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Enseignement Supérieur Universitaire

UNIVERSITE OFFICIELLE DE MBUJI-MAYI (UOM)

Faculté des Sciences Agronomiques

Département d’Économie Agricole


B.P. 2105
MBUJI-MAYI

« Analyse comparative des revenus générés à la


vente de la culture vivrière et maraîchère dans la
ville de Mbujimayi, cas de maïs et l’amarante ».

Par :
KADIMA KALONJI Elie

TRAVAIL DE FIN D’ETUDE

Présenté et défendu en vue de l’obtention du


grade d’Ingénieur Agronome

Option : Econmie agricole

Juillet 2016
Enseignement Supérieur Universitaire
UNIVERSITE OFFICIELLE DE MBUJI-MAYI (UOM)

Faculté des Sciences Agronomiques

Département d’Économie Agricole


B.P. 2105
MBUJI-MAYI

« Analyse comparative des revenus générés à la


vente de la culture vivrière et maraîchère dans la
ville de Mbujimayi, cas de maïs et l’amarante ».

Par :
KADIMA KALONJI Elie

Directeur : Professeur Moise KALAMBAIE

Encadreur : Assistant Ir Pierrot MUKA

TRAVAIL DE FIN D’ETUDE

Présenté et défendu en vue de l’obtention du


grade d’Ingénieur Agronome

Option : Economie agricole

Juillet 2016
Epigraphe

ÉPIGRAPHE

Il recevra pour sa nourriture une portion égale à la


leur, et jouira, en outre, des revenus de la vente de
son patrimoine.

Deutéronome 18 :8

Mémoire de fin d’étude I


Dédicace

DÉDICACE

La première de chose je rends l’honneur et la gloire à l’Eternel Dieu


notre père, qui, grâce à son soutien, assistance et protection nous sommes
parvenus ainsi au terme des études universitaires à la Faculté des Sciences
Agronomiques, Option Agronomie Générale, que son Saint Nom soit bénis.
A vous mes chers parents, Albert KALONJI NGOIE et Beatrice
TSHIKAJI pour vos soutiens, encouragements, conseils, amour, assistance
financière dans mes études depuis les bas âges jusqu’à ce jour, vos efforts
fournis pour moi ne seront jamais déçus.
A mes cher (e)s sœurs et frère, Joël CIMANGA KALONJI, Niclette
KABEDI KALONJI, Esther CIBOLA KALONJI, Jeanne MUSAWU KALONJI,
Gracia ODIA KALONJI.
A vous mes oncles et tantes, Betty CIELA, Justin MUTAPAYI, Marie
Claire MASENGU, Suzanne LUKALU, Mimie BILONDA, SYLVAIN, Jean
TSHIPONPA.
A mes cousins et cousines, Willy LUFULUABO, Roger CIMANGA,
Jérémie MADIONDO, Freddy BUKOLE, Fiston NTUMBA Matthieu
MATAMBA, Joe KANIKI, Georges CIMANGA et Patrick KAMAMA.

Je dédie ce travail.

Mémoire de fin d’étude II


Remerciements

REMERCIEMENT

La recherche menée dans le cadre de ce travail de fin d’études


présenté à l’Université Officielle de Mbujimayi est une contribution à la mise
au point des activités de ventes de produits agricoles générateurs de revenu
en suivant leur circuit de l’achat à la vente jusqu’à dégager le revenu pour le
bien être socio-économique. Ainsi ce travail met terme à nos études
Universitaires à la Faculté des Sciences Agronomiques.
Nous remercions de tout cœur le Directeur et encadreurs de ce
travail pour leurs encadrements, conseils et encouragements, nous citons le
Professeur Moïse KALAMBAIE, le Chef de travaux Docteur TONDOY et
l’Assistant Ingénieur Pierrot MUKA.
Nous tenons à remercier le Professeur Alexis MPOYI MUKALA,
Recteur de l’Université ; le Professeur Benjamin MULAMBA, Secrétaire
Général Académique ainsi que tous les membres du comité de gestion.
Nos remerciements s’adressent aussi aux autorités décanales,
Professeur Anaclet TSHINYANGU, Professeur Charles Doux Mbuyi et John
TSHIBANBA respectivement Doyen et vices doyens de la Faculté de
Sciences Agronomiques ; ainsi que le Chef de Travaux André KAYOMBO.

Nous pouvons être ingrats si nous ne remercierons pas les


enseignants qui ont contribué à notre formation tout au long de ce cycle,
nous citons tous les Professeurs, Chefs de travaux et Assistants de la
Faculté de sciences agronomiques.
Nos remerciements s’adressent aussi à tous nos compagnons de
lutte, et ceux avec qui nous évoluons, Eddy SUBAYI, Albert KABEYA, Alain
CIMANGA, Jonathan KABEYA, Brigitte Muenga, Evariste Ndumbi ,Patient
KABUYA, Francis, Felly CIELA ; Denis Mbuyi ; Bonif KABANGA .
Que tous ceux qui de loin ou de prêt ont contribué à la réalisation de
ce travail trouvent notre expression de profonde gratitude.

Mémoire de fin d’étude III


Sigle et abréviations

SIGLE ET ABREVIATIONS

§ m : mètre
§ FAO : Food Agriculture Organization of the united Nations
/Organisation des nations Unies pour l’alimentation et agriculture
§ cm: centimètre
§ : mettre cube
§ RDC : République Démocratique du Congo
§ km : Kilomètre
§ c° : degré Celsius
§ ‘ : minute
§ km² : kilomètre carré
§ ha : hectare
§ « » : guillemets
§ - : trait
§ p : page
§ www : Word wide web
§ fr : français
§ op.cit : déjà cité ci-haut
§ % : pourcentage
§ R : Revenu
§ RB : Rendement brute
§ Ep : Element payé
§ CP : coût de production
§ Enp : Elément non payé

Mémoire de fin d’étude IV


Résumé

RESUME
L’objectif général de cette étude est d’effectuer une analyse
comparative du revenu généré à la vente de la culture maraichère et vivrière
dans la ville de Mbujimayi en se basant sur deux produits dont l’amarante et
le maïs. C’est ainsi que dans ce travail nous voulons savoir la vente qui
génère un revenu conséquent pouvant couvrir les besoins socio-économiques
du ménage entre les deux cultures bien que tous vendent à perte, sur tous
les deux grands marchés de Mbujimayi.
Vu les conditions socioéconomique du marché et de la ville de Mbujimayi,
nous pensons que la perte que connaissent tous les vendeurs des cultures
vivrières et maraichères serait les prix bas que le marché propose. A notre
niveau nous disons aussi que l’amarante générerait un revenu disponible
plus que la vente de maïs, ainsi pour clore cette vague des réponses à nos
questions nous déclarons que les taxes, impôts, le bas prix, mauvais état de
la route et autres seraient les causes principales de la vente à perte que
connait les vendeurs des marchés de la ville de Mbujimayi.
Pour bien mener nos investigations, nous avons utilisé la méthode
dialectique et comme technique la documentation, l’échantillonnage et la
documentation appuyé par les enquêtes sur terrain et nous avons utilisé
deux questionnaires d’enquêtes c'est-à-dire un questionnaire pour les
vendeurs d’amarante et l’autre pour le maïs.
A la fin de ce travail nous avons trouvé qu’effectivement les vendeurs de
maïs travaillent à perte tandis que ceux d’amarante ont un revenu
consistant pour suffire à leur besoin. Et parmi les facteurs qui caractérisent
cette perte chez les vendeurs de maïs, nous avons enregistré le coût élevé du
transport, les taxes qui sont aussi élevé et les vendeurs d’amarante eux ne
sont pas exposé à ce problème car faisant leur achat dans les périphériques
de la ville de Mbujimayi.

Mémoire de fin d’étude V


Abstract

ABSTRACT
The general objective of this survey is to do a comparative analysis of the
income generated to the sale of the market and food-producing culture in the
city of Mbujimayi while being based on two products of which the amaranth
and the corn. This is how in this work we want to know the sale that
generates a consequent income capable to cover the needs socio economic of
the household between the two cultures although all sell to loss, on all two
big markets of Mbujimayi.
Seen the conditions socio- economic of the market and the city of Mbujimayi,
we think that the loss that all sellers of the cultures know food-producing
and market would be the low prices that the market proposes. To our level
we also say that the amaranth would generate a disposable income more
that the sale of corn, so to close this wave of the answers to our questions us
declare that the taxes, the low price bad state of the road and other would be
the main reason of the selling at a loss that the sellers of the markets of the
city of Mbujimayi know.
To really lead our investigatings, we used the dialectic method and as
technique the documentation, the sampling and the documentation
supported by the investigations on land and we used two questionnaires of
investigations that wants to say a questionnaire for the sellers of amaranth
and the other for the corn.
At the end this work we found that in fact the sellers of corn work to loss
while those of amaranth have a solid income to be sufficient to their need.
And among the factors that characterize this loss among the sellers of corn,
we recorded the cost raised of the transportation, the taxes that are also
raised and the sellers of amaranth they are not exposed to this problem
because making their purchase in the peripherals of the city of Mbujimayi.

Mémoire de fin d’étude VI


Table des matières

Table des matières


ÉPIGRAPHE ........................................................................................... I
DÉDICACE ............................................................................................II
REMERCIEMENT ................................................................................ III
SIGLE ET ABREVIATIONS .................................................................... IV
RESUME ............................................................................................... V
ABSTRACT .......................................................................................... VI
INTRODUCTION .................................................................................... 1
CHAPITRE PREMIER : GÉNÉRALITÉS ................................................... 5
A. CULTURES MARAICHÈRES ET VIVRIÈRES ......................................... 5
1.1. NOTION SUR LES CULTURES MARAICHÈRES ............................... 5
1.2. GÉNÉRALITÉS SUR LES CULTURES VIVRIÈRES ........................... 8
1.3. NOTIONS DE REVENU ................................................................. 12
1.4. LE MARCHE................................................................................ 17
1.5. LE COMMERCE ........................................................................... 19
CHAPITRE 2. MILIEU, MATERIEL ET METHODE ................................ 23
2.1. MILIEU............................................................................................ 23
2.1.1. Ville de Mbujimayi ..................................................................... 23
2.1.2. LE MARCHE DE DIBINDI ( BAKUADIANGA) .............................. 25
2.1.3 LE MARCHE WETRAFA( exSIMIS)............................................... 26
2.2. MATERIELS .................................................................................... 26
2.3. METHODE ...................................................................................... 27
2.3.2. Enquêtes sur terrain ................................................................. 27
2.3.3. Collecte des données ................................................................. 29
CHAPITRE 3. PRESENTATION DES RESULTATS ET DISCUSSION ........ 29
3.1. PRESENTATION DES RESULTATS .................................................. 29
3.1.1. Genre des vendeurs de maïs ...................................................... 29
Tableau 3 : Niveau d’étude des vendeurs de maïs. ............................... 31
3.1.3. Provenance de maïs et d’amarante............................................. 32
3.1.4. Moyens de transport.................................................................. 34
3.1.5. Prix de transport ....................................................................... 35
3.1.6. Prix pour l’ADEKOR ................................................................. 36

Mémoire de fin d’étude VII


Table des matières

3.1.7. Les prix de dépôts ..................................................................... 38


3.1.8. Les taxes .................................................................................. 38
3.1.9. Les acheteurs ............................................................................ 40
3.1.10. Moment de vente ..................................................................... 41
3.1.11. Scolarisation des enfants ......................................................... 43
3.1.12. La santé ................................................................................. 44
CONCLUSION...................................................................................... 47
REFFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .................................................. 48

