Vous êtes sur la page 1sur 13

Chapitre II

CRISTALLOGRAPHIE
Classification des matériaux: Il existe deux classes de matériaux: les matériaux
cristallins et les matériaux amorphes.

Les matériaux amorphes sont caractérisés par un désordre moléculaire à grande distance. Il est
plus difficile d’étudier la structure de ces matériaux, car ils sont inaccessibles aux rayons X.

Dans un solide cristallin, les atomes sont arrangés régulièrement dans l’espace, constituant
ainsi un réseau tridimensionnel caractérisé par une grande cohésion.

La cristallographie: est une branche des sciences qui étudie la structure et les propriétés
des cristaux de l’aspect macroscopique à l’échelle atomique.

Les structures cristallines: la structure cristalline est composé d’un réseau des points
appelé nœuds, à ces nœuds en associé un motif d’atomes.

Ces répétitions des motifs dans les 3 dimensions non coplanaires (n’appartient pas au même
plan) qui nous décrit la structure cristalline
Le réseau peut être décomposé en cellules ayant les mêmes symétries que le réseau complet :
ce sont les mailles élémentaires

Le réseau peut être vu comme des mailles élémentaires qui se juxtaposent (se mettent cote à
cote)

Les mailles élémentaires peuvent être classées suivant les 14 réseaux spatiaux de Bravais,
répartis en 07 systèmes cristallins
Les structures cubiques sont parmi les plus courantes, ce sont donc celles-ci qui seront
étudiées

STRUCTURE CUBIQUE SIMPLE

Les atomes sont placés à chaque sommet du cube, ils sont en contact entre
eux le long d’une arête du cube

STRUCTURE CUBIQUE CENTREE

Neuf atomes sont nécessaires pour décrire cette structure.


L’atome du centre possède huit voisins régulièrement
répartis autour de lui. Les centres de ces huit atomes
voisins forment un cube. Le contact entre les atomes n’a
lieu qu’avec celui du centre.

STRUCTURE CUBIQUE A FACES CENTREE

Dans ce réseau, en plus des atomes placés aux sommets


du cube, se trouve un atome au milieu de chacune des
faces. Ici, il n’y a pas d’atome au centre du cube. Le
contact entre atomes a lieu le long des diagonales des
faces.

2. Direction cristallographique:

On appel direction cristallographique une droite passant par 2 nœuds du réseau et donc par
une infinité de nœuds. C’est donc une droite qui passe par l’origine et un point de
coordonnées (x, y, z). Elle est représentée par les indices u, v et w, ces indices sont donnés
entre crochets droit [u v w]

Remarque:

- De façon générale les indices u, v et w d’une direction portant le vecteur période sont
données par l’équation suivante:

r  u a  vb  wc 1 
Où u, v et w sont des entiers positifs, négatifs ou nuls et a, b et c sont les vecteurs
périodes du réseau considéré.
- Pour mettre en place une direction indice u, v et w dans un réseau donné, il faut énoncer une
règle simple mais essentielle à savoir que tout nœud du réseau peut jouer un rôle d’origine de
ce réseau.

Par exemple: pour trouver les indices de la direction P0 opposée de la direction 0 P il suffit de
déplacer l’origine du réseau au nœud « P » et d’aller vers le nœud « 0 » en appliquant
l’équation (1), on obtient ainsi les indices -1, -1, -1 pour la direction P0

- On note un indice négatif en mettant le signe (-) au dessus de l’indice

Détermination des indices u, v et w

- Déterminer la position des points de l’espace par rapport à l’origine; c’est-à-dire les
coordonnées du point de l’espace (x, y, z).

- Réduire des 3 fractions au PPDC.

- Suppression des dénominateurs; les numérateurs restants sont les indices u, v et w de la


direction

Exemple: Soit un point N de coordonnées (2/3, ½, 1)


représenter la direction 0N (0: origine) et déterminer ces
indices.
3. Famille de direction cristallographique:

Dans un réseau de Bravais, certaines directions sont dites équivalentes, c’est-à-dire qu’elles
ont le même module de leurs vecteurs période.

De telles directions forment une famille de directions u, v et w que l’on note entre crochet
incliné <u v w>

Exemple 1: Prenons un réseau C.F.C et dénombrons le nombre de directions équivalentes que


contient la famille <1 1 0>

Le module de son vecteur période = a 2

Etant données les symétries du cube, il est facile d’en déduire :

- Que toutes les diagonales des faces xy, yz et xz auront le même vecteur période.

- Pour dénombré toutes les directions de la famille <1 1 0>, il suffit de permuter les
indices et de changer leurs signe pour obtenir ainsi 12 directions équivalentes dans la
famille <1 1 0> du réseau C.F.C.

   
xy 11 0 11 0 11 0 11 0

  0 11 0 11
yz 0 11 0 11

   
xz 1 0 1 1 0 1 1 0 1 1 0 1

Par contre:

Exemple 2: Famille <1 1 0> dans le réseau orthorhombique à face centrée, les vecteurs
périodes a, bet cont des modules différents.

Plan

   
xy 11 0 11 0 11 0 11 0
4-Plan réticulaire- Indices de Miller:

On peut regrouper tout les nœuds d’un réseau cristallin en famille de plans parallèles
équidistants appelés: Plans réticulaires.

