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KAMDEM SOP Michel

Consultant en droit

LE CONTENTIEUX DU TITRE FONCIER AU CAMEROUN :


GUIDE JURIDIQUE ET PRATIQUE

Preface de: de Maître Sylvain SOUOP, Avocat,


enseignant associé a l’universite de yaounde II-soa
UNE PUBLICATION DE LA WORLD WIDE LAW AND DEVELOPMENT
E-mail : wwldwwld@yahoo.com
T el : (237) 22.79.79.80 / 74.35.46.36

1
Déjà paru : Commentaire d’arrêt : Arbitrage-Sentence arbitrale - Recours en annulation -
Juridiction compétente - Mode de saisine - Délai. Convention - Clause compromissoire - Effet.
Cour d’appel du Littoral-Arrêt N° 060/C du 16 mai 2008.
Affaire TANKO Jean et dame TANKO née NDOUHEU c/ Sté PRO PME FINANCEMENT SA,

Par Me Sylvain SOUOP, avocat et Michel KAMDEM SOP

In Juridis Périodique N° 81, janvier-février-mars 2010, pp.30-34

A paraître : Le Droit des Femmes à la succession au Cameroun :

Guide Juridique et Pratique

« Homme libre ou esclave, vous n’accédez à la qualité de citoyen que par la conscience de vos
devoirs envers la cité certes, mais plus encore par la connaissance de vos droits et votre
aptitude à les défendre. »
2
Professeur Maurice KAMTO
Professeur agrégé des facultés de droit

Attention : Toute reproduction intégrale ou partielle de cet ouvrage par quelque procédé que ce
soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droits est illicite et constituerait une
contrefaçon sanctionnée par la loi n° 2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et
droits voisins.

En la mémoire de :

- Mon père, SOP Pierre

3
- Ma mère, MADJUI Pauline

- Mon oncle, TAKOUNGANG Emmanuel

- Mon frère ainé, TCHE TCHE SOP Emmanuel

- Mon grand frère EFOUFOLE Emmanuel

DEDICACE

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A tous ceux qui me sont chers

« Une invite pour vous, de semer sans compter,


avec amour et sagesse, contre vents et marées,
dans l’infinie richesse du travail :
Augusta per angusta »

REMERCIEMENTS
Cet ouvrage a été réalisé avec le concours de :
M Joseph PAMPA
M Victor TCHAZOU
A qui j’adresse mes sincères remerciements

SOMMAIRE
PAGES

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PREFACE…………………………………………………………………………………..
INTRODUCTION…………………………………………………………………………..

PREMIERE PARTIE : LE CONTENTIEUX DU TITRE FONCIER EN TRENTE


QUESTIONS…………………………

I. DEFINITION DU TITRE FONCIER …………………………………………...


II. LES MODALITES D’OBTENTION DU TITRE FONCIER..…………………..
III. L’EXPROPRIATION POUR CAUSE D’UTILITE PUBLIQUE …………………
IV. LE CONTENTIEUX DU TITRE FONCIER……………………………………
V. LES AVANTAGES DU TITRE FONCIER…………………………………………
VI. QUELQUES RECOMMANDATIONS…………………………………………………

DEUXIEME PARTIE : QUELQUES ACTES DE PROCEDURES ADMINISTRATIVE


ET JUDICIAIRE RELATIFS AU CONTENTIEUX DU TITRE
FONCIER………………………………………………………….

A- CERTIFICAT D’ABANDON DE DROITS COUTUMIERS………………………


B- RECOURS GRACIEUX…………………………………………………………........
C- RECOURS CONTENTIEUX…………………………………………………………
D- CERTIFICAT DE PROPRIETE………………………………………………………
E- PERMIS DE CONSTRUIRE ………………………………………………………….
F- ASSIGNATION EN RESOLUTION D’ACTE DE VENTE ………………………
G- REQUETE EN REFERES DEVANT LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE DE LA COUR
SUPRÊME………………………………………………………….........………
H- REQUETE AUX FINS DE DUPLICATUM DU TITRE FONCIER
Titre volé (ou perdu) …………………………………………………
I- ASSIGNATION EN SUPPRESSION D’OUVRAGES………………………………..
J- REQUETE AUX FINS DE PRENOTATION JUDICIAIRE…………………………

K- ASSIGNATION EN REFERE EN VALIDITE DE PRENOTATION JUDICIAIRE…


L- REQUETE AUX FINS DE LEVEE D’UNE PRENOTATION JUDICIAIRE ………...

TROISIEME PARTIE : JURISPRUDENCE DE LA COUR SUPREME DU CAMEROUN ….


1- A R R E T: N° 13/L du 23 décembre 2004 ……………………………………………………..

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2- Jugement n° 86/2008/CA/CS du 13 août 2008 …………………………………………..

PHOTOS D’ILLUSTRATION……………………………………………………………………..

DOCUMENT DE PRESENTATION DE LA WORLD WIDE LAW AND DEVELOPMENT..

PREFACE

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INTRODUCTION

8
Par référence à l’ordonnance N° 74/1 du 6 juillet 1974 fixant le régime foncier au Cameroun
er, 
en son article 1 «  l’Etat garantit à toutes les personnes physiques ou morales possédant des
terrains en propriété le droit d’en jouir et d’en disposer librement.
L’Etat est gardien de toutes les terres. Il peut à ce titre intervenir en vue d’en assurer un
usage rationnel ou pour tenir compte des impératifs de la défense ou des options économiques de
la nation ».
Le législateur tant national qu’international est suffisamment clair en matière de propriété
foncière. En ce sens, la déclaration universelle des droits de l’homme en son article 17 alinéa 1et 2
dispose : 
«Toutes personnes aussi bien seule qu’en collectivité a droit à la propriété.
Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété »
La constitution Camerounaise pour sa part affirme que «Tout homme a le droit de se fixer en
tout lieu et de se déplacer librement sous réserve des prescriptions légales relatives à l’ordre, à la
sécurité et à la tranquillité publiques ».
En l’état de la législation Camerounaise en matière foncière, qui dit propriétaire terrien dit
détenteur et possesseur d’un titre foncier régulièrement obtenu en son nom.
« Or, il s’avère que de nos jours, le titre foncier a quelque peu perdu de sa valeur de document
fiable et support de toutes transactions économiques sérieuses qu’on lui a toujours connu. L’une des
raisons avancées est que la corruption a envahit et gangréné le secteur des affaires générant des
usagers découragés, des procédures bafouées et des documents tripatouillés débouchant sur de faux
titres fonciers avec toutes les conséquences connues » (les casses) d’une part.
D’autre part, le faible coût de la vie ne permettant pas toujours d’assurer le payement
régulier des loyers, certaines personnes se croient obliger d’acquérir à tout prix et a tous les prix un
lopin de terre pour l’édification d’un logement personnel, le tout en violation flagrante de la
législation en vigueur.
Le mode d’acquisition des terrains généralement informel, entraine constamment des
irrégularités consistant en des double ventes, escroquerie foncière et autres pratiques, objets très
souvent d’actes de vente sous seing prive qui entraine des évictions violentes, des troubles voire
même des bagarres sanglantes. C’est en ce sens que certains tiennent souvent des propos du genre
« Comment est-ce qu’on peut me chasser sans m’indemniser de là où je vie depuis 40 ans avec mes
enfants ? Où veut-on que j’aille maintenant ? »

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Alors, pour lutter contre ce fléau tout en permettant aux Camerounais d’accéder rapidement
et sûrement à la propriété foncière, le législateur Camerounais a, à travers la loi N° 2005/481 DU 16
/12/05 simplifié et raccourci la procédure d’obtention du titre foncier.
Il est à noter qu’il est une constance, c’est que «  l’’une des causes de la corruption en
matière foncière c’est l’ignorance des usagers, qui favorise leur arnaque par des agents véreux »,
d’où l’intérêt de cet opuscule qui se veut être le guide en matière de titre foncier sur le plan
pratique et particulièrement sous l’aspect judiciaire.
Qu’est ce qu’un titre foncier ?
Qu’elle est la procédure d’immatriculation ?
Combien de temps et de moyens faut-il pour obtenir un titre foncier?
Qu’est ce que l’expropriation et quelles en sont les modalités ?
Qu’advient-il en cas de nullité ou de retrait d’un titre foncier ?
Telles sont autant de questions et bien d’autres aux quelles je vais m’évertuer à apporter
des réponses afin d’éclairer la lanterne des uns et des autres.
Le développement qui va suivre se tient en trois parties à savoir le contentieux du titre foncier en
trente questions (Première partie) d’une part, quelques actes de procédures relatifs au contentieux
du titre foncier (deuxième partie) d’autre part et, une présentation de la consécration
jurisprudentielle de la législation en vigueur (troisième partie).

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PREMIERE PARTIE : LE CONTENTIEUX DU TITRE FONCIER EN TRENTE
QUESTIONS

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I- DEFINITION DU TITRE FONCIER

1- Qu’est-ce qu’un titre foncier ?

REPONSE :
Conformément au texte de référence en matière de titre foncier à savoir le décret N°76/165 du 27
avril 1976 fixant les modalités d’obtention du titre foncier, modifié et complète par le décret
N°2005/481 du 16 décembre ne 2005, en son article 1er, il dispose que :
« Le titre foncier est la certification officielle de la propriété immobilière.
Il est inattaquable, intangible  et définitif ».
C’est dire que pour se déclarer propriétaire d’une parcelle de terrain (« propriétaire terrien »), il faut
être titulaire d’un titre foncier valide et valable, non entacher d’aucun vice.

II- LES MODALITES D’OBTENTION DU TITRE FONCIER

2-  Comment obtient-on un titre foncier ?


REPONSE :
L’obtention du titre foncier se fait par la procédure d’immatriculation
Qui peut être :
*Directe :
- c’est la reconnaissance des droits coutumiers ;
- c’est la transmission des droits coutumiers à des tiers à la suite
d’une cession, d’un démembrement ou d’une fusion d’immeubles.

*Indirecte :
-c’ est la concession (pour les terres libres de toute
occupation) à partir du domaine national, octroyée par une autorité administrative ou communale.

3- Qui est habilité à solliciter l’établissement d’un titre foncier ?

REPONSE :
Conformément au décret N° 2005/481 du 16- 12- 2005 ci-dessus cité,
-il faut :
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*être une collectivité coutumière ou en être membre, ou encore toute autre personne
de nationalité camerounaise.
*que cette collectivité, ce démembrement ou cette personne occupe ou exploite la
parcelle dont l’immatriculation est sollicitée.
*que cette occupation ou exploitation soit antérieure au 4-août 1974, date de
publication de l’ordonnance N°74/1 du 6 juillet 1974 fixant le régime foncier au Cameroun.
*  être toute personne déchue de ses droits par application des articles 4,5 et 6 du
décret ci-dessus.
* Pour les non autochtones d’une région, il faut, pour obtenir le titre foncier dans
cette région, passer par l’obtention d’un titre coutumier dénommé « certificat d’abandon de
droit coutumier » cédés par l’autochtone qui vend le terrain et légalisé selon les us et
coutumes au Cameroun.
NB : ce procédé, non prévu par la loi, est un usage pour permettre aux autochtones, qui n’ont
toujours pas les moyens pour procéder à l’immatriculation, de pouvoir céder une parcelle des terres
qu’ils occupent, quitte à l’acquéreur, de procéder par la suite, bien entendu avec le concours du
vendeur, et suivant les modalités légales, à l’immatriculation.

4- Le titre foncier est- il annulable ?

REPONSE :
Il est de principe que le titre foncier une fois établit, est inattaquable, intangible et définitif.
Cependant, et de manière exceptionnelle, sa nullité peut être constatée et déclarée par le Ministre
des domaines, du Cadastre et des affaires foncières (MINDCAF) à conditions que :
a- plusieurs titres soient établis sur le même terrain
b- le titre à annulé ai été établit arbitrairement sans suivi de la procédure
réglementaire ou sur la base d’une procédure autre que celle prévue à cet effet.
c- le titre foncier à été établit en totalité ou en partie sur le domaine public, le
domaine privé de l’état ou d’une collectivité.

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5-Peut-on solliciter avec succès le retrait d’un titre foncier ?

REPONSE :
Le MINDCAF sur recours d’un tiers dont les droits ont été lésés, en cas de faute de l’administration
lors de la procédure de son établissement, peut ordonner le retrait d’un titre foncier. Par exemple,
l’établissement d’un titre foncier sans descente de la commission consultative, ou d’une
commission consultative irrégulièrement composée, ou encore un titre foncier établit sans
considération et en l’absence des voisins, ou même encore, ceux établis alors que le bornage a été
effectué nuitamment.
Dans ce sens, la Cour Suprême du Cameroun a eu à statuer plusieurs fois, comme par exemple dans
l’affaire BINDZI Léopold c/ Etat du Cameroun (MINDAF), jugement (revêtu de la formule
exécutoire) n° 86/2008/CA/CS du 13 Août 2008.

6- Comment procéder pour obtenir le retrait ou l’annulation d’un titre foncier ?

REPONSE :
Pour pouvoir obtenir le retrait ou la nullité d’un titre foncier, vous devez :

a)- Saisir le Ministre des domaines et des affaires foncières par un recours gracieux préalable (on le
dit préalable, parce qu’il est l’étape obligatoire pour pouvoir saisir le juge administratif. Il est
question ici, que l’administration, notamment le MINDCAF, examine votre recours avant que la
justice ne soit saisie) dans un délai de 02 (deux) mois, à compter de la date de prise de
connaissance de l’acte qui vous cause un grief (qui vous cause un tord, un préjudice).

b)- En cas de réponse négative du MINDCAF, vous disposer d’un délai de 03 (trois) mois à compter
de la notification de cette réponse, pour saisir le juge administratif par une requête en recours
contentieux.

De même, en cas de silence du MINDCAF, vous disposer d’un délai de 03 (trois) mois plus 60 jours
(Attention : 60 jours ne sont pas égaux à 02 mois) à compter de la date de dépôt de votre recours
gracieux pour saisir le juge administratif comme ci-dessus.

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La décision (jugement) rendue par le juge administratif est susceptible d’appel devant l’assemblée
plénière de la cour suprême qui, elle, va rendre une décision (arrêt) définitive qui sera exécutoire.
NB :
1. En attendant l’entrée en vigueur des Tribunaux d’instance statuant en matière administrative
prévus par la loi n° 2006/022 du 29 décembre 2006 (les conditions de saisine seront les
mêmes que celles de la Cour Suprême actuellement) , c’est la chambre administrative de la
cour suprême Section du contentieux des affaires foncières et domaniales) qui est
compétente et qui doit donc être saisie en recours contentieux.

