Vous êtes sur la page 1sur 23

f 1

Cette Communication ne peut être citke culavec 1taut.orisation


préalable de l'auteur.

Conseil International C.ï$. 1965


pour l'Exploration de la Mer ATQ 132
Joint Commit-kee on Oceano--- 1
.-
-Ir

graphic Tables and, Standards

Variation de la Masse Volumique de 1.'eau


e n fonction de sa Composition Isotopique
Par
Maur ice Mena ch 0

Office de la Recherche Scientifique et Techni-


que Outre - Mer.

-=-=...
RESUNE. -
L'objet de cette communication est dfétablir une
relation en3re la masse volumique d'un kchantillon d'eau et
la composition isotopique de cet échantillon, puis de se
faire une opinion s u r l'importance de l'écart pouvant exister#
dans des conditions données de température et de pression, en-
tre les masses volumiques de deux kchantillons d'eau pure de
composition isotopique aussi différente que possible.

Soit, pour un kchantillon d'eau pure :


(. = la déviation relative au SMOW de la concen-
"'ISl8
,
- +

tration en O et
A r = la différence, exprimée en g/ cm3, entre la
masse volumique de l'kchantillon et celle d'une eau pure de
même composition isotopique que le SMOW, dans des conditions
données de température et de pression.
^h
--- 1-

r n p M
L-- JI
2

En supposant constant le volume d'une molécule


d'eau quelle que soit la formule isotopique de cette molécule,
et en tenant compte des relations établies entre les déviations
relatives au SpriOV, de la concentration des trois isotopes loun%
0~7, et D: on arrive A la formule :
Af' = 3,'7.10-6518 .
D e l'examen de valeurs de y,8 publiées par
DANSGAARD (1964) pour 84 stations réparties sur taut le globe,
on arrive à la conclusion que los écarts de masse volumique par
rapport à une valeur m o y e n n e sont limités , en tout lieu et en
toute saison, à ;

3..10-6 g / c m 3 @ans l'immcnse majorité des cas


-6
7.10 g/cm3' dans les cas excepti*onnels,

Des valeurs plus élevées ne pourraient &tre obte-


nues qu'aux latitudes polaires.

Les travaux de COX et de ses collaborateurs en vue


d'ktablir une équation d'état de l'eau de im ont mis en relief
l'importance du problème du choix d'un liquide de référence pour
les déterminations précises de la masse volumiqus3,

La masse volumique d'un corps étant la masse de


l'unité de volume de ce corps, une déterminaklon-de masse volu-
mique implique deux opérations distinctes : une mesure de masse
e t une mesure de volumc,

A l o r s que la masure très précise de masse n e pré-


sente pas aujourd'hui de difficultés sérieuses, il n'en cst pas
de m6me de la deuxième opération, la mesure de volume, Une me-
s u r e directe, par voie gkombtrique, du volume d'un objet, et

. ./. .
3
à condition que cet objct ait une forine qui facilite cette
mesure &recte, est toujours très laborieuse et; se pr6te dif-
ficilement la haute précision,

Dans la pratiquc, o n tourne cette difficulté en


mesurant un volume égal d'un liquide de référence dont, par
ailleurs, on connaft la masse volumique avec une précision
suffiBante.

Pour les liquides en général, pour l'eau de nier


en particulier, le liquidc de réfkrcnco a été, jusqulà ces
dernières années, l ' l ' e a u pure", privée d'air, & 4OC (température
de la masse volumique maximale de ce corps) et sous la pression
d'une atmosphère normale,

La masse volumique d e ce corps de reference est


égale 0 , 9 9 9 972 g/cm3, avec une incertitude généralement con-
sidérée comme inférieure .
1.10-6g/cm 3

D e s tables et des formules permettent de calculer


la masse volumique de l'eau purc dans des conditions différentes
de température, de pression et de concentration e n air dissous
avec, toutefois, unc précision legèrement moindre,

O n trouvera dcs détails sur cette question dans un


i
récent -article des CAHIERS OCEANOGRAPHIQUES (MENACHE, 1965)

Les donné'cs que nous possédons sur la masse volu-


mique de l'eau datent du début de ce siècle, ct ont é t 6 établies
& une époque oÙ l ' o n , considersit l'eau comme un corps parfaite-
ment défini.

Dcpuis cette époque, la découvcrte des isotop.cs


stables dc l'hydrogène ct dc lloxygènc, qui cntrent dans la
composition de 1 Gau cn proportions légèrement variables, rcilifk+
en question la validité de toutcs ces données, considér6cs
4
pendant longtemps comme fondamentales.

L moins qu'on se qontente d'une prkcision moyenne,


l!eau n e peut plus atre considérée comme un corps parfaitement
défini. Sa composition isotopique, donc s e s propriét6s physiques.
varient légèrement d'un échantillon & un autre. Enfin, et
c'est la chose la plus regrettable, nous ignorons aujourd'hui i%
quelle variété isotopique d'eau correspondrait la valeur fonda-
menkale : 0,9!2J972 g/cm3, qui en reprdsonterait la masse volu-
mique maximale.

En d'autres termes, nous n e disposons plus, aujourdl


hui d'un corps.de reference porr la détermitaticm de haute pré-
cision de la masse volumique.

