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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Public Disclosure Authorized

MINISTERE DES RESSOURCES HYDRAULIQUES ET ELECTRICITE

E1978 v3
CELLULE D’EXECUTION DES PROJETS DE LA
REGIE DE DISTRIBUTION D’EAU (CEP-O/REGIDESO)

PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE EN MILIEU URBAIN (PEMU)


Public Disclosure Authorized
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ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA VILLE DE LUBUMBASHI


ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL
(EIES)
Public Disclosure Authorized

VERSION DEFINITIVE
19 JUILLET 2012

Réf. du doc.
Equipe Assurance
10/27/05/136 RDC Etude Définitive Lubumbashi EDE C. S. Touré Juillet 2012
Qualité

C ode pr ojet Type Stat ut Lieu Et abli par Vérifié par Appr ouvé par Dat e

Route de l’Aéroport Sunugal Rue NG 28


BP. 5941 DAKAR Fann– SENEGAL
Téléphone : 221.33.820.87.06
Télécopie : 221.33.820.04.77
E-mail : ede@cabinetede.com
Site web: http://www.cabinetede.com
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TABLE DES MATIERES

Table des matières 2

Liste des tableaux 5

Liste des photos 6

Liste des figures 6

Glossaire des acronymes 7

Résume executif 9

Executif summary 17

1. Contexte général de l’etude 24


1.1 Description du contexte et des objectifs du projet 24
1.1.1 État des lieux du système d’alimentation en eau potable de la ville de
Lubumbashi 24
1.1.1.1 Situation actuelle de la desserte en eau potable 24
1.1.1.2 Le bilan d’eau 30
1.1.1.3 Analyse des problèmes du système AEP existant 31
1.1.2 Contexte actuel du projet 33
1.1.3 Description des travaux du projet 35
1.2 Description des travaux prioritaires retenus 41
1.2.1 Objectifs et consistance des travaux 41
1.2.2 Remobilisation des ressources en eau 44
1.2.2.1 Réhabilitation des sources de Kasapa et Kimilolo. 44
1.2.2.2 Réalisation des forages à Kafubu, Unilu, Kamasaka et Luano. 45
1.2.3 Réalisation des travaux aux champs des forages de Kafubu et Unilu 51
1.2.4 Fourniture et montage des équipements de dosage pour les stations de
pompage de Kimilolo, Kasapa, Relais et d’Unilu. 52
1.2.5 Réhabilitation et renforcement des stations de pompage 52
1.2.5.1 Construction et équipement de la nouvelle station de pompage de Kimilolo.
52
1.2.5.2 Réhabilitation des stations de pompage de Relais et de Kasapa. 53
1.2.5.3 Réhabilitation et renforcement des conduites de transfert 54
1.2.5.4 Réhabilitation et renforcement des réservoirs de stockage 55
1.2.5.5 Réaménagement du réseau de distribution secondaire et tertiaires 55
1.2.5.6 Les branchements particuliers et les bornes fontaines 56
1.2.5.7 Les compteurs opérationnels des abonnées 56
1.2.6 Aménagement du futur site de Kafubu 56
1.3 Les objectifs de l’étude 57
1.4 Le cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) du PEMU 57
1.5 Nécessite d’une EIES 58
1.6 Les activités de la mission 58
1.7 La méthodologie et le déroulement de l’étude 58
1.7.1 Le parcours méthodologique 59
1.7.2 Déroulement et calendrier d’exécution de l’étude 59
1.7.3 Moyens en personnel 60
1.8 Structure et contenu du rapport 61

2. Cadre institutionnel, législatif, juridique et réglementaire 62


2.1 Cadre institutionnel 62
2.2 Cadre législatif juridique et réglementaire 67

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3. L’état initial de l’environnement - données de base 69


3.1 Portrait physique et socio-economique de la ville de LUBUMBASHI 69
3.1.1 Portrait Physique 69
3.1.1.1 Situation géographique 69
3.1.1.2 Milieu biophysique 69
3.1.1.3 Hydrographie 69
3.1.1.4 Climat 70
3.1.1.5 La géologie 70
3.1.1.6 Principales formations aquifères 73
3.1.1.7 Ecologie des cours d’eau 74
3.1.2 Population et spatialité des établissements humains. 76
3.1.2.1 Historique 76
3.1.2.2 Découpage administratif 76
3.1.2.3 Estimation de la population de 2008 et 2012 79
3.1.3 Portrait socio economique 82
3.1.3.1 Les activités économiques dominantes 82
3.1.3.2 Assainidssement, santé 83
3.1.3.3 Analyse socio-économique des activités humaines associées avec les cours
d’eau dépendant des sources qui seront exploitées par le projet. 84
3.1.3.4 Secteur de l’eau potable à Lubumbashi 85
3.1.3.5 Emploi et pouvoir d’achat 85
3.1.3.6 Résultats des enquêtes socio-économiques 86
3.1.3.7 Évaluation de la demande en eau 103

4. La consultation publique 104


4.1. Méthodologie d’intervention pour la consultation du public 105
4.2. Calendrier des visites de terrain 105
4.3. Planning des consultations publiques 105
4.4. Programme des ateliers avec les parties prenantes au projet 106
4.5. Programme de consultation des personnes affectées par le projet 106
4.6. Commentaires globaux des entretiens avec les populations et les groupes 107
4.7. Conclusions et recommandations des consultations 108

5. Impacts du projet sur l’environnement 110


5.1 Méthodes d’analyse des impacts 110
5.1.1 Identification des impacts 110
5.1.2 La matrice d’impacts 110
5.1.3 Méthodologie pour l'identification des mesures d’atténuation des impacts
négatifs et de renforcement des impacts positifs 111
5.1.4 Évaluation des impacts 111
5.2 La matrice d’évaluation des impacts. 112
5.2.1 Impacts Sur Le Milieu Humain 112
5.2.2 Impacts sur le milieu naturel et physique 113
5.2.3 Analyse détaillée des impacts environnementaux des sites en chantier114
5.3 Synthèse de l’analyse des impacts environnementaux du projet 122
5.3.1 Au niveau du milieu Physique 122
5.3.2 Au niveau milieu Naturel 122
5.3.3 Au niveau du milieu Humain 122
5.4 Analyse des alternatives 125
5.4.1 Variante « sans projet » 125
5.4.2 Variante « avec projet » 126
5.5 Les impacts socio économiques 126
5.5.1 Description de la territorialité des travaux 126
5.5.2 Recensement des constructions / Infrastructures affectées par le Projet128
5.5.3 Communication et concertation avec les acteurs 129
5.5.4 Synthèse des impacts socio économiques liés à l’exécution des travaux de
renforcement de l’hydraulique urbaine de la ville de LUBUMBASHI 130
5.5.4.1 Les impacts positifs 130
5.5.4.1.1 Au niveau des populations 130
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5.5.4.1.2 Dans le domaine du Genre et l’égalité des sexes 130


.5.5.4.1.3 Au niveau de la REGIDESO 131
.5.5.4.1.4 Pour aider l’Etat de la RDC a atteindre les OMD 131
5.5.4.2 Les impacts négatifs 131
5.5.4.3 Impacts du VIH/ Sida sur les PAP et les ouvriers des chantiers 131
5.6 La diffusion d’un PAR 132
5.6.1 Les principaux outils du PAR 132
5.6.2 Principes qui organisent les mesures d’atténuation du PAR 132
5.6.3 Les prescriptions environnementales et sociales pour le dossier de
consultation des entreprises 135
5.6.4 Les mesures d’ordre spécifique aux différents travaux des Projets 135
5.6.4.1 Mesures spécifiques pour les travaux dans les stations de pompage 135
5.6.4.2 Mesures spécifiques pour les travaux concernant la pose des conduites
primaires et secondaires 137
5.6.4.3 Mesures spécifiques pour les travaux de pose des conduites tertiaires142

6 Plan de gestion environnementale et sociale 143


6.1 Surveillance environnementale et sociale des travaux 143
6.1.1 Consistance du contrôle 144
6.1.2 Consistance du suivi 144
6.1.3 Programme de suivi pendant les phases pré-travaux et des travaux 144
6.1.4 Programme de suivi pendant la phase d’exploitation des équipements145
6.1.5 Consistance de l’inspection 145
6.2 Audit environnemental et social 146
6.3 Réception environnementale et sociale des travaux 146
6.4 Responsabilité de la mise en œuvre du PGES 146
6.5 Formation, renforcement des capacités et assistance technique pour l’expérimentation
sociale du PGES 147
6.6 Couts du PGES et plan de financement 147
6.7 Synthèse des indicateurs majeurs de suivi 157

7 Conclusions générales : Analyse et interprétation 158

8 Bibliographie 160

9 Annexe 161
Annexe 9.1 : Compte-rendu des consultations du public 161
Annexe 9.2 : Liste des presences lors des consultations du public 183

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Les sources captées et leurs débits (m3/h)................................................................................... 24


Tableau 2 : Les forages et leurs débits actuels et potentiels (m3/h)............................................................... 25
Tableau 3 : Les débits de production des sites existants et potentiels (m3/h) ................................................. 25
Tableau 4 : Réservoirs existants de stockage de l’AEP Lubumbashi ......................................................... 28
Tableau 5 : Conduites d’adduction existantes.............................................................................................. 30
Tableau 6 : Demande en eau totale (source : Etudes APD du Groupement IGIP/VSI) ................................ 31
Tableau 7: Débits potentiels des sources ..................................................................................................... 37
Tableau 8 : Débits potentiels des forages ..................................................................................................... 37
Tableau 9 : Répartition spatiale des débits des sources et des forages en 2020......................................... 38
Tableau 10 : Déficit en besoin en eau en 2020 ............................................................................................. 38
Tableau 11 : Liste des stations de pompage (SP) et des champs de forage (CF) ....................................... 39
Tableau 12 : Liste des réservoirs .................................................................................................................. 40
Tableau 13 : Découpage de la ville de Lubumbashi en communes et quartiers ....................................... 77
Tableau 14: Evaluation de la population à l’an 2008 ..................................................................................... 80
Tableau 15 : Projection de la population urbaine à l’horizon 2012 ............................................................... 81
Tableau 16 : Répartition des latrines suivant la typologie des quartiers ...................................................... 83
Tableau 17: Répartition des latrines suivant le niveau de vie des ménages ............................................... 83
Tableau 18 : Mode d’approvisionnement en eau potable ............................................................................. 85
Tableau 19 : Types de bâtiments des ménages ........................................................................................... 88
Tableau 20 : Préoccupations pour un éventuel nouveau site ....................................................................... 89
Tableau 21 : Modalités de compensation...................................................................................................... 89
Tableau 22 : Equipements des ménages ...................................................................................................... 92
Tableau 23 : Types activités .......................................................................................................................... 94
Tableau 24: Lieu emplacement des activités économiques .......................................................................... 95
Tableau 25 : Types équipements amovibles ................................................................................................. 96
Tableau 26 : Propositions des gérants des activités économiques sur un éventuel nouveau site de
Réinstallation ................................................................................................................................................. 97
Tableau 27 : Types de locaux ....................................................................................................................... 97
Tableau 28: Types de bâtiments ................................................................................................................... 98
Tableau 29 : Ventilation concessions, ménages et bâtiment par site ........................................................... 98
Tableau 30 : Modes d’utilisation des batiments ............................................................................................ 99
Tableau 31 : Types d’établissements commerciaux ..................................................................................... 99
Tableau 32 : Nombre d’établissements commerciaux par site ..................................................................... 99
Tableau 33 : Types d’activités ..................................................................................................................... 101
Tableau 34 : Inventaire du parc arboricole .................................................................................................. 101
Tableau 35 : Décompte des impenses agricoles ........................................................................................ 102
Tableau 36 : Évaluation détaillée de la demande en eau potable à l’horizon 2012 .................................... 103
Tableau 37 : Modalités des critères d’évaluation de l’importance de l’impact ............................................ 111
Tableau 38 : Evaluation d’impacts sur le milieu humain ............................................................................ 112
Tableau 39: Evaluation d’impacts sur le milieu naturel et physique............................................................ 113
Tableau 40 : Analyse des impacts environnementaux au niveau des sites d’aménagement de 5 sources de
Kasapa et de 8 forages à Kafubu, Unilu, Kamasaka et Luano ................................................................... 117
Tableau 41 : Analyse des impacts environnementaux des sites réhabilitation et exploitation des Stations de
pompage de Kimilolo, de Relais et de Kasapa ainsi que des sites de construction du réservoir RTNC, du
réservoir de Kafubu et de la bâche de Kimilolo. .......................................................................................... 119
Tableau 42 : Analyse des impacts environnementaux de la pose des conduites d’adduction et distribution
de l’eau de Lubumbashi .............................................................................................................................. 121
Tableau 43 : Synthèse de l’analyse des impacts environnementaux du projet ......................................... 124
Tableau 44: Budget du PAR ........................................................................................................................ 134
Tableau 45 : Formation du budget du PGES .............................................................................................. 148
Tableau 46 : Plan de Gestion Environnementale et Sociale – Mesures d’atténuation des impacts négatifs
..................................................................................................................................................................... 149
Tableau 47: Programme de Surveillance et de Suivi Environnemental et Social ....................................... 154 

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LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Station de pompage Luano Photo 2 : station de pompage Kimilolo ........ 40


Photo 3 : Parcelles agricoles et bâtiments affectés par les travaux à Kamasaka....................................... 133
Photo 4 : Consultation publique PAR Kamasaka ........................................................................................ 161
Photo 5 : Consultation publique EIES Lubumbashi .................................................................................... 162

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Schéma altimétrique des installations projetées ........................................................................... 42


Figure 2 : Niveau d’éducation du chef de ménage ........................................................................................ 87
Figure 3 : Moyens de transport ..................................................................................................................... 87
Figure 4 : Activités du chef de ménage ......................................................................................................... 88
Figure 5 : Dispositions à prendre dans le processus de réinstallation .......................................................... 89
Figure 6 : Modes d’accès à l’eau des ménages ............................................................................................ 91
Figure 7 : Installations d’assainissement....................................................................................................... 91
Figure 8 : Types d’activités économiques ..................................................................................................... 95
Figure 9 : Choix de l’emplacement des activités économiques .................................................................... 96
Figure 10 : Etat du bâtiment abritant des activités économiques.................................................................. 98 

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GLOSSAIRE DES ACRONYMES

AEP Alimentation en Eau Potable


AEPR Alimentation en Eau Potable en milieu Rural
AEPU Alimentation en Eau Potable en milieu Urbain
AG Acier Galvanisé
AO Appel d'offres
APD Avant-projet Détaillé
APS Avant-projet Sommaire
BAD Banque Africaine de Développement
BAP Biens Affectés par le Projet
BC Bureau de Contrôle
BEAU Bureau des Études de l’Aménagement Urbain
BF Borne-fontaine
BM Banque mondiale
BP Branchement Particulier
Cellule d’exécution des projets de la régie de
CEP/REGIDESO
distribution d’eau
Comité National de l’Action de l’Eau et de
C.N.A.E.A.
l’Assainissement
CCAG Cahier des Clauses Administratives Générales
CPC Conditions Particulières du Contrat
CPL Comité de Pilotage Local
CRAA Centre de Recherche Agro Alimentaire
CUP Cause d’Utilité publique
DAO Dossier d'Appel d'Offres
DE Diamètre Extérieur
DN Diamètre Nominal
DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté
EIES Étude d’Impact Environnemental et Social
FD Fonte Ductile
GEEC Groupe d’Études Environnementales du Congo
HBTS Habitants
HIMO Haute Intensité de Main d’Œuvre
HT Hors taxes
HMT Hauteur Manométrique Totale
IDA International Development Association
LAC Lignes Aériennes Congolaises
MECNT Ministère de l’Environnement, Conservation de la
Nature et Tourisme
NO Nord Ouest
OGEFREM Office de Gestion du Fret Maritime
ONG Organisation Non Gouvernementale
PAR Plan d’Action de Réinstallation
PEHD Polyéthylène Haute Densité

PEMU Projet d’Alimentation en Eau Potable en Milieu Urbain

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PGES Plan de Gestion Environnementale et Sociale


PPES Plan de Protection de l’Environnement
PSR Plan Succinct de Réinstallation
PVC Polychlorure de vinyle
PO Politique Opérationnelle
RDC République Démocratique du Congo
OR Office des Routes
OVD Office de Voiries et Drainage
RdC Rez de Chaussée
RVA Régie des Voies Aériennes
RVF Régie des Voies Fluviales
SGTSEAU Sous-groupe de Travail Sectoriel Eau
SNEL Société Nationale d’électricité
SO Sud Ouest
STEP Station d’Épuration des Eaux Usées
STL Société pour le traitement du Terril de Lubumbashi
TDR Termes de Référence
TN Terrain naturel
UNILU Université de Lubumbashi
VIH/SIDA Virus d’Immunodéficience Humaine/Syndrome
d’Immunodéficience Acquise

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RESUME EXECUTIF

Le processus renforcement de l’hydraulique urbaine de la ville de Lubumbashi s’inscrit dans le cadre du


projet d’alimentation en Eau potable en Milieu Urbain (PEMU) dont le portage est assuré par
REGIDESO. Il intervient dans un contexte de dégradation du système de distribution et de la qualité de la
ressource hydrique. A l’heure actuelle, moins de deux ménages sur trois ont accès à l’eau potable dans la
ville de Lubumbashi. Les fuites qui surviennent souvent contribuent massivement aa cette situation de
dégradation. A cela s’ajoute, l’insalubrité de l’eau desservie pourtant source de maladies comme le
Choléra, la Fièvre Typhoïde, les Diarrhées diverses, Verminoses, etc. dont le coût financier, économique et
humain reste généralement très élevé. Comme c’est le cas dans les autres grandes villes de la RDC les
populations démunies se rabattent sur les rivières, les sources insalubres et/ou récupèrent les eaux de
pluie. La rareté de la ressource hydrique potable ternie aussi les pratiques d’hygiène et d’assainissement à
l’échelle des unités domestiques et amplifie la difficulté des taches domestiques. Les enfants en bas âge
sont généralement touchés par les maladies hydriques. Pour pallier à ces contraintes, le gouvernement de
la RDC a sollicité auprès de la Banque Mondiale un don de $ US 190 millions pour soutenir la réforme de
la REGIDESO par un Projet d’Alimentation en Eau potable en Milieu Urbain (PEMU). Ce don a été
approuvé par la Banque le 18 décembre 2008, et l’Accord de don a été signé le 19 janvier 2009 et il est
constitué des composantes suivantes :
Composante A ($ US 86 millions): Amélioration et extension des services d’alimentation en eau dans les
principaux centres urbains à savoir Kinshasa, Lubumbashi et Matadi
Composante B ($ US 81 millions): Soutien à la réforme du secteur, au renforcement des capacités, et
l’amélioration de la gouvernance

L’objectif principal du Projet d’alimentation en Eau potable en Milieu Urbain (PEMU) est d’améliorer les
conditions de desserte en eau potable de la ville de Lubumbashi à travers une mobilisation des ressources
d’eau et une réhabilitation des réseaux de canalisations, et par l’entremise d’ équipements des stations de
pompage d’eau, et des matériels de comptage à la distribution

Les travaux programmés sont les suivants :

Réhabilitation de 5 sources de Kasapa et Kimilolo 2 ;


Réalisation et équipement de 8 forages à Kafubu, à UNILU, à Kamasaka et à Luano ;
Fourniture et montage des équipements de dosage pour les stations de pompage;
Construction et équipement de la nouvelle station de pompage Kimilolo 1 et 3;
Réhabilitation de la station de pompage de Relais et de Kasapa ;
Fourniture et pose d’une conduite de refoulement DN500 FD du champ des forages Kafubu vers Kimilolo;
Acheminement des eaux des nouveaux forages d’Unilu vers les réservoirs Relais ;
Fourniture et pose nouvelle conduite DN500 FD Kimilolo-Golf, avec construction d'un nouveau réservoir de
stockage de 2.500 m3 près de l’antenne de la RTNC ainsi que la fourniture et pose d’une conduite de
distribution DN600 FD et le raccordement au réseau système Golf;
Réhabilitation des réseaux primaires de distribution:
Pose de deux conduites DN600 FD entre la station Kimilolo 1 et l’avenue Kamanyola.
Pose d’une conduite DN400 PEhd entre Unilu et le réseau existant
Réhabilitation des réseaux secondaires :
Remplacement de toutes les conduites existantes en Amiante Ciment dans les zones des agences de Golf,
Lubumbashi, Kampemba, Kenya,
Réhabilitation des réseaux tertiaires de Kenya et Katuba:
Réhabilitation de 10.000 BP ;
Construction de 100 BF ;
Fourniture de 15.000 compteurs.
Les objectifs spécifiques de cette EIES sont :
Identifier les impacts environnementaux et sociaux ;
D’analyser les impacts environnementaux et sociaux ;
Évaluer les impacts environnementaux et sociaux dans le temps et dans l’espace ;

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Recommander des mesures d’accompagnement pour la protection de l’environnement ;


Établir un PGES incluant activités, coûts et calendrier de mise en œuvre ;
Conduire des consultations publiques avec les populations sur la base des résultats de l’EIES et en
dresser des rapports précisant les principales conclusions ;
Conduire un PSR ou un PAR selon les données de terrain

Le parcours méthodologique a emprunté une démarche participative, avec une forte implication de
l’ensemble des acteurs et des partenaires concernés par le PEMU. (Ministères, Directions, Élus locaux,
organisation communautaire de base (OCB) et autres associations d’acteurs, Comités de Développement
de Quartier).

* Une revue documentaire a d’abord porté sur l’analyse des descriptions techniques et du tracé remis par
le client. Ce diagnostic a permis d’identifier et d’évaluer quantitativement et qualitativement les travaux à
mener dans le cadre du PEMU/Lubumbashi. Les textes, décrets et lois de même que le CGES et le CPRP
ont été largement partagés par les membres de la mission dans une structure égalitaire de communication.
Les données fournies par le CGES et le CPRP ont facilité la compréhension de l’exercice et ont mis en
ligne les enjeux sociaux, économiques et politiques qui structurent le projet au niveau local et national. Les
cartes, photos, plans autres études se rapportant à la problématique de l’AEP ont été d’un grand apport
dans la mobilisation des données secondaires.
* Des visites-entretiens réalisées au niveau des principaux acteurs impliqués dans le projet. Ces entretiens
ont permis considérer les perceptions des acteurs, leurs souhaits et solutions aux problèmes posés par le
projet.
* Des enquêtes socio économiques ont été menées pour apprécier la perception des riverains sur les
travaux programmés. Les résultats de ces enquêtes sont analysés et recoupés sous le registre de la
triangulation.
* Des séances de Brainstorming pour partager les concepts directeurs des disciplines différentes des
experts de la mission et qui se complètent dans une logique d’une compréhension commune des faits et
constats
* Des consultations publiques ont été menées pour expliquer les enjeux qui structurent le projet. Les
résultats de ces consultations sont compilés en annexe 1 sous forme de comptes rendus et analysés dans
le corps du texte.

Le PEMU implique plusieurs acteurs qui interagissent dans une logique de complémentarité fonctionnelle
et sur la base de principes communs et d’objectifs partagés.

- La responsabilité institutionnelle incombe en termes de leadership au Ministère des Ressources


Hydrauliques et Electricité qui a la tutelle technique de la Société Nationale de l’Électricité, « S.N.E.L. » et
de la Régie de distribution d’eau, REGIDESO qui a en charge de la production, la distribution et la
commercialisation de l’eau potable.

La REGIDESO est également l’entité bénéficiaire du PEMU. Pour exécuter ce Projet, il a été créé au sein
de la REGIDESO, la Cellule d’Exécution des Projets Eau (CEP-O). La CEP-O a la responsabilité du suivi
de l’exécution de l’ensemble des composantes du projet dont cette EIES.

La CEP-O/REGIDESO est appuyée dans cette tâche par d’autres acteurs de l’état comme :
- Le Ministère du Plan qui assure la tutelle technique du Comité National de l’Action de l’Eau et de
l’Assainissement « C.N.A.E.A.», chargé d’élaborer et de veiller à l’exécution des programmes de
réhabilitation, de développement et de formation dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement.
- Le Ministère de l’Environnement, notamment à travers le Groupe d’Études Environnementales du Congo
(GEEC).

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Les biens et ménages affectés par la mise œuvre du projet sont résumées comme suit :
No Impact sur les biens Unité Quantité
1 Traversées des routes Pce 16
2 Traversées des parcelles de Kenya par des conduites tertiaires Pce 92
3 Déplacement des poteaux électriques Pce 5
4 Déplacement des panneaux publicitaires Pce 8
5 Remplacement des arbres abattus le long des routes Pce 38
6 Perte de parcelle à Kamasaka Fft 62
7 Perte de logement à Kamasaka Fft 19
8 Perte de 16 maisons semi-durables à Kamasaka M2 710
9 Perte de 23 maisons précaires à Kamasaka M2 636
10 Perte de briques cuites Pce 37 118
11 Perte de briques adobes. Pce 6 100
12 Perte de jeune goyavier Pied 1
13 Perte des goyaviers Pied 1
14 Perte de jeunes manguiers Pied 65
15 Perte de manguiers Pied 69
16 Perte de jeunes palmiers Pied 3
17 Perte de jeunes avocatiers Pied 33
18 Perte d'avocatiers Pied 35
19 Perte de citronniers Pied 2
20 Perte de jeunes papayers Pied 3
21 Perte de jeunes bananiers Pied 52
22 Perte de bananiers Pied 191
23 Perte de cannes à sucre Pied 31
24 Perte de jardin de patates douces M2 33 270
25 Perte d'étangs piscicoles (nouveaux étangs+transport alevins) Fft 2
26 Perte de jeunes arbres d'hévéa Pied 7
27 Perte de manioc Pied 3
28 Perte de 1 maison durable de 4mx4m (Boutique Mont Carmel) M2 16
29 Perte de 1 palmier (Station DE BORAH) Pied 1
30 Perte de 1 goyavier (Station DE BORAH) Pied 1
31 Pertes de revenus :
31.1 Pour 6 ménages occupant la parcelle REGIDESO de Kamasaka Fft 6
31.2 Pour 43 propriétaires des boutiques / route de Kasumbalesa pce 43
31.3 Pour 1 propriétaire de l'atelier de soudure/ route de Kasumbalesa pce 1
31.4 Pour 15 propriétaires des cabines publiques/ route de Kasumbalesa pce 15
31.5 Pour 8 propriétaires des pharmacies et autres/ route de pce 8
Kasumbalesa
31.6 Pour 50 propriétaires des établissements divers pce 50
31.7 Pour 9 propriétaires des salons de coiffure/ route de Kasumbalesa pce 9
31.8 Pour 27 propriétaires des kiosques / route de Kasumbalesa pce 27

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- Il faut souligner que l’ensemble des impacts négatifs majeurs directement lié à ce projet est
essentiellement constitué par le déplacement de la population habitant la parcelle REGIDESO de
Kamasaka, le déplacement des poteaux pour câble électrique, les traversées de routes asphaltées, le
déplacement des de panneaux publicitaires. Ces Impacts sont identifiés et intégrés dans le dossier d’appel
d’offre (DAO) de l’entreprise qui doit les remettre en place et dans les conditions originales après
l’exécution des travaux. Par ailleurs, il est prévu dans le PGES, notamment dans la ligne des mesures
d’atténuation, un portefeuille pour les pertes économiques pour couvrir les compensations en faveur des
manques à gagner des commerçants immobilisés pendant les travaux, des personnes qui seront
déplacées ainsi que les biens qu’ils auront perdus tels que les jardins maraichers, les arbres fruitiers, les
murs de clôture, les briques et les étangs piscicoles.

- Les travaux de l’entreprise seront programmés de telle sorte que les conduites primaires évitent les
domaines privés.
- Le projet va constituer pour les acteurs de l’informel une opportunité de croissance de leurs chiffres
d’affaires.
Au regard de toutes ces considérations, il a été finalement retenu l’élaboration d’un Plan d’Action de
Réinstallation des populations (PAR) Ce PAR se base sur le Cadre de Politique de Réinstallation des
Populations (CPRP). Cet outil énonce des paradigmes, propose des Principes, admet des mécanismes, et
dispose des techniques d’analyse et des outils qui feront l’objet d’une expérimentation sociale en accord
avec la législation de la RDC.
Le budget total de ce PAR se chiffre à 428 342 $US incluant un volet communication participative, transfert
et partage des informations.

Les impacts environnementaux et sociaux du PEMU et les mesures de compensations proposées sont de
fortunes diverses.

Les principaux impacts positifs et négatifs sont identifiés et évalués à travers une matrice d’impacts sur le
milieu biophysique et le milieu humain, ces impacts se résument comme suit :
Les impacts négatifs majeurs sont :

Sur le milieu biophysique


Les modifications des structures des sols liées aux tassements avec la circulation fréquentes des engins ;
L’extraction des sables de carrière pour la pose des conduites primaires, secondaires et tertiaires ;
L’érosion des sites à topographie pentue qui se rattache au débroussaillement, au désherbage, et à la
destruction d’arbres lors de la pose des conduites primaires ;
La pollution des sols et des eaux par les hydrocarbures, les lubrifiants, et les déchets solides de toute
sorte.

Sur le milieu humain


Des pertes dues à la destruction ou déplacement de biens ;
Des pertes de revenues liées à un arrêt temporaire des activités ;
La perturbation de la circulation des biens et des personnes (à l’intérieur et à l’extérieur des chantiers), des
pertes de temps avec des embouteillages fréquents ;
La production de déchets liés aux activités de chantier ;

La perturbation ponctuelle du processus de distribution et d’approvisionnement en eau des populations


pour les besoins de test de fonctionnement des stations de pompages ainsi que de rinçage des conduites.

Les impacts positifs majeurs sont essentiellement axés sur le milieu humain :
Les travailleurs des stations de pompage et booster seront dans des conditions professionnelles meilleures
et disposeront d’un ensemble de conditions matérielles (éclairages, sanitaires) adaptées pour l’exécution
de leurs tâches ;
La création d’emploi et de petits métiers de restaurations et de vente d’objet divers ;
Les nouveaux ouvrages de distribution auront des incidences indéniablement positives sur la qualité de vie
et la santé des populations ;

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Un recul significatif des maladies qui s’invitent dans le contexte de l’eau et de l’assainissement (cholera,
rougeole, galle, dysenteries et autres) ;
Une amélioration notable de la pénibilité des travaux domestiques pour les femmes et les enfants ;
Des dynamiques de changement au niveau des pratiques d’hygiène et d’assainissement ;
Des avancées significatives de la santé maternelle et infantile avec l’amélioration de la potabilité de l’eau ;
Un recul des vols, viols et agressions sur les bordures des rivières ;
Une expérimentation sociale d’un PAR qui prends en compte les pertes, droits, plaintes, complaintes et
compensations des PAP et l’indemnisation des BAP ;
Une hausse sensible du recouvrement des factures due à une baisse des réclamations et des conflits.

Pour donner plus de lisibilité aux impacts et à leurs sources, la mission a retenu des mesures
d’atténuation qui se distribuent de façon spécifique sur les travaux du projet.

Parmi les mesures préalables, il convient de signaler qu’il est urgent et indispensable de doter la ville de
Lubumbashi :

D’un système cartographique de détection des raccordements clandestins pour parer aux dérapages
enregistrés dans le réseau pris globalement ;
D’un plan de communication et de sensibilisation global pour les travaux auprès des populations, des
associations, des élus locaux et des pouvoirs traditionnels et religieux

* En ce qui à trait aux mesures proposées pendant la période pré travaux, il est recommandé de :
Équiper les chantiers d’équipements de collecte des déchets ;
Procéder à la disposition d’un plan de circulation à l’intérieur et à l’extérieur des chantiers ;
Mettre en commun de toutes les activités d’IEC, pour optimiser et rationnaliser l’utilisation ;
des ressources disponibles et leur pérennisation et selon les types de travaux du projet;
Aménager des sites temporaires de parcage de matériels de chantiers.

* En ce qui a trait aux mesures proposées durant les travaux il est recommandé de :
Veiller à la mise en place d’une campagne de sensibilisation sur les pénuries d’eau occasionnées par les
travaux du Projet ;
Mettre en place d’un dispositif et d’un calendrier d’approvisionnement en eau potable de proximité des
populations durant la période des travaux ;
Veiller au levé et à l’élimination périodique des déchets des travaux pour prévenir la pollution des sols ;
Veiller à la remise en état catégorique et immédiate des zones susceptibles à l’érosion hydrique ou
éolienne par reboisement ou par recouvrement en béton.
La politique suivante peut être adoptée :i) pour des zones où la pente du terrain est comprise entre 5 - 25
%, on tentera un reboisement systématique avec des espèces locales adaptées à ces conditions
topographiques ou alors des espèces herbacés qui ont fait leur preuve un peu partout en Afrique comme
les VETIVERS ; ii) pour des zones à pentes supérieures à 30%, on tentera si possible de mettre en place
un système de recouvrement en béton.
Assurer la préservation des composantes fragiles de l’environnement dont les arbres ou autres ;
Équiper les ouvriers en Équipements de Protection Individuel ;
Veiller à la mise en place d’un dispositif de signalisation pour la circulation des biens et des personnes ;
Planifier et organiser la circulation des biens et des personnes au à la périphérie immédiate des chantiers.

* En ce qui à trait aux mesures proposées durant l’exploitation, il est recommandé de :


Renforcer des capacités des techniciens de la REGIDESO ;
Mettre en place d’une politique facilitant l’accès au réseau d’AEP aux plus démunis (politique sociale du
gouvernement) ;
Renforcer les systèmes de maintenance des stations de pompage, des conduites et des compteurs ;
Renforcer du système d’entretien et de maintenance des sanitaires au sein des stations de pompage.

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Le Plan de Gestion Environnemental et Social (PGES) ambitionne de faciliter aux promoteurs du projet ou
du programme la mise en œuvre des modalités d’application de toutes les mesures préconisées dans le
cadre de l’étude d’impact environnemental et social, en termes de propositions et de recommandations.
Les indicateurs de gestion et de suivi devront être convenablement choisis et sérier pour prendre en
charge de façon effective les principaux impacts notamment :
les problèmes socio-économiques et environnementaux liés à la nature de travaux ;
les accès difficiles au réseau qui se rattachent soit au coût d’adduction ou de vente du m3d’eau potable ou
au manque de communication ;
la qualité des installations ;
la gestion de l’environnement et la sécurité durant les travaux ;
la mobilité des biens et des personnes ;
les problèmes de collecte, de ramassage et d’élimination des déchets liquides et solides provenant du
chantier des travaux ;
la santé des populations avant et après les travaux de constructions.

Les coûts estimés pour la mise en place du PGES sont récapitulés comme suit (en $US) :
(G = Part du Gouvernement, E = part de l’Entreprise, E = G + T)

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Pre travaux Travaux Exploitation Total

No Designation Sous-detail G E G E G E G E T
1. Mesures Indemnisations
341 394 341 394 0 341 394
d'atténuation des PAP/BAP
Mise en place
système de mesure 10 000 0 10 000 10 000
des débits pour
Respecter les
débits écologiques.
Utilisation des
camions-citernes
30 625 0 30 625 30 625
pour alimenter les
ménages en cas de
coupures excédant
24 heures.
2. Programme Recrutement
12 000 0 12 000 12 000
de suivi Environnementaliste
Elaboration
15 000 0 15 000 15 000
PGES Entreprise
Approche participative
10 000 10 000 0 10 000
avec ONG
Sécurité et santé
20 000 0 20 000 20 000
sur le chantier
Sensibilisation à
10 000 10 000 0 10 000
l'Hygiène publique
3. Renforcement assistance technique
11 000 11 000 0 11 000
capacités ONG témoin PAR
Sensibilisation Internationalisation
25 000 25 000 0 25 000
PAR et communication PAR
4. Sous-total 377 394 15 000 10 000 72 625 10 000 0 397 394 87 625 485 019
5. Audit
Environnemental 13 200 525 350 2 542 350 0 13 909 3 067 16 976
(3,5%)
6. Imprévus divers
37 739 1 500 1 000 7 263 1 000 0 39 739 8 763 48 502
(10%)
7. Total 428 342 17 025 11 350 82 429 11 350 0 451 042 99 454 550 497

Un bureau de Contrôle recruté par le Maître d’Ouvrage sera, chargé de contrôler sur le chantier
l’application des mesures environnementales et sociales. Il est responsable au même titre que l’Entreprise
de la qualité de l’environnement dans les zones d’influence du projet. Les dégâts ou dommages
environnementaux de quelque nature qu’ils soient, engagent la responsabilité commune de l’Entrepreneur
et du Bureau de Contrôle. Pour mener à bien cette activité de surveillance environnementale, le bureau de
contrôle pressenti et confirmé devra nécessairement avoir en son sein un Expert environnementaliste.

La maitrise d’ouvrage est assurée par Ministère des Ressources hydrauliques et Electricité à travers la
REGIDESO et sa cellule d’exécution du projet (CEP-O) .Il veillera à l’exécution du plan de mise en œuvre
des mesures environnementales et sociales par le recrutement d’un bureau de contrôle qui sera son bras
armé sur le chantier avant et pendant et après les travaux.

Le Ministère de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et du Tourisme est chargé du suivi des


mesures d’atténuation à travers ses directions comme la GEEC. Il s’appuiera sur l’observation des
indicateurs proposés.

La validation du plan de suivi des mesures proposé sera réalisée par le comité de suivi défini dans le
CPRP. Sous la présidence du Ministère de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et du
Tourisme, ce comité travaillera en étroite collaboration avec la Mission de Contrôle qui assurera la
surveillance et le suivi quotidiens et qui, contractuellement, aura le pouvoir de contraindre l’Entreprise à
corriger les défaillances relevées.

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L’Entreprise a la responsabilité d’appliquer effectivement et efficacement les prescriptions


environnementales et sociales. Elle établira en début de chantier un Plan de Protection de l’Environnement
du Site (PPES) qui lui permettra d’exécuter de façon concrète les mesures préconisées dans le PGES. Ce
plan sera approuvé par la Mission de Contrôle après vérification de sa conformité au PGES.

Pour être plus opérationnelle, il est recommandé à l’Entreprise de disposer en son sein d’un «répondant
environnemental» qui aura la responsabilité de veiller au respect des clauses techniques
environnementales après avoir répertorié les contraintes environnementales les plus délicates sur son
chantier, d’intégrer la surveillance environnementale dans le journal de chantier et de servir d’interlocuteur
avec le Bureau de Contrôle sur ces questions.

Les conclusions majeures des six(6) consultations publiques sont les suivantes :

Le projet reste une nécessité et une priorité pour toutes les populations consultées ;
Le projet constitue un véritable facteur de développement pour les quartiers traversés ;
Une concertation et une coordination intersectorielle de tous les projets intervenant dans la même zone est
une nécessité ;
Une nécessite d’utiliser la main d’œuvre locale à travers un processus HIMO ;
Une prise en compte des mesures d’atténuation des impacts négatifs avec l’implication des populations et
des groupes dans l’exercice pris globalement ;
Une nécessite de mettre en place une unité de coordination des travaux d’infrastructures dans les zones
de projets ;
Une mise en place de Comité Local des PAP pour le suivi du processus de résolution des problèmes
résiduels.

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EXECUTIF SUMMARY

The process of reinforcing the urban water system of the city of Lubumbashi is part of the Urban Potable
Water Supply Project (PEMU) run by REGIDESO. It takes place against the backdrop of a deteriorating
water supply and water quality system. Less than two out of three households in the city of Lubumbashi
currently have access to drinking water. Frequent leakages contribute significantly to this deteriorating
situation. Added to this, unsafe drinking water can lead to diseases such as cholera, typhoid fever, diarrhea
and worm infestations etc. with huge financial, economic and human costs. As in other major cities in the
DRC, the poor are often forced to rely on rivers or rainwater for their water supply. The scarcity of potable
water also affects hygiene and sanitation practices at the household level and increases the difficulty of
carrying out domestic tasks, and young children are particularly affected by waterborne diseases. To
overcome these challenges, the government of the DRC requested funding from the World Bank in the
form of a US$190 million grant to reform REGIDESO through the Urban Potable Water Supply Project
(PEMU). The grant agreement was approved by the Bank on December 18, 2008, signed on January 19,
2009 and consists of the following:
Part A ($US86 million): Improvement and extension of water supply services in the main urban centers of
Kinshasa, Lubumbashi and Matadi.
Part B (US$81 million): Support for reform of the sector, capacity building, and improved governance.

The main objective principal of the Urban Potable Water Supply Project (PEMU) is to improve the drinking
water supply conditions of the city of Lubumbashi by mobilizing water resources, rehabilitating mains
networks, and by the equipment of water pumping stations, as well as water distribution meters.

The works programs will involve the following:

Rehabilitation of 5 sources at Kasapa and Kimilolo 2;


Construction and equipment of 8 wells at Kafubu, UNILU, Kamasaka and 1 Luano;
Supply and installation of metering equipment for pumping stations;
Construction and equipment of the new Kimilolo 1 and 3 pumping stations;
Rehabilitation of the Relais and Kasapa pumping stations;
Supply and installation of a DN500 FD discharge pipe for the field wells from Kafubu to Kimilolo;
Conveying of water from the new wells at Unilu to the Relais reservoirs;
Supply and laying of a DN500 FD pipe at Kimilolo-Golf, including the construction of a new 2,500 m3
storage tank close to the RTNC as well as the supply and laying of a DN600 FD distribution pipe and
connection to the Golf network system;
Rehabilitation of the primary distribution networks:
Laying of two DN600 FD pipes between the Kimilolo 1 station and Kamanyola Avenue.
Laying of a DN400 PEhd pipe between Unilu and the existing network.
Rehabilitation of secondary networks:
Replacement of all the existing asbestos cement pipelines in the areas of Golf, Lubumbashi, Kampemba
and Kenya
Rehabilitation of the tertiary networks of Kenya and Katuba:
Rehabilitation of 10,000 BPs;
Construction of 100 BFs;
Provision of 15,000 meters.
The specific objectives of this ESIA are as follows:
To identify the environmental and social impacts;
To analyze the environmental and social impacts;
To evaluate the environmental and social impacts over time and space;
Recommend support measures for environmental protection;

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Set up an ESMP including activities, costs and an implementation schedule;


Undertake public consultations with affected populations based on the results of the ESIA and report major
findings;
Conduct a CRP or a RAP based on field data.

A participatory approach was taken with the involvement of a range of PEMU stakeholders and partners
(including Ministers, Directors, local elected representatives, community organizations and other groups
such as local development committees).

* A literature review was undertaken focusing on technical analysis and the layout submitted by the client.
This assessment led to the identification and evaluation (both quantitative and qualitative) of the works to
be conducted by the PEMU/Lubumbashi. Relevant texts, decrees and laws, as well as the Environmental
and Social Management Framework (ESMF) and the Resettlement Policy Framework (RPF) were widely
shared through an egalitarian communication process. Maps, photos and plans of other studies relating to
Potable Water Supply (PWS) and sanitation contributed greatly to the collection of secondary data.
* Interviews undertaken with the main stakeholders involved in the project. These interviews identified
stakeholders’ expectations and perceptions, as well as solutions to problems arising from the project.
* Socio-economic surveys were conducted to assess the perception of residents vis-à-vis the planned
works. These survey results were analyzed and crosschecked by triangulating them with the statements
and perspectives of the main stakeholders.
* Brainstorming sessions were held with the aim of sharing the guiding concepts of the different disciplines
of the project experts, to ensure common understanding of the facts and findings.
* Public consultations were conducted to explain the issues that shape the project. The results of these
consultations are compiled in Appendix 1, in the form of reports, and are analyzed in the main text.

The PEMU involves a number of stakeholders working together on the basis of common principles and
shared objectives.

- Institutional responsibility lies, in terms of leadership, with the Department of Energy, which has technical
supervision over the National Electricity Company (SNEL) and the water supply company (REGIDESO)
which is responsible for the production, supply and marketing of drinking water. The latter is a beneficiary
entity of the PEMU. For the purposes of this project, a subsidiary unit, the Water Projects Implementation
Unit (CEP-O), was set up within REGIDESO. The CEP-O is responsible for monitoring the implementation
of all project components, including the ESIA.

CEP-O/REGIDESO is supported by other State actors, including:


The Department of Planning, which provides technical supervision of the National Action Committee for
Water and Sanitation (CNAEA), charged with instigating and overseeing the implementation of renovation,
development and training programs within the water and sanitation sector.
The Department of the Environment, in particular, through the Environmental Studies Group of the Congo
(GEEC).

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The main assets and infrastructure affected by the implementation of the project are summarized as
follows:
No Impact on assets Unit Quantity
1 Road crossings Each 16
2 Crossing of Kenya land plots by tertiary pipelines Each 92
3 Displacement of electrical poles Each 5
4 Displacement of billboards Each 8
5 Replacement of trees removed from roadsides Tree 38
6 Loss of land plots at Kamasaka Fft 62
7 Loss of housing at Kamasaka Fft 19
8 Loss of 16 semi-durable houses at Kamasaka M2 710
9 Loss of 23 temporary houses at Kamasaka M2 636
10 Loss of clay bricks Brick 37 118
11 Loss of adobe bricks Brick 6 100
12 Loss of young guava trees Tree 1
13 Loss of guava trees Tree 1
14 Loss of young mango trees Tree 65
15 Loss of mango trees Tree 69
16 Loss of young palm trees Tree 3
17 Loss of young avocado trees Tree 33
18 Loss of avocado trees Tree 35
19 Loss of lemon trees Tree 2
20 Loss of young papaya trees Tree 3
21 Loss of young banana trees Tree 52
22 Loss of banana trees Tree 191
23 Loss of sugar canes Tree 31
24 Loss of sweet potato gardens M2 33 270
25 Loss of fish ponds (new and transport of young fish) Pond 2
26 Loss of young rubber trees Tree 7
27 Loss of manioc Tree 3
28 Loss of 1 durable house of 4mx4m (Mont Carmel shop) M2 16
29 Loss of 1 palm tree (Borah Station) Tree 1
30 Loss of 1 guava tree (Borah Station) Tree 1
31 Loss of income:
31.1 By 6 households living on the REGIDESO land plot at Kamasaka Household 6
31.2 by 43 shop owners / Kasumbalesa road Shop unit 43
31.3 by the owner of a welding shop/ Kasumbalesa road Shop unit 1
31.4 by 15 public phone booth owners/ Kasumbalesa road Shop unit 15
31.5 by 8 pharmacy owners and others/ Kasumbalesa road Shop unit 8
31.6 by 50 owners of various businesses Shop unit 50
31.7 by 9 owners of hair salons/ route Kasumbalesa Shop unit 9
31.8 by 27 stall owners/ Kasumbalesa road Shop unit 27

- Note that all the negative impacts directly linked to the routing of the primary pipeline mainly concern the
displacement of the population living on the REGIDESO land plot at Kamasaka as well as the displacement
of electrical cable poles, paved road crossings and advertising billboards. These impacts have been
identified and integrated into the tender documents of the company, which must guarantee all
replacements, in original condition, on completion of the works. Furthermore, the ESMP stipulates
mitigation measures including a portfolio of economic losses by businesses affected by the works, and
displaced persons and assets such as market gardens, fruit trees, boundary walls and fishponds.

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- Company works will be planned so that primary pipelines will avoid private residences.

- The project will provide informal businesses with the chance to grow their sales.

Given these considerations, it was decided that a Resettlement Action Plan (RAP) needed to be
implemented. This RAP is based on the Resettlement Policy Framework (RPF), which outlines models,
proposes principles and mechanisms and offers analysis techniques for the conduct of social research, in
accordance with DRC law.
The total budget for the RAP is US$ 428.342 and includes a participatory communication component for
the transfer and sharing of information.

The environmental and social impacts of the PEMU and the proposed compensation measures have had
mixed outcomes.

The main positive and negative impacts were identified and evaluated through a matrix of impacts on the
biophysical and human environment, summarized as follows:

The major negative impacts are:


On the biophysical environment
Changes in soil structure related to settling caused by the frequent moving of equipment;
The extraction of sandpits for the laying of primary, secondary and tertiary pipelines;
Site erosion of steep topography affected by brush clearing, weeding and the destruction of trees during
the laying of primary pipes;
Pollution of soil and water by hydrocarbons, lubricants, and solid waste.

On the human environment


Minor losses due to the destruction or displacement of goods;
Minor income losses related to the temporary suspension of activities;
Disturbance of the flow of goods and people (both inside and outside construction sites) and time loss due
to frequent traffic congestion;
Waste production associated with construction activities;
Periodic disruption of domestic water supply to facilitate the testing of pumping stations, boosters and pipe
rinsing.

The major positive impacts are primarily related to the human environment:
Employees at booster pumping stations will work under improved professional and material conditions
(including better lighting and sanitary facilities), appropriate for the performance of their duties;
Employment and small business creation, e.g. food catering and commerce;
New water supply facilities will have undeniably positive impacts on the health and quality of life of
households;

A significant decline in diseases related to water and sanitation (e.g. cholera, measles, scabies, dysentery
etc.);
A notable easing of the arduousness of domestic tasks for women and children;
Improvements in hygiene and sanitation practices;
The significant improvements in maternal and infant health that accompany access to safe drinking water;
Decline in robberies, rapes and assaults taking place at riverside locations;
Social research (RAP) which takes into account losses, rights, claims, complaints and compensation to
professional activity associations;
The installation and implementation of metering equipment will have rapid positive impacts on
REGIDESO revenues;
A significant increase in bill payments due to fewer complaints and conflicts;

In order to further clarify impacts and their causes, the mission has identified specific mitigation measures
to take place at different phases of the works project.
Regarding preliminary measures, it should be noted that the city of Lubumbashi is in urgent need of the
following:

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A mapping system to detect illegal connections and deal with system inundations as a whole;
A comprehensive communication plan to raise awareness about the project among target populations, local
associations, elected representatives and traditional and religious authorities.

* During the pre-works phase, the following actions are recommended:

Supply construction sites with waste collection equipment;


Provide a traffic plan both within and external to construction sites;
Pool all IEC activities to rationalize and optimize the use of all available resources and ensure their
sustainability, in line with the works to be carried out in Projects 1, 2 and 3;
Develop temporary storage areas for construction site materials;

* During the implementation of the works, the following measures are recommended:
Run an awareness-raising campaign about occasional water shortages caused by the implementation of
the Project;
Establish a system and schedule for the supply of potable water to nearby communities during the period of
construction;
Prevent soil pollution by ensuring the periodic disposal of waste;
Ensure the immediate and categorical rehabilitation of areas susceptible to water or wind erosion through
reforestation or concrete cover.
The following policy may be adopted: i) for areas where the slope is between 5 to 25%, a systematic
reforestation will be attempted, with native species adapted to the topographical conditions, or herbaceous
species suitable for the African environment, such as vetiver; ii) for areas with slopes greater than 30%,
where possible, a system of concrete covering will be used.
Ensure the preservation of fragile constituents of the environment such as trees etc.;
Equip project workers with Individual Protection Equipment;
Ensure the establishment of a traffic control system for the movement of goods and people;
Plan and organize the flow of goods and people within the immediate vicinity of the construction sites.

* For the operational phase, the following actions are recommended:


Strengthen the capacities of REGIDESO technicians;
Establish a policy to facilitate access to the Potable Water Supply (PWS) network for the most
impoverished (government social policy);
Reinforce the maintenance system for pumping stations, pipes and meters;
Reinforce the maintenance and repair system of sanitary facilities at pumping stations.

The Environmental and Social Management Plan (ESMP) aims to facilitate the implementation by project
and program managers of all measures proposed by the Environmental and Social Impact Assessment in
terms of proposals and recommendations. Management and monitoring indicators must be properly
selected and classified to effectively manage the main impacts, including:
socio-economic and environmental issues related to the nature of the works;
difficulties in accessing the network either because of supply or sales costs of drinking water, or through
lack of communication;
the quality of facilities;
environmental management and safety during the period of renovation and laying of pipes;
the mobility of goods and people;
problems related to the collection and disposal of solid and liquid waste from the construction site;
public health before and after the construction works.

Estimated costs for the implementation of the ESMP are summarized as follows (in US$):

(G = Government, C= Company, C = G + T)

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Pre works Works Operation Total


No Description Details
G C G C G C G C T
1. Compensation Compensation for
341 394 341 394 0 341 394
measures PAPs
Implementation of a
flow measurement
system to respect 10 000 0 10 000 10 000
environmental
outputs
Use of tanker trucks
to supply
households in
30 625 0 30 625 30 625
cases of cuts
exceeding 24 hours

2. Monitoring Recruitment of
program environmental 12 000 0 12 000 12 000
expert
Development of a
15 000 0 15 000 15 000
company ESMP
Participatory
10 000 10 000 0 10 000
approach with NGO
Construction site
20 000 0 20 000 20 000
health and safety
Raising awareness
10 000 10 000 0 10 000
about public health
3. Capacity Technical
building assistance 11 000 11 000 0 11 000
RAP NGO
RAP awareness RAP
25 000 25 000 0 25 000
raising communication
4. Sub-total 377 394 15 000 10 000 72 625 10 000 0 397 394 87 625 485 019
5. Environmental
audit 13 200 525 350 2 542 350 0 13 909 3 067 16 976
(3.5%)
6. IContingencies
37 739 1 500 1 000 7 263 1 000 0 39 739 8 763 48 502
(10%)
7. Total 428 342 17 025 11 350 82 429 11 350 0 451 042 99 454 550 497

A Supervision Office, staffed by the Project Manager will be responsible for monitoring on-site
implementation of environmental and social measures. This Office, along with the company, will be
responsible for the quality of the environment in areas affected by the project. Environmental damage or
harm of any kind will be the common responsibility of the Office and the Controller. The Supervision Office
will need to include an environmental expert on its team, to ensure the effective monitoring of
environmental conditions.

Project management is provided by the Department of Energy through REGIDESO and its project
implementation unit (CEP-O), which will oversee the implementation of the environmental and social plan
by recruiting a supervisor, to be on site before, during and after the period of construction.

The Department of the Environment, Nature Conservation and Tourism is responsible for monitoring
mitigation measures through branches such as the GEEC, relying on observations of the proposed
indicators.

The validation of the monitoring plan for the proposed measures will be undertaken by the monitoring
committee, outlined in the Resettlement Policy Framework (RPF). Under the chairmanship of the Minister
of the Environment, Nature Conservation and Tourism, the committee will work closely with the Control
Taskforce to ensure daily oversight and monitoring and who, by contract, has the power to compel the
Company to correct any shortcomings identified.

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The Company is responsible for effectively and efficiently applying the prescribed environmental and social
measures. At the beginning of the construction phase, it will establish a Site Environmental Protection Plan
(SEPP) to ensure the implementation of the ESMP recommendations. This plan will be approved by the
Control Taskforce after verification of its compliance with the ESMP.

To aid its operations, the Company is recommended to retain an “environmental correspondent”. S/he will
be responsible for ensuring compliance with technical environmental measures (after having identified the
most important environmental challenges of the site), integrating environmental monitoring into the site
logbook, and serving as an interlocutor with the Board of Management on these issues.

The major conclusions of the six (6) public consultations were as follows:

The project is viewed as a necessity and a priority for all groups consulted;
The project is a real factor for development in the neighborhoods concerned;
Cross-sectoral coordination and cooperation within all projects taking place in the same is area is a
necessity;
The need to use the local workforce in labor intensive processes;
The need to take into account all measures to mitigate negative impacts through the involvement of local
people and groups in the exercise as a whole;
The need to set up a coordination unit for infrastructure works in project areas;
Establishment of a PAP local committee to monitor the resolution of residual problems.

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1. CONTEXTE GENERAL DE L’ETUDE

1.1 DESCRIPTION DU CONTEXTE ET DES OBJECTIFS DU PROJET

1.1.1 État des lieux du système d’alimentation en eau potable de la ville de Lubumbashi

1.1.1.1 Situation actuelle de la desserte en eau potable

Cinq stations de pompage connectées à des sources et à des forages alimentent actuellement trois zones
de distribution d’eau et leurs réservoirs respectifs.

a) Ressources en eau
Le système AEP existant de la ville de Lubumbashi est alimenté par plusieurs sources et par des
forages :
- Les sources de Kimilolo (une grande source, et plusieurs petites têtes de sources, toutes situées
sur le site de Kimilolo localisé au sud-ouest de la ville de Lubumbashi)
- Les sources de Kisanga, situées au sud-ouest de la ville, le long de la route nationale vers Kipushi, et
qui alimentent gravitairement le site de Kimilolo.
- Les sources de Kasapa, situées au nord-ouest de la ville.
- Les sources de Luano, situées dans la partie nord de la ville.
- Les forages de Ruashi situés dans la concession minière de Ruashi-Mining dans la partie nord-est de
la ville.
- Les forages d’Unilu, situés au nord de la ville.
Les débits des sources se résument comme suit :

Sources exploitées Débits actuels Débits potentiels


m3/h m3/j m3/h m3/j
Kasapa
S1 1.000 20.000 1.200 28.800
S2 300 6.000 450 10.800
S3-S4-S5 400 9.600 450 10.800
S6 0 50 1.200
Diverses émergences 0 50 1.200
Sous-total Kasapa 1.700 35.600 2.200 52.800
Kimilolo
Kimilolo 1 1.400 33.600 1.800 43.200
Kimilolo 2 600 14.400 800 19.200
Sous total Kimilolo 2.000 48.000 2.600 62.400
Kisanga 400 9.600 600 14.400
Luano 150 3.600 150 3.600
Total (m3/j) 4.25096.800 5.550 133.200

Tableau 1: Les sources captées et leurs débits (m3/h)1

1
Référence : 151-Lub-APD-R2120228-PVS.R, Auteur : IGIP-VSI Planning-VSI Afrique, Fevrier 2012

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Forages Débits m3/h Actuels m3/j Débitspotentielsm3/h m3/j


Ruashi
Forage F1 (ex) 100 2.200 0 0
Divers Forages Ruashi Mining 63 1.386 0 0
Sous-total Ruashi Mining 163 3.586 0 0
UNILU
F1 (ex) 0 0 0 0
F2 (ex) 42 924 100 2.200
Forages F3-F4 (projeté) 0 0 200 4.400
Sous total UNILU 42 924 300 6.600
Campus
F1 (ex) 0 0 0 0
F2 (ex) 0 0 0 0
Sous total CAMPUS 0 0 0 0
Total 285 4.510 300 6.600

Tableau 2 : Les forages et leurs débits actuels et potentiels (m3/h)2

NB : avec un pompage journalier de 22 heures

b) Sites de production
Par manque de compteurs (fiables) au niveau des ouvrages de production, un mesurage précis des
débits n’est pas possible. Les chiffres de la REGIDESO sont donc à prendre avec beaucoup de réserve.
Au total, cinq sites de production sont en exploitation en 2010. Les débits journaliers moyens figurant
dans les rapports REGIDESO sur les 9 premiers mois de 2010 sont présentés dans le tableau suivant.

Station de pompage / Production actuelle Production potentielle


Champ de forage
m3/h m3/j m3/h m3/j
SP Kasapa
BP 1.477 32.500 1.408 30.976
HP 251 5.522 792 17.424
Sous-total Kasapa 1.728 38.020 2.200 48.400
SP Kimilolo,yc Kisanga Kimilolo, yc Kisanga et Kafubu
Kimilolo 1 1.657 36.453 1.400 30.800
Kimilolo 3 1.040 22.880
Kimilolo 2 1.146 25.207 1560 34.320
Sous total Kimilolo 2.803 61.660 4.000 88.000
SP Ruashi Mining 163 3.586 300 6.600
SP Luano 97 2.134 150 3.300
CHF Unilu 42 485 300 6.600
CHF Kamasaka 300 6.600
CHF Kipopo 300 6.600
Production total 4.833 105.885 7.550 166.100

Tableau 3 : Les débits de production des sites existants et potentiels (m3/h)

2
Référence : 151-Lub-APD-R2120228-PVS.R, Auteur : IGIP-VSI Planning-VSI Afrique, Février 2012

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Selon les rapports d’exploitation de la REGIDESO, la production journalière moyenne sur les 9 premiers mois
de 2010 s’élève à 105.885 m3/j, ce qui est supérieur aux débits mesurés et estimés des sources et des
forages. A noter qu’en 2010, le forage d’Unilu et la station de Luano étaient en arrêt pendant 3 mois.
Les débits horaires moyens des différents ouvrages de production sont très bas en comparaison avec le
nombre de pompes et leurs caractéristiques. Plusieurs raisons expliquent cette discordance :

- Aucune pompe à Lubumbashi ne fonctionne à son point de fonctionnement optimal. Souvent, les
pompes sont étranglées car leurs caractéristiques ne correspondent pas aux débits des sources
et/ou aux conditions hydrauliques des conduites de refoulement ou du réseau de distribution.
- Les pannes fréquentes des équipements et les coupures de courant SNEL.

En 2009, la production moyenne journalière était de 102.760 m3/j (toujours selon les rapports de REGIDESO
Lubumbashi).
Les sites de production (stations de pompage et forages) alimentant les réservoirs de stockage et les trois
zones de distribution sont présentés dans les paragraphes suivants.

¾ Station de pompage de Kimilolo I

Cette station alimentait la zone moyenne de distribution et les deux réservoirs au Relais. Actuellement
l’eau refoulée par Kimilolo I n’arrive plus aux réservoirs de relais. Une vanne de sectionnement au
croisement des avenues Kambove et Lumumba empêche une éventuelle alimentation des deux
réservoirs Relais par Kimilolo I.
La station de pompage est constituée d’une grande salle de pompage, d’un local de commande avec
armoires BT et d’un local de chloration.
En 1999, une réhabilitation partielle de la station Kimilolo I a été réalisée avec des fonds du CICR. Ces
travaux comprenaient la fourniture de nouveaux groupes motopompes, d’une nouvelle conduite
collectrice de refoulement dans la station même, de nouvelles armoires de commande et câbles
électriques et d’une réhabilitation partielle du génie civil du bâtiment. Malgré la réhabilitation dans le
cadre du projet CICR, le génie civil de la station est en mauvais état et non entretenu et plus aucune
pompe CICR est encore en exploitation.
Actuellement, un projet de renouvellement des équipements MT de la station est en cours. Ce projet est
financé par le gouvernorat.

¾ Station de pompage Kimilolo II

Cette station alimente l’actuelle zone basse du réseau de distribution. Par contre le réservoir Tabacongo
(volume 1.600 m 3 ), situé au bout de la conduite de refoulement distributif, n’est que peu alimenté.
L’alimentation du réservoir nécessite la fermeture des vannes de plusieurs antennes branchées sur
la conduite de refoulement (18 en total allant de DN80 à DN500). La bâche de la station de pompage
Kimilolo II est alimentée par le trop-plein de la bâche de la station de pompage de Kimilolo I et les
galeries filtrantes raccordées au canal de liaison venant de Kimilolo I.
Le génie civil de la station ainsi que son équipement étaient en très mauvais état mais ces problèmes
identifiés sur la station de pompage de Kimilolo II dans l’étude de 2003 par le bureau d’études VSI
Planning ont été résolus en 2009. La station de pompage a été rénovée sur fonds propres par la reprise
de la dalle cassée servant de support aux pompes et par la réparation de la dalle de couverture de la
bâche de pompage. Deux groupes motopompes neufs (2x700 m3/h) sont installés et opérationnels.
La zone de la ferme présidentielle au sud de Lubumbashi est alimentée par une pompe installée dans un
petit abri construite à côté de la station de Kimilolo II, près du déversoir du trop-plein de la station.