2. Veuillez respecter scrupuleusement les délais ci-dessus énoncés car, en cas de dépôt hors
délais, votre recours gracieux comme votre recours contentieux sera déclaré irrecevable pour
forclusion. A cet effet, la chambre administrative de la cour suprême est très claire, elle qui
a dans plusieurs cas déclaré les recours irrecevables pour ce seul et simple motif.
CS/CA. Jugement n° 24/77-78 du 13 juillet 1978. Aff : ESSOMBE NTONGA Gogfroy c/ Etat
du Cameroun
Alors, usagers des domaines et des affaires foncières, respectez les délais de procédure pour
permettre que vos requêtes soient examinées au fond. Car, très souvent, ceux-là dont les
requêtes sont déclarées irrecevables, ont pourtant raison quant au fond.

3. Retenez que vous ne pouvez exercez un recours contentieux (c’est-à-dire saisir le juge
administratif), que si vous avez au préalable, exercé le recours gracieux (c’est-à-dire saisi le
MINDCAF) sans réponse favorable à votre demande.

4. Ne pas confondre nullité et retrait. Chacune de ces notions ayant ses canons respectifs.
Donc, éviter, sous peine de voir votre demande rejetée, d’introduire des actions du genre recours en
nullité et ou en retrait de titre foncier.
Soit vous dites recours en nullité si les conditions de nullité sont remplies, soit alors, si ce sont les
conditions de retrait qui sont réunies, dites recours aux fins de retrait.

5. Toujours joindre à votre recours, une photocopie de l’acte que vous attaquer.

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7- Que faire en cas de lésion des droits lors d’une procédure d’immatriculation ?

REPONSE :
Conformément à l article 2 alinéa 2, 3,4 et 5 du décret 2005/481, aucun recours n’est plus possible
sur le terrain lorsque la procédure d’immatriculation a été régulière. Tout ce qui vous reste à faire,
s’il y a dol ou fraude, c’est d’engager une procédure en dommages et intérêts contre le fraudeur par
devant le juge judiciaire, qui peut être soit le Tribunal de Première Instance (si le montant que vous
réclamer est inférieur ou égal à 10.000.000 FCFA, soit le Tribunal de Grande Instance, si le montant
réclamé est supérieur à 10.000.000 FCFA. Le Tribunal saisi doit être celui du lieu de situation de
l’immeuble.

8- Que faire pour se rassurer quand on veut acquérir un terrain pour lequel le propriétaire
brandi un titre foncier en son nom et prétend qu’il n’est grevé d’aucune charge ?

REPONSE :
Il faut lui demander, à votre futur vendeur, de vous produire un certificat de propriété datant de
moins de 03 (trois) mois et délivré par les services de la conservation foncière, lequel certifie non
seulement que ce vendeur est le véritable propriétaire, mais aussi que le terrain concerné n’est grevé
d’aucune hypothèque, laquelle, si elle existe à votre insu, vous empêcherait de rentrer en jouissance
paisible du terrain que vous aurez acheté.

9- Peut-on obtenir un titre foncier dans les marécages ?


Peut-on également obtenir un titre foncier sur les flans de montagnes ?

REPONSE :
Les zones marécageuses comme les flans de montagnes sont la propriété exclusive de l’Etat et
qualifiées de zones interdites.
Nul ne peut à ces endroits, ni obtenir le titre foncier, ni ériger des constructions.
Par conséquent, toute personne qui y obtiendra un titre foncier par extraordinaire, s’inscrira en faux
au regard de la loi et pourra voir ses constructions détruites par l’autorité habilitée sans aucune
indemnisation ; au contraire, l’autorité administrative pourra procéder à la destruction de ces
constructions et adresser à l’occupant la facture représentant le coût des destructions.

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10- Le propriétaire du titre foncier est votre père. Il décède. Que faire pour les enfants afin de
devenir propriétaire dudit titre foncier pour pouvoir en disposer librement ?

REPONSE :
Pour que les enfants deviennent propriétaires du titre foncier laissé par leur père et portant son nom,
ils doivent procéder par la voie de mutation par décès. Pour ce faire, ils doivent se rapprocher des
services des domaines et des affaires foncières du lieu de l’établissement du titre foncier concerné
munis de la grosse du jugement d’hérédité de leur défunt père.

11- A quel âge peut-on obtenir un titre foncier ?

REPONSE :
L’obtention du titre foncier étant un acte civil, il faut, pour ce faire, avoir atteint l’âge de la majorité
civile qui au Cameroun est fixé à 21 ans suivant les dispositions du code civil version applicable au
Cameroun.
NB : ne pas confondre avec la majorité civile telle que fixée dans les pays occidentaux, ou la
majorité pénale (18 ans) ou encore électorale (20 ans).

12- Un mineur (une personne âgée de moins de 21 ans) peut-il obtenir un titre foncier ?

REPONSE :
Principe : Un mineur ne peut pas obtenir le titre foncier.
Exception : Il peut être obtenu un titre foncier au nom d’un mineur par représentation.
Exemple : Le parent d’un mineur peut, à l’achat d’un terrain et par la suite, à l’immatriculation,
solliciter qu’il soit mentionner dans tous les actes, qu’il achète et immatricule ledit terrain en
représentation, au nom et pour le compte de son enfant mineur nommé X.

13- Que faire si vous vous rendez compte au moment de retirer votre titre foncier qu’il y a des
manquements ou des erreurs (votre nom a été mal écrit par exemple) ?
REPONSE :
Il est de principe que le titre foncier est intangible, c’est-à- dire qu’on ne peut le modifier.
Mais exceptionnellement, en cas d’omission ou d’erreur commise par l’administration lors de son
établissement, ces erreurs ou omissions seront rectifiées par le conservateur foncier.

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De même, des tiers qui se sentiront lésés dans leurs droits par l’établissement d’un titre foncier
solliciteront la rectification dudit titre avec succès.
La chambre administrative de la cour suprême en a ainsi décidé dans le jugement n° 73/89-89 du
26 juin 1989, affaire MBARGA Raphaël C/ Etat du Cameroun.

14- Vous êtes titulaire d’un titre foncier et vous vous croyez seul. Mais un jour, un tiers vous
brandi un autre titre sur la même parcelle. Quel est le sort de vos deux titres fonciers ?

REPONSE :
Les deux titres fonciers sont nuls et ils seront déclarés comme tel par le MINDCAF qui aura été
saisi par la partie la plus diligente, et le terrain sera remis dans son statut d’avant l’avènement des
deux titres, jusqu’à ce que le contentieux clarifie la situation en octroyant de manière formelle à
l’un des protagonistes. Confère Article 2 du Décret n° 76/165 du 27 avril 1976 fixant les conditions
d’obtention du titre foncier, modifié et complété par le décret n° 2005/481 du 16 décembre 2005.

NB : Les différents textes supra visés parlent de MINDAF. Mais depuis la réorganisation de
ce ministère courant 2012, il s’agit désormais du Ministère des Domaines, du Cadastre et des
Affaires Foncières (MINDCAF).

III- L’EXPROPRIATION POUR CAUSE D’UTILITE PUBLIQUE

15- Qu’est-ce que l’expropriation ?

REPONSE :
Elle fait l’objet d’un décret du président de la république.
C’est l’acte par lequel le chef de l’état confirme que les droits de propriété sur une parcelle de
terrain donnée reviennent à l’Etat, et en cas de détention du titre foncier par un tiers, celui-ci est
immédiatement muté au profit de l’Etat. Ca peut être pour la construction d’une route, d’une école
ou d’un hôpital, d’un barrage hydroélectrique, etc….. .

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16- Quelles sont les conditions / la procédure d’expropriation ?

REPONSE :
Elle est régit par la loi N°85/09 du 4 juillet 1985 relative à l’expropriation pour cause d’utilité
publique et aux modalités d’indemnisation :
 il faut un décret du chef de l’Etat
 la récupération du terrain doit l’être dans un but d’intérêt général ou
pour cause d utilité publique
 en principe, l’indemnité doit être préalable
 par exception, avant toute indemnité, l’Etat peut occuper les lieux en
cas d’urgence

Les délais/préavis : principe 6 mois


exception 4 mois en cas d urgence

NB : En cas de décret d’expropriation pour cause d’utilité publique sans indemnisation et que
par la suite l’Etat ne met pas en œuvre le projet pour lequel le décret a été pris, vous qui aviez
été expropriés, êtes en droit de solliciter et d’obtenir la rétrocession de la parcelle de terrain
ayant fait l’objet de l’expropriation.

Attention : En revanche, si vous avez été indemnisés et que l’Etat ne met en œuvre le projet cause
de l’expropriation, vous n’êtes pas en droit et ne pouvez pas réclamer la rétrocession de cette
parcelle de terrain, celle-ci étant devenue la propriété de l’Etat.
En cas même de tentative de votre part de rentrer en possession de pareille terre, vous pourrez être
poursuivi tant au civil qu’au pénal par l’Etat.

IV- LE CONTENTIEUX DU TITRE FONCIER

17- En cas de contentieux quels sont les différents recours ?

REPONSE :

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Le contentieux s’entend ici comme étant tout litige lié à l’obtention du titre foncier. Ainsi, les
différents recours sont :
a – le recours hiérarchique contre les décisions de règlement des litiges est effectué auprès
de l’autorité compétente, dans les délais du recours contentieux.
Exemple : Le recours auprès du gouverneur pour les décisions rendues par le président de la
commission.
b – le recours gracieux préalable à exercer dans les délais de 2 mois suivant la publication de
l’acte attaqué, ou dans les 6 mois en cas de demande d’indemnisation, et, dans les 4 ans en cas
d’abstention d’une autorité ayant compétence liée, est adressé à l’autorité compétente en vue de
corriger une irrégularité.
Exemple : La saisine du MINDCAF afin qu’il annule, rectifie ou retire un titre foncier vicié.
c – le recours contentieux qui est la possibilité offerte à toute personne victime d’un acte
administratif (délivrance du titre foncier) établi en préjudice de ses droits, de saisir le juge
administratif ou judicaire pour en solliciter la rectification, le retrait ou l’annulation, ou encore le
constat de l’existence d’un préjudice pour le juge administratif et, la réparation de ce préjudice,
pour le juge judiciaire. Il doit être exercé dans les 60 jours après le rejet du recours gracieux par le
Ministre.

18 - Quel est le sort d’un titre foncier obtenu sur la base d’un acte de cession établi sous seing
prive ?

REPONSE :
La réponse à cette question est donnée par l’ordonnance N° 74/1 du 6 juillet 1974 fixant le
Régine foncier
Art 8 al1 : « les actes constitutifs, translatif ou extinctifs de droits réels immobiliers doivent
à peine de Nullité être établis en la forme notariée. »
Tout acte de vente de terrain qui n’a pas été établi par devant un notaire est nul et de nul effet.
Pour dire qu’afin de sécuriser toutes acquisitions de terrain, l’acte de vente doit être établi
uniquement par un notaire territorialement compétent (c’est-à-dire un notaire du lieu de situation de
l’immeuble), et non le sous-préfet ou le commissaire de police.

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NB : Pour tout achat de terrain (précisément pour dresser l’acte de vente), n’allez plus chez le
sous-préfet ni chez le commissaire de police, exigez à votre vendeur d’aller directement chez le
notaire.

19 - Quel est le sort d’une cession de droits immobiliers ou d’une location d’un terrain non
immatriculé au nom du vendeur / bailleur ?

REPONSE :
Conformément à l’ordonnance n° 74/1 en son art 8 al 2, sont également nulles de plein droit, les
cessions et locations de terrains non immatriculés au nom du vendeur / bailleur.
NB : La conséquence c’est que si vous êtes le vendeur ou le bailleur dans ce cas, vous encourez
des poursuites judiciaires avec de lourdes sanctions.

20 – A quoi s’exposent ceux qui exploitent ou disposent des terres dont ils n’ont pas la
propriété ?

REPONSE :
Ordonnance n° 74/1, art 8 al3 : « en outre, les vendeurs, le bailleur ainsi que les notaires et greffiers-
notaires auteurs de ces actes sont passibles de peine d’emprisonnement et d’amende.
Il en est de même pour ceux qui :
- vendent ou louent un même terrain à plus d’une personne.
- N’ayant pas qualité procèdent à des ventes/location d’immeubles appartenant à
autrui.
- Les greffiers-notaires ou notaires qui prêtent leur concours aux personnes visées ci-
dessus ou qui passent des actes sur les immeubles situés en dehors du ressort territorial de leur
étude
- Font immatriculer un immeuble en omettant sciemment de faire inscrire des
hypothèques, droits réels ou charges dont l’immeuble est grevé.
- Sans autorisation de la personne qualifiée exploitent ou se maintiennent sur un
territoire dont ils ne sont pas propriétaires. Ils sont déguerpis à leurs frais ».
De même, la loi N° 80/22 du 14 juillet 1980 portant répression des atteintes à la propriété
foncière et domaniale prévoit :

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Art 2 : « sont passibles d’une amende de 50 000 à 200 000 frs et d’un
emprisonnement de 2 mois à 3 mois ou de l’une de ces deux peines seulement :
a – ceux qui exploitent ou se maintiennent sur un terrain sans autorisation préalable du
propriétaire.
b- les agents de l’état convaincus de complicité dans les transactions foncières de nature à
favoriser l’occupation irrégulière de la propriété d’autrui. »
Art 3 : « le déguerpissement peut être ordonné par la juridiction compétente aux frais
de l’occupant ou exploitant du domaine prive de l’Etat ou du domaine national ou public. »
Art 4 : « il en sera de même en cas d’occupation ou exploitation du domaine privé de
l’Etat ou du domaine national ou public ».
Art 5 : « dans le cas prévu à l’art 4, après mise en demeure demeurée sans effet, le
préfet peut ordonner la suppression des ouvrages ou des cultures aux frais de l’’occupant ».

21 – quel est le sort d’un immeuble indivis titré cédé par un seul des coindivisaires sans
le consentement de tous les autres ?

REPONSE :
Nul ne peut être contraint de demeurée dans l’indivision, conformément aux dispositions de
l’article 815 du code civil.
Seulement, conformément à la loi N°80/22 du 14 juillet 1980 portant répression des atteintes
à la propriété foncière et domaniale en son article 1er,
« Est nulle de plein droit et de nul effet, toute cession immobilière à titre onéreux ou gratuit
portant sur une propriété indivise ».
NB : Si dans un titre foncier votre nom figure avec celui de quelques autres, vous comme
eux n’êtes autorisés à disposer seul du titre foncier, sous peine de nullité de l’acte
entrepris.
Pour pouvoir disposer librement et indépendamment des autres de votre parcelle, il vous
faut au préalable sortir de cette indivision.

