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Table des matières :

Savoir faire : DECRIRE.…………………………………………………………………………….…………………….…..…………..2

Savoir faire : RACONTER…………………………..………..…............................................................................9

Savoir faire : RACONTER (suite)..........................................................................................................16

Savoir faire : INFORMER……………………………………………………………………………………………………………..…21

Savoir faire : ARGUMENTER…………………………………………………………………………………………………………..27

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Savoir faire : DECRIRE

A. LECTURE EXPLIQUEE :
Moi, mon copain, c’est Mustapha. Il a doublé sa cinquième et on l’a trouvé dans la classe, à la
rentrée, en Septembre.
Mustapha est petit, sec, noir. Il a de beaux yeux, un petit nez, des joues grêlées, et il est habillé
à la diable. Mustapha me plaît parce que son père avait congé en juin et qu’il a manqué tous le mois
de juin. On n’a pas trouvé correct qu’il avance ses vacances d’un mois. Et lui, timide, n’a pas osé dire
la vérité. Donc, il refait le programme. Il est sérieux en classe. Il écoute avec passion. Il a envie
d’apprendre. Il fait ses devoirs en artiste. Ses classeurs sont des œuvres d’arts, enluminés de dessin
de couleur. Il a une imagination ardente ne se lasse jamais de lire. Il sait tout. J’aime parler avec lui.
Plus tard, il sera professeur de français, chez lui, en Kalibie. Ce sera un maître juste. Il sait
commandez. Mais ce n’est pas un caïd.
Jeanne Delais, les enfants
Majuscule. Ed. Gallimard.

1. Les mots difficiles :


 Etre habillé à la diable : Mustapha porte une veste trop large, un pantalon avec une poche au
niveaux des genoux, un pull souvent troué ou mal rapiécé,…
 Plaîne : être agreable, exerce de l’attrait sur quelqu’un.
 Intelligent : qui est capable de comprendre. (synonyme : doué, lucide).
 Oser : avoir du courage de faire quelque chose.
 Ecouter avec passion : s’intéresser vivement à.
 Avoir envie de : désirer faire quelque chose.
 Faire ses devoirs en artiste : faire bien ses devoirs, faire ses devoirs avec habilité.
 Se lasser : se fatiguer, s’ennuyer.
 Joues grêlées : qui portent des manques de variole.
 Un caïd : un chef.

2. Compréhension générale :
Dans ce texte, l’auteur décrit le portrait physique et le portrait moral de Mustapha.

3. Compréhension détaillée :
Les éléments du texte Signification des éléments
« Moi, … en septembre » C’est la compréhension de son ami de classe. Il s’appelle
Mustapha. Il est redoublant en 5e.

« Mustapha, … à la diable » C’est le portrait physique de Mustapha : il est petit, sec, noir, il a
de beaux yeux, son nez est petit, ses joues grêlées, ses vêtements
sont diaboliques.

« Mustapha me plaît, … un C’est le portrait moral de Mustapha : il est intelligent, timide,


caïd » sérieux en classe (il écoute avec passion, il a envie d’apprendre),

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c’est un bon élève (il fait ses devoir en artiste, ses classeurs sont
des œuvres d’arts, il ne se lasse jamais de lire), il est courageux,
symphatique, sera un maître juste, n’est pas un caïd.