Mémoire de fin d’étude VIII


Introduction

INTRODUCTION

La commercialisation des produits agricoles permet de réaliser le


transfert d’un produit, du lieu de production au lieu de consommation. C’est
donc une série d’activités interconnectées impliquant : la planification de la
production, la culture et la récolte, le tri, le conditionnement, le transport, le
stockage, les procédés agroalimentaires, la distribution et la vente. Les
systèmes de commercialisation sont dynamiques. Ils sont compétitifs et
impliquent un changement et des améliorations continus. Les activités qui
prospèrent sont celles qui engendrent des coûts moins élevés, qui sont plus
efficaces et qui peuvent fournir des produits de qualité. Celles qui
engendrent des coûts élevés, ne s’adaptent pas aux changements de la
demande du marché et qui fournissent une qualité moins élevée sont
souvent menées à la faillite. La commercialisation doit être orientée vers les
consommateurs et générer un profit pour le cultivateur, le transporteur, le
commerçant, le transformateur, etc. Cela implique que les acteurs impliqués
dans les filières de commercialisation comprennent les exigences de
l’acheteur, à la fois en termes de produit mais aussi d’activité économique
(Anonyme, 2016)
De nombreux agriculteurs, éleveurs et commerçant en Afrique
subsaharienne rencontrent de réelles difficultés pour écouler leurs produits
sur les marchés. Ils se plaignent également de la trop faible valorisation
qu’ils en tirent. Nombreux sont ceux qui déplorent « les prix trop faibles », «
les prix irréguliers », des rapports de force en leur défaveur sur des «
marchés déstructurés » et des « filières non organisées ».(Anne lothoré, 2009)
Vendre ses produits agricoles à un bon prix. Voilà ce que souhaite tout
agriculteur ou commerçant. Mais, comment faire ? Ce n’est pas si simple !
Ils sont nombreux à éprouver des difficultés d’écoulement de leurs
productions. Pourtant, c’est avec ce qu’ils gagnent qu’ils pourront acheter
des denrées alimentaires, des vêtements, payer les frais de scolarité, de
santé, etc.

Mémoire de fin d’étude 1


Introduction

Pour satisfaire ses besoins immédiats, le commerçant est souvent


obligé de recourir à la vente de sa marchandise quel qu’en soit le prix sur le
marché.
Dans cette transaction, il en sort rarement gagnant car il doit faire
face à une multitude de défis comme : l’instabilité des prix, les irrégularités
saisonnières, les cultures soumises aux aléas climatiques, la concurrence
des produits importés, le pouvoir d’achat limité des consommateurs, le
fonctionnement non optimal des marchés tel que le non ajustement de l’offre
et de la demande, le mauvais réseau routier, les difficultés liées aux
infrastructures de stockages, le manque de règles et de transparence, le
faible accès au crédit, etc. (Bokobero,2013)
C’est ainsi qu’en observant toutes les conditions socio-économiques des
vendeurs des produits agricoles sur les marché Simis et Bakwadianga, une
alarme est à signaler pour les vendeurs ou commerçant de ces produits.
Leur revenu journalier ou mensuel est déplorable,
Toute activité économique doit nécessairement résoudre ou réduire les
besoins socio-économiques de tout agent économique, mais le constat serait
amère pour les vendeurs de cultures vivrières (maïs) et maraichères
(d’amarante) de nos deux grands marchés de Mbujimayi.
Le plus grand problème que connait l’économie congolaise, est le bas
prix des produits agricoles qui ne peuvent même pas être compétitif sur le
plan international.
C’est ainsi que dans ce travail nous voulons savoir la vente qui
génère un revenu conséquent pouvant couvrir les besoins socio économiques
du ménage entre les deux cultures bien que tous vendent à perte, sur tous
les deux grands marchés de Mbujimayi.
La question principale qu’on se pose est la suivante : Qu’est ce qui
expliquerait cette vente à perte ? La réponse dans la suite de ce travail est
que la perte est installée entre les deux spéculations ou d’un seul coté
seulement. Dans ce même travail nous allons chercher aussi à savoir la
culture qui génèrerait le revenu le plus sûr malgré le prix bas du marché.
Les taxes, mauvais état de routes, les prix, la structure du marché,
serait la cause de la vente à perte des vendeurs de nos deux marchés ?

Mémoire de fin d’étude 2


Introduction

Vu les conditions socioéconomique du marché et de la ville de Mbujimayi,


nous pensons que :
La perte que connaissent tous les vendeurs des cultures vivrières et
maraichères serait les prix bas que le marché propose. A notre niveau nous
disons aussi que l’amarante générerait un revenu disponible plus que la
vente de maïs, ainsi pour clore cette vague des réponses à nos questions
nous déclarons que les taxes, impôts, le bas prix, mauvais état de la route et
autres serait la cause principale de la vente à perte que connait les vendeurs
du marché Bakwadianga et wetraffa.
L’objectif général de cette étude est d’effectuer une analyse
comparative du revenu généré à la vente de la culture maraichère et vivrière
dans la ville de Mbujimayi en se basant sur deux espèces dont l’amarante et
le maïs.
Pour atteindre ce principal objectif, trois objectifs spécifiques ont été
formulés :
- Décrire les différents systèmes de commercialisation de maïs et
d’amarante.
- Comparer le revenu des vendeurs de maïs et d’amarante
- Comparer les circuits commerciaux de maïs et d’amarante
La question principale dans ce travail est la perte que les vendeurs
enregistrent durant leur métier et comment y remédier. Alors pour
comprendre tout ce phénomène, il nous a fallu une méthodologie scientifique
pour mieux expliqué les faits et cause trouvé sur terrain.
Pour bien mener nos investigations, nous avons utilisé la méthode
dialectique et comme technique la documentation, l’échantillonnage et la
documentation appuyé par les enquêtes sur terrain et nous avons utilisé
deux types questionnaires d’enquêtes c'est-à-dire un questionnaire pour les
vendeurs d’amarante et l’autre pour le maïs.
En ce qui concerne l’échantillonnage démographique, les vendeurs
d’amarante et ceux de maïs ont constitué la population cible, au total 120
vendeurs dont 60 pour le maïs et 60 pour l’amarante à raison de 30 pour
deux marchés WETRAFA et DIBINDI.

Mémoire de fin d’étude 3


Introduction

Le traitement de données recueillies s’est effectué à partir d’un


encodage en Excel suivi d’analyse statistique avec un logiciel SPSS.17.0.
Notre étude s’est réalisée dans la ville de Mbujimayi dans les marchés
SIMIS et BAKUADIANGA, du 20 Avril au 20 juin 2016.
Outre l’introduction et la conclusion, notre travail comprend trois chapitres :
Le premier traite de généralités sur les cultures maraichères, vivrières
et de revenus
Le deuxième se consacre aux milieux, matériels et méthodes
Le troisième s’étale sur la présentation des résultats et discussion.

Mémoire de fin d’étude 4


Chapitre 1. Généralités

CHAPITRE PREMIER : GÉNÉRALITÉS

A. CULTURES MARAICHÈRES ET VIVRIÈRES

1.1. NOTION SUR LES CULTURES MARAICHÈRES

1.1.1. Définitions
Le terme de maraichage apparait au XVIIème siècle. Il avait à
désigner l’activité de jardinage qu’on cultivait autour de Paris, des jardins-
potagers en général situés sur des marais. Ces marais ont été
progressivement asséchés et urbanisés. Les jardiniers parisiens, qui durent
s’éloigner et cultiver des sols plus secs, continuèrent à être appelés
maraichers. C’est une partie de l’horticulture qui a pour objectif de produire
des plantes et légumes condimentaires (GREMBOMBO, 2008)
Actuellement, le maraichère peut être défini comme la culture
intensive de légumes et de certains fruits pratiquée dans un espace agraire
délimité et dont la production est vendue en plus ou moins grande quantité
(KANKONDE, 2001, BOGNINI, 2006)
On peut aussi le définir comme la culture de légumes, de certains
fruits ; de certaines fibres herbes et fleurs à usage alimentaire, de manière
professionnelle, c'est-à-dire dans le but d’en faire un profit ou simplement
d’en vivre, ce qui le distingue du jardinage.(www.wikipédia.org)

1.1.2. Historique du maraichage


Le maraichage s’est d’abord développé dans la proche périphérique
des villes pour approvisionner les marchés en légumes frais, souvent dans
des zones marécageuses ( zone humide), ou le plus souvent dans les plaines
alluviales des fleuves comme les jardins maraichers de la Baratte au bord de
loire à Nevers. Ce type de maraichage se caractérise par la petite surface des
exploitations de type familial, par la vente directe traditionnelle, les
maraichers tenant eux – mêmes un étalage dans les marchés locaux.
Au cours du XIXème siècle et surtout du XXème siècle, à cause des
transports rapides, s’est développé un maraichage spécialisé, sur des
territoires plus éloignés, mais présentant des conditions climatiques ou

Mémoire de fin d’étude 5


Chapitre 1. Généralités

pédologiques plus adaptées à certains types de cultures. C’est ainsi que


certaines cultures sont associées à certains pays, association parfois même
consacrée dans des appellations d’origine. On peut citer par exemple le
melon du pays de cavaillon, la tomate de Marmande, le muguet de Nantes.
Généralement dans ces bassins spécialisés, les exploitations sont plus
importantes, tant en surface qu’en personnel et commercialisent leurs
produits par des circuits adaptés à l’échelle nationale ou internationale.
(www.wikipédia.com)

1.1.3. Technique de préparation des sols

1.1.3.1. Choix du terrain


Le site du maraichage doit être à proximité d’un point d’eau, dans le
voisinage des habitants, sur le terrain plat à l’abri de vents dominants et
avoir un sol moyen, ni trop lourd, ni trop léger, meuble, propre, riche en
matières organiques et en éléments nutritifs, à pH voisin de la neutralité (6 à
7), humide mais bien drainé avec une légère pente (GREMB0 ,op.n
cit ;COOPI,2005).

1.1.3.2. Récolte et manipulation des produits


La récolte des légumes feuilles se fait de préférence tôt le matin, en
évitant de récolter les légumes mouillés car ils se conservent mal. On
distingue deux modes de récolte pour les légumes feuilles : la coupe
successive et l’arrachage.
La récolte des légumes fruits intervient juste à la maturation physiologique
des fruits pour éviter la pourriture rapide en post récolte et supporter le choc
au cours du transport. En ce qui concerne les légumes tubéreux, la fanaison
de fin de cycle de production indique généralement le stade de maturation (
GREMBO, 2008)

1.1.4. Organisation économique du maraichage


Alors que la culture de plantes alimentaires en potager concerne
plutôt l’autoconsommation, le maraichage concerne les cultures pour la
vente à la consommation. Les producteurs maraichers vendent en circuit
long leurs récoltes à des chaines de super marchés, à des centrales d’achats
(grossistes en alimentation) à l’industrie agroalimentaire ou directement par
Mémoire de fin d’étude 6
Chapitre 1. Généralités

l’agriculteur aux consommateurs en circuit court sur un marché ou dans


d’autres places, comme pour les AMAP, en ce qui concerne la France ( J.G.
Moreau, 2014)

