Vous êtes sur la page 1sur 18

Vue Général sur l’e-commerce 

 Définition du e-commerce
 Evolution historique de l’e-commerce
 Les avantages et les inconvénients de l’e-commerce
 Les formes du e-commerce
 Les modes de paiements
Vue général sur l’e-commerce

Introduction

Le commerce électronique est appelé, dès maintenant, à être l'un des moteurs de l'économie
nationale. C'est une force positive qui peut modifier l'implication des gens dans la société, que
ce soit en tant que citoyens, consommateurs, travailleurs ou entrepreneurs.

Au niveau national, le e-commerce est un secteur en progression constante, au vu de


l'évolution de l'usage des techniques de l’information et de la communication (TIC).

L'objectif de ce partie est donc d'apporter quelques éléments de réponse sur la définition de
concept de e-commerce, à voir son histoire et sa naissance, ainsi qu’à définir ses différents
types des échanges commerciaux, qui permettront à notre pays de bénéficier de tous les
avantages offerts par ce nouveau mode de commerce et réfléchir par la suite sa situation
actuelle à partir de quelques chiffres clés au Maroc.

Définition de l’e-commerce :

Plusieurs définitions sont apportées à ce concept nous avons retenue les trois suivantes :

1.1- Selon l’OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Économiques.

« Le commerce électronique doit être défini plus globalement comme l’ensemble des
transactions commerciales à destination des particuliers ou entre utilisant exclusivement
internet ou un moyen électronique comme mode de commande, en revanche le paiement et la
livraison peuvent s’effectuer par des méthodes traditionnelles ».

1.2- Selon l'AFTEL : (association française de la télématique multimédia)

« Le commerce électronique désigne l'ensemble des échanges commerciaux dans lesquels


l'achat s'effectue sur un réseau de télécommunication ; il recouvre aussi bien la simple prise
de commande que l'achat avec paiement, et concerne l'achat de biens et services qu'ils soient
directement consommés en ligne ou non. Le commerce électronique désigne aussi l'ensemble
des usages commerciaux des réseaux, y compris ceux dans lesquels une entreprise ne fait que
présenter ses produits, la commande s'effectue hors ligne »
1.3- Selon Francis Lorenz: Président de la E-business strategy group.

« Le commerce électronique est l’ensemble des échanges numérisés liés à des activités
commerciales qui prendraient en considération :

- Personnes et organismes :

Il s'agit aussi bien des relations inter entreprises (business to business) que des relations entre
entreprises et administrations ainsi que des échanges entre entreprises et consommateurs
(business to consumer)

- Produit :

Le commerce électronique couvre à la fois les échanges d'informations et les transactions


concernant les produits, les équipements, biens de consommation courantes et services
d'informations...etc.

- Mode de transmission utilisé :

Il concerne : les opérations effectuées via la télévision, les réseaux informatiques et Internet ;
leur caractéristique commune est de traiter l'information incluant textes, données, son et
images. »

1.4- Définition générale :

D’après les définitions que nous venons d’évoquer, le commerce électronique couvre
l’ensemble des échanges commerciaux dans lequel l’achat s’effectue sur un réseau de
télécommunication qui permet d’assurer et de développer les transactions. Le commerce
électronique s’effectue notamment au moyen du courrier électronique du web, des transferts
électroniques de fonds, de l’échange de données informatisées ou de revues d’information
sous forme électronique. Il consiste simplement à créer, à contrôler et à développer des
relations commerciales en ligne.
2. Evolution historique du e-commerce :
Le commerce de détail a connu de nombreuses améliorations en corrélation avec l’essor des
nouvelles technologies, et a abouti à la création d’un nouveau canal de distribution pour les
entreprises qui est le e-commerce. Ce dernier a fortement évolué, conformément avec les
nouvelles technologies et les nouvelles méthodes de communication.

Quatre dates importantes ont marqué cette évolution :

• • 1960 : Le système EDI et la création d’internet.