La distance entre 2 plans réticulaires est la distance interréticulaire

Dans le repère, le plan coupe chacun des axes aux points M1 (n1,0,0), M2 (0,n2,0) et M3
(0,0,n3) (Figure). Le plan contenant les nœuds M1, M2, M3 est un plan réticulaire qui sera
défini par des indices (h k l) appelés INDICES DE MILLER. Ces indices sont calculés
comme suit:

a) Intersections (x, y, z) du plan avec les trois axes

b) Inverses des intersections (1/x, 1/y, 1/z).

c) Réduction au même dénominateur.

d) (h k l) sont les numérateurs.

Les indices d’un plan sont des entiers. Ils sont toujours
donnés entre parenthèse.

Important: les indices d’un plan correspondent aux indices de la direction perpendiculaire à
ce plan.

Autre exemple:

Le plan passant par O, dans ce cas on ne peut pas obtenir les


valeurs d’intersections avec les axes, donc on doit déplacer
l’origine en O`, ce qui permet d’obtenir les intersections 1,
1 et -1 et appliquons les étapes, on obtient les indices de

Miller (h k l) qui sont 1 1 1. 

* Comme les directions on notera le signe (-) au dessus de l’indice négatif.

Remarque: tout plan dont l’un des indices de Miller égal à zéro sera parallèle à l’axe
correspondant à cet indice.
Exemple:

Tout les plans // ont les mêmes indices de Miller, de plus si les 2 plans //
sont symétriques par rapport à l’origine choisi, leurs indices de Miller
sont égaux mais de signe opposé.

 Pour mettre en place un plan dans une maille si on connait ces indices:

On applique les 4 étapes décrites précédemment mais dans l’ordre inverse

 
Exemple: le plan 1 1 0

On prend les inverses des indices

On obtient x = -1

y=1

z=∞

Le plan est donc // à l’axe z, il coupe l’axe x en -1a et l’axe y en 1b.

5- Famille des plans {h k l}:

Ensemble des plans équivalents ayant pour indices h, k et l qui peuvent être permutés et
changés de signe.

Exemple: famille {1 1 0} dans le réseau cubique (a = b = c)

- On trace le plan (1 1 0)

- Ce plan est un rectangle dont les vecteurs périodes sont égaux à a et à a 2

- on constate aisément que dans ce réseau cubique, il existe d’autres plans particuliers
qui admettent (1 1 0) comme indice (même surface).

- en dénombre total 6 plans particuliers qui appartiennent tous à la famille {1 1 0} du


réseau cubique
1 1 0  1 1 0  1 0 1 1 0 1 0 1 1 0 1 1
a 2

Par contre: si nous dénombrons les plans qui appartiennent à la famille {1 1 0} dans le
réseau orthorhombique (a, b et c sont pas égaux), elle contient que 2 plans équivalents
1 
1 0  et 1 1 0 
6-Distance interréticulaire:
On appel distance interréticulaire une distance qui sépare les plans cristallographiques (h k l)
c’est-à-dire la distance entre deux plans (h k l).

a
d  hkl   Pour un système cubique
h 2
 k 2
l 2

a
d  hkl   Pour un système quadratique
 2 2

 h  k 2   l a  
  c  

a
d  hkl   Pour un système hexagonal

 
2
4 2  a
h  k 2  l2  l 
3  c

Exemple: déterminer la distance interréticulaire des plans (111) dans un système cubique

a
d 111  a
1 2
1 1 2 2

7-Densité des nœuds:
La densité des nœuds égale au nombre total d’atomes par unité de longueur, de surface ou de
volume.

* Déterminer la densité des nœuds dans le plan (110) d’un système CC et CFC
Caractéristique d’un système C.S

1 
- Nombre d’atome par maille:   8  / a 3  1 atome / maille
8 

- Les directions les plus denses: <1 0 0> soit 1 atome/ longueur de a

- Les plans les plus denses: {1 0 0} soit 1 atome/ surface de a²

- Le rayon atomique: Le calcul du rayon R à partir de la direction la plus dense soit la


direction [1 0 0]

2R=a

Caractéristique d’un système C.C

1 
- Nombre d’atome par maille:   8  1 / a 3  2 atomes / maille
8 

- Les directions les plus denses: <1 1 1> soit 2 atomes/ longueur de a 3
- Les plans les plus denses: {1 1 0}: soit 2 atomes/surface de a2 2

a 2

- Le rayon atomique: Le calcul du rayon R à partir de la direction la plus dense soit la


direction [1 1 1]

4R  a 3
Caractéristique d’un système C.F.C

1
- Nombre d’atome par maille:   8 
1 
 6  / a 3  4 atomes / maille
8 2 

- Les directions les plus denses: <1 1 0> soit 2 atomes/ longueur de a 2
- Les plans les plus denses: {1 1 1}:  
1 1
 3   3   2 atomes
2 6 2 
soit 2 atomes/surface de a 3
2
- Le rayon atomique: Le calcul du rayon R à partir de la direction la plus dense soit la
direction [1 1 0]

4R  a 2

Vous aimerez peut-être aussi