¾ Station de pompage de Kasapa

La station de pompage est construite au-dessus de la bâche de pompage, alimentée par le collecteur
en béton venant des sources. La station de pompage, sa bâche de pompage et ses équipements, datent
de 1979. L’état général du génie civil de la station est bon mais nécessite une réhabilitation. Les équipements
divers (électromécaniques, électriques et hydrauliques) sont en mauvais états et devront être remplacés.
La bâche de pompage est alimentée par le canal enterré venant de S1 et S2. Le volume de la bâche de
pompage est de 100 m3.

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La station de pompage refoule dans deux directions :


- Pompage BP : vers les deux réservoirs du RELAIS de la zone moyenne de distribution,
- Pompage HP : vers la zone haute de LUANO-KIMBEMBE avec une branche vers le réservoir UNILU.

¾ Forages et station de pompage Ruashi

L’ancienne carrière de l’Etoile de la GECAMINES à RUASHI était exploitée jusqu’en 2006 par la
REGIDESO comme captage d’appoint. Une station de pompage était installée au bord de la carrière. La
production était de 200 m3/h. Cette eau de puits de l’ancienne mine était contaminée par les activités
minières des creuseurs illégaux dans la carrière.
Suite à l’occupation du champ de forage par l’exploitant Ruashi Mining, un accord a été signé entre les
deux parties. Cet accord stipule que, suite à la non disponibilité de 200m3/h d’eau pour l’AEP de
Lubumbashi, l’exploitant de la mine s’engage à exécuter des autres forages sur le terrain de la mine
pour restituer les 200 m3/h. L’accord date de 2007 mais jusqu’à ce jour, Ruashi Mining n’a pas respecté
ses engagements et a fourni en moyenne sur les 9 premiers mois de 2010 seulement 30 m3/h.
Suivant les informations de REGIDESO/Katanga les forages et la station de pompage de Ruashi seront
perdus à très court terme pour la REGIDESO.
En 2010, Ruashi Mining, a construit un réservoir métallique circulaire d’une capacité de 500 m3, servant
comme bâche de pompage d’une petite station de pompage abritant deux pompes centrifuges pour
refouler l’eau dans le château d’eau de Ruashi. Les pompes mises en place par Ruashi Mining ne
permettent pas de remplir le château d’eau (problème de faible hauteur manométrique des pompes et de
faible production par les forages Ruashi Mining) et donc cette station de Ruashi refoule directement
dans le réseau de distribution de Ruashi.

¾ Station de pompage Luano

La station de pompage de Luano a été achevé début 2010 et donc le génie civil et les équipements divers
sont neufs et en très bon état. Ils ne nécessitent aucune réhabilitation.
Par contre, les caractéristiques des équipements électromécaniques ne sont pas adaptées au débit capté
des sources en période d’étiage (entre 2800 et 3500 m3/j) contrairement aux débits évalués avant les
travaux par le bureau BIG (750 à 1300 m3/h).
Le pompage de Luano se fait dans le réseau non muni d’un réservoir et par conséquent, la
REGIDESO est obligée d’étrangler la vanne de sortie de la pompe et de réduire le débit à environ 180-250
m3/h.

¾ Forages Unilu

Le forage a été réalisé par la Gécamines en 1992, en même temps qu’un


deuxième situé à 10 mètres de distance seulement. Les deux ouvrages étant trop
proches l’un de l’autre, un seul forage est exploité. Il était équipé à l’origine d’une
pompe de capacité 100 m3 /h et produisait des débits du même ordre. En 2009, la pompe est tombée en
panne et une nouvelle pompe moins performante a été installée. Le débit d’exploitation moyen pendant
les 9 premiers mois de 2010 n’est plus que de 42 m3 /h.
Le résumé des débits actuels des sites de production figurent dans le tableau précédent.

c) Les réservoirs de stockage


Les installations de stockage d’eau potable de la ville de Lubumbashi sont :
- les deux réservoirs de RELAIS,
- le réservoir de TABACONGO,
- le réservoir d’UNILU,
- l’ancien château d’eau métallique de RUASHI.

Le volume total de stockage est insuffisant pour une ville comme Lubumbashi. En plus, plusieurs réservoirs
ne sont pas souvent ou pas du tout alimentés depuis des années (voir chapitre «conduites »).

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SITE DE RÉSERVOIR CAPACITE


Relais 2x 3.500 m3
Unilu 1.000 m3
Tabacongo 1.600 m3
Château d’eau Ruashi 650 m3
TOTAL 10.250 m3

Tableau 4 : Réservoirs existants de stockage de l’AEP Lubumbashi

¾ Le réservoir TABACONGO (zone basse)

Il s’agit d’un réservoir sur sol d’une capacité de 1.600 m3. Le réservoir est situé à l’extrémité de la zone basse
et alimentée par la station de pompage Kimilolo II. Le réservoir en béton armé est en bon état.
L’équipement hydraulique est en relativement bon état à l’exception des appareils hydrauliques
(vannes, clapets anti-retour). Le système de fermeture de l’arrivée lorsque le réservoir est plein n’est plus
opérationnel.
Les conditions hydrauliques de la zone basse sont telles que le réservoir n’avait plus été alimenté depuis
des dizaines d’années. Avec la réhabilitation de la station Kimilolo II, le remplissage du réservoir est possible
mais nécessite la fermeture de toutes les vannes des antennes de la conduite de refoulement. La parcelle
où se situe le réservoir n’est pas clôturée et l’ouvrage ainsi que son équipement hydraulique ne sont
pas protégés.

¾ Les réservoirs RELAIS (zone moyenne)

Les deux réservoirs Relais sont alimentés par la station de pompage de Kasapa. La capacité des
réservoirs est de 2 fois 3.500 m3. Le génie civil des réservoirs est en bon état. Par contre, une partie de
l’équipement hydraulique est à remplacer.
Dans le cadre du projet "14 centres", une partie des terrassements pour un troisième réservoir et
pour son raccordement aux réservoirs existants a été exécutée.
Les conditions hydrauliques du refoulement de la zone moyenne ne permettent pas de remplir les
réservoirs à partir de Kimilolo I. Par conséquent la REGIDESO a fermé la vanne au niveau du carrefour
boulevard Lumumba et Kambove : l’eau pompée par Kimilolo I alimente les quartiers en aval de c
croisement.
Les quartiers au-delà de ce carrefour sont alimentés en gravitaire par les réservoirs du Relais.
A partir de Kasapa, les réservoirs se remplissent partiellement. Par conséquent, les unités de pompage
raccordées aux réservoirs ne sont opérationnelles que pendant quelques heures par jour.

¾ Château d’eau du centre-ville (zone moyenne)

Le château d’eau du centre-ville est désaffecté depuis des dizaines d’années. Il s’agit d’un ouvrage en
béton et maçonnerie d’une capacité de 500 m3. Ce château n’est pas récupérable.

¾ Château d’eau de RUASHI (zone haute)

Le château d’eau de Ruashi est un réservoir carré et surélevé, en acier, d’une capacité de 650 m3. Le
château d’eau est hors d'usage depuis que les puits d’exhaure sont hors service.
Ce réservoir a été réhabilité par la compagnie minière Ruashi Mining en 2008, mais il n’est pas utilisé
pour deux raisons : la production insuffisante des forages de Ruashi Mining et la hauteur
manométrique insuffisante des pompes de la station de pompage Ruashi.

¾ Château d’eau de LUANO (zone haute)

Le château d’eau de Luano a été démonté il y a des années et n’est donc plus disponible pour le stockage
d’eau de la zone haute.

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¾ Le réservoir UNILU (zone haute)

Ce réservoir, en béton armé, construit par GECAMINES, est légèrement surélevé. La capacité du
réservoir est de 1.000 m3. Le réservoir est situé au nord du Campus, dans la parcelle REGIDESO qui
abrite également les deux forages GECAMINES. Le réservoir est actuellement alimenté principalement
par le forage dans l’enceinte de la station. En cas d’arrêt de ce dernier pompage, ce réservoir est
alimenté en secours par la station de pompage de Kasapa HP.

¾ Réservoir d'eau de KIMBEMBE (zone haute)

Le réservoir de Kimbembe est situé à l’entrée du camp militaire du même nom au nord de la ville. C'est un
réservoir métallique du type BW ayant une capacité de 350 m3. Le réservoir est alimenté par la station de
pompage de Kasapa.
Le réservoir dessert surtout le camp militaire de kimbembebe.

d) Stations de repompage

¾ Station de repompage de Ruashi

En 2010, Ruashi Mining l’exploitant de la mine de l’Etoile, a construit un réservoir métallique circulaire d’une
capacité de 500 m3, servant comme bâche de pompage d’une petite station de pompage abritant deux
pompes centrifuge pour refouler l’eau dans le château d’eau de Ruashi. Le réservoir (bâche de
pompage) est alimenté par les forages situés dans la mine de l’Etoile.

¾ Station de repompage du Relais

La station de pompage Relais est branchée aux réservoirs du Relais. Cette station comporte deux bâtiments
de pompage distincts : un bâtiment station de pompage situé à côté du réservoir et une station de
pompage située dans la chambre de vannes du réservoir.

Station de repompage de Relais 1


Le pompage de Relais 1 est une petite station de pompage située dans la chambre des vannes entre les
deux réservoirs. Cette station de pompage refoule vers le quartier Unilu et un quartier dans la zone haute
de Lubumbashi.
L’unité de pompage, située dans la chambre de vannes du réservoir, est constituée d'un groupe
SIEMENS-ENSIVAL de 90 kW avec un débit de 120 m3/h à 90 m. Malgré son âge, l’équipement
hydraulique dans cette chambre de vannes est en relativement bon état à l’exception des
conduites d’aspiration et refoulement. Par contre les équipements électromécanique et électrique sont
en très mauvais état.
Ces unités de pompage devront être remplacées ainsi que tout l’équipement électromécanique et
électrique.
La chambre de vannes sera réhabilitée.
Un local pour abriter les deux postes de chloration sera construit à côté de la chambre.

Station de repompage de Relais 2


Le bâtiment de pompage, construit en 1986, comporte deux unités de pompage :
- Axe Ruashi, composé de 2 groupes moto-groupes avec un débit de 300 m3/h à 60 m, refoulant
l’eau vers la zone haute de Ruashi, seul une pompe est en service
- Axe Golf, composé de 2 groupes moto-groupes et d’un groupe de 90 kW avec un débit de 389-
500 m3/h à 49-43 m, refoulant l’eau vers le Golf. Les trois pompes sont en panne. L’axe golf
était conçu pour alimenter le Golf. Actuellement, il existe un repompage Golf, alimenté par
Kimilolo I, qui soulage cet axe golf.

La pression de refoulement indiquée sur l’axe Ruashi est de 1.4 bars. Elle est de 4.5 bars sur l’axe Golf,
tout en constatant que la vanne "aval" est volontairement étranglée.
Par suite de l’insuffisance du remplissage des réservoirs du Relais, les groupes sont opérationnels
uniquement quelques heures par jour.

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Les équipements électromécaniques électriques et hydrauliques de la station sont vétustes et le génie civil
de la station nécessite une réhabilitation profonde.
L’alimentation en énergie de la station est assurée par un transformateur ACEC – Puissance nominale 630
KVA-Tension nominale 15/0.4 KV installé dans un bâtiment MT sur le site REGIDESO. Les câbles BT
allant du transfo aux deux bâtiments sont en mauvais état et nécessitent une réhabilitation.

¾ Station de repompage de Golf

Le bâtiment de pompage date des années 50 et a été abandonné pendant plusieurs années. Suite à
l’expansion du quartier Lido-Golf et aux difficultés d’approvisionnement à partir des réservoirs Relais,
cette station a été remise en exploitation vers 2004. Elle fonctionne comme booster sur la
conduite d’alimentation reliant Relais avec Golf. A noter que les quartiers Lido Golf, Kabulameshi et
Mampala ne disposent pas d’ouvrage de stockage d’eau.

e) Conduites de refoulement et de distribution

¾ Conduites de refoulement

La plupart des conduites de refoulement sont du type refoulement-distributif c’est à dire que l’eau refoulée
à partir des stations de pompage alimente le réseau avant de remplir les ouvrages de stockage.

Par conséquent, suite à la forte demande d’eau et aux pertes importantes dans le réseau, les ouvrages de
stockage sont peu alimentés (réservoirs relais) voire même pas ou presque pas alimentés du tout
(château d’eau Ruashi et réservoir Tabacongo).
Les principales conduites sont :

Conduites d'adduction principales existantes Diam Mat.


Conduite gravitaire entre KISANGA et KIMILOLO DN400 FD
Conduite gravitaire des sources S3, S4, S5 au collecteur DN600 FD
DN550 Ac
Conduites entre SP KIMILOLO I et la station RELAIS DN550 Ac
DN600 FD
DN550 Ac
Conduite entre SP KIMILOLO II et le réservoir TABACONGO
DN400 FD
Conduite entre SP LUANO et le réseau DN600 FD
Conduite en SP KASAPA BP et les réservoirs de Relais DN500 FD
Conduite entre SP KASAPA HP et réseau zone haute DN250 Ac
Conduite entre SP RUASHI et le réseau Ruashi DN200 FD
DN500 FD
Conduite entre SP RELAIS et le quartier Golf
DN350 Ac
DN350 Ac
Conduite entre SP RELAIS et le réseau zone moyenne
DN450 Ac

Tableau 5 : Conduites d’adduction existantes

Beaucoup de conduites en acier (AC) sont en mauvais état.

1.1.1.2 Le bilan d’eau

Les besoins calculés sur base des chiffres de la population communiqués par l’Administration sont
largement supérieur aux débits des ressources existantes et de celles identifiés lors de nos missions. Le
calcul du bilan figure ci-dessous :

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Besoins/Production eau Unité 2.008 2.015 2.020


3
Besoins jour de pointe (m /j) m3/j 195.749 177.370 190.538
Production en eau m3/j 105.878 166.100 166.100
Ressources existantes réhabilitées m3/j 130.900 130.900
Kimilolo I et II 61.660 70.400 70.400
Kasapa BP+ HP 38.020 48.400 48.400
Luano 2.134 3.300 3.300
Ruashi 3.586 6.600 6.600
Unilu 485 2.200 2.200
Nouvelles ressources m3/j 35.200 35.200
Kamasaka m3/j 6.600 6.600
Unilu m3/j 4.400 4.400
Kafubu m3/j 17.600 17.600
Kipopo m3/j 6.600 6.600
Bilan m3/j ‐89.871 ‐11.270 -24.438

Tableau 6 : Demande en eau totale (source : Etudes APD du Groupement IGIP/VSI)

Bien que les estimations de l’APD suscitent un léger doute, la tendance générale peut être acceptée.
En effet, sur base d’une vérification faite par la mission au point 3.4.5, les besoins de pointe en 2012 ont
été réévalués à 182 000 m3/j.

Un déficit important est donc constaté.


Les nouvelles ressources identifiées (Kafubu, Kamasaka, Unilu, Kipopo) ne pourront pas couvrir les
besoins, même pas les besoins actuels, et il y a donc lieu d’identifier d’autres ressources situées entre 10
et 30 km en dehors de la ville. Inutile de dire que l’investissement pour exploiter ces nouvelles ressources
dépassera largement le crédit disponible à ce jour.

1.1.1.3 Analyse des problèmes du système AEP existant

En dehors des problèmes d’exploitation commerciale et financière connus et comparables à ceux des
autres centres en RDC, plusieurs problèmes particuliers au niveau de l’exploitation technique sont
identifiées.

a) Les ressources en eau


Les trois ressources les plus importantes, Kimilolo, Kasapa et Kisanga, et surtout Kasapa, sont confrontés
depuis des années avec une diminution de leurs débits. A Kasapa, la diminution a déjà été constatée dans
les années 80.
A Kimilolo et Kasapa, cette diminution a pu être compensée respectivement par le
captage des sources de Kisanga et le captage des sources S3-S4-S5.
Au niveau des sources de Luano, le problème est beaucoup plus sérieux et les résultats de la campagne
géophysique ainsi que les rapports de suivi des travaux laissent craindre que les ouvrages de captage ont
été mal conçus/exécutés.
On soulignera cependant que dans l’ensemble, l’évolution des problèmes de débit reste difficilement
quantifiable en l’absence de compteur au niveau des captages.

¾ Sources de Kimilolo
Une réhabilitation de la source principale de Kimilolo est exclue pour plusieurs raisons :
- Le risque de perturber la tête de source, qui fournit malgré tout un débit de 1400-1800 m3 /h environ,
- Le problème du l’évacuation de ce grand débit pour réaliser des travaux de réhabilitation.
En ce qui concerne les têtes de sources alimentant Kimilolo II, un nettoyage au niveau des têtes de
sources et des galeries captantes est à envisager. Depuis la construction de ces ouvrages, aucun nettoyage
n’a en effet été effectué.

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¾ Sources de Kisanga
Au niveau des sources, la presque totalité de l’eau est capté. Une augmentation du débit capté est
probablement possible par le nettoyage des tranchées drainantes construites par le CICR.
Le débit mesuré au niveau de l’arrivée de la conduite gravitaire à Kimilolo est moins important que le
débit au niveau de la dernière chambre de départ à Kisanga. Il y a donc des pertes au niveau de la
conduite. Il a également été constaté qu’à plusieurs endroits, la conduite a des points hauts non équipés
de ventouse. La chambre de chute située près de la route vers Kasumbalesa fonctionne comme une
brise charge et devra être supprimée.

¾ Sources de Kasapa
Depuis une dizaine d’années, on constate que le débit de la source S2 diminue. Dans le cadre de l’étude
de 2003, VSi Planning avait constaté que l’eau de cette tête de source n’est plus entièrement captée. La
présence d’un marécage dans le bois en aval de la source confirme ce constat.
Au niveau de la source S1, l’ouvrage de captage nécessite un entretien régulier.
Au niveau des ouvrages de captage des sources S3-S4-S5, une partie de l’eau sortant des têtes de
sources n’est pas captée.
Le déboisement des sites des sources de Kasapa dans les années 90 a eu un impact néfaste sur les
débits des sources. Un reboisement et la protection des sites est donc une condition sine qua none pour
garantir la production.

¾ Sources de Luano
Comme mentionné dans le chapitre 10 du présent rapport, des investigations supplémentaires sont à
prévoir pour éventuellement trouver une solution. Ces investigations sont décrites dans le chapitre 13 du
rapport APS

b) Sites de production et stations de repompage

Les sites de production et les stations de repompage sont :


- Station de pompage Kimilolo I - Station de pompage Kimilolo II - Station de pompage Kasapa
- Station de pompage Luano - Forage Unilu
- Station de pompage Ruashi - Station de repompage Relais
La problématique des sites de production est connue depuis des années et ces problèmes ont une
incidence immédiate sur le transport et la distribution de l’eau. Les manques d’eau et le manque de
pression dans plusieurs quartiers de la ville proviennent en partie de la défaillance des sites de production.

¾ Travaux Génie civil des ouvrages de production


Plusieurs bâtiments datent de plus de 50 ans et sont parfois en très mauvaise état : bâtiments des
stations de Kimilolo I, Kasapa, Relais. Des travaux de réhabilitations sont à prévoir ; changement de
charpente et toiture, de la menuiserie métallique et la réparation de murs, de la plomberie, de l’éclairage,
etc.

¾ Equipement électromécanique

Ici on constate :
- La vétusté des pompes (Kimilolo I, Kasapa et Unilu) et des équipements de dosage (toutes les
stations),
- L’inadaptation des points de fonctionnement des pompes (Kimilolo I et II, Kasapa, Unilu,
Luano, Relais).

¾ Equipement électrique
L’alimentation en énergie est problématique suite à :
- Les nombreuses coupures de courant SNEL (ligne MT surchargée),
- La vétusté des installations MT et des transformateurs (Kimilolo, Kasapa, Relais),
- La vétusté des équipements BT etarmoires de commande (Kimilolo, Kasapa, Relais),
- La vétusté des câbles MT et BT,
- La surcharge des lignes MT alimentant les sites de production et stations de repompage
(Kasapa, Kimilolo, Unilu, Relais).

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c) Les réservoirs de stockage

Ici également, la problématique des réservoirs de stockage est connue depuis des années et a été
constatée déjà dans l’étude de Tractebel en 1988. Suite aux défaillances des sites de production et aux
nombreuses antennes branchées sur les conduites d’adductions, les réservoirs de stockage ne sont
alimentés que quelques heures par jours après des opérations de fermeture de dizaines de vannes
pour isoler les antennes vers le réseau. En plus, les équipements hydrauliques des réservoirs sont
souvent en mauvais état (Réservoirs Tabacongo, Relais, Château d’eau de Ruashi).
Plusieurs zones ne disposent actuellement pas de stockage, ce qui est néfaste pour l’exploitation du
système d’AEP. Il s’agit en particulier de parties de la zone moyenne (Karavia, Kiwele, Makutano, Belair,
Naviundu, etc) et de la zone haute (Lido-Golf, Gambela, Luano, Kalukuluku, Kabulameshi, etc). Le
volume des réservoirs est déterminé par le calcul hydraulique du réseau repris dans le rapport APS. Pour
des raisons économiques, ce volume sera limité au minimum.

d) Les conduites d’adduction

Plusieurs conduites d’adduction (ou des tronçons) sont en mauvais état et/ou leur diamètre est insuffisant.
Les nombreuses antennes qui ont été réalisées durant les trente dernières années sont une des raisons
majeures pour laquelle les réservoirs de stockage sont vides ou seulement alimentés pendant quelques
heures par jour, et pour la pression dans plusieurs quartiers soit minime voire zéro. Les
nombreuses fuites accentuent ces deux problèmes.
Les vannes des conduites d’adduction sont souvent en mauvais état.
Suite à la demande d’eau croissante, plusieurs adductions devront être renforcées voir remplacées. Les
conduites d’adduction qui sont en mauvais état sont :
- Plusieurs tronçons DN550 de la conduite Kimilolo II –Tabacongo, - La conduite DN550 entre Kimilolo I
et carrefour Kamanyola,
- Les conduites DN150E et DN200 entre SP Golf et le quartier Golf. - Toutes les conduites en amiante-
ciment
Les résultats du modèle hydraulique du système AEP indiquent les autres conduites d’adduction qui
sont à renforcer/remplacer.

e) Le réseau de distribution

Un grand nombre de conduites de distribution est en très mauvais état, causant des fuites importantes
qui sont à la base du faible rendement de réseau. Dans plusieurs quartiers, un bon nombre de conduites a
déjà dû être désaffecté (Kafubu, cité Gécamines, Kenya, etc.). Les pertes d’eau par les fuites sont très
élevées.
A noter également qu’il existe encore plusieurs kilomètres de conduites en Eternit (amiante ciment). Malgré
le fait que ces conduites ne représentent pas de danger pour la qualité de l’eau distribuée, leur
manipulation/réparation peut être dangereuse. La décomposition de l’amiante-ciment provoque
beaucoup de fuites.
L’exploitation du réseau est devenue très complexe et demande la manipulation constante des vannes pour
permettre d’alimenter un quartier en faveur d’un autre.
Plusieurs quartiers avec réseau ne sont plus alimentés pendant des longues périodes (Kiwele,
Makutano, etc).

1.1.2 Contexte actuel du projet

En RDC, l’alimentation en eau potable est associée à l’assainissement pour former le secteur Eau
et Assainissement. Les institutions qui s’occupent de la composante eau interviennent à quatre niveaux :
• Gestion des ressources en eau ;
• Coordination du secteur de l’Eau et Assainissement ;
• Approvisionnement en Eau Potable ;
• Réforme du secteur de l’AEP en milieu urbain.

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Deux institutions gèrent l’approvisionnement en eau potable : l’une s’occupe de l’approvisionnement en


eau potable en milieu urbain (AEPU) et l’autre de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural
(AEPR).

L’AEPU est assurée en situation de monopole par la REGIDESO. Cette dernière assure la production,
la distribution et la commercialisation de l’eau potable. La REGIDESO est une société d’État jouissant
d’une autonomie de gestion. Elle relève sur le plan technique du Ministère de l’Énergie, et sur le plan
administratif du Ministère du portefeuille.
L’approvisionnement en eau des zones périurbaines non desservies par la REGIDESO est assuré
généralement par des ONG opérant dans ces milieux.

9 La réforme du secteur

Par Décret du N°09/11 du 24 avril 2009, le Premier Ministre de la RDC a pris des Mesures Transitoires
relatives à la transformation des Entreprise Publiques, et par le Décret N°09/12, il a établi la liste des
Entre prises Publiques transformées en Sociétés commerciales, Établissements Publics et Services
Publics. La Régie de Distributions d’Eau de la R.D.Congo, REGIDESO, est ainsi transformée en société
commerciale relevant du secteur de l’Énergie. Cette opération s’inscrit dans le contexte plus large de la
réforme des entreprises publiques en RDC, et quatre lois ont été promulguées avant cela en date du 07
juillet 2008 pour amorcer le désengagement de l’État dans lesdites entreprises et la participation du
secteur privé.

Le gouvernement de la RDC a sollicité auprès de la Banque Mondiale un don de $ US 190 millions pour
soutenir la réforme de la REGIDESO par un Projet d’Alimentation en Eau potable en Milieu Urbain
(PEMU). Ce don a été approuvé par la Banque le 18 décembre 2008, et l’Accord de don signé le 19
janvier 2009.

Ces fonds destinés à l’exécution de la réforme de la REGIDESO sont constitués des composantes
suivantes :

Composante A : Amélioration et extension des services d’alimentation en eau dans les principaux
centres urbains ($ US 80 millions)
• Objectifs : réhabiliter, étendre et améliorer la production d’eau, améliorer les réseaux secondaires
ettertiaires, financer les BP et BF. Pour la ville de Kinshasa un budget de $US 46 millions est alloué.

Composante B : Soutien à la réforme du secteur, au renforcement des capacités, et l’amélioration de la


gouvernance ($ US 80,9 millions)
• Objectifs : pérenniser les investissements de la composante A et assurer la viabilité opérationnelle et
financière de la REGIDESO

9 La REGIDESO actuelle
La REGIDESO est désormais une société commerciale relevant du secteur de l’Énergie, et elle sera
bientôt placée sous contrat de gestion en partenariat avec des privés sous financement de la Banque
Mondiale.

Dans ses grandes lignes, son objet social demeure le suivant :


• La production, la distribution et la commercialisation de l’eau ;
• L’établissement des distributions nouvelles et l’extension des distributions existantes
• Toutes opérations se rattachant directement ou indirectement aux activités susmentionnées.
La REGIDESO exerce encore ses activités en situation de monopole dans les localités où elle assure
actuellement la distribution d’eau ainsi que dans les futurs sièges à créer et dûment approuvés par le Ministre
de l’Énergie.

Conformément au décret du Premier ministre du 24 avril 2009, la REGIDESO est dirigée par les organes ci-
après :
• Une Assemblée générale
• Un Conseil d’Administration

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• Un Administrateur Directeur Général


• Un Administrateur Directeur Général Adjoint

L’Assemblée Générale délègue au Conseil d’Administration les pouvoirs nécessaires pour orienter les
activités de la Société entre deux assemblées générales, et à son tour, le Conseil d’Administration délègue à
l’Administrateur Directeur Général tous les pouvoirs nécessaires pour lui permettre d’assurer la gestion
courante de l’entreprise, détermine les directives de cette gestion, en surveille l’exécution, et dirige et surveille
l’ensemble des services.
Pour sa part, l’Administrateur Directeur Général veille à l’exécution des décisions du Conseil d’Administration
et lui rend périodiquement compte de sa gestion.

1.1.3 Description des travaux du projet

a) Objectifs

Ce projet a pour objectif principal d’améliorer les conditions de desserte en eau potable de la ville de
Lubumbashi par un réaménagement des captages d’eau, une réhabilitation des équipements des
stations de pompage d’eau, des réseaux d’adduction et de distribution , des réservoirs de stockage, d
Les points de desserte et des matériels de comptage à la distribution.
Les résultats de l’APD ont défini une projection de la consommation totale évaluée à 132 514 m3/jour en
2012 ; la demande globale de production est estimée à 166 000 m3/jour le jour moyen et 180 000
m3/jour le jour de pointe.

Avec une production actuelle estimée à 105 000 m3/j , le bilan de l’exploitation se solde par un déficit
d’environ 61 000 m3/jour le jour moyen et 75 000 m3/jour le jour de pointe.
Ainsi donc, dans l’hypothèse d’un taux de desserte de 100% de la population, il faudra prévoir une
augmentation importante de la production d’ici 2012. Cependant, ce déficit sera plus faible si le rendement
du réseau est amélioré par la réalisation de travaux appropriés de réhabilitation et le remplacement des
conduites défectueuses, ainsi que par la détection et la réparation des fuites.
Compte tenu de ces considérations, l’APD a retenu les objectifs suivants pour couvrir environ 100%
de la demande de consommation à l’horizon du projet en 2012 :
• Population desservie par branchement direct (particulier) : 54%
• Population desservie par borne fontaine : 46%
Pour atteindre ces objectifs, le projet prévoit les travaux de réhabilitation et de remplacement détaillés
dans la section suivante.

b) Description générale du projet proposé

Comme mentionné dans le rapport APS, il est important de préciser que l’ossature principale du réseau
est très est très faible pour une ville de cette ampleur.
Cette insuffisance du réseau primaire est préjudiciable pour l’apport en eau dans les quartiers de la
ville ; ainsi le présent projet a dû planifier pour le moyen terme (horizon 2020),
- Un réaménagement des zones de distribution ;
- Une remobilisation des ressources en eau
- Une réhabilitation et un renforcement des stations de pompage d’eau
- un renforcement et une extension des réservoirs de stockage

c) Réaménagement des zones de distribution.


Pour la raison évoquée ci-dessus, la configuration de distribution évoluera vers un réseau comportant
six zones au lieu de trois comme actuellement..
Ces six zones de distribution sont les suivantes :

a) Zone Luano
La zone Luano est alimentée gravitairement à partir du nouveau château d’eau R8 de même nom. La
zone englobe les quartiers Ville 1, Aéroport et une partie des quartiers Kigoma et Kalukuluku.
Le château d’eau Luano est alimenté d’une part à partir des sources Luano, et d’autre part à partir des

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sources Kasapa par repompage au niveau de la station Relais 1.

b) Zone Relais
La zone Relais est une zone médiane alimentant le centre-ville de Lubumbashi. Elle est alimentée
gravitairement à partir des deux réservoirs Relais 1 (R3) et 2 (R4). La zone dessert les quartiers
Lumumba, Kiwele, Makutano, Naviundu, Bel Air I, Kampemba et une partie des quartiers Gambela, Bel
Air II, Ville 10, Kafubu, Kitumaini, Njanja et Mampala.
Les réservoirs de stockage sont alimentés à partir des sources Kasapa, à travers la station de
pompage de Kasapa N° 2 (SP KAS 2), d’une part, des sources Kimilolo et Kisanga et du champ de
forage de Kafubu à travers la station de pompage Kimilolo 1 (SP KIM 1), d’autre part.

c) Zone Ruashi
La zone Ruashi est alimentée à partir du château d’eau R2 de même nom. Ce château d’eau est
alimenté sur base de 300 m3/h fourni par la société Ruashi Mining à la REGIDESO et, par reprise de
pompage au niveau de la station Relais (SP RELAIS 2).
La zone Ruashi englobe les quartiers Congo, Bendera, Shindaika, Mateleo, Ville 11 et une partie des
zones Ville 10, Kalukuluku et Bel Air II.

d) Zone Unilu
Cette zone est alimentée gravitairement par le réservoir Unilu R5. Sont ainsi desservis les quartiers
Ville 2, Industriel et une partie des quartiers Ville 3, Zone annexe, Gambela et Kigoma. Le réservoir
Unilu R5 Unilu R5 est lui-même alimenté à partir du champ des forages Unilu et des sources Kasapa à
travers la station de pompage Kasapa (SP KAS 1).

e) Zone Tabacongo
Le réservoir R1 Tabacongo dessert gravitairement la zone basse.
Une partie de cette zone, située le long de la conduite de refoulement, en direction de Relais, est
alimentée en refoulement/distribution du fait de son éloignement par rapport au réseau existant.
R1 dessert tous les quartiers situés à l’est de la conduite de refoulement/distribution vers Relais, et est
limité au nord par la zone Relais.
Le réservoir R1 est alimenté d’une part, à partir du champ des forages Kamasaka, d’autre part et des
sources Kimilolo et Kisanga et du champ de forage de Kafubu à travers la station de pompage Kimilolo
2 (SP KIM 2).

f) Zone Golf
La zone Golf est alimentée par le nouveau château R9 Golf. Ce réservoir est alimenté à partir du
champ des forages de Kipopo d’une part, et de l’ensemble des sources Kimilolo et Kisanga et du
champ de forage de Kafubu à travers la station de pompage Kimilolo 3 (SP KIM 3) d’autre part.
Une partie de cette zone, située le long et à gauche de la conduite de refoulement vers Relais, est
alimentée en refoulement/distribution. De même, le quartier Ville 5 doit être alimenté par
refoulement/distribution directement à partir de SP KIM 3.
La zone Golf comprend les quartiers Ville 4, Kabulameshi, Lido Golf et une partie des quartiers Ville 3,
Zone annexe, Mampala et Kalubwe.
d) Remobilisation des ressources locales en eau
Les ressources en eau de la ville de Lubumbashi se composent de plusieurs sources et champs de
forages déjà existants ou à projeter.
Les débits actuellement captés des sources et des forages existants seront augmentés.
Pour augmenter d’avantage le débit des ressources en eau, il est prévu :
Exploitation supplémentaire de la nappe souterraine à Unilu,
Exploitation de la nappe souterraine à Kamasaka,
Exploitation de la nappe souterraine à Kafubu,
Enfin, en option et en fonction des résultats des forages sur les sites précédents, exploitation de la
nappe souterraine à Kipopo.
Le résumé des débits potentiels par ressource et par site existante figure dans les tableaux 7 et 8 ci-
après.

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Sources exploitées Débits potentiels


m3/h m3/j
Kasapa
S1 1.200 28.800
S2 450 10.800
S3-S4-S5 450 10.800
S6 50 1.200
Diverses émergences 50 1.200
Sous-total Kasapa 2.200 52.800
Kimilolo
Kimilolo 1 1.800 43.200
Kimilolo 2 800 19.200
Sous total Kimilolo 2.600 62.400
Kisanga 600 14.400
Luano (1) 150 3.600
Total 5.550 133.200

Tableau 7: Débits potentiels des sources3

Forages Débits potentiels


m3/h m3/j
Ruashi
Forage F1 (ex) 0 0
4
Divers Forages Ruashi Mining 0 6.600
Sous-total Ruashi 0
UNILU
F1 (ex) 0 0
F2 (ex) 100 2.200
Forages F3-F4 200 4.400
Sous total UNILU 300 6.600
Campus
F1 (ex) 0 0
F2 (ex) 0 0
Sous total CAMPUS 0 0
Kamasaka
F1-F2 0 0
F3-F4-F5 un seul sera réalisé 300 6.600
Sous total Kamasaka 6.600
Kafubu
F1-F2-F3-F4 800 17.600
Sous total Kafubu 17.600
Kipopo
F1-F2-F3 300 6.600
Sous total Kipopo 6.600
Total 44.000
NB : Pompage journalier de 22h
Tableau 8 : Débits potentiels des forages

3
Référence : 151-Lub-APD-R2120228-PVS.R, Auteur : IGIP-VSI Planning-VSI Afrique, Février 2012
4
Suite à la décision de la REGIDESO, l’apport d’eau du site de forages de Ruashi ne sera pas pris en compte pour le bilan d’eau des
horizons du projet 2015 et 2020

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Référence : 151-Lub-APD-R2120228-PVS.R, Auteur : IGIP-VSI Planning-VSI Afrique, Février 2012

La répartition spatiale de ces ressources sur le réseau de distribution est donnée par le tableau 03 ci-
dssous.
On notera qu’Unilu, Kamasaka, Kipopo et Kafubu sont utilisés pour alimenter exclusivement les zones t
Unilu, Tabacongo et Golf.
Les 300 m³/h attribués à Ruashi concernent en réalité le débit que doit fournir la société minière Ruashi
Mining à la REGIDESO.

Zone débits des sources et des forages (m³/h)


de distribution
KAS KIS RUA LUA KIM KAF KIP UNI KAM Total
Tabacongo 1.678 300 1.978
Ruashi 388 300 52 740
Relais 969 600 870 2.439
Kimbembe/Unilu 678 300 978
Luano 165 150 315
Golf 800 300 1.100
Total 2.200 600 300 150 2.600 800 300 300 300 7.550

Tableau 9 : Répartition spatiale des débits des sources et des forages en 2020

En fonction des besoins, le tableau 04 ci-dessous dégage le déficit en eau, plus ou moins important selon
les zones de distribution ; le déficit global s’élève à 755 m3/h.

Zone de Besoin en eau Ressource Déficit


distribution (m³/h) disponible (m³/h) (m³/h)

Tabacongo 1.978 1.978 0

Ruashi 844 740 - 104

Relais 2.501 2.439 - 62

Kimbembe/Unilu 1.105 978 - 126

Luano 315 315 0

Golf 1.563 1.100 - 463

Total 8.305 7.550 - 755

Tableau 10 : Déficit en besoin en eau en 2020

e) Réhabilitation et renforcement des stations de pompage d’eau


Les stations de pompage et les champs de forages seront réhabilités et renforcées comme illustré par le
tableau 05 suivant

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Abréviation Description SP Débit Q (m3/h) Hauteur HMT Type de DN sortie Réservoir


( mCE) refoulement SP
Zone Luano
SP RE1 SP Relais 1 165 77.5 Refouleme 250 FD R8
nt direct
SP-Luano SP Luano 150 60,5 Refouleme 250 FD R8
nt direct
Zone Relais
Renforcement sources de
Kasapa
SP KAS 2 SP Kasapa 1.580 63 Refouleme 600 FD R3-R4
basse pression nt /
distribution
SP KIM 1 SP Kimilolo 1 1.522 125 Refouleme 600 FD R3-R4
nt /
distribution
Zone Ruashi
SP RE2 SP Relais 2 440 65 Refouleme 350AC R2²²²
nt direct
SP Ruashi5 SP Ruashi 300 Refouleme 300 FD R2
Mining nt direct
Zone Unilu
SP KAS 1 SP Kasapa 902 95 Refouleme 500 R5-R7
haute pression nt direct
CF Unilu Champ de 300 65 Refouleme 200 FD R5
forage Unilu nt direct
Zone Tabacongo
SP KIM 2 SP Kimilolo 2 1.678 100 Refouleme 600 FD R1
nt
CF Champ de 3006 105 Refouleme 350 FD R1
Kamakasa Forages nt direct
Kamakasa
Zone Golf
SP KIM 3 SP Kimilolo 3 1.100 126 Refouleme 500 FD R9
nt direct
CF Kipopo Champ de 3007 67 Refouleme 350 FD R9
forages Kipopo nt direct
Renforcement source de
Kimilolo et Kisanga
CF Kafubu Champ de 800 57 Refouleme 500 FD Bâche
forage de nt direct aspiration
Kafubu de Kimilolo

Tableau 11 : Liste des stations de pompage (SP) et des champs de forage (CF)

5
Suite à la décision de la REGIDESO, l’apport d’eau du site de forages de Ruashi ne sera pas pris en compte pour le
bilan d’eau des horizons du projet 2015 et 2020
6
Suite à la décision CEP-O de réduire le nombre de forages seulement 100 m3/h pourront être disponible en phase 1
et 200 m3/h dans une phase ultérieure
7
Suite à la décision CEP-O de réduire le nombre de forages, cette ressource ne sera pas disponible en phase 1

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Photo 1 : Station de pompage Luano Photo 2 : station de pompage Kimilolo


f) Renforcement et une extension des réservoirs de stockage
Les stations de pompage et les champs de forages seront réhabilités et renforcées comme illustré par le
tableau 12 suivant.

N° Description Capacité (m3) Type/matériau Existant / Nouveau

R1 Réservoirs Tabacongo 1.600 Circulaire / BA Existant


2.500 Rectangulaire / BA Nouveau
R2 Château d’eau Ruashi8 Carré / métallique Existant à réhabiliter
650
R3 Réservoir Relais 1 Circulaire / BA Existant à réhabiliter
3.500
R4 Réservoir Relais 2 Circulaire / BA Existant à réhabiliter
3.500
R5 Réservoirs Unilu 1.000 Circulaire / BA Existant
1.000 Nouveau
R7 Château d’eau Kimbembe 350 Carré / métallique Existant / camp militaire
R8 Château d’eau Luano 750 Circulaire / BA Nouveau
R9 Château d’eau Golf 1.500 Circulaire / BA Nouveau
NB : BA = Béton armé

Tableau 12 : Liste des réservoirs

8
Suite à la décision de la REGIDESO, l’apport d’eau du site de forages de Ruashi ne sera pas pris en
compte pour le bilan d’eau des horizons du projet 2015 et 2020

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1.2 DESCRIPTION DES TRAVAUX PRIORITAIRES RETENUS

1.2.1 Objectifs et consistance des travaux

Suite aux restrictions budgétaires, il a été défini une liste des travaux priorités qui s’intègrent dans le
schéma 2020 et qui visent à améliorer la production, le stockage et la distribution d’eau de la ville de
Lubumbashi dans le cadre du projet PEMU.
Ce projet qui doit se terminer en 2012.
Il concerne une population estimée à 1.760.000 habitants et doit couvrir les besoins en AEP à hauteur
de177.000 m3/j.

Dans plusieurs communes et quartiers de la ville, la desserte en eau sera sensiblement amélioré ;
Dans cette catégorie, il convient de citer :
1) La zone golf (Quartiers Lido, Golf, Kabulameshi) qui sera alimentée en directe par le nouveau réservoir
RTNC qui a son tour est alimenté par la nouvelle station de pompage Kimilolo I et III ;
2) La zone Tabacongo (Commune Kenya et Katuba) alimentée par Kimilolo II. La conduite de
refoulement sera réparée et quelques tronçons seront remplacés ;
3) La zone ville (commune Kamalondo, Lubumbashi ville nord et sud), alimentée par la station Kimilolo I,
qui sera reconstruite, et des nouvelles conduites de refoulement DN600 qui seront posées en
remplacement des deux conduites vétustes DN550 ;
4) Les cités Universitaire et Kasapa alimentées à partir de Relais grâce à la réfection des unités de
pompage de Relais 1 ;
5) La cité Gécamines qui bénéficiera d’un nouveau réseau ;
6) Les zone Kafubu et Kenya dans lesquelles une partie du réseau tertiaire sera réhabilitée

Pour d’autres quartiers, la situation actuelle ne changera pas.

La liste des travaux prioritaires retenus se présente comme suit :

1 Réhabilitation des sources de Kasapa (S1, S2, S3, S4 et S5) et Kimilolo 2 ;


2 Réalisation de 8 forages dont(4 à Kafubu, 2 à UNILU,1 à Kamasaka et 1 à Luano ;
3 Fournitures et travaux aux champs de forages Kafubu et Unilu:
4 Fourniture et montage des équipements de dosage pour SP Kim 1 et SP Kim 3,
SP Kas 1 (HP) et SP Kas 2 (BP), SP RE 1 et SP RE 2 et Unilu;
5 Construction et équipement de la nouvelle station de pompage Kimilolo 1 et 3;
6 Réhabilitation de la station de pompage de Relais SP RE 1 et de Kasapa (SP KAS
1 et 2) ;
7 Fourniture et pose d’une conduite de refoulement DN500 FD du champ de forage
Kafubu vers Kimilolo y compris un réservoir de tête de 200m3 en BA sur la
conduite et une bâche d’aspiration en béton armé de 460m3 à Kimilolo 1 et 3;
8 Acheminement des eaux des nouveaux forages d’Unilu vers les réservoirs Relais
via le réservoir d’UNILU;
9 Fourniture et pose nouvelle conduite DN500 FD Kimilolo-Golf, avec construction
d'un nouveau réservoir de stockage de 2.500 m3 près de l’antenne de la RTNC
ainsi que la fourniture et pose d’une conduite de distribution DN600 FD et le
raccordement au réseau système Golf;
10 Réhabilitation des réseaux primaires :
Pose de deux conduites DN600 FD entre la station Kimilolo 1 et l’avenue
Kamanyola.
Pose d’une conduite DN400 PEhd entre Unilu et la conduite existante DN400 FD et
entre cette conduite et Relais
Remplacement de vannes de sectionnement DN600-DN250, ventouses et
compteurs
Construction de 7 chambres de vannes ;

11 Réhabilitation des réseaux secondaires :

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Remplacement de toutes les conduites existantes en Amiante Ciment dans les


zones des agences de Golf, Lubumbashi, Kampemba, Kenya,
Remplacement de vannes DN350-DN80 dans les zones des agences mentionnées
ci-dessus
Construction de chambre de vannes dans les zones des agences mentionnées ci-
dessus
Remplacement de plusieurs conduites existantes AC dans les zones de Kenya;
12 Réhabilitation des réseaux tertiaires de Kenya et Katuba:
Remplacement de conduite AC de DN60-1’’1/2
Remplacement de vannes
Construction de chambres de vannes
13 Réhabilitation de 10.000 BP ;
14 Construction de 100 BF ;
15 Fourniture de 15000 compteurs.

Le projet est visualisé par la figure 1 ci-joint.

Figure 1 : Schéma altimétrique des installations projetées

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Plan 01 : Localisation des travaux (feuille)

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1.2.2 Remobilisation des ressources en eau

1.2.2.1 Réhabilitation des sources de Kasapa et Kimilolo.

a) Sources de Kasapa

¾ Source S1 (1.200 m3/h):

Les travaux de réhabilitation de l’ouvrage de captage se présentent comme suit :


- Dégagement des parois extérieures du captage jusqu’au sommet de la masse filtrante
ainsi qu’enlèvement du massif filtrant autour de l’ouvrage de captage.
- Décolmatage du fond d’émergence des eaux, comprenant le remplacement complet des
pierres et du gravier du filtre à l’intérieur de l’ouvrage ainsi que le nettoyage jusqu’à la
roche de la chambre de captage, tout en prenant toutes les dispositions pour garantir la
stabilité de l’ouvrage.
- Mise en place d’une une nouvelle masse filtrante, de caractéristiques granulométriques et
physiques prescrites ;
- Remplacement de la vanne murale de l’ouvrage.

¾ Source S2 :

Le débit de cette source a fortement diminué et les travaux suivants sont prévus pour rechercher
les causes de cette diminution et y remédier :
- Exécution d’une tranchée de reconnaissance (largeur 1m, profondeur 2 m longueur 15m)
pour identifier les fuites de l’ouvrage de captage S2 et pour s’assurer que la tête de source
ne s’est pas déplacée.

Au cas où des travaux de réhabilitation de l’ouvrage de captage S2 s’avéraient nécessaires pour


augmenter le débit, ces travaux seront comparables aux travaux de réhabilitation du captage S1
mentionnés ci-dessus.

¾ Aqueducs entre les sources S1 et S2 et la chambre S1-S2 :

Ces tronçons d’aqueduc seront nettoyés pour augmenter le gradient hydraulique.


Les travaux consistent en un nettoyage du fond et des parois ainsi que l’enlèvement de souches
de plantes et arbres et, si nécessaire, réparation des parois pour colmater des éventuelles fuites.
Les travaux de réhabilitation de la chambre S1-S2 comprennent :
- Remplacement des vannes glissières pour l’isolement des venues d’eau de S1 et S2 y
compris les tiges et accessoires de commande ;
- Enlèvement et colmatage avec mortier du tuyau d’arrivée dans la chambre venant du
captage du ruisseau.

¾ Aqueduc entre la chambre S1-S2 et la station de pompage :

Le nettoyage de cet aqueduc sera fait d’une manière identique au nettoyage de l’aqueduc entre
S1 et la chambre de connexion S1-S2.

¾ Emergences :

Les travaux de captage des émergences situées le long de la route entre les chambres C4 et C2
de l’aqueduc comprennent :
- Captage des émergences constatées derrière le caniveau de la route. A cet effet, une
tranchée drainante (longueur 20m) sera construite le long du caniveau. Cette tranchée
sera connectée à la chambre C3 de l’aqueduc par une conduite DN150 en PEHD ;
- Construction d’une tranchée drainante en tant qu’essaie entre la rivière et l’aqueduc. Cette
tranchée sera constituée d’une conduite DN200 PVC perforée, posée dans un massif

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filtrant couvert d’un géotextile. Cette tranchée sera raccordée à la chambre C4 de


l’aqueduc. Une vanne assurera, au besoin, l’isolement de la tranchée drainante ;
- Conservation des arbres existants dans cette zone
- Vérification de la qualité de l’eau captée dans la tranchée drainante.

¾ Sources S3, S4 et S5 :

Application d’un enduit hydrofuge pour colmater quelques fuites qui ont été constatées à
l’intérieur des chambres collectrices.

¾ Source S6 :

Construction d’une chambre de captage à l’endroit de l’émergence et jonction de Cette


chambre par une conduite DN200FD à la chambre collectrice n°3.

b) Sources de Kimilolo

Un nettoyage des galeries drainantes et les têtes de sources de Kimilolo 2.


Ce nettoyage consiste à enlever les souches d’arbres et plantes et de nettoyer les filtres aux têtes
de sources, le fond des galeries, le trop plein de Kimilolo 1 ainsi que la bâche de pompage de
Kimilolo 2.

1.2.2.2Réalisation des forages à Kafubu, Unilu, Kamasaka et Luano.

(Référence : 151-Lub-APD-R2120228-PVS.R, Auteur : IGIP-VSI Planning-VSI Afrique, Fevrier 2012)

L’augmentation de la production en eau potable de la ville de Lubumbashi nécessite la réalisation


de nouveaux forages de production d’eau.
Ces forages seront implantés sur des sites qui ont été sélectionnés sur la base des investigations
hydrogéologiques et des considérations économiques.
Il sera ainsi réalisé 8 forages dont 4 sur le site Kafubu, 2 sur le site Unilu, 1 sur le site Kamasaka
et enfin 1 sur le site Luano.

¾ Forages du site Kafubu

Sur ce site, 4 forages d’exploitation sont prévus.


Les implantations sont basées sur les résultats d’une campagne géophysique.
Le premier forage qui sera réalisé permettra de tester le potentiel de l’aquifère au débit réel prévu
pour l’exploitation.
Un essai de pompage de longue durée sera réalisé sur cet ouvrage.
Si les résultats sont conformes aux attentes, 3 forages d’exploitation supplémentaires seront alors
réalisés.
La localisation des travaux de forage sur le site de Kafubu a fait l’objet de la figure 02-1

¾ Forages du site Unilu :

Sur ce site, 2 nouveaux forages seront réalisés et un forage sera réhabilité.


La réhabilitation porte sur 1 forage existant situé dans l’enceinte REGIDESO à Unilu.
On réalisera le forage de reconnaissance en grand diamètre. Il devra recouper intégralement
l’aquifère et atteindre le mur de l’aquifère à une profondeur de 130 mètres au moins. Un essai de
pompage de longue durée sera réalisé sur cet ouvrage et le rabattement sera mesuré sur les
ouvrages existants à proximité (puits de la station d’Unilu).
Si les résultats sont satisfaisants, il sera utilisé comme forage d’exploitation et le second ouvrage
d’exploitation sera réalisé à l’emplacement prévu.
Les nouveaux forages d’exploitation pourront être raccordés à la station de pompage existante,

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située à quelques centaines de mètres.


La localisation des travaux de forage sur le site Unilu a fait l’objet de la figure 02-2 .:

¾ Forages du site Kamasaka :

Il sera réalisé sur ce site 1 forage de reconnaissance à transformer éventuellement en forage


d’exploitation.
La profondeur du forage sera de 120 mètres au minimum.
Après nettoyage du forage, un essai de pompage de longue durée sera réalisé de manière à
évaluer la productivité de l’aquifère à cet endroit en vue de la mise en exploitation du site. Si le
test est concluant et que le débit obtenu est suffisant, le forage sera utilisé comme forage
d’exploitation. Par contre, si le débit obtenu à l’issu de cet essai n’est pas satisfaisant, le site sera
abandonné.
Le rabattement induit par le pompage sera mesuré sur les forages existants.
La localisation des travaux de forage sur le site Kamasaka a fait l’objet de la figure 02-3 .:

¾ Forages du site Luano


2 forages seront réalisés sur le site de Luano.
Un premier forage sera un forage de reconnaissance, en petit diamètre, qui sera réalisé à l’amont
immédiat des têtes de sources.
Ce forage de reconnaissance est destiné à être transformé en piézomètre de suivi du niveau de la
nappe.
Le deuxième forage, lui, sera réalisé en plus gros diamètre.
Il fera l’objet d’un essai de pompage de manière à déterminer la productivité de l’aquifère dans
cette zone.
Ce forage possèdera un diamètre et un équipement permettant de le transformer éventuellement
en forage d’exploitation dans le futur.

La localisation des travaux de forage sur le site Luano a fait l’objet de la figure 02-4.

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Figure 02-1 :Localisation des travaux de forage sur le site de Kafubu

Légende : LONGITUDE LATITUDE


NOM
(degrés décimaux) (degrés décimaux)
Voies ou pistes existantes – à emménager F1 KAFUBU 27,41426383 E 11,75461861 S
Piste d’accès à créer F2 KAFUBU 27,41979655 E 11,75499119 S
Forages F3 KAFUBU 27,40882328 E 11,74907457 S
F4 KAFUBU 27,40504366 E 11,74935753 S
F5 KAFUBU (option) 27,4101099 E 11,75077608 S
F6 KAFUBU (option) 27,41659971 E 11,75392376 S

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Figure 02-2 : Localisation des travaux de forage sur le site d’Unilu

Légende : LONGITUDE LATITUDE


NOM
(degrés décimaux) (degrés décimaux)
Voies ou pistes existantes – à aménager F1 UNILU 27,47500174 E 11,5679387 S
Piste d’accès à créer F2 UNILU 27,47355975 E 11,56931576 S
Forages

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Figure 02-3 : Localisation des travaux de forage sur le site de Kamasaka (par ordre prioritaire, F2-F3 non compris)

Légende : LONGITUDE LATITUDE


NOM
(degrés décimaux) (degrés décimaux)
Voies ou pistes existantes – à aménager
Piste d’accès à créer
Forages F3 KAMASAKA 27,54558287 E 11,67123515 S

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Figure 02-4 : Localisation des travaux de forage sur le site de Luano

Légende : LONGITUDE LATITUDE


NOM
(degrés décimaux) (degrés décimaux)
Voies ou pistes existantes – à emménager F1 LUANO 27,51292658 E 11,60258233 S
Piste d’accès à créer F2 LUANO 27,51303628 E 11,6040633 S
Forages F3 LUANO 27,5151206 E 11,6039056 S
F4 LUANO 27,51335853 E 11,60648357 S

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1.2.3 Réalisation des travaux aux champs des forages de Kafubu et Unilu

Il s’agit de la fourniture des équipements hydrauliques, électromécaniques et électriques des champs de


forage ainsi que des travaux de génie civil et de pose.
A Kafubu, un bâtiment d’exploitation sera construit pour abriter le local de commande, le bureau de
l’exploitant, le local magasin, le bloc sanitaire et le local pour gardien.
Chaque site de forage sera protégé par une clôture grillagée avec un portail d’accès.
Chaque forage d’exploitation sera doté d’un abri protégeant les équipements hydrauliques et électriques
de tête de forage.
L’équipement hydraulique de la tête de forage sera identique pour tous les forages. Le diamètre des
équipements et de la conduite de collecte sera en :
- DN150 PEHD pour des débits jusqu’à 120m3/h
- DN200 PEHD pour des débits entre 120 m3/h – 200m3/h

Les caractéristiques provisoires des pompes immergées sont les suivantes :

Unilu Kafubu
- Nombre : 3 4
- Diamètre : 6” 8”
- Débit Q (m3/h) : 100 200
- Hauteur HMT (mCE) : 66 57

L’équipement électrique de chaque site se présente comme suit :

Désignation Unilu Kafubu


Alimentation MT : Le site pourra être alimenté, par Le site pourra être alimenté, par une
une nouvelle ligne 15kV à partir nouvelle ligne aérienne 15kV à partir
du dernier poteau de la ligne de deux lignes MT aériennes
aérienne MT desservant le site existantes.
existant d’Unilu

Cette ligne MT alimentera les 2 Cette ligne MT alimentera les 4


forages, qui seront équipés forages, qui seront équipés chacun
chacun d’un transformateur sur d’un transformateur sur poteau de
poteau de 60 kVA /15/0,4 kV 100 kVA /15/0,4 kV
avec accessoires et un avec accessoires et un disjoncteur
disjoncteur BT. BT.

Coffret commande BT : Pour chaque forage, un coffret de Pour chaque forage, un coffret de
commande de forage sera commande de forage sera installé
installé dans l’abri de forage. dans l’abri de forage.

Lignes BT Longueur des câbles (m) Longueur des câbles (m)


Câble 5 x 95mm2 : 100 200
Câble 4 x 4mm2 : 400 800
Câble 5 x 2,5mm2 : 200 400
Câble 3 x 2,5mm2 : 400 800
Câble 7 x 1,5mm2 : 1500 3000
Câble 5 x 1,5mm2 : 200 400
Câble 3 x 1,5mm2 : 400 800

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1.2.4 Fourniture et montage des équipements de dosage pour les stations de pompage de
Kimilolo, Kasapa, Relais et d₀ Unilu.

L’équipement de l’installation de dosage pour chaque unité de pompage sera composé d’une station de
dosage-bac monté (comprenant un bac de préparation équipé d’agitateur et de pompe doseuse) et une
deuxième station de secours.
Ces deux stations de dosage-bac montées seront installées respectivement dans les stations de
pompage de Kimilolo 1 et 3, SP Relais 1 et au réservoir 1.000m3 d’Unilu.
Quant à l’équipement de l’installation de dosage de l’unité de pompage 1 (HP) de Kasapa, il sera
composé d’un bac de préparation avec agitateur et un deuxième de secours avec rotamètre et robinet-
vanne pour l’injection gravitaire de la solution d’hypochlorite de calcium dans la bâche d’aspiration
existante. Deux autres installations de dosage avec le même type d’équipement seront placées pour
l’unité de pompage 2 (BP). .
Chaque installation de dosage aura sa propre armoire de commande.

Un résumé des équipements de dosage à placer se trouve dans le tableau ci-après détaillé :

Station / Champ Nombre Cuve Pompe doseuse Agitateur


(litres)

SP KIM 1 2 1000 20-200l/h 0,55kW


/
SP KIM 3 2 1000 20-150l/h 0,55kW
PNmax 16bars 1500 1/min

SP RE 1 2 200 5-20l/h 0,09kW


PNmax 10bars 1500 1/min

SP KAS 1 2 1000 Rotamètre 50-500l/h avec robinet-vanne 0,55kW

SP KAS 2 2 1000 Rotamètre 50-500l/h avec robinet-vanne 0,55kW


1500 1/min

CF Unilu 2 200 5-40lt/h 0,09kW 15001/min


PNmax 3bars 0,09KW

1.2.5 Réhabilitation et renforcement des stations de pompage

1.2.5.1 Construction et équipement de la nouvelle station de pompage de Kimilolo.


Compte tenu de la vétusté du bâtiment existant et des divers équipements existants, la construction
d’une nouvelle station de pompage, avec des nouveaux équipements, est indispensable.
La station de pompage existante de Kimilolo I sera entièrement démolie.
Une nouvelle station de pompage KIMILOLO I (vers Relais) et III (vers Golf) sera construite à côté de la
station existante.
Le bâtiment abritant les équipements électriques MT de KIMILOLO I sera réhabilité et les cellules MT
seront remplacées.
Des nouveaux groupes motopompes seront installés dans la nouvelle salle de pompage. Les
caractéristiques de ces groupes motopompes se résument comme suit :

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Caractéristiques des pompes Kimilolo I Kimilolo III


Nombre : 4+1 3
Débit Q (m3/h) : 375 375
Hauteur HMT (mCE) : 132 132

Deux transformateurs de 1.600 kVA seront placés à l’extérieur du bâtiment MT de Kimilolo I et raccordés
aux cellules départ du transformateur du bâtiment MT réhabilité de Kimilolo I.
L’alimentation BT sera réalisée, par des nouveaux câbles BT, entre les deux transformateurs et un
tableau de groupement à placer à côté du TGBT à l’intérieur de SP KIM 1 et 3.
Les travaux d’aménagement extérieur de la parcelle KIMILOLO comprendront :
la réfection et le nettoyage des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales et du caniveau du ruisseau ;
Le démontage de l’ancienne clôture grillagée de la parcelle et la construction d’une nouvelle clôture
grillagée, y compris un nouveau portail d’accès.

1.2.5.2 Réhabilitation des stations de pompage de Relais et de Kasapa.


a) station Relais :
¾ Travaux de génie civil comprenant :
- Travaux de démolition, démontage, enlèvement et réhabilitation ;
- Construction du local BT avec l’armoire d’arrivée (TGBT) et les trois armoires de démarrage ;
- Construction d’un bâtiment de dosage d’hypochlorite de calcium
¾ Fourniture et de pose des équipements électromécaniques comprenant
- (2+1) nouveaux groupes électropompes de 60 m3/h ;
- 1 compteur d’eau DN250 type Woltman ;
- 4 régulateurs de niveau ;
- 2 pompes doseuses et 2 agitateurs.
¾ Travaux de fourniture et de pose des équipements hydrauliques comprenant:
- Un nouveau collecteur d’aspirations DN250 AC ;
- Un nouveau collecteur de refoulement DN250 AC ;
- Un réservoir anti-bélier de 1.000 litres PN16
¾ Fourniture et de pose des équipements électriques comprenant :
- Equipements 0,4kV pour SP RE1 ;
- Equipements électriques MT ;
- Equipements électriques BT ;
- Equipement d’éclairage intérieur et extérieur ;
- Equipements du bâtiment de chloration.

b) station de Kasapa :
¾ Travaux de génie civil comprenant :
- Démontage et évacuation de tous les équipements hydrauliques, électromécaniques et électriques de
la station ;
- Travaux de réhabilitation du bâtiment de pompage
¾ Fourniture et pose des équipements électromécaniques comprenant :

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¾ Des groupes motopompes MT de caractéristiques suivants :

Caractéristiques Kasapa HP SP 1 Kasapa BP SP2


- Nombre de pompes : 1+1 4+1
- Vitesse (tr/min) : 1500 1500
- Débit Q (m3/h) : 360 360
- Hauteur HMT (mCE) 142 105
- Puissance normalisé (kW) : 250 160
- Tension nominale (V) : 400 400
- Fréquence (Hz) : 50 50

¾ sur le collecteur de refoulement vers R5/7 Unilu/Kimbembe :


- 1 débitmètre magnétique bridé DN300;
- 1 pressostat avec deux seuils de pression ( haut et bas).
¾ sur le collecteur de refoulement vers R3/4 Relais :
- 1 débitmètre magnétique bridé DN600.
- 1 pressostat avec deux seuils de pression (haut et bas)
¾ Fourniture et pose des équipements hydrauliques suivants :
- De nouvelles conduites de refoulement et d’aspiration ;
- Des réservoirs anti bélier.
¾ Fourniture et pose des équipements électriques suivants :
- Equipements 0,4kV notamment pour pompages et éclairage ;
- Equipements électriques MT ;
- Equipements électriques BT.