Le commerce électronique se trouve depuis plus de cinquante ans avec le système d’échange
de données informatisées EDI. C’est en 1960 qu’est apparu ce système.

• • 1979 : Michael Aldrich invente la transaction en ligne.

C’est vers les années quatre-vingt que le e-commerce est effectivement né, avec l’invention
des premières transactions électroniques par Michael Aldrich en 1979 effectuées au moyen
d’un minitel3. En 1981, Citibank lance les premiers services bancaires en ligne.

• • 1979 : The national Science Fondation autorise le web commercial.

En 1991, l’AUP (Acceptable Use Policy) qui est un ensemble de règles appliquées par le
créateur d’un site web a été modifiée pour permettre les échanges commerciaux sur le web.

• • 1994 : La création d’Amazon.

Le site de vente Amazon a été fondé en Juillet 1994 par Jeff Bezos. De nos jours, Amazon fait
partie des GAFAM qui sont les géants du web. Initialement, ce site vendait que des livres.
Cependant, actuellement, il couvre à peu près toutes les catégories de produits.

3. Les formes du E- commerce

Internet propose des moyens de communication souples dont l’utilisation permet l’entreprise,
ou aux particuliers, de s’affranchir des contraintes de temps et d’espace. Il offre un canal
d’information différent ou souvent plus efficace, notamment pour certaines formes de
communication avec les partenaires qu’il s’agisse de personne morales ou physique. On
distingue plusieurs formes du commerce électronique qui sont :

B2B, B2C, B2A, C2B, C2C, C2A : tout sur le e-commerce

Connaissez-vous tous les modèles de commerce électronique ? Entreprises ou particuliers,


chaque profil peut faire du commerce sur Internet. Seulement, quelques spécificités sont à
prendre en compte comme le recours à des prestataires, à des sociétés privées, aux
spécifications des plateformes, etc. Ces modèles sont définis chacun par une expression
anglaise que nous allons tenter de comprendre.
B2B : entre professionnels

"Business to Business" correspond au type de commerce entre entreprises. Une entité va


vendre des articles ou des services à une autre. Souvent, cette relation n'est pas soumise à
certaines taxes comme la TVA. Les produits sont alors présentés en H.T., Hors Taxes. Les
fournisseurs Alibaba ou Amazon travaillent avec des entreprises dans le cadre d'un commerce
B2B.

B2C : entre entreprises et consommateurs

L'acronyme "Business to Consumer" désigne la relation commerciale entre les entreprises et


les clients. Il peut s'agir de transactions commerciales, d’enchères en ligne ou encore de
réservations en ligne (comme pour l'achat de places de concert, de billets d'avion ou d'hôtels,
de prestations dans le domaine du tourisme, par exemple).

Le professionnel vend au particulier qui est le maillon final de la chaine, en direct ou via une
place de marché comme Amazon. Ce schéma standard est utilisé dans la plupart des boutiques
physiques ayant pignon sur rue, comme les grandes surfaces par exemple.

B2A : entre entreprise et administration

Parfois, les entreprises peuvent collaborer avec des institutions, des administrations.
L'expression anglaise "Business to Administration" met en avant cette relation. Par exemple,
lorsque que les entreprises françaises doivent payer leurs impôts, elles s'adressent à leurs
établissements financiers afin d'envoyer la ou les sommes demandées à l'administration
fiscale sur le sol national. C'est donc une transaction B2A dont elles ont donné le droit au
préalable.

C2B : du particulier au professionnel

"Consumer to Business" : c'est le modèle qui met en relation commerciale le particulier avec
l'entreprise. Par exemple, sur les banques d'images en ligne, des photographes amateurs
vendent leurs productions aux plateformes professionnelles.

C2C : entre les particuliers

Le modèle "Consumer to Consumer" correspond aux transactions entre consommateurs. Par


exemple, les sites Vinted ou LeBonCoin permettent aux particuliers de mettre en vente leurs
articles pour vider leurs placards pour que d'autres particuliers les achètent en France et dans
certains pays européens.

