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La

Fondati
on
Mercur
ius

1
La Fondation Mercurius est une organisation
Note au MJ (et aux joueurs) : non gouvernementale américaine qui a pour but
pourquoi laonFondationéeMe  ? on
rcuriusréd d’aider, de conseiller, de guider les différentes
a été cré lors de la acti administrations lorsqu’elles sont confrontées
La Fondati
du scénario Le Diable du New Ham
pshire qui se à un problème sortant de l’ordinaire ou qui a
erte de Within. un lien avec un phénomène ou une croyance
ueurs

trouve dans le Livret de Découv


Cette petite astuce permetta it d’i ntégrer sim- mystique.
Version Jo

plement les personna ges dan s la tra me, rien de La Fondation n’intervient jamais directement.
plus. Les retours montrent que
les joueurs et
Elle ne force jamais la main des autorités. Elle n’a
t a une cer-
aucune fonction officielle (même si bon nombre
men
les MJ considèrent que cet élé
rqu oi pas.
de ses membres ont été agents, militaires, fonc-
taine importance. Alo rs, pou
… mais il
Within n’est pas à con spi rati ons
tionnaires, ou policiers). Elle n’intervient que
un jeu
peut l’être.
nisations sur demande expresse, sans jamais s’imposer. La
Les sociétés secrètes, les orga
cachées, les cul tes et les émi nen ces grises sont majeur partie de son activité consiste à archiver,
souvent présents dans les hist
oires d’horreur enquêter, classer, compléter, toutes les affaires
(parfois un peu trop). qui pourraient avoir un lien avec l’étrange ou le
Cette petite aide de jeu est don
c destinée à mystique.
Mercurius pour
développer un peu la Fon dati on Ses membres sont des bénévoles, des retrai-
pour des scé-
ceux qui voudraient l’utili ser
nou s, pourquoi
tés, des actifs ayant demandé un congé de
longue durée et qui sont remboursés dans leurs
narios ultérieurs (y com pris
pas ?).
s’intègre frais par la Fondation, des prêtres (en activité
Elle est officielle, puisqu’elle
ou non), des scientifiques, des fonctionnaires…
dans l’univers de Within et poss ède des liens
avec d’autres élé men ts. Elle est offi cieuse, Certains passent leur vie sur les routes pour la
puisqu’elle s’inscrit simplem
ent dan s une Fondation, alors que d’autres y consacrent une
démarche personnelle de l’a uteu r (Be noî t), heure de travail hebdomadaire, ou une semaine
par an. Ils partagent cependant tous le même
re à une dema nde, elle n’est
destinée à répond
pas un travail prévu et planif
ié.
but : aider.
s en servir ou
On ne travaille pas pour la Fondation. On
À vou s de voi r si vou s vou lez vou
pas. l’aide. Et en l’aidant, on aide les autres.
La Fondation Mercurius

joueurs à partir
Ce document est lisible par les
se renseignent
du moment où leurs personnages
on ou pose nt tout sim-
un minimum sur la Fondati
tion s à ses resp ons ables.
plement des ques