1.2.5.3 Réhabilitation et renforcement des conduites de transfert


Les interventions à réaliser sont les suivantes :
- Conduite d’adduction gravitaire à partir des sources de Kasapa ;
- Conduites d’adduction partant des puits de forage Kafubu et d’Unilu ;
- Conduites d’adduction partant des champs de forage de Kafubu et d’Unilu ;
- Conduites d’adduction système Golf
- Conduites d’adduction système Relais
- Conduites d’adduction système Tabacongo
- Conduites d’adduction système Unilu

Résumé des nouvelles conduites d’adduction à placer (en mètres linéaires) :

Système
N° Conduites Total
Golf Relais Tabacongo Unilu
1 DE 160 PEHD 269 269
2 DN 150 AG 40 40
3 DN 200 PEHD 656 656
4 DN 200 FD 150 150
5 DN 250 PEHD 429 1.485 1.914
6 DN 300 PEHD 854 854
7 DN 400 PEHD 60 1.475 1.535
8 DN 500 FD 10.532 3.630 14.162
9 DN 600 FD 7.940 14.760 500 23.200
TOTAL 20.411 14.910 560 6.865 42.780

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1.2.5.4 Réhabilitation et renforcement des réservoirs de stockage


Les travaux de réhabilitation et de construction des réservoirs de stockage comprennent :
- la construction de 3 nouveaux réservoirs dans le système de Golf ;
- le changement de l’entrée par le haut de deux réservoirs existants à Relais ;
- l’ajout d’une entrée en DN250 AC provenant du nouveau champ des forages F1 et F2 d’Unilu et le
remplacement d’une entrée en DN150 AG provenant du forage existant F2.

Le tableau ci-dessous présente une synthèse de ces travaux

Système Localisation Nombre Travaux


Système Golf
Construction réservoir de
Réservoir BA 200m3 A 910m de Kafubu 1
pompage
Construction réservoir de
Réservoir BA 460m3 A côté de SP KIM 1 et 3 1
pompage
Construction réservoir de
Réservoir BA 2.500m3 A côté de RTNC 1
stockage
Système Relais
Entrée par le haut à la place de
Réservoir BA 3.500m3 A Relais 2
par le bas existant
Raccordement DN400 PEHD
venant d'Unilu
Système Unilu
Entrée par le haut DN250 AC
Réservoir BA 1.000m3 A Unilu 1
venant de F1 et F2
Entrée par le haut DN150 AC
venant de F2 existant à Unilu

1.2.5.5 Réaménagement du réseau de distribution secondaire et tertiaires

Le réseau d’adduction et de distribution Lubumbashi


Comme mentionné plus haut, l’augmentation de la demande d’eau et l’extension importante de la ville de
Lubumbashi demande un renforcement considérable des réseaux de refoulement et de distribution.
En plus, plusieurs conduites sont en très mauvaises état et nécessitent un remplacement immédiat ( par
exemple les nombreuses conduites en asbeste ciment « Eternit » qui sont un vrai casse-tête pour le
service d’exploitation des réseaux).

Les quantités de conduites à remplacer et/ou à poser sont reparties selon les systèmes ci-après :
- Système Luano
- Système Relais
- Système Ruashi
- Système Unilu
- Système Tabacongo
- Système Golf

Les conduites sont classéees en trois catégories en fonction de leurs diamètres nominaux (exprimés en
mm), à savoir :
¾ Conduites primaires  250 ≤ DN≤ 600
¾ Conduites secondaires  100 ≤ DN< 250
¾ Conduites tertiaires  15 ≤ DN< 100

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Pour les diamètres DN400 à DN20, il a été adopté des conduites en PEHD
A partir du diamètre DN500, les conduites sont en FD.

Le tableau ci-dessous présente un récapitulatif des conduites d’adduction et de distribution primaire,


secondaire et tertiaire par système :

Système
N° Conduites Total
Golf Relais Tabacongo Unilu
1 DN 40 (DE 50) PEHD 1.242 1.242
2 DN 50 (DE 63) PEHD 16.932 65.598 82.530
3 DN 80 (DE 90) PEHD 3.515 12.257 4.070 19.842
4 DN 100 (DE 110) PEHD 4.900 1.000 5.900
5 DN 150 (DE 160) PEHD 2.593 12.719 269 15.581
6 DN 150 AG 20 20
7 DN 200 PEHD 656 656
8 DN 200 FD 150 150
9 DN 250 PEHD 429 1.485 1.914
10 DN 300 PEHD 854 854
11 DN 400 PEHD 60 1.475 1.535
12 DN 500 FD 10.532 3.630 14.162
13 DN 600 FD 7.940 14.760 500 23.200
TOTAL 26.519 62.810 71.228 6.865 167.586

1.2.5.6 Les branchements particuliers et les bornes fontaines


Branchements
Il est prévu de réhabiliter 10.000 branchements dont
- 8.400 branchements avec conduite en PEHD DE 25 ;
- 1.600 branchements avec conduite en PEHD DE32.
La ventilation de ces branchements par quartier ainsi que leurs positions exactes seront décidées lors de
l’exécution des travaux, ensemble avec la REGIDESO.
Les travaux à réaliser pour chaque branchement sont :
- Travaux de fouille pour la recherche du tuyau principale
- Travaux de terrassement
- Travaux de pose du collier et de la conduite y compris les raccords.

Bornes fontaines
Il est prévu de construire 100 bornes fontaines de type pilier, avec connexion de 1 pouce, comportant
chacune compteur DN 20 et 4 robinets de puisage.
La ventilation de ces branchements par quartier ainsi que leurs positions exactes seront décidées lors de
l’exécution des travaux, ensemble avec la REGIDESO et les autorités de chaque quartier.
La construction de la borne fontaine sera conforme au plan type attaché au Volume « Pièces dessinées ».
1.2.5.7 Les compteurs opérationnels des abonnées
Acquisition de 15.000 compteurs
L’acquisition de 15.000 compteurs fait l’objet d’un autre marché.
1.2.6 Aménagement du futur site de Kafubu
La REGIDESO a obtenu une concession de plus de 100 hectares dans la ferme Espoir situé dans le site

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de Kafubu.
Cette concession abritera les 6 forages.
Actuellement la ferme Espoir est entrain de réamenager le site Kafubu pour ses besoins d’exploitation.
Parmi ces aménagements, il convient de mentionner la construction d’une digue afin de consituer un lac
artificiel de retenue.
A la fin des travaux, avec le réhaussement du niveau des eaux de la rivière Kafubu, certains forages sront
noyés comme le montre le tableau ci-dessous.

TIRANT
FORAGES STATUT COTE D'AIR VERDICT
No (msm) (msm)
F1 Projeté 1 213,97 -0,13 Récupérable
F2 Projeté 1 203,97 -10,13 Perdu
F3 Projeté 1 210,27 -3,83 Perdu
F4 Projeté 1 216,20 2,10 Sauf
F5 Projeté 1 212,60 -1,50 Récupérable
F6 Projeté 1 209,84 -4,26 Perdu

La création de ce lac a été décidée pour des raisons d’esthétique du site et de la promotion du tourisme
local.
Son aménagemt général est du ressort de la ferme Espoir.
Le projet PEMU s’attellera à compléter cet aménagement par des plantations d’arbres, de pelouses et de
buissons fleuris sur les clôtures. Le sol sera maintenu pentus contre les risques d’érosions.
Ces travaux seront exécutés par l’entreprise adjudicataire dans le cadre de l’aménagement des abords.

1.3 LES OBJECTIFS DE L’ETUDE

Le consultant a décrit dans les paragraphes ci-dessus le contexte et les objectifs du projet. Les travaux
prévus par le client sont également cités et décryptés.

L’objectif général de la présente étude est de d’identifier les impacts environnementaux et sociaux
du programme d’alimentation en eau de la ville sur la base des études d’APS et d’APD réalisées par
les bureaux d’étude CIMA et IGIP/VSI Planning/VSI Afrique.

L’objectif général susmentionné se rattache aux six (6) objectifs spécifiques ci après :
i) Identifier les impacts environnementaux et sociaux ;
ii) Analyser les impacts environnementaux et sociaux ;
iii) Évaluer les impacts environnementaux et sociaux dans le temps et dans l’espace ;
iv) Proposer des mesures d’accompagnement pour la protection de l’environnement ;
v) Établir un PGES incluant activités, coûts et calendrier de mise en œuvre ;
vi) Mener des consultations publiques avec les populations sur la base des résultats de l’EIES et en
dresser des rapports pointant les principales conclusions ;
vii) Élaborer un Plan d’Actions de Réinstallation des populations (PAR) sur la base des données de
terrain

1.4 LE CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (CGES) DU PEMU

Le Cadre de Gestion Environnemental et Social (CGES) du PEMU a servi de guide de réflexion et de


référentiel d’action du processus de gestion environnementale et sociale des activités susceptibles d’être
menées par le projet. De par son contenu, le CGES aide à assurer la conformité aussi bien
avec la législation environnementale nationale qu’avec les exigences des politiques de sauvegarde
de la Banque Mondiale. Le CGES intègre une analyse du cadre institutionnel et juridique

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environnemental national dans lequel le PEMU est censé être exécuté. Il a également inclut une analyse
de la pertinence et de l’applicabilité des politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale révélant que
le projet est directement concerné par deux politiques de sauvegarde notamment : OP 4.01 Évaluation
environnementale – OP 4.12 Réinstallation involontaire des populations.

1.5 NECESSITE D’UNE EIES

La réalisation d’un projet d’alimentation en eau potable dans une zone urbaine peut avoir des impacts
environnementaux négatifs mineurs comparés aux impacts positifs. Cependant dans ces zones où la
densité de la population et des biens installés sont importants, des déplacements des populations sont
envisagés par le PAR.
L’étude va examiner les effets négatifs et positifs que pourrait avoir le projet sur l’environnement, et
recommander toutes les mesures nécessaires pour prévenir, minimiser, atténuer ou compenser les
effets négatifs et améliorer la performance environnementale. Ce type de projet est de catégorie B
suivant la nomenclature de la Banque mondiale et nécessite de ce point de vue, une EIES est
nécessaire.

1.6 LES ACTIVITES DE LA MISSION

Les activités sont articulées en 2 missions :

Pour la mission EIES proprement dite

9 Un résumé exécutif exposant de manière concise les principales conclusions et les mesures
recommandées ;
9 Une lecture minutieuse du projet à travers le cadre réglementaire, juridique et administratif en
vigueur en RDC et avec les principes et les procédures de la Banque Mondiale ;
9 Une description de la ville et du champ d’intervention du projet en ses aspects géographique,
écologique, social, pédologique, humain et social ;
9 Un dressage du portrait socio économique de la zone du projet et le profil des PAP et des BAP ;
9 Une identification et une évaluation des impacts environnementaux et socio-économiques avec
une estimation des effets positifs et négatifs probables du projet ;
9 Une proposition de mesures d’accompagnement ;
9 Un PGES déclinant :
• Un processus de surveillance et de suivi environnemental et social ;
• Les aspects institutionnels et administratifs de sa mise en œuvre incluant un calendrier et une
plateforme de répartition des rôles et des responsabilités d’exécution ;
• Une matrice indiquant les couts pour chaque Tâche/Activité ;
• Un cout global en dollars US.

Pour la mission de consultation du Public

9 Toutes les consultations publiques ont été rapportées sous forme de Procès Verbal (PV) avec des
listes des participants qui ont apposé leur signature. Ce rapport consigne l’avis des collectivités
locales, la position des leaders d’opinion, des associations, des personnes défavorisées, et surtout
celle des personnes affectées négativement ou positivement par le projet.

1.7 LA METHODOLOGIE ET LE DEROULEMENT DE L’ETUDE

La méthodologie utilisée dans le cadre de cette étude est basée sur une approche participative, en
concertation avec l’ensemble des acteurs et partenaires concernés par le PEMU, notamment
le Ministère de l’Environnement, de la Conservation de la Nature, et du Tourisme (MECNT), le
Ministère chargé des Infrastructures, travaux publics, aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat,
le Ministère du Plan et suivi de mise en œuvre de la révolution de la modernité,le Ministère de des
Ressources hydrauliques et Electricité,le Gouvernorat du Katanga, la Mairie de la ville de

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Lubumbashi.
A l’échelle des Communes de Lubumbashi, les populations bénéficiaires et celles qui seront
potentiellement affectées ont été consultées..

1.7.1 Le parcours méthodologique

L’étude a privilégié une démarche participative et des évaluations environnementales de l’existant et de


l’après projet, articulées autour des axes d’intervention suivants :
• Une revue documentaire a entre autre permis une analyse des résultats des études APS et APD. Ce
diagnostic a permis d’identifier et d’évaluer quantitativement et qualitativement les travaux à mener
dans le cadre du programme d’alimentation en eau de la ville de Lubumbashi. Des documents
comme les Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et des Plans Cadre
des Politiques de Réinstallation des populations (CPRP) élaborés dans le cadre de ce
programme et qui balisent les politiques à mettre en œuvre ont été consultés et partagés entre les
membres de la mission dans une fracture participative.
• Cette revue est complétée par des visites réalisées au niveau des principaux acteurs impliqués
dans le projet. Le consultant a effectué des entretiens avec les agences comme la CNAE, la GEEC,
le Centre de Recherche Agro Alimentaires (CRAA), la ferme Espoir qui exploite le site de Kafubu, la
Société de Traitement du Terril de Lubumbashi (STL) ainsi que les partenaires au développement
comme la Banque Mondiale. Ces entretiens ont permis de dégager les perceptions des acteurs,
leurs souhaits et solutions aux problèmes posés par le projet. De ces visites et entretiens avec les
acteurs, le consultant a pu disposer d’informations décisives dans la mise en œuvre du projet et
dans le choix des meilleures options stratégiques et des choix technologiques selon la perception
des acteurs. Ces entretiens sont documentés systématiquement et devraient permettre de procéder
à un processus de triangulation entre les opinions dissemblables, les informations issues de la
revue documentaire et les observations de terrain.
• Une visite environnementale sur les sites des nouveaux forages, sur les sites de nouveaux
réservoirs et station de pompage ainsi que sur le long des nouveaux tracés des conduites par le
consultant et l’équipe de la Direction Provinciale de la REGIDESO en constatant de visu les impacts
possibles et inéluctables. Cette visite a permis d’échanger avec les populations et les groupes sur
l’initiative. L’ensemble des impacts et leurs positions spatiales de leurs milieux sont consignés dans
le présent rapport.
• Des enquêtes ont été menées pour apprécier la perception des riverains sur les travaux
programmés. Les résultats de ces enquêtes sont analysés et recoupés avec les déclarations,
positions et points de vue des principaux acteurs.
• Des consultations publiques ont été menées et dans le cadre de cette EIES pour expliquer les
enjeux qui structurent le projet. Les résultats de ces consultations sont compilés en annexe sous
forme de comptes rendus et analysés dans le corps du texte en un chapitre.

1.7.2 Déroulement et calendrier d’exécution de l’étude

Le contrat de base du Consultant a été signé le 27 mai 2010. L’ordre de service de démarrage des
études a été transmis le 15 novembre 2011 pour un démarrage à partir du 15 décembre 2011 sur base
des études APS proposées par le cabinet CIMA.
Le démarrage effectif des prestations à partir du 15 décembre était entravé par le manque des études
d’APD bien que les études d’EIES simplifiée réalisées par le groupement IGIP/VSI Planning/VSI Afrique
fussent disponibles dès septembre 2011 en version provisoire.
Finalement, c’est le 05 mars 2012 que les études d’APD élaborées par le groupement IGIP/VSI
Planning/VSI seront mise à la disposition du Consultant.
Ce dernier a pu alors effectivement les prestations à partir du 07 avril par une mission de collecte des
données de base sur place à Lubumbashi, mission comprenant également des enquêtes socio
économiques et des consultations des populations concernées par le projet.
Il convient de signaler que cette mission du consultant était précédée par une autre mission de la CEP-
O/REGIDESO qui s’était rendue sur place à Lubumbashi en vue de procéder à l’acquisition formelle

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des terrains nécessaires pour l’implantation des ouvrages du projet notamment les nouveaux forages
des sites UNILU et KAFUBU.

1.7.3 Moyens en personnel

Les ressources humaines prévues par le consultant pour l'étude sont les suivants:

a) Un Dr Ingénieur environnementaliste en génie sanitaire comme Chef de mission.

Il est chargé de coordonner les activités des membres de l’équipe et de la compilation des données des
différents rapports d’étape. En particulier, il oriente les membres de l’équipe sur les activités à prendre en
compte. Il précise la méthodologie à mettre en œuvre et organise les échanges. Il finalise le rapport EIES
en y ajoutant l’assurance qualité.
Il a coordonné, impulsé et facilité l’ensemble de la plateforme des rôles et des responsabilités tout en
situant les leaderships en toutes les problématiques adressées par la mission et en définissant les
modes de collaboration entre les différents experts de la mission. Le processus de transfert et de partage
des informations au sein de l’équipe était sous sa férule.

b) Un socio environnementaliste.

Il est chef de mission adjoint et intervient sur les aspects socio économiques et le volet méthodologique
de la mission en termes de coordination et de répartition des rôles et des responsabilités. Il est aussi
intervenu dans l’identification des impacts et leur évaluation dans le temps et dans l’espace. Il a assisté
le chef de mission dans la sédimentation des rapports sectoriels et leur mise en cohérence par rapport
au style global de la mouture finale du rapport attendu par le client.

c) Un Ingénieur Environnementaliste.

Il intervient en étroite collaboration avec le chef de mission, il coordonne et suit l’avancement de l’étude
EIES. Il décrit les technologies adoptées pour ce genre de projet en proposant les mesures optimales
permettant d’éradiquer ou d’atténuer les nuisances. Ainsi, il élabore l'Étude d'Impact Environnemental et
Sociale (EIES) et le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES).

d) Un Environnementaliste biologiste.

Il participe à l’organisation des équipes pour l’inventaire des biens, des personnes, de la faune et flore
touchés par le projet. Il participe aux audiences publiques et aux enquêtes menées pour cibler la
perception des usagers. Il participe à l’élaboration du PAR.

e) Un Ingénieur Hydraulicien.

Participe à l’audience publique, aux enquêtes, à l’identification des alternatives techniques par rapport
aux tracés proposés par le groupement IGIP/VSI Planning/VSI Afrique. Il évalue la faisabilité technique
de mesures proposées par l’environnementaliste.

f) Un expert juriste.

Cet expert s’est occupé de tous les aspects juridiques, législatifs, politiques et institutionnels soulevés
par l’étude et qui doivent être en conformité avec les lois de la RDC. Il a du analyser le statut foncier des
établissements humains et les aspects fonciers les plus sensibles en cas de déplacement des
populations. Il a aussi participé à la mise en place des critères d’éligibilité des populations qui seront
déplacées.

g) Un expert Sociologue.

En collaboration avec l’Environnementaliste biologiste, le sociologue a participé à l’appropriation des

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questionnaires du volet socioéconomique de l’étude. Il a procédé aux grandes conclusions qui ont permis
de mettre en lumière le nombre de PAP et de BAP affectées et les processus d’indemnisations
/compensation les plus appropriés au regard des niveaux de vie antérieurs aux travaux et sur la base
des principes édictés par la législation de la RDC et les procédures de la Banque Mondiale.

h) Un expert géographe Environnementaliste.

Il a participé aux audiences publiques et au suivi de l’inventaire des biens et des personnes. Il a aussi
appuyé le chef de mission adjoint dans l’animation des discussions avec les acteurs institutionnels du
secteur.
Il a dirigé une équipe des enquêteurs mobilisée pendant 15 jours pour apprécier la perception des
riverains de nouveaux tracés par rapport aux travaux et leur devenir. Cette équipe a aidé à faire le
comptage des PAP et des BAP sur les sites de Kamasaka et de Kisanga/Kenya.

1.8 STRUCTURE ET CONTENU DU RAPPORT

Le rapport débute par un résumé exécutif qui fait l’économie des résultats principaux par chapitre. Le
résumé exécutif tente, dans ses grandes lignes, de tracer les lignes d’horizon des quartiers concernés
par le projet sur la base des savoirs et des connaissances acquises, acceptées et partagées lors de la
mission du consultant.
Le chapitre 1 aborde le contexte général de l’étude en adressant un état des lieux du système
d’alimentation en eau potable de la ville de Lubumbashi suivi d’une description détaillée des travaux
programmés. Ce chapitre met en ligne l’objectif général de l’EIES qui se rattache à six (6) objectifs
spécifiques avant d’aborder le parcours méthodologique, la composition de la mission et le calendrier
des activités.
Le chapitre 2 dépeint le cadre institutionnel, législatif, juridique et réglementaire du PEMU dans le
contexte du renforcement de l’hydraulique urbaine de la ville de Lubumbashi en pointant les rôles
assumés, les responsabilités que confèrent les textes, les lois et les traditions. Ce chapitre tente aussi de
mettre en ligne les modes opératoires d’interaction entre les différents acteurs dans le processus
d’expérimentation sociale, dans le suivi et dans l’évaluation du projet.
Le chapitre 3 dresse l’état initial de l’environnement avec un portait socio économique détaillée de la ville
de Lubumbashi. Il aborde aussi le relief, la géologie, la pédologie, le système hydrographique et les
différents risques urbains qui parsèment le chef-lieu de la Province du Katanga. Il a été aussi question de
procéder à un état des lieux des infrastructures et des espaces de socialisation.
Le Chapitre 4 se rattache aux impacts environnementaux et socio économiques du projet. Après avoir
posé les paradigmes et les principes de base qui organisent la méthodologie de l’identification et de
l’évaluation desdits impacts, les auteurs du rapport ont analysé les impacts environnementaux du projet.
Ensuite une peinture détaillée des impacts socio économiques est faite sur la base du portrait socio
économique de la zone. Les mesures d’accompagnement vont suivre.
Le Chapitre 5 porte sur l’analyse et l’alternative sans projet en préfigurant les milieux et les écosystèmes
sans la survenue du projet.
Le Chapitre 6 campe le PGES en déclinant les objectifs, les modalités de mise en œuvre, les aspects
institutionnels, la mise en œuvre du PGES, le programme de suivi et de contrôle ; les indicateurs de suivi
et enfin les couts globaux relatifs au PGES. La mission insiste sur le volet formation et renforcement des
capacités et sur des recommandations spécifiques dans une perspective d’efficience et de durabilité.
Le Chapitre 7 retient et sédimente les échos des consultations publiques en faisant ressortir les facteurs
de réticence, les craintes, les éléments motivateurs, les points de vue et les logiques qui organisent les
différentes positions des acteurs de base sur le projet et le devenir de leurs quartiers respectifs dans le
contexte de l’urbanité globale de la ville de Lubumbashi et le développement social de la RDC. Les
comptes rendus des consultations publiques sont en annexe du rapport.
Le rapport conclut par les résultats principaux par thématiques majeures comme compilées en ses
chapitres 1 jusqu’ à 7.

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2. CADRE INSTITUTIONNEL, LEGISLATIF, JURIDIQUE ET REGLEMENTAIRE

2.1 CADRE INSTITUTIONNEL

Les principales institutions intervenant dans la gestion environnementale et le secteur de l’eau en RDC
dans le contexte du projet PEMU, notamment dans le sous projet Alimentation en Eau de la ville de
Kinshasa, sont décrites ci-dessous.

Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT)

Le Ministère de l’Environnement, créé par l’ordonnance n°75-231 du 22 juillet 1975, a pour mission de
promouvoir, de superviser et de coordonner toutes les activités relatives à l’environnement et de prendre
toutes les initiatives et toutes les mesures nécessaires tendant à la pleine réalisation de cette mission.

Le Ministère de l’Environnement est spécifiquement chargé en milieu urbain :


- D’assurer la salubrité du milieu humain notamment par la lutte contre toutes les nuisances
provoquées par la pollution des eaux, du sol et de l’air ;
- De créer des établissements humains par l’aménagement des zones vertes et des parcs
d’attraction ;
- De donner ses avis sur les questions relatives à l’urbanisme et à l’habitat, comme sur tout
projet d’industrialisation ou d’aménagement susceptible d’améliorer ou de porter atteinte à la
qualité de la vie.

Les directions normatives qui sont en intelligence avec le projet du PEMU sont :
- la Direction des Ressources en Eau - Gestion normative des ressources en eau ;
- la Direction des Établissements Humains et Protection de l’Environnement – Exécution et suivi
des tâches visant l’assainissement du milieu, l’aménagement des espaces et la protection de
l’environnement, la prévention et la lutte contre toutes les nuisances ;
- La Direction des Études de Planification - Études et analyses sectorielles, planification
stratégique et statistiques, et analyse et évaluation des projets relatifs à l’environnement.

Le service spécialisé du Ministère concerné par le projet est le Service National d’Assainissement qui
a pour mission de rendre sain le milieu de vie de l’homme et a en charge, entre autre, les tâches de
contrôle des conditions de potabilité de l’eau, de la prévention. Le Service National d’Assainissement
s’affaire aussi dans la lutte contre les pollutions et l’assainissement du milieu physique.

L’article 1er de l’ordonnance n°07/018 du 16 mai 2007 fixant les attributions des Ministères confère au
Ministère de l’Environnement les compétences dont :

- L’exécution des études d’impacts environnementaux et sociaux et assainissement des


- Milieux ;
- L’élaboration des normes relatives à la salubrité du milieu humain en collaboration avec le
Ministère de la Santé publique ;
- La création et la gestion des écosystèmes des eaux et forêts ;
- La gestion et le recyclage des immondices.

Pour réaliser sa mission, le Ministère de l’Environnement s’appuie non seulement sur son
administration, mais aussi sur les services et organismes qui sont sous sa tutelle comme le Groupe
d’Études Environnementales du Congo (GEEC).

- Aux termes de l’article 2 de cet arrêté, le Groupe d’Études Environnementales a pour mission :

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- De conduire et de coordonner l’ensemble des activités relatives à l’évaluation environnementale


et sociale ;
- De définir le processus de l’évaluation environnementale et sociale en République Démocratique
du Congo ;
- De veiller à la bonne exécution de tout projet et / ou programme de développement dans le strict
respect des normes environnementales et sociales ;
- De promouvoir le renforcement des capacités de l’Administration congolaise ainsi que celui des
investisseurs tant publics que privés en matière d’évaluation environnementale et sociale ;
- De promouvoir la consultation, l’avis et la formation environnementale du public ;
- De présenter annuellement un tableau de bord environnemental du pays.

Ministère des Plan et suivi de mise en œuvre de la révolution de la modernité – CNAEA

En rapport avec l’objet de la présente étude, l’article 1er de l’ordonnance n°07/018 du 16 mai 2007 fixant
les attributions des Ministères confère à ce Ministère les attributions spécifiques dont :
- La planification et programmation du développement économique et social ;
- La coordination de l’action de mobilisation des ressources extérieures et le suivi de l’utilisation
desdites ressources afin d’en garantir l’affectation aux investissements prioritaires ;

Concernant ses attributions en matière de planification et programmation du développement, le


Ministère des Plan et suivi de la mise en œuvre de la révolution de la modernité est particulièrement
chargé :
- De la préparation du plan de développement économique et social, la programmation de son
exécution et le suivi de sa réalisation ;
- De la coordination et de l’intégration des différents programmes sectoriels préparés par les
autres ministères, les administrations territoriales, et les autres acteurs économiques et sociaux ;
- De l’appréciation de la conformité des projets d’investissement avec les objectifs du plan
économique et social.

L’Administration Centrale du Ministère comprend sept directions, dont quatre sont sectorielles : Directions
des Infrastructures, Direction des Secteurs Productifs, Direction des Secteurs Sociaux et Direction
Contrôle et Suivi des Projets.

L’énergie et l’eau relèvent de la Direction des Infrastructures. On peut ainsi comprendre pourquoi le
Ministère des Plan et suivi de la mise en œuvre de la révolution de la modenité assure la tutelle technique
du Comité National de l’Action de l’Eau et de l’Assainissement, « C.N.A.E.A. ».

Ce comité a été créé par l’ordonnance n°81-023 du 14 février 1981, modifiée et complétée par
l’ordonnance n°97-105 du 3 avril 1987.

Aux termes de ces deux ordonnances, ce comité est chargé d’élaborer et de veiller à l’exécution des
programmes de réhabilitation, de développement et de formation dans le secteur de l’eau potable et de
l’assainissement en regard des objectifs du pays, à savoir :
• La définition de grandes options, des priorités et des stratégies de développement du secteur de l’eau
potable et de l’assainissement ;
• La planification et la programmation des études sectorielles, du choix des projets et de l’établissement
d’un plan directeur ;
• La mobilisation des ressources, la recherche des capitaux et le développement des moyens
financiers et techniques ;
• L’augmentation de la capacité d’absorption par le renforcement de l’infrastructure institutionnelle des
organismes opérationnels du secteur.

Le Comité National de l’Action de l’Eau et de l’Assainissement a l’avantage d’être une structure

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permanente interministérielle. En effet, il comprend en son sein trois ministères, à savoir, le Ministère des
Plan et suivi de la mise en œuvre de la révolution de la modenité, le Ministère de l’Environnement, de la
Conservation de la Nature et du Tourisme, et le Ministère des ressources hydrauliques et
Electricité. C’est la REGIDESO qui en assure le Secrétariat Exécutif.

La coordination des actions entreprises dans le secteur eau est assurée par le Comité d’Action de l’Eau et
de l’Assainissement (CNAEA), créé par l’ordonnance 81-023 du 14 février 1981.

Le CNAEA est placé sous la tutelle du Ministère des Plan et suivi de la mise en œuvre de la révolution
de la modernité, qui assure sa présidence. La Vice-présidence revient au Ministère de l’Environnement
et le Secrétariat Exécutif est confié à la REGIDESO. La mission de coordination du CNAEA implique :
• La définition des grandes options, des priorités et de la stratégie de développement du secteur eau et
assainissement ;
• La mobilisation des ressources financières nécessaires à la réalisation des différents projets du
secteur ;
• L’élaboration et le suivi de l’exécution des programmes de réhabilitation, de développement et de
formation au regard des objectifs que le Pays se fixe dans le secteur.

Ministère des Ressources hydrauliques et Electricité – REGIDESO

Il a dans ses attributions en rapport avec la présente étude :


• La politique de distribution d’eau et d’électricité ;
• Le développement du potentiel de production, de transport et de distribution de l’eau et l’électricité ;
• Le suivi et le contrôle technique des activités de protection, transport et distribution d’eau et d’électricité
;
• Le contrôle technique des entreprises de production, de transport et de commercialisation d’eau et
d’électricité ;
• La gestion du secteur d’eau potable et hydraulique et du secteur de l’électricité.

Le Ministère des Ressources hydrauliques et Electricité a la tutelle technique de la Société Nationale


de l’Électricité, « S.N.E.L. » et de La Régie des distributions d’eau et d’électricité, REGIDESO

La Société Nationale d’Électricité, créée par l’ordonnance-loi n°70-033 du 16 mai 1970, est une entre
prise publique à caractère industriel et commercial, dotée de la personnalité juridique. Elle a pour
objet la production, le transport et la distribution de l’électricité.
La Régie des distributions d’eau et d’électricité de la République Démocratique du Congo, est créée
par l’ordonnance-loi 60-460 du 25 août 1966.

Le Ministère des Ressources hydrauliques et Electricité a, dans le cadre de ses missions, la


distribution d’eau et la gestion du secteur de l’eau. Il est également le ministère de tutelle technique
de la REGIDESO.
Elle a été créée en 1966 par l’ordonnance loi n°66-460 et ses statuts sont définis par la loi n°73-026 de
1973.
La REGIDESO a alors pour mission d’assurer la distribution d’eau et d’électricité en tout lieu de la
République. En 1978, la responsabilité de la distribution d’électricité est donnée à la Société Nationale
d’Electricité (SNEL) par le Ministère de l’Energie.
Aux termes de l’ordonnance n°78-197 de 1978 portant sur les nouveaux statuts de la REGIDESO, celle-ci
a pour objet :
- l’exploitation des distributions d’eau et des installations annexes, du captage, d’adduction et de
traitement des eaux à distribuer ;
- l’étude et l’exécution des travaux d’aménagement des distributions d’eau et des installations annexes ;
- toutes les opérations se rattachant à l’objet mentionné cidessus.

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En 2009, la REGIDESO est transformée en société commerciale relevant dusecteur de l’Energie par le
décret du Premier Ministre N°09/11 du 24 avril 2009, portant Mesures Transitoires relatives à la
transformation des Entreprises Publiques, et par le Décret N°09/12 établissant la liste des Entreprises
Publiques transformées en Sociétés commerciales, Établissements Publics et services publics.
Cette procédure réalise le désengagement de l’Etat dans lesdites entreprises et la participation du secteur
privé :
Toutefois, son objet social demeure inchangé jusqu’à nouvel ordre.

La REGIDESO est également l’entité bénéficiaire du présent projet pour l’alimentation en eau potable
de la ville de Lubumbashi.

Ministère de la Santé publique

Le Ministère de la Santé publique possède dans ses attributions l’hygiène et la santé publique et
l’élaboration de normes relatives à la salubrité du milieu humain et celles relatives à la santé.
Les normes relatives à l’utilisation des eaux, leur traitement et leur distribution sont élaborées en
concertation entre le Ministère de la Santé publique et le Ministère des Ressources hydrauliques et
Electricité

Ministère des Infrastructures, Travaux Publics, Aménagement du territoire, Urbanisme et


Habitat.

Le Ministère des Infrastructures, Travaux Publics, Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat a


comme attributions notamment :
• L’aménagement du Territoire ;
• La conception, la construction, la modernisation, le développement, l’aménagement et l’entretien des
infrastructures routières, aéroportuaires, scolaires, sanitaires, sociales, touristiques et sportives, des
bâtiments et des édifices publics.
• De coordonner les activités des institutions et services intervenant dans le domaine de l’urbanisme et
de l’habitat ;
• D’améliorer les conditions de l’habitat tant en milieu urbain que rural, notamment par la réhabilitation,
la rénovation et la réintégration des quartiers d’habitat ancien, vétuste ainsi que par la régularisation
des quartiers d’habitat spontané ;
• D’harmoniser les actions à mener dans le cadre de lotissement et de viabilisation des terrains
destinés à l’habitation ;
• D’organiser et d’assainir l’espace urbain.

Pour la réalisation de sa mission, outre ses directions, il dispose sous sa tutelle de deux établissements
publics : Office des Routes (OR) et Office des Voiries et Drainage(OVD).

L’Office des Routes a été créé par l’ordonnance-loi 71-023 du 26 mars 1971, et est chargé :
• De l’exécution des études et des travaux d’entretien, d’aménagement, de modernisation et de
construction des routes déterminées par le programme national, ainsi que l’entretien, l’aménagement, la
modernisation et la construction des ouvrages d’art et des bacs de passage des routes concernées
;
• Des interventions dans l’entretien et l’aménagement d’autres routes, ouvrages d’art et bacs, à la
demande du Ministère des Infrastructures, Travaux Publics, Aménagement du territoire,
Urbanisme et Habitat ;
• De la gestion du laboratoire national des travaux publics ;
• De la formation et du recyclage du personnel nécessaire à la réalisation de son objet ;
• De la préparation, dans le cadre de la planification nationale, des programmes à court, moyen et long
termes, visant la réalisation des objets ci-dessus.
L’Office des Routes représente l’organe opérationnel du Ministère des Infrastructures, Travaux Publics,
Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat en ce qui concerne les infrastructures non urbaines.

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L’Office de Voiries et Drainage, a été créé par l’ordonnance 87-331 du 16 septembre 1987. Il est
chargé :
• D’entretenir, d’aménager, de moderniser et de développer les infrastructures urbaines de voirie
et de drainage ;
• D’exécuter ou de faire exécuter toutes les études nécessaires à la définition, la programmation
et la réalisation des travaux de voirie et de drainage des agglomérations, compatibles avec ses
ressources financières, matérielles et humaines ;
• D’exécuter ou de faire exécuter les travaux neufs ou d’entretien relatifs aux réseaux de voirie et
de drainage des agglomérations suivant les programmes établis ou proposés par la commission
routière concernée ;
• De participer, en tant que conseiller technique, à l’élaboration des plans d’urbanisme des
agglomérations ;
• De desservir les agglomérations qui demandent son intervention. Il est l’organe opérationnel du
Ministère en ce qui concerne les infrastructures urbaines.

Le Bureau d’Études d’Aménagement et d’Urbanisme a été créé par l’arrêté CAB/TPAT/60/10/75 du


26 mai 1975. Sa mission est de réaliser les études sur l’aménagement du territoire pour le compte du
ministère. Dans ce cadre, il peut mener les études et la recherche fondamentale dans le cadre de
l’aménagement. C’est ainsi qu’il peut élaborer le Schéma Directeur des voiries et des réseaux divers,
le Schéma Directeur en matière d’assainissement, faire une étude sur le transport.

Ministère des Affaires Foncières

L’article 1er de l’ordonnance n°07/018 du 16 mai 2007 fixant les attributions des Ministères confère au
Ministère des Affaires Foncières les attributions ci-après :
• L’application et vulgarisation de la législation foncière et immobilière ;
• Le notariat en matière foncière et cadastrale ;
• La gestion et octroi des titres immobiliers ;
• Le lotissement en collaboration avec le Ministère des Infrastructures, Travaux Publics,
Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat
• L’octroi des parcelles en vue de la mise en valeur

Aux termes de l’article 181 de la loi foncière, ce ministère a dans ses attributions l’application de la
politique de l’État en matière d’affectations et de distributions des terres.

Entités administratives décentralisées

Aux termes de l’article 7 du décret-loi du 02 juillet 1998 portant organisation territoriale et administrative
de la République Démocratique du Congo, les entités administratives décentralisées dotées de la
personnalité juridique sont : la province, la ville, le territoire et la commune pour la ville de Kinshasa.

Ce décret-loi établit la répartition des attributions spécifiques par secteur d’activité entre le Pouvoir
Central et les entités administratives décentralisées. Ces dernières se sont vues attribuées entre autre
les compétences environnementales suivantes :
- la lutte anti-vectorielle et, particulièrement, la désinsectisation sous toutes ses formes ;
- la protection des sites classés installés dans les entités locales ainsi que celle des monuments ; - la
sensibilisation de la population aux problèmes de l’hygiène du milieu ;
- la délivrance des permis d’exploitation et de contrôle des établissements dangereux, insalubres et
incommodes de la catégorie III ;
- le drainage et curage des collecteurs et égouts des eaux usées ;
- le nettoiement, collecte et évacuation des ordures ménagères et immondices.

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Autres intervenants

La REGIDESO n’ayant pas été en mesure d’étendre ses services aux quartiers périurbains, des
initiatives ont vu le jour pour tenter d’améliorer les conditions d’approvisionnement en eau potable des
populations.

Certaines ONG ont réalisé des forages à faible profondeur équipés de pompes manuelles pour
alimenter la population, notamment dans la commune Annexe.

Les communautés de base sont encouragées, dans le cadre de projets suivant le modèle des fonds
sociaux ou de fonds de développement communautaires, à jouer un rôle de plus en plus important dans
la réhabilitation, le développement et la gestion de petits systèmes d’alimentation en eau potable.

2.2 CADRE LEGISLATIF JURIDIQUE ET REGLEMENTAIRE

Divers textes organisent le secteur de l’eau et de l'environnement en RDC, mais ils souffrent d’un
manque de cohérence et sont souvent inadaptés au contexte actuel.
En date du 8 décembre 2006, l’Arrêté Ministériel 043/CAB/MIN/EN- EF/2006 portant dispositions
relatives à l’obligation de l’évaluation environnementale et sociale des projets a été signé. Il est paru
dans le journal officiel en date du 27-01-2007.

L’arrêté stipule que tout projet de développement sera désormais assujetti à une évaluation
environnementale et sociale. L’autorité désormais en charge de la conduite et de la coordination de ces
études a été institutionnalisée à la même date et porte le nom de Groupe d’Étude Environnemental du
Congo (GEEC)

Précédemment, l’obligation de réaliser des EIES était régie par l’ordonnance 41/48 du 12 février 1952
sur les établissements dangereux, insalubres et incommodes. Le code sur les investissements et le code
minier font office de cadre réglementaire en matière d’environnement dans leur domaine respectif. La loi-
cadre sur l’environnement en préparation prévoit la nécessité de réaliser une EIES pour tout projet
industriel, commercial, agricole, etc. en raison de la nature des risques de pollution ou de dégradation de
l’environnement.

Sous cet angle, les projets de type hydraulique doivent faire l’objet d’une demande de permis
d’exploitation auprès du Ministère de l’Environnement. Le permis d’exploitation n’est délivré qu’après
examen du dossier et une visite contradictoire sur le site par le Ministère des affaires foncières.

La RDC n’est pas dotée d’un Code de l’eau. Les principales dispositions légales dans ce secteur datent
de l’époque coloniale et régissent essentiellement la protection des eaux. Les textes en vigueur sont
insuffisants pour contraindre les industriels à limiter leurs nuisances et à en atténuer les effets.

Mentionnons qu’aucun texte ne traite de la pollution atmosphérique, de la dégradation des sols par des
activités industrielles ou autres, de la gestion des déchets industriels, dangereux ou toxiques, ni ne régit
l’usage des produits phytosanitaires ou fertilisants.

Hormis le Code Minier qui est accompagné de son règlement, la RDC ne dispose pas de normes et
d’indicateurs spécifiques.

On observe par ailleurs que l’application des textes en vigueur est peu suivie et contrôlée, si bien qu'en
dépit de leur existence, les dommages et préjudices causés à l'environnement et à la santé humaine
sont fréquents et demeurent souvent impunis.

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En ce qui a trait au PAR qui se rattachent à cette présente EIES. Il existe des points de divergences et
de convergences entre la législation nationale et le cadre développé par la Banque Mondiale.
Les points de convergence sont les suivants :
ƒ les personnes éligibles à une compensation ;
ƒ la date limite d’éligibilité ;
ƒ le type de paiement.

Mais des points de divergence existent et ils sont très nombreux :


ƒ les occupants irréguliers ne sont pas pris en charge par le droit national ;
ƒ les procédures de suivi et d’évaluation n’existent pas dans le droit congolais ;
ƒ la réhabilitation économique n’est pas prévue en RDC ;
ƒ le coût de réinstallation n’est pas pris en charge en RDC ;
ƒ le déménagement des PAP (Personne Affecté par le Projet) n’existe pas en droit congolais ;
ƒ le règlement des litiges est plus souple dans la législation de la Banque Mondiale ;
ƒ les groupes vulnérables sont inconnus en droit positif congolais ;
ƒ la participation est plus large dans les textes de l’OP.4.12 ;
ƒ les alternatives de compensation ne sont pas prévues dans le droit congolais.

Il apparaît que les points de divergence sont les plus importants entre la législation congolaise et l’OP.4.12
de la Banque Mondiale que les points de convergence. Toutefois, des possibilités de rapprochements
existent. En effet, tous les points de divergence par rapport à la législation nationale s’analysent non sous
forme de contradiction, mais plutôt par des vides juridiques, des paradoxes et des insuffisances dans la
législation nationale. C’est ainsi que rien ne s’oppose à la prise en charge des irréguliers dans le droit
congolais ; organiser le suivi et l’évaluation permet de rendre opérationnel certaines dispositions. Quant au
règlement des litiges, l’essentiel est que les modes alternatifs n’empêchent pas en cas d’échec de
poursuivre les voies contentieuses officielles.

Il est vrai que sur beaucoup d’autres points, la législation de la Banque Mondiale est plus complète (Suivi
et évaluation ; Réhabilitation économique ; Coûts de réinstallation ; Alternatives de compensation). Mais,
rien n’empêche aux pouvoirs publics de s’en inspirer au nom du principe de compatibilité qui signifie
qu’une norme compatible avec la législation nationale peut être appliquée en raison de sa non contrariété
avec l’OP.4.12 de la Banque Mondiale.

De toutes les façons, en cas de conflit entre le cadre développé par la Banque Mondiale et la législation
nationale, c’est évidemment la politique de la Banque qui prévaut ou le cadre le plus avantageux pour les
personnes affectées.

Le PEMU est financé par la Banque Mondiale, et doit de ce fait, se conformer aux exigences des politiques
opérationnelles de la Banque en matière de protection de l'environnement et de PAR dans la mesure du
possible.

Pour répondre aux exigences des Politiques de Sauvegarde 4.01 (Évaluation Environnementale) et 4.12
(Déplacement Involontaire), des mesures et actions spécifiques ont été proposées dans le Plan de
Gestion Environnementale et Sociale (PGES) du présent rapport.

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3. L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - DONNEES DE BASE

3.1 PORTRAIT PHYSIQUE ET SOCIO-ECONOMIQUE DE LA VILLE DE LUBUMBASHI

3.1.1 Portrait Physique

3.1.1.1 Situation géographique

La ville de Lubumbashi est située au SUD-EST de la République Démocratique du Congo. Ses


coordonnées géographiques se situent entre 11°20’ - 12°00’ de lattitude Sud et 27°10’ – 27°30’ longitude
Est.
Elle est située à 1.298 m d’altitude. La ville doit son origine et son développement à la découverte
d’importants gisements de cuivre et à leur exploitation par la GECAMINES. Sa superficie actuelle,
englobant la commune Annexe, est d’environ 747 km²

3.1.1.2 Milieu biophysique

Le relief de la ville de Lubumbashi est caractérisé par :


- Le plateau incliné du Nord vers le Sud - Est
- Plusieurs vallons où sont implantées des fermes agropastorales
- Un sol alluvionnaire et sablo-argileux.

Dominant cette surface d’aplanissement, les reliefs résiduels se présentent sous la forme d’inselbergs
isolés.
Ces reliefs résiduels constituent des contraintes à l’expansion de la Ville notamment vers le Sud-Ouest. Au
Sud de la Ville, la large vallée de la Kafubu empêche un accès aisé à la surface d’aplanissement. Vers
l’Ouest s’ouvre un large lambeau de plateaux.
Les axes géo morphologiquement les plus favorables au développement urbain sont donc situés au Nord
entre la rivière Lubumbashi et la route Likasi, et vers le Sud-ouest, en direction de Kilobelobe.
Au Sud de la Ville, c’est la large vallée de la Kafubu qui empêche un accès aisé au lambeau
d’aplanissement traversé déjà par la voie ferrée vers la Zambie.

Le plateau de Lubumbashi est coiffé par une savane infinie à maigre végétation.

3.1.1.3 Hydrographie

Du Nord au Nord ouest vers le sud Est, la ville de Lubumbashi est traversée par deux grandes rivières :
- la rivière Kafubu
- la rivière Lubumbashi.
Son bassin hydrographique est composé de quatre ruisseaux qui sont :
- Katuba ;
- Kimilolo,
- Kiawishi
- Naviundu.

Les cours d’eau ont un débit très contrasté.


Leurs eaux carbonatées calcico-magnésiennes sont favorables au pullulement des mollusques vecteurs de
la bilharziose.
Ces rivières et ruisseaux ne sont pas directement utilisables comme source d’eau potable.
Plusieurs pièces d’eau de retenue existent au sein et autour de l’agglomération :
i) réservoirs pour l’industrie ;
ii) étangs piscicoles des fermes ;
iii) surtout le lac municipal de 40 ha (mis en eau en 1992) ;
iv) les carrières partiellement inondées de la Ruashi et de l’Etoile.

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Le site urbain comporte de nombreuses zones inondables du fait de la faiblesse des pentes et d’un
drainage déficient ; Dembos et surtout lit majeur des principaux cours d’eau (la Lubumbashi entre autres).

3.1.1.4 Climat

Le climat de Lubumbashi est classé dans le type Cw6 de Koppen, il est tropical sec avec deux saisons
alternantes, avec un caractère tempéré et continental lié à l’altitude (1.200 m environ) et à l’éloignement
par rapport aux masses océaniques.

La saison des pluies va de novembre à mars et enregistre environ 1.300 mm, repartis en moyenne en 114
jours. Si le régime pluviométrique annuel est assez stable, la répartition et le nombre de jours de pluie
varient beaucoup d’une année à l’autre. Les pluies peu intenses (moins de 10 mm) sont les plus
fréquentes, mais celles d’intensité plus élevée (15 à 20 mm) donnent l’essentiel de l’eau reçue, les averses
de plus de 100 mm sont exceptionnelles. Les pluies nocturnes (les plus abondantes) ont leur maximum
entre 18h et 1 h, les diurnes entre 14 et 16 h. Selon leur origine, on distingue quatre types de pluies :
d’ascension dynamique (flux de mousson), de convection thermique l’après-midi (très localisées), orageux,
de refroidissement nocturne.

La température moyenne annuelle est de 20°C, avec une grande stabilité interannuelle. Les températures
sont les plus basses dans la première moitié de la saison sèche, juillet étant le mois le plus froid : moyenne
de 15,6°C, minimum moyen de 4,2°C, minimum absolu (rare) de 0°C. Octobre et novembre sont les mois
les plus chauds : moyenne de 22,5°C et 23,5°C, maxima moyenne de 31 et 33°C, maximum absolu de
37,8°C. L’amplitude diurne est élevée (14,7°C en moyenne), plus forte en saison sèche (22°C) qu’en
saison pluvieuse 12°C. Le minimum se situe vers 6h du matin, le maximum vers 14h.

L’hygrométrie varie fortement au long de l’année, avec un minimum de moins de 50% en fin de saison
sèche, un maximum de plus de 85% au cœur de la saison pluvieuse. L’évaporation, maximale en
septembre - octobre, dépasse 1.200 mm par an. Les vents en saison sèche prédominent, l’alizé du SE,
froid et sec, qui vient de l’océan Indien avec un maximum de régularité en mai - juin, il peut atteindre une
vitesse de 7 beaufort. En saison des pluies, interviennent les deux composantes N-O et S-O du flux de la
mousson Ouest atlantique : ces vents humides et assez frais, de vitesse en général modérée, sont
responsables des précipitations.

3.1.1.5 La géologie

La ville de Lubumbashi est située sur un plateau incliné de direction nord-ouest sud-est dont les cotes
altimétriques varient entre environ 1300 et 1175 m.
Dans la région, les formations qui composent le sous-sol sont d’âge Katangien (Précambrien) et
surmontées par une couverture argilo-latéritique d'altération dont l’épaisseur varie de 0 à 70 m. Elles
reposent sur un substratum plus ancien, fortement plissé et métamorphisé, d’âge Kibarien, qui n’affleure
pas dans ce secteur.
Les formations du Katangien sont subdivisées en trois unités séparées par des tillites ou conglomérats
glaciaires :
- Le Kundelungu supérieur (Ks), avec à la base la tillite du Petit Conglomérat ;
- Le Kundelungu inférieur (Ki), avec à la base la tillite du Grand Conglomérat ;
- Le Roan.
Au point de vue tectonique, la région de Lubumbashi est caractérisée par trois structures majeures qui
sont, d’Est en Ouest :
- L’anticlinal de Lupoto ;
- Le synclinal de Lubumbashi ;
- Le synclinal de Ruashi – l'Etoile.

Ces structures font partie de l’axe plissé du Katanga au sein duquel l’axe des plis est orientés nord-ouest -
sud-est, chaque étant pli lui-même microfaillé et plissé selon un axe qui va de nord-est - sud-ouest à est -
ouest. Ce plissement, d’âge postérieur au Kundelungu supérieur, a en effet produit un faisceau de plis
arqués déversés vers le nord, le nord-est et le nord-ouest, dans lequel l’intensité décroit globalement dans

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cette direction. Ainsi, la région de Lubumbashi située dans le Katanga méridional, est fortement plissée et
faillée, et on y observe des charriages qui donnent lieu à l’existence d’écailles, simples ou empilées, ainsi
qu’à de possibles charriages par étirement d’anticlinaux.

L'analyse des photographies aériennes, des cartes géologiques et de la topographie permet de mettre en
évidence les principaux éléments structuraux de la région :
- Les différentes structures géologiques, qui apparaissent dans la topographie sous forme
d'alignements et de crêtes,
- Des failles, qui se traduisent notamment par des décrochements horizontaux observables sur certains
bancs,
- Des linéaments, correspondant généralement à des failles et visibles en photographie aérienne ou sur
la topographie,
- Des dépressions, correspondant à des dolines ou poljés et traduisant l’existence de phénomènes
karstiques dans les formations calcaires présentes.

Le détail de la lithologie des formations que l’on trouve à Lubumbashi se présente comme suit :

1) Kundelungu

Le Kundelungu représente la plus grande partie des formations à l’affleurement au droit de la ville de
Lubumbashi.

Kundelungu supérieur (Ks)


Il est subdivisé en trois faisceaux :
- Le faisceau des Plateaux, non représenté dans la région de Lubumbashi,
- Le faisceau de Kiubo, non représenté dans la région de Lubumbashi également,
- Le faisceau de Kalule, subdivisé en :
o Ks 13 : constitué d'alternance de schistes gréseux et de grès argileux avec des passées
d'arénites au sommet. Du fait de sa teneur élevée en argile, ce niveau est imperméable ;
o Ks 12 : comprenant deux niveaux, l'un carbonaté à la base et l'autre terrigène au sommet :
o Ks 122 (niveau supérieur) : Il est constitué, à la base, par une arénite grossière et, par-dessus,
d'une alternance d'arénite micacée, chloriteuse, feldspathique, dolomitico-calcareuse et de
schiste gréseux. Ce niveau est susceptible de présenter une perméabilité relativement bonne
en grand le long des plans de stratification et de cassure
o Ks 121 (niveau inférieur), appelé aussi « Calcaire Rose » : Il s'agit d'une dolomie calcareuse
impure, d'épaisseur décamétrique. La perméabilité est bonne le long de zones fissurées et
fracturées élargies par dissolution.
o Ks 11 ou « Petit Conglomérat » : Le petit conglomérat est une tillite à éléments dolomitiques et
quartzeux dans une matrice gréso–argileuse. Son épaisseur est de l’ordre de trente mètres. Il
est imperméable.

Kundelungu inférieur (Ki)


Il est subdivisé en deux faisceaux :
- Le faisceau de Likasi – Lubumbashi, subdivisé en :
o Ki 22 : Il s’agit de schistes gréseux à argilo-gréseux, avec d’épais bancs de grès fins
feldspathique. Cette formation est peu perméable.
o Ki 21 : Il est constitué par une alternance de schistes et de dolomies massives, la dolomie
disparaissant dans le tiers supérieur. L’ensemble, appelé également « Série Récurrente », est
faiblement perméable. Vers la base, le passage à la formation calcaire sous-jacente s’opère
par une zone de transition caractérisée par une alternance de schistes et de calcschistes à
lentilles calcaires. Les schistes fortement altérés sont tendres et de teinte brun clair.
- Le faisceau de Monwezi subdivisé en :
o Ki 13 : Schistes gréseux. Ce niveau n’est pas mentionné systématiquement explicitement
dans l’ensemble de la bibliographie consultée. Il est possible que lorsqu’il n’est pas cité, il soit
en fait inclus dans le niveau supérieur (Ki 21). Lorsqu’il est décrit, ce niveau est présenté
comme composé par des schistes micro gréseux non stratifiés et peu micacés de couleur

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généralement rouge. La terre qui surmonte ce faciès est généralement claire (jaunâtre à
brunâtre) et de nature graveleuse avec des concrétions ferrugineuses.
o Ki 12 (formation supérieure), essentiellement dolomitique et elle-même subdivisé en :
ƒ Ki 123 (niveau supérieur) : il est constitué par la « dolomie de Kipushi », généralement
rattachée au niveau qui lui est sous-jacent, le Calcaire de Kakontwe.
ƒ Ki 122 (niveau moyen) ou « Calcaire de Kakontwe » : Il s'agit d'un calcaire
dolomitique, plus calcaire dans sa partie supérieure, massif, gris bleu et parfois coupé
par des veines de calcite, qui a subi d'importants phénomènes de dissolution marqués
par des dolines et poljés en surface. Il est d’ailleurs généralement surmonté d’un
recouvrement très épais d’argiles résiduelles brun rouge très foncé et souvent en
légère dépression topographique. Son épaisseur moyenne est de l’ordre de 350
mètres dans la région de Lubumbashi. Au sommet et à la base, la lithologie est
caractérisée plutôt par des calcschistes d’importance variable. Dans cette formation,
les phénomènes de dissolution ont largement ouvert les discontinuités, ce qui a pour
résultat une perméabilité en grand considérable.
ƒ Ki 121 (niveau inférieur) ou "Dolomie de Kaponda " : Il s'agit de dolomie finement litée
et de dolomie massive. Lorsqu’elle est fissurée, elle présente une légère perméabilité.
o Ki 11 ou « Grand Conglomérat » : Il s’agit d’une tillite à éléments non classés polygéniques de
quartzites, quartz, gneiss, dolérites et dolomies siliceuses, hétérogène par définition. La
matrice est argilo-gréseuse avec localement des passées calcareuses. Elle est souvent
recouverte de cuirasses latéritiques et se trouve en léger haut topographique par rapport au
calcaire de Kakontwe. L'épaisseur moyenne est de 300 à 400 m. Cette formation n’est que
très faiblement perméable.

2) Le Roan

Le Roan, dans lequel on retrouve les gisements de cuivre – cobalt, est généralement constitué de roches
de précipitation ou organogènes dolomitiques, plus ou moins détritiques. Il marque le relief par des collines
et une morphologie accidentée dont, notamment, les alignements de collines orientées NOO-SEE de part
et d'autre de Lubumbashi.
Le Roan est subdivisé en quatre faisceaux et l’ensemble des formations qui le composent contiennent des
horizons aquifères :
- R4, ou faisceau du « Mwashya », lui-même subdivisé en :
o R42 ou Rs2 ou encore Mwashya supérieur : Il est constitué de schistes divers : schistes
dolomitiques, schistes charbonneux, schistes gréseux et schistes ferrugineux (surtout à la
base). A la base, on rencontre un niveau continu de grès feldspathique arkosique grossier très
perméable dont l’épaisseur est de l’ordre de 3 à 5 mètres. C’est ce niveau qui donne
naissance aux sources amont de Kasapa. Il correspond au « Petit Conglomérat de Mwashya »
et marque la limite entre les formations schisto-gréseuses vers le haut et les formations à
prédominance dolomitique vers le bas.
o R41 ou Mwashya inférieur : Il s’agit de dolomie altérée en roche siliceuse, stratifiée et dont
l’épaisseur peut atteindre 200 à 300 m. La silicification est généralement très poussée vers le
sommet près du contact avec le banc de grès grossier. Vers la base, on rencontre des
dolomies plus franches mais qui restent classées comme argileuses du fait qu’elles
renferment en général 12 à 27 % d’éléments insolubles. Elles sont très souvent recouvertes
par un épais recouvrement argileux rouge sombre.
- R3, ou faisceau de « Dipeta » : Il est constitué essentiellement de dolomie talqueuse et de calcaire
alternant avec des shales.
- R2 ou faisceau « des Mines » : Il est composé de dolomie, de schiste dolomitique et de calcaire à
minerais et comprend en particulier le « RSC », une dolomie altérée et vacuolaire, donc à forte
perméabilité. Dans le détail, il est composé par (les épaisseurs sont celles données pour le secteur de
la ville de Lubumbashi) :
o 3. Etage des dolomies :
ƒ 3.2, DS ou Dolomies supérieures : Dolomie massive parfois silicifiée parfois en gros
bancs, à petits lits de grès chloriteux blancs (Epaisseur supérieure à 10 mètres)

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ƒ 3.1, CMN ou Calcaire à Minerai Noir : Calcaire foncé parfois à minéraux noirs
dolimitiques, à texture onduleuse finement zonaire, à stratifications entrecroisées et
récifs calcaires (Epaisseur 80 m)
o 2. Etage des schistes dolomitiques (SD) (Epaisseur totale 85 m)
ƒ 2.3 : Schistes fins, très finement stratifiés devenant dolomitiques à la base
ƒ 2.2 : Schistes dolomitiques, plus graphiteux, mais avec localement des bancs de
dolomie claire montrant des structures à Collenia
ƒ 2.1 : BOMZ : Schistes micacés dolomitiques bien stratifiés, plus clairs altérés en
blanc. Dans cette assise apparait localement un horizon de dolomies cristallisées peu
stratifiées gris bleu s’altérant en sable brun foncé ou noir (Epaisseur de quelques
mètres)
o 1. Etage des dolomies silicifiées
ƒ 1.3, RCS ou Roches Siliceuses Cellulaires : Assise des dolomies silicifiées non
stratifiées, cellulaires en affleurement, de puissance irrégulière, à grands cristaux de
dolomite. On y observe les structures cylindroconiques des Collenia qui forment
parfois de véritables récifs algaires, envasés vers le haut par la base des schistes
dolomitiques. Cette assise forme l’arrête des reliefs en série des Mines (Epaisseur : 8
m)
ƒ 1.2, RSF ou Roches Siliceuses Feuilletées : Assise des schistes dolomitiques, très
finement stratifiés gris clair, donnant en altération un schiste feuilleté clair (Epaisseur
7 m). Vers la base, apparait une dolomie argileuse gris clair à lits schisteux et
onduleux (Epaisseur 7 m)

- R1 ou faisceau « RAT » : constitué par des Roches Argilo–Talqueuses grises.

3.1.1.6 Principales formations aquifères

1) Les formations superficielles

Il s’agit essentiellement du produit d'altération du substratum rocheux et des dépôts alluvionnaires des
cours d'eau, de nature argileuse ou latéritique. Ces formations sont quasi imperméables et forment même
généralement une couverture étanche entre la surface et la roche aquifère sous-jacente. Une nappe
existe cependant dans les niveaux les grossiers, à quelques mètres sous la surface du sol.
Ces aquifères superficiels sont vulnérables et directement exposés aux pollutions de surface. Les eaux
qu’ils renferment sont donc de qualité médiocre. En outre, par nature faiblement transmissifs et donc peu
productifs, ils ne peuvent en aucun cas être retenus pour l'alimentation en eau potable de la ville de
Lubumbashi.

2) Les formations du Kundelungu

La ville de Lubumbashi est sise au droit des formations du Kundelungu décrites en détail plus haut.
Ces formations renferment des horizons potentiellement aquifères dont certains sont exploités pour les
besoin en eau des particuliers, des industriels ainsi que par la REGIDESO.
Il s’agit principalement des ensembles suivants :
Dans le Kundelungu supérieur, les horizons Ks 122 et Ks 121 (« Calcaire Rose ») ;
Dans le Kundelungu inférieur, les horizons Ki 123 et Ki 122 (Calcaire de Kakontwe).