En attendant que de nouvelles déterminations soient


entreprises cn vue d'obtenir de nouvelles valeurs précises de la
masse volumique correspondant une cau de composition isotopi-
gue definic, il est de la plus hauts importance que nous ayions
aujourd'hui une idee de ltordr3 de grandeur quc peut présenter,
dans l e s cas l e s plus dbfavorables, la différence entre l e s mas-
ses volumiques de deux echímtillons d'eau naturelle de composi-
tion isotopique aussi diff4ronte que possible. Nous serions alors
en mesure, lorsque nous constatons des différences entre les r d -
sultats de dbterininations portant sur diverses varidtes d'eau,
de discerner dans ces diff6rences la part qu'il faudrait a-ktri-
b u e r i% la différence de composition isotopique des dchantillons
et celle que nous devrions considérer comme e r r e u r d'observation.

Clest dans I C but de répondre & cette nécessité que


nous nous somqes ddcidb i% entreprendre cet expose sommaire sur
la composition isotopique de l'eau et sur ses rapports avec la
masse volumiquct de ce liquide.

Nous y avons &té gentiment et efficacement aide par


M. G. N I E F , Chcf de la Section de Spectrométrie de Masse au

. 6 ./. .
5,
C e n t r e d ' E s s a i s N u c l g a i r e de SACLAY, F r a n c e , que nous sommes
heureux de r e m e r c i e r i c i ,

D,eux v a r i é t é s i s o t o p i q u e s d e l ' h y d r o g è n e e n t r e n t
dans la c o n s t i t u t i o n des d i f f é r e n t e s moldcules de l ' e a u :
1 2
l ' h y d r o g è n e proprement d i t , H ou I-ï et l e d e u t é r i u m , D o u II ,
I l s l e e o n t , a p p r o x i m a t i v e n e n t , en atome-gramme, dans l e r a p p o r t :

Les symboles D , E , conine p a r la s u i t e , O 1. 6 , 0 ' 7


18
O , f i g u r a n t dans un r a p p o r t , r e p r é s e n t e r o n t , pour s i m p l i f i e r
l'étriture, la c o n c e n t r a t i o n de l ' e a u , en atomes-grannos, en
c e s d i v e r s QlBments. I1 en s e r a de mgme -p o u r l e s formules mo-
léculaires H O
2
18
, H201 6 , H D O ~ ~e t' c . . .,
qui représenteront égale- .
ment l e s c o n c e n t r a t i o n s , en moles, l o r s q u l e l l e s , f i g u r e r o n t dans
un r a p p o r t .

La c o n c e n t r a t i o n a b s o l u e en deuterium de l ' e a u
est :
D
"'D = -;-;w-
1;
6 0-
.10-6 = 160 ppm,

I ppm, ou p a r t i e gar r n i l l i o n de D r e p r é s e n t a n t I atome-gramme de


D pour un m i l l i o n d'atones-grammes du mélange ( D + 13).

Un t r o i s i è m e i s o t o p e de l ' h y d r c g è n e , l e t r i t i u m , ? ' ,
ou 2 ,n ' e x i s t e dans l ' e a u qu'A l ' é t a t de t r a c e s , e t son i n c i d e n -
ce sur l a masse volumique du l i q u i d e e s t t o t a l e m e n t n é g l i g e a b l e ,
-1 8
Sa c o n c e n t r a t i d n dans l ' e a u é t a i t de l ' o r d r e de 10 avant l a
d e r n i è r e g u e r r e e t s ' e s t a c c r u e j u s q u ' a 1 0- I 5 à la s u i t e d e s
m u l t i p l e s ' e x p l o s i o n s n u c l é a i r e s des 2 0 d e r n i è r e s a n n é s s .

../. . d
6
Trois baridtés isotopiques de lioxyg&ne existent
égaledent dans les molécules d'eau, dans les propÓ&bohs moyen-
nes suivantes r
O' 8/31 7/01'** 2 000/400/997 600,

Les variations de la concentration en d'un


Qchsnfillon d'eau par rapport & un autre sont d e n s un rapport
ékrait avec les variations correspondantes de ln cancentration
en Oi8 et peuvont se calculer A partir de ces dennièreSb Cette
proprieté permet, dans les analyses isotopiques, de ndgliger de
p m c d d e r h la determinhtion de la concentration en 0 " et de s e
Ibimiher c o l B s de e t de D e

A priori, 9 molécules différentes d'eau pourraient


atre form6es partir des deux espèces d'isotopes d'hydrogène
s t des Crois espèces d'oxygène,

l3n fait, la présence simultanee de p l u s d i u n


isotopo l o u r d dans une mulécule e s t re-rissime, et il niy a pra-
tiquemen+ que 4 variétes d'eau t
I 14 oi a,
H20I6, HDO ~ ~ et0H2 ~ 7
<
16
Lf&u lourde, D20 n'exiske dans la lzature q u y 8
l'dtkít de traces, associée aux molécuies H O t 6 et dans
2

. / La molécule n e peut &tre isolée,

Les 4 moldcules diffdrentes d'ead se trouvent en


ritdldngo B u sein du liquide dans 1- proportioxis approximatives

2.1. -
EffeB CA& l'OvaporatZano- LToau peu4 dontc
&tre considkrdo coinme une solution dans la. varibtd la plus
7
16
l d g è r e e t l a p l u s abondante H Z O des 3 v a r i é t é s plus l o u r d e s :
ID~I'~H
, , ~ 1 7e t 1-1 O 18 .
2

Gans c e t t e s o l u t i o n , l a v o l a t i l i % &B b ~ & . . i B 6 L t b . -


16
c u l e du s o l v a n t EI 0 e s t légèrement plus é l e v é e qua c e l k e d e s
2
mol6cules p l u s l o u r d e s de s o l u t é .

