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les salaires.

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**Nouvelle grille des salaires des journalistes

*55.000 dinars pour un journaliste débutant

**Mieux vaut tard que jamais! Les journalistes sont enfin estimé à leur juste valeur. En
effet, un accord collectif portant sur la grille des salaires des journalistes et assimilés a été
signé avec les directeurs des entreprises de la presse publique, sous le parrainage du
ministère de la Communication.
«L’accord collectif signé lundi à Alger portant grille de salaires de référence des
journalistes et assimilés de la presse publique constitue un début de remise à niveau de la
profession», indique un communiqué conjoint des conseils syndicaux des journalistes de
la radio, de la télévision et de l’APS. «En plus de la nomenclature des postes et la
réhabilitation de la carrière des journalistes, cet accord constitue un début de remise à
niveau d’une profession qui a consenti d’énormes sacrifices durant ces deux dernières
décennies», se félicitent les conseils syndicaux. Les salaires des journalistes de la presse
publique vont connaître une augmentation des plus conséquentes. Désormais, un
journaliste débutant (rédacteur stagiaire) touchera plus de 50 mille dinars. Dans
l’entretien accordé à la presse nationale au début de l’année en cours, l’ex-directeur
général de la Radio nationale, Toufik Kheladi, avait donné la nouvelle grille des salaires
sur laquelle s’était accordées les deux parties (syndicats-tutelle). Cet accord fixe un
salaire mensuel net de 54 641 dinars pour un rédacteur stagiaire, soit 57,37%
d’augmentation par rapport au salaire perçu actuellement. Si le rédacteur stagiaire est
confirmé, son salaire net passe à 59.855 dinars, soit une hausse de 61,47% du salaire
actuel. Le salaire mensuel net du rédacteur-reporter atteindra 68.420 dinars, soit 65% du
montant perçu actuellement, selon les dires de l’époque de M.Khelladi. «Le reporter
spécialisé percevra un salaire mensuel net de 80.000 dinars, soit 64% d’augmentation, et
l’éditorialiste classé à l’échelon 32 aura un salaire mensuel net de 140.000 dinars, soit
98% d’augmentation par rapport à ce qu’il perçoit actuellement», avait-il ajouté. La
grille des salaire est-elle la même que celle donné il y a 3 mois par Toufik Kheladi? En
tous les cas, les trois conseils syndicaux assurent que cet accord comporte plusieurs
acquis, dans la mesure où il va dans le sens d’une revalorisation conséquente des salaires
des journalistes et assimilés. «Notre action couronnée par cet accord obtenu au prix d’un
travail de longue haleine, est devenue une réalité grâce à la sagesse de notre corporation,
continuera pour d’autres réalisations dans l’intérêt de ce métier noble et pour la
réhabilitation du service public dans le secteur de la communication», souligne la même
source. Les trois conseils syndicaux saluent également «l’engagement des pouvoirs
publics, à leur tête la tutelle notamment le ministre de la Communication, M.Nacer
Mehal, la centrale syndicale, à sa tête, M.Abdelmadjid Sidi Saïd, ainsi que les entreprises
de la presse publique». Ils ont aussi exprimé «leur satisfaction quant à l’engagement de la
tutelle pour la mise en oeuvre de la revalorisation des salaires des autres corps de métier
de nos entreprises». Mais que signifie véritablement cet accord? L’accord collectif porte
sur la grille de salaires de référence des journalistes et assimilés et comporte la
nomenclature des postes de travail ainsi que le nouveau régime indemnitaire y afférent
pour l’ensemble des journalistes et assimilés de la presse publique. Il porte également sur
le point indiciaire arrêté à 40 DA d’un commun accord entre les sections syndicales des
entreprises de la presse publique et le ministre de la Communication, M.Nacer Mehal,
ainsi que les directeurs des entreprises publiques du secteur de la communication. «Le
Gouvernement a approuvé cet accord collectif qui prend effet à partir du 1er janvier
2012», a assuré M.Mehal à l’issue de la signature de l’accord. Le ministre de la
Communication a garanti à cette occasion que la commission installée au niveau du
ministère, chargée de la révision de la grille de salaires dans son volet relatif aux autres
corps de métiers des entreprises de presse publiques continuera son travail. Le même
point indiciaire des salaires référentiels fixé à 40 DA sera appliqué à tous les travailleurs
des entreprises publiques relevant du secteur de la communication. Voilà donc que la
presse nationale commence à voir le bout du tunnel… mais le chemin reste encore long
pour qu’elle atteigne la place que devrais être la sienne…(L’Expresion-17.04.2012.)

**La nouvelle grille de référence des salaires des journalistes et assimilés, permettant
d’entrevoir une cohérence dans les secteurs des médias publics, a été «le résultat d’une
large concertation», a indiqué, hier à Alger, le ministre de la Communication, Nacer
Mehal.

«Dès l’installation de la commission (commission de la grille de référence des salaires),


j’ai appelé à un dialogue entre les journalistes, leurs représentants syndicaux, afin de se
réunir autour d’une table en présence de la tutelle, de représentants de l’Union générale
des travailleurs algériens (UGTA), du Syndicat national des journalistes (SNJ), ainsi que
du ministère du Travail, de la Sécurité sociale et de l’Emploi», a souligné le ministre de la
Communication dans un entretien à l’APS. «Nous avons placé le mérite et la compétence
comme des critères fondamentaux dans l’évolution de la carrière du journaliste», a-t-il
encore expliqué. S’agissant de la valeur du point indiciaire du projet de la nouvelle grille
de référence des salaires des journalistes et assimilés, le ministre a rappelé que «lors de la
réunion de la commission, lundi passé, le ministère avait avancé une valeur de 40 DA qui
est, a-t-il estimé, le résultat d’un travail «extraordinaire» obtenu grâce à des calculs faits
au niveau des entreprises».

Il s’est interrogé, dans ce cadre, si le traitement proposé n’était pas honorable, à savoir
une grille dans laquelle un journaliste qui commence avec un salaire net de 56 000 DA et
qui termine sa carrière avec un salaire net de près de 140 000 DA. «Le point indiciaire est
évolutif et peut augmenter dans des négociations futures», a-t-il encore fait remarquer.
Répondant à une doléance formulée collectivement par les représentants des sections
syndicales de l’ENTV, l’ENRS et l’APS, lors de la dernière réunion de la commission, à
savoir la réévaluation du point indiciaire de 40 à 45 DA, le ministre de la Communication
a estimé qu’il est du droit le plus absolu des syndicats de revendiquer, mais l’approbation
d’une telle doléance dépend du Premier ministère. (El Watan-26.01.2012.)

 Précisions :

 Suite à l’article publié dans notre édition d’hier, portant sur la nouvelle grille des salaires
des journalistes de la presse publique, le SG de la section syndicale de l’APS tient à
apporter les précisions suivantes : «Il n’y a aucun clivage entre les sections de l’APS et
celles de l’ENTV et de la Radio. Les trois sections de la presse publique (ENTV, Radio,
APS) avaient transmis une plateforme de revendications à la tutelle pour demander un
salaire de base de 75 000 DA, pour un journaliste stagiaire. Le ministère avait proposé un
point indiciaire d’une valeur de 40 DA, soit un salaire net de 56 000 DA pour un
débutant. Les trois sections avaient refusé cette offre, proposant une valeur de 45 DA du
point indiciaire, soit un salaire net de 60 000 DA pour un initié. » Mustapha Ait Mouhoub

 **Augmentation de 25% des salaires à Sonatrach

les parties ont convenu d’une augmentation des salaires de base à un taux de 25%, à
compter du 1er décembre 2011, selon une note interne diffusée hier au sein de
l’entreprise.

Les travailleurs de Sonatrach devraient bénéficier d’une augmentation de 25% de leurs


salaires, selon une note interne diffusée hier au sein de l’entreprise à tout le personnel. Ce
document, qui rend compte d’un cycle de réunions de travail organisées depuis le 2
janvier entre la direction générale de l’entreprise et le syndicat national, indique que
«sous réserve de l’approbation du conseil d’administration de la société, les parties ont
convenu d’une augmentation des salaires de base à un taux de 25%, à compter du 1er
décembre 2011». Si la direction générale a signé cette note d’information avec le syndicat
national, cela veut dire que le principe de l’augmentation a déjà reçu l’aval des autorités.

On sait que l’assemblée générale, qui est présidée par le ministre de l’Energie et des
Mines, Youcef Yousfi, s’est réunie récemment, juste avant la fin de l’année 2011, pour
approuver le plan de développement de l’entreprise à moyen terme. En plus du ministre
de l’Energie, l’AG compte parmi ses membres les ministres des Finances, de la
Prospective et des Statistiques, le gouverneur de la Banque d’Algérie et le représentant de
la présidence de la République. Le conseil d’administration, présidé par le PDG,
Abdelhamid Zerguine, est composé de plusieurs représentants de ministères, de la
Banque d’Algérie, des principaux dirigeants de Sonatrach et de représentants de
travailleurs.
La revendication a été avancée par les travailleurs à plusieurs reprises lors des
regroupements.

 En plus de cette augmentation, le communiqué a annoncé plusieurs mesures qui ont fait
l’objet de revendications au début de l’année 2011. On peut citer l’application, à compter
du 1er janvier 2008, de l’unification du taux de revalorisation des salaires des fonctions
soutien/support et cœur de métiers (fixés initialement à 8%,10%, 13% et 15%) à 18%,
l’octroi d’une échelle à titre exceptionnel au personnel en activité et n’ayant pas bénéficié
d’une promotion durant cinq années et plus de travail effectif et ce, pour l’exercice 2010.
Une augmentation individuelle (AI) de 6% du salaire de base pour 33% de l’effectif au 31
décembre 2011 a été retenue au titre de l’exercice 2011 et ce en application du système de
rémunération, la mise en application de la circulaire relative à l’extension du bénéfice de
l’indemnité compensatoire/IZCV (IC/IZCV) à toutes les formes de retraite, la mise en
application de la décision de régularisation des titulaires de DEUA et de diplôme de
technicien supérieur et la régularisation du personnel dit «faisant fonction».

 Ces mesures étaient en négociation depuis le début de l’année 2011.


Les deux parties ont décidé d’assainir la situation socioprofessionnelle des travailleurs
par la mise en vigueur effective des accords salariaux conclus antérieurement, selon le
document, et elles considèrent qu’elles ont été prises «pour répondre aux attentes et
préoccupations des travailleurs» et sont issues du plan d’action approuvé par la 9e
conférence pour le renouvellement du syndicat national. (El Watan-19.01.2012.)

**Les petits salaires passent à 18.000 DA à compter de janvier prochain

Le gouvernement a décidé une augmentation de 20% du salaire national minimum


garanti (SNMG), à compter de janvier 2012. Celui-ci passe de 15000 à 18000 dinars
algériens.Le salaire national minimum (SNMG) a augmenté de 20% après avoir
augmenté de 30% en décembre 2009, a affirmé le Premier ministre Ahmed Ouyahia à la
presse, à l’issue de la réunion de la tripartite ayant regroupée le gouvernement, l’UGTA
et le patronat. (Ennahar-01.10.2011.)

 *Augmentation de 20.000 da pour les officiers supérieurs de l’armée

Les officiers supérieurs de l’armée nationale populaire (ANP), bénéficieront d’une


augmentation pouvant atteindre 20.000 dinars algériens, avec effet rétroactif, à compter
de janvier 2008. Une instruction a été transmise à toutes les unités, selon des sources
concordantes, par le ministère de la défense nationale, concernant une indemnité
mensuelle de 20.000 dinars au profit des officiers supérieur. Le ministère de la défense
nationale a décidé l’octroi de certaines primes à ses fonctionnaires parmi les officiers
supérieurs de l’armée qui bénéficieront d’une importante compensation à compter du
mois d’octobre prochain.A noter que cette catégorie de fonctionnaires de l’armée
nationale populaire n’a pas connue d’importantes augmentations des salaires. (Ennahar-
01.10.2011.)

**Les syndicats autonomes unanimes:

«La tripartite a profité aux hauts fonctionnaires et au patronat»

 Les syndicats autonomes n’ont pas été tendres avec les participants à la tripartite.
Certains qualifient cette réunion de «monologue et de non-événement», d’autres de
«mono partite, de mascarade et de fiasco».

Les décisions rendues publiques dans la matinée de vendredi, à l’issue des travaux de la
tripartite (gouvernement-patronat-centrale syndicale), ne laissent pas indifférents les
syndicats autonomes. Même s’ils bénéficient d’une représentativité et d’une légitimité
incontestables auprès des travailleurs dans leurs secteurs respectifs, ils n’ont pas été
invités à prendre part à cette réunion, comme l’Union générale des travailleurs algériens
(UGTA). Ainsi, à en croire les propos tenus par les représentants des syndicats
autonomes, ils sont unanimes à déclarer que la tripartite a beaucoup plus profité aux
hauts cadres et au patronat, mais n’a en rien bénéficié à l’ensemble des travailleurs. Pour
Meziane Meriane, coordinateur national du Snapest, cette tripartite ne répond
aucunement aux attentes des travailleurs.

«C’est la montagne qui accouché d’une souris. Le relèvement du SNMG ne va pas à


l’avantage du simple travailleur. Ce sont les hauts cadres, indexés au SNMG, qui
bénéficieront de cette augmentation. Un haut fonctionnaire qui perçoit un salaire de 200
000 DA aura une augmentation de 40 000 DA. Donc, on voit clairement la différence avec
le simple fonctionnaire qui subira à coup sûr les effets de l’inflation», a-t-il affirmé. De
son côté, le SNPSSP qualifie les résultats de la tripartite de «non-événement» et de
réunion «gouvernement-gouvernement».