B. VOCABULAIRE :
1. Le portrait physique et moral d’un être humain :
a. Portrait physique :
C’est tout ce que nous avons vu et touché sur le corps humains.
 Son allure ou sa démarche : svelte, majestueuse, juvénule, souple, gauche, lourde, étrange,
...
 Sa force : musculé, robuste, athletique, herculéen, chetif, malade.
 Sa taille : longue, courte, ramassé, grande, maigre, mince, petite.
 La tête :
 Les cheveux : long, courts, épais, rares, fins, ondulés, lisses, crépus, frisés, noirs,
blancs, …
 Les yeux : ronds, saillants, bridés (à la chinoise).
 Les lèvres : lourdes, gourmandes, pendantes, minces, fines.
 La bouche : grande, grossière, petite.
 Le nez : droit, pointu, camus, camard, épaté.
 Le regard : vif, ouvert, pénétrant, farouche (chez un malade), hautain, sévère, …
b. Portrait moral :
Il y a de bon portrait moral et il y de mauvais portrait moral (qualité et défaut).
Qualité Défaut
(bonnes conduites) (mauvaises conduites)
Noms Adjectifs Noms Adjectifs
La bonté Bon (ne) L’impolitesse Impoli (e)
La beauté Beau (belle) L’ingratitude Ingrat (e)
L’amitié, l’amour Aimable La tête Têtu (e)
Le courage Courageux (se) La sévèrité Sévère
La fidélité Fidèle La méchanceté Méchant (e)
La discrétion Discret (discrète) La paresse Paresseux (se)
La douceur Doux (douce) La timidité Timide
La politesse Poli (e) L’orgueil Orgueilleux (se)
La prudence Prudent (e) L’avarice Avare
La générosité Généreux (se) La violence Violent (e)
Le travail Travailleux (se) La pauvreté Pauvre
Le calme Calme La tristesse Triste
La souplesse Souple La bavarde Bavard (e)
La tendresse Tendre Le vol Voleur (se)
L’affection Affectueux (se) L’impatience Impatient (e)
L’honnêteté Honnête L’imprudence Imprudent (e)
La sériosité Sérieux (se) La jalousie Jaloux (se)
La justesse Juste L’insolence Insolent (e)
La symphatie Symphatique Le malheur Malheureux (se)
L’intélligence Intelligent (e) L’antiphathie Antiphatique
La curiosité Curieux (se) La tirbulence Turbulent (e)
L’egoïsme egoïste

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2. Synonyme, Antonyme, Homonyme et famille des mots :
a. Les synonymes :
C’est l’ensemble des mots de même sens ou de sens voisins.
Exemple : intélligent = doué, lucide, capable, appliqué.

b. Les antonymes :
C’est l’ensemble des mots de sens contraires ou opposés.
Exemple : paresseux  zélé, appliqué, travailleux, courageux, …
On peut avoir l’antonyme à l’aide d’un préfixe.
Exemple : poli  impoli.
Prudent  imprudent.
Patient  impatient.
On peut avoir aussi l’antonyme à l’aide d’un couple de mot.
Exemple : garçon  fille.
homme  femme.
jeune  vieillard.

c. L’homonyme :
C’est l’ensemble des mots de même prononciation mais de sens différent.
Exemple : mère (maman), mer (eau sallée), maire (chef de commune).

d. La famille des mots :


C’est l’ensemble de mot dérivé et de mot composé de même radical (racine).
 Mot dérivé : ce sont des mots formés à l’aide d’un préfixe et/ou d’un suffixe.
Exemple : mont montagne, amont, démonter, monter, montage ;
 Mot composé : ce sont des mots formés à l’aide de deux ou plusieurs mots simples.
Exemple : radio radio-cassette, radio crochée, radio trottoir.
Télé télévision, téléphone, télécommande, téléton.

C. GRAMMAIRE :
I. Les adjectifs qualificatifs :
1. Définition :
L’adjectif qualificatif est un mot qui indique la manière d’être (comment est ?) d’une chose,
d’un animal ou d’une personne (il exprime une chose, un animal ou une personne en qualité bonne
ou mauvaise).
L’adjectif qualificatif s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie.
Exemple : Ses beaux yeux, une jolie fille.

Masculin Singulier
Genre Nombre
Féminin Pluriel

2. Genre et nombre d’un adjectif qualificatif :


a. Genre :
On forme le féminin de l’adjectif en ajoutant – e ; – se.