Une é v a p o r a t i o n a donc pour e f f e t d ' e n r i c h i r l e


l i q u i d e en i s o t o p e s lourds, a l o r s que l a vapeur engendrée e s t
plus p a u v r e en c e s éIèm2nts. effet e s t Qviderment q u a l i t a t i -
vement l e mgme s ' i l s ' a g i t d ' d b u l l i t i o n , donc de d i s t i l l a t i o n ,
I
1
I De c e t t e p r o p r i d t é d é c o u l e n t l e s i m p o r t a n t e s con-
l

séquences s u i v a n t e s :

I " ) l ' e a u de mer e s t gdnéralement p l u s r i c h e en


i s o t o p e s lourds que l ' e a u douce du c o n t i n e n t ;

l
l 2 " ) l'eau d i s t i l l é e e s t p l u s pauvre en i s o t o p e s
lourds (donc p l u s l d g è s e ) quo l e l i q u i d e & p a r t i r duquel e l l e a
é t 6 obtenue.

30) l c s nuages fcrmbs p a r l f d v a p o r a t i o n océanique


dans l e s r é g i o n s chaudes o u ternp6rées du g l o b e , s ' a p a u v r i s s e n t
progressivemcnt en i s o t o p e s lourds au fur e t à mesure q u ' i l s
d o n m t l i e u A d u s p r d c i p i t a t i o n s au c o u r s de l e u r p r o g r c s s i o n
v e r s l e s r d g i o n s d e p l u s en p l u s froides. Il en r é s u l t e que l e s
eaux de p r d c i p i t a t i o n s o n t p l u s l é g è r e s en c l i m a t . f r o i d q u f e n
c l i m a t chaud.
L
I

l
a ) e l l e s s o n t donc d e p l u s en p l u s l é g è r e s mesure
" i

que l a l a t i t u d e c r o i t .

b ) dans une m h n e r d g i r J n e l l e s s o n t p l u s légères en


montagna q u ' e n p l a i n e .
8

c ) En un meme l i e u , e l l e s s o n t p l u s l é g è r e s en
s a i s o n f r o i d e q u ' e n s a i s o n chaude. Dans ce d e r n i e r c a s , 1'616va-
t i o n c:e la t c i p 1 r a t u r t s , en s n i s ' l n 'chnutle, eli nugmcntant l ' & v a -
p w n t i n , a j o u t e sr)n e f f e t & l ' e n r i c h i s s e m e n t cle l'eau en isot:jpes
17urcls.

A l o r s que l a composition i s o t o p i q u e de l ' e a u


c o n t i n e n t a l e e s t a s s e z v a r i a b l e , c e l l e de l ' e a u de mer, & con-
d i t i o n que c e l l e - c i s o i t s o u s t r a i t e aux i n f l u e n c e s c b t i è r e s ,
et en p a r t i c u l i e r , t o u t e a d d i t i o n d'eau douce, e s t remarqua-
blement c o n s t a n t e (DANSG&îRD,l961, EPSTEIN & IviAYEDA, 1 9 5 3 ) .

DANSGJzhRD e s t i m e que dans ce c a s , l a v a r i a t i o n


de l a c o n c e n t r a t i o n en 0 l 8 n e d é p a s s e pas 1 ppia de p a r t e t d ' a u -
tre d ' u n e v a l e u r moyenne.

C e t t e remarquable p r o p r i 6 t é a &videInment k t 6
I

aise a p o f i t pour l a d d f i n i t i o n d ' u n Q t a l o n de composition i s o -


t o p i q u e de l ' e a u .

C R A I G (19612) a a i n s i d é f i n i une eau d e mer


moyenne, l e S.I\s.O.W. ( S t a n d a r d Mean Ocean W a t e r ) , dont il a f a i t
l'eau d e r6fd.rence pour l e s c o n c e n t r a t i o n s en oxygène - 1 8 & en
deuterium.

Cet é t a l o n e s t d é f i n i p a r les r a p p o r t s i s o t o p i q u e s
suivants :

r' = D/Ii = 1.58 ppm


D

N I E F e t s e s c o l l a b o r a t e u r s , p a r une d é t e r m i n a t i o n
flus p r e c i s e ( r é s u l t a t s non p u b l i é s ) t r o u v e n t pour r l a valeur :
D

I
r
D
= D/H = 161,7 ppm,
.../. *
9
Le s1\101d e s t l u i m&me d é f i n i par r a p p o r t B un
& t a l o n p r i m a i r e , constitué p a r un 6 c h a n t i l l o n d' eau conservé au
N a t i o n a l Bureau o f S t a n d a r d s de WASHIMGTON, p o r t a n t l e n @ 1 e%
gén6ralement d6signd p a r l e symbole NBS-1.

Ce d e r n i e r d c h a n t i l l o n , dont l e s c o n c e n t r a t i o n s
en oxygène-18 e t en deuterium s o n t conmcs avec p r é c i s i o n , e s t
d i s t r i b u 6 en Lampoules de Pyrex s c c l l 6 e s de 0 , l gramme.

C R A I G donne l a r e l a t i o n s u i v a n t e e n t r e l e s con-
c e n t r a t i o n s clu Sil/loV e t de NI3S-l :

0' '/Oid (SNOW) = 1 ,008 O' 8/01 ' (NBS-1 )


D/H (SMOW) = 1 , 0 5 0 D/H (NBS-1 ).