Attention toutefois, le droit français limite les transactions par an pour ce type de commerce
car au-delà d'un certain montant récolté, le particulier est considéré comme professionnel.

C2A : du particulier à l'administration

Très proche du B2A, le C2A met en lien un particulier au talent pouvant servir une institution,
comme par exemple pour éditer un plan de formation, pour rédiger des textes, une page de
questions relatives au fonctionnement d'un service d'une municipalité, les règles applicables
au sein d'une administration, etc.

De même, le commerce électronique regroupe à la fois les achats effectués depuis un


ordinateur et ceux réalisés depuis un autre appareil mobile, un processus plus récent et
également connu sous le nom de "m-commerce" pour "mobile commerce". Ce canal de
ventes a pris de l'ampleur au début des années 2010, lorsque la technologie adaptée a été mise
sur le marché puis popularisée, notamment à travers les appareils Android et iOS.

Aujourd'hui, presque toutes les entreprises de e-commerce emploient une stratégie


multicanale avec possibilité d'afficher leur site web sur ordinateur, mobile ou tablette.

Source : ANRT
2 Déroulement d’une opération du commerce électronique

Le déroulement d’une opération commerciale sur le Net implique un grand nombre de


processus :

 Inscription et validation des clients et utilisateurs (gestion des profils)

 Obtention d’un devis.

 Conseil et catalogue électronique.

 Gestion du panier, commandes et achat en ligne.

 Gestion des stocks en temps réel.

 Paiement en ligne.

 Suivi de la livraison.

 Service après vente en ligne.

De la navigation à la commande, gestion de la commande à l’envoi du produit, du service


après‐vente au traitement des avis des clients…, toutes ces étapes citées sont cruciales pour
une société adoptant l’E-commerce.

En effet, pour qu’un client accède à un site de vente en ligne il faut d’abord qu’il le trouve, car
si celui-ci ne parvient pas à le trouver facilement et agréablement fonctionnel en quelques
clics il ira ailleurs, ce qui constitue pour l’entreprise une perte pouvant être évitée en utilisant
une stratégie de conquête clients avec une publicité ciblée via les réseaux sociaux comme :
Facebook, Twitter, My Space, You Tube…, et des spots publicitaires sur les supports media.

Une fois sur le site, le client doit avoir le sentiment que celui-ci est fait selon ses attentes et
qu’il est prie en considération en l’alertant pour toutes les promotions (déroulement de sa
commande par exemple) qui peuvent l’intéresser en permanence.

En plus simple, les transactions de commerce électronique se déroulent généralement comme


suit : un acheteur consulte un catalogue en ligne, commande un article ou un service et fournit
ses informations de carte de crédit ainsi qu’une adresse de livraison, le vendeur vérifie ensuite
les informations du moyen de paiement, traite la commande et s’occupe de la livraison.

Les avantages et les inconvénients


On va traiter les avantages et les inconvénients du commerce électronique ainsi que
ses formes et finalement les monnaies et les systèmes du paiement.

1. Les avantages, les inconvénients du commerce électronique :

Comme toute entreprise classique, le commerce électronique se caractérise également par des
avantages et des inconvénients inhérents. On a jeté la lumière sur certain de ces avantages et
inconvénient.

 Avantages du commerce électronique

Avantages pour l’entreprise

− Il ouvre un nouveau canal de distribution, un circuit complémentaire pour certains produits


et services de l’entreprise.

− Il permet de couvrir des niches de marché dont l’atteinte serait jugée trop onéreuse par les
moyens classiques de commercialisation.

− Il apporte une plus forte convivialité par rapport à la VPC (vente par correspondance)et à la
commande à distance traditionnelle grâce aux multimédias qui regroupent le son, l’image, la
couleur, le texte et l’animation.

− Il favorise l’interactivité en développant une relation personnelle avec le consommateur ou


le client, facilitant la vente « one to one » (personnalisée).

− Il permet d’envisager des politiques de fidélisation du client à travers une offre de services
et à forte valeur ajoutée.