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L’ensemble Ks 122 et Ks 121


Il est constitué à la base par des dolomies calcaires ayant subi des phénomènes de dissolution (« Calcaire
Rose »), surmontées par une arénite grossière à discontinuités non colmatées.
En règle générale, les forages qui l’exploitent sont situés au sein de la ville et ont une profondeur de l’ordre
de 100 m environ. Les débits d’exploitation sont relativement faibles, avec 5 à 8 l/s et le rabattement du
niveau de la nappe est important, pouvant atteindre 40 m.
Cet ensemble est resserré sur Lubumbashi et présente donc de zone d'alimentation relativement réduite
(20 km²). Il est également soumis au risque de pollution par les activités de surface.
Ainsi, compte tenu de la faiblesse des débits potentiels, des ressources renouvelables limitées et de sa
vulnérabilité, cet ensemble n'est pas retenu pour l'alimentation en eau potable de la ville dans le cadre de
ce projet.

L’ensemble Ki 123 et Ki 122, ou « aquifère du Calcaire de Kakontwe »


Comme évoqué plus haut, cet ensemble est constitué par des formations calcaires dolomitiques qui ont
subi d’importants phénomènes de dissolution et dont les conséquences s'observent en surface (poljés,
nombreuses dolines).
Cet aquifère est exploité par la REGIDESO pour l’alimentation en eau potable de la ville au niveau des
sources de Kasapa (S1 et S2) au nord de la ville et de Kimilolo au sud-ouest, avec des débits d’exploitation
pouvant atteindre 1.000 à 2.000 m3/h, témoignant de transmissibilités localement très élevées. Les eaux
sont de bonne qualité et ne nécessitent aucun traitement particulier (sauf chloration) avant leur
déversement dans le réseau de la ville.
Par ailleurs, il a fait, par le passé, l’objet de forages de reconnaissance, notamment sur les sites du
Campus et de l’Université en partie nord de la ville et de « Kafubu » au sud-ouest, dans lesquels les essais
de pompage réalisés à l’époque ont permis d’évaluer des débits d’exploitation pouvant être supérieurs ou
de l’ordre de 100 à 150 m3/h.

3) Les formations du Roan

Les formations du Roan sont, tout comme le Calcaire de Kakontwe, d’ores et déjà exploitées pour
l’alimentation en eau potable de la ville de Lubumbashi.
Plusieurs niveaux sont concernés, comme le montre la position des captages sur la carte géologique :
Les sources amont de Kasapa, au nord des précédentes, sont issues du Mwashya supérieur,
Les sources de Luano à l’est de la ville ainsi que les forages existants à Unilu sont implantés au droit de la
formation du Mwashya inférieur, de même que les sources de Kisanga à l’ouest de celles de Kimilolo. On
se reportera cependant au paragraphe suivant concernant la localisation précise des horizons captés à
Luano et Unilu.
Enfin, les forages de Ruashi, dans l’enceinte de la mine, exploitent les eaux de l’aquifère de la Série des
Mines.
Les débits sont variables selon les sites mais peuvent atteindre environ 100 m3/h (Unilu, Ruashi) jusqu’à
plusieurs centaines de m3/h (ensemble des sources amont de Kasapa) avec des eaux de bonne qualité.
De plus, les séries du Roan se trouvent sur la bordure du synclinal de Lubumbashi et donc vers l’extérieur
de la ville, ce qui est susceptible de faciliter la protection d’éventuels futurs sites de captage.
Pour ces raisons, les formations du Roan sont également retenues pour subvenir à l’alimentation en eau
potable de la ville de Lubumbashi.

3.1.1.7 Ecologie des cours d’eau

1) Contexte éco hydrologique

Comme mentionné plus haut, la ville de Lubumbashi est traversée par deux grandes rivières :
- la rivière Kafubu
- la rivière Lubumbashi.
Son bassin hydrographique est composé de quatre ruisseaux qui sont :
- Katuba ;
- Kimilolo,
- Kiawishi
- Naviundu.

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Ces rivières et ruisseaux ont des débits très contrastés et leurs eaux calcico-magnésiennes sont
favorables au pullulement des mollusques vecteurs de la bilharziose.
Lubumbashi étant une ville minière, ces cours d’eau sont inévitablement soumises à des pollutions
minérales.
Les eaux superficielles de Lubumbashi ne sont donc pas directement utilisables comme source d’eau
potable.
Néanmoins elles servent naturellement ou artificiellement comme :
a) réservoirs pour l’industrie ;
b) lacs artificiels de retenue comme celui de Kipopo (Golf ) ou celui de Kafubu en cours d’érection ;
c) étangs piscicoles des fermes ;
d) Source d’alimentation de la végétatio naturelle riveraine
e) Milieu de vie d’une faune et d’une flore aquatique.

Pour remplir pleinement les 3 derniers rôles susmentionnés, il faut garantir un débit minimum biologique
appelé couramment débit réservé ou débit écologique.

2) débit écologique.

Le débit écologique ou débit réservé d’un cours d’eau est le débit d'eau minimal obligatoire que les
propriétaires ou gestionnaires d'un ouvrage hydraulique doivent réserver pour assurer la survie de la
plupart des organismes aquatiques et les services écologiques normalement rendus par le cours d'eau..

3) débits écologiques des rivières du projet d’AEP Lubumbashi

Les rivières de Lubumbashi qui doivent faire l’objet de mésure de débit écologique dans le cadre du
présent projet sont celles qui sont captées par la REGIDESO, à savoir :
‐ la rivière Kasapa
‐ la rivière Kimilolo

Ces mesures de débits ne sont recevables que si la condition minimale suivante est remplie :

Il faut avoir mesuré le débit du cours d’eau visé au moins durant 5 ans pour en calculer une moyenne
interannuelle.

Méthodes de calculs des débits écologiques

4) Méthode exacte

Sur le plan rigoureux, le débit écologique devrait correspondre aux besoins minimaux en eau pour assurer
le maintien des organismes aquatiques et de divers services écologiques dépandant d’un cours d'eau.
Il existe, à travers le monde, différentes méthodes de calcul des « débits minimum biologiques ».
Malheureusement ces méthodes se buttent encore aux diffcultés résultant de la complexité et de
l'incertitude des paramètres à prendre en compte.
On citera, par exemple, les difficultés suivantes :
¾ Chaque bassin versant comporte des caractéristiques hydrogéologiques et écologiques propres ; le
fonctionnement hydrographique et hydro-écologique de bassins versants des systèmes karstiques  
(cas de Lubumbashi), est très complexe.
¾ Des moyennes objectives sont difficiles ou impossibles à obtenir ;
¾ Pour tenir compte des variabilités météorologiques naturelles, il est recommandé de produire des
moyennes établies sur au moins 30 ans ;
¾ De plus, travailler avec des moyennes ne prémunit pas d'être confronté à des pics les dépassant
largement ;

5) Méthode approchée

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Compte tenu de quasi impossibilité de disposer d’une méthode exacte à l’heure actuelle, l’estimation d’un
débit minimal, ou même d’un débit idéal, tenant compte des aspects économiques, sociaux et
environnementaux et de la gestion durable des ressources, ne peut être calculé qu'à partir d'hypothèses
simplificatrices très mplexes.
A ce propos, on peut retenir un débit-plancher dit « QP », sous lequel il ne faut pas descendre.
QA
Qp =
10
Avec QA désignant le débit annuel moyen de la rivière (moyenne des débits annuels) ;

Dans le cadre de ce projet, l’environnementaliste de l’entreprise adjuducatrice installera une station de


mesure des débits des rivières Kasapa et Kimilolo et formera pour caque station un agent de la
REGIDESO aux relevés périodiques des mesures.
La fourniture et la pose des équipements de mesure ainsi que la formation de l’agent de la REGIDESO est
à la charge de l‘entreprise.
La première moyenne fiable ne sera prise en considération que lorrsque la priode des meures aura atteint
au moin 5 ans.
Les débits écologiques obtenus permettront d’ajuster les paramètres d’exploitation des stations de captage
de Kasapa et de Kimilolo (horaire de pompage, modification ou changement d’une ou de plusieurs
pompes, etc.).

3.1.2 Population et spatialité des établissements humains.

3.1.2.1 Historique

Lubum.bashi, fondée en 1909 par les Belges sous le nom d'Élisabethville, et rebaptisée Lubumbashi
en 1965, est la deuxième ville de la République Démocratique du Congo, après Kinshasa.
Elle tire son nom de la rivière au bord de laquelle elle a été construite.
Elle est la capitale de la province du Katanga ; elle abrite le siège social de plusieurs grandes
entreprises nationales congolaises dont la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) et
la Société pour le traitement du terril de Lubumbashi (STL).
.
3.1.2.2 Découpage administratif

La Ville de Lubumbashi compte, aujourd’hui, plus d’un million d’habitants sur une superficie de près de
140 km², mais seuls 18% de sa superficie totale sont urbanisés et abritent sept communes dont six
urbaines (Lubumbashi, Kamalondo, Kenya, Katuba, Kampemba et Ruashi) et une urbano-rurale,
communément appelée «Annexe». Leur position géographique relative est visualisée sur la figure 03
et les communes sont subdivisées en 43 quartiers.
Avec l’extension de la commune Annexe, la superficie actuelle de la Ville de Lubumbashi est d’environ
747km².
Les quartiers de type résidentiel, planifié et non planifié sont dénombrés et le tableau ci-après donne la
subdivision de ces communes en quartiers :

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No Commune Quartiers
1. Lubumbashi 7 quartiers dont
4 résidentiels
1 planifié : Mampala Cité GCM
2 non planifiés : Gambela et Kalubwe
2. Kampemba 7 quartiers dont
2 semi résidentiels : Bel‐Air I & II
5 non planifiés : Kigoma, Kampemba, Kafubu, Bongonga et Naviund
3. Kamalondo 2 quartiers dont
1 planifié : Njanja
1 non planifié : Kafubu
4. Kenya 3 quartiers dont
2 planifiés : Lualaba et Luapul
5. Katuba 9 quartiers dont
4 planifiés : Musumba, Kisale, Kaponda-Nord et Kaponda-
Su
5 avec des secteurs planifiés et non-planifiés : Bukama,
Upemba, Lufira, Mwana-Shaba et N’sele
6. Ruashi 5 quartiers dont
2 planifiés: Matoleo et Bendera
3 non planifié
7. Annexe comprenant 8 quartiers non-planifié : Kasapa, Kabeluka,
Kasungami, Kimbembe, Kisanga (avec un secteur planifié),
Luwowoshi, Munua et Navyundu

Tableau 13 : Découpage de la ville de Lubumbashi en communes et quartiers

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Figure 03: Organisation administrative

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3.1.2.3 Estimation de la population de 2008 ET 2012

a) Population de 2008
La ville de Lubumbashi compte 7 communes administratives dont une commune dite annexe . La
connaissance de la population exacte de Lubumbashi se heurte à la fiabilité des données contenues dans
les documents car le dernier recensement « scientifique en République Démocratique du Congo date de
1984.
Actuellement, les sources officielles d’estimation de la population de Lubumbashi sont :
- La Commission Electorale Indépendante (CEI),
- L’Administration du territoire,
- L’image satellite,

¾ La Commission Electorale Indépendante (CEI)

Les informations de la CEI ne sont pas représentatives du fait que le calcul du nombre d’habitants n’est
pas publié par quartier et que le recensement ne donne qu’une partie de la population (dans le cas des
chiffres de la CEI, les adultes uniquement).

¾ L’Administration du territoire.

Le calcul de la population suivant le plan urbain de Lubumbashi de 2008 se base sur un recensement
mené entre octobre et novembre 2001.
Les estimations des populations des communes résultent d’une actualisation administrative des fichiers
sur base des déclarations aux services de l’Etat Civil ».
Selon cette source, Lubumbashi comptait 1.149.621 habitants en 2001 et 1.524.499 en 2008.

¾ L’image satellite

Les estimations de la population ont été faites à partir de l’image satellite.


Les calculs détaillés mentionnés dans l’APD renfermeraient des erreurs.
Toutefois la présente étude ne retient que les chiffres des populations par quartier.et non les details
intermédiaires ayant amené à ces résultats.
Selon cette soirce, le chiffre de 1.524.139 habitants est retenu comme population de la ville de
Lubumbashi en 2008.
La ventilation de la population de 2008 par quartiers se présente de la manière suivante :

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No NOMS ET TYPES DES QUARTIERS POPULATION 2008


A QUARTIERS RESIDENTIELS
1 Makutano : 27 019
2 Kiwele : 24 681
3 Lumumba : 23 803
4 Lido Golf : 28 706
5 Industriel : 13 848
6 Kigoma sud : 13 567
**SOUS-TOTAL A : 131 624
B QUARTIERS DE STANDING MOYEN :
7 Mampala : 89 508
8 Kalubwe : 35 789
9 Gambela : 46 640
10 Kigoma nord : 30 000
11 Bel air II : 46 583
12 Bel air I : 62 802
13 Bongonga : 74 118
14 Kampemba : 31 811
15 Kitumaïni : 12 941
16 Njanja : 21 081
17 Lualaba : 34 093
18 Luvua : 45 440
19 Luapula : 27 363
20 Kisale : 23 427
21 Mwanashaba/Bana Katanga : 22 833
22 Musumba : 57 895
23 Mateleo : 40 749
24 Bendera : 42 791
**SOUS-TOTAL B : 745 864
C QUARTIERS ANNEXES :
25 Kafubu : 86 520
26 Bukama : 18 148
27 Lufira : 27 522
28 Nsele : 50 776
29 Kinyama/Kaponda sud : 27 357
30 Kimilolo/Kaponda Nord : 19 041
31 Upemba : 42 170
32 Shindaïka : 10 921
33 Congo : 31 839
34 Kalukuluku/Kawama : 50 573
35 Naviundu + Annexes 9 et 10 : 29 546
36 Luwowoshi + Annexe 11 : 36 984
37 Kalebuka + annexe 8 : 27 042
38 Kisungami + annexe 7 : 31 634

40 Kabulameshi/Luano : 1 532
41 Munua + annexe 4 : 36 796
42 Quartier annexe 1/Kimbembe : 39 951
43 Quartier annexe 2 +3/Kasapa : 25 498
**SOUS-TOTAL C : 646 651
** TOTAL VILLE DE LUBUMBASHI : 1 524 139

Tableau 14: Evaluation de la population à l’an 2008

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b) Population de 2012

La population de la ville de Lubumbashi pour l’année 2012 est estimée à 1 646 907 habitants. 


La ventilation de ce chiffre par quartiers a fai l’objet du tableau 11 ci-dessous.
Les données de base sont tirées de l’Etude de l ’Avant Projet Détaillé éléboré par le groupement IGIP/
VSI Planning/VSI Afrique en décembre 2011.

No NOM DES QUARTIERS POPULATION2012


A QUARTIERS RESIDENTIELS
1 Makutano : 27 563
2 Kiwele : 25 178
3 Lumumba : 24 283
4 Lido Golf : 29 284
5 Industriel : 14 127
6 Kigoma sud : 13 840
**SOUS-TOTAL A : 134 275
B QUARTIERS DE STANDING MOYEN
7 Mampala : 91 312
8 Kalubwe : 37 242
9 Gambela : 47 580
10 Kigoma nord : 31 218
11 Bel air II : 47 522
12 Bel air I : 64 067
13 Bongonga : 75 612
14 Kampemba : 32 452
15 Kitumaïni : 13 466
16 Njanja : 21 506
17 Lualaba : 34 780
18 Luvua : 46 356
19 Luapula : 27 914
20 Kisale : 23 899
21 Mwanashaba/Bana Katanga : 23 293
22 Musumba : 59 062
23 Mateleo : 41 570
24 Bendera : 43 653
**SOUS-TOTAL B : 762 504
C QUARTIERS ANNEXES
25 Kafubu : 88 263
26 Bukama : 18 514
27 Lufira : 28 077
28 Nsele : 51 799
29 Kinyama/Kaponda sud : 28 468
30 Kimilolo/Kaponda Nord : 19 425
31 Upemba : 43 020
32 Shindaïka : 11 141
33 Congo : 32 481
34 Kalukuluku/Kawama : 52 626
35 Naviundu + Annexes 9 et 10 : 39 458
36 Luwowoshi + Annexe 11 : 49 391
37 Kalebuka + annexe 8 : 36 114
38 Kisungami + annexe 7 : 42 246
39 Kisanga + annexe 5 et 6 : 70 514
40 Kabulameshi/Luano : 2 046
41 Munua + annexe 4 : 49 140
42 Quartier annexe 1/Kimbembe : 53 353
43 Quartier annexe 2 +3/Kasapa : 34 052
**SOUS-TOTAL C : 750 128
TOTAL VILLE DE LUBUMBASHI : 1 646 907

Tableau 15 : Projection de la population urbaine à l’horizon 2012

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3.1.3 Portrait socio economique

3.1.3.1 Les activités économiques dominantes

Transport – communications et Télécommunication

Le secteur de transport et communications passe pour prioritaire dans le cadre du développement de la


Province du Katanga qui dispose de grandes richesses minières.
Cette province disposait d’un impressionnant réseau de voies de communication ; ce dernier est
actuellement en état de dégradation continue faute d’entretien et de réhabilitation adéquats.
Ce réseau est constitué de routes, de chemins de fer, de voies aériennes et navigables.

Routes

Le réseau routier, long de 31.670 km, se répartit en :


- routes d’intérêt national (4 637 Km) ;
- routes d’intérêt provincial (679 Km) ;
- routes et voiries urbaines (969 Km) ;
- routes de desserte agricole (25 385 km).
Toutes ces routes sont en mauvais état et impraticables en certaines périodes ( périodes pluvieuses) ; ce
qui ne permet pas aux paysans d’évacuer leurs produits et aux habitants des centres urbains d’accéder
facilement aux articles de première nécessité produits localement.
Les travaux de réhabilitation et d’entretien des routes sont confiés à trois organismes gouvernementaux, à
savoir :
- L’office des Routes (O.R.) pour les routes d’intérêt national provincial ;
- L’Office de Voirie et Drainage (OVD) pour les routes et voiries urbaines ;
- Le service National des Routes de Desserte Agricole (SNRDA) pour les routes secondaires reliant les
centres de production agricole aux routes d’intérêt provincial ou national.
La situation économique générale du pays dont les recettes se sont effondrées suite à la mévente des
matières premières rejaillit sur ces organismes qui sont privés de moyens adéquats d’intervention.

Chemins de fer
Le réseau ferroviaire du Katanga est sans conteste, le plus développé du pays.
Ce réseau est actuellement exploité et entretenu par la SNCC dont le siège social est à Lubumbashi. Cette
société dessert les trois régions ferroviaires suivantes:
- la région Sud (Likasi , Lubumbashi et Sakania) ;
- la région Centre (Kolwezi et Kamina) ;
- la région Est ( Kalémie ).
Pour la même raison que pour les routes, la SNCC souffre de manque d’outil de travail performant ( son
parc de materiel roulant est vetuste) et d’insuffisance des moyens de traction (locomotives et problèmes
énergétiques).

Voies aériennes
La ville de Lubumbashi dispose d’un aéroport, celui de Luano, qui relie Lubumbashi non seulement aux
principales villes du Congo mais également aux capitales de la sous-région telles que Luanda, Lusaka,
Johannesburg, Harare et Nairobi.

Voies navigables

Le réseau de voies navigables, peu développé, comporte de biefs fluviaux et des lacs.
On compte ainsi des ports suivants :
- Les ports de Bukama, Kabalo, et Kongolo sur le Lualaba
- Les ports de Moba et Kalemie sur le Lac Tanganyika.

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La SNCC exploitent les ports tandis que la RVF assure l’entrétien des voies navigables.
Malgré ce potentiel, les voies navigables ne sont plus entretenues faute de moyens de dragage et de
balisage.
Ainsi l’exploitation de ce réseau est t-elle parfois périlleuse en saison sèche à cause de la présence des
bancs de sable et des plusieus autres obstacles tels que les trons d’arbres, les jacinthes d’eau, etc….
En attendant le jours meilleurs, ce sont de petites embarcations qui assurent actuellement le transport des
marchandises et des personnes sur le fleuve et les lacs.

3.1.3.2 Assainidssement, santé

Comme ans la plus part des villes congolaise, il n’existe pratiquement pas de système collectif
d’assainissement à Lubumbashi hormis le système d’évacuation des déchets solides qui accuse quelques
progrès grâce aux efforts du gouvernorat provincial du Katanga.
Mais très peu de ménages peuvent s’offrir les prestations d’un service d’évacuation des ordures
ménagères (5,26 à 16,67%). La majorité recourt à l’enfouissement, à l’incinération ou au rejet de leurs
ordures sur les cours d’eau ou tout espace libre ou public.

Le système d’évacuation des eaux pluviales enregistre quelques progrès timides par le truchement de la
réhabilitation des la voirie dans la mesure où les caniveaux routiers sont réfectionnés ou mis en place.

Dans plusieurs cas, on enregistre des débordements des écoulements des eaux pluviales ; ce qui fragilise
les routes et témoigne de la faiblesse du système à ce stade.

Quant à l’évacuation des excrétas, il existe des plusieurs types de latrines qui sont utilisées, principalement
les fosses sèches (fosses arabes) et les fosses humides avec siège à l’anglaise ou à la turque.

Le tableau 16 donne la répartition des latrines en fonction d’une part de l’emplacement de la latrine par
rapport à la maison ou du type de latrine et d’autre part, en fonction de la typologie des quartiers de
Lubumbashi.
Quant au tableau 17, il donne la répartition des latrines en fonction du niveau de vie des ménages.

Modes d’équipements Moyenne sur Quartiers Quartiers Quartiers non


en WC Lubumbashi résidentiels planifiés planifiés
WC dans la maison 18% 80% 16% 3%
WC dans la parcelle 78,5% 20% 81% 92%
WC hors de la
3,5% - 3% 5%
parcelle
WC anglais 13% 80% 5% 3%
Autres types de WC (
87% 20% 96% 97%
turc ou fosses arabes)

Tableau 16 : Répartition des latrines suivant la typologie des quartiers

Localisation
Moyenne sur Niveau de vie Niveau de vie Niveau de vie
par niveau
Lubumbashi supérieur moyen inférieur
économique
Dans la maison 18% 59% 10% -
Sur la parcelle 78,5% 41% 86% 94%
Hors parcelle 3,5% - 4% 6%
Type WC
13% 59% 2% -
europ
Autres types 87% 41% 98% 100%

Tableau 17: Répartition des latrines suivant le niveau de vie des ménages

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Les latrines classées "autre type", c'est-à-dire essentiellement "à la turque", sont de loin le modèle le plus
répandu. Les latrines avec siège à l’anglaise sont plutôt rares (13%) sauf dans des ménages ayant un
niveau de vie supérieur ou habitant les quartiers résidentiels.
Il apparaît donc que ce sont les latrines à la turque dans la parcelle qui sont les cas les plus répandus
(78,5%). Ces toilettes sont faciles à ériger et sont bon marché : il s'agit d'une fosse d'environ 1 mètre de
diamètre et de 5 à 10 mètres de profondeur, couverte d'une tôle de récupération percée d'un orifice
d'environ 30 centimètres de diamètre par où passent les matières fécales.

Enfin, il convient de signaler que seuls quelques ménages ( 11,76 à 22,45 % ) bénéficient des services de
vidange de leurs toilettes. Les autres recourent au rejet à l’air libre ou dans la nature ainsi qu’à
l’enfouissement.

3.1.3.3 Analyse socio-économique des activités humaines associées avec les cours d’eau
dépendant des sources qui seront exploitées par le projet.

Un inventaire des activités humaines grosses consommatrices dl’eau peut être dressé comme suit pour la
ville de Lubumbashi :
- Consommations humaines d’eau pour les besoins domestiques : boisson, lessive, vesselle, toilette et
l’hygiène corporelle et baignade
- Prelevements d’eau pour les besoins industriels (refoidissement des moteurs, lavage des minerais,
etc.) des sociétés telles que la STL, SNCC, SOMINKO, etc ;
- Irrigation des terrains agricoles ou arrosage des jardins ;
- Le lavage des véhicules, des routes ; des marchés, etc ;
- Alimentation des lacs artificiels de Kipopo (Golf) et bientôt celui de Kafubu pour des besoins
esthétiques ;
- Alimentation des divers étangs piscicoles ;

Toutes ces consommations d’eau peuvent être classées en deux catégories comme suit:
- Categorie 1 : les consommations d’eau fournie par la REGIDESO (et autre ONG)
- Categorie 2 : les consommations d’eau prelevé directemnt dans les rivières

a) Concernant les consommations de categorie 1

A présent, les activités de cette catégorie accusent un déficit en satisfaction de besoin.


En effet les besoins actuels ont été évalués à 180 000 m3/j alors que la production disponible n’est que
de 105 000 m3/j., il en découle un déficit de l’ordre de 75 000 m3/j.
Dans le cadre du projet d’AEP de Lubumbashi à moyen terme, des investigations hydrogéologiques
sont en cours de lancement dans le but de pouvoir mobiliser des ressources d’eau additionnelles à
rechercher dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Lubumbashi.
Il sera ainsi apporté une solution pour combler le déficit enregistré et satisfaires les besoins pour
l’alimentation en eau potable.

b) Concernant les consommations de categorie 2

Pour cette catégorie, l’eau provient directement des rivières locales, lubumbashi et Kafubu.
Jusqu’à présent, on n’a pas encore enregistré de déficit d’eau.
Cette situation confortable est due au fait que les débits residuels de ces rivières, après les prelevements
de la REGIDESO aux captages KASAPA et KIMILOLO, demeuurent surabondants par rapport aux
consommations.
Tant que ces commations n’augmenteront pas de façon spectaculaire et que les prélévement de la
REGIDESO aux stations de captage de KASAPA et KIMILOLO seront maintenus à leurs niveaux actuels,
cette heurese situation se maintiendra encore longtemps dans l’avenir.

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A ce propos, la nécessité d’exploiter les captages KASAPA et KIMILOLO dans le respect des débits
écologiques de ces deux cours d’eau s’impose.

3.1.3.4 Secteur de l’eau potable à Lubumbashi

A Lubumbashi comme dans toute la RDC, la distribution de l'eau est confiée à la REGIDESO.
L'infrastructure d'eau potable est dans une situation satisfaisante dans les quartiers résidentiels et
planifiés ; par contre, les quartiers non planifiés connaissent une situation beaucoup plus critique.
On estime que près de 2.3% des ménages, principalement de quartiers à faible niveau socio-économique,
consomment l’eau de source non potable.

Beaucoup de ceux qui consomment l’eau de la REGIDESO ne sont pas eux-mêmes abonnés mais
s’approvisionnent grâce au raccordement situé dans la parcelle voisine ou à proximité.

L’approvisionnement en eau par ménage de la ville de Lubumbashi se présente de la manière suivante :

Mode Année Année Année


d’approvisionnement 1973 1985 2000
Branchement particulier 45% 83%
82%
Borne fontaine 30% 5%

Puits 20% 11% 11%

Rivières, source et autres 5% 7% 1%

Tableau 18 : Mode d’approvisionnement en eau potable

On voit ici que l'usage du branchement particulier s'est généralisé au cours de ces décennies, remplaçant
progressivement la borne-fontaine, le puits et les autres modes d’approvisionnement.

Sur base de différentes enquêtes effectuées à Lubumbashi, il s’avère que de 75 % de la population


déclarent avoir de problèmes d’eau. Les gens évoquent surtout une fourniture irrégulière due à la carence
des désinfectants (hypochlorite de calcium) et au mauvais état de tuyauterie. Cette situation forçe les
habitants des quartiers défavorisés à s’équiper de bidons de 20 litres pour s’approvisionner en eau au coût
de 100 FC/bidon auprès des ménages des quartiers riches.
À cause de l’irrégularité de la fourniture en eau potable, les habitants de Lubumbashi se trouvent exposées
à plusieurs maladies d’origine hydrique dont le choléra, fièvre typhoïde et la bilharziose. Cette situation
amène la souffrance particulièrement aux femmes et aux filles qui passent beaucoup de temps à la
recherche de l’eau pour les besoins de boisson, de lessive, de toilette et d’hygiène corporelle.

3.1.3.5 Emploi et pouvoir d’achat

Les activités économiques de la ville de Lubumbashi gravitent autour de l’exploitation minière.


Lubumbashi, capitale du cuivre, est le deuxième pôle économique du pays après Kinshasa.
La Société pour le traiement du terril de Lubumbashi (STL), ex-GECAMINES, est la principale entreprise
publique de la ville.
Autrefois, la GECAMINES était le principal pourvoyeur des recettes de l’État ; aujourd’hui la situation est
devenue très précaire.
À défaut de données officielles crédibles (recensement scientifique), les statistiques présentées
proviennent de « l’Etude d’Impact Environnemental Simplifiée » élaborée en 2011 par le groupement
IGIP/VSI-Planning/VSI-Afrique.
L’emploi dans la ville de Lubumbashi est dominé par le secteur primaire et secteur tertiaire, respectivement
avec 71 % d’emplois et 21,4 % d’emplois.

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• le secteur informel est le principal pourvoyeur d’emplois avec 90,2 % d’emplois dont 53% sont occupés
par des femmes ;
• les autres secteurs représentent 8,7 % (Administration publique 3,3 %; secteur privé formel 2,7 %;
entreprises publiques 2,7 %; Mouvement associatif 1,3%)
Le revenu mensuel moyen de ménage est estimé à 49 $ US, dont 94,2% sont attribuables au secteur
informel ; 3,6% au secteur public et 2,3% au secteur privé.
Dans le même temps, le revenu mensuel moyen de femmes s’élève à 19 $ US.
La moyenne des dépenses par personne varie de 181 $ US/an (pour les pauvres) à 347 $ US/an (pour les
ménages modestes et les ménages nantis)
Chez les pauvres, les dépenses alimentaires représentent près de 70%, contre 60 % pour les autres
couches de la population ayant un standing de vie plus élévé.

3.1.3.6 Résultats des enquêtes socio-économiques

Ménages / concessions/bâtiments

Dans le cadre de cette étude 154 concessions (parcelles) ont été recensées dans 3 sites (kisanga,
kamasaka et kenya), avec un plus grand nombre de concession au niveau du site kamasaka. En moyenne
une concession compte 0.5 ménages. Ce chiffre sous entend alors que certaines concessions ne sont pas
habitées. En effet après dépouillement il apparait que les 154 concessions comprennent seulement 56
ménages. Une concession habitée, est généralement occupée par un seul ménage.
Les autres concessions restantes ( 98 ) sont composées essentiellement de parcelles agricoles
50% des ménages sont propriétaires de leurs ménages et le reste se répartit entre locataire (37%) et
hébergés gratuitement (13%).
Pour la plupart des cas (59%), les locataires n’habitent pas avec le propriétaire.

La taille moyenne d’un ménage est très variable mais on peut noter qu’en moyenne un ménage compte
6.4 personnes.
L’information collectée est pertinente dans la mesure où 72% des personnes interviewés sont les chefs de
ménages, 11% leurs conjoints et 17% sont leurs enfants ou les locataires.

L’âge moyen du chef de ménage est de 36 ans. 66% des répondants au niveau des ménages sont des
hommes et les 34% sont des femmes. Pour l’ensemble des répondants confondus (ménages, parcelles
agricoles) ; 76% des répondants sont des hommes contre 24% de femmes.
96% des ménages interviewés se situent sur le tracé des conduites et 4% à moins de 10 m du tracé.
9% des ménages ont acquis leurs bâtiments par héritage et le reste par achat.
La zone est marquée par un fort pourcentage de personne instruites.65% ont été jusqu’au secondaire,
15% ont fait l’école primaire et 10% des personnes ont fait des études supérieures et/ou universitaires.
6% a bénéficié d’une formation professionnelle et 2% d’une éducation coranique.

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65%

15%
1
10% 6%
2% 2%

Fig
gure 2 : Niveau
u d’éducation du chef de méénage

Vu les mo oyens de traansport utilissés par les habitants


h il est
e facile de e deviner que la plupart d’entre euxx
travaille dans
d des lieux un peu distants
d de leeurs domicilees. Néanmoiins 22% va au travail à pied. Il fautt
quand me eme signaler que la plup part des trava
ailleurs exerrcent non loin
n de leurs lie
eux d’habitattion.

24%
% 22%

marrche
11%
% velo
o
9%
bus
voiture
autrres
35%

Figure 3 : Moyens de transport

Une grand de part des concessions


c semble être
e à l’abri de problèmes fo onciers avecc 48% conce essions qui a
egistrement. Parmi eux,9
déclaré avvoir des certiificats d’enre 98% a des ce ertificats indivviduels et se
eulement 2% %
a des cerrtificats collecctifs.
Pour les reeste des con ncessions onn dénote 7 quui ont des peermis d’occup pation, 6 qui bénéficient d’un bail de e
l’état, 6 qu
ui ont un titre
e de propriété cellaires et 31 qui ont dess fiches d’ide
é, 56 ont dess fiches parc entification.

En généra
al au niveau de la zone ce sont de gra
andes surfac
ces qui sont utilisées pou
ur l’habitation
n. La

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superficie moyenne de es concessioons est estim


mée à 1036 m².
m
La structure des bâtim
ments est asssez homogèn ne avec la prrésence de bâtiment
b type
e RDC.

Type de bâtiment pourcentage dee bâtiments

RDC 76%

Non spécifié
s 24%

Tableau 19 : Tyypes de bâtiments des ménaages

Le secteur privé et pub blic occupent une part im


mportante dess chefs de ménages
m (25%%).Le tertiairre occupe
une plus grande
g part des
d ménagess. La majorité d’entre eu ux évolue da
ans le comme erce, le secteeur
secondaire est égalem ment présent avec 2% de es chefs de ménages
m qui s’activent da
ans le manuffacturier.
Les petits métiers attirrent et occup
pent égaleme ent une part importante
i d chefs de ménage (16
des 6% des
répondantts y évoluentt).

autre
e(fabrique alim
ment, canton
nier, liberal, m
maçon … 10%

transport 2%

comm
merce 22
2%

constru
uction 6%

a
aucun 18%

service prive ou p
public 25%

manufactturier 2%

p
peche 16%

0% 5% 10
0% 15% 20% 25% 30%
%

Figure 4 : Activités
A du ch
hef de ménage

Concernant le processsus de réin nstallation, les ménages s veulent toous être con
nsultés tout au long duu
processuss. En dehorss de l’implica
ation et de la
a consultatio d critères importants les habitantss
on qui sont des
souhaitentt égalementt être informés à temps concernant
c les mesures à prendre. C
Ce souhait est
e émis parr
74 % des répondants.

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24%

2%
etre informé atemps
avvoir un endroit habitable
74
4% Do
onner l'argentt

Figure 5 : Dispositions à prendre


p dans lee processus de réinstallation

Concernant le lieu de e réinstallatio


on 14 % dess ménages disent d n’avoir aucune prréférence qu uand au lieu
u
d’installation. Tout le reste ont ceppendant fourn ni des pistes d’orientationn quand au cchoix du site :
La proximité avec le lie eu de travail est un critèrre très importtant selon les ménages.
27% souh haitent être ré
éinstallés surr un site amé énagé avec sess voisins.
14% des ménages
m ontt déjà leurs id
dées sur le futur
f site et ont
o fourni dess endroits sp
pécifiques.
16% sont sans avis co oncernant ce ette question..

Crritères Pourcentage
auucune préférencce 16%
sitte aménage prèès du lieu de traavail 43%
sitte aménage aveec les voisins 27%
auutres (communee Ruashi, un boon endroit, prêt de l'arrêt du buus) 14%
Tootal 100%

2 : Préoccup
Tableau 20 pations pour un
u éventuel nouveau
n site

Concernant les modalités de comppensations


• 13 3% de gens sont sans avvis.
• 50 0% estiment qu’ils doiven
nt être compeensés entièrrement en esspèces.
• 21 1 % désirent que des terrrains de rem
mplacement ete le reste en espèces.
• 14 4% des ménages veulent une indemn nité et un nouveau site.

Critères Poourcentage
sans avis 13%
compensattion en espècess 50%
Un terrain en
e remplacemeent et le reste en espèces 21%
remplacer tout
t à neuf sur le nouveau sitee 14%
Autres 2%
Total 100%

Tableau 21 : Modalités dee compensatiion

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Quelques informationss complémen ntaires :


Le mode d’acquisition n le plus rép
pandu des habitations
h est l’achat (8 81%). Il y’a 9% qui ont hérité leurss
habitations.
Le revenuu moyen d’un n ménage esst estimé à 390$/mois. Le es dépensess alimentaires à 141$, le loyer à 13 $
et les dépenses en santé à 67$ /m mois.
Il y’a en moyenne
m 1.13 bâtimentt par ménag ges, dans 70 0% des cas les bâtimen nts sont utilis
sés à usage
e
résidentielle seulemen
nt et pour le reste
r d’autres activités pe
euvent être faites
f par less ménages.
Les bâtiments sont soouvent d’un état
é moyen pour p 48% d’e entre eux c’eest le cas. Il y’a égaleme ent 39% dess
bâtiments qui sont en bon état. Seeul 6% des bâ âtiments son nt dans un éttat dégradé.

autre ((Inachevé) 2%

degrade 5%

bon 39%

moyen 48%

excellent 6%
%

Figure 10 : Etat
E du bâtimen
nt des ménagees

La superficie moyenne e des bâtime ents est estim


mée à 333 m2.
En termess d’accès à certains
c servvice de base il apparait que le mode d’accès
d à l’eau le plus ré
épandu reste e
les puits (protégé ou non),
n ou enco ore l’achat d’eau. Il y a encore
e un nombre important de conce essions 14% %
qui n’on aucune sourcce d’eau à leu u portée.
Le branch hement privvé considéré é comme mode m d‘accès s à l’eau potable
p est très faible ete concerne e
seulementt 1% des co oncessions. L’utilisation
L im
mportante de e puits peut également ê être expliqué
ée par le faitt
que parmii ces concessions, une grande part s’adonne à l’a agriculture ett possede ddes parcelles s agricoles.

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aucun 4%
14

deurs eu
vend 21%

BF 1%

puits eexterieur non protege 5%

pu
uits exterieur protege 43%

puits in
neterieur non protege 4%

puit interieur protege 9%

robinet iinterieur 1%

0% 5% 1
10% 15% 20% 25
5% 30% 35% 40%
% 45%

F
Figure 6 : Modees d’accès à l’eau des ménaages

Au niveauu du bâtimen nt les coûts des installattions eau et assainissem ment sont évvalués respe
ectivement à
44$ et 41$
$.
Les résultats en term mes d’accèss à un assa ainissement sont encore e plus mauvais en effe et 40% dess
concessio
ons n’ont pass de latrines.
Pour ceuxx qui en dispo osent, il s’agit surtout de latrines traditionnelles.
15% des concessions
c disposent de e latrines am
méliorées et 11%
1 de WC classique.
La défécation à, l’air lib
bre concerne e 9% des ha abitants de ces
c concessio ons.

pas de latrinee 0%
40

autres %
10%

naturee 9%

latrrine amélioréee 15%

latrine traditionnellee 16%

WC classique
e 11%

0% 5%
% 10% 15% 20%
% 25% 30% 35% 40% 45%

Figure 7 : Installations d’aassainissemen


nt

Pour l’éle
ectricité, less taux d’abo
onnement sont
s encoree faibles. Le e tableau 2 22 laisse entrevoir
e less
equipements domùesttiques avec uneu prepodeerance de la télévision (3
35%), le télép
phone mobile(47%) et la
a
radio (51%
%)

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Matériels Oui Non


Ventilateur 7% 93%
Climatiseur 0% 100%
Cuisinière à gaz 5% 95%
Réfrigérateur 5% 95%
Machine à laver 5% 95%
Télévision 35% 65%
Radio 51% 49%
Ordinateur 9% 51%
Téléphonie mobile 47% 53%
Téléphonie fixe 5% 95%

Tableau 22 : Equipements des ménages

Activités commerciales

Les types d’activités sont variables : commerce de détail, petits métiers, pharmacie, atelier, etc…
Ci-dessous un tableau récapitulatif des différents types d’activités répertoriés en termes de
représentativités.

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TYPES ACTIVITES EFFECTIFS


non spécifié 47
Boulangerie 10
Boucherie 2
chargeur batterie 1
Meunier 1
Autres 47
16 Atelier de couture 2
16 centres de santé 1
16 salon de coiffure 1
16 vente tabac en gros 1
Pharmacie 25
Dispensaire 1
Bar 5
bar-restaurant 1
bar_commerce 1
petit métier 17
commerce détail 134
pompe funèbre 1
Restaurant 17
restaurant+terrasse 1
atelier mécanique 7
dépôt de boisson 5
Abri en briques Cuites sans tôles 1

Activité commerciale 1
agence de fret aérien 1
Alimentation 4
atelier de confection 3
Atelier cordonnerie 1
Bar terasse 1
Bâtiment non encore achevé ni occupé, sans 1
toiture
Boisson Traditionnelle Mukuyo 1

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TYPES ACTIVITES EFFECTIFS

Boutique d'habillement 11

Briques 2
Briqueterie 1
Bureautique 2
Cabine 23
Cordonnier 1
dépôt de boisson 1
Dépôts, Alimentation 1
DGI 1
Discothèque 1
Dispensaire 1
Encadrement de la jeunesse 1
Fabrication de briques 2
Fast food 1
Hôtel 1
Location de place 1
Maison de couture, dispensaire 1

Maison de couture (vente) 1


Non opérationnelle 1
Salle de jeux 3
salon de coiffure 1
salon de coiffure 8
service froid 1
Terrasse 6
Unité et appel 1
Vente d'alcool et de tabac 1
Vente d'unités 1
vente de parfum et accessoire téléphone 1

Vente des pièces de recharge pour Moto 1

vente des produits mercerie et divers 1

ventes de carburant Filling Station 2

Total activités économiques 423

Tableau 23 : Types activités

Concernant les activités économiques, ce sont les boutiques et l’étalage qui prédominent, Ensuite viennent
les boutiques, kiosques et les étalages par terre.

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ép
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autress %
13,5%

cab
bine publique
e 12,3%

garagge mecanique
e 0,5%

etal 5,4%

kiosque
e 12,5%

gargotte
e 5,7%

atelier d
de confection
n 16,8%

boutique
e 33,3%
3

0,0% 5,0% 10,0%


% 15,0% 20,0% 25,0% 3
30,0% 35,0%

Figure 8 : Tyypes d’activitéss économiquees

En généra al les activvités économ miques se situent


s dans trois lieux : la voie publique, les concessionss
résidentielles et les co
oncessions co
ommercialess.
56 % de ces
c activités se déroulen nt dans les co s, 22 % sur la voie publlique et 10%
oncessions résidentielles
r %
dans les concessions
c commercialees.

LIEU EMPLACEMENT
T ACTIVITE EFFEC
CTIFS PO
OURCENTAGE
ECONO OMIQUE
non spéécifie 377 9%
%
concesssion résidentielle 2377 56%
%
dans unne concession commerciale
c 433 10%
%
sur la vooie publique 1066 25%
%
total 4233 100%
%

Tableau 24: Lieu emp


placement dees activités économiques

Le choix de l’emplace ement des activités


a repo
ose sur l’exiistence de clients
c poten
ntiels et quellque fois la
a
proximité avec le lieu d’habitation
d e la nature de
et d la zone,

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10%
% 12%

nature de la zone
existence de client poteentiels
proximite avec lieu de ttravail
78
8%

Figure 9 : Choix de l’em


mplacement dees activités écconomiques

Les activittés économiiques semble ent bien se densifier au niveau loca al, en on enregistre en moyenne
m un
n
revenu moyen hebdo omadaire min nimum 2588 8 $ et celu ui maximal ded 2900$. C Ces résultats s dépendentt
néanmoins des types d’activités. Il est évidentt que les petits commerces gagnent b beaucoup moins
m que less
montants mentionnés et les grandss magasins gagnent
g plus
s..
Selon les exploitants, l’affluence de
e la clientèle
e est constannte.
Il est impo
ortant de note
er que dans beaucoup de es cas (81%), les activité
és n’ont débu
uté qu’il y’a 5 ans,
Dans 14% mencé entre 5 et 10 ans ;
% des cas, ellles ont comm
Dans le reeste des cas (5%), elles existent
e depuuis plus de 10 ans.
Concernant les équipe ements fixes inamovibless, la majorité est en sols choppe
c cime
ent.

TYPES EQUIPE
T EMENTS INAM
MOVIBLES EFFE
ECTIFS POUR
RCENTAGE
n spécifié
non 306 72,3
s choppe cimeent
sol 99
9 85%

s choppe+lavooir
sol 1 1%

p
puits 5 4%

a
autres 8 7%

C
Ciment Carrelé 1 1%

M
Moule à briquess 1 1%

teerre 2 2%

T
Total 423 100%

T
Tableau 25 : Types
T équipem
ments amovib
bles

Il y’ a enco
ore des mén
nages qui dissposent d’au
utres équipements (25%)) dont la vale
eur peut varier entre 503
3
$ à 1079 $.$

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PROPOSITION SUR UN NOUVEAU SITE EFFECTIFS


non spécifie 209
clientèle suffisante 1c22
proximité des fournisseurs 25
être installé à coté du lieu actuel 61
Décidé à déménager 1
peu importe 5
Total 423

Tableau 26 : Propositions des gérants des activités économiques sur un éventuel nouveau site de Réinstallation

Ils souhaitent en outre que des services de bases soient mis à leur dispositions ‘eau, électricité..) et que les
routes soient goudronnées.
Complément informations :
Les exploitants, qui ne sont pas souvent propriétaires des locaux, paient en moyenne un loyer de 31
dollars/ mois.
Un peu plus de la moitié des activités économiques (51%) sont formelles, 49% sont informelles. Ceux qui
évoluent dans le secteur formel attestent qu’ils possèdent tous des documents émanant de l’autorité..

TYPES DE LOCAUX Effectifs


non spécifié 59
Etalage 1
bâtiment en dur 241
échoppe 13
Abri en métal 37
baraque 1
autres 36
étalage 2
étalage 1
Abri 1
Aucun 2
Bureautique 1
Dans la bâche 1
en bois 1
En métal 1
en tôles dures 1
Kiosque 2
Kiosque en bois 4
Kiosque métallique 1
Kiosque metalique 8
Kiosque publique 1
Tôles 5
Abri en briques 1
Petites planches 1
sans locaux 1
Total 423
Tableau 27 : Types de locaux

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Généralem ment les géra ants gardentt eux même leurs


l revenus et n’ont pa
as de compte
e bancaire.
La majoritté des établisssements (21 u dans des bâtiments en RDC.
12) commerrciaux a lieu

TYP
PES BATIMENTS EFFECTIFS
S
RDC
C 2055
RDC
C+1 1
RDC
C+2 1
RDC
C+3 1
autrres 3
non renseigne 2122
TOT
TAL 4233
Tableau 28: Types dee bâtiments

Parmi ce bâtiments, 54 % est


e en bon état,, 36% en état moyen,
m 10% en excellent état et
e moins de 1%
% en mauvais éttat .

0,4%
% 0,4%
9,,6%

excellent
36,0% moyen
53,6%
bon 
degrade
pas de batiiment

Figure 10 : Etat du bâtim


ment abritant des
d activités économiques

La superficie moyenne
e de ces bâtiments est esstimée à 168
8 m2. Le prixx du m2 est e
estimé à 240 $.

Recensem
ment des mé
énages et de leurs bien
ns

Le recensement des ménages


m et de
d leurs bien
ns s’est fait au niveau de la zone conccernée par lee projet.
Ce recenssement a po orté sur les concessions
c ainsi que le uvent à l’intérieur de cess
es bâtimentss qui se trou
concessioons. Ainsi la zone de receensement co omprend 154 4 concessionns composée es de 56 mé énages et 988
parcelles agricoles.
a 98
8 bâtiments ont
o été recennsés à l’intérrieur de ces concessions
c s.

Site nombre de pourrcentage nombre de pourcentagee Nombrre de pourceentage


concesssion bâtiments ménagges
KIsanga 5 3% 2 2% 1 2%
Kamasaka 1449 97% 96 98% 55 98%
De la kenya 0 0% 0 0% 0 0%
Total 154 100% 98 100% 56 100%

T
Tableau 29 : Ventilation concessions,
c ménages
m et bââtiment par ssite

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USAGE DU BATIMENT EFFECTIFS POURCENTAGE


VALIDE
non spécifié 13 13%
Résidentielle 69 70%
Autres (dispensaires, église) 8 8%

résidentielle à occupation multiple 2 2%

Non habite 6 6%
Total 98 100%

Tableau 30 : Modes d’utilisation des batiments

La presque totalité des bâtiments est en RDC.

Recensement des établissements commerciaux :

L’enquête des activités commerciales a eu pour but de recenser les commerces, industries, entreprises,
bureaux, etc.
Cette activité a été menée à l’aide d’un questionnaire. Il ya au total 423 commerces et entreprises
recensés.

TYPES D’ACTIVITES EFFECTIFS POURCENTAGE


Boutique 141 33%
atelier de confection 71 17%
Gargote 24 6%
Kiosque 53 13%
Etal 23 5%
garage mécanique 2 0%
cabine publique 52 12%
Autres 57 13%
TOTAL 423 100%

Tableau 31 : Types d’établissements commerciaux

SITE EFFECTIFS POURCENTAGE

KAMASAKA 22 5%

KENYA 98 23%

KISANGA 303 72%

Total 423 100%

Tableau 32 : Nombre d’établissements commerciaux par site

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TYPES ACTIVITES EFFECTIFS


non spécifié 47
Boulangerie 10
Boucherie 2
chargeur batterie 1
Meunier 1
Autres 47
16 Atelier de couture 2
16 centres de santé 1
16 salons de coiffure 1
16 poits de vente de tabac en gros 1
Pharmacie 25
Dispensaire 1
Bar 5
bar-restaurant 1
bar commerce 1
petit métier 17
commerce détail 134
pompe funèbre 1
Restaurant 17
restaurant+terrasse 1
atelier mécanique 7
dépôt de boisson 5
Abri en briques Cuites sans tôles 1

Activité commerciale 1
agence de fret aérien 1
Alimentation 4
atelier de confection 3
Atelier cordonnerie 1
Bar terasse 1
Bâtiment non encore achevé ni occupe sans 1
toiture
Boisson Traditionnelle Mukuyo 1
boutique d'habillement 11

Briques 2
Briqueterie 1
Bureautique 2
Cabine 23
Cordonnier 1
dépôt de boisson 1

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Dépôts, Alimentation 1
DGI 1
Discothèque 1
Dispensaire 1
Encadrement de la jeunesse 1
Fabrication de briques 2
Fast food 1
Hôtel 1
Location de place 1
Maison de couture, dispensaire 1

Maison de couture (vente) 1


Non opérationnelle 1
Salle de jeux 3
salon de coiffure 1
salon de coiffure 8
service froid 1
Terrasse 6
unité et appel 1
Vente d'alcool et de tabac 1
Vente d'unités 1
vente de parfum et accessoire téléphone 1

Vente des pièces de recharge pour Moto 1

vente des produits mercerie et divers 1

ventes de carburant Filing Station 2

Total établissements commerciaux 423

Tableau 33 : Types d’activités

Recensement des parcelles agricoles

98 parcelles agricoles ont été recensées. Toutes ces parcelles se situent dans le site de Kamasaka.

Nombres
Grands arbres Arbustes et jeunes plants TOTAL
Ornement Fruitiers Ornement Fruitiers

Kamasaka 80 83 163

Tableau 34 : Inventaire du parc arboricole

La superficie totale cultivée dans le site de Kamasaka est estimée environ à plus de 11,6 807 ha soit 17%
de la zone délimitée pour abriter le forage projeté (70 ha). En effet, le site de Kamasaka demeure une zone
agricole de prédilection bien que la vie sociale s’y développe avec la présence de quelques ménages. Le

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recensement sur le site de Kamasaka a permis d’identifier 13 ménages avec une taille moyenne 6,23
personne par ménage.
En ce qui concerne le décompte des différentes plantes produites dans les parcelles agricoles, on
remarque que la culture des patates et du manioc y est très fréquente. Néanmoins, l’arachide, le soja, le
maïs, le haricot, le gombo, l’oseille, les choux, l’amarante, les tomates, la morelle et les courges sont
également pratiqués..

IMPENSES AGRICOLES PLATES BANDES

Choux 35
Aubergine amère – aubergine 20

Gombo 58

Manioc 14
Patates 603
Oseille 10
Maïs 12
Canne à sucre 30
Haricot 4
Tomates 10
Amarante- Morelle 45

Tableau 35 : Décompte des impenses agricoles

Estimation du nombre des personnes et des biens affectés par le Projet

L’inventaire réalisé lors des enquêtes socioéconomiques donne les premières estimations concernant le nombre et l’identité des
ménages affectées, la nature des biens touchés, les éventuels déplacements à anticiper suite à la mise en œuvre du PEMU.
Suivant les enquêtes socioéconomiques menées en octobre 2011, il a été inventorié 344 ménages affectés par le rojet PEMU à
Lubumbashi.
Ces ménages sont repartis sur trois sites de manière suivante :
Sites Ménages
Kamasaka 99
Kenya 92
Route kasumbalesa 153
Compte tenu de la taille moyenne des ménages de Lubumbashi , qui est de 6,23 peronnes par ménage, le nombre total des
personnes affectées par ce projet est estimé à 344 ménages x 6,23 personne/ménage = 2.143 persoones

Ce constat a imposé l’élaboration de ce Plan d’Action de Réinstallation (PAR) qui décline la procédure à suivre par la REGIDESO
dans le processus de réinstallation, d’indemnisation, de compensation et de gestion des plaintes et des conflits.
Les listes detaillées des personnes et des biens affectés par le projet figurent aux annes 14.3.

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3.1.3.7 Évaluation de la demande en eau

¾ Demande en eau potable à l’horizon 2012

La demande est un concept théorique permettant de se faire une idée du volume d’eau à distribuer pour
satisfaire les besoins en eau d’une entité donnée.

Ces besoins sont estimés par catégorie de consommateur (la demande domestique, les commerces,
l’industrie et les administrations) de la manière ci-après :
a) La demande domestique est estimée sur base des dotations ci-après retenues par les études d’APD:
- pour les populations des quartiers résidentiels : à desservir à 100 % par branchement particulier) à
raison de 150 litres par jour par habitant ;
- pour les populations des quartiers de standing moyen : à desservir à 100% par branchement
particulier à raison de 80 litres par jour par habitant ;
- pour les populations des quartiers à bas standing : à desservir à 100% par bornes fontaines ou par
branchement particulier du voisin à raison de 25 litres par jour par habitant.
b) En ce qui concerne la demande autre que domestique, les données suivantes, tirées également de
l’APD et s’appuyant sur les résultats de l’exploitation, sont prises en compte :

- Abonnés intermédiaires : 469 m3/j


- Abonnés commerciaux : 1 191 m3/j
- Abonnés industriels : 7 641 m3/j
- Instances Officielles : 20 000 m3/j
- Entités décentralisées : 863 m3/j
- Services REGIDESO : 1 998 m3/j
- Agents REGIDESO : 460 m3/j
- Total : 32 622 m3/j
c) Enfin, les pertes techniques au réseau sont estimées à 20 % tandis que le coefficient global de
pointe journalière est fixé de façon normative à 1,1.
d) Sur base des éléments énumérés ci-haut, l’évaluation de la demande en eau potable à l’horizon
2012 a été conduite comme l’illustre le tableau 36 ci-après.
La demande en eau pour la ville de Lubumbashi à l’horizon 2012 s’élève à 165 646 m3/j pour la journée
moyenne et 182 211 m3/j pour la journée de pointe.

1. Consommation
1.1 Consommation domestique Population Dotation Consommation
(hab) (l/J/hab) (m3/j)
- Quartiers résidentiels : 134 275 150 20 141
- Quartiers de standing moyen : 762 504 80 61 000
- Quartiers annexes : 750 128 25 18 753
Total consommation domestique : 99 895
1.2. Autres consommations : 32 622
Consommation totale : 132 517
2. Pertes au réseau : 33 129
3. Demande totale au jour moyen : 165 646
4. Demande totale au jour de pointe : 182 211

Tableau 36 : Évaluation détaillée de la demande en eau potable à l’horizon 2012

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4. LA CONSULTATION PUBLIQUE9

Le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Lubumbashi est assujetti à l’étude d’impact sur
l’environnement en vertu des dispositions du code de l’environnement de la RDC et de l’Arrêté 043/2006
de décembre 2006 et, conformément aux exigences des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale
en matière de protection de l’environnement.

Les populations sont, encore actuellement, insuffisamment impliquées bien qu'elles subissent les
éventuelles conséquences des projets. Suivant la procédure légale, définies dans la Constitution, le Code
Foncier, l’Arrêté Ministériel 044/2006, les populations, qui s'impliquent de plus en plus dans la gestion de
leur environnement, doivent pouvoir non seulement consulter le rapport d'EIES de manière à pouvoir
présenter leurs observations dans un registre ouvert à cet effet, mais encore recevoir les résultats des
négociations découlant de leur démarche contestataire.

Une gestion participative dans un cadre de protection de l’environnement correctement conçue doit
intégrer les associations professionnelles et les entreprises, ainsi que les citoyens et les ONG et
associations à but non lucratif. En collaboration avec l'Etat et les Collectivités locales, celles-ci doivent
participer à la prévention et la lutte contre toutes les formes de pollution ou dégradation de
l’environnement.

L’objectif de la consultation du public se rapporte à : :

a) Informer le public et les parties prenantes au Projet, afin d’obtenir l’adhésion la plus large possible de la
population pour sa réalisation et d’appuyer l’aspect de gestion et d’atténuation des impacts socio-
environnementaux ;
b) Écouter et consigner les préoccupations du public concernant le projet et ses impacts, prendre en compte
les propositions pertinentes faites pour atténuer les impacts négatifs et améliorer les conditions
d’exécution du projet ;
c) Informer les Personnes Affectées par le Projet (PAP) du principe d’indemnisation qui se veut inclusive
pour toute personne ayant subi, du fait du projet, la perte de biens, de terres ou d’accès à des ressources
économiques ;
d) Proposer, dans la mesure où cela est techniquement possible, de contourner des biens ou des
personnes susceptibles d’être affectés par le Projet et de localiser les équipements et infrastructures du
Projet sur des espaces publics ou des emprises existantes et libres ;
e) Rassurer les personnes affectées par le Projet et éligibles à la compensation qu’elles seront consultées
et auront l’opportunité de participer à la mise en œuvre du PAR.

L’évaluation environnementale a tenu compte de l’ensemble des composantes des milieux biophysique et
humain susceptibles d’être affectés par les travaux du projet. Elle a aussi permis, à travers les outils et les
techniques d’analyse utilisés par la mission, d’analyser et d’interpréter les relations et interrelations entre
les facteurs qui exercent une influence positive et négative, à de degrés divers, sur les écosystèmes, les
ressources et la qualité de vie des individus et des communautés.

Durant les consultations du public, l’équipe de la mission est restée à l’écoute des discours et des
pratiques en évaluant les opinions, les réactions et les principales préoccupations des individus, des
groupes et des collectivités. Elle a aussi pris en compte les agendas, les intérêts, les préoccupations, les
craintes et les doutes venant des populations et des groupes. De ce point de vue, il était inéluctable de
communiquer avec les populations à travers un langage direct et accessible et négocier avec elles pour
des principes communs et des objectifs partagés. Les comptes-rendus de ces consultations publiques
sont consignés en annexe 1 de ce rapport. Le déroulement du processus d’EIES dans la zone du projet a
été discuté avec les acteurs concernés et a reçu le concours des autorités politico-administratives, de la
CEP-O/REGIDESO et du CPL/Lubumbashi, ce qui devrait maximiser un aboutissement réussi.

9
Voir en Annexe 3 le détail des rapports sur la participation publiques (audiences, enquêtes).

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4.1. MÉTHODOLOGIE D’INTERVENTION POUR LA CONSULTATION DU PUBLIC

La méthodologie adoptée pour réaliser les consultations du public de la ville de Lubumbashi dans le cadre
du Projet PEMU a consisté à :
- Identifier les porteurs d’information et les personnes ressources
- Identifier les porteurs d’enjeux (que sont les personnes et les groupes capables de par leurs positions
sociales d’influencer des points de vue et des comportements).
- Collecter les données auprès de la population, données basées essentiellement sur l’entretien et les
focus-group réalisés avec l’appui des chefs des quartiers ;
- Collecter les données auprès des institutions et structures impliquées dans l’exécution du projet PEMU
(voir liste des personnes rencontrées) ;
- Négocier la date, l’heure et des lieux de rencontres dans les différentes communes;
- Discuter avec les autorités et les populations locales des quartiers affectés par le projet.

4.2. CALENDRIER DES VISITES DE TERRAIN

La mission de consultation du public a débuté par l’identification des organisations sociales et des
populations situées sur les tracés des conduites et les sites des ouvrages projetés, du 10 au 22 avril 2012,
après des séances de travail avec la REGIDESO et les autorités locales. Il faut aussi rappeler que le
consultant a procédé, durant cette période, au recensement des ménages affectés, à une évaluation des
biens touchés et à une enquête socio-économique qui dresse le profil socio économique de la zone du
projet.
Ensuite, étant donné que la réalisation du projet aura à générer des impacts environnementaux négatifs,
quoique mineurs comparés aux impacts positifs, à l’instar des déplacements définitifs ou provisoires
pouvant subvenir suite à l’occupation des emprises publiques et des sites prévus pour les ouvrages, les
consultations publiques ont été organisées du 23 au 26 avril 2012 dans les différentes communes de la
ville de Lubumbashi suivant le calendrier que voici :

4.3. PLANNING DES CONSULTATIONS PUBLIQUES

N° Date Heure Communes et quartiers Lieux


concernés
1 23/04/2012 De 09 h 00’ à 12 h 00’ Lubumbashi + Annexe Salle de mariage C/
(Kasapa, Karavia, Golf, Lubumbashi
Kabula–Meshi et Unilu)
2 23/04/2012 De 14 h 00’ à 17 h 00’ Ruashi + Annexe Salle de mariage
(Luwowoshi, Kawama et C/Ruashi
Luano)
3 24/04/2012 De 09 h 00’ à 12 h 00’ Kamalondo + Kenya Salle de mariage C/
Kamalondo
4 24/04/2012 De 14 h 00’ à 17 h 00’ Katuba + Annexe (Plateau, Maison des Jeunes de
Kasungami et Kisanga) Katuba
5 25/04/2012 De 09 h 00’ à 12 h 00’ Kampemba + Annexe Salle de mariage C/
(Kamasaka et Hewa-Bora) Kampemba
6 26/04/2012 De 09 h 00’ à 12 h 00’ Personnes affectées par le Site de Kamasaka
projet sur le site de
Kamasaka
7 26/04/2012 De 14 h 00’ à 17 h 00’ Personnes affectées par le Bureau du Quartier
projet sur Kimilolo-Zoo et Kisanga
Marché de Kenya

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4.4. PROGRAMME DES ATELIERS AVEC LES PARTIES PRENANTES AU PROJET

Avant-midi Après-midi Activités

09h00 14h00 Arrivée des participants

09h30 14h30 Arrivée des membres du CPL

09h45 14h45 Hymne national et annonce du programme par le modérateur

10h00 15h00 Présentation de la situation actuelle de la desserte par le DP/ REGIDESO

10h30 15h30 Présentation du projet et des CGES et CPRP par L’Expert en


Environnement de la CEP-O / REGIDESO

11h00 16h00 Questions ou commentaires du public, des parties prenantes et de la


presse & Réponses aux préoccupations par l’équipe du Projet.

