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PREFACE

Ce document est un guide d’économie conçu par l’équipe du ‘’


BAOBAB’’. Il aidera les élèves et les encadreurs des classes de la
terminale, à maitriser le contenu du programme d’économie et à
pouvoir traiter un sujet d’économie, quelle que soit sa nature et sa
taille
LE BAOBAB, pour cette édition, vise à :
- Aider les élèves à maitriser le contenu de toutes les leçons par un
volume de leçons peu grand
-Diminuer le coût des recherches en disposant de l’essentiel à un bas
prix et permettre aux élèves de se situer dans leur recherche et de
mesurer l’adéquation du cours avec la réalité
-permettre aux bénéficiaires de se familiariser à la dissertation en
économie et au traité des sujets dans chaque chapitre du programme
Telles sont les attentes du BAOBAB pour cette édition
* nous exprimons notre gratitude à tous ceux qui ont participé à la
réalisation de ce document. A mon frère SEKOU LENO, du GS
Baba Cissé, à ma mère SIA TOLNO, à mes petits J.P.K. Sékou virus,
gnokoro, tous des enseignants-Etudiants sans oublier cissé de DEN
et tous les autres, je leur dédie cette œuvre
*nous espérons en fin que ce document répondra au mieux, à l’
attente des utilisateurs, qui ne peut être qu’un point d’appui pour eux
et dont la recherche de complémentarité leur est soumise.
* Pour mieux améliorer les prochaines éditions, nous accueillerons
vos remarques, Vos suggestions et vos critiques.

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ellesoit au servicede l’humanité>>
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SOMMAIRE

I ÈRE PARTIE : le résumé du programme


CHAPT I : les causes du sous développement
1) Les causes internes
2) les causes externes
CHAPII : les caractéristiques du sous développement
1) Les caractéristiques économiques
2) Les caractéristiques extra économiques
CHAPT III : les conditions essentielles du développement
1) Les conditions endogènes
2) Les conditions exogènes
CHAPT IV : L’endettement et le chômage
 L’endettement
 Le chômage
CHAPT V : les institutions économiques et financières
1) Le N.O.E.M
2) Les institutions de brettons Wood
3) L’OMC et la BAD
2 ÈME PARTIE : le traité intégral de quelques sujets par
chapitre
1) Les suets portant sur les causes du sous développement
2) Les sujets portant sur les caractéristiques du S/D
3) Les sujets portant sur les conditions essentielles du
développement
4) Les sujets de types mixtes.

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1ERE PARTIE : LE RESUME DU PROGRAMME D’ECONOMIE


DU NIVEAU DE LA TERMINALE

Introduction générale :
Apres les crises de 1939 à 1945 l’humanité connaitra un havre de
paix, de prospérité et de progrès qui, au lieu de servir équitablement
l’humanité, a contribué à créer un grand fossé entre les pays .d’un
coté développés et de l’autre coté sous développés. Les derniers
étant plus nombreux s’affrontent alors dans ce monde contemporain
au problème du sous développement .Les générations sont
hautement scandalisées par la misère, la pauvreté accrue, l’inégale
répartition des richesses à l’échelle mondiale, les guerres, l’
exploitation anarchique par les nordistes. les quatre cinquième de la
population mondiale sont ardemment touchés par le fléau .Ils ne
réalisent que 20% de la production mondiale et n’en consomment
que 15%. L’ampleur des problèmes auxquels s’affronte le tiers
monde est écrasante.
Ainsi, Les questions qu’on se pose est de savoir ce qu’est-ce que le
sous développement ? Quels sont ses causes et les indicateurs de son
existence ? Puis que faut-il entreprendre pour l’éradication de ce
phénomène ?
Définition : le sous développement est un phénomène complexe,
difficile à retenir .Car, les opinions et conceptions sont diverses. Sa
définition varie en fonction des pays, des expériences et des visions
des économistes.
Ainsi, de toutes les définitions nous retiendrons qu’un pays
est dit sous développé lorsqu’il ne parvient pas , par son

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travail, à satisfaire le maximum de ses besoins vitaux.

CHAPITRE I : LES CAUSES DU S/D :


Loin de toute considération historique, les causes du S/D restent
collées aux phénomènes contemporains qui sont d’ordre interne et
externe.

I- LES CAUSES INTERNES DU S/D :


Ce sont : la mal gouvernance, l’instabilité politique et la difficile
alternance au pouvoir.

A) L’INSTABILITE SOCIO POLITIQUE :


C’est l’état de trouble qui caractérise un Etat pendant une période
donnée
1-le mécanisme : elle se manifeste par les coups d’Etat, les
Rebellions, les grèves perdurées, les guerres civiles, les révoltes et
émeutes populaires, les génocides, les conflits interethniques et
religieux
2-les causes : elle est l’œuvre de la mal gouvernance, de la difficile
alternance au pouvoir, du mauvais traitement des travailleurs, du
désœuvrement et du chômage juvénile, l’extrême pauvreté de la
population
3-les conséquences : elle engendre la paralysie des activités de
production, occasionne la fuite des investisseurs des cerveaux,
fragilise le tissu social, rend inefficace les politiques de
développement, affaiblit le revenu national, provoque le déficit
budgétaire. Socialement, elle installe la population dan la misère, la

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pauvreté le chômage, la famine..
4-les solutions : il faut l’instauration d’un Etat de droit, l’application
des principes démocratiques, l’amélioration des conditions de vie
des travailleurs, promouvoir la bonne gouvernance, œuvrer pour l’
emploi des jeunes.
B) LA MAL GOUVERNANCE :

C’est la gestion malsaine de l’Etat et de ses ressources par les


hommes au pouvoir
1-le mécanisme : elle se manifeste
-politiquement : par le non respect de la loi et de la constitution
dans la prise de décision, l’impunité, la gestion opaque du pouvoir,
la difficile alternance au pouvoir, la dépendance de la justice vis-à-
vis de l’exécutif, la centralisation et la concentration des pouvoirs et
des décisions publiques
-économiquement : par les détournements, la corruption, les vols, la
gabegie financière, les malversations économiques, la gestion
malsaine des ressources, la répartition inégale des ressources
-socialement : par l’injustice sociale, la ségrégation, la
discrimination sous toutes ses formes, l’ethnocentrisme, le
favoritisme.
2- les causes : elle est causée par l’absence d’un Etat de droit, la
difficile alternance au pouvoir, la médiocrité des dirigeants, leur
égoïsme et leur cupidité, l’émergence des bourgeoisies tribales
prenant le pays en otage économique
3- les conséquences : cette situation enfante l’instabilité socio
politique, freine la production de masse par les crises qu’elle
engendre, le déficit budgétaire suite à la faiblesse du revenu national,
la faiblesse de la production qui conduit au déficit de la balance
commerciale, l’endettement, le chômage, la misère et la dépendance

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4- les solutions : il faut l’application des principes démocratiques, la
promotion de la bonne gouvernance par la lutte contre la corruption,
les détournements, la gabegie financière. Favoriser la gestion
rationnelle et transparente des ressources internes disponibles

C) LA DIFFICILE ALTERNANCE AU POUVOIR :

C’est le refus des dirigeants de céder le pouvoir à d’autres


potentielles expertises par une passation pacifique. Elle est
caractérisée par la dictature, la tyrannie des élus, le règne à vie.
 En conséquence, elle entraine la privation des libertés
du peuple, ce qui favorise la formation des groupes de
contestation politique et civile pouvant ensanglanter le
pays et instaurer l’instabilité

II- LES CAUSES EXTERNES DU S/D :

D’autres phénomènes externes sont aussi à l’origine du S/D des


pays du sud émanant tous, des relations avec les nordistes. Nous
avons :
1 L’échange inégal : c’est l’ensemble des transactions
commerciales qui s’opèrent de façon injuste entre les pays
développés exportateurs des produits finis et les pays sous
développés exportateurs des produits semi finis et des
matières premières.
Mécanisme : ce phénomène se manifeste par la baisse exagérée des
prix des matières premières et la hausse des prix des produits finis.

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Cela, parce que les PSD sont souvent absents lors de la fixation des
prix, par les instances internationales habilitées. Ce qui provoque la
détérioration des termes d’échange des PSD.
Les causes : cette injustice est du fait que les PSD manquent des
industries de transformation des matières premières, leur besoin d’
acquisition des produits finis, des équipements nécessaire à leur
développement, le retard accusé dans l’acquisition de la technique et
de la technologie, la volonté des pays développés de maintenir les
PSD dans la dépendance. La non maitrise des prix à l’exportation
Les conséquences. La conséquence est le déficit de la balance
commerciale, la baisse des recettes extérieures, le déficit
budgétaire et productif l’augmentation des dettes extérieures, la
dépendance économique, le chômage, la misère, la faiblesse des
forces productives, les crises économiques et l’instabilité socio
politique
Les solutions : il faut œuvrer : pour l’industrialisation du pays, pour
le NOEM, pour la politique d’intégration économique. Puis
Encourager le secteur privé et le développement des secteurs de
production.
2 L’EXPLOITATION FINANCIERE : c’est l’utilisation des
capitaux du nord par le sud, munie des conditions écrasantes
pour les économies du sud
Mécanisme : par l’étroitesse des moyens financiers dans les pays
sous développés, les institutions financières spécialisées dans le
financement des projets de développement s’engagent à financer
mais avec des conditions trop lourdes
-Economiquement : le taux d’intérêt Trop élevé ce qui fait que Le
service de la dette ruine les débiteurs
-Politiquement : N’étant pas politiquement neutre ces pays ou
institutions font profiter leurs opinions idéologiques, technico-

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économique et discriminatoires à ces pays qui reçoivent ce
financement.
Les conséquences : l’augmentation du poids de la dette extérieure à
cause du taux d’intérêt trop élevé, la dépendance économique,
financière et politique, la misère, la pauvreté de les populations, l’
affaiblissement politique de l’Etat, l’adoption des politiques
inadaptées à l’Etat.
Solutions : il faut la bonne gouvernance, la gestion rationnelle des
ressources internes disponibles, le développement des secteurs de
production au détriment du tertiaire, la maitrise des prix à l’
exportation évitant la détérioration des termes d’échange

3- LE TRANSFERT DE LA TECHNOLOGIE ET DE LA
DEPENDANCETECHNIQUE :

C’est l’ensemble des phénomènes migratoires du progrès


international comme le capital, les biens et travail des hommes.
Mécanisme : ce transfert s’opère par l’octroi des brevets et les
licences d’exploitation. Matériellement, le transfert s’opère sous
trois formes à savoir
 Importation des machines et outils
 Délocalisation de la main d’œuvre (l’envoi des experts
au sud)
 L’implantation des usines (clés en main ou produit en
main)
Les causes : ce transfert est l’œuvre du retard des PSD dans l’
acquisition de la technique et de la technologie, le manque d’
industrie et d’énergie. L’insuffisance de cadres compétents suite à
la faiblesse des institutions et moyens éducatifs, les exigences du
développement..

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Les conséquences : elles sont à la fois positives et négatives pour
les PSD
Positivement : ce phénomène favorise la croissance sectorielle de l’
économie, la création des emplois, la qualification professionnelle
des jeunes, l’amélioration des conditions matérielles et financière
de la population locale.
Négativement : il réduit les pays sous développés en simple
consommateurs de fruits de la technique et de la technologie, la
dégradation des mœurs, des coutumes et les techniques locales,
entraine la fuite des cerveaux, occasionne une sortie massive des
capitaux, favorise l’exode rural augmente la dette extérieure et
dégrade l’environnement.

CHAPITRE II : LES CARACTERISTIQUES DU SOUS


DEVELOPPEMENT

Les pays sous développés, d’une façon générale, présentent des


caractéristiques économiques et extra économiques communes.

1) LES CARACTERISTIQUES ECONOMIQUES DU S/D :


Economiquement, les pays sous développés se caractérisent
par plusieurs fléaux.

A)- LA FAIBLESSE DE L’AGRICULTURE :

L’agriculture est une activité du secteur primaire visant à exploiter


la nature pour obtenir les produits bruts directement consommables
ou par transformation.
Importance : assure la nourriture de la population, augmente la
production nationale, le PIB, le revenu national, elle combat le
déficit alimentaire, la famine, la mal nutrition, la sous alimentation,
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et le déficit budgétaire. Son image est pourtant médiocre dans les
PSD.
Indicateurs : étant la pierre angulaire de tout développement, l’
agriculture occupe de 60 à 80% de la population active sudistes
contre 5 à 15% dans les pays développés. Elle ne parvient pas
malgré tout à couvrir les besoins alimentaires de ces pays. Les pays
sous développés misant sur cette activité deviennent aussi
importateur des produits alimentaires. Le faible part dans les
exportations et dans la formation du PIB.
Les causes de cette médiocrité : cela, à cause de la médiocrité
des systèmes de cultures, très archaïques, l’insuffisance de cadres
compétents, l’insuffisance des capitaux d’investissement, la faible
volonté politique, l’analphabétisme des paysans, la faiblesse de l’
outillage et les conditions naturelles parfois médiocres (sécheresse,
inondation, vents violents…) la faible exploitation des SAU, la non
maitrise du calendrier agricole.
Les conséquences : cette médiocrité engendre la famine, la sous
alimentation, la mal nutrition, la faiblesse de la production nationale,
le déficit des recettes, du budget national et de la balance
commerciale, renforce le chômage, le désœuvrement, la crise et la
dépendance alimentaire.
Les solutions : il faut alors moderniser (expérimentation des
nouvelles stratégies et des systèmes modernes comme la
spécialisation, la formation des agriculteurs, la création et l’
équipement des centres de recherche agronomiques) et mécaniser l’
agriculture (l’utilisation des outils, machines et appareils modernes
de production).

