Vous êtes sur la page 1sur 17

Traitement du signal

SOMMAIRE

INTRODUCTION ................................................................................................................. 2

1. l’échantillonnage................................................................................................................ 3

2.Théorème de Shannon ........................................................................................................ 5

3.le filtrage du signal ............................................................................................................. 6

3.1.Définitions ................................................................................................................... 6

3.1.1.Filtre ...................................................................................................................... 6

3.1.2.Filtre passif ........................................................................................................... 6

3.1.3.Filtre actif.............................................................................................................. 6

3.1.4Gain d’un filtre ...................................................................................................... 6

3.1.5ordre d’un signal .................................................................................................... 7

3.2. Types de filtres ........................................................................................................... 8

3.2.1.Filtre passe-bas ..................................................................................................... 8

3.2.2 Filtre passe-haut ................................................................................................ 10

3.2.2 Filtre passe bande ............................................................................................. 11

3.2.3.Filtre coupe bande ou réjecteur ........................................................................... 12

4.Quantification ................................................................................................................... 13

4.1. Quantification linéaire .............................................................................................. 14

4.2. Quantification non-linéaire ....................................................................................... 14

5.Codage .............................................................................................................................. 15

CONCLUSION ET WEBOGRAPHIE ................................................................................ 16

Elève ingénieur des mines


2
Traitement du signal
INTRODUCTION

L’analogique et le numérique sont deux procédés pour transporter et


stocker des données (De type audio, photo, vidéo…). L’analogique est né avec
le début de l’électricité tandis que le numérique est apparu plus récemment avec
l’ère de l’informatique. Le principe de l’analogique est de reproduire le signal à
enregistrer (audio, vidéo…) sous forme similaire sur un support (magnétique en
général). En numérique le signal analogique à enregistrer est converti en
numérique grâce à un convertisseur analogique>numérique. Après cette
conversion le signal n’est plus qu’une suite de " 0 " et de " 1 " c’est à dire un
signal à deux amplitudes au lieu d’une infinité en analogique. Une fois sous cette
forme le signal peut être copié et transmis sans pertes car au lieu de transporter
un signal dont l’amplitude doit varier fidèlement à l’original on transporte un
signal formé de seulement deux amplitudes (par exemple 0=0volt et 1=5volts).
Ainsi lorsqu’un parasite perturbe un signal analogique, en numérique ce parasite
aura aucun effet. Afin de transformer un signal analogique en signal numérique,
il est nécessaire de passer par une succession d’étapes qui vont permettre
d’assurer le bon fonctionnement du procédé. Dans un premier temps il va falloir
échantillonner le signal, c’est-à-dire le transformer en une série d’échantillons
de valeurs. Puis il faudra le filtrer pour isoler la partie du signal qui nous
intéresse. Enfin, il faudra attribuer à chaque échantillon une valeur numérique.

Elève ingénieur des mines


3
Traitement du signal
1. l’échantillonnage

L’échantillonnage est le prélèvement de la valeur du signal continu x(t) à des intervalles


de temps tn. Généralement les tn sont régulièrement espacés ;Te= tn+1-tn est appelé période
d'échantillonnage. On obtient la suite de valeurs xe(t) = {x(tn)} avec tn= nTe. Pour réaliser cette
prise d’échantillons, on multiplie le signal analogique par ce que l’on appelle un trait
d’impulsion de Dirac.
Soit un signal continu :

Si l'on veut traiter un signal par voie numérique à l'aide d'un calculateur, il faut le représenter
au préalable par une suite de valeurs numériques ponctuelles prélevées régulièrement ou
irrégulièrement. Un tel prélèvement est appelé échantillonnage.
Un échantillonnage représente ma un signal par une suite de valeurs ponctuelles :

La représentation numérique des échantillons requiert une opération complémentaire de


quantification et de codage, dont la nature et les conséquences sont examinées dans le prochaine
séance. L’ensemble réalise une fonction de conversion analogique-numérique A/N, (Dite
Analog to Digital ou A/D en Anglais).

Elève ingénieur des mines


4
Traitement du signal

Réversibilité : Seules les conditions théoriques, irréalisables parfaitement dans la


pratique (voir théorème de Paley-Wiener), permettent une reconstitution exacte du signal
analogique à partir de ses échantillons. La procédure d'échantillonnage introduit toujours une
distorsion qu’il convient de limiter à un niveau acceptable.

