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SOMMAIRE

INTRODUCTION.................................................................................................2

I- PRESENTATION DE L’AUTEUR..................................................................3

1- Biographie.........................................................................................................3

2-Bibliographie......................................................................................................4

II- ETUDE DU CONTE 4 "LA FICELLE"..........................................................5

1-Les personnages.................................................................................................5

2- Les événements principaux du conte................................................................6

3- Le schéma narratif de La ficelle de Guy de Maupassant..................................7

CONCLUSION.....................................................................................................9
INTRODUCTION
Au XIXe siècle, en réaction au romantisme qui n’était qu’idéaliste et
sentimentaliste, le réalisme prit naissance. Les auteurs de ce courant littéraire, tel
Flaubert et Zola, s’inspiraient de la vie quotidienne du prolétariat pour dénoncer
dans leurs œuvres la misère sociale. Dans son conte « la ficelle », Guy de
Maupassant dépeint la cruauté et l’injustice sociale. Lors de cette présentation,
nous présenterons l’auteur et nous étudierons ce conte en montrant les
personnages, les évènements principaux du conte et le schéma narratif.
I- PRESENTATION DE L’AUTEUR

1- Biographie
Écrivain nouvelliste et romancier français, issu de la petite noblesse de
Province, Guy de Maupassant est né en 1850 au château de Miromesnil près de
Dieppe en Haute Normandie. Fils d'une bourgeoise, Laure le Poitevin, une
femme très cultivée qui était passionnée de littérature et de poésie. Et d'un noble,
Gustave de Maupassant qui était plus attiré par les femmes que par toute forme
de culture artistique. La famille s'installe à Paris mais les époux ne s'entendent
pas et le garçon n'oubliera jamais les scènes de la violence conjugale auxquelles
il assiste. Après la séparation de ses parents en 1860, l’enfant passe son enfance
en Normandie. Il est élevé à Étretat par sa mère qu'il adore. Il grandit dans la
campagne normande et se lie avec les paysans et les pêcheurs de la région qui
lui inspireront plus tard ses personnages. À l’âge de 12 ans, il est envoyé en
pension au collège religieux d’Yvetot, qui sera à l’origine de son dégoût de la
religion. Élève indiscipliné et insoumis, il sera renvoyé du séminaire pour des
écrits ne plaisant pas aux clercs tenant l'établissement (il a écrit des satires
contre ses professeurs). Maupassant termine ses études secondaires au lycée
Corneille de Rouen. Il commence à faire son apprentissage d'écrivain auprès de
Gustave Flaubert, écrivain et ami de sa mère, qui le prend sous sa protection.
Après l'obtention de son baccalauréat en juillet 1869, il s'inscrit à la faculté de
droit de Paris. Mais en 1870 c'est la déclaration de guerre avec la Prusse.
Maupassant est mobilisé pour la guerre. Il sert dans l’intendance à Rouen
jusqu’à la débâcle de 1871. Maupassant rentrera dans la vie active le 1 er février
1873 en qualité de fonctionnaire au ministère de la marine, puis au Ministère de
l’Instruction publique. Il fréquente assidûment «La Grenouillère», cabaret de
prédilection des peintres impressionnistes et mène une vie de plaisirs intenses en
multipliant les conquêtes féminines. C'est à cette époque qu'il contracte la
syphilis; il ne s'en émeut pas et poursuit cette vie de débauche sexuelle en
refusant de se soigner. Flaubert, son mentor, l'introduit dans le milieu littéraire
réaliste et naturaliste: il rencontre Émile Zola, Huysmans, Ivan Tourgueniev,
Alphonse Daudet et les frères Goncourt...