4. D E V I A T I O N RELATIVE AU SMOW ( 5)
La d é v i a t i o n d e l a concentI&ion en un i s o t o p e
lourd d ' u n é c h a n t i l l o n d ' e a u r e l a t i v e m e n t au SNOW o u , p l u s s i m - '

ploment, l a " d d v i a t i o n r e l a t i v e " de c e t i s o t o p e l o u r d ( d a n s 1 ' 6 -


c h a n t i l l o n p a r rap& au S M O W ) , . e s t donn6e par l a formule :

r (échantillon) - r (SMOW)
- . 1 O00 ,
r (SNOW)

dans laquelle, n o u s l t a v o n s v u , r r e p r é s e n t e , p o u r l ' i s o t o p e en


q u e s t i o n , l e r a p p r r t du nombre d'atomes cle c e t isotope au nombre
d'atomes ?-e l ' i s o t o p e l e p l u s l é g e r e t l e p l u s & o n d a n t du m'&me
Q l è m e n t , t o u s deux contenus dans un volume donné 13 l ' é c h a n t i l l o n .

En d é s i g n a n t , r e s p e c t i v e m e n t , p a r r d 0e t rn l e s
rapports
4 0
0l8/Ol6 e t D/H, par
~

*I

et rD lu u
J.es déviations r e l a t i v e s
de o'O e t %o D p a r rappork au SMOW, nous pouvons é c r i r e :

. . ./. . ,
10

r
D
(éch.) - rD (SMOW) '

=--------------------------- * 1 O00
r (~MOW)
D

avec r e s p e c t i v e m e n t ,

(SWOW) = 1 9 9 3 , 5 Ppm, que n m s a r r c , n d i r o n s


1' 8
2 O 0 0 pp1n
(SMOW) = 161 , 7 ppm, que n3us a r r c n d i r o n s &
r
D
1 6 0 ppm.

Bien que l e SPiOW ne sdt. p a s cansicldrk comme un


é t a l o n pour les c o n c e n t r a t i o n s en 0 l 7 ,
nous pouvons a t t r i b u e r au
1 7 16
rapport r = O /O l a v a l e u r moyenne 400 ppm, e t d é f i n i r une
17
déviation relative $,7, p a r r a p p o r t áu SMOW, en é c r i v a n t :

-
r I 7 (SMOW)
rl 7
(éch.)
=-------------------------- . 1 O00
r (SMOW)
17

avec r (SIvfOW) = 400 ppm.


17

5. REL,'LTION ENTRE 5 J,,


D, ets,8

Ces t r o i s p a r a m è t r e s s o n t l i é s p a r l e s d e u x r e -
l a t i o n s suivantes :

. .:/. ..
11

Dans l a deuxième r e l a t i o n , % t a b l i e l a suite


d ' u n nombre important de n e s u r e s , s e u l l e c o e f f i c i e n t c nous
i n t é r e s s e . Le terme c o n s t a n t , en e f f e t , dont l a v a l e u r rmyemie
e s t ií = i o $9, p o u r r a ê t r e n é g l i g é clans l e s c a l c u l s que nous
e n t r e p r e n d r o n s p l u s l o i n cle l a v a r i a t i o n de l a masse volumique
d
en f o n c t i o n ?'es 2 Q v i a t i o n s r e l a t i v e s .

DANSGAi,IlD ( 1 9 6 4 ) , a é t u d i é cllune fac,on d é t a i l l é e


l a v a l e u r du c o e f f i c i e n t c pour l e s eaux provenant cle d i v e r s e s
r é g i o n s du globe. Ce c o e € f i c i e n t e s t é g a l 8 dans l'immense
m a j o r i t é des c a s . C ' e s t l e cas en p a r t i c u l i e r pour les eaux
continentales de t o u t lfh6misphère N o r d , l ' e x c e p t i o n cle
l ' A f r i q u e e t du P r o a h e O r i e n t . o s s t i n f é r i e u r .& 8 en c e r t a i n s
p o i n t s du globe ( c e r t a i n e s P l e s t r g p i c a l e s , c e r t a i n s rivières
I& l a c s de l ' A f r i q u e O r i e n t a l e e t du Proche O r i e n t ) o ' l'dvapo-

r a t i o n e s t p a r t i c u l i è r i a e n t i n t e n s e , e t pour l o q u e l s r 1 g a une
v a l e u r r e l a t i v e m e n t &Levée, pouvant même ê t r e légèrement su-
pkrieure à o. Pour c e s c a s e x c e p t i o n n e l s , la v a l e u r c = 5 e s t
u n e moyenne a c c e p t a b l e .

Ces r é s u l t a t s s o n t m i s on évidence s u r l a f i g u r e
1
de CRAIG (-1967 ) r e p r é s e n t a n t l a
p o u r un nombre î = p o r t a n t de S t a t i o n s , T o & 8.

l e s p o i n t s s ' y trouvent a l i g n é s s u r l a d r o i t e
/ /"

r"
l ' e x c e p t i o n d ' u n p e t i % nombre de p o i n t s pour l e s q u e l s ,8 a u n e
v a l e u r é l e v é e , e t q u i r e p r é s e n t e n t l e s eaux de l a c s e t cie r i v i è r e s
&l' Z f r i q u e O r i e n t a l e . P3ur c e s p o i n t s , on a c = 5 .
L

