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18/03/2018

Cours pour 3ème année médecine dentaire


Année universitaire : 2017/2018

Présenté par Dr Makhlouf Akram,


Assistant en pharmacologie.

• Introduction

• Définition

• Mécanisme d’action des antibiotiques

• Mécanisme de résistance aux antibiotiques

• Antibiotiques en odontologie

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• Les antibiotiques représentent un véritable enjeu médical et économique en


médecine buccale. Ils font partie des médicaments les plus fréquemment
prescrits en odontologie, où ils participeraient pour environ 30 % aux
prescriptions.

• Cependant, dans de nombreuses situations, leur prescription ne serait pas


forcément utile et ne correspondrait pas aux recommandations actuelles. La
conséquence inévitable a été l’émergence de nombreuses souches bactériennes
pathogènes résistantes aux antibiotiques, nécessitant le besoin toujours croissant
de nouvelles molécules.

• Ainsi, il semble important pour les antibiotiques, encore plus que pour toute
autre classe pharmacologique, de les prescrire de manière précautionneuse et
parcimonieuse, en d’autres termes, savoir rationaliser sa prescription pour ne pas
la rationner. Une bonne utilisation des antibiotiques commence d’abord par une
connaissance rigoureuse des différentes molécules à disposition et d’intérêt en
médecine dentaire.

: [ATB] Agents antibactériens naturels d’origine biologique


et/ou synthétiques et/ou semi-synthétiques.

: empêcher la multiplication des bactéries (bactériostase) ou entraîner


leur destruction (bactéricide) par une action au niveau d’une ou plusieurs
étapes métaboliques indispensables à la vie de la bactérie.

• Les antibiotiques diffèrent fortement entre eux de par leurs propriétés


physiques, chimiques et pharmacologiques, mais aussi leur spectre
antibactérien et leur mécanisme d’action.

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• 2 grands lieux d’action : La paroi et le cytoplasme.

• 5 modes d’action :
(1) sur la synthèse de la paroi bactérienne (peptidoglycane);
(2) Altération de la membrane cytoplasmique;
(3) sur la synthèse des protéines ;
(4) sur la synthèse des acides nucléiques;
(5) sur le métabolisme intermédiaire (synthèse des folates).

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• β-Lactamines (Pénicillines, Céphalosporines,


Carbapénèmes, Monobactam)
• Mode d’action:
• Fixation aux PLP « Protéines Liant la Pénicilline »,
enzymes (transpeptidase) de la membrane cytoplasmique
impliquées dans la phase terminale de l’assemblage
du PG
• Inhibition de la transpeptidation
• Activation des autolysines (élimination ou inactivation
d’un inhibiteur de ces enzymes, qui sont des hydrolases)
Bactéricides

• Glycopeptides (Vancomycine, Teicoplanine)


• Mode d’action : Inhibition de la synthèse du PG
en formant des complexes avec les résidus peptidyl
D Ala- D Ala des précurseurs du PG lorsqu’ils
émergent de la membrane cytoplasmique.
Bactéricides

• Fosfomycine
• Mode d’action : sur la pyruvate-N-acétylglucosamine-
transférase, enzyme permettant de constituer
les précurseurs du PG.
Bactéricide

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• Polymyxines (colistine)

• Mode d’action : Destruction de la membrane comme un détergent


(après désorganisation de la membrane externe des bactéries Gram
négatif).

Bactéricides.

Sous unité 50 S du ribosome

Sous unité 30 S du ribosome

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Macrolides et apparentés Chloramphénicol

• Mode d’action: Liaison de façon • Mode d’action: Attachement à la


réversible à la sous-unité 50S sous-unité 50S (au site A)
des ribosomes (site P) inhibant empêchant l’attachement des
la transpeptidation et la Aminoacyl-tRNA au site A du
translocation. ribosome.

