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Université Mohammed V de Rabat

Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Souissi

Finances Publiques
Séminaires et Exposés Discussions
Partie 1 : Economie
Financière Publique
1

Pr Lankaoui Latifa
INTRODUCTION GENERALE

L’économie publique et l’économie financière


traduisent une double facette des travaux menés
dans le cadre de cette discipline générique qui est
l’économie des finances publiques.

2
INTRODUCTION GENERALE
(SUITE)

1er constat : rôle important des finances publiques dans


la prise de décision économique, politique et législative.
2ème constat est qu’aujourd’hui, la question de
l’opportunité du périmètre de l’intervention de l’Etat
gagne en intensité avec le débat sur la « taille ». de
l’Etat.

3
Dans la plupart des pays, les stratégies de
développement étaient caractérisées par une large
intervention publique qui donnait à l’Etat d’importantes
prérogatives dans l’allocation des ressources aux
investissements selon un critère considéré d’optimum
social.

4
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)
Les idées de Keynes et le développement
de l’intervention de l’Etat ont amené à faire
une place de plus en plus importante aux
aspects économiques des finances
publiques.
Cette matière a pu être définie à l’instar
de loic philip comme « .. L’étude des moyens
par lesquels l’Etat cherche à réaliser, en
même temps que la couverture des
dépenses publiques par les ressources
publiques, des interventions dans le 5
domaine économique et social. »
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)
Par ailleurs, l’Etat n’est pas la seule personne
publique qui gère ses dépenses et ses recettes et
qui a à résoudre des problèmes financiers.
Il ne faut pas assimiler tout ce qui est public à
l’Etat qui n’est que l’une des multiples personne
morale de droit public, même si c’est la plus
importante.

6
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)

De la deuxième guerre mondiale jusqu’aux années


70 / logique « nationale –développementaliste »
Les années 80 ont connu un retournement la
situation pour les pays en voie de développement
avec un durcissement des conditions économiques
et financières où les systèmes financiers
domestiques étaient incapables d’assurer
suffisamment de ressources pour l’investissement.
Ces conditions ont poussé les autorités à
entreprendre des réformes sous la recommandation
de l’école néolibérale.
7
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)
Dans le modèle néo classique, les
dépenses du gouvernement se substituent
aux dépenses privées, elles n’ont aucune
influence sur l’allocation des ressources, et
évidemment sur la croissance. Seul leur
mode de financement peut perturber
l’allocation optimale, selon que l’impôt
provoque ou non des distorsions, mais le
financement par endettement n’a lui
aucune influence sur l’économie lorsque la
dette est soutenable.
8
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)
Dans la théorie de la croissance endogène,
les dépenses du gouvernement peuvent
lorsqu’elles sont productives agir
positivement sur le niveau des variables et
sur le taux de croissance de l’économie.
Mais, le financement de ces dépenses agit
lui évidemment négativement sur les
niveaux et le taux de croissance. Il en
résulte un niveau optimal de ces
dépenses . 9
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)

La politique de croissance a fait l’objet de


nombreux débats concernant le type, les
déterminants et la régularité de la croissance.
D’abord, une longue réflexion a suivi les crises
pétrolières des années 70 sur les coûts de la
croissance économique contemporaine

10
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)
Les fluctuations de la croissance ont fait l’objet de
nombreuses théories dont les plus récentes mettent
en avant la politique monétaire ( friedman), les
anticipations rationnelles (Lucas, Sargent,
Wallace) ou les décisions politiques influencées par
des considérations électorales (Norhaus).

11
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)
Il est fondamental de connaître les déterminants
macroéconomiques de la croissance. De manière
traditionnelle, les facteurs de production ( travail,
capital et progrès technique) sont les variables
explicatives de la fonction de production, dans la
pensée néo classique.

12
INTRODUCTION GÉNÉRALE (SUITE)
Actuellement, les économistes insistent sur le rôle
de l’investissement, mais ils considèrent que tout
investissement n’est pas bon pour la croissance
économique. Plusieurs théories du développement
ont servi de base aux politiques économiques
contemporaines.

13
CHAPITRE I : NATURE ET ROLE DE
L’ETAT DANS LE FINANCEMENT.

Le financement d’une économie est l’ensemble des


mécanismes et acteurs assurant l’allocation des
ressources d’épargne vers des emplois en investissement.
La puissance publique demeure l’apanage de l’Etat et
les activités financières des centres de décision publics
sont liées aux fonctions exercées dans l’économie.

14
CHAPITRE I (SUITE)
Section 1 : Le rôle de l’Etat dans le financement.
Peut-on remettre en cause l’existence de l’Etat
?
Les courants économiques les moins favorables
à l’interventionnisme étatique ne remettent
jamais en cause l’existence de l’Etat, ni la
pensée libérale de la main invisible et de l’ordre
naturel, ni même le radicalisme libertarien.

15
CHAPITRE I (SUITE)
On estime qu’à l’échelon le plus bas des
responsabilités de la puissance publique, on
conserve pour le moins la mise en application des
contrats et la protection des droits de propriété.
Deux conceptions principales s’opposent pour
décrire la nature de l’Etat :

16
CHAPITRE I (SUITE)
1-La vision dite individualiste.
Elle considère l’autorité publique comme
une extension des agents eux-mêmes et
l’incarnation de leurs préférences et de
leurs choix dans les situations où les
marchés sont défaillants.
2-La vision alternative.
L’Etat à ce propos est une institution
autonome à l’égard des individus ou de
leurs groupements représentatifs
(abstraction faite du moment des élections
des gouvernants). 17
CHAPITRE I (SUITE)
I- Les finalités de l’intervention de l’Etat.
1-La définition fonctionnelle de l’Etat.
Musgrave scinde la puissance publique en trois
éléments fondamentaux :
-fonction d’allocation des ressources.
-fonction de redistribution des revenus.
-fonction de stabilisation de l’activité.

18
CHAPITRE I (SUITE)
La première fonction a pour mission de répondre
aux besoins de la société en matière de biens
publics en général dans tous les cas où le marché
est défaillant.
La deuxième fonction assure la redistribution en se
basant sur une répartition « équitable ».