6. i-.
& f o r - i f i c a t i o nd e l a inasse volumique correspondant å une
v a r i a t i o n de 1 ppm de l a c m m e n t r a t i o n en deuteriuia,
Le c a l c u l e s t fandé s u r l ' h y p n t h è s e q u e , & une t a r i p h r a t u r e " .
e t s o u s une p r e s s i o n données, le valume d'unemo1dcule d ' e a u
12

e s t s e n s i b l e m e n t c o n s t a n t q u e l l e que s o i t l a foriiiule i s o t o p i q u e
'da c e t t e molécule.
Prenons un m i l l i o n d'atomes-grammes d'hydrogène
ordinaire, H, l ' a i d e d e s q u e l s nous formerons 106/ 2 moldcules-
grammes d ' e a u €i2 0 16 . La masse t o t a l e e s t 18/2.10 6 = 9.10 g . o
r'

I I n t r o d u i s o n s dans 1'enseixble un atome-gramne d e


D p a r s u b s t i t u t i o n ci'une moldcule-granme de I-IDO 1 6 une moléexle-
gramme de H 0 1 6
2
.
Le volume t o t a l ne v a r i e r a pas s e n s i b l e m e n t , alors
que la masse t o t a l e s e r a augmentée de 1 g r a m " , representant l e
s u r c r o e t de m a s s e de 13 pa'r r a p p o r t H.

L a inasse voluinique s.era a i n s i augmentée de :


1/9.1dm6 = 1,1.10-7 g/cm 3 .

6 . 2 . M o d i f i c a t i o n d e l a ~na-ssevolurnique c o r r e s -
pondant à une v P r i a t i o n d e 1 p p m delci c c m c e n t r a t i o n en oxygène

Un c a l c u l Znalogue à c e l u i q u i v i e n t d ' % t r e f a i t
i
pour D nous Ferinet Ciétablir
I
L
- q u f å un a c c r o i s s e m e n t d e 1 ppni de la concen-
t r a t i o n en 0 ~ 7
correspond un a c c r a i s s e m e n t ce la masse volumique
r
de :
1/18.10-6 = 0,56.IOu7 d c m3 .,
I
N ~ u sa t t r i b u o n s ~~u~SPfOIl, eau d e mer p a r d é f i n i -
t i o n , une mnsse valumique é g a l e à c e l l e d ' u n e c.au douce de m'&me
compos i t i o n i s o t opique .
Sait
JO
c e t t e masse volumique, e t s o i t
volumique Cilun é c h a t t i l l o n d'eau ctwice de composition i s o t o p i q u e
P l a masse

d i f f e r e n t e , J e t Y s s e r a p p o r t a n t aux m@?mesc o n d i t i o n s cie tempéra-


t u r e e t de pressi,on.

N o u s naus prc.posons d e c a l c u l e r l a d i f f 6 r e n c e
by en f o n c t i o n d e s é c a r t s + Sauf cas e x c e p t i o n n e l s ,
&Isera négatif.

Grace aux 6 q u a t i o n s r e l i a n t
D
d i f f é r c n ce d e v i e n t f o n c t i o n du seul p a r a m è t r e

Dans la,, r e l a t i 2 n :
$.= ci,, + d

L e terme constcant C: a une v a l e u r moyenne IO$C, é q u i v a l e n t à


une c o n c e n t r a t i o n en deuterium de 1 , 6 ppin, l a q u e l l e correspon-
d r a i t un é c a r t c o n s t a n t de masse volumique 9 4 2 . 1 0 - 7 g/cm 3 fiar,-
f a i t einent n é g l i g e a b l e .

pliquorons donc la formule :

8
avec les v a l e u r s :
c = 8 a p p l i c a b l e clans l'kminense m a j o r i t é d e s c a s ,
puis
c = 5 a p p l i c a b l e daEs les cas e x c e p t i o n n e l s .

. . ./.. .
14

7.1. E c a r t d e l a m i l s s e v o l u m i q u e correspondant 8. = 140.-

avec r , 8 (SMOW) = 2 000 ppm.

L ' b c a r t du r a p p o r t r
pour l ' k c h a n t i l l o n p a r rap-
18
p o r t au SMOW, r e p r é s e n t e par l e numérateur du p r e m i e r membre,
e s t donc é g a l à 2 p p m , auquel c o r r e s p o n d r a un Q c a r t de l a m a s s e
volumique de :

- r I 7 (6chan-t.)
- r17 ( sMCid. ) . 1 O 0 0 = 1/2;
17
r 1 7(SMOW)

avec r (SNOW) = $ 0 0 ppm.


17
c

"1 7
(Echan%.) - r17 (SHOW) = 0 , 2 ppm.
d

L ' d c a r t c o r r e s p o n d a n t de l a masse volumique e s t d e :


0 , 2 x 0 ~ 6 . 1 0 - 7+ O , I . I O - ~ g/cm 3.
4
L ' e f f e t du à 817 e s t clonc l e 1/20 de c e l u i c1Q à
&8
. . ,/. . .
r
D
( SMOW)

4
avec r ( S I ~ ~ O W=
) 160 ppm.
D
r
D
(3:hdant. ) - r
D
( S M O W ) = 1 , 2 8 ppm.

s o i t , pour l a . masse volumique, un & c a r t d e :


I ,28 I , I . I O -==~ 1 , 4 . 1 0 -7 g/cm 3 .

11 une u n i t 6 ( $ o ) de
-6 )-%-a -r t -t c-r h-l -: 18
correspond donc une v a r i a t i o n d e masse volumique égale à :

PJous pouvons Q c r i r e :

Cettc: f o r m u l e r e s t e v a l a b l e s i r e p r é s m . t a it l a
mass 01 unique d ' u n e eau p u r e quelconque, que cette a t -
b

t r i b u 6 e au SPfO[.J.