Bactériostatiques Bactériostatique

Aminosides Tétracyclines

• Mode d’action: Fixation sur la • Mode d’action: Fixation


sous-unité 30S du ribosome. réversible à la sous-unité 30S
o À concentration sub- des ribosomes empêchant
thérapeutique: erreurs de lecture ; l’attachement des Aminoacyl-
o À concentration thérapeutique: tRNA au site A du ribosome.
inhibition de l’élongation de la
chaîne peptidique en bloquant le
complexe d’initiation. Bactériostatiques
Bactéricides

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Quinolones/Fluoroquinolones Rifampicine

• Mode d’action : Inhibition de la • Mode d’action: bloque la


réplication de l’ADN en transcription par la liaison à la
antagonisant la sous-unité de la sous-unité β de l’ARN-
gyrase A. polymérase bactérienne.

Bactéricides Bactéricide

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• Mode d’action : inactivation


d’enzymes impliqués dans la
synthèse des purines et de
certains acides aminés
essentiels.

 Bactéricide

• Une souche bactérienne est dite résistante à un ATB quand elle est
capable de se développer en présence d’une concentration élevée
d’antibiotique.

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• Les bactéries se défendent contre l'action des antibiotiques :

en se rendant imperméables à leur pénétration


Défaut d’entrée de l’ATB dans la bactérie
(Bactéries à Gram -): défaut des porines,
Extrusion de l’ATB de la bactérie
(Bactéries à Gram + ou à Gram -): efflux,

en produisant des enzymes capables de les inactiver


(β-lactamases, penicillinase, cephalosporinase ..)

en modifiant la structure de leurs cibles


(modification de PLP ..)

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I. Microbiologie des infections buccodentaires

II. Éléments de choix d’un antibiotique

III. But de l’antibiothérapie en odontologie

IV. Quand instaurer une antibiothérapie ?

V. Pharmacologie des antibiotiques utilisés en médecine dentaire

VI. Choix de l’antibiothérapie en odontologie

• En l’absence d’infection, l’écosystème buccal est constitué d’une flore mixte, complexe,
représentée pour la plupart par des bactéries anaérobies.

• Ce sont les mêmes bactéries que l’on retrouve dans les infections odontogènes,
typiquement dominées par les cocci à Gram négatif, les streptocoques facultatifs et les
microaérophiles.

• En effet, les infections endodontiques et périapicales sont secondaires à l’envahissement


des tissus par des bactéries salivaires ou celles de la plaque dentaire. La flore est alors
riche en anaérobies à Gram négatif (Porphyromonas, Prevotella, Fusobactérium), mais
également en streptocoques, staphylocoques, entérocoques et entérobactéries.

• Dans le cas des parodontites, la flore de la poche parodontale contient une plus grande
proportion de bacilles à Gram négatif. Parmi ces bacilles, Agregatinobacter
actinomycetem comitens, Porphyromonas gingivalis, Prevotella intermedia sont
considérés comme les trois principales bactéries. Mais on retrouve également, en
fonction de l’âge du sujet, son terrain et le microenvironnement écologique, Bacteroïdes
forsythus et Prevotella intermedia.

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• Les cellulites cervicofaciales d’origine dentaire ne sont pas spécifiquement


caractérisées par des germes particuliers, la flore est hétérogène et
polymicrobienne aéroanaérobie. On retrouve généralement parmi les germes
anaérobies ceux de la flore buccale commensale, les streptocoques a et b
hémolytiques, le genre Clostridium (perfringens et histolyticum), les
staphylocoques, les fusiformes et le genre Actinomyces.

• Dans les péricoronarites, les bactéries anaérobies strictes sont représentées par les
bacilles à Gram négatif : Streptococcus viridans, Prevotella intermedia, Prevotella
melaninogenicus, Prevotella oralis, veillonella, Actinomyces naeslundii,
capnocytophaga, Actinomyces viscosus.

• Enfin, dans les ostéites et les ostéoradionécroses, il y a absence de flore spécifique,


on y retrouve généralement la flore buccale commensale.