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Les adjectifs en : – e Les adjectifs en : – x Les adjectifs en : – eur Cas particuliers
Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin
Joli Jolie Heureux Heureuse Supérieur Supérieure Large Large
Profond Profonde Peureux Peureuse Trompeur Trompeuse Vaste Vaste
Léger Légère Paresseux Paresseuse Protecteur Protectrice Calme Calme
Bref Brève Sauf Directeur Directrice Long Longue
Ancien Ancienne Doux Douce Gentille Gentille
Réél Réélle Faux Fausse Nul Nulle
Vieil Vieille Vieux Vieille Aigu Aigue
Bon Bonne Roux Rousse Public Publique
Favori Favorie
Malin Maligne
Frais Fraîche
Sec Sèche
Nouveau Nouvelle

b. Nombre :
On forme le pluriel de l’adjectif en ajoutant – s à l’adjectif singulier. La plupart des adjectif en
en – al se terminent en – aux au pluriel.
Les adjectifs en : – e Les adjectifs en : – al Les adjectifs en : – au Les adjectifs en : – x ou
en – s ne changent pas
Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel
Propre Propres Matinal Matinaux Beau Beaux Délicieux Délicieux
Sale Sales Cardinal Cardinaux Nouveau Nouveaux Epais Epais
Jolie Jolies Minéral Minéraux jumeau jumeaux
Sauf
bancal bancals

3. Fonction de l’adjectif qualificatif :


a. Epithète :
L’adjectif qualificatif a pour fonction épithète quand il se place directement à côté du nom
(devant ou dérrière).
Exemple :
Un bon élève Un parc magnifique
Nature : adjectif qualificatif. Nature : adjectif qualificatif.
Fonction : éphitète du nom « élève ». Fonction : éphitète du nom « parc ».

Remarque : l’adjectif qualificatif se place avant le nom quand il est à usage fréquent ou quand il est
formé par un ou deux sylabes.
Exemple : beau, joli, vieux (vieil), mauvais, haut, cher, brave, drôle, seul, vrai, jeune, …

b. Attribut :
L’adjectif a pour fonction attibut quand il se place après les verbes d’états (être, paraître,
sembler, rester, tomber, arriver, devenir, avoir l’air, …)
Exemple : Ce garçon est bavard.
Nature : adjectif qualificatif.
Fonction : attribut du sujet « ce garçon ».

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Remarque :
 L’adjéctif qualificatif après les verbes d’états s’accorde en genre et en nombre avec le sujet.
Exemple : Marie est charmante.
 Quand l’adjectif qualifie plusieur noms de même genre, il se met au genre de ces noms et au
nombre pluriel.
Exemple : Un chien et un chat malades.
Mas. Sing maj. Sing mas. Pluriel
Jules et Marie sont bavards.
Fém. Sing maj. Sing mas. Pluriel

II. Les déterminants : (rappel)


Un déterminant se place devant un nom pour déterminer le genre et le nombre de ce nom.
Exemple : la main, les cheuveux, un style, une règle.
SINGULIER PLURIEL
Masculin Féminin Masculin et féminin
Articles : Le Les
 Définis L’ La Des
 Contractés Du à la Aux
 Indéfinis Au
 Partitifs Un Une
Du De la
Adjectifs Ce Cette Ces
démonstratifs Cet

Possesseurs Masculin Féminin Mas et fém


à moi Mon Ma Mes
à toi Toi Ta Tes
Adjectifs à lui (elle) Son Sa Ses
possessifs à nous Notre Notre Nos
à vous Votre Votre Vos
à eux (elles) Leur Leur Leurs

III. L’expansion du groupe nominal sujet : (GNS)


Un groupe nominal est formé par déterminant + nom.
Le GNS se place devant le verbe.
Le GN peut s’élargir à l’aide : d’une épithète, d’un complément du nom, d’une proposition
subordonnée relative.
1. L’épithète :
Exemple :
Les enfants (GN = déterminant + nom)
Les enfants zélés (GN = déterminant + nom + épithète)
Les bons enfants

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2. Le complément du nom :
Le complément du nom peut être un nom, un GN, un pronom, un infinitif, … précédé d’une
préposition (de, à, sans, en, …)

Exemple :
La fille de Rabe.
Un style à bille.
Une promenade en voiture.
Le thé sans sucre.

