation de la mission et
l’émission des rapports constitue donc la dernière étape de la démarche d’audit. Au cours de
cette phase, l’ensemble des informations et des contrôles effectués doivent avoir été analysés afin
d’être retranscrits et synthétisés. C’est sur la base de ses synthèses que l’auditeur devra émettre
son opinion et ainsi rédiger son rapport d’audit.

71
Partie 3 : proposition d’un guide pratique d’audit des associations :
cas d’une association ABC

La conduite d’une mission d’audit au sein d’une association que nous appelons ABC pour un
souci de confidentialité est réalisée en trois étapes essentielles :

1ère étape : la préparation de la mission

2éme étape : la réalisation de la mission

3éme étape : la conclusion de la mission

Chapitre 1 : La phase de prise de connaissance générale de l’association


et de son environnement

L’objectif premier de cette phase préliminaire est de permettre à l’auditeur d’avoir une vue et
une compréhension d’ensemble suffisante de l’association auditée, pour orienter sa mission et
afin d’appréhender les domaines de contrôles significatifs. Cette dernière consiste à :

 Effectuer des entretiens avec le personnel pour mieux comprendre les aspects juridique, fiscal et
organisationnel ainsi que les diverses activités exercées par l’association.

 Procéder à l’inspection des documents détenus par l’association pour mieux comprendre les
aspects juridique, fiscal et organisationnel ainsi que les diverses activités exercées par
l’association.

 Prise de connaissance des avantages fiscaux et sociaux accordés par l’Etat.

72
 Vérification de l’existence d’un manuel de procédure détaillé.

Toutes Les informations qui sont recueillies sont classées dans le dossier permanent de l’auditeur
et synthétisées dans la note d’orientation générale de la mission. La prise de connaissance de
l’unité auditée suppose l’examen de quatre éléments essentiels à savoir l’organisation de l’entité,
les rapports des audits antérieurs, les objectifs de la fonction à auditer et les techniques de travail
utilisées. Mais tout d’abord il nous est indispensable de procéder à une présentation de
l’association auditée.

Section 1 : Présentation de l’association ABC

ABC est une association à but non lucratif, non syndicale et sans objectifs religieux ses missions
principales consiste à Promouvoir, en tant que ‘’ LEADER’’, les droits en SSR 10, offrir et
faciliter les services SSR de qualité à toute la population en particulier la moins desservie et
vulnérable. Elle a été fondée en 1972 pour une durée indéterminée et dont le siège se situe à
Rabat.

Section 2 :L’organisation de l’association ABC

1. Examen du manuel des procédures (organigramme, procédures…)

La dite association est gouvernée par un conseil composé de huit membres adhérents :

Le bureau de conseil d’administration comprend un président, un vice-président


nommé comme président délégué, un secrétaire général, un secrétaire général adjoint,
un trésorier général, un trésorier général adjoint et deux membres assesseurs.

10
SSR : Soins de suite et de réadaptation

73
2. Tableau de répartition des rôles et des fonctions au niveau de l’association

Tâches
Président Le président jouit des pouvoirs les plus étendus pour assurer
dans le respect des statuts de l'association, la mise en
application des recommandations de l'AG et l‘exécution des
décisions du Bureau. Il veille au fonctionnement régulier de
l'association qu'il représente dans tous les actes de sa vie
civile et partout où il est nécessaire devant toutes
administrations publiques ou privées.

Vice- Seconde le Président et le remplace encas d’empêchement.


président

Secrétaire Il assure la communication entre les membres du bureau en


Général accord avec le président.

Il rédige les procès-verbaux et les comptes rendus des


réunions et signe conjointement avec le président.

Tous les registres administratifs, toutes les correspondances

74
et les documents à caractère administratif et organisationnel.
ainsi que la tenue du registre matricule.
Secrétaire général Seconde le secrétaire général et le remplace en cas
adjoint d’empêchement.

Le Responsable des fonds et des titres de l’association,


Trésorier fait les recettes et les dépenses, tient des livres de
comptabilité.

Le trésorier est chargé d'assurer la gestion comptable


et financière de l'association, il utilise ce budget selon
les attributions et dans les conditions fixées par le
bureau
Le Trésorier Seconde le trésorier et le remplace en cas
général adjoint d’empêchement.

3. Le questionnaire de prise de connaissances (annexe 1)

Ce questionnaire est primordial à l’auditeur pour qu’il comprenne convenablement la


fonction à apprécier d’une part, et contribue à l’élaboration du questionnaire de
contrôle interne d’autre part. Donc ce questionnaire va permettre à l’auditeur
d’effectuer sur chacun des points soumis à sa décision critique, une observation qui soit
la plus complète possible. Pour ce faire, le questionnaire du contrôle interne devra
comporter de bonnes questions à poser pour réaliser cette observation entière et ce pour
mener à bien sa mission d’audit

4. Les interviews

Au cours de la mission d’audit nous avons effectué des interviews afin de recueillir des
informations qui nous permettrons de comprendre en profondeur certains éléments ne
pouvant être divulgués par le questionnaire.

5. Détermination des points de contrôle et les risques associés

75
Afin de mieux distinguer les risques, nous avons procédé à un a une répartition des
fonctions auditées pour cerner les zones qui présentent des risques significatifs. Pour
chaque rubrique on identifie les points de contrôle interne sans faire de tests ni
vérifications. On observe si les procédures de contrôle sont bien renseignées, et ne
présentent aucune faiblesse possible, sinon il s’agit d’un risque éventuel à étudier.

Chapitre 2 : l’évaluation du contrôle interne au contrôle des comptes

Le contrôle interne est envisagé comme moyen d'identification et d'exécution sous la


responsabilité de l'entreprise. Il comprend un ensemble d’outils, de comportements, de
procédures et d’actions adaptés à chaque entreprise, qui contribueront à la maîtrise de ses
activités, à l’efficacité de ses activités et à l’utilisation efficace de ses ressources. Et doit
permettre de prendre en compte de manière appropriée les risques significatifs, qu’ils soient
opérationnels, financiers ou de conformité.

En ce qui concerne le contrôle des comptes, il s’agit d’un examen des patrimoines de l’entreprise
afin de s’assurer que ceux-ci diffusent une sincérité et une image fidèle de l’association.

Section 1 : L’appréciation et l’évaluation du système de contrôle interne

1. Examen et évaluation du contrôle interne

I. Organisation financière et comptable (1/2)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque

76
L’association dispose d’un -confusion dans les Un des axes de redynamisation des
manuel d’organisation qui ne fait rôles, relations structures organisationnelles est la mise 1
pas apparaitre de manière conflictuelles. en place d’un manuel d’organisation qui
cohérente et structurée les missions permettra de clarifier les rôles et aussi
ainsi les attributions des différentes -responsabilités non d’officialiser les relations entre les 2

structures de cette association. délimitées. différentes entités de l'Association.

le manuel des procédures de Difficulté de contrôle Définition plus précise des tâches et
contrôle interne au sein de par les organes de fonctions de chacun des intervenants. 1
l'Association comprend plusieurs direction de la bonne
procédures de gestion en vigueur application des - Elaboration d’un premier recensement
qui ne sont pas formalisées. procédures et mettant en évidence : Les procédures 2

instructions émises existantes et écrites (éventuellement à


améliorer) ;
3
- Les procédures non formalisées par
écrit.

- Approbation et validation de l’ensemble


des procédures par les organes de gestion
de l’Association.

- Centralisation des procédures dans le


manuel.

77
I. Organisation financière et comptable (2/2)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque
Il n’existe pas de procédure formalisée -Risque lié à la perte des -Mener une réflexion sur
d’archivage des documents au sein de documents et à l’absence de la gestion des archives, 1
l’Association et ce, malgré l’importance traçabilité des pièces comptables afin de définir les règles
quantitative des documents à archiver. importantes de l’Association. de gestion par type de
documents : mode de 2
classement, durée,
responsabilités et moyens
3
nécessaires.