• Ces infections buccodentaires ne sont pas spécifiques d’un seul genre bactérien,
leur pathogénie est liée non seulement aux facteurs de virulence des germes, mais
également à la synergie entre les différentes bactéries de la flore.

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• l’utilisation d’antibiotique ne devrait avoir lieu que pour prévenir un risque


infectieux potentiel et reconnu ou pour traiter une affection bactérienne vraie
et avérée.
• Avant toute prescription d’antibiotiques en odontologie, il est important de
distinguer une atteinte inflammatoire d’une atteinte infectieuse et d’adapter la
prescription au diagnostic.
• Une première règle fondamentale et non négociable est que toute
antibiothérapie doit être associée, dans tous les cas où cela est possible, à un
geste chirurgical, qu’il s’agisse de drainer une collection purulente ou d’effectuer
une pulpectomie, par exemple.
• La prescription doit tenir compte de l’état médical du patient, de ses
antécédents médicaux et chirurgicaux, des traitements dont il bénéficie et de
ses potentielles hypersensibilités allergiques ou non.

1- Antibioprophylaxie :
• c’est la prévention d’une contamination bactérienne potentielle du fait d'une
situation à risque induit par le geste thérapeutique.
• nécessite une prise unique d'antibiotique une heure avant le geste clinique.
• Elle est recommandée ou non justifiée, selon l'acte et l'état général du patient.
2-L'antibiothérapie curative :
• elle est destinée à traiter une infection bactérienne, en complément au traitement
chirurgical et mécanique.
• Les situations cliniques nécessitant ou non une antibiothérapie varient selon la
nature de la pathologie et l'état du patient.

Dans le cas des maladies parodontales, le prélèvement bactériologique avec


antibiogramme n’est pas effectué.

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La décision d’instaurer une antibiothérapie est prise selon le but recherché, la


population à traiter, du type de geste et de la nature/ gravité de la pathologie
infectieuse :
1-Antibioprophylaxie :
(actes de prévention non sanglants, soins conservateurs…)
l’antibiothérapie prophylactique n’est pas indiquée quel que soit le niveau de risque
infectieux du patient.

Est considéré comme invasif un acte susceptible d’induire une infection locale, à
distance ou général.
- Pour la population générale, la plupart des actes invasifs ne nécessite pas d’antibiothérapie
prophylactique.
- Chez le patient immunodéprimé, l’antibiothérapie prophylactique dépendra des situations
cliniques.

1-Antibioprophylaxie :
(suite)
- Chez le patient à haut risque d’endocardite infectieuse, l’antibiothérapie
prophylactique est recommandée :
• pour tout acte dentaire impliquant une manipulation de la gencive (par exemple, le
détartrage) ou de la région périapicale de la dent ;
• en cas d’effraction de la muqueuse orale (excepté l’anesthésie locale ou locorégionale).

2-Antibiothérapie curative :
Quel que soit le niveau de risque infectieux du patient, en présence d’une infection
accompagnée de fièvre, adénopathie ou œdème persistant ou progressif,
l’antibiothérapie curative sera toujours indiquée en complément du traitement local
adéquat.

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• deux groupes :
les pénicillines,
les céphalosporines →peu d’application en odontostomatologie.

• Parmi les antibiotiques les plus prescrits et les mieux tolérés.


• utilisées en première intention dans les infections odontogènes car leur
effet bactéricide couvre l’ensemble des micro-organismes étiologiques
des infections.
• Parmi l’ensemble des pénicillines, seules les aminopénicillines
(ampicillines, esters d’ampicilline, amoxicilline), ou pénicillines orales à
large spectre, présentent un intérêt en odontologie.

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: Le spectre des aminopénicillines est dit « large ». Il inclut les


cocci à Gram positif et à Gram négatif, les bacilles à Gram positif et les anaérobies à Gram
négatif de façon variable.