3. La proposition subordonnée relative :


Une proposition subordonnée relative est composé d’un verbe conjugué, précédé d’un
pronom relatif (qui, que, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lequelles, …)

Exemple 1 : qui + V + C Exemple 2 : que + S + V + C Exemple 3 : où + S + V + C


Tahiry qui pleure. La fille que je regarde. La maison où je me cache.
La dame qui m’a parlée hier. La maison que je vois. Le village où je suis né.
Les élèves qui bavardent. Le travail que je préfère. La maison où j’habite.

D. CONJUGAISON :
1. Présent de l’indicatif :
1er groupe 2e groupe 3e groupe
– ER – IR (- issant) – IR (-ant) ; – ER ; – OIR
Irrégulier
Je –e – is –s;x –e
Tu – es – is –s;x – es
Il / elle –e – it – t (d) –e
Nous – ons – issons – ons – ons
Vous – ez – issez – ez – ez
Ils / elles – ent – issent – ent – ent

2. Imparfait de l’indicatif :
Remarque :
On obtient l’imparfait de l’indicatif à partir de la 1er personne du pluriel du présent de
l’indicatif en enlevant la terminaison « - ons » et la remplaçant par les terminaisons de l’imparfait.
1er groupe 2e groupe 3e groupe
– ER – IR (- issant) – IR (-ant) ; – ER ; – OIR
Irrégulier
Je – ais – issais – ais
Tu – ais – issais – ais
Il / elle – ait – issait – ait
Nous – ions – issions – aions
Vous – iez – issiez – aiez
Ils / elles – aient – issaient – aient

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3. Exemple :
1er groupe : manger 2e groupe : finir 3e groupe : dire
Présent Impafait Présent Impafait Présent Impafait
Je mange Je mangeais Je finis Je finissais Je dis Je disais
Tu manges Tu mangeais Tu finis Tu finissais Tu dis Tu disais
Il mange Il mangeait Il finit Il finissait Il dit Il disait
Nous mangeons Nous mangions Nous finissons Nous finissions Nous disons Nous disions
Vous mangez Vous mangiez Vous finissez Vous finissiez Vous disez Vous disiez
Ils mangent Ils mangeaient Ils finissent Ils finissaient Ils disent Ils disaient

Etre Avoir 3e groupe : recevoir


Présent Impafait Présent Impafait Présent Impafait
Je suis J’étais J’ai J’avais Je reçois Je recevais
Tu es Tu étais Tu as Tu avais Tu reçois Tu recevais
Il est Il était Il a Il avait Il reçoit Il recevait
Nous sommes Nous étions Nous avons Nous avions Nous recevons Nous recevions
Vous êtes Vous étiez Vous avez Vous aviez Vous recevez Vous receviez
Ils sont Ils étaient Ils ont Ils avaient Ils reçoivent Ils recevaient

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Savoir faire : RACONTER

A. LECTURE EXPLIQUEE :
Pourquoi les libellules ont le ventre très mince.
Il y a bien longtemps, les hommes étaient réveillés tous les jours par le premier chant du coq,
mais celui-ci ne chantait qu’après le coassement de la grenouille.
Mais un soir, il se produit quelque chose de bizarre : une femme est en train de pilet du
manioc. La libellule qui habite tout près devient furieuse à cause de bruit. Elle se précipite sur la
femme et la pique.
Sous la douleur, la femme lâche son pilon. En tombant, le pilon renverse une grande cruche
pleine d’eau. L’eau se met à couler par terre et entre dans un trou où dort un python. Celui-ci
s’enfuit, mais en courant, il tombe dans un fossé où se trouve la grenouille. Surprise par le choc, la
grenouille coasse. Aussitôt, le coq qui l’attend se met à chanter. Les hommes se reveillent. Mais ils
voient que c’est encore la nuit. Ils vont se plaindre au roi. Tout le monde accuse le coq et le roi
convoque le coq. Mais celui-ci dit :
 Moi, je n’ai chanté qu’après le coassement de la grenouille.
On convoque la grenouille, qui se défend aussi :
 Moi, j’ai coassé parce que le serpent m’est tombé sur le dos et m’a fait peur.
On convoque le python. Il raconte son histoire :
 Moi, j’ai été reveille par l’eau qui coulait d’une cruche renversé.
On finit par trouver la femme à qui appartient la cruche. Elle raconte qu’elle a été piquée par la
libellule.
La libéllule est convoquée, mais elle ne sait pas comment expliquer ce qu’elle a fait. On la met
en prison. La libellule se met à voler dans tout les sens. On l’attache avec une chaîne. Elle essaye bien
de voler mais la chaîne l’en empêche. Quand elle sort de prison, son ventre serre par la chaîne, elle
devenue tout maigre.
C’est depuis cette affaire que les libellules ont le ventre très mince.
« Contes des Zaïre » Collection « Fleuve et Flamme »
C.I.L.F / Edicef.