7.1.2. C a s exceptionnels & = 5 & *-


18
r
0=doit a t r e diminué d e 3 $o p a r r a p p o r t au c a s g é n é r a l . L a
d i m i n u t i o n corresponclante ~e Arsera :
1
x 158 -7 3,
1 009 ./. .
16

ce q u i donne :

7.2. Remarque i m p o r t a n t e concernant l'eau de mer.-


Nous avons signc3-16 au c h a p i t r e 3 q u e , p o u r l ' e a u
d e mer n ' a y a n t s u b i aucun mbngc-?avec de l'eau douce, l a l i m i t e
18
cle v a r i a t i o n de l a c o n c e n t r a t i o n en O e s t c!e 2 1 ppm.

IA c e t t e v a l e u r , c o r r e s p o n d pour r18 la v a l e u r :

$18 =
1
. $L 000 = 1/2 $0,

2 O00

e t pour l a masse volumique une l i m i t e de v a r i a t i o n :

Une eau p u r e , q u i s e r a i t e x t r a i t e cle l f c n u de mer


s a n s a l t é r a t i o n de l a 1composition i s o t o p i q u e , a u r a i t donc une
masse v h i q u e c o n s t a n t e à mieux q u ' u n e u n i t é de l a 6ème d6ci-
male en g/cm 3 .

Nous nous r é f 8 r e s o n s uniquement aux renseignements <~

,
p u b l i é s dens : \ 'i

1
a ) l a f i g . 1 , page 1702, (t'une n o t e de CRAIG (1961 )

b ) l e t a b l e a u no 10, pages 459-461, d'une n o t e c?e


DANSGAARD ( 1964) .
. ./. ..
17

L L e preiilier ducuimnt rend compte $&esr é s u l t a t s


fi' e n v i r o n 400 a n a l y s e s i s o t o p i q u e s c f a c t u é e s p a r l ' a u t e u r
c! sur d i v e r s Q c h a n t i l l o n s d ' e a u provenant de r i v i è r e s , l a c s ,
n e i g e , g l a c e , p r é c i p i t a t i o n s , de r é g i o n s v a r i é e s .

La f i g u r e représente l a 5-,
en

I
f o n c t i o n cle
- 46 e t + @o.
b,, pour les v a l e u r s de comprises e n t r e

Les p o i n t s r e p r é s e n t a t i f s y s o n t a l i g n é s cltune
f a ç o n s p r x t a c u l a i r e sur l a d r o i t e :

l ' e x c e p t i o n d ' u n p e t i t nombre pour l e s q u e l s


correspondant pour l a p l u p a r t B des é c h a n t i l l o n s en provenance
de r i v i è r e s e t de l a c s d ' i i f r i q u e O r i e n t a l e . Pour c e s d e r n i e r s
p o i n t s , on a u r a i t p l u t a t : c = 5.

T o u s l e s p o i n t s pour l e s q u e l s ,8 5 --
22$0
r e p r é s e n t e n t d e l a n e i g e o u de l a g l a c e des deux p b l e s .

L e deuxième dccumcnt r e p r o d u i t ICs r d s u l t a t s


d ' a n a l y s e s i s o t o p i q u e s f a i t e s sur des é c h a n t i l l c n s provenant

I d ' u n r é s e a u monc!ial de S t a t i o n s d t a b l i d e p u i s I 9 6 1 c o n j o i n -
tement p a r 1'AGENCE INTERNATIONALE de 1'ENERGIE ATOMIQUE e t
p a r 1 ORGANISATION MSTEOROLOGIQUE MONDIALE pour 1 Qtude
iI r '
d e s i s o t o p e s de l ' h y d r o g è n e e t d e l ' o x y g è n e dans l e s eaux
de p r d c i p i t a t i o n ,

. ./*
c u.
18

Les r e s u l t a t s p u b l i é s p a r DJ;I'?SGA:RD concernent


des d c h n n t i l l o n s r e c u d L l i s mensuellement en I961 e t 1962 en
p l u s Cie 80 s t a t i o n s .

Sur c e t a b l e a u , f i g u r e n t p o u r chaque s t a t i o n ,
e n t r e a u t r e s c ' o n n d e s , l e s v a l e u r s maxímales e t minimales d e
5 18 e t Ge ci, a i n s i que la v a l e u r moyenne de c.

L'examen de ce t a b l c a u nous permet de f a i r e l e s


remarques s u i v a n t e s :

10) l e s valeurs de i n d i q u é e s pour chaque s t a t i o n ,


X I8
p e r m e t t e n t &e comparer les c a r a c t 6 r i s t i q u e s d e c e t t e s t a t i o n
5 c e l l e s clu SMOI?.

S i nous voulons nous p l a c e r dans l e s c a s les


p l u s d6favorables

pondant
,

chaque s t a t i o n ,
s8
nous d e v r i o n s c h o i s i r p
s o n s , parmi l e s deux v a l e u r s min.. et g8r c e s comparai-
max. corres-
a p l u s grande en v a l e u r a b s o l u e , que
que nous clgsignerons p a r
18.M'

T o u t e f D i s , l e SMOW, l i q u i c l e e x c e p t i o n n e l l e m e n t
dense, n a u s p a r a i t mal c o n v e n i r comme l i q u i d e de cornparaison
pour une étudo p o r t a n t s u r les m a s s e s volumiques, e t nous
pensons p l u s avantageux de l u i s u b s t i t u e r une eau de composi-
t i o n i s o t o p i q u e noyenne,