1 2
3

Elevé
Moyen
Faible

78
II. Gestion des évènements (1/4)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque
L’Association n’a pas mis en -confusion dans la gestion. Le processus de gestion des
place de processus formalisé événements devra être formalisé 1
pour la gestion des événements -Gestion peu rigoureuse des afin de traiter les aspects
événements. suivants : Programmation et
autorisation des événements ; 2
-Confusion en termes de
responsabilité des intervenants. Fixation des règles de gestion et
budgets des événements ; 3

Sélection et choix des


fournisseurs ;

Gestion de la participation des


bénéficiaires aux coûts des
événements ;

Gestion des prélèvements ;


1 2
Gestion des encaissements et 3
décaissements par caisse.
Elevé
Aucun programme des -Organisation d’un évènement non L’association devra veiller Moyen
à
événements à organiser pendant autorisé et sans relation avec l’objet mettre en place uneFaible1
l’exercice n’est établi et validé social de l’Association. programmation des événements

79
par les organes de gestion. Aussi à organiser pendant l’exercice.
aucune décision formalisée Cette programmation validée et 2
spécifique à chaque événement autorisée par les organes de
n’est établie. gestion devra préciser les
modalités et les conditions 3

d’organisation de chaque
événement
Aucune procédure ne prévoit le -Perte pour l’Association. L’Association devra décider
traitement des reliquats sur le dans le cadre de son Assemblée 1
coût des événements non Générale du sort des reliquats
répercutés sur les bénéficiaires. sur les coûts des événements qui
n’ont pas pu être répercutés sur 2

les bénéficiaires des événements

I. Gestion des évènements (2/4)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque
Les règles de gestion des -Cadrage imprécis de l’organisation L’association devra veiller à
événements ne sont pas des événements. mettre en place une 1
systématiquement validées et procédure de gestion des
consignés au niveau d’un -Absence d’historique formalisé sur événements en prévoyant
procès-verbal. les règles de gestion de chaque notamment : 2
événement.
Aucun budget validé par le La définition des règles de
Bureau relatif A l’organisation -Confusion dans la détermination de gestion de chaque 3
des événements ne nous a la participation au coût de l’événement événement ;

été communiquée. des adhérents de l’Association.


1
L’établissement en amont2
3
d’un budget prévisionnel
Elevé
pour une meilleure maitrise
Moyen
des coûts des événements ;Faible

80
Pour l’organisation des Risque d’achats inopportuns. Afin d’obtenir le meilleur
événements, l’Association ne rapport qualité/prix, il y a lieu 1
fait pas systématiquement appel de systématiser la procédure
à la concurrence pour ses d’appel à la concurrence pour
dépenses. les dépenses d’organisation 2

des événements.

Cette procédure pourra, par 3


exemple, instaurer des
paliers, à partir desquels des
autorisations différentes
devront être obtenues.
Lors de nos travaux nous avons -Risque juridique L’association devra bannir
retrouvé plusieurs chèques de cette pratique 1
garantie donnés à l’Association
en contrepartie de participation à
certains événements. 2

1 2
3

Elevé
Moyen
Faible

81
II. Gestion des évènements (3/4)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque
Le test effectué sur les dépenses des -suivi peu rigoureux des L’association devra appliquer et
évènements a soulevé certaines achats respecter les règles de bonne 1
défaillances, notamment : gestion, à savoir notamment :

L’absence de bon de livraison ou de bon L’établissement de bon de 2


de réception ; commande lors de l’expression du
besoin d’achat L’établissement de
Les bons de commande sont établis bon de réception lors de la réception 3
postérieurement à la réception des biens des biens et services ;
et services et de la facture
Le rapprochement des quantités
reçues avec celles figurant sur le
bon de commande et la facture.
Pour l’organisation de ses événements, -Exhaustivité des L’association devra mettre en place
l’Association n’a pas mis en place une participants aux pour chaque événement : Une 1
séquentialité des ordres de prélèvement événements. séquentialité des ordres de
et des tickets vendus éventuellement. prélèvement et des tickets vendus
Aucune liste définitive des participants -Exhaustivité des éventuellement afin de s’assurer de 2

aux évènements dûment signée par les prélèvements l’exhaustivité des bénéficiaires
responsables de l’Association ne nous a ayant participé aux coûts des
-Charges 3
été communiquée. événements. L’objectif étant de
supplémentaires pour
garantir le recouvrement des
l’Association.
participations des bénéficiaires de
l’événement. Un rapport
d’exécution systématique après la
fin de l’organisation de chaque
événement.
Les copies des chèques de paiement ne -Manque de traçabilité La société doit garder une copie des
sont pas systématiquement jointes aux des règlements chèques de paiement qu’il y a lieu 1
pièces de règlement. Les chèques de effectués. de joindre au dossier de règlement.
déblocage des prêts et des avances ne
portent pas systématiquement les Les chèques établis doivent 2

82
mentions « non barré » et « non systématiquement être complétés
endossable. Les par l’apposition de la mention « non 3
chèques établis ne sont pas barré » et « non endossable ».
systématiquement libellé au nom des
bénéficiaires Les chèques doivent
impérativement être établis au nom
des bénéficiaires

1 2
3

III. Gestion des adhésions (1/2)


Elevé
Moyen
Faible
Constatations Risques Recommandations Niveau
risque

83
Les fiches d’adhésion à - Risque juridique Les fiches d’adhésion
l’Association ne sont pas l’Association devraient être 1
légalisées. légalisées par les adhérents.

3
Nos travaux portant sur le Manque à gagner pour l’association ; L’Association devra mettre
rapprochement des fiches -Risque de litige avec les adhérents. en place une procédure claire 1
d’adhésion aux états de relative à la gestion des
prélèvement des adhésions et adhésions en respectant les
des cotisations nous ont permis principes de gestion suivants: 2

de relever plusieurs anomalies Toutes les fiches d’adhésion


relatives aux dates de devraient être reprises sur un
3
prélèvement des montants des état mensuel dûment validés
adhésions : et contrôlés par les
responsables de l’Association
Des prélèvements effectués et il faut aussi bien mettre en
postérieurement à la date place un délai butoir mensuel
d’adhésion ; au-delà duquel toutes les
adhésions parvenues à
Des prélèvements effectués
l’Association sont reprises
antérieurement à la date
sur l’état du mois suivant ;
d’adhésion.

III. Gestion des adhésions (2/2)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque

84
-Nos travaux portant sur le -Adhésions non justifiés L’association est dans
rapprochement des fiches l’obligation de mettre en 1
d’adhésion aux états de -Risque de litige avec les adhérents ; place une procédure
prélèvement des adhésions et Prélèvements incorrects ; d’adhésion unique pour tous
des cotisations nous ont permis les salariés et un système 2
-Manque à gagner pour l’Association
de relever : d’archivage efficace
permettant une sauvegarde
l’absence de plusieurs fiches 3
exhaustive de toutes les
d’adhésion ; fiches d’adhésion et une
consultation rapide des fiches
des fiches d’adhésions en
d’adhésion par mois et par
double ;
matricule
Les fiches d’adhésion ne sont -Pertes de fiches d’adhésion ; L’association devra aussi
pas éditées sur la base d’une mettre en place des fiches 1
série pré-numérotée. -Difficulté d’identification des fiches d’adhésion pré-numérotées et
d’adhésion manquantes assurer la traçabilité des
fiches d’adhésions 2
communiquées aux niveaux
différents sites du groupe
3
-L’informatisation de la
gestion des adhérents pourrait
être une solution permettant
de pallier les insuffisances et
anomalies relevées.
L’analyse des prélèvements - Risque de litige avec les adhérents ; Dans ce cas-là l’association
mensuels des adhésions et des -Prélèvements incorrects ; devra mettre en place des 1
cotisations font révéler -Manque à gagner pour l’association procédures de contrôle se
l’existence de certains frais basant sur des
d’adhésion : rapprochements mensuels des 2

montants des adhésions et des


-prélevés en double ; cotisations prélevées par le
3
service paie aux montants
-prélevés après les prélèvements
calculés par l’Association sur
des cotisations ;
la base des effectifs des
adhérents.