Pour le coordinateur du SNPSSP, Dr Yousfi, dès le départ, il y avait comme une fausse
note, du fait que les véritables représentants des travailleurs ont été exclus de cet
événement. Ce qui a été décidé était connu à l’avance. «Les deux mesures phare (baisse de
l’IRG et abrogation de l’article 87 bis) qui devraient profiter réellement aux travailleurs
ont été sciemment évacuées des travaux de la rencontre. Pourquoi ? Pour faire bénéficier
uniquement le patronat et les hauts cadres de l’Etat de ces mesures», a-t-il appuyé.

«De la poudre aux yeux»

Pour sa part, le CLA considère que la tripartite, tenue le jeudi dernier, est une véritable
«monopartite». C’est de la poudre aux yeux pour afficher sa soi-disant bonne volonté de
se concerter avec les partenaires sociaux. En effet, selon le porte-parole, Idir Achour, le
gouvernement a discuté et débattu avec lui-même et rendu des décisions de manière
unilatérale, sans s’en référer aux véritables représentants des travailleurs. «D’ailleurs, les
conclusions de cette tripartite vont à l’avantage des hauts fonctionnaires et du patronat
qui a été gratifié dans ses investissements», a-t-il révélé.

Le SNPSP affiche sa déception et se désole de la maigre augmentation qui a été accordée


aux travailleurs. «Le gouvernement a fait de la politique de l’exclusion son cheval de
bataille. Ça nous réconforte quelque part sur les craintes que nous avions quant à
l’ouverture annoncée. Dans les résultats de cette tripartite, l’essentiel n’a pas été accordé.
On est même loin des études menées par l’UGTA (syndicat qui roule pour le pouvoir). En
somme, cet événement a été un rendez-vous entre partenaires qui courent après les
mêmes intérêts», a assuré le Dr Merabet.

«Mascarade et fiasco»

Pour le SNTE, les résultats de la tripartite confirment une fois de plus le fossé qui sépare
les travailleurs de l’éducation et les catégories les plus nanties du système. Selon le chargé
de la communication de ce syndicat, Aït Hamouda, cette tripartite était une véritable
«mascarade», un vrai «fiasco» à tous les points de vue. «Le travailleur est toujours
condamné à cause de l’IRG. Il n’y a aucune amélioration. L’avenir des travailleurs a été
très mal négocié», a-t-il tonné. Pour le Cnapest, ce conclave s’apparentait à un
«monologue», une discussion à sens unique. Et au passage, il n’a pas manqué de tirer à
boulets rouges sur l’UGTA qui, à ses yeux, n’a en aucun cas joué son rôle de représentant
et de défenseur des intérêts des travailleurs.

«On sait maintenant pourquoi les syndicats autonomes ont été écartés de cette tripartite.
Le gouvernement voulait s’assurer qu’il n’y aura pas de voix discordante, il s’est réuni
avec un syndicat (UGTA) qui appuie sa politique», a argué son coordinateur Larbi
Nouar. «Normalement à la fin des travaux, il devrait dire que c’est l’UGTA qui a proposé
cette augmentation. Mais il n’en était rien. Ils ont annoncé que c’est le gouvernement qui
en a fait la proposition. Quelle humiliation pour le monde syndical», tempête-t-il.
Enfin, pour l’Unpef, la tripartite, qui s’est tenue ce week-end, n’a pas été représentative.
Selon le chargé de la communication de ce syndicat, Messaoud Amraoui, les décisions de
la tripartite ne sont pas surprenantes. «De notre côté, franchement on ne s’attendait à
rien de cet événement. Comment pourrions-nous attendre quelque chose de vraiment
concret, alors que nous étions exclus de cette rencontre et ces décisions étaient prises à
l’avance», s’est-il interrogé. «La cherté de la vie sera toujours de mise», a-t-il ajouté.(El
Watan-02.10.2011.)

*Les syndicats de la santé qualifient la tripartite de « pièce théâtrale »

 Les syndicats autonomes du secteur de la santé ont critiqué la manière par laquelle s’est
tenue la dernière tripartite ainsi que ses résultats, notamment, leur exclusion de ce genre
de rencontres cruciales et les pressions exercées sur elles, notamment, le refus des
autorités de leur accorder les agréments pour se constituer comme une confédération
avec l’ensemble des autres syndicats autonomes.

Le président du syndicat national des spécialistes de la santé publique, M. Mohammed


Yousfi, a qualifié la tripartite d’un « non événement », suite à l’exclusion des syndicats
autonomes qui sont plus représentatives des employés par rapport à l’UGTA. Il a qualifié
ce qui s’est passé lors de la dernière réunion de la tripartite de dialogue « gouvernement-
gouvernement », du moment que les membres de l’UGTA appartiennent au
gouvernement.

« Avec tous les respects que je dois à l’UGTA en tant qu’institution qui a des lois,
toutefois, elle représente avec ses représentants actuels, un pompier, que le gouvernement
utilise au moment adéquat pour apparaître devant le grand public tout en méprisant les
vrais représentants des employés.

En évoquant les résultats de la tripartite, M. Yousfi a indiqué qu’ils étaient attendus et


que l’augmentation du SNMG à 18 mille dinars ne profitera pas à l’ensemble des
employés. Il a, dans le même sillage, regretté qu’on n’ait pas réduit l’impôt sur les salaires
des employés.

Idem pour le président du syndicat des praticiens de la santé publique, M. Lyes Merabet
qui a indiqué que le président Bouteflika a appelé au dialogue avec les partenaires et à
organiser des sessions de concertations. Toutefois, en réalité est tout le contraire, du
moment que l’on marginalisé les syndicats autonomes. Une chose, a-t-il ajouté qui
renforcera le fossé entre le gouvernement et les travailleurs et le maintien de l’ «
effervescence » dans tous les secteurs.

M. Lyes Merabet a, enfin, qualifié de pièce théâtrale, les images diffusées sur la tripartite
dans lesquelles l’UGTA a été mis dans une situation embarrassante vis-à-vis des
syndicats. Il a, dans le même cadre, regretté la marginalisation des retraités qui portaient
de grands espoirs en cette tripartie. (El Khabar-01.10.2011.)

**Le gouvernement augmente les salaires de la main droite pour les réduire de la main
gauche
Est-il vrai que le gouvernement ne peut pas réduire l’impôt sur le revenu global IRG. Une
réduction que le premier ministre a qualifiée d’impossible, lors de la dernière réunion de
la tripartite ?, ou que le gouvernement aurait choisi la solution facile, notamment, la
soustraction de cette impôt directement des salaires des employés et fonctionnaires, bien
avant qu’ils ne perçoivent leurs salaires, et éviter ainsi de courir derrière les évadés
fiscaux.

M. Ahmed Ouyahia a justifié la position du gouvernement réfusant de réduire l’IRG ne


serait-ce que d’un centime, justifiant que l’IRG en Algérie couvre moins de 50% des
salaires des employés. Un argument dont les employés ne sont concernés ni de près ni de
loin, pour la simple raison qu’ils ne sont pas responsable de l’échec des organismes de
l’Etat et ses institutions de contrôle à lutter contre la fraude fiscale et les fausses
déclarations des entrepreneurs, commerçants et importateurs. On se demande si le
gouvernement refuse de réduire la valeur de l’IRG parce qu’il ne dispose pas de
ressources financières nécessaires pour couvrir les charges de cette réduction sur les
fonctionnaires ? Toutes les donnes font état du contraire et montrent que le
gouvernement dispose de mille et une solutions permettant de réduire cet impôt.
Toutefois, il a choisi de faire pression sur le maillon faible parmi les payeurs d’impôts, qui
ne sont autres que les fonctionnaires et employés au lieu de déranger ou lutter contre les
fraudes fiscales, exercées par les lobbies des containers, les importateurs et les barons du
marché noir, dont les transactions sont estimées à plus de 14 milliards de dollars, en
dehors du cercles de l’Etat. (El Khabar-01.10.2011.)

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*Directeurs centraux des ministères et des wilaya

Les salaires atteindront jusqu’à 200.000 DA

 La générosité de l’Etat n’a pas de limites et les augmentations salariales se multiplient
ces derniers mois. Cette fois-ci, ce sont les directeurs centraux au niveau des ministères,
les membres des exécutifs locaux (directeurs de wilaya et chefs de daïra) qui raflent la
mise. De source ministérielle, on a appris que les salaires de ces derniers seront revus à la
hausse. Suite à cette décision, le salaire d’un directeur de wilaya qui est selon la grille
actuelle de 80.000 dinars sera tout simplement doublé pour atteindre les 160.000 DA. Plus
encore, selon la même source, ces salaires pourront dans certains cas atteindre la barre
des 200.000 DA. «C’est selon le nombre d’échelons» ajoute la même source. D’autre part,
cette générosité ne s’arrêtera pas uniquement aux salaires puisque ces mêmes
fonctionnaires auront désormais droit à des lignes de crédits sans intérêts pour acheter un
véhicule et un logement qui atteindront jusqu’à 7 millions de dinars. Comme un bonheur
n’arrive jamais seul, cette augmentation sera accompagnée d’un effet rétroactif.
(L’Expression-01.09.2011.)

*Les hauts fonctionnaires grassement servis

Leur régime indemnitaire prévoit des augmentations de salaire conséquentes


 Au moment où les employés de la Fonction publique revendiquent un salaire digne et une
augmentation conséquente, les pouvoirs publics ont décidé de revoir à la hausse les
rémunérations des hauts fonctionnaires de l’Etat à travers l’introduction de deux
nouvelles indemnités dans leur grille de salaires.Les titulaires de fonctions supérieures de
l’Etat ont eu droit à une indemnité de responsabilité et à une indemnité spécifique
d’astreinte. En effet, dans une note classée «confidentiel», adressée par le ministère des
Finances à l’ensemble des secrétaires généraux des ministères et aux walis, relative au
règlement du régime indemnitaire des titulaires des fonctions supérieures de l’Etat, il est
demandé aux concernés la création au sein de la nomenclature des budgets de
fonctionnement de chaque institution ou administration publique concernée, deux articles
pour abriter les crédits destinés à la prise en charge des deux nouvelles indemnités.
Celles-ci seront servies aux hauts fonctionnaires mensuellement sur la base du traitement,
à des taux variables entre 40% et 65%, alors que l’indemnité de responsabilité varie entre
40% et 60% pour la seconde indemnité, et ce, selon les grades et les sections allant de A1
jusqu’à G.

C’est en exécution des dispositions du décret présidentiel  n°11-41 du 7 juillet 2011


instituant le régime indemnitaire des cadres titulaires de fonctions supérieures de l’Etat
(non publiable), lit-on dans la note ministérielle, que les hauts fonctionnaires bénéficient
de ces nouvelles indemnités. Faut-il préciser que l’indice de base majoré en fonction des
années d’exercice est de 2900 pour les catégories A1, alors que pour la catégorie G, qui est
une section unique, il est de 4700. Dans la note ministérielle, les responsables de la
direction générale du budget et de la comptabilité informent les destinataires de la
décision que le paiement des sommes dues au titre de l’année 2011 est servi sur l’exercice
en cours. Mais s’agissant du rappel couvrant la période allant du 1er janvier 2010 au
31 décembre 2010, il sera servi en deux tranches : 50% sur l’exercice 2011 et le reste sur
l’exercice 2012.Une question que d’aucuns se posent : pourquoi une réévaluation des
salaires des hauts fonctionnaires de l’Etat en ce moment, d’autant qu’ils ont bénéficié
d’une augmentation au même titre que les autres fonctionnaires, en 2007, avec la
promulgation de leur régime indemnitaire ? Les avis divergent sur ce point. De l’avis de
certains observateurs, l’augmentation des salaires des hauts cadres s’imposait eu égard
aux augmentations opérées dans plusieurs secteurs. «Des médecins, des magistrats… ont
été augmentés. Il fallait bien discerner entre les hauts fonctionnaires et les bas
fonctionnaires», réplique ironiquement un syndicaliste. Pour d’autres observateurs, ces
deux nouvelles indemnités, octroyées aux cadres de l’Etat, vont inévitablement doubler,
voire tripler leur salaire, et l’écart entre les hauts et les «bas» fonctionnaires se creusera
davantage. Rappelons que les premiers et les seconds ont des grilles de salaire totalement
différentes et n’ont aucun lien.La valeur du point indiciaire n’est pas la même, celle des
«simples» fonctionnaires est de 45 DA et est restée à 19 DA pour les hauts fonctionnaires,
contrairement au nombre de points indiciaires du salaire de base qui a gonflé. «La valeur
du point indiciaire des hauts fonctionnaires n’a pas subi de changement sans doute pour
esquiver les comparaisons entre les deux distinctes grilles en question», notent nos
sources. Ces derniers expliquent que le régime indemnitaire des hauts cadres de l’Etat a
été immédiatement et systématiquement revalorisé. «Dans l’ancienne grille des hauts
fonctionnaires, les indemnités s’exprimaient en pourcentage par rapport au traitement
variant de 40 à 50% ; lorsqu’on les translate par rapport au salaire de base, le taux se
métamorphose par miracle entre 40 et 83%. Cela relève de l’aberration», s’offusque
notre source.
Pour ce qui est de l’Indemnité d’expérience professionnelle (IEP), les hauts fonctionnaires
de l’Etat bénéficient d’un échelon supplémentaire tous les 2 ans, soit les 12 échelons en
24 ans. Pour les «simples» fonctionnaires, ce sont trois durées réparties entre 2 ans et
demi et 3 ans et demi, soit 12 échelons en 42 ans au maximum ; presque deux carrières en
une. (El Watan-20.07.2011.)
**Plus de 2 millions de retraités en colère Les retraités, qui ont mis beaucoup d’espoir en
cette tripartite, sont déçus Hier matin, le jardin de la place Meissonnier est bondé de…
retraités. Ils feuillettent les journaux à la recherche du moindre indice les concernant
dans les comptes rendus de la presse sur la tripartite.
«Il n’y a rien pour nous», lance un retraité à son camarade. Ce dernier pousse un soupir
profond avant de répliquer: «C’est décevant. Quand ils ont décidé de prélever 2% de la
recette fiscale pétrolière pour la verser dans la Caisse de retraite, je me suis attendu à une
revalorisation conséquente de notre pension. Or, apparemment, on nous promet du vent.»
Puis un autre retraité, chaussant ses lunettes, lit à haute voix un passage du communiqué
de la tripartite.
«La tripartite a convenu de confier à un groupe de travail l’examen des possibilités
d’augmenter le taux de cotisation de la branche retraite pour assurer à la caisse les
recettes supplémentaires nécessaires à la prise en charge durable de ses obligations envers
les retraités», lit-il. «Encore une patience», souffle un vieux, la mine défaite. «En tout cas,
on n’a pas de choix, on doit attendre pour voir», répond un autre. Des débats et des
échanges chauds entre ces retraités ont eu lieu. Au niveau du jardin jouxtant la Grande-
Poste, c’est la même ambiance. Les retraités parlent de leur situation et de leur déception
de la tripartite. Ils doivent prendre leur mal en patience. C’est le message que leur livrent
les résultats de la tripartite tenue les 29 et 30 septembre. Ni suppression de l’IRG ni
revalorisation de la pension: la tripartite est sanctionnée par une demande d’attente aux
retraités. Cette demande se traduit dans l’installation d’un groupe de travail qui aura
pour mission d’examiner les possibilités d’augmenter la pension. Ils sont alors déçus.
Un peu partout en Algérie, les retraités sont en colère. Malek Addour, retraité de banque,
exprime son mécontentement. «Nous n’arrivons pas à comprendre les raisons pour
lesquelles les membres de la tripartite ont attendu la date du 29 pour annoncer que le
dossier sera de nouveau revu par un groupe de travail alors qu’il aurait fallu que ce
groupe soit installé avant la tripartite pour qu’à ce rendez-vous, on prenne des décisions
pour solutionner ce problème au lieu de nous demander patience», s’écrie-t-il. «La
patiente c’est la mort», interrompt Sadek Benidir, retraité d’une entreprise
parapétrolière. Pourtant, ajoute M. Addour, lors de la manifestation des retraités, Sidi
Saïd avait promis de s’occuper personnellement des points soumis tels que le relèvement
de la pension, l’augmentation de l’indemnité de la femme au foyer et la suppression de
l’IRG.
«On nous a coincés et trahis», a-t-il tranché, estimant que les résultats de la tripartite sont
décourageants.
Benidir a le moral à plat et ne se sent guère représenté dans cette rencontre. Il estime que
cette tripartite est une mise en scène qui répond à des enjeux beaucoup plus politiques. «Il
nous appartient à l’état actuel des choses d’imposer de nouvelles démarches comme la
création d’un syndicat autonome pour défendre au mieux nos revendications et nos
intérêts», a-t-il estimé. Cette idée commence déjà à faire son chemin parmi les retraités
qui estiment que la Fédération affiliée à l’Ugta a démontré toutes ses limites et devient
non représentative. Un autre retraité exprime tout son désespoir après ces résultats
décevants de la tripartite.
«Je suis déçu car je m’attendais au minimum à une revalorisation même insignifiante de
la pension», a-t-il déploré.
«Avant cette rencontre, on nous a dit que notre dossier sera parmi les priorités. Le
Premier ministre et le patron de l’Ugta se sont même laissé aller à des promesses.
Aujourd’hui, avec un zéro acquis pour nous, on se rend compte que ce n’était que des
mensonges et cette tripartite nous a beaucoup trop déçus», clame, Saïd, retraité de
Sonatrach. La déception et la colère se lisent, en effet, sur les visages des retraités qui ne
savent plus à quel saint se vouer. (L’Expression-02.10.2011.)