19
CHAPITRE I (SUITE)
La troisième fonction de stabilisation représente la
fonction économique keynésienne, elle consiste à
soutenir l’activité selon les diverses phases du cycle
d’affaires.
Les instruments de stabilisation sont activés par suite
de variations de l’activité économique.

20
CHAPITRE I (SUITE)
2-Les spécificités des biens et services de
l’Etat.
Depuis longtemps, on estime et à l’instar de
l’économiste allemand Adolph Wagner (fin
du XIXè Siècle) que dans les sociétés
industrielles la taille du secteur public suit
la taille de l’économie.
La part relative des dépenses publiques au
produit national avoisine ou dépasse
généralement le tiers dans la plupart des
pays développés. 21
CHAPITRE I (SUITE)
A ce propos, on note l’élasticité – revenu de
la demande de biens et services publics. Cet
indicateur mesure le ratio exprimé en
pourcentage, de la variation du revenu total
( produit national).
Dans les économies industrielles, il est clair
que la demande de services publics, qu’ils
soient élémentaires comme la protection,
l’infrastructure ou plus élaborés comme la
santé, l’éducation est importante. 22
CHAPITRE I (SUITE)
Dans une situation de croissance démographique,
l’Etat ajuste à la hausse sa fourniture de biens et
services.
Il en est de même que dans une économie de
guerre, les agents acceptent une réorganisation de
la production étatique ainsi qu’une élévation du
seuil de leurs contributions fiscales.

23
CHAPITRE I (SUITE)
II-Le système financier public.
L’Etat et ses composantes sont titulaires
d’importantes ressources propres les
conduisant à des emplois propres, ce qui les
amène à intervenir directement dans les
processus d’allocation et de répartition des
ressources réelles de l’économie. Ils sont
ensuite titulaires de capacités de prêt –
emprunt, placement-endettement,
généralement non négligeables : 24
CHAPITRE I (SUITE)

1-Les opérations financières.


Les opérations financières réalisées par les
administrations publiques ont trait, d’une façon générale
à la création et à la circulation des moyens de paiement
dans l’économie. Elles peuvent être définies comme des
opérations affectant le montant des créances et des
dettes dans le patrimoine des administrations publiques.

25
CHAPITRE I (SUITE)
Un équilibre s’établit ainsi entre les participants
puisque à toute créance d’un agent correspond
nécessairement une dette de même montant chez
un autre agent.
On retrouve trois principales catégories
d’instruments : les dépôts à vue (appartenant à la
catégorie des instruments de paiement )

26
CHAPITRE I (SUITE)
L’emprunt obligataire ou les bons du Trésor
négociables ( relevant de la catégorie des
instruments de placement).
Enfin, le prêt (appartient à la catégorie des
instruments de financement).

27
CHAPITRE I (SUITE)
2-Le compte financier.
Il rassemble la totalité des opérations
financières et il est présenté généralement
en termes de flux nets de créances (partie
gauche) et de flux nets de dettes (partie
droite).
Un lien est établi entre le compte financier
et le compte de capital, ce dernier met en
lumière, l’utilisation à des fins productives
de l’épargne brute, à laquelle s’ajoute le
produit de certains impôts. 28
CHAPITRE I (SUITE)
Les activités publiques (production, répartition,
régulation ) sont financées par des prélèvements
obligatoires (fiscaux ou parafiscaux) dont
l’insuffisance éventuelle au regard des dépenses
oblige l’Etat à emprunter.
Le solde budgétaire débouche ainsi sur le système
financier.

29
CHAPITRE I (SUITE)
3-Les composantes du système financier public.
Le système financier public ou réseau du trésor
public est un système complexe pouvant être
résumé sous trois composantes fondamentales :

30
CHAPITRE I (SUITE)
a-Système financier interne
(autofinancement)
Dans ce cas l’acteur public est un agent
finançant des emplois propres sur des
ressources propres (impôts et dépenses
publiques).
b-Système financier externe
Le système financier public est un agent
émetteur de titres dans le but de financer
31
son déficit.
CHAPITRE I (SUITE)
b-1-Système financier externe direct.
Le cas de la finance directe est manifeste lorsque
l’émission de titres est de nature primaire.
b-2-Système financier externe indirect.
Le cas de la finance intermédiée est manifeste
lorsque l’émission de titres est de nature
secondaire.

32
CHAPITRE I (SUITE)
Dans ce cas les agents du système financier se
comportent comme des intermédiaires financiers (
en cas d’émissions de titres secondaires permettant
le paiement direct et immédiat –cas de la monnaie
du Trésor-, on a affaire dans ce cas à un processus
d’intermédiation financière monétaire).

33
CHAPITRE I (SUITE)
III-Les intermédiaires financiers publics.
De manière générale, l’activité des intermédiaires
financiers consiste à s’endetter pour prêter, à
vendre des créances sur eux-mêmes pour acheter
des créances sur les autres.
La marge des intermédiaires financiers

34
CHAPITRE I (SUITE)
résulte de la différence entre les intérêts reçus (des
créances achetées) et les intérêts payés ( créances
vendues).

Dés 1956, Gurley et Shaw ont donné une définition


fonctionnelle des I.F : « La principale fonction des
I.F est d’acheter

35
CHAPITRE I (SUITE)
des titres primaires aux emprunteurs ultimes et
d’émettre de la dette indirecte pour les prêteurs
ultimes. »

Les I.F sont ainsi capables de répondre aux


attentes des agents non financiers en leur offrant
des actifs financiers adaptés à leur exigence.

36
CHAPITRE I (SUITE)
De nombreux auteurs ont repris et systématisés
l’analyse des auteurs précités notamment J.Tobin
considéré comme chef de file de la new view.

IV-La distinction entre le financement direct-


Intermédiaires financiers.
IV-1-Le financement direct :

37
CHAPITRE I (SUITE)
Les agents non financiers sont
regroupés en deux catégories :
* La 1ère catégorie : Les ANF
excédentaires.
Dans un schéma simplifié on peut
représenter par exemple les
ménages qui disposent de
ressources supérieures à leurs
dépenses. 38
CHAPITRE I (SUITE)

ANF EXCEDENTAIRES
Dépenses courantes Recettes
courantes
Titres de la dette
Primaire

39
CHAPITRE I (SUITE)
*La 2ème catégorie : Les ANF déficitaires.
Les titres de la dette primaire sont acquis par les
ANF déficitaires qui font apparaître un besoin de
financement.
ANF déficitaires

Dépenses courantes Recettes courantes


Dette primaire

40
CHAPITRE I (SUITE)
Généralement, les titres primaires transitent par le
marché mais peuvent être acquis par les I.F qui
émettent d’autres titres primaires (actions,
obligations, titres à court terme ) Il s’agit d’une
intermédiation par le marché.