85
IV. Gestion des achats (1/3)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque
L’Association ne dispose pas d’une -Responsabilité non L’association devra disposer de
procédure interne écrite, exhaustive délimitée. procédures détaillant les étapes à suivre 1
et détaillée, qui définit les étapes à ainsi que les rôles et responsabilités de
suivre ainsi que les attributions et chaque intervenant en matière
responsabilités de chaque d’engagement des dépenses, de 2

intervenant en matière constatation du service fait et de paiement


d’engagement des dépenses des prestations. - Pour les achats
3
spécifiques et urgents, ne dépassant pas
un plafond déterminé, une procédure
pourrait être mise en place le cas échéant

Les travaux menés par nos soins -Risque de fraude Chaque dépense engagée par
relatifs à l’analyse des pièces l’Association doit être accompagnée 1
justificatives des évènements systématiquement d’un document
organisés et des dépenses courantes justificatif, dont la probité doit être
de l’Association, nous ont permis vérifiée par les responsables. - 2

de relever les constatations L’Association doit conserver l’ensemble


suivantes: des documents originaux qui justifient les
3
dépenses engagées par celle-ci pendant
-Les achats ne sont pas appuyés l’exercice
systématiquement par un document
justificatif et que les documents
justificatifs présentés ne sont pas
toujours probants ;

1 2
3

Elevé
Moyen
Faible

86
IV. Gestion des achats (2/3)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque

87
L’examen des dossiers d’achats des -Risque de L’association doit systématiquement, pour
dépenses engagés par l’Association commande non chaque dépense, constituer un dossier 1
a révélé les points suivants: approuvée par les d’achat qui comporte des devis
personnes habilitées. contradictoires, un bon de commande, un
Quelques dossiers d’achat ne bon de livraison et une facture. 2
comporte ni devis contradictoires et -Risque de double
ni bon de commande. commande.
3
Quelques bons de livraison ne sont - La personne qui est en charge des achats,
pas toujours joints aux dossiers doit procéder au rapprochement entre le
d’achats. bon de commande, le bon de livraison et la
facture pour vérifier leur concordance.
Absence de rapprochement entre le
bon de commande, le bon de
réception et les factures/décomptes.

88
L’Association n’appose pas -Risque de double L’association doit apposer
systématiquement la mention comptabilisation. systématiquement la mention 1
"comptabilisé" sur chaque "comptabilisé" sur chaque facture/décompte
facture/décompte. pour éviter la double comptabilisation et
les factures reçues pour paiement relatives 2
-Risque de double
aux dépenses de l’Association doivent être
paiement.
contrôlées, validées et signées par les
L’Association n’appose pas 3
personnes habilitées.
systématiquement la mention "
payé " sur chaque facture/décompte L’association doit mettre la mention « payé
» sur avec les références de paiement sur
chaque facture/décompte pour éviter le
double paiement

IV. Gestion des achats (3/3)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque
L’analyse des dépenses effectuées -Dépenses non La gestion de la caisse devra obéir aux
par caisse a révélé les remarques autorisées. procédures suivantes : Les dépenses 1
suivantes : engagées par voie de caisse devront faire
l’objet d’un visa conjoint des signataires de
-quelques dépenses ne sont pas l’Association avant leur règlement. 2
systématiquement visées par les
signataires habilités. -Les notes de frais de déplacement versées
aux membres dirigeants du bureau de 3
- Les notes de frais de déplacement l’association devront être justifiées par des
versées ne sont pas dûment ordres de mission et des pièces
justifiées par des ordres de mission justificatives.
ou par des pièces justificatives

89
Nos travaux sur les frais de -Dépenses non Toutes les notes de frais doivent
mission, réception et déplacements autorisées/ obligatoirement faire l’objet d’une 1
permis de relever les points injustifiées. signature conjointe du bénéficiaire, du
suivants : Les déplacements du président et du trésorier. Un ordre de
personnel de l’association ne sont mission doit être établi et signé par le 2

pas systématiquement matérialisés bénéficiaire et une personne habilitée. - Un


par des ordres de mission, dûment barème détaillé doit être mis en place.
3
autorisés par les personnes
habilitées.

-Absence d’un barème précis -Les notes de frais doivent être visées par

concernant les frais et indemnités une personne habilitée et justifiées par des

de déplacement au Maroc. pièces probantes.

1 2
3

Elevé
Moyen
Faible

90
V. Gestion de la trésorerie (1/1)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque
Nos travaux sur les caisses mises en -Détournement de L’association doit effectuer un inventaire
place par l'Association appellent les fonds. annuel de toutes les caisses, dûment 1
remarques suivantes : matérialisé par un PV de caisse.
-Suivi défaillant des
-Absence d’inventaire mensuel de disponibilités en - L'Association devra mettre en place une 2
caisse. caisse. procédure de gestion de la caisse prévoyant
notamment :
- Certaines dépenses dont le -Cumul de tâches. 3
montant est supérieur à 10.000 -Les modalités et conditions d’alimentation
MAD sont réglées par caisse. -Risque de non des caisses ;
comptabilisation de
-Le Trésorier ne tient pas un l’exhaustivité des -Les modalités de justifications des caisses ;
journal de caisse pour consigner les décaissements et -Tenir un journal de caisse enregistrant
entrées en caisse et les sorties de encaissements opérés l’ensemble des mouvements de caisse.
caisse. via la
caisse.

91
VI. Aspects juridiques et fiscaux (1/1)

Constatations Risques Recommandations Niveau


risque
Les déclarations du résultat fiscal -Risque fiscal Nous recommandons à l’association de
des exercices non prescrits n’ont remplir ses obligations déclaratives en 1
pas été déposées auprès de matière d’impôt sur les sociétés.
l’Administration Fiscale.
2

1 2
3

Elevé
Moyen
Faible
Section 2 : contrôle des comptes

92
1. Les tests

Section chiffre d’affaire :

L’association ABC propose plusieurs services et de diverses prestations à savoir les


consultations, la vente des pilules, donc l’objectif de ce test est de s’assurer de la réalité du CA
comptabilisé.

En ce qui concerne les travaux effectués, au cours de cette étape nous avons demandé au client
(l’association) tous les documents qui déterminent le prix de chaque prestation ainsi la
reconstitutions du CA sur la base de ces documents et la variation de stock et puis le
rapprochement du CA recalculé avec le montant encaissé déclaré et a la fin le rapprochement du
CA déclaré avec les montants versés en banques.

Tableau du test relatif au CA de l’association ABC (annexe 2)

Qualités
Prix from Montant Montant
Branche Prestation from ECART
doc client reconstitué encaissé
stock
1446970,0 1560905,0 (113935,0
        0 0 0)

En remarque alors lors de ce test un écart significatif de 113935

SECTION DES IMMOBILISATIONS : test sur les immobilisations de l’association ABC

Après la revue analytique nous avons constaté que plusieurs acquisitions on été effectuées.

Dans ce cas la, nous avons procédé a la vérification de l’application des procédures
d’engagements des dépenses d’investissement et par la suite la vérification de la bonne
valorisation comptable c'est-à-dire les amortissements

Le premier test qui est propre au contrôle interne est celui du respect de la procédure
d’engagement des dépenses d’investissement, l’objectif du dernier est la vérification de la bonne
application de la procédure des engagements d’investissement

93
Tableau du test relatif aux dépenses d’investissement (annexe 3)

Contrôl Imputatio
Accord de Bon de Bon de
e Bon de Mode Montant n
financemen Devis Command Facture Livraiso
Réceptio paiemen
t e n
DA n t (MAD) Budgétaire

Dans ce premier test il faut vérifier que tous les éléments suivants  sont respectés et contrôlés et
dans le cas inverse il faut le mentionner.

Lors de ce test nous avons constaté que toutes les acquisitions de l’exercice ont été effectuées
tout en respectant les procédures internes pour l’engagement des dépenses d’investissement. On
remarque alors que c’est un test satisfaisant

Quant au 2eme test nous allons procéder à la validation du calcul d’amortissement des
acquisitions, l’objectif de ce test est de s’assurer de la réalité, l’exhaustivité, l’exactitude et la
correcte évaluation de la dotation aux amortissements comptabilisés et aussi s’assurer du respect
des règles comptables relatives à l’application de l’amortissement (CGNC ET CGI).

Tableau du test de la validation du calcul d’amortissement des acquisitions : annexe 4

94
Calcul association Calcul cabinet écart
Date
Durée
de
IMMO Valeur de vie Durée Dotations Tx Dotations
mise VO
d'origine en d'amort comptabilisées linéaire recalculés
en
Années
service

Les travaux effectués dans ce test nous a amené récupérer le fichier de calcul de dotation aux
amortissements et ensuite à le rapprocher à la Balance Générale. Par la suite nous avons
recalculé la dotation aux amortissements et nous avons rapproché le résultat avec le calcul de
l’association abc et finalement rapprocher les dotations calculées avec celles qui sont
comptabilisées.