*Les salariés des banques publiques vont bénéficier d’une hausse des salaires de 32%

 Un alignement sur les hausses enregistrées dans d’autres branches d’activités. Mais les
banques publiques doivent réfléchir également au moyen de retenir des personnels
formés qui migrent vers les banques étrangères. Un début de rattrapage salarial qui ne
devrait pas faire l’économie d’un «changement de culture» dans le secteur public
bancaire.Les fiches de paie des employés des banques publiques vont prendre des
couleurs au mois de juillet. Une hausse de 20%, soit 10 dinars de plus sur le point
indiciaire, sera effective. Le reste de la hausse, soit 6 dinars sur le point indiciaire ou 12%
du salaire entrera en vigueur au début de l’année prochaine. Les personnels des banques
vont également bénéficier d’une revalorisation de la prime de panier qui passera de 4 000
DA à 5500 DA. Outre l’application de cet accord collectif, chaque banque et établissement
financier devra apurer, graduellement, les retards cumulés dans l’avancement à travers
le versement des PBI (points de bonifications) qui sont normalement alloués
annuellement. D’après certaines sources, des établissements bancaires cumulent parfois
des retards d’une douzaine d’années. Les augmentations de salaires devraient être suivies
par la mise en application d’un nouveau système de primes. Celui-ci est en cours de
finalisation au niveau des l’Association des banques et établissements financiers (ABEF).
Selon une source bien informée, le nouveau système va encourager particulièrement les
chargés de clientèle. Le nouveau système entend stimuler la performance et aller vers le
paiement au mérite pour les agents qui sauront faire fructifier leurs réseaux de clients.
Une amélioration globale des salaires adossée au « changement de culture » qui paraît,
aux yeux de certains analystes, comme l’unique parade à la migration, massive et réelle,
de compétences chèrement formées par les banques publiques. Il s’agit, estime-t-on, de ne
pas perdre l’investissement engagé en matière de formation de la ressource humaine. Il
faut dire que cela fait des années que le problème de l’hémorragie de cadres dans le
secteur bancaire public est posé. L’ABEF a déjà dans le passé mis en garde contre la
migration massive, vers les banques étrangères installées en Algérie, des compétences des
établissements publics.

Des compétences aspirées par la concurrenceA ce problème s’ajoutait le fait que de


nombreux diplômés dont la formation a été financée par les banques publiques ne
rejoignaient pas leur poste. Des banques étrangères leurs avançaient l’argent pour «
racheter » le prix de la formation. Il est évident que la présence de banques étrangères
qui offrent « mieux » ne pouvait qu’aspirer les compétences. Un changement dans la
gestion de la ressource humaine et une rétribution de la performance paraissent une
réponse évidente.A signaler par ailleurs que les banques publiques entament ou finalisent
des plans de formations pour l’écrasante majorité des cadres. Il s’agit, indique une source
bancaire, de les préparer à faire face aux besoins de plus en plus importants de
l’économie nationale. Il est aussi question de compenser les départs en attendant l’arrivée
des promotions envoyées dans les écoles spécialisées comme l’Ecole supérieure des
banques (ESB) ou l’IFID (Institut de Financement du Développement du Maghreb
Arabe) de Tunis. (Quotidien d’Oran-05.07.2011.)

*les salaires des médecins algériens..Le ministre de la Santé, de la Population et de la


Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, prétend que les médecins algériens sont les
mieux payés au Maghreb. «Les praticiens algériens figurent en tête de liste des meilleurs
salaires dans cette même région», a-t-il déclaré lors d’une visite de travail et d’inspection
dans la wilaya de Annaba, dont l’information a été rapportée par Tout sur l’Algérie. Pour
étayer ses propos, M.Ould Abbès a indiqué que l’Algérie réserve une cagnotte importante
de son PIB au secteur de la santé. «L’Algérie est le seul pays du Maghreb à engager 8%
de son PIB pour la santé de sa population», a-t-il estimé.Quels sont les salaires du corps
médical en Algérie? Selon le personnel de la santé, le salaire d’un praticien de la santé
publique (médecin généraliste), est estimé à 34.000 DA. Cette somme équivaut à 350
euros. Le salaire d’un médecin spécialiste varie entre 50.000 et 70.000 DA, cette somme
équivaut entre 450 et 600 euros. Quant au professeur en médecine, il touche un salaire de
90.000 DA. Cette somme équivaut à 900 euros. Pour faire une comparaison concernant la
politique salariale dans les pays du Maghreb, il suffit juste de comparer les salaires des
médecins algériens avec ceux de leurs confrères marocains et tunisiens. En Tunisie, un
médecin généraliste commence dans la santé publique avec un salaire de 1000 dinars
tunisiens ce qui équivaut approximativement à 650 euros.
Dans ce sens, il y a lieu de relever que le salaire d’un médecin Tunisien est exactement le
double de son confrère algérien. Le médecin spécialiste touche 1500 dinars tunisiens
(environ 1000 euros) dépassant le salaire des spécialistes algériens de 400 euros. Le
professeur agrégé arrive jusqu’à 2000 dinars tunisiens, ce qui équivaut à environ 1500
euros. Et là l’écart est grand par rapport au salaire du professeur algérien qui touche 600
euros de moins que le Tunisien. Concernant le Maroc, les médecins de ce pays sont
également mieux payés que ceux de l’Algérie. Le salaire d’un médecin généraliste au
Maroc varie entre 7500 et 8700 DH, (750 euros) dépassant en effet, de loin le salaire d’un
médecin algérien. Sur un autre plan, le ministre de la Santé a affirmé que son
département est prêt à engager un dialogue avec les syndicats autonomes de la santé
publique. «Nous avons ouvert grandes les portes avec les syndicats pour dialoguer et pour
mieux nous imprégner de la réalité du terrain», a-t-il indiqué. Les syndicats du secteur de
la santé, rappelle-t-on, ont, à plusieurs reprises, engagé un dialogue avec leur tutelle.
Mais, ces entrevues n’ont abouti à rien. Par ailleurs, il convient de signaler que l’Algérie
compte 40.000 praticiens de la santé publique. 97% d’entre eux évoluent dans les wilayas
du Nord. Le Centre se taille la part du lion avec 55% du personnel, suivi de l’Est avec
22% et de l’Ouest avec 20%. Seulement 2% des effectifs travaillent dans le Sud-Est. Le
Sud-Ouest arrive au bas de l’échelle avec un taux dérisoire de 1%. (L’Expression-
09.09.2010.)

**Qu’est-ce que le SNMG ? Comment le calculer ?


Le texte note que le SNMG est «fixé par décret, après consultation des associations
syndicales de travailleurs et d’employeurs les plus représentatives». Le code du travail
précise aussi que la détermination du SNMG tient compte de trois variables : productivité
moyenne nationale ; indice des prix à la consommation ; conjoncture économique
générale.
L’article 87 bis du code du travail stipule que le SNMG comprend le salaire de base, les
indemnités et primes de toute nature, à l’exclusion des indemnités versées au titre du
remboursement de frais engagés par le travailleur.M’hamed Hamidouche, économiste
auprès de la Banque mondiale, pense que cette définition souffre de quelques lacunes. En
premier lieu : la base de calcul du SNMG s’appuie sur des indicateurs méconnus. Il s’agit
plus précisément de la moyenne de la productivité qu’on ne connaît pas et de la
conjoncture économique avec les facteurs inhérents à son calcul. Reste donc l’indice des
prix à la consommation, lequel s’exprime en taux d’inflation, en glissement annuel. Là
encore, l’économiste de la BM met en avant le fait que la loi ne définit aucun seuil à partir
duquel la révision du SNMG devient inéluctable.Prenant exemple sur la France, M.
Hamidouche rappelle que la hausse de l’inflation au-dessus de 2% donne lieu à une
révision automatique ; ce qui n’est pas le cas en Algérie. L’augmentation du SNMG
donne lieu à chaque fois à des tractations tripartites et dépend de la démarche
gouvernementale de l’heure. Elle est aussi enjolivée dans le cadre d’un «discours positif».
Ce qui explique, selon lui, le fait qu’on se penche à chaque fois sur la révision du SNMG
comme revendication sociale. Quant à la révision du 87 bis, l’économiste attribue la
revendication aux travailleurs du secteur public. Il précise que sur les 8 millions de
salariés enregistrés, 6 millions travaillent dans le secteur public : Fonction publique et
secteur économique public. Ce qui donne tout le poids à la revendication d’augmenter les
salaires de base ; le SNMG actuel concerne les salaires de poste.M. Hamidouche estime
que les travailleurs du secteur privé s’intéressent beaucoup plus à ce qu’ils touchent
réellement qu’à ce genre de considérations. Il a précisé que dans le secteur privé, il est
plus judicieux de s’intéresser à la représentation syndicale indépendante et au travail
informel. Beaucoup de travailleurs du privé ne sont pas déclarés aux caisses de Sécurité
sociale. (El Watan-01.10.2011.)

**le régime indemnitaire

Le détail sur les salaires des professeurs d’université

Les enseignants et chercheurs universitaires recevront, à partir du mois de décembre, une


prime de documentation variant de 3 000 à 5 000 dinars, une prime d’encadrement
oscillant entre 20 et 60% et une prime de compétence pédagogique comprise dans une
fourchette de 10 à 40%. Le nouveau régime indemnitaire a un effet rétroactif depuis 1er
janvier 2010.