41
CHAPITRE I (SUITE)
IV-2-Le financement intermèdié.
Le besoin croissant d’une large gamme de titres
que manifeste les prêteurs et la recherche de plus
de liquidité et de sécurité fait que le marché
primaire se trouve paralysé et incapable de
répondre aux deux objectifs.

42
CHAPITRE I (SUITE)
Les I.F sont capables de transformer les titres de la
dette (achat) primaires en titres secondaires
(émission) on note également leur capacité à gérer
les risques.
Comme exemple concret de titres de la « dette
secondaire »: compte sur livret (liquide avec
rendement et sans risque).

43
CHAPITRE I (SUITE)
IV-2-1 : Intermédiation financière monétaire et non
monétaire.
Nombre d’auteurs a largement discuté la différence
entre les deux types d’intermédiaires :
-Pour Gurley et Shaw : « tous les intermédiaires
financiers créent des actifs financiers. »

44
CHAPITRE I (SUITE)
A ce propos le multiplicateur de crédit des IFM
n’est qu’un aspect particulier et tous les
intermédiaires mettent en jeu un multiplicateur
général de fonds prêtables.
Il est clair qu’il existe dans ce cas une unité entre
tous les intermédiaires. La particularité des
intermédiaires financiers

45
CHAPITRE I (SUITE)
Monétaires tient au fait qu’ils émettent des
instruments (la monnaie) permettant l’accés
immédiat au mécanisme de paiement.
-D’autres auteurs (Brainard et Tobin) : « toute
expansion des actifs génére une expansion
correspondante des dépôts

46
CHAPITRE I (SUITE)
Passifs avec poursuite du mécanisme sauf contrôle
par la puissance publique, qui introduisant les
réserves obligatoires et des plafonds de taux
d’intérêt.
Donc, la création d’actifs financiers, c’est l’existence
d’une marge entre rendement pour le client et le
coût pour l’intermédiaire financier.

47
CHAPITRE I (SUITE)
IV-2-2 : Commentaires et critiques.
De larges controverses ont été adressées aux
auteurs et aux analyses postulant l’unité des
intermédiaires financiers.
Les auteurs du dualisme avancent l’existence de
deux multiplicateurs :
* un multiplicateur monétaire de crédit pour les
I.F.M.

48
CHAPITRE I (SUITE)
* Un multiplicateur réel (multiplicateur
d’investissement)
Il convient donc de distinguer entre monnaie et
épargne.

Pour résumer si la dualité est vérifiée au niveau


microéconomique un IFNM ne crée pas directement
de la monnaie.

49
CHAPITRE I (SUITE)
Au niveau macroéconomique cette thèse peut être
largement controversée.
En prenant le système financier dans son
ensemble, la création monétaire implique les deux
fonctions de dépôts et de crédits.
Dans la pratique courante, les dettes de nature non
monétaires sont toujours monétarisables soit par
remboursement,

50
CHAPITRE I (SUITE)
Soit par transfert. Le premier cas est celui des
placements à vue (épargne liquide) remboursables
à tout instant ou des dépôts à terme rapproché
lorsqu’ils viennent à échéance.
Le second cas concerne la revente à une banque
d’un titre de créance sur une autre banque : le titre
est alors monétarisé .

51
CHAPITRE I (SUITE)
Les dettes non monétaires ont donc un potentiel
monétaire et on ne peut se contenter de la nature
juridique des créances.

Section 2 : Les institutions financières et les


entreprises comme acteurs financiers.

52
CHAPITRE I (SUITE)
I-Les institutions financières.
Q1 / pourquoi la réforme du système bancaire ?
Q2/Qu’en est il des institutions financières
publiques ?
Q3/ Quelle est la place du marché financier dans ce
nouveau contexte ?

53
CHAPITRE I (SUITE)
I-Les institutions financières.
Au cours des années 90, le secteur financier a
connu une rupture profonde. Il a quitté son
positionnement institutionnel et relativement
protégé pour devenir un secteur de plus en plus
soumis aux contraintes de son environnement, à la
concurrence et à des impératifs de rentabilité.

54
CHAPITRE I (SUITE)
L’ensemble des réformes engagées visent à
améliorer sa physionomie, pour en faire un
instrument efficient de mobilisation et de
canalisation de l’épargne vers le financement de
l’investissement.
Les réformes du secteur financier ont été
approfondies que ce soit au niveau du mode de
financement du trésor qu’au niveau du système
bancaire en confortant

55
CHAPITRE I (SUITE)
Sa solidité, sa sécurité, son efficacité ainsi que son
caractére concurrentiel.
II-Les entreprises : Acteurs financiers ?
L’intervention des entreprises au niveau du
système de financement peut être relevée à trois
niveaux :
-La part des titres financiers au sein du bilan de
l’entreprise.

56
CHAPITRE I (SUITE)
- La dérégulation et le décloisonnement ont
également ouvert le marché monétaire aux
entreprises non financières : elles ont été
autorisées à émettre des billets de trésorerie.
-Sans intermédiation bancaire ou financière
certaines entreprises ont su jouer des ressources de
la comptabilité pour se financer.

57
CHAPITRE I (SUITE)
Section 3 : Le marché des capitaux
On retrouve deux grandes catégories de marchés de
capitaux : le marché monétaire et le marché
financier.
I- Le marché financier :
Il s’agit de l’ensemble des opérations financières,
c’est le lieu de confrontation des besoins et des
capacités de financement des agents économiques.

58
CHAPITRE I (SUITE)
Il comprend un marché primaire et un marché
secondaire.
1-Le marché primaire.
Le marché financier primaire est le marché des
titres nouvellement émis.
Il s’agit d’un véritable mécanisme de finance
directe.