Pour le résultat du test (annexe) nous constatons alors qu’il n y a aucun écart significatif. Nous
pouvons conclure que c’est le test satisfaisant.

Section personnel : test sur la section personnel de l’association ABC

L’objectif essentiel de cette section est de s’assurer de la correction de déversement des


données issues du système du traitement de la paie dans la comptabilité et aussi de s’assurer de la
cohérence du salaire brut moyen et ainsi expliquer les variations significatives. Aussi de
s’assurer de la bonne comptabilisation de la CNSS et la bonne comptabilisation de la CIMR,
sans oublier la centralisation des déclarations d’impôts sur le revenu relative a l’exercice 2017 et
la vérification des éléments des dossiers de personnel (ci) et vérifié que tout les éléments des
dossiers de départ.

Pour étudier cette section personnel nous avons effectués premièrement un test pour vérifier la
centralisation des salaires bruts issus des journaux de paie pour la période de janvier à décembre
2017 et la correction du total des salaires bruts issus des journaux de paie par les provisions
(congé, bonus).

Un deuxième test de centralisation des cotisations de la sécurité sociale (CNSS) qui a été
effectué et qui a pour but le recalcule des cotisations sociales selon les dispositifs du CGI et le
rapprochement avec les cotisations sociales comptabilisées.

95
Le troisième test pour vérifié la centralisation auprès de la CIMR, qui a pour but la
centralisation des déclarations de la CIMR et le Rapprochement avec les montants comptabilisés

En ce qui concerne le quatrième test il repose essentiellement sur la centralisation des


déclarations d'impôts sur le revenu relative à l'exercice 2017. Le but de ce test est de s’assurer
que le montant des redevances IR calculées est comptabilisé et de vérifier que les déclarations
sont déposées dans les délais prescrits.

Le cinquième test comprend la vérification des éléments des dossiers de personnel (CI)

Le dernier qui est le sixième test a été réalisé pour la vérification de tous les éléments des
dossiers de départ.

Tableau du test relatif a la centralisation des journaux de paie prestataires :

96
Effecti
Mois   f Salaire brut Conclusion du
('000 de MAD)   moyen test : Le test de
  (A) (B) (C) = (A) / (B)
janvier - 2017 60392,00 8 7 549,00 centralisation
février - 2017 60 392,00 8 7 549,00 des journaux de
mars - 2017 60 392,00 8 7 549,00
paie et leurs
avril - 2017 60 392,00 8 7 549,00
mai - 2017 64 053,43 9 7 117,05 rapprochements
juin - 2017 64 053,43 9 7 117,05 aux données
juillet - 2017 64 053,43 9 7 117,05
comptables ne
août - 2017 64 053,43 9 7 117,05
septembre - fait ressortir
2017 64 053,43 9 7 117,05 aucun écart
octobre - 2017 64 053,43 9 7 117,05 significatif.
novembre -
2017 64 053,43 9 7 117,05
décembre -
2017 60 199,93 9 6 688,88

total GP 750 141,94


Tableau du test
Total compta 750 141,94 relatif aux
centralisations
ECART 0 des cotisations
de la sécurité
sociale (CNSS)

Allocation Prestations Prestations Taxe de Cotisatio


Salaire Salaire non Participation Montant
Mois familiale sociales PS sociales PP FP n AMO
plafonné plafonné AMO (1.5%) Calculé
(6,4%) (4,48%) (8,98%) (1,6%) (4%)
                   
180 2 16 8 16 4 49
4 693
janvier 395 53 690 236 082 199 059 - 270
190 2 16 8 17 4 51
4 799
février 364 59 392 601 528 095 150 - 173
187 2 17 8 16 4 51
4 943
mars 118 67 174 099 383 803 275 - 503
198 2 17 8 17 4 53
5 001
avril 126 70 311 300 876 792 325 - 293
195 2 17 8 17 4 52
4 956
mai 727 67 912 146 769 576 287 - 734

97
196 2 17 8 17 4 52
4 962
juin 013 68 197 165 781 602 291 - 801
191 2 16 8 17 4 51
4 880
juillet 587 63 771 881 583 204 220 - 769
188 2 16 8 16 4 50
4 791
août 596 58 981 575 449 936 144 - 895
188 2 16 8 16 4 50
4 780
septembre 012 58 396 537 423 883 134 - 758
191 2 16 8 17 4 51
4 842
octobre 354 61 739 751 573 184 188 - 538
189 2 16 8 16 4 50
4 799
novembre 015 59 400 602 468 974 150 - 992
193 2 16 8 17 4 52
4 914
décembre 854 65 613 999 685 408 250 - 256
                 
2 290 3 201 102 205 50 618
  161 154 575 893 599 656 473 - 58 360 981
         
Total from 51
reconstitution 6 382

Montant
comptabilisé 515 854  
5
ECART 28

Conclusion du test : on constate un résultat satisfaisant (pas d’écart significatif).

Tableau du test relatif à la centralisation des cotisations auprès de la CIMR :

Montant
Taux
Taux Salarial Montant From
Mois Masse Salariale patronal Ecart
(6,9%) Calculé Déclaratio
(7.8%)
n

649
1er 44 815,82 44
504,63
Trimestre 44 815,82 815,82 0,00

98
670
2ème 46 263,71 47
488,53
Trimestre 46 263,71 250,41 -986,70
669
3ème 46 215,12 46
784,29
Trimestre 46 215,12 215,12 0,00
686
4 ème 47 362,96 47
419,78
Trimestre 47 362,96 362,96 0,00

2 676 184 184 185 -


  197,23 - 657,61 657,61 644,31 986,70

Conclusion test : résultat satisfaisant pas d’écart significatif.

Tableau de test relatif a la réconciliation de l’IR :

1- Centralisation des déclarations de versement de l'IGR / Revenus salariaux

Respect
Date
salaire net IR from IR (from journal Date de de la Date
Mois WP Réf écart limite
imposable déclaration de paie) paiement de
dépôt
règlement

                 
16/02/201
janv.-17 U.501 253 685,11 40 035,00 40 035,00 28/02/2017 7 Oui
17/03/201
févr.-17 U.502 257 209,55 39 779,00   39 779,00 31/03/2015 7 Oui
10/04/201
mars-17 U.503 265 163,55 43 126,00   43 126,00 30/04/2015 7 Oui

avar-17 U.504 265 791,56 41 051,00   41 051,00 31/05/2015 15/05/201 Oui

99
7
07/06/201
mai-17 U.505 267 737,24 42 168,00   42 168,00 30/06/2015 7 Oui
03/07/201
juin-17 U.506 267 945,81 42 169,00   42 169,00 31/07/2015 7 Oui
02/08/201
juil.-17 U.507 264 647,37 42 149,00   42 149,00 31/08/2015 7 Oui
12/09/201
août-17 U.508 323 034,00 41 726,00   41 726,00 30/09/2015 7 Oui
03/10/201
sept-17 U.509 322 449,51 41 726,00   41 726,00 31/10/2015 7 Oui

oct.-17         0,00 24/11/2015    


04/12/201
nov.-17 U.510 323 453,21 41 726,00   41 726,00 22/12/2015 7 Oui
02/01/201
déc.-17 U.511 325 812,73 41 217,00   41 217,00 29/01/2016 8 Oui
456
Total 3 136 930 456 872 456872      
872,00

2. 2- Rapprochement entre le montant total de l'IGR figurant sur les déclarations de versement et
celui du journal de paie

Total IR (from déclarations


  456872
Versement)
Total IR (from Etat 9421)   456872
Ecart     0
Total IR (from déclarations
  456872
Versement)
TOTAL IR (fromJounaux de paie)   456872
Ecart   0

3. 3- Réalité du solde comptable arrêté au 31/12/2017

IR (from Journal de paie Décembre)   41 217,00


     
IR (From BG au 31.12.2015)   41 299,00
     
Ecart   -82,00

Les travaux effectués lors de ce test est de s'assurer que le montant des redevances IR calculées
sont comptabilisées et aussi de vérifier que les déclarations sont déposées dans les délais
prescrits.