Les enseignants du supérieur et les chercheurs universitaires ne s’attendaient


certainement pas à ce que les promesses données par le président de la République à
l’occasion du lancement officielle de l’année universitaire 2010-2011 soient concrétisées si
vite. “J’avais insisté sur la nécessité d’offrir aux enseignants et aux chercheurs un climat
social et professionnel qui leur permette d’accomplir leur mission dans les meilleures
conditions, à travers l’adoption de régimes indemnitaires plus attractifs et plus motivants
en vue de renforcer les capacités scientifiques et techniques nationales, d’attirer les
meilleures énergies et d’éviter le phénomène de l’exode des compétences. J’ai donné
instruction au gouvernement pour concrétiser cette tendance sur le terrain”, a déclaré,
mercredi à Ouargla, le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika. Le lendemain, le ministre de
l’Enseignement supérieur, Rachid Harraoubia, a convoqué, pour l’après-midi, une
réunion avec les délégués des syndicats autonomes (Conseil national de l’enseignement
supérieur, Cnes, Syndicat des chercheurs universitaires, Syndicat national des
professeurs et docents en sciences médicales, SNPDSM, Syndicat national des maîtres-
assistants en sciences médicales, SNMASM, et Syndicat national des enseignants
universitaires, Sneu) et l’UGTA, avec un seul point à l’ordre du jour : donner le détail des
dispositions prises par le gouvernement en faveur de la revalorisation des salaires des
enseignants et chercheurs universitaires. Au terme de la rencontre, qui aura duré
plusieurs heures, les représentants syndicaux ont exprimé leur entière satisfaction
concernant le nouveau régime indemnitaire proposé par le ministère de tutelle et qu’ils
ont immédiatement adopté. “Nous avons quasiment doublé nos salaires”, nous a déclaré
un hospitalo-universitaire ayant assisté à la réunion avec le ministre et son staff. En clair,
les universitaires, toutes catégories confondues, verront leur bulletin de salaire agrémenté
d’une prime de documentation variant de
3 000 à 5 000 dinars, d’une prime d’encadrement oscillant entre
20 et 60% et d’une prime de compétence pédagogique comprise dans une fourchette de 10
à 40%. Les taux sont calculés sur le salaire de base. Afin d’accorder le temps nécessaires
aux cadres financiers de mettre en œuvre la nouvelle grille salariale, les augmentations
salariales seront appliquées à partir du mois de décembre 2010. Les enseignants et
chercheurs universitaires recevront, néanmoins, un rappel de plusieurs dizaines de
milliers de dinars par effet rétroactif du nouveau régime indemnitaire, à partir du 1er
janvier 2010. C’est donc le cœur léger et l’esprit apaisé qu’ils retrouveront, dans quelques
jours dans les amphithéâtres et les classes de travaux dirigés, leurs étudiants, auxquels ils
ont fait subir, l’année dernière, des grèves cycliques. D’ailleurs, le Cnes a menacé, au
mois de juillet dernier, de perturber considérablement le déroulement de l’année
universitaire si le ministère de tutelle tardera encore à satisfaire les revendications
socioprofessionnelles des enseignants et chercheurs universitaires. Celles-ci s’articulent
autour de trois points essentiels, à savoir la mise en place d’un régime indemnitaire
motivant, des facilitations d’accès au logement socio-participatif et l’amélioration de la
gestion des universités. Finalement, les autorités nationales n’ont réglé jusqu’alors que la
question salariale, en dopant le régime indemnitaire par des primes variables. Le ministre
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a d’ailleurs soutenu
récemment que “le régime indemnitaire ne sera pas forfaitaire, mais plutôt un
pourcentage calculé par rapport au traitement global”. Il a expliqué que “ce mécanisme
permettra d’augmenter la valeur de l’indemnité à chaque fois qu’il y aurait une
augmentation du traitement global à travers les changements d’échelons et/ou de grade
ou une éventuelle augmentation de la valeur du point indiciaire”. Une proposition que
semblent agréer les futurs bénéficiaires, qui ont multiplié, pendant des années, les
mouvements de protestation dans l’unique objectif de rehausser leur pouvoir d’achat
pour améliorer leur qualité de vie. (Liberté-30.10.2010.)

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 Rémunération en France: Les grands patrons gagnent plus de 150 fois le Smic


Les patrons du CAC 40 ont gagné en moyenne 152 fois le Smic en 2010, soit 2,46 millions
d’euros. Un écart qui pourrait relancer le débat sur le plafonnement des rémunérations
patronales, en plein essor des revendications salariales et recul du pouvoir d’achat des
Français. Selon Les Echos, les rémunérations des dirigeants des quarante plus grandes
entreprises cotées à la Bourse de Paris ont atteint 98,3 millions d’euros en 2010, en hausse
de 24% par rapport à 2009, où elles avaient reculé de 20%.En moyenne, les patrons du
CAC 40 ont perçu 2,4 millions d’euros en 2010 d’émoluments en espèces (fixe et variable,
hors stock-options et actions gratuites), soit 208.300 euros par mois, soit plus de 152 fois le
Smic. A titre de comparaison, le salaire moyen d’un dirigeant de PME est de 50.000 euros
par an et celui d’un dirigeant d’une entreprise moyenne est de 200.000.Plafonnement les
salaires des dirigeants des entreprises dont l’Etat est actionnaire?

Alors que les Français sont confrontés à une érosion de leur pouvoir d’achat provoquée
par l’inflation, qui les affecte dans leurs dépenses quotidiennes les plus essentielles, ces
chiffres ne devraient pas manquer de relancer le débat sur le plafonnement des
rémunérations des dirigeants. Le Parti socialiste a proposé, dans son projet pour 2012, de
plafonner les salaires des dirigeants des entreprises dont l’Etat est actionnaire. «Le
principe me choque», a réagi la ministre de l’Economie Christine Lagarde, appelant
plutôt à renforcer la «transparence» dans ce domaine.En 2008, après plusieurs scandales
autour d’indemnités de grands patrons, le Medef et l’Association française des
entreprises privées avaient adopté un code éthique, qualifié de «révolution» par la
patronne des patrons Laurence Parisot. Mais pour Pierre-Yves Gomez, président de
l’Institut français de gouvernement des entreprises, ce code a bien plutôt contribué à
rendre «normale» et «naturelle» une situation qui ne l’est pas.«Avec la sortie de crise, on
a mis en place un système où le dirigeant peut dire: « Je prends 1,5 million et c’est
normal ». Ce n’est plus lié à la question de la valeur du dirigeant», dit l’économiste,
déplorant que cela ne fasse même plus débat au sein du patronat. A ses yeux, un dirigeant
fait exception: Michel Rollier, gérant de Michelin, dont la rémunération, qui consiste
uniquement en un «bonus» versé en cash, est entièrement indexée sur la performance de
l’entreprise. Après une chute de 300% en 2009, sa rémunération a rebondi de 505% en
2010, en raison du bond de 1.000% du bénéfice du fabricant de
pneumatiques.«L’autocensure ne fonctionne pas»Avec 4,5 millions d’euros perçus en
2010, M. Rollier est en tête des patrons les mieux payés du CAC 40, devant Frank
Riboud, PDG de Danone, et Bernard Arnault, PDG de LVMH, qui s’octroient
respectivement 4,4 et 3,9 millions d’euros. Pour Pierre-Henry Leroy, président de la
société de conseil aux investisseurs Proxinvest, «l’autocensure ne fonctionne pas: les
patrons trouvent normal» de gagner autant d’argent et «ils se comparent tous avec le
marché américain, qui est la référence».Cette «grave défaillance de l’élite» n’est pas sans
rappeler l’attitude de «l’aristocratie» d’avant 1789, selon M. Gomez, citant l’anecdote
d’une comtesse qui avait «vendu une terre pour s’acheter un miroir». «S’il n’y a pas
d’autorégulation, c’est à la puissance publique de prendre ses responsabilités pour le bien
commun», assène l’économiste. D’autant que les inégalités ont «fortement» progressé en
France, en raison de l’augmentation rapide des salaires «au plus haut niveau de
hiérarchie», souligne le sociologue Olivier Godechot dans une étude. Les 100 cadres les
mieux payés de la finance ont ainsi vu leur salaire multiplié par 8 entre 1996 et 2007,
contre 3,3 pour les 100 PDG les mieux payés, un multiple équivalent à celui des sportifs.
(AFP-26.04.2011.)
******************** 

**Salaires dans le secteur public (Algérie)

 Pour faire bref, dans le secteur public industriel de la zone industrielle de Rouiba, un
travailleur marié, un enfant, perçoit un salaire net (après retenues IRG, retraite et
Sécurité sociale) : pour le bas de l’échelle, environ 14 000Da/mois,
- personnel de maîtrise : 18 000 Da/mois ;
- cadre moyen : 20 000 DA/mois.
Cadre supérieur, ingénieur débutant : 30 000 DA/mois.
Les anciens ingénieurs bénéficient de l’IEP qui fait la différence entre eux et les nouvelles
recrues.
Les salaires des cadres dirigeants sont régis par un décret particulier : ils peuvent
atteindre 10 fois le SNMG, sans compter les primes diverses dont la somme peut atteindre
100% du salaire.

****

 Salaires dans la fonction publique

Premier ministre : 50 millions de centimes par mois


Ministre : 30 millions de centimes
Député : 30 millions de centimes
Médecin spécialiste : entre 5 et 7 millions de centimes
Ingénieur : entre 25 000 et 30 000 dinars
Medecin : 4 millions de centimes
Enseignant : 4 millions de centimes
Directeur central dans une institution publique : 12 millions de centimes
Ouvrier professionnel : 1,1 million de centimes
(ils sont 500 000 travailleurs à toucher des salaires en dessous du Snmg) … (Liberté-
26.04.2010.)

*****************

** Les nouveaux salaires en chiffres

 Le salaire du professeur d’enseignement fondamental passe de 25 117 DA à 42 010 da,


(soit 7 360 DA de plus à compter du 1er janvier 2008 et 9 533 DA de plus à compter du
1er mars 2010). Le professeur d’enseignement moyen voit son salaire évoluer de 25 117 à
44 603 DA, soit une progression de 77,58% (8 821 DA de plus à compter du 1er janvier
2008 et 10 665 DA de plus à compter du 1er mars 2010). Le salaire du professeur
d’enseignement secondaire progresse de 30 017 DA à 48 452 DA, (soit un plus de 7 530
DA à compter du 1er janvier 2008 et un plus de 10 905 DA à compter du 1er mars 2010).
Les enseignants percevront des rappels cumulés issus de l’effet rétroactif de l’application
du nouveau régime indemnitaire allant de 225 524 DA pour le maître d’école primaire à
283 530 DA pour le professeur d’enseignement secondaire. Ce cumul atteindra 247 858
DA pour le professeur d’enseignement fondamental et 277 290 DA pour le professeur
d’enseignement moyen.  (Liberté-26.04.2010.)    
******************** 

* Quel est le salaire maximum garanti ?

Bonne nouvelle : le salaire minimum vient de passer à 15 000 DA, même si c’est toujours
moins que le Maroc (150 euros, soit 18 000 DA) ou juste un peu moins que la Tunisie (130
euros, soit 15 600 DA). Mais maintenant que c’est fait et sans tomber dans l’égalitarisme
primaire, on peut se poser la question à propos du salaire maximal. Quel est-il ? Combien
touche un importateur de médicaments, un commissionnaire en pétrole, un acheteur
d’armes pour le compte du ministère de la Défense, le comptable personnel ou le
chauffeur du PDG de Sonatrach ? Combien peut-on gagner au maximum en Algérie ?
Pour un citoyen ordinaire peu à l’aise avec les chiffres, on peut gagner 1 milliard de
dollars sur un simple coup de téléphone.

 Pour Ahmed Ouyahia, bien placé pour le savoir, on peut gagner des milliards de dollars
juste en faisant parler les gens, ce qui explique qu’il veut que Djezzy paye d’abord ses
impôts avant de continuer à s’enrichir. Pour un économiste bien au courant de l’ampleur
du marché informel, on peut gagner 3 milliards de dollars par an, soit la commission sur
la facture d’importation globale du pays. En dessous de table, bien sûr, puisque
paradoxalement, la seule personne qui ne sait pas qui gagne le plus d’argent est le
directeur des impôts parce que les gros bénéfices ne sont pas déclarés.

Mais réellement, qui a le plus haut salaire en Algérie ? Un homme d’affaires, mais
lequel ? Mehri, Kouninef, Rebrab ? La brigade financière du DRS le sait-elle ? On ne sait
pas. On se rappelle juste que Khalifa avait failli devenir le plus riche et c’est certainement
l’erreur qu’il a dû commettre, dans un pays où il faut gagner de l’argent sans le déclarer
et afficher des signes extérieurs de richesse sans jamais avouer l’origine de sa fortune.
Aujourd’hui, l’ex-milliardaire en est réduit à se payer l’avocat le plus cher de Londres.
Ce qui n’est déjà pas mal. (05.12.2009.)

**

* Et si l’on exhibait, sans exception, tous les salaires ?

Ce que viennent d’endurer les enseignants de l’éducation nationale me rappelle la


situation vécue par les enseignants du supérieur au moment des augmentations de 1996
sous la tutelle du toujours inamovible ministre lorsque leurs salaires étaient placardés
partout dans les unes des journaux de la presse écrite comme les célèbres «Wanted» du
Far-West américain.

On faisait beaucoup plus dans le sensationnel et le tapage médiatique que sur la


résolution des problèmes posés. Plus de quatorze années se sont écoulées sans que cette
revendication essentielle des enseignants universitaires ne puisse encore trouver des
oreilles attentives au sein des pouvoir publics pour une clôture définitive de ce dossier.
Les enseignants du supérieur n’ont cessé de se battre jusqu’à nos jours pour aspirer à une
vie décente. Les plus déterminés sont aux portes de la retraire s’ils n’ont pas encore quitté
la baraque pour d’autres cieux.
Comme quoi, c’est la même politique assidue qui sévit depuis des années. L’ère de faire
du neuf avec du vieux a fait ses catastrophiques preuves. Ainsi, les salaires de la misère
des délabrés enseignants sont étalés sur la scène publique comme ceux de vulgaires
voleurs attrapés la main dans le sac. On dirait des salaires de la « Djifa », de l’illicite. Ce
qui révolte le plus, ce sont ces chiffres virtuels en deçà de la vérité, loin de la réalité
comme viennent de l’annoncer les syndicats du secteur de l’éducation nationale. La prime
du rendement, qui d’habitude est perçue tous les six mois, semble cette fois-ci incluse
soigneusement dans le salaire.

On veut ainsi naviguer continuellement dans les eaux troubles. En tant que responsable
du secteur de notre éducation nationale, le ministère aurait dû au moins inviter ces
syndicats à une réunion ne serait-ce qu’informelle pour leur dévoiler les chiffres dans
leurs moindres détails, les analyser ensemble, les discuter avant de les transmettre à la
base. N’ont-ils pas travaillé depuis longtemps sur ce dossier pour être marginalisés à la
dernière minute de cette façon indigne, en voulant les livrer soi-disant à la vindicte
populaire ? Je crains pour celui qui sème le vent ne va croiser sur son chemin que la
tempête.

