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UNIVERSIDAD ABIERTA PARA ADULTOS

(UAPA)

ASIGNATURE:
Conversation Française
TERME:
Le travail final

FACILITATEUR:
Mohamed El Fakhkhari

MATRICULE:
16-11366

PARTICIPANTE:
Glory Ana Germán Valdez

Le 22 juin 2021

Republique dominicaine
Le college CRISTO DE LOS MILAGROS est fier de compter dans ses rangs MR JEAN-PIERRE JEA-
MICHEL professeur de français et d’anglais, qui est depuis Aout 2012 titulaire du Master 2
(Français Langue Etrangère -diffusion du français) délivré par l’Université d’Etat de la
republique D’Haiti.
Il devient ainsi l’un des premiers professeur au saint du college à obtenir un Master 2 français
d’enseignement du français langue étrangère.
Il ne compte pas rester en si bon chemin et va poursuivre des travaux de recherches dans le
domaine de l’enseignement du français langue étrangère mais aussi pour se Voyager
étrangère.

il nous fait le plaisir de répondre à l’interview pour la lettre d’information sur sa vie et son
expérience.

Notre première question: où êtes-vous né? et où as-tu fait tes études primaires?
Je suis né en Haïti le 1er décembre 1991, et j'ai fait mes études primaires dans une école
chrétienne surtout dans la deuxième ville d'Haïti, où j'ai d'ailleurs passé de très bons moments,
car depuis que je suis petit j'aime les langues telles comme le français, l’anglais’ español,
italien etc. ,,,,, car après mes études primaires ainsi que secondaires dans la même école.
Après je suis allé à l’Université d’Etat d'Haïti où j'ai estudié les langues modernes j'ai quitté
cette université avec 6 langues, et ici où je suis.

Quel a été votre parcours d’études?

Comme je viens vous le dire, waooo j'ai commencé à apprendre le français de chez moi
comme qui dit, puis en maternelle du maternel au primaire et jusqu'à la fin comme c'est tous
les livres, ils sont en français et le français est la deuxième langue de mon pays car tu as déjà
une idée.
- Pourquoi avoir choisi d’étudier les langues étrangère especialmente le Français?

Je n’avais pas d’objectif précis sinon de découvrir une langue étrangère quand j’ai choisi
d’étudier le français. Après mon premier cours de français, je me suis découvert une passion
pour cette langue qui était tout à fait nouvelle et différente pour moi. J’ai donc tout
naturellement décidé de continuer jusqu’à ce que je puisse maitriser la langue.

Avez-vous rencontré des difficultés dans vos études de français? Comment les avez-vous
surmontées ?
Je n’ai pas eu de grandes difficultés lors de mes études ni en grammaire ni en prononciation du
fait principalement de ma grande motivation à apprendre le français. Personnellement, j’avais
même l’impression que c’était très facile. Trouver l’occasion de pratiquer le français a été pour
moi la seule vraie difficulté.

Pouvez-vous nous parler de vos expériences d'apprentissage du français dans l'alliance


français d’Haïti?

En Haïti l’alliance Français, il n'était pas si facile d'apprendre le français par rapport à d'autres
langues étrangères comme l'anglais ou d'autres langues asiatiques. L'anglais est très présent
dans la vie de tous les jours et peut être lu, écouté et pratiqué partout.

L'Alliance Française d'Haïti était le seul endroit pour pratiquer le français en participant à des
activités, des ateliers et des clubs. La période ne nous permettant pas d'accéder facilement à
Internet, nous n'avons pas pu consulter les informations faute d'électricité et des grèves
politiques, ni télécharger des chansons en français. La médiathèque de l'Alliance Française
reste le seul accès à la langue française. J'ai donc essayé de me perfectionner dans cette
langue en utilisant les ressources de la médiathèque : bandes dessinées, magazines, journaux,
romans, etc.

Dans le cadre de l’enseignement du Français Langue Etrangère, vous avez eu l’occasion


d’aller en France, gardez-vous un bon souvenir de votre passage en France ?

La reponse est non mais canada oui


C’était une grande occasion de découvrir le pays, la culture et de connaitre les gens.
Pouvez-vous expliquer aux jeunes en quoi consiste votre métier?