Conclusion du test : écart non significatif

100
Tableau sur les éléments des dossiers de personnel (ci) :

Copie
Type Photos
N° de Fiche RIB Contr Immatricula de
Collaborat Nationali du Date du CI Diplô de
matricu Fonction Salar Bancai at tion casier Réf
eur té contr contrat N me personn
le ié re Signé à la CNSS judicia
at es
ire
Responsab
le des Marocain 02/06/201
xxxxxxxx X CDD         P.01
comités de e 5
jeunes
Marocain 02/05/201
xxxxxxxx X Animatrice CDI         P.02
e 5
                             

Les travaux effectués lors de la récupération de l’état des nouvelles recrues de l'exercice.

Conclusion test : écart non significatif

Tableau du test relatif aux éléments des dossiers de départ :

Lettre de démission STC   Commentaires


Type de
Motifs de Date de Visée par
Eléments Fonction contrat Etabli WP'   Etabl Visa de Visas
départ départ l'intéressé Légalisée
s e s Réf i l'intéressé AMPF
e
Absence du
contrat de
xxxxxxx Animatrice X Démission 06/03/2015    P.03       
travail dans le
dossier
l'association
signe des CDD
P.04
Licenciemen avec ses
  xxxxxxxx Coordinatrice CDI 20/05/2015 N/A N/A N/A &      
t employés sur
P.05
une longue
durée.
  xxxxxxx Animatrice CDD Départ en 06/09/2015 N/A N/A N/A P.06   N/A N/A N/A   l'association
retraite signe des CDD
avec ses
employés sur
une longue

101
durée.
l'association
signe des CDD
Femme de Départ en avec ses
  xxxxxxxx CDD 30/06/2015 N/A N/A N/A P.07   N/A N/A N/A  
Charge retraite employés sur
une longue
durée.

Les travaux effectués lors de ce test ont pour but de récupérer le bilan social de l’exercice et de
s’assurer de la procédure de départ.

Conclusion du test : test non satisfaisant , ‘’ La société renouvèle les contrats à durée
déterminée plus d'une fois ce qui n'est pas conforme aux dispositions de l'article 17 du code de
travail qui stipule que ce type de contrat peut être conclu pour une période maximum d'une seule
année renouvelable une seule fois passée cette période, le contrat devient dans tous les cas à
durée indéterminée ‘’

Section des charges : test sur les charges de l’association ABC

Pour cette section nous avons effectué plusieurs tests inhérents à chaque compte. Dans cette
phase nous avons procédé à la vérification de la conformité des charges qui sont enregistrées
dans le grand livre avec les montants mentionnés dans les factures afin de s’assurer de la bonne
comptabilisation.

L’objectif de ces tests consiste à s'assurer de la réalité, de l'exactitude et de l'exhaustivité du


solde de chaque compte des charges.

Les travaux effectués pour ces tests : Revue analytique du compte et par la suite sur la base du
grand livre et procéder à une sélection d'un échantillon sur les 3 derniers mois de 2017 et
s'assurer que :

 Que la P.J existe

 Que la P.J contient toutes les mentions légales et fiscales requises par le CGI

102
 Que l'imputation comptable est correcte

Tableau du test relatif au détail sur les Achats de matières et fournitures consommables

Imputatio
N° Conformit Date Montant
N° de N° n Montant Ecar
pièc date Libellé Nom frs é facture comptabilisatio facture/contra COMMENTAIRES
compte Facture comptable comptabilisé t
e ou contrat n t
correcte?
Absence de
6122100  2017- achat des   10/03/2017 0,00 l'identifiant de la
5 19 03-21 médicaments 30 200,60 30 200,60 facture
6122100 2017- Achat tests Absence de la
   09/06/2017 37 350,00 0,00
5 132 06-08 rapide ;Assiha 37 350,00 facture
6122100 2017- achat des
529/17   19/07/2017 0,00 RAS
5 60 07-19 médicament 34 676,35 34 676,35
ACHAT
PRODUITS
594/17 CONTRACEPTIF   01/08/2017 5 500,00 0,00 RAS
6122100 2017- S
5 52 08-02 (PRESERVATIFS) 5 500,00
Achat des
médicaments
566/17   05/09/2017 0,00 RAS
6122100 2017- pharmacie Omar 26 069,20
5 93 09-08 Ibn El Khattab 26 069,20
6122100 125 avr-17 2017- achat matériel   20/12/2017 109 999,92 0,00 RAS
5 12-21 paramédicale

103
109 999,92
ACHAT DE
MEDICAMENTS
5340   27/09/2017 0,00 RAS
6122102 2017- POUR
3 40 09-27 CARAVANES 66 580,80 66 580,80

Conclusion test : nous avons remarqué que quelques factures manquent à l’appel ce qui peut
nuire au travail de l’auditeur car il ne pourra pas conclure que la charge est bien réelle mais vu
que les montants ne sont pas significatifs. Il n y aura pas de grande incidence.

Tableau du test relatif au détail sur les Achats non stockés de matières et fournitures

Imputati
Conform
on
N° N ité Date Montant Montant
N° de N° comptab Ecar COMMENTAI
piè date Libellé Fourniss facture Comptabilisa comptabil facture/cont
compte Facture le t RES
ce eur ou tion isé rat
correcte
contrat
?
L'écart
- correspond à la
157 Eau et   01/11/2017 2 814,97 450, redevance eau
3 265,11
612510 30/11/20 électricité 14 qui n'a pas été
02 268 17 mois 10/17 xxxxxxx comptabilisé
060620 Achat de
612520 17-10- 12/12/20 produits   12/12/2017 603,56 603,56 0,00 RAS
00 438 7198 17 d''hygiéne xxxxxxx
612540 17/0081 10/02/20 Fournitures
  10/02/2017 74 0,00 RAS
00 38 71 17 bureau xxxxxx 74,00
achat
2017-
612540 03/03/20 fourniture de   03/03/2017 9 588,00 9 588,00 0,00 RAS
F03
00 11 17 bureau xxxxxxx

104
ACHAT
FOURNITU
2017-08   20/06/2017 8 800,00 0,00 RAS
612540 20/06/20 RES DE 8 800,00
00 53 17 BUREAU xxxxxxx
Achat
099/201
612540 15/07/20 fourniture de   15/07/2017 244 0,00 RAS
7 244,00
00 232 17 bureau xxxxxx
Achat de 36
kg de café
pour les
5323 besoins du   16/03/2017 2 160,00 0,00 RAS
2 160,00
café du
612540 20/02/20 complexe
01 8 17 S.G xxxxxx

Conclusion test : nous avons remarqué un écart au niveau d’une redevance ‘’eau’’. Cet écart est
dû à un oubli de comptabilisation, mais cet écart s’avère peu important pour être significatif.

Tableau du test relatif au détail sur les Locations et charges locatives :

Conformit
é facture Imputatio
N° Date Montant
N° de N° N ou contrat n Montant
pièc Date Libellé comptabilisatio comptabilis Ecart COMMENTAIRES
compte Facture Fournisseur ou ordre comptable facture
e n é
de correcte?
paiement
6131600 12 03/03/201 location
004- 52
0 7 de xxxxxx   03/03/2017 52 500,00 0,00 RAS
2017 500,00
voiture
6131600 81 006- 04/08/201 Frais xxxxxxx   08/08/2017 22 500,00 0,00 RAS
0 2017 7 location

105
voiture 22
500,00
6131000 12 20/01/201 frais du C'est un contrat
0 7 loyer donc pas de facture
année
N/A xxxxxxxx   20/01/2017 20 328,00 20 0,00
2017 Existence de l'ordre
328,00
de paiement et des
reçus
6131000 19 20/01/201 loyer 1er C'est un contrat
0 7 trimestre donc pas de
facture (quittance
N/A xxxxxxx   20/01/2017 13 500,00 13 0,00
de loyer)
500,00
Existence de l'ordre
de paiement

Conclusion test : nous avons remarqué que les montants des loyers comptabilisés correspondent
parfaitement à la quittance de loyer. C’est un test très satisfaisant.