La création de la Fondation Mercurius


On évoque souvent la période du Maccartisme tèrent en contact, continuant à échanger des
sous le nom de chasse aux sorcières. Il ne s’agis- informations de façon informelle et officieuse.
sait bien évidemment pas de vraies sorcières, Ils appelèrent ça la Veille et élargirent leurs
mais de tout ce qui pouvait être ou paraître recoupements pour y intégrer tout ce qui pou-
anti-américain (et en premier lieu le commu- vait être considéré comme étrange.
nisme). Si l’histoire retiendra surtout le nom du Cette coopération dura jusque dans les
sénateur républicain (malgré son état de grâce années 80, les agents à la retraite demandant à
bien court), on oubliera bien vite la fameuse leurs remplaçants de continuer à communiquer
sous-commission d’enquête qui tomba sous son et profitant de leur temps libre pour classer
giron, la fin peu glorieuse de l’homme et les toutes les archives obtenues. L’un d’eux, le capi-
dégâts irréversibles causés dans toutes les indus- taine Timus VernonT, fit fortune dans l’import-
tries. On oubliera aussi vite que la sous-commis- export et finança la création d’un organisme
sion utilisait un grand nombre de fonctionnaires plus formel qu’il appela la Fondation Mercurius.
transversaux qui pouvaient aussi bien enquêter Il expliqua qu’il avait choisi ce nom parce que
sur l’armée, dans la police, chez les fonction- lui-même était dans le commerce et que le but
naires, chez les particuliers, au mépris de toutes de la fondation était l’aide et l’échange d’infor-
les règles et des libertés individuelles. mations (Mercure étant le messager des dieux).
Certaines cellules étaient spécialisées dans la Vernon était très occupé par ses affaires, se
chasse aux homosexuels, d’autres dans la traque savait malade, et n’avait aucune réelle envie de
des rouges, etc. L’une d’elles s’intéressait plus diriger l’organisation. Il plaça l’argent de la Fon-
particulièrement aux pratiques religieuses pas dation dans des fonds très stables, ce qui permit
très « orthodoxes ». On l’appelait simplement le de financer aisément les activités de cette der-
groupe PoF (Protection of Faith). Si l’ensemble nière. À ce jour, même s’il existe de nombreux
des cellules fut dissout, les fonctionnaires du gros donateurs, la fondation est financière-
PoF reprirent leurs activités (dans l’armée, le ment rentable, grâce à ces rentes confortables.
FBI et les polices des grandes villes), mais res- Il demanda à cinq connaissances de former un
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bureau, de désigner un président, et d’organiser les méthode face à l’augmentation des cas « étranges »
activités du groupe en divisant les États-Unis en quatre dans le pays. Les membres du bureau dirigent toujours
zones : Côte Est, Côte Nord, Midwest et Zone Sud (tous une zone et s’occupent d’envoyer des membres sur
les états entourant le golfe du Mexique). Le cinquième le terrain, mais les équipes sont trois fois plus nom-
membre du bureau préside à Washington DC. breuses, généralement séparées entre les archivistes,
Il existe une branche canadienne, mais elle est très qui classent, rédigent, enregistrent, et les conseil-
informelle, ainsi que des équivalents en Europe (basé lers qui vont aider les autorités ou qui donnent des
à Berlin), en Asie (Chine et Indes), au Japon (Tokyo) conférences pour apprendre à ces dernières comment
et quelques collaborations avec la Nouvelle-Zélande gérer les cas étranges. Le président du bureau « vend »
ou l’Australie. Certains pays refusent tout simplement les services de l’organisation auprès des différents
que des entités comme la Fondation puissent être départements qui pourraient en avoir besoin (ce qui
créées (les pays du Moyen-Orient, d’Afrique, certains permet un meilleur accueil des membres lorsqu’ils
pays d’Amérique du Sud et la Russie, par exemple). interviennent).
La Fondation Mercurius continue depuis son travail
de fourmi, dans un parfait silence. Vernon est mort
du cancer en 1984, et depuis le bureau a changé de
Norbertn,Lew is
Organisation, buts et moyens Caucasie chauve, baraqué, la soixan-
taine, ancien chef de la police
criminelle
Aujourd’hui, la Fondation est une ONG déclarée, de Baltimo re, à la retr aite .
ble, comme
tout ce qu’il y a de plus légal et dont les statuts sont Lewis est un homme aimable, affa
es à
consultables librement par tous, comme la loi le apr ès des anné
s’il avait décidé qu’
nts, par fois
permet. Il ne s’agit ni d’une société secrète, ni d’une jouer les dur s, les imp atie
d’équi-
agence gouvernementale cachée, mais d’un groupe- même les violents, il se devait
ute, sou rit,
librer la balance. Il éco
ment de forces et ressources pour un but commun. soupèse, et fin it touj our s par donn er
l inte llig ent (ou qui par aît
un consei
ticien
l’être). Parfois, son côté poli
Organisation peut agacer, mais c’es t jus teme nt le rôle
e.
Le siège de la Fondation Mercurius se trouve à qu’on atte nd qu’ il tienn