B)- LA FAIBLESSE DE L’INDUSTRIE ET DE L’ENERGIE :

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L’industrie étant l’ensemble des unités de transformation des
matières premières en produits finis est un élément vital pour le
développement et le moteur de la croissance économique d’un pays.
Malgré l’importance de ce secteur, son image reste très médiocre
dans les PSD.
Indicateurs : dans les pays sous développés le taux d’
industrialisation est très faible, en dehors des agro-alimentaires, les
extractions minières, bref des industries légères ; les industries
lourdes et celles de pointes sont absentes. Ce secteur participe
faiblement à la formation du PIB à l’exception des NPI et les pays
de L’OPEP, sa maigre production ne satisfait pas les besoins de la
population.
Les causes : Cela s’explique par l’insuffisance des capitaux, l’
étroitesse du marché intérieur, le manque de la main d’œuvre
qualifiée, la technologie étrangère très chère est presque inaccessible
à ces pays. A cela s’ajoute :
La faiblesse de l’énergie, une autre énigme économique qui frappe
les PSD. Ces pays utilisent souvent l’énergie hydroélectrique,
solaire et pétrolière à faible dose. Les énormes ressources
énergétiques qu’ils disposent sont inexploitées ou faiblement
exploitées par manque de capitaux, par insuffisance des cadres
compétents, par la non maitrise de la technique et de la technologie.
Or , on ne peut pas parler d’industrie sans énergie, ni de
développement sans industrie.
Les conséquences de la faiblesse de l’industrie et de l’énergie :
cette médiocrité entraine la faiblesse de la production nationale, le
déficit budgétaire et de la balance commerciale, le sous
développement, le déficit des recettes et le déficit alimentaire, le
chômage, l’instabilité socio politique, la dépendance technique,
technologique et financière, la détérioration des termes d’échange, l’

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endettement.
Solutions : exploiter rationnellement les ressources énergétiques
par la mise en valeur de ces ressources. Encourager et stimuler les
investissements et les initiatives privés par certaines mesures
économiques et politiques de l’Etat. Promouvoir la bonne
gouvernance, la transparence et la gestion saine des ressources
internes disponibles. Assurer la formation de qualité et développer
le secteur primaire.

C)- L’HYPERTROPHIE DU SECTEUR TERTIAIRE :

C’est le développement anarchique des activités de service.


Indicateurs ; dans les pays sous développés, si les secteurs de
productions sont médiocres, le tertiaire cependant composé du
commerce, du transport, des assurances, de banques, de l’
administration du tourisme et des loisirs, connait une croissance
anarchique. La masse productive se métamorphosant en population
improductive. Ce secteur regorge la majorité de la population active
et forme une grande part du PIB.
Les causes : cette hypertrophie est suite à la recherche des gains et
des profits faciles et rapides. La faiblesse des secteurs de production,
le chômage juvénile et sénile, la pauvreté et la misère
Les conséquences : cette situation entrainant la baisse de la main d’
œuvre, par conséquent, la production baisse. Ce qui provoque le
déficit budgétaire de l’Etat. Le déficit de la balance commerciale, l’
inflation monétaire, les troubles socio politiques, la pauvreté et la
misère, la délinquance. Bref sans production il n’ya pas de
développement possible
Solutions : il faut alors promouvoir le développement des secteurs
de production, augmenter les mesures restrictives sur les activités du

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tertiaire, encourager les initiatives privées, promouvoir les PMI et
les PME. Combattre le chômage juvénile par la politique de la
formation-emploi.

D)- LA FAIBLESSE DU REVENU NATIONAL :

Le revenu national est la valeur des biens et des services crées dans
un pays par les résidents, exprimée par tête d’habitant. Dans les pays
sous développés, les secteurs de production et de transformation
étant en baisse, cela entraine la baisse du revenu national. Le peu qui
existe est aussi très inégalement réparti entre les résidents. Dans ces
pays le revenu par tête d’habitant atteint difficilement un dollar par
jour. Tandis que les pays à revenu élevé qui sont les puissances
économiques, les pays de l’OPEP comme le Koweit, l’Arabie
saoudite, les émirats arabes, dépassent les 10000 dollars US par an
et par tête. Aujourd’hui le RN est remplacé par l’indice du
développement humain (IDH) qui prend en compte l’alimentation, l’
accès à l’eau potable, à l’éducation, aux soins sanitaires et à la
sécurité.

2-LES CARACTERISTIQUES EXTRA ECONOMIQUES DU


S/D :
On décèle aussi le sous développement par la forte démographie, les
problèmes de santé, d’éducation, le chômage.

A)- L’explosion démographique :

C’est une galopade anarchique de la population des pays du sud,


disproportionnellement à la croissance économique.
Les indicateurs : les populations des pays développés sous

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développés croissent si rapidement, qu’elles doublent chaque 25 ans.
Cette population débordante augmente la pauvreté par la charge qu’
elle augmente à l’Etat. Ceci, parce qu’elle est incontrôlée et elle
devient un handicap au développement.
Les causes : L’explosion démographique des pays du sud est
souvent due à la faible mortalité liée au progrès de la médecine, à la
forte natalité liée aux facteurs socio-économiques (la religion
musulmane qui encourage la polygamie, les coutumes qui stimulent
les mariages précoces et forcés, le lévirat et le sororat, l’
analphabétisme, la recherche de la main d’œuvre). L’absence des
plannings familiaux
Conséquences : Dans ces pays, résulte l’inadéquation entre la forte
croissance démographique et la faible production de ces pays. Le
taux de consommateurs augmente pendant que la capacité de la
production ne varie pas. Cela entraine d’autres problèmes sociaux
comme : les problèmes sanitaires, les problèmes alimentaires, les
problèmes éducatifs, le chômage, la délinquance, l’extrême pauvreté,
la famine, le désœuvrement, l’instabilité socio politique ...
B)- Les problèmes alimentaires : le tiers monde par la faiblesse de
sa productivité agricole s’est transformé en univers de la faim. Sa
population est confrontée à la sous alimentation et à la mal nutrition.
La répartition alimentaire dans le tiers monde est en fonction du
revenu. En guinée selon « action contre la faim » en 2000, les 68%
de la population n’arrivaient pas à couvrir leur besoins alimentaires
dont 66% de pauvres et de 2% de riches.
Les causes : la famine, la sous alimentation et la mal nutrition sont l’
œuvre de la faiblesse des secteurs de production, de l’hypertrophie
du tertiaire, de la mal gouvernance, de la gestion irrationnelle des
ressources qui débouchent sur la faiblesse du revenu national, le
déficit budgétaire et alimentaire. Sans oublier l’explosion

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démographique
Les conséquences : une population affamée, est toujours malade et
incapable de produire la forte quantité, c’est celle qui est affectée
par la misère la mortalité élevée la faible capacité de travail, la
dépendance alimentaire et la disette .Les peuples affamés sont pour
autant très féconds autrement la famine engendre les familles
nombreuses
Solutions : il faut développer les secteurs de production au
détriment du tertiaire et assurer la bonne gouvernance
C)- Les problèmes socioculturels : l’atmosphère éducative et socio
politique des pays sous développés est très défavorable. Ces pays
dans leur majorité, sont confrontés à d’épineux problèmes
socioculturels comme le chômage que s’élève entre 60 à70%, l’
insuffisance des équipements scolaires et du personnel enseignants
compétant, l’analphabétisme très élevé, l’inadaptation des
programmes d’enseignement aux exigences du développement, la
dépendance vis-à-vis de l’extérieur. A tout cela s’ajoutent les
problèmes sanitaires. Car les maladies de masses entravant le
développement socio-économique des pays du monde. La
productivité de la main d’œuvre est fonction de son état physique.

CHAP3ITRE III : LES CONDITIONS ESSENTIELLES DU


DEVELOPPEMENT :

A) Définition  : le développement est un processus de


transformation des structures mentales, économiques et
institutionnelles permettant l’apparition de la croissance et
son prolongement dans le temps.
B) Les conditions du développement  : pour un véritable
développement il faut améliorer quelques facteurs internes et

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externes.

1) LES FACTEURS INTERNES DU


DEVELOPPEMENT : à l’interne
1-1° Il faut une véritable indépendance politique :

L’indépendance politique est l’état d’un pays qui dispose et exerce


tous les attributs de la souveraineté nationale
Les caractéristiques : cette indépendance se caractérise par la
présence effective des agrégats de la souveraineté nationale (le
drapeau, l’hymne, la monnaie, la devise..) , disposer des institutions
étatiques souveraines ( l’armée, les trois pouvoirs..), disposer d’une
autonomie de gestion et d’adoption des politiques de développement
de son choix.
Les avantages : elle permet au pays d’entreprendre des politiques
de développement en fonction des réalités du pays, favorise la
stabilité institutionnelle, évite la sortie massive des capitaux et le
pillage systématique des ressources par l’étranger.
L’application des principes démocratiques : la démocratie est un
régime politique dans lequel prolifèrent la bonne gouvernance et l’
exercice de la souveraineté populaire
Caractéristiques : ses principes la caractérisent et la rendent noble
et importante pour le développement d’un Etat. La démocratie
impose la bonne gouvernance par la lutte contre l’impunité, la
corruption, l’ethnocentrisme, le vol, les détournements, la gabegie..
Elle instaure la séparation des pouvoirs de l’Etat, le multipartisme,
la liberté d’expression, de presse et d’opinion, l’organisation des
élections aux suffrages universels et la limitation des mandats
Les avantages de la démocratie : elle assure la gestion saine du
pouvoir et des ressources, assure la transparence. la limitation des

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mandats assure l’alternance politique, et offre la chance aux
potentielles expertises. La séparation des pouvoirs déconcentre les
pouvoirs et attire les investisseurs estrangers. La gestion saine
augmente le pouvoir d’achat, la production et le budget national,

1-2° La bonne gouvernance :

C’est la gestion saine, transparente et rationnelle de la politique et


des ressources disponibles de l’Etats par les dirigeants
(Et la conquête pacifique du pouvoir)
Les Caractéristiques : elle s’explique à trois niveaux :
 Politiquement : la lutte contre l’impunité
La décentralisation des décisions étatiques, la déconcentration des
pouvoirs, le respect de la loi et de la constitution dans la prise de
décision, l’autonomie de la justice, l’organisation des élections
libres et transparentes
 Economiquement : la lutte contre la corruption,
Les détournements du denier public, le vol, la gabegie financière, la
signature des contrats en défaveur de l’Etat.
 Socialement : elle s’explique par la lutte contre toute
Forme de discrimination, de racisme et d’ethnocentrisme. La lutte
contre le favoritisme et l’arrivisme politique.
Les avantages : la bonne Gouv. Offre un pouvoir d’achat à l’Etat,
en augmentant ses revenus et ses recettes ce qui protège l’Etat de l’
endettement excessif, de la dépendance et de l’exploitation
financière. L’obtention des capitaux internes assure l’auto-
investissement dans les projets de développement, ce qui développe
les secteurs de production engendrant l’augmentation de la
production nationale. Le déficit de la balance commerciale peut être
vaincu.

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1-3° La planification de l’économie nationale :

Par définition, c’est un système Etatique d’organisation concernant


les activités économiques d’un pays qui vise à atteindre un certain
nombre d’objectifs économiques tout en retraçant les stratégies et les
moyens de les atteindre. Celle-ci se réalise par le plan qui peut être
à court terme (1 à 3ans d’exécution), à moyen ter me (3 à 7ans) et à
long terme plus de 7ans d’exécution.
Le processus de la planification : la planification s’opère à 2
niveaux en fonction des régimes politiques. Ce qui fait qu’il existe 2
types de Planification :
La planification indicative :( capitaliste) dans ce type, le plan conçu
par l’Etat oriente et régule l’économie. Le contrôle est assuré par l’
Etat mais le secteur privé est libre et soumis au cadre monétaire et
fiscal
La planification impérative et centralisée :(socialiste) là, le plan
est omniprésent à tous les niveaux et à tous les secteurs d’activités.
L’Etat répartit la main d’œuvre, décide des investissements,
détermine les biens et contrôle la totalité de l’exécution. Cette
planification dicte les normes économiques et sociales dont la
réalisation est obligatoire de la part des entreprises.
Avantages : elle évite le gaspillage des ressources, évite à l’Etat, l’
anarchie dans les investissements, les effets des crises économiques.
Permet d’accélérer le rythme de la croissance économique et d’
harmoniser le développement national.

1-4° La mobilisation et la gestion rationnelle des ressources


internes :

c’est la gestion efficace et efficiente des ressources internes

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disponibles dans un pays . Ces ressources peuvent être matérielles,
humaines et financières.
 Les ressources matérielles : elle s’explique par
La protection de l’environnement, la création, l’inventaire et l’
allocation des matériels de développement en fonction des projets. L’
utilisation efficace des biens et équipements dans les différents
secteurs de développement, la gestion rationnelle des ressources du
sol et du sous-sol.
 Les ressources humaines : c’est la première
ressource
de tout développement. Il faut alors former les hommes pour la
qualification professionnelle, le changement de mentalité pour une
prise de conscience afin d’amorcer le développement. Affectation
des cadres à leur domaine de compétence et selon leur mérite.
 Les ressources financières : la collecte et la gestion
Efficace des recettes fiscales (les taxes, les impôts) et les recettes
non fiscales (, les recettes d’exploitation, l’épargne publique et
ménagère) et les autres revenus des domaines de l’Etat comme les
revenu de transfert, représentent le vrai capital de développement d’
une nation.

