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La compétence est un objet de débat chez les : Enseignants, didacticiens, psychologues,

sociologues, qui, tous, emploient ce terme, ne lui donnent pas la même signification. Pour Meirieu le
terme recouvre 3 dimensions : 1) mettre en œuvre effectivement une habileté 2) mettre en œuvre
cette habileté à l’intérieur d’une famille de situations identifiées 3) mettre en œuvre cette habileté
en réalisant les tâches qui permettent de résoudre efficacement un problème. Pour Tardif : Les
compétences sont de l’ordre de l’action par opposition aux savoirs. Les savoirs peuvent paraître figés
mais les compétences sont dues à l’action et évoluent. Pour Perrenoud : est “la possibilité, pour un
individu, de mobiliser un ensemble intégré de ressources en vue de résoudre une situation-problème
qui appartient à une famille de situations”. Parler des compétences suppose que l’on évoque tout à
la fois : - les ressources, c’est-à-dire les savoirs, savoir-faire et savoir-être que l’élève va devoir
mobiliser • Savoir : il est isolé et hors contexte • Savoir-faire : savoir contextualisé • Savoir-être :
comportemental et apparaît à tous les niveaux de l’apprentissage. Pour acquérir ces ressources, il
faut donner l’occasion aux élèves de construire des savoirs, d’acquérir des méthodes de travail et de
se forger des techniques et des démarches. Trois objectifs principaux : Il s’agit tout d’abord de
mettre l’accent sur ce que l’élève doit maîtriser à la fin de chaque année scolaire, et en fin de
scolarité obligatoire, plutôt que sur ce que l’enseignant(e) doit enseigner. Il s’agit également de
donner du sens aux apprentissages, de montrer à l’élève à quoi sert tout ce qu’il apprend à l’école. Il
s’agit enfin de certifier les acquis de l’élève en termes de résolution de situations concrètes. Les
concepts de compétence et d'aptitude :Une compétence est une combinaison de connaissances,
d’aptitudes (capacités) et d’attitudes appropriées à une situation donnée. L'« aptitude » exprime une
« disposition naturelle » à quelque chose, elle est la qualité de pouvoir faire quelque chose.

Le Programme scolaire est défini autour de deux types de compétences : Les compétences
disciplinaires spécifiques à une discipline donnée et ne couvrent que partiellement les habiletés
essentielles à l’atteinte des objectifs du Programme de formation. Les compétences transversales,
dites aussi génériques, sont requises et ne peuvent se développer que dans la mesure où elles sont
l’objet d’interventions dans toutes les disciplines et les activités de l’école. Elle se situent à
l'intersection des compétences disciplinaires et ne peuvent être véritablement prises en compte que
si un lieu d'intervention leur est associé. Le Programme de formation retient les compétences
transversales regroupées en quatre ordres: les compétences d'ordre intellectuel sont une invitation
à dépasser, la mémorisation superficielle des contenus et le conformisme dépourvu de
compréhension pour viser l'acquisition de capacités supérieures Exemples:« exploiter l'information;
résoudre des problèmes; exercer son jugement critique; mettre en œuvre sa pensée créatrice ».les
compétences d'ordre méthodologique qui ont trait à la pratique de méthodes de travail efficaces et
à l'exploitation des technologies de l'information et de la communication. Elles appellent le sens des
responsabilités et du travail bien fait, l'esprit de discipline et la rigueur. Exemples: «se donner des
méthodes de travail efficaces; exploiter les technologies de l'information et de la communication ».
les compétences d'ordre personnel et social sont liées au développement et à l'affirmation de
l'identité personnelle et collective de l'élève. Elles touchent des dimensions tant cognitives que socio
affectives de l'apprentissage. Exemples: «structurer son identité; coopérer ».la compétence de
l'ordre de la communication permet de partager de l'information avec les autres, et d'échanger des
messages dans un langage précis et approprié. Exemples: «communiquer de façon appropriée. ».