− Il facilite les transactions en évitant à l’acheteur de se déplacer.

− Il donne la possibilité de réduire les prix publics des produits en éliminant la marge laissée
habituellement aux intermédiaires.

− L’enregistrement des données via Internet est quasiment automatique et demande peu
d’effort donc moins de personnel.

− Il recueille une masse précieuse d’informations sur les habitudes, les besoins de l’internaute.

Avantages pour le client

− L’E-commerce est un excellent outil de présélection.

− La recherche du meilleur prix.

− Pas de pressions de la part des vendeurs.


− Un marché de proximité à l’échelle mondiale.

− Il offre un gain de temps considérable.

− Une offre actualisée (mise à jour régulière).

− Connaitre de nouveaux produits.

− Passer des commandes spécifiques.

 Inconvénients du commerce électronique

Inconvénients pour l’entreprise

− Les entreprises qui ont adoptées ce mode rencontrent une résistance psychologique chez
certains de ses clients.

− L’incertitude et le manque de confiance autour de la sécurisation des moyens de paiement,


malgré le fait qu’actuellement les méthodes de cryptage de données assurent une
confidentialité quasi parfaite lors de la transaction.

− La résistance des intermédiaires (grossistes, distributeurs) qui craignent une destruction


d’emplois assortie d’une perte de chiffre d’affaire.

I-3-2-2 Inconvénients pour le client

− Il permet le pistage informatique à partir des cookies, c'est‐à‐dire ces petits fichiers qui
identifient l’ordinateur appelant de façon unique afin de pouvoir retracer toutes les habitudes
d’appel et de consommation.

− L’insécurité des paiements et la peur de tomber sur un cybermarchand mal honnête qui ne
livre pas.

− Le manque de relations humaines et le sentiment d’isolement devant sa machine (cas des


internautes peu expérimentés).

− Le manque de contact avec le produit.

− Les détails et tarifs de livraison.

− Les difficultés de recours en cas d’ennuis.

2. Les instruments de paiement adaptés au E-commerce :


Comme nous l’avons vu précédemment, lorsqu’on veut vendre ou acheter sur Internet, l’un
des principaux problèmes qui se pose est celui du paiement adéquat à savoir : le paiement
électronique. Quelle que soit l’activité ou la taille de la société, qu’il s’agisse de biens
physiques à livrer, de services ou de produits numériques délivrés en ligne… le moment du
paiement est crucial ce qui nécessite un bon choix de l’instrument de paiement , chose que
nous allons développer dans cette deuxième section.

Nous allons donc, définir en premier lieu le paiement électronique qui est considéré comme le
mode de paiement le plus adéquat au commerce électronique, mais aussi présenter les autres
moyens pouvant êtres utilisés.

II-1- Qu’est ce que le paiement électronique ?

« Le paiement électronique est un moyen permettant d'effectuer des transactions


commerciales pour l'échange de biens ou de services sur Internet et ce généralement par
l’utilisation d’un Terminal de Paiement Electronique (TPE) » (Est un appareil électronique
capable de lire les données d’une carte bancaire, d’enregistrer une transaction, et de
communiquer avec un serveur d’authentification à distance).

Celui-ci a fait son apparition dans les années 70 avec la première carte bancaire CB « Carte
Blue » et s’est ensuite développer au fur et à mesure de son utilisation jusqu’à ce qu’elle
dépasse le taux de l’utilisation des chèques en 2002 avec 37.2% contre 35.6 %.

Le E-paiement possède plusieurs modalités qui méritent une attention particulière au regard
du commerce électronique : Le moment du paiement, son lieu, les frais qui y sont relatifs,
ainsi que la quittance.

Le choix du moment où le paiement sera dû est laissé à la discrétion des parties. Celles-ci
fixent le moment du paiement avant ou après l’exécution de l’obligation principale, en
fonction de ce qui convient le mieux à leur situation particulière. Dans la pratique du
commerce électronique, le commerçant exige presque toujours le paiement au moment de
l’envoi de la commande, il s’agit d’une forme de paiement anticipée puisque celui-ci a lieu
avant l’exécution de l’obligation.