Cette façon lamentable de communiquer est en train de produire un effet contraire. La


preuve, mon fils vient d’être renvoyé de leurs écoles en ce matin du mercredi à cause
d’une grève annoncée qui débute. La seule vue de l’enseignant du primaire me donne un
aperçu rapide de la situation alarmante de ses collègues. Qu’il vente ou qu’il pleuve, ils
s’habillent indéfiniment de la même façon avec les mêmes vêtements, usés et décolorés
par le temps. C’est leur dignité qui leur défend d’invoquer leur pénible état. Ils feintent
de paraître à l’abri mais l’intérieur brûle à petits feux. Pire, il y a ceux qui font leur
boulot dans des extrêmes situations, lointaines en errant de douars en douars.

Les enseignants constituent, à l’instar de la santé publique, la colonne vertébrale de la


fonction publique de pays. Le ministère devait être en principe tranquillisé d’avoir en
face de lui des syndicats qui défendent avec acharnement l’un des acquis de l’Algérie
indépendante qu’elle l’école. On sent qu’ils représentent qu’un fardeau de plus sur les
épaules du ministère, ressemblant inlassablement à des adversaires qu’à des partenaires
sociaux servant toujours d’alibis.

Un syndicat n’est pas qu’un synonyme de grèves comme on le laisse entendre et en


tentant de le faire croire par tous les moyens. C’est aussi une force de propositions et de
réflexions. Je ne pense pas un instant que l’on fasse grève pour le plaisir. A mon modeste
avis, c’est le dernier moyen auquel adhèrent les enseignants lorsque les voies du dialogue
sont obstruées.

A ma connaissance, ces enseignants disposent de syndicats qui les représentent et qui se


battent sur la scène syndicale à la recherche d’une digne reconnaissance sociale dans leur
pays, pas uniquement salariale, pour pouvoir mener à bien la mission à laquelle ils sont
appelés et qu’ils ont choisie par amour à la profession.

Ce que gagne un enseignant du secondaire ou un enseignant universitaire pendant un


mois est engrangé en quelques fractions de secondes par ceux qui vivent sous les mamelles
de maman la république ou sous la tutelle de l’informel. Les scandales sont légendaires et
noircissent tous les jours notre mémoire collective.

Est-ce que l’affichage des seuls salaires des enseignants peut prouver quelque chose de
palpable si nous ne pouvons pas les comparer, point par point, à d’autres rétributions. Ils
n’ont aucune valeur pécuniaire s’ils ne sont pas étalonnés convenablement à des repères
bien définis (missions, diplômes, responsabilités,…). Est-ce qu’une étude, sérieuse et
officielle, a un jour éclairé nos lanternes sur les non-dits sur ce gros dossier ? Le salaire
d’un enseignant ne veut absolument rien signifier si nous ne le soumettons pas d’abord
aux normes internationales pour un pays qui se veut être à l’avant-garde des pays du tiers
monde ou en voie de développement lorsque cela arrange ses promoteurs. A quoi sert
alors un SNMG s’il ne sert pas d’indicateur à nos salaires ? On ne peut pas résoudre un
malaise à la va-vite en le substituant à un autre plus grave, dans la précipitation pour
réparer une injustice des salaires qui n’a que trop duré. Un enseignant, tel qu’on avait
connu à notre époque d’écolier, était quelqu’un de très respectable dans la société. Il avait
un statut social des plus enviables, toujours bien tenu, bien habillé et cravaté.

Entre un enseignant d’hier et d’aujourd’hui, un grand fossé s’est davantage creusé par la
faute d’une politique salariale indécente qui n’a fait qu’appauvrir financièrement et
intellectuellement les enseignants laminés par tant d’années de galère. Un seul achat
vestimentaire, un simple pantalon pour ne pas dire un costume, et voilà que le budget
mensuel est percé de partout.

Plus des 75% du salaire, voire la totalité, sont engloutis dans le budget alimentaire. Même
les lentilles et les pois cassés, accessibles aux petites bourses il n’y a pas si longtemps, ne
peuvent plus subvenir aux besoins alimentaires du nécessiteux enseignant. Evoquer les
protides devant lui, relève du miracle. Lui parler de fruits, cela le fait transposer dans le
monde imaginaire. Les prix sont en constante évolution, cause d’une inflation non
maitrisable. Le décret régissant l’évolution la valeur du point indiciaire n’a pas encore vu
le jour alors que depuis septembre 2007, date de la promulgation du la grille des salaires
des fonctionnaires. Les 45 dinars de l’époque ne sont plus les 45 dinars de février 2010.
Deux années et demie se sont éteintes, sans que cela bouge nonobstant le prix du sucre qui
a connu les plus sauts dévastateurs vertigineux.

Paradoxalement, tout le monde constate que le niveau scolaire de nos enfants s’est
dégringolé de manière inquiétante. Il est naturellement proportionnel aux salaires des
éducateurs. Plus ces derniers sont bien dans leur peau, plus nos enfants sont en meilleures
conditions.

Là où le bât blesse, c’est le « deux poids, deux mesures » affiché par le représentant des
pouvoirs publics à l’éducation nationale. Les Algériens, du chômeur en passant par le
smicard jusqu’au sommet de la hiérarchie, auraient été enchantés de découvrir le salaire
de tous.

De l’entrepreneur qui ne sait lire ni écrire mais auquel le monde des affaires juteuses et
douteuses lui sont grandement ouvertes par miracle de la corruption et des connaissances
jusqu’au responsable dont la charge est une véritable sinécure. S’il existe un sacré chez
nous, ce sont bien les salaires dissimulés, acquis et non divulgués qui peuvent heurter le
commun des citoyens. N’en parlons pas des à-côtés tels que les voitures à la disposition de
madame et des petits, l’essence à gogo, la villa gratos, les voyages et les vacances aux frais
de la princesse, les hôtels chics, les salons VIP, etc.… Comme nous le constatons fort
malheureusement, il subsiste dans ce pays un réel déficit de la politique salariale. Ce
qu’est licite pour les uns, est banni pour les autres. Nous nous rappelons toujours du mois
d’octobre 2008 lors des fameuses augmentations des indemnités des parlementaires,
aucune institution n’avait daigné envoyer officiellement les fiches de paie de nos députés
aux médias. Comme quoi, il y a les salaires qui sont publics et les salaires qui resteront à
jamais tabous. (Q.d’O.25.02.2010.)

par Mohammed Beghdad (*) Universitaire et syndicaliste

*************************

***Le salaire, première source d’insatisfaction au travail.

Seuls 3% des salariés estiment juste la rémunération qu’ils perçoivent, révèle une étude
de l’Insee publiée ce mardi.

Les motifs de mécontentement des salariés ne se situent peut-être pas là où l’on croit.
Quand les risques psycho-sociaux occupent le devant de la scène médiatique, c’est en
réalité le salaire qui reste la première source d’insatisfaction au travail, loin devant la
stabilité de l’emploi, les conditions ou le temps de travail, selon une étude de l’Insee
publiée ce mardi matin (08.12.09.).

En moyenne, les salariés évaluent l’écart entre leur salaire et celui qu’ils jugeraient
«normal» d’obtenir à plus de 330 euros. Si cet écart est d’autant plus important que le
salaire perçu est faible, il varie très peu en fonction de l’âge ou du sexe. L’augmentation
de salaire estimée juste par les femmes est ainsi proche de celle envisagée par les hommes
(elle est même légèrement supérieure chez les hommes)… alors même qu’elles sont moins
bien payées qu’eux à fonction identique. Indice que les femmes ont peut-être intériorisé
l’écart de salaire. Autre constatation révélatrice: à salaire égal, les enfants de cadres
jugent le salaire qu’ils méritent légèrement supérieur à celui envisagé par les enfants
d’ouvriers.
Alors que la moitié des entreprises envisagent de baisser le budget des hausses salariales,
le niveau d’étude et l’expérience sont souvent considérés comme n’étant pas suffisamment
récompensés. Un tiers des personnes interrogées jugent ainsi leur rémunération faible au
regard des diplômes qu’ils possèdent, et ce de façon d’autant plus marquée qu’ils sont
plus diplômés. Conséquence de la faible progression salariale en France, la non-
reconnaissance de l’expérience est une insatisfaction partagée par tous, quelque soit le
niveau d’expérience. Un sentiment peu enclin à être modifié, compte tenu de la prudence
actuelle des politiques salariales.(Le Figaro-08.12.09.)

***Salaires ou profits : la contradiction explose

Aujourd’hui, dans l’Humanité, analyse des résultats des principaux groupes financiers et
industriels du CAC 40, en regard des revendications salariales du monde du travail.
L’Insee annonce un fort redressement du taux de marge des entreprises en 2010, au
détriment des salaires.

Dans sa note de conjoncture de décembre dernier, l’Institut national de la statistique et


des études économiques (Insee) note qu’au premier semestre 2010 le taux de marge des
entreprises, c’est-à-dire la part des profits dans la valeur ajoutée des entreprises non
financières, dans la richesse qu’elles créent, progresserait de nouveau : « au deuxième
trimestre, il serait supérieur de 1,4 point à son niveau de la fin 2009 ». Ce redressement
s’expliquerait à la fois par les gains de productivité obtenus grâce aux suppressions
d’emplois effectuées, et par la suppression de la taxe professionnelle « qui soutiendrait à
hauteur de 0,8 point le taux de marge ».

Que s’est-il passé au cœur de la récession, à la fin 2008 et en 2009 ? Les entreprises,
confrontées à la baisse d’activité, ont certes engagé rapidement des procédures de
réduction de leurs effectifs mais celles-ci n’ont pu aboutir qu’un peu plus tard. De ce fait,
en 2008, la part des profits dans la valeur ajoutée s’est effritée avant de se redresser une
fois les licenciements réalisés.

Á l’inverse donc, début 2010, selon l’Institut, la part des salaires reculerait, le chômage et
la hausse des prix exerçant une pression à la baisse. La part des profits approcherait ainsi
l’un des plus-haut historiques, celui de l’année 1998. 412 000 emplois ont été supprimés en
2009 dans le secteur marchand, ceci expliquant cela. Pour 2010, l’Institut estime que
l’emploi dans les secteurs marchands devrait diminuer à nouveau de 126 000 postes au
premier semestre. (L’Humanité-20.02.2010.)

***7,8 milliards de profits

Et la crise dans tout cela ? Sans doute est-elle trop grave pour qu’on la fasse partager par
tous.

« En France aujourd’hui, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit. » Cette
phrase de Nicolas Sarkozy avait fait rire l’aréopage de dirigeants européens invité à fêter
l’entrée en fonction du « président de l’Europe », ainsi que s’était lui-même un peu
naïvement proclamé le président de la République au printemps 2008. C’était l’époque de
la forfanterie, des propos de comptoir érigés en philosophie politique, des bras d’honneur
adressés aux syndicats, sur le registre : « Faites grève tout le monde s’en fout… »

Moins de deux ans plus tard, le ton a changé, non point que le monde du travail jouisse de
plus de considération et de respect de la part du chef de l’État. Mais le gouvernement ne
peut ignorer les conséquences prévisibles de la décision du groupe Total de fermer l’une
des six raffineries, qui soulève l’indignation des travailleurs du site, qui se battent avec la
dernière énergie pour sauver l’activité pétrolière en Flandre. La solidarité ouvrière
fonctionne à plein régime depuis la Provence (La Mède) à la région lyonnaise (Feyzin), de
la Normandie (Gonfreville) aux Pays de Loire (Donges) et à l’Île-de-France (Grand-
Puits.). Toute la géographie pétrolière est soulevée par une même colère, une même
détermination. Les petites manœuvres visant à opposer l’ouvrier qui conduit sa voiture à
l’ouvrier qui produit le carburant ont toutes les chances de faire flop. Chacun sait très
bien que les invocations utilisées pour justifier la fermeture d’un site industriel ne
manqueront d’être répétées quasiment au mot près pour les autres secteurs. En période
de crise économique, avec quels arguments peut-on sérieusement soutenir que l’on doive
en rajouter sur les hécatombes sociales et industrielles en jetant des centaines de salariés
dans les files d’attente de Pôle emploi, en dévitalisant encore le Nord-Pas-de-Calais, déjà
si éprouvé par les restructurations-destructions et les délocalisations dans les pays low
cost ?

Total perd-il de l’argent ? Le groupe a enregistré « seulement » 7,8 milliards d’euros de


profits en 2009. C’est vrai que si l’on agite, comme le fait M. de Margerie, le record de
2008 qui culminait à 13,8 milliards, on en viendra à partager les affres de l’angoisse de
mesdames et messieurs les actionnaires…. Sauf que ces derniers touchent pour 2009 les
mêmes dividendes que lors de l’année record précédente. Et la crise dans tout cela ? Sans
doute est-elle trop grave pour qu’on la fasse partager par tous. Cela suffit déjà bien avec
les salariés de Dunkerque ! Il faut au moins être communiste pour penser à faire payer les
actionnaires pour préserver le potentiel industriel ! Voilà ce que l’on doit penser dans le
petit monde de la tour de la Défense. Exagération ?
Á peine. Alors que les négociations se prolongeaient hier à Paris en l’absence notable de
M. de Margerie, le député PCF Alain Bocquet, tête de liste du Front de gauche qui
participait à un débat télévisé avec d’autres candidats aux régionales, était bien seul à
défendre l’activité de raffinage, sur le site, le travail et la dignité des hommes. La
politique n’est jamais loin. (L’Humanité-22.02.2010.)