Tableau du test relatif au détail sur les Déplacements, missions et réceptions:

Imputation comptable Date Montant Visa


N ° Facture Date Libellé Fournisseur
correcte? comptabilisation comptabilisé Bénéficiaire
PERDIEM
DEUX
 xxxxxxxxxx  11/09/2017 
11/09/201 MEDECINS
7 SPECIALISTES 12 000,00

106
 10/11/201 PERDIEM xxxxxxxxx  10/11/2017 
7 CHAUFFEUR 6 000,00
Perdiem
journalier de
 xxxxxxxxxxx  29/12/2017 
29/12/201 l'animatrice
7 SBC 400
67066
67065
xxxxxxxxx  27/10/2017 
4478/10/201 26/10/201 dépenses
7 7 mission Fès 10 650,00

Visa pièce
Visa Visa de la Pièce justif Montant Pièce
responsable justificative COMMENTAIRES
Bénéficiaire comptabilité probante? justif
hiérarchique existe?
Existence des reçus uniquement
12
     Absence de visa de la comptabilité
000,00
Absence de la facture
Existence des reçus uniquement
6
     Absence de visa de la comptabilité
000,00
Absence de la facture
Existence du certificat de paiement
uniquement
     Absence des visas responsable
400,00
hiérarchique et de la comptabilité
Absence de la facture
10 Absence des visas responsable
    
650,00 hiérarchique et de la comptabilité

Conclusion test : au niveau de ce test nous avons remarqué l’absence de plusieurs factures qui
sont l’élément fondamental pour justifier la charge. Dans ce cas de figure on peut conclure qu’il
pourrait y avoir un risque de fraude, test non satisfaisant

Test de Reconstitution du stock final à fin décembre 2017 à partir du stock final au
31.12.2016 et des mouvements de l'exercice

Pour s’assurer du stock final nous avons procédé dans cette section a sa reconstitution en prenant
en compte, les entrées et les sorties établies au courant de l’exercice en cours, ainsi que le stock
du début d’exercice (si) SF=SI+E-S

L’objectif de ce test est de s'assurer de la concordance du stock final reconstitué avec le stock
final comptabilisé.

107
Les travaux effectués : reconstitution du stock final à partir du stock théorique (Grand livre) du
mois de et des mouvements réalisés durant l'exercice 2017.

Tableau du test relatif Reconstitution du stock final à fin décembre 2017 à partir du stock
final au 31.12.2016 et des mouvements de l'exercice

Stocks
stock au reconstitué Stock au Prix Ecart
Type Désignation article Entrée Sortie Valorisé
31.12.2016 au 31.12.2017 Unitaire valorisé
31.12.2017
Pilules                    
-81
195557 0 114 056
  xxxxxxx     0,00 195 557   501,00

2234 3 828 0 3 489

  xxxxxxx 0,00 6 062 -2 573,00

  xxxxxxxx 122 960 0 0,00 1 082 803 -279,00


  xxxxxxx 0,00  
xxxxxxx 0,00  
  xxxxxxxx         0,00      
Condom
     
s         0,00    
-132
245768 0 112 790
  xxxxxxxxx   0,00 245 768   978,00
  xxxxxxxx 15749   6 516 0,00 9 233 9 179   -54,00
DIU           0,00        
  xxxxxxx 3039 4 500 0 0,00 7 539 1 722   -5 817,00
  xxxxxxxx 0 0,00 0 1 983 1 983,00
  xxxxxxxx 1 450 0 0,00 1 450 -1 450,00
  xxxxxxxx   709   707   2 1 267   1 265,00

Conclusion test : La reconstitution du stock final à partir du stock arrêté à fin décembre 2017
révèle d’importantes anomalies, des écarts non expliqués

Section 3 : schéma globale du guide d’audit : Synthèse du guide 

ETAPES DEMARCHE RISQUES

1-La phase de prise de Dans cette phase nous avons -Risque de financier
connaissance générale de essayé d’avoir une vue et une (détournement d’actif,
l’association et de son compréhension d’ensemble mauvaise gestion financière)
environnement suffisante de l’association
auditée : inspection des
-Risque comptable (mauvaise
documents, vérification de

108
l’existence d’un manuel de
procédure, des entretiens imputation comptable…)
avec le personnel, et un
questionnaire -Risque légal (Personnel,
réglementation…)
L’objectif de cette phase est
de ressortir les risques
inhérents éventuels

2-l’évaluation du contrôle L’objectif de cette phase est -Confusion dans les rôles,
interne de l’association de consulter le manuel de relations conflictuelles.
procédure afin de vérifier si -Risque lié à la perte des
l’entité auditée a mis en
documents et à l’absence de
place des procédures pour
chaque processus significatif traçabilité des pièces
et vérifier si ces derniers comptables importantes de
permettent de limiter les l’Association.
risques identifiés -confusion dans la gestion.
- Charges supplémentaires
pour l’Association.

- Risque juridique

3-Contrôle des comptes de L’objectif de cette phase est -Absence de facture (risque
l’association de pouvoir se prononcer sur de fraude)
la sincérité de l’ensemble des -Absence de contrat de
comptes de l’entité. Nous
travail
avons procédé à un ensemble
de tests de contrôle -Problème au niveau de la
(Immobilisation, gestion des stocks.
personnel…) pour pouvoir -Détection d’un nombre
détecter les écarts et les important de personnel fictif.
anomalies

Conclusion générale :

Le secteur associatif a connu ces dernières années une croissance et un dynamisme


considérables. En réponse aux nouvelles prérogatives reconnues aux associations, plusieurs
réformes touchant les associations ont vu le jour. Dans ce contexte, l’expert comptable devrait

109
être amené à intervenir plus souvent dans ce secteur où les contraintes réglementaires et
organisationnelles sont importantes en raison d’un statut très particulier et des spécificités
diverses. Le recul et l’absence d’expérience dans ce secteur font que l’auditeur se doit d’adopter
une démarche d’audit pointue, malgré une absence de documentation existante en la matière.

L’objectif essentiel de ce mémoire est d’apporter un éclairage sur l’audit des associations au
Maroc, d’une part en pointant du doigt et en explicitant leurs spécificités, et d’autre part en
expliquant la démarche d’audit suivie dans ce genre de structure, qui est fondée sur l’approche
par les risques et sur l’évaluation du contrôle interne. C’est une mise en application de l’exigence
d’adaptabilité de l’auditeur.

Nous sommes partis du constat que les associations sont de plus en plus intégrées au tissu
économique et social du Maroc. Mais parce que les associations présentent, en principe, un
caractère désintéressé et altruiste il a été souvent admis comme allant de soi qu’elles n’avaient
que faire des techniques comptables et financiers.

Mais les associations n’ont pas le droit d’échapper aux disciplines qui ont fait leurs preuves dans
les entreprises. Ce qu’il faut effectivement c’est adapter ces techniques à la réalité des
associations.

Nous avons le long de notre travail montré les procédures en cours applicables aux associations
en en montrant le cas échéant les limites. Nous avons insisté sur les particularités de l’audit des
associations en mettant en exergue tout l’environnement de l’association.

Suite au stage que j’ai effectué au sein du cabinet d’audit AD VALUE, j’ai été initié en matière
d’audit à un bon nombre de cas pratiques. J’ai proposé finalement un cas pratique d’audit d’une
association qui peut servir de guide. Cet audit permet d’évaluer le système de contrôle interne, la
maitrise des risques au sein de l’association et m’a permis d’aboutir à des recommandations qui
peuvent conduire à une gestion, plus rigoureuse et efficace des activités.

Bibliographie :

Ouvrage :

110
-Guide d'audit des associations 3e édition Bazaille, Blignières, Brigitte Clavagnier, , Le
Marois, Mayer

-Manuel des normes, audit légal et contractuel – Ordre des Experts Comptables au Maroc.

- Plan comptable des associations, Conseil National de la Comptabilité.

-Code général des impôts 2014, Direction Générale des Impôts

- Guide du CAC dans les Associations, Fondations et autres Organismes sans but lucratif » -
CNCC.

-Guide d'audit des associations :Bruno Carlier (Auteur) Paru en juin 2010

-Guide d’audit des associations : sous la direction de Xavier Delsol : le diagnostic juridique,
social, fiscal, comptable, financier et informatique ; edition Juris.

Etudes, revues professionnelles :

- Le guide marocain des associations, Cabinet SEDDIK.

- Guide d’information des associations : Aspects juridiques, réglementaires et fonctionnels des


associations.

-Cadre juridique des associations au Maroc : étude analytique et pistes de plaidoyer » AMSED
projet SANAD de l’USAID/2012.

Ouverte pluridisciplinaire Hal : comportement des audites dans le processus d’audit : le cas du
contrôle des associations par les financeurs publics.

