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Section 2 

: les conditions générales de l’investissement au Maroc :

La libéralisation de l'économie marocaine à partir des années 1980 a conduit le Royaume du


Maroc à moderniser le cadre juridique applicable aux entreprises, qui remonte en partie au
protectorat français, et s'inscrit dans un agenda plus large de réformes économiques, sociales
et politiques.

Pendant plusieurs décennies, le Maroc a fait de la politique d'investissements directs


étrangers l'une de ses priorités. Pour réussir, une telle politique nécessite un climat général des
affaires sûr. L'Etat a donc engagé des réformes majeures, notamment une réforme de la
gestion, pour améliorer le climat général des affaires et donner aux opérateurs les outils
juridiques et institutionnels.

Un certain nombre d'incitations ont été prises pour encourager les investissements directs
nationaux et étrangers, et l'objectif est de faire du Maroc un pays qui est non seulement
vraiment attractif pour les investissements directs étrangers, mais aussi capable d'être durable
dans des secteurs cibles spécifiques. Pour ce faire, il apparaît que la mise à jour continue du
cadre juridique et institutionnel est essentielle.

Avec l'association du Maroc à l'Union européenne (l'accord d'association de 1996, l'octroi


du statut avancé en 2008 et les négociations en cours sur un accord de libre-échange complet),
le droit des affaires marocain converge vers un ensemble imprégné de règles de droit
européen, notamment le droit français. .

Les développements récents ont jeté les bases d'un droit des affaires moderne, en tenant
compte de problèmes contemporains tels que les partenariats public-privé, l'économie
numérique, la protection des données personnelles et la protection de l'environnement et des
consommateurs. Et lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

2.1_cadre législatif

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Dans le but de faciliter et d’améliorer les investissements, plusieurs mesures ont été
prises concernant la mise en œuvre des différents accords multilatéraux et bilatéraux.
La loi-cadre n ° 18-95 relative à la charte des investissements a défini pour une période de
dix ans à partir de 1996 la politique de l'Etat en matière de développement et de promotion
des investissements. Les procédures financières et douanières sont désormais
fondamentalement intégrées dans le droit commun.

Afin de prendre en compte les nouvelles tendances de l'économie marocaine, notamment en


matière industrielle, et les attentes des investisseurs en termes de nouvelles incitations, une
nouvelle charte d'investissement est en préparation le 4 juillet 2016.

Les investisseurs dont les programmes d'investissement répondent à l'un des critères
suivants peuvent conclure des accords d'investissement avec l'État.

 Le montant de l'investissement est égal ou supérieur à 100 millions de dirhams;


 Créer au moins 250 opportunités d'emploi stables;
 Réalisation de l'investissement dans l'un des domaines prévus par le décret n ° 2-98-
520 de 5 Rabi`1 , 1419 (30 juin 1998);
 Transfert de technologie;
 Contribuez à la protection de l'environnement.
Les accords d'investissement permettent aux investisseurs de bénéficier des avantages prévus
dans la charte d'investissement et ses textes d'application, et de l'Etat qui couvre une partie des
dépenses suivantes:

 Les frais d'acquisition de terrains nécessaires pour des investissements jusqu'à 20%;
 Dépenses externes d'infrastructure à moins de 5% du montant du programme
d'investissement;
 20% de frais de formation professionnelle.

FISCAL
Le système fiscal marocain est l'un des aspects les plus critiqués par les investisseurs
étrangers. Le système de calcul et de paiement des impôts est très complexe, alors qu'en
termes de politique fiscale, les investisseurs attendent avant tout un système stable,

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transparent et simple. Les exceptions n'influencent que marginalement leurs décisions. La
charge fiscale est inégale et lourde pour les salariés et les entreprises du secteur formel dont
les activités sont orientées vers le marché local. La réglementation de l'administration fiscale
est complexe.
Celle-ci est séparée selon le type d'impôt:
 impôt sur les sociétés (IS),
 impôt général sur le revenu (IGR)
 taxe sur la valeur ajoutée (TVA);
Parmi ces trois taxes, il n'y a pas de compensation.
La législation fiscale contient des dispositions tout à fait favorables aux investisseurs. La loi
permet de déduire certains frais de l'assiette fiscale de l'impôt sur les sociétés, tels que les frais
de fonctionnement, les dons à des entités publiques à but non lucratif, les frais financiers (frais
d'intérêt, taux de change des pertes) et les allocations financières. La perte peut être reportée
les années suivantes. Le taux de retenue à la source sur les dividendes est de 10% pour les
résidents, comme pour les non-résidents
2.2_cadre économique et financier
2.3_cadre administratif et institutionnel
L’investissement est régi au Maroc par la loi cadre N° 18-95 du 8 novembre 1955 dite charte
de l’investissement. La charte favorise l’Acte d’Investir au Maroc. Tout projet
d’investissement est désormais soumis à la même législation quelque soit son secteur
d’activité et sa zone d’implantation et bénéficie des mêmes avantages prévus par la loi sans
discrimination aucune entre investisseur national et étranger. Ainsi, ce dernier peut investir
dans n’importe quel secteur d’activité à l’exception de certains domaines touchant
directement à l’exploitation de ressources stratégiques qui sont protégés (par exemple
l’exploitation des phosphates pour laquelle l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) détient le
monopole). L’acquisition de terres agricoles demeure également impossible pour les
investisseurs. Afin de les exploiter, ces derniers devront s’associer avec un propriétaire
marocain ou contracter des baux agricoles d’une durée maximale de 99 ans. A l’exception de
ces secteurs, l’investisseur n’est soumis à aucune procédure pour réaliser son investissement.
Les différentes formes d’implantation :
L’investisseur désireux d’entreprendre au Maroc a le choix entre différentes formes
d’implantation :
• Création de société ;

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• Prise de participation au capital d’une société en cours de formation ;
• Souscription à l’augmentation du capital d’une société existante ;
• Création d’une succursale ou d’un bureau de liaison ;
• Création ou acquisition d’une entreprise individuelle
• Prêts en devises contractés conformément à la réglementation des changes ;
• Acquisition de biens immobiliers ou de droits de jouissance rattachés à ces biens ;
• Apport en nature

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