59
CHAPITRE I (SUITE)
On retrouve différentes valeurs
mobilières :
Les actions, les obligations, les obligations
convertibles en actions (bons de privatisations,
certificats d’investissement) les droits
d’attributions ou de souscriptions…

60
CHAPITRE I (SUITE)
2 – Le marché secondaire.
C’est le marché où s’échangent des titres déjà émis
au niveau du marché primaire. A ce niveau il n ya
pas de financement de l’économie.
II- Le marché monétaire.
Il est né du besoin des banques lorsqu’elles sont
momentanément en déficit de trésorerie.

61
CHAPITRE I (SUITE)
On retrouve à titre de rappel :
-Le marché interbancaire.
-Les refinancements de Bank al Maghrib.
-Le marché des adjudications des bons du Trésor.
-Les certificats de dépôts négociables.
-Les billets de trésorerie.
-et les bons de sociétés de financement.

62
CHAPITRE I (SUITE)
Section 4 : Type d’économie financière.
Les systèmes financiers pourraient se classer selon
les éléments suivants :
-Le mode de financement des agents.
-Les processus d’ajustement des marchés
financiers.
-Les hiérarchies entre les institutions.
-Le sens de causalité de la MM et de la MC.

63
CHAPITRE I (SUITE)
I-Modèle du secteur financier d’une économie
d’endettement.
1-Caractéristiques générales.
Une économie d’endettement se caractérise par :
-La prépondérance du crédit bancaire dans le
financement de l’activité productive.

64
CHAPITRE I (SUITE)
-La fixation des prix et des taux d’intérêt ne
suppose aucune flexibilité équilibrante
Entre l’offre et la demande de crédit.
-La stricte hiérarchie entre l’Etat, la banque
centrale et les institutions financières.
- Le cloisonnement des marchés d’actifs financiers
entre eux.

65
CHAPITRE I (SUITE)

Economie d’endettement
Hiérarchie entre
Prix et
l’Etat, la banque
Crédit taux
centrale et les
bancaire d’intérêt
institutions
fixe
financières

66
CHAPITRE I (SUITE)
2 –Le diviseur de crédit.
Les IFm accordent des crédits suivant la base de
leurs critères de gestion. Le sens de la causalité
entre la masse monétaire et la monnaie « banque
centrale » répond au mécanisme du diviseur de
crédit.
La quantité de monnaie centrale est adaptée à la
quantité de monnaie scripturale.

67
CHAPITRE I (SUITE)
MC = (1/h) C

h
Dépend

Des De la
Quantité de coefficients de constitution de Degré
refinancement réserves réserves d’intégration
supplémentaires financière
?
68
CHAPITRE I (SUITE)

Économie de marchés
financiers

Relation directe Relation


Ajustement des prix Communication
entre besoins et horizontale entre
et des taux d’intérêts étroite entre les
capacités de les différentes
au niveau du marché. marchés financiers.
financement instances
69
CHAPITRE I (SUITE)
2 –Le multiplicateur de crédit.
Les Ifm n’accordent de crédits que s’ils ont à
l’avance des réserves excédentaire en monnaie
« banque centrale». Selon la théorie du
multiplicateur il existerait une relation assez
stable entre la monnaie Mc et la masse monétaire.
M=k Mc

70
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.
Lorsque l’Etat se sert de son pouvoir
d’imposition et de répartition des dépenses pour
influencer la conjoncture économique, il pratique
une une politique budgétaire.
La production et le revenu totaux de même que
le niveau de l’emploi ont un rapport direct avec
le total des dépenses publiques et privées,
appelé « demande globale ».
71
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET
DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
Les dépenses privées comprennent les
produits et services achetés par les
consommateurs, ceux que les entreprises
achètent à des fins d’investissement et
l’exportation nette (la différence entre les
importations et les exportations).
De son côté l’Etat tire, entre autres, de
l’impôt sur le revenu, des taxes de vente,
des cotisations sociales et des recettes
fiscales 72
CHAPITRE 2 :LA
DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET
DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
Qu’il pourra consacrer notamment aux soins de
santé, à l’éducation, et à la défense.
Se pose alors la question de la stabilisation du
niveau du déficit qui suppose soit la réduction des
dépenses publiques et ou l’allourdissement des
impôts, soit l’effacement d’une partie de la dette
par l’inflation .

73
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET
DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
Des études éffectuées pour les pays de l’OCDE ont
montré que la manière de réduire le déficit est
importante.
Ainsi une réduction des subventions, des transferts
et de la masse salariale publique tend à durer plus
longtemps et peut être expansionniste, alors qu’un
ajustement sous forme d’un relévement des impôts
ou d’une compression

74
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET
DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

De l’investissement public est généralement récessif et


intenable.
1- Ces considérations s’appliquent –elles aux PVD ?
2- Des dépenses moins élevées sont elles propices à la
croissance ?
3- Les PVD devraient –ils comprimer leurs dépenses
publiques relativement faibles ?

75
-Structure des dépenses publiques 2O15-2016

Source : HCP, ministère des Finances.

76
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET
DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

I : effet multiplicateur des dépenses


Il ressort du graphique que les dépenses au titre de
fonctionnement constituent prés de 67% des dépenses
totales en 2015.
L’investissement prés de 23%
Et la dette publique prés de 10%.

77
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET
DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
1 –Action directe des dépenses publiques.
La rémunération du personnel de l’Etat agit sur le
niveau de la consommation.
Et une augmentation de la demande de biens et services.
D’où une augmentation de la production ou l’importation
dans la mesure ou la production intérieure est
insuffisante.

78
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE)

Une augmentation continue des traitements de


salaires augmente la demande de biens et
services. Et les produits à l’import.
Résultat : tensions inflationnistes et
déséquilibre extérieur.
Les dépenses récurrentes des services publics et
les dépenses d’investissement agissent
systématiquement sur la production (industrie
des travaux publics, constructions électriques...)
79
CHAPITRE 2 :LA
DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET
DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
2- Action indirecte : effet multiplicateur.
Lorsque l’Etat agit par la dépense, le revenu d’équilibre
est immédiatement modifié.
Le point de départ du débat sur l’instrument budgétaire
est l’analyse du multiplicateur budgétaire.