***********************************************

** Alger-(10.11.09.)-Les députés roulent sur l’or !!

Des documents officiels obtenus par Echorouk dévoilent que le président de l’Assemblée
Populaire Nationale Abdelaziz Ziari perçoit un salaire mensuel de plus de 96 millions de
centimes. Le parlement consacre par ailleurs plus de deux milliards et demi pour couvrir
les consommations téléphoniques des députés sur le budget 2010.C’est la première fois de
son histoire que la chambre basse du parlement publie, bien que dans un cadre restreint,
le salaire mensuel du troisième homme de l’Etat. C’est dans le cadre du budget 2010 de
l’Assemblée, approuvé la semaine dernière par la chambre, en attendant sa soumission au
débat et à l’approbation les prochains jours au niveau de la commission finances et
budget, parallèlement au projet de loi de finances. Le document qui détaille le salaire
mensuel d’Abdelaziz Ziari indique que le décret relatif à la détermination du salaire du
troisième homme de l’Etat n’est pas publié, mais en estime les points indiciaires à 24 864
points, ce qui donne un salaire de 5623 millions de centimes par an, soit 52 millions de
centimes par mois. En y ajoutant les différentes primes, dont la prime de responsabilité,
le salaire perçu par le président de l’APN passe à 96 millions de centimes par mois. Le
salaire des députés est calculé sur la base de 15 505 points indiciaires, ce qui donne un
salaire de 38,8 millions de centimes par mois, ajouté à une indemnité complémentaire de
l’ordre de 7,7 millions de centimes.La part du lion du budget de l’APN est revenue à
l’enveloppe consacrée au titre de couverture des salaires des députés avec 307,6 milliards
de centimes alors que les 750 employés à l’Assemblée n’ont eu droit qu’à 90 milliards de
centimes, sur le budget total excédant les 475 milliards de centimes.Les députés
bénéficient d’autres avantages, dont la prime du logement équivalant à 6,5 millions de
centimes par mois pour chaque député, la prime du panier de 2 millions de centimes par
mois, en plus de billets d’avion sur les lignes intérieures ou internationales, selon les
députés.Ce qui attire l’attention dans le document, c’est l’enveloppe de 5,2 milliards de
centimes consacrée au titre du téléphone, ajoutée à la prime du véhicule. Le budget de
l’Assemblée pour l’année prochaine prévoit 1,7 milliards de centimes au titre de missions
à l’étranger, un milliard de centimes au titre de l’habillement, près de 3 milliards de
centimes pour la participation à des rencontres internationales et 3 autres milliards de
centimes au titre des conférences, expositions et activités culturelles.(Echorouk-10.11.09.)
 

 salaires des chefs d’Etats et hauts responsables dans le monde. 

– Aux États-Unis d’Amérique (régime présidentiel), la loi oblige chaque personne élue, à


déclarer tous ses biens et  propriétés, et tout citoyen américain peut donc, sur la base de la
taxe figurant sur la déclaration d’impots,  connaître le montant du salaire du président..
Ainsi, le droit américain, octroie au président de bénéficier de 640 hectares, d’une valeur
comprise entre 1 et 5 millions de dollars, de bons de trésor d’une valeur de 3,11 millions
d’euros, du droit d’exploitation d’une mine en propriété évaluée à 11.685 euros, et d’une
surface boisée de la taille d’une forêt, d’une valeur de 467.417 euros, outre le salaire
mensuel de plus de 45 mille dollars. (16.10.08)

* Dans la plupart des pays occidentaux, les salaires des présidents et des ministres, sont
calculés sur la base des salaires les plus élevés octroyés aux juges. En Australie, (régime
parlementaire) le salaire d’un ministre au gouvernement, est calaculé sur la base de ce
que touche le  membre du Parlement, alors que le Premier ministre reçoit l’équivalent de
160 % de ce que perçoit le parlementaaire.
Au Canada, la fixation de la rémunération des responsables  élus, est déterminée par les
citoyens depuis 2001,  sur la base des salaires dans le secteur privé. Dans le Royaume
de Norvège (Europe du Nord)  les dépenses du Roi et de la Reine, effectuées par le Trésor,
peuvent atteindre sept millions et 770 milles couronnes (environ 10 milliards de
centimes).  Au Japon, les dépenses annuelles de la famille impériale, peuvent atteindre
324 millions de yens. (soit l’équivalent de22,6 milliards de centimes).

* Par contre, les normes caractérisant les salaires des présidents et des hauts
fonctionnaires des pays du tiers monde et les pays en développement demeurent vagues,
malgrès que ces pays aient ajouté une touche de démocratie, et promulgué des lois,
obligeant les responsables à déclarer leurs biens, mais la transparence reste absente, selon
la règle de la logique : « Je suis l’État et l’État, c’est moi. »

** En Algérie,combien perçoit par mois, le Président de la République Abdelaziz


Bouteflika? Avant les récentes augmentations dans les salaires des ministres et du
Premier ministre et les Hauts responsables de l’État, le Président de la République avait
un salaire de 26 millions de centimes net, sans tenir compte des primes pour un montant
de plus de 40 millions  par mois, ainsi que 700 euros par jour pour la représentation de
l’Etat à l’extérieur.. ce qui représente représentés l’équivalent de 252 milles euros par an
(2,52 milliards de centimes). Toutefois, après les récentes hausses des salaires,  la
rémunération nette du Président de la République, peut atteindre 57 millions de centimes
par mois, sans tenir compte des diverses allocations et subventions représentent l’État à
l’extérieur.

* Le salaire du président algérien apparait minime, en comparaison avec celui


du premier homme du Royaume marocain, le Roi Mohammed VI, dont le montant
mensuel du salaire( selon l’hebdomadaire marocain »Tel Quel), s’élève à 36 milles
euros(soit l’équivalent de 360 millions de centimes), mais ce chiffre reste uniquement
pour la  personne du roi, sans compter les salaires et les dépenses de la famille royale,
estimés à 216 millions d’euros (soit l’équivalent de 2100 milliards de centimes) qui sont à
la charge de la trésorerie marocaine, selon les données de 2004,  sommes partagées par les
frères et sœurs du roi, les princes, les princesses.

* Nicolas Sarkosy….19 331 € nets mensuel …

* George W.Bush….400 000 $ par an, soit environ 23 000 € par mois..

*Angela Merkel…23 000 € par mois

* Vladimir Poutine….4 500 € mensuels

* José Luis Zapatero…. 7 600 € par mois..

* Gordon Brown..22 000 € par mois

*  Tarja Halonen, (présidente finlandaise), bénéficie d’un revenu mensuel de 10 500 €,


fixé par le Parlement, plus 171 000 € par an pour ses frais de représentation.

*Mohammed VI ….35 000 € par mois..d’autres dépenses du roi du Maroc sont aussi
prises en charge par l’Etat : du personnel du palais royal (plus d’un millier de salariés)
aux pensions versées à sa famille en passant par la nourriture de ses chevaux et jusqu’à la
générosité du monarque, qui entre dans la case « subventions » du budget marocain. Le
budget global de la monarchie dépasserait les 200 millions d’euros.
Le plus haut salaire au niveau mondial, c’est pour le roi saoudien

      2 millions de dollars par mois


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Licenciement : vue générale, procédure...

Par Madiha Silini, Avocat.

 
 20869lectures
 1re Parution: 7 mai 2020

Lecture "Expert"
 8 commentaires 
  4.53  /5
Guide de lecture. 
 

ALGÉRIE : TOUT SAVOIR SUR LA RUPTURE DU CONTRAT DE


TRAVAIL.
Au lendemain de l’indépendance, la protection des intérêts des salariés était un principe qu’il était
difficile de remettre en cause tant le caractère socialiste de la société était un acquis les mettant à
l’abri de tout risque de congédiement.
Au moment de la mise en place des nouvelles lois de 1990, le législateur a réaffirmé les grands
principes d’ordre social tout en introduisant des notions libérales donnant un certain pouvoir à
l’employeur en matière disciplinaire et introduisant une représentation plurielle des salariés.
Retour sur la rupture du contrat de travail.
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En Algérie, les cas de rupture d’un contrat de travail sont limitativement prévus par la loi. A ce propos,
l’article 66 de la loi 90-11 relative aux relations de travail (« Loi 90-11 ») dispose que la relation de
travail cesse par l’effet de :
 la nullité ou l’abrogation légale du contrat de travail ;
 l’arrivée à terme du contrat de travail à durée déterminée ;
 la démission ;
 le licenciement ;
 l’incapacité totale de travail, telle que définie par la législation ;
 le licenciement pour compression d’effectifs ;
 la cessation d’activité légale de l’organisme employeur ;
 la retraite ;
 le décès.

Quels sont les cas de licenciement du salarié prévus par la Loi 90-11 ?
L’employeur peut dans deux cas seulement prendre, l’initiative de procéder au licenciement du
salarié, à savoir :
 (i). le licenciement à caractère disciplinaire qui intervient dans les cas de faute grave commise par
le salarié et qui est régi par les dispositions des articles 73-1 à 73-6 de la Loi 90-11, et
 (ii). le licenciement pour motif économique régi par les dispositions des articles 69 à 71 de la Loi
90-11.
1. Le licenciement à caractère disciplinaire.
Le licenciement à caractère disciplinaire intervient dans les cas de fautes graves commises par le
salarié.
Outre les fautes graves sanctionnées par le droit pénal commises à l’occasion du travail, l’article 73
de la Loi 90-11 énumère les cas considérés comme faute grave et susceptible d’entraîner le
licenciement sans délai-congé ni indemnités.
Etant donné le fait que les juges algériens interprètent de manière restrictive les dispositions de la loi
90-11, tout licenciement qui est prononcé en dehors des fautes prévues par son article 73, sera
considéré comme abusif.
En effet, le juge algérien peut décider de réintégrer le salarié au sein de l’entreprise, de maintenir ses
avantages ou, en cas de refus par l’une ou l’autre des parties, d’accorder à l’employé une indemnité
pécuniaire qui ne peut être inférieure à 6 mois de salaires, en plus des dommages et intérêts
éventuellement octroyés.
Pour rappel, le licenciement obéit à un formalisme strict. Il doit être prononcé, sous peine
d’annulation par le juge saisi, aux procédures fixées par le règlement intérieur.
2. Le licenciement pour compression d’effectif.
Aux termes de l’article 69 de la Loi 90-11, l’employeur peut procéder à une compression d’effectifs,
dès lors que « des raisons économiques le justifient ».
La compression d’effectifs est une mesure de licenciement collectif se traduisant par des
licenciements individuels simultanés, est décidée après négociation collective. Certaines conditions
préalables doivent être respectées et le motif économique doit être justifié.
Dans le cadre d’un licenciement pour des raisons économiques, il est interdit à tout employeur «  de
recourir sur les lieux de travail à de nouveaux recrutements dans les catégories professionnelles des
travailleurs concernés par la compression d’effectifs  ».
Avant de procéder à cette compression, l’employeur est tenu par ailleurs de recourir conformément à
l’article 70 de la Loi 90-11, à tous les moyens susceptibles de réduire le nombre des licenciements et
notamment à :
 la réduction des horaires de travail ;
 le travail à temps partiel tel que défini dans la Loi 90-11 ;
 a procédure de mise à la retraite conformé- ment à la législation en vigueur ;
 l’examen des possibilités de transfert du personnel vers d’autres activités que l’organisme
employeur peut développer ou vers d’autres entreprises.
En cas de refus, le travailleur bénéficie d’une indemnité de licenciement pour compression d’effectifs.
L’article 71 de la Loi 90-11 dispose à cet effet que «  les modalités de compression d’effectifs sont
fixées après épuisement de tous les moyens susceptibles d’y interdire le recours, sur la base
notamment des critères d’ancienneté, d’expérience et de qualification pour chaque poste de travail.
Les conventions et les accords collectifs précisent l’ensemble des modalités fixée  ».

La rupture négociée demeure très répandue dans la pratique, en l’absence (i) d’une faute grave ou (ii) d’un
motif économique.
En l’absence (i) d’une faute grave ou (ii) d’un motif économique, une rupture conventionnelle du
contrat de travail est la plus indiquée.
Bien qu’elle ne soit fixée par les dispositions de la Loi 90-11, la rupture négociée demeure très
répandue dans la pratique.
En effet, elle permet à l’employeur et au salarié de conclure un accord consentant à une rupture
amiable par l’échange de concessions réciproques négociables conformément aux dispositions de
l’article 106 du code civil algérien qui dispose que : «  Le contrat fait la loi des parties. Il ne peut être
révoqué ni modifié que de leur consentement mutuel ou pour des causes prévues par la loi  ».
Contrairement aux procédures applicables dans le cadre d’un licenciement économique ou d’un
licenciement disciplinaire, dans une rupture conventionnelle aucune formalité de notification n’est
mise à la charge de l’employeur.
Le salarié licencié a droit à un délai-congé. La durée minimale de celui-ci n’est, cependant, fixée ni par
la loi ni par un texte réglementaire. La Loi 90-11 renvoie aux dispositions des conventions collectives
ou du règlement intérieur.
Dans la pratique, il est également d’usage de se référer aux dispositions de l’article 73-4 de la Loi 90-
11 qui dispose que durant la période du délai-congé, le salarié a droit à une absence de 2 h / jour
cumulables et rémunérés.
Il y a lieu de noter que l’employeur peut s’acquitter de cette obligation en versant au salarié une
somme égale à la rémunération totale que ce dernier aurait perçu pendant cette même période.

Quelle est l’indemnité de rupture ?