2) LES CONDITIONS OU STRATEGIES EXTERNES


DU DEVELOPPEMENT :

Pour un véritable développement les nations doivent s’ouvrir aux


autres, communiquer et coopérer. Il faut, en plus de l’effort interne,
passer par la coopération, l’intégration et l’apport financier externe.
Car aucune nation ne peut se développer à vase clos.
2-1) LA COOPERATION ECONOMIQUE :

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C’est une manifestation de la solidarité des peuples dans l’esprit d’
intensifier les rapports économiques, afin d’accroître l’économie.
Cette coopération peut être établie entre les pays développés et les
pays sous-développés, entre les pays sous-développés eux-mêmes.
Les caractéristiques / types :
 Selon le nombre de coopérants, on a :
La coopération bilatérale : est celle qui s’établit entre deux pays
sans intervention d’organisme international. Exemple la
coopération Guinéo-française.
La coopération multi latérale : est celle qui s’opère entre plusieurs
pays unis dans un organisme comme la CEDEAO, l’UE…
 Selon le statut économique des Pays, on a :
La coopération nord-sud qui s’effectue entre un pays développé et
un pays sous développé. Exemple, la coopération Guinéo-japonaise
La coopération sud-sud : celle qui s’effectue entre les pays sous
développés eux-mêmes. Exemple, la coopération Guinéo-
Malaisienne
La coopération nord-nord : c’est celle qui s’effectue entre les
pays développés. Exemple, la coopération franco-canadienne
L’Importance : l’importance de la coopération est
Le développement des relations commerciales, financières,
techniques et culturelles entre les pays. Lutter contre la
discrimination et des pratiques restrictives. Favorise l’assistance en
cas de crise, l’obtention des fonds d’investissement pour le
développement.

2-2) L’INTEGRATION ECONOMIQUE :

C’est la constitution d’un espace économique commun à partir d’


économie nationale cloisonnée.

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Les formes d’intégration : on distingue deux formes à
savoir :
_ L’intégration par marché : il s’agit de la fusion des marchés où
chaque pays conserve son autonomie dans la production. La
suppression des obstacles et la libre circulation des biens et personne.
Pour assurer l’intégration, il faut traverser ces étapes ci-après ;
 La zone de préférence douanière (baisser les droits de
douane)
 La zone de libre échange (la liberté tarifaire de
chacun).
 L’union douanière (l’établissement d’un tarif
commun extérieur).
_l’intégration par production : elle se fait à base de la division du
travail dans les pays. Chaque pays se spécialise dans une branche de
production.
Le but de l’intégration : la consolidation du système sociopolitique
en vigueur lors de la signature des accords.
Les objectifs de l’intégration :
-La recherche d’une économie d’échelle par un marché d’envergure
-Le développement du commerce entre les Etats membres
-La croissance économique des Etats membres
L’importance de l’intégration : elle permet :
-D’augmenter la dimension du marché et faciliter les échanges entre
les pays membres
-Renforcer la coopération et faciliter l’écoulement des marchandises
-Renforcer la solidarité, la sécurité et la stabilité entre les Etats
-Accroitre la production et avoir la bonne position sur le marché
international
Les faiblesses de l’intégration : les problèmes peuvent surgir dans l’
intégration. C’est le cas du problème financier, du problème des

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recettes douanières, les problèmes du système de paiement.

QUELQUES MODELES D’INTEGRATION ECONOMIQUE :


- LA CEDEAO.
La communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, créée
le 28 mai 1975 à Lomé. Née du réaménagement de l’UDAO, Elle
est prévue pour fonctionner selon les modalités suivantes.
(Fonctions ou rôle)
-L’harmonisation des politiques économiques nationales.
-La mise en place d’un marché commun avec la liberté de
circulation.
-Favoriser la croissance économique rapide et équilibrée dans l’
espace de la CEDEAO.
-La mise en place d’un tarif douanier commun.
-La création d’un passeport CEDEAO et des structures de
prévention des conflits.
-La création d’une compagnie maritime et des entreprises
industrielles plurinationales.
L’importance de cette l’intégration :
_ Sur le plan politique : elle vise à consolider les liens d’amitié et de
coopération entre les pays membres, ce qui favorise la paix, la
sécurité, la stabilité.
SUR le plan économique : elle facilite les échanges, élargit le
marché, spécialise la production, augmente la production, combat l’
inflation, lutte contre les déficits budgétaires des Etats et harmonise
le développement.

CHAPITRE IV : L’ENDETTEMENT ET LE CHOMAGE :

A) L’ENDETTEMENT :
Définition : c’est un mécanisme d’emprunt d’une somme par un
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débiteur à son créancier sous quelques conditions. Autrement, c’est
la contre partie d’un emprunt contracté et remboursable à plus ou
moins longue échéance, moyennant un intérêt.
Les types de dettes : il existe plusieurs formes, selon les critères.
.Selon le statut du débiteur, on a 2 types
 La dette publique : c’est l’ensemble des dus
de l’Etat. Elle peut être bilatérale ou
multilatérale
 La dette privée : ce sont des empreints
contractés par les particuliers
 Selon le critère géographique, on les dettes
endogènes ou externes et les dettes exogènes ou
externes
 Selon le critère d’échéance, on les dettes à court, à
long et à moyen terme

Les cases de l’endettement : ce sont


- La faiblesse de l’épargne et du revenu national découlant de la
faiblesse de la production nationale
- La mal gouvernance qui engendre la dilapidation des ressources
par les dirigeants
- Le déficit budgétaire qui est l’œuvre de la faiblesse de la
production nationale
- La hausse excessive des prix des produits manufacturés et
pétroliers pendant que les prix des matières premières diminuent, ce
qui entraine la détérioration des termes d’échange
- L’exploitation financière des débiteurs qui que ces pays se
maintiennent dans une dépendance à vie.
- La faiblesse des secteurs de production
Les conséquences de l’endettement :

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B) LE CHOMAGE :
C’est l’état d’inactivité d’une personne ayant les compétences
professionnelles et qui désire trouver un emploi.
les indicateurs du chômage : dans les PSD, le taux de chômage
oscille entre 50 à 85 % de la population active, contre 1.5% au
Japon, 10% aux USA et entre 15 à 25% en Europe. Les chômeurs
envahissent le tertiaire et les activités informelles dans les PSD, ce
qui difficile le développement
Les types de chômages : qu’il soit temporaire ou de plain
temps, volontaire ou involontaire, le chômage revêt plusieurs
formes
 Le chômage saisonnier/ suite aux activités
saisonnières
 Le chômage cyclique
 Le chômage frictionnel
 Le chômage structurel
 Le chômage conjoncturel : suite aux effets des crises
 Le chômage psychologique : l’activité inférieure au
niveau de la formation
 Le chômage déguisé : suite au nombre de travailleurs
supérieur au poste

Les causes du chômage dans les PSD : le chômage est souvent l’


œuvre de la mal gouvernance, du déficit des capitaux d’
investissement dans les secteurs générateurs d’emploi, formant le
déficit budgétaire, la déficience technologique, la mauvaise
formation et la faible qualification professionnelle des chômeurs, la
déficience des politique d’emploi des jeunes, l’exode rural, la
faiblesse des activités de production entrainant l’hypertrophie du
tertiaire, la faible politique d’encouragement du secteur privé

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entrainant son incapacité à relever ce défit
Les conséquences :
 Politiquement : il affaiblit le pouvoir en place
et provoque les mouvements de contestation entrainant une
instabilité socio politique. Ce qui rend les politiques de
développement inefficaces
 Economiquement : il ampute à l’Etat, la main d’
œuvre
Productive, ce qui conduit à la baisse de la production nationale, l’
élévation du nombre de consommateurs. L’inflation, l’augmentation
des charges de l’Etat et des familles, amaigrit le pouvoir d’achat de
la population, affaiblit le PIB, le sous développement se passe de
tout commentaire
 Socialement : c’est la misère, la famine, l’extrême
pauvreté, la délinquance, le banditisme
Les solutions : il, faut la promotion du secteur privé, stimuler le
développement des secteurs de production, adopter les mesures
incitatives dans les domaines du primaire et du secondaire, l’Etat
doit combattre l’exode rural, encourager les initiatives d’
autopromotion des jeunes, assurer la formation de qualité et
améliorer les infrastructures économiques.

CHAPITRE V : LE N.O.E.M ET LES INSTITUTIONS


ECONOMIQUES INTERNATIONALES.
A) Le N.O.E.M :

Définition : le Nouvel Ordre Economique Mondial est une


convention entre le nord et le sud proclamant les droits et les devoirs
économiques de chaque pays. Il corrige l’injustice et l’inégalité
économique et commerciale que sont victimes, les pays du sud face
è ceux nord.
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Objectifs : né en 1975 après le choc pétrolier de 1973, le NOEM
vise :
L’instauration d’un droit pour chaque pays de disposer de ses
ressources nationales.
Procéder à la nationalisation des ressources et d’adopter le système
économique et politique de son choix.
Lutter contre les termes d’échange qu’étaient victimes les pays sud.
Eliminer le faussé entre les pays développés et les pays sous
développés.
Le contrôle national des firmes multinationales installées sur le
territoire.
Avantages : l’élargissement des marchés des pays industrialisés et
des pays pauvres. Il augmente le volume des aides extérieures et
combat la détérioration des termes d’échange dont les PSD sont
victimes. Il facilite le transfert de la technique et la technologie. Il
permet d’accroitre le transfert des ressources vers le sud. Assure la
nationalisation des entreprises exploitant les matières premières
locales. Le NOEM permet aux sudistes de contrôler l’évolution des
prix des produits de base.

B) LES INSTITUTIONS DE BRETON WOOD : LE


FMI ET LA BANQUE MONDIALE.
1) LE FOND MONETAIRE INTERNATIONAL ( FMI)

Définition : le FMI est une organisation issue des accords de


brettons Wood de 1944 rénovant le système monétaire dont il est l’
organe central. En 1999, 182pays étaient membres de cet organisme.
Fonction ou rôle du FMI : le FMI assure la police monétaire entre
les Etats membres, la convertibilité des monétaire, le maintien de la
stabilité dans le commerce international, l’assistance financière des

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pays. Assure aussi la fonction d’assistance monétaire en offrant des
fonds de dépannage aux pays économiquement menacés.
Les conditions de prêt : pour obtenir l’assistance du FMI, il faut
respecter ces mesures, ci après :
-Réduire les dépenses de l’Etat, restreindre les crédits, diminuer les
subventions, augmenter les impôts, les taxes et les autres sources de
revenu
2-LA BANQUE MONDIALE LA( B.M ):
Définition : c’est une institution économique internationale née en
même temps que le FMI en 1944 à la conférence de Brettons Wood
aux USA son siège est à Washington.
Les fonctions de la BM : elle a pour mission :
-De promouvoir le progrès économique et social dans les pays en
développement, la protection de l’environnement, la lutte contre la
pauvreté dans le monde, Elle finance toute sorte de projets visant à
aider les pays à réaliser leur divers objectifs (constructions des
routes, des barrages, des écoles, des centres de santé). Elle fait des
prêts à long terme (30ans et plus) aux pays pauvres.
Les filiales de la Banque Mondiale : on a :
La BIRD (la Banque internationale pour la reconstruction et le
développement) créée en 1945
-L’AID (L’association/ Agence Internationale de développement)
créée en 1960, finance les projets non rentables
L’AMGI (l’agence multilatérale de garantie des investissements)
créée en 1988
Le CIRDI (le centre international pour le règlement des différends
relatifs aux investissements) finance les entreprises privée. Créée en
1966.