22
22- Que faire en cas de perte de son titre foncier ?

REPONSE :
En cas de perte de son titre foncier, il faut saisir le Président du Tribunal de Première Instance du
lieu d’établissement du titre foncier perdu (lieu de situation de l’immeuble objet dudit titre) par une
requête aux fins de duplicatum du titre foncier dans laquelle il lui sera également demandé de
déclarer nul et de nul effet le titre perdu entre les mains de quiconque le détiendrai.
Il prendra une ordonnance à cette fin.

23- Que faire lorsqu’on a des intérêts sur un titre foncier et qu’on ne voudrait pas le voir
aliéner par son propriétaire qui est notre débiteur ?

REPONSE :
Il faut saisir le Président du Tribunal de Première Instance du lieu de situation de l’immeuble par
une requête aux fins de prénotation judiciaire (inscription provisoire pour garantir vos droits) à la
suite de laquelle par ordonnance il va interdire toutes transactions sur le titre foncier concerné.
Vous devez par la suite faire notifier cette ordonnance par voie d’Huissier territorialement
compétent au conservateur foncier.
Parallèlement, vous devez introduire une action tendant à faire prononcer l’annulation ou la
modification des droits réels immobiliers concernant ce titre foncier.
Cette procédure est prévue par l’article 163 du décret du 21 juillet 1932, lequel dispose : « Les
inscriptions provisoires ou prénotation judiciaire ne sont possibles qu’au seul cas où la
demande en justice tend à faire prononcer l’annulation ou la modification des doits réels
immobiliers. »

24- Quels sont les problèmes rencontrés lors de l’établissement du titre foncier ?

REPONSE :
Ces problèmes se situent à un double niveau :
1. LES VENDEURS
- Soit ils vendent les terrains qui ne leur appartiennent pas,
- Soit ils vendent le même terrain à plus d’une personne : c’est le phénomène de la double
vente qui génère des procès à n’en plus finir.

23
Conséquence : Des procédures sont engagés en justice pour escroquerie foncière et / ou atteinte à la
propriété foncière et domaniale pour les uns, et en nullité de vente et nullité ou retrait de titre
foncier pour les autres avec des sommes consistantes en dommages et intérêts.

2. LES AGENTS DE L’ADMINISTRATION DES DOMAINES

Ici, sont développées les lenteurs administratives, lesquelles favorisent la corruption, alors même
que la législation en vigueur prévoit 6 mois maximum pour la délivrance du titre foncier.
25- Que faire si votre voisin en accomplissant les formalités sur le terrain pour obtenir son
titre foncier empiète sur le votre ?

REPONSE :
Conformément à l’article 16 du décret n° 2005/481 du 16 décembre 2005 modifiant celui n° 76/165
du 27 avril 1976 fixant les conditions d’obtention du titre foncier, vous disposer d’un délai de 30
jours (NB  : ne pas confondre 30 jours et un mois, car, c’est différent. Et si vous rater les délais,
vous perdrez votre terrain) pour faire opposition (soit par requête, soit par lettre) à
l’immatriculation auprès du conservateur foncier du lieu de situation de l’immeuble à compter de la
date de publication de cette demande d’immatriculation dans le bulletin des avis domaniaux et
fonciers.

Vous pouvez par la suite, en cas d’insuccès, exercer un recours gracieux auprès du Ministre des
domaines et des affaires foncières.
Les autorités des domaines et des affaires foncières recommandent aux titulaires des titres fonciers
de fréquenter régulièrement leurs services pour prendre connaissance de ces bulletins.
Mais seulement, leur prise de connaissance n’est toujours pas une évidence, les usagers ne pouvant
pas passer leur temps à arpenter les couloirs des services des domaines et des affaires foncières.
D’où, dans la pratique judiciaire, le cours du délai de 30 jours à compter de la prise de
connaissance effective de l’acte malveillant posé par le voisin, sauf cas de mauvaise foi
régulièrement établie par ledit voisin.

26- Que faire si vous achetez un terrain et par la suite vous vous rendez compte que votre
vendeur a vendu le même terrain à une autre personne qui, elle, plus diligente que vous, a
obtenu le titre foncier ?

24
REPONSE :
Conformément à l’article 2 du décret n° 2005/481 ci-dessus visé, « Toute personne dont les droits
ont été lésés par suite d’une immatriculation, n’a pas de recours sur l’immeuble, mais seulement, en
cas de dol, une action personnelle en dommages et intérêts contre l’auteur du dol. »
Pou dire que lorsque vous vous retrouvez dans le cas où votre vendeur, revend le terrain qu’il vous
a préalablement vendu, vous n’avez pas à vous attaquer au nouvel acquéreur ni à son titre foncier,
mais plutôt à votre vendeur.
Et contre lui vous pouvez engager une action soit au civil pour restitution de sommes d’argent et
paiement de dommages et intérêts, soit au pénal pour escroquerie foncière et au cours de la
procédure, vous pourrez vous constituer partie civile et solliciter qu’il vous indemnise pour le
préjudice qu’il vous aura causé par son acte cupide.
La cour suprême du Cameroun s’est pleinement prononcée dans le sens de cet article :
CSCA. Arrêt N° 85/CC du 27 mai 1982, Dame NDJOMO c/ LOBE Jean et NJOH Samuel ;
Arrêt du 22 novembre 1984, DJAPAH Pauline c/ TCHOUPA Pierre (RCD n° 30. P 201).

V- LES AVANTAGES DU TITRE FONCIER

27 – une fois titulaire du titre foncier, quelle est la conduite à tenir pour construire une
maison ?

REPONSE :
Par application de la loi N° 76/25 du 14 décembre 1976 portant organisation cadastrale,
vous devez :
 Faire une étude géotechnique, pour garantir de la qualité du sol ;
 Présenter le plan de construction à l’autorité communale du lieu d situation de
l’immeuble.
 payer la taxe foncière.
 Etre muni d’un permis de bâtir dument délivré par le maire

25
28 – Que perd-t-on à ne pas avoir le titre foncière ?

REPONSE :
D’une part, on n’est pas propriétaire du terrain occupé ou exploité. Dans ce cas, en cas
d’expropriation pour cause d’utilité publique, l’exploitant ou l’occupant ne sera nullement
indemnisé pour la valeur du sol.
D’autre part, l’exploitant ou l’occupant ne peut disposer (vendre / louer) de ladite parcelle. Il n’est
qu’un détenteur précaire (détenteur sans droit ni titre).
Par ailleurs, le titre foncier étant une pièce pouvant garantir de manière fiable l’obtention d’un prêt
auprès d’une banque, vous qui n’avez de titre foncier, vous perdez cette opportunité de pouvoir
emprunté auprès d’une banque, bien que vous ayez le terrain.
Alors, propriétaires terriens, faites immatriculer vos terres et vous aurez plus de facilités auprès de
votre banquier, la garantie étant sûre, s’agissant du titre foncier.

29 – Pourquoi le titre foncier ?

REPONSE :
Le titre foncier sert à sécuriser ses droits fonciers en rendant son titulaire juridiquement et
légalement propriétaire.
En cas d’expropriation pour cause d’utilité publique :
a)- Le titulaire d’un titre foncier est indemnisé à la fois pour la valeur du sol et celle des
constructions.
b)- Le non titulaire d’un titre foncier n’est indemnisé que pour le montant des constructions.
c)- Toutefois, les indemnisations concernant les constructions ne seront effectives qu’au cas où le
propriétaire des constructions a régulièrement obtenu des services administratifs concernés (mairie /
communauté urbaine du lieu de situation de l’immeuble), le permis de construire.

Seulement, lorsqu’on est propriétaire foncier, l’on est soumis au paiement de la taxe foncière. Il faut
en conséquence éviter d’avoir de grandes parcelles de terrain et bâtir de gros immeubles, car plus la
propriété et la construction sont grandes, plus aussi les taxes foncières seront élevées.
NB : Quelque soit le nombre d’année que vous faites sur un terrain, tant que vous n’aurez pas le
titre foncier, vous n’en serez pas propriétaires et la conséquence, c’est que vous pourrez être «cassé
et chassé » sans aucune indemnisation.

26
30- A quoi sert un permis de construire ?

REPONSE :
Le permis de construire est prévu par le décret n° 68 / 59 / COR du 30 avril 1968 relatif à la
construction.

a)- Sans permis de construire, l’autorité communale peut ordonner la destruction des constructions
sans indemnisation pour violation des règles régissant les modalités de construction et d’urbanisme
au Cameroun.

b)- Le permis de construire garanti de l’indemnisation du coût des constructions en cas


d’expropriation pour cause d’utilité publique.

VI- QUELQUES RECOMMANDATIONS

Au regard de la situation domaniale et foncière au Cameroun à ce jour, il convient, nous semble-t-il,


nécessaire de faire ces quelques recommandations à l’issue de ce modeste travail :

1- Simplifier au maximum la procédure d’obtention du titre foncier, ce qui évitera aux usagers
des dépenses au noir, sous le prétexte qu’il faut « suivre le dossier » car, comment
comprendre que pour l’obtention d’un titre foncier sur une superficie de 500 m2 au quartier
Nsimbock (zone péri urbaine de Yaoundé), cet usager (qui a préféré garder l’anonymat
comme tant d’autres que nous avons approché) a dû dépensé plus d’un million de FCFA et
attendre tout de même malgré cela un an pour voir aboutir sa procédure en 2012 ;
2- Réduire le coût des frais d’obtention du titre foncier réels ou supposés, qui ne sont pas à la
portée de tous et, pourquoi pas les annulés purement et simplement, la taxe foncière existant,
elle qui est désormais obligatoire et incontournable au moment de l’établissement du titre
foncier.
3- Réduire les délais de délivrance du titre foncier par les agents du service concerné et
préciser ces délais par étape de la procédure ;
4- Sensibiliser les différents intervenants dans le processus d’obtention et de délivrance du titre
foncier sur les risques encourus en cas d’entraves à l’obtention du titre foncier ;
5- Prévoir des sanctions sévères en cas de non respect de ces délais par les agents concernés ;

27
6- Publier les avis de bornage dans un journal d’annonces légales pour une plus large diffusion
et par conséquent, un large champ de prise de connaissance par les usagers.
7- Au service du conservateur foncier, en plus de l’exigence, dans le dossier de constitution de
demande du titre foncier, de la production de l’acte de vente notarié déjà prévu par la loi,
assortir toute entrave à cette prescription de lourdes sanctions.

TOUT CE QUI PRECEDE AURA POUR CONSEQUENCE, SINON DE METTRE FIN,


DU MOINS, DE REDUIRE CONSIDERABLEMENT DES CAS DE FRAUDE ET DE
CORRUPTION DANS LE DOMAINE.
Sont ici interpellés les ministères du domaine et des affaires foncières, de l’habitat et du
développement urbain et de l’agriculture, tous acteurs directs dans le processus d’obtention du titre
foncier.

Ceci afin que ne surviennent plus les cas comme ceux de Ntaba, Warda, Quartier carrière, Carrefour
LISSOUCK à Messa pour Yaoundé, et nouvelle route Bonaberi et parcours vita pour Douala, pour
ne citer que ces cas, dont les propriétaires des immeubles détruis n’ont pas pour la plus part été
indemnisés parce qu’ils étaient soient sans titre foncier, soit sans permis de construire, sans même
les deux pour certains.

A L’TTENTION DES USAGERS ET POTENTIELS ACQUEREURS D’UN TITRE FONCIER,


EN CAS DE DIFFICULTES (LENTEURS ADMINISTRATIVES, EXIGENCES
FINANCIERES ILLEGALES, REFUS DE SIGNATURE…) PAR VOUS RENCONTREES A
QUELQUE NIVEAU QUE CE SOIT DANS LA PROCEDURE D’OBTENTION DU TITRE
FONCIER, VEUILLEZ NOUS CONTACTER POUR UNE ASSISTANCE JURIDIQUE OU
CONTACTER LA CONAC DE TOUTE URGENCE.

28
DEUXIEME PARTIE : QUELQUES ACTES DE PROCEDURES ADMINISTRATIVE
ET JUDICIAIRE RELATIFS AU CONTENTIEUX DU TITRE

FONCIER

29
A- CERTIFICAT D’ABANDON DE DROITS COUTUMIERS
Je soussigné……………………………………………………………………………………………
CNI N°………… délivrée le ………….. à …………par …………. Domicilié(e) à……………
Certifie avoir abandonné à titre définitif mes droits coutumiers à Mme /M……………. CNI
N°……………. délivrée le ……………… à ………………. Par …………….. sur le lot d’une
superficie de ……….m2 de terrain sis à ………………..
A compter de la date de signature du présent certificat, je lui recommande les droits de jouissance et
de disposition à sa guise du terrain suscité devenu désormais sa propriété.
Le présent certificat d’abandon le garanti contre tous troubles et évictions.
En conséquence, toute action actuelle ou éventuelle venant de moi-même, de mes descendant, de
ma famille ou d’un tiers sera nul et de nul effet.
Je lui donne en conséquence tous les pouvoirs d’exercer, usant des moyens légaux, toutes actions
judiciaires pour dommages et intérêts contre tout individu qui le troublera dans sa jouissance.
En foi de quoi, je lui délivre le présent certificat pour servir et valoir ce que de droit.
Fait à ………………….. le……………………..
LE PROPRIETAIRE TERRIEN
M ……………….
Signature…………….
1er témoin……………
CNI N° ……………… Signature………………
2è témoin………………
BENEFICIAIRE AUTORITE COMPETENTE
M ……………………
CNI N° …………….. Signature……………….
Signature…………….
1er témoin …………..
1er témoin……………
CNI N° ……………… Signature………………
2è témoin………………
CNI N° …………….. Signature……………….

30
B- RECOURS GRACIEUX

TIBRE FISCAL Yaoundé le………….


