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Chapitre 2 

: les é quipements d’interconnexion


ré seaux

Objectif spécifique : il est question dans ce cours de connaitre les équipements d’interconnexion réseaux et
comprendre leur fonctionnement

Introduction
Le développement de l’informatique a emmené les hommes à améliorer leurs moyens de communication.
De nos jours nous utilisons de moins en moins les solutions anciennes telles que les lettres-postes au profit
des réseaux informatiques qui sont plus rapides et modernes. Pour faire communiquer deux réseaux, on
utilise des équipements d’interconnexion appelés routeurs. Un routeur est une petite machine assez
intelligente qui s’occupe du routage des paquets vers les différents réseaux.

I. Les équipements réseaux


Un équipement réseau permet d’interconnecter les équipements d’utilisateur final. On peut citer le routeur,
le commutateur (Switch) et le concentrateur (hub).

1. Le concentrateur (hub)
Un concentrateur est un équipement d’interconnexion. Il permet de mettre plusieurs ordinateurs en
contact. Il est constitué de plusieurs ports chacun pouvant jouer le rôle de réception et de diffusion. Le hub
fait ce qu’on appelle la diffusion c’est-à-dire que lorsqu’un ordinateur envoie une donnée à un autre
ordinateur, le hub renvoie cette donnée à toutes les autres machines qui sont connectées à lui sauf au port
de réception (le port où le hub a reçu ces données)

2. Le commutateur (Switch)
Un switch est un hub intelligent. Il envoie les bits de trames uniquement à l’hôte concerné. Il se base sur sa
table d’adresses MAC pour déterminer l'ordinateur à qui il faut envoyer les données. Cette table (encore
appelé CAM (Content Addressable Memory)) est remise à zéro à chaque reboot du switch.

Supposons que la table CAM du switch a été remise à zéro et que l’on connecte à nouveau plusieurs hôtes sur le
switch parmi lesquels l’hôte A (add IP : 192.168.1.1 add MAC : AA-AA-AA-AA-AA-AA connecté port 1 du Switch) et

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l’hôte B (add IP : 192.168.1.2 add MAC : BB-BB-BB-BB-BB-BB connecté port 2 du Switch). L’hôte A veut envoyer des
données à l’hôte B :

1. L’hôte A envoie une requête ARP en précisant son adresse MAC et son adresse IP comme adresse
source. Une requête ARP signifie que l’hôte A envoie un message de diffusion aux autres hôtes
connectés au Switch en demandant à chacun à qui appartient l’adresse IP 192.168.1.2 ?

2. Le Switch reçois la requête ARP sur son port 1. Il ajoute automatiquement dans sa table CAM l’adresse MAC
associée à son port 1 c’est-à-dire AA-AA-AA-AA-AA-AA (port 1 = AA-AA-AA-AA-AA-AA)

Interface (ou port) Adresse MAC


E1 AA-AA-AA-AA-AA-AA

3. Le Switch ne connait pas l’adresse MAC de l’hôte B, il va donc faire une diffusion de la requête ARP de l’hôte A
à tous les autres ports.

4. L’hôte B reçois la requête ARP, il reconnait son adresse IP et va répondre favorablement à la requête en
disant: “l’adresse IP recherchée (192.168.1.2) c’est moi qui la possède et mon adresse MAC est BB-BB-BB-BB-
BB-BB”.

5. Le Switch reçois la trame sur son port 2 et enregistre dans sa table CAM  l’adresse MAC associée à son port 2
c’est-à-dire  BB-BB-BB-BB-BB-BB (port 1 = BB-BB-BB-BB-BB-BB)

Interface (ou port) Adresse MAC


E1 AA-AA-AA-AA-AA-AA
E2 BB-BB-BB-BB-BB-BB

6. Lors des prochaines communications, un hôte n’aura plus besoin d’envoyer au préalable une requête ARP
pour joindre les hôtes A et B. Le Switch va directement acheminer les trames vers l’hôte sollicité à travers son
numéro de port.

3. Le routeur
Un routeur est équipement de la couche 3 du modèle OSI, c’est l’équipement par excellence pour
interconnecter les réseaux. Il possède une table de routage sur laquelle il se base pour router les paquets IP.
Un routeur fonctionne comme un ordinateur, on y trouve aussi un système d’exploitation, un processeur et
des mémoires.

3.1. L’IOS
IOS signifie internetwork operating System. C’est le système d’exploitation utilisé dans les routeurs Cisco. Il
fonctionne également comme les systèmes d’exploitations des ordinateurs c’est-à-dire qu’il gère les
ressources matérielles et logicielles du routeur. Il est multitâche et intègre les fonctions de routage, de
commutation, d’interconnexion et de télécommunications. 