Hal archives-ouvertes : l’Audit dans les associations : la question de la fiscalité

ANNЕXЕS

ANNEXE 1 : Questionnaire du contrôle interne

111
ENVIRONNEMENT DE CONTROLE O N OBSERVATIONS

Les contrôles des exercices précédents ont-ils révélé l'existence de


nombreuses faiblesses de contrôle interne ?

Existe-t-il un manuel de procédures ? Est-il régulièrement mis à


jour ? Selon quelle périodicité ?

Les comptes et opérations personnels du propriétaire ou du dirigeant


sont-ils séparés des comptes et opérations de l'entreprise ?
Le dirigeant est il sensible à l'importance des contrôles et a-t-il
accordé une attention suffisante à nos recommandations
antérieures ?

Le dirigeant s'implique-t-il dans l'activité de l'entreprise ?

Le dirigeant accorde-t-il une attention suffisante aux risques


inhérents à l'activité (par exemple les aspects opérationnels et
financiers liés à l'environnement) ?
A-t-on relevé certaines situations ou évènements laissant supposer
l'existence de fraudes ou d'erreurs conduisant à des anomalies
significatives dans les comptes ?

CYCLE ACHATS /EVALUATION DU RISQUE O N OBSERVATIONS

112
Existe-t-il des bons de commande pré numérotés

Les commandes font-elles l'objet d'une procédure d'autorisation ?

Les contrôles qualitatifs et quantitatifs des livraisons font-ils l’objet


d’un visa matérialisé par une personne indépendante ?
Lors de la réception des factures, est-il apposé un cachet
ORIGINAL sur l'un des exemplaires reçus et les exemplaires
excédentaires sont-ils détruits ?
Les factures sont-elles rapprochées des bons de réception (ou de
livraison) et des bons de commande ?

Existe-t-il une procédure de validation et de suivi des avoirs ?

Les factures comportent-elles l'imputation comptable, font-elles


mention d’une référence de règlement et y figure-t-il un visa de
saisie et de paiement ?

La comptabilité fournisseurs est-elle à jour ?

Les paiements se font-ils systématiquement au vu d'une pièce


justificative ?
Y a-t-il une procédure de collecte des informations liées au cut off
(BL en attente, avoirs en attente, factures non reçues, etc., ...)
confirmée par le service achats et le service comptable ?

Type d’erreurs relevées

113
CYCLE VENTES /EVALUATION DU RISQUE O N OBSERVATIONS

L’association, réalise-t-elle des enquêtes préalables clients ? Sont-


elles régulièrement remises à jour ?

Existe-t-il des bons pré numérotés de commande clients ?

Les factures sont-elles numérotées séquentiellement?

Les commandes non livrées font-elles l'objet d'un suivi ?

La facturation est-elle établie dans les meilleurs délais après


l'expédition des marchandises ?

Existe-t-il un rapprochement entre les expéditions et la facturation ?

Les comptes clients et les effets à recevoir sont-ils justifiés


régulièrement ?
Existe-t-il une intégration directe des éléments de la gestion
commerciale dans la comptabilité? La fiabilité de la procédure est-
elle vérifiée ?
Y a-t-il une procédure de collecte des informations liées au cut off
(BL en attente, avoirs en attente, factures non reçues etc ...)
confirmée par le service clients et le service comptable ?

Les relances sont-elles faites dans des délais satisfaisants ?

Le service commercial est-il informé des incidents de règlement ?

Les éventuelles annulations de facturation sont-elles approuvées par


un responsable clairement défini ?

Type d’erreurs relevées

114
CYCLE PAIE /EVALUATION DU RISQUE O N OBSERVATIONS

Existe-t-il une procédure d'embauche du personnel ?

Les heures de présence sont-elles correctement suivies, connues et


validées ?
Les paramètres retenus pour l’association et la modification de la
paie font-ils l'objet d'un contrôle adéquat et du visa d’une personne
indépendante ?
Les éléments de paie et les charges sur salaires sont-ils correctement
comptabilisés ?
La procédure de paiement inclut-t-elle le contrôle du montant payé à
chaque salarié par une personne indépendante du suivi de la paie ?

Type d’erreurs relevées

CYCLE FINANCIER /EVALUATION DU RISQUE O N OBSERVATIONS

La signature des pièces de règlement est-elle faite au vu des pièces


justifiant la dépense ?
Existe-t-il une procédure de double signature des règlements
supérieurs à un certain montant ?
Existe-t-il une procédure de limitation des engagements de
paiement ?
Les règlements reçus sont-ils déposés dans les meilleurs délais à la
Banque ?

Y a-t-il un contrôle régulier des existants en caisse ?

CYCLE IMMOBILISATIONS O N OBSERVATIONS

Existe-t-il un budget des investissements ? Est-il rapproché des


investissements réalisés ?

Existe-t-il des études préalables à l'acquisition des immobilisations ?

115
Les factures d'immobilisations font-elles l'objet d'un classement
distinct ?
Existe-t-il un fichier des immobilisations ? Est-il régulièrement
rapproché de la comptabilité ?
Fait-on régulièrement l’inventaire des immobilisations ? Cet
inventaire est-il rapproché du fichier des immobilisations ?
Les cessions et les mises au rebut sont-elles matériellement justifiées
et approuvées ?

Les immobilisations sont-elles suffisamment assurées ?

La comptabilisation des immobilisations et des amortissements est-


elle à jour ?

Type d’erreurs relevées

Conclusion

CYCLE STOCK /EVALUATION DU RISQUE O N OBSERVATIONS

La fonction de magasinier est-elle distincte des fonctions


administratives ?

L'accès au stock est-il suffisamment réglementé ?

Les stocks sont-ils suffisamment assurés ?

Utilise-t-on des bons d'entrée en stock ?

Les bons de sortie de stock pré numérotés comportent-ils une


signature autorisée ?

Existe-t-il des procédures d'inventaire physique satisfaisant ?

L'inventaire permanent est il rapproché des résultats de l'inventaire


physique ? Les écarts sont ils analysés ?

Le stock fait-il l'objet d'un suivi régulier en quantités et en valeur ?

116
Existe-t-il une procédure pour déterminer les provisions pour
dépréciation des stocks ?

Type d’erreurs relevées

Conclusion

Annexe 2 : Tableau du test relatif au CA de l’association ABC

Montant Montant
Branche Type d'acte PPS SBC Cotisation ECART
reconstitué encaissé
PILLULES            
MICROGYNON 4 336 5 656 6,00 59 952,00 59 952,00 0,00
MICROLUT 160 174 6,00 2 004,00 2 004,00 0,00
Branche
CU Norlevo 9 3 50,00 600,00 600,00 0,00
TRIQUILAR 0 0 6,00     0,00
SOUS-TOTAL 4 505 5 833   62 556,00 62 556,00 0,00

117
CONDOM M N 5 145 9 908 1,00 15 053,00 15 053,00 0,00

CONDOM M P 174 1 155 2,00 2 658,00 2 658,00 0,00


SOUS-TOTAL 5 319 11 063   17 711,00 17 711,00 0,00

INJ,DEPOPROVERA 233   20,00 4 660,00 4 660,00 0,00

Megestion 1 236 30,00 7 110,00 7 110,00 0,00


SOUS-TOTAL 234 236   11 770,00 11 770,00 0,00
DIU 265   30,00 7 950,00 10 600,00 -2 650,00
COOPER T   693 50,00 34 650,00 34 650,00 0,00
Multil 0 120 100,00 12 000,00 12 000,00 0,00
SOUS-TOTAL 265 813   54 600,00 57 250,00 -2 650,00
CONSULT-P.F 23   30,00 690,00 920,00 -230,00
CONTROLES 550   30,00 16 500,00 22 000,00 -5 500,00
RETRAITS 141   30,00 4 230,00 5 640,00 -1 410,00
SOUS-TOTAL 714     21 420,00 28 560,00 -7 140,00

CONSULT-GENER 19   30,00 570,00 760,00 -190,00

Certificat Médical 2   30,00 60,00 80,00 -20,00

SOUS-TOTAL 21     630,00 840,00 -210,00

ECHOGRAPHIE 1 844   70,00 129 080,00 147 520,00 -18 440,00

SOUS-TOTAL 1 844     129 080,00 147 520,00 -18 440,00


Consultations
          0,00
Spécialisées
CONS.Gynéco 1 103   40,00 44 120,00 55 150,00 -11 030,00