80
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET
DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
Ses effets sont loin d’être automatiques, il
suppose des conditions :
En effet, les variables budgétaires ne peuvent
être modifiées à souhait car elles ne sont pas
exogènes à l’économie.
D’autre part l’état et la tendance de la
conjoncture sont des facteurs informationnels
importants pour la garantie et l’efficacité de la
politique budgétaire. 81
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

Keynes : une dépense d’investissement donnée créait un


pouvoir d’achat supérieur à son montant en raison d’un
phénomène « d’ondes de dépenses ».

82
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DES
RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE )
II-Les ressources publiques.
Les ressources publiques, ont augmenté ces dernières
décennies et elles sont beaucoup plus diversifiées.
L’impôt n’est plus le seul mode de financement des
dépenses

83
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE).

84
-Structure des Ressources en 2015/2016.

Source : HCP, Ministère des Finances. 85


CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE).

Les différentes ressources de l’Etat.


1-Les recettes ordinaires.
L’impôt :
Deux théories tentent d’expliquer les fondements de
l’impôt : la théorie du contrat fiscal selon laquelle les
impôts représentent la contrepartie de l’accés aux services
publics et la théorie moderne de « la solidarité sociale»
basée sur le rôle social que joue

86
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE).

L’Etat par la redistribution du revenu national.


Définition :
Pour Gaston jèze, l’impôt est un « droit monétaire,
en argent, acquitté obligatoirement et sans
contrepartie, au profit d’une collectivité publique,
pour financer les charges publiques».

87
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE).

L’impôt est exprimé en termes monétaires.


Obligatoire, exigible par la contrainte juridique.
Définitif, il n’est ni remboursable ni compensé par l’Etat.
Payé sans contrepartie directe ou immédiate.
Utilisé à des fins d’utilité publique.

88
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE).

L’assiette de l’impôt.
L’assiette de l’impôt représente son fondement matériel,
c’est-à-dire son motif, son objet, la matière taxable (capital,
revenu, transaction) autrement la base imposable.
On distingue entre les impôts réels et les impôts personnels et
entre les impôts directs et les impôts indirects.

89
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE).

Les impôts personnels : sont assis sur la personne du


contribuable abstraction faite de ses facultés
contributives.
Les impôts réels : principaux impôts modernes, ils sont
assis sur le revenu(salarial, commercial, industriel ou
agricole), le capital (le produit de la fortune mobilière et
immobilière des moyens de production, des avoirs
financiers….)

90
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE).

Les impôts directs et les impôts indirects : la plupart des


auteurs distinguent entre les impôts directs et les impôts
indirects en se basant sur l’état ou la nature de la
matière imposable :
Les impôts directs sont réguliers et permanents (IR,
impôts fonciers, ou sur la fortune…)
Les impôts indirects sont occasionnels.

91
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE).

*La détermination de l’impôt.


_ Evaluation de la matière imposable : fixation des
éléments constitutifs de la base imposable, tenant
compte des exonérations, abattements ou dégrèvements
prévus par la loi.
Deux procédés pour évaluer la matière imposable :

92
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE).

La déclaration faite par le contribuable et l’évaluation


administrative ou par le procédé du forfait.
-La liquidation de l’impôt : c’est le calcul du montant de
l’impôt par l’application d’un tarif ( un taux ou un
barème).
*Le tarif de l’impôt :
Il correspond à l’application d’un taux à la valeur de la
matière imposable pour le

93
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE).

Calcul du montant de l’impôt.


On distingue :
Les impôts proportionnels : à taux constants.
Les impôts progressifs : application de plusieurs taux qui
augmentent avec la matière taxée de façon globale ou
par tranches .

94
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DES
RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE).

Les impôts dégressifs : les taux diminuent au fur et à


mesure que la matière imposable diminue ou dans une
autre variante augmente.

95
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE
DES RESSOURCES ET DES DÉPENSES DE
L’ETAT.(SUITE).

_La structure d’imposition.


En 1984, le pays s’est engagé dans un processus de
réforme fiscale qui consiste principalement à encourager les
échanges extérieurs.

96
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

D’où :
une baisse des taux des droits de douane à l’importation.
Une quasi disparition des droits à l’exportation.
La substitution de la taxe sur la valeur ajoutée à la taxe
sur les produits et services (1986), celle de l’impôt sur les
bénéfices professionnels (1988), l’institution de l’impôt
général sur le revenu (1990).

97
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

98
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

Les impôts directs.


La fiscalité directe est hétérogène malgré
l’existence de l’impôt sur le revenu.
L’impôt sur le revenu. (IR)
Est entré en vigueur en 1990, dans le but de
synthétiser et d’harmoniser la fiscalité directe.

99
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

Chaque catégorie d’agent reste soumise à des règles de


détermination d’assiette.
Caractéristiques.
L’IR est dû par les personnes physiques (professionnels,
fonciers, salariaux, mobiliers et les retraités).

100
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
Barème.
Le prélèvement de l’IR suit la logique de la
progressivité régressive.
Les taux appliqués sont de 13%, 21% et 35%
apparaissent faibles et concernent les plus basses
tranches d’imposition.
Au-delà de ces tranches les taux apparaissent
élevés et suivent une

101
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

Progression régressive qui s’arrête à 44% à partir de 60


001 DH.

L’impôt sur les sociétés.


Il est dû principalement par les personnes morales lors
de la réalisation de bénéfices et c’est un impôt qui
disparaît s’il n’ya pas de bénéfice.
L’IS est substitué à l’impôt sur les bénéfices
professionnels en ce qui
102
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)

Concerne les sociétés dans un but d’établissement


de règles plus rigoureuses de détermination du
résultat imposable.
Toutefois, cet impôt présente l’inconvénient de la
possibilité d’évasion fiscale à travers notamment le
gonflement des charges.
Les taux d’imposition ont tendance à baisser et le
taux pratiqué est passé de

103
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
De 45% à 35% pour un taux de droit commun et un taux
de 39,6% pour les institutions financières sauf le crédit
bail.

- Autres impôts directs.


Impôt des patentes : il s’agit d’un impôt direct, dû
par toute personne exerçant une activité lucrative.