AFF : M. X c/ Mme Y
A
Madame la Ministre des domaines, du Cadastre et des affaires foncières
Yaoundé
Objet : Recours gracieux aux fins de retrait (si se sont ses conditions qui sont réunies)
Ou aux fins d’annulation (si ce sont ses conditions qui sont réunies) du titre foncier n° ……
Madame la Ministre,
J’ai le respectueux honneur de vous saisir par la présente aux fins visées en objet.
En effet, je viens, au cours d’une procédure judiciaire, de découvrir l’existence du titre foncier
incriminé.
Pour une meilleure compréhension de ma démarche, il convient de faire des faits de la situation
décriée avant de procéder à une analyse juridique ;
I. EN FAIT
Ici, il convient de relater les circonstances dans lesquelles le titre foncier a été découvert et ce qu’il
est reproché à son établissement.
EXEMPLE : votre voisin a fait descendre la commission à votre insu ;
Les agents du cadastre ont fait leur descente également à votre insu ;
A la lecture du titre incriminé, vous vous êtes rendu compte qu’il porte le même
numéro que le votre et concerne le même terrain etc……
Soit l’existence de l’une des causes de retrait ou d’annulation ci-dessus évoquées.
II. EN DROIT
Attirer l’attention du MINDCAF sur le fait que le titre foncier incriminer a été délivré en violation
de la loi et dire en quoi. (se reporter au dispositif légal supra évoqué).
C’EST POURQUOI
Je sollicite qu’il plaise à Madame la Ministre, de bien vouloir procéder soit à l’annulation, soit au
retrait du titre foncier n°……….
PJ : Joindre toutes les pièces absolument nécessaires
NOM, PRENOM ET SIGNATURE

31
NB : Si votre recours porte sur plusieurs feuilles, timbrez chacune d’elle sinon votre recours
sera déclaré irrecevable. Il en est de même pour tous les autres actes.
C- RECOURS CONTENTIEUX

TIMBRE FISCAL Yaoundé le………….


AFF : M. X c/ Mme Y

A
Monsieur le Président de la Chambre
Administrative de la Cour Suprême
(Section du Contentieux des
Affaires Foncières et Domaniales)
Yaoundé
Monsieur X, demeurant à ……BP……, ayant pour conseil Maître ………….. Avocat à ………..
BP : ………, Tél : …………………………
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER RESPECTUEUSEMENT :
Qu’il intente par le présent, recours contentieux aux fins de retrait (si se sont ses conditions qui sont
réunies) ou aux fins d’annulation (si ce sont ses conditions qui sont réunies) du titre foncier n° ……
I. FAITS
Reprendre les faits tels qu’évoqués dans le recours gracieux ;
Par la suite, préciser que recours gracieux a été introduit en date du …… et préciser la position du
MINDCAF (s’il a gardé le silence pendant trois mois / si la réponse négative vous a été notifiée à
telle date), laquelle réponse ouvre droit au recours contentieux.
II. MOYENS
Evoquer les moyens en fonction des griefs reprochés.
A chaque grief, correspond un moyen. Et à chaque moyen correspond une motivation légale (vous
devez évoquer la loi qui a été violée, dire en quoi est-ce qu’elle a été violées, puis préciser le tort
que vous fait subir cet état de chose).
III. CONCLUSIONS
Demander aux juges de retenir les conclusions qui s’imposent et que vous leur présenter ;
PAR CES MOTIFS
PLAISE A LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE DE LA COUR SUPRËME

32
Article 1er : Déclarer le recours de sieur X recevable comme introduit dans les délais et forme de la
loi ;
Article 2 : L’y disant fondé,
1- Ordonner le retrait (ou l’annulation) du titre foncier n°……… délivré à Dame Y ;
2- Ordonner le les transcriptions légales de la décision à intervenir partout où besoin sera ;
3- Ici, si l’Etat (représenté par le MINDCAF) est la cause de votre action, (il s’gira alors du
retrait), vous pouvez demander à ce qu’il soit condamner aux dépens
PJ : Joindre toutes les pièces absolument nécessaires, y compris une copie/photocopie du recours
gracieux portant la mention de la décharge du MINDCAF
(NB : Si vous pouvez saisir la Ministre par vous-même, vous ne pouvez saisir le Président de
la Cour suprême de la même manière. La loi vous oblige à constituer avocat. Et si vous n’avez
pas les moyens pour ce faire, vous solliciter la commission d’un avocat d’office.)

33
D- CERTIFICAT DE PROPRIETE

Le Conservateur de la propriété et des droits fonciers du …….. à ……….. soussigné ;


Certifie que l’immeuble urbain non bâti (bâti), sis à ………, d’une superficie de ….. m2,
immatriculé au Livre Foncier du département du …………, volume ….. Folio ………, S/N°
………
Appartient en toute propriété à M/Mme ………………… domicilié(e) à …….., né(e) le …….. à ….
de …… et de ……, camerounais(e) (si le propriétaire est d’une nationalité étrangère, préciser sa
nationalité).
Pour l’avoir acquis par achat en totalité suivant acte n° …….. reçu par Maître ……, Notaire à ……
Ledit titre foncier sur lequel le duplicatum n° 1 a été délivré, n’est à ce jour (……….à …… heure),
grevé d’aucune charge, ni d’aucun droit, conforme aux inscriptions du Livre Foncier du dossier
souche.
En foi de quoi le présent certificat est délivré pour servir et valoir ce que de droit.
Coût : 3.000 FCFA
Qce : n° ……
Date du :

Fait à ………… Le ……………..

Signature et cachet
du conservateur foncier

34
E-PERMIS DE CONSTRUIRE

REPUBLIQUE DU CAMEROUN Ville de ……….


Département du ……….. ARRETE N° ………
Ville de ………. Accordant un permis de
Construire à M/ Mme ……

Le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine / Le Maire de la Commune de ….


Vu la constitution ;
Vu la loi n° 2004/003 du 21 avril 2004 régissant l’Urbanisme au Cameroun ;
Vu la loi n° 2004/017 du 22 juillet 2004 d’orientation de la décentralisation ;
Vu la loi n° 2004/018 du 22 juillet 2004 fixant les règles applicables aux communes ;
Vu le décret n° 68-59/COR du 30 avril 1968 relatif à la construction ;
Vu le décret …../……../CAB/PR du …… portant nomination du Délégué du Gouvernement auprès
de la Communauté Urbaine de …… (ou les références désignant le Maire de la Commune de …….)
Vu le dossier technique n° ……. du ……. Présenté par M/Mme ……. Adresse : BP ……….
Vu l’avis favorable formulé par les services techniques municipaux.
ARRETONS
Article 1er : Le Permis de construire est accordé à M/Mme ………adresse : BP : …….agissant en
qualité de propriétaire pour l’exécution des travaux de …… usage ……. Pour une valeur de …….
FCFA projetées sur le terrain situé au quartier ……..faisant l’objet du titre foncier n° …../……
Communauté Urbaine/ Commune de ……. et dans un délai de deux ans.
A charge pour le demandeur de se conformer aux plans et documents annexés au présent permis,
aux dispositions réglementaires en matière de construction et aux conditions spéciales suivantes.

Article 2 : Mention de la délivrance au permis de construire doit être affichée sur le terrain, par les
soins du demandeur, avant l’ouverture du chantier et pendant toute la durée de ce dernier. Les noms
du propriétaire ainsi que ceux de l’architecte et de l’entrepreneur. S’il en existe, le numéro et la date
de délivrance du permis de construire doivent figurer sur un panneau.

35
Article 3 : Le présent permis de construire est périmé si les constructions ne sont pas entreprises
dans un délai de deux ans.
Il en est de même si les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à deux ans.
Article 4 : Dans un délai de trente jours à dater de l’achèvement des travaux, le bénéficiaire du
permis de construire doit adresser au ( préciser l’autorité signataire) de …… où la construction a été
réalisée, une déclaration d’achèvement des travaux.

Article 5 : Dans le cas où les travaux ont été soit dirigés par un architecte, soit exécuté sous le
contrôle d’un fonctionnaire public, ceux-ci certifient la conformité des travaux.

Article 6 : Dans le cas où les travaux ont été exécutés sans le concours d’un architecte, il est
procédé au récolement des travaux par la commission de récolement qui s’assure de la conformité
des travaux avec les dispositions du permis de construire.

Article 7 : Le récolement des travaux peut être effectué d’office lorsque la déclaration n’a pas été
effectuée à la mairie dans le délai précisé à l’article 4 ou lorsque le délai d’exécution prévu au
permis de construire est dépassé.

Article 8 : Si le récolement fait apparaître que les travaux n’ont pas été effectués dans les
conditions réglementaires ou que les travaux d’aménagement mis à la charge du constructeur n’ont
pas été réalisés, l’intéressé est avisé que le certificat de conformité ne pourra lui être accordé. Cet
avis rappel les sanctions encourues.

Article 9 : L’arrêté accordant le certificat de conformité vaut permis d’habiter.

Article 10 : Le Préfet, le Sous-préfet, le Délégué du Gouvernement, les fonctionnaires du Ministère


des travaux Publics et leurs délégués peuvent à tout moment visiter la construction en cours et
procéder aux vérifications qu’ils jugent utiles.

Article 11 : Les bornes d’immatriculation ne devront être déplacées en aucune façon, ni englobées
dans les maçonneries.

Article 12 : Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés.

36
Article 13 : L’évacuation des eaux pluviales, des eaux et matières usées doit être assurée soit par
l’intermédiaire des réseaux publics, soit à l’intérieur de la parcelle.
Aucun déversement ne peut être effectué sur les propriétés voisines, à moins d’accords préalables
joints à la demande de permis de construire.

Article 14 : Il a été payé pour le présent permis de construire, la taxe de 1%, soit FCFA ……., en
espèces le …….., quittance n° …….

Article 15 : Le présent Arrêté Municipal sera publié et communiqué partout où besoin sera.

A……… Le ………..

Cachet, Nom et signature


de l’autorité
;

37
F- ASSIGNATION EN RESOLUTION D’ACTE DE VENTE
L’an ……..
Et le ……..
A la requête de sieur X, demeurant à………, lequel élit domicile en sa propre demeure aux fins du
présent exploit ;
J’ai Maître ……….. Huissier de justice près la cour d’appel de …….et les tribunaux de ……, y
demeurant, domicilié soussigné ;
DONNE ASSIGNATION A :
Dame Y, demeurant à ……, BP : …… en son domicile où étant et parlant à :

D’avoir à se trouver et comparaître en personne le ………… par devant le Tribunal de Première /


Grande Instance de ………, statuant en matière civile et commerciale en la salle ordinaire de ses
audiences sis au palais de justice de ladite ville ;
POUR :
Attendu que le sieur X a régulièrement acquis un lopin de terre par devant notaire en date du ……
d’une superficie de ……....... objet du titre foncier N°……….. ;
Que contre toute attente, il a, alors qu’il entendait engager les travaux de construction de sa
résidence, reçu de dame Y une sommation en arrêt des travaux sous le fallacieux prétexte qu’elle
serait propriétaire dudit lopin de terre étant titulaire du titre foncier N°……. à elle délivrer en date
du…….. ;
Mais, que vérifications faites, elle a acquise le terrain non seulement par acte sous seing privé, mais
aussi d’une personne sans qualité pour vendre ;
Qu’il s’agit là ni plus ni moins d’un cas de nullité de vente absolue, au regard de l’ordonnance N°
74/1 du 6 juillet 1974 fixant le Régine foncier en son article 8 alinéa 1er ;
Que cette situation préjudiciable aux intérêts du requérant ne saurait outre mesure perdurer, le grief
ainsi constater nécessitant la résolution de ladite vente ;

38
PAR CES MOTIFS
Et tous autres à ajouter, déduire ou suppléer même d’office ;
Vu l’acte de vente dont l’annulation est requise ;
Voir constater que ledit acte a été établi sous seing privé et que le vendeur était sans droit ni titre
pour vendre, ce en violation des dispositions de l’ordonnance n°74/1 du 6 juillet 1974 fixant le
Régine foncier en son article 8 alinéa 1er ;
Voir constater qu’il s’agit d’un cas patent de nullité d’ordre public ;
EN CONSEQUENCE
S’entendre déclarer nul et de nul effet l’acte de vente passé en date du…… entre M. Z et dame Y et
ayant donné lieu au titre foncier n°………….. avec toutes les conséquences de droit ;
Voir enfin condamner dame Y aux entiers dépens ;
SOUS TOUTES RESERVES
Et afin qu’elle n’en ignore et s’y conforme, je lui ai, où étant et parlant comme dessus, remis et
laissé copie du présent exploit dont le coût est de :………………………….. FCFA.
Employé pour copie une feuille de la dimension du timbre à …… F, somme incluse dans le coût de
l’acte.
E……….
T……….
V……….
C………..
P…………
TRANS…..
TVA……...
DEB………
TOTAL

39
G- REQUETE EN REFERES DEVANT LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE DE LA
COUR SUPRÊME
Dames Y et Z, demeurant toutes à………. Et ayant pour conseil Maître ZAGOR, Avocat à
Yaoundé, BP :…… Tél : …… au cabinet duquel elles élisent domicile pour la présente et ses
suites ;
ONT L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER TRES RESPECTUEUSEMENT :
Que par requête aux fins de rectification des titres fonciers déposés par devant la chambre
administrative de la cour suprême du Cameroun le ……………, elles s’attaquaient aux titres
fonciers n°S……et……… aux noms de sieur………. Et autres ;
Qu’exposant alors que suivant jugement n°…… du …….. elles étaient déclarées héritières de leur
feu père et époux le nommé……. ;
Qu’antérieurement au décès du sus nommé et par jugement n°…..du………, de concert avec les
nommés …………………………, il voyait reconnu ses droits sur l’immeuble aujourd’hui objet des
titres de propriété susvisés ;
Qu’aucun abandon de droit par icelui n’ayant été constaté ou tout au moins réalisé, de manière
insidieuse, les détenteurs des titres querellés ont élagué le nom de leur géniteur et époux ;
Qu’une action en rectification étant en cours, sieur …………… et ses comparses ont entrepris des
ventes barbares de l’immeuble de manière à mettre les requérants dans l’impossibilité
d’indemnisation des occupants au jour de la décision.
Qu’aussi, les requérants sollicitent du juge des référés la suspension des effets des titres querellés en
l’attente de la décision à intervenir ;
PAR CES MOTIFS
Et tous autres à ajouter, déduire ou suppléer même d’office ;
Article 1 : Dire et juger les requérants recevables en leur action comme introduite en les formes et
législation en vigueur ;
Article 2 : Constater qu’existe entre les parties, procédures en rectification des titres fonciers
querellés à savoir : n°…………. et n° ………………. .
PAR CONSEQUENT
Au regard des ventes barbares entreprises de l’immeuble ;
Ordonner suspension des effets des titres querellés dans l’attente de la décision en la procédure de
rectification.
SOUS TOUTES RESERVES
40
A …………le………………

H- REQUETE AUX FINS DE DUPLICATUM DU TITRE FONCIER


Titre volé (ou perdu) : n° ……………….