1. Compréhension générale :
Dans ce texte, l’auteur raconte une histoire qui explique l’origine du ventre mince des
libellules. Il y a bien longtemps, les hommes étaient réveillés tous les jours par le chant du coq qui
chantait après le coassement de la grenouille. Mais un soir, la libellule provoque des bruits qui
réveillent tous le monde en pleine nuit dans le village paisible. Alors, le roi sanctionne la libellule.
Les personnages de ce texte sont :
 La libellule
 La grenouille Des animaux qui peuvent parler et agir comme les êtres
 Le coq humains.
 Le python Ces animaux appartiennent au monde irréel.

 La femme Appartiennent au monde réel.


 Les hommes
Cette histoire n’est pas vraie, elle est appelée aussi « un conte » ou « une histoire imaginaire ».

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2. Compréhension détaillée :
1er partie : « Il ya bien C’est la situation initiale
longtemps … coassement Elle est commencée par l’expréssion : « il y a bien longtemps » qui
de la grenouille » exprime une situation très lointaine (qui se passe avant). « les hommes
étaient reveillés tous les jours par le chant du coq qui chantait apèrs le
coassement de la grenouille ». C’est pourquoi les verbes y sont aux
temps plus-que-parfait et imparfait.
2e partie : « Mais un soir C’est l’élément perturbateur
… la pique ». Elle est commencée par « Mais » qui exprime une opposition, et par
« un soir » qui exprime l’apparition d’un événement nouveau qui va
perturber la situation initiale. « la libellule pique la femme ». Depuis cet
élément perturbateur, les verbes sont au temps « présent ».
3e partie : « sous la C’est la suite des événements ou péripéties
douleur … par la Après la piqûre de la libellule sur la femme, il y a des événements qui se
libellule ». produisent l’un après l’autre :
 L’eau renversée réveille le python.
 Le python réveille la grenouille.
 La grenouille réveille le coq.
 Le coq réveille les hommes.
 Les hommes vont se plaindre au roi.
 Le roi convoque les uns après les autres.
 Le roi trouve enfin le coupable (la libellule).
4e partie : « la libellule C’est la solution au problème
est convoquée … elle Le roi sanctionne la libellule. Son ventre enchaîné devient tout maigre
devenue tout maigre ». en sortant de la prison.
e
5 partie : « c’est depuis C’est la situation finale
cette affaire … très Elle est commencée par l’expression « c’est depuis cette affaire » qui
mince ». exprime la fin de l’histoire.

3. L’objectif d’un conte :


 Un conte a pour objectif d’expliquer l’origine d’un phénomène naturel. Ce conte s’appelle
« Conte à l’origine ».
 Un conte a pour objectif aussi de donner une morale (leçon). Ce conte s’appelle « Conte à
quête ».
Exemple : Il faut être prudent dans la vie.
Le bon comportement est toujours recompensé.