104
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
La taxe sur les profits immobiliers : elle est dû par les
personnes physiques, la société immobilière
transparente et la société à prépondérance
immobilière.(intégrée dans l’IR ou l’IS).
La taxe de licence.
La taxe urbaine : c’est une taxe foncière qui porte sur les
propriétés bâties et

105
CHAPITRE 2 :LA DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE DES RESSOURCES ET DES
DÉPENSES DE L’ETAT.(SUITE)
Non bâties ( elle est calculée à partir de la valeur
locative ; montant annuel brut du loyer). La taxe
d’édilité est étroitement associée à la taxe urbaine, la
première est un impôt d’Etat, la seconde est un impôt
local.
Les valeurs mobilières : Ce sont les revenus de capitaux
comme les actions,

106
Les parts sociales, les bons de caisse, les
bons du trésor. (TPCVM, intégrée dans l’IS ou l’IR )
La cotisation minimale : Il s’git du minimum
d’impôt à payer aussi bien par des entreprises
dégageant des excédents que celles qui réalisent
des déficits.

107
Les impôts indirects : L’importance des impôts
indirects manifeste une rigidité qui ne permet pas
à la politique budgétaire de jouer convenablement
son rôle.
1- Taxe sur la valeur ajoutée.
La TVA est introduite en 1986 en remplacement
de la taxe sur les produits et services et la taxe sur
le chiffre d’affaires.

108
Il s’agit d’un impôt général de consommation qui
frappe en principe tous les biens et services
consommés ou utilisés au Maroc qu’ils soient
d’origine nationale ou étrangère.
La charge de cet impôt incombe au consommateur.
Le taux normal de la TVA est de 20%.

109
2- Autres recettes.
On retrouve la taxe sur les produits énergétiques,
le produit des impôts sur les tabacs, la taxe
intérieure de consommation sur les bières, les
droits de douane, les droits d’enregistrement et de
timbre, la taxe spéciale sur les véhicules et enfin la
taxe sur les assurances.

110
La pression fiscale.
Les données statistiques ont prouvé l’existence
d’une liaison entre les recettes fiscales et l’activité
économique en particulier dans les pays de l’OCDE.
La corrélation entre le rythme de croissance du PIB
et des recettes fiscales n’est pas identifiable à
l’exception de quelques années.

111
Les recettes fiscales en pourcentage du PIB (hors
fiscalité locale) ont connu une stabilité relative
entre 1980 et 1986 , le pourcentage était de 19% .
Avec les réformes fiscales ce taux passera à prés de
21%.
Les rentrées des recettes fiscales supplémentaires
s’expliquent essentiellement par l’introduction

112
D’innovations fiscales, l’extension du champ fiscal à
certains revenus qui échappaient légalement à
l’impôt et à l’amélioration du rendement fiscal.
2-Autres recettes.
*Les produits et revenus du domaine.
Ils sont composés des revenus des biens
appartenant à l’Etat : revenus du domaine

113
Privé et du domaine public ainsi que les revenus
des participations financières.
-Le domaine public : il s’agit d’un bien
administratif nécessaire à la satisfaction d’un
besoin public ou collectif.
-Le domaine privé : composé d’immeubles, biens et
forêts soumis aux charges et obligations du droit
commun.

114
-Les revenus des participations financières : La
participation accordée à une société lui procure des
intérêts et dividendes et fait de l’Etat un
copropriétaire.
*Les revenus des monopoles et des exploitations.
Les services publics à caractère industriel ou
commercial disposent de leurs propres ressources
puisqu’ils font payer le prix

115
Des produits qu’ils fabriquent ou des services qu’ils
rendent.
Bank al Maghrib, CDG, Office national des
transports,….)
* d’autres ressources peuvent être ajoutées aux
précédentes essentiellement le recours à l’emprunt
qui constitue une ressource importante pour
combler le déficit public.

116
L’inflation constitue aussi un élément qui entraine
d’importantes plus-values fiscales et elle permet
aussi de réduire le poids de certaines dépenses
comme la dette publique.

117
Rôle économique des ressources.
1-L’effet de l’impôt.
Généralement les contribuables sont sensibles aux
variations de l’impôt.
Deux cas sont à distinguer :
-En cas d’augmentation des impôts : toutes choses égales
par ailleurs, causera soit une baisse de la consommation
des contribuables soit ces derniers vont maintenir leur
pouvoir

118
D’achat et vont puiser sur l’épargne.
On assiste à une baisse de la production et les
autres variables de la relance économique seront
par conséquent modifiées.
Par ailleurs, l’influence de la fiscalité diffère d’un
impôt à un autre.

119
L’effet de la TVA sur les prix est direct, et l’effet
d’une baisse de l’impôt sur le revenu agit sur la demande
de biens de consommation.
Il peut contribuer à accroître les investissements,
action sur l’impôt sur les sociétés. L’impôt peut favoriser
aussi l’emploi.

120
L’Etat utilise également la fiscalité pour mener
une politique de stabilisation : freinage des
investissements, encouragement à l’épargne.
Outre l’action sur le niveau des investissements
qui relève de la politique conjoncturelle, la fiscalité
oriente les investissements vers certaines activités
et certaines régions.

121
Le système économique a aussi une incidence sur le
système fiscal : dans les économies libérales très
développées, l’impôt direct est prédominant (2/3 des
recettes fiscales ).
Dans les pays développés comme la France l’impôt
indirect reste encore important.

122
Dans les PVD, le prélèvement fiscal est relativement
faible, la part des impôts indirects est capitale ainsi que
celle des droits de douane.
Le débat économique sur la fiscalité connaît une
nouvelle dimension : l’attractivité du territoire. La
globalisation conduit à une concurrence accrue entre les
Etats pour la localisation des activités productives.

123
2-L’effet de l’emprunt.
Le recours de l’Etat à l’émission de titres
publics ( conditions intéressantes ) entraîne
probablement une baisse de la
Consommation et une augmentation de l’épargne.
La persistance de cette élévation des taux
d’intérêts risque de provoquer une baisse de
l’investissement privé.