A
Monsieur le Président du Tribunal
de Première Instance de ………...
Dame X, usufruitière de la succession ALPHA, demeurant à ……….. ayant pour conseil Maître
TEX, Avocat BP : ………, Tél : ………., au cabinet duquel elle élit domicile pour la présente et ses
suites ;
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Que son défunt mari était propriétaire d’un immeuble objet du titre foncier n° ……………. ;
Que par jugement en date du ………, le Tribunal de Première Instance de …………. statuant en
matière civile de droit local, a déclaré ouverte la succession et ordonner la liquidation et le partage
des biens laissés par le défunt ;
Mais, que voulant procéder à la structuration de l’assiette successorale, elle sera confronté à
l’absence du titre foncier n°…….. .établissant les droits fonciers de son défunt époux le nommé …..
dont la copie du titre foncier à lui délivrée a été volé (ou perdu) en date du ………… ;
Que pour obtenir duplicatum, la législation en vigueur impose une ordonnance de votre juridiction,
à toutes fins utiles ;
Qu’à ce titre, la requérante, dame X produit une attestation de déclaration de perte (ou vol)
attestation de ce qu’elle n’est détentrice d’aucune copie dudit titre ;
Que pour éviter des éventuels détenteurs à procéder à des opérations matérielles autres que celles à
être entreprises conformément au jugement ci-dessus visé, la requérante voudrait voir le Président
dire nul et sans valeur la copie perdue (ou volée) en date du …………… ;
Que l’action ici introduite est un acte conservatoire ;

C’EST POURQUOI L’EXPOSANTE SOLLICITE QU’IL VOUS PLAISE,


MONSIEUR LE PRESIDENT

Vu l’article 15 alinéa 2 de la loi n° 2006/15 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire,


ensemble l’article 43 (nouveau) du décret n° 2005/481 du 16 décembre 2005 modifiant et
complétant certaines dispositions du décret n° 76/165 du 27 avril 1976 fixant certaines conditions
d’obtention du titre foncier ;
Vu les pièces à l’appui de la présente requête (citer toutes les pièces jointes) ;
Voir autoriser le conservateur foncier d …………….. à établir un duplicatum du titre foncier n° ….
Au nom du propriétaire initial ;

41
Déclarer nul et sans valeur entre les mains de quelque détenteur que ce soit, la copie perdue (ou
volée) ;
Ordonner la publication dans ce sens au bulletin des avis domaniaux et fonciers à la diligence du
conservateur ;
Dire qu’il vous en sera référé en cas de difficultés ;
Dire votre ordonnance exécutoire sur minute et avant enregistrement ;

SOUS TOUTES RESERVES


ET CE SERA JUSTICE
Fait a ………. Le ………….
Nom, signature et cachet de l’avocat

ORDONNANCE N° …………………../
Nous ………………………………………………………………………………………………..
Président du Tribunal de Première Instance de ……………………………….. ;
Vu la requête qui précède, le cas dont s’agit et les pièces jointes (citer toutes les pièces) ;
Vu l’article 15 alinéa 2 de la loi n° 2006/15 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire,
ensemble l’article 43 (nouveau) du décret n° 2005/481 du 16 décembre 2005 modifiant et
complétant certaines dispositions du décret n° 76/165 du 27 avril 1976 fixant certaines conditions
d’obtention du titre foncier ;
Autorisons le conservateur de la propriété et des droits fonciers de ………… avec faculté de
subdélégation, à délivrer à la requérante un duplicatum du titre foncier n° ……………………, au
nom de ………………………….. ;
Déclarons nulle et sans valeur aucune entre les mains de quelque détenteur que ce soit, la copie
perdue (ou volée) ;
Disons qu’à la diligence du conservateur de la propriété et des droits fonciers de ………… et aux
frais de la requérante, avis de la présente ordonnance sera publié au bulletin des avis domaniaux et
fonciers ;
Disons qu’il nous en sera référé en cas de difficultés ;
Disons notre ordonnance exécutoire sur minute et avant enregistrement.

FAIT EN NOTRE CABINET SIS AU PALIS DE JUSTICE DE ………………….

42
LE………………………..

I- ASSIGNATION EN SUPPRESSION D’OUVRAGES

N°………./ REP ASSIGNATION EN SUPPRESSION D’OUVRAGES


L’an deux mil ……………
Et le ………..
A la requête de Dame Mamy NGNANGA, demeurant à……………, ayant pour conseil Maître
ZEMBLA, Avocat, BP : ………, Tél :…………. Au cabinet duquel elle élit domicile pour la
présente et ses suites ;
J’ai, Maître BLA, Huissier de Justice de justice près la cour d’appel de …….et les tribunaux de
……, y demeurant, domicilié soussigné ;
DONNE ASSIGNATION A :
Monsieur ALLO, demeurant à ……, BP : …… en son domicile où étant et parlant à :

Monsieur ECHO, demeurant à ……, BP : …… en son domicile où étant et parlant à :

D’avoir à se trouver et comparaître en personne le ………… par devant le Tribunal de Première /


Grande Instance de ……….. ;, statuant en matière civile et commerciale en la salle ordinaire de ses
audiences sis au palais de justice de ladite ville ;
POUR :
Attendu que la requérante est propriétaire d’un corps de domaine sis à ………... objet du titre
foncier n° ………. Pour l’avoir acquis par achat à sieur………..suivant acte reçu le ……….. par
devant Maître ZIMBABWE Notaire à ……….. ;
Que sans droit ni titre connu à ce jour, sieurs ALLO et ECHO occupent ledit terrain et ont entrepris
des travaux de construction sur ledit immeuble et s’opposent à ce que la requérante puissent jouir de
son bien ;
Que les multiples transactions entreprises par la requérante sont restées vaines et malgré la
sommation à eux servie par mon ministère en date du ………. iceux restent de marbre et prétendent
avoir eux aussi des droits sur ledit immeuble ;

43
Que cet état de chose qui viole l’article 545 du code civil, lequel dispose : « nul ne peut être
contraint de céder sa propriété, si ce n’est pour cause d’utilité publique, et moyennant une
juste et préalable indemnité » ne saurait perdurer et oblige la requérante à solliciter la suppression
des ouvrages érigés par les requis ;
PAR CES MOTIFS
Et tous autres à ajouter, déduire ou suppléer même d’office, ensemble l’article 545 du code civil ;
Y venir les requis à la barre ;
S’entendre ordonner la suppression à leurs frais des ouvrages érigés par sieurs ALLO et ECHO sur
le corps de domaine appartenant) la requérante et d’y faire place nette ce, sous astreinte de …….
FCFA par jour de retard à compter du prononcé de la décision à intervenir ;
Condamner les requis à payer à la requérante la somme de ………FCFA à titre de dommages et
intérêts pour préjudice matériel ;
Condamner les requis aux dépens ;
SOUS TOUTES RESERVES
Afin qu’ils n’en ignorent, je leur ai, où étant et parlant comme dessus, remis et laissé copie du
présent exploit à chacun d’un dont le coût est de :………….FCFA ;
Employé pour copie une feuille de la dimension du timbre à ……. F, somme incluse dans le coût de
l’acte.
E……….
T……….
V……….
C………..
P…………
TRANS…..
TVA……...
DEB………
TOTAL

44
J- REQUETE AUX FINS DE PRENOTATION JUDICIAIRE
A Madame la Présidente du Tribunal
de Première Instance de ……….
Monsieur X, demeurant à …………, agissant es qualité de représentant légal de la succession
BEBELA et ayant pour conseil Maître ZAGOR, Avocat BP : …….. Tél :…………….. ;
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Que le défunt dont il est le représentant légal de la succession était propriétaire du titre foncier n°
……….établi le………… ;
Que concomitamment à l’établissement dudit titre foncier, icelui va devenir impotent jusqu’au
décès survenu le ………….. ;
Que fort de ce subit handicap, il va désigner le requérant à la gestion quotidienne de ses biens
suivant procuration du ……………. De Maître CHICO, notaire à ……………. ;
Que cependant, il vient de découvrir que ce titre a fait clandestinement l’objet d’un démembrement
à la suite d’une vente faite le ………………donnant ainsi naissance au titre foncier n°…………. ;
Que recours en annulation de pareille vente ensemble ledit titre foncier vient d’être déposé à cet
effet par le requérant qui craint aujourd’hui la dissipation complète de ses terres ;
Qu’il y a urgence et péril en la demeure à ce qu’il soit mis un terme à cette situation qui au
demeurant constitue une atteinte grave à ses droits jusqu’à l’issue des litiges en cours en ordonnant
une inscription de prénotation judiciaire sur le titre foncier n° ……………..appartenant à M. Y ;
C’EST POURQUOI L’EXPOSANT SOLLICITE QU’IL VOUS PLAISE,
MADAME LA PRESIDENTE
Vu la présente requête, les pièces à l’appui et les dispositions légales, notamment l’article 163 du
décret du 21 juillet 1932 instituant au Cameroun le régime foncier de l’immatriculation ;
Bien vouloir l’autoriser à faire inscrire une prénotation judiciaire sur le titre foncier n° ……
appartenant à M. Y ;
Ordonner la publication dans ce sens au bulletin des avis domaniaux et fonciers à la diligence du
conservateur ;
Commettre pour y procéder, tout Huissier de Justice territorialement compétent ;
Dire qu’il vous en sera référé en cas de difficultés ;
Dire votre ordonnance exécutoire sur minute et avant enregistrement ;
SOUS TOUTES RESERVES

45
ET CE SERA JUSTICE
Fait a ………. Le ………….
Nom, signature et cachet de l’avocat
ORDONNANCE N° …………………../
Nous ………………………………………………………………………………………………..
Président du Tribunal de Première Instance de ……………………………….. ;
Vu la requête qui précède, le cas dont s’agit et les pièces jointes (citer toutes les pièces) ;
Vu l’article 163 du décret du 21 juillet 1932 instituant au Cameroun le régime foncier de
l’immatriculation ensemble l’article 15 alinéa 2 de la loi n° 2006/15 du 29 décembre 2006 portant
organisation judiciaire ;
Vu l’extrême urgence ;
Autorisons sieur X, demeurant à………..à inscrire une prénotation judiciaire sur le titre foncier
n°…………au nom de sieur Y ;
Disons qu’à peine de caducité, assignation en validité sera donnée au requis et au conservateur
foncier de ………. Dans un délai de 20 (vingt) jours à compter de l’inscription de la présente
ordonnance, au vu du certificat délivré à cet effet par le conservateur ;
Commettons pour y procéder, tout Huissier de justice territorialement compétent ;
Disons qu’il nous en sera référé en cas de difficultés ;
Disons en outre notre ordonnance exécutoire sur minute et avant enregistrement.
FAIT EN NOTRE CABINET SIS AU PALIS DE JUSTICE DE ………………….
LE………………………..

NB : Vous disposer exactement de 20(vingt) jours pour assigner votre adversaire en validité
de cette ordonnance de prénotation judiciaire, faute de quoi elle sera caduque et conséquence,
vous serez appeler à tout reprendre à zéro, avec tout ce que cela génère comme frais.

46
K- ASSIGNATION EN REFERE EN VALIDITE DE PRENOTATION JUDICIAIRE
L’an……………….
Et le ……………..
A la requête de Monsieur ZORRO, demeurant à……………, agissant es qualité d’administrateur
des biens de la succession de feu X, ayant pour conseil Maître BALTIMORE, Avocat, BP : ………,
Tél :…………. Au cabinet duquel il élit domicile pour la présente et ses suites ;

J’ai, Maître BLA, Huissier de Justice de justice près la cour d’appel de …….et les tribunaux de
……, BP : ……….. Tél : ……… y demeurant, domicilié soussigné ;

DONNE ASSIGNATION A :


Monsieur ALLO, demeurant à ……, BP : …… en son domicile où étant et parlant à :

Monsieur le conservateur foncier de ……….. , demeurant à …….. en ses bureaux où étant et


parlant à :

D’avoir à se trouver et comparaître en personne le ………… à (préciser l’heure de l’audience,


celle-ci variant selon les tribunaux) …… par devant Monsieur le Président du Tribunal de Première
Instance de ……….. , siégeant et statuant comme juge des référés en son cabinet sis au Palais de
Justice de ladite ville ;
POUR :
Attendu que le défunt Y était propriétaire du titre foncier n° …………. ;
Attendu que pour son établissement le ……, un procès verbal de bornage sera clos et arrêté le … ;
Que concomitamment à cet établissement, le défunt propriétaire va devenir impotent jusqu’à son
décès le ……….. ;
Que fort de ce handicap subit, il va désigner le requérant à la gestion quotidienne de tous ses biens
suivant procuration générale en date du ………, de Maître ZANGALEWA, Notaire à ……….. ;
Que c’est fortuitement que le requérant découvrira, il n’y a que quelques jours de cela, l’existence
d’un titre foncier n° ………, au nom de Monsieur ALLO dans lequel il est précisé qu’il est issu

47
d’un morcellement du titre foncier n° ……… et dont les actes d’établissement, notamment le procès
verbal de bornage aurait été effectué à la même date que celle du bornage du titre foncier initial ;
Que de même, l’acte de vente à sa base a été conclu alors et surtout que la gestion d’un tel
patrimoine avait déjà été confiée au requérant depuis le ……….. ;
Attendu que pour tenter de reconquérir sa propriété ainsi spoliée, le requérant a saisi le Ministre en
charge des domaines et des affaires foncières du Cameroun en annulation du titre querellé, de même
qu’il a saisi le juge judiciaire aux fins d’annulation de l’acte de vente ayant généré le susdit titre ;
Attendu que l’article 163 du décret du 21 juillet 1932 prescrit que toute demande tendant à faire
prononcer l’annulation ou la modification des droits réels immobiliers ou charges inscrites pourra
être mentionner sommairement sur le titre ;
Qu’il y a donc urgence de déclarer valable l’inscription de prénotation judiciaire ordonnée par
Monsieur le Président de céans jusqu’à parachèvement des procédures en annulation du titre foncier
querellé ;
PAR CES MOTIFS :
Et tous autres à ajouter, déduire ou suppléer même d’office, ensemble l’article 545 du code civil ;
Y venir les requis à la barre ;
Vu le recours intenté par le requérant ;
Au principal :
Renvoyer les parties à se pourvoir ainsi qu’elles aviseront ;
Mais dès à présent, par provision vu l’urgence et le péril en la demeure :
Voir déclarer valide l’inscription de prénotation judiciaire ordonnée sur le titre foncier n° …….
Suivant ordonnance n° …….. du ………, de Monsieur le Président du Tribunal de céans ;
S’entendre condamner le requis aux dépens dont distraction au profit de Maître ZORRO, avocat aux
offres et affirmations de droit ;
Dire l’ordonnance à intervenir exécutoire sur minute et avant enregistrement.
SOUS TOUTES RESERVES
ET CE SERA JUSTICE