Lorsqu'une transaction est conclue par le biais d'un site Web, les parties se mettent d’accord
pour que le lieu du paiement se situera sur la plate-forme de paiement fournie à l'adresse du
commerçant.

Une fois le paiement exécuté, le consommateur a droit à une quittance qui est une attestation
par laquelle le commerçant libère e consommateur de son obligation envers lui, et recevra un
courrier électronique automatiquement envoyé au moment du paiement afin de confirmer le
bon déroulement de la transaction.
II-2- Les différents modes de paiement électronique

Parmi les modes de paiement sur Internet on distingue les suivants :

 Les cartes bancaires (cartes de crédit)

La carte bancaire est un moyen de paiement proposé par les banques, composées d'une puce
et/ou d'une bande magnétique, elle permet de retirer ou de transférer des fonds (carte de
retrait), d'effectuer des paiements directs chez les commerçants et de faire des retraits dans
toutes les banques , également la carte crédit qui permet de mettre à disposition une réserve
d'argent, que le titulaire peut utiliser de manière fractionnée ou non, aux dates de son choix,
cette réserve se renouvelle partiellement au fur et à mesure des remboursements

Les cartes de crédit se présentent aujourd’hui comme le moyen le plus privilégié sur Internet
pour tous les commerces à distance. Elles sont les seules à offrir des garanties de paiement et
imposent des prélèvements entre 2 et 5% de la transaction.

Le principal frein au développement du paiement électronique par carte bancaire est la peur
de communiquer son numéro de carte sur la toile. C’est d’ailleurs pour cette raison que les
trois quarts des transactions existant sur le Web sont payées par chèque.

Le coût : 2% pour les cartes marocaines, 3.25% pour les cartes étrangères. Dans les deux cas,
0.5% partent généralement au prestataire de service de paiement PSP, et le reste au centre
monétique interbancaire CMI.

Les pours

 Simple pour le client, il n’a pas à se déplacer.

 Temps de traitement plutôt rapide. L’argent récolté est généralement reçu un ou deux
jours après le paiement par virement du CMI.

 Le paiement se fait en temps réel.

 Possibilité de blocage du montant et de ne débiter le client qu’une fois le service rendu


ou le la marchandise disponible dans le stock.

 Le paiement se fait en premier lieu (trésorerie positive).

 Très adapté à la vente de service ou de bien ne nécessitant pas de livraison.

Les contres

 Plus ou moins compliqué à mettre en place, techniquement et administrativement.

 Le coût. Pas négligeable.

 Trop d’intermédiaires (PSP, CMI, Banque).


 La bancarisation au Maroc reste encore très faible, le nombre de cartes bancaires en
circulation aussi et le nombre de payeurs par carte l’est encore plus.

 Problèmes techniques très récurrents.

 Possibilité de fraude.

Le conseil : Il faut bien entendu avoir le paiement par carte bancaire sur son site, tôt ou tard,
mais ça ne doit pas être un point bloquant pour démarrer votre business. Faites vous payer par
d’autres méthodes plus simples à mettre en place en attendant.

 Paiement “À la livraison”

L’acte de paiement ici ne se fait pas vraiment “en ligne” mais c’est le moyen de paiement
préféré des internautes. Il ne représente que des avantages pour l’acheteur mais (que)
beaucoup d’inconvénients pour le marchand.

Si vous proposez cette méthode à vos clients, soyez sûrs qu’elle sera la plus utilisée loin
devant toutes les autres. Et c’est normal, les avantages qu’elle présente pour les acheteurs sont
évidents, s’il ne faut en citer qu’un l’acheteur ne débourse rien avant d’avoir reçu et vérifié sa
marchandise.

Vous pouvez mettre en place ce mode de paiement vous même si vous livrez directement, ou
passer par ce qu’on appelle le service de “Contre-Remboursement” proposé par votre
prestataire de livraison, comme Amana Express (La Poste) ou Call Coursier.