11h45 16h45 Hymne National

12h00 17h00 Rafraichissement et fin de la cérémonie.

4.5. PROGRAMME DE CONSULTATION DES PERSONNES AFFECTÉES PAR LE PROJET

Avant-midi Après-midi Activités

09h00 14h00 Arrivée des participants

09h30 14h30 Arrivée des membres du CPL


09h45 14h45 Présentation de l’organisation des Comités Locaux des Personnes
Affectées par le Projet (CLPAP) par l’Expert en Environnement de la
CEP-O/ REGIDESO
10h00 15h00 Questions ou commentaires des participants et Réponses aux
préoccupations par l’équipe du Projet.
10h30 15h30 Election des membres du CLPAP et entérinement

11h00 16h00 Rafraichissement et fin de la cérémonie.

Principaux orateurs :
• Monsieur Laurent KAHOZI SUMBA, Ministre Provincial en charge de l’Energie et Président du Comité
de Pilotage Local du PEMU, Président des séances ;
• Monsieur Jean-Oscar SANGUZA MUSUNDA, Maire de la ville de Lubumbashi, Modérateur ;
• Monsieur Pierre MAKOYO KALONDA, Directeur Provincial de la REGIDESO/Katanga, dont l’exposé a
porté sur l’état des lieux des installations de desserte en eau potable dans la ville de Lubumbashi,
• Messieurs Jean-Pierre NTOMBOLO et Floribert LUVUNGA, Experts en Environnement de la CEP-
O/REGIDESO, qui ont présenté le Projet PEMU, les impacts potentiels sur l'environnement et les
mesures d’accompagnement prévues.

Ont pris part à toutes ces rencontres, les populations et autorités des Communes et Quartiers ciblés par
les travaux de réhabilitation des réseaux de distribution d’eau dans la ville de Lubumbashi, les
organisations à vocation communautaire, la Presse locale ainsi que les personnes affectées directement
par le projet.

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4.6. COMMENTAIRES GLOBAUX DES ENTRETIENS AVEC LES POPULATIONS ET LES GROUPES

Les principaux résultats des entretiens avec la population, les chefs de quartiers et les autorités
administratives lors des audiences publiques se résument autour des points contenus dans le tableau de
synthèse qui suit :

COMMUNE / QUARTIERS PRINCIPALES PREOCCUPATIONS DES PARTICIPANTS


Commune de Lubumbashi + Annexe • La clé de répartition du budget du projet dans les trois villes
(Kasapa, Karavia, Golf, Kabula–Meshi et devrait privilégier la ville de Lubumbashi par rapport à celle de
Unilu) Matadi, de par sa taille.
• Encourager l’expertise nationale au lieu de recourir très
Le 23/04/2012
souvent aux Bureau d’études étrangers.
• Eviter l’indemnisation inclusive afin de décourager les
constructions anarchiques et asseoir l’autorité de l’Etat.
• Assurer la maintenance des ouvrages du projet en vue de la
pérennisation des acquis du projet.
• Prendre des mesures dissuasives en vue de décourager la
pollution des nappes phréatiques par les entreprises minières.
• L’eau c’est la vie, dit-on, mais avec le risque de pollution de la
ressource en eau, la REGIDESO risque de distribuer la mort
s’il n’y a pas de contrôle avéré.
Commune de Ruashi + Annexe • Prendre des mesures dissuasives en vue de décourager la
(Luwowoshi, Kawama et Luano) pollution des nappes phréatiques par les entreprises minières.
• Privilégier l’implantation des bornes fontaines dans les zones
périurbaines.
Le 23/04/2012 • Réglementer la création de nouveaux lotissements et
coordonner l’intervention des services étatiques.
• Sanctionner tous ceux qui sont à la base des lotissements et
constructions anarchiques et faire respecter la loi en la
matière.
• Que la pose des canalisations dans les nouveaux quartiers
soit prise en compte dans le projet PEMU, compte tenu de
l’expansion de la ville.
• Que la REGIDESO redynamise ses services d’intervention
afin d’éradiquer les fuites intempestives constatées au réseau,
d’autant plus que la quantité et la qualité d’eau distribuée en
dépendent.
Commune de Kamalondo + commune • La population s’interroge sur les dispositions prises par les
de Kenya autorités politico-administratives au regard des menaces de
pollution d’eau imputables aux déchets générés par les
Le 24/04/2012
entreprises minières disséminées dans la ville.
• Préoccupation de la population quant à l’occupation
anarchique des emprises des routes dans la ville et son
souhait de voir l’autorité s’impliquer afin de freiner ce fléau.
• Inquiétude sur l’insuffisance de l’énergie électrique qui risque
d’entraver les résultats du projet PEMU.
• Étudier des mesures pratiques pour que la REGIDESO
recouvre les arriérés des factures impayées au près des
sociétés parastatales, au près des sociétés sous tutelles de
l’état, au près des écoles et des hôpitaux. En effet, ces
arriérés une fois recouvrés permettront de donner les moyens
de sa politique à la REGIDESO
Commune de Katuba + Annexe • Souhait d’une coordination dans l’exécution des travaux entre
(Plateau, Kasungami et Kisanga) la REGIDESO et les autres services de l’état tels que : SNEL,
cadastre, affaires foncières, office de routes…
Le 24/04/2012
• Quelles sont les mesures prises pour garantir la gestion
durable de la ressource en eau dans la ville de Lubumbashi
• Que la REGIDESO prenne des mesures pour protéger le

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COMMUNE / QUARTIERS PRINCIPALES PREOCCUPATIONS DES PARTICIPANTS


périmètre de captage hydraulique et la délimitation de ses
concessions afin d’éviter la spoliation de ces dernières par des
inciviques.
• Souhait d’obtenir de plus amples informations sur le système
de facturation de la REGIDESO.
• Que le recrutement des Lushoises et Lushois soit privilégié
par les entreprises attributaires des marchés des travaux
d’AEP, en lieu et place d’une importation de la main d’œuvre
ordinaire.
Commune de Kampemba + Annexe • Souhait pour une coordination entre la REGIDESO et la SNEL
(Kamasaka et Hewa-Bora) dans l’exécution des travaux
• Étudier des mesures pratiques pour l’alimentation en eau
potable de la Commune Annexe, en y privilégiant par exemple
Le 25/04/2012 la réalisation des bornes fontaines.
• Souhait d’obtenir de la REGIDESO une eau de bonne qualité.
• Vulgarisation des outils de gestion mis en place pour
minimiser les impacts négatifs, en l’occurrence la
délocalisation involontaire des personnes du fait du Projet.
• S’inspirer de l’expérience d'autres acteurs du secteur de l’eau
dans l’exploitation des bornes fontaines pour voir ce qui a
marché et ce qui ne l’a pas été.
• Prendre des mesures préventives pour éviter la contamination
de la ressource en eau par les entreprises minières dans la
ville de Lubumbashi.
• Souhait pour une coordination des projets entre la REGIDESO
et la société SAFRICAS en charge des travaux de
modernisation des routes dans la ville de Lubumbashi.
• Souhait d’accorder la priorité à l’alimentation en eau potable
aux nouveaux quartiers plus démunis pour lutter contre la
pauvreté.
• Vulgariser la politique et le système de facturation de la
REGIDESO.
Personnes affectées par le projet sur le • Revendication des droits des PAP du fait du projet PEMU.
site de Kamasaka • Acceptation d’ériger les ouvrages d’AEP sur le site de
Kamasaka pour le bien communautaire.
Le 26/04/2012
• Souhait de voir les droits des PAP respectés, de les voir
indemnisés correctement et réinstallés ailleurs.
Personnes affectées par le projet sur le • Que la Banque Mondiale puisse prendre en charge
tronçon Kimilolo-Zoo et Marché de l’indemnisation de personnes affectées par les projets dont
Kenya elle finance.
• Que les PAP soient bien informés sur la date exacte de
Le 26/04/2012
démarrage des travaux de manière à leur permettre de
prendre des dispositions utiles en temps opportun.
• Etre plus explicite en ce qui concerne les droits dévolus aux
locataires et ceux qui sont de l’apanage du bailleur.
• Veiller à ce que l’indemnisation des biens se fasse à leur juste
valeur

Tableau 37 : Synthèse des conclusions majeures des audiences publiques

4.7. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DES CONSULTATIONS

L’analyse des résultats ci-dessus permet de tirer certaines conclusions sur la perception des populations et
des groupes consultés en rapport avec le projet PEMU-Lubumbashi. On peut citer, entre autres que :
- Le projet est une nécessité sociale et intervient à point nommé devant l’ampleur de la dégradation du
système d’alimentation en eau potable dans la ville de Lubumbashi.

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- Les populations entrevoient le projet comme une priorité dans le domaine du développement
économique local.
- Le projet constitue un véritable facteur de développement pour les quartiers concernés par les travaux
d’adduction en eau potable ou de renforcement de desserte.
- Une concertation et une coordination intersectorielle entre les différents services de l’Etat notamment
la SNEL, la REGIDESO, l’Office des Routes, l’Urbanisme, l’Habitat et les Affaires Foncières est plus
que souhaitée.
- L’utilisation de la méthode HIMO devrait renforcer la lutte contre la pauvreté et favoriser l’acceptation
sociale du projet.
- La prise en compte des mesures de mitigation avec l’implication de toutes les parties prenantes au
projet a été un acquis.
- La mise en place d’une unité de coordination des projets dans les zones des travaux est une
nécessité.
- Le système de compensation et d’indemnisation des pertes, selon les autorités locales, devrait être
sélectif pour décourager l’anarchie et par ricochet, renforcer l’autorité de l’Etat.

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5. IMPACTS DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT

5.1 MÉTHODES D’ANALYSE DES IMPACTS

5.1.1 Identification des impacts

La méthodologie appliquée correspond à la détermination des types d’impact qui pourraient être identifiés
comme probable au cours de la phase de conception du projet ou identifiées au cours des phases
d’implantation des chantiers, de réalisation des travaux ou encore pendant la phase d’exploitation des
équipements.
Ces impacts sont étudiés sur les composantes, tant biophysiques qu’humaines, de l’environnement. Elle se
fonde :
- en premier lieu sur les choix techniques du projet spécifiés dans l’étude de l’Avant Projet Détaillé (APD)
- ensuite, sur la connaissance du milieu d’accueil du projet découlant soit d’une revue bibliographique,
soit des prospections de terrains et des études socio-économiques qui en découlent.
Quatre niveaux de sensibilité sont à considérer, à savoir :
- perturbations inacceptables : les implantations humaines ou les espaces naturels sont protégés par
des lois nationales ou des Conventions internationales ; ils ne peuvent être touchés par les éléments
du projet qu'à la condition d'obtenir une autorisation des Autorités concernées. Les éléments et
espaces à forte sensibilité seront évités dans la mesure où les impacts ne peuvent être gérés ou
atténués correctement ;
- réceptivité forte : les éléments et espaces à forte sensibilité seront évités dans la mesure où les
impacts ne peuvent être gérés ou atténués correctement ;
- réceptivité moyenne : les éléments et espaces à sensibilité moyenne peuvent être retenus pour
l'implantation des équipements, sous certaines réserves. Leur traversée ou modification doit être
accompagnée de mesures d'atténuation ou de compensations adéquates qui seront nécessairement
spécifiques ;
- réceptivité faible : les éléments de sensibilité faible (souvent des sites fortement dégradés par une
occupation humaine ancienne) ne présenteront que peu de réserve de la part des concepteurs et
environnementalistes ou sociologues car les équipements du projet ne les modifieront que peu ; ils
feront l’objet d’un minimum de restrictions environnementales, à moins que des vestiges
archéologiques n’y soient mis en évidence.

La qualification de la réceptivité environnementale des éléments du milieu urbain et périurbain de la localité


peut servir aux décideurs lorsqu’ils doivent opérer un choix entre les différentes variantes du projet de
façon à privilégier le moindre impact environnemental ou à proposer des tracés alternatifs conçus
spécifiquement pour contourner les éléments ou les composantes sensibles du milieu récepteur.
Compte tenu du milieu urbain fortement ou moyennement peuplé où se dérouleront les travaux, et leur
nature, nous pouvons déjà avancer que les milieux naturels et physiques ont perdu toute leur originalité
première et sont complètement modifiés. Les travaux ne devraient pas modifier de manière particulière la
qualité de ces derniers.

5.1.2 La matrice d’impacts

L'identification des impacts probables a été effectuée en mettant en relation les éléments du projet, tant en
phase de pré travaux, de travaux que d'exploitation, avec les composantes du milieu récepteur. Cette mise
en relation des éléments du projet et des composantes du milieu (physique, social, naturel) permet
d’appréhender l’impact probable.
Chacune des interrelations identifiées sera analysée de façon à mettre en exergue l'importance de l'impact
anticipé.
L'importance d'un impact potentiel, positif ou négatif, est évaluée en fonction des critères énoncés
précédemment.
Elle sera fonction de :

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- de sa durée ;
- de sa couverture spatiale ;
- de son intensité ;
- de la valeur (socio-économique, écologique, paysagère) accordée à la composante touchée.
Son importance sera nécessairement proportionnelle à des critères spécifiques qui seront déterminés et
elle sera qualifiée de faible, de moyenne ou de forte, de réversible ou d’irréversible.
La matrice d’identification des impacts constitue en fait un résumé des impacts identifiés au cours de
l’étude et des prospections de terrain qui peuvent affecter les différents constituants du milieu physique,
naturel et humain. Il répertorie l’ensemble des impacts probables de chacune des activités du projet d’AEP
sur chaque élément de l’environnement.
La qualification des impacts utilisée dans le tableau se réfère aux définitions spécifiées précédemment ;
elle tient compte de la nature de l’impact, de son étendue (ponctuelle, locale ou générale) et de sa durée
(temporaire ou permanent). Le critère est l’intensité de l’impact (positif ou négatif) qualifiée de :
- forte quand l’élément est atteint dans son ensemble au point où sa qualité est considérée altérée de
façon irréversible ;
- moyenne quand l’élément est atteint, mais pas dans son ensemble ou de façon irréversible ;
- faible quand l’élément n’est atteint que de façon marginale et sur une courte durée.
Il faut préciser qu’une activité peut générer à la fois des impacts positifs et négatifs sur un élément de
l’environnement.

5.1.3 Méthodologie pour l'identification des mesures d’atténuation des impacts négatifs
et de renforcement des impacts positifs

Les mesures d’atténuation des impacts ou de renforcement des retombées positives du projet découleront
de l’analyse de ces derniers et des dispositions légales d’application en
RDC et analysées dans les paragraphes 5.3.6 et 5.3.7. Plus particulièrement nous mentionnerons :
- Les dispositions foncières relatives à l'acquisition des terrains pour utilité publique
- Mesures préconisées pour le déguerpissement éventuel des occupants fonciers au moment des
travaux ;
- Disposition du code du travail dans le cadre de la construction des équipements (sur les sites de
pompage, de l’usine, du stockage, de la distribution de l’eau) ;
- Les dispositions de la REGIDESO dans le cadre de la délimitation des périmètres de sécurité des
usines, des sites de pompage, et des réservoirs ; la pose des clôtures et l'organisation du gardiennage
;
- Les dispositions légales en matière d’hygiène publique et de contrôle de qualité de l’eau potable.
- Les dispositions légales en matière d’ouverture de carrières et d’usage d’explosifs.

5.1.4 Évaluation des impacts

Elle consiste à déterminer l’importance des impacts identifiés. Plusieurs techniques existent pour le faire. Il
sera utilisé ici la méthode ad hoc, basée sur des jugements d’experts. Bien qu’elle soit parfois subjective,
elle s’appuie dans le cas d’espèce sur des expériences pertinentes passées de projets de même type.
Cette méthode a été utilement complétée et renforcée par une méthode générale d’évaluation des impacts
permettant d’apprécier l’importance de l’impact en tant que résultante de l’agrégation de cinq critères que
sont la nature de l’impact, la valeur de la composante de l’environnement affectée, l’intensité de l’impact,
son étendue et sa durée, chaque critère pouvant prendre les valeurs indiquées dans le tableau 21.

Nature Valeur Intensité Étendue Durée


Positive Forte Forte Forte
Permante
Négative Moyenne Moyenne Moyenne
Temporaire
Indéterminé Faible Faible Faible

Tableau 37 : Modalités des critères d’évaluation de l’importance de l’impact

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La matrice d’impact est utilisée comme outil de synthèse de l’importance des impacts.

5.2 LA MATRICE D’ÉVALUATION DES IMPACTS.

La matrice d’identification des impacts constitue un résumé des impacts identifiés au cours de l’étude et
des prospections de terrain qui peuvent affectés les différents constituants du milieu physique, naturel et
humain. Elle répertorie l’ensemble des impacts probables de chacune des activités du projet d’AEP sur
chaque élément de l’environnement.
Certaines cellules de la matrice pourront contenir des signes caractérisant les deux types d’impact ; en
effet, une activité peut générer à la fois des impacts positifs et négatifs sur un élément de l’environnement.

5.2.1 Impacts Sur Le Milieu Humain


Activités du projet
Effets sur le milieu socio-économique Effets sur la Santé

Propension des maladies

Absentéisme scolaire et

Incidence sur dépenses


profès. Cause maladies
Impacts sur femmes et
Accès à l’eau potable

Conditions hygiène -
Impacts relationnels

Maladies hydriques
Emplois et revenus

Patrimoine culturel
Impacts fonciers

assainissement
Impacts socio-
économiques

hydriques

hydriques

de santé
Phase Pré-Travaux jeunes

Acquisition des terrains √ √ √ √ √


Stockage des matériaux √
Indemnisation des PAP √ √ √ √
Emission de gaz et bruits √
Production effluents et déchets √ √
Présence travailleurs allochtones √ √ √ √ √
Emploi et opportunités de travail √ √ √ √
Accidents de circulation √ √ √ √
Phase Travaux
Aménagement des sources √ √ √ √ √ √ √ √
Aménagement des forages √ √ √ √ √ √ √
Pollution de l’air : sonore et gazeuse √ √
Tranchées et passage des tuyaux √ √ √ √
Gestion des effluents √ √ √ √ √
Abattage arbres et/ou haïes vives √ √
Construction – réservoirs –
√ √ √ √
bâtiments
Gestion des déchets des travaux √ √ √
Remise en état des sites des
√ √ √ √ √
travaux
Accidents de travail √ √ √ √
Phase Exploitation
Pompage régulier dans le captage √ √ √
Disponibilité de l’eau potable √ √ √ √ √ √ √ √ √
Désinfection de l’eau √ √ √ √ √ √ √ √ √
Augmentation volumes des effluents √ √ √ √ √
Opportunité de main-d’œuvre √ √ √ √ √
Gestion des flocs des eaux √
Accidents du public √ √ √ √
Industries en amont du captage √ √

Tableau 38 : Evaluation d’impacts sur le milieu humain

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5.2.2 Impacts sur le milieu naturel et physique


Activités du projet Effets environnementaux

Perturbationécosystèm

Perturbationécosystèm

Dégradation -pollution

écosystèmes de l’aval

des eaux surfaces et


Disponibilité eau en

Dégradation qualité

Dégradation qualité
déplacement faune

Dégradation locale
des sols et risques
Perturbation des
milieu terrestre

qualité de l’air
saison sèche
Perturbation
e aquatique

aquatique

d’érosion
e urbain

soute
Phase pré-travaux
Achat des terrains nécessaires √ √
Débroussaillage et nivellement sites √ √
Stockage carburants, matériaux divers √ √ √ √ √ √
Circulation de véhicules √ √ √ √
Émission de gaz et bruits √ √ √
Production effluents et déchets √ √ √ √ √ √ √ √
Accidents de circulation √ √
Prélèvement eau pour travaux √ √ √ √ √
Phase des travaux
Aménagement prise d’eau, captage √ √ √ √
Aménagement des sources √ √ √
Aménagement des forages √
Tranchées et passage des tuyaux √ √ √
Abattage des arbres-arbustes √ √ √
Construction bâtiments –réservoirs √ √ √
Installation ligne électrique √ √ √
Pollution de l’air : sonore et gazeuse √ √ √
Gestion des déchets des travaux √ √ √ √ √ √
Accidents de travail √ √
Remise en état des sites des travaux √ √ √ √ √
Phase d’exploitation
Disponibilité eau dans captage √ √
Travaux d’entretien du captage, √ √ √
Travaux entretien réservoirs – réseaux √ √ √
Gestion des effluents de la station √ √ √ √ √ √
Gestion des déchets solides √ √ √ √ √
Pollution gazeuse et sonore √ √ √
Rejets effluents sur les sols √ √ √ √
Rejets effluents divers dans la rivière √ √ √ √
Accidents du public √

Tableau 39: Evaluation d’impacts sur le milieu naturel et physique

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5.2.3 Analyse détaillée des impacts environnementaux des sites en chantier

Milieu
Activité source d’impact Description de l’impact Valeur attribuée à l’impact Mesures d’atténuation / bonification
récepteur
Gestion de l’espace de la - Entretien de l’espace : Impact négatif de faible portée, Les espaces verts seront entretenus.
Les sols, l’eau de surface de de Kasapa et kafubu, l’air

concession temporaire. L’esthétique des installations sera prise en compte.


Manipulation de matières Risques peu importants de Impacts négatifs faibles réduits - les huiles usées et les déchets souillés seront
dangereuses (hydrocarbures pollution des sols du aux chantiers, compte tenu des collectés et acheminés vers une station agréée
destinés aux engins notamment) captage et des eaux de faibles quantités manipulées. - Les sols souillés seront décapés et évacués
surfaces Toutefois, les règles et - Il sera évité tout déversement accidentel lors du
procédures doivent être suivies. ravitaillement des véhicules et de la machinerie sur
les sites des travaux.
Bruits : Augmentation des niveaux Impacts négatifs faibles, - Il n y a pas de zones habitées à proximité
- engins de chantiers et du bruit ambiant temporaires immédiate, mais l’Impact touchera les ouvriers et le
de transport ; personnel exploitant de la REGIDESO
- circulation des équipements ; - Les véhicules de transport et la machinerie en bon
- fonctionnement de la sondeuse état de fonctionnement seront l’objet d’une
et des pompes ; maintenance.
- groupes électrogènes alimentant
les pompes et le sur presseur d’air.
Milieu physique

Gaz de combustion Pollution gazeuse de l’air Impacts négatifs intermittent Il n y a pas de zones habitées de proximité ;
en provenance des engins confiné aux sites de proximité ; Les impacts sont négligeables
ambiant

motorisés impacts pour le personnel de la


REGIDESO travaillant à
proximité

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Les prélèvements d’eau dans les Les prélèvements doivent L’impact est limité compte tenu l’Entreprise adjudicataire installera aux captages des
nappes et les sources. garantir un débit écologique du fait que: sources Kasapa et kimilolo des systèmes complets de
pour les sources Kasapa et ‐ les débits à prelever visent prise et d’enregistrement des mesures périodiques
Kimilolo afin de ne pas à restaurer les capacités des débits collectés de ces sources quand a) toutes
perturber les écosystèmes de production le pompes fonctionnent et b) quand toutes les pompes
et les autres activités socio- sont en arrêt ( pendant deux heures creuses de la
fonctionnelles préexistantes
économiques dépendant de nuit), dans chaque mesure on s’assurera que le débit
ces sources. au présent projet ; ces resitué ne tobe jamis en dessous du débit écologique
capacités n’avaient jamais ( cfr méthode de calcul simplifié).
perturbé les débits aval des cette entreprise assurera la formation du prsonnel de
sources Kasapa et la REGIDESO pour pousuivre la campagne des
Kimilolo ; mesures en phase d’exploitation.
‐ les prelevements pour les Au cas où le débit restitué tombe en dessous du débit
écologique, des mesures correctives doivent être
activités socio-
prises pour ajuster les paramètres d’exploitation
économiques sont très (ajustage des débits des pompes, modification ou
limités compte tenu du fait remplacement d’une ou de plusieurs pompes au cas
que le voisinage n’est échéant, etc.).
presque pas habité ; NB : une grande prudence doit être observée en ce
‐ enfin les rivières Kasapa et qui concerne les mesures des débits, l’échantilloner le
kimilolo sont en plus plus large possible avant de prendre une décision
définitive.
alimentées par d’autres Cette campagne des mesures est nécessaire pour
venues d’eau importantes s’assurer formellement que le prelevement des eaux
situées dans des des sources Kasapa et Kimilolo n’aura pas d’impact
sous’bassins versants sur les cours d’eau ni sur les activités humaines.
extérieurs et non ciblés par
le présent projet.

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Aménagement de l’écosystème Impact paysager Impact négatif pendant les Il faut développer l’aspect paysager du site de Kafubu
autour du futur lac de retenue de travaux – imperceptible et à l’intégrer dans le milieu naturel tel qu’il sera
Kafubu. Impact positif après les travaux modifié par le projet d’aménagement mené par la
Ferme Espoir, compléter cet aménagement par des
plantations d’arbres, de pelouses et de buissons
fleuris sur les clôtures. Il faut aussi veiller à maintenir
les sols pentus contre les risques d’érosions.
Décapage des sols sur les Destruction du couvert Impact négatif faible, - Il sera question de stocker les sols arables pour
emplacements des forages végétal temporaire usage ultérieur ;
Flore et faune

- Il faut éviter de couper des arbres de valeur ;


Milieu naturel

- Il faut préparer un plan de reboisement en cas


d’abattage inévitable d’arbres
- Il faut éviter la destruction des racines lors du
creusement des fouilles ;

Il faut fournir un approvisionnement correct en eau


Equipement des chantiers : Impact positif réduit à la période
Incidence importante potable, un abri en cas d’orage, des sanitaires de
aspects hygiène des travaux
chantiers répondant aux normes ;
Réhabilitation éventuelle de Incidence importante socio- Impact positif permanent Le personnel chargé des travaux et de l’entretien
l’antenne médicale de la économique Important disposera d’une assistance médicale gratuite de
REGIDESO pour premiers soins proximité : blessures professionnelles, paludisme,
maladies hydriques, etc.
Sécurité – hygiène du travail

Les conduites existantes en amiante à remplacer


seront entérrées sur place
Il faut prendre en compte les risques associés au
VIH-SIDA et autres MST
Prise en compte des équipements Incidence importante Impact positif permanent Il faut fournir des équipements adaptés de travail dans
Milieu humain

de sécurité (masques, bottes, Fondamental un milieu humide et bruyant: casque, gants, souliers,
etc.) etc.
Les pistes d’accès existants Les problèmes de circulation ne nécessitent aucune
Transport routier et circulation de Incidence réduite suite aux
seront simplement renforcées mesure particulière tant qu’elles se feront à l’intérieur
la machinerie et des équipements accès facilités
des concessions acquises par la REGIDESO.

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- Droit de passage sur Risques d’accidents de Certaines pistes de - Il faut utiliser une signalisation routière appropriée
d’éventuelles propriétés privées ; noyade en cas de traversée maintenance dans le site de - Il sera mis en place des balises et panneaux de
du lac de retenue de Kafubu Kafubu seront inondées vu que signalisation sur les sites de travaux et sur les routes
le niveau des eaux du lac sera à prendre
rehaussé. - Il faut réparer les dégâts aux routes et aux sites
après travaux
Réhabilitation des clôtures des Incidence forte : Eviter les Impacts positifs permanents - les clôtures seront mises en place pour l’ensemble
propriétés de la REGIDESO sabotages ; Protéger le fondamentaux, des périmètres de protection immédiate des captages
foncier ; Impact sécuritaire des sources et des forages..
et sanitaire fondamental :
la parcelle sert de dépotoir
(wc) au voisinage
Acquisition des terrains pour Impact socio-économique Impacts peu probable sur les Des terrains REGIDESO occupés frauduleusement
l’aménagement des sources et des terrains car ces derniers par la population devront être rétrocédés à la
nouveaux forages appartiennent à la REGIDESO. REGIDESO.
Foncier et Paysage

Impacts importants sur les Certains chemins privés de la REGIDESO (propriété


biens se trouvant sur ces privée) sont devenus publics : leur accès devra être
terrains. protégé par des clôtures (périmètre de sécurité et
sanitaire pour les équipements de la REGIDESO).
Toute réinsatallation de construction sur les terrains
occupés même frauduleusement sera indemnisé pour
les biens perdus.
Milieu humain (suite)

- Décapage des sols, creusement / Création d’emplois non Impact positif temporaire mais Il faut embaucher en priorité le personnel dans la
forage / remblaiement des qualifiés à organiser suivant de faible amplitude population de la ville de Lubumbashi.
tranchées ; routes d’accès, approche HIMO Limité aux périodes d’emploi
clôtures, lutte antiérosive, etc.
- Travaux d’entretien des
Emploi

parcelles : aspects paysagers

Tableau 40 : Analyse des impacts environnementaux au niveau des sites d’aménagement de 5 sources de Kasapa et de 8 forages à Kafubu, Unilu, Kamasaka et Luano

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Milieu
Activité source d’impact Description de l’impact Particularités relevées Mesures d’atténuation / bonification
récepteur
Construction et RéhabilitationTravaux de génie civil ; Production Impacts moyens, Les ouvriers seront formés aux risques
des stations de pompage de de déchets ; réhabilitation des Temporaires, maîtrisables ; inhérents aux travaux ; fourniture des
Kimilolo, Relais et Kasapa pompes ; Raccordements vêtements de travail, souliers et gants
hydrauliques électriques et risques isolateurs de l’électricité ;
d’électrocution.
Construction des réservoirs, Travaux de génie civil pour la Impacts négatifs temporaire, de Les travaux seront réalisés suivant les règles
mise en place des équipements construction des cuves et montage faible amplitude de l’art et les bonnes pratiques de gestion des
divers et des clôtures de des équipements. chantiers ; Gestion des déblais, et des
sécurité. déchets
l’impact paysager dans le réaménagement
des surfaces seront pris en compte ;
Réhabilitation, remplacement Travaux de génie civil ; Impacts négatifs temporaires sur La phase des travaux aura un impact sur les
ou renforcement des Terrassement, les sols : creusement de routes en sols, les routes, les poteaux, les panneaux
canalisations haute pression Travaux d’hydraulique terre, asphaltées ou bétonnées, publicitaire, les arbres mais aussi sur le milieu
entre les stations de pompage déplacement de caniveaux, des des affaires : routes détournées – commerces
et les réservoirs. poteaux électriques et panneaux fermés. Les mesures à prendre consistent à :
publicitaires et des équipements creusement des sols en milieu urbain et
hydrauliques existants. remise en état des biens affectés ; consignes
Abattage des arbres plantés sur le de sécurité pour les usagers de ces routes,
tracé de grosses conduites de Indemnisation pour les activités
transfert à poser. commerciales paralysées suite aux travaux
(Cfr PAR)
Pollution sonore due aux Pollution de proximité immédiate Impacts négatif, réduits aux heures Les équipements doivent répondre aux
Sols Eaux Air ambiant

équipements dont les groupes n’affectant que le personnel des de fonctionnement des spécifications des constructeurs ; les ouvriers
électrogènes de secours, les stations de pompage. équipements (pompes, groupes travaillant dans un environnement bruyant
pompes, les compresseurs, etc. électrogènes, compresseurs, etc.) (plus de 85 décibels pour une période de 8
heures) porteront des protections auditives ;
Milieu physique

Pollution gazeuse dues aux Pollution de proximité uniquement Impact négatif temporaire, Les engins doivent répondre aux
groupes électrogènes de perceptible par le personnel de intermittent, peu conséquent spécifications des constructeurs ; les locaux
secours proximité concernées doivent être ventilés
correctement ; les échappements gazeux
doivent être localisés à une certaine hauteur ;

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Installation équipements Ancrage des poteaux MT sur bas- Impacts négatifs peu perceptibles Le bétonnage des poteaux ne nécessitent pas
électriques SNEL pour côtés des voiries ; des fouilles du sol dépassant 0,5 m² et ne
renforcement des stations de Impacts sécuritaires : chutes câbles nécessitent aucune précaution
pompage et/ou poteaux environnementale particulière.
Destruction de la végétation Perte d’une végétation peu Impact négatif temporaire, peu Végétalisation des surfaces libres ;
due au nivellement des importante, sans valeur particulière
significatif ; Végétation déjà restauration du tapis végétal
surfaces modifiée par les activités humaines
Perturbation de la faune locale Déplacement temporaire d’une Impacts négatif imperceptible Il sera question d’un retour à la situation
plus spécifiquement aviaire faune essentiellement aviaire, normale après les travaux ou en dehors des
suite aux activités de inféodée aux peuplements humains, périodes d’activités ;
construction ou d’exploitation sans particularité ;
stérilisation et stockage de Flore et Faune

sur les sites


Tirage d’une nouvelle ligne 15 Coupe : élagage éventuelle de Impact négatif peu perceptible L’élagage de quelques branches d’arbres ne
kV pour alimenter la station végétation constituera pas un impact remarquable.
Unilu

Entretien correct des stations Déversement d’eau de vidange et Impacts localisés, faibles dus au Il faut construire des drains autour des
de pompage et des réservoirs de trop plein sur les sols ; lessivage des sols, au rejet de installations pour collecter ces écoulements ;
boues ;

Pompage haute pression de Fiabilité de l’alimentation des Impacts hautement positif, Il sera question d’effectuer de nouveaux
l’usine vers les réservoirs. ménages par gravité à partir des permanent. tracés des canalisations en terrains dégagés
Milieu naturel

l’eau potable

réservoirs. Retombées importantes du point si possibles, enfouis à bonne profondeur.


de vue santé publique. Il faut mettre en place un programme
d’éducation sanitaire (hygiène de l’eau de
boisson) pour accompagner le projet d’AEP

Tableau 41 : Analyse des impacts environnementaux des sites réhabilitation et exploitation des Stations de pompage de Kimilolo, de Relais et de Kasapa ainsi que des
sites de construction du réservoir RTNC, du réservoir de Kafubu et de la bâche de Kimilolo.

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Milieu récepteur Activité source d’impact Description de l’impact Particularités relevées Mesures d’atténuation / bonification

Décapage des sols pour le creusement des Creusement des tranchées Impacts négatifs de faible portée, Pour éviter un vieillissement prématuré des tuyauteries, les
tranchées ; (prof.min 80 cm) pour le passage temporaire, réduit aux sites des cassures ainsi que les actes de vandalisme, il faut préconiser la
des canalisations tranchées pose en tranchée,
Modification des profils Il faut éviter de casser les murs de clôture ; éviter également au
pédologiques maximum d’être proche d’une zone d’érosion (bord de talus par ex.)

Rétablir la couverture végétale ; planter des espèces dont les


racines pourront maintenir les sols en place (vétivers par ex.) ;
Interdire l’implantation d’habitations sur les canalisations ou des
sites érosifs, de glissement de terrain, qui emporteraient les
canalisations ;
Positionnement des nouvelles canalisations Risques de destruction de maisons Impacts négatifs importants, Enquêtes foncières à réaliser ; déguerpissement des constructions
en remplacement des anciennes implantées sur les anciennes permanents illégales si requis et inévitable mais indemnisation des PAP pour
canalisations ; Prévoir le passage les biens perdus ;
des nouvelles canalisations dans Eventuellement abandon des canalisations disposées sous des
l’emprise des voiries ; maisons et modification des itinéraires des conduites. Pour les
Requérir le droit de passage dans conduites à renouveler, les nouvelles conduites seront mises en
les propriétés privées ; parallèle avec les anciennes La pose de ces canalisations se fera
dans des tranchées suffisamment profondes pour avoir 80 cm de
matériaux de remblaiement au-dessus de la génératrice supérieure.
Remplacement des anciennes Risque des coupures d’eau Impact négatif important, temporaire Les ménages concernés seront informés de toute perturbation de
canalisations pendant les travaux de l’approvisionnement en eau. Dans le cas où une telle perturbation
remplacement des canalisations dure plus que 24 heures (prévue ou pas), les camions citernes
seront déployés pour assurer l’approvisionnement en eau en
urgence.

Réhabilitation de Bornes Fontaines Absence d’assainissement ; Impact négatif important pour la santé ; Il faut multiplier les robinets pour réduire les files d’attente ;
existantes et construction de nouvelles nombre de robinet insuffisant ; maîtrisable, stabiliser le périmètre d’accès ;
stagnation des eaux d’écoulement ; Le drainage des eaux usées par puits perdus n’étant pas faisable, il
Les sols, l’eau et l’air ambiant

faut prévoir un branchement pour l’évacuation des eaux usées en


provenance de bornes fontaines vers le système d’assainissement
de la ville.
Gestion des Bornes Fontaines Impact économique positif Il faut organiser la vente de l’eau ;
Emploi pour des fontainiers Il faut privilégier les femmes dans le métier de gestionnaire des
Milieu physique

Bornes Fontaines.
Il faut réguler l’accès aux robinets ; gérer les conflits de voisinage
Déversement des effluents sur les sols des Pollution des sols et eaux de Impacts négatifs permanents ; Le plan d’action d’assainissement de la ville de lubumbashi est
parcelles et des voiries ruissellement ; Fermentation des amplitude moyenne à forte; disponible ; en attendant son financement,
matières organiques ; Il faut s’efforcer d’organiser des puits perdus dans les parcelles si

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Pollution de l’air par les odeurs d’effluents


développement de bactéries ; possible ; évacuation des eaux usagées dans des caniveaux quand
divers croupis invasion d’insectes d’oiseaux et de existants.
rats ; développement de la malaria
et autres maladies hydriques
Passage des nouvelles canalisations en Destruction de la couverture Impacts négatifs permanents Les extensions de la ville sont irréversibles ; la végétation naturelle
milieu de savanes arbustives/herbacées, en végétale sur le linéaire des Peu significatif compte tenu de la encore en place sur certains sites semi-urbains en cours
Milieu naturel

périphérie de la ville dans les nouveaux canalisations ; Coupe d’arbustes ; vocation nouvelle des terrains, en cours d’urbanisation sera rapidement et définitivement éliminée. A la
La flore et la
faune locale

quartiers ; décapage des sols et mélange des d’affectation limite elle sera remplacée par des plantations d’arbres fruitiers
Destruction linéaire très localisée du horizons pédologiques ; (manguiers, avocatiers, goyaviers, etc.) dans les parcelles
biotope compactage des sols ; d’habitation.

Les populations bénéficiaires du projet La population doit pouvoir Impact positif de la procédure ; impact à Le Maître de l’ouvrage doit prendre des dispositions pour que la
seront tenues au courant de la teneur des s’approprier les réalisations du longue durée présente EIES soit portée à la connaissance des médias et de la
participative

travaux et de son planning projet. société civile.


Approche

Les personnes qui s’estimeraient Un cahier des doléances sera ouvert dans chaque Commune ; Les
lésées par les réalisations doivent auteurs des réclamations seront tenus au courant des solutions
pouvoir se faire entendre proposées.
Ouverture des tranchées / traversées des Dommages causés aux routes, Impacts socio-économiques négatifs, Il faut réfectionner les routes démolies,
chaussées et pose des conduites ; déplacement des poteaux temporaires ; moyennement important Replacer les poteaux électriques et les panneaux publicitaires,
Remblai des tranchées électriques et panneaux replanter les arbres abattus.
Sécurité - hygiène du travail Socio économie

publicitaires, abattage des arbres. Il faut avertir les instances concernées et prendre les mesures
Gêne du déplacement des appropriées pour réduire la durée de l’interruption au minimum
populations et dysfonctionnement (mise en place des rampes d’accès) ,
de la circulation. Il faut compenser les pertes économiques enregistrées par la
Perturbation / Interruption de population suite à l’arrêt des activités pour cause des travaux.
services divers.
Remplacement des conduites existantes en Les conduites existantes en Impact s socio-économiques positifs Les nouveaux brachements ainsi que les branchements existants
amiante- ciment par de nouvelles amiante-ciment sont vetustes et suite à la récupération des volumes qui sont connectés à ces conduites en amiante-ciment seront
conduites en PEHD. sont les sièges de plusieurs fuites d’eau perdus auparavant. repiqués sur de nouvelles conduites de remplacement en PEHD qui
d’eau. La santé publique est sécurisée par seront posées en parallèle.
L’amiante-ciment est cancérigène rapport au risque de cancer. A l’issue des travaux, ces conduites en amiante-ciment seront
enterrées sur place et désaffectées.
Milieu humain

Tableau 42 : Analyse des impacts environnementaux de la pose des conduites d’adduction et distribution de l’eau de Lubumbashi

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5.3 SYNTHÈSE DE L’ANALYSE DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX DU PROJET

5.3.1 Au niveau du milieu Physique


L’impact sur l’air ambiant et les sols est estimé peu conséquent, très localisé, temporaire et limité à la
période des travaux. La valeur de ces impacts est déterminée de manière spécifique pour chacun des
sites qui sera mis en chantier notamment : les 5 sources de Kasapa et les 8 nouveaux forages de
Kafubu, Unilu, Kamasaka et Unilu, construction et réhabilitation des stations de pompage de Kimilolo,
construction de nouveaux réservoirs sur le site RTNC, Kafubu et Kimilolo, pose des conduites
primaires , secondaires et tertiaires de distribution d’eau, y compris les branchements particuliers et
les bornes fontaines.
L’inventaire exhaustif de ces nuisances sur le milieu physique est fait de manière à en appréhender
correctement la nocivité et les risques encourus et les mesures d’atténuation ont été proposés en
fonction de l’analyse réalisée pour chaque composante du projet.

5.3.2 Au niveau milieu Naturel


L’impact est soit temporaire, soit permanent mais toujours de très faible amplitude. Il est maîtrisable.
Les 9/10 des travaux à réaliser en milieu naturel seront effectués sur des concessions de la
REGIDESO et ne concerneront que des réhabilitations n’entraînant aucune destruction d’un milieu
déjà modifié.
En milieu urbain les travaux ne toucheront aucun écosystème naturel.
- Notons toutefois que plusieurs arbres sont à abattre car disposés sur l’emprise des travaux de
pose de conduites ;
- Les prélévements des debits des sources contrôlés grace à la mise en place d’une campagne de
mesures périodiques des débits-aval de ces sources par rapport à leurs débits écologiques.
Cette capagne des mesures permettra de s’assurer que les prélevements des eaux des sources
exploitée par le projet n’auront pas d’impact sur les cours d’eau ni sur les activités humaines.

La valeur de ces impacts est déterminée de manière spécifique pour chacun des sites qui sera mis en
chantier. L’inventaire exhaustif de ces nuisances sur le milieu physique est fait de manière à en
appréhender correctement la nocivité et les risques encourus et les mesures d’atténuation ont été
proposés en fonction de l’analyse réalisée pour chaque composante du projet.

5.3.3 Au niveau du milieu Humain


Les travaux de :
- Mobilisation de sources de Kasapa et de nouveaux forages de Kafubu, Unilu, Kamasaka et Unilu ;
- Construction et réhabilitation des stations de pompage de Kimilolo ;
- Construction de nouveaux réservoirs sur le site RTNC, Kafubu et Kimilolo ;
- Pose des conduites primaires, secondaires et tertiaires de distribution d’eau
seront effectués sur des concessions appartenant à la REGIDESO.

Les personnes habitant illégalement la parcelle REGIDESO de Kamasaka quitteront ce terrain et


seront indemnisées pour les biens perdus (maisons, arbres, briques, étangs, cultures, etc.. )

Les travaux de pose de nouvelles canalisations risquent d’engendrer de problèmes à cause des
constructions anarchiques érigées sur certaines conduites existantes et programmées pour être
remplacées ou renforcées. L’occupation des emprises des routes par des bâtisses et des marchés
pirates entravera aussi les travaux de pose des canalisations à certains endroits. Ainsi donc, pour
éviter tout risque de devoir exproprier certaines habitations, dans la mesure où cela est techniquement
possible, les équipements et infrastructures du PEMU seront localisés sur des espaces publics ou des
emprises existantes et libres. Pour ce faire, le Consultant a proposé l’abandon des tracés et des

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canalisations qui menacent les murs de clôture, par exemple mur de clôture de la société STL) et la
modification des tracés des conduites à poser de manière à contourner ces obstacles.

Toutefois, pour le réseau tertiaire de Kenya, faute d’espace public disponible, cette solution ne pourra
pas être mise en œuvre mais les casses seront évitées à tout prix afin de contenir le projet dans les
limites budgétaires réalistes.

Toute personne ayant subi, du fait du projet, la perte de biens, d’accès à des ressources
économiques, aura droit à une indemnité, avant le démarrage des travaux. Par personnes affectées
par le projet (PAP), on entend les personnes déplacées ou celles qui perdent des revenus suite à
l’immobilisation de leurs activités économiques à cause des travaux.

Etant donné qu’il a été relevé 344 ménages affectés correspondant à 344 ménages x 6,23
personne/ménage = 2.143 personnes affectées, et que l’impact sur le plan socio_économique est
très important, un PAR a été réalisé et va déterminer la valeur de ces impacts de manière spécifique
pour chacun des sites qui seront mis en chantier.

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PHASE
PHASE PRE-TRAVAUX PHASE TRAVAUX
EXPLOITATION
Légende :

Bases de vie ou bureaux des


so : sans objet
T : : temporaire

Entretien des installations


Aménagement réservoirs
conducteurs des travaux

Aménagement captages
Stockage des matériaux
P : permanent

Travaux de bétonnage

désinfection des eaux


Nivellement Remblais

Pose des conduites

Circulation transport
- : impact négatif faible

Pompage des eaux


Pose lignes MT BT

Abattages d’arbres
Choix des terrains
- - : impact négatif. modéré

Abattage d’arbres
- - - impact négatif important

Expropriations
+ : impact positif faible
++ : impact positif. modéré
+++ : impact positif. fort

Eaux de sources -T - so - so So so. -P .so - so. .so -P P. .so so. -P so. P.


Eaux des forages So .sp So -T .so -P .P .so .so .- T .so .P .so .T .so So
Milieu Physique

Sols -T - -P --T -T -T - P - P - P .- T - P -T .+ P .- T .so .so - -T


Production bruit - T. -T -T -T .- T - T -T - T .- T - T .- T .so .- T .- P .- P -T
Product. poussières,
- T -T So -T .so - T -*T - T .so .- T .so .so .- T .so .so -T
Gaz échappement
Végétat. Concession -T -P -T -T -P --P -*P -P .- P .- P -*T .so .so .so .so So
naturel
Milieu

Concession immob. -T so .so .- T .- P .+ P .- P .- P .- P .- P .- P .+ P .- T .so .so So


Population Résidente -P -T -T .- T .- P ++ P ++P -T .- P .so -P --P -T so So +++P
Emploi + T. .+ T +T .+ T .+ T +T +T +T .+ T +T .+ T -- T +T +P ++ P +P
Equipement ville So .so .so so. -P ++ P ++P ++ P .+ P .so -P +P .so +++P +++P ++ P
Cadre de vie -T .so So -T -P ++ P ++ P So .so .so -P .+ P -T +++ P +++ P +++ P
Milieu Humain

Habitat -P -P .so -T - *P So ++ P -P .- P .so -T -P -T +++ P So +++ P


Sécurité -T .- T .so -T -T - T. .++ P -T .- P .- T - T .+ P - T +++P. +++P ++ P.
Santé so. -T. .so .so .so So +++ P So - P. - T. so so. .- T +++P +++P ++ +P

Tableau 43 : Synthèse de l’analyse des impacts environnementaux du projet

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5.4 ANALYSE DES ALTERNATIVES


L’analyse des alternatives consiste à comparer la variante proposée au niveau de l’étude AEP à la variante
« sans projet ».

5.4.1 Variante « sans projet »

Dans l’option où ce projet n’est pas exécuté, Lubumbashi restera une ville d’environ 1.600.000 habitants
sans accès à l’eau potable de qualité et en quantité suffisante. A l’horizon 2020, la population passera à
2.000.000 habitants environ, avec une forte densité dans les communes et quartiers actuels. Ces
populations continueront à s’approvisionner aux sources traditionnelles (les branchements de la
REGIDESO avec un service irrégulier, les émergences et les cours d’eau) avec l’eau de qualité moins
sûre.

Les aspects positifs et négatifs d’une telle option sont listés ci-dessous :

Aspects négatifs Aspects positifs

- Eau de qualité douteuse et en - Pas de problème d’évacuation


quantité insuffisante d’eaux usées résultant d’une
- Eloignement par rapport au point production d’eau potable
d’eau le plus proche supplémentaire de plus de
- Maintien et aggravation de la corvée 70.000 m³/j à l’horizon du
d’eau pour les enfants et les femmes projet
- Maintien et aggravation des maladies
liées au manque d’eau et à sa
mauvaise qualité
- Maintien et aggravation des
mauvaises qualités d’hygiène
- Aucune réalisation de travaux
antiérosifs préparatoires
- Aucune réalisation de travaux
d’assainissement préparatoires

Il est clair que les aspects négatifs d’une telle option l’emportent très nettement, notamment en ce qui
concerne les aspects sanitaires et sociaux. Les conséquences positives semblent dérisoires par rapport à
tous les inconvénients pour la population.
L’option sans projet n’est pas une solution à considérer. Elle contribuerait à la dégradation accentuée du
milieu. Elle contribuerait à forcer la population, malgré un accroissement démographique important, à
s’approvisionner en eau de boisson de qualité moins sûre et en quantité insuffisante. La situation sanitaire
ne pourrait qu’empirer et les répercussions socio-économiques pourraient devenir préoccupantes pour le
Gouvernement.

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5.4.2 Variante « avec projet »

Les aspects positifs et négatifs de l’option « avec projet » se déclinent comme ce qui suit :

Aspects négatifs Aspects positifs


- Indemnisation de la population - Disponibilité d’une main d’œuvre compétente et
et des biens affectés par le qualifiée
projet ; - Assurance d’un service de qualité par la
- Risque d’accidents du travail disponibilité d’une main d’œuvre formée,
lors de compétente et qualifiée
l’utilisation des produits - Assurance que l’entretien des ouvrages et des
chimiques ; équipements sera fait par une main d’œuvre
- Evacuation journalière d’une formée, compétente et qualifiée
grande quantité d’eaux usées - Emergence de certains corps de métier au sein
sans système d’évacuation de la population
approprié - Fortes activités économiques induites par la
- Risque d’aggravation des production et la distribution d’eau potable
problèmes dus aux érosions - La population, particulièrement les jeunes et les
femmes seront plus disponibles pour d’autres
activités : scolarité, activités lucratives
susceptibles d’accroître le revenu familial
- Régularité et fiabilité du service
- Disponibilité d’une eau de qualité en quantité
suffisante
- Proximité du point d’eau (à domicile pour le
branchement particulier ou à une distance
raisonnable pour la borne fontaine et ceux qui
s’alimentent chez le voisin)
- Diminution sensible des maladies liées au
manque d’eau à sa mauvaise qualité
- Amélioration des conditions d’hygiène
- certains travaux antiérosifs à effectuer avant la
pose des conduites
- Réalisation de certains travaux
d’assainissement autour des nouveaux points
d’eau.

Les aspects positifs de la variante « avec projet » sont prépondérants sur les conséquences
négatives.

5.5 LES IMPACTS SOCIO ÉCONOMIQUES

5.5.1 Description de la territorialité des travaux


Des enquêtes quantitatives et qualitatives ont été menées pour dresser une description spatiale des
travaux sur la base de trois questionnaires portant sur :
- Activités commerciales ;
- Ménages ;
- Concessions et parcelles agricoles.

Les données collectées ont été complétées par des Interviews individuelles et des visites
environnementales.

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a) Le premier tronçon (système Kafubu):

Le point de départ des installations prévues dans le cadre du PEMU dans la commune Annexe est le site
Kafubu, où seront implantés 4 forages.
Les deux premiers forages seront reliés chacun par une tuyauterie d’exhaure DN 200 PEHD à un
collecteur DN 300 PEHD.
Quant aux deux derniers forages, ils seront reliés chacun par une tuyauterie d’exhaure DN 250 PEHD au
collecteur DN 300 PEHD susmentionné.
Un collecteur général DN500 FD, long de 910 m, sera relié à un réservoir de tête en béton armé d’un
volume de 200m3.
A partir de ce réservoir, une autre conduite DN500 FD sera placée jusqu’au réservoir modulaire d’un
volume de 250m3 qui sera placé à côté de la nouvelle station de pompage Kimilolo 1 et 3. La longueur
totale de cette conduite est de 5.432m.
Ce tronçon, situé pratiquement en dehors de l’agglomération urbaine ne pose pas de problème
environnemental particulier.

b) Le deuxième tronçon (Système Unilu) :

Le second tracé part du site UNILU dans la Commune Annexe où seront implantés 3 forages.
Les deux premiers forages, de nouveaux forages, seront reliés chacun par une tuyauterie d’exhaure DN
150 PEHD à un collecteur DN 250 PEHD long de 442 m et relié à son tour à un réservoir existant de 1.000
m3.
Quant au dernier forage, un forage existant, il sera raccordé par une tuyauterie d’exhaure DN 150 PEHD
au réservoir susmentionné, la longueur de cette tuyauterie étant de 40 m.
Une conduite de distribution DN250 ETERNIT partant de la station de pompage Unilu sera remplacée par
une nouvelle conduite de même diamètre mais en PEHD, longueur 1.043m.
Ce deuxième tronçon ne pose pas non plus de problème environnemental particulier.

c) Le troisième tronçon (Système Golf) :

Le troisième tronçon est constitué par une nouvelle conduite qui sera posée entre la nouvelle station
pompage Kimilolo III, alimentée par les forages de Kafubu et la source de Kimilolo, et le nouveau réservoir
2500m3 en béton armé à construire au sommet de la RTNC. Le diamètre de cette conduite est DN500 FD
et sa longueur 5.100m.
Le réservoir RTNC sera connecté avec le quartier Golf au croisement des rues Munua et Mwela avec une
DN600 FD. La longueur de la conduite est 7.940m.

d) Le quatrième tronçon (système Relais):


La pose de ce tronçon a comme objectif d’assurer une bonne desserte d’eau dans les quartiers du centre-
ville et les quartiers le long de l’avenue Lumumba. Pour atteindre cet objectif, les travaux suivants sont
programmés :
- la conduite existante DN550 acier qui est en mauvais état sera abandonnée et remplacée par une
nouvelle conduite DN600 FD entre Kimilolo I et l’avenue Kamanyola. Entre ces deux nœuds, aucun
raccordement avec des conduites existantes ou projetées ne sera réalisé garantissant ainsi une
desserte optimale de la zone relais.
- Cette nouvelle conduite sera prolongée avec une conduite DN500 PEhd qui sera posée dans l’avenue
Mobutu entre le nœud au croissement Kamanyola et le croissement de l’avenue Mobutu et le
boulevard Lumumba. Seule la conduite de distribution DN250 existante, posée dans l’avenue Mobutu,
sera raccordée sur cette nouvelle conduite
- La conduite DN450 située dans l’avenue Kamanyola et alimentant la zone Golf, sera raccordée à la
nouvelle DN600 FD au niveau du croissement Kamanyola.
- Bien que la zone Golf est alimentée par Kimilolo III, le raccordement sera réalisé avec une vanne qui
en opération normale restera fermée. En cas d’arrêt exceptionnel de Kimilolo III, la zone Golf pourra
être alimentée par Kimilolo I.
Sur ce tronçon, on évitera de démolir le mur de la concession STL, à cet effet, la conduite sera posée sur

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l’autre côté de la route au niveau de cette concession.


Les deux stations d’essence ne seront pas fermées pendant les travaux, les ouvrages démolis ou déplacés
sur les tracés des conduites seront réfectionnés ou replacés par l’entreprise.

e) Le cinquième tronçon (système Tabacongo):

Pour assurer une desserte optimale de la zone Tabacongo, les travaux suivants sont prévus :
‐ La conduite DN600 FD posée en 2009, transportant actuellement l’eau de Kimilolo I sera utilisée pour
le pompage de Kimilolo II. Toutes les conduites existantes, raccordées actuellement aux conduites
DN550 acier seront raccordées à cette conduite existante DN600 FD
‐ Une nouvelle conduite DN600 FD sera posée entre le nœud 108 à la sortie de Kimilolo et le nœud 14.
A ce dernier nœud, la conduite sera raccordée à la conduite existante DN600 FD. Aucun raccordement
n’est fait sur cette nouvelle conduite entre Kimilolo et le nœud 14.
- A partir du nœud 14, une nouvelle conduite DN600 FD sera posée du côté droit de la route jusqu’à
l’avenue Kamanyola. A ce niveau, cette nouvelle conduite sera raccordée à la conduite existante
DN550 posée dans l’avenue Mobutu. Plusieurs conduites existantes seront raccordées à cette nouvelle
conduite, entre autre les nouvelles conduites de distribution qui alimenteront la cité Gécamines.
Deux by-pass sont prévus entre les nouvelles conduites DN600 FD de Kimilolo I et II. Ces by-pass
permettront en cas d’arrêt exceptionnel de Kimilolo I ou II, d’assurer une alimentation minimum dans toutes
les zones.

f) Le sixième tronçon (système Kenya):

La réhabilitation du réseau tertiaire dans la commune de Kenya rencontre un problème particulier. Les
conduites en acier ou en ETERNIT à remplacer par des conduites en PEHD sont situées en dessous des
maisons qui ont été construites sur la bande de servitude.
Il sera hors de questions de démolir ces maisons pour poser ces conduites tertiaires.
Les conduites existantes seront remplacées dans leurs positions ; les travaux seront exécutés
manuellement avec haute intensité de main d’œuvre et de préférence avec recourt aux ménages
concernés comme mai d’œuvre. Ce système évite des réclamations pour cas de vol. La population utilisée
pour ces travaux sera rémunérée par l’entreprise, ce qui constituera une indemnisation de fait et un
exemple de gestion participative.

5.5.2 Recensement des constructions / Infrastructures affectées par le Projet

Suivant les enquêtes socioéconomiques menées en octobre 2011, il a été inventorié 344 ménages
affectés par le projet PEMU à Lubumbashi.
Ces ménages sont repartis sur trois sites de manière suivante :

Sites Ménages
Kamasaka 99
Kenya 92
Route kasumbalesa 153

Compte tenu de la taille moyenne des ménages de Lubumbashi, qui est de 6,23 personnes par ménage,
le nombre total des personnes affectées par ce projet est estimé à 344 ménages x 6,23
personne/ménage = 2.143 personnes.

Les personnes vulnérables (illettrés, veuves, handicapés, vielles et vieux), quoique présentes sur le site,
n’ont pas fait l’objet d’une identification ou d’un dénombrement spécifique.

Ce constat a imposé l’élaboration de ce Plan d’Action de Réinstallation (PAR) qui décline la procédure à
suivre par la REGIDESO dans le processus de réinstallation, d’indemnisation, de compensation et de
gestion des plaintes et des conflits.
La liste exhaustive des PAP/BAP est donnée par l’annexe 9.3

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5.5.3 Communication et concertation avec les acteurs

Le consultant s’est appuyé sur un plan de consultation pour recueillir les avis, les craintes, les facteurs de
réticence et les éléments motivateurs. Durant ces consultations, une place de choix a été accordée à
l’écoute des populations affectées par le projet et sur le devenir de la communauté en rapport avec le
PEMU de la ville de Lubumbashi.
Le tableau synoptique suivant résume les avis des acteurs institutionnels et non institutionnels :

N° THEME Avis acteurs non Pourcentage Avis acteurs institutionnels


institutionnels (PAP)
1 Pose des Les conduites existantes 3% Effectivement, le projet prévoit de
conduites sont vétustes, il faut les réhabiliter et renforcer le réseau primaire,
remplacer. secondaire et tertiaire.
Toutes les conduites en « ETERNIT »
seront remplacées par des conduites en
PEHD.
2 Energie électrique Y aura-t-il suffisamment 3% La SNEL a participé à ce projet au niveau
SNEL d’énergie électrique SNEL de l’APD.
pour les équipements de la La demande en énergie pour les stations
REGIDESO ? de pompage a été traitée conjointement
par la SNEL et la REGIDESO au niveau de
Lubumbashi.
3 Qualité de l’eau L’eau de la REGIDESO est 25% Aucune analyse scientifique n’a prouvé
REGIDESO contaminée par SOMINKA, cette contamination.
elle est de mauvaise qualité. L’eau de la REGIDESO est potable, elle
subit des contrôles indépendants par le
CRAA.
4 Constructions Comment la REGIDESO va- 17% Nous (autorité locale) sommes tous
anarchiques t-elle s’y prendre avec les responsables de ces constructions
constructions anarchiques ? anarchiques et c’est la REGIDESO qui en
est la victime maintenant.
5 Indemnisation des Comment serons-nous 14% Une enquête est en cours pour identifier
PAP indemnisés ? les PAP.
Ces derniers seront indemnisés
conformément à la politique de sauvegarde
de la Banque Mondiale (OP 4.12)
6 Sécurisation des Comment sécuriser les 3% Les équipements seront sécurisés dans le
équipements du équipements ? cadre des dispositions d’exploitation
projet normale.
7 Quantité d’eau Y a-il-suffisamment d’eau ? 17% Effectivement les ressources actuelles ne
face aux besoins suffisent plus pour satisfaire les besoins ;
une étude des ressources additionnelles
en en cours de démarrage sous
financement de la Banque Mondiale.
8 Information du Comment pouvons-nous être 8% La population sera informée à chaque
public sur le projet informés sur ce projet ? étape sur le projet. C’est une des politles
CGES et CPRP par exemple, la population
peut consulter ces documents auprès de la
REGIDESO ou du Président du CPL :
Lubumbashi
9 Facturation de L’eau coûte trop cher ; la 11% Le prix de l’eau résulte des études
l’eau facturation est fantaisiste économiques et nécessite un accord du
Gouvernement avant d’être appliqué. Pour
éviter la facturation fantaisiste, le projet a
prévu l’acquisition des compteurs neufs et
le recyclage du personnel exploitant.