48
Et afin qu’il n’ignore et s’y conforme, étant et parlant comme dessus, je lui remets et laisse copie du
présent exploit dont le coût est de :
Employé pour copie une feuille de papier de la dimension du timbre à 1000 F, somme incluse dans
le coût de l’acte.
E……….
T……….
V……….
C………..
P…………
TRANS…..
TVA……...
DEB………
TOTAL

49
L- REQUETE AUX FINS DE LEVEE D’UNE PRENOTATION JUDICIAIRE
A
Madame la Présidente du
Tribunal de Première Instance de …….
Madame LABELLE demeurant à……………, ayant pour conseil Maître ZEMBLA, Avocat, BP :
………, Tél :…………. Au cabinet duquel elle élit domicile pour la présente et ses suites ;
A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :
Que suivant ordonnance n°…………. rendue le ………, par le Président du Tribunal de Première
Instance de céans, elle a sollicité une inscription d’une prénotation judiciaire sur le terrain objet du
titre foncier n° ………du ………….. et ce, jusqu’à l’aboutissement de la procédure d’insertion de
son nom dans ledit titre, elle dont les droits n’avaient malheureusement pas été pris en compte à
l’élaboration du susdit titre ;
Que cette procédure ayant abouti favorablement tel qu’il ressort des grosses des décisions rendues
par la Cour Suprême statuant tant en matière administrative qu’en matière judiciaire, il convient de
donner main levée ;

C’EST POURQUOI L’EXPOSANTE SOLLICITE QU’IL VOUS PLAISE


MADAME LA PRESIDENTE

De bien vouloir donner main levée de la prénotation judiciaire inscrite sur le titre n° …… par
ordonnance n°……. rendue le …………
Ordonner à M le Conservateur foncier de ………. , de procéder comme tel ;
Dire qu’il vous en sera référé en ces de difficultés ;
Dire également votre ordonnance exécutoire sur minute et avant enregistrement.
SOUS TOUTES RESERVES
ET CE SERA JUSTICE
Fait a ………. Le ………….
Nom, signature et cachet de l’avocat

50
ORDONNANCE N° …………………../
Nous ………………………………………………………………………………………………..
Président du Tribunal de Première Instance de ……………………………….. ;
Vu la requête qui précède, le cas dont s’agit et les pièces jointes (citer et joindre toutes les pièces) ;
Vu les articles 163 et suivants du décret du 21 juillet 1932 instituant au Cameroun le régime foncier
de l’immatriculation ensemble l’article 15 alinéa 2 de la loi n° 2006/15 du 29 décembre 2006
portant organisation judiciaire ;
Vu l’extrême urgence ;
Donnons mains levée de la prénotation judiciaire inscrite sur notre ordonnance sur le titre foncier
n°…….. ,en date du ……………
Ordonnons à M le Conservateur foncier de ………, de procéder comme tel ;
Commettons pour y procéder, tout Huissier de justice territorialement compétent ;
Disons qu’il nous en sera référé en cas de difficultés ;
Disons en outre notre ordonnance exécutoire sur minute et avant enregistrement.

FAIT EN NOTRE CABINET SIS AU PALIS DE JUSTICE DE ………………….


LE………………………..

Cachet et signature de
Madame la Présidente du Tribunal

51
ENSEMBLE,

COMBATTONS

LA CORRUPTION

DANS

LE PROCESSUS

D’OBTENTION

DU TITRE FONCIER

52
TROISIEME PARTIE : JURISPRUDENCE DE LA COUR SUPREME DU CAMEROUN

53
1)-

MBARGA ONDOA
DROIT LOCAL
POURVOI N° 37/L/01-02
du 2 janvier 2002
----------
A R R E T: N° 13/L
du 23 décembre 2004
----------
A F F A I R E:
ABOGO Marthe
(Succession MESSI)
BELINGA Jean et AYISSI David
C/
Dame ETOA née MBOM Berthe
--------------
R E S U L T A T:
- La Cour,
- Casse et annule l'arrêt n° 04/L rendu le 16 novembre 2001 par la Cour d'Appel du Sud;
- Remet en conséquence la cause et les parties au même et semblable état où elles étaient avant
ladite décision et, pour être fait droit, les renvoie devant la même Cour d'Appel autrement composée
;
- Réserve les dépens;
- Ordonne qu'à la diligence de Monsieur le Procureur Général près la Cour Suprême, le présent arrêt
sera imprimé et transmis pour être transcrit sur les registres du greffe de la Cour d'Appel du Sud, et
que mention en sera faite en marge ou à la suite de la décision annulée.
------------
PRESENTS:
MM.:
A. DIPANDA MOUELLE, Président de la Cour Suprême,
PRESIDENT
C. ATANGANA, Conseiller
S. MENGUE , Conseiller
R. L. BOUELET, Avocat Général
Maître R. OMGBA, Greffier.
REPUBLIQUE DU CAMEROUN
AU NOM DU PEUPLE CAMEROUNAIS
---- L'an deux mille quatre et le vingt trois décembre ;
---- La Cour Suprême statuant en matière de droit local;
---- En son audience publique ordinaire, a rendu l'arrêt dont la teneur suit:
---- E N T R E: ABOGO Marthe (Succession MESSI),
BELINGA Jean et AYISSI David, demandeurs en cassation représentés par Maîtres EYANGO et
54
KENFACK, avocats associés B.P. 11651Yaoundé ;
D'UNE PART
---- E T ,
---- Dame ETOA née MBOM Berthe, défenderesse à la cassation;
D'AUTRE PART
---- En présence de Monsieur Raymond Landry BOUELET, Avocat Général près la Cour Suprême;
---- Statuant sur le pourvoi formé par Maîtres EYANGO et KENFACK, avocats associés à Douala,
agissant au nom et pour le compte de ABOGO Marthe (Succession MESSI), BELINGA Jean et
AYISSI David, par lettre en date du 04 janvier 2002 reçue au greffe de la Cour d'Appel du Sud le
28 mars 2002, en cassation de l'arrêt n° 04/L du 16 novembre 2001 rendu par la susdite Cour
statuant en matière de droit local dans l'instance opposant
1er rôle
leurs clients à dame ETOA née MBOM Berthe
LA COUR
---- Après avoir entendu en la lecture du rapport Madame Suzanne MENGUE, Conseiller à la Cour
Suprême;
---- Vu les conclusions de Monsieur Martin RISSOUK à MOULONG, Procureur Général près la
Cour Suprême;
---- Et après en avoir délibéré conformément à la loi;
---- Vu le mémoire ampliatif déposé le 23 avril 2002 par Maîtres EYANGO et KENFACK, avocats
associés à Yaoundé ;
Sur le moyen de cassation soulevé d'office, pris de la violation de la loi, mauvaise application de
l'article 8 de l'ordonnance n° 74/1 du 6 juillet 1974 fixant le régime foncier; ensemble violation de
l'article 5 de l'ordonnance n°72/4 du 26 août 1972, insuffisance et défaut de motifs, manque de base
légale;
En ce que
----La Cour d'Appel a ordonné la sortie de dame ETOA née MBOM Berthe de l'indivision du
terrain litigieux acquis par acte sous-seing privé dont ladite Cour a pourtant constaté la nullité, en
relevant que cette nullité ne préjudicie en rien aux droits de ladite partie basés sur le titre foncier ;
----Alors que d'une part, aux termes de l'article 8 de l'ordonnance n° 74/1 du 6 juillet 1974 fixant le
Régime Foncier, comme relevé dans l'arrêt critiqué, les actes
2ème rôle
constitutifs, translatifs ou extinctifs de droits réels immobiliers doivent à peine de nullité, être
établis en la forme notariée;
----Que s'agissant ainsi d'une nullité d'ordre public qui peut être invoquée en tout état de cause, elle
ne saurait être couverte par l'obtention du titre foncier issu de l'acte vicié;
----Que d'autre part, aux termes de l'article 5 de l'ordonnance n°72/4 du 26 août 1972, toute décision
de justice doit être motivée en fait et en droit à peine de nullité d'ordre public, l'insuffisance de
motifs équivalant au défaut de motifs;
----Attendu en l'espèce que pour ordonner la sortie d'indivision de dame ETOA née MBOM Berthe
du terrain objet du titre foncier n° 22578 du Mfoundi, l'arrêt attaqué énonce:
«Considérant que par l'Attestation de Reconnaissance d'indivision signée d'accord parties le 10
janvier 1985 sur ledit terrain de 3 hectares, 540 ares et 02 centiares sis à Yaoundé 1er au lieu dit
OKOLO, MESSI Hubert, BELINGA Jean et AYISSI David, tous originaires de cette localité,
reconnaissaient à feue MBOM Rose Mireille des droits d'exploitation et d'occupation coutumière
sur une parcelle de 02 hectares dans la perspective de voir l'aboutissement de la procédure
d'obtention du titre foncier; 3ème rôle
«Que cette manifestation de leur intention commune doit être prise en compte dans les opérations
de partage subséquentes;

55
«Considérant qu'aux termes de l'article 8 de l'ordonnance n° 74/1 du 6 juillet 1974, les actes
constitutifs, translatifs et extinctifs de droits réels immobiliers doivent à peine de nullité être établis
en la forme notariée;»
«Qu'il échet de constater le caractère nul de l'acte de vente sous-seing privé passé le 18 août 1978
qui au demeurant ne préjudicie en rien le terrain et droits basés exclusivement et irréversiblement
sur le titre foncier;»
----Attendu qu'en se contentant de ces énonciations sans indiquer les modalités de cette sortie
d'indivision qui n'était plus fondée sur l'acte sous-seing privé annulé, le juge d'appel a
insuffisamment motivé sa décision, tout comme il a méconnu le caractère d'ordre public prévu par
la législation foncière reprise ci-dessus;
----D'où il suit que le moyen est fondé et que l'arrêt attaqué encourt la cassation;
PAR CES MOTIFS
---- Casse et annule l'arrêt n° 04/L rendu le 16 novembre 2001 par la Cour d'Appel du Sud;
---- Remet en conséquence la cause et les parties au même et semblable état où elles étaient avant
ladite décision et, pour être fait droit, les renvoie devant la même Cour d'Appel autrement composée
; 4ème rôle
----Réserve les dépens;
----Ordonne qu'à la diligence de Monsieur le Procureur
Général près la Cour Suprême, le présent arrêt sera imprimé et transmis pour être transcrit sur les
registres du greffe de la Cour d'Appel du Sud et que mention en sera faite en marge ou à la suite de
la décision annulée;
---- Ainsi jugé et prononcé par la Cour Suprême en son audience publique ordinaire du vingt trois
décembre l'an deux mille quatre, en la salle des audiences de la Cour où siégeaient:
---- MM.: Alexis DIPANDA MOUELLE, Président de la Cour Suprême, PRESIDENT
Clément ATANGANA, Conseiller
Suzanne MENGUE, Conseiller
----En présence de Monsieur Raymond Landry BOUELET, Avocat Général, occupant le banc du
Ministère Public;
----Avec l'assistance de Maître Raphaël OMGBA, Greffier ;
---- En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le Président, les Conseillers et le Greffier;
---- Approuvant mot rayé nul ;
LE PRESIDENT, LES CONSEILLERS, LE GREFFIER./
5ème et dernier rôle

56
Cour Suprême du Cameroun
Chambre Administrative
Recours n° 152/2001-2002
Du 05 juillet 2002
Affaire :
BINDZI Léonard
Contre
Etat du Cameroun
(MINDAF)
Jugement n° 86/2008/CA/CS
Du 13 août 2008
COMPOSITION :
MM.
FOMBE Richard, Conseiller à la Chambre Administrative, Président
SANDEU Emmanuel, Conseiller
NJUMBE Ernest, Conseiller
MBENGUE Georges, Avocat Général
Mme KANA Chimène, Greffier
RESULTAT :
(Voir le dispositif)
REPUBLIQUE DU CAMEROUN
Paix – Travail – Patrie
Au nom du peuple Camerounais
L’an deux mille huit
Et le treize août
La Chambre Administrative de la Cour Suprême
Réunie au Palais de Justice à Yaoundé, en la salle
Des audiences de le Cour ;
A rendu en audience publique de vacation, conformément à la loi, le jugement dont la teneur suit ;
Sur le recours intenté ;
PAR :
Le sieur BINDZI Léonard, ayant pour conseil Maître TIGA NKADA Pierre, Avocat BP : 5874
Yaoundé, demandeur ;
D’une part,
CONTRE :
L’Etat du Cameroun (Ministère des Domaines et des Affaires Foncières –MINDAF), défendeur ;
D’autre part,
En présence de Monsieur MBENGUE Georges, Avocat Général à la Cour Suprême ;
LA CHAMBRE ADMINISTRATIVE ;
Vu la requête du sieur BINDZI Léonard en date du 06 février 2002 enregistrée le même jour au
greffe de la Chambre Administrative de la Cour Suprême sous le numéro 639 ;
Vu les pièces du dossier ;