La v a l e u r moyenne de Qtant très voisine


de -&$o, prenoxs pour CRU de comparaison une "eau moyenne"
Désignons c e t t e d e r n i è r e v a l e u r p a r
moy. ( x z o i ~ y .= - 8$0 >. S o i t ;P- la m a s s e v o l u -
mique de c e líquidle en g/m13, pour es conclitions données de
tempdrature e t c h p r e s s i o n .
19

. Examinons pour chaque s t a t i o = 11d.car& 8 , q - ~ 8 m 0 y *


Pour 72 s t a t i o n s sur l e s 84 -:u t a b l e a u ?te DiLNSGAhRD, c e t é c a r t
r e s t e , en v a l e u r a b s o l u e , i n f é r i e u r o u é g a l 8$0, quoi
correspontii, pour l e s masses volumiques,

P o u r 1 1 s t a t i o n s , 1'd c a r t ,
en v a l e u r a b s o l u e ,
e s t compris e n t r e 9 e t 2 0 $ 0 , à q u o i corresponcI eli g/cm 3 ,
b

3 "i y- p 4
P a r m i ces ?ernières
-8 .

,
7.10-6

q u a t r e s t a t i o n s Canadiennes
s e f o n t remarquer p a r l e s v a l e u r s les p l u s é l e v 6 e s de l ' é c a r t ,
s o i t 18$0 (EDMONTON e t FORT SMITH) e t 20$0 (GOOSE BAY e t I2THITE-
HORSE).

E n f i n , p o u r une s t a t i o n NORD (Groenlanzl), l l d c a r t


b
e s t en v a l e u r a b s o l u e , é g a l 25$o, ce q u i donne, p o u r l a masse
volumique,
n n

v a l e u r s maximales e t minimales ?e r,8


2 0 ) La comparaison, pour l e s 3 - i r f é r e n t e s . s t a t i o n s :?'es
est i n t é r e s s a n t e , en
ce q u ' e l l e nous r e n s e i g n e sur l a v a r i a t i o n que p e u t s u b i r l a
masse volumique, en une même s t a k i o n , a u oours .-llunc année.

Sur l e s 8 4 s t a t i o n s examinées, 6 2 , s o i t l e s t r o i s
q u a r t s , ont ,?.es
à ~ $ 0 ,à
Jifférences (
q u o i correspon2L
y,8max. - j 8 m i n b1 i n f é r i e u r e s .

j ,'
fmax. - p i n . <
\ 3.10-6 gjcm3,
!'
1.
I
~

2 0.

Pour l e - reste $':es S t a t i o n s , à l ' e x c e p t i o n d ' u n e


seule nor^:, GsoenlanZ) l a r l i f f é r c n c e e s t comprise e n t r e 10 e t
18 '$0, A q u o i c o r r e s p o n d , en g/cm3,

' Dans ce nombre, nous r e t r o u v o n s les q u a t r e S t a t i o n s


Canadiennes c i t d e s p l u s liaut.

une L i f f é r e n c e
24 $0,
E
'b",
'in,
8max.
à l a q u e l l e correspon(4L:
- z,
la seule Station NORD (Groenland) p r d s e n t e
8min. p a r t i c u l i è r e m e n t & l e v é e , s o i t

$max. -fin. = 9.10 -6 g / c m 3 .

8,1 C a s p a r t i c u l i e r 8.e VIENNI3


V I E N N E nous i n t d r e s s e p a r t i c u l i è r e m e n t p a r c e que c ' e s t Cians c e t -
t e v i l l e q u ' o n t eu l i e u , en 18g6-189711es t r a v a u x 6 e THIESEN
(I900) e t :-:e ses c o l l a b o r a t e u r s , a y a n t a b o u t i 1'é l a b o r a t i o n
de l ' u n e :?es deux t a b l e s ?e d e n s i t 6 d e l ' e a u p u r e en v i g u e u r
aujourd'hui ( C f . également PENLCHE, 1 9 6 5 ) .

S e s c a r a c t é r i s t i q u e s s'Q c a r t e n t n e t t e m e n t cte l a
moyenne.

s18,M
Pour c e t t e v i l l e , nous trouvons e n , e f f e t :

a ) une v a l e u r r e l a t i v e m e n i Q1évGale = -16$0.


L ' é c a r t p a r r a p p o r t à l ' e a u moyenne e s t donc + g a l à -8 $0, auquel

L
correspon+-, pour l a masse volumique :
.p - f-8 =
b ) une v a l e u r t r e s Q l e v d e de l a i!.iffdrence min
18
max = 15 $o, soit :
I - 6,8

8 max - fmin = 6.10


-6 ..
g/cm3

c ) l e c o e f f i c i e n t c ldgérement v a r i a b l e s u i v a n t
l a saison :
c = 8 en h i v e r
c = 6 en é t é
a L a / * b
N o u s devons r e g r e t t e r l ' a b s e n c e sur ce r 6 s e a u
mondial, de S t a t i o n s au v o i s i n a g e cies v i l l e s o ù s e t r o u v e n t des
L a b o r a t o i r e s Mdtrologiques p a r t i c u l i è r e m e n t i m p o r t a n t s , t e l s
que : PARIS (Bureau I n t e r n a t i o n a l des P q í c I s e t M e s u r e s ) ,
T Z D D Z T O N (National Physical Laboratory) , TJASHINGTON, MOSCOU.

l o ) Nous avons successivement examiné, p o u r chaque *

S t a t i o n , l ' d c a r t maximum de masse volumique pouvant e x i s t e r en-


t r e l ' e a u e t une leau moyenne" c o r r e s p o n d a n t à d8 = -8 $0.