Tableau 45 : Tableau synoptique des avis lors des consultations publiques

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5.5.4 Synthèse des impacts socio économiques liés à l’exécution des travaux de
renforcement de l’hydraulique urbaine de la ville de LUBUMBASHI

5.5.4.1 Les impacts positifs

Les impacts positifs se distribuent au niveau des populations, dans le domaine du Genre et de l’égalité des
sexes de la REGIDESO, de l’Etat en termes de politiques sociales et de l’atteinte des OMD.
5.5.4.1.1 Au niveau des populations

Le projet va activement participer à la réduction des déséquilibres en eau par une amélioration notable du
système d’adduction en eau potable de la ville de Lubumbashi.
Il en sera ainsi dans les communes et quartiers ci-après :
- La zone golf (Quartiers Lido, Golf, Kabulameshi) qui sera alimentée en directe par le nouveau réservoir
RTNC qui a son tour est alimenté par la nouvelle station de pompage Kimilolo I et III ;
- La zone Tabacongo (Commune Kenya et Katuba) alimentée par Kimilolo II. La conduite de
refoulement sera réparée et quelques tronçons seront remplacés ;
- La zone ville (commune Kamalondo, Lubumbashi ville nord et sud), alimentée par la station Kimilolo I,
qui sera reconstruite, et des nouvelles conduites de refoulement DN600 qui seront posées en
remplacement des deux conduites vétustes DN550 ;
- Les cités Universitaire et Kasapa alimentées à partir de Relais grâce à la réfection des unités de
pompage de Relais 1 ;
- La cité Gécamines qui bénéficiera d’un nouveau réseau ;
- Les zone Kafubu et Kenya dans lesquelles une partie du réseau tertiaire sera réhabilitée

Cet indicateur de succès du projet va beaucoup influé sur le cadre et les conditions des populations de ce
quartier qui vivent avec les formes les plus structurées de la pauvreté urbaine. Le renforcement de
l’hydraulique urbaine de la ville de Lubumbashi va certainement exercer des influences positives sur la
santé publique par une réduction significative des maladies d’origine qui va du coup se répercuter sur la
qualité de la santé maternelle et infantile. Le PEMU de lubumbashi va donner lieu à une création d’emplois
temporaires dans un contexte ou le chômage frappe toutes les couches de la population

5.5.4.1.2 Dans le domaine du Genre et l’égalité des sexes

Dans le domaine du Genre et de l’égalité des sexes, le projet poursuit les besoins pratiques et les
objectifs stratégiques des femmes qui sont lourdement affectées et socialement fragilisées par la
dégradation du système d’adduction d’eau potable dans la mesure où l’essentiel des activités domestiques
en rapport avec l’AEP sont assurées par elles dans les unités d’habitation. . Il est aussi prévu un
allégement des taches féminines au niveau des unités domestiques par un soulagement des corvées
traditionnellement assurées par les femmes. C’est le cas du port d’eau, de la vaisselle, du linge, de la
cuisine, de l’hygiène des enfants etc. Il faut aussi noter que l’accès durable à l’eau potable va impacter
positivement la nutrition communautaire et les pratiques d’hygiène et d’assainissement. Les femmes et les
autres groupes vulnérables ne vont pas subir le projet, comme c’est le cas de certains projets non
participatifs. Ils s’offrent dans le dispositif comme des « groupes consultés » pouvant donner leur avis,
leurs impressions, leurs opinions et aussi exprimer leurs craintes en rapport avec les pertes et les
compensations en ce qui à trait au PAR. Les mécanismes de compensation des pertes et le Membership
des unités de gouvernance du PAR transcendent toutes les formes de discrimination socialement
construites entre les hommes et les femmes, les riches, des pauvres, les nationaux, les allogènes et les
étrangers.
Les femmes et les groupes vulnérables ont activement participé aux consultations publiques et devraient
aussi participer aux unités de gouvernance qui seront mises en place pour le suivi du PAR comme le
CLPAP par exemple. Les personnes vivant avec le VIH/ Sida vont aussi certainement s’offrir comme des
bénéficiaires actifs du PEMU.

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.5.5.4.1.3 Au niveau de la REGIDESO


La REGIDESO va gagner en crédibilité institutionnelle et en viabilité sociale aux yeux des populations qui
vont assister à une réponse adéquate d’une demande sociale. La REGIDESO vient à travers le PEMU
résorber l’expression d’une faille en matière de politiques sociales. On va aussi assister à une
augmentation des recettes au niveau de la compagnie. Les nouvelles installations vont beaucoup aider à
réduire les fuites et pertes au niveau du réseau et donner lieu à une meilleure rentabilité financière.

.5.5.4.1.4 Pour aider l’Etat de la RDC a atteindre les OMD


Les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) constituent une série d’objectifs quantifiés et
situés dans le temps visant à améliorer sensiblement la condition humaine d’ici à 2015. Ils découlent de la
déclaration du Millénaire adoptée en septembre 2000 par les gouvernements de l’ensemble des 189 états
membres des Nations-Unies et, par la suite réaffirmée par la communauté internationale à la conférence
sur le financement du développement de Monterry et au sommet mondial sur le développement durable de
Johannesburg en 2002 par le Secrétaire Général des Nations Unies a été chargé de recommander d’ici
Juin 2005, les meilleures stratégies pour la réalisation des OMD. Le débat sur les objectifs du Millénaire a
suscité d’âpres échanges intellectuels et théoriques sur l’avenir du monde sous-développé. Aucune échelle
de développement humain durable n’échappera aux analyses des spécialistes en termes d’anticipation
d’action et de prospectives.
Dans la substance du rapport mondial sur le développement humain durable, les auteurs identifient les
problèmes les plus graves, analysent ce qu’il faut faire pour inverser les tendances et présentent des
propositions courantes sur la manière d’accélérer les progrès dans tous les pays, de sorte d’atteindre les
objectifs qui sont au nombre de huit (8) avec dix-huit (18) cibles et quarante-huit (48) indicateurs.10
Ils se déroulent comme ce qui suit :
- Objectif N°1 : faire disparaître l’extrême pauvreté et la faim ;
- Objectif N°2 : garantir à tous une éducation primaire ;
- Objectif N°3 : promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ;
- Objectif N°4 : réduire la mortalité des enfants ;
- Objectif N°5 : améliorer la santé maternelle ;
- Objectif N°6 : combattre le VIH-SIDA, le paludisme et d’autres maladies ;
- Objectif N°7 : assurer la durabilité des ressources environnementales ;
- Objectif N°8 : mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Les différents objectifs posent dans leur pluralité la nécessité de s’accommoder d’une nouvelle vision du
développement, d’entreprendre de profondes réformes au plan politique et institutionnel, d’impliquer tous
les acteurs dans le choix et la construction des politiques notamment les groupes démunis et les segments
significatifs de la société civile. De fait le PEMU se raccordent aux objectifs 3, 4, 5 et 7 dans une logique
de complémentarité fonctionnelle. Dans le cas de Matadi, on peut avancer sans risque de se tromper que
le PEMU participe à une localisation des OMD dans une unité urbaine (Localizing MDG).

5.5.4.2 Les impacts négatifs

On peut citer parmi les impacts négatifs, les pertes des maisons, des arbres fruitiers, des cultures, de
revenus des propriétaires d’échoppes, de bistrots, d’ateliers d’ouvrage qui sont sur l’emprise des conduites
comme le montre la description spatiale des travaux à entreprendre en sus. Il faut aussi noter la
perturbation temporaire de la circulation routière qui va impacter sur la mobilité des biens et des
personnes. Les bruits liés aux travaux vont certainement exaspérer les établissements humains qui se
massifient autour des chantiers.

5.5.4.3 Impacts du VIH/ Sida sur les PAP et les ouvriers des chantiers

La ville de Lubumbashi se révèle comme une ville minière largement ouverte au monde et au pays de par

10
PNUD (1993) Rapport Mondial sur le Développement Humain 2003. Les Objectifs du Millénaire pour le
Développement : un pacte entre les pays pour vaincre la pauvreté humaine. Economica, PNUD.

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son accessibilité. Cette position donne expose la population à des risques dans le domaine de la
propagation du VIH Sida dans un rude contexte de pauvreté.
Les autres facteurs qui poursuivent la propagation du Vih Sida dans la ville de Lubumbashi sont le
chômage des jeunes, la pauvreté qui fragilise socialement les garçons, les filles, les hommes et les
femmes

Dans un scenario ou les travaux seront complètement terminés, la ville de lubumbashi va gagner en
qualité de vie. Ce qui pourrait amener à une densification des établissements humains avec l’érection de
nouvelles unités d’habitation, de nouvelles infrastructures. La ville sera plus attirante et incitative pour les
investissements. Dans ce scénario les risques de propagation du Vih Sida vont se massifier davantage
avec les nouveaux arrivants incluant des ruraux. Dans ce cas de figure les PAP seront potentiellement
exposées à la maladie. Leurs déplacements entre le début et la fin des travaux vont aussi les amener à
tisser de nouvelles connaissances et à se construire des liaisons.

Les ouvriers et les cadres encourent aussi des risques en rapport avec les bistrots et bars et commerces
qui vont ceinturer les chantiers et qui sont aussi des lieux de rencontre Hommes/Femmes.

5.6 LA DIFFUSION D’UN PAR

Le Projet d’AEP de la ville de Lubumbashi est classé selon la nomenclature de la Banque Mondiale dans
le registre de catégorie de projet de type B avec des impacts positifs largement supérieurs aux impacts
négatifs.
Avec à son actif 344 ménages affectés et compte tenu de la taille moyenne des ménages de
Lubumbashi qui est de 6,23 personnes, ce chiffre équivaut à 344 ménages x 6,23
personnes/ménage = 2.143 personnes affectées.
Vu, en plus, le montant important des indemnisations correspondantes, ce projet nécessite
l’élaboration d’un Plan d’Action de Réinstallation (PAR).
Le PAR s’offre comme un document de stratégie qui décline la procédure à suivre par la CEP-
O/REGIDESO dans le processus de réinstallation, d’indemnisation, de compensations et de gestion des
plaintes et des conflits. Les bénéficiaires directs de ce présent PAR sont les personnes affectées par les
travaux du projet de renforcement de l’hydraulique urbaine de la ville de Lubumbashi.
Il s’agira ici d’éviter autant que possible ou minimiser la réinstallation involontaire en étudiant toutes les
alternatives réalisables La méthodologie de ce PAR se distribue globalement sur 3 temps. Il s’agit dans un
premier temps d’exploiter les résultats des enquêtes démographiques et socio-économiques Le deuxième
temps se rapporte à la description de la compensation et les autres formes d’appui et d’aides à fournir
aux PAP. Le troisième temps est lié à la proposition d’une mise en place d’une plateforme, de
planification, de coordination, de mise en œuvre et de suivi sur la base d’un planning.

5.6.1 Les principaux outils du PAR


Les principaux outils de gestion du PAR sont le CPRP, le PAR et le PR.

5.6.2 Principes qui organisent les mesures d’atténuation du PAR

L’élaboration d’un plan de gestion des vulnérabilités pour atténuer l’ampleur des dommages et préjudices
subis par les PAP est nécessaire et indispensable. Ce processus devrait permettre une meilleure
restauration et restitution des biens perdus par une compensation juste et équitable. Ce principe de
compensation s’inscrit sur les bases suivantes :
- Les personnes affectées par le projet (PAP) devraient connaître les critères d’éligibilité adoptés ainsi
que les principes d’indemnisation qui guident l’estimation des pertes ;
- Les compensations devraient couvrir les pertes temporaires de revenu et /ou offrir de nouvelles
sources de revenu équivalentes ;
- Les pertes de biens des PAP devraient être reconnues indépendamment du statut d’occupation du site
(qu’il soit propriétaire formel ou simple occupant sans autorisation du terrain) ;

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- Les PAP devraient être compensés pour les pertes de biens et actifs (impenses) à leur valeur de
remplacement à neuf (places d’affaires, bâtiments, arbres fruitiers, terrains etc…) ;
- Les compensations devraient prendre en considération les frais de déménagement des PAP ;
- En cas de réinstallation involontaire, les PAP les plus pauvres et vulnérables doivent être assistées
durant la mise en œuvre du processus ;
- les autorités locales devraient être impliquées dans la supervision du programme de compensation;
- Les impenses perdues doivent être évaluées en présence des PAP.

S’il y a un plan d’action de réinstallation, il se doit de tenir compte de mener les actions suivantes :
- Consultation des PAP afin de prendre en considération leurs attentes et de déterminer les meilleures
façons de les satisfaire;
- Concevoir un cadre juridique applicable en tenant compte de la législation nationale et du cadre
développé par la Banque Mondiale,
- Identification d’un site d’accueil potentiel au cas où certaines PAP préféreraient la compensation en
nature pour les pertes de terrains et de bâtiments ;
- Equipement adéquat du site d’accueil avec un accès aux services de base (eau potable, système
d’assainissement, électricité, infirmerie, etc.);
- Administration des sommations de manière à ce que les personnes à déplacer aient assez de temps
pour se réinstaller avant de les obliger à quitter leur résidence;
- Démarrage des activités d’accompagnement social avant le démarrage effectif des travaux ;
- Implication des autorités locales dans la mise en œuvre du PAR.  

Un rapport détaillé du PAR va constituer le Volume 2 de cette présente mission ; son budget est de
428 342 $US.
Ce coût est tiré du tableau 46.

Photo 3 : Parcelles agricoles et bâtiments affectés


par les travaux à Kamasaka

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No Impact sur les biens Unité Quantité Prix Unitaire Prix total

1 Traversées des routes Inclus dans le DAO Sans objet


2 Traversées des parcelles de Kenya par des conduites tertiaires Inclus dans le DAO Sans objet
3 Déplacement des poteaux électriques Inclus dans le DAO Sans objet
4 Déplacement des panneaux publicitaires Inclus dans le DAO Sans objet
5 Remplacement des arbres abattus le long des routes Inclus dans le DAO Sans objet
6 Perte de parcelle pour 62 PAP à Kamasaka Fft 62 Pm 0
7 Perte de logement de 16 PAP de Kamasaka Fft 19 220 4 180
8 Perte de 16 maisons semi-durables à Kamasaka M2 710 100 71 000
9 Perte de 23 maisons précaires à Kamasaka M2 636 85 54 060

10 Perte de briques cuites Pce 37 118 0,75 27 839

11 Perte de briques adobes. Pce 6 100 0,25 1 525


12 Perte de jeunes goyavier Pied 1 140 140

13 Perte des goyaviers Pied 1 170 170

14 Perte de jeunes manguiers Pied 65 171 11 115


15 Perte de manguiers Pied 69 251 17 319

16 Perte de jeunes palmiers Pied 3 215 645

17 Perte de jeunes avocatiers Pied 33 225 7 425

18 Perte d'avocatiers Pied 35 295 10 325

19 Perte de citronniers Pied 2 200 400

20 Perte de jeunes papayers Pied 3 194 582

21 Perte de jeunes bananiers Pied 52 194 10 088

22 Perte de bananiers Pied 191 200 38 200

23 Perte de cannes à sucre Pied 31 1 31

24 Perte de jardin de patates douces M2 33 270 0,6 19 962

25 Perte d'étangs piscicoles(nouveaux étangs+transport alevins) Fft 2 1 220 2 440

26 Perte de jeunes arbres d'hévéa Pied 7 225 1 575


27 Perte de manioc Pied 3 0,5 1,5

28 Perte de 1 maison durable de 4mx4m (Boutique Mont Carmel) M2 16 200 3 200

29 Perte de 1 palmier (Station DE BORAH) Pied 1 251 251


30 Perte de 1 goyavier (Station DE BORAH) Pied 1 170 170
31 Pertes de revenus :
31.1 Pour 6 PAP habitant la parcelle REGIDESO de Kamasaka Fft 6 200 1 200
31.2 Pour 43 propriétaires des boutiques / route Kasumbalesa pce 43 100 21 500
31.3 Pour 1 propriétaire de l'atelier de soudure/ route Kasumbalesa pce 1 100 500
31.4 Pour 15 propriétaires des cabines publiques/ route Kasumbalesa pce 15 50 3 750
31.5 Pour 8 propriétaires des pharmacies et autres/ route Kasumbalesa pce 8 100 4 000

31.6 Pour 50 propriétaires des établissements divers pce 50 50 12 500


31.7 Pour 9 propriétaires des salons de coiffure/ route Kasumbalesa pce 9 100 4 500
31.8 Pour 27 propriétaires des kiosques / route Kasumbalesa pce 27 80 10 800
32 **Sous-total: 341 394
33 Assistance technique d’une ONG pour la mise en œuvre du PAR Fft 1 11 000 11 000
34 Sensibilisation pour le PAR Fft 1 25 000 25 000
35 **Total : 377 394
36 Audit environnemental (3,5% de 35) Fft 1 13 0209 13 209
37 Imprévus (10% de 35) Fft 1 37 739 37 739
38 **Total général : 428 342

Tableau 44: Budget du PAR

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5.6.3 Les prescriptions environnementales et sociales pour le dossier de consultation


des entreprises

Une mesure d’accompagnement d’ordre général pour le projet d’AEP de la ville de Lubumbashi a est la
mise en place des prescriptions environnementales et sociales pour les Dossiers de Consultation des
Entreprises de travaux. Ces prescriptions comprennent les principes à respecter par l’Entrepreneur
dans les domaines suivants :
- Les exigences et formalités d’installation de chantier ;
- La gestion des déchets et des effluents ;
- La gestion des déversements accidentels ;
- La gestion de la pollution de l’air par la poussière de chantier ;
- La gestion de la pollution sonore par les engins de chantier ;
- La protection de la faune et de la flore ;
- La sécurité sur le chantier ;
- La santé des ouvriers et des populations ;
- L’emploi de la main d’œuvre non qualifiée ;
- La gestion des conflits ;
- La communication et l’information dirigées vers les populations et les autorités locales ;
- La formation ;
- Le déplacement temporaire de population.

Les entreprises consultées devront justifier dans leur offre, leurs méthodes de travail (ou Schéma
d’Organisation du Plan de l’Environnement) pour assurer la gestion environnementale et sociale des travaux.
Leurs propositions devront entrer pour une part dans les critères d’évaluation des offres.

L’Entrepreneur retenu devra fournir, avant le démarrage des travaux, un plan de gestion
Environnementale et un plan socio-économique qui explicite les dispositions d’organisation qu’il propose
pour assurer la gestion environnementale et sociale des travaux. Ces dispositions indiquent les moyens,
les procédures et le système de contrôle qui seront mis en place.

Elles pourront être présentées pour l’ensemble du projet puis spécifiquement pour chacune de ses phases
et pour chaque site d’installation du chantier (base-vie, carrières, zones de stockage, etc.).

Le bureau de contrôle des travaux sera en charge de vérifier l’application des prescriptions
environnementales et sociales par l’Entreprise en charge des travaux. Cette tâche figurera
spécifiquement dans le cahier des charges du bureau de contrôle.
Enfin, sachant que la REGIDESO exécute également des travaux avec ses moyens propres, il est
recommandé qu’elle établisse des prescriptions environnementales et sociales pour les travaux effectués
en régie.

5.6.4 Les mesures d’ordre spécifique aux différents travaux des Projets

5.6.4.1 Mesures spécifiques pour les travaux dans les stations de pompage

L’analyse portera essentiellement sur les impacts ayant une importance moyenne à majeure.

MESURES POUR LES IMPACTS SUR LE MILIEU BIOPHYSIQUE

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Activité 1 : Le remplacement physique des équipements électromécaniques

l’Entreprise adjudicataire installera aux captages des sources Kasapa et kimilolo des systèmes complets
de prise et d’enregistrement des mesures périodiques des débits collectés de ces sources afin de
d’évaluer leurs débits écologiques et s’assurer que le prelevement des eaux de ces sources n’aura pas
d’impact sur les cours d’eau ni sur les activités humaines.

Activité 2 : La construction et la réfection des bâtiments dans les stations de pompage

En ce qui concerne la pollution des sols par les déchets inertes et organiques provenant de la
construction et réfection des bâtiments dans les stations de pompage , les mesures à mettre en œuvre
pour réduire l’ampleur de l’impact ainsi que son extension spatiale consistent à doter le chantier d’un
équipement de collecte et d’évacuation des déchets organiques et inertes (poubelles, bacs, personnels de
nettoiement). Ce système de gestion des déchets de chantier sera organisé et exécuté par l’entrepreneur.
Ce système de gestion sera accompagné d’un processus d’information et de sensibilisation des
ouvriers à travers des affiches et des enseignes de signalisation et d’indication des lieux de dépôt des
déchets dans le chantier.

MESURES POUR LES IMPACTS SUR LE MILIEU HUMAIN

Activité 1 : Le remplacement physique des équipements électromécaniques

• Phase de pré travaux


Les mesures à respecter pour nuire le moins possible aux employés des stations de pompage et des
communautés avoisinantes sont les suivantes :
L’entrepreneur doit informer les autorités des stations de pompage sur un programme
rigoureux d’organisation du chantier pour lui permettre d’occuper un espace spécifique dans la station
pour exécuter ses prestations. Dans cet espace, l’entrepreneur doit scrupuleusement respecter le
cahier de prescription environnementale et sociale qui jouxte son contrat. Ce cahier définit les normes à
suivre :
i. Pour la gestion des déchets de chantier : S’assurer que tous les bacs à vidange et autres déchets
produits pendant les travaux sont rassemblés et disposés dans des décharges en conformité avec les
règlements applicables de gestion des déchets. Les déchets de construction seront enlevés et
réutilisés ou débarrassés de manière régulière sur la base d’un agenda accepté par tous les
intervenants du chantier.
ii. Pour le niveau de bruit émanant des machines, des véhicules et des activités bruyantes des
travaux. Ces bruits doivent être maintenus à un minimum pour la sûreté, la santé et la protection des
employés des stations de pompage, des ouvriers, et des communautés vivant à proximité des
activités en cours.
iii. Pour la sécurité des ouvriers, l’entrepreneur doit veiller au respect strict du personnel des gestes
élémentaires de sécurité dans un chantier et surtout lors des activités de manutention
d’équipements électromécaniques lourds notamment :
9 le port obligatoire de casque de protection à l’approche des zones de manutention ;
9 le port de gilet fluo à couleur vive (rouge, jaune ou orange avec 2 bandes) pour la visibilité ;
9 le port de chaussures de protection antichoc ;
9 la signalisation aux abords des zones de manutention (Lanterne clignotante, panneaux
d’indication et d’interdiction) ;

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9 le port obligatoire de gants et autres EPI.


• Phase travaux et exploitation
Une dégradation de l’alimentation en eau potable pourrait subvenir lors des remplacements et des essais
des nouveaux équipements électromécaniques.
Il faut d’abord signaler que l’exploiation rationnelle des équipements électromécaniques interdit le
remplacement simultanné des tous les équipemets. Ces derniers devront être remplacés de façon graduelle,
un seul équipement à la fois.
De cette manière l’impact est négligeable sur les ménages.

Activité 2 : La construction et la réfection des bâtiments dans les stations de pompage

• Phase travaux
Pour les travaux de construction et réfection des bâtiments par le traitement des fissures, la reprise des
peintures intérieures et extérieures, les menuiseries métalliques des portes et fenêtres, les socles des
nouveaux groupes ainsi que pour la pose des nouveaux équipements électromécaniques
(remplacement ou réhabilitation des anciens équipements électromécaniques), les mesures
d’atténuation proposées sont les mêmes que celles énoncées ci-dessus à savoir l’élaboration d’un
programme rigoureux d’organisation de chantier et informer chaque responsable d’usine de la
mise en œuvre de ce programme.
• Phase exploitation
Durant cette phase les travailleurs des stations de pompage seront dans des conditions professionnelles
meilleures disposant d’un ensemble de conditions matérielles (éclairages, sanitaires,) et les
meilleures pour l’exécution de leurs taches.
Le renforcement de cet impact positif consistera à :
‐ Elaborer et mettre en œuvre un contrat de maintenance du système électrique des stations ;
‐ Fournir et poser dans chaque usine un groupe électrogène de secours ;
‐ Mettre en place un contrat d’exploitation/vidange des fosses collectant les eaux usées et les excrétas
pour une meilleure gestion des toilettes.

5.6.4.2 Mesures spécifiques pour les travaux concernant la pose des conduites primaires et
secondaires

MESURES POUR LES IMPACTS SUR LE MILIEU BIOPHYSIQUE

Activité 1 : La mise en place du chantier et des bases vie (balisage et bornage de l’emprise,
fourniture des matériels et matériaux)

• Phase de pré travaux


La mise en place du chantier est précédée de la définition et mise en œuvre des prescriptions
environnementales et sociales, partie intégrante du contrat de l’entreprise avec le client.
En collaboration avec l’Office de Voiries et Drainage, l’entreprise doit identifier les parties de sol et de
route assez dégradées par les camions lors de l’acheminement des matériaux d’apport (sable). La
Mission régalienne de l’Etat Congolais consistera à planifier et exécuter les méthodes de réhabilitation
de ces pistes et routes.
Même si les apports en sable pour les besoins de lit de pose des conduites primaires ne sont pas

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excessifs, il sera toujours utile de surveiller les carrières ou zones d’emprunts des sables et d’arrêter leur
exploitation si nécessaire. Ceci se réalisera dans le cadre du strict respect du code minier et de son décret
d’application. Dans ces conditions, de nouveaux sites d’emprunts seront définis par l’Etat.
• Phase de travaux
Pour limiter la pollution des Sols et des eaux souterraines par les déversements de lubrifiants
(huiles de vidange), des eaux usées, des stocks de gaz oil sur le sol et dans les eaux, l’entreprise
mettra en place un système incitateur de récupération de ces déchets appelés « déchet contre
argent ». Ce système permet de récompenser les ouvriers ou agents qui collectent ces déchets et
viennent les stocker dans un lieu spécifique organisé et désigné par l’entreprise.

Activité 2 : La fouille

• Phase de travaux
Pour prévenir et limiter l’érosion des sols due aux aires de travaux et aux emprises provisoires les
mesures suivantes sont envisagées :
a. Réaliser dans la mesure du possible les travaux pendant la saison sèche ;
b. Limiter au minimum les travaux de débroussaillement, dessouchage, et nivellement des terres sur
les emprises provisoires ;
c. Equiper, en dispositifs de collecte et de drainage des eaux de pluie, la piste attenante à des aires
de travaux sur des pentes à forte déclivité des sites collinaires.
d. Récupérer la terre végétale et la mettre en dépôt adéquatement sur des emplacements réservés, en
vue de sa réutilisation.
e. Remise en état (peuplement végétal) des emprises provisoires.
Pour prévenir la destruction de biens publics et atténuer l’ampleur des impacts négatifs, il sera
conduit :
a. des études locales d’alternatives de tracé permettant de prévenir les destructions ou les
démolitions massives des routes bitumées et des bétons d’accotement par le choix de tracés
moins contraignants. Ceci permettra de réduire considérablement l’ampleur des dégâts ;
b. la reconstruction immédiate des infrastructures publiques affectées par les activités de fouille en
vue d’atténuer les vulnérabilités consécutives aux destructions des infrastructures publiques.

Pour prévenir la pollution des sols par les déchets liquides et les déchets solides inertes il est préconisé
:
i) La mise en œuvre par les entreprises de leurs plans de gestion des déchets, gestion de l’eau et
gestion des déversements accidentels.
ii) L’entretien et le ravitaillement des engins et véhicules sur l’emplacement de la base de chantier
aménagé à cet effet.
iii) La réalisation, dans la mesure du possible, des travaux pendant la saison sèche.

Afin de prévenir la pollution de l’air par les poussières soulevées, les voies d’accès seront aspergées
d’eau avant les heures de grande circulation.

La sauvegarde des arbres passera par :


i) Le marquage, préalable au débroussaillage, des arbres à abattre.
ii) La protection (particulièrement pendant les activités de débroussaillage) des arbres les plus sensibles ou

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exposés aux chocs et aux blessures par un système de barrière en planches.


iii) Eviter toute atteinte au tronc, aux pieds, aux branches et racines des arbres pendant les travaux.
iv) Reboisement au prorata pour les besoins de remplacement et même de renforcement au-delà même
du nombre d’arbres coupés pour cause d’utilité publique.

Activité 3 : Pose des conduites primaires et exécution des ouvrages de génie civil annexes, test et
remblai.

• Phase de travaux
Afin de limiter et de prévenir les effets possibles sur la santé de la consommation des premières eaux
distribuées après travaux, des mesures d’information et de prévention seront mises en place notamment :
i) Avant chaque opération de coupure du réseau, les services compétents de la REGIDESO se
chargeront d’informer les populations concernées et de les sensibiliser au fait que les premières
eaux auront une qualité dégradée.
ii) Après chaque opération de coupure du réseau, les services compétents de la REGIDESO se
chargeront de désinfecter les réseaux par une augmentation des concentrations de chlore.
Des mesures de sécurité seront préconisées pour faciliter la mobilité des engins dans le transport et la
pose des conduites du réseau primaire (matériels lourds). L’entrepreneur veillera au respect strict des
gestes de sécurité dans le chantier et ses abords notamment :
i. Le port obligatoire du casque de protection ;
ii. L e po r t du g i le t fluo ;
iii. Le port de chaussures antichoc ;
iv. La signalisation lumineuse d’avertissement.
De ce point de vue, des zones sécurisées seront délimitées et matérialisées et seront
accompagnées de panneaux de signalisation facilitant la circulation des automobilistes et des piétons.

MESURES POUR LES IMPACTS SUR LE MILIEU HUMAIN

Activité 1 : La mise en place du chantier et des bases vie (balisage et bornage de l’emprise,
fourniture des matériels et matériaux)

• Phase de pré travaux


Pour atténuer les effets des déplacements temporaires des populations riveraines des voies d’accès et
des conduites, il est proposé :
‐ d’aménager des espaces pour accueillir les étals qui doivent être temporairement déplacés pour
les besoins des travaux.
‐ D’indemniser équitablement les PAP14 qui ont subi des dommages et préjudices liés à la libération
de leurs sites d’activité au profit des installations de chantier et des bases vie. L’indemnisation portera
sur le manque à gagner estimatif.
Pour renforcer les activités de création d’emploi avec la mise en œuvre du projet, il est également
proposé l’embauche temporaire d’habitants des quartiers riverains.

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Activité 2 : La fouille
Activité 3 : La fourniture et pose des conduites primaires et ouvrages de génie civil annexes,
test, et remblai
• Phase de travaux
Pour limiter au mieux la gêne causée par le trafic routier, il est proposé une mesure consistant à mener
une véritable campagne d’information de proximité par voie de presse radio et journaux afin que la
population et les automobilistes soient bien informés de l’organisation des plans de circulation
notamment en :

‐ Minimisant l’occupation de la chaussée pendant les travaux de réhabilitation et de pose des réseaux afin de
permettre autant que possible le maintien d’une circulation sur deux voies.
‐ Lors de la traversée de voies, les travaux se feront par demi-chaussée afin de permettre une circulation
alternée sur une voie.
Sécurité : Pour limiter les risques d’accidents de personne, de la circulation ou de chantier, il est préconisé
les mesures suivantes :
i) Pour des travaux le long de voiries, mise en place d’une signalisation routière indiquant la présence
des travaux, limitation de vitesse, et gestion du flux (panneaux, agents de circulation, etc.)
ii) Sensibilisation des chauffeurs en matière de prévention routière et limitation des camions à 40 km/h ;
iii) Délimitation des chantiers par la matérialisation de barrières, de palissades ou de rubans.
iv) Dans les zones très fréquentées (marchés, arrêts des taxis bus, etc.), une personne sera en charge
d’éloigner les badauds des abords du chantier.
v) Mise en œuvre des mesures garantissant la sécurité du personnel de chantier proposées par les
entreprises.
vi) Sensibilisation du personnel à la sécurité sur le chantier et fourniture d’équipement de protection
individuel (casque de chantier, masque contre les poussières, paire de chaussures renforcées,
une paire de gants, etc.).
Pour atténuer et limiter les effets du bruit et des vibrations liés aux chantiers à proximité de zones
habitées, il est préconisé :
i) La réalisation des travaux en semaine à des heures compatibles avec le cadre de vie des riverains
(7h-18h).
ii) A proximité d’un centre de santé, la réalisation des travaux les plus bruyants dans les créneaux
horaires définis au préalable avec l’administration du centre.
iii) A proximité d’une école, la réalisation des travaux les plus bruyants en période de vacances scolaires.
iv) De maintenir les engins et véhicules de chantier en bon état de fonctionnement afin de minimiser le
bruit.
vi) De contrôler régulièrement l’état des pots d’échappement des engins et des véhicules

vii) La limitation de l’effet du bruit par le choix judicieux des itinéraires des camions et des horaires de
transport en accord avec les autorités locales.
viii) La localisation des aires de stockage et d’entretien loin des zones d’habitation denses.
Pour l’alimentation en eau en urgence des ménages qui connaîtront des perturbations de
fournitures d’eau si la durée de la coupure depasse 24 Heures, les actions seront engagées de la
manière suivante :

Au jour J-1 :
- la population sera avertie par la presse qu’une coupure interviendra au jour J au niveau de la station
de pompage Kimilolo 1 ;

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- la population concernée est celle qui est alimentée directement par Kimilolo 1, c’est-à-dire la
population de Lumbashi ville et celle de la commune de Kamalondo ;
- la campagne d’information sera élaborée par la REGIDESO en étroite collaboration avec l’entreprise ;
- la population concernée constituera ses réserves d’eau le jour J-1 pour subvenir aux besoins du jour J
.
Au jour J :
- le pompage kimilolo 1 sera arrêté et les travaux de raccordement de la nouvelle conduite DN 600 au
colllecteur de refoulement de Kimilolo 1 seront executés ;
- la pulation concernée utilisera ses réserves constituées la veille pour s’alimenter en eau.

Au jour J+1 :
- les travaux de raccordement de la nouvelle conduite de refoulement DN 600 à la conduite existante
DN 550 au niveau de l’avenue Kamanyola seront exécutés.
- Comme kimilolo 1 sera toujours en arrêt, la population concernée sera desservie par 38 camions-
citernes de location pendant cette journée jusqu’à la fin des travaux.

Le tableau ci-dessous récapitule les donnés principales de cette desserte par camions-citernes.

No DESIGNATION UNITE POPULATION CONSOMMATION


(hab) (m3/j)

1 Gambela Hab 47 580 476


2 Kigoma Hab 13 840 138
3 Kalubwe Hab 37 242 372
4 Industriel Hab 14 127 141
5 Lumumba Hab 24 283 243
6 Kiwele Hab 25 178 252
7 Makutano Hab 27 563 276
8 Kitumaini Hab 13 466 135
9 Bongonga Hab 75 612 756
10 Bel Air I Hab 64 067 641
11 Bel Air II Hab 47 522 475
TOTAL Hab 390 480 3 905

6 camion-citerne à utliser
6.1 -capacité unitaire 17 m3
6.2 - Nombre de rotation par jour 6
6.3 -Nombre de camion-citerne nécessaire 38 u
6.4 -Coût unitaire de camion citerne 800 $US
6.5 -Coût total de l'opération 30 626 $US

• Phase d’exploitation :

Une mesure indispensable et primordiale pendant cette phase est de tout faire pour éviter
strictement les incidences liées à d’éventuelles expropriations. Au-delà de cette mesure, il est identifié
des mesures techniques qui doivent accompagner cette phase notamment :
Limiter les incidences liées au défrichement sur l’emprise de conduites en milieu naturel
‐ Eviter toute tentative d’urbanisation ou de défrichage du milieu naturel à partir de pistes d’entretien
construites le long de nouvelles conduites de transfert d’eau par l’interdiction de ces pistes au public.
‐ Sensibiliser et informer des populations vivant à proximité des pistes de servitude aux impacts du

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défrichement sur le sol.


Favoriser les synergies
i) Couplage, autant que possible, de la construction des ouvrages d’adduction avec la création de
voies de desserte
Limiter les risques d’érosion liés aux nouvelles emprises dans les zones collinaires
‐ Traitement des phénomènes d’érosion (affouillement, glissement, affaissement) existants sur les
nouvelles emprises.
‐ Protection des surfaces vulnérables par reboisement ou enrochement.
‐ Rétablissement des écoulements par des nouveaux aménagements afin d’intégrer les modifications
apportées aux conditions hydrauliques locales.
‐ Reboisement rapide par enherbement et plantation.

5.6.4.3 Mesures spécifiques pour les travaux de pose des conduites tertiaires

MESURES POUR LES IMPACTS SUR LE MILIEU BIOPHYSIQUE

Aucune mesure significative identifiée.

IMPACT SUR LE MILIEU HUMAIN

Activité 1, 2, 3, 4
Limiter les risques d’érosion liés aux fuites d’eau dans les zones collinaires
‐ Installation systématique de compteurs sur les nouveaux branchements.
‐ Renforcement de l’activité de détection et de réparation des fuites de la REGIDESO, en la dotant de moyens
en équipements et matériel, et en personnel qualifié.
Limiter l’incidence des prélèvements sur les ressources en eau
‐ Limitation du gaspillage par la mise en place de compteurs sur les branchements particuliers et
facturation à la quantité d’eau consommée.
‐ Limitation des pertes d’eau sur les réseaux par le renforcement de l’activité de recherche et de
réparation des fuites au sein de la Direction de Distribution de Kinshasa (REGIDESO).
‐ Sensibiliser les populations desservies à récupérer les eaux de pluie en saison humide (par exemple
en fournissant des réceptacles) destinées à certains usages tels que le lavage de voiture, le jardinage
ou le nettoyage des sols.
Limiter le risque sanitaire lié à une dégradation ponctuelle de la qualité des eaux distribuées et à
l’utilisation des conduites en amiante-ciment
‐ Renforcer les campagnes de mesure de la qualité des eaux en période de travaux
‐ Informer les populations sur la qualité de l’eau en période de fuites
‐ Encourager les populations riveraines à signaler les fuites d’eau constatées au réseau (par exemple,
en vulgarisant un numéro vert de signalement des fuites)
‐ Remplacer les conduites en amiante-ciment par de nouvelles conduites en PEHD ; les conduites en
amiante-ciment seront enterrées et désaffectées.
Faciliter l’accès aux services d’AEP
‐ Limiter l’impact du coût du branchement sur les ménages en donnant la possibilité de payer par
tranches.
‐ S’assurer d’approvisionner en priorité les services publics essentiels aux populations (par
exemple : hôpitaux, centres de santé, écoles, marchés, etc.).
‐ Envisager des programmes de branchements sociaux pour augmenter le taux de raccordement.

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6 PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE

Le plan de gestion environnementale et sociale (PGES) est une stratégie qui déroule l’expérimentation sociale
des mesures d’atténuation / bonification des impacts et les actions concrètes de surveillance et de suivi
environnemental. Il est question d’assurer des actions pour chaque impact, d’en définir les mesures
environnementales, de pointer les acteurs concernés, les lieux, le calendrier d’exécution des taches
La mise en œuvre effective du PGES devrait permettre d’atténuer les impacts négatifs du projet, de bonifier les
impacts positifs et éventuellement de compenser les impacts résiduels.

6.1 SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DES TRAVAUX

La surveillance environnementale et sociale se rapporte obligatoirement aux trois principes suivants :


ƒ Le contrôle
ƒ Le suivi
ƒ L’inspection
La réalisation des recommandations environnementales sera assurée par les entreprises qui seront chargées
des travaux, lesquelles seront supervisées par le Maître d’Ouvrage du projet, à savoir la CEP/REGIDESO,
représentée par l’Ingénieur Conseil (IC), surveillant des travaux. Les compétences du personnel de l’IC seront
adaptées à la nature des travaux à superviser. Les CV des membres de cette équipe du projet seront soumis à
l’avis de non objection préalable par la CEP/REGIDESO.
Le PGES ambitionne une conformité avec la législation nationale en matière environnementale et sociale et
avec le cadre développé par la Banque Mondiale. Il décrit les mesures, spécifie la stratégie de consultation et
de coopération des parties prenantes tout en alertant les mesures qui doivent faire l’objet d’une attention
particulière de même que les conditions à respecter pour assurer la protection de l’environnement biophysique
et socio-économique lors des différentes phases de réalisation du projet qui comprend le captage, le
traitement, le transport et le refoulement de l’eau vers les réservoirs et la distribution de cette eau par gravité ou
sous pression jusqu’aux consommateurs.
Toutefois, des consultations régulières doivent avoir lieu avec les communautés riveraines avant et pendant
la phase des travaux et pour ce faire, des dispositions devront être prises pour mettre sur pieds un système
pour enregistrer et répondre à leurs réclamations.
Les entreprises sélectionnées sur la base d’un appel d’offres vont prendre de manière scrupuleuse les
recommandations environnementales
Dans un délai de 60 jours à compter de la notification de l’attribution du marché, l’Entrepreneur devra
démontrer sa compréhension de ses obligations environnementales et sociales. Ainsi, dans il devra établir et
soumettre à l’approbation du Maître d’ouvrage un plan spécifique de gestion environnementale et sociale de
ses chantiers partant de cette présente l’EIES. L’entrepreneur devra aussi mobiliser un expert en
environnement pour coordonner, de planifier et de suivre l’ensemble des actions. Il est souhaitable que cet
expert dont le CV sera soumis et approuvé ait une expérience avérée.

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6.1.1 Consistance du contrôle

Le contrôle consiste à effectuer une surveillance systématique et continue de la mise en œuvre des obligations
contractuelles de l’entreprise liées à la protection de l’environnement.
Sans être restrictifs, les différentes clauses et engagements environnementaux, qui sont considérés comme
contractuels, peuvent se retrouver à différents niveaux :
ƒ Cahier des clauses administratives Générales (CCAG) ;
ƒ Cahier des clauses particulières(CCP) ;
ƒ Le PGES du projet ;
ƒ Le PGES du chantier;
ƒ Les prescriptions environnementales incluses au contrat avec l’entreprise.
Le contrôle est effectué exclusivement par la mission de contrôle sur la base de ses obligations contractuelles.

6.1.2 Consistance du suivi

Le suivi est une prérogative du gestionnaire du projet ou du ministère de tutelle du projet, ou de l’entité qui aura
à gérer l’investissement une fois réalisé.
Dans le cas d’espèce, le suivi sera fait par le maitre d’ouvrage déléguée (MOD : CEP-O/REGIDESO).
Le suivi doit être réalisé par une personne formée à cette fin.
Le suivi se fait sur une base régulière mais non obligatoirement systématique et consiste à :
ƒ vérifier la mise en œuvre des mesures environnementales tant au point de vue qualitatif que quantitatif;
ƒ suivre des incidents et leur régularisation ;
ƒ porter des jugements sur l’adéquation des moyens mis en œuvre en relation avec les problématiques et
risques environnementaux et sociaux identifiés;
ƒ s’assurer que le CGES/PGES/PAR est respecté. À cet effet, un guide de suivi doit être préparé sur la base
de ces derniers.
A noter que la réception environnementale d’un chantier peut être réalisée dans le cadre d’un suivi.

6.1.3 Programme de suivi pendant les phases pré-travaux et des travaux

Les actions de suivi devraient permettre de vérifier (i) les potentialités réelles à gérer les aspects
environnementaux et sociaux, (ii) l’adoption d’une approche participative a été correctement réalisée, (iii) la
conformité des déguerpissements, (iv) le respect de la législation environnementale sur la mise en œuvre des
travaux et la mobilité des engins, (v) la remise sites dans leur état initial, (vi) la conformité de l’installation des
équipements contre tous les risques d’accidents ou de pollution, (vii) les gênes aux propriétés privées, (viii)
l’impact esthétique, etc.
Le suivi doit prendre en compte les normes, principes et obligations spécifiques de législation nationale dans le
domaine de l’Environnement, de la santé de l’hygiène publique, de la sécurité. Le suivi va aussi considérer du
foncier urbain, la législation du travail, la promotion des femmes, et les stratégies nationales de lutte contre la
pauvreté ainsi que le VIH/SIDA, etc.

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Pour l’alimentation en eau en urgence des ménages qui connaîtront des perturbations de fournitures d’eau,
Les ménages concernés seront informés de toute perturbation de l’approvisionnement en eau. Dans le cas où
une telle perturbation dure plus que 24 heures, les camions citernes seront déployés pour assurer
l’approvisionnement en eau en urgence.

6.1.4 Programme de suivi pendant la phase d’exploitation des équipements

Le suivi se distribue à trois niveaux différents : le suivi social, le suivi écologique et suivi participatif qui doit
s’inscrire dans une logique de concertation, de communication et de coordination intersectorielle.
• Le suivi social se rapporte à une production sécurisée d’eau potable sur la base d’indicateurs de
performance. Un suivi socio-économique est fortement recommandé d’autant plus que le projet n’étant pas
accompagné d’un volet assainissement, des risques d’altération de la qualité de la ressource en eau par
les eaux usées et, partant de maladies liées à l’eau sont être à craindre. Cela permettrait de vérifier
l’efficacité du programme de sensibilisation.
• Le suivi écologique se rapporte à la réhabilitation des sites à l’issue de la période des prés travaux et des
travaux.
Le suivi participatif incombe l’organisation de séances de consultation suivie par l’établissement de rapports qui
décrivent les objectifs et les résultats obtenus
Les impacts négatifs doivent faire l’objet d’un suivi à long terme sur la base d’indicateurs vérifiables. Les
indicateurs à suivre sont par exemple :
‐ Les volumes d’eau effectivement prélevés et distribués ;
‐ les pertes techniques dues à la vétusté de certains réseaux ;
‐ Les propriétés physico-chimiques et microbiologiques de l’eau au niveau des captages, des réservoirs et
des bornes fontaines ;
‐ Les ruptures de stock des réactifs de traitement des eaux ;
‐ Les statistiques de maladies liées à l’eau.
Ce suivi documentera également les contraintes auxquels le projet devra faire face dans sa phase
d’exploitation.

6.1.5 Consistance de l’inspection

L’inspection est une prérogative du gestionnaire de la réglementation environnementale.


Dans les projets financés par les partenaires financiers, cette réglementation est double; celle du pays et celle
du partenaire financier.
Dans le cas du PEMU, l’inspection est assurée d’une part par le ministère de l’Environnement et d’autre part,
par la Banque Mondiale qui doit s’assurer de l’application de ses politiques de sauvegarde par l’entremise de
ses spécialistes.
L’inspection permet de juger du respect de l’application des mesures découlant des règles établies qui sont en
l’occurrence la réglementation nationale applicable ou celle du partenaire financier. Elle déterminera avec
exactitude, en se référant à la réglementation appliquée, si les mesures environnementales prises sont
adéquates et permettent effectivement l’atteinte des objectifs de protection environnementale et sociale fixés

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(normes).
Elle permet de déterminer l’écart de l’application des mesures en fonction des engagements des lois et des
règlements applicables. Elle conclure sur des recommandations et/ou sanctions spécifiques en regard des
écarts observés, de l’ampleur de l’impact et des risques environnementaux et sociaux qu’engendrent ces
écarts et de l’urgence de l’intervention à mener pour régulariser la situation.
L’inspection peut être déclenchée à tout moment par le responsable de l’application réglementaire et/ou peut
être motivée par des plaintes, des rapports de contrôle et/ou de suivi.
Habituellement, les résultats de l’inspection doivent préciser les mesures à prendre et les délais de mise en
œuvre de ces mesures. Ces dernières doivent être appliquées dans les délais impartis sous peine de
sanctions.

6.2 AUDIT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL

A l’issue des travaux de réhabilitation et d’extension des systèmes d’AEP dans la ville de Lubumbashi, le
Maître de l’ouvrage ainsi que le Ministère des ressources hydrauliques et Electricité diligenteront un audit des
réalisations environnementales et sociales du projet, qui prendra appui sur les recommandations formulées
dans la présente EIES et celles découlant de l’Approche participative.
- L’audit est habituellement réalisé sur des travaux terminés dans le but de connaitre si les procédures et les
normes ont été appliquées et respectées.
- Cet audit sert à identifier et évaluer les éléments de l’investissement (projet) qui, de par leur nature,
peuvent avoir des répercussions sur l’environnement naturel et humain et qui peuvent contrevenir aux
règles définies dans les politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale et la réglementation nationale.
- Une fois ces éléments évalués, l’audit donne naissance à des recommandations d’ordre générique ou
spécifique qui doivent être mise en œuvre de façon à ramener la situation à la normale. Ce document peut
être appelé plan de mise en conformité

6.3 RÉCEPTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DES TRAVAUX

Cette réception doit permettre de vérifier si l’ensemble des engagements contractuels en regard de
l’environnement ont été respectés, si les sites aménagés et/ou construits sont exempts de matières résiduelles
ou autres et si les plaintes, le déplacement de populations, dédommagements, etc. ont été traités
conformément aux exigences des politiques de sauvegarde.
Ceci permet de donner ou non au contractant une quittance qui lui permettra le cas échéant de retirer son
dépôt de garantie.
Le responsable de ces réceptions est la mission de contrôle et/ou le maitre d’ouvrage délégué et/ou le maitre
d’ouvrage.

6.4 RESPONSABILITÉ DE LA MISE EN ŒUVRE DU PGES

La mise en œuvre des mesures d’atténuation impliquera la participation de la REGIDESO, des entreprises
adjudicataires ainsi que des Ministères en charge de l’Environnement, la Santé Publique, Affaires Sociales,
l’Urbanisme et l’Habitat ainsi que les Cadastre et Titres Fonciers.

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La responsabilité de la coordination et du suivi de la mise en œuvre des mesures d’atténuation sera assurée
par la CEP-O/REGIDESO, sous le contrôle de la Division Provinciale de l’Environnement.
La CEP-O/REGIDESO collaborera avec les entreprises en charge des travaux et leurs experts chargés de la
surveillance et du contrôle des travaux. Sur les chantiers, ce seront les entreprises adjudicataires qui seront
responsables de l’exécution effective des mesures d’atténuation des impacts négatifs des chantiers et des
travaux proposées dans l’EIES.

6.5 FORMATION, RENFORCEMENT DES CAPACITÉS ET ASSISTANCE TECHNIQUE POUR L’EXPÉRIMENTATION


SOCIALE DU PGES

Les mesures pour renforcer les institutions nationales et locales, notamment :


ƒ Le Ministère des ressources hydrauliques et Electricité ;
ƒ Le ministère du Portefeuille ;
ƒ La REGIDESO ;
ƒ Le COPIREP
font partie de la sous-composante B5 du Projet PEMU.
Pour la REGIDESO, il s’agit de Formation la REGIDESO dans les domaines clefs suivants :
‐ Ressources Humaines ;
‐ Finance ;
‐ Commercial ;
‐ Gestion des Stocks ;
‐ Passation des marchés ;
‐ Etc…
‐ pour un budget global de 1,0 Millions de $US.

Ces mesures de formation, bien que nécessaires pour le plan d’atténuation ainsi que le programme de
contrôle et de suivi puissent être supervisés et appliqués, ne seront donc pas traitées dans le présent rapport
d’EIES.

Néanmoins, une composante de formation doit précéder et accompagner le projet dans sa phase de
construction et se traduira par la mise en place d’une mission d’assistance technique à la CEP-O/REGIDESO
par une ONG témoin pour la mise en œuvre du PAR sur le terrain.

Le coût estimatif de cette assistance se présente comme suit :

PRIX PRIX
No DESIGNATION UNITE QUANTITE UNITAIRE TOTAL
($US) ($US)
2 Provision pour voyage par avion Billet AR 1 600 600
1 Elaboration du manuel des procédures Fft 1 5 400 5 400
2 Transport local Jrs 20 150 3 000
Frais de secrétariat et de communication Fft 1 1 400 1 400
TOTAL ARRONDI 11 000

Enfin, il faudra une campagne de large sensibilisation de la population pour laquelle il convient
d’aménager une provision forfaitaire de 250 000 $US.

6.6 COUTS DU PGES ET PLAN DE FINANCEMENT

La plupart des mesures environnementales incombent aux entreprises d’exécution et font partie de la bonne

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pratique des chantiers et de l’exécution des travaux. Elles sont rappelées dans le Dossier d’Appel d’Offres.
Un programme de sensibilisation et d’éducation sanitaire (hygiène de l’eau de boisson et dépollution des sites
de prélèvement de l’eau et autour de rampes de robinets) a été proposé. Dans le PGES, le coût de ce
programme a été pris en compte.
Le budget estimatif proposé pour l’exécution de la composante environnementale du projet d’AEP de
Lubumashi se chiffre à 550 497 $US.
La ventilation de ce montant est donnée dans le tableau 47 ci-après :

(G = Part du Gouvernement, E = part de l’Entreprise, E = G + T) (Montants exprimés en $US)


PRE TRAVAUX TRAVAUX EXPLOITATION TOTAL
No DESIGNATION SOUS-DETAIL G E G E G E G E T
1. Mesures Indemnisations
341 394 341 394 0 341 394
d'atténuation des PAP/BAP
Mise en place
système de mesure 10 000 0 10 000 10 000
des débits pour
Respecter les
débits écologiques.
Utilisation des
camions-citernes
30 625 0 30 625 30 625
pour alimenter les
ménages en cas de
coupures excédant
24 heures.
2. Programme Recrutement
12 000 0 12 000 12 000
de suivi Environnementaliste
Elaboration
15 000 0 15 000 15 000
PGES Entreprise
Approche
participative 10 000 10 000 0 10 000
avec ONG
Sécurité et santé
20 000 0 20 000 20 000
sur le chantier
Sensibilisation à
10 000 10 000 0 10 000
l'Hygiène publique
3. Renforcement assistance
capacités technique 11 000 11 000 0 11 000
ONG témoin PAR
Sensibilisation Internationalisation
PAR et communication 25 000 25 000 0 25 000
PAR
4. Sous-total 377 394 15 000 10 000 72 625 10 000 0 397 394 87 625 485 019
Audit
5. Environnemental 13 209 525 350 2 542 350 0 13 909 3 067 16 976
(3,5%)
Imprévus divers
6. 37 739 1 500 1 000 7 263 1 000 0 39 739 8 763 48 502
(10%)
7. Total 428 342 17 025 11 350 82 429 11 350 0 451 042 99 454 550 497

Tableau 45 : Formation du budget du PGES

Le financement global pour la mise en place du PGES viendra du Gouvernement et des fonds de la
Banque mondiale. Il est à noter que la quote-part totale affectée à la mise en œuvre du PAR
s’élève à 428 342 $US à charge du Gouvernement.
Ce montants comprend, les indemnisations des PAP/BAP, les frais d’assistance technique de l’ONG pour la
mise en œuvre du PAR, les frais de communication ainsi que les provisions pour l’audit environnemental et les
imprévus pour aléas divers.

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Tableau 46 : Plan de Gestion Environnementale et Sociale – Mesures d’atténuation des impacts négatifs

Récepteur d’impact Objectif spécifique Action/tâche environnementale Acteurs Calendrier Indicateurs de Moyens de Coût
suivi vérification
Thèmes Concilier les avantages du Rédiger les clauses Ingénieur conseil Avant le Rapports de la DAO PM
intersectoriels projet avec la protection de environnementales et sociales ainsi & lancement des CEP/REGIDESO
l’environnement, la lutte que les mesures d’atténuation à à CEP/REGIDESO appels d’offres
contre la pauvreté, la incorporer dans les DAO des travaux
promotion des genres,
l’éducation, santé, etc.
Les Éviter les risques de Collecter les huiles usées et les Entreprise Mensuellement Rapport Rapports des PM
ressources pollution par les déchets souillés dans des récipients REGIDESO et IC ateliers
en eaux hydrocarbures, les effluents étanches et les acheminer vers des mécaniques
ménagers, hôteliers, stations agréées pour recyclage
hospitaliers, industriels, Maintenir les groupes REGIDESO ; Mensuellement PM
artisanaux, etc. électromécaniques en bon état de Entreprise.
marche, sans fuites
Organiser la collecte des effluents et Mairie ; Permanente Rapport de suivi Nouveau projet
réaliser l’assainissement urbain REGIDESO. de la Mairie d’assainissement
Environnement physique

de la ville de
Lubumbashi
disponible.
Recherche de
financement à
l’occasion de la
future réunion
des bailleurs des
fonds.

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Récepteur d’impact Objectif spécifique Action/tâche environnementale Acteurs Calendrier Indicateurs de Moyens de Coût
suivi vérification
Respecter les débits Installer les équipemets de mesures Entreprise Pendant les Rapports de Rapport de 10 000 $
écologiques de débits des rivières Kasapa et travaux l’Entreprise. vérification du
kimilolo. Chargé
Déterminer les débits réservés des Périodique Rapport d’Environnement
rivières Kasapa et Kimilolo et (mensuel) entreprise et de la MDC.
réajuster éventuellement le régime de raport
pompage, modifier ou replacer les d’exploitation
pompes de captage. REGIDESO.
Former le personnel REGIDESO à la
technique des mesures periodiques Rapport
Pendant les
des débits des rivières Kasapa et d’entreprise
travaux
Kimilolo .

Sol Minimiser le remaniement Séparer la terre arable de la terre de Entreprise Pendant les La terre - Fiche de PM
du profil pédologique, profondeur lors du creusement des travaux organique est réception des
facteurs d’érosion et de conduites et les remettre dans l’ordre visible (à la travaux de la
perte de fertilité du sol au moment du remblaiement couleur) en MDC
surface - Rapport de
vérification du
Chargé
d’Environnement.
Stabiliser mécaniquement et niveler le Entreprise Pendant les La terre végétale - Fiche de PM
sol après les travaux travaux est stabilisée et réception des
régalée travaux de la
MDC
- Rapport de
vérification du
Chargé
d’Environnement.
Éviter les risques de Collecter les huiles usées et les Entreprise ; En permanence Rapports Chef équipes PM
pollution par les déchets souillés dans des récipients REGIDESO. REGIDESO et IC entretien
hydrocarbures étanches et les acheminer vers des REGIDESO
stations agréées pour recyclage

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Récepteur d’impact Objectif spécifique Action/tâche environnementale Acteurs Calendrier Indicateurs de Moyens de Coût
suivi vérification
Air / pollution Réduire la pollution de l’air Ne pas circuler avec les véhicules Entreprise Pendant les Rapports de Rapport de la PM
sonore et les nuisances sonores lourds ni exécuter des travaux travaux l’Environnementa mission de
pendant les travaux bruyants à proximité des zones liste de contrôle
habitées en dehors des heures l’Entreprise.
normales de travail
Maintenir les véhicules de transport et Entreprise Pendant les Chef atelier PM
la machinerie dans un bon état de travaux mécanique –
fonctionnement Rapports
d’activités
Végétation Minimiser la destruction des Entretien de la végétation dans les Entreprise Pendant les Inspection des Rapports internes PM
Faune et arbres ; planter un tapis diverses stations de la REGIDESO. travaux équipements REGIDESO ;
habitat herbacé, des clôtures vives Planter des buissons fleuris sur les Rapports de
Milieu naturel

sur sites de la REGIDESO clôtures REGIDESO En phase chantier


Faune aviaire peu perturbée d’exploitation
Paysage Végétalisation des sites de Rétablir des clôtures vives et fleuries REGIDESO Après les Audit technique Visites sur site PM
la REGIDESO travaux

Santé Améliorer la situation Veiller à la qualité du traitement de REGIDESO Pendant et Publication des Fiches de PM
publique / sanitaire et hygiénique liée l’eau ; Mener des campagnes de Min. de la Santé après les résultats des traitement
Hygiène à l’eau de boisson et aux sensibilisation ; travaux analyses journalières
Milieu humain santé – sécurité

eaux usées Réaliser les analyses ; respect des Fiches d’analyse


normes de qualité de l’OMS Statistiques des
Préconiser l’utilisation pour Mener des campagnes de Prestataires ONG En phase de maladies Promouvoir l’eau PM
le transport de l’eau (bornes sensibilisation pour l’hygiène production hydriques dans de javel pour
fontaines) des récipients alimentaire, corporelle, (exploitation) les hôpitaux. désinfecter les
fermés et désinfectés à bidons de
l’eau de Javel transport
Assurer la continuité des Utilisation des camions-citernes pour Entreprise Pendant les Rapport de Rapport de la 30 625 $
fournitures d’eau en cas de alimenter les ménages concernés. travaux l’Environnementa mission de
coupure de plus de 24 liste de contrôle
heures. l’Entreprise.

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Récepteur d’impact Objectif spécifique Action/tâche environnementale Acteurs Calendrier Indicateurs de Moyens de Coût
suivi vérification
Garantir la qualité de l’eau Réaliser les analyses sur les eaux REGIDESO Pendant et Publication des Fiches d’analyse PM
fournie à la population souterraines et celles de suface ; Min. de la Santé après les résultats des
déteminer la composition minérale travaux analyses
(ei : arsenic), respecter les normes de
qualité de l’OMS
Sécurité des Prévenir les risques Mettre en place des balises et Entreprise En phase de Statistiques des Rapport de la PM
populations / d’accidents - de la panneaux de signalisation et REGIDESO chantiers entreprises et de MDC
routière circulation pendant les Respecter strictement la limitation de la REGIDESO
travaux ; vitesse dans les zones habitées
sur les sites des travaux Interdire l’accès des sites de travaux
aux populations riveraines
Utilisation de Réduire au maximum les Asperger d’eau quand les travaux sont Entreprise Pendant les Rapports Rapport de la PM
l’espace nuisances / désagréments exécutés pendant la saison sèche. travaux d’activités des MDC
causées aux populations entreprises
riveraines
Implications Constructions anarchiques Rétrocéder à la REGIDESO les REGIDESO En phase pré- Résultats des Rapports PAR et 341 393 $
foncières terrains accaparés illégalement sur sa ONG témoin travaux. enquêtes PR
parcelle de Kamasaka Mairie réalisées par le Titres foncier ;
Remise en état des biens affectés par cadastre, la
le projet sur la route de Kasumbalesa. Mairie et la
REGIDESO.
Genre Réduire les obligations de Répartition des bornes fontaines en REGIDESO En phase Volume d’eau Rapport des PM
Milieu humain socio-économique

corvée d’eau fonction des poches de pauvreté Mairie travaux vendus par jour gestionnaires
Incorporer les femmes aux pour compte
Comités de Gestion des REGIDESO
Bornes Fontaines
Encadrement par des ONG
féminines aux métiers
nouveaux tributaires de
l’eau
Emploi Améliorer la situation de Recruter le personnel local Entreprise En phase des Nombre de Rapport d’activité PM
l’emploi dans les centres d’encadrement de la population travaux ressortissants de l’entreprise
concernés locaux
Développer le microcrédit embauchés

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Récepteur d’impact Objectif spécifique Action/tâche environnementale Acteurs Calendrier Indicateurs de Moyens de Coût
suivi vérification
pour induire des initiatives ONG locales Pendant les Nombre d’ONG Rapport d’activité PM
de développement (créer travaux et de de l’entreprise
des PME) ressortissants
locaux
Séminaires d’IEC embauchés

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Tableau 47: Programme de Surveillance et de Suivi Environnemental et Social

PHASE PRE-TRAVAUX
Surveillance Suivi
Coûts
Programme Responsabilité Programme Responsabilité
Préparation du PGES des entreprises Entreprises Prise en compte de tous les aspects envir. et Maître de l’ouvrage, GEEC 15.000 $ US
sociaux des chantiers

Planification et organisation des travaux Entrepreneurs et leurs Respects du contrat et de la réglementation Maître d’œuvre. Min. Inclus dans le coût des
(planning des travaux, spécialistes hydraulique et Energie ; travaux
Préparation des plans d’exécution, plans CEP/REGIDESO Min. Environ.
d’installation de chantiers, etc.)
Choix des sites des chantiers ; choix des REGIDESO ; Entrepreneurs Conformité avec les buts poursuivis et la législation Maître d’œuvre ;; DAO
sites complémentaires de pompage des eaux et leurs spécialistes sur la protection des réserves en eau et des Min. Environ. ; Min. santé
; écosystèmes aquatiques; publique
Aménagement des accès

Obtention des autorisations nécessaires au GEEC, CEP/REGIDESO, Respect de la réglementation Aménag. du territoire, DAO
démarrage des travaux Dir. Urbaine Matadi Environnement ; Hygiène,
Cadastre.

Approche participative intermédiaire; ONG temoin; Mairie Respect du programme du Plan de .Réinstallation REGIDESO, Mairie ;, 10.000 $ US
Assistabnce technique d’une ONG temoin (PR).
pour la mise en œuvre du PAR ;
Actualisation de s informations contenues
dans le PAR ;
Approche participative intermédiaire; Maître d’œuvre et d’ouvrage ; Vérification des informations fournies à fournir aux REGIDESO, Mairie, 20.000 $ US
campagne de large sensibilisation de la ONG participants ;
population ; internationalisation du PAR,
etc.