57
Vu la loi n° 2006/016 du 29 décembre 2006 fixant l’organisation et le fonctionnement de la Cour
Suprême ;
Vu la loi n° 2006/022 du 29 décembre 2006 fixant l’organisation et le fonctionnement des
Tribunaux Administratifs ;
Vu le décret n° 2006/465 du 20 décembre 2006 portant nomination des Magistrats au siège de la
Cour Suprême ;
Vu l’ordonnance n° 193 du 07 mars 2007 de Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême
portant répartition des Conseillers dans les Chambres Judiciaire et Administrative de la Cour
Suprême ;
Après avoir entendu en la lecture du rapport Monsieur SANDEU Emmanuel, Conseiller à la Cour
Suprême ;
Oui le sieur BINDZI Léonard, demandeur, en ses observations orales présentées par Maître TIGA
NKADA Léonard, son conseil ;
Nul pour l’Etat du Cameroun (MINDAF), défendeur, ayant produit son mémoire en défense en date
du 29 juillet 2003, mais non représenté à l’audience bien que régulièrement convoqué suivant avis
du Greffe n° 6508/LG/CS/CAY du 23 juillet 2008 notifié le 31 juillet 2008 suivant exploit de
l’Huissier de Justice Maître BILOA Marie Fidelia ;
Le Ministère Public entendu en ses conclusions ;
Après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Attendu qu’aux terme de l’article 119 (2) de la loi n° 2006/022 du 29 décembre 2006 fixant
l’organisation et le fonctionnement des Tribunaux Administratifs ;
« En attendant la mise en place des juridictions prévues par la présente loi, la Chambre
Administrative de la Cour Suprême exerce provisoirement leurs attributions.
A cet effet, les sections de ladite Chambre statuent par jugement, en premier ressort et à charge
d’appel ou de pourvoi devant les sections réunies » ;
Attendu que par requête en date du 06 février 2002 enregistrée le même jour au Greffe de la
Chambre Administrative de la Cour Suprême sous le numéro 369, le sieur BINDZI Léonard ayant
pour conseil Maître TIGA NKADA Pierre, Avocat au Barreau du Cameroun BP : 5874 à Yaoundé,
a saisi la susdite juridiction aux fins de retrait du titre foncier n° 13.932/MFOUNDI délivré au sieur
NGANGUE NSEKE ;
Attendu que ladite requête est ainsi libellée :
« Monsieur BINDZI Léonard, demeurant à Yaoundé, ayant pour conseil Maître TIGA NKADA
Pierre, Avocat au Barreau du Cameroun BP : 5874 Tél/Fax : 20.90.85
« A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER RESPECTUEUSEMENT
« Qu’il sollicite le retrait du titre foncier n° 13.932/MFOUNDI du 10 février 1984 obtenu d’une
manière frauduleuse par feu NGANGUE NSEKE Félix suite à une transaction immobilière passée
par devant Maître KACK KACK, alors Notaire à Yaoundé. La saisine de la juridiction devient
nécessaire consécutivement au silence observé par l’administration suite au recours gracieux
préalable ;
« FAITS ET PROCEDURE
« Par devant Maître MBOUDOU AHANDA, Notaire à Yaoundé, sieur BINDZI Léonard et feu
NGANGUE NSEKE Félix passaient un acte de vente d’un immeuble au lieu dit NGOA à Yaoundé ;
« La contenance superficielle dudit était de 6275 m2 moyennant la somme de 4.650.225 francs
CFA ;
« Maître MBOUNDOU AHANDA en dressera acte les 20 mars 1980 et 06 février 1984, sieur
NGANGUE obtiendra son morcellement ;
« Sans qu’ils aient passé un autre acte, les services des domaines vont délivrer à partir des
références du 1er acte un autre titre foncier n° 13.932/MFOUNDI à sieur NGANGUE lui attribuant
un immeuble d’une contenance superficielle de 2 ha 08 a 40 ca ;

58
« Saisi par un recours gracieux préalable, enregistré le 1er Octobre 2001, le Ministère de
l’Urbanisme et de l’Habitat en gardera silence, toute chose assimilée à un rejet, d’où la saisine de la
Chambre Administrative ;
« SUR LA FRAUDE
« En ce que :
« En vertu de l’article 2 (3) du décret n° 76/165 du 27 avril 1976 : « Le Ministre chargé des
domaines peut en cas de faute de l’administration, résultant notamment d’une irrégularité commise
au cours de la procédure d’obtention du titre foncier, et au vu des actes authentiques produits,
procédé au retrait du titre foncier irrégulièrement délivré » ;
« Ainsi :
« Il appert que BINDZI Léonard et NGANGUE n’ont passé qu’un seul acte notarié enregistré le 08
février 1984 vol 20, folio 22, case et Bd 2370/1 ;
« Et
« Cet acte a servi d’obtention du titre foncier 13.932/MFOUNDI ;
« Curieusement
« En établissant le titre foncier 13.932/MFOUNDI, à base des éléments de l’unique acte de vente, il
y a tout eu fraude ;
« Ainsi
« Le retrait du titre foncier querellé devient évident et le recours recevable ;
« POURQUOI
« Monsieur BINDZI sollicite qu’il plaise à Monsieur le Président
« L’y recevoir en son recours ;
« Vu l’article 2 (3) du décret n° 76/165 du 27 avril 1976 ;
« Décider que le titre foncier n° 13.932/MFOUNDI obtenu à base de l’acte de vente relatif au titre
foncier n° 13.931/MFOUNDI a été obtenu frauduleusement ;
« Décider qu’il y a lieu à retrait dudit titre foncier ;
« Décider que la superficie de 2 ha 08 a 40 ca fait partie intégrante du titre foncier n°
5890/MFOUNDI ;
« Sous toutes réserves » ;
Attendu que le représentant de l’Etat du Cameroun, Madame HEUKANE Céline, a déposé le 29
juillet 2003 ses observations ainsi libellées :
« Attendu que par recours en date du 04 mars 2003, enregistré au Greffe de la Chambre
Administrative sous le numéro 425, sieur BINDZI Léonard, ayant pour conseil Maître TIGA
NKADA Pierre, a saisi la Chambre Administrative de céans aux fins de suspension des effets du
titre foncier 13932/MFOUNDI établi le 10 février 1984 au nom de NGANGUE NSEKE Félix ;
« SUR LES FAITS DE LA CAUSE
« Attendu que le requérant par le biais de son conseil soutient qu’il a passé un acte de vente devant
notaire sur son titre foncier n° 5890/MFOUNDI avec sieur NGANGUE NSEKE Félix sur une
parcelle de 6275 m2 au lieu dit NGOA (NGOUSSO) au prix de 4.650.225 FCFA ;
« Que cet acte a abouti à l’établissement du titre foncier n° 13931/MFOUNDI au nom du mis en
cause ;
« Que curieusement sans qu’un autre acte soit passé entre les deux parties, sieur NGANGUE s’est
servi du même acte de vente pours se faire établir le titre foncier 13932/MFOUNDI le 10 février
1984 à l’insu du recourant ;
« Qu’entre temps le recourant a continué à jouir de son titre foncier jusqu’au décès de sieur
NGANGUE lorsque sa succession révélera être propriétaire du titre foncier n° 13932/MFOUNDI ;
« Qu’il a vainement saisi l’administration compétente aux fins de retrait du titre foncier querellé
sans suite d’où le présent recours contentieux ;

59
« Qu’il a également saisi le Tribunal de Première Instance de Yaoundé pour prénotation du titre
foncier litigieux, ce qui lui a été accordé, mesure qui n’a pas pour autant empêché la succession
NGANGUE d’opérer les actes translatifs de propriété sur l’immeuble concerné ;
« SUR LES MOYENS DE LA CAUSE
« Attendu que les articles 16, 17 et 18 de la loi n° 75/17 du 8 décembre 1975 fixant la procédure
devant la Cour Suprême statuant en matière administrative stipulent que le sursis est de la
compétence de la Chambre Administrative ;
« Que l’administration s’étant servie du même acte de vente pour délivrer un second titre foncier à
sieur NGANGUE, s’est rendue coupable de faute ou mieux de fraude justifiant le retrait du titre
foncier litigieux ;
« Que la délivrance dudit titre foncier cause un préjudice au recourant et nécessite une mesure
urgente afin d’éviter le désordre ;
« Mais attendu que ces moyens ne sauraient prospérer ;
« Que sieur BINDZI ne rapporte aucune preuve qu’il n’a jamais été au courant de l’existence du
titre foncier contesté depuis 1984 alors qu’il est bien soutenu dans son recours qu’il a continué à
jouir de son titre foncier en y installant d’autres acquéreurs ;
« Qu’il n’y a pas urgence à suspendre encore les effets du titre foncier litigieux du moment où le
titre foncier en cause fait déjà l’objet d’une prénotation judiciaire ;
« Attendu que le recours du sieur BINDZI ne mérite pas un examen particulier conformément à
l’article 7 du décret 75/17 précité qui dispose :
« Sous peine de forclusion, les recours contre les décisions administratives doivent être introduits
dans un délai de 60 jours… » ;
« Que le recourant a attendu 18 ans pour saisir la Chambre Administrative et évoquer l’urgence de
réparer un préjudice qu’il subit depuis tant d’années ;
« Qu’il y a lieu de rejeter sa demande ;
« PAR CES MOTIFS
3Et sans d’autres à ajouter s’il y a lieu ;
« Rejeter le recours de sieur BINDZI pour forclusion ;
« Le condamner aux entiers dépens » ;
Attendu que dans son mémoire en réplique en date du 19 novembre 2003 enregistré le même jour
au Greffe de la Chambre Administrative de la Cour Suprême sous le numéro 196, BINDZI Léonard
a soutenu ce qui suit :
« FAITS ET PROCEDURE
« Par requête en date du 11mars 2003, feu BINDZI a saisi Monsieur le Président de la Chambre
Administrative de la Cour Suprême aux fins d’y voir icelui ordonner le sursis, ce avec toutes les
conséquences de droit, les effets du titre foncier n° 13932/MFOUNDI du 10 février 1984 ;
« Qu’auparavant, il avait saisi la juridiction administrative par un recours contentieux tendant au
retrait dudit titre foncier, parce que sa délivrance aura été émaillée de fraude, et compte tenu du
préjudice qu’il subissait la mesure sollicitée s’avérait opportune ;
« Venant en discussion, l’Etat du Cameroun (MINUH), par observations en date du 29 juin 2003,
conclut au rejet du recours pour forclusion, parce que l’action aurait été initiée 18 ans après
délivrance du titre foncier ;
« DISCUSSION
« En ce qui concerne le recours contre la décision administrative doit être intenté dans un délai fixé
par la loi, faut-il surtout que l’élément générateur d’un préjudice soit connu de la victime ;
« Or, le recourant en son temps jouissait de son titre foncier jusqu’au jour où il apprendra que le
morcellement avait été fait sur ledit titre, sommation servie et procédure déclenchée par la
succession NGANGUE ;

60
« Alors sur ces entrefaites, il saisira vainement l’autorité administrative compétente, pour enfin
s’adresser à la juridiction administrative ;
« Et entre temps bien qu’ayant obtenu une ordonnance de prénotation judiciaire, l’Etat du
Cameroun s’est refusé d’inscrire cette prénotation, et s’est employé à délivrer deux titres fonciers à
tiers ;
« Ainsi il a paru nécessaire de s’adresser une fois de plus à la juridiction administrative ;
« D’où la mesure sollicitée ;
« Dès lors la forclusion relevée, désuète, ne saurait prospérer ;
« Cependant le sursis, mesure essentiellement conservatoire et provisoire, tend à préserver les
intérêts de toutes les parties en attendant que le juge de fond vide sa saisine ;
« Ainsi le juge à ce stade de la procédure, n’a pas à se prononcer sur la valeur de l’argumentation du
recourant et examiner le fond de l’affaire, mais seulement au vu des éléments produits et du
préjudice qui résulterait, à prendre des mesures nécessaires et urgentes ;
« Or les actes translatifs de propriété opérés par la succession NGANGUE suffisent à traduire le
préjudice, par la diminution de la propriété primaire ;
« Egalement ces actes produisent « des conséquences sur lesquelles il serait difficile par la suite de
revenir » ;
« La demande de sursis sollicitée, recevable en la forme, mérite d’être accueillie favorablement ;
« PAR CES MOTIFS
« Voir adjuger à la concluante l’entier bénéfice du dispositif de la requête de feu BINDZI en date du
11 mars 2003 ;
« Décider que feu NGANGUE n’a jamais porté à la connaissance de feu BINDZI l’existence du
titre foncier querellé ;
« Décider qu’aussitôt que la succession NGANGUE s’est reconnue propriétaire dudit immeuble, et
en l’excluant, feu BINDZI a saisi l’autorité administrative compétente, puis la juridiction
administrative ;
« En conséquence
« Rejeter la prétendue forclusion élevée ;
« Déclarer que les actes de transfert de propriété opérés par la succession NGANGUE auront « des
conséquences sur lesquelles il serait difficile par la suite de revenir » ;
« Décider que la demande formulée est recevable, et y faire droit ;
« Sous toutes réserves et ce sera justice ;
« Profonds respects » ;
SUR LA RECEVABILITE DU RECOURS
Attendu qu’aux termes de l’article 12 de l’ordonnance n° 72/6 du 26 août 1972 fixant l’organisation
de la Cour Suprême ;
« … Le recours devant la Cour Suprême n’est recevable qu’après rejet d’un recours gracieux
adressé au Ministre compétent ou à l’autorité statutairement habilitée à représenter la collectivité
publique ou l’établissement public en cause ;
« Constitue un rejet du recours gracieux le silence gardé par l’autorité pendant un délai de trois
mois sur une demande ou réclamation qui lui est adressée ;
« Le recours gracieux doit, à peine de forclusion être formé :
« a) Dans les deux mois de publication ou de notification de la décision attaquée … » ;
« Que par ailleurs, l’article 7 de la loi n° 75/17 du 8 décembre 1975 fixant la procédure devant la
Cour Suprême statuant en matière administrative dispose que :
« 1°) Sous peine de forclusion, les recours contre les décisions administrative doivent être introduits
dans un délai de 60 jours à compter de la décision de rejet du recours gracieux visé à l’article 12 de
l’ordonnance n° 72/6 du 26 août 1972 ;