1.1.4.1. Impact de maraichage sur le revenu des ménages


Le revenu net par are des cultures maraîchères a fortement augmenté
pour les espèces telles que (carotte, pomme de terre, céleri, chou pomme,...),
alors que le revenu net pour les cultures traditionnelles vivrières pluviales
stagne. L’augmentation des revenus des maraichers a donc été induite d’une
part par l’augmentation des surfaces cultivées, mais également par la
sélection des cultures maraîchères rentables. Le revenu net théorique d’un
maraicher moyen (5 ares) est estime en moyenne à 120$/mois à
Lubumbashi. Cependant, le revenu net généré par les cultures vivrières
pluviales traditionnelles est estimé à plus ou moins 15$ par are et par
campagne agricole (INSP. AGRI (2008).
On note cependant des différences importantes de revenus
notamment pour les agriculteurs opérant dans les environs des carrières
minières artisanales, milieu à forte demande alimentaire. Les familles
paysannes cherchent habituellement à diversifier leur production et
combinent les cultures vivrières pluviales (maïs, manioc, patate douce),
cultures maraîchères (légumes feuilles, légumes fruits) ainsi que les produits
d’élevage (poulets, viande, poissons, etc.) pour accroître leur revenu.
Cependant, le maraîchage contribue pour plus de 65 % dans la composante
du revenu des producteurs à Lubumbashi [11].( Tshiomba et al, 2015)

1.1.4.2. Estimation du revenu maraichère par cycle de production


Les cultures maraîchères comme le confirment beaucoup d’études
réalisées dont celle de la FAO (2007) ont connu un succès considérable et se
sont développées sur les terrains qui le permettaient en prenant le pas sur
les autres activités agricoles. Le maraîchage est pratiqué à grande échelle au
pourtour immédiat de la ville de Lubumbashi comme dans la commune
annexe. Il représente l’une des principales activités génératrices de revenu
en milieu urbain de l’hinterland minier du Katanga. Comparé aux cultures
vivrières pluviales, pour une même quantité d’intrants (terre, travail, capital),

Mémoire de fin d’étude 7


Chapitre 1. Généralités

il rémunère jusqu’à 10 voire 20 fois le capital investi [12]. En plus, le gain en


temps est évident étant donné le cycle de production relativement court de la
plupart des légumes feuilles et légumes fruits, (Tshiomba et al, 2015)

1.1.5. Les amarantes (Amarantus caudalus L)


C’est une plante herbacée annuelle appartenant à la famille des
amarantacées. Elle pousse sur tout type de sol à condition d’avoir une
exposition suffisante à la lumière. Sa partie feuillée est riche en calcium
potassium, fer et acide ascorbique elle contient des protéines telle que la
lysine, ce qui prouve sa haute valeur nutritionnelle .Son semis se fait à la
volée et elle a un cycle végétatif de trois à quatre mois et produit un
rendement moyen de 4.5 tonnes à l’hectare.(www.wikipédia.com)

1.2. GÉNÉRALITÉS SUR LES CULTURES VIVRIÈRES

L’agriculture vivrière est une agriculture essentiellement tournée vers


l’auto consommation et l’économie de subsistance. La production n’est
destinée ni à l’industrie agroalimentaire ni à être exportée, elle est en grande
partie auto consommée par les paysans eux-mêmes et la population locale.
Bien qu’essentiellement limité au « tiers monde » ou « pays du sud », cette
forme d’agriculture demeure très importante, représentant environ 20% de la
production alimentaire mondiale. Par l’importance qu’elle accorde aux
semences paysannes on estime à environ 1,2 milliard d’agriculteurs ceux
utilisant des procédés traditionnels de sélection, elle favorise la biodiversité.
L’agriculture vivrière se situe souvent dans des pays à forte densité
de population active agricole (les paysans), par exemple sur le sous –
continent indien, ou elle fait cependant face à une agriculture plus moderne
depuis la révolution verte menée sous Indira Gandhi. Elle est, depuis des
temps immémoriaux, la forme d’agriculture la plus répandue dans le monde,
faisant appel à la connaissance populaire, donc la plus pérenne pour la
faune, la flore, l’environnement et les hommes. Ce mode d’agriculture
représente environ 80% de l’agriculture des pays en voie de Développement.
En Tanzanie, par exemple, la pays en grande majorité agricole, le
savoir traditionnel est à l’origine de 99% de la production du bétail, 85% de

Mémoire de fin d’étude 8


Chapitre 1. Généralités

la volaille et plus de 90% des semences plantées. Ce savoir traditionnel,


naguère décrié au nom de la modernité, tend à être de plus en plus valorisé.
La FAO estime ainsi que sa perte risquerait de faire disparaitre 30% de la
biodiversité génétique animale.
La plupart des paysans sont des femmes, celles-ci produisant plus de
la moitié de la production alimentaire mondiale, allant jusqu’à 75 % voire
80% dans certaines régions du globe.

1.2.1. Les espèces cultivées de l’agriculture vivrière


Visant à l’autosuffisance alimentaire des populations, c’est le plus
souvent de l’agriculture dite polyculture-élevage. Les espèces les plus
cultivées sont :
- Le blé, base alimentaire de 35% de la population mondiale ;
- Le riz, cultivé et consommé à 90% en Asie, mais étant aussi important
en Amérique latine et dans les caraïbes ou un million d’agriculteurs
dépendent de cette plante.
- Le maïs, la moitié étant produite en Asie – dans le sud de l’Asie, les
trois quarts de la production sont destinées à l’alimentation humaine,
le quart restant étant dédié à l’alimentation animale, le maïs
représente aussi 40 % de la production céréalière, pratiquement
exclusivement destinée à l’autoconsommation( 85% du maïs d’Afrique
de l’Est et du sud est destinée à l’alimentation humaine)
D’autres espèces représentent aussi dans certaines régions un apport
majeur de calories, notamment le manioc, qui représente la moitié de
l’apport végétal alimentaire en Afrique centrale, d’autres espèces ne faisant
guère l’objectif de recherche agronomique, représentant un apport
alimentaire important pour les populations les plus modestes, en
particulier les noix de terre, le poids d’Angola, les cowpeas (vigna unguilata),
les lentilles, l’igname, la banane et la banane plantain.

Mémoire de fin d’étude 9


Chapitre 1. Généralités

1.2.2. Agriculture vivrière et économie de subsistance

L’agriculture vivrière et extensive s’intègre largement dans le cadre


d’une économie de subsistance, contrastant avec l’agriculture industrielle et
intensive, qui livre sa production comme matière première à l’agro-industrie
et à l’agro alimentaire et aussi à l’agriculture commerciale, qui est insérée
dans un système de commercialisation à l’échelle nationale et
internationale, et suppose une logistique adaptée (transport, silos de
stockage….)
On parle d’agriculture vivrière d’autoconsommation lorsque la
production est principalement consommée par le paysan qui la met en
œuvre et d’agriculture vivrière commerciale lorsque la production est
principalement vendue sur les marchés locaux, mais il est toutefois difficile
de définir telle ou telle pratique d’agriculture vivrière.

1.2.3. Autosuffisance alimentaire et commerce


mondiale(KALAMBAIE,2016)
L’agriculture vivrière est prônée dans le cas des pays du sud car elle
est garante de l’autosuffisance alimentaire des populations. Quand elle est
commerciale, sa portée internationale est limitée pour plusieurs raisons : ces
pays sont exposés à de forts aléas climatiques et aux variations de l’offre et
de la demande qui conditionne les prix sur les marchés de manière plus
importante que les pays dits « du nord » qui protègent leur agriculture par
exemple en fixant des prix minimums.
L’agriculture vivrière commerciale des pays du sud ne leur permet
pas d’obtenir des capitaux étrangers. Ils consomment la majorité de leur
production, ils n’exportent pas ou très peu leurs productions dans les pays
du nord.
Tout en restant attentif à la dégradation des termes de l’échange et à
l’alimentation de leurs populations, ces pays cherchent à trouver la solution
la plus adéquate : seuls des capitaux en devises telles le dollar leur

Mémoire de fin d’étude 10


Chapitre 1. Généralités

permettent d’importer les marchandises qu’ils sont, pour l’instant,


incapables de produire eux-mêmes, technologie de pointe et transfert de la
technologie).

1.2.4. Le Maïs
Le maïs est une plante de la famille des graminées, constituant
historique de l’alimentation, base des civilisations d’Amérique centrale d’où
la plante est originaire.
Aujourd’hui le maïs est devenu la première céréale cultivé dans le
monde, devant le riz et le blé, récolté en gain ou avec toute la plante, le maïs
est largement utilisé dans l’alimentation animale et humaine et pour des
usages industriels.

1.2.4.1. Origine et domestication du maïs


L’histoire du maïs commence il y a 9000 ans, au Mexique, une plante
locale, la téosinte, est cultivée par les premières civilisations amérindiennes.
La téosinte est une plante adaptée au climat tropicale et humide. Les grains
récoltés sont alors broyés pour obtenir une farine qui est consommée par les
populations locales.
L’évolution de la téosinte, l’ancêtre du maïs, s’est faite à la fois de
manière naturelle par des mutations génétiques, mais surtout par l’homme
grâce à la sélection massale. (Anonyme, 2016).
En effet, les agriculteurs amérindiens choisissent volontairement les
graines de meilleures plantes pour les conserver et les semer l’année
suivante. Ainsi, les graines sont progressivement sélectionnées par les
agricultures.
En France, le maïs est cultivé à partir du XVIIème siècle et se repend
rapidement dans le sud-ouest. (Anonyme, 2016).

1.4.1.2. Biologie et Physique du Maïs


Le maïs est une plante herbacée annuelle de hauteur variable et
d’une tige unique de gros diamètre constituée d’entre nœuds. Au niveau de
chaque nœud sont insérés une feuille et un bourgeon axillaire.
Le maïs est une plante monoïque : les feuilles sont portées par la
même plante mais placées à des endroits différents.

Mémoire de fin d’étude 11


Chapitre 1. Généralités

Le maïs est une plante allogame, c'est-à-dire que la fécondation est


majoritairement croisée (dans 90% des cas) et a lieu entre deux plantes
distinctes. Les fleurs femelles sont fécondées par le pollen d’une autre
plante, l’hybridation est naturelle chez le maïs.
Par son origine tropicale, le maïs est une plante en C4 comme le
sorgho ou la canne à sucre. Ce métabolisme particulier confère au maïs un
meilleur rendement pour la photosynthèse, c'est-à-dire pour la commission
de l’énergie lumineuse en matière organique que les céréales de nos
latitudes qui sont des plantes en C3. (Anonyme 2016).

1.2.4.4. Nutrition
Le maïs contient des protéines et beaucoup de glucides. Son index
glycémique assez faible. En d’autres termes, les glucides qu’il fournit seront
assimilés progressivement par l’organisme et non pas stocké sous forme de
graisses. Il renferme aussi du magnésium et des carotènes. Le maïs est la
seule céréale qui contienne ces antioxydants, pauvre en lipides, il est en
outre très riche en fibres presqu’il en contient cinq fois plus que le riz. Il
contient aussi plusieurs vitamines du groupe B. (Anonyme, 2016)

1.3. NOTIONS DE REVENU

1.3.1. Concept revenu


Au sens étymologique le « revenu » vient du verbe « revenir" composé
du préfixe « Re" indiquant un retour à un état initial et du suffixe latin "
venire" qui signifie venir, aller arriver.
Ceci évoque l’idée principale de "Retour" ou de rétribution" en
contrepartie d’une action réalisée ou d’une mise à disposition, avec la suite
la signification d’échoir, d’appartenir.
Au sens économique le "Revenu" est l’ensemble des ressources ou
droits qu’un individu, une entreprise ou une collectivité publique, perçoit sur
une période donnée, en nature ou en monnaie sans prélever sur son
patrimoine. Ainsi le revenu peut bien signifier, une allocation, un gain, une
rétribution, un salaire… (Brémond et al, 1981).
Autrement par revenu on consent les sommes perçus au titre
de rémunération : après prestation d’un travail (salaire), du patrimoine

Mémoire de fin d’étude 12


Chapitre 1. Généralités

(loyers d’immeubles), produit de placement d’un capital (intérêts individuels,


redevance d’utilisation de brevet), l’activité (honoraire des services rendus et
produits fournis par les professionnels et entreprises), des prestations et
transferts sociaux (indemnité de chômage, allocations sociales)
Pour certains économistes le "Revenu" d’une personne ou d’un agent
économique désigne « l’ensemble des droits sur les ressources disponibles
qui lui sont attribuées au cours d’une période donnée sans prélèvement sur
son patrimoine »
De manière concertée le revenu constitue un grand pivot au centre
d’études et d’appréciation des notions importantes comme « le niveau de vie",
le "pouvoir d’achat"…, les économistes considèrent et analysent le revenu
comme l’une des trois composantes majeures d’un circuit économique, vu
comme un système cohérent et intégré dans lequel :
« La production engendre le revenu qui à son tour génère les
dépenses qui finalement sont censées contribuer à la production initiale ».
L’étude du revenu peut se faire soit au niveau des individualités (revenu
élémentaire, l’individuel) soit au niveau des entreprises (revenu de
l’entreprise), ou soit au niveau national (revenu national) (MBUYI. C, 2014)

1.3.2. Typologie de revenus (KALAMBAIE, cours économie politque G2)


Le classement des revenus peut se faire selon plusieurs critères,
principalement la source, la destination, le niveau de régularité, le niveau de
prélèvement…..