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PHASE PRE-TRAVAUX ET TRAVAUX


Surveillance Suivi
Coûts
Programme Responsabilité Programme Responsabilité
Recrutement par l’Entreprise d’un technicien chargé Entreprises Prise en compte de tous les aspects envir. et sociaux des Maître de l’ouvrage, GEEC 12 000 $ US
de la composante Environnementale et sociale du chantiers
projet.
Organisation des consultations régulières avec les Maître de l’ouvrage, Mairie, ONG, Vérification des périodicités et des thèmes présentés ; Maître de l’ouvrage, GEEC Compris dans les budgets des
communautés riveraines et mise en œuvre d’un Société civile Réactions de la population consignée dans le registres des entités responsables
système pour enregistrer et répondre aux plaintes et remarques
réclamationst
Installation des chantiers et débuts des travaux Entrepreneurs et leurs Conformité avec les besoins réels en terrains pour
Mairie, Aménag. du territoire Inclus dans coût des travaux
préparatoires spécialistes l’organisation des travaux ;
Transport des équipements, matériaux divers ; Environnementalistes des
Circulation et sécurité routière ; Mairie ; Police routière ; Min. des
conditions de stockage ; Ouverture éventuelle de entreprises ; police routière ; Inclus dans coût des travaux
Respect de la législation sur carrières ; Mines ; Dir. des carrières
carrières ; entrepreneurs
Santé et sécurité sur les chantiers, prévention Respect de la législation sur les travaux, la sécurité des Administration urbaine ; Min. du
Entrepreneurs 20.000 $ US ;
contre les MST et SIDA et sensibilisation à l’EHA. chantiers et la circulation des engins ; travail et de la Santé publique;
Campagne de mesures des débits des rivières Maître de l’ouvrage Vérification des résultats et approbation des Maître de l’ouvrage, GEEC Compris dans les budgets des
Kasapa et Kimilolo en vue verifier si les débits récommandations formulées. entités responsables
écologiques sont respectés.
Budget de fonction. des admin.
Travaux de chantier (contrôle de la fabrication du Responsables Conformité de l’antenne médicale ; Conformité avec Dir Urbaine de l’Environ.
;
béton ; contrôle des émissions de poussières et de environnementalistes des législation du travail et des recommandations de Directions Urb. des travaux
gaz, rejets effluents liquides, huileux et solides) entreprises ; CEP/REGIDESO l’Evaluation environnementale ; publiques ; Compris dans le coût des
travaux
Conformité avec recommandations de l’Evaluation
Excavations, remblais des berges, pose Entrepreneurs et leurs Direction urbaine environ.
environnementale ; Inclus dans coûts des travaux
conduite sur pilotis, installations électriques ; experts en envir. Dir.Urb. de l’Energie ; Mairie ;
Circulation et sécurité routière ;
Installation des extensions de pompage dans les Entrepreneurs et leurs experts en Conformité avec recommandations de l’Evaluation
fleuves. Perturbation de l’écosystème aquatique ; envir. environnementale ; Direction urbaine environ. Dir.
Inclus dans coûts des travaux
Réhabilitation des équipements de traitement ; REGIDESO ; Respect du Code de l’Eau, de l’Environ. Urb. Energie ;
Réhabilitation et extensions des réservoirs ; Dir urbaine environ. Législation sur les écosystèmes aquatique
Entrepreneurs et Conformité aux normes de la pollution de l’air, de l’eau et Dir. Régionale environ.
Entretien des véhicules et engins de chantier Inclus dans coûts des travaux
Concessionnaires des sols ; recommandations du constructeur Chargé de l’Environnement
Entrepreneurs et leurs Experts en
Mise en place des ouvrages et envir.; Conformité avec l’APD – conforme avec l’évaluation
SNEL, REGIDESO Inclus dans coûts des travaux
équipements électriques ; manipulation ; environnementale
Electriciens
Mise en place des équipements de traitement de Législation sur la qualité des eaux ; l’élimination des Min. Environ. ; Min. de la santé ;
Entreprises ; REGIDESO ; Inclus dans coûts des travaux
l’eau effluents pollués, Min. Energie.

Equipement d’évacuations des rejets de traitement Législation sur la qualité des eaux ; l’élimination des Min. Environ. ; Min. de la santé ;
Entreprises, REGIDESO Inclus dans coûts des travaux
de l’eau effluents pollués Min. Energie.

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PHASE D’EXPLOITATION
Surveillance Suivi
Programme Responsabilité Programme Responsabilité Coûts
Organisation des consultations régulières avec Maître de l’ouvrage, Mairie, Vérification des périodicités et des thèmes Maître de l’ouvrage, GEEC Compris dans les budgets
les communautés riveraines et mise en œuvre ONG, Société civile présentés ; Réactions de la population consignée des entités responsables
d’un système pour enregistrer et répondre aux dans le registres des remarques
plaintes et réclamationst
Campagne de mesures des débits des rivières Maître de l’ouvrage Maintien de la biodiversité initiale ; Maître de l’ouvrage, DAS Compris dans les budgets
Kasapa et Kimilolo en vue verifier si les débits Dir. urbaine environ. Vérification des résultats des mesures et des entités responsables
écologiques sont respectés. approbation des récommandations formulées.
Eaux de sources et forages : recherches des Labor. de la REGIDESO ; Surveillance des risques de pollution ; DAS ; Inclus dans les budgets des
pollutions fécales, des métaux lourds, des Statistique des maladies hydriques CRAA administrations concernées
résidus de pesticides ; Législ. sur hygiène publique Min. santé publique ;
Eaux traitées : contrôle de pollution Labor. de la REGIDESO Surveillance des risques de pollution ; DAS ; Inclus dans les budgets des
Statistique des maladies hydriques CRAA administrations concernées
Législ. sur hygiène publique Min. santé publique ;
Gestion des ressources naturelles et des Dir. urbaine environ. Amélioration des reboisements et de l’esthétique DAS ; Inclus dans leur
berges des cours d’eau. ONG spécialisées des abords Mairie ; Budget
Aménagement des abords Pépinières de la ville
Distribution de l’eau en conformité avec les REGIDESO Labor. du Min. de Qualité des eaux stockées et distribuées. Direction urbaine de l’hygiène et Inclus dans leur budget
normes de l’OMS la Santé santé publique
- entretien des installations de production et de CRAA
stockage
Organisation d’un programme de Dir. urbaine environ. Législation sur hygiène publique DAS ; 10 000 ;
sensibilisation à l’Hygiène publique, alimentaire ONG spécialisées Min. santé publique ;
et familiale.
Contrôle sanitaire de la qualité des eaux aux Laboratoire REGIDESO, Statistiques de propagation des maladies Direction urbaine de l’hygiène et de Inclus dans budget de la
captages et dans le circuit de distribution, aux hydriques la santé santé
bornes fontaines ;
Gestion de l’impact esthétique paysager du site Admin. de la REGIDESO ; Clôtures, Entretien des installations : bâtiments, Dir Hydraulique, Dir. urbaine de Inclus dans leur
Kafubu, des réservoirs et bâtiments divers . bureau de l’Aménag. du conduites, lignes électriques ; l’aménagement du territoire Budget
territoire ;
Planification du développement économique ; Administration régionale : Organisation de micro crédits ; Encadrement des Direction régionale des actions Inclus dans leur budget
Valorisation tarifaire de l’eau alimentaire- de promotion sociale ; lutte artisans ; promotion de la femme ; sociales ; Coopératives ; ONG ;
l’eau industrielle contre pauvreté Banques locales ;

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6.7 SYNTHÈSE DES INDICATEURS MAJEURS DE SUIVI

Les indicateurs sont des signaux pré-identifiés qui font constater des changements dans les milieux ou
résultats liés à des interventions spécifiques. Ce sont des unités d’observation qui fournissent des
informations quantitatives ou qualitatives sur les impacts et les bénéfices environnementaux et sociaux.. Ils
fournissent une description sommaire des états et des contraintes et permettent d’observer les progrès
réalisés ou le processus de dégradation subie dans le temps . Ies indicateurs servent, dans une certaine
mesure, d’instruments de prévision.
Pour ce qui concerne le choix des indicateurs environnementaux et sociaux, les critères d’analyse doivent
porter sur la pertinence, la fiabilité, l’utilité et la mesurabilité.
Les indicateurs de suivi aideront dans la mise en application des mesures d'atténuation, le suivi et
l'évaluation de l'ensemble du projet en vue d’évaluer l’efficacité de ses activités.
Parmi les indicateurs de suivi, on peut citer :

Les indicateurs environnementaux sur le plan sécuritaire


‐ Nombre de plaintes ou réclamations de la population durant le chantier pour des accidents, des dommages
ou autres ;
‐ Comparaison de la qualité des eaux avant-projet et après-projet ;
‐ Nombre de plaintes de la population sur les nuisances sonores pendant les travaux de chantier
‐ Etat de l’écosystème après le démarrage de l’exploitation au niveau des sites à pente élevé (érosion, sites
désherbés avec implantation conduite primaire et réhabilité).

Les indicateurs sociaux


‐ Nombres d’acteurs formés dans l’évaluation, la revue et la gestion environnementale ;
‐ Nombre d’emplois créés localement (main d’œuvre locale utilisée pour les travaux et l’exploitation) ; −
Nombre de campagne de sensibilisation ;
‐ Nombre de personnes satisfaites pour l’accès à l’eau ;
‐ Nombre d’abonnés ;
‐ Dépôt effectif du Plan de réinstallation,
‐ Dépôt effectif d’un cahier des doléances
‐ Nombre de Protocoles signés et comparaison avec la liste des PAP
‐ Nombre de vérifications effectuées
‐ Nombre de versements effectués
‐ Délai entre la vérification et le versement
‐ Nombre des PAP compensés

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7 CONCLUSIONS GÉNÉRALES : ANALYSE ET INTERPRÉTATION

1. Le programme de renforcement et de modernisation du réseau urbain d’adduction d’eau potable de la


ville de Lubumbashi s’offre comme une forme de réponse adéquate à une demande sociale qui a envahi
les champs politique et les discours traditionnels.. De ce fait, dans son esprit et dans ses grandes lignes,
le programme apparait comme une politique sociale qui participe à l’atteinte des Objectifs du Millénaire
pour le Développement (OMD). De par ses cibles, et partant aussi des résultats attendus le PEMU bouge
avec des logiques évidentes de réduction de la pauvreté et de la minimisation des fractures sociales
dans un domaine très sensible qui entretient des correspondances fonctionnelles avec la santé publique,
l’assainissement, l’allégement des taches domestiques et l’amélioration de l’hygiène des habitants, la
santé infantile et le foncier urbain.

2. Le PEMU de la ville de Lubumbashi confère à la restructuration du secteur de l’eau versus


assainissement t une viabilité institutionnelle, même si au demeurant beaucoup d’efforts restent à
poursuivre pour répondre adéquatement à la demande sociale notamment dans la revue et la réalisation
d’un code de l’eau qui doit être en adéquation avec les autres textes dans les domaines de
l’Environnement, de la Santé et de l’Assainissement.

3. Le processus d’identification des impacts du programme a nécessité l’utilisation d’une série d’outils et
de techniques d’analyse dissemblables mais complémentaires. Ceci a permis à la mission de bien
qualifier les impacts dans le temps et dans l’espace.. Les impacts environnementaux se sont structurés à
travers les catégories de Nature, de Valeur, d’Intensité, d’Etendue et de Durée. Les impacts socio
économiques ont emprunté les paradigmes se rapportant aux déplacements temporaires des populations,
la qualité de la vie, l’accès au service public de l’eau, l’organisation sociale et culturelle, la fin des
délestages, la perte de revenus et autres. Les activités qui sont les sources d’impact se distribuent
respectivement dans les phases pré travaux, travaux et exploitation. La mission n’a pas aussi manqué de
relever des impacts en rapport avec le VIH/ Sida en pointant la ville prise globalement en rapport avec
son devenir, les ouvriers des chantiers et es PAP. L’analyse des impacts s’est étendue aussi dans le
domaine de l’atteinte des OMD et en rapport avec le genre et Egalité des sexes. L’ensemble des mesures
d’atténuation et de bonification sont contenus dans le PGES qui est d’un montant global de
550 497 $US.

4. Les travaux vont affecter 344 ménages et leurs biens.


62 ménages vont perdre les parcelles à Kamasaka et 16 ménages vont y perdre le logement.
Les biens qui seront affectés sont les suivants : jeunes arbres (164),vieux arbres (301), murs de clôture
(1), les panneaux publicitaires (8), traversées de route asphaltée(16), poteaux électriques (5), maisons
précaires (25), maisons semi-durables(16), briques adobes (6 100), briques en terre cuite (37 670),
jardins maraichers (33 270 m2), étangs piscicoles (2), établissements commerciaux qui enregistreront
des pertes économiques (153).
Forts de tous ces constats de terrain, la mission recommande la diffusion d’un PAR tenant compte de la
législation nationale et s’inspirant au mieux du cadre développé par la Banque Mondiale. Le cout total du
PAR est de 428 342 $US (y compris l’assistance technique d’un ONG pour la mise en œuvre du PAR,
les frais de communication ainsi qu’une provision pour l’audit environnemental et les imprévus pour aléas
divers)

5. Les consultations publiques ont permis de tester l’acceptabilité sociale du projet avec les bénéficiaires
directs dans une structure égalitaire de communication, mais aussi de considérer leurs éléments
motivateurs et les facteurs de réticence relatifs aux inquiétudes et craintes de diverses fortunes. Les 5
consultations se sont tenues dans un contexte post électoral, mais la politique ne s’est pas fait invité
dans les débats. Les participants ont plutôt fait un focus sur les impacts du programme dans l’amélioration
de leurs cadres de vie et des conditions d’existence. IL s’est noté une bonne et pleine participation des

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femmes, des groupes démunis qui ont eu à exprimer leurs points de vue en toute liberté au-delà des
inégalités socialement construites dans la société congolaise. Les femmes n’ont pas été des réceptrices
passives du projet. Les prolongements sanitaires du PEMU et les doutes en ce qui trait aux
indemnisations ont animé l’essentiel des échanges. L’une des recommandations majeures est la mise en
place d’une plateforme de concertation et de coordination entre la REGIDESO et la société nationale en
charge de la fourniture de l’électricité (SNEL). Des recommandations sont allées dans le sens d’une
bonne gestion des risques d’accidents au niveau des chantiers et le recrutement de la main d’œuvre
locale pour aider à conduire les travaux.

6. Dans le registre des recommandations générales et spécifiques il faut retenir


• Une application effective et correcte des mesures de sauvegarde environnementale.
• Une implication effective des populations dans toutes les unités de concertation et de communication
du projet.
• Une indemnisation des PAP avant le démarrage effectif des travaux suivie par des actions
d’encadrement social et économique.
• Une gestion durable et efficiente des déchets et des effluents des chantiers
• Une remise en état de tous les biens détruits par les travaux comme les arbres et les poteaux
électriques par exemple

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8 BIBLIOGRAPHIE

1. BANQUE MONDIALE (2007) : Manuel opérationnel de la banque mondiale


PO 4.01 Politiques opérationnelles ;
PO 4.04 relative aux habitats naturels ;
PO 4.12 relative aux réinstallations involontaires ;
PO 4.09 relative à la lutte antiparasitaire ;
PO 4.10 relative aux populations autochtones ;

2. Cadre de Gestion Environnementale et social, CGES, Rapport final 2008. Document PEMU-
REGIDESO,
Crispin Lumbombo.
3. REGIDESO : PEMU - Elaboration des Avant projets détaillés et des DAO pour l’alimentation en eau
potable de Lubumbashi et Matadi. APD provisoire - AEP de la ville de Lubumbashi,
IGIP-VSI Planning-VSI Afrique.
4. REGIDESO : PEMU - Elaboration des Avant projets détaillés et des DAO pour l’alimentation en eau
potable de Lubumbashi et Matadi. EIES simplifiée définitive - AEP de la ville de Lubumbashi, IGIP-
VSI Planning-VSI Afrique.
5. Programme d’urgence et de réhabilitation social (PURUS)
Plan d’Action et de Réinstallation(PAR)
Rapport provisoire de mars 2008,
SOFRECO
6. Cadre de Politique de Réinstallation des Populations CPRP, (PEMU)
Rapport final Septembre 2008,
Crispin LUMBOMBOI
7. Plan Succinct de Réinstallation (PSR), Ville de Kinshasa,
Rapport Définitif Mars 2012,
EDE

8. Etudes d’Impact Environnemental et Social (EIES), Ville de Kinshasa,


Rapport Définitif Mars 2012,
EDE
9. Etudes d’Impact Environnemental et Social (EIES), Ville de Matadi,
Rapport définitif juin 2012,
EDE

10. Plan Succinct de Réinstallation (PSR), Ville de Matadi,


Rapport Définitif juin 2012,
EDE

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9 ANNEXE

ANNEXE 9.1 : COMPTE-RENDU DES CONSULTATIONS DU PUBLIC

Photo 4 : Consultation publique PAR Kamasaka

¾ La mission de consultation du public s’est déroulée du 23 au 26 avril 2012 dans les différentes
communes de la ville de Lubumbashi, elle avait pour objectif :
1. L’identification des organisations sociales et des populations situées sur les tracés des conduites et
les sites des ouvrages projetés ;
2. La vulgarisation des documents, Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et Cadre de
Politique de Réinstallation des Populations (CPRP), du Projet PEMU ;
3. La consultation du public en général et des Personnes Affectées par le Projet (PAP) en particulier, à
l’issue d’une enquête socio-environnementale réalisée en vue de la préparation de l’Etude d’Impact
Environnemental et Social (EIES) et du Plan d’Action à la Réinstallation (PAR).

¾ Les principaux orateurs pendant les ateliers de consultations étaient:

• Monsieur Laurent KAHOZI SUMBA, Ministre Provincial en charge de l’Energie et Président du Comité
de Pilotage Local du PEMU, Président des séances ;

• Monsieur Jean-Oscar SANGUZA MUSUNDA, Maire de la ville de Lubumbashi, Modérateur ;

• Monsieur Pierre MAKOYO KALONDA, Directeur Provincial de la REGIDESO/Katanga, dont l’exposé


a porté sur l’état des lieux des installations de desserte en eau potable dans la ville de Lubumbashi,

• Messieurs Jean-Pierre NTOMBOLO et Floribert LUVUNGA, Experts en Environnement de la CEP-


O/REGIDESO, qui ont présenté le Projet PEMU, les impacts potentiels sur l'environnement et les
mesures d’accompagnement prévues.

¾ Avaient pris part à ces rencontres, les populations et autorités des Communes et Quartiers ciblés par
les travaux de réhabilitation des réseaux de distribution d’eau dans la ville de Lubumbashi, les

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organisations à vocation communautaire, la Presse locale ainsi que les personnes affectées
directement par le projet.

¾ Déroulement des activités de la consultation

Les consultations publiques ont eu lieu dans les Maisons communales de Lubumbashi, Rwashi,
Kamalondo et Kampemba ainsi que dans la Maison des Jeunes de la commune de Katuba.
Les séances de consultation commençaient chaque fois par l’hymne national, chanté en chœur par tous
les participants et, immédiatement après, le Modérateur de la séance introduisait la cérémonie en
présentant d’une façon succincte la consistance du projet PEMU, le niveau d’avancement et l’objectif
poursuivi par la vulgarisation des CGES et CPRP. Ensuite, s’en suivaient la présentation de l’état des
lieux de la situation de desserte en eau potable dans la ville de Lubumbashi, la présentation des détails
des travaux projetés dans le cadre du PEMU, l’exposé sur les impacts positifs et négatifs attendus ainsi
que les mesures d’accompagnement.
Après les exposés, le débat était ouvert pour des questions ou commentaires du public, des parties
prenantes et de la presse, ainsi que les réponses aux préoccupations des participants par l’équipe du
Projet. Pour clôturer, l’hymne national était encore chanté et immédiatement après, un cocktail était offert
aux participants avant de lever la séance.

Si dessous, les questions ou commentaires du public, des parties prenantes et de la presse ainsi que les
réponses aux préoccupations des intervenants par l’équipe, lors de chacune des séances de consultation
du public.

A. COMMUNE DE LUBUMBASHI

Date : Lundi 23 avril 2012 ; Heure du début : 9H50 ; Heure de clôture : 11H40
1. Lieu : Salle de mariage de la commune de Lubumbashi
2. Populations cibles :
‐ Les habitants des quartiers de la commune de Lubumbashi représentés par le bourgmestre, les chefs
de quartier, chefs de rue, notables et membres des ONG de leurs quartiers respectifs, la presse
locale et les représentants de l’autorité provinciale.
‐ Les habitants des quartiers de la commune Annexe

Photo 5 : Consultation publique EIES Lubumbashi

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3. Participants : voir la liste des présences en annexe


4. Animation de la consultation du public et vulgarisation du projet PEMU
L’équipe mixte : REGIDESO/Katanga, CEP-O et Bureau d’études EDE, a animé la consultation publique
et était composée de :
‐ Baudouin MUNANGA : Directeur Provincial a.i. de la REGIDESO/Katanga ;
‐ Jean-Pierre NTOMBOLO : Expert environnementaliste de la CEP-O et Modérateur ;
‐ Floribert LUVUNGA : Expert environnementaliste de la CEP-O ;
‐ Peter ESEKA : Chef d’Exploitation réseau REGIDESO/Lubumbashi ;
‐ Badara DIAGNE : Expert du Bureau EDE
‐ Théophile MATUVOVANGA : Expert du Bureau EDE et Rapporteur.
‐ La consultation du public et la vulgarisation du projet PEMU était honoré par la présence de :
‐ Mr MWAMBA MBUYO, Chef de Division Urbaine, représentant le Maire de la Ville de Lubumbashi
empêché ;
‐ Mme Marie Claire SAÏDI, Bourgmestre de la commune de Lubumbashi

Les questions des participants et les réponses de l’équipe d’animation de la consultation.


Q1/ Mr MWAMBA MBUYO, représentant du maire de la Ville, a commencé par remercié les participants
pour avoir répondu à l’invitation de l’équipe du projet. Il a ensuite insisté sur le fait que l’implication de la
Mairie, des bourgmestres des communes, des chefs de quartiers est une condition sine qua none pour la
réussite du projet PEMU dans la ville de Lubumbashi.
Ensuite il a ensuite exposé trois préoccupations :
‐ Il s’interroge sur la clé de répartition des montants tel que affecté aux trois villes concernées
par le projet PEMU ;
‐ Il se préoccupe ensuite des indemnisations à accorder aux personnes qui seront affectées
par le projet (PAP). Il aurait souhaité que l’équipe du projet se mette en contact permanent
avec les autorités politico-administratives pour garantir la réussite de l’opération.
‐ Il s’interroge sur l’utilisation de l’expertise des bureaux d’études étrangers, comme s’il n’y
avait pas des compétences en RDC.
Q2/ Mme Marie Claire SAÏDI, bourgmestre de la commune de Lubumbashi avait émis deux
préoccupations :
‐ Au regard du séjour de 4 jours de l’équipe du projet à Lubumbashi, qui va élaborer l’étude EIES et le
PAR pour la Ville de Lubumbashi ?
‐ Comment va se dérouler l’indemnisation des PAP, en particulier l’indemnisation des PAPA qui
perdront leur maison. L’indemnisation sera-t-il en nature ou en espèce ?
Q3/ Mme Madeleine WAYILA de Radio Okapi
Elle s’interroge sur l’opportunité de financer une phase provisoire d’un projet au lieu d’attendre carrément
le projet définitif.
Q4/ Professeur NTUBUBA BISIMWA de l’UNILU
Le professeur s’interroge sur la sécurisation des matériels et équipements qi seront installés dans le
cadre de la présente phase du projet PEMU.
Q5/ Mr PALUKU KIPINDO, Chef de quartier Lumumba
Le chef de quartier s’interroge sur la disponibilité en eau dans la nappe phréatique de la Ville car il semble
qu’il n’y a plus suffisamment d’eau dans cette nappe selon certaines informations.

R1/Aux préoccupations de Mr MWAMBA MBUYO, Mr Floribert Luvunga a répondu ce qui suit :


‐ La répartition des fonds alloués à chaque ville (Kinshasa avec $US46,00 millions, Lubumbashi avec
$US20,30 millions et Matadi avec $US20,00 millions) est détaillée dans la Composante A du projet

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PEMU. Cette répartition est une conséquence logique de l’état des infrastructures de chaque ville
concernée par le projet et des priorités élaborés par chaque direction provinciale.
‐ Quant aux indemnisations, Mr Floribert a précisé que la Personne Affectée par le Projet (PAP) est
toute personne ayant subi, du fait du projet, la perte de biens, de terres ou d’accès à des ressources
économiques et que le principe d’indemnisation de la Banque Mondiale se veut inclusive.
‐ Il existe bel et bien de l’expertise national en RDC mais l’attribution du marché a tenu compte des
prescrits du bailleur des fonds, la Banque mondiale. Ainsi, un appel d’offre international était lancé par
voie de presse et n’est retenu que le bureau qui satisfait aux critères d’attribution des marchés.

R2/ Mr Floribert a ensuite tranquillisé Mme la Bourgmestre :


‐ Le séjour de l’équipe du projet n’est pas de quatre (4) jours mais s’étale du 7 avril au 27 avril 2012.
Les équipes d’enquêtes sont à pied d’œuvre au moment ou nous tenons cette consultation.
‐ A propos de l’indemnisation des PAP, les équipes d’enquêtes déployées dans la ville sont en train
d’évaluer les impacts et relevés les identités des PAP afin de permettre une évaluation juste des
impacts.
‐ Dans le cas d’espèce où il y aurait des maisons d’habitations impactées, le principe est d’indemniser
d’abord le foncier (le terrain) et ensuite lui donner l’équivalent d’une maison au moins identique à celle
que la PAP va perdre du fait des travaux, à condition que cette concession respecte les conditions
d’éligibilité énoncés dans la présentation du projet PEMU.

R3/ Mr Floribert donné les précisions suivant aux préoccupations de Mme Madeleine WAYILA :
Il ne s’agit pas d’un projet provisoire comme évoqué mais il s’agit plutôt des mesures d’urgence. Il est
évident que ce projet ne pourra pas satisfaire tous les besoins de la Ville de Lubumbashi mais il y aura un
plus dans le processus d’amélioration de la desserte en eau potable de la Ville.
Pour les besoins qui ne seront pas satisfait, une autre étude est en train de se mettre en place afin de
poursuivre l’effort dans l’amélioration de l’alimentation en eau potable de la ville de Lubumbashi.
R4/ Au sujet de la sécurisation des équipements du projet évoqué par le professeur PALUKU, Mr Floribert
a fait savoir qu’il s’agit en fait d’un problème de maintenance (problème de suivi après la fin du projet).
Ce suivi doit-être l’affaire de tous et pour votre information, il a été crée un comité de pilotage local
(CPL/Lubumbashi) dans le cadre du présent projet dont le président n’est autre que son Excellence Le
Ministre Provincial de l’Énergie. Ce comité regroupe les forces vives de la vile et constitue un répondant
aux préoccupations de la population bénéficiaire.
R5/ Au sujet de la disponibilité en eau dans la nappe phréatique de la Ville,
Les études hydrogéologues ont effectivement montrés une baisse du niveau de la nappe au niveau de la
Ville et les autorités sont bien conscientes de la situation. Les nouveaux forages prévus permettront de
pallier tant soit peu à cette baisse. Toutefois, des études pour l’utilisation d’autres sources d’eau sont
actuellement encours et sont plus que prometteuses.
Q6/ Mme Adolphine MUZAMA MAWANGA, chef de service/commune Lubumbashi
Il est un adage qui dit ‘’l’eau c’est la vie’’ mais il nous semble qu’avec la REGIDESO, je peux affirmer
que ’’l’eau c’est ma mort’’. En effet, à Kimilolo, les analyses d’il y a environs 5 ans ont montrés que la
nappe était polluée par les rejets des sociétés minières. Pouvez-vous nous confirmer la présence des
métaux lourds dans les eaux de la nappe à Kimilolo ?
Q7/ Mr Fulgence MONGA, Chef de quartier Adjoint a souhaité obtenir des éclaircissements sur les
indemnisations des PAP.
Q8/ Mr BANZA MIKETO MUYA, chef de division urbaine du Plan s’interroge sur le bénéfice que pourront
tirés les filles et fils de la vile de Lubumbashi de ce projet. Va-t-on, une fois de plus, importé de la main
d’œuvre d’autres provinces ?
Q9/ Mr le Chef de quartier Karavia a trois préoccupations :

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‐ Il s’interroge sur la durée des consultations du public car selon lui, une demie journée ne permet pas
de sensibiliser toute la population touchée par le projet ;
‐ Au regard de la pollution des eaux dans la ville, il fallait un temps relativement long pour la
sensibilisation de la population ;
‐ Dans la suite logique de la précédente préoccupation, la population n’a pas seulement besoin d’une
grande quantité d’eau (cfr. volet production du présent projet) mais d’une eau de qualité. Quelles sont
les dispositions prises pour satisfaire à cette exigence ?
Q10/ Mr NGOIE KABWE Elias, Chef de quartier Gambela s’interroge sur l’opportunité d’implantation des
bornes fontaines car, selon lui, il a existé déjà des projets des bornes fontaines (cas du projet avec
VISION MONDALE). Mais le constat a un gout très amer car presque toutes ces bornes fontaines sont en
arrêt pour des raisons diverses.
Q11/ Mr BANZA Stanislas, Chef de quartier Kiwele
Selon l’exposé du modérateur, les conduites de la Regideso datent des années 50 et beaucoup sont déjà
usées. Pourquoi avoir attendu si longtemps car nous avons l’impression que la Regideso n’a pas un
service d’entretien performant.
En plus, il fallait associer les chefs de quartier et des rues pour assurer la protection des emprises où sont
implantées les conduites du réseau d’eau.
R6/ Au sujet de l’éventuelle pollution de la nappe de Kimilolo par les métaux lourds provenant des
déchets des sociétés minières, les autorités compétentes avaient réagis lors de l’alerte et des mesures
avaient été imposés aux sociétés minières en matière de retraitement des déchets avant le rejet.
Toutefois, à ce jour, aucune analyse scientifique ne confirme cette pollution. Les eaux de Kimilolo sont
analysées chaque semaine et par la REGIDESO et par un organisme indépendant, le CRAA, et à ce jour,
aucune pollution n’a encore été détectée. Ainsi, l’eau de la REGIDESO est toujours l’eau de la vie et rien
d’autre.
R7/ Le modérateur est revenue sur la séquence des mesures d’indemnisation en insistant sur le texte
d’éligibilité des PAP. Il a ensuite rappelé qu’il existe dans les critères d’éligibilité, une date limite (cut off
date), date après laquelle tout bien non identifié ne peut prétendre à une indemnisation. Il a aussi informé
l’assemblée que l’identification des biens affectés par le projet et leur propriétaire sont encours
d’identification par une équipe d’enquêteurs composée des filles et fils de Lubumbashi depuis maintenant
10 jours.
Le modérateur a insisté sur le respect du ‘’cut off date’’ et a donné l’exemple du site de Drève de
Selembao à Kinshasa où certaines personnes se sont mis à construire nuitamment des maisons dès
l’annonce de l’indemnisation. Cela dénonce d’un manque de civisme de la part d’une population qui se
comporte de la sorte.
Le modérateur a également demandé à la population de s’imprégner des critères de la Banque mondiale
afin d’éviter toute surprise en terme d’indemnisation.
Le modérateur a insisté sur le fait que dans le cas du projet PEMU, les indemnisations seront payées par
le Gouvernement de la RDC et non par la Banque Mondiale. la mise en œuvre du Plan d’Action de
Réinstallation est une des conditions du décaissement des fonds par la Banque Mondiale pour l’exécution
des travaux.
R8/ Mr Floribert a tranquillisé Mr BANZA car quelque soit l’entreprise qui gagnera le marché des travaux
(entreprise chinoise, européenne ou américaine), des mesures sont prises pour qu’elle n’importe que la
main d’œuvre qu’elle ne peut trouver sur place à Lubumbashi.
Mr Floribert a également rappelé à l’assemblée que les travaux en urgence du projet PEMU ont été fixés
et choisis en collaboration étroite avec la Direction Provinciale de la REGIDESO/Katanga.
R9/ Au sujet des préoccupations du chef de quartier, il a été signifié ce qui suit :
‐ Il se tiendra plusieurs consultations du public dans la ville et celle de la commune de Lubumbashi
n’est que la première. Cet après-midi, l’équipe se déplacera vers la commune de la Ruashi où seront

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associés d’autres quartiers de la commune Annexe. Cette consultation va se poursuivre durant 4


jours à raison de deux consultations par jour.
‐ L’eau de la REGIDESO est une eau de qualité car il a été instauré le système d’analyse régulière de
l’eau distribuée dans la Ville et la qualité de cette eau n’a jamais été mise en cause scientifiquement.
‐ R10/ Mr Baudouin MUNANGA, DP a.i. de la REGIDESO/Katanga a tenu à apaiser Mr Elias :
‐ Au sujet de la qualité de l’eau : l’eau produite et distribuée par la REGIDESO est potable et les
analyses du Centre de Recherches Agro-alimentaires de l’université de Lubumbashi (CRAA)
confirment la potabilité de cette eau.
‐ Au sujet des bornes fontaines : plusieurs problèmes ont fait qu’à ce jour, les bornes fontaines ne
tiennent pas longtemps. Pour l’instant, il est prévu une mise en place d’une tarification incitative et un
suivi de la gestion des bornes fontaines par la REGIDESO. Une expérience est actuellement encours
avec la CTB et les premières conclusions sont concluantes.

R11/ Aux inquiétudes de Mr BANZA Stanislas, les explications suivantes ont été données :
‐ Les conduites utilisées pour le transport et la distribution de l’eau sont de plusieurs types ; Il en existe
en amiante ciment, en acier, en PVC, en PEHD et en FD. La durée de vie d’une conduite est fonction
de son type (matière constituante de la conduite). Après 50 ans d’exploitation, le renouvellement de
certaines conduites est de mise.
‐ Les constructions anarchiques sont également une des causes de dégradation rapide de certaines
conduites avec comme conséquence la présence des fuites d’eau.
‐ Il est demandé aux chefs des quartiers et chefs des rues de soutenir la REGIDESO en évitant le
lotissement sur les tracés des conduites d’eau ; C’est le seul moyen qui permettra une longévité aux
installations et équipements qui seront posés dans le cadre du projet PEMU dans la ville de
Lubumbashi.
‐ En guise de conclusion de la consultation du public dans la commune de Lubumbashi, le Chef de
Division Urbaine a demandé aux autorités des communes d’impliquer leur population respective pour
s’approprier du projet PEMU car ce projet est le leur.

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B. COMMUNE DE RWASHI

Date : Lundi 23 avril 2012 ; Heure du début : 14H40 ; Heure de clôture : 16H50
1. Lieu : Salle de mariage de la commune de la Ruashi
2. Populations cibles :
‐ Les habitants des quartiers de la commune de la Ruashi représentés par le bourgmestre, les chefs de
quartier, chefs de rue, notables et membres des ONG de leurs quartiers respectifs, la presse locale et
les représentants de l’autorité provinciale.
‐ Les habitants des quartiers de la commune Annexe (quartiers Luwowoshi, Kawama et Luano)

3. Participants : voir la liste des présences en annexe


4. Animation de la consultation du public et vulgarisation du projet PEMU
L’équipe mixte : REGIDESO/Katanga, CEP-O et Bureau d’études EDE, a animé la consultation publique
et était composée de :
‐ Baudouin MUNANGA : Directeur Provincial a.i. de la REGIDESO/Katanga ;
‐ Tristan MATANDA KINAMA : Directeur Technique a.i. de la Regideso/Katanga
‐ Jean-Pierre NTOMBOLO : Expert environnementaliste de la CEP-O et Modérateur ;
‐ Floribert LUVUNGA : Expert environnementaliste de la CEP-O ;
‐ Peter KALAMA ESEKA : Chef d’Exploitation réseau REGIDESO/Lubumbashi ;
‐ Badara DIAGNE : Expert du Bureau EDE
‐ Théophile MATUVOVANGA : Expert du Bureau EDE et Rapporteur.
‐ La consultation du public et la vulgarisation du projet PEMU était honoré par la présence de :
‐ Mr KAHOZI bin M., Bourgmestre Adjoint de la commune de la Ruashi
‐ Avant de passer aux questions et préoccupations des participants, le DP a.i. de la
REGIDESO/Katanga a fait une synthèse en swahili des exposés de deux intervenants.

Les questions des participants et les réponses de l’équipe d’animation de la consultation.


Q1/ Mr Jean Claude Mathieu KAZADI, chef de quartier Bendera a exprimé trois préoccupations :
‐ L’environnement de la ville de Lubumbashi est entièrement pollué par les Miniers selon les
informations en sa possession. Cette situation semble être à la base de la recrudescence des
maladies. Pourquoi tente-t-on d’hypothéquer la vie de la population de cette ville ?
‐ Il s’interroge sur l’état de vétusté des conduites de distribution d’eau dans la ville, ce qui a pour
conséquence plusieurs fuites au réseau et une perte importante d’eau.
Q2/ Mr NTSULU TSHIBALA MAVITA, Chef de service Affaires sociales C/Ruashi s’interroge sur la
résolution des problèmes liés à une éventuelle expropriation car sachant que le Ministère provincial de
l’Énergie et celui de l’Urbanisme sont directement impliqués dans le projet, quel va être l’attitude du
Ministère des Affaires foncières qui semble être complice des constructions anarchiques qui empiètent
sur les conduites de la Regideso.
Q3/ Mr KATSHONGO ISWAMO, chef de quartier Kawama a voulu savoir comment la Regideso espère
résoudre le problème de contamination de l’eau dans le circuit de distribution (contamination aux droits
des fuites par la présence des pressions négatives) car à certains endroits de la ville, ces fuites se
déclarent au-dessus des fosses sceptiques construites illégalement par des inciviques.
Il se demande également pourquoi la Regideso pense au projet PEMU au lieu de résoudre d’abord le
problème des multiples fuites dans son réseau de distribution.
Q4/ Mme Marthe MUJINGA du quartier Luano,
J’habite le nouveau lotissement ‘’Jolie Site’’ au quartier Luano mais nous constatons que le Service de
cadastres ne respecte pas les normes dans l’attribution des parcelles. Les nouvelles parcelles arrivent
jusqu’au bord des routes et il n’existe pas d’emprise pour les infrastructures de la Regideso et de la

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SNEL. Comment la Regideso compte contourner ce problème afin de nous servir en eau potable ?
Q5/ Mme ILUNGA MADO du quartier Luano
Que peut-on attendre de la Regideso pour nous qui habitons le nouveau lotissement ‘’Jolie Site’’ du
quartier Luano ?

R1/Aux préoccupations de Mr Jean Claude Mathieu KAZADI, Mr Floribert Luvunga a explicité en ce sens :
‐ Il existe effectivement une polémique sur la pollution du site de Kimilolo par les Miniers. Toutefois, les
autorités compétentes de la Province et du Pays, mis au courant, avaient pris des mesures de
sauvegarde du site en imposant un retraitement des rejets provenant des Miniers. En plus les
analyses des eaux en provenance du site de Kimilolo effectuées chaque semaine et par la Regideso
et par le service universitaire CRAA ont toujours démenties l’affirmation d’une quelconque pollution à
ce jour. De toute façon, le gouvernement provincial est très impliqué dans le suivi du contrôle des
eaux de la Regideso et le Ministre provincial de l’Énergie est particulièrement concerné en tant que
président du CPL/Katanga dans le cadre du projet PEMU.
‐ Le projet PEMU permettra à la Regideso de lutter tant soit peu contre les fuites d’eau sur le réseau.
R2/ Mr Floribert a expliqué à Mr NTSULU qu’il s’agit d’un problème de discipline et de civisme de la part
et de la population et des autorités du service des cadastres. Il faudrait que les autorités compétentes
puissent sévir afin de freiner cet élan de destruction des infrastructures de la ville.
R3/ Pour une meilleur compréhension de l’assemblée, la parole était donnée à Mr Tristan MATANDA
KINAMA, DT a.i. de la Regideso/Katanga pour explicité en swahili le problème des fuites que rencontre
ses services.
R4-R5/ Aux préoccupations de Mmes Marthe MUJINGA et ILUNGA MADO, Mr Baudouin MUNANGA, DP
a.i. de la Regideso/Katanga est intervenu en swahili afin de stigmatisé le comportement des services qui
créent le désordre dans les infrastructures de la ville.
Mr KAHOZI, Bourgmestre Adjoint de la Commune de la Ruashi, a appuyé le DP a.i. de la
Regideso/Ktanga et a promis de contacter en ce qui concerne sa commune, le service d’urbanisme afin
de tenter de juguler ce fléau.
Q6/ Mr Sylvain KAPONGO, notable de la commune de la Ruashi
Lors des interventions des agents de la Regideso sur le réseau pour supprimer des fuites, il est souvent
demandé à la population une intervention en espèce pour achat soit de tuyau PVC, soit de la colle tangit,

La population a des difficultés pour se prononcer car ne connaissant pas ces termes techniques.
Q7/ Mr Christophe KABWITA, notable de la commune de la Ruashi estime que la distribution d’eau au
niveau de leur commune n’est pas juste car le délestage dans leur commune se fait au profit des autres
communes. Il demande ainsi une gestion équitable de l’eau dans l’alimentation de leur commune car les
quartiers et communes habités par les autorités de la ville semblent favorisés au profit des autres
quartiers.
Q8/ Mr MUKENDI KATONTOKA, chef de quartier Luano s’interroge sur l’opportunité de construction des
bornes fontaines compte tenu des expériences antérieures
Q9/ Mr Moïse CHANSA, secrétaire à la commune de la Ruashi est curieux de savoir ce qu’est devenu le
projet d’eau lancé il y a quelque temps avec la participation du DP titulaire de la Regideso/Katanga. Quel
est la place de ce nouveau projet.
Q10/ Mr Placide KITENGIE, chef de cellule Luano au quartier Kimbeimbe
‐ Il sollicite que les documents du projet PEMU puisse être disponible dans les quartiers pour une
meilleure compréhension et appropriation du projet par la population.
‐ Il se demande si le programme des forages concerne aussi la Commune Annexe.
R6-R7-R8/ Le DP a.i. et le DT a.i. de la Regideso/Katanga ont tour à tour explicité en swahili sur la qualité

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de l’eau distribuée par la Regideso et sur les préoccupations de la population.


R9/ Le projet PEMU lancé en 2010 avec la participation du DP titulaire de la Regideso/Katanga est le
même que celui pour lequel nous sommes dans cette consultation du public. Il ne s’agit donc pas du
lancement d’un autre projet mais bien du même projet PEMU.
R10/ Mr Baudouin MUNANGA, DP a.i. de la Regideso/Katanga a tenu à apaiser Mr Placide Kitenge :
‐ Les documents du projet PEMU sont disponibles à deux endroits dans la ville. Il ya un exemplaire à la
Direction provinciale de la Regideso et un autre exemplaire au CPL présidé par Son Excellence Mr Le
Ministre Provincial de l’Énergie.
‐ La commune Annexe n’est pas oubliée pour le programme de forage car un premier forage est prévu
dans le site de Kamasaka.

Motion de Mr BWANA KWELI, membre de la SOCICO (s’est exprimé en swahili)


Mr Bwana s’insurge contre le recours aux prêts des bailleurs de fond (BM, BAD, …) pour la réalisation
des projets. Il fait la recommandation au gouvernement national afin que la rétrocession décidée dans le
cadre de la décentralisation puisse être effective et que ces fonds puissent servir au financement des
projets dans nos villes respectives.

A titre de réponse, Il a été signifié à Mr BWANA que les fonds du projet PEMU est un DON de la BM et
non un prêt. Quand au problème de la rétrocession, les autorités compétentes du gouvernement central
qui auront à approuver ce rapport, pourront, nous osons croire, trouver une solution à cette question qui
dépasse le cadre du présent Projet.

Mr le Bourgmestre Adjoint de la commune de la Ruashi a clôturé la séance de la consultation du public


par un mot de remerciement à l’intention de l’équipe de la mission et des participants.

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C. COMMUNE DE KAMALONDO

Date : Mardi 24 avril 2012 ; Heure du début : 10H25 ; Heure de clôture : 12H20
1. Lieu : Salle de mariage de la commune de Kamalondo
2. Populations cibles :
‐ Les habitants des quartiers des communes de Kamalondo et de la Kenya représentés par les chefs
de quartier, chefs de rue, notables et membres des ONG de leurs quartiers respectifs, la presse
locale et les représentants de l’autorité provinciale.

3. Participants : voir la liste des présences en annexe


4. Animation de la consultation du public et vulgarisation du projet PEMU
L’équipe mixte : REGIDESO/Katanga, CEP-O et Bureau d’études EDE, a animé la consultation publique
et était composée de :
‐ Baudouin MUNANGA : Directeur Provincial a.i. de la REGIDESO/Katanga ;
‐ Tristan MATANDA KINAMA : Directeur Technique a.i. de la Regideso/Katanga
‐ Jean-Pierre NTOMBOLO : Expert environnementaliste de la CEP-O et Modérateur ;
‐ Floribert LUVUNGA : Expert environnementaliste de la CEP-O ;
‐ Peter KALAMA ESEKA : Chef d’Exploitation réseau REGIDESO/Lubumbashi ;
‐ Badara DIAGNE : Expert du Bureau EDE
‐ Théophile MATUVOVANGA : Expert du Bureau EDE et Rapporteur.
‐ La consultation du public et la vulgarisation du projet PEMU était honoré par la présence de :
‐ Mme ILUNGA, Bourgmestre Adjoint de la commune de Kamalondo
‐ Mr Michel KALWA, Bourgmestre de la commune de Kamalondo
‐ Mr MWAMBA MBUYO, Chef de Division Urbaine, représentant le Maire de la Ville de Lubumbashi
empêché.

Avant de passer aux questions et préoccupations des participants, le DP a.i. de la REGIDESO/Katanga a


fait une synthèse en swahili des exposés de deux intervenants.
Les questions des participants et les réponses de l’équipe d’animation de la consultation.
Q1/ Mr Gilbert KAPEND a exprimé la préoccupation suivante :
‐ Quelles sont les dispositions prises par l’autorité politico-administrative par rapport à la pollution
causée par les sociétés minières dans et autour de notre ville.

Q2/ Mr Robert NAWEJ (intervention en swahili) a souhaité connaître d’une part la cartographie du projet
et d’autre part la disponibilité des ressources en eau et à la couverture de la production dans la ville de
Lubumbashi.
Q3/ Mr Ambroise KAYEMBE du service Habitat C/Kamalondo a voulu savoir comment sera mener l’étude
EIES.
Q4/ Mr SHIMATU Mwana Bute, Service Budget C/Kamalondo :
‐ les 15000 compteurs prévus dans le cadre du projet pourront-ils satisfaire le besoin des clients de la
ville ? Qui va payer ces compteurs ?
‐ Quelle stratégie la Regideso compte mettre en place pour lutter contre les pertes d’eau constatées
lors des diverses fuites au réseau en général et dans les camps militaires en particulier ?
Q5/ Mme Solange KIMBA de la Mairie de la ville de Lubumbashi s’interroge sur les dispositions à mettre
en place pour les indemnisations des PAP dans le cas d’une conduite qui passe dans une parcelle ou
dans une maison.
R1/Aux préoccupations de Mr Gilbert KAPEND, Mr Floribert Luvunga a explicité en ce sens :
‐ Il y a effectivement un danger dans le cas ou les rejets non traités des sociétés minières entre en
contact soit avec la nappe phréatique, soit avec les ressources en eau de la Ville.

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Toutefois, à ce jour, les analyses des eaux des sources distribuées par la Regideso/Katanga (eaux de
forage et eaux de la source Kimilolo) sont de bonne qualité au regard des analyses effectuées chaque
semaine par la Regideso et par le CRAA de l’UNILU. Signalons que la pollution d’une ressource ne
peut être confirmée que par des analyses scientifiques, ce qui n’est pas encore le cas.

A la suite de la réponse aux préoccupations de Mr Gilbert, Mr le Bourgmestre de la commune de


Kamalondo est revenu à la charge à propos du problème d’une éventuelle pollution des ressources en
eau de la Ville et demande que les autorités du pays puissent être mises à contribution. Il espère enfin
que la politique n’influencera pas les décisions qui seront prises à ce sujet.

Le DP a.i. de la Regideso/Katanga était obligé de donner des plus amples informations (intervention en
swahili) pour une meilleure compréhension de l’assemblée. Il s’est appesanti sur les analyses
hebdomadaires qu’effectue le CRAA de l’UNILU en guise de contrôle de la qualité de l’eau distribué par la
Regideso dans la Ville. A ce jour, aucune trace de pollution n’est détectée dans les ressources en eau de
la Ville de Lubumbashi mais cela ne doit pas nous empêcher de rester vigilant car il y va de la vie de tous
les habitants de la Ville de Lubumbashi, dont nous faisons du reste partie.

Toujours au sujet des préoccupations de Mr Gilbert, le Chef de Division Urbaine a souhaité qu’à la fin de
l’étude EIES, le projet organise une sensibilisation avec un plus grand nombre des participants (entre 400
et 500 personnes) afin que le message passe mieux et permettre à cette population de s’approprier du
projet.

R2/ Mr Peter KALAMA ESEKA, chef d’exploitation réseau, est intervenu pour donner la cartographie du
projet (intervention en swahili). Il a entre autre préciser que les travaux retenus ont été sélectionné en
fonction des moyens disponibles et de l’état actuel du réseau de distribution d’eau dans la Ville. A titre de
rappel, le montant du projet est de $US20,3 Millions dans cette phase prioritaire et ce montant est un Don
de la Banque Mondiale à la RDC.
R3/ Mr Jean Pierre Ntombolo, modérateur du jour, a donné les précisions suivantes au sujet d’une étude
EIES d’un projet :
‐ L’EIES a comme soubassement le dossier technique d’Avant Projet Détaillé (APD).
‐ L’élaboration de l’APD se fait en trois étapes, à savoir :
ƒ Étude de Faisabilité : cette étude permet la prise de décision sur la poursuite ou non d’un
projet compte tenue des facteurs économiques, techniques ;
ƒ Avant Projet Sommaire (APS) : Il permet l’élaboration du dossier technique (dossier préliminaire)
compte tenue des éléments de l’étude de faisabilité et permet déjà une valorisation réaliste du
projet ;
ƒ Avant Projet Détaillé (APD) : C’est le dossier technique final qui permet aux entreprises de
soumissionner pour l’exécution des travaux du projet.
L’APD est donc la base d’une étude EIES dans tout projet.
R4/ Il a été signifié que la Regideso ne vend pas des compteurs car ceux-ci restent sa propriété. Au sujet
du nombre de compteurs prévus dans le cadre du projet (15.000 compteurs), il faudrait plus voir l’objectif
poursuivi par la Regideso. En effet, la Regideso a pour objectif d’atteindre le maximum des clients et que
chaque client ne paie que ce qu’il a effectivement consommé. Cette objectif permettre, à terme, d’éliminer
la facturation forfaitaire (cas des facturations forfaitaires des Camps Militaires, des écoles, des bureaux de
la Mairie, des bureaux des Communes, … à charge de l’État Congolais).

R5/ Avant de parler des indemnisations des parcelles et maisons éventuelles des PAP, il y a lieu de
préciser que dans 100% des cas, ce sont les parcelles ou les maisons qui empiètent les infrastructures de
la REGIDESO. En effet, il est impossible que la Regideso pose des conduites en dessous des maisons
ou dans des parcelles existantes.
La situation des indemnisations des parcelles ou des maisons que nous connaissons à chaque projet
d’infrastructure est une conséquence logique du non respect des normes d’Urbanisme et dire que

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beaucoup des personnes qui ont empiétés sur les infrastructures de la Regideso possèdent des titres
fonciers délivrés par l’État Congolais. C’est un grand dilemme et un effort devra être fait pour assainir ce
secteur.
En ce qui concerne l’indemnisation proprement dite des personnes ayant tous les documents fonciers en
ordre et éligibles suivant les prescrits de la Banque Mondiale , il y a trois aspects à prendre en compte :
‐ L’indemnisation du sol ou du foncier (terrain)
‐ L’indemnisation de la maison construite sur le terrain
‐ L’indemnisation des fruits de l’activité agricole effectuée sur ce terrain ;
‐ Lorsque la personne n’a pas des documents fonciers, seul des frais liés au déménagement et à la
recherche d’un nouveau logis lui seront attribués.

Q6/ Le Congo est un scandale géologique et est couvert par 99% des eaux douces. Pourquoi la Regideso
Katanga se lance-t-elle dans l’exploitation des forages (ces eaux devront en principe être considérées
comme la réserve du pays) au lieu d’utiliser les eaux de surface ?

R6/ Mme ILUNGA, bourgmestre Adjoint de la commune de Kamalondo, a fait remarqué à la population
que l’exploitation des eaux souterraines ne nécessitent pratiquement pas d’un traitement. Et dans la
situation particulière de Lubumbashi, les eaux de surfaces (les rivières de la Ville) sont polluées par les
rejets de la Ville et leur traitement aboutira à une eau dont le prix de revient sera inabordable pour la
population

Après cet échange, Le Chef de Division Urbaine, Mr MWAMBA MBUYO, représentant le Maire de la Ville
de Lubumbashi empêché, a présenté les excuses pour le retard pris pour le démarrage de la Consultation
du Public et de la vulgarisation du Projet PEMU et a promis d’y remédier pour la suite. Il a ensuite
présenté des félicitations à l’équipe du projet pour les explications claires et succinctes données à la
population et demande à ce que celle-ci s’approprie du projet PEMU via les autorités communales de
chaque entité de la ville de Lubumbashi.

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D. COMMUNE DE KATUBA

Date : Mardi 24 avril 2012 ; Heure du début : 14H36 ; Heure de clôture : 16H35
1. Lieu : Salle du Centre des Jeunes de Katuba
2. Populations cibles :
‐ Les habitants des quartiers de la commune de Katuba représentés par le bourgmestre, les chefs de
quartier, chefs de rue, notables et membres des ONG de leurs quartiers respectifs, la presse locale et
les représentants de l’autorité provinciale.
‐ Les habitants des quartiers de la commune Annexe (quartiers Plateau, Kasungami et Kisanga)

3. Participants : voir la liste des présences en annexe


4. Animation de la consultation du public et vulgarisation du projet PEMU
L’équipe mixte : REGIDESO/Katanga, CEP-O et Bureau d’études EDE, a animé la consultation publique
et était composée de :
‐ Pierre MAKOYO KALONDA, Directeur Provincial de la REGIDEO/KATANGA ;
‐ Baudouin MUNANGA : Directeur Commercial de la REGIDESO/Katanga ;
‐ Jean-Pierre NTOMBOLO : Expert environnementaliste de la CEP-O et Modérateur ;
‐ Floribert LUVUNGA : Expert environnementaliste de la CEP-O ;
‐ Peter KALAMA ESEKA : Chef d’Exploitation réseau REGIDESO/Lubumbashi ;
‐ Badara DIAGNE : Expert du Bureau EDE
‐ Théophile MATUVOVANGA : Expert du Bureau EDE et Rapporteur.
‐ La consultation du public et la vulgarisation du projet PEMU était honoré par la présence de :
‐ Mr NZAZI MAKIL Godefroid, Conseiller à l’eau du Ministre Provincial de l’Energie
‐ Mr KAHOZI Matulizo, Bourgmestre de la commune de Katuba

Les questions des participants et les réponses de l’équipe d’animation de la consultation.


Q1/ Mr Gérard MPOYI MPENGA de l’ONG GENAGRI a fait voir à l’assistance la menace de pollution,
selon lui, qui pèse sur le site de captage de Kimilolo suite aux activités des Miniers (déboisement et rejets
des déchets après traitement par les miniers) et s’interroge sur les mesures de protection envisagées par
la REGIDESO.
Q2/ Mr KAHOZI Matulizo, Bourgmestre de la commune de Katuba, a commencé par remercier la Banque
Mondiale pour le DON et la DP/Katanga pour le projet PEMU avec la listes de ses impacts positifs et
négatifs sur le milieu humain, sociale et physique.
A ce stade, Mr Le Bourgmestre a émis deux préoccupations :
Quelles sont les mesures prises ou préconisées pour garantir une gestion durable de la ressource en eau
de la ville car selon les informations en sa possession, le niveau de la nappe phréatique a fortement
baissé.
‐ Les empiétements des infrastructures de la Regideso qui sont aujourd’hui les biens à indemniser
(impacts négatifs du présent projet) ont eu lieu en notre présence. Quelles sont les mesures prises
pour minimiser ces impacts négatifs ?

Q3/ Mr Patrick KATAYA, adjoint au chef de quartier Kisanga (question posée en swahili) a voulu connaître
la politique de la Regideso quand à la limitation des zones de captage des eaux dans la ville de
Lubumbashi.
Q4/ Mr Alexandre MAKOLE, chef de cellule au quartier Luapula, (intervention en swahili) est revenu sur le
problème de l’éventuelle pollution des eaux de Kimilolo par les miniers.
Q5/ Mme MUGANGA FEZA Gisèle, Enquêteuse Sociale (intervention en swahili) s’interroge sur le coût du
m³ d’eau après les travaux et sur une éventuelle gratuité dans l’exploitation des bornes fontaines après
leur installation (cfr. Don de $US20,3 millions de la BM pour la ville de Lubumbashi)

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R1-R4/ Mr Floribert a introduit en précisant que la question de pollution de la ressource en eau potable de
Kimilolo devient un problème récurent et a cédé la parole au DP de la REGIDESO/Katanga afin de mieux
expliciter (intervention mixte en français et en swahili).
Le DP de la REGIDESO/Katanga a axé son exposé sur trois points :
1. De la qualité de l’eau distribuée dans la ville et celle du Site de Kimilolo en particulier
Devant cette polémique d’éventuelle pollution, la Regideso a signé un contrat avec le CRAA (de
l’UNILU), institution indépendante chargée d’analyser chaque semaine les eux de la Regideso. A ce
jour, les résultats des analyses montrent que les eaux sont toujours de bonne qualité et qu’elles
peuvent être distribuées à la population sans risque.
2. Des mesures prises pour garantir une eau de qualité dans le site de Kimilolo
Il a été imposé aux miniers des mesures de retraitement des déchets avant le rejet dans la nature
(déchets solides, déchets liquides) et les déchets rejetés doivent être non polluantes. Le
Gouvernement Central et le Gouvernement provincial veille au grain à ce sujet et les dispositions
techniques prises protègent la ressource de Kimilolo.
3. Envahissement des terrains de la Regideso pour lesquels elle dispose d’un certificat d’enregistrement
Le DP de la Regideso/Katanga a invité les bourgmestres, les chefs de quartier, les chefs des rues et
cellules à faire respecter les concessions afin d’éviter de se retrouver avec des PAP à chaque fois
qu’il y aura des projets d’infrastructures. Il a attiré l’attention surtout pour les nouveaux lotissements
qui se développent actuellement dans la ville.
Le DP de la REGIDESO/Katanga a enfin invité l’autorité politique dans la protection de ses sites afin
d’éviter tout désagrément à la population concernée par un envahissement de ses sites.

R2/ Il a été expliqué au Bourgmestre de la commune ce qui suit (exposé mixte Swahili – Français):
‐ En ce qui concerne la geste de la ressource en eau de la Ville, les autorités politiques ont à cœur
cette préoccupation et tout est mis en œuvre pour la préservation de cette ressource vitale pour notre
population ;
‐ Quand à la gestion des impacts négatifs, l’implication de l’autorité provinciale en général et l’autorité
urbaine en particulier doit être mis à contribution. Il y va du bien être sociale de notre population.

R5/ Le Modérateur du jour a invité le Directeur Commercial de la Regideso/Katanga (intervention en


Swahili et en Français) à donner suite aux préoccupations de Mme MUGANGA FEZA Gisèle. Ci-dessous,
un résumé sommaire de cette intervention :
‐ Au sujet du prix du m³ d’eau distribué à la population :
La population doit savoir que la REGIDESO est dans un processus de mutation d’une société d’État
en une société commerciale et en tant que société commerciale, elle doit respecter les principes de
gestion des sociétés commerciales.
‐ De la gratuité ou non de l’eau de bornes fontaines après les travaux du projet PEMU :
L’eau ne peut être gratuite car, outre les éventuels produits de traitement (chloration ou autre), la
REGIDESO a besoin de l’électricité pour acheminer l’eau de la source vers les bornes fontaines et
cette électricité n’est pas gratuite ; Ensuite, l’entretien et la maintenance du réseau de distribution
constitue une charge qu’il faudra couvrir afin de pérenniser l’action de la REGIDESO.
Q6/ Mr Victor KAFUNDA KABINDA, chef de quartier Kasungami (intervention en swahili) avait émis les
préoccupations suivantes :
‐ Qui décidera de l’implantation des bornes fontaines ?
‐ La commune Annexe est souvent oubliée ou négligée lors des projets (cas semble-t-il des projets
routiers encours d’exécution dans la Ville). Il a voulu savoir si les 100 bornes fontaines sont prévues
pour la commune Annexe ou pour toute la Ville ?
Q7/ Mr Gilbert KAZADI alias MWABILAY, Chef de quartier Kapondo-Sud de la Commune Annexe
(intervention en swahili) est de nouveau revenu sur la qualité de l’eau de la Regideso car selon lui cette
eau n’est pas bonne ;

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Q8/ Mme TITINA MPALABA du Service de l’environnement de la commune de Katuba (intervention en


swahili) s’est exprimé en ce terme : selon l’exposé de la Regideso, l’eau distribuée est de bonne qualité
mais lorsque l’on regarde chez plusieurs clients, cette eau n’est plus potable car souillée pendant la
distribution.
Q9/ Mr Paulin KALOMBO CHABO du Service de Développement du quartier Kasungami (préoccupation
présentée en swahili)
Q10/ Mr Emmanuel SANI, Chef de service du développement Rural de la commune Annexe (en Swahili)
s’interroge sur l’opportunité d’implanter des forages au quartier Kisanga car il y a quelques années, la
CTB avait tenté d’effectuer des forages dans ce quartier mais s’est heurter selon lui à un refus
catégorique de la REGIDESO.

R6/ Les préoccupations de Mr Victor KAFUNDA ont trouvées les réponses suivantes :
‐ Le moment opportun pour l’implantation des bornes fontaines se situe avant les travaux. Cette tâche
est à la charge du Bureau d’études de surveillance des travaux ; La liste ainsi élaboré par le bureau
de surveillance devra obtenir l’aval des autorités de la Regideso, des autorités politiques de la Ville. Il
s’en suivra un PV dressé et remis à l’Entreprise adjudicatrice des travaux pour l’implantation des
bornes fontaines.
‐ Le DP de la Regideso/Katanga a ajouté que cette liste d’implantation des bornes fontaines obtiendra
également l’aval du CPL (Comité de Pilotage Locale du projet PEMU/Lubumbashi) qui est présidé par
Son excellence Mr KAHOZI, Ministre Provincial de l’Énergie.
R7-R8-R9/ Le DP de la Regideso/Katanga est revenu, une fois de plus, sur la qualité de l’eau distribuée
par la Regideso. L’eau de la Regideso est potable et aucune analyse chimico-physique n’est venue
contredire cette qualité à ce jour. Il est évidemment facile d’accuser, sans preuves scientifiques, la
Regideso de distribuer une eau qualifié d’impropre à la consommation.
Le DP de la Regideso/Katanga a informé l’assistance, compte tenu du niveau d’encrassement des
rivières, que la Regideso n’exploite exclusivement que des eaux souterraines à Lubumbashi, d’où
l’utilisation de la source de Kimilolo et des divers forages. Après le captage, les eaux souterraines ne
subissent qu’une chloration pour la protection dans le réseau de distribution.
R10/ Mr Pierre MAKOYO, DP de la Regideso/Katanga a catégoriquement démenti le fait que la Regideso
s’était opposé au forage des puits par la Regideso au quartier Kisanga. Il s’agit en réalité d’un problème
de communication et d’information car la Regideso dispose d’une concession prévue à cet effet dans ce
quartier.