C) L’OMC : (l’organisation mondiale du commerce)

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Définition : c’est une institution internationale née au lendemain de
la 2éme guerre mondiale mais qui ne rentrera définitivement en
fonction qu’en 1995 suite aux accords de Marrakech, en remplaçant
le GATT. Son siège est à Genève composé de 153 Etats et
administrée par un DG et un secrétariat de 137 personnes.
Fonction de l’OMC :
Avant tout, l’OMC est un cadre de négociation, un lieu où les
gouvernements se rendent pour essayer de résoudre les problèmes
commerciaux qui existent entre eux. Elle a pour fonction :
-La promotion du commerce juste et libre par un traitement non
discriminatoire des partenaires commerciaux,
-L’abaissement des droits de douanes
-La condamnation des restrictions quantitatives par l’organisme.
-L’interdiction générale du dumping (une politique qui vise à vendre
un produit à l’extérieur, à un prix inférieur au coût de revient de
manière à stimuler les exportations

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ΙΙème PARTIE : LE TRAITÉ INTEGRAL DE QUELQUES
SUJETS PAR CHAPITRE :

A) LES SUJETS SUR LES CAUSES DU SOUS-


DEVELOPPEMENT :

SUJET N°1 : BAC 2008 TSM


A) L’exploitation financière est aujourd’hui l’une des causes
manifestes du retard des économies sous-d éveloppées.
Après avoir démontré les mécanismes de cette exploitation
financière proposez des solutions.
B) Quelle stratégie un pays sous-développ é peut-il mettr e en
place pour réduire la pauvreté.
Traité
A cette époque moderne marquée par la forte
mondialisation, l’exploitation financière constitue l’un des facteurs
de domination, de dépendance et d’exploitation que subissent les
pays pauvres par les impérialistes du nord. Ce qui fait qu’elle est l’
une des causes manifestes du sous développement
Par quoi ce phénomène se manifeste-il dans un pays ?
Quelles sont ses causes et ses conséquences ?
Mieux, quelles solutions peut-on proposer aux pays victimes de ce
fléau ?
La suite du devoir édifiera ces inquiétudes
En effet, l’exploitation financière est l’utilisation des
capitaux étrangers dans l’optique de répondre aux exigences du
développement, moyennant des conditions écrasantes qui ne les
permettent pas de jouir de leur liberté politique et économique.
Souvent les pays pauvres fouettés par la faible production,
connaissent des perturbations commerciales sur le marché

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international. Cela entraine la faiblesse de leur revenu national qui,
par conséquent réduit les capacités de financement de leurs projets
de développement de . Ils sont contraints de tendre la main à l’
étranger pour l’obtention des capitaux. Ces capitaux sont octroyés
avec des conditions économiques hostiles au développement. Ceci s’
explique par Les taux d’intérêt très élevé, les conditions politiques
comme la politique d’ajustement structurelles imposée par les
institutions de Brettons Wood, aux pays demandeurs d’aide dans les
décennies 90 et 2000. L’imposition obligatoire de la politique
économique capitaliste, et des secteurs dans les quels ce fonds doit
être utilisé, et surtout le pillage des ressources naturelles moyennant
l’octroi de cette dette, sont des caractéristiques de cette exploitation
financière.
Formulés en forme d’aide par les dons et les dettes, la réalité reste
tout autre car ces capitaux sont la pièce maitresse pour l’exploitation
économique des pays sous-développés. Car leur acquisition
implique leur manipulation politique et économique, par l’
imposition des politiques de développement, ouvrage de leur
recherche des débouchés et du profit. La facilité des prêts dans l’
objectif de perpétrer la dépendance économique et financière.
Ainsi, Les conséquences de cette exploitation sont énormes. Car,
en plus de la dépendance économique et politique, figurent sur le
tableau des conséquences, l’augmentation de la dette extérieure, le
pillage systématique des ressources par les créanciers, l’ingérence
dans les affaires internes, la pauvreté et le chômage.
Cependant, par une volonté politique et civile, les pays victimes
peuvent changer la situation. Pour permettre à ces pays de passer
des effets de l’exploitation financière, il faut qu’ils comptent sur leur
propre effort par la gestion, la mobilisation efficace et la sauvegarde
des ressources internes disponibles dans l’intérêt supérieur du

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peuple. La bonne gouvernance à ce sujet est nécessaire et demeure
un effort obligatoire. Le pouvoir central doit axer sa politique
économique sur le développement des secteurs de production, la
formation des cadres et l’encouragement du secteur privé interne. La
lutte contre le déficit du budget national, passe par un effort de la
planification des investissements internes et celle de la collecte des
impôts et taxe de façon efficace
Bref, l’exploitation financière est certes néfaste, mais elle n’est pas
indélébile, car elle est remédiable, selon la volonté de l’Etat
B) LA PAUVRETE : par définition, elle est l’état d’un Etat ou d’
un individu qui ne parvient pas à satisfaire ses besoins primaires
fondamentaux. Les questions qui surgirent dans l’Etat de ce
phénomène et de savoir :
Quels sont les causes et les conséquences de la pauvreté ?
D’abord, La pauvreté dans les pays sous-développés n’est pas un
phénomène naturel. Elle est causée par plusieurs autres phénomènes
internes et externes.
A l’intérieur des Etats, on dénombre visiblement la mal gouvernance
l’instabilité politique, la difficile alternance au pouvoir
économiquement elle provient de l’adoption des politiques de
développement inadaptés aux Etats, la mauvaise gestion des
ressources disponibles, le maintient du secteur primaire dans un Etat
archaïque et l’abandon des activités au profit du secteur de service. .
Et à l’externe elle est l’œuvre de l’exploitation financière et de la
détérioration des termes d’échange suite au commerce international
illégal. .
En suite ce fléau est nettement visible au premier par le fluxe
de ses indicateurs comme l’analphabétisme accru. Le taux d’
alphabétisation en Guinée par exemple est de 40% contre 99% aux
USA 100% en Corée du sud selon les statistiques de la banque

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mondiale en 2010. Elle est visible aussi par la faiblesse du PIB et
celui exprimé par habitant , qui s’élève à 144$ par habitant et par
an au Burundi contre 4600 $ aux USA, 8900$ au Qatar en 2012 . L’
indice de développement humain très faible, la prolifération des
maladies de masse, le manque de logement poussant les citadins à
vivre dans les taudis. La crise alimentaire, la mal nutrition et la sous
alimentation sont également les indicateurs de la pauvreté qui ruine
les pays sous développés..
Par ailleurs, pour se tirer de cette ornière, les Etats aliénés par
la pauvreté doivent prendre quelques mesures appelées ‘’stratégies
de développement’’. Ils doivent alors mobiliser et gérer efficacement
toutes les ressources de développement disponibles. Tout en
assurant leur autonomie dans la gestion politique et économique de
l’Etat.ces Etats doivent promouvoir le secteur privé et investir dans
les secteurs de production dans l’optique d’augmenter la production
nationale et créer des emplois. Il faut Promouvoir aussi la formation
et la qualification des agents de développement, intensifier les
investissements pour la création et la gestion des infrastructures
agricoles, industrielles et énergétiques. Encourager les initiatives
privées et l’investissement des capitaux privés ; sans oublier l’
instauration de la bonne gouvernance, la coopération et l’intégration
économique des Etats. Car aucun développement n’est possible
sans la bonne gouvernance et vase clos.
En somme, retenons après cette analyse, qu’en
plus des facteurs internes, l’exploitation financière est l’une des
véritables causes de la pauvreté des Etats. Ce phénomène, pour qu’il
soit remédié, les pays victimes doivent préalablement compter sur
leurs propres efforts internes qui pourraient leur en être un solide
soubassement du développement
Par ailleurs , La sensibilisation de la population pour l’auto-

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prise de conscience en est un facteur primordial pour emprunter la
locomotive du développement.

SUJET N°2 : BAC 2005 TSM


Pensez-vous que le commerce entre les pays riches et les pays en
voie de développement peut-il être un facteur de croissance pour
ces derniers ?
Justifiez votre réponse.

Traité
La lutte pour le maintien d’un cadre de justice dans les
relations économiques internationales à l’ère de l’ouverture des
économies est l’un des soucis majeurs qui animent les pays du tiers
monde. Car l’un des grands problèmes auxquels ces pays sont
victimes est bien celui des échanges inégaux dans le commerce
international qui s’opère entre le nord et le sud. Ce phénomène, à
cause de ses méfaits, est actuellement considéré comme l’une des
véritables causes du sous développement
Ainsi, quel est le mécanisme de ce commerce qui s’opère entre les
pays riches et les pays pauvres ?
Quels sont les enjeux de ce commerce pour les sudistes ?
En effet , le commerce international est l’ensemble des
transactions d’échange qui s’opèrent entre plusieurs pays, à l’
échelle mondiale.
Ainsi, sur le marché international, deux groupes de pays se
rivalisent. D’un coté les pays développés exportateurs des produits
industrialisés et de l’autre, les pays sous développés exportateurs des
matières premières et des produits semi finis. A l’état naturel des
choses, ce commerce revêt plusieurs importances tant pour les
nordistes que pour les sudistes. Car il, permet l’échange des produits.

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Pour les pays sous développés et la vente de la matière première. Ce
commerce les procure des revenus et les capitaux leur permettant d’
investir dans leur projet de développement. Ces revenus combattent
le déficit budgétaire, augmentent le pouvoir d’achat des Etats, leur
permettent de se procurer des biens d’équipement et des services,
nécessaires au développement, bref, ce commerce est une voie de
développement pour les pays sous développés.
Cependant, dans sa structure actuelle, elle se présente plutôt
comme un handicap au développement des sudistes. Car ce
commerce s’effectue actuellement de façon inégale et dont les seuls
bénéficiaires restent les pays développés ou pays riches. Les pays
sous-développés étant des fournisseurs des matières premières et
grands acheteurs des produits manufacturés sont généralement
absents lors des prises de décisions sur le commerce international
pourtant ils sont aussi les grands alimentateurs de ce commerce.
Ils sont également absents dans les instances internationales où se
fixés les prix des matières premières dont ils ont la charge d’
exporter. Ces prix ne font que baisser progressivement alors que les
prix des produits manufacturés exportés par les pays riches montent
en flèche. Cette situation est qualifiée de détérioration des termes de
l’échange, entrainant des lourdes conséquences aux pays sous-
développés qui s’enfoncent d’avantage dans le cercle vicieux du
sous-développement.
Le pire est que la détérioration des termes de l’échange n’affecte
que les pays sous-développés. Généralement, ce sont les pays d’
Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine qui sont des gros importateurs
des produits finis (industrialisés ) et des grands exportateurs des
produits de base (matières premières).
Ainsi, Ces pays se trouvent souvent confrontés au déficit de
leur balance commerciale, à la baisse des recettes d’exportation

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entrainant la baisse des capacités d’importation des biens de
production et de consommations. Par cette détérioration des termes
d’échange, le pouvoir d’achat de ces pays baisse anarchiquement,
pendant que leur budget devient déficitaire. En même temps, on
assiste aux scènes d’augmentation de la dette extérieure.
La dépendance économique et financière vis-à-vis du nord, La
pauvreté, la misère, le chômage, le sous emploi, l’instabilité socio
politique prennent place.
Malgré toutes ces conséquences, ce fléau reste remédiable.
Pour éliminer cette injustice, plusieurs solutions ont été envisagées
par ces pays dont l’instauration du nouvel ordre économique
mondial, après le choc pétroliers de 1973 ; leur représentativité au
sein de l’organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995 et de
la chambre internationale du commerce, la convention de Lomé en
1975. Il faut aussi que ces pays s’industrialisent, qu’ils instaurent la
bonne gouvernance, qu’ils fusionnent leur politique économique par
l’intégration et la coopération, pour devenir plus fort sur le marché
international et imposer leur rebu.
En somme, loin d’être un facteur de développement pour les
pays pauvres, le commerce international sur sa base actuelle, est une
entrave pour le développement de ces derniers, malgré toutes ces
mesures prises. Pour que ce commerce profite aux pays pauvres il
faut établir des nouvelles bases, instaurant un climat d’égalité et de
justice
Par ailleurs, peut-on croire à la fin de la suprématie du nord un jour
sur le marché international ?

C) LES SUJETS QUI SE RAPPORTENT SUR LES


CARACTERISTIQUES DU SOUS-DEVELOPPEMENT :

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SUJET 3 :BAC 2008 TSS
L’organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture
(FAO) indique que la production mondiale des céréales a
diminué largement par rapport aux années antérieures.
a) Montrez les causes et les conséquences de cette
diminution
b) Dégagez les solutions

Traité
La FAO, est une institution internationale spécialisée
de l’organisme aunisien qui s’occupe du développement de l’
agriculture dans le but d’assurer sur la planète, l’auto suffisance
alimentaire des peuples.
Chargée de maintenir le monde dans une croissance alimentaire,
elle constate ce pendant, la baisse anarchique de la production des
céréales. Véritable culture de consommation dans la majeure partie
du monde. Un problème qui risque plonger l’humanité dans le
gouffre et dans une catastrophe humaine..
Ainsi, la question qu’on se pose est donc de savoir :
-Quelles sont les causes et les conséquences de cette défaillance
agricole ?
Et surtout, Quelles solutions peut-on envisager pour remédier à
cette crise céréalière ?
En effet, malgré les épineux efforts des gouvernements du
monde entier et de l’ONU à travers les institutions comme la FAO,
le PAM, l’humanité sombre dans une crise alimentaire. Ceci, à cause
de la forte diminution de la production mondiale des céréales. Cette
diminution, loin d’être un fait du hasard, provient de la combinaison
de plusieurs facteurs dont l l’amoindrissement des espaces agricoles,
le développement du secteur industriel au détriment des activités

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agricoles, la, recherche de l’énergie verte qui pousse les pays du
nord à ne cultiver que des plantes productrice d’énergie.
Cependant, pour le sud, les raisons sont toutes autres . Pour eux,
ils ont accordés dans ces trois dernières décennies, la priorité sur les
cultures industrielles et d’exportation. Cela est dû au poids des
puissances industrielles qui encouragent la production des produits
industriels au détriment des céréales.
A ceci, s’alignent des réalités endogènes dont l’utilisation des
systèmes et des outils ou instruments de production archaïques, issus
d’un autre âge , les mauvaises politiques agricoles inadaptés au
pays et le faible engagement politique des Etats dans ce secteur. L’
insuffisance des capitaux et des moyens de production, l’
analphabétisme des agriculteurs, la dégradation de l’environnement,
l’hypertrophie du secteur tertiaire face aux secteurs de production, la
pauvreté des paysans la non maitrise du calendrier agricole et des
calamités naturelles, l’insuffisance des cadres compétents et des
centres de recherche agronomiques. Le peu de centres qui existent
sont sous équipés, la faible exploitation des SAU, faute de capitaux,
les inégalités des saisons. Ces éléments sont autant de causes qui
expliquent la faiblesse de la production céréalière dans le monde.
En outre, cette faiblesse de la production céréalière mondiale,
entraine des conséquences désastreuses. Car elle risque de plonger l’
humanité dans une catastrophe, en enfantant les crises alimentaires
aigües qui envahissent actuellement la planète et laissent ces
institutions en charge de ce domaine, impuissantes face à ce fléau. C’
est d’ailleurs le cas en Ethiopie où la population mourrait de la faim,
sous les yeux impuissant de la FAO et du PAM. L’insécurité
alimentaire et la faible consommation qui engendre la sous
alimentation et la mal nutrition. Les fluxes migratoires provoqués
par la famine. C’est le cas actuel des pays de la corne de l’Afrique.