1.3.2.1. Selon l’origine ou source


On peut à ce niveau distinguer le revenu du travail, du capital et les
revenus issus de transfert.
Ø Revenu du travail
C’est le revenu gagné dans le cadre de l’exercice d’une profession
(libérale, artistique, contrat). Le revenu salarié en constitue la plus grosse
part (en moyenne 80% de la population active est salarié).
Ø Revenu du capital
Il s’agit de revenu découlant de la mise en œuvre d’un capital, on
peut ainsi épingler : l’intérêt (une rémunération du capital financier servi à

Mémoire de fin d’étude 13


Chapitre 1. Généralités

la suite de l’octroi d’un prêt monétaire , bancaire ou autre), la rente foncière


( le loyer servis en contre partie d’une mise à disposition d’un bien foncier ou
immobilier) les redevances de toute nature (des sommes servis en contre
partie de l’utilisation de brevet, licences, marques de fabrique etc.), le profit
distribué par les entreprises (les dividendes).

Ø Revenu issu de transfert


En économie, un transfert signifie : « paiement d’un revenu qui ne
correspond pas à des services économiques effectivement rendus par les
bénéficiaires et ne sont pas la contrepartie d’une prestation productive ».Les
revenus de transfert sont donc des prélèvements sur les revenus d’agent
économiques productives.
A l’échelle nationale ce type de revenu est par conséquent exclu du
revenu national, puisque celui-ci est la somme des revenus correspondant à
des activités non productives d’un pays.

1.3.2.2 Selon la destination


Sur ce point, il convient de faire la différence entre les destinataires
selon qu’il s’agisse d’une personne morale ou physique.
Ø Personnes physiques
A ce niveau le revenu est catégorisé suivant la classification sociale.
On peut bien distinguer les personnes actives (revenu salarié), les personnes
retraités (pension de retraite), personnes sans emploi (indemnisation de
chômage), personnes en situation de dépendance (allocation sociale).
Ø Personnes morales
Ce type de revenu concerne les entreprises (agricole, industrielle…),
les operateurs des services et de la finance (banquier, société de transport),
les professions libérales (syndicat…)

1.3.2.3 Selon la régularité


Sur le plan de la régularité, on fait la différence entre les revenus
courants et les revenus exceptionnels.
Ø Le revenu courant

Mémoire de fin d’étude 14


Chapitre 1. Généralités

Ce type de revenu est réputé plutôt récurrent : On peut citer à divers


niveaux pour cette catégorie : Les salaires, les pensions, les
dividendes…pour un individu ou un ménage dans le circuit économique, le
résultat d’exploitations est un revenu courant pour une entreprise en
exercice. Pour une association, les cotisations, subventions, sponsoring, les
mécénats sont des revenues courantes.

Ø Le revenu exceptionnel
Ce sont des revenus non récurrents comme : le gain exceptionnel,
l’héritage ou les dons.

1.3.3 Répartition des revenus


Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l’intervention de l 'Etat a pesé
dans la détermination et répartition des revenus à travers certains éléments
ci-après :
Ø La fixation d’un salaire minimum, c’est le cas dans certains pays
développés comme en France via le SMIG (salaire minimum
interprofessionnel garanti), puis le SMIC (salaire minimum
interprofessionnel de croissance) a imposé une forme de revenu
minimal.
Ø Une fiscalité directe reposant sur des assiettes plus larges et des taux
progressifs est censée contribuer à une redistribution de la richesse
collective.
Ø Les services publics gratuits ou subventionnés cas de l’éducation
obligatoire et gratuite, la santé …
Ø Les prestations sociales constituent des ``revenus attribués de manière
conditionnelle aux agents en vue de compenser des risques déterminés
sans contrepartie équivalente et simultané.

1.3.2 Revenu disponible et agricole

1.3.2.1 Revenu disponible


On notera que les revenus des agents économiques, lorsqu’ ‘ils
donnent lieu à des prélèvements fiscaux et sociaux (impôt sur le revenu,
cotisation, etc.), constituent des sources de revenu pour le budget des

Mémoire de fin d’étude 15


Chapitre 1. Généralités

collectivités et organisme publics concernés. C’est au bout de compte, le


revenu après différents prélèvements qui est effectivement appelé « revenu
disponible ».

1.3.4. Le revenu agricole


Dans le contexte de l’agriculture, le revenu égale ce qui reste du
rendement brut après que toutes les dépenses de l’exploitation aient été
supportées. Dans le cas restreint le revenu égale au rendement brut moins
élément payés.
Rv = RB - EP (1)

Avec RV : le revenu, RB : rendement brut et EP : éléments


payés.
Le revenu dans le cas beaucoup plus élargis, il est égale au
rendement brut moins coût de production, plus les éléments non payés
considérés à leur juste valeur. Ceci donne que le revenu égale au profit plus
les éléments non payés et c’est ça le revenu de l’exploitation.
Mathématiquement

Rv = RB - CP + ENP
(2)
Avec RV=revenu, RB=rendement brut, CP= coût de production et
ENP : éléments non payés. Considérant que RB - CP = PF
Donc :
(3)
Rv = PF + ENP

Avec RV=revenu, PF=profit, ENP=éléments non payés.


Si les variations d’inventaires ne sont pas prises en compte dans le
rendement brut, ainsi le revenu est calculé par cette formule :

RV = RB - EP

Source : MBUYI .Charle dooux


Le revenu ainsi trouvé par cette formule (1) est considéré comme le
revenu apparent. Dans le cas contraire le revenu défini par la formule (2) est
un revenu réel. Etant donné que les variations
Mémoire de fin d’étude 16
Chapitre 1. Généralités

d’inventaires sont souvent des valeurs engagées dans l’exploitation, le


revenu disponible apparent est effectivement le revenu disponible pour
l’exploitant agricole.
Le revenu défini par la formule (1) rémunère les facteurs de
production utilisés dans le processus de la production par l’exploitant
agricole. Le profit ou perte constituent la rémunération de la fonction de
production de l’entrepreneur dans l’agriculture, c’est donc le revenu du
travail de l’exploitant agricole. Le revenu du travail agricole est la
rémunération du travail presté par l’ensemble des personnes engagées dans
l’agriculture.
Il comprend :
Ø Le revenu du travail de l’exploitation
Ø Le salaire payé aux ouvriers permanents et temporaires
Ø Les coûts des travaux par l’entreprise.
Revenu marginal
En comptabilité nationale, le revenu marginal est le revenu
supplémentaire que générera la vente d’une unité additionnelle (cette unité
additionnelle désigne généralement un produit précis).

1.4. LE MARCHE
Le marché est ordinairement désigné comme étant le lieu où sont
groupés les marchandises à échanger et ou se rencontre des vendeurs et
des acheteurs, cependant, le marché n’est pas nécessairement une place
bien aménagée ou les hommes se rencontrent, le marché peut s’établir même
si les vendeurs et les acheteurs ne sont pas ensembles, on parle donc de
marché dès qu’il a un échange qui se fait entre les hommes pour un produit
donné (ex : marché de maïs, marché d’amarante……). On pourrait définir
d’une manière générale le marché comme l’ensemble des opérations
d’échange (vente et achat) se rapportant à un produit donné : ces opérations
d’échange sont l’expression des forces économiques (offre et demande
(Kalambaie M,2014)

Mémoire de fin d’étude 17


Chapitre 1. Généralités

1.4.1. Différents types de marchés.


L’analyse de la structure, de la conduite et de la performance des
marchés permet de déterminer le degré de compétition d’un marché donné.
Ainsi les différents types des marchés peuvent être classes selon le degré de
compétition ou concurrence. Pour se faire, on distingue :

- Un marché à compétition parfaite

- Un marché à compétition imparfaite (différents sous types : oligopoles,


duopoles, monopoles, oligopsone et monopsone)

1°) situation de compétition parfaite.

La compétition parfaite est une situation théorique ou idéale qui


implique la réalisation simultanée de ces 6 conditions ci – après :
Θ L’atomicité de l’offre et de la demande (si tous les acheteurs ont le même
poids) = même pouvoir d’achat
Θ L’homogénéité du produit.
Θ Liberté d’action des vendeurs et acheteurs. Ainsi par exemple l’entrée et la
sortie du marché devrait être libre c'est-à-dire absence des barrières.
Θ Impersonnalité des relations (il faut qu’à tout niveau de prix chaque
vendeur soit indifférent de vendre à tel ou tel autres acheteurs (soit libre) ;
de même chaque acheteur doit être libre d’acheter chez tel ou tel autre
vendeur ; ce qui exclu le prix fixé à tête du client
Θ Publicité (il faut que le vendeur et l’acheteur aient connaissance de tous
les éléments significatifs du marché ; on parle ainsi de la parfaite
transparence du marché..).
Θ Absence de coût de transfert (il faut qu’il ait une parfaite mobilité de
facteur de production c'est-à-dire que ces facteurs peuvent être transférer
d’une production vers une autre sans coût.
En d’autre terme l’espace ne doit pas intervenir dans le raisonnement)

Mémoire de fin d’étude 18


Chapitre 1. Généralités

2°) compétition imparfaite et absence de compétition


Dans la réalité les conditions de concurrence parfaite ne sont jamais
totalement remplies. Une des conditions essentielles était l’atomicité qui
empêche un acheteur ou un vendeur de faire différencier le prix.