Elève ingénieur des mines


5
Traitement du signal
2.Théorème de Shannon

La connaissance de plus de caractéristiques du signal permet sa description par un


nombre inférieur d’échantillons, par un processus d’acquisition comprimé. Dans le cas général,
le théorème d’échantillonnage énonce que l’échantillonnage d’un signal exige un nombre
d’échantillons par unité de temps supérieur au double de l’écart entre les fréquences minimale
et maximale qu’il contient.

Dans le cas le plus courant la fréquence minimale du signal est négligeable par rapport
à la fréquence maximale et le théorème affirme simplement : la représentation discrète d’un
signal exige des échantillons régulièrement espacés à une fréquence d’échantillonnage
supérieure (fe) au double de la fréquence maximale présent dans ce signal. Le théorème de
Shannon ou théorème d’échantillonnage établit les conditions qui permettent
l’échantillonnage d’un signal de largeur spectrale et d’amplitude limitée.

Elève ingénieur des mines


6
Traitement du signal
3. le filtrage du signal
3.1. Définitions

3.1.1. Filtre
On parle de filtrage de signal lorsqu'on atténue (la suppression est difficile) ou
favorise dans un signal (électrique ou autre) des fréquences par rapport à d'autres. Un
filtre est la solution technique permettant de filtrer.

3.1.2. Filtre passif


Un filtre passif fait appel à des éléments passifs. En conséquence le signal de
sortie ne peut jamais être supérieur au signal d'entrée. Dans le cas de filtres électriques,
les filtres passifs sont composés de résistances, de condensateurs et de bobines.

3.1.3. Filtre actif


Un filtre actif est composé d'éléments actifs (transistors, amplificateurs
opérationnels...) qui permettent d'avoir des amplitudes du signal de sortie supérieures
aux amplitudes du signal d'entrée.

3.1.4 Gain d’un filtre


En électronique, le gain désigne la capacité d'une fonction à augmenter la
puissance ou l'amplitude d'un signal d'entrée. L'unité du gain est le DECIBEL ou Db.

Un gain nul signifie que le signal de sortie à la même amplitude que le signal d'entrée.

Elève ingénieur des mines


7
Traitement du signal
3.1.5 ordre d’un signal

L'ordre d'un filtre définit sa capacité à atténuer les fréquences. Plus l'ordre est
élevé, plus la pente de l'intervalle de fréquence (souvent l'octave ou la décade) et de
l'amplification est élevée.

Ainsi un filtre du :

• 1° ordre atténue les fréquences de 6dB/Octave ou 2 0 dB/decade

• 2° ordre atténue les fréquences de 12dB/Octave ou 40 dB/decade

Elève ingénieur des mines


8
Traitement du signal

3.2. Types de filtres

Selon les fréquences à exclure, les filtres peuvent être de 4 types caractérisés par
leur gabarit. Le gabarit indique les fréquences limites (fc : fréquence de coupure) que
doit respecter le filtre.

• Filtre passe bas

• Filtre passe haut

• Filtre passe bande

• Filtre coupe-bande ou réjecteur de Bande

3.2.1. Filtre passe-bas


Un filtre passe-bas laisse passer les fréquences basses et atténue les fréquences
hautes.

Elève ingénieur des mines


9
Traitement du signal

ω = 2.Π.f Vout=Vo et Vin=vi

• Si f→0 alors lim(H(jω))=1 donc Vo = Vi

• Si f→∞ alors lim(H(jω))=0 donc Vo = 0

Ci-dessous, la transformation d'un signal carré par un filtre passe bas. On peut
remarquer l’atténuation des raies dans la représentation fréquentielle.

Elève ingénieur des mines


10
Traitement du signal

3.2.2 Filtre passe-haut

Un filtre passe-haut laisse passer les fréquences hautes et atténue les fréquences
basses.

ω = 2.Π.f

• Si f→0 alors lim(H(jω))=0 donc Vo = 0

• Si f→∞ alors lim(H(jω))=1 donc Vo = Vin

Elève ingénieur des mines


11
Traitement du signal

3.2.2 Filtre passe bande

Un filtre passe-bande est un filtre ne laissant passer qu’une bande ou intervalle de


fréquences compris entre une fréquence de coupure basse et une fréquence de coupure
haute du filtre. Il cumule le fonctionnement du filtre passe-bas et du filtre passe-haut.