B. VOCABULAIRE :
1. Les personnages d’un conte :
Les personnages d’un conte sont :
 Les êtres humains.
 Les animaux : la libellule, le python, la grenouille, le coq, le chat, le chien, le rat, la poule, le
bœuf, le cheval, le cochon, le pigeon, l’épervier, le corbeau, le hibou, …
 Les choses : le stylo, la maison, le cahier, la table, …

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2. Les languages des animaux :
Les animaux Languages Nom
Le coq chanter Chant, chanson
La grenouille Coasse (coasser) coassement
Le corbeau
La poule Caquette (caqueter) Caquettement
Glousse (glousser) Gloussement
Le chien Aboie (aboyer) Aboyement
Le chat Miaule (miauler) Miaulement
Ronronne (ronronner) Ronronnement
Le cheval Hennit (hennir) Hennissement
Le porc Grogne Grognement
Le cochon
Le bœuf Beugle Beuglement
Meugle Meuglement
L’abeille Bourdonne (bourdonner) Bourdonnement
L’oiseau Crit (crier) Sifflement
Siffle (siffler)

3. Définition de raconter :
Raconter veut dire rapporter à quelqu’un un événement qu’on a vu ou qu’on a vécu ou qu’on a
entendu.
On peut raconter :
 Un fait imaginaire qui n’est par réel mais qu’on a imaginé ou inventé pour amuser, pour faire
plaisir ou pour donner une morale au lecteur.
 Un fait réel qui est vraiment existe et passé dans la vie quotidienne.
Exemple : le cyclone, le seïsme, …
Raconter = narrer, relater, rapporter.

C. GRAMMAIRE : LE DISCOURS RAPPORTE.


 Selon le narrateur, le discours peut être raconté (rapporté) mot pour mot. C’est le discours
direct.
Exemple : Le coq dit : « Moi, je n’ai chanté qu’après le coassement de la grenouille ».
 Le discours peut être raconté aussi en substance plus ou moins fidèlement. Il n’y a pas de
ponctuation : et « » et –. Il y a de changement. C’est le discours indirect.
Exemple : Le coq dit qu’il n’a pas chanté qu’après le coassement de la grenouille.

1. Passage du D.D au D.I :


Il y a des changements lors du passage du D.D (discours direct) au D.I (discours indirect).
a. Changement du temps ou mode des verbes :
Lorsque le verbe introducteur est au temps présent ou futur, il n’y a pas de changement.
Exemple : D.D : Il promet : « Je reviendrai ».
D.I : Il promet qu’il reviendra.

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Lorsque le verbe introducteur est au passé, il y a changement de temps de verbe.
Discours direct Discours indirect
Passé composé Imparfait / plus que parfait
Imparfait Imparfait, passé simple
Futur Présent de conditionnel
Impératif Infinitif / subjonctif présent
Présent Imparfait
Exemple : D.D : Il a dit : « Je reviendrai ».
D.I : Il a dit qu’il reviendrait.

b. Changement des pronoms personnels et des possessifs :


 Les pronoms personnels 1er, 2 e, 3e deviennent 3e dans le D.I.
 Les possessifs 1er, 2 e, 3e deviennent 3e dans le D.I
Exemple : D.D : Il dit : « Je t’inviterai à mon anniversaire ».
D.I : Il a dit qu’il lui invitera à son anniversaire.

c. Changement des adverbes de temps et de lieu :


Discours direct Discours indirect
Aujourd’hui Ce jour-là
Maintenant En ce moment-là
Hier La veille
Avant-hier L’avant-veille
Demain Le lendemain
Après demain Le surlendemain
Samedi dernier Le samedi d’avant ou précédent
Samedi prochain Le samedi d’après ou suivant
Dans trois jours Trois jours plus tard
Après trois jours Trois jours après
Ici Là

Exemple : D.D : Il dit : « Je reviendrai demain ».


D.I : Il a dit qu’il reviendra le lendemain.

2. Passage de l’interrogation direct à l’interrogation indirect :


Lors du passage de l’interrogation direct à l’interrogation indirect, on constate :
 La disparition du point d’interrogation.
 L’inversion du sujet est suprimée.
 La phrase interrogative devient une complétive introduite par :
 Si dans l’interrogation indirect.
 Ce que (au lieu de qu