61
« 2°) Ces délais courent, pour les actes qui doivent être notifiés, du lendemain du jour de leur
notification à personne ou à domicile » ;
« Attendu qu’il ne ressort pas des pièces du dossier de la procédure que BINDZI Léonard ai été au
courant de l’existence du titre foncier n° 13932/MFOUNDI querellé, la vente consentie à
NGANGUE le 08 février 1984 par devant notaire ayant abouti à l’établissement d’un titre foncier n°
13931/MFOUNDI ;
Attendu que c’est courant Octobre 2001 qu’à la suite des actes d’aliénation effectués par la
succession de feu NGANGUE sur ce qu’il savait être sa propriété qu’il a été mis au courant de
l’existence du titre foncier numéro 13932 et il a aussitôt saisi le Ministre de l’Urbanisme et de
l’Habitat de son recours gracieux le 1er Octobre 2001 ;
Qu’ayant attendu en vain pendant les trois mois réglementaires la réponse de cette autorité, soit
jusqu’au 1er janvier 2002, il a introduit son recours contentieux le 06 février 2002 avant l’expiration
le 29 février 2002 du délai de 60 jours prévu par la loi ;
Qu’il y a donc lieu de conclure, contrairement aux assertions du représentant de l’Etat, que le
recours de BINDZI est recevable pour avoir été introduit dans les forme et délai de la loi ;
AU FOND
Attendu qu’aux termes de l’article 1er alinéa 3 du décret n° 76/165 du 27 avril 1976 fixant les
conditions d’obtention du titre foncier ;
« L’enregistrement d’un droit dans un registre spécial appelé Livre Foncier emporte
immatriculation de ce droit et le rend opposable aux tiers » ;
Que par ailleurs l’article 2 alinéa 3 du même texte dispose que :
« Toutefois, le Ministre chargé des domaines peut, en cas de faute de l’administration, résultant
notamment d’une irrégularité commise au cours de la procédure d’obtention du titre foncier, et au
vu des actes authentiques produits, procéder au retrait du titre foncier irrégulièrement délivré » ;
Qu’en l’espèce, le bordereau analytique du titre foncier n° 13931 du 10 février 1984 laisse
apparaître les mentions suivantes :
« Bureau de Yaoundé, dépôt 10 février 1984, folio 9 n° 12715, Livre Foncier du département du
Mfoundi ;
« Suivant acte reçu à Yaoundé les 20 mars 1980 et 06 février 1984 par Maître MBOUDOU
AHANDA Guillaume Denis, Notaire enregistré (Actes Civils) le 08 février 1984 volume 20, folio
22, case Bd 2370/1 ;
« Monsieur BINDZI Léonard, chauffeur demeurant à Yaoundé Ministère de la Jeunesse et des
Sports) né vers 1927 de MANGA BINDZI et MBEZELE METOUGOU, Camerounais ;
« A vendu pour le prix de 4.650.225 (quatre millions six cent cinquante mille deux cent vingt cinq)
francs ;
« A Monsieur NGANGUE NSEKE Félix, Administrateur Civil Principal, actuellement Secrétaire
Général du Ministère des P.T. demeurant à Yaoundé ;
« Une parcelle de terrain urbain non bâti situé à Yaoundé, au lieu dit NGOA, d’une superficie de
6275 m2 prélevée sur l’immeuble plus grand objet du titre foncier n° 5890/MFOUNDI,
conformément au procès verbal de morcellement clos et arrêté le 11 mars 1980 par Monsieur
WONGOUM LEUNDEU Etienne, technicien principal du cadastre ;
« Pour former le nouveau titre foncier n° 13931 ;
« En conséquence du dépôt d’une expédition dudit acte, l’immeuble distinct né de ce morcellement
est immatriculé au livre foncier du département du Mfoundi volume 69 folio 176 n° 13931 au profit
de Monsieur NGANGUE NSEKE Félix ;
« Yaoundé, le 10 février 1984 »
Que par ailleurs le bordereau analytique du titre foncier n° 13932 du 10 février 1984 querellé
contient les mêmes mentions suivantes, à l’exception de la superficie vendue ;

62
« Bureau de Yaoundé, Dépôt 10 février 1984, folio 9 n° 12715, Livre Foncier du département du
Mfoundi ;
« Suivant acte reçu les 20 mars 1980 et 0- février 1984 par Maître MBOUDOU AHANDA
Guillaume Denis, Notaire, enregistré (Actes Civils) le 08 février 1984, volume 20, folio 22, case Bd
n° 2370/1 ;
« Monsieur BINDZI Léonard, chauffeur, demeurant à Yaoundé (Ministère de la Jeunesse et des
Sports) né vers 1927 de MANGA BINDZI et de MBEZELE METOUGOU, Camerounais ;
« A vendu au prix de 4.650.225 (quatre millions six cent cinquante mille deux cent vingt cinq)
francs ;
« A Monsieur NGANGUE NSEKE Félix, Administrateur Civil Principal, actuellement Secrétaire
Général du Ministère des P.T. demeurant à Yaoundé ;
« Une parcelle non bâtie d’un terrain urbain situé à Yaoundé, au lieu dit NGOA, d(une superficie de
2 ha 08 a 40 ca, prélevée sur l’immeuble plus grand objet du titre foncier n° 5890/MFOUNDI,
conformément au procès verbal de morcellement clos et arrêté le 11 mars 1980 par Monsieur
WOUGOUM LEUNDEU Etienne, technicien principal du cadastre, pour former le nouveau titre
foncier n° 13932 ;
« En conséquence du dépôt d’une expédition dudit acte, l’immeuble distinct né de ce morcellement
est immatriculé au Livre Foncier du département du Mfoundi, volume 69 folio 177 n° 13932 au
profit de Monsieur NGANGUE NSEKE Félix ;
« Yaoundé, le 10 février 1984 » ;
Attendu qu’il ressort des constations ci-dessus que le même acte notarié ayant servi à une première
immatriculation au livre foncier sous le numéro 69 folio 176 objet du titre foncier n°
13931/MFOUNDI est le même qui a été utilisé pour une seconde immatriculation au livre foncier
sous le numéro 177 pour aboutir à la délivrance du titre foncier querellé n° 13932/MFOUNDI, en
violation des dispositions légales susvisées ;
Qu’il s’en suit que le recours est justifié et qu’il y a lieu d’ordonner le retrait du titre foncier n°
13932/MFOUNDI irrégulièrement délivré avec toutes les conséquences de droit ;
Attendu qu’en vertu de l’article 55 de la loi n° 2006/022 du 29 décembre 2006 susvisée, la partie
qui succombe est condamnée aux dépens ;
PAR CE MOTIFS
Statuant publiquement, contradictoirement à l’égard des parties, en matière administrative, à
l’unanimité des Membres et en premier ressort ;
DECIDE
er 
Article 1 : Le recours du sieur BINDZI Léonard est recevable en la forme ;
Article 2 : Au fond, il est justifié ; il est par conséquent ordonné le retrait du titre foncier n°
13932§MFOUNDI délivré au sieur NGANGUE NSEKE ;
Article 3 : Les dépens sont laissé à la charge du Trésor Public ;
Ainsi jugé et prononcé par la Chambre Administrative de la Cour Suprême en son audience
publique de vacation du mercredi treize août deux mille huit, en la salle des audiences de la Cour,
où siégeait :
Messieurs :
- FOMBE Richard, Conseiller à la Cour Suprême, ………… Président

- SANDEU Emmanuel, Conseiller

- NJUMBE Ernest, Conseiller

- En présence de Monsieur MBENGUE Georges, Avocat Général à la Cour Suprême,


occupant le banc du Ministère Public ;
63
- Et avec l’assistance de Madame KANA Chimène, Greffier ;

En foi de quoi le présent jugement a été signé par le Président, les Conseillers et le Greffier ;
En approuvant – mot(s) – ligne(s) rayé(s) nul(s) ainsi que – renvoi(s) en marge -/-

DETAIL DES FRAIS


Mise au rôle ………………….. 10.000
Copies rapport et
Conclusions ……………………10.000
Expédition jgt ………………….. 7.500
TOTAL………………………….27.500

64
VII- PHOTOS D’ILLUSTRATION

Une vue du quartier Ntaba à Yaoundé après la démolition de toutes les maisons qui y étaient
construites sans titre foncier ni permis de construire.

65
Sources : Cameroon Tribune, repris par UN HABITAT dans Profil de Yaoundé

66
VIII- DOCUMENT DE PRESENTATION DE LA WORLD WIDE LAW AND
DEVELOPMENT

WORLD WIDE LAW AND DEVELOPMENT ORGANISATION


QUI SOMMES NOUS?
La WWLD est une association de droit camerounais, apolitique et à but non lucratif, récépissé de
déclaration n° 0813/RDA/JO6/BAPP du Préfet du Mfoundi.

I. NOTRE VISION
Une vision d’espoir : Nous croyons en une société dans laquelle toute personne doit être à
même d’apporter du soi-même pour un monde meilleur en respect et en application des objectifs du
millénaire pour le développement.

II. NOTRE MISSION


Contribuer à un mieux être des populations défavorisées devant permettre d’aboutir au
développement national et mondial.

III. NOS OBJECTIFS


* Contribuer au soutien d’une croissance et d’un développement intégral des populations à
travers le développement et le renforcement des capacités individuelles et collectives.
* Promouvoir l’encadrement et l’épanouissement des individus.
* Promouvoir et vulgariser la connaissance du droit.
*Assister juridiquement et judiciairement de manière bénévole toutes personnes démunies,
avec un accent sur les mineurs et les femmes.
* Contribuer à la réduction des inégalités.
* Promouvoir les approches participatives selon le genre.
* Accompagner les populations pauvres vivant en milieux urbain et rural dans l’amélioration de
leurs conditions de vie.
* Promouvoir l’amélioration de la gouvernance et soutenir l’émergence d’une société civile
forte au Cameroun.
* Contribuer au soutien d’un développement et d’une croissance intégrale de la tendre enfance,
de la jeunesse et de la femme.

67
IV. NOS STRATEGIE ET METHODE DE TRAVAIL

A. NOTRE STRATEGIE
Pour atteindre ses objectifs, la World Wide Law and Development s’appuie sur des ressources
matérielles et humaines adéquates et de qualité.
Nous entendons à cet effet procéder de la manière et dans les domaines suivants ce,
conformément à nos buts :
- Mise sur pied des projets (montage, implémentation, gestion, suivi et évaluation)
- Assistance et accompagnement / coaching
- Rédaction d’actes de procédures administratives (ASSOCIATIONS, ONG, GIC, MICRO
FINANCES, SOCIETES,…..)
- Etudes
- Leadership
- Lobbying
- Genre et développement
- Plaidoyer
- Assistance juridique et judicaire bénévole
- Consultations
- Développement local / Décentralisation / Gouvernance
- Renforcement des capacités / Formations
- Soutien psychologique / Counseling
- Ecoutes / Conseils
- Management
- Eau et assainissement
- Développement urbain
- Appui à la structuration de la société civile
- Facilitation des ateliers et séminaires
- Publications

B. NOTRE METHODE DE TRAVAIL


Notre méthode de travail consiste en :
 La recherche – action participative

68
Toutes nos actions seront, autant que faire se peut, précédées d’études, de recherches et
d’analyses. Le processus est participatif car impliquant les populations à tous les nivaux (étude du
milieu, identification des besoins au choix des axes de travail, de l’exécution à l’évaluation des
actions entreprises).
 L’appui / Accompagnement
Nous accompagnons les activités initiées par les acteurs à la base à travers un renforcement
technique, matériel et/ou financier.
 L’approche genre
Un accent particulier est mis sur la promotion et l’implication de la femme dans tous les
processus liés au développement.
 La bonne gouvernance
Nous contribuons à toutes les étapes au processus de bonne gouvernance par des séminaires et
ateliers de formation et l’élaboration de documents permettant la vulgarisation et partant une large
connaissance des droits et devoirs par les citoyens.

 L’assistance juridique et judiciaire des personnes démunies, avec un accent particulier


sur les mineurs et les femmes.
Nous conseillons toutes personnes nécessiteuses et assistons les suspects dans les unités de
police et de gendarmerie d’une part, et les inculpés, prévenus et accusés devant les juges
d’instruction et les tribunaux et cours, d’autre part.
Nous aidons également dans la rédaction de tous actes.
 Les mobilisations sociales dans un but éducatif
 La promotion des droits sociaux de base
 La préservation de l’environnement

V. LES BENEFICIAIRES
Les populations des couches défavorisées (primeur aux mineurs et aux femmes).

A. NOS RESSOURCES
Des juristes chevronnés, experts en développement organisationnel, une équipe de consultants
de qualité et de compétences diverses mobilisables au besoin.

B. NOS PROGRAMMES
Nos activités s’organisent au tour de quatre grands programmes à savoir :

69
1)- Le programme de promotion des droits de l’homme et de la gouvernance
2)- Le programme de sensibilisation et de protection des droits des consommateurs
3)- Le programme de lutte contre la corruption
4)- Le programme d’appui au développement local

C. Personne à contacter
Responsable Juridique :
KAMDEM SOP Michel
Tél : (237) 74.35.46.36 / 99.81.93.72
E-mail : michel_du007@yahoo.fr
Coordonnées complètes :
BP : 5550 Yaoundé-Cameroun
Tél : (237) 22.79.79.80 / 99.81.93.72 / 74.35.46.36
E-mail : wwldwwld@yahoo.com
Adresse : Quartier Jamot, entrée J2K_INSPAD, 2ème portail à droite

QUATRIEME DE COUVERTURE
70
Cet opuscule part d’un constat qui est que nonobstant les efforts menés tant par les autorités
publiques que la doctrine et la jurisprudence, les citoyens camerounais dans une grande majorité,
demeurent dans l’ignorance de la législation foncière en générale et de celle du titre foncier
spécifiquement. Ce qui a pour conséquence la multiplication des contentieux fonciers.
Même le recueil de textes et l’opuscule (qui nous a inspiré dans le présent travail) élaborés et mis à
disposition des populations par le Ministère des domaines et des affaires foncières courant 2008
(malheureusement pas largement diffusés), se sont avérés limités, au regard du contentieux foncier
de plus en plus important devant les juridictions.
En outre, l’auteur à travers cet opuscule, vise un objectif global : la prise de connaissance de la
législation en matière de titre foncier et partant, la sauvegarde de leur patrimoine foncier par les
propriétaires fonciers.
Ce document se veut être le vade mecum en matière de contentieux du titre foncier au Cameroun.
Ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ?

KAMDEM SOP Michel est consultant en droit. Candidat à un Master en


contentieux et Arbitrage des Affaires à l’Université Catholique d’Afrique
Centrale, il est à ce jour Responsable Juridique de le Société DOVV
DISTRIBUTION SARL et par ailleurs Président de la World Wide Law and
Development Organisation, une association de droit camerounais apolitique et
à but non lucratif qui agit dans les domaines des droits de l’homme et
gouvernance, la protection des consommateurs, la lutte contre la corruption et
le développement local.
Il jouit d’une longue expérience et expertise en cabinet d’avocats, période (12 ans) pendant laquelle
il a été confronté à plusieurs cas de contentieux relatifs au titre foncier ce, après des études en droit
couronnées par une maîtrise en droit des affaires à l’Université de Yaoundé II-Soa.
Il est né le 30 juillet 1971 à Abong-Mbang, dans la province (aujourd’hui région) de l’Est-
Cameroun. E-mail : michel_du007@yahoo.fr

Copyright wwldwwld@yahoo.fr; Tous droits de reproduction réservés.


Danger le photocopiage tue le livre

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