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Les 2/3 de la population mondiale sont attaqués par la faim. Près du
tiers n’attend même pas les 2kilo calories. La sous alimentation et la
mal nutrition engendrent les maladies de carences, favorisent la
propagation des maladies de masse et crée un état de mortalité
permanente puis réduit la capacité du travail des hommes. ET ce
sont pourtant des signes du sous développement chronique et de l’
extrême pauvreté combattus par la solidarité internationale.
Par ailleurs, pour que l’humanité retrouve sa position
alimentaire du passé il faudrait que les pays du nord prennent
conscience des dangers la crise alimentaire engendrée par cette
insuffisance productive en céréales, à fin qu’ils agissent vite de
façon endogène et exogène, en assistant les pays du sud dans leur
combat pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les nordistes
doivent encourager la forte production céréalière par des mesures
incitatives et préserver des espaces agricoles.
Pour les pays sous développés, il faudrait procéder à la
mécanisation de l’agriculture par l’utilisation des instruments
modernes. Puis à la modernisation par l’utilisation des systèmes et
techniques agricoles modernes, la formation des agronomes et des
agents techniques agricoles, la création et l’équipement des centre
de recherche, l’utilisation des instants agricoles dans le secteur
céréalier. L’alphabétisation et la responsabilisation des paysans
locaux. , la sélection des semences, et la bonne politique agricole
adaptée aux réalités des Etats et axée sur la production des cultures
vivrières, doivent être grand un très grand recours. A tout cela, il
faut ajouter la subvention des agriculteurs, l’amélioration des
infrastructures agricoles céréalières , l’aménagement des espaces
agricoles, la mobilisation et la gestion rationnelle des ressources
internes pour chaque pays, dans l’optique d’assurer l’auto
financement dans ce domaine. Il faut également une volonté

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internationale, à encourager la production de céréales beaucoup plus
que les cultures industrielles.
En somme, après cette analyse, retenons que si la
production des céréales à baissé, cela s’explique par un manque de
volonté internationale et à la pauvreté sur tous les plans des Etats du
tiers monde. L’augmentation mondiale de la production des céréales
doit être l’effort conjugué de toutes les communautés et de tous les
agents économiques de la planète. Et, c’est une nécessité impérieuse
de tous, si l’on veut sauver l’humanité.

SUJET N°4 : BAC UNIQUE 2010


Les voies de transport jouent un rôle dans la vie socio-
économique des nations.
Dégagez à l’aide des exemples précis, l’importance des voies de
transport dans le processus de développement des nations.
Traité
Les échanges de toute nature, qu’ils soient à l’intérieur ou à
l’extérieur, ne sont possibles qu’à travers le transport. Cette activité
du troisième secteur qui consiste à l’acheminement des personnes et
leurs biens d’un point à une autre joue un rôle capital dans l’
existence socio-économique d’une nation. C’est pourquoi, un pays
qui aspire au développement doit promouvoir le développement de
cette activité. Ainsi, la question qu’on se pose est de savoir, quelle
place le transport occupe-t-il dans le développement d’u pays ?
Pour être à bout de ce sujet, notre réflexion se focalisera sur les
caractéristiques du transport d’une part et sur l’importance des voix
de transport d’autre part.
En effet , le transport étant une activité du tertiaire qui
consiste à assurer la mobilité des personnes et de leurs biens, est

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essentiellement constitué des voies et des moyens de transport à
travers lesquels il assure ce rôle. Ces moyens sont des véhicules, les
motos, les vélos, les trains ou les locomotives formant le réseau
terrestre ; les bateaux, les pirogues, les barques qui constituent le
réseau maritime et fluvial, les avions constituent le réseau aérien.
Aux cotés de ces moyens se trouvent des voies sur lesquelles
circulent ces engins. Ces voies sont : les voies routières constituées
des routes et des pistes de circulation, les voies ferrées constitués
des raies, les voies maritimes constituées de ports, les voies aérienne
composées de d’aéroports et d’aérodromes. A celles-ci s’ajoutent les
voies de transport énergétique comme les oléoducs et les gazoducs.
Si dans les pays développés ce secteur connait un essor considérable,
il présente pourtant une image médiocre dans les pays sous
développés. Ce ci, malgré l’hypertrophie des activités du tertiaire.
Dans ces pays, Les voies de transport restent pour autant très faibles.
La plus part des pays sous-développés hormis quelques pays
émergents de l’Asie dispose d’un réseau d’infrastructure de transport
très médiocre. Pourtant les voies de transport demeurent un Maillon
fort du développement d’une nation.
Ainsi, ce secteur mérite une certaine attraction politique à cause de
son rôle et de son importance dans le développement socio
économiques d’un pays. Il favorise les échanges de toutes les
natures (commerciaux, politiques, culturelles et économique par la
production ou par la livraison). Il stimule la production par le
désenclavement des zones de production
Il rapproche les agents économiques qui concourent au
développement des nations.
Il facilite l’écoulement des produits et facilite l’ouverture des pays
isolés du reste du monde.
A ce sujet, il facilite la réduction des coûts de production et garantit

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le mouvement régulier des produits et des personnes. Ce qui
entraine la réduction des prix et la rotation limpide des stocks. Il
favorise également l’accession des populations aux services sociaux
de base (les services sanitaires, éducatifs, alimentaires, eaux
potables, l’électricité). Ce qui, par conséquence réduit le coût de la
vie et élève le niveau de vie des populations. Les Etats-Unis d’
Amérique se veulent par exemple, une puissance économique
mondiale à travers leur réseau de transport qui facilite leur ouverture
au reste du monde. Le réseau de transport Allemand est l’un des plus
puissants de la planète. Ce qui fait de ce pays, la troisième puissance
économique du monde.
La Guinée par exemple est en manque d’infrastructure de transport,
le réseau qui existe aussi connait une dégradation totale. Les 662km
des voies ferrées Conakry-Kankan les plus longues et les plus
importantes du pays sont maintenant inexistantes et les trois autres
ne sont pas adaptés au transport des personnes et autres produits. La
voie routière est impraticable ce qui contribue largement à la
paralysie des échanges internes du pays.
L’autre importance du transport réside dans la facilitation et le
renforcement de la politique de coopération et d’intégration entre les
pays. Deux politiques économiques qui sont des véritables stratégies
pour le développement.
Il assure aussi la croissance sectorielle de l’économie, garantie la
qualification des emplois et réduit largement le chômage. Le
développement et la modernisation du transport, facilite les
échanges, le développement des activités économiques et lutte
activement contre la pauvreté dans un pays.
En somme, après cette analyse portée sur le transport nous
retiendrons que le transport est pour l’économie ce que sont les
vaisseaux sanguins de l’organisme humain.

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Il faut alors une volonté politique et une prise de conscience
nationale aux pays du tiers monde pour qu’ils développent ce
secteur afin d’hisser au rang des pays émergents du monde.

SUJET 5 :
En vous inspirant des réalit és économiques de la guinée,
expliquez les raisons de l’hypertrophie du troisième secteur de
développement.
Quelle approche proposez-vous, pour redynamiser l’
économie guinéenne, sachant que le développement de ce
secteur au détriment des autres, handicape l’économie

Traité
De nos jours, d’énormes forces productives restent
bloquées dans le tertiaire, alors que les secteurs de production en
nécessitent énormément. Ce secteur connait un développement
anarchique au détriment des autres, contrairement aux réalités des
pays développés. Ce qui freine le développement de l’économie des
pays sous développés. Et c’est la raison pour la quelle l’hypertrophie
du tertiaire est actuellement considérée comme un fléau qui
caractérise le phénomène du sous développement.
Quelles sont alors les causes et les conséquences de cette
hypertrophie ?
Quelles mesures pouvons-nous envisager pour éradiquer ce fléau et
redynamiser l’économie guinéenne ?
En effet, entendu par secteur tertiaire, l’ensemble des
activités de prestation de service. Autrement dit, les activités du
commerce, des banques, du tourisme, de l’administration, des
assurances, des transports et des loisirs. A l’opposé des activités
relatives aux secteurs primaire et secondaire qui sont relativement

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faibles, On assiste dans les pays sous développés à une croissance
vertigineuse et anormale des activités du secteur tertiaire, ce qui
constitue un frein au développement économique d’un pays
notamment la Guinée.
Ainsi, Cette concentration des activités dans le tertiaire est due à
plusieurs raisons.
Les raisons économiques s’expliquent par le fait que les activités de
ce secteur offrent un rendement à l’immédiat contrairement aux
activités des autres secteurs. Le gain facile sans fournir assez d’
effort, le taux d’intérêt élevé et la pauvreté de la population sont à la
base de la croissance de ce secteur en Guinée.
Socialement, ce phénomène s’explique par le chômage accru de la
population active en guinée, l’exode rural dont l’emploi facile en est
le vecteur de sa croissance, le désœuvrement des jeunes, la pauvreté
et la misère des ménages.
Les raisons Politiques de l’hypertrophie du tertiaire s’expliquent
par la faible volonté politique et économique à développer les
secteurs de production et créer l’emploi aux chômeurs, la mal
gouvernance et la faiblesse des politique d’encouragement des
initiatives et des investissements privés visant à développer les
activités de productions
Les raisons culturelles s’expliquent par le poids des traditions sur la
population et l’analphabétisme poussent les guinéens à consacrer
leur vie à la recherche de l’argent rapide à travers les activités du
secteur tertiaire.
En outre, le développent anarchique de ce secteur au détriment
des secteurs de production entraine des conséquences atroces pour l’
évolution socio économique de la guinée. L’hypertrophie du secteur
tertiaire engendre la paralysie de la production d’où la faiblesse des
autres secteurs. Sans la production, le revenu national guinéen

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devient très faible entrainant le déficit de la balance commerciale
aussi bien que le déficit budgétaire de l’Etat Guinéen. La pauvreté
instaure sa demeure comme nous sommes entrain de le vivre
maintenant. L’oisiveté augmente pendant que le chômage bat son
plein. Le surendettement, le retard économique, les troubles socio
politiques se font voir au quotidien du guinéen. En même temps, on
assiste à la fuite des intellectuels guinéens vers l’Europe puis la
baisse de la qualification et la production sonnent le glas.
D’une autre machette, la Guinée peut, par une volonté
commune, remédier à la situation. Pour lui permettre donc de se
passer de cela, il faut un certain nombre d’efforts nationaux comme
la promotion du développement en investissant dans les deux
secteurs de production. Il faut à cet effet, moderniser et mécaniser
les activités du secteur primaire. Cette mesure doit être
accompagnée par la formation professionnelle et celle des cadres
compétents. La création des petites et moyennes entreprises ainsi
que des petites et moyennes industries (PME et PMI). Il faut
promouvoir l’emploi des jeunes, lutter contre le désœuvrement et le
chômage en encourageant les investissements privés et les initiatives
privées de développement, dans les secteurs productifs. L’Etat doit
aussi encourager la coopération avec les institutions économiques
aussi bien que le transfert de la technique et de la technologie sur
des bases saines, la restructuration du secteur tertiaire et la gestion
rationnelle des ressources. Ne compter sur les aides extérieures que
lors que les efforts internes de gestion et de mobilisation des
ressources disponibles soient à bout et qu’il reste encore un manque
à gagner. La volonté politique et la bonne gouvernance ne peuvent
aussi être absentes dans ces solutions.
Pour clore, rappelons que le sous développement de la
Guinée ainsi que celui des autres pays du tiers monde est dû en

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grande partie à la faiblesse de leur productivité causée par l’abandon
des secteurs de production au profit du tertiaire. Seul alors ces
approches de solutions peuvent permettre de lutter contre cette
croissance anarchique de ce secteur et permettre la relance de l’
économie guinéenne.
Mais malgré ces affreuses réalités, peut-on aussi parler du
développement sans le transport, les échanges et le banques ?