124
3-Les avances de Bank al Maghrib.
Ces avances entraînent une création monétaire
pour le compte du trésor. Cette création de la
monnaie dans un circuit où la production augmente
n’aura aucun effet. Si la production n’augmente pas
il est clair que la demande de biens de C°
entraînera une augmentation des prix.

125
Au niveau interne et en cas de persistance de
l’inflation il y’aurait probablement une baisse de la
production et une aggravation du chômage.
Au niveau externe, l’augmentation des prix
réduira la compétitivité du Maroc, d’où une baisse
probable des produits à l’export.

126
CHAPITRE 3 : LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE
ET LA SOUTENABILITÉ DE LA POLITIQUE
BUDGÉTAIRE.

I- Le déficit budgétaire.
Le budget de l’Etat comprend :
le budget général, (les budgets annexes) SEGMA
et les comptes spéciaux du Trésor. Il couvre les
transferts à la caisse de compensation et la caisse de
retraites des fonctionnaires.

127
Trois modalités de calcul du déficit :
-Calcul sur la base des ordonnancements : il
reflète le résultat final en termes d’utilisation des
ressources nettes du BE.
-Le déficit de trésorerie, ou déficit sur base
caisse est également un indicateur important
puisqu’il traduit l’impact de la politique budgétaire
sur l’endettement

128
Intérieur et extérieur traditionnel.
Une troisième approche du déficit est celle qui est
basée sur les dépenses hors intérêts. Ce déficit est
appelé déficit primaire et montre le rôle que joue le
budget dans l’accumulation de la dette publique.

129
– Déficit budgétaire et sources de financement.
Le déficit budgétaire est constitué par l’excédent des
dépenses sur les recettes de la loi de finances.
1- La conception keynésienne.
Les conceptions keynésiennes qui se sont imposées aux
alentours de la seconde guerre mondiale, reposent sur
l’équilibre économique d’ensemble.

130
Le déficit du budget doit servir à lutter contre la
récession économique en augmentant la demande
globale dans l’économie permettant un retour au
plein emploi des moyens de production.
Comme le déficit budgétaire, l’excédent est aussi
présent dans la conception keynésienne.

131
2- La conception néolibérale.
Les déficits budgétaires selon les néo libéraux ont
souvent perturbé l’activité économique, ils sont
sources d’inflation et à moindre degré peuvent
déséquilibrer les comptes extérieurs si l’appareil
productif est inadapté.

132
Les déficits budgétaires ont crée un très lourd
endettement public dont le remboursement pèse sur
l’économie.
II– La dette publique.
Les niveaux très élevés des déficits ont généré un stock
de la dette publique important.
La dette publique est la contrepartie des

133
Emprunts effectués par les organismes publics.
- Les formes de l’endettement public.
Sont multiples et varient selon qu’il s’agit de l’Etat
ou des collectivités locales aussi s’il s’agit d’un
emprunt national ou international.

134
La dette intérieure.
Les emprunts à moyen et à long terme. Ils excédent 5 ans et on
assistait à l’introduction de la technique « des obligations du
Trésor ».Les emprunts forcés(éliminés) et les obligations
indexées.
L’emprunt conventionnel : utilisés occasionnellement auprès des
banques.
Le marché d’adjudication des valeurs du Trésor.

135
Les emprunts à court terme.
Ils n’excédent pas 5ans, ils sont constitués
par les bons du Trésor qui forment la dette
flottante qui dans une acception large, englobe
aussi, les avances de Bank al Maghrib et les dépôts
du Trésor :
Les bons en compte courant ouverts à
tous les investisseurs.

136
Les bons sur formules : destinés aux personnes
physiques et morales exception faite des
institutions financières.
Les dépôts des correspondants : sont ceux
d’organismes ou de particuliers qui déposent
volontairement ou obligatoirement de liquidités
dans les caisses du Trésor.

137
Les avances de Bank al Maghrib(actuellement sont
devenues exceptionnelles).
On retrouve d’une part les aides directes, dans ce cas
les avances sont limitées à un plafond proportionnel aux
recettes budgétaires de l’année écoulée.
L’avance conventionnelle.
Les aides indirectes de la banque centrale concernent
l’open market, concerne aussi l’achat ou la prise en
pension des effets publics.

138
La banque paie l’impôt sur les sociétés puis verse à
l’Etat actionnaire des dividendes.
- La dette extérieure.
La dette extérieure est formée par les emprunts sur
le marché international auprès d’organismes
bancaires privés ou publics.

139
RUBRIQUE 1978-1982 1983-1992 1993-1997 1998-2000
S

Déficit base -11, 5 -6, 4 -3, 4 -2, 9


ordonnance
ment
Emprunt 4,1 3, 2 4,6 3,8
national
Emprunt 6, 8 2, 8 -1, 1 -1, 5
extérieur

140
Entre 83 et 93, le Maroc a obtenu le rééchelonnement
de ses dettes de source publique et privée.
-Le Club de Paris.
Il s’agit des prêts consentis ou garantis par les
Etats : les prêts gouvernementaux ou des organismes
appropriés des pays créanciers membre du Club de
Paris.

141
Les participants à ce Club évaluent à chaque occasion
la situation économique du pays demandeur et ses
perspectives.
-Le Club de Londres.
Deux principes généraux dans le rééchelonnement
des dettes contractés auprès des sources privées :
Les banques créancières définissent une position
commune.

142
-Les banques posent souvent comme condition à
leur accord l’intervention du FMI.
Le poids de la dette publique.
L’effort d’ajustement des finances publiques est
constaté au niveau du déficit budgétaire qui a
connu une baisse importante.

143
L’importance des différentes sources de financement a
évolué selon le contexte de chacune des périodes.
Le déficit était de 11,5 % du PIB pendant le début des
années 80 avec un financement extérieur important de
l’ordre de 5,2% du PIB.
La période du rééchelonnement le déficit est passé à
prés de 6,4% du PIB.

144
La période des années 2000 connaît une
poursuite de la politique de désendettement
extérieur et la principale source de financement est
d’origine interne.
QUELQUES REMARQUES SUR LE
REECHELONNEMENT.

145
Avantages.
-il a permis un temps de répit pour éviter de
graves difficultés financières.
-il a renforcé davantage les réserves de
change.
-il a servi de catalyseur aux réformes
économiques nécessaires.