CONS.Pédiatrique 62   40,00 2 480,00 3 100,00 -620,00

CONS.Prénatale 208   40,00 8 320,00 10 400,00 -2 080,00

CONS.Postnatale 61   40,00 2 440,00 3 050,00 -610,00

CONS.IST 95   40,00 3 800,00 4 750,00 -950,00

CONS.Stérilité 118   40,00 4 720,00 5 900,00 -1 180,00

        0,00   0,00

CONS.Ménopause 1   40,00 40,00 50,00 -10,00

CONS.Dépist
52   40,00 2 080,00 2 600,00 -520,00
cancer sein

Cons.avortement 3   40,00 120,00 150,00 -30,00

SOUS-TOTAL 1 703     68 120,00 85 150,00 -17 030,00

Test de Grossesse 679 5 20,00 13 680,00 20 520,00 -6 840,00

Prise de Tension 26   5,00 130,00 130,00 0,00

118
Glycémie     20,00 0,00 0,00 0,00
CONS.Cardio     50,00 0,00 0,00 0,00
Frottis     50,00 0,00 0,00 0,00
Analyses     10,00 0,00 0,00 0,00

Cetif. Virginité 1   100,00 100,00 100,00 0,00

SOUS-TOTAL 706 5   13 910,00 20 750,00 -6 840,00

TOTAL GENERAL 15 311 17 950   379 797,00 432 107,00 -52 310,00

Annexe 3 : Tableau du test relatif aux dépenses d’investissement

119
Annexe 4 : Tableau du test de la validation du calcul d’amortissement des acquisitions 

120
121
Table des matières

Résumé .........................................................................................................................................................2

REMERCIEMENTS ..................................................................................................................................3

DEDICACES ...............................................................................................................................................4

Sommaire......................................................................................................................................................5

Introduction : ..............................................................................................................................................7

Première partie : définition et cadre générale des associations ..............................................................9

Introduction première partie ....................................................................................................................9

Chapitre 1 : LES ENJEUX ECONOMIQUES, JURIDIQUES ET SOCIAUX DES


ASSOCIATIONS ........................................................................................................................................9

Introduction chapitre 1 ..............................................................................................................................9

Section 1 : aspects économiques financiers, sociaux et stratégiques de l’activité des


associations.................................................................................................................................................10

1. Les aspects économiques et financiers..........................................................................................11

Les enjeux stratégiques : ..........................................................................................................................13

3. Les enjeux sociaux .........................................................................................................................14

Section 2: le cadre juridique et administratif..........................................................................................15

1. Définition d’une association ................................................................................................................15

2. Les caractéristiques d’une association ................................................................................................15

122
3. Les typologies des associations .............................................................................................................16

4. Cadre juridique d’une association.......................................................................................................19

5. La déclaration d’une association ........................................................................................................20

Section 3 : Etude des limites des textes de loi des associations :...........................................................21

Conclusion chapitre 1: ..............................................................................................................................23

Chapitre 2 : Le cadre comptable et fiscal de l’association.....................................................................24

Section 1 : le cadre comptable des associations au Maroc.....................................................................24

1. Traitement des subventions..................................................................................................................26

1.1 Subventions de fonctionnement et convention de financement .....................................................26

1.2 Subventions d’investissement ............................................................................................................27

1.3 Limites et attentes d’évolution :..........................................................................................................27

Section 2 : Cadre fiscal des associations au Maroc.................................................................................29

1.1 Le traitement fiscal :............................................................................................................................29

1.1.1En matière d’Impôt sur les Sociétés ................................................................................................30

1.1.3 En matière d’impôt sur le revenu :..................................................................................................31

1.2 Limites et souhaits d’évolution : .......................................................................................................32

Conclusion chapitre 2 ...............................................................................................................................33

Conclusion de la première partie..............................................................................................................34

Deuxième partie : l’audit des associations : particularités et mises en œuvre des


procédures...................................................................................................................................................36

123
Chapitre 1 : les particularités de l’audit des associations et son intérêt ..............................................36

Section 1 : Particularités de l’audit des associations par rapport à l’audit classique des
entreprises...................................................................................................................................................37

Section 2 : L’intérêt de l’audit des associations......................................................................................37

Section 3 : La relation de l’association avec le commissaire aux comptes ...........................................38

Conclusion chapitre 1:...............................................................................................................................39

Chapitre 2: la prise de connaissance générale de l’association et de son environnement ..................40

Section 1 : La prise de connaissance de l’association et de son environnement...................................40

Prise de connaissance de l’association ....................................................................................................41

Collecte des données .................................................................................................................................41

La validation de la prise de connaissance de l’association ....................................................................42

Le contrôle des éléments juridiques et fonctionnels ..............................................................................43

Les organes de contrôle de l’association : ...............................................................................................43

L’étude du contrôle interne et l’analyse des principaux risques...........................................................49

Identification et évaluation des risques spécifiques................................................................................49

La non-conformité à l’objet social...........................................................................................................50

La pérennité des ressources......................................................................................................................50

L'utilisation des subventions et les conventions contenant des conditions résolutoires


rigoureuses entrainant le remboursement des dépenses inéligibles .....................................................51

Le détournement des fonds.......................................................................................................................53

124
5. Absence de comptabilité analytique par tiers financeur et par convention de financement
......................................................................................................................................................................55

6. Contrôle interne et impact sur la démarche d'audit..........................................................................55

Prise en compte de l'environnement de contrôle interne et des procédures .......................................56

Contrôle de fonctionnement des procédures et incidences sur le contrôle des comptes......................57

9. Principales remarques de CI dans les associations et attitude de l’auditeur ..................................62

10. Principales faiblesses du contrôle interne dans les associations :....................................................62

11. Attitude de l’auditeur et conséquences des défaillances du CI sur son opinion.............................63

Section 2 : La mise en œuvre des procédures d’audit ............................................................................65

Des procédures d’audit issues du programme de travail.......................................................................65

Détermination du seuil de signification....................................................................................................65

1.2. La conception des procédures d'audit ..............................................................................................66

Guide de contrôle du cycle social..............................................................................................................67

Le personnel des associations...................................................................................................................67

3.6 Contrôle interne et impact sur la démarche d'audit ........................................................................55

3.7 Prise en compte de l'environnement de contrôle interne et des procédures .................................56

3.8 Contrôle de fonctionnement des procédures et incidences sur le contrôle des comptes ...............57

3.9 Principales remarques de CI dans les associations et attitude de l’auditeur ....................................


......................................................................................................................................................................61

3.10 Principales faiblesses du contrôle interne dans les associations : .................................................62

125
3.11 Attitude de l’auditeur et conséquences des défaillances du CI sur son opinion ..........................63

Section 2 : La mise en œuvre des procédures d’audit ............................................................................64

Des procédures d’audit issues du programme de travail ......................................................................64

1.1 Détermination du seuil de signification .............................................................................................64

1.2 La conception des procédures d'audit ..............................................................................................65

1.3 Guide de contrôle du cycle social .......................................................................................................66

1.4 Le personnel des associations .............................................................................................................66

1.5 La mise à disposition du personnel ....................................................................................................67

Conclusion chapitre 2 : .............................................................................................................................68

Partie 3 : Guide pratique d’une mission d’audit au sein d’une association ABC ...............................71

Chapitre 1 : La phase de prise de connaissance générale de l’association et de son


environnement ...........................................................................................................................................71

Section 1 : Présentation de l’association ABC ........................................................................................72

Section 2 :L’organisation de l’association ABC .....................................................................................72

Examen du manuel des procédures (organigramme, procédures…) ...................................................72

Tableau de répartition des rôles et des fonctions au niveau de l’association ......................................73

Le questionnaire de prise de connaissances (annexe 1) .........................................................................74

Les interviews ............................................................................................................................................74

Détermination des points de contrôle et les risques associés ..............................................................74

Chapitre 2 : l’évaluation du contrôle interne au contrôle des comptes ..............................................75

126
Section 1 : L’appréciation et l’évaluation du système de contrôle interne ..........................................75

Examen et évaluation du contrôle interne ..............................................................................................75

Section 2 : contrôle des comptes ..............................................................................................................92

Les tests .....................................................................................................................................................92

Section 3 : Schéma globale du guide d’audit : Synthèse du guide.......................................................108

Conclusion générale.................................................................................................................................109

Bibliographie :

ANNЕXЕS

Tables des matières

127