SUJET N°6 : BAC 2007 TSM


Il est démontré que l’explosion démographique handicape le
développement des pays pauvres.
Que faut-il donc pour freiner ce phénomène ?
Justifiez votre stratégie à l’aide d’exemple précis.
Traité
L’un des grands problèmes contemporains auxquels les pays
du sud se trouvent confrontés actuellement est la galopade
anarchique de la population. Ce phénomène très embarrassant s’
explique par une pression démographique disproportionnellement
suivie de la faiblesse de la production et des ressources du pays.
Ce qui est de nos jours, l’une des épineuses caractéristiques extra
économiques du sous-développement.
Par quoi s’explique alors ce phénomène qui mine les économies
sous développées ?
Qu’elles sont les causes et les conséquences de l’explosion
démographique ?
N’a-t-elle pas de remèdes pour changer cette affreuse situation ?
La suite du traité nous édifiera ces inquiétudes.
Tout d’abord, on entend par explosion démographique, l’
augmentation ou la croissance rapide de la population d’un pays au
bout d’un lapse de temps. Cette explosion s’explique par l’

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augmentation anarchique de la population pendant que les
ressources de développement stagnent dans les pays sous
développés, les populations doublent chaque 25 ans et elles sont en
majorité jeunes, contrairement aux pays développés. Les populations
de la majorité des pays africains dépassent les 15millions d’habitants
tandis que qu’elle n’atteint pas les 600.000 à Luxembourg ou en
Irlande d’Europe. Pourtant ces pays ont des PIB supérieurs à la
plupart des pays africains. Cette perpendicularité est l’œuvre du
poids démographique sur les politiques nationales de développement.
Cette explosion est due à plusieurs raisons qui se répertorient sur
tous les plans.
D’abord, sur le plan économique, la recherche de la main d’œuvre
est une des préoccupations de la population pauvre, la poussant à
mettre beaucoup au monde. La recherche des prestiges l’encourage
aussi.
En suite, Sur le plan socio culturel, ce phénomène s’explique par
le fort taux de natalité très élevé dû aux mariages précoces, au non
maitrise des stratégies de planification familiale suite à la croyance
aux préjugés et à l’analphabétisme accru. Les traditions sont des
grandes sources de l’explosion démographique. L’analphabétisme
très élevé et le poids de la religion musulmane qui accorde la
polygamie, favorisent la croissance démographique.
EN fin, sur le plan technique, ce phénomène s’explique par le
développement de la science qui a engendré la faible mortalité liée
aux progrès de la médecine, de l’hygiène et du niveau de vie et l’
augmentation du taux de natalité par la mise en sac de la mortalité
infantile.
Pourtant cette explosion démographique, contrairement aux
pays développés, s’avère très hostile à l’évolution des nations
pauvres, incapables de transformer cette situation en atout. Partout,

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elle favorise l’augmentation du nombre de consommateurs au
détriment de celui des producteurs. Ce qui fait que ce phénomène
devient un gouffre pour l’évolution de la société. Car, il accroit le
taux de chômeurs. Dans les pays pauvres les populations souffrent
du problème de la surnatalité. Elles se confrontent souvent aux
problèmes alimentaires qui restent les centres d’intérêt des familles.
Les familles africaines en majorité ne parviennent pas à subvenir
aux problèmes alimentaires par le nombre de personnes trop élevé
par rapport au revenu de la famille. Les problèmes éducatifs et
sanitaires s’imposent également.
Dans ces pays, plus la population galope, plus la misère et la
pauvreté galopent aussi. Car l’Etat ne parvient plus à subvenir par sa
production, aux besoins de la population. Or, le chômage et la
pauvreté occasionnent souvent des troubles sociopolitiques qui
affectent l’évolution de la société.
Tous ces facteurs prouvent que l’explosion démographique dans les
pays sous-développés, est un phénomène qui handicape le
développement de ces Etats.
Cependant, ce phénomène n’est pas une fatalité pour ces
pays. Car, ils peuvent trouver des remèdes pouvant freiner cette
croissance anarchique. Ceci passe par la mise en place de la
politique du planning familial pour limiter les naissances, l’
expérimentation des mesures contraceptives comme l’utilisation des
stérilets, des capotes, des pilules pour ne citer que celles-ci. Lutter
farouchement contre l’analphabétisme par la promotion de l’
éducation dans les pays pauvres à l’image des pays comme l’
Allemagne. l’Etat doit également promouvoir l’éducation sexuelle
longtemps restée comme un tabou indiscutable. La lutte contre
certaines croyances et certaines pratiques traditionnelles comme le
lévirat, la polygamie, les préjugés superstitieux autour de la

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naissance. A tout cela, il faut ajouter La bonne gouvernance, la
sensibilisation de population sur les conséquences et les mesures
préventives, la création des infrastructures économiques la lutte
contre le chômage et le désœuvrement juvénile qui sont aussi des
mesures de contrôle démographique dans les pays pauvres. Car la
population loin de cette vision négative, est aussi l’une des
ressources fondamentales pour tout développement d’un pays. L’
homme est la première ressource qu’un Etat doit disposer pour son
développement.
En somme, retenons que l’explosion démographique est l’
un des facteurs entravant le développement des Etats. Ce qui fait
que les économistes la qualifient de la mère des caractéristiques
extra économiques et même la cause du sous-développement. Pour
que cette situation change, il faut que cette démographie soit
contrôlée par l’Etat afin d’imposer les mesures de sa gestion, comme
le cas actuellement en chine.
Par ailleurs, Les pays sous-développés doivent-ils freiner leur
croissance démographique ou gérer leur forte démographie ?

SUJET 7 :
Le phénomène handicapant qui s’impose à l’existence
économique et socio politique des pays du tiers monde, est le
chômage.
En dégageant les entraves de ce fléau, vous évoquerez sa source
tout en proposant des solutions
Traité
Le phénomène du sous développement est actuellement
le plus grand problème auquel le tiers monde fait face. Il est autant
outrageant qu’il laisse proliférer des fléaux hautement hostiles à
toute évolution socio politique et économique d’une communauté.

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Son état scandaleux est qu’il aliène négativement les pays victimes
et les jette dans un gouffre économique et social. Plusieurs fléaux
sont à la base de son épanouissement par excès. C’est le cas du
chômage qui est l’une des caractéristiques fondamentales du sous
développement
Ainsi, en quoi le chômage est-il outrageant à l’évolution d’un
pays ?
Dans la suite du devoir il sera question alors de dégager les
caractéristiques de ce phénomène, ses causes et ses conséquences,
surtout pour les nations sous développées. On ne saurait clore l’
analyse sans dégager les stratégies palliatives à ce phénomène
ennuyeux.
En effet, le chômage est par définition, est l’état d’inactivité d’
une personne ayant pour autant des compétences et des facultés
physiques, professionnelles et intellectuelles requises et étant à la
recherche de l’emploi. .Autrement dit, C’est t l’état d’un individu
pouvant travailler mais qui est en manque d’emploi. Ce phénomène
existe dans tous les pays, qu’ils soient développés ou sous
développés mais à des degrés différents.
Si dans les pays développés, il fait la navette entre 5 à 15%, , dans
les pays du tiers monde, le taux de chômeurs dépasse largement
celui de la moitié de la population active. Il peut atteindre jusqu’à
80% de la population active.
Ce phénomène se manifeste sous plusieurs formes. Il peut être
définitif ou temporaire, volontaire ou involontaire ; dans les pays
sous développés, le chômage peut être déguisé, psychologique,
frictionnel, conjoncturel, saisonnier, structurel, ou cyclique par
recrudescence. C’est pourquoi il a pris de l’ampleur dans ces pays.
En outre il faut insinuer que ce phénomène n’est guère un fait
du hasard, car il est la conséquence de plusieurs autres fléaux qui se

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situent à tous les niveaux de développement.
D’abord sur le plan politique, ses causes résident dans le faiblesse
du revenu national. Un problème qui n’offre à l’Etat aucune
perspective de création d’emploi aux chômeurs. Mieux, la faiblesse
des secteurs de production dans les pays du tiers monde au
détriment du secteur tertiaire, provoque le chômage. L’insuffisance
des infrastructures de base et les crises qui secouent les entreprises
dans les pays sous développés trainent les hommes au chômage.
Les investisseurs étrangers s’intéressent souvent au troisième secteur
de développement qui ne crée malheureusement aucune perspective
de création d’emploi. Les effets des crises économiques, le déficit
budgétaire et l’exploitation financière sont les terreaux de la
prolifération du chômage.
Ensuite, le chômage est un fléau qui tire sa source des phénomènes
politiques tels que l’instabilité politique, la faiblesse des organes
judiciaires et la mal gouvernance, ajouté à la mauvaise gestion des
ressources internes disponibles, à la difficile alternance au pouvoir
qui permet aux incompétents de rester en exercice à vie.
Plus loin, ce fléau tire aussi ses sources de certaines situations socio-
culturelles comme l’analphabétisme, la mauvaise formation des
chercheurs d’emploi, leur insuffisance professionnelle et leur
attitude d’inadaptation aux progrès de la science, de la technique et
de la technologie. A cela s’ajoutent, les troubles sociaux, l’
explosion démographique, l’exode rural et les flux migratoires.
-
Le calvaire de ce phénomène est qu’il, entrave largement l’
évolution socio économique d’une nation. Car il provoque la
faiblesse des revenus de la population et celle de la production
nationale. Le chômage occasionne également la pauvreté extrême, la
misère, la famine, la fuite des cerveaux vers les pôles attrayants du

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Nord où l’emploi est disponible, l’endettement et la dépendance
financière surgissent.
Sur le plan sociopolitique, le chômage alimente la délinquance
juvénile, la toxicomanie, les troubles sociaux, la faiblesse de l’
espérance de vie, la mal nutrition, le sous emploi, l’immigration et l’
urbanisation anarchique de quelques villes de production. La baisse
du niveau de vie de la population. En gros, Le chômage durcit alors
la l’ état du sous développement des Etats.
Par ailleurs, ce phénomène n’est pas irrémédiable, car
plusieurs solutions peuvent l’éradiquer. C’est le cas de la gestion
rationnelle et efficace des ressources internes pour augmenter la
capacité de l’Etat à créer de l’emploi. Promouvoir la politique ‘’
formation-emploi’’ ce qui favorise la création de l’emploi aux
jeunes sortants, assurer une adéquation entre l’offre et la demande
en priorisant le développement des secteurs de productions
L’Etat doit encourager les initiations privées et la création des
petites et moyennes entreprises (PME), et les petites et moyennes
industries(PMI). La formation professionnelle pour une meilleure
qualification, l’amélioration des infrastructures économiques, l’
insertion des jeunes dans les instances de prise de décision, l’
encouragement du secteur et des initiatives privées, l’ouverture des
lignes de crédits, doivent être un grand recours stratégique pour les
Etats du sud. A tout cela, il faut ajouter la promotion de la bonne
gouvernance, l’application des principes démocratiques, l’
assainissement et la liberté de la justice. Ce qui peut facilement
attirer les investisseurs étrangers.
.
Bref, retenons que le chômage est un véritable handicap qui
ne laisse aux pays victimes, aucune perspective de développement.
les pays sous développés pour se tirer de l’impasse économique dans

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laquelle les a plongé le chômage, doivent engager les réformes
internes en créant un climat de sécurité, de formation de qualité et de
la bonne gouvernance, tout en s’ouvrant au reste du monde en vu de
créer des emplois, nécessaires à leur croissance économique.
Par ailleurs, le phénomène du chômage peut-il être totalement
éradiqué dans un pays ?

SUJET N°8 :
La Guinée, résumée de l’Afrique occidentale, autrefois grenier
de la sous r égion est de jour un foyer de crise alimentaire.
Entant médecin économique en herbe, proposez une politique
avec des effets attendus à terme.
Traité
La Guinée, un riche pays naturel, ouvert sur l’océan de plein
cœur, dispose presque de tous les atouts naturels que possèdent les
autres pays. Sous le premier régime, ce pays avait utilisé ses atouts
pour accentuer son développement sur le secteur primaire. Ce qui
avait fait d’elle, le grenier de la sous région. Cependant de nos jours
malgré tous les atouts qu’elle dispose, la Guinée se trouve
gravement touchée par une crise alimentaire aiguë ce qui durcit son
état d’extrême pauvreté.
Quelles sont alors les causes et les conséquences de cette crise
alimentaire qui secoue le pays ?
Quelle disposition les nouvelles autorités du pays doivent-ils
prendre pour pallier à cette insuffisance alimentaire ?
La suite du devoir édifiera ces inquiétudes posées
En effet, la Guinée à l’image des autres pays sous-
développés est caractérisée par la faiblesse de ses secteurs de
production au profit du tertiaire. Ce qui explique la faiblesse de son
agriculture, provoquant la crise alimentaire accrue dont elle fait face

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actuellement. Elle ne devrait pourtant pas être, frappée par cette
insuffisance car la nature à fait d’elle le résumé de l’Afrique
occidentale. Avec un climat divers et varié composé des zones
équatoriales, tropicales et de savanes primaires. Les sols sont très
riches, propices à l’agriculture. Sa population dense, et très jeune
cosmopolite, favorable à la diversité économique et agricole.
Malgré ces nombreux atouts, ce pays reste confronté à la crise
alimentaire, contrairement au passé où il était le grenier de la sous
région. La preuve en est qu’en l’an 200, selon les statistiques de l’
organe ‘’ action contre la faim ‘, 68% de la population guinéenne
étaient mal nourris.
Les raison de cette insuffisance alimentaire proviennent en générale
d’une insuffisance productive. Dans l’analyse des éléments
particuliers, l’analyse révèle les causes de cette crise se situent à
tous les niveaux et sur tous les plans
Ainsi, Sur le plan économique, on dénombre la faiblesse de la
production agricole due à l’insuffisance des capitaux de
développement de ce secteur. La priorité accordée au commerce, sur
l’importation des produits agricoles plutôt sur la production agricole.
Le poids des puissances industrielles qui subventionnent et
encouragent la production des cultures industrielles comme le coton,
le tabac et tant d’autres. L’aspect traditionnel des activités agricoles
qui s’explique par la faible mécanisation, l’utilisation des systèmes
et des instruments traditionnels ce qui par conséquence, conduit à la
baisse des rendements agricoles. La monotonie alimentaire qui
conduit la population à prendre pour aliment principal, le riz. Le
déficit budgétaire, l’exploitation financière et la détérioration des
termes d’échange rendent impossible l’exécution des projets
agricoles. Le développement des activités extractives minières dans
ces dernières décennies, au détriment des activités agricoles. Sans