Par rapport à cette condition, les marchés les plus imparfaits sont
ceux ne comportant qu’un vendeur ou qu’un acheteur. Ce monopole (un
seul vendeur) est une situation dans la quelle un seul vendeur est confronté
à plusieurs acheteurs. On parlera de duopole quand on a 2 vendeurs face à
plusieurs acheteurs, s’il y a quelques vendeurs face à plusieurs acheteurs,
on parle d’oligopole.
Par contre si on a qu’un seule acheteur face à plusieurs vendeurs
on a à faire à un monopsone. Tandis que 2 acheteurs ou quelques acheteurs
faces à plusieurs vendeurs nous ramène respectivement au duopsone et
oligopsone

1.5. LE COMMERCE
Le commerce vient du latin commercium qui signifie tout simplement
l’achat et vente des biens pendant longtemps le commerce se réduise à la
vente c'est-à-dire que le commerce avait la connotation d’être l’art de vente, à
l’heure actuelle on sait imaginer plusieurs techniques au de la de commerce
concourent à la fabrication, transformation et production. La
commercialisation est l’action de commercialiser ou de répondre dans le
commerce, c’est un concept très vaste et difficile à cerner car faisant appelle
à plusieurs notions telles que : l’exploitation, la distribution, le marketing et
la vente. (MBUYI C., 2015)
La commercialisation d’un produit est l’ensemble des échanges
auxquels est soumis un produit entre le moment où il est fabriqué et le
moment où il entre en possession du consommateur, la première forme de
commercialisation a été le troc directement entre un nombre réduit
d’offreurs et de demandeurs d’un produit donné. L’accroissement de la
population (acheteurs-demandeurs et producteurs-vendeurs) a provoqué
l’éloignement des uns aux autres, dans ces conditions il leurs devient
impossible de se rencontrer pour acheter et vendre. Ainsi au lié de se
Mémoire de fin d’étude 19
Chapitre 1. Généralités

déplacer eux-mêmes pour se rencontré clients et fournisseurs furent appel à


des tiers ou intermédiaires qui se chargèrent de faire circuler les produits de
lieu de production au lieu de consommation.(KALAMBAIE. M, 2014))
La commercialisation a plusieurs fonctions telles que :
- La fonction de facilitation, on peut penser aux éléments comme la
standardisation des produits et des mesures à la vente ou facilité
l’échange,
- La fonction d’échange : on y voit les opérations d’achat et de vente, a
travers cette fonction il y a le transport des propriétés entre le vendeur
et l’acheteur,
- La fonction physique : il s’agit de la manipulation de ce que l’on doit
vendre à travers certaines opérations telles que le transport, la
manutention, le stockage.

1.5.1. LE CIRCUIT COMMERCIAL


De nos jours, les produits agricoles sont acheminés par étapes
successives, selon certains itinéraires qui, débitant au lieu de production ;
aboutissent aux consommateurs. A chaque étape, les produits subissent des
manipulations qui concourent toutes à préparer l’ultime étape qui est l’offre
aux consommateurs. Ainsi donc les chemins empruntés par le produits, les
échanges auxquels ils sont soumis avant d’atteindre les consommateurs
produisent ce qu’on appel circuits commerciaux.
a) Circuit direct ou court : du producteur aux consommateurs ; le type
de circuit est souvent utilisé par les producteurs dont l’entreprise se
situent à la périphérie d’un centre de consommateurs. consommation
importante pour constituer ensemble ce qu’on a coutume d’appeler
culture maraichère ou fruitière de la ville.
b) Circuit semi direct : du producteur – intermédiaire- consommateur,
dans ce cas les agriculteurs ignorent les consommateurs et vice versa
mais sont en contact direct avec l’intermédiaire. Ce type de circuit est
emprunté le plus souvent par les produits des entreprises situés à
proximité d’un grand centre de consommation, un commerçant
s’approvisionne périodiquement auprès de certains producteurs donc
directement à la production pour vendre ensuite directement à sa
Mémoire de fin d’étude 20
Chapitre 1. Généralités

clientèle de consommateur. Le circuit semi direct et le circuit direct


constituent des cas particuliers, la commercialisation s’effectue à
petite échelle.
c) Circuit complexe ou long : c'est-à-dire plusieurs intermédiaires
s’interposent entre producteurs et consommateurs séparés par des
longues distances.
PRODUCTEUR- GROSSISTES- DEMI-GROSSISTE-DETAILLANTS-
CONSOMMATEURS
L’analyse des circuits commerciaux permet de découvrir :
- Les étapes que franchissent les produits entre le moment où ils
quittent l’entreprise agricole et le moment où les consommateurs
prennent possession.
- Les fonctions que doivent être exercées à chaque étape de
l’acheminement des produits.

1.5.2. LES FONCTIONS COMMERCIALES


On a deux grandes fonctions (manipulation des produits et gestion
des produits à qui se subdivisent à leur tour pour donner en définitive 7
fonctions.

1.5.2.1. MANIPULATION DES PRODUITS


- Le transport : le transport des denrées de lieu de production au lieu de
consommation
- Le tri par qualité et calibre,
- L’allotissement : c'est-à-dire constitutions des lots homogènes
importants des produits triés dans différentes conditions. Ici le but est
de transformer les lots des collectes dont les volumes conviendront
mieux pour les transactions commerciales. On aura de lots d’un poids
déterminé des lots correspondant au plein chargement d’un camion ou
de wagon.
- Les conditionnements des produits : qui ont pour but de présenter
ceux – ci aux consommations sous leurs meilleurs aspects selon le
goùt et les usages des régions à des pays aux quels les produits sont
destinés.

Mémoire de fin d’étude 21


Chapitre 1. Généralités

1.5.2.2. GESTION DES PRODUITS


Les fonctions de cette catégorie sont ainsi dénommées par ce que
chaque stade de la distribution engendre des frais dont le financement doit
être assuré. On conçoit que le produit ne puisse être proposé aux
consommateurs si tôt récolté. Les 3 fonctions de cette catégorie sont :
- Le stockage : chaque manipulation s’effectue sur une certaine quantité
des produits qu’il est nécessaire de réunir au préalable, il s’ en suit
que le stock se constitue pour des temps plus au moins longs. Ces
stocks ont un coût qui dépend de leur volume, du loyer des entrepôts,
du loyer de l’argent qui a été emprunté par tel ou tel manipulateur.
- Assurance : les produits agricoles sont périssables, plus le temps de
stockage est long, plus le risque de perte augmente par ailleurs, les
prix de vente de produits peuvent variés dans une large mesure, il y a
donc le risque de diminution de la valeur de vente de stock à chaque
stade de distribution, il appartient donc aux détenteurs des produits
de repartir les risques dans le temps et entre les produits
- Prospection commerciale : l’achat et la vente d’un produit ont aussi un
coût. En effet, au prix d’achat et vente viennent s’ajouter les dépenses
entrainées par la recherche des produits en volume et en quantité
d’une part, la recherche des clients, la conservation, le développement
de la clientèle d’autre part.(KALAMBAIE . M, 2014)

Mémoire de fin d’étude 22


Chapitre 2. Milieu, Matériel et méthode

CHAPITRE 2. MILIEU, MATERIEL ET METHODE

2.1. MILIEU
2.1.1. Ville de Mbujimayi

2.1.1.1. Localisation
La ville de Mbujimayi, chef lieu de la Province du Kasaï Oriental, est
située à la latitude de 6°10’ sud et à la longitude de 23°27’Est, sur le plateau
du Kasaï, de 500 à 1000m d’altitude, légèrement vallonné. Elle est limitée
par la rivière Lubilanji à l’Est, au Nord par le ruisseau Muya, au sud par le
ruisseau Kanshi et à l’ouest, ses limites sont conventionnelles correspondant
presqu’à une ligne droite sur le plateau qui sépare la commune de Bipemba
et la banlieuse de Tshibombo. Cette ville est subdivisée en cinq communes
qui sont les suivantes : Diulu, Muya, Dibindi, Kanshi et Bipemba
(KAMBI,1995),

Figure 1 : carte de la ville de Mbujimayi


Source : internet, google Maps

Mémoire de fin d’étude 23


Chapitre 2. Milieu, Matériel et méthode

2.1.1.2. Superficie et densité


La ville de Mbujimayi a une superficie de 135,19 Km² soit une densité
de 23,809 habitants par Km²

2.1.1.3. Climat
Le climat de la ville est peu humide avec alternance de deux saisons,
la saison sèche et celle de pluie qui est plus longue que la première. La
saison de pluie commence le 15 août pour se terminer le 15 mai de l’année
suivante .tandis que la saison sèche va du 15 mai au 15 Août de la même
année, soit une durée de trois mois.
La température ambiante varie entre 20° et 30°. L’échelle d’étage pour la
pluviosité y est très marquée.

2.1.1.4. Relief (végétation, flore et faune)


La couverture végétale est constituée de quelques arbres
ornementales, fruitiers et quelques plants et légumes de jardin.
La ville de Mbujimayi présente un relief fortement caractérisé par des
érosions, des ravins et autres effondrements à cause de la qualité
sablonneuse de son sol supporté par le calcaire facilement dissous par l’eau
de pluie.
Le sous sol de la ville de Mbujimayi regorge du diamant alluvionnaire le long
du bassin de ses trois rivières que nous avions citées précédemment ; ce qui
est un facteur explicatif de la présence des mines d’exploitation artisanale du
diamant autour de ladite ville.

2.1.1.5. Hydrographie
La ville de Mbujimayi dispose des cours d’eau suivants :
- La rivière Mbujimayi ;
- La rivière Kanshi ;
- La riière Muya ;
- La rivière Nzaba ;
- La rivière Bipemba ;
- La rivière Lukalenge.

Mémoire de fin d’étude 24


Chapitre 2. Milieu, Matériel et méthode

2.1.1.6. Commerce
La ville de Mbujimayi ne dispose d’aucun centre commercial, mais on
y trouve des pools économiques hébergeant des activités commerciales
caractérisées par la présence des boutiques, ateliers, dépôts , comptoirs de
diamant, pharmacies, points de change des monnaies, shop de vente de
téléphones, pièces de rechange ;radios, montres, commerce de produits
agricoles…. Ces installations se localisent généralement autour des grands
marchés de la ville : Dibindi, Wetrafa et Odia David.

2.1.1.7. Structure administrative


La ville de Mbujimayi est le chef lieu de la province du Kasaï Oriental.
Elle comprend cinq communes à savoir :
1. La commune de Bipemba : 41 Quartiers ;
2. La commune de Dibindi : 38 Quartiers ;
3. La commune de Diulu : 24 Quartiers,
4. La commune de Kanshi : 26 Quartiers,
5. La commune de Muya, 33 Quartiers,
Cette ville compte 162 Quartiers au total, chaque quartier est divisé
en cellules.
Comme nous l’avons dit, la commune de Bipemba compte 41
quartiers et 421 cellules, celle de Dibindi dispose de 38 quartiers et 285
cellules, la commune de Diulu comprend 24 quartiers et 67 cellules ; celle de
Kanshi compte 26 Quartiers et 109 cellules. Enfin la commune de la Muya
est constituée de 33 Quartiers et 164 cellules.
Mbujimayi est dirigé par un Maire secondé de l’Adjoint au Maire suivi
du chef de Division urbaine, tandis que chaque commune est administrée
par un Bourgmestre secondé d’un Bourgmestre Adjoint suivi d’un chef de
Bureau. Chaque quartier est administré par un chef de quartier, tandis que
la cellule est dirigée par un chef de cellule.

2.1.2. LE MARCHE DE DIBINDI ( BAKUADIANGA)


Le marché de Dibindi appelé communément Bakuadianga occupe le
centre sud de la ville de Mbujimayi. Il est situé dans la commune de Dibindi

Mémoire de fin d’étude 25


Chapitre 2. Milieu, Matériel et méthode

précisément à coté du rond point de l’étoile entre deux grandes avenues : de


l’université et kalonji. Ce marché est limité :
- A l’Est par l’avenue luapula jusqu’ à l’avenue kamiko ;
- A l’ouest par l’avenue kalonji jusqu’au dépôt Dieu m’a donné ;
- Au nord par l’avenue kabata ;
- Et au sud par l’avenue kalonji et maman yemo ou de l’université.

2.1.3 LE MARCHE WETRAFA( exSIMIS)


Le marché WETRAFA est localisé dans la commune de la Muya
précisément dans le Quartier Bena Tshibuabua. Situé dans la partie centrale
de la ville, ce marché est encadré par l’avenue Hutu Mukela à l’Est, à l’ouest
par l’avenue Tatu Nkolongo, au nord par l’avenue Bata et au sud par
l’avenue de Boulangerie. Il a porté successivement les noms de Simis,
Mbujimayi et Wetraffa.( Lubamba, 2014)

2.2. MATERIELS
En élaborant notre travail, nous avons fait recours aux matériels
suivants : questionnaires d’enquêtes, stylo, balance électronique, un
ordinateur , un appareil numérique.