Je suis enseignant au primaire et au secondaire et je suis dans l'éducation depuis 9 ans (cette
année j'ai surtout découvert une nouvelle méthode, une nouvelle adventure dans l'art d'être
enseignant, d'autant plus quand on est professeur de langues. Pour à chaque niveau, il y a des
compétences spécifiques à acquérir (français, mathématiques, découverte du monde...) et
aussi des compétences transversales (méthodologie, autonomie, cohabitation...) Par
conséquent, vous devez préparer vos cours en toute connaissance de cause.

Pour acquérir ces compétences, chaque enseignant dispose d'une liberté pédagogique : le
mode d'apprentissage est laissé libre à l'enseignant en Haïti, en France, comme ici en
République Dominicaine, il n'est pas imposé, ce qui est intéressant. Il est important de donner
du sens à ce que l'on fait et d'éveiller chez l'élève le désir d'apprendre et de savoir.

Et concrètement, si vous deviez décrire les principales tâches que vous effectuez au cours
d’une semaine type ?

Tout est préparé en amont – en arrivant dans la classe, je sais exactement ce que je vais
faire. Nous sommes obligés de tenir un cahier-journal dans lequel est noté ce que l’on va
travailler, les compétences à acquérir et la façon dont on va procéder. Par exemple, travail en
groupe, travail en binôme, ou individuel ; outils utilisés, manuels, objets pour manipuler et
visualiser, etc.

« La préparation c’est ce qu’il y a de plus long : pour une journée de cours, il peut y avoir
presque une journée de préparation, en début de carrière. L’été, si on a la chance de
connaître la classe dans laquelle on sera affectée, on planifie le programme de toute
l’année. »

Et puis à cela s’ajoute la surveillance de la cour de récréation : on a un roulement entre


enseignants. Nous avons aussi plusieurs réunions, appelés conseils des maîtres ou conseils de
cycles : il y a beaucoup de travail entre collègues. Même si on est plusieurs enseignants et qu’il
y a des moments de partage, il faut supporter et aimer être seul (devant sa classe) et il faut
savoir gérer cela.
Faut-il une qualité où un talent particulier pour exercer le métier de professeur des écoles?

« Il faut être multitâche! »

Il y a beaucoup de « paperasserie » à faire (pour les élèves en difficulté, les sorties scolaires…),
et on ne s’en doute pas vraiment à première vue. Les gens ne se rendent pas compte non plus
de tout le travail en amont (hors classe) – il y a beaucoup de réflexion sur les cours. Avoir un
bon sens de la pédagogie, et avoir un peu d’expérience (hors école) permet de prendre un peu
de recul.

Qu’est-ce qui fait que vous aimez votre métier?

Beaucoup de choses

Je suis dans une grande école, où il y a une bonne ambiance, et j’aime les grandes équipes.

Ce qui me plait le plus c’est la préparation des cours : comment faire découvrir aux élèves telle
ou telle notion, de façon la plus ludique, j’essaie de « mettre en scène » les apprentissages afin
de les intéresser le plus possible… Et voir également où on les amène. Et les élèves eux-
mêmes nous apportent beaucoup : cette interaction est vraiment intéressante !

Mais aussi le nombre d’élèves par classe – j’en ai actuellement 26, mais il y en a 5 en difficulté,
et c’est parfois compliqué de pouvoir les aider, particulièrement quand les parents sont
réticents à toute proposition, ou quand des parents sont dans le déni des problèmes de leur
enfant. Parfois j’aimerais que l’Education Nationale ait plus de poids sur la décision des
parents…

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite vous imiter et poursuivre des
études de Français?
Il faut avant tout avoir un objectif précis pour apprendre une langue étrangère. Et ensuite dès
que l’on commence l’apprentissage d’une langue, il est nécessaire de poursuivre ses études
jusqu’à ce qu’on atteigne un bon niveau de langue. Enfin, il ne faut surtout pas se décourager
dès que l’on doit faire face à une difficulté. Tout au long de mon expérience d’enseignement,
j’ai vu trop d’étudiants qui décidaient d’abandonner leur apprentissage du jour au lendemain
après 3 ou 4 mois d’études pour la principale raison qu’ils ne trouvaient pas l’occasion de
parler français.