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oublier la faible intervention du secteur privé dans le développement
du secteur agricole
En suite, Sur le plan politique, en plus de l’adoption des politiques
inadaptées, figure la faible volonté politique à développer ce secteur.
L’adoption des politiques agricoles inadaptées au pays
En fin, Sur le plan socioculturel : l’analphabétisme des paysans, le
manque de professionnalisme, le poids de la forte démographie, la
pauvreté, la misère récurrente concourt à la baisse de la production
agricole conduisant à la crise alimentaire.
A tout cela s’ajoutent les causes naturelles engendrées par la
sécheresse, et d’autres calamités naturelles.
En outre, cette crise ne reste sans conséquence. Elle engendre l’
insécurité alimentaire, élève le taux de mortalité des guinéens,
accroit le chômage. Elle transforme la guinée en un foyer de la
famine, de la mal nutrition, de la pauvreté extrême et même de la
délinquance juvénile. Elle jette également l’Etat guinéen dans une
dépendance économique et alimentaire et accroit la dette extérieure.
Par ailleurs Pour se tirer de ce péril alimentaire l’Etat doit
adopter une politique agricole basée sur plusieurs axes dont : le
lancement des campagnes agricoles devant prouver la volonté
politique, la subvention des agriculteurs par l’Etat. en tant qu’agent
vecteur de développent, l’Etat doit accorder la priorité au secteur
primaire. Moderniser les activités de secteur par la mécanisation et l’
utilisation des techniques modernes agricoles. Favoriser la
formation professionnelle et l’encadrement des agriculteurs, l’Etat
doit adopter des mesures incitatives pour accroitre les
investissements privés dans ce domaine
Les nouvelles autorités doivent également procéder à l’
aménagement des plaines agricoles comme celles de coba, de
monchon de kabak, de Faranah et tant d’autres.

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Il faut surtout impliquer dans les différentes politiques de
développement agricoles et responsabiliser les communautés des
grandes zones agricoles. Il faut encourager les initiatives privées
dans ce domaine et impliquer les opérateurs économiques. La
protection de l’environnement contre toute sorte de menaces et la
surveillance totale des ressources sont très prometteuses aussi.
A ce juste titre, plusieurs retombés doivent être attendus dont l’
assurance de l’autosuffisance alimentaire, la création des emplois
qui implique la solution pour le chômage, le développement du
secteur agricole qui permettra de mettre fin à la crise alimentaire et
faire de nouveau ce pays, un grenier de la sous région. La couverture
du marché alimentaire et la réduction de la dépendance et de la
pauvreté. Elever l’espérance de vie des guinéens tout en améliorent
leurs conditions de vie. Facilite l’intégration et la coopération et fait
de la Guinée, un grand pays producteur et exportateur agricole.
Avec l’autosuffisance alimentaire, la Guinée peut afin hisser au rand
des pays développés du monde.
Bref, depuis son option pour le libéralisme économique mal
compris, la Guinée sombre dans une crise alimentaire aigue, elle
dispose pourtant de tous les atouts. Il faut cependant, qu’elle compte
sur ses propres efforts et la prise de conscience de tous les guinéens
pour que ce pays se tire de ce gouffre.
Peut-on alors parler de développement sans le développement du
secteur agricole ?

LES SUJETS PORTANT SUR LES CONDITIONS


ESSENTIELLES DE DEVELOPPEMENT :

SUJET N°9 : BAC 2010 TSS


1°) Dégagez l’importance de l’effort interne dans le

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ellesoit au servicede l’humanité>>
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développement des nos Etats ?
2°) Rôle et place des activités du secteur primaire dans la vie
économique des nations ?
3°) Quelles sont les formes d’intégration économique que vous
connaissez ?
Traité
Les pays sous développés, dans leur marche pour le
développement, se donnent pour objectif, la transformation
quantitative et qualitative de leurs structures économiques,
institutionnelles et mentales permettant l’apparition de la croissance
et son prolongement dans le temps. Pour atteindre ce noble objectif,
ces pays embrassent plusieurs voies parmi les quelles l’effort de la
mobilisation et de la gestion des ressources internes, le
développement du secteur primaire et l’adoption de la politique d’
intégration, demeurent les conditions essentielles du développement
d’un pays.
Ainsi, en quoi ces stratégies s’avèrent-elles efficaces pour le
développement d’un pays ?
Pour venir à bout de cette question, nous détaillerons les processus
de la mise en œuvre de ces stratégies tout en dégageant leur
importance dans le développement socio économique des Etats.
En effet, chaque peuple, chaque communauté ou
chaque pays aspire au développement. C’est l’aspiration légitime de
toute société. Cette aspiration demande un certain nombre d‘efforts
endogènes. Ces efforts appelés l’effort interne de développement,
représente la mobilisation et la gestion rationnelle et efficace des
ressources internes de développement
Ainsi, Les pays sous développés, pour leur développement
doivent compter tout d’abord, sur leurs propres efforts internes. Cet
effort passe par la mobilisation et la gestion rationnelle, efficace et

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efficiente des ressources humaines, matérielles et financières
disponibles dans le pays. A cet effet, L’Etat doit adopter des
stratégies réalistes conformes aux moyens, aux objectifs de la
population et aux réalités du pays, Pour la mise en place des
structures capables de gérer et mobiliser les hommes, les biens et les
capitaux financiers.
D’abord cet effort, doit être consenti sur les ressources humaines
à travers la formation et la qualification professionnelle des hommes.
Car l’homme est la première et la vraie ressource de développement.
Pour la réalisation de tout projet de développement, il faut des
hommes compétents, courageux et motivés. C’est pourquoi, la
sensibilisation et la gestion des hommes devant être conduits autour
d’un programme bien défini, s’avère très importants. Par exemple,
un projet agricole a impérativement besoin des ingénieurs qualifiés
et des agents techniques agricoles courageux, honnêtes et motivés
En suite, cet effort doit être consenti sur les ressources
matérielles par l’identification et la valorisation des infrastructures
de base et les autres moyens d’application de l’effort de la
population, dans l’intérêt national. Cette indentification s’inscrit
dans le cadre de l’inventaire et de la création des ressources
matérielles par la production ou par l’achat des équipements, leur
allocation dans les différents secteurs selon les priorités. Ils doivent
être bien gérés, contrôlés et protégés.
Plus loin, l’effort de mobilisation et la gestion rationnelle doit
être consenti sur les ressources financières par la gestion efficace de
l’épargne publique, la collecte efficace des recettes fiscales (les
impôts et les taxes de toute nature) les recettes d’exportation et d’
exploitation des ressources disponibles et les revenus de transfert de
l’Etat doivent être rationnellement gérés. Pour cela l’Etat doit
panifier les investissements et instaurer la bonne gouvernance en

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combattent la corruption, les vols, les détournements, la gabegie
financière et l’impunité.
Bref, pour un développement libre et durable, les pays
doivent compter sur leurs propres efforts internes qui sont les toutes
premières conditions du développement.
L’importance de cet effort réside dans le développement rapide et
sans contrainte extérieures, la résolution des problèmes socio-
politiques des nations, l’allègement de la dette extérieure.
Il favorise aussi l’indépendance politique, économique et financière
des Etats et garantie l’autonomie dans la gestion financière.
Retenons à ce sujet qu’aucun pays sous développé ne peut prétendre
garantir son développement sans la gestion et la mobilisation de ses
atouts internes.

2°) le primaire : il est le secteur des activités d’exploitation de la


nature pour obtenir des biens bruts, directement consommables ou
par la transformation. Il comprend les activités agricoles, l’élevage,
la pèche, l’artisanat, l’exploitation forestière et minière
Ainsi, pour un véritable développement, en plus de la mobilisation
et de la gestion des ressources internes, l’Etat doit promouvoir le
développement du secteur primaire qui est l’ensemble des activités
de base liées à la production et à l’exploitation des ressources. Ce
secteur révèle un rôle important dans la vie des nations.
Il assure la production des matières premières pour le
développement du secteur secondaire et assure les besoins
alimentaires ce qui garantit l’autosuffisance. Cela combat la famine,
la mal nutrition et la sous alimentation. Le développement du
primaire crée l’emploi et des débouchés puis, lutte contre le
chômage qui ronge les pays sous-développés.
Il favorise la croissance rapide de l’économie et allège la dette

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extérieure par la rentr ée massive des devises d’exportation. Il facilite
la croissance et la survie des deux autres secteurs de développement
à l’occurrence le secondaire et le tertiaire. Car il fournit des matières
premières aux industries et accroit les échanges commerciaux. Dans
cet ordre, il combat le déficit de la balance commerciale, en
augmentant la production nationale. Le développement de ce secteur
offre les revenus à l’Etat, ce qui combat le déficit budgétaire et l’
inflation. Il facilite aussi l’intégration et la coopération et allège la
dépendance économique.
Bref, le secteur primaire est la pierre angulaire de tout
développement car sans elle aucune nation ne saurait s’en sortir et si
elle s’en sort, elle ne saurait être libre.

3) L’intégration : elle est la constitution d’un espace économique


commun à partir d’économie nationale cloisonnées.
On distingue principalement deux formes d’intégration à savoir l’
intégration par le marché et l’intégration par la production.
D’abord, de l’intégration par le marché, on entend la création d’
un marché commun dans l’optique de développer et de faciliter les
échanges entre les pays membres. Là il s’agit de la fusion des
marchés où chaque pays conserve son autonomie dans la production.
Le marché commun implique la suppression des entraves à la libre
circulation des biens et des personnes. Elle se situe alors à trois
niveaux : la zone de préférence douanière, la zone de libre échange
et l’union douanière. L’union européenne et la communauté
économique des Etats de l’Afrique de l’ouest sont des exemples d’
intégration par le marché.
En suite, L’intégration par la production est la fusion des
politiques de production des pays membres dans l’optique d’assurer
la spécialisation qui conduit à une production d’échelle. Elle repose

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sur la division du travail au niveau des pays membres. Chaque pays
se spécialise dans une branche d’activité données qui trouve son
débouché dans l’intégration par le marché. Là aussi pour atteindre
cet objectif, les Etats doivent franchir trois étapes à savoir la
spécialisation, la création des coopératives de production et la fusion
des entreprises
Par ailleurs, cette stratégie est hautement nécessiteuse à cause de
son importance. Celle-ci réside dans la consolidation des liens d’
amitié et de coopération entre les Etats membres, le développement
des échanges commerciaux et la réalisation d’une économie d’
échelle. Elle facilite la coopération entre les Etats. Il permet d’avoir
une bonne position sur le marché international ; augmente les profits
par la diminution des coûts de production et la suppression des
mesures restrictives dans les échanges.
Bref, aucun développement n’est possible à vase clos c’est
pourquoi chaque pays à besoin d’une ouverture et d’une intégration
de son économie.

SUJET N°10 : BAC TSS


De nos jours, la bonne gouvernance et le succès du processus de
la démocratie dans les pays du tiers monde constituent une
véritable condition de développement.
En vous inspirant des réalit és de la Guinée, montrez en quoi
ces recettes politiques peuvent être des remèdes aux maux
économiques que souffrent ces pays.
Traité
Tout processus de développement exige certains préalables
au développement dont la bonne gouvernance et la démocratisation
constituent des éléments efficaces pour le développement d’un pays.
Car ces deux stratégies constituent les conditions essentielles du

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développement d’un pays.
Ainsi, il conviendrait de savoir ce que sont la bonne gouvernance
et la démocratie ?
Puis, en quoi la promotion de la bonne gouvernance et l’application
des principes démocratiques constituent-elles les remèdes au
développement des Etats du tiers monde ?
La réponse à ces questions fera l’objet du développement
En effet , il existe plusieurs remèdes pour le développement.
Mais la base réside dans la bonne gouvernance et dans l’application
efficace des principes démocratiques.
Ainsi, la bonne gouvernance, étant la bonne gestion transparente
efficace et rationnelle des ressources publiques, est l’un des outils de
développement des pays sous développés. Cette stratégie se
caractérise par la correction des déficiences et de certaines
malversations dans la gestion politique, économique et
socioculturelle de l’Etat.
D’abord, Sur le plan politique, il s’agit d’assurer pour un pays,
son autonomie politique et en faire de la loi, le centre de toute
décision Etatique et une ouverture politique. La bonne gouvernance
constitue aussi la lutte contre l’impunité, la décentralisation des
décisions et la déconcentration des pouvoirs publics. Le respect de
la constitution dans la prise des décisions publiques, la transparence
dans la gestion par les hommes au pouvoir et l’indépendance de la
justice et du législateur ;
En suite, la bonne gouvernance Sur le plan économique, s’
explique par la lutte contre la corruption, le vol, la gabegie
financière. La transparence dans la gestion des affaires de l’Etat et
des ressources, l’exécution correcte des tâches confiées, la
répartition équitable des ressources, la coopération et le choix des
projets collectifs de développement. La gestion, la mobilisation