146
La gestion active de la dette.
Le trésor dans le cadre de sa politique globale de
financement a procédé à :
- l’arbitrage entre les ressources domestiques et les
ressources extérieures.
- La mobilisation de financements de contrepartie de la
gestion active de la dette ; les opérations de conversion

147
Inconvénients :
surcoûts financiers liés à l’accumulation des
arriérés et au retardement de l’ajustement.
Des taux d’intérêts plus onéreux, et parfois
variables.
Le rééchelonnement n’apportait pas de
solution définitive à la dette.

148
En investissements privés et de refinancement de
la dette extérieure onéreuse, ont nécessité la
mobilisation par le trésor d’un montant global de
contrepartie de 8 mm DH. Sur ce montant 35% ont
concerné la conversion en investissement et 65% le
refinancement et le remboursement par
anticipation de la dette onéreuse.

149
III – La soutenabilité de la politique budgétaire.
Une politique budgétaire est soutenable si
elle assure à terme la solvabilité de l’Etat, c.-à-d. si
elle garantit que la dette ne croîtra pas dans des
proportions excessives.
1- L’effet d’éviction.
Il s’agit de l’absorption par les emprunts

150
Publics d’une masse croissante d’épargne qui
obère les capacités des entreprises à se financer et
entraîne une hausse des taux d’intérêts.
Deux conceptions discutent l’effet d’éviction :
- les monétaristes.
Selon cette conception, l’épargne étant

151
Indépendante des taux d’intérêts. Lorsqu’un déficit est
financé par emprunt, l’augmentation induite des taux
d’intérêts ne pourrait développer l’offre de monnaie.
« La politique budgétaire retirerait donc sans
contrepartie des liquidités sur le marché financier ce qui
amènerait les entreprises à réduire leurs
investissements : elles seraient « évincées » du marché.

152
-Les post keynésiens.
La conception des post keynésiens admet
l’existence d’un « effet d’éviction » mais, cet effet
n’est pas total.
« Une politique budgétaire est efficace en
situation de sous emploi parce que les déficits
absorbent l’épargne qui, en

153
l’absence d’une demande d’investissement privée
suffisante, se dissiperait.
En effet, l’intensité de l’ » effet d’éviction »
est fonction du taux d’épargne.
Epargne élevée, le déficit public a toutes chances
d’être neutre.
Epargne faible, dans ce cas l’effort
d’investissement public et son financement

154
Doit être apprécié en tenant compte du niveau de
l’épargne et de la place du secteur public dans
l’accès au crédit et à l’épargne.

155
II-Les conditions de la soutenabilité de la
politique budgétaire.
Dans un contexte où l’arbitrage entre différents
titres financiers est posé avec acuité, l’Etat dans sa
nouvelle politique de financement doit garder sa
politique budgétaire « soutenable ».

156
En d’autres termes, la croissance économique et les
recettes qu’elle génère doivent être en permanence à la
mesure de la dette.
Le problème devient celui du taux d’intérêt nominal de
la dette publique comparé au taux de croissance nominal
du pays.

157
En d’autres termes, la croissance économique et
les recettes qu’elle génère doivent être en
permanence à la mesure de la dette.
Le problème devient celui du taux d’intérêt
nominal de la dette publique comparé au taux de
croissance nominal du pays.

158
Une politique budgétaire est soutenable si
elle assure à terme la solvabilité de l’Etat.
Autrement on garantit que la dette ne croîtra pas
dans des proportions excessives (telles que l’Etat ne
puisse plus assurer son remboursement).

159
On admet donc les déséquilibres du solde
budgétaire, mais à condition qu’ils ne soient pas
systématiques.
La valeur actualisée des surplus futurs anticipés
doit permettre à terme, le remboursement de la
dette initiale[1]

160
II-1 : La contrainte budgétaire inter
temporelle : analyse empirique
Le point de départ de la plupart des
études empiriques est la contrainte
budgétaire qui s’écrit à l’instant t :
Bt=Gt-Tt+(1+r)Bt-1[2]
=Bt-1+Gt-Tt+rtBt-1
Bt : L’encours de la dette publique
Gt : Les dépenses publiques hors services de
la dette
Tt : Les recettes
161
Rt : le taux d’intérêt
Soit Dt =Gt-Tt le déficit primaire (hors
service de la dette)
L’équation s’écrit :
Bt-Bt-1 = Dt + rtBt-1
En exprimant cette égalité en % du PIB on
aura :

(Bt/PIBt) = (Bt-1/PIBt) + (Dt /PIBt) + (Bt-


1/PIBt)rt

162
PIBt = (1 + nt ) PIB t-1
D’où :
(Bt / PIB t) – (1/(1+nt))((Bt-1)/PIB t-1) =
Dt / PIB t + ( rt / (1+nt))((Bt – 1)/ PIB t – 1)
En notant bt = Bt / PIB t et dt = Dt / PIB t
On aura : bt – (1 / (1+nt)) bt -1 =
dt +( rt / (1 + nt ) bt -1

163
En retranchant bt-1, on obtient :
(rt –nt)
Bt - bt-1 = dt + ( ) bt-1
(1+nt)
La soutenabilité de la politique budgétaire exige la
stabilité de la dette publique donc elle suppose que
bt=bt-1
Donc :
(rt –nt)
dt = - ( ) bt
(1+nt)

164
dt est le niveau du solde budgétaire nécessaire chaque
année pour maintenir le taux d’endettement public
constant.

165
-Si r  n càd si le PIB croit à un
taux supérieur au taux d’intérêt,
aucune contrainte budgétaire ne
subsiste la croissance du PIB
permet à elle seule de financer le
service de la dette (plus une
fraction du déficit primaire).

166
-Si r  n autrement si le taux d’intérêt
nominal apparent de la dette publique (coût
moyen de la dette publique) est supérieur
au taux de croissance nominal de
l’économie, la soutenabilité de la politique
budgétaire exige la réalisation d’un
excédent du solde budgétaire primaire.

[1] E.JONDEAU : « La soutenabilité de la


politique budgétaire. » Economie et
Prévision n°140, 1992-3
[2] E.JONDEAU. Op cit. 167
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170

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