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Les

institutions suisses
Confédération
Le  peuple  et  les  Cantons  forment  la  Confédération  suisse.  Les  Cantons  sont  souverains  en  tant  que  leur 
souveraineté  n’est  pas  limitée  par  la  Constitution  fédérale  et  exercent  tous  les  droits  qui  ne  sont  pas 
délégués à la Confédération. 
Les pouvoirs
Le parlement est organisé selon un système bicaméral: l'Assemblée fédérale est constituée par le Conseil 
national de 200 membres, élus tous les quatre ans dans chaque canton selon un système proportionnel, et 
par le Conseil des États dans lequel siègent deux représentants par canton (1 par demi‐canton). Les cantons 
décident  comment  leurs  Conseillers  aux  États  seront  élus  (vote  populaire  direct  ou  désignation  par  le 
parlement cantonal). 
Les  juges  du  Tribunal  fédéral,  autorité  judiciaire  suprême  de  la  Confédération,  sont  élus  pour  6  ans  par 
l'Assemblée fédérale. Le Procureur fédéral est aussi élu par l'Assemblée fédérale. 
L'exécutif est assuré par le Conseil fédéral composé de 7 membres, élus tous les quatre ans par l'Assemblée 
fédérale.  Le  mandat  de  Conseiller  fédéral  est  renouvelable  sans  limite  de  temps.  Le  Conseil  fédéral 
s'organise lui‐même. Un chancelier fédéral, chef de l'état‐major du Conseil fédéral n'ayant pas droit de vote 
aux délibérations du conseil fédéral, est aussi élu par l'Assemblée fédérale. Le président du Conseil fédéral 
est élu pour une année, mandat non renouvelable pour l’année suivante.   
La constitution  stipule que "le Conseil fédéral prend ses décisions en autorité collégiale" (Art. 177 al. 1 CF). 
L'armée est organisée selon les principes de la milice. En cas de guerre un général est élu par l'Assemblée 
fédérale (il y en eu quatre depuis 1848, date de la première constitution). Il n'y a pas de général en temps 
de paix. 
Droit référendaire
Le  peuple  et  les  Cantons  doivent  être  consultés  obligatoirement  sur  toute  révision  partielle  de  la 
constitution,  sur  l'adhésion  à  des  organismes  supranationaux  ou  sur  des  lois  déclarées  urgentes  qui 
resteraient en vigueur pour plus d'un an. Un référendum facultatif sur l'approbation d'un nouveau texte de 
loi ou d'un traité international est organisé si 50'000 électeurs inscrits ou huit cantons le demandent dans 
les 100 jours suivant la publication officielle du texte. 
Une proposition de révision partielle ou totale de la constitution sera soumise au vote du peuple si 100'000 
électeurs  inscrits  le  demandent.  Les  auteurs  d'une  initiative  ont  18  mois  pour  rassembler  les  signatures 
après  que  leur  projet  aura  été  déposé  à  la  chancellerie  fédérale.  L'Assemblée  fédérale  peut  proposer  un 
contre‐projet à l'initiative qui sera soumis au vote en même temps. 
La majorité du peuple et des 23 cantons et 6 demi‐cantons est nécessaire pour que l'objet de la votation 
soit approuvé. Dans le cas du référendum facultatif, seule la majorité du peuple est requise. 
À  l'échelon  cantonal  ou  même  communal  des  dispositions  similaires  sont  en  place.  Ce  sera  moins  des 
aspects constitutionnels qui y seront traités mais plutôt des objets de fiscalité et d'investissements publics. 
Procédure de consultation
"Les cantons, les partis politiques et les milieux intéressés sont invités à se prononcer sur les actes législatifs 
importants et sur les autres projets de grande portée lors des travaux préparatoires, ainsi que sur les traités 
internationaux importants" (Art. 147 CF). 
Finances et fiscalité
"La Confédération équilibre à terme ses dépenses et ses recettes" (Art. 126 al. 1 CF). 
L'impôt sur le revenu et la fortune des personnes et des sociétés est perçu par les communes, les cantons 
et  la  Confédération.  Chacune  de  ces  collectivités  dispose  ainsi  directement  de  moyens  pour  agir.  La  TVA 
(8%) et d'autres taxes (douane, carburants, etc.) sont perçues exclusivement par la Confédération. Celle‐ci 
administre  un  système  de  péréquation  financière  entre  les  cantons  qui  permet  d'ajuster  certaines 
disparités, entres autres celles qui résultent de la concurrence fiscale que se font les cantons entre eux. 

©Michel de Rougemont, Février 2011  http://blog.mr‐int.ch