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efficace et transparente des ressources internes et externes du pays.
Il faut également une bonne reforme politico-économique et la
planification de l’économie.
En fin, cette stratégie s’explique sur le plan socioculturel : la
mise en place des structures sociales bien organisées sur la base de l’
unité, le dialogue constructif et la revalorisation des cultures
guinéenne de développement. Elle implique aussi la lutte contre les
préjugés, contre toute forme de discrimination, contre l’
ethnocentrisme et le racisme, contre le favoritisme sous toutes ses
formes, contre l’arrivisme politique et contre les abus du pouvoir. L’
institutionnalisation des pouvoirs pour la liberté du peuple. Le
respect des lois et des droits fondamentaux de l’homme. La
primauté du droit et la qualification des élites.
En outre, Avec ces éléments constitutifs, la Guinée qui traverse
une crise peut espérer à la sortie très proche de cette crise Car, la
bonne gouvernance procure des revenus endogènes à l’Etat, ce qui
augmente son budget et son pouvoir d’achat. Elle évite la
dépendance économique et financière, ce qui lui permet de faire face
de façon autonome à l’investissement des projets de développement.
L’obtention des capitaux endogènes permet de garantir une
indépendance politique et économique et permet de développer les
secteurs de production ; ce qui augmente la production nationale et
combat la négativité du solde de la balance commerciale. La bonne
gouvernance permet d’obtenir un Etat de droit et de favoriser la
croissance économique.
Par ailleurs, il faut que le droit émane des principes de la
démocratie qui se fondent sur l’existence et la séparation des trois
pouvoirs, le multipartisme, la liberté sous toutes ses formes. Pour un
développement, la séparation des pouvoirs se révèle indispensable
Le pouvoir législatif examine et autorise l’exécution du budget

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national qui comprend l’ensemble des dépenses et des recettes au
cours de l’année. Il faut que ce pouvoir soit alors indépendant de l’
exécutif.
-Le pouvoir judiciaire assure la sanction des contrefacteurs par la
justice ce qui sauve la liberté des citoyens et sauvegarde les
richesses nationales des prédateurs.
-Le pouvoir exécutif, veille et exécute les lois autorisées par le
législateur. La sécurité des personnes et leurs biens est assurée par l’
armée nationale (les corps militaires et paramilitaires).
En somme, il apparait que le respect des principes de la
démocratie partout, donne naissance à la bonne gouvernance qui
exclut toutes mauvaises gestions du dernier public , la participation
massive de la population à la production et à la gestion des biens de
la nation qui représentent les conditions indispensables pour tout
développement durable.
En Guinée, pour y parvenir à tout cela, il faut une mobilisation et
une motivation collective.

SUJET 11 :
A°) la mondialisation des économies sold ées par les échanges
internationaux actuels et la fluidité des facteurs de
développement, vous semble- t-il être un facteur de
développement ou un blocage pour les pays pauvres ? Justifier
votre réponse
B°) des toutes les formes de planification étudiées, dites celle qui
convient le mieux à la relance économique des pays du tiers
monde. Justifier votre réponse
Traité

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Les rapports de coopération et d’échange entre les divers pays, sont
organisés dans plusieurs domaines. Surtout celui des échanges
commerciaux. La mondialisation étant un phénomène d’
internationalisation des échanges entre des Etats, Caractérise cette
concurrence généralisée dans laquelle les pays sont intégrés dans un
espace mondial qui échappe en partie, au contrôle des Etats.
Cette internationalisation des échanges commerciaux constitue- t-
elle un facteur de développement ?
Ne peut-elle pas être aussi un blocage au développement des Etats
pauvres ?
La suite du devoir édifiera ces inquiétudes
En effet , la nécessité pour les pays sous développés de
diversifier leur économie, particulièrement leurs échanges
commerciaux pour pouvoir faire face aux besoins prioritaires, exige
en eux, la rentrée en relation avec d’autres pays. Cette exigence est
hautement favorable pour les pays participant au fluxe de la
mondialisation. Car l’internationalisation des économies favorise
des échanges commerciaux, permet à tous les pays de tirer des
profits énormes, à l’issu des transactions. Le commerce international
permet aux Etats de se procurer des capitaux de développent, ce qui
augmente de part et d’autre leurs revenus nationaux. Les pays sous
développés combattent la pauvreté, le chômage, le déficit d’
équipement et le déficit budgétaire par cette ouverture économique.
La mobilité des capitaux, celle de la technique et de la technologie,
combattent la déficience technique de ces pays, favorise l’
industrialisation et le développement sectoriel de leur économie. Les
pays du sud bénéficient de la rentée des devises, l’écoulement des
produits sur le marché favorisant la consommation, favorise l’accès
à la technologie, crée de l’emploi et assure la qualification
professionnelle tout en élevant le niveau de vie de la population.

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Sans oublier que ce phénomène Accroit les capitaux de financement
et assure le développement d’un Etat
Cependant, malgré les atouts de ce phénomène, dans sa forme
actuelle, il n’est pas favorable aux pays pauvres. Car, ces rapports
économiques leur sont souvent outrageants du fait qu’ils soient
nettement déséquilibrés.
D’abord, par les fameux mécanismes d’échange entre le nord et le
sud. Les premiers suffisamment mécanisés et fortement représentés
sur les marchés d’échanges sont producteurs des produits
manufacturés tout en détenant le monopole exclusif des exportations.
Etant maîtres des marchés internationaux, ils fixent les prix des
produits finis aussi bien que ceux des matières premières. Tandis
que, les seconds, pauvres et moins représentés dans l’espace
commercial, sont producteurs de matières premières dont ils n’ont
aucune autonomie et aucun monopole de fixation des prix de leurs
produits. Consommateurs de produit finis avec des prix exorbitants
tandis qu’ils observent par injustice la baisse des prix des matières
premières. On assiste à l’inégalité et à l’injustice économique dans
les échanges.
En suite, dans le domaine technologique, les pays du nord sont
auteurs des progrès scientifiques, techniques et technologiques, le
transfert de leur savoir scientifique dans les pays du sud enfante des
conséquences désastreuses. Ce transfert entraine la dépendance
technique et technologique des pays du sud, favorise la sortie
massive des capitaux, la fuite des cerveaux, l’exode rural, l’abandon
du secteur primaire au profit des autres secteurs, et la dégradation de
l’environnement.
En fin, la mondialisation des économies s’articule dans le
domaine financier. Là aussi, les pays du tiers monde subissent une
exploitation financière anarchique vis-à-vis des pays du nord et des

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institutions financières internationales, entrainant la dépendance
économique et le pillage de leurs ressources. Cette globalisation est
alors caractérisée par l’injustice, l’inégalité, l’exploitation du sud par
le nord. C’est pourquoi elle constitue de nos jours, un blocage pour
les pays pauvres et non un facteur de développement
. Bref, la mondialisation est utile si elle est contrôlée, mesurée et
maîtrisée sur des bases plus juste et équitable.
B°) la planification :
C’est une orientation des activités économiques en vu d’atteindre un
objectif donné pendant un espace de temps. Dans l’étude de la
planification, on requiert deux formes : la planification indicative et
la planification impérative.
Ainsi, La planification indicative ou incitative/ ce type prolifère
dans les régimes capitalistes qui prônent le libéralisme économique.
Dans ce type, l’Etat décrit les grandes orientations économiques et
sociales auxquelles les entreprises privées sont conviées à s’associer.
Le plan est indicatif, l’Etat contrôle les activités mais l’exécution
est assurée par le secteur privé qui n’est pas contraint. Ce pendant, l’
Etat gère le système monétaire.
En suite, La planification impérative ou socialiste : dans ce type les
activités d’investissement et de production sont effectuées par l’Etat,
pour l’ensemble. Le plan est impératif et dicte les normes
économiques et sociales dont la réalisation est obligatoire de la part
des entreprises dans la mesure où elles fonctionnent sous l’autorité
de l’Etat.
Par ailleurs, Pour les pays du tiers monde, la planification
capitaliste est celle qui convient de mieux pour leur relance
économique. Car elle encourage la politique participative, elle allège
la charge de l’Etat comme voulu par les institutions financières
internationales. Cette planification garantie les investissements

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étrangers. Ce type encourage les initiatives et les investissements
privées qui secourissent l’Etat dans ses charges.. Il facilite la libre
concurrence et une ouverture économique. Contrairement à la
planification impérative qui augmente les charges de l’Etat, anéantit
les efforts du secteur privé. Ce qui entraine souvent les crises
économiques, les déficits budgétaires qui rendent difficile, l’
exécution du plan.
Bref, un pays du tiers monde doit œuvrer pour une
planification indicative car c’est celle qui encourage l’
investissement privé dont l’Etat à besoin pour son développement.

SUJET N°12 :
La Guinée, après un demi-siècle d’autonomie politique, s’
enfonce chaque jour dans le sous développement écrasant.
Après avoir identifié les points de repère et la source de son sous
développement, trouvez les remèdes possibles devant aider les
nouvelles autorités du pays à se tirer de cette impasse
économique.
TRAITÉ
Les progrès scientifiques, techniques et technologiques
réalisés au 20ème siècle ont renforcé les clivages socio-économiques
entre les pays riches et les pays pauvres. La majorité des pays de la
planète, négativement touchés par ces clivages, souffrent
actuellement du phénomène du sous développement.
La Guinée, depuis son indépendance jusqu’à nos jours, s’enfonce de
plus en plus dans le sous développement qui caractérise ces pays
pauvres ignorés par les progrès.
Ainsi, le sous développement est-il une fatalité pour la Guinée ?
En dégagent les caractéristiques et les causes de ce fléau en Guinée,
nous proposerons des solutions dans la suite du traité.

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En effet, le constat de l’édifice économique actuel de la
Guinée révèle une image dégoutante. Cet Etat est identique à
travers son indice de développement vu à la baisse. Le revenu
national très faible à cause de la faiblesse des activités du secteur
primaire et secondaire au profit du secteur tertiaire regorgeant des
activités de service et non de production. Les conséquences sont que
la production nationale s’affaiblie et les recettes d’exportation
baissent. Cela provoque l’incapacité de l’Etat à investir dans les
domaines énergétiques et industriels. L’industrie guinéenne reste un
rêve. Les usines sont presqu’inexistantes. Ce qui provoque la
faiblesse du PIB de la Guinée. Selon les données de la banque
mondiale en 2012, son PIB s’élevait à 4,97milliard de dollars contre
14.000 milliards de dollars. A côté de ce champ économique, on
dénombre un taux de pauvreté qui s’élève à 40%, pour un taux d’
analphabétisme de 64%. Son PIB par habitant est très faible, il se
borne à 505 $ par habitant et par an, contre 89 000 $ pour le Qatar.
La galopade de sa population qui est actuellement estimée à
10 .221.808 habitants selon le recensement national de 2002. Une
population jeune livrée au chômage à la délinquance perpétrée. Les
problèmes sanitaires, éducatifs et alimentaires sont au quotidien du
guinéen. Le tout occasionne la misère, la pauvreté, la dépendance
vis-à-vis de l’étranger, l’endettement.
Pailleurs, tous ces problèmes tiennent leur source à l’interne
aussi bien qu’a l’externe.
A I’ interne, la mal gouvernance, l’instabilité politique, la difficile
alternance au pouvoir et la mauvaise gestion économique
caractérisée par les malversations budgétaires, provoque ce
phénomène de sous développement.
A l’externe, autrement les causes exogènes se mesurent dans les
relations économiques de la Guinée avec l’étranger en particulier

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avec les pays développés et les institutions internationales et
financières.
Dans le commerce international elle subit l’injustice en voyant les
prix des matières premières en baisse au profit des produits finis du
nord. Ce qui détériore les termes de l’échange, affaiblit ses recettes d’
exportation et engendre le déficit de sa balance commerciale.
Elle subit également l’exploitation financière auprès des institutions
de financement internationales qui l’imposent des conditions
écrasantes.
Dans le transfert de la technologie et de la technique, elle est
également victime et provoque la dépendance vis-à-vis des pays
développés.
En outre, si la guinée est un pays pauvre très endettée par ces
facteurs, cela ne lui est pas une fatalité indélébile car quels que soit
ces rouages, Ce phénomène a aussi des remèdes.
Pour se tirer de cette ornière, ce pays doit compter sur ses propres
efforts par la mobilisation efficace des ressources internes.
Elle doit planifier son économie, assurer la bonne gouvernance en
instaurant la démocratie comme le seul régime de développement. A
ce sujet, le respect des principes démocratiques doit être une
priorité.
Accorder la priorité au développement du secteur primaire, de l’
industrie et de l’énergie, qui sont des secteurs porteurs d’emploi et
de la croissance économique. L’Etat doit assainir la justice. Dans le
but d’attirer les investisseurs étrangers et encourager les initiatives
et des investissements privés de développement.
Assure, l’autonomie dans la gestion et la production nationale
suffisante investir dans La formation et la qualification des agents de
développement.au delà de cette politique interne, l’Etat doit
promouvoir les politiques d’intégration et de la coopération

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internationale fondées sur de nouvelles bases plus justes et
profitables à tous. IL doit également Intensifier les investissements
pour la création des infrastructures de développement, encourager
les investisseurs étrangers, Et sensibiliser la population pour une
auto prise en charge.
En somme, retenons que le sous développement guinéen n’est
pas un fait du hasard. Plusieurs facteurs modernes post indépendants
sont à l’origine. Il est aussi très identique dès la première
observation des réalités de ce pays.
Pour se tirer de ce gouffre périlleux. Ce pays doit prioriser les
propres efforts internes au dépend de toute aide externe. Car le vrai
développement doit se focaliser sur l’effort interne du pays qui est le
soubassement de tout développement.

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