Le coût : 0 DH si vous livrez directement, entre 30 et 70+ DH (en plus des frais de livraison)
si vous passez par un prestataire.

Les pours

 Génère plus de commandes.

 Aucun coût/intermédiaire si vous livrez vous même.

 Procédure administrative simple et aucun développement.

 Pas de problèmes techniques.

 Pas de problèmes liés à la fraude.

Les contres

 Inutilisable si vous vendez du service ou des biens ne nécessitant pas la livraison


(deals, billetterie, jeux…).

 Engage des coûts de logistiques sans garantie de se faire payer.


 Possibilité de livrer le client et qu’il ne soit pas à l’adresse communiquée, pas assez
d’argent sur lui, a changé d’avis, etc.

 Coût élevé si vous passez par un prestataire.

 Arnaques, et acheteurs qui “s’amusent”.

 Tous les risques liés à la sécurité et transport de fonds.

Le conseil : Utilisez le paiement à la livraison avec précaution et comme ont dit à vos risques
et périls. Les risques liés au transport de fonds et aux coûts logistiques en cas de non paiement
font de cette méthode la moins sécurisée et la plus couteuse sur le long terme. Remarque :
Cette méthode est utilisée par les “gros” sites du type Jumia et Hmall parce qu’ils ont les
procédures et les ressources pour, comme par exemple confirmer toutes les commandes avec
les clients par téléphone avant de livrer. En plus le volume leur permet de surmonter les pertes
liées aux cas problématiques.

 Paiement en Espèce “en ligne”

Ceci peut ne pas paraitre très logique mais le paiement en espèces ou cash en ligne existe
bien. C’est très simple, le client constitue son panier sur votre site comme d’habitude et au
moment de payer il obtient un code unique qui lui permet de régler son achat dans des points
de paiement physiques un peu partout au Maroc. Vous êtes notifiés aussitôt que le client
remet l’argent à l’agent.

Les deux réseaux de points de paiement par Cash en ligne sont le réseau ‘’ TASSHILAT ‘’,
détenu par Maroc traitement de transaction M2T (qui est aussi le PSP AmanPay) (est une
plateforme de paiement en ligne conçue pour le e-commerce), et le réseau Binga (canal de
paiement en ligne qui permettra de faciliter l'achat sur internet et d'accroître le chiffre
d'affaires des sites marchands) qui offre ce service en partenariat avec le réseau Wafacash.

Le coût : 2% du montant de la transaction si vous passez par ‘’ TASSHILAT ‘’, et de 2.5% à


5.5% suivant le montant si vous passez par Binga. 

Note : Vous pouvez obtenir de meilleurs taux si vous avez des volumes importants.

Les pours

 Très simple à mettre en place.

 Réseau de points très étendu. Plus de 1600 points ‘’ TASSHILAT ‘’ et plus de 1000
Binga.

 Pas de beaucoup d’intermédiaires, donc procédure simple et problèmes techniques peu


fréquents.
 Très adapté aux clients non bancarisés ou qui ne souhaitent pas utiliser leur carte
bancaire sur Internet.

 Vous permet de vous faire payer avant de livrer et donc éviter les risques du paiement
à la livraison.

 Le prestataire gère tout le risque lié au cash et sa manipulation, vous recevez


simplement un virement avec tout ce qui a été collecté pour vous de manière régulière.

 Pas de problèmes liés à la fraude.

Les contres

 Le temps de réception effectif des fonds, ça prend en général bien plus de temps qu’un
paiement par carte ou un virement.

 Le client doit quand même se déplacer un minimum pour régler son achat dans le
point de paiement le plus proche de chez lui.

Le conseil : Utilisez ce moyen de paiement si vous souhaitez lancer votre site au plus vite
sans attendre la carte bancaire. Privilégiez aussi ce mode de paiement si vos clients ne sont
pas bancarisés ou habitent dans des régions reculées.