En guise de conclusion, le Conseiller du Ministre provincial de l’Énergie a commencé par félicité l’équipe
du projet pour les brillants exposés.
A la population de Lubumbashi, il signale que le projet PEMU est en entrain de se mettre sur les rails et
nous ne devons être un frein pour sa réalisation. Nous sommes souvent la cause de beaucoup de nos
problèmes et le disfonctionnement de certains services de l’État a ajouté un goût amer à la situation.
Heureusement, l’État, ayant pris conscience de la dégradation de la situation, est entrain de remettre de
l’ordre dans la machine administrative. Pour cela, il faudra l’implication de tous, dans les quartiers et les
communes pour la sensibilisation de la population en vue d’une meilleure prise en charge.

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E. COMMUNE DE KAMPEMBA

Date : Mercredi 25 avril 2012 ; Heure du début : 10H45 ; Heure de clôture : 12H35
1. Lieu : Salle de mariage de la commune de Kampembe
2. Populations cibles :
‐ Les habitants des quartiers de la commune de Katuba représentés par le bourgmestre, les chefs de
quartier, chefs de rue, notables et membres des ONG de leurs quartiers respectifs, la presse locale et
les représentants de l’autorité provinciale.
‐ Les habitants des quartiers de la commune Annexe (quartiers Hewa bora et Kamasaka)

3. Participants : voir la liste des présences en annexe


4. Animation de la consultation du public et vulgarisation du projet PEMU
L’équipe mixte : REGIDESO/Katanga, CEP-O et Bureau d’études EDE, a animé la consultation publique
et était composée de :
‐ Pierre MAKOYO KALONDA, Directeur Provincial de la REGIDEO/KATANGA ;
‐ Baudouin MUNANGA : Directeur Commercial de la REGIDESO/Katanga ;
‐ Jean-Pierre NTOMBOLO : Expert environnementaliste de la CEP-O et Modérateur ;
‐ Floribert LUVUNGA : Expert environnementaliste de la CEP-O ;
‐ Peter KALAMA ESEKA : Chef d’Exploitation réseau REGIDESO/Lubumbashi ;
‐ Badara DIAGNE : Expert du Bureau EDE
‐ Théophile MATUVOVANGA : Expert du Bureau EDE et Rapporteur.

La consultation du public et la vulgarisation du projet PEMU était honoré par la présence de :


‐ Mr NZAZI MAKIL Godefroid, Conseiller à l’eau du Ministre Provincial de l’Energie

Les questions des participants et les réponses de l’équipe d’animation de la consultation.


Q1/ Mme Pauline NGOIE de l’association Débout Femme Chrétienne (en Swahili) voulait connaître les
outils de gestion mise en place pour minimiser les impacts négatifs du projet, par exemple dans le cas
d’un PAP dont les documents fonciers sont encours d’élaboration.
Q2/ Mme KASONGO, Chef de Bureau, s’interroge sur les impacts positifs du projet PEMU (volet
implantation des bornes fontaines) qui risquent d’impacter négativement sur les ONG qui œuvrent
également dans le domaine d’alimentation en eau d’une partie de la Ville de Lubumbashi.
Q3/ Mr ODIMBA, secrétaire à la Commune de Kampemba, a émis deux préoccupations en swahili :
‐ Des bornes fontaines à installer :
L’expérience des ONG dans la ville a montré qu’après quelques mois de fonctionnement, l’eau ne
coule plus à ces bornes fontaines. Quelle garantie vous nous donnez sur la pérennisation de bornes
fontaines du projet PEMU ?
‐ Du coût du m³ de l’eau distribuée après les travaux du projet PEMU :
La Régideso a le souci d’alimenter la population en eau potable. Quel sera l’impact du projet PEMU
sur le coût du m³ de l’eau à distribuer après les travaux ? Une baisse de coût sera-t-elle
envisagée car la facture mensuelle de la Regideso dépasse de loin le salaire du fonctionnaire que je
suis (plus de FC50.000/mois) ?
Q4/ Mr Mofya Makumba, chef de quartier Bongonga de la commune Annexe a voulu savoir :
‐ Ce que la Regideso envisage pour la commune en général et son quartier en particulier, car plus
de 80% de la population de sa commune n’est pas desservie en eau potable ?
‐ Le pourquoi de la présence des corps étrangers dans l’eau au robinet ?
‐ Si le projet PEMU est à court, à moyen ou à long terme ?
Q5/ Mr Emmanuel TSHIBASA, Adjoint au chef de quartier Industriel (intervention en swahili) est
préoccupé par :

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‐ Quelle est la politique de la Regideso pour l’implantation des infrastructures en eau potable dans les
quartiers en lotissement ?
‐ Pour un locataire qui habite une maison dont le propriétaire n’est pas en règle avec le foncier, celui-ci
peut-il prétendre à une indemnisation au cas où cette parcelle est un bien affecté par un projet financé
par la Banque mondiale ?
R1/ Mr Floribert a rappelé un des facteurs clés qu’est le ‘’cut off date’’ pour les personnes affectées par un
projet. L’équipe du projet ne tient compte que des données disponibles jusqu’au ‘’cut off date’’ et tout
document postérieure à cette date ne permet pas au PAP d’être éligible.
R2_R3/ Mr Floribert a poursuivi pour expliquer qu’il ne peut y avoir d’antagonisme entre les ONG et la
Regideso ; La Regideso ne va pas occasionner un manque à gagner d’autant plus qu’elle vise le bien être
de la population par la fourniture de l’eau potable à travers le pays.
Le DP de la Régideso/Katanga a ensuite explicité en swahili que les ONG apportent des solutions
ponctuelles (borne fontaine alimentée par un forage individuelle et dès qu’il y a un problème d’entretien du
puits, la borne fontaine tarie) alors que les bornes fontaines de la Regideso sont alimentées par le réseau
de distribution de la Ville.
Au sujet de la facturation mensuelle supérieure à FC50.000, Mr le DP de la Régideso/Katanga a signifié
qu’une telle facturation n’est pas possible dans les conditions normales d’exploitation car ses services
veillent au grain. Si toutefois, une facturation pareille a lieu, cela veut tout simplement dire que ce point
d’eau fonctionne en ‘’borne fontaine’’ pour tout le quartier, ce qui est alors explicable.
Mr ODIMBA a eu l’honnêteté d’avouer que l’absence d’un compteur à son raccordement le pousse à ce
comportement et si on lui place un compteur, il arrêtera l’opération ‘’borne fontaine’’ sur son
raccordement.
Le comportement de Mr ODIMBA a été salué dans le sens de changement des mentalités tant réclamé
par les autorités du pays.

R4/ Mr Jean Pierre NTOMBOLO, Modérateur de la séance, a calmé Mr Mofya en précisant ce qui suit :
‐ Le projet PEMU ne peut pas résoudre tous les problèmes d’alimentation en eau potable dans les
quartiers de la Ville. A ce sujet, il est demandé que les clients de la Regideso, qui se mue en société
commerciale, lui viennent aide en payant tout simplement leurs factures de consommations d’eau.
N’oubliez surtout pas que l’eau est fournie à crédit aux clients et le payement n’intervient qu’après
consommation.
‐ L’état du réseau de distribution (réseau ayant aviron 50 ans d’âge) est la cause principale de la
présence des corps étrangers dans l’eau.
‐ Le projet PEMU est immédiat car après l’approbation de l’étude EIES et PAR par la Banque Mondiale,
les travaux doivent démarrer selon le planning pour le mois de décembre 2012. Sachez à titre de
rappel que la société ayant gagné le marché de forage des puits est déjà connue et n’attend que le
‘’go’’ pour démarrer les travaux.

R5/ Le Conseiller du Ministre Provincial d’Énergie a pris la parole pour fustiger le comportement du
Congolais en général et des habitants de Lubumbashi en particulier.
En effet, a-t-il dit :
‐ nous sommes tous responsables de l’anarchie que nous déplorons. En réalité, c’est la Regideso qui
est la victime par la spoliation de ses sites, par l’empiètement de ses infrastructures qui se retrouvent
dans les parcelles des particuliers.
‐ Dans l’avenir, nous veillerons avec toutes les autorités de la province à ce que chaque service de
l’État se limite à ses prérogatives. Le service d’urbanisme par exemple, aura comme par le passé, la
charge d’élaboration du plan d’urbanisation de la ville et remettra ledit plan au service des Cadastres.
Par contre, le Service des Cadastres n’aura plus le pouvoir de vendre des parcelles à l’insu du
Service d’Urbanisme.

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‐ Il est indispensable que la REGIDESO puisse disposer de tous les plans d’urbanisme des nouveaux
lotissements afin qu’elle puisse programmer l’alimentation en eau potable des nouveaux sites.
‐ Le gouvernement provincial a mis en place une plate forme afin de tenter de résoudre le problème
d’occupation des emprises et par ricochet, de faciliter le travail de la REGIDESO et de la SNEL dans
l’intérêt de tous.

Q6/ Mr NKULU KABUYA, chef de quartier Kampemba (questions posées en swahili) a posé quatre
questions :
‐ Il s’interroge sur la pollution, selon lui, de la source de Kimilolo par les sociétés minières. Quelle est la
solution préconisée par les autorités,
‐ Il voulait connaitre le dénouement d’un soit disant conflit ayant existé entre la Regideso et des
rwandais vers le lac TSHOMBE.
‐ La Société SAFRICAS va bientôt réhabiliter l’avenue Circulaire ; peut-on déjà impliquer la Regideso
afin permettre un travail selon les normes ?
‐ Le quartier Kampemba n’est pas urbanisé et les documents du service des cadastres ne sont toujours
pas disponibles. Quel sera le sort des PAP de ce quartier ?
Q7/ Mr Robert MBUYU (message en swahili), chef de quartier Hewa Bora est inquiet du fait que le projet
PEMU vient renforcer la fourniture en eau potable dans les quartiers où il y a déjà de l’eau au lieu de
s’occuper des quartiers démunis. Est-ce juste ?
Q8/ Mme Eureka TSHIBOLA du quartier Kafubu s’insurge contre la pratique d’une facturation excessive
même en cas de délestage de longue durée de la fourniture d’eau. Elle se pose ensuite la question de
savoir qui prendra en charge le coût des compteurs.
Q9/ Mr Jean Paul KISIMBA se demande si la Regideso a une équipe de contrôle des fuites au réseau au
regard de la situation que nous vivons au quotidien.
R6-R7-R8-R9/ Le DP de la Regideso/Katanga (en swahili) est revenu, une fois de plus, sur la qualité de
l’eau distribuée par la Regideso. L’eau de la Regideso est potable et aucune analyse chimico-physique
n’est venue contredire cette qualité à ce jour. Il est évidemment facile d’accuser, sans preuves
scientifiques, la Regideso de distribuer une eau qualifié d’impropre à la consommation.
Le DP de la REGIDESO/Katanga a une fois de plus informé l’assemblée qu’elle a signé un contrat
d’analyses de ses eaux avec le CRAA (institution indépendante de l’UNILU) et les analyses montrent que
les ressources en eau de la Ville sont encore intactes.
Au sujet des compteurs, le DP a rappelé à l’attention de l’assistance que les compteurs sont une propriété
de la REGIDESO, il n’y a donc pas de vente possible à envisager.
En ce qui concerne les fuites au réseau, le DP pense que le civisme impose à chaque citoyen le devoir
d’informer les services techniques de la REGIDESO pour une intervention rapide au lieu de se
cramponner dans des critiques inutiles.

En guise de conclusion, le Conseiller à l’eau du Ministre provincial en charge de l’Énergie a félicité


l’équipe de la mission pour ses brillants exposés et la maîtrise du contour de tous les aspects du Projet,
ainsi que la population pour son enthousiasme et sa brillante participation aux débats.

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F. PERSONNES AFFECTEES PAR LE PROJET - SITE DE KAMASAKA

Date : jeudi 26 avril 2012 ; Heure du début : 10H00 ; Heure de clôture : 12H00
1. Lieu : Site de Kamasaka
2. Populations cibles :
‐ Les habitants du quartier Kamasaka, les propriétaires des parcelles d’habitation et des parcelles
agricoles, le chef de quartier, les chefs de rue, notables et membres des ONG à vocation
communautaire, la presse locale et les représentants de l’autorité provinciale.
‐ Les personnes directement affectées par le projet PEMU sur le site de Kamasaka.

3. Participants : voir la liste des présences en annexe


4. Animation de la consultation du public et vulgarisation du projet PEMU
L’équipe mixte : REGIDESO/Katanga, CEP-O et Bureau d’études EDE, a animé la consultation publique
et était composée de :
‐ Jean-Pierre NTOMBOLO : Expert environnementaliste de la CEP-O et Modérateur ;
‐ Floribert LUVUNGA : Expert environnementaliste de la CEP-O ;
‐ Peter KALAMA ESEKA : Chef d’Exploitation réseau REGIDESO/Lubumbashi ;
‐ Badara DIAGNE : Expert du Bureau EDE
‐ Théophile MATUVOVANGA : Expert du Bureau EDE et Rapporteur.

5. Présentation des conditions d’éligibilité des PAP du projet PEMU


L’exposé s’est focalisé sur les conditions d’éligibilité des PAP du projet PEMU. Il a été porté à
connaissance des participants que (1) il existe une date limite pour les PAP afin d’être éligible. C’est le
‘’Cut Off date’’ qui correspond à la date de fin des enquêtes. Pour le cas d’espèce, le ‘’Cut Off date’’ est le
21 avril 2012, date de fin des enquêtes au site de Kamasaka. Tout bien non inventorié à cette date n’est
pas éligible à l’indemnisation ; (2) la matrice des conditions d’éligibilité des PAP se subdivise en trois
volets qui concernent d’une part les conditions d’indemnisation de la terre et d’autre part celles
d’indemnisation des biens implantés sur cette terre et enfin celles des personnes (indemnisation liée à la
restriction d’accès aux ressources).
Conditions d’indemnisation des terres
A droit à cette indemnisation, la personne qui remplie une des trois conditions suivantes :
‐ Disposer d’un titre de propriété en bonne forme
‐ Disposer d’un titre de droit coutumier
‐ Avoir une revendication sur la terre à condition que cette revendication soit acceptée par l’État, c’est-
à-dire reconnu par les autorités locales, en l’occurrence les autorités provinciales dans le cas
d’espèce.
‐ Si un PAP ne se trouve dans aucune des trois catégories ci-dessus, il ne recevra que des facilités de
on déménagement.
Conditions d’indemnisation des biens implantés sur cette terre ;
‐ En ce qui concerne les biens implantés sur cette terre, l’indemnisation se fera à concurrence de ceux-
ci, qui sont classés en deux catégories :
‐ L’indemnisation des biens immeubles (maisons, battisses)
‐ L’indemnisation des autres biens (arbres fruitiers ou ornementaux, les cultures, tout autre bien se
trouvant sur cette terre)
Conditions d’indemnisation des personnes (liée à la restriction aux ressources)
‐ Cette indemnisation concerne les personnes qui perdent leurs revenus de part l’exécution des travaux
du projet

5. Les questions des participants et les réponses de l’équipe d’animation de la consultation.


A la question de savoir si l’assistance avait des préoccupations à l’issue de l’exposé, l’équipe de projet

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était agréablement surprise de constater les PAP du site de Kamasaka s’étaient déjà organisé et avaient
déjà composé leur Comité Local des PAP (CLPAP). Ils ont remis à l’équipe de la mission un
mémorandum reprenant, selon eux, l’historique du site de Kamasaka. Leurs préoccupations se
résumaient en 3 points principaux qui sont :
‐ Revendication de leurs droits du fait du projet PEMU.
‐ Acceptation d’ériger les ouvrages d’AEP par la REGIDESO sur le site de Kamasaka pour le bien
communautaire.
‐ Souhait de voir leurs droits respectés, d’être indemnisés correctement et réinstallés ailleurs.

6. La composition du Comité Local des Personnes Affectées par le Projet, CLPAP/Kamasaka


N° Noms & Prénom Fonction N° Téléphone

01 Mr. Jean NGANDU Président 0997927940


02 Mr. DJUMA MWEMEDI Vice-président 0993981364
03 Mr. ILUNGA KABONGO Secrétaire 0815813849
04 Me. Benoît KANUMBEDI Membre 0817624324
05 Mme. Jeanne KANKU Membre 0994828832
06 Mr. Jean-Claude ISA Membre 0997040949
07 Mme. Nicole MASANZE Membre 0992006001
08 Mme. Alphonsine NEHEMA Membre 0810852551
09 Mr. LUZALA NSAMBWANGANI Membre 0994000268
10 Mr. DEKADI Membre 0990672798

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G. PERSONNES AFFECTEES PAR LE PROJET - SITE DE KISANGA/KENYA

Date : jeudi 26 avril 2012 ; Heure du début : 14H00 ; Heure de clôture : 17H00
1. Lieu : Bureau du Quartier Kisanga
2. Populations cibles :
‐ Les commerçants du marché de la Kenya, les habitants du tronçon ZOO-Kimilolo sur la route de
Kasumbalesa, les propriétaires des activités commerciales sur le tronçon ZOO-Kimilolo, le chef de
quartier Kisanga, les notables, les membres des ONG à vocation communautaire, la presse locale et
les représentants de l’autorité provinciale.
‐ Les personnes directement affectées par le projet PEMU au marché de la Kenya et sur le tronçon
ZOO-Kimilolo.

3. Participants : voir la liste des présences en annexe


4. Animation de la consultation du public et vulgarisation du projet PEMU
L’équipe mixte : REGIDESO/Katanga, CEP-O et Bureau d’études EDE, a animé la consultation publique
et était composée de :
‐ Jean-Pierre NTOMBOLO : Expert environnementaliste de la CEP-O et Modérateur ;
‐ Floribert LUVUNGA : Expert environnementaliste de la CEP-O ;
‐ Peter KALAMA ESEKA : Chef d’Exploitation réseau REGIDESO/Lubumbashi ;
‐ Badara DIAGNE : Expert du Bureau EDE
‐ Théophile MATUVOVANGA : Expert du Bureau EDE et Rapporteur.

5. Les questions des participants et les réponses de l’équipe d’animation de la consultation.


Q1/ Mme Régine MBIYA a émis trois préoccupations :
‐ Elle se demande pourquoi c’est le Gouvernement de la RD qui doit dédommager les PAP alors que le
financement du projet est de la Banque Mondiale.
‐ Elle a souhaité connaitre la date ou la période d’indemnisation (avant, pendant ou après le projet).
‐ Elle a enfin voulu connaître avec précision la notion de l’emprise des infrastructures.
Q2/ Mr Daniel MUNGA a voulu connaître le délai d’exécution et surtout la date du début des travaux afin
de permettre aux PAP de prendre certaines dispositions
Q3/ Mme Mélanie TWENDE a voulu connaître les dispositions mise en place dans le cas d’un locataire.
En plus quel est le sort réservé au bailleur propriétaire ?
Q4/ Mr Girardin ILUNGA a voulu connaître l’attitude du projet pour un locataire dont le bailleur absent lors
des enquêtes.
Q5/ Mr William KILUNDU a souhaité obtenir des éclaircissements sur les rubriques ‘’recettes journalières’’
et ‘’bénéfices’’ contenus dans les questionnaires d’enquêtes.

R1/ Mr Jean-Pierre NTOMBOLO, modérateur du jour, a donné les précisions suivantes :


‐ Le financement du projet PEMU par la Banque Mondiale est un ‘’DON IDA’’ et non un prêt
remboursable mais à condition que le Gouvernement de la RDC s’occupe de l’indemnisation des
éventuels PAP.
‐ L’indemnisation des PAP doit intervenir avant le début de travaux et c’est une conditionnalité pour le
décaissement du financement des travaux.
‐ L’emprise est formée par les espaces laissés libres par l’autorité publique entre la route et la parcelle,
en prévision des infrastructures (caniveaux, tuyaux d’eau, câbles électriques ou téléphoniques…)
dans une agglomération.
R2/ La date de début des travaux est fixée pour la fin 2012 tandis que celle de la fin des travaux est
prévue pour 2014.

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R3-R4/ Comme expliqué pendant les exposés, le propriétaire devra se soumettre aux conditions
d’éligibilité tel que énoncés ci-haut tandis que le locataire ne pourra prétendre qu’à l’indemnisation due à
la perte des revenus de part l’exécution des travaux.
R5/ Les rubriques ‘’recettes journalières’’ et ‘’bénéfices’’ des fiches d’enquêtes sont très importantes car
elles permettront à l’équipe du projet de valoriser des indemnisations qui tiennent la route afin de ne pas
léser les PAP.
Q6/ Mr Dany KALONDJI
Que prévoit le projet PEMU pour les PAP qui travaillent à ciel ouvert (les petits métiers comme vendeurs
sur étalages par terre, les quados, les soudeurs ambulants, ….)
Q7/ Mr Jonathan KALENDA se demande pourquoi un délai de 3 jours comme critère d’indemnisation
R6/ Les PAP qui travaillent à ciel ouvert seront éligible s’ils remplissent les conditions explicités dans la
matrice ci-haut. Plusieurs PAP de cette catégorie seront dans le cas de ‘’restriction d’accès au revenus’’
et cette catégorie ne sera pas oubliée.
R7/ Il n’y a pas de délai de 3 jours pour les indemnisations. Les trois jours dont il est question concernent
l’estimation de la durée des travaux de pose des conduites, temps de gêne pendant lequel il y aura
restriction d’accès aux ressources des PAP, soit trois journées de travail dont :
-01 pour l’ouverture de la tranchée
-01 pour la pose de la canalisation
-01 pour le remblayage de la fouille et remise en état des sols

6. La composition du Comité Local des Personnes Affectées par le Projet, CLPAP/Kisanga-Kenya


N° Noms & Prénom Fonction N° Téléphone

01 MUNGA Daniel Président 0997632526


02 KALONJI Danny Vice-président 0993521089
03 KILUNDU William Secrétaire 0997919400
04 MASANGU Georges Membre 0997038024
05 NSENGA Mulume Membre 0997122621
06 FWENDE Lady Membre 0816709360
07 NGOY Eugène Membre 0997339641
08 MBOMBO Annie Membre 0995577007
09 KAFUBILE Jean Membre 0997212998
10 MWANGALA François Membre -

Le Rapporteur

Théophile MATUVOVANGA NKUNKU

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ANNEXE 9.2 : LISTE DES PRESENCES LORS DES CONSULTATIONS DU PUBLIC

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ANNEXE 9.3 : LISTE DES MENAGES ET BIENS AFFECTES PAR LE PROJET


A. Site Kamasaka
No IDENTITE PAP IMPACT SUR LE BIEN PROPRIETAIRE UNITE QUANTITE

1 Ernest MWEPU Perte de parcelle Ernest MWEPU Fft 1

perte de bâtiment semi-durable Ernest MWEPU M2 42

   Perte de jardin des patates douces Ernest MWEPU M2 126

2 Felista NGOIE LUNDA perte de logement Ernest MWEPU Fft 1

3 NGOYI MULUNDA Perte parcelle NGOYI MULUNDA Fft 1

Perte jeunes avocatiers NGOYI MULUNDA Pied 2

   Perte bananiers NGOYI MULUNDA Pied 20

   Perte de bâtiment semi-durable NGOYI MULUNDA M2 42

4 André BANZ YAV Perte de parcelle André BANZ YAV FFT 1

Perte de bâtiment semi-durable inachevé André BANZ YAV M2 42

   Perte de jardin des choux, patates douces et des André BANZ YAV M2 1 530,00
amarrantes
5 NGOIE KIBWE Perte de revenu ( chargé de l'entretien de la André BANZ YAV Fft 1
concession)
6 KASONG MUTEMB perte de revenu ( chargé de l'entretien de la André BANZ YAV Fft 1
concession)
7 MALAMBA perte de revenu ( chargé de l'entretien de la André BANZ YAV Fft 1
concession)
8 Papy KWANDA MUONGO Perte de jardin des patates douces Philippe M2 50

9 Mamie MUKONKOLE Perte de logement pour la gardienne de la Philippe Fft 1


concession
10 Philippe Perte de bâtiment semi-durable Philippe M2 42

11 KABONGO TOUSSAINT Perte de jardin des patates douces KABONGO TOUSSAINT M2 50


T Perte de bâtiment précaire KABONGO TOUSSAINT M2 42

12 Paguy NTANGA TSHIKUTA perte de logement pour famille ou ménage avec KABONGO TOUSSAINT Fft 1
8 enfants
13 NDAYI KANONGA Perte de bâtiment semi-durable NDAYI KANONGA M2 87,5

14 Jean-Pierre TSHISUNGU Perte de parcelle Jean-Pierre TSHISUNGU Fft 1

Perte de jardin maraicher Jean-Pierre TSHISUNGU M2 540

   Perte des avocatiers Jean-Pierre TSHISUNGU Pied 4

   Perte des goyaviers Jean-Pierre TSHISUNGU Pied 1

   Perte des bananiers Jean-Pierre TSHISUNGU Pied 6

   Perte des manguiers. Jean-Pierre TSHISUNGU Pied 2

   Perte de bâtiment precaire Jean-Pierre TSHISUNGU M2 42

15 Jeanne TSHABU Perte de logement pour cette famille avec 4 Jean-Pierre TSHISUNGU Fft 1
enfants
16 Esther NGALULA Perte de revenu Jean-Pierre TSHISUNGU Fft 1
17 TINA KASHOBA Perte de parcelle Fft 1

18 MASANGU NDALA Perte de parcelle MASANGU NDALA Fft 1

Perte de bâtiment semi-durable MASANGU NDALA M2 42

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Perte de jardin des Patates douces MASANGU NDALA M2 144

Perte des bananiers MASANGU NDALA Pied 23

Perte des jeunes manguiers MASANGU NDALA Pied 10

19 Debaba WABAYA Delvaux Perte de logement pour ce gardien célibataire MASANGU NDALA Fft 1

20 Jean-Marie MUTOMBO KABONGO Perte de logement pour ce ménage avec 14 Jean-Marie MUTOMBO Fft 1
enfants
21 KUMWIMBA MUJINGA KABULO Perte de parcelle KUMWIMBA MUJINGA KABULO Fft 1
Perte de jardin des pattates douces KUMWIMBA MUJINGA KABULO M2 324

22 KYUNGU WA KATEBO Perte de revenu pour ce travailleur de la KUMWIMBA MUJINGA KABULO FFt 1
concession
23 Célestin LIBOKA Perte de parcelle Célestin LIBOKA FFt 1

Perte de bâtiment précaire Célestin LIBOKA M2 42

24 Pasteur KABONGO Perte du bâtiment précaire Pasteur KABONGO M2 42

25 TSHANSA MUSONDA Perte de logement pour ce ménage avec 9 Pasteur KABONGO Fft 1
enfants
26 Pasteur KABONGO Perte de parcelle Pasteur KABONGO Fft 1

27 MWAKA NGOY BETI Perte de parcelle MWAKA NGOY BETI Fft 1

Perte de jardin des pattates douces MWAKA NGOY BETI M2 324


28 Maman KABIBI Perte de revenu pour cette travailleuse MWAKA NGOY BETI Fft 1

29 ILUNGA KABONGO Perte de parcelle ILUNGA KABONGO Fft 1

Perte de bâtiment semi-durable ILUNGA KABONGO M2 62

   Perte de jardin des pattates douces ILUNGA KABONGO M2 55

30 NKULU MWENZE Perte de parcelle NKULU MWENZE Fft 1

Perte de jardin des pattates douces NKULU MWENZE M2 900


31 MUTEBA KADIMA Perte de parcelle MUTEBA KADIMA Fft 1

Perte de jardin des maniocs MUTEBA KADIMA M2 270

   Perte de manguier MUTEBA KADIMA Pied 1

   Perte des bananiers MUTEBA KADIMA Pied 2

   Perte des jeunes avocatiers MUTEBA KADIMA Pied 2

32 Annie NGOYI MWILAMBWE Perte de parcelle Annie NGOYI MWILAMBWE Fft 1


Perte de jardin des pattates douces Annie NGOYI MWILAMBWE M2 540

Perte des jeunes bananiers Annie NGOYI MWILAMBWE Pied 20

Perte des bananiers Annie NGOYI MWILAMBWE Pied 40


33 Jean MULUMBA Perte de jardin maraicher M2 1 200,00

Perte de parcelle Jean MULUMBA Fft 1

Perte de bâtiment semi-durable Jean MULUMBA M2 80


34 Nathalie NGOYI Perte de logement pour ce ménage avec 3 Jean MULUMBA Fft 1
enfants
35 USENI TABANI Perte de parcelle USENI TABANI Fft 1

Perte de bâtiment semi-durable USENI TABANI M2 42

Perte de jardin des patates douces USENI TABANI M2 900

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Perte des jeunes avocatiers USENI TABANI Pied 7

Perte de jeunes manguiers USENI TABANI Pied 4

36 AMISI Perte de revenu pour ce travailleur de la USENI TABANI Fft 1


concession
37 Esther MBUYA LENGE Perte de parcelle Concession de sa grande sœur Fft 1

Perte de jardin des gombo Concession de sa grande sœur M2 216

Perte des cannes à sucre Pied 3


38 Daniel TUBALA MAKENGA Perte de parcelle Daniel TUBALA MAKENGA Fft 1

Perte de bâtiment semi-durable Daniel TUBALA MAKENGA M2 42

Perte de jardin maraicher Daniel TUBALA MAKENGA M2 450


39 KASONGO MUTEBA Perte de logement de ce ménage avec 2 enfants Daniel TUBALA MAKENGA Fft 1

40 Pascal KOBA BASHIBIRIRA Perte de parcelle Pascal KOBA BASHIBIRIRA Fft 1


MURHABAZI MURHABAZI
Perte de jardinn des pattates douces et gombo Pascal KOBA BASHIBIRIRA M2 360
MURHABAZI
Perte des manguiers Pascal KOBA BASHIBIRIRA Pied 3
MURHABAZI
Perte de bâtiment semi-durable Pascal KOBA BASHIBIRIRA M2 42
MURHABAZI
41 Bob Kalonji Perte de Parcelle Bob Kalonji Fft 1

i Perte de maison précaire Bob Kalonji M2 16

   Perte de jardin de patates douces Bob Kalonji M2 200

   Perte de manguiers Bob Kalonji Pied 7

   Perte d'avocatiers Bob Kalonji Pied 2

   Perte de bananier Bob Kalonji Pied 2

42 Fati AZAMA Perte de revenu Bob Kalonji Fft 1

43 Kabengele Tshilomba Perte de maison précaire Kabengele Tshilomba M2 9

Perte de manguiers Kabengele Tshilomba Pied 4

Perte de bananier Kabengele Tshilomba Pied 1

Perte de jardin de patates douces et de Combo Kabengele Tshilomba M2 1080

44 Djulu Omadjika Perte de Parcelle Djulu Omadjika Fft 1

Perte de bananiers Djulu Omadjika Pied 30

45 Mutombo Mwamba Perte de Parcelle Mutombo Mwamba Fft 1

Perte de maison Mutombo Mwamba M2 24,5

46 Yoka Loledu Perte de Parcelle Yoka Loledu Fft 1

Perte de maison précaire Yoka Loledu M2 24,5

Perte de jardin des patates douces Yoka Loledu M2 360

47 Tshibwabwa Malango Perte de Parcelle Tshibwabwa Malango Fft 1

Perte de maison précaire Tshibwabwa Malango M2 31,5

Perte de jardin de de patates douces Tshibwabwa Malango M2 718,5

Perte de jeunes manguiers Tshibwabwa Malango Pied 12

48 Tshikez Mwamba Josué Perte de Parcelle Tshikez Mwamba Josué Fft 1

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Perte de jardin de patate douce Tshikez Mwamba Josué M2 324

49 Kayembe Musonda Isaac Perte de Parcelle Kayembe Musonda Isaac Fft 1

Perte de bâtiments précaire Kayembe Musonda Isaac M2 24,5

   Perte de bâtiments semi-durable Kayembe Musonda Isaac M2 42

   Perte de jardin de patates douces, d’ aubergines Kayembe Musonda Isaac M2 198


et d'amorels
   Perte de cannes à sucre Kayembe Musonda Isaac Pied 4

   Perte de bananiers Kayembe Musonda Isaac Pied 15

   Perte de jeunes papayers Kayembe Musonda Isaac Pied 3

   Perte de jeunes arbres d'hévéa Kayembe Musonda Isaac Pied 7

   Perte d'étangs des silures, sardines et tilapia Kayembe Musonda Isaac Fft 2

50 Sangwa Mwange Olive Perte de Parcelle Sangwa Mwange Olive Fft 1

Perte de bâtiment précaire Sangwa Mwange Olive M2 42


Perte de jeunes manguiers Sangwa Mwange Olive Pied 3

Perte de jeunes goyavier Sangwa Mwange Olive Pied 1

Perte de jeunes palmiers Sangwa Mwange Olive Pied 3


Perte de jeunes avocatiers Sangwa Mwange Olive Pied 4

Perte de manguiers Sangwa Mwange Olive Pied 5

Perte des avocatiers Sangwa Mwange Olive Pied 6


Perte de bananiers Sangwa Mwange Olive Pied 3

Perte de manioc Sangwa Mwange Olive Pied 3

Perte de briques cuites Sangwa Mwange Olive Pce 400


Perte de briques adobes. Sangwa Mwange Olive Pce 600

51 Kasongo ya Yumba Perte de parcelle Kasongo ya Yumba Fft 1

Perte de bâtiments semi-durables Kasongo ya Yumba M2 60

   Perte de bâtiments semi-durables Kasongo ya Yumba M2 12

   Perte de jardin de patates douces et d'aubergine Kasongo ya Yumba M2 1872

   Perte de jeunes manguiers Kasongo ya Yumba Pied 9

   Perte de manguiers Kasongo ya Yumba Pied 2

   Perte d'avocatiers Kasongo ya Yumba Pied 10

   Perte de jeunes bananiers Kasongo ya Yumba Pied 15

   Perte de bananiers Kasongo ya Yumba Pied 22

   Perte de citroniers Kasongo ya Yumba Pied 2

52 Kahia Kabila Perte de logement Kasongo ya Yumba Fft 1


53 Ilunga Mwenze Perte de logement Kasongo ya Yumba Fft 1

54 Marie Therèse Kayiba Perte de parcelle Marie Therèse Kayiba Fft 1

Perte de jardin des patates douces, des haricots Marie Therèse Kayiba M2 252
et de soya
Perte de manguier Marie Therèse Kayiba Pied 1

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Perte de briques adobes Marie Therèse Kayiba Pce 1000

55 Katembo Mutatshi Jean Pierre Perte de parcelle Katembo Mutatshi Jean Pierre Fft 1

Perte de bâtimenten précaire Katembo Mutatshi Jean Pierre M2 15

56 Evariste Musasa Perte de parcelle Evariste Musasa Fft 1

Perte de jardin de patetes douces Evariste Musasa M2 1224

Perte de bananiers Evariste Musasa Pied 10

Perte de jeunes'avocatiers Evariste Musasa Pied 2

Perte de jeunes manguiers Evariste Musasa Pied 2

57 Monique URILO Perte de parcelle Monique URILO Fft 1

58 Charles Mbav Perte de parcelle Charles Mbav Fft 1

59 Kanyampa Christiane Perte de parcelle Kanyampa Christiane Fft 1

Perte de maison précaire Kanyampa Christiane M2 15

   Perte de jardin de patates douces, de manioc et Kanyampa Christiane M2 486


de maïs
60 Dady Lupaka Perte de parcelle Dady Lupaka Fft 1

Perte de jardin des patates douces Dady Lupaka M2 576


Perte de briques cuites Dady Lupaka Pce 8000

61 Kumwimba Nsenga Perte de parcelle Kumwimba Nsenga Fft 1

Perte de maison précaire Kumwimba Nsenga M2 9


Perte de jardin de patates douces Kumwimba Nsenga M2 72

Perte de manguier Kumwimba Nsenga Pied 1

62 Amana IDI Perte de parcelle Amana IDI Fft 1


Perte de jardin de patates douces Amana IDI M2 1602

Perte d'avocatiers Amana IDI Pied 4

Perte de manguiers Amana IDI Pied 3


Perte de briques cuites Amana IDI Pce 1000

63 Shani Odimba Veronique Perte de logement Milambwa Ngoie Alphonse Fft 1

64 Milambwa Ngoie Alphonse Perte de maison semi-durable Milambwa Ngoie Alphonse M2 24


65 Kakasi Myriam Perte de logement Mwavita Feza Mwabwana Fft 1

66 Mwavita Feza Mwabwana Perte de jardin de patates douces et de haricots Mwavita Feza Mwabwana M2 666

Perte de jeunes avocatiers Mwavita Feza Mwabwana Pied 2


Perte de jeunes manguiers Mwavita Feza Mwabwana Pied 5

Perte de jeunes bananier. Mwavita Feza Mwabwana Pied 1

67 Mamy Kalumba Perte de parcelle Mamy Kalumba Fft 1


68 Kabulo Makobo Perte de parcelle Kabulo Makobo Fft 1

Perte de maison précaire Kabulo Makobo M2 15

69 Manssa Kabamba Perte de parcelle Manssa Kabamba Fft 1


Perte de jardin de patates douces Manssa Kabamba M2 720

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70 Kandolo Tshibangila Perte de parcelle Kandolo Tshibangila Fft 1

71 Lukalu Regine Perte de parcelle Lukalu Regine Fft 1

Perte de jardin de patates douces Lukalu Regine M2 828

   Perte de jeunes avocatiers Lukalu Regine Pied 5

72 Kari a Ngoy Perte de parcelle Kari a Ngoy Fft 1

Perte de maison semi-durable Kari a Ngoy M2 15

Perte de jardin de patates douces, Kari a Ngoy M2 720

matembele et de gombo

Perte de jeune manguier Kari a Ngoy Pied 1

Perte de maison précaire Kari a Ngoy M2 18

Perte de jardin de patates douces et matembele Kari a Ngoy M2 630

Perte de manguiers Kari a Ngoy Pied 2

73 Kapend Mulomb Jean Perte de logement Kari a Ngoy Fft 1

74 Kasongo Paul Perte de parcelle Kasongo Paul Fft 1

Perte de jardin de patates douces Kasongo Paul M2 720

Perte de manguiers Kasongo Paul Pied 2

Perte de bananiers Kasongo Paul Pied 5

Perte de jeunes avocatiers Kasongo Paul Pied 2

75 Membe Owadjiolela Perte de parcelle Membe Owadjiolela Fft 1

Perte de maison précaire Membe Owadjiolela M2 15

Perte de bananiers Membe Owadjiolela Pied 2

76 Olivier Mukala Muyombo Perte de parcelle Olivier Mukala Muyombo Fft 1

Perte de briques Olivier Mukala Muyombo Pce 3000

Perte de manguiers Olivier Mukala Muyombo Pied 3

77 Ngalula Kalala Perte de parcelle Ngalula Kalala Fft 1

Perte de jardin de patates douces Ngalula Kalala M2 540

Perte de cannes à sucre Ngalula Kalala Pied 24

Perte de manguiers Ngalula Kalala Pied 5

78 Ilunga David Perte de parcelle Ilunga David Fft 1

Perte de jardin de patates douces et manioc Ilunga David M2 666

Perte d'avocatier Ilunga David Pied 1

Perte de manguiers Ilunga David Pied 2

79 Kazadi Fwamba Perte de parcelle Kazadi Fwamba Fft 1

Perte de jardin de patates douces Kazadi Fwamba M2 936

Perte de manguier Kazadi Fwamba Pied 1

80 Julie Kasongo Perte de logement Joseph Mukadi Fft 1

81 Joseph Mukadi Perte de jardin de patates douces Joseph Mukadi M2 468

Perte de bananiers Joseph Mukadi Pied 4

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Perte d'avocatiers Joseph Mukadi Pied 2

Perte de manguier Joseph Mukadi Pied 1

82 Kasongo Kawama Perte de parcelle Kasongo Kawama Fft 1

Perte de jardin de patates douces Kasongo Kawama M2 1440

Perte de jeunes manguiers Kasongo Kawama Pied 10

Perte de jeunes avocatiers Kasongo Kawama Pied 10

Perte de jeunes bananiers Kasongo Kawama Pied 10

Perte de briques Kasongo Kawama Pce 15000

83 Mukad Mulombw Prudence Perte de logement Kari a Ngoy Fft 1

84 Cyprien Monga Perte de parcelle Cyprien Monga Fft 1

Perte de manguier Cyprien Monga Pied 1

85 Lumbwe Wakilumba Jacques Perte de parcelle Lumbwe Wakilumba Jacques Fft 1

Perte de maison précaire Lumbwe Wakilumba Jacques M2 15

Perte de jardin de patates douces Lumbwe Wakilumba Jacques M2 684

Perte de briques adobes Lumbwe Wakilumba Jacques Pce 1500

86 David Nsenga Mwenge Perte de parcelle David Nsenga Mwenge Fft 1

Perte de bâtiment précaire David Nsenga Mwenge M2 48

87 Kashimbo wa Ngoy Justin Perte de parcelle Kashimbo wa Ngoy Justin Fft 1

Perte de maison précaire Kashimbo wa Ngoy Justin M2 48

Perte de jardin de patates douces et de Kashimbo wa Ngoy Justin M2 1440


matembele
Perte de bananiers Kashimbo wa Ngoy Justin Pied 3
Perte de manguiers Kashimbo wa Ngoy Justin Pied 7

Perte de briques cuites Kashimbo wa Ngoy Justin Pce 2000

88 Michel Ramazani Perte de parcelle Michel Ramazani Fft 1


Perte de maison précaire Michel Ramazani M2 15

Perte de jeunes manguiers Michel Ramazani Pied 2

Perte de jeunes avocatiers Michel Ramazani Pied 2


Perte de jeunes bananiers Michel Ramazani Pied 6

Perte de briques Michel Ramazani Pce 6270

89 Kalambayi Tshilenge Perte de logement Fft 1


90 Tshitshi Masamba Perte de logement Moïse Kilombo Fft 1

91 Moïse Kilombo Perte de parcelle Moïse Kilombo Fft 1

Perte de maison précaire Moïse Kilombo M2 11,25


Perte de jardin de patates douces Moïse Kilombo M2 144

92 Mariam Mavua Perte de logement Moïse Kilombo Fft 1

93 Marie José Kinzobo Perte de parcelle Marie José Kinzobo Fft 1


Perte de jardin de manioc et de soya Marie José Kinzobo M2 3400

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94 Mwewa Malolo Pierre Perte de parcelle Mwewa Malolo Pierre Fft 1

Perte de jardin de matembele et de patates Mwewa Malolo Pierre M2 720


douces
Perte de jeunes manguiers Mwewa Malolo Pierre Pied 3
Perte de manguier Mwewa Malolo Pierre Pied 1

Perte de bâtiment précaire Mwewa Malolo Pierre M2 9

95 Papy Boya (gardien de Kamasaka L13) Perte de perte de logement Mwewa Malolo Pierre Fft 1
96 Mudenke Dakifa Perte de parcelle Mudenke Dakifa Fft 1

Perte de mison précaire Mudenke Dakifa M2 15

Perte de jardin de matembele et de pataes Mudenke Dakifa M2 432


douces
Perte de jeunes manguiers Mudenke Dakifa Pied 4

Perte de briques Mudenke Dakifa Pce 5000

97 Mussa Komba Ramazani Perte de parcelle Mussa Komba Ramazani Fft 1

Perte de jardin de patates douces et de manioc Mussa Komba Ramazani M2 486

98 Ilunga Nsenga Chantale Perte de parcelle Ilunga Nsenga Chantale Fft 1

Perte de maison précaire Ilunga Nsenga Chantale M2 48

Perte de jardin de patates douces Ilunga Nsenga Chantale M2 684

Perte de bananiers Ilunga Nsenga Chantale Pied 3

Perte d'avocatiers Ilunga Nsenga Chantale Pied 6

Perte de manguiers Ilunga Nsenga Chantale Pied 14

99 Kamwanya Maloba Perte de logement Ilunga Nsenga Chantale Fft 1

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B. Site de Kenya:
No IDENTITE IMPACT SUR LE BIEN PROPRIETAIRE UNITE QUANTITE
1 John Kohozi Pavement de la Boutique à refaire Coin avenues Kasaï- Fft 1,0
Kasumbalesa
2 Nathalie Mujinga Restriction d'accès à la Boutique avenue Circulaire Fft 1,0
n°113
3 Kilonda Philippe Restriction d'accès à la Boutique avenue Kasaï Fft 1,0
4 Yumba Moke Restriction d'accès au Studio Photo Tshisenda Fft 1,0
5 Johny Kabuya Restriction d'accès à la Boutique Johny Kabuya Fft 1,0
avenue Sakanya
n°131 C/Kenya
6 Kabeya Modja Restriction d'accès à la cabine téléphonique Kabeya Modja Fft 1,0
avenue Kafiya n°140
C/Kenya
7 Patient BONDO Restriction d'accès à la cabine téléphonique Patient BONDO tél Fft 1,0
0810587723 avenue
Sakania n°116
8 Doris Keni Restriction d'accès à la boutique avenue Kasaï n°81 Fft 1,0
9 REDI Restriction d'accès à la boutique Gérard Kyungu Fft 1,0
10 Anna Mukolo Restriction d'accès à la Mercerie avenue Kasaï Fft 1,0
11 Michou Manyonga Risque de Perte de revenue pour cette vendeuse de la avenue Kasaï Fft 1,0
mercerie
12 John Djamil Restriction d'accès à la boutique d'habillement Fft 1,0
13 Zadio Zulu Restriction d'accès à la boutique d'habillement avenue Kasaï coin du Fft 1,0
Marché
14 Edmond Mpanga Restriction d'accès à la boutique d'habillement Richard Kapend Fft 1,0
15 Gracia Francine Restriction d'accès à la boutique d'habillement Fft 1,0
16 Mubenga Jonathan Restriction d'accès à la boutique d'habillement avenue Kasaï n°73 Fft 1,0
17 Stephane Restriction d'accès au ''Discothèque Club des Stars'' avenue Kasaï n°71 Fft 1,0
18 Fernamo Pavement du Salon de coiffure + Cabine téléphonique avenue Kasaï n°71 Fft 1,0
(coin Kasumbalesa)
19 Ibrahim Restriction d'accès à la cabine téléphonique avenue Kasaï n°95 Fft 1,0
(coin Mokambo)
20 Solange KANKU Restriction d'accès à la boutique de vente d'articles divers Mwila Kanso Fft 1,0
habitant sur avenue
Kasaï n°105
21 Sidonie ILUNGA Restriction d'accès à l'atelier de couture avenue Kasaï n° Fft 1,0
22 Roger Lumbala Restriction d'accès à la boutique de vente d'articles divers avenue Kasaï n° Fft 1,0
23 Desiré Kanumbi Boutique de vente d'articles divers avec permis d'ouverture Marie Kahola habitant Fft 1,0
avenue Kasaï n°75
24 Asumani WEPO Boutique de vente d'articles divers Fft 1,0
25 Mutwale Marcel Terrasse construite sur le tracé des conduites avenue Kasaï n°97 Fft 1,0
26 Omer Restriction d'accès à la Bureautique Fft 1,0
27 Karumbu Mfundi Reconstruction du pavement de la parcelle après pose avenue Kasaï n°85 Fft 1,0
conduite
28 Ngoie Kakundji Restriction d'ccès à la cabine télephonique (métallique) de Ngoie Kakundji Fft 1,0
2m x 2m sur le tracé des conduites habitant sur avenue
circulaire n°
C/Kenya
29 AZIZA Refection du pavement de la Terrasse construite sur le tracé Fft 1,0
des conduites
30 Mbanza Restriction d'accès à la cabine téléphonique (en bois) Mbombo Kenyela Fft 1,0
habitant sur avenue

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Kasaï n°103
31 Mutombo Salle des jeux Video (bachée) de 2m x 2m sur le tracé des Fft 1,0
Tshibatos conduites
32 Aubin Kalumba Vente des biens divers par terre sur le tracé des conduites Fft 1,0
33 Mukola wa Restriction d'accès à la boutique de 5m x 3m Fft 1,0
Muyombi
34 Papy Makutano Restriction d'accès à la cabine téléphonique Makutano avenue Kasaï n°89 Fft 1,0
35 Serge restriction d'accès à une alimentation Fft 1,0
36 Lydia Restriction d'accès à la boutique d'habillement de 5m x 3m Fft 1,0
37 Thethé restriction d'accès à l'atelier de couture (en bois) de 2m x 1m Fft 1,0
38 Landrie NGOSA Cabine téléphonique Landrie NGOSA Fft 1,0
habitant sur av.
Kibnga N°12
Q/Kafubu
39 CISCO Sallon de coiffure LA LIBERTE Fft 1,0
40 Patrick KABEY Boutique APOCALYPSE de vente d'articles divers Patrick KABEY Fft 1,0
habitant sur av.
mitwaba n°85
41 Daudet MONGA Bar de 8m x 4m Daudet MONGA Fft 1,0
habitant sur avenue
Mitwaba n°99 coin
Bukama
42 JULY Pharmacie JUVIN - PHARMA de 4m x 3m JULY habitant av. Fft 1,0
Mitwaba n°69 coin
Kasumbalesa
43 Chadrack NGOY Boutique de 4m x 3m de vente d'articles divers Chadrack NGOY Fft 1,0
DIKASA DIKASA habitant sur
av. Mitwaba n°91
44 Lydie MUJING Pharmacie MJ de 5m x 3,5m Lydie MUJING Fft 1,0
habitant sur av.
Mitwaba n°93 coin
Lubembe
45 Jean PATRICK Sallon de coiffure de 5m x 4m Jean PATRICK Fft 1,0
46 FURAHISHA Maison de couture FURAHISHA Fft 1,0
KATUTA KATUTA
47 Alpha NSENGA Sallonde coiffure de 4m x 4m Absent lors de Fft 1,0
l'enquête
48 Baros MAYOMBO Vente des CD Room sur étalage Baros MAYOMBO Fft 1,0
49 SILVANO ILUNGA Boutique de 6m x 3m SILVANO ILUNGA Fft 1,0
50 ARON TSHINKA Boutique de vente d'articles d'habillement ARON TSHINKA Fft 1,0
51 MWEPU Boutique de vente d'artiles d'habillement MWEPU KALENGA Fft 1,0
KALENGA DADA DADA habitant sur
av. Aron au Q/Golf
52 Cedrick Cabine téléphonique de 2,5m x 2,5m Cedrick MWENGWE Fft 1,0
MWENGWE habitant av. silva
Simba n°56
53 John MAPASA Boutique de 4m x 3m de vente d'articles alimentaires John MAPASA Fft 1,0
54 Djibril LUKUSA Boutique DON DE DIEU de vente d'articles divers Djibril LUKUSA Fft 1,0
55 NAWEJ IPANG Restriction d'accès à la Cabine téléphonique de 1,5m x 1,5m KANYEMBE habitant Fft 1,0
John sur av. Mitwaba coin
Basilique
56 Irène KOWA Sallon de coiffure dame de 3m x 3m de MUGANZA LUBUDI Fft 1,0
hbitant sur av.
Mitwaba coin
Kahinda
57 Christ MUKUNDA Cabine téphonique de 2m x 2m NONGO MUNDA Fft 1,0

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habitant sur av.


Mitwaba coin
Tshinsenda
58 BANZA KAKUDJI Boutique de 4m x 4m de vente d'habillement BANZA KAKUDJI Fft 1,0
59 SELELA Salle de jeux Video de 10m x 8m avec patente Absent lors de Fft 1,0
l'enquête
60 SANDRINE Restauration MALEWA de 8m x 7m SANDRINE Fft 1,0
61 Rosie BIMPE Pharmacie de 4m x 3 m Rosie BIMPE Fft 1,0
62 NTAMBWE LULU Pharmacie de 4m x 3 m NTAMBWE LULU Fft 1,0
63 ELISE KETA Boutique de 6m x 2m de vente d'articles alimentaires ELISE KETA Fft 1,0
64 TSHIBANGU Boutique de vente d'articles TSHIBANGU Fft 1,0
Dieudonné Dieudonné habitant
sur av. Tshinsenda
au n°27
65 Alain MWAMBA Boutique de vente d'articles Alain MWAMBA Fft 1,0
habitant Kilobelobe
dans C/Annexe
66 MWILAMBO Cabine téléphonique MWILAMBO Fft 1,0
RAPHAEL RAPHAEL habitant
av. Circulaire
67 JEREMIE MPOSHI Boutique de vente d'articles divers JEREMIE MPOSHI Fft 1,0
habitant av. Kafiri
n°49 c/Kenya
68 TSHIBANG Boutique de vente d'articles divers TSHIBANG Fft 1,0
MUTOMB MUTOMB habitant
av. kananga n°6
C/Katuba
69 MWAMBA ANDRE Boutique de vente d'articles divers MWAMBA ANDRE Fft 1,0
habitant l'avenue
Mitwaba n°89
70 SHADRACK Cabine téléphonique SHADRACK YOMBO Fft 1,0
YOMBO
71 MIREILLE Atelier de confection MIREILLE BUKASA Fft 1,0
BUKASA habitant av.
Kasumbales au n°76
72 JEAN PIERRE BAR JEAN PIERRE Fft 1,0
habitant av. Mitwaba

73 ASANI CARLOS Vente produits alimentaires sous forme de TAKE AWAY ASANI CARLOS Fft 1,0
habitant av. Babemba
n° C/Kamalondo
74 GIRES IMPANDA Agence de Fret Aérien GIRES IMPANDA Fft 1,0
habitant sur av.
Kanyama n°
C/Katuba
75 NDALA KYUMA Boutique de vente d'articles divers NDALA KYUMA Fft 1,0
habitant sur av.
Basilique n° C/Kenya
76 Guy MBUYI Bureautique & Videothèque Guy MBUYI Fft 1,0
KATAMBA KATAMBA habitant
sur av. Mitwaba
n°91B
77 LUSAMBA Dépôt de vente des Mousses de 5m x 8m LUSAMBA résident Fft 1,0
sur av. Manon n°65
78 MULUNDA Boutique de 6m x 4m de vente d'articles avenue Manono n° Fft 1,0
MATANDA
79 MUKIT Terrasse et depôt de vente de boissons MUKIT habitant sur Fft 1,0
av. manono n°75
80 KANKOLE Fft 1,0
81 PAUL La parcelle de 22m x 25m PAUL habitant sur Fft 1,0
av. Manono n°105

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82 JORES cabine téléphonique en tôle de 2m x 2m Fft 1,0


83 DEBABA Cabine téléphonique en tôle de 3m x 2m Fft 1,0
84 NGAMALA Comptoir de vente des pains (Kiosque métallique) NGAMALA MARTHE Fft 1,0
MARTHE habitant surr av.
Manono n°85
85 MUSHIYA Hôtel (Flat Hotel) Le Gérant était Fft 1,0
NATHALIE absent au moment de
l'enquête
86 KYUNGU SADIKI Salon de coiffure de 2m x 2m Olivier habitant rue Fft 1,0
Mokombo C/Kenya
87 MABANZA Cabine téléphonique (kiosque métallique) de 1m x 1m MABANZA MANDE Fft 1,0
MANDE Sylvain Sylvain habitant sur
av. Baya n°89
88 KAKOMA le pavement du BAR TERRASSE (de 3m x 3m) KAKOMA KWESELE Fft 1,0
KWESELE Luvic Luvic habitant sur
rue SALASIMBA
n°13
89 PRINCE KATINA Cabine téléphonique (kiosque métallique) de 2m x 2m Tonton LUKUNA Fft 1,0
BILOLO MUJINGA habitant
sur rue Munama n°44
90 Olivier KAPENA Kiosque de charge de batteries Olivier KAPENA Fft 1,0
habitant sur av.
Kasangula n°
91 François Cabine téléphonique (kiosque metallique) de 2m x 3m Fft 1,0
MUTOMBO
92 NGAMALA Boutique de 2m x 3m Alimentation et Divers Fft 1,0
MARTHE

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C. Route Kasumbalesa:
¾ Liste des BAP
No
Biens affectes
Unité Quantité
Localisation Impact sur le bien
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Traversée de la route asphaltée de Kipushi juste avant le ZOO sur
Fft 1,0
1 BOHEME) 10m (à réparer)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Traversée d'un caniveau en moellon de 2,5m de large, epaisseur
Fft 1,0
2 BOHEME) 0,4m et 1,5m de profondeur (à réparer)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Arbres ornémentaux Pied 16
3 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Eucalptus Pied 3
4 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Palmier Pied 1
5 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
panneaux publicitaires Pce 7
6 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Manguier Pied 1
7 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de l'avenue Ngongo Lutete (route en terre) sur 9m Fft 1,0
8 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de l'avenue Parc sur 9m (route romaine à réparer) Fft 1,0
9 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Restriction d'accès à 4 parcelles de part et d'autre des n°370 et 370A
Fft 1,0
10 BOHEME) sur un total de 27m (pavement d'accès en béton à réparer)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée du Canal Gecamines sur 2x10m Fft 1,0
11 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Traversée des avenues du Canal et Cascade (route avec asphalte
Fft 1,0
12 BOHEME) abimée) sur un total de 31m
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Restriction d'accès à la parcelle de l'Eglise Shaloom sur un total de
Fft 1,0
13 BOHEME) 8m (pavement d'accès en béton à réparer)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Restriction d'accès à 2 parcelles après l'avenue cascade (voir atelier
Fft 1,0
14 BOHEME) d'ajustage): pavement d'accès en béton à réparer
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de l'avenue KIKAS sur 11m (route en terre) Fft 1,0
15 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Traversée de l'avenue (route en terre) qui mène vers le Lycée
Fft 1,0
16 BOHEME) TSHONDO sur 28m
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée rivière Lubumbashi Fft 1,0
17 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de la route de Kasumbalesa( pour éviter le mur de STL) Fft 1,0
18 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de l'avenue Kasombo (route en terre) sur 15m de large Fft 2,0
19 BOHEME)
Prévision de destruction de 17 jeunes arbres (nouvellement plantés)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
afin de faire passer la DN600; Ces arbres devront être replantés Pied 17,0
BOHEME)
20 ailleurs
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de l'avenue des Fondeurs (route en terre) sur 8m de large Fft 1,0
21 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de l'avenue de l'internat (route en terre) sur 7m de large Fft 1,0
22 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de l'avenue de la Mission (route en terre) sur 8m de large Fft 1,0
23 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Traversée de l'avenue Kasombwe et Monument (route betonnée) sur
Fft 1,0
24 BOHEME) 16m de large
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Traversée de la station DEBORAH (Station SHABOIL) avec comme
BOHEME) obstacles sur l'ilot No1:
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
- goyavier Pied 1,0
BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
- palmier Pied 1,0
BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
- arbres ornementaux Pied 2,0
BOHEME)

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CEP-REGIDESO
Etudes d’Impact Environnementale et Social du Projet d’Alimentation en Eau de la Ville de LUBUMBASHI
République Démocratique du Congo (RDC)
Rapport d’EIES Version définitive

Route de kasumbalesa (du ZOO à la station


- candélabres Pce 3,0
BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
- panneau de signalisation Pce 1,0
BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
et sur l'îlot n°2:
BOHEME)

Route de kasumbalesa (du ZOO à la station


- candélabres Pce 2,0
BOHEME)

Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Boutique Mont Carmel de 4m x 4m sur le tracé des conduites DN600
M2 16,0
25 BOHEME) (juste à coté du pylône MT de la SNEL): à démolir
Devant le ''RESTAURANT SNACK BAR - GUEST HOUSE EVERY
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
BODY'' : restriction d'accès (pavement en béton à réparer sur 4m x Fft 1,0
BOHEME)
26 20m après travaux)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station Devant la salle de fête GBADO CITY, béton à réparer sur 20m après
Fft 1,0
27 BOHEME) pose des conduites DN600
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de la route de Kipushi (route asphaltée) sur 4 m x 12m Fft 1,0
28 BOHEME)
Route de kasumbalesa (du ZOO à la station
Traversée de la station BOHEME (béton) sur 4m x 185m Fft 1,0
29 BOHEME)

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République Démocratique du Congo (RDC)
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¾ Liste des PAP qui subiront des pertes économiques suite à l’arrêt des activités économiques pour cause
des travaux
No NOMS ADRESSE DE LA No TEL. ADRESSE DU PROPRIETAIRE ETABLISSEMENT TYPE D'ACTIVITES
PERSONNE
RENCONTREE

1 ALAIN KABILA ANNEXE KISANGA 0995286395 lufutuka n°87 Cabine publique Commerce de détail
2 ALAIN KABILA ANNEXE KISANGA 0995286395 lufutuka n°87 Cabine publique Commerce de détail
3 alain LUABEYA 0971177919 Av. kasumbalesan n°85 Discotheque et Commerce de détail
accessoires
telephone
4 AMINIWAKYLINDA 0818057787 KITUMANI/KANCLANDO Boutique Commerce de détail
AMEDE
5 Andre Otshudi laboheme vers 0995391715 66 Av/kasongo Gbadolite Boutique Commerce de détail
matshipisha C/Lubumbashi
6 Ayu Antoine Laboheme Vers Av Milambwe N°35 Q/Kisanga Atelier Cordonnerie Atelir cordonnerie
Matshipisha
7 BADIBANGA 0810061947 KISANGA/KASENGA Boutique Commerce de détail
MIREILLE
8 CARINE 0819506736 DUKWA N° 13 Etal Boulangerie
TSHIBANGU
9 Catherine Mutombo Annexe Kisanga 0995222820 Route Kasumbalesa Restaurant Restaurant
10 CHANTAL ANNEXE KISANGA 0813144400 Route Kisanga Boutique Commerce de détail
KANYEBA
11 CHARLES 0992873242 GBADOLITE, 16LWALABA Atelier de confection Atelier mécanique
TSHITEYA
12 CLARISSE Route Kasumbalesa Boutique Terrasse
SANGWA
13 CORNEIL LABOHEME VERS 0972224764 AV. BANDUNDU Kiosque Commerce de détail
NKONGOLO MATIPISHA
14 DANIEL MAKOLO ANNEXE 0817963542 Route KASUMBESSA Boutique Petit métier
15 Danis KALOAJI Route Kasumbalesa n°1 099351089 Bandundu n°39 Restaurant Restaurant
16 DAVID KOLOMONI LABOHEME VERS 0821060715 140A AV. MULAMBA NYUNYI DISPENSAIRE PHARMACIE