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LE MILIEU PHYSIQUE 9

que février), commence le déclin de la chaleur qui se continue de mars à


avril, d'avril en mai, de mai en juin et de juin en juillet et août où nous
nous retrouvons aux mois les moins chauds.
Ces constatations appellent deux observations : la première c'est que
l'harmattan ou vent du nord-est saharien, qui est considéré comme un vent
froid dans le Soudan, est plutôt considéré ici comme un vent chaud. (Quant
à sa caractéristique d'être un vent asséchant, elle ne varie pas mais il est
senti comme un vent froid et asséchant dans le Soudan, un vent chaud et
asséchant à la Gôte d'Ivoire). Cette différence dans la façon avec laquelle
on le considère ici et là, vient sans doute de ce que l'harmattan qui part
du Sahara en novembre, décembre, janvier et février est froid et même
glacial à son point de départ rhais semble se réchauffer assez rapidement
en traversant le Soudan et, quand il arrive ici, vers le huitième degré de
latitude nord, dans les contrées humides et généralement voilées habi-
tuées au vent du sud-ouest, à la mousson de l'Atlantique, il fait l'effet
d'un vent à la fois desséchant et chaud et il est même redouté des Euro-
péens à cause de sa chaleur. Il chasse les nuages, nettoie le ciel, lui donne
la couleur du saphir et les mois de décembre et de janvier sont ici parmi
les plus chauds de l'année et février le plus chaud.
La seconde observation à faire est que la période de grosse, d'épouvan-
ble chaleur qui existe au Soudan au printemps, qui commence dans la
seconde quinzaine de mars, atteint son maximum en avril et en mai, com-
mence à descendre sérieusement en juin, n'existe pas ici, soit que les
pluies très précoces (qui commencent à tomber en février et mars et à for-
tes tombées en avril et en mai) refroidissent la température qui tendrait
naturellement à s'élever soit que la proximité de la mer (300 kilomètres
environ) et l'action incessante et violente de la mousson dès le mois de
mars où elle reprend le dessus agissent dans le même sens. Peut-être les
deux causes opèrent-elles. Quoiqu'il en soit, les monstrueuses chaleurs
soudanaises qui se développent du 15 mars à la fin de juin avec leur maxi-
mum en avril et mai n'existent pas ici.
La saison sèche (fin novembre, décembre, janvier et le plus souvent
février) est donc caractérisée ici par une température qui, au lieu de bais-
ser de novembre à décembre, de décembre à janvier pour se relever un
peu en février comme au Soudan, monte rapidement au contraire de no-
vembre à décembre, de décembre à janvier, de janvier à février. L'har-
mattan domine. Le ciel est pur. Il y a beaucoup de soleil.
La seconde saison, ou première saison des pluies, comprend mars, avril
mai et juin. Le vent du sud-ouest prend le dessus et se met à souffler
(pour jusqu'au mois de novembre suivant) d'une façon extraordinairement
violente le matin jusqu'à midi. L'après-midi il se calme un peu quoiqu'il
ait encore des sursauts de temps en temps, vers 14 heures, 16 heures et il
se repose généralement le soir (18 heures, 20 heures); ii recommence vers