 Paiement via PayPal

Le cas PayPal au Maroc fera l’objet d’un article plus en longueur, mais parlons en quand
même rapidement. L’avantage de PayPal c’est que vous créez un compte en ligne, vous le liez
à votre carte ou compte bancaire et aussi tôt vous pouvez recevoir des paiements de partout
dans le monde. Mais au Maroc c’est une autre histoire, son utilisation est un peu compliquée.

Vous pouvez créer un compte et recevoir des paiements mais vous êtes un peu obligés de
garder votre argent sur PayPal, vous ne pouvez pas l’envoyer vers votre compte bancaire par
exemple. En fait si, c’est possible si vous avez une carte internationale, un compte à l’étranger
ou depuis peu un compte chez ATTIJARIWAFA Bank, mais on parlera de tout ce là dans
l’article consacré au sujet.

Le coût : Très cher. 3.9% du montant de la transaction, plus des frais fixes par transaction et
frais supplémentaires si vous prenez certaines options.

Les pours

 Très facile à mettre en place, quasi-instantané.

 Des millions d’utilisateurs de par le monde.

 Pas de problèmes liés à la fraude.


Les contres

 Coût élevé.

 Quasi-impossibilité de rapatrier son argent.

 Peu de Marocains peuvent payer avec PayPal, ça nécessite d’avoir une carte
internationale ou e-Pay.

Le conseil : Utilisez PayPal seulement si vous vendez vos bien ou services principalement à
l’étranger. Si votre clientèle est locale, pour l’instant, ça ne vaut pas le coup.

 Paiement Mobile (SMS)

Le paiement par SMS est aussi un sujet sur lequel on va revenir plus en détails par la suite,
mais on peut déjà dire d’emblée que c’est un moyen de paiement sous-exploité voir inexploité
au Maroc. Que ce soit le paiement direct répercuté sur la facture du client, ou le paiement via
numéro surtaxé, l’offre est quasi-inexistante, et ce qui existe n’est pas vraiment adapté à la
vente en ligne. Les numéros surtaxés sont plutôt destinés aux jeux-concours, et le paiement
sur solde ou facture n’est pas (encore) disponible.

Le coût : À la guise de l’imaginaire… Pour le surtaxé par exemple, la commission du


prestataire peut aller jusqu’à 90% du montant payé.

Les plus

 Tout le monde a un téléphone.

 Peu de chance de fraude.

 Simplicité.

Les moins

 Inexistence de l’offre (pour l’instant).

 Le paiement via numéro surtaxé n’est pas adapté.

 Les numéros surtaxés ne marchent que pour des montants fixes.

 Les taux appliqués sont astronomiques.

Le conseil : Utilisez les numéros surtaxés si vous avez un produit unique, dont le montant ne
change pas, et sur lequel vous avez énormément de marge. Des sites comme AVITO utilisent
le SMS pour certains de leur service à tarifs fixes. Et quand le paiement sur solde ou facture
sera disponible, foncez-y.
 Paiement BITCOIN et monnaies électroniques

Ici aussi, le cas de la Monnaie électronique mérite d’être traité dans un billet à part, surtout
Bitcoin. Mais pour résumer voilà comment ça marche. Le paiement par Bitcoin est censé être
très simple d’utilisation et facilement intégrable dans votre site. Mais ça reste quelque chose
de très novateur, et dans le cas du Maroc, trop novateur… donc illégal (du moins pas encore
vraiment cadré par la loi).

De plus, si vous vous faite payé par Bitcoin, il faut déjà avoir un compte Bitcoin, et ce n’est
pas une mince à faire, au Maroc on ne peut “ouvrir” de compte Bitcoin nulle-part pour
l’instant. Et pour compliquer encore les choses il est quasi-impossible de convertir vos
Bitcoin en Dirhams sans passer par une autre devise, et là encore on flirte avec l’illégalité.

IL est important de noter cependant que la nouvelle loi bancaire 2016 prévois le cadrage de la
monnaie électronique, et donc du Bitcoin, mais on reviendra sur ça dans un article dédié.