Washington DC, à l’angle de la 10e et de F street,


les chefs
L’homme semble connaître tous
gra ndes villes.
de police de toutes les
c’est-à-dire à un bloc du siège du FBI. Les locaux sont Il déjeune ave c les haut s fon ctio nnaires
très simples : une réception tenue par Madame Janin du FBI , s’e ntr aîn e au squ ash ave c des
Arsenault (appelée le Cerbère), cinq bureaux (un pour sénateurs de tous bords, et donn
e des
chaque responsable de région et un pour le président), conférences pres que heb dom adai res au
deux salles de réunions équipées de tous les moyens de Pentago ne. Ce n’es t pas qu’ une appa rence :
ns et
communication possible, une petite bibliothèque, deux de rel atio
Lewis a vraiment beaucoup
bureaux vides pour les visiteurs, une réserve (plutôt il les utilise.
ais avec une
un cagibi) et une kitchenette. Le tout est couvert de Par contre, on ne le verra jam
t interdites
arme (d’ailleurs strictemen
faux lambris, décoré de peintures sans intérêt, et le Fon dati on) .
dans les locaux de la
plus souvent plongé dans un silence presque assoupis-
sant. De fait, les locaux de la Fondation ressemblent
à tous ceux des milliers
de lobbies qu’on peut
trouver dans la capi-
tale. D’ailleurs, nom-
breux sont les contacts
(politiques ou non)
qui considèrent la
Fondation comme un
groupe de pression.
Le président,
Norbert Lewis, est
presque toujours pré-
sent (voir l’encadré).

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Les quatre responsables de régions sont : Mais la Fondation a aussi ses propres buts. Le
áá pour la côte Est : Lawrence Walker (ancien plus important est la mise en archive de tous les
du FBI, qui apparaît dans Le Diable du New cas étranges qui sont arrivés depuis la Première
Hampshire). Guerre mondiale – il s’est avéré que plus loin
áá pour la côte Ouest : Lauren Hill (retraitée de dans le temps, les sources n’étaient plus fiables.
la police de la Navy. Partage son temps entre Ensuite, l’un des buts à plus long terme serait
ueurs

le bateau, la Fondation et ses nombreux petits de former une alliance avec les équivalents de la
enfants). Elle se trouve à San Francisco. Fondation partout où ils existent dans le monde.
Version Jo

áá pour le Midwest : Ronni Stillman (Ancien de Pour le moment, il y a des échanges informels,
la police criminelle de Chicago, vivant à Saint des membres qui vont à l’étranger et inverse-
Louis, partage son temps entre la Fondation et ment, mais rien de très construit. L’idée serait
les œuvres caritatives. Blessé au bras gauche de passer par Interpol, mais pour le moment,
qu’il garde toujours en écharpe). l’organisation entre les polices est sceptique.
áá pour la « zone Sud » : David Gordon-Meyer (Sa
fortune personnelle lui permet d’aider la Fon-
dation à plein temps, temps qu’il passe entre Les moyens
Dallas et Miami). La Fondation est riche, très riche. Sans parler
de l’argent qui travaille depuis sa création, il y a
Ils peuvent parfois faire appel à des assistants un certain nombre de donateurs qui financent
(secrétaires, chauffeurs ou gardes du corps) et chaque année les activités de l’organisation. De
ont tous un bureau, une salle de conférences et par la loi, ces donateurs doivent être connus.
une voiture de fonction. Le reste est toujours Certains ne se cachent pas (des particuliers
loué par la Fondation (équipement, voitures, qui ont été aidés, des églises, quelques entre-
services, etc.). prises privées aussi), alors que les plus impor-
tants passent par des fonds d’investissements
anonymes qui servent d’écrans. Si on creuse un
Buts peu, on s’aperçoit que les propriétaires des fonds
Le but de la Fondation est d’aider les auto- sont d’autres fonds, eux-mêmes gérés par des
rités, quelles qu’elles soient, lorsqu’elles sont sociétés d’investissement généralement situées
La Fondation Mercurius

confrontées à l’étrange. dans une petite île des Caraïbes.