3.2.3. Filtre coupe bande ou réjecteur


Un filtre coupe-bande aussi appelé filtre réjecteur de bande est un filtre
empêchant le passage d'un intervalle de fréquences. Il est composé d'un filtre
passe-haut et d'un filtre passe-bas dont les fréquences de coupure sont souvent
proches mais différentes, la fréquence de coupure du filtre passe-bas est
systématiquement inférieure à la fréquence de coupure du filtre passe-haut.

Elève ingénieur des mines


12
Traitement du signal

ω = 2.Π.f

• Si f→0 alors l'impédance de L=0Ω et Vo=Vi

• Si f→∞ alors l'impédance de C=0Ω donc Vo = Vi

• Entre les fréquences de coupure le circuit LC est résistif et Vi est atténué.

Elève ingénieur des mines


13
Traitement du signal
4.Quantification

La quantification est le procédé qui permet d’approcher un signal continu par les valeurs
d’un ensemble discret d’assez petite taille. On parle aussi de quantification pour approcher un
signal à valeur dans un ensemble discret de grande taille par un ensemble plus restreint.
L’application la plus courante de la quantification est la conversion analogique-numérique mais
elle doit le développement de sa théorie au problème de quantification pour la compression de
signaux audio ou image. le but de la quantification est, à partir d’une valeur d’entrée donnée
d’un espace E, de déterminer la valeur la plus proche dans l’ensemble F d’arrivé. Dans le cas
d’une conversion analogique-numérique l’ensemble E est continu, on peut prendre E=R et
l’ensemble d’arrivé est discret de taille finie.

La quantification de façon pratique se fait par l’approximation de chaque


valeur de s(t) par sq=nq.

Elève ingénieur des mines


14
Traitement du signal
4.1. Quantification linéaire

q=constante, quelque soit l’amplitude de s(t).

Il y a différentes possibilités de centrage de la caractéristique de l’organe de


quantification :

Si la quantification est assez fine :

4.2. Quantification non-linéaire

(1) Comprimer la dynamique du signal à quantifier,

(2) quantifier à l’aide d’un convertisseur linéaire.

Les fonctions de compression utilisées font l’objet de normes. Par exemple


pour la quantification des signaux téléphoniques dans les réseaux de
télécommunication : loi. μ au Japon et aux USA, loi + en Europe.

Elève ingénieur des mines


15
Traitement du signal
5.Codage

On appelle codage la transformation des différentes valeurs quantifiées en langage


binaire.

Remarque : On définit les multiples (SI) et binaires de l’octet suivants :

Cette distinction n’est malheureusement pas appliquée par le grand public ou


les fabricants : on parle ainsi kilooctet à la place de kibioctet. Cela crée des
confusions : un disque de 100 gigaoctets à la même capacité qu’un disque de
93,13 gibioctets.

Exemple : Le nombre N d’octets nécessaires pour "décrire" numériquement


une minute de son est :

N = F ×(Q/8) × 60 × n

Avec F : fréquence échantillonnage en Hz, Q : quantification en bits et n :


nombre de voies (si le son est stéréo, n = 2 ; en mono : n = 1). N s’exprime en
octet.

Déterminer le nombre d’octet nécessaires pour une minute d’en CD audio


(44,1 kHz et 16 bits, stéréo).

N = 44 100 × (16/8) × 60 × 2 = 10 584 000 octets=10 584 000/1024=10 335 kio


=10 335/1024= 10, 9 Mio. Soit 10,9 Mo pour le grand public !

Elève ingénieur des mines


16
Traitement du signal
CONCLUSION

Pour conclure, il conviendra de dire que la numérisation peut garantir la qualité d'un signal ou
la réduire volontairement car elle permet de :
• Diminuer le coût de stockage.
• Possibilité d'effectuer une plus grande variété de traitements.
• Tenir compte du nombre de valeurs nécessaires selon l'application (par exemple sur un
signal vidéo noir et blanc, il s'agirait du nombre de nuances de gris.)
• Tenir compte des limitations mémoires et termes de mémoire et de vitesse de calcul.
Malgré tout, il est nécessaire de tenir compte de certains paramètres. En effet, un mauvais choix
de la fréquence d'échantillonnage peut complètement déformer le signal d'origine ou nécessiter
un espace mémoire conséquent, ce qui dans certains cas peut devenir handicapant.

WEBOGRAPHIE
https://julien-gislard.developpez.com/tutoriels/numerisation/

http://fcosinus.free.fr/articlenum/numérique.html

https://www.wikipedia.org/

Elève ingénieur des mines


17