Figure 2 méga de maïs sur la balance. Figure 3 balance électronique 40kg/2g

Mémoire de fin d’étude 26


Chapitre 2. Milieu, Matériel et méthode

Figure 4 : ordinateur

2.3. METHODE
Nous nous sommes servi de plusieurs ouvrages et de l’internet pour
enrichir notre littérature parlant des différentes notions dont celles de
maraichage, de l’agriculture vivrière ainsi que de revenu.

2.3.2. Enquêtes sur terrain

2.3.2.1. Échantillonnage spatial


Nos enquêtes se sont effectuées dans la ville de Mbujimayi
précisément dans le marché de Dibindi et Wetrafa.

2.3.2.2. Échantillon démographique


Pour notre étude, les personnes pratiquant le commerce d’amarantes
et de maïs constituent notre population cible. Au total 120 personnes ont
constitués notre échantillon dans 2 marchés dont 60 au marché Dibindi et
60 au marché Wetrafa à raison de 30 pour le maïs et 30 autres pour
l’amarante dans chaque marché. Les photos ci-dessous montrent les
personnes pratiquant cette activité.

Mémoire de fin d’étude 27


Chapitre 2. Milieu, Matériel et méthode

Figure 5 : vendeurs d’amarante du marché simis

Figure 6 : les amarantes

Figure 7 : les maïs dans un dépôt de Bakuadianga

Mémoire de fin d’étude 28


Chapitre 2. Milieu, Matériel et méthode

Figure 8 : un camion transportant le maïs

2.3.3. Collecte des données


Pour colleter les données, nous avons utilisé le questionnaire
d’enquête qui a été adressé aux vendeurs de maïs et d’amarante qui se
trouvent au marché Wetrafa et au marché Dibindi, et ce questionnaire
consisté à se rendre compte de capitaux de vendeurs, leurs quantités de
produits commandé, jusqu’à la vente en suivant le circuit commercial pour
dégager leur revenu afin de se rendre compte de leur faisabilité pour les
conditions socio-économiques.

Mémoire de fin d’étude 29


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

CHAPITRE 3. PRESENTATION DES RESULTATS ET


DISCUSSION

3.1. PRESENTATION DES RESULTATS


Après avoir fait nos investigations, nous présentons les résultats de
notre recherche sous forme de graphique et les tableaux seront placés en
annexe pour une bonne vérification. Ces résultats concernent les vendeurs
de maïs et d’amarantes du marché Bakuadianga dans la ville de Mbujimayi
et consistent à faire une comparaison.

3.1.1. Genre des vendeurs de maïs


Nous nous sommes intéressés au genre de vendeurs pour connaitre
la couche qui serait plus dans le commerce de maïs dans la ville de
Mbujimayi. Le tableau suivant démontre cette situation.
Tableau1 : Genre de vendeurs de maïs
SEXE

Valid Cumulative
Genre Frequency Percent
Percent Percent

Masculin 10 33,3 33,3 33,3

Féminin 20 66,7 66,7 100,0

Total 30 100,0 100,0

Les résultats de ce tableau indiquent que dans le commerce de maïs,


les femmes sont plus nombreuses que les hommes, soit 66,7% contre 33,3%

Mémoire de fin d’étude 29


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Tableau 2 : genre des vendeurs d’amarante

Valid Cumulative
Genre Frequency Percent
Percent Percent

Féminin 30 100,0 100,0 100,0


Masculin 0 0 0

Dans ce tableau nous constatons que les vendeurs d’amarantes sont à 100%
femmes, comparativement aux vendeurs d’amarantes qui sont à 66,7%.
La figure ci- après illustre bien ce que nous venons d’expliquer pour les
deux tableaux.

Compraison du genre des vendeurs '


d'amarante et du maïs
Valid masculin Valid feminin

100

66,7

33,3

AMARANTE MAÏS
Percent

Figure 8 : comparaison du genre des vendeurs de maïs et amarante

Mémoire de fin d’étude 30


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Tableau 3 : Niveau d’étude des vendeurs de maïs.

Valid Cumulative
Niveau d’étude Frequency Percent
Percent Percent

primaire 14 46,7 46,7 46,7

secondaire 15 50,0 50,0 96,7

Supérieur 1 3,3 3,3 100,0

Total 30 100,0 100,0

Comme l’indique ce tableau, la majorité des vendeurs de maïs ont un niveau


secondaire soit 50% , 46,7 % sont de ont fait l’école primaire et 3,3% ont fait
les études supérieures.
Tableau 4 : Niveau d’étude de vendeurs d’amarantes

Niveau Valid Cumulative


Frequency Percent
d’études Percent Percent

primaire 25 83,3 83,3 83,3

secondaire 2 6,7 6,7 90,0

Sans niveau 3 10,0 10,0 100,0

Total 30 100,0 100,0

A travers ce tableau, le constat est qu’aucun vendeur d’amarante n’a


fait les études supérieures, et la majorité n’ont fait que les études
primaires, soit 83,3%, 3,7% ont fait l’école secondaire et 10% sont sans
niveau.
Dans la figure 10, nous allons présenter la comparaison du niveau d’étude
des vendeurs de maïs et ceux d’amarantes.

Mémoire de fin d’étude 31


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Comparaison de niveau d'études de vendeurs

NIVEAU D'ETUDE Percent Amarande


NIVEAU D'ETUDE Percent Maïs
83,3

46,7 50

6,7 10
0 3,3 0

primaire secondaire univesitaire sans niveau


Valid

Figure 10 : Comparaison de niveau d’études de vendeurs.

3.1.3. Provenance de maïs et d’amarante


Le maïs et les amarantes vendus sur les marchés de Mbujimayi proviennent
des coins différents. La provenance est indiquée dans les tableaux ci-après :
Tableau 5 : Provenance de maïs :

Valid Cumulative
Provenance Frequency Percent
Percent Percent

Kaniama 10 33,3 33,3 33,3

Luputa 3 10,0 10,0 43,3

Ngandajika 14 46,7 46,7 90,0

Yamba 2 6,7 6,7 96,7

Kabongo 1 3,3 3,3 100,0

Total 30 100,0 100,0

A l’issue de nos enquêtes, nous avons constaté que beaucoup de


maïs consommé dans la ville de Mbujimayi proviennent de Ngandajika soit
46,7% suivi de Kaniama 33,3% , Luputa 10% et les restes de lieux ont moins
de 10%.

Mémoire de fin d’étude 32


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Tableau 6 : provenance des amarantes

Valid Cumulative
Provenance Frequency Percent
Percent Percent

bakuandaba 5 16,7 16,7 16,7

bakuansumpi 6 20,0 20,0 36,7

Mboloko 16 53,3 53,3 90,0

Kasengulu 3 10,0 10,0 100,0

Total 30 100,0 100,0

Pour les amarantes nous avons constaté que beaucoup proviennent


de Boloko (à Tshitenga ) soit 53,3% suivi de Bakua Nsumpi 20% , Bakua
Ndaba 16,7% et les restes de lieux ont moins de 15%.
Encore une fois, la figure 11 présente les différents lieux de provenance de
maïs et des amarantes.

Comparaison de la provennace des maïs et amarante


Percent Maïs Percent Amarante

53,3
46,7

33,3

20
16,7
10 10
6,7
3,3
bakuansumpi
bakuandaba

ngandajika
kasengulu

luputa
Mboloko

kaniama

yamba

kabongo

Valid Valid

Figure11 : provenance de maïs et des amarantes.

Mémoire de fin d’étude 33


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

3.1.4. Moyens de transport


Pour atteindre les différents marchés de Mbujimayi, les vendeurs de produits
concernés doivent utiliser les différents moyens de transport que nous
présentons dans les tableaux suivants :
Tableau 7 : Moyen de transport utilisé par les vendeurs de maïs

Moyen de Valid Cumulative


Frequency Percent
transport Percent Percent

camion 27 90,0 90,0 90,0

3
muni camion 10,0 10,0 100,0

Total 30 100,0 100,0

Nous remarquons dans ce tableau que 90% de vendeurs de maïs


utilisent les camions contre 10 % pour les muni camions
Tableau 8 : Moyens de transport utilisé par les vendeurs d’amarantes.

Moyen de Frequenc Valid Cumulative


Percent
transport y Percent Percent

pied 5 16,7 16,7 16,7

vélo 1 3,3 3,3 20,0

Moto 9 30,0 30,0 50,0

Véhicule 15 50,0 50,0 100,0

Total 30 100,0 100,0

La plupart des vendeurs des amarantes utilisent généralement


comme moyen de transport le véhicule, soit 50%. Les autres utilisent la moto
30% en plus de ça il y a certains qui font le pied soit 16,7%.
La figure 12 illustre bien les différents moyens de transports utilisés par les
vendeurs des amarantes et maïs.

Mémoire de fin d’étude 34


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Comparaison des moyens de transposrts utilisés pour l'achemiinement


des amarantes et maïs à Mbujimayi
Percent Maïs Percent Amarante
90

50
30
16,7
10
3,3

Pieds Vélos Motos Véhicule caminion muni caminion


Valid valid

Figure 12 : comparaison des moyens de tr ansport utilisés pour acheminer


les amarantes et les maïs dans la ville de Mbujimayi.

3.1.5. Prix de transport


Le prix de transport pour le maïs se fixe par méga, dans la figure qui
va suivre nous remarquons que le prix varie de 300FC à 400FC par méga.

Tableaus 10 : coût de transport pour les amarantes

Valid Cumulative
Prix Frequency Percent
Percent Percent
300 2 6,7 7,7 7,7
500 4 13,3 15,4 23,1
600 1 3,3 3,8 26,9
700 11 36,7 42,3 69,2
800 5 16,7 19,2 88,5
1000 1 3,3 3,8 92,3
1500 1 3,3 3,8 96,2
2000 1 3,3 3,8 100,0
Total 26 86,7 100,0
4 13,3
Total 30 100,0

Le coût de transport pour les amarantes varie entre 300FC et 2000Fc


et ceci selon le moyen de transport utilisé , la quantité et la distance.

Mémoire de fin d’étude 35


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Comparaison des prix de transport des maïs et


amarante
PRIX TRANS Percent MAÏS/MECA PRIX TRANS Percent AMARANTE

50 50

36,7

16,7
13,3 13,3
6,7
3,3 3,3 3,3 3,3

300 400 500 600 700 800 1000 1500 2000 System
Valid Missing

Figure 13 : comparaison de prix de transport de maïs et amarante

3.1.6. Prix pour l’ADEKOR


Outre le transport dans des camions ou véhicules, à l’arrivé de la
marchandise au centre au marché, il y a les membres de l’ADEKOR qui
déchargent les maïs ou amarantes du véhicule vers le dépôt ou le lieu
d’étalage, ces gens sont payés et les tableaux 11et 12 donnent les montants
qu’ils perçoivent après déchargement.
Tableau 11 : Montant perçu par les membres d’ADEKOR pour le maïs

Montant(FC) Valid Cumulative


Frequency Percent Percent Percent

200 1 3,3 3,3 3,3


300 2 6,7 6,7 10,0
400 4 13,3 13,3 23,3
450 1 3,3 3,3 26,7
500 19 63,3 63,3 90,0
600 2 6,7 6,7 96,7
800 1 3,3 3,3 100,0
Total 30 100,0 100,0

Mémoire de fin d’étude 36


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Ce tableau montre que le montant varie entre 200FC et 800FC ceci


en fonction des affinités (forfait).
Tableau12 : Montant perçu par les membres d’ADEKOR pour les amarantes

Montant (FC) Frequen Valid Cumulative


cy Percent Percent Percent
150 1 3,3 10,0 10,0
200 4 13,3 40,0 50,0
300 1 3,3 10,0 60,0
500 3 10,0 30,0 90,0
1000 1 3,3 10,0 100,0
Total 10 33,3 100,0
20 66,7
Total 30 100,0

Ce tableau montre que le montant varie de 200FC à 1000 selon la quantité


mais aussi des affinités.

