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D’UNE METHODE GENERIQUE D’ANALYSE DE RISQUES

A SON ENSEIGNEMENT

Pierre PERILHON - Ingénieur ENSAM – Expert du groupe ARI

Voir aussi "les cindyniques : approche scientifique du danger"

1 – DEFINITION :

On appellera méthode générique d’analyse de risques une démarche définissant le parcours


général des différentes séquences (et de leurs relations) nécessaires pour analyser les risques
(et définir leur prévention) d’une installation.

2 – PROBLEMATIQUE :

Dans ce parcours, analyser les risques consistera à identifier, évaluer, maîtriser manager et
gérer ces derniers, notamment en milieu industriel.
Une première modélisation simple d’une installation nous permet de faire apparaître la
problématique générale de cette analyse.
La lecture de ce schéma nous
montre immédiatement que
nous sommes dans un champ de
M2 O2
M1 complexité caractérisé par la
UNE INSTALLATION : O1
multiplicité des relations et par
UN SYSTEME
OUVERT
M3 le caractère incertain de
SUR SON ENVIRONNEMENT
O3 beaucoup d’entre elles,
O4
particulièrement celles qui sont
issues des systèmes vivants.
Pour entrer dans ce champ de
ANALYSER LES RISQUES D'UNE INSTALLATION VA CONSISTER
ESSENTIELLEMENT A IDENTIFIER LES DYSFONCTIONNEMENTS DE NATURE complexité, il est nécessaire de
TECHNIQUE , OPERATOIRE ( OPERATIONNELLE, RELATIONNELLE ,
ORGANISATIONNELLE),DONT L'ENCHAINEMENT PEUT CONDUIRE A DES
faire appel à la systémique et
EFFETS NON SOUHAITES SUR QUATRE CIBLES POSSIBLES (des individus, des notamment à la modélisation
populations, desécosystèmes et des systèmes matériels et symboliques.)
CES DYSFONCTIONNEMENTS PROVIENNENTDES MATERIELS ET DE LEURS systémique .
LIAISONS AINSI QUE DELEUR PROXIMITE, DES OPERATEURS ET DE LEURS
LIAISONS ENTRE EUX ET AVEC LES MATERIELS, DE ’ENVIRONNEMENT
L ET
DE SES INTERACTIONS AVEC LES OPERATEURS ET LES MATERIELS
.

La démarche ci-après décrite se veut donc systémique.

3 – LA MODELISATION SYSTEMIQUE DE L’INSTALLATION :

Pour pouvoir en analyser les risques on décompose l’installation en systèmes et sous-


systèmes. On fait appel ici à une vision en « zoom », fonction de la nature et de l’importance
de l’installation.
Pour une installation isolée, après avoir choisi le système à étudier 1, on le décompose en
sous-systèmes 1 -1 à 1 – 4 de manière fonctionnelle. La règle générale est de ne pas dépasser
une dizaine de sous-systèmes. C’est cette règle qui détermine les échelles du « zoom » c’est-
à-dire la manière dont sera décomposé le contexte.
On étudie ensuite les interactions entre les systèmes 1 -1 à 1 - 4 et les systèmes 2 (les
opérateurs mis sous forme d’un système unique dans un premier temps) et 3 (l’environnement
mis aussi sous forme d’un système unique dans un premier temps.)

1
Dans le cas où on se
trouve dans un contexte
plus complexe , par
ETABLISSEMENT 1
exemple un ensemble
E ATELIER 1

SYSTEME ANALYSE CONTEXTE


I
OP
d’établissements, on
(installation)
décompose chaque
ATELIER 2
ETABLISSEMENT 2
établissement 1, 2, 3, en
1-1 ateliers et chaque atelier
1-3
1
en installation I,
1-2
1-4
3
ENVIRONNEMENT
opérateurs OP et
ENVIRONNEMENT
GENERAL environnement spécifique
2
ETABLISSEMENT 3
à l’atelier E. On peut ainsi
OPERATEURS
étudier les interactions au
sein de chaque atelier,
puis entre ateliers et enfin
INSTALLATION ISOLEE
entre établissements
(scénarios dominos.)
ENSEMBLE D’ETABLISSEMENTS

3 – UN PREMIER MODULE D’ANALYSE DES RISQUES MAJEURS :

Dans ce premier module on va identifier les dangers, les scénarios de risques majeurs (en
considérant que la situation de proximité des sources de dangers entraîne leur possibilité
d’interaction), on va établir des objectifs pour hiérarchiser les scénarios et on va identifier les
moyens de prévention et de protection permettant de neutraliser les scénarios.

3 – 1 – L’identification des sources de danger :

Elle se fait en utilisant un modèle général développé par ailleurs et appelé MADS
(Méthodologie de Dysfonctionnement des Systèmes) représenté ci-après.

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