La notion d’étrange est très large. Elle va des L’avantage est que la Fondation peut financer
activités d’une secte, en passant par une histoire toutes ses opérations sans vraiment se soucier
d’enlèvements prétendument extraterrestres, ou des dépenses. Les budgets ne sont pas libres,
la cryptozoologie. bien entendu, et toutes les factures passent par
La notion d’autorité n’est pas moins large : un cabinet comptable extérieur (basé à Washing-
police, armée, CIA, FBI, Église, ministère, ton, Chicago et LA). Il n’existe pas de précé-
école… Tout le monde peut virtuellement dent concernant un membre ayant abusé de ce
demander l’aide de la Fondation. Mais la règle privilège.
est toujours la même : la Fondation
ne s’impose jamais. Elle n’impose pas
plus ses méthodes ou ses membres.
Enfin, l’aide aussi peut être très
variée. Certains membres sont des
conférenciers qui vont d’administra-
tion en administration pour ensei-
gner aux fonctionnaires comment
réagir face à quelque chose d’anor-
mal. D’autres sont des archivistes
qui travaillent physiquement dans
des bibliothèques de la Fondation
ou virtuellement depuis chez eux
sur le réseau. Et enfin, il y a les
conseillers qui voyagent un peu
partout dans le pays pour aider
les autorités sur le terrain. Les
rôles ne sont absolument pas cloi-
sonnés. Un archiviste peut aller
enquêter et un enquêteur peut
donner une conférence.

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Les membres de la Fondation envoyés en mission ont que profond (trois sous-sols). Il s’agit d’un cube cou-
toujours des chambres d’hôtel, des voitures de location vert de murs de briques et de grandes fenêtres fumées,
solide, du matériel prêté pour la mission ou en permanence dans le plus grand style architectural (ou plutôt
(comme les téléphones ou les ordinateurs), une carte de l’absence de style) de la région. Tous les étages sont
crédit et des cartes de visite à leur nom, mais jamais d’arme. accessibles aux membres sur simple demande, mais le
Le port d’arme n’est pas interdit. Il est tout simplement dernier nécessite une autorisation du responsable de
régulé par les lois en vigueur dans chaque État. région (Lawrence Walker en l’occurrence). Certains
membres savent ce qu’il contient, mais ils sont rela-
Locaux tivement rares et tenus au secret. Bien entendu, les
Outre les bureaux de la capitale, la Fondation possède rumeurs vont bon train au sein de la Fondation (c’est
ou loue des locaux dans la plupart des grandes villes. Les même un peu un jeu) pour essayer de deviner ce qu’il
plus importants sont généralement ceux où se trouve peut bien cacher. Ce qui est certain, c’est que de gros
l’un des quatre responsables de région : Frisco, Boston, câbles électriques y descendent, donc il doit y avoir de
Saint Louis et Dallas/Miami. Il y en a aussi à Boston, LA, puissants systèmes.
Bâton Rouge, Chicago, Seattle, et bien d’autres encore.
Parfois il y a une secrétaire, peut-être en membre actif
de la Fondation (le plus souvent un sédentaire comme
un archiviste), ou tout simplement… personne. Dans ce
cas, on indique aux membres où récupérer les clefs des
locaux et ils en ont la responsabilité.
Sur place, il y a tous les moyens de communication
modernes et cryptés. Il y a toujours un ordinateur spé-
cialement dédié à l’accès à l’Archive, le réseau privé de
la Fondation (voir plus bas) et un autre pour des accès
plus classiques (Internet en gros). Il y a aussi tout le
nécessaire de bureautique (du scanner au télécopieur).
Il y a aussi un coffre-fort. Mais les membres ne sont
pas autorisés à l’ouvrir, sauf en cas d’urgence (seuls les
responsables de région connaissent la combinaison).
Si les véhicules sont le plus souvent loués lorsque les
membres arrivent sur les lieux d’une intervention, le
petit matériel (s’ils ne l’ont pas) peut être trouvé dans
ces locaux. Cela va de l’appareil-photo numérique, au
téléphone jetable en passant par les jumelles, ou le
magnétophone. Le reste est le plus souvent acheté par
les membres avec les cartes de crédit de la Fondation.