La Pédagogie par objectifs trouve son origine aux Etats – Unis dans un contexte socioéconomique de
rationalisation des processus de production industrielle (Taylor) notamment dans l’industrie
automobile. Cette méthode de travail consiste à spécialiser une tâche à l'extrême. La mise en œuvre
consiste à faire des actions répétitives simples dans un processus de production. Par ailleurs, Le
béhaviorisme (comportementalisme) qui est une approche de la psychologie à travers l'étude des
interactions de l'individu avec le milieu qui se concentre sur l'étude du comportement observable et
du rôle de l'environnement en tant que déterminant du comportement. La théorie béhavioriste fait
du comportement observable l’objet même de la psychologie et dans laquelle l’environnement est
l’élément clé de la détermination et de l’explication des conduites humaines. On peut définir la PPO
comme l’action de décomposer un objet d’apprentissage complexe en ses éléments simples et
essentiels afin d’en faciliter l’enseignement et l’apprentissage. L’idée prônée par Ralph Tyler (1935),
initiateur de la pédagogie par Objectifs, est de proposer une organisation scientifique et rationnelle
de l’éducation. Celle-ci doit adapter l’homme aux besoins et valeurs de la société et les traduire en
objectifs. L’objectif pédagogique exprime le résultat visible qu’un apprenant doit atteindre, ce qu’il
sera capable de faire au terme de l’apprentissage. La PPO s’articule autour de deux notions
principales : l’objectif général et l’objectif spécifique.  L’objectif général est un énoncé d’intentions
pédagogiques décrivant en terme de capacités de l’apprenant l’un des résultats escomptés d’une
séquence d’apprentissage. L’objectif spécifique ou opérationnel est issu de la démultiplication d’un
objectif général en autant d’énoncés rendus nécessaires pour que 4 exigences opérationnelles soient
satisfaites :- décrire de façon univoque le contenu de l’intention pédagogique - décrire une activité
de l’apprenant identifiable par un comportement observable - mentionner les conditions dans
lesquelles le comportement souhaité doit se manifester - indiquer à quel niveau doit se situer
l’activité terminale de l’apprenant et quels critères serviront à évaluer le résultat. Des taxonomies
ont été construites pour aider les formateurs à formuler les objectifs. Citant, La taxonomie de
BLOOM Taxonomie du domaine cognitif qui comprend les objectifs relatifs, d’une part, à l’acquisition
des connaissances et, d’autre part, aux capacités et aux habiletés intellectuelles qui permettent
l’utilisation de ces connaissances. Elle introduit six niveaux de connaissances : le savoir ou la
connaissance, la compréhension, l’application, l’analyse, la synthèse, l’évaluation. Elle peut être
utilisée pour planifier des leçons, développer l’auto-évaluation par les pairs, concevoir et évaluer du
matériel pédagogique, planifier des objectifs d’apprentissage, planifier des projets d’élèves…La
taxonomie de Krathwohl Taxonomie du domaine affectif qui comprend les objectifs relatifs aux
valeurs, aux attitudes, aux intérêts, aux émotions, aux appréciations, aux sentiments et à
l’adaptation. La taxonomie de Jewett Taxonomie du domaine psychomoteur qui comprend les
objectifs relatifs aux habiletés motrices, à la coordination musculaire, aux mouvements du corps et à
la manipulation d’objets. La PPO connaît des richesses mais également des limites. Ses richesses se
manifestent dans la construction de la programmation et la progression autour de l’activité de
l’apprenant, la représentation d’un guide dans l’action pédagogique, la précision des critères
d’évaluation, ainsi qu’elle permet d’établir les bases d’un apprentissage individualisé. Quant à ses
limites, on cite : L’élimination des valeurs humaines par l’illusion de la transparence, de la
clarification des intentions ainsi qu’un trop grand découpage des contenus est réducteur et contribue
à une perte de sens, l’apprenant risque d’être soumis aux objectifs de l’enseignant, il a une place
d’exécutant, il ne prend pas part à la découverte progressive des contenus en suivant son propre
progression…
En guise de conclusion, on traite Les dissimilitudes entre PPO et APC. Cette dernière connaît une
entrée par les situations (recherche des traitements compétents des situations, centration sur les
actions de l’apprenant) ce qui entraîne à une contextualisation (un sens des apprentissages, une
pluralité de ressources), contrairement à la PPO qui connaît une entrée par les contenus (recherche
de comportements observables sur ces contenus, centration sur la transmission par l’enseignant) ce
qui entraîne une décontextualisation (un contenu enseigné pour lui-même, une recherche de
comportements observables sur ces contenus, une centration sur la transmission par
l’enseignant) .Pour le profil de sortie, l’APC peut se référer à différents paradigmes épistémologiques
et elle présente une classe de situations à traiter avec compétence au terme de la formation,
inversement à la PPO qui se réfère exclusivement au comportementalisme et montre les contenus
disciplinaires à reproduire.

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