2-Bibliographie
Après son baccalauréat, Maupassant envisage un temps de faire des études
de droit, mais la guerre franco-allemande éclate et il rejoint l'intendance1de
l'armée à Rouen. Il quitte cette fonction après la débâcle de 1871 pour un poste
au ministère de la Marine à Paris, où ses supérieurs le décrivent comme un
employé intelligent, bien que « ses goûts et ses aptitudes [...] l'éloignent des
travaux administratifs ». Il est ensuite embauché au ministère de l'Instruction
publique. Cette activité lui laisse le temps d'écrire. Son premier conte, « La Main
d'écorché », paraît en 1875. À cette époque, il rend régulièrement visite à
Flaubert, son « cher Maître », qui éduque son regard autant qu'il aiguise sa
plume, l'obligeant à identifier la singularité du monde qui l'entoure et à employer
le mot juste pour le décrire. Lors de ses premières années parisiennes,
Maupassant s'intéresse tout autant à la nouvelle qu'au théâtre et à la poésie. Il
publie ses poèmes de jeunesse au sein du recueil Des vers en 1880. C'est une
année décisive pour le jeune auteur. En effet, au même moment paraît la
nouvelle « Boule de suif » au sein de l'ouvrage collectif Les Soirées de Médan.
Qualifié de chef-d'œuvre par Flaubert, le récit remporte un succès immédiat qui
propulse son auteur dans une véritable carrière d'écrivain. Ses chroniques et
nouvelles sont réunies en recueils, parmi lesquels La Maison Tellier en 1881 et
Les Contes de la bécasse en 1883. Parallèlement, il s'exerce au roman.
Maupassant a publié près de 300 nouvelles, six romans, plusieurs contes,
et des chroniques pour des journaux.
Trois des romans qu'il compose sont encensés par la critique. Une vie,
publiée en 1883, retrace l'histoire d'une jeune aristocrate dont l'existence est
gâchée par son mariage. En 1885, Bel-Ami consacre le talent de Maupassant : il
y dépeint l'ascension fulgurante d'un jeune homme dans les milieux corrompus
du journalisme, de la finance et de la politique. Enfin, Pierre et Jean, qui voit le
jour en 1888, lui vaut une reconnaissance double. Tout d'abord, pour son
intrigue qui fascine : elle oppose deux frères en plein pays de Caux autour d'un
héritage. Ensuite, pour l'exercice de théorisation littéraire auquel se livre pour la
première fois l'auteur dans le court texte intitulé « Le Roman », qu'il place en
début de volume et qu'il refuse de qualifier de préface. Maupassant y fustige les
critiques qui veulent sans cesse établir des catégories figées et revendique la
liberté créatrice de l'écrivain. Il faut en effet le laisser « libre de comprendre,
d'observer, de concevoir comme il lui plaira, pourvu qu'il soit un artiste».

II- ETUDE DU CONTE 4 "LA FICELLE"

1-Les personnages
- Maître Hauchecorne: un paysan normand de Bréauté qui souffre de
rhumatismes. C’est le personnage principal de la nouvelle. Étant un
homme économe, il a ramassé par terre un petit bout de ficelle.
- Maître Malandain: un bourrelier qui réside à Goderville et qui a des
problèmes avec maître Hauchecorne. Étant rancunier, il va faire une
fausse déclaration en accusant maître Hauchecorne d’avoir ramassé le
portefeuille.
- Maître Jourdain: un aubergiste et maquignon, un malin qui avait des écus.
Toute «l'aristocratie de la charrue» mangeait chez lui.
- Le maire: le notaire de l’endroit. C’est un homme gros, grave, à phrases
pompeuses.
- Maître Houlbrèque: le paysan de Manerville qui a perdu son portefeuille
sur la route de Beuzeville.
- Marius Paumelle: le valet de ferme de maître Breton qui a trouvé et rendu
le portefeuille de maître Houlbrèque.
- Maître Breton: un cultivateur à Ymauville chez qui travaille Marius
Paumelle.
- Le crieur public: Celui qui annonça la perte du portefeuille dans toutes les
places de Goderville.
- Le brigadier: Celui qui est venu à l’auberge chercher maître Hauchecorne
pour l’accompagner à la mairie
- Le fermier de Criquetot: le paysan qui traita maître Hauchecorne.de «gros
malin».
- Le maquignon de Montivilliers: celui qui accusa maître Hauchecorne
d'avoir fait reporter le portefeuille par un complice.

2- Les événements principaux du conte


- Maître Hauchecorne ramasse le bout de ficelle sous les yeux de maître
Malandain, le bourrelier.
- Un crieur public arrive au marché et annonce la perte du portefeuille de
maître Houlbrèque.
- Un brigadier de la gendarmerie arrive à l’auberge de maître Jourdain et
demande à maître Hauchecorne de l’accompagner à la mairie.
- Maître Hauchecorne est accusé d’avoir trouvé et conservé le portefeuille.
Il est dénoncé par maître Malandain.
- Maître Hauchecorne a beau protester mais il n’arrive pas à prouver son
innocence.
- À sa sortie de la mairie, Maître Hauchecorne se mit à raconter son histoire
à tout le monde.
- Marius Paumelle rend le portefeuille et son contenu à maître Houlbrèque.
- On a soupçonné une autre fois maître Hauchecorne d’avoir rapporté le
portefeuille à Marius Paumelle pour le rendre à maître Houlbrèque.
- Tout le monde se moque de Maître Hauchecorne.
- Hauchecorne tombe dans l’obsession, il est malade puis il meurt et ses
derniers mots sont encore pour essayer de prouver son innocence.