Comparaison des prix pour l'ADEKOR


Percent MAÏS/SAC Percent AMARANTE

66,7
63,3

13,3 13,3 10
3,3 3,3 3,36,7 3,3 6,7 3,3 3,3

150 200 300 400 450 500 600 800 1000 System
Valid Missing

Figure 14 : comparaison des prix pour l’ADEKOR.

COMMENTAIRE

Mémoire de fin d’étude 37


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

3.1.7. Les prix de dépôts


Quant au prix de dépôts, tout le monde sans distinction payent le même
montant pour le maïs et le même montant pour l’amarante.(Figure 15)

Valid 200 Valid 300

100 100

MAÏS/SAC AMARANTE/JOUR
PERCENT

Figure 15 : prix des dépôts des maïs et d’étalage d’amarantes


La figure 15 montre que tous les vendeurs de maïs payent 300FC par sac
pour le séjour alors que pour l’amarante tout le monde payent 200FC par
jour quelle que soit la quantité.

3.1.8. Les taxes


Tous les vendeurs de maïs payent la taxe d’expertise qui est fixée
300000FC par course et la taxe de consommation qui est fixée à 150 000 FC
et ceux d’amarantes ne payent que la taxe d’étalage qui est fixée à 200 FC et
cela par semaine. La figure suivante illustre cette situation.

Mémoire de fin d’étude 38


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Maïs/Course Amarante/Semaine

150000

30000

200

Taxe d'étalage Taxes d'espertise Taxes de consommation

Figure 16 : comparaison des taxes.

Mémoire de fin d’étude 39


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

3.1.9. Les acheteurs


Apres avoir amené le maïs ou l’amarante sur le marché, il doit y avoir
les acheteurs, alors nous avons voulu savoir qui sont les acheteurs.
Tableau13 : Acheteurs de maïs

Acheteurs Valid Cumulative


Frequency Percent Percent Percent

détaillant 2 6,7 6,7 6,7

consommateur 6 20,0 20,0 26,7

Tous les deux 22 73,3 73,3 100,0

Total 30 100,0 100,0

Les acheteurs de maïs sont généralement les consommateurs et les


détaillants soit 73,3%
Tableau 14 : Acheteurs d’amarante

Acheteurs Frequenc Valid Cumulative


y Percent Percent Percent

Détaillants 1 3,3 3,3 3,3

consommateurs 4 13,3 13,3 16,7

Tous les deux 25 83,3 83,3 100,0

Total 30 100,0 100,0

Comme ceux de maïs, les acheteurs des amarantes sont généralement aussi
les détaillants et consommateurs avec un pourcentage de 83%.

Mémoire de fin d’étude 40


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Percent MAÏS Percent AMARANTE

83,3
73,3

20
13,3
6,7
3,3

détaillant consommateur tous les deux


Valid

Figure 17 : comparaison des acheteurs

3.1.10. Moment de vente


Pour connaitre bien pendant toute une journée les meilleures heures
de ventes nous avons aussi demandé aux vendeurs de deux spéculations les
moments de leur vente.
Tableau 15 : Moment de vente pour les maïs

Moment de vente Valid Cumulative


Frequency Percent Percent Percent

matin 16 53,3 53,3 53,3

midi 1 3,3 3,3 56,7

soir 11 36,7 36,7 93,3

Tout moment 2 6,7 6,7 100,0

Total 30 100,0 100,0

.
Ce tableau nous explique que la vente de maïs s’effectue beaucoup plus le
matin soit 53,3% et le soir 36,7 %. Pour l’amarante. La vente de mais se fait
généralement le matin parce que les gros camions qui apportent les maïs
viennent le matin et les détaillants et certains consommateurs en profite
pour faire leur achat.

Mémoire de fin d’étude 41


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Tableau 16 : Moment de vente des amarantes

Valid Cumulative
Moment de vente Frequency Percent
Percent Percent

Matin 9 30,0 30,0 30,0

soir 8 26,7 26,7 56,7

Tout moment 13 43,3 43,3 100,0

Total 30 100,0 100,0

Pour les amarantes, comparativement aux maïs, la vente s’effectue à


tout moment soit 43,3% et le matin soit 30% puis le soir 26,7%. Ceci
s’explique par le fait que différents ménages ont des heures différentes de
consommation.

Percent MAÏS Percent AMARANTE

53,3

43,3 43,3
36,7
30

6,7
3,3

matin midi soire tout moment


Valid

Figure 18 : moment de vente

Mémoire de fin d’étude 42


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

3.1.11. Scolarisation des enfants


Tableau 17 : scolarité.

Valid Cumulative
scolarité Frequency Percent
Percent Percent
oui 24 80,0 80,0 80,0
non 6 20,0 20,0 100,0
Total 30 100,0 100,0

Nous avons constaté que la plupart des vendeurs de maïs le font pour la
scolarité des enfants, soit 80% et les autres le font pour d’autres raisons.
Tableau 19 : scolarité.
SCOLARITE

Valid Cumulative
Scolarité Frequency Percent
Percent Percent

oui 24 80,0 80,0 80,0

non 6 20,0 20,0 100,0

Total 30 100,0 100,0

De même que pour les vendeurs de maïs, les vendeurs des amarantes
prennent aussi en charge la scolarité de leurs enfants soit 80%.
Le graphique ci-après démontre la situation de la scolarité chez les deux
types de vendeurs.

Mémoire de fin d’étude 43


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Valid oui Valid non

80 80

20 20

MAÏS AMARANTE
Percent

Figure 19 : scolarité

3.1.12. La santé
Tableau 20 : prise en charge de la santé

Valid Cumulative
santé Frequency Percent
Percent Percent

Oui 21 70,0 70,0 70,0

non 9 30,0 30,0 100,0

Total 30 100,0 100,0

Ce tableau indique que 70% de vendeurs prennent en charge leur santé et


30% n’y arrivent pas.

Tableau 21 : prise en charge de la santé

Valid Cumulative
santé Frequency Percent
Percent Percent

oui 24 80,0 80,0 80,0


non 6 20,0 20,0 100,0
Total 30 100,0 100,0

Mémoire de fin d’étude 44


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Ce tableau démontre que 80% des vendeurs d’amarante arrivent à se


prendre en charge pour leur santé et 20% n’y arrivent pas.

Comparaison de la prise en charge santé

Percent MAÏS Percent AMARANTE

80
70

30
20

oui non Total


Valid

Figure 20 : Prise en charge de la santé.


3.1.14. Analyse comparative de revenu
Considérons un vendeur qui achète une quantité de maïs de 2000 mégas à
Ngandajika à un prix de 700FC le méga, pour le vendre à 1100 FC dans la
ville de Mbujimayi. Pour terminer le stock dans un mois.

Ce vendeur enregistre comme charge ce qui suit :

Tableau 22 : analyse de charges pour la vente de maïs

Charges Montant par quantité Total(FC)


unité(FC)
Achat mais 700 2000 1400000
transport 300 2000 600000
Taxe d’expertise - - 30 000
Taxe de - - 150000
consommation
Dépot 300 66 19800
ADEKOR 300 66 19800
TOTAL GENERAL 2219600

Si le vendeur vend son maïs à 1100FC par méga sur le marché, nous allons
multipliez le prix et la quantité,
1100FC × 2000 = 2200000 FC
Alors nous voulons voir si le vendeur va gagner ou il sera en perte
2200000 - 2219600 = - 19600 FC (perte)

Considérons un vendeur qui achète une quantité de 10 bottes d’amarante à


Mboloko au prix de 1000FC la botte, pour vendre au marché Bakuadianga à
1400 FC la botte et cela pour vendre dans un jour.

Mémoire de fin d’étude 45


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Ce vendeur enregistre comme charge ce qui suit :

Tableau 23 : Analyse de charges d’amarante.

Charges Montant par quantité Total(FC)


unité(FC)
Achat amarante 1000 10 10000
Transport - - 800
Taxe d’étalage 200 200
Étalage 200 - 200
ADEKOR 300 - 300
TOTAL GENERAL 11300

Si le vendeur vend ses amarantes à 1400 FC la botte sur le marché,


nous allons multipliez le prix et la quantité.
1400 × 10 = 14 000 FC
Alors nous voulons voir si le vendeur va gagner ou il sera en perte.
14 000 FC - 11300 = 2700 FC (Gain), si nous extrapolons à 3O jours, le
vendeur pourrait gagné 81000FC.
Ainsi, ces calculs nous permettent de dire que les vendeurs de maïs
travaillent à perte et ceux d’amarante ont un revenu disponible

Descriptive Statistics

Mean Std. Deviation N

CHIFR D AFF 1926666,67 2069138,307 30

AGE 40,70 11,686 30

N.ETUDE 1,57 ,568 30

QUANTITE 3474,50 3881,818 30

P.V 1153,33 58,624 30

P.A 608,33 100,930 30

Mémoire de fin d’étude 46


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Correlations

AGE N.ETUDE
**
CHIFR D ASFF ,279 ,517
,135 ,003

1,958E8 1,765E7
Covariance 4,281E12 6753103,448 608505,747
N 30 30 30
AGE Pearson Correlation ,279 1 ,125
Sig. (2-tailed) ,135 ,510
Sum of Squares and Cross- 3960,300 24,100
products

Covariance CHIFR D AFF ,831


N Pearson 1 30
Correlation
N.ETUDE Pearson Correlation Sig. (2-tailed) 1
Sig. (2-tailed) Sum of Squares 1,242E14
and Cross-
products
Sum of Squares and Cross- 1,765E7 24,100 9,367
products
Covariance 608505,747 ,831 ,323
N 30 30 30
QUANTITE Pearson Correlation ,866** ,293 ,537**
Sig. (2-tailed) ,000 ,116 ,002
Sum of Squares and Cross- 2,018E11 386035,500 34333,500
products
Covariance 6,959E9 13311,569 1183,914
N 30 30 30
P.V Pearson Correlation -,143 -,127 -,007
Sig. (2-tailed) ,451 ,504 ,971
Sum of Squares and Cross- -5,027E8 -2520,000 -6,667
products
Covariance -1,733E7 -86,897 -,230
N 30 30 30
Pearson Correlation -,330 -,173 -,235
P.A
Sig. (2-tailed) ,075 ,360 ,210
Sum of Squares and Cross- -1,997E9 -5925,000 -391,667
products
Covariance -6,885E7 -204,310 -13,506
N 30 30 30

Mémoire de fin d’étude 47


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Correlations

AGE N.ETUDE
**
CHIFR D ASFF ,279 ,517
,135 ,003

1,958E8 1,765E7
Covariance 4,281E12 6753103,448 608505,747
N 30 30 30
AGE Pearson Correlation ,279 1 ,125
Sig. (2-tailed) ,135 ,510
Sum of Squares and Cross- 3960,300 24,100
products