En ce qui concerne la compensation pécuniaire, les parties se réfèrent souvent dans la pratique aux
dispositions de l’article 73-4 de la Loi 90-11 qui dispose qu’elle ne peut être inférieure à «  à 6 mois de
salaire  ».
Les employeurs accordent généralement au titre de cette indemnité un maximum allant de 8 à 12
mois de salaire. En effet, si le juge est saisi, dans le cas où le salarié estime que son licenciement est
abusif, le montant de cette compensation ne dépassera pas, selon la jurisprudence constante, le
montant équivalent à 12 mois de salaire.
A la cessation de la relation de travail, l’employeur est tenu de délivrer au salarié :
 (i). un certificat de travail indiquant la date de recrutement, la date de cessation de la relation de
travail ainsi que le ou les postes occupés et les périodes correspondantes ;
 (ii). un reçu de solde de tout compte reprenant le détail des montants octroyés.
L’accord transactionnel doit être signé est paraphé par les parties et contenir la mention «  Bon pour
transaction et désistement d’action et d’instances réciproques  ».
Aucune formalité de légalisation des signatures de l’accord transactionnel ou d’homologation auprès
de l’inspection du travail n’est requise.
Cependant, il est courant dans la pratique algérienne de faire enregistrer cet accord auprès d’un
notaire.
Madiha Silini
Avocat Barreau de Paris et Alger
msilini@silini-avocats.fr
0682171242

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Licenciement disciplinaire - Procédures et effets

Licenciement disciplinaire - Procédures et


effets
Publié le 03/04/2015 Modifié le 09/04/2015 Par Khaled TOUATI Vu 14 610 fois  0
     
Présentation : Le licenciement en vertu de la législation Algérienne du travail est
une procédure unilatérale prise par l’employeur, c’est une forme de mise en
terme du contrat de travail conclut auparavant avec l’employé. Seulement, dans
l’espoir de protéger les droits du travailleur, l’employeur est placé dans un
champ restreint auquel, il devra suivre rigoureusement les procédures prévues
par les lois et réglementations régissant le domaine de travail et il devra justifier
tous les motifs et les raisons pour pallier à toute sorte de licenciement abusif.
1. Procédures de licenciement disciplinaire :
     Il y a deux types de procédures à entreprendre en matière de licenciement disciplinaire :

1-  Procédures disciplinaires de forme : elles se conforment aux éléments suivants :


1. L’existence de règlement intérieur au sein de l’organisme employeur  :
   Conformément à l’article 73 aliénas 2 de la loi 90-11 du 21 avril 1990 modifiée et complétée par la
loi 91-29 du 21 décembre 1991 relative aux relations de travail, le licenciement prévu à l’article 73 de
la même loi est prononcé dans le respect des procédures fixées par le règlement intérieur.
     En entend par cette disposition, l’entreprise qui occupe vingt (20) travailleur et plus, doit élaboré
un règlement intérieur, ce dernier permettra la détermination des procédures disciplinaires
notamment, celles qui doivent être suivies en cas de prise de décision d’un licenciement à l’encontre
d’un travailleur, de plus, il est impératif que l’employeur défini l’ensemble des fautes professionnelles,
les degrés des sanctions y afférentes et les procédures de mise en œuvre (Art 77/2 de la loi 90-11).

2. Respect des garanties dictées par la loi au profit du travailleur  :


   Le travailleur est en position de faiblesse à l’égard de son organisme employeur, c’est pour ces
raisons que le Législateur, lui a spécifié des garanties lors de la mise en œuvre des procédures de
licenciement, cette protection  a été adopté après la modification de l’article 73 de la loi 90-11, qui
stipulait jadis, que l’employeur est libre d’entreprendre ses propres directives en matière de
procédures disciplinaires pour le licenciement du travailleur dans le cas ou l’organisme occupe plus
de vingt (20) travailleur, et dans le cas ou l’employeur procède au licenciement du travailleur, dont le
règlement intérieur n’était pas conforme aux articles 75, 77 et 79 de la loi précitée ceci, il est
considéré un licenciement abusif.

    La modification de l’article 73-2 de la loi 90-11 par la loi 91-21 a donné plus de garanties au
travailleur au cours de procédures disciplinaires entreprises en matière de licenciement, qui doivent
être souscrites dans le règlement intérieur de l’organisme, à savoir :

 La notification, par écrit, de la décision du licenciement,


 L’audition du travailleur par l’employeur,
 Le choix du travailleur d’être assisté par une personne appartenant à l’employeur.
 La notification écrite de la décision du licenciement  : la loi 90-11 relative aux relations du
travail, n’a pas précisé le délai imparti à la notification écrite, cette règle est déterminé
fréquemment, par le règlement intérieur de l’organisme employeur, mais attendu que le
licenciement est une sanction extrêmement sévère classée au troisième degré, selon les
dispositions des règlements intérieurs, la convocation doit être envoyée par recommandé avec
accusé de réception ou remis en mains propres du travailleur contre décharge. En outre, la
lettre doit préciser la date, l’heure et l’objet de l’entretien et elle doit aussi informer le travailleur
qu’il peut se faire accompagner par un représentant du personnel (s’il y en a), par une
personne de son choix. 
 L’audition du travailleur : cette mesure est indispensable et substantielle, qui doit être
respectée par l’employeur, à défaut le licenciement est rendu abusif, Sans aucun doute,
l’audition du travailleur est un moyen de défense qui lui permettra de savoir dans quelles
conjonctures la faute a été commise et de mesurer les justifications avancées par le travailleur
dans l’espoir que ce dernier soit privilégié de certaines circonstances atténuantes. En ce sens,
le législateur Algérien, en vertu de l’article 73-1 de la loi 90-11 prevoit que dans la
détermination  de  la  faute  grave  commise  par  le  travailleur, l’employeur devra tenir
compte notamment, des circonstances dans lesquelles la faute s’est produite, de son étendue
et de son degré, de sa gravité, du préjudice causé, ainsi que de la conduite que le travailleur
adoptait, jusqu’à la date de sa faute envers le patrimoine de son organisme employeur.
 Le choix d’être assisté par un travailleur : avant de procéder à l’audition du travailleur, il est
impératif d’informer le travailleur de son droit d’être assisté par une personne appartenant à
l’organisme employeur (art 73-2 de la loi 90-11).
    Cependant, la loi n’a pas déterminé, comment et où, l’audition du travailleur doit être faite, de plus,
la plupart des travailleur, par méconnaissance, ne recours pas à cette démarche qui peut leur
garantir une défense fortifiée.

    A défaut d’interférence du Législateur de préciser les procédures qui nous offrent la manière de
faire valoir les droits de défense appartenant au travailleur, cités par l’article 73-2 de la loi 90-11,
risque d’entrainer un licenciement abusif, l’employeur est tenu rigoureusement d’introduire dans son
règlement intérieur tout ce qui concerne les démarches à entreprendre, quant à l’application stricte de
ces procédures, à savoir :

 L’employeur est tenu de respecter la procédure qui est imposée par la loi, elle comprend un
entretient préalable avec le travailleur ceci, se réalise, comme il est déjà appris plus haut, suite
à un courrier adressé par l’employeur avec accusé de réception, quelques jours avant
l’entretien (le délai est fixé selon le règlement intérieur de l’organisme), l’avis de notification
doit obligatoirement comporter l’énoncé des motifs indiqués par le l’employeur, à cet effet, la
jurisprudence Algérienne s’est manifestée dans l’arrêt 158393 du 14 avril 1998 rendu par la
cour suprême d’Alger, en cassant le jugement rendu par le juge de fond qui a la décision de
licenciement, il lui reproche l’inobservance quant à l’application de l’article 73-2 et 73-3 de la
loi 91-21 du 21 décembre 1991 modifiant et complétant la loi 90-11 relative aux relations du
travail, en vertu de laquelle, le juge de fond a considéré que le licenciement est rendu abusif
puisque il n’a pas respecté les procédures prévues par les articles précités et ce, en ce qui
concerne l’audition et l’assistance du travailleur, par contre, l’article 73-2 prévoit que le
licenciement est prononcé conformément aux dispositions du règlement intérieur, à savoir que
les textes relatifs au règlement intérieur de la banque (Banque d’Algérie Centrale)  prévoit,
selon les articles 2 et 6 que ce principe n’est pas applicable à l’égard des travailleur qui
occupe des postes provisoires, d’autant plus, la partie demanderesse confirme avoir entendu
la partie défenderesse, en lui adressant deux lettres le 14 et 16 juin 1994, et de fait, il n’a pas
dérogé à l’application stricte de l’article 73-2 de la loi 91-29, en revanche , il s’appert, par le
moyen de défense évoqué par la partie défenderesse, que sa relation de travail entre dans le
cadre d’un contrat à durée indéterminée (CDI) ceci, exclue l’application des articles 2 et 6 du
règlement intérieur, ce qui fait ressortir une contradiction dans les moyens de défense
évoqués la partie demanderesse, et tout ce qu’on peut dire que cette dernière n’avait aucun
droit à légitimer la décision de licenciement du fait que le règlement intérieur n’avait pas été
appliqué conformément à l’article 73-2 et 3 de la loi 91-21.
 L’employeur doit communiquer le travailleur de tous les documents portés dans le dossier
objet du licenciement, pour consultation minutieuse, quelques jours avant la tenue du conseil
de discipline, il lui permettra, en tout état de cause, le temps de choisir la personne qui
l’assistera lors de la réunion du conseil de discipline qui tiendra au siège de l’employeur.
 Lors de la réunion du conseil de discipline, le travailleur est auditionné, avec l’assistante de la
personne choisie, sans aucune intimidation, il a le droit d’évoquer tous les preuves ou
justifications qui tentent de l’innocenter, voire avancer tous documents qui tiennent à infirmer
les griefs pesés sur lui. 
2-  Procédures disciplinaires de fond :
    Les procédures de fond se traduisent dans les cas, où le travailleur commis une faute
professionnelle entraînant le licenciement, elles sont citées selon le degré de leur gravité et compte
tenu des circonstances dans lesquelles ont étés commises, à l’exception de celles qui sont
sanctionnées par la législation pénale qui motivent l’engagement d’une action publique devant les
juridictions criminelles.

   A ce titre, le législateur Algérien, en vertu de l’article 73 de la loi 90-11 modifiée et complétée par la
loi 91-29, n’a pas donné une classification juridique aux fautes professionnelles, et qui justifient le
licenciement sans délai-congé ni indemnité, il s’est contenté, à titre d’indication, de mettre en cause
les incidents qui caractérisent la gravité des fautes professionnelles, mais tout d’abord, il est impératif
de distinguer entre trois types de fautes professionnelles qui sont variables pour offrir des motifs
valables au licenciement et certainement, les conséquences ne seront pas les mêmes selon le degré
de gravité de la faute commise.

1. Les fautes simples :


Les fautes simples sont diverses selon le règlement intérieur de chaque organisme employeur, en
entend des fautes simples, par exemple, les absences répétitives non justifiées, rendement individuel
insatisfaisant en matière de production de recouvrement de créances, ces fautes permettent à
l’employeur de procéder au licenciement toutefois, le travailleur licencié conserve son droit au préavis
(délai-congé) et aux indemnités, sans négliger son droit à des voies de recours internes notamment,
celles portées devant la représentativité syndicale, il soit ainsi, que l’employeur est tenu de
convoquer le travailleur pour entretien préalable avant le licenciement pour audition.

2. Les fautes graves  :


Les fautes graves sont celles qui provoquent généralement, des pertes et des perturbations à
l’entreprise, telles que l’abandon de poste, l’insubordination envers la hiérarchie, l’article 73 aliénas 2
de la loi 90-11, prévoit que le refus sans motif valable d’exécuter les instructions liées à ses
obligations professionnelles  ou  celles  dont  l’inexécution  pourrait  porter  préjudice  à l’entreprise 
et  qui  émaneraient  de  la  hiérarchie  désignée  par  l’employeur dans l’exercice normal de ses
pouvoirs, entraîne le licenciement sans délai-congé ni indemnité.

Reste à savoir, le cas d’abandon de poste suite à des absence répétitives, motif valable au
licenciement disciplinaire, en ce sens ; la jurisprudence Algérienne, en vertu de l’arrêt 620354 rendu
par la cour de cassation en date du 07/10/2010 (affaire D.K contre SARL NADJM PLASTIQUE), un
de ses moyens reproche au jugement attaqué, attendu que ce denier n’a pas tenu compte du
principe juridique prévu par l’article 73 de la loi 90-11 à savoir, que l’abandon de poste par le
travailleur à plusieurs reprise sans les moindres justificatifs légaux, n’est pas considéré comme faute
grave permettant à l’employeur le licenciement sans délai-congé ni indemnité, le juge de fond aurait
du se référer au règlement intérieur de la SARL, ce qui a rendu son jugement objet de cassation et
renvoi au tribunal du premier ressort.  
3. Les fautes lourdes  :
Elles représente l’échelon le plus haut, selon la jurisprudence, la faute lourde est commise dans
l’intention de nuire à l’entreprise, ceci, prive le travailleur du préavis et de l’indemnité du licenciement,
voire l’indemnité compensatrice du congés payés, en cas de commission d’actes incriminés qui
donne lieu à l’employeur d’engager une action judiciaire pour dommages et intérêts, à ce titre l’article
73 a bien terminé les cas, selon lesquels, la faute lourde sera tangible et ce, lorsque le travailleur
commis les actes suivants :

- divulgation des informations d’ordre professionnel relatives aux techniques, technologies, processus
de fabrication, modes d’organisation ou des documents internes à l’organisme employeur sauf si
l’autorité hiérarchique l’autorise ou si la loi le permet ;

- participation à un arrêt collectif et concerté de travail en violation des dispositions législatives en


vigueur en la matière ;

-  commission des actes de violence 

- cause intentionnellement des dégâts matériels aux édifices, ouvrages, machines, instruments,
matières premières et autres objets en rapport avec le travail ;

- refus d’exécuter un ordre de réquisition notifié conformément aux dispositions de la législation en


vigueur ;

-  consommation de l’alcool ou de la drogue à l’intérieur des lieux de travail.

      Par contre, dans le cas où ces fautes professionnelles ont été commises réellement, il en va de
dire que la qualification de la faute, quelque soit sa gravité, devra tenir compte des circonstances
dans lesquelles elle a été commise , en ce sens, l’article 73-1 de la loi 90-11 prevoit que l’employeur
devra mettre en épreuve, les circonstances dans lesquelles la faute s’est produite, son étendue et de
son degré de gravité, du préjudice causé, ainsi que de la conduite que le travailleur adoptait, jusqu’à
la date de sa faute envers le patrimoine de son organisme employeur. Ce principe tend à protéger le
travailleur d’une affliction tant morale que professionnelle, il s’agit avant tout, d’apprécier sa carrière
professionnelle, les raisons pour lesquelles il a commis la faute afin de mesurer d’une manière
équitable l’application de la sanction qu’il mérite ceci, permettra à l’employeur de qualifier la faute en
bonne et du forme compte tenu du comportement et les compétences du travailleur.