3- Le schéma narratif de La ficelle de Guy de Maupassant


 Situation initiale

Le cadre de l'histoire: Goderville, le marché et les paysans. De «Sur toutes


les routes autour de Goderville, les paysans et leurs femmes s'en venaient vers le
bourg, ...». Jusqu’à «Tout cela sentait l'étable, le lait et le fumier, le foin et la
sueur, dégageait cette saveur aigre, affreuse, humaine et bestiale, particulière
aux gens des champs.»

 Élément modificateur

Maître Hauchecorne ramasse le bout de ficelle sous le regard de maître


Malandain qu’il considère comme son ennemi. De «Maître Hauchecorne, de
Bréauté, venait d'arriver à Goderville,...» Jusqu’à «Le temps était bon pour les
verts, mais un peu mure pour les blés.»

 Péripéties

1ère péripétie: L’annonce de la perte du portefeuille de maître Houlbrèque et


la convocation de maître Hauchecorne devant le maire après la fausse
déclaration de maître Malandain. De «Tout à coup le tambour roula, dans la
cour, devant la maison.» Jusqu’à «Et il suivit le brigadier.»

2ème péripétie: Maître Hauchecorne est accusé formellement d’avoir


trouvé le portefeuille et gardé le silence sur cet événement. Il est confronté à
maître Malandain, qui répète et soutient son affirmation. Maître Hauchecorne est
indigné et touché dans son amour propre. De «Le maire l'attendait, assis dans un
fauteuil.» Jusqu’à «Enfin le maire, fort perplexe, le renvoya, en le prévenant
qu'il allait aviser le parquet et demander des ordres.»

3ème péripétie: La nouvelle s’est répandue dans toute la ville. Maître


Hauchecorne, confronté au scepticisme des paysans, n’arrive pas à prouver son
innocence. De «La nouvelle s'était répandue.» Jusqu’à «Il en fut malade toute la
nuit.»

4ème péripétie: Marius Paumelle rend le portefeuille et son contenu à


maître Houlbrèque, de Manerville. Maître Hauchecorne croit avoir triomphé. De
«Le lendemain, vers une heure de l'après-midi, Marius Paumelle...» Jusqu’à «Y
a rien qui vous nuit comme d'être en réprobation pour une menterie.»

 Rebondissement

Les moqueries, les plaisanteries et les insinuations des gens qui


soupçonnent une autre fois maître Hauchecorne d’avoir rapporté le portefeuille à
Marius Paumelle pour le rendre à maître Houlbrèque. Surprise et indignation de
maître Hauchecorne. De «Tout le jour il parlait de son aventure.» Jusqu’à «-Ca,
c'est des raisons d'menteux, disait-on derrière son dos.»

 Situation finale ou chute

La maladie et la mort tragique de maître Hauchecorne De «Il le sentait, se


rongeait les sangs, s'épuisait en efforts inutiles.» Jusqu’à «-Une 'tite ficelle ...une
'tite ficelle ... t'nez, la voilà, m'sieu le Maire.»
CONCLUSION
Pour conclure, nous pouvons affirmer que dans le conte 4 ‘’la ficelle’’
Maupassant a une conception particulière de la vie: la vie humaine est
insignifiante. Il critique une société où les résultats négatifs arrivent à cause des
moqueries, comme Maître Hauchecorne. Maupassant attire notre attention sur l
́importance de la communication avec les autres. Il nous fait réfléchir sur les
mensonges qui influent négativement sur la société. Il ne faut pas être influencé
par les autres, il faut soi-même chercher la vérité, il ne faut pas laisser que les
préjugés influencent notre avis sur quelqu’un. Maître Hauchecorne est victime
de l ́injustice sociale et des préjugés, une situation qui n ́a pas beaucoup changé
jusqu’à nos jours. Nous nous laissons guider par les préjugés sans y réfléchir.

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