3.2. Les composants d’un routeur


Un routeur est constitué des éléments suivants :

3.2.1. La RAM
On l’appelle encore mémoire vive dynamique (ou DRAM). C’est dans la RAM que l’IOS est chargé. Elle
contient les tables de routage et les files d’attente de paquets

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3.2.2. La NVRAM
On stocke dans cette mémoire le fichier de configuration de démarrage. Elle conserve le contenu de ce
fichier même si le routeur est hors tension. On l’appelle aussi mémoire vive rémanente.

3.2.3. La mémoire morte


C’est la mémoire qui gère les instructions du test automatique de mise sous tension (POST). Cette mémoire
stocke également le programme d’amorçage (bootstrap).

3.2.4. La mémoire Flash


La mémoire flash stocke l’image du système d’exploitation (IOS), c’est en quelque sorte le disque dur du
routeur.

3.2.5. Le processeur
Il permet d’exécuter les instructions liées aux fonctions du routeur.

3.2.6. Les interfaces


Elles permettent au routeur de se connecter aux réseaux. C’est via les interfaces que les paquets entrent et
sortent du routeur.

3.2.7. Les bus


Les routeurs comportent un bus système et un bus processeur. Le bus système est utilisé pour transférer les
paquets vers les interfaces. Le bus processeur est utilisé pour transférer les instructions et les données vers
les adresses mémoire spécifiées.

3.3. Démarrage d’un routeur


Lorsqu’on allume un routeur, les composants vitaux du routeur notamment le processeur, la RAM et la
NVRAM sont testés. Si les tests sont bons, le programme d’amorçage appelé bootstrap se charge dans la
RAM puis cherche aussitôt à détecter l’emplacement du système d’exploitation. Généralement, l’IOS se
trouve dans la mémoire flash (disque dur du routeur) mais il peut arriver qu’il se trouve sur un autre
emplacement comme par exemple un serveur TFTP (Trivial File Transfer Protocol). Une fois que l’IOS est
détecté, il est décompressé dans la RAM (running-config) pour qu’il soit exécuté par le processeur. Le
programme d’amorçage va ensuite chercher dans la NVRAM (non volatile RAM) un fichier de configuration
initiale. Celui-ci contient les commandes et paramètres de configuration précédemment enregistrés,
notamment les adresses d’interface, les informations de routage, les mots de passe et toute autre
configuration enregistrée par l’administrateur réseau. Si ce fichier est trouvé, l’IOS le charge dans la
mémoire vive en tant que fichier running-config et exécute les commandes dans le fichier, ligne par ligne. Si
un fichier de configuration initiale n’est pas trouvé, une version réduite de l’IOS est chargée de la mémoire
flash vers la mémoire vive.         

3.4. La table de routage


C’est un tableau qui permet au routeur d’acheminer les paquets IP vers la bonne destination. Dans ce
tableau, on trouve les informations telles que les réseaux de destination et leur passerelle. Si un réseau
n’existe pas dans la table de routage, une route par défaut configurée par l’administrateur sera utilisée pour
joindre ce dernier. Considérons la figure ci-dessous puis ressortons la table de routage du routeur1, routeur2
et routeur3.

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3
ROUTEUR1
Réseau à joindre passerelle
196.16.1.24 196.16.1.2
196.16.1.16 196.16.1.10
ROUTEUR3
196.16.1.32 196.16.1.1
196.16.1.8 196.16.1.1
196.16.1.16 196.16.1.1
ROUTEUR2
196.16.1.32 196.16.1.9
196.16.1.0 196.16.1.9
196.16.1.24 196.16.1.9

3.5. Le routage
C’est l’acheminement des paquets IP vers les réseaux de destination. Ces paquets passent de routeur en
routeur jusqu’à atteindre le bon réseau. Lorsqu’un routeur reçoit un paquet, celui-ci consulte sa table de
routage pour déterminer le meilleur chemin que le paquet doit emprunter. Si le réseau en question n’existe
pas dans la table de routage, le routeur va utiliser la route par défaut. Il existe deux types de routage  : le
routage statique et le routage dynamique : dans le routage statique, la mise à jour des tables de routage se
fait manuellement par le responsable du réseau. Le routage dynamique par contre utilise des protocoles de
routage dynamique tels qu’OSPF et EIGRP. Ces protocoles permettent aux routeurs d’entretenir des relations
entre eux en s’échangeant de temps en temps des informations.

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