Le coût : En général très bas.

Les pours

 Pas d’intermédiaires.

 Coût de transactions très bas.

 Instantané.

Les contres

 Pas vraiment légal pour l’instant.

Le conseil : N’utilisez pas Bitcoin. Et on en reparle dans quelques… lois. :)

 Paiement par virement, chèque ou versement

Ces modes de paiement dits classiques, sont bien-sûr tout a fait utilisables également, ils
présentent l’avantage d’être très peu couteux mais avec des temps de traitement généralement
pas très adaptés au commerce en ligne. Même si tout dépend de la nature de votre business. Et
il est à noter ici qu’avec le E-Banking (L’E-Banking est un service fourni par plusieurs
banques, il permet aux clients de mener des transactions bancaires à travers l’Internet en
utilisant un PC, mobiles, minitel, etc.) des banques, les applications mobiles, ces moyens de
paiement deviennent de plus en plus rapides et simples à utiliser, à ne pas négliger donc.
Concernant le fonctionnement, pas grand chose à dire, si vous disposez d’un compte bancaire,
vous disposez déjà de ces modes de paiement.

Le coût : Généralement ces opérations sont offertes par votre banque. Note: Si ce n’est pas le
cas, changez de banque.

Les pours

 Le coût, imbattable.

 Le fonctionnement est très bien rodé.

 Aucun risque lié à au cash.

Les contres

 Le temps de traitement, quelques jours avant que l’argent soit effectivement dans votre
compte bancaire.

 Pas très adapté aux business où le paiement doit se faire en temps réel.

 Le client doit se déplacer à une agence bancaire, sauf dans le cas du chèque, ou s’il
passe par son E-Banking pour le virement.

 La fraude dans le cas du chèque reste toujours possible.

Le conseil : On a très souvent tendance à négliger ces modes de paiement, alors que les
avantages, simplicité et coût qu’ils présentent sont très intéressants, surtout au démarrage de
son projet. Si vous avez par contre un grand de volume de transactions ou des produits à petits
prix, la logistique pour traiter ces paiements peut très vite devenir ingérable.

 Paiement par transfert d’argent

Ce n’est pas vraiment un moyen de paiement, mais c’est très utilisé par certains commerçants,
surtout “traditionnels” ou très petites entreprises. Tout le monde sait comment ça marche, le
client vous envoi son paiement via un réseau de transfert d’argent du type Western Union,
MoneyGram ou autre, et vous recevez l’argent dans le point le plus proche.

Le coût : Assez élevé, généralement dans les 40–50 dirhams par transfert.

Les plus

 Moyen très sûr.

 Traitement instantané.
 Aucune procédure ou mise en place technique.

Les moins

 Il faut se déplacer pour récolter son argent.

 L’acheteur doit aussi se déplacer.

 Le coût.

Le conseil : Utilisez cette méthode seulement si vous avez la marge qu’il faut pour prendre en
charge le coût de l’opération, et surtout si vous avez un faible volume de paiements. Devoir
aller chercher 10 transferts par jour n’est pas très pratique et vous ne tarderez pas à atteindre
les limites autorisées par la loi.

 @AmineAzariz: IT Architect, Entrepreneur, Internet & Mobile Payment Services Manager


(2013) @  M2T. Co-founder & CTO(2010) @  Greendizer. Co-founder (2012)
@  StartupYourLife.

Conclusion du chapitre :

Le e-commerce est une opportunité pour le commerce physique de développer sa clientèle aux
niveaux national et international. Aussi, c’est un mode d’achat qui connait une appréciation
par certains consommateurs dans la mesure où ils peuvent trouver une diversification des
produits, une bonne comparabilité des prix, ainsi qu’un gain de temps par rapport au
commerce traditionnel.

Néanmoins, malgré ces imperfections, comme toute technologie, le commerce électronique


comme nous l’avons souligné présente aussi des avantages le laissant grimper les échelons du
développement et la réussite.

Vous aimerez peut-être aussi