Covariance CHIFR D AFF ,831


N Pearson 1 30
Correlation
N.ETUDE Pearson Correlation Sig. (2-tailed) 1
Sig. (2-tailed) Sum of Squares 1,242E14
and Cross-
products
Sum of Squares and Cross- 1,765E7 24,100 9,367
products
Covariance 608505,747 ,831 ,323
N 30 30 30
QUANTITE Pearson Correlation ,866** ,293 ,537**
Sig. (2-tailed) ,000 ,116 ,002
Sum of Squares and Cross- 2,018E11 386035,500 34333,500
products
Covariance 6,959E9 13311,569 1183,914
N 30 30 30
P.V Pearson Correlation -,143 -,127 -,007
Sig. (2-tailed) ,451 ,504 ,971
Sum of Squares and Cross- -5,027E8 -2520,000 -6,667
products
Covariance -1,733E7 -86,897 -,230
N 30 30 30
Pearson Correlation -,330 -,173 -,235
P.A
Sig. (2-tailed) ,075 ,360 ,210
Sum of Squares and Cross- -1,997E9 -5925,000 -391,667
products
Covariance -6,885E7 -204,310 -13,506
N 30 30 30

**. Correlation is significant at the 0.01 level (2-tailed).

Mémoire de fin d’étude 48

Descriptive Statistics

Mean Std. Deviation N


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Correlations

AGE CHIFR AF QUANTITE P.A P.V

AGE Pearson Correlation 1 ,143 ,116 -,065 -,070

Sig. (2-tailed) ,451 ,541 ,733 ,714

N 30 30 30 30 30

**
CHIFR AF Pearson Correlation ,143 1 ,750 ,281 ,252

Sig. (2-tailed) ,451 ,000 ,133 ,178

N 30 30 30 30 30

**
QUANTITE Pearson Correlation ,116 ,750 1 -,215 -,236

Sig. (2-tailed) ,541 ,000 ,254 ,210

N 30 30 30 30 30

P.A Pearson Correlation -,065 ,281 -,215 1 ,950**

Sig. (2-tailed) ,733 ,133 ,254 ,000

N 30 30 30 30 30

P.V Pearson Correlation -,070 ,252 -,236 ,950** 1

Sig. (2-tailed) ,714 ,178 ,210 ,000

N 30 30 30 30 30

**. Correlation is significant at the 0.01 level (2-tailed).

Mémoire de fin d’étude 49


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

DISCUSSION
A l’issu de notre recherche, un constat a été fait, les vendeurs de maïs
utilisent généralement de gros chiffres d’affaires mais qui n’apporte rien en
retour tans disque les vendeurs des amarantes ont des chiffres d’affaires
trop faible mais avec un revenu journalier consistant. Selon le calcul effectué
dans les tableaux 22 et 23 après avoir mis en compte tous les paramètres et
toutes les dépenses qui interviennent dans ces circuits commerciaux ; nous
avons notre hypothèse qui vérifie et est correcte, nous avons trouvé que les
vendeurs de maïs vendent à perte tandis que ceux d’amarante ont un gain
important. Cette perte est due à un coût élevé de transport, pour un méga de
maïs il faut 300FC à 400 pour l’acheminer sur le marché.

Pour le commerce de gros de chaque produit vivrier, le coût de


transport constitue le poste le plus important dans la structure des prix
après le prix d’achat. Ces structures de prix permettent de bien identifier les
postes les plus importants qui doivent constituer la base de toute politique
de rationalisation la filière vivrière. L’allègement de frais de transport aurait
donc un impact certain sur l’acheminement des produits vivriers vers les
centres de consommation et le niveau des prix s’abaisserait. (Mpanzu. p
2012)

Alors que le commerce d’amarante ne pose pas trop le problème de


transport car ces amarantes sont achetées dans les périphériques de la Ville
de Mbujimayi

Outre le coût élevé de transport, il y a aussi un problème de taxe qui est


aussi plus élevé que les taxes prélevés pour les vendeurs d’amarante dans
les marchés de Mbujimayi.

En ce qui concerne les taxes, en particulier, il s’agit ici des frais


effectivement payés par les commerçants tout au long du processus de
ravitaillement de la ville de Kinshasa en produits vivriers. Elles sont
composées en partie des perceptions illégales réalisées par les agents des
divers services de l’Etat qui opèrent sur les marchés des produits agricoles.
Il peut arriver que ces perceptions illégales avoisinent les 50 % de la totalité
des frais payés comme taxe. L’importance de ces perceptions illégales traduit
le niveau des tracasseries dont sont victimes ces opérateurs économiques
(Mpangu, 2012)

La fixation des prix pose aussi problème, un vendeur peut acheter un méga
de maïs à 700FC il vient pour vendre à 1100FC et déjà il paye 300FC pour le
transport.

Mémoire de fin d’étude 50


Chapitre 3. Présentation des résultats et discussion

Une autre rubrique importante dans la structure des prix des produits
vivriers est le prix d’achat qui représente des proportions variant, selon le
produit, de 32% à 55% du prix de gros à Kinshasa. (Mpanzu.P,2012)

Et il n’y a pas que le transport comme charge, il doit payer les membres de
l’ADEKOR, le dépôt pour la conservation.

Les frais de manutention prennent en compte aussi bien les opérations de


chargement en milieu rural et de déchargement à l’arrivé au parking à
Kinshasa. (Kimanuka,2012)

La faiblesse de la rentabilité du maïs pourrait s’expliquer par des grandes


quantités de ce produit provenant des autres provinces du pays et
notamment des importations contribuant ainsi à des prix de vente bas au
niveau de Kinshasa.
Concernant l’achat de deux produits, nous avons trouvé que ce sont plus de
consommateurs et de détaillants qui achètent beaucoup, soit 73,3% pour le
maïs et 83,3% pour les amarantes.

Et les maïs sont beaucoup plus acheté le matin, soit 53,3%, les amarantes
sont acheté du matin au soir.

Selon Yalombe (2015), 44,44% des acteurs maraichères ont affirmé que le
revenu généré à la vente leur permet de satisfaire leurs besoins familiaux, et
nous avons-nous trouvé que 80% de ces acteurs arrivent à scolariser les
études de leurs enfants et prendre en charge la santé.
Mais toute foi, en comparant les vendeurs de maïs et des amarantes nous
avons constaté que les vendeurs des amarantes ont un revenu disponible et
travail sans tracasserie contrairement à ceux de maïs.

Mémoire de fin d’étude 51


Conclusion

CONCLUSION

En rappel du sujet, notre travail consistait à faire une analyse


comparative de revenu généré à la vente de la culture maraichère et vivrière
dans la ville de Mbujimayi en se situant sur deux produits, le maïs et
l’amarante.

L’objectif général de cette étude est d’effectuer une analyse


comparative du revenu généré à la vente de la culture maraichère et vivrière
dans la ville de Mbujimayi en se basant sur deux espèces dont l’amarante et
le maïs. Et pour atteindre cet objectif principal, trois objectifs spécifiques ont
été formulés, Décrire les différents systèmes de commercialisation de maïs
et d’amarante, comparer le revenu des vendeurs de maïs et d’amarante
Comparer les circuits commerciaux de maïs et d’amarante.

Ainsi nous avons émit l’hypothèse en rapport avec la perte que


connaissent tous les vendeurs des cultures vivrière et maraichère en disant
qu’elle serait dû aux prix bas que le marché propose. A notre niveau nous
pensons que l’amarante générerait un revenu disponible plus que la vente de
maïs, ainsi pour clore cette vague des réponses à nos questions nous
déclarons que les taxes, impôts, le bas prix mauvais état de la route et
autres serait la cause principale de la vente à perte que connait les vendeurs
des marchés de Mbujimayi.
Pour bien mener nos investigations, nous avons utilisé la méthode
dialectique et comme technique la documentation, l’échantillonnage et la
documentation appuyé par les enquêtes sur terrain et nous avons utilisé
deux questionnaires d’enquêtes c'est-à-dire un questionnaire pour les
vendeurs d’amarante et l’autre pour le maïs.
A l’issue de nos investigations, nous avons trouvé que :
- Les vendeurs de maïs travaillent à perte et cela est du à un problème
de transport qui coûte trop cher, 300FC à 400 FC par méga pour le
transport, tandis que les vendeurs d’amarante eux ont un revenu
remarquable pouvant les permettre de bien répondre à leurs besoins et

Mémoire de fin d’étude 47


Conclusion

ces derniers payent pour le transport à moindre prix et le véhicule à


50% et la moto à 30% d’autres font même le pied soit 16,7%.
- 50% des vendeurs de maïs ont fait l’étude secondaire alors que 3,7%
des vendeurs d’amarante ont fait les études secondaires
- Beaucoup de maïs consommé dans la ville de Mbujimayi proviennent
de Ngandajika soit 46,7% et les amarantes proviennent plus de
Mboloko ( Tshitenge) soit 53%.
- La majorité des vendeurs de maïs utilisent comme moyen de transport
le camion soit 90% et ceux d’amarante utilisent le véhicule et la moto
à raison de 50% et 30%
- Les deux vendeurs collaborent avec les agents de l’ADEKOR
- Les acheteurs de maïs sont généralement les consommateurs et
détaillant avec un pourcentage de 73,3% et ceux d’amarante ont 83%.
- Les maïs sont généralement vendu le matin soit 53,3% et l’amarante
quant à elle, elle est vendue à tout moment soit 43,3%
- Les vendeurs de maïs et amarantes arrivent à scolariser leurs enfants
et prendre le soin de santé.
Eu égard à ce qui précède, nous affirmons que la vente d’amarante génère
plus de revenu et que le commerce de maïs se fait avec perte.
Nous suggérons au Gouvernement Provincial de bien vouloir aménagé les
routes de desserte agricole pour les améliorer afin qu’elles soient praticables
ce qui réduirait le coût de transport. Nous demandons aussi de revoir les
taxes perçus par l’Etat et n’est pas agir sur la fixation du prix dans le
marché car ce dernier se fixe selon les dépenses effectuées du lieu de
production jusque dans le marché.

Mémoire de fin d’étude 48


Références bibliographiques

REFFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
I. OUVRAGES

1. KANKONDE M.et Tollens E. (2001) : Sécurité alimentaire au Congo


Kinshasa : Production, consommation et survie. Le Harmattan, Paris,
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néolithique à la crise contemporaine

II. MEMOIRES,TFC,
3. Norbert : Tschouaffé Tshiadjé, (2004), Mémoire « Problématique de
l’agriculture Urbaine à Ouagadougou, cas de la culture maraichère le
long du canal de rejet des eaux usées de l’université de
OUAGADOUGOU.
4. BOGINNIS . (2006), les cultures maraichères dans l’économie des
ménages à Reo et à Goundé. Mémoire de maitrise, Géographie
Université de Ouagadougou, 126 p. Inédit.
5. YALONBE, ( 2015), Mémoire, Enjeux socio-économiques des cultures
maraichères dans la Ville de Mbujimayi, cas de la commune de
Dibindi.
III. RAPPORT
6. COOPI(2008) : module sur les techniques culturales améliorées du
maraichage, manuel des formateurs, COOPI/Mbujimayi, inédit
IV. NOTES DES COURS
7. KAMBI,(2014) : cours de climatologie, Université Officielle de
Mbujimayi, Premier Graduat, inédit.
8. KALAMBAIE,M . cours de commercialisation des produits agricoles,
Grade 1. Économie Agricole, 2015.
9. MBUYI .C. Cours de marketing des entreprises agricoles, Premier Grade
économie Agricole, 2015
V. ARTICLES
10. P.MPANGU BALOMBA,( commercialisation des produits vivriers
paysans dans le Bas-Congo.
11. Tshiomba at al 2015 : Le maraichage et ses fonctions dans le
contexte socioéconomique de Lubumbashi en RDC.
12. KIMANKA Célestin(2012) : le commerce informel transfrontalier
dans la région des grands lacs.
VI. WEBOGRAPHIE
13. WWW.Gnis pédagogie.org /maïs-origine et caractéristique
14. www.Santé, lefigaro.fr/mieux – être/ nutrition-aliments/maïs
que contient-il ?

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