Dans l'immense m a j o r i t 6 c!es c a s (86 $ des S t a t i o n s )


-6
c e t & c a s t r e s t e i n f b r i e u r ou d g a l à 3 . 1 0 g/cm3.

C e t t e l i m i t e n ' e s t ddpassée que pour un p e t i t .

nombre de S t a t i o n s . Pour c e l l e s - c i , 1 ' 6 c a r t r e s t e l i m i t é 7.10


-6
g/cm 3 , s a u f pour une s e u l e S t a t i o n , NORD, Groenland, p o u r l a -

q d l e il a t t e i n t 9. g/cm 3 .
2 @ )En un m a m e l i e u , l ' & c a r * annuel d e masse
volumique r e s t e , lui a u s s i , i n f Q r i e u r ou & g a l à 3 . 1 0 -6 g/cm 3

pour les t r o i s q u a r t s des S t a t i o n s . 11 e s t i n f d r i c u r o u é g a l


-6
& 7.10 g/cm3 pour l e r e s t e des S t a t i o n s , sauf pour la s e u l e
S t a t i o n NORD pour l a q u e l l e i l a t t e i n t 9.10 -6 g/cm 3 ,

I1 semble donc r a i s o n n a b l e , mises à p a r t l e s


l a t i t u d e s p a r t i c u l i è r e m e n t é l e v é e s , de c o n s i d 6 r e r que l e s é c a r t s
de masse volumiqm r é s u i t a n t du f a c t e u r i s o t o p i e , p a r s a p p o r t à
uen v a l e u r moyenne, s o n t l i m i t é s , en t o u t l i e u e t en t o u t e s a i s o n
à
3.1 O-' @i/am3 dan^ Z'immanae m k j o r i t b des c a s ,
-6
7.10 g/cm3 dans l e s c a s e x c e p t i o m e l s .
. . " / * ..
22

3 " ) au d e l à de c e t t e c l s r n i è r e l i m i t e , nous ne
t r a u v o n s que l ' e a u de l a S t a t i o n NORD ( l a t i t u d e : 8 I c 3 6 ' N ) ,
p u i s l e s g l a c e s p o l a i r e s t Pour c e s c l e r n i è r e s , peut a l l e r
jusqu'à -40 $0, ce q u i donne p o u r l a masse volumique :

= -22.10 -6 g/cm 3
'p- P-8 0

40) D C S Q c a r t s p a r t i c u l i è r e m e n t 61ev6s p o u r r a i e n t
& t r e obtenus en comparant e n t r e eux cleux d c h a n t i l l o n s CL' e a u ,
dont l ' u n s e r a i t p r 8 l e v 6 en s a i s o n friii.de e t en h a u t e l a t i t u d e ,
e t l ' a u t r e en s a i s o n chaude en u n e S t a t i o n pour l a q u e l l e J18 max.
serait positif.

L e c a s absolument l e p l u s d 6 f a r o r a b l e s e r a i t obtenu
en comparant l ' e a u provenant de l a f o n t e des g l a c e s p d a i r e s
(d18=
- 40 $o) c e l l e pr6levdc & Kano en s a i s o n chaucle ( 6, max.
= + IO$o, v a l e u r la p l u s & l e v é e du t a b l e a u cls DtLNSG-&ìRD).

L a d i f f é r e n c e c'e masse volumique e n t r e c e s deux


Q c h a n t i l l o n s s e r a i t a l o r s ( e = 5 & Kano) de 18.10 -6 g/cm 3

Il s ' a g i t i c i d'une l i m i t e sup6rieure absolue, qui


ne s a u r a i t avoir q u ' u n i n t 8 r g t purement t h 6 o r i q n e .
CRA1G.H. , 1 9 6 1
1
. - I s o t o p i c Variations i n Neteoric Vaters.-
S c i e n c e , C X X X I I I , pp 1702-I 7 0 3 .
I

- >
2
- i961 . - Standard f o r reportirg Concentrations o f
Deuteriam and Oxygen- 18 i n N a t u r a l Waters.
I ' o i d . , C X X X I I I , pp. 1833-1834.

DSSSGA.ARD I f . , 1961 .- The i s o t o p i c Coiriposition o f N a t u r a l V a t e r s .


Medd. om Grönland, CLXV ( a ) , pp. 1-120.
- 1964. - S t a b l e i s c t o p e s i n p r e c i p i t a t i o n . - Tellus,
X V I ( 4 ) , pp. 436-468,

EPSTEIN S . , M;':YED. T . , 1953.- V a r i a t i o n s o f t h e O 18 c o n t e n t o f


Water f r o m N a t u r a l S o u r c e s . - Geochim, e t
Cosmochim., Acta 4 , p p . 213-224,

MENACHE 171. 1965. - L i t r e e t D&cim&treCuba. D e n s i t 6 e t Masse


V o l m i q u e . Consdquences d e 1 I abandon du
l i t r e comme u n i t 6 de volume p o u r les mesures
de p r 6 c i s i o n . - C a h i e r s Ocdanographiques,
sous p r e s s e .

THIESEN M., 1900 I - Untersuchungen Über die t h e r m i s c h e Lusdehnung


von f e s t e n u n d . t r o j g % a r f l ü s s i g o n K Z r p c r ,
a u s g e f ü h r t . durch M. THIESEN, K . SCHEEL und
DIESSELHORST. - W i s s e n s c h a f t l i c h e í'ibhandlun-
gen der Pliys i k a l i s ch-T e chn i s ch en Re i c hsans -
l a l t , III, p . 68. -