Bibliothèques
Tous les membres connaissent les bibliothèques
de la Fondation, tout simplement parce que cer-
tains d’entre eux y travaillent entre deux missions.
Elles se trouvent dans les villes les plus importantes
ou celles qui possèdent des universités importantes
(Cambridge, Princeton, San Diego, Chicago, etc.) et
abritent tous les dossiers, les rapports, les documents,
sur lesquels travaillent les membres de la Fondation. Archives
Ce sont d’immenses labyrinthes d’étagères contenant Lorsqu’ils communiquent des données, les membres
des milliers (millions ?) de cartons que seule la pous- de la Fondation peuvent passer par Internet (ils ont
sière touche. L’un des buts de la Fondation consiste, tous des adresses e-mail) ou par un système dont l’en-
grâce à des accords avec les universités, à numériser trée est sur Internet, mais qui ensuite s’avère être un
l’ensemble des archives. D’ailleurs, les rapports des réseau indépendant qu’on appelle Archive.
membres doivent être transmis sur papier, mais aussi Tous les dossiers récents et les dossiers numérisés
électroniquement dans le réseau « Archive » où ils sont de la Fondation se trouvent sur Archive. Textes, vidéos,
traités et classés pour trouver leur place dans la base photo, audio, tous les formats sont supportés et acces-
de données. sibles grâce à un système de consultation particulière-
Les bibliothèques sont très protégées, car une simple ment rapide. Il est possible d’envoyer des requêtes de
allumette pourrait les réduire en cendres. Il faut soit croisement et de les obtenir relativement rapidement.
y travailler (et donc avoir un passe), soit demander à Archive est un réseau énorme. Il contient des Tera de
leurs responsables locaux pour pouvoir y accéder (ce données qu’il est possible de consulter de partout dans
qui ne pose aucun problème en général). le pays, tout en restant d’une stabilité incroyable.
La plus grande bibliothèque de la Fondation se Mais il n’y a pas que les dossiers dans Archive. Il y
trouve à Princeton dans un parc industriel en retrait de aussi des chatrooms, des forums, des outils de confé-
l’université. Le bâtiment est aussi haut (trois étages) rence audio ou vidéo (un peu comme MSN ou Skype),

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ainsi que des boîtes aux lettres et des espaces de sa mère et regardant des épisodes de Star
de stockage pour les membres. Les chatrooms Trek en boucle tout en travaillant. L’Archiviste
ont été implémentées très récemment et ont un n’a jamais confirmé ou infirmé le portrait en
gros succès, le but des membres étant de com- question. Lorsqu’il intervient en mode audio, il
muniquer (y compris entre eux). Même les plus brouille sa voix. Il aime aussi faire des plaisante-
réfractaires s’y sont mis. On utilise des noms ries (parfois douteuses) aux membres.
ueurs

véritables, mais le modérateur et responsable Pour entrer sur l’Archive, il faut simple-
du réseau se fait connaître sous le nom de l’Ar- ment un pseudonyme et deux mots de passe. Il
Version Jo

chiviste. On ne sait rien de lui et les membres n’existe, semble-t-il, aucune section secrète de
s’amusent souvent à l’imaginer. Pour le moment, l’Archive (et si c’est le cas, elle est invisible pour
le portrait le plus largement partagé est celui les usagers).
d’un gros geek de la Côte Est, vivant dans la cave