2. Effets du licenciement disciplinaire :


     Les effets du licenciement disciplinaire se traduit dans la nature et la classification des fautes
commises, il se peut que le licenciement disciplinaire se prononce avec un délai de congé avec
indemnité de licenciement, soit il se prononce sans préavis et sans indemnité.
  Généralement, il revient aux règlements intérieurs de déterminer la nature et la classification des
sanctions, une faute classée à la troisième catégorie en matière de sanction, peut être simple et qui
ne motive pas, de fait, un licenciement disciplinaire, mais elles se limitent en la rétrogradation du
travailleur par exemple.

1.   Licenciement disciplinaire avec délai-congé et indemnité :


     Conformément à l’article 73-5 de la loi 90-11, le travailleur licencié qui n’a pas commis une faute
grave ou faute lourde, ouvre droit à un délai de congé (préavis), dont la durée minimale est fixée
dans les accords et les conventions collectives, le préavis est un délai de prévenance de la relation
de travail à durée indéterminée, le travailleur bénéficie de deux (2) heures par jour dans le but de
chercher un nouvel emploi, les deux heures qui lui sont attribuées restent toujours rémunérées et ne
diminuent pas son salaire, et le contrat de travail reste en vigueur avec tous les droits et obligations
mutuels entre les parties.

    Dans certains cas, le travailleur est contraint par son employeur de cesser l’activité  jusqu’à
l’épuisement de la période du préavis, à cet effet le travailleur ouvre le droit à une indemnité
compensatrice de préavis égale à la rémunération à laquelle il aurait du avoir droit, s’il a continue à
exécuter son contrat de travail jusqu’au terme de la période du préavis, l’indemnité est calculée au
même titre que le salaire, elle est soumise à l’impôt sur le revenu et à la retenue des cotisations de la
sécurité sociale (art 73-6 de la loi 90-11).

2.   Licenciement disciplinaire sans délai-congé ni indemnité :


    Dans le cas où la faute se concrétise, grave ou lourde, qui justifie légitimement le licenciement
sans délai-congé ni indemnité, conformément à l’article 73-2 de la loi 90-11, le travailleur peut
prétendre à une indemnité compensatrice de congés payés égale à la rémunération que le salarié
aurait perçue s'il avait continué à travailler (c’est le calcul le plus avantageux pour le travailleur) à titre
er
d’exemple, « la période de référence du congés annuel débute le 1  juillet, le travailleur depuis cette
date, est bénéficiaire de 2,5 jours de congés payés par mois travaillé, s’il a été licencié le 30
décembre  il a 2,5 jours x 6 = 15 jours de congés payés, qui ne sont pas encore épuisés, et cette
partie doit être réglé avec le solde tout compte ».
     A l’issue du licenciement, quelque soit ses effets, l’employeur est tenu de remettre au travailleur
licencié un certificat de travail qui doit contenir, la dénomination des parties du contrat, les dates
d’entrée et de départ du travailleur, les postes qu’il a occupés durant sa carrière au sein de
l’entreprise et la signature de l’organisme employeur.
     De qui précède, et quelque soit le dispositif porté dans la décision du licenciement, il doit
respecter toutes les procédures prescrites par la loi, faute de quoi, il le licenciement est présumé
abusif, et c’est à l’employeur d’apporter la preuve du contraire (article 73-3 de la loi 90-11. 

                                                                                    Mr TOUATI Khaled


                                                                               Juriste CASNOS Annaba
                                                                        Email : touatikhaled13@gmail.com

Les cotisations en Algérie


   
2020

Travailleurs salariés
Sont obligatoirement assurées à la sécurité sociale les personnes qui exercent en
Algérie une activité salariée ou assimilée ou qui sont en formation professionnelle,
quelle que soit leur nationalité.

Cotisations au 1er janvier 2020


A la charge du
A la charge de A la charge Fonds des
Branche l'employeur du salarié Oeuvres Sociales Total
Assurances sociales : 11,5 % 1,5 % - 13 %
(maladie, maternité, invalidité
et décès)
Accidents du travail et 1,25 % - - 1,25 %
maladies professionnelles
Retraite  11 % 6,75 % 0,50 % 1 18,25 %
Retraite anticipée 0,25 % 0,25 % - 0,5 %
Assurance chômage 2
1 % 3 0,5 % 3 - 1,5 %
Total 25 % 9 % 0,50 % 34,5 %
1  Ces cotisations financent la gestion du  Fonds National de Péréquation des Oeuvres Sociales -
FNPOS  qui a pour missions d'œuvrer, dans le cadre de la solidarité, à la promotion du
logement à caractère social et de l'aide à l'habitat, en faveur des travailleurs salariés.

La CNAC  consent des allègement de cotisations patronales pour tout recrutement d'une durée

d'au moins 6  mois.

S'ajoute 0,375  % à la charge de l'employeur et de l'assuré si ce dernier est employé dans les

secteurs de la construction, des travaux publics ou de l'hydraulique dont la gestion est confiée
à la  CACOBATPH  (Caisse Nationale des Congés Payés et du Chômage-Intempéries des Secteurs
du Bâtiment,  des Travaux Publics et de l'Hydraulique).

L'assiette des cotisations de sécurité sociale est constituée de l'ensemble des


éléments du salaire, à l'exclusion :

 des prestations à caractère familial,


 des remboursements de frais,
 des primes de départ,
 des indemnités pour conditions de vie particulières.
Les cotisations sont payées sur le salaire de poste de l'employé. Le salaire de poste
correspond au salaire plafond par type d'activité, pris en compte pour le calcul des
cotisations (l'appellation exacte étant "salaire soumis à cotisations" tel que défini par
la loi 90-11 relative aux relations de travail).

Le salaire national minimum garanti (SNMG) est de 18 000 DZD (au 27 avril 2020, 1
Dinar algérien vaut 0,00716  euro) par mois pour 40 h de travail hebdomadaire depuis
2015. La loi de finances complémentaire (LFC) pour 2020 adoptée en juin 2020 (JO n°
33 du 4 juin 2020) prévoit une hausse du SNMG, soit 20 000 DZD à compter du 1er juin
2020 (pas encore en vigueur).

Travailleurs non-salariés
Les travailleurs non-salariés cotisent :

 aux assurances sociales qui couvrent les risques maladie, maternité,


invalidité,
 à l'assurance retraite.

Les cotisations sociales s'élèvent à 15 % réparties en parts égales (7,5 %) entre les
assurances sociales et la retraite.

Elles sont calculées sur la base du revenu annuel imposable ou à défaut du chiffre
d'affaire, entre :

 216 000 DZD minimum,
 4 320 000 DZD maximum.

La cotisation annuelle varie entre :

 32 400 DZD minimum,
 648 000 DZD maximum.

Recouvrement
Organisme chargé du recouvrement des cotisations
sociales des travailleurs salariés
Pour les risques maladie, maternité, invalidité, décès, accidents du travail
et maladies professionnelles
 Caisse Nationale des Assurances Sociales des Travailleurs Salariés (CNAS)
Site de télédéclaration

Pour le risque vieillesse

Caisse Nationale de Retraite (CNR)


Rue Hassen Benaamane
Bir Mourad Rais
BP 547 Birkhadem
Alger
Tél. : 00 213 021 44 60 23 – 44 62 07
Fax : 00 213 021 44 66 78
Fiche de contact

Organisme chargé du recouvrement des cotisations


sociales des travailleurs non-salariés
 Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Non-Salariés (CASNOS)
Direction Générale
5, Passage Abou Hamou Moussa
Ex Daguerre
Alger
Tél. : 00 213 021 78 21 28
Fax : 00 213 021 78 21 28
Courriel : contact@casnos.com.dz
Consulter la liste des Wilayas

VOIR AUSSI

 Régime algérien de sécurité sociale


 Organismes de sécurité sociale algériens
CONTRAT DE TRAVAIL

Algérie : comment fonctionne le contrat


à durée déterminée ?
Par Jeune Afrique  |  01 mars 2018 à 18h37 — Mis à jour le 18 juin 2018 à 15h50
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En droit algérien, le contrat de travail à durée déterminée n’est valable
que s’il est écrit. Madiha Silini, avocate au cabinet LPA-CGR Avocats,
précise dans quelles conditions ce contrat peut être utilisé.

En droit algérien, la relation de travail prend naissance par le contrat écrit ou non écrit. Elle existe

en tout état de cause du seul fait de travailler pour le compte d’un employeur. Le contrat de

travail est réputé conclu pour une durée indéterminée sauf s’il en est disposé autrement par écrit.

Le contrat à durée indéterminée (CDI) étant le mode de recrutement de droit commun, le recours

au contrat à durée déterminée (CDD) et au travail temporaire est strictement encadré par la loi.

En application des dispositions de la loi 90-11 relative aux relations de travail, modifiée et

complétée (Loi 90-11), le CDD ne doit pas avoir pour effet de pourvoir durablement un emploi lié

à l’activité normale et permanente de l’entreprise employeur. Le recours à ce type de contrat

n’est possible que pour l’exécution d’une tache précise et temporaire et seulement dans les cas

énumérés par l’article 12 de la Loi 90-11.


Le contrat de travail peut donc être conclu pour une durée déterminée, à temps plein ou partiel,

dans les cas suivants :

L’exécution d’un contrat lié à des contrats de travaux ou de prestation non-

renouvelables ;

Le remplacement d’un salarié temporairement absent ou dont le contrat est suspendu,

qu’il soit en CDI ou à durée déterminée. Le salarié remplacé peut être

temporairement absent de l’entreprise (congés payés, congé maternité, congé

maladie, etc.) ou de son poste de travail. Ne pouvant être conclu pour remplacer tout

salarié absent, le CDD doit identifier le salarié remplacé. Pour rappel, l’employeur ne

peut embaucher un salarié sous CDD pour remplacer un salarié gréviste ;

La réalisation de travaux périodiques à caractère discontinu ;

Le fait de faire face à un accroissement temporaire d’activité ou lorsque des motifs

saisonniers le justifient, notamment :

o L’augmentation temporaire de l’activité habituelle de l’entreprise employeur ;

o L’exécution d’une tâche occasionnelle, parfaitement définie et non durable ne

relevant pas de l’activité normale de l’entreprise employeur.

Concernant le travail saisonnier, les emplois doivent porter sur des tâches normalement censées

se répéter chaque année à des dates à peu près fixes, comme cela est le cas pour les emplois

durant les saisons estivales. Enfin, l’employeur peut recourir au CDD lorsqu’il s’agit d’activité ou

d’emploi à durée limitée ou qui sont par nature temporaire. La jurisprudence algérienne a par

ailleurs exclu le cas « nécessité de service » des motifs de recours aux CDD.

Le recours à un CDD doit obéir à un formalisme


strict
Contrairement au CDI pour lequel aucun formalisme n’est exigé, le CDD n’est valable que s’il fait

l’objet d’un écrit. A défaut, il est présumé conclu pour une durée indéterminée. Il doit comporter
des mentions obligatoires et la définition précise de son motif, dont il appartient à l’employeur de

prouver la réalité.

Le CDD ne peut comporter qu’un seul motif, à peine de requalification en CDI. Outre son motif, le

CDD comporte, notamment, les mentions suivantes :

La date du terme dès sa conclusion, ou la durée pour laquelle il est conclu s’il est sans

terme précis ;

Le nom et qualification professionnelle de la personne remplacée, la cause et la durée

de son absence, en cas de remplacement ;

Désignation du poste de travail occupé, ou la nature des activités auxquelles participe le

salarié dans l’entreprise ;

La durée de la période d’essai éventuellement prévue.

Ce que risque l’employeur qui ne respecte pas les


règles ci-dessus
La conclusion d’un CDD (i) en dehors des cas autorisés par l’article 12 de la Loi 90-11 et (ii) pour

pourvoir un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise, expose l’organisme

employeur aux sanctions détaillées ci-après :

Conformément aux dispositions de l’article 14 de la Loi 90-11, le contrat de travail conclu pour

une durée déterminée en infraction aux dispositions de la Loi 90-11 « est considéré comme un

contrat de travail à durée indéterminée ». Le salarié est le seul à pouvoir demander la

requalification de son contrat de travail en cas de l’inobservation des dispositions relatives aux

CDD.

Aussi, et selon le même arrêt, la demande de requalification doit intervenir pendant la durée de

validité du contrat de travail.

La demande de requalification est portée directement devant le bureau de conciliation, qui siège

auprès des services de l’inspection du travail territorialement, qui statue sur le fond du différend

qui oppose le salarié à son employeur.


En effet, en vertu des attributions qui lui sont dévolues par la législation et la réglementation du

travail, l’inspecteur du travail « s’assure que le contrat de travail à durée déterminée est conclu

pour l’un des cas expressément cités par l’article 12 de la présente loi et que la durée prévue au

contrat correspond à l’activité pour laquelle le travailler a été recruté ».

Si l’employeur refuse de requalifier du contrat à durée déterminée, un procès-verbal de non

conciliation est établi en deux exemplaires et remis aux parties.

A cet effet, le salarié peut introduire une action en requalification devant la section sociale du

tribunal territorialement compétent.

Par ailleurs, toute infraction aux dispositions de la loi relative au recours au CDD en dehors des

cas et des conditions expressément prévus aux articles 12 et 12 bis de la Loi 90-11, est punie

par l’article 146 bis de la Loi 90-11, d’une amende de 1.000 à 2.000 dinars algériens appliquée

autant de fois qu’il y a d’infractions.

L’amende est doublée en cas de récidive. Conformément à l’article 139 de la même loi, il y a

récidive lorsque, dans les douze mois antérieurs au fait poursuivi, le contrevenant a été

condamné pour une infraction identique.