:
 stable en milieu acide → voie orale.
 l’amoxicilline : absorption plus rapide et complète + biodisponibilité de 70 % à 80 %
(préférer à l’ampicilline).
 Bonne diffusion tissulaire et liquidienne.
 La demi-vie d’une heure.
 excrétion principalement urinaire (utilisation chez les insuffisants hépatiques).

: En médecine buccale, l’amoxicilline est l’antibiotique de


choix en première intention à chaque fois qu’une indication d’antibiothérapie ou
d’antibioprophylaxie est posée et qu’il n’y a pas de contre-indication à sa
prescription.
• Les aminopénicillines sélectionnent les bactéries productrices de bêta-lactamases.
Ce mécanisme de résistance peut conduire à utiliser, en deuxième intention, une
association d’amoxicilline et d’acide clavulanique (Augmentin®). Ce dernier inhibe
les β-lactamases.
• Cette association peut être indiqué en première intention dans les infections
sévères.
• Posologie: (amoxicilline)
• Adulte : 2 g/jour en 2 à 3 prises, pendant au minimum de 7 jours.
• Enfant :
• >30 mois: 25 à 50 mg/kg/jour en 2 à 3prises, max de 3 g/jour.
• <30 mois: 50 à 100 mg/kg/jour en 3 prises espacées de 8 heures.

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:
 Les plus fréquents et potentiellement les plus graves sont d’ordre immunologique : les
réactions d’hypersensibilité (manifestations allergiques, dont urticaire, œdème de
Quincke, gêne respiratoire) qui constituent une contre indication.
 Affections gastro-intestinales: diarrhée, nausées, coloration dentaire superficielle chez
l’enfant, habituellement réversible après brossage des dents ;
 Affections hématologiques et hépatobiliaires.
:
• Allergies,
• mononucléose infectieuse.
:
o Méthotrexate; déconseillé (toxicité hématologique).
o Allopurinol ; à prendre en compte (risque accru de réaction cutanée).

• leur spectre identique étroit.

• leur résistance croisée.

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• Parmi les trois familles de macrolides, les C14 et C16 sont les plus utilisés en
odontostomatologie :

macrolides C14 : Érythromycine sous forme d’esters ; Clarithromycine;


Rocithromycine.

macrolides C15 : azythromycine.


macrolides C16 : josamycine, spiramycine (Rovamycine®), spiramycine +
métronidazole (Rodogyl®, Birodogyl®).

: recouvre les bactéries à Gram-positif, les cocci à Gram négatif,


certains bacilles à Gram négatif (H. inflenzae, M. catarrhalis, Pasteurella Sp., Bordetella
Sp.), les bactéries à développement anaérobie, les bactéries à développement
intracellulaire, les mycoplasmes et apparentés, les spirochètes, les bactéries responsables
d’infections gastro-intestinales.

:
 Principalement par voie orale,
 importante distribution tissulaire:
• dans les tissus, notamment les tissus pulmonaires et hépatiques ; ils présentent une
excellente diffusion amygdalienne et dans la cavité buccale ;
• à l’intérieur des cellules, notamment les polynucléaires et les macrophages ;
 Erythromycine: puissant inhibiteur enzymatique.
 La destruction est assurée par le foie.

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: Ils sont efficaces sur la plupart des germes


responsables d’infections odontogènes, d’où leur prescription en première
intention dans le cas d’allergie aux b-lactamines. En deuxième intention, ils
sont prescrits dans le but de la prévention du risque infectieux chez le
diabétique, en cas de valvulopathies et de rhumatisme articulaire aigu.

• Posologie:
• Le rythme de prescription peut donc varier de 3 prises par jour pour l’érythromycine
(base ou stéarate) ou la spiramycine à 1 prise par jour pour l’azithromycine.
• La durée de traitement est fonction de la gravité de l’infection, au minimum de 7 jours,
sauf pour l’azithromycine, dont la durée de traitement est de 3 jours.
• Enfant : peu de spécialités, adapter la forme et le dosage au poids de l’enfant.

: troubles :
 gastro-intestinaux : nausées, vomissements, dyspepsie, diarrhée (rarement sévère), douleurs
abdominales, pancréatite. De rares cas de colites pseudomembraneuses ont été rapportés.
 cutanéomuqueux et allergiques :rash, photosensibilité, arthralgies, urticaire, prurit,
rarement œdème de Quincke, réactions anaphylactiques.
 Hépatotoxicité et troubles transitoires de l’audition.
:
• Allergies,
• Insuffisance hépatique grave,
• + colchicine.

• Macrolides utilisables: erythro, josa, midéca et spiramycine,


• Azithromycine à partir du 2ème trimestre,
• Le reste: prudence.
à éviter.

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:
• Hormis la spiramycine, tous les autres macrolides présentent de nombreuses interactions
médicamenteuses (théophylline, statines, dérivés de l’ergot de seigle, ciclosporine, cisapride,
quinidine, anticoagulants oraux)

Association spiramycine/métronidazole:
Spiramycine; effets bactéricides buccodentaires étant donné ses concentrations salivaires, gingivales et
dans l’os alvéolaire.
Le métronidazole est un antiparasitaire antimycosique actif sur les bactéries anaérobies strictes. Du
groupe des 5-nitroimidazolés, il est bactéricide très efficace dans le traitement des infections
anaérobiques sévères.
l’association spiramycine/métronidazole permet de réduire la posologie prescrite, d’élargir le spectre
d’action et d’obtenir une synergie potentialisatrice.
Elle diffuse dans la salive, le fluide gingival et dans les tissus buccodentaires.
Elle est indiquée dans le traitement des infections aiguës et chroniques ou récidivantes telles que
cellulites, parodontites et dans la prévention des infections postopératoires.
Elle est contre-indiquée en cas d’allergie, d’allaitement et en cas de grossesse au cours du premier
trimestre.

• Lincomycine
• Clindamycine +++

: Le spectre antibactérien des lincosamides est large adapté à la


flore pathogène de la cavité buccale, mais ne comprend pas les bacilles aérobies à Gram
négatif (Eikenella corrodens, Haemophilus Sp., Moraxella Sp. et Escherichia coli)

:
 la clindamycine a une grande absorption orale, une importante diffusion tissulaire et
surtout osseuse et salivaire.
 demi-vie d’élimination est de 3 heures.

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: la clindamycine est généralement considérée comme


un antibiotique de seconde intention après échec de l’amoxicilline ou en
première intention chez les patients présentant une allergie aux bêta-
lactamines. Cependant, cet antibiotique c’est montré efficace dans de
nombreuses indications en médecine buccale.

• Posologie: (clindamycine)
• Adulte ,
• antibiothérapie, doses journalières de 600 à 2400 mg en 2 ou 3 prises.
• antibioprophylaxie, prescrite à 600 mg en une seule prise dans l’heure qui précède le geste à risque.
• Enfant ,
• antibiothérapie, 8 à 25 mg/kg/24 heures, en 3 à 4 prises, en fonction de la sévérité de l’infection.
• antibioprophylaxie, 15 mg/kg per os dans l’heure qui précède le geste.
• Les formes galéniques disponibles ne sont pas adaptées à l’enfant de moins de 6 ans.

::
 troubles gastro-intestinaux et colites pseudomembraneuses.
 Réactions Allergiques et cutanéomuqueux.
:
• La seule contre indication vraie de la clindamycine est une hypersensibilité allergique aux
lincosamides.
• Grossesse et allaitement,
:
• Il s’agit essentiellement de précautions d’emploi, avec la ciclosporine et les topiques gastro-
intestinaux et les antiacides.

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• composés d’un mélange de deux types de molécules agissant en synergie,


• Pristinamycine : Pyostacine®. (Seule qui présente un intérêt en médecine
dentaire).

: active sur les cocci à Gram positif. Elle possède une bonne
activité sur les souches de S. aureus résistantes ou non à la méticilline. Les streptogramines
présentent une meilleure efficacité sur les bactéries anaérobies.
:
 Absorption bonne et assez rapide,
 Excellente diffusion (ne passe pas dans le LCR),
 Métabolisme hépatique et élimination essentiellement biliaire,
 demi-vie d’élimination est de 6 heures.

: indiqués en première intention dans le traitement des


infections odontologiques. Son utilisation doit être réservée aux patients
allergiques aux bêta-lactamines. Elle est également utilisée en
antibioprophylaxie.

• Posologie :
• Adulte ,
• Antibiothérapie, 2 à 3 g/jour en 2 ou 3 prises (→ 4 g/jour en cas d’infection sévère et grave)
• Antibioprophylaxie de l’endocardite infectieuse, 1 g une heure avant le geste à risque.
• Enfant ,
• antibiothérapie, 50 mg/kg/jour, en 2 à 3 prises, au moment des repas.
• antibioprophylaxie, 25 mg/kg. Pas de formes galéniques disponibles à l’enfant.

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::
 troubles gastro-intestinaux (vomissements, diarrhée, pesanteur gastrique), colites
pseudomembraneuses et colites aigues hémorragiques;
 Réactions cutanée, pustulose exanthématique aiguë généralisée (imposant l’arrêt du
traitement).
:
• allergie;
• antécédent d’éruption pustuleuse avec la pristinamycine ;
• Insuffisance hépatique sévère,
• Grossesse et allaitement,
:
• Déconseillé avec la colchicine.
• Des précautions d’emploi sont à prendre avec les immunosuppresseurs (ciclosporine et
tacrolimus) car inhibition de son métabolisme hépatique (doser les concentrations sanguines
de l’immunosuppresseur, contrôler la fonction rénale et adapter sa posologie pendant
l’association et après son arrêt).

• subdivisées en deux grandes générations:

La première génération comprend :


chlortétracycline, méthylène-cycline, oxytétracycline, déméthylchlortétracycline et
tétracycline.

La seconde génération :


obtenue par hémisynthèse et ayant une action prolongée,
comprend la doxycycline et la minocycline. Ces deux dernières sont les plus utilisées en
odontologie.
Seule la doyxycline possède une autorisation de mise sur le marché (AMM) en France
pour une indication en médecine buccale.

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: Leur spectre d’action est très large et s’étend aux cocci à Gram
positif et à Gram positif aérobies et anaérobies, et aux bacilles à Gram positif et à Gram
négatif. Les bactéries les plus sensibles sont Brucella, Pasteurella, les chlamydiae,
gonocoques, méningocoques.

:
 Absorption par voie orale incomplète, sauf pour la minocycline et la doxycycline, chez
lesquelles elle est presque complète, diminuée par le fer, le calcium, les gels d’alumine
et les pansements gastriques.
 La minocycline et la doxycycline diffusent très bien dans l’organisme.
 La demi-vie d’élimination est de 18 heures environ.
 Élimination essentiellement biliaire.

: En odontologie, l’utilisation des tétracyclines est


réservée à des indications très réduites (pour la doxycycline). Il s’agit
principalement des parodontites agressives en complément du traitement
mécanique local.

• Posologie :
• Adulte , 200 mg/jour en une prise, de préférence le matin au cours du petit-déjeuner,
pendant 14 jours.

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: Les principaux effets indésirables de la doxycycline sont :

 dyschromie dentaire ou hypoplasie de l’émail en cas d’administration chez l’enfant au-


dessous de 8 ans ;
 troubles digestifs (nausées, épigastralgies, diarrhée, anorexie, glossite, entérocolite,
candidoses anogénitales) ;
 réactions allergiques (urticaire, rash, prurit, œdème de Quincke, réaction anaphylactique,
purpura rhumatoïde, péricardite, exacerbation d’un lupus érythémateux préexistant);
 réaction de photosensibilisation, rashs, très rares cas d’érythrodermie;
 cas de troubles hématologiques (anémie hémolytique, thrombocytopénie, neutropénie,
éosinophilie).

:
• L’hypersensibilité allergique,
• chez l’enfant de moins de 8 ans (risque de coloration dentaire),
• la femme enceinte à partir du 2e mois de grossesse,
• ainsi que chez la femme allaitant.

:
• Contre indiqué: L’association avec les rétinoïdes, le risque d’hypertension intracrânienne
étant important.
• Il convient d’être particulièrement prudent :
• anticoagulants oraux
• une diminution de l’absorption digestive des cyclines (formation de complexes) est possible lors
d’association avec : le fer, le calcium, le strontium, le zinc.

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1. Critères bactério-pharmacologiques :
• Bactéries pathogènes supposées présentes au cours d’une pathologie
donnée→ nécessité de connaitre les étiologies.
• Spectre d’action de l’antibiotique.

2. Critères pharmacocinétiques :
• ATB efficace et diffusible au niveau du site infectieux, à concentration
suffisante.
• Rythme d’administration adapté au t1/2 d’élimination et au mode de
bactéricidie de l’ATB (temps ou dose dépendant).

3. Critères liés au terrain:


• Insuffisance Rénale : risque de surdosage ou néphrotoxicité : adaptation
posologie (amoxicilline, glycopeptides), Les tétracyclines sont à éviter.
• Insuffisance Hépatique: Réduction des posologies des macrolides et tétracyclines.
• Allergie :β-lactamines remplacés par macrolides.
• Nouveau née : adaptation posologie poids/maturité des organes.
• Enfant : CI des tétracyclines avant 8 ans,
• Femme enceinte : l’amoxicilline > les macrolides >le métronidazole > amoxicilline
– acide clavulanique.
4. critères de tolérance :
• Selon les effets indésirables et les contre indications de chaque classe par rapport
au sujet à traiter et traitement associé.

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• En odontostomatologie, les antibiotiques sont indiqués dans le traitement des infections


buccodentaires, la prophylaxie de l’endocardite infectieuse, la prévention de la diffusion de
l’infection et des complications postopératoires infectieuses. La prescription des
antibiotiques répond à des règles et tient compte du terrain du patient et des éventuels
risques de sélection des bactéries résistantes.
• D’après les recommandations, au cours des infections de sévérité moyenne, les
antibiotiques recommandés en première intention en ambulatoire en monothérapie per os
regroupent les pénicillines A (amoxicilline), les 5-nitro-imidazolés seuls ou associés aux
macrolides et, notamment en cas d’allergie aux bêta-lactamines, les macrolides, les
streptogramines (pristinamycine) et les lincosamides.
• Les associations d’antibiotiques comme l’association amoxicilline-acide clavulanique ou
amoxicilline-métronidazole sont recommandées en deuxième intention.
• Les cyclines (doxycyclines) doivent être réservées au seul traitement de la parodontite
agressive, même si d’autres antibiotiques peuvent être utilisés.
• L’utilisation des céphalosporines n’est pas recommandée.
• Dans les infections sévères, en milieu spécialisé, on prescrira les mêmes familles
d’antibiotiques par voie parentérale avec des adaptations de posologie selon le foyer et
l’état fonctionnel. Les glycopeptides seront prescrits en cas d’allergie aux b-lactamines et/ou
de résistance.

L’utilisation irraisonnée des antibiotiques a


conduit à une émergence très inquiétante de
bactéries de plus en plus résistantes.
Il est essentiel de bien prescrire les antibiotiques
(antibiotique adaptée, posologie & durée
adéquate…) pour éviter l’augmentation de la
résistance.

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