Rumeurs
Encore une fois, rien n’empêche les membres
de la Fondation de communiquer, et c’est même Les morts de la Fondation
le but. Norbert Lewis et ses prédécesseurs ont
Bien entendu, du fait de la profession naturel-
toujours bataillé pour que la plus grande trans-
lement dangereuse de certains membres (poli-
parence règne dans l’organisation. Bien entendu,
ciers, pompiers, agents, etc.), il y a souvent des
il faut protéger la vie privée des membres ou res-
décès. De plus, il y a beaucoup de retraités parmi
pecter le secret d’une enquête en cours, mais
les membres (moyenne d’âge 55 ans). Il est très
l’idée est qu’une coopération globale et hori-
rare que ces morts surviennent lors d’une opéra-
zontale se mette en place (sans hiérarchie en
tion pour la Fondation et lorsque c’est le cas, une
d’autres termes).
communication est envoyée à tous les membres.
Du coup, un certain nombre de rumeurs se
Cependant, il est rare que tout le monde se ras-
répandent, souvent via Archive ou lors des soi-
semble pour les obsèques, par respect pour la vie
rées passées à l’hôtel, alors que les membres de
privée du décédé. Cette transparence est souvent
la Fondation se relaxent après une longue jour-
considérée comme suspecte pour des gens habi-
La Fondation Mercurius

née sur le terrain.


tués à des mystères, un peu paranoïaques, natu-
rellement suspicieux. En outre, lorsque la mort
d’un membre est de nature criminelle, le secret
de l’enquête la rend encore plus mystérieuse.
Enfin, certaines morts sont effectivement non
Ces rumeurs apportent un peu de élucidées. Et dans ce cas, la Fondation confie le
piquant à une activité souvent aride, dossier à ses meilleurs membres.
austère, fatigante ou même, parfois,
éprouvante. Vos personnages aiment
partager leur savoir et c’est pour cette Les membres « spéciaux » de la Fondation
raison (parmi d’autres) qu’ils aident la
Fondation. Donc, vous, joueurs, n’hésitez De temps en temps, un groupe se forme pour
pas à improviser quelques rumeurs que une opération, et l’un des membres semble en
vous pouvez lancer pendant les temps savoir plus sur la Fondation ou sur le dossier à
morts. Les histoires étranges (et pas étudier. Ces membres n’interviennent pas régu-
seulement sur le sol américain) sont assez lièrement sur le terrain, mais lorsqu’ils appa-
nombreuses pour que vous y puisiez un raissent, généralement, c’est que l’affaire est
élément amusant à raconter. Les autres importante. En recoupant les informations sur
joueurs devraient laisser l’un des leurs qui ces membres spéciaux (dont l’existence est niée
se lance dans une telle interprétation (ce par le bureau de la Fondation), il apparaît qu’ils
qui permet au MJ, aussi, de souffler un semblent appartenir à une ou plusieurs autres
peu). organisations (dont une basée à Alexandria, au
Ne sous-estimez pas cet aspect « histoire sud de la capitale), ou à des groupes scienti-
autour du feu de camp », car il peut en fiques (dont un à Cambridge MA et Princeton
ressortir une ambiance intéressante et NJ) qui coopèrent de temps en temps. Aucun
même un petit frisson « hors sujet » par nom n’a pu être recoupé avec un autre, mais des
rapport à la trame du scénario. descriptions d’intervenants semblent, elles, cor-
Inspirez-vous des rumeurs qui suivent. respondre. Qui sont ces membres spéciaux ? Des
Aucune n’est avérée… mais certaines le sont spécialistes venus de l’extérieur ? Des membres
probablement ! qui en savent plus que les autres sur des faits
mystérieux  ? Les véritables personnes qui se
cachent derrière la Fondation ?

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Les membres exclus
Il existe quelques cas de membres qui ont été
« démissionné ». Généralement, il s’agit de personnes
qui n’ont pas compris le but de la Fondation et qui,
par leurs actions, ont entravé le cours de la justice ou
d’une enquête. D’autres ont laissé échapper une infor-
mation sensible à la presse, ou ont utilisé la réputation
de la Fondation pour leur propre intérêt (cas très rares,
il convient de le souligner).
Mais il existe aussi quelques personnes qui ont été
simplement exclues parce que leur comportement ne
correspondait pas à celui de la Fondation ou parce
qu’ils ont été impliqués, dans leur vie privée, dans des
affaires criminelles. Dans ce cas, les règles sont très
clairs, ils sont exclus et peuvent, une fois blanchis,
revenir au sein de la Fondation (ce qui arrive).
Enfin, il y a les membres qui n’ont plus la stabilité
mentale pour continuer sereinement à travailler pour
la Fondation. On parle peu de ces derniers, même
entre membres, car certains ont connu des fins tra-
giques, ont été internés, ou ont rejoint d’autres orga-
nisations, plus extrêmes ou plus mystérieuses, avant de
disparaître (presque) complètement.
L’argent de la Fondation
Comme toute fondation aux États-Unis, les comptes
doivent être transparents et accessibles au public.
Les autres organisations
C’est la théorie. Comme indiqué plus haut, en passant Les membres de la Fondation ne sont pas dupes :
par des fonds financiers, des boites aux lettres dans les il existe d’autres organisations qui enquêtent parfois
Caraïbes et des officines, il est tout à fait possible de sur les mêmes affaires, mais avec d’autres buts. Les
cacher l’origine des dons. Mais de nombreux membres membres « spéciaux » (voir plus haut), sont un bon
travaillent pour des administrations comme l’IRS (les exemple. Il est certain qu’il existe au moins une orga-
impôts), ou veulent savoir avec qui ils collaborent. Ils nisation religieuse (probablement liée au Vatican) qui
ont donc cherché à savoir qui se trouvait derrière les agit un peu partout dans le monde et intervient lors de
dons les plus importants. Celui qui est remonté sans cas « étranges ». Des agences de détectives se sont aussi
doute le plus loin, David R. Goldschmidt, comptable spécialisées dans les enquêtes un peu hors normes.
pour l’IRS à New York, est arrivé à la surprenante Elles sont souvent financées par de grosses corpora-
conclusion que l’État figurait parmi les donateurs, tions ayant des intérêts en jeu, mais qui ne veulent pas
mais aussi d’autres entités plus inattendues. Le pro- se salir les mains. Des groupes de mercenaires ont été
blème, c’est qu’avant de pouvoir en parler sur Archive, croisés ici et là, mais rarement sur le sol américain.
il a été renversé par un taxi dont les freins ont lâché, Enfin, mais là, il s’agit plus d’une légende que d’une
et n’a pas survécu à l’accident. Plusieurs enquêtes offi- rumeur, il existerait un département spécial, spéci-
cielles et officieuses ont eu lieu, mais toutes sont arri- fique, financé par des caisses noires gouvernemen-
vées à la même conclusion : il s’agissait vraiment d’un tales, qui enquêterait sur les affaires étranges pour
malheureux accident. Le compte de Goldschmidt sur le compte du gouvernement. Le but serait en partie
Archive fut fermé et la Fondation demanda, par respect la localisation et la destruction d’une menace pour le
pour sa famille, de ne pas trop en faire autour de sa pays, mais aussi l’étude et l’utilisation de phénomènes
mort. On n’a cependant jamais retrouvé les dossiers et étranges, pour le compte du pays. On parle de cellules
les découvertes dont il parlait… qui feraient des expériences chez des pays « amis », mais
qui seraient dirigées depuis le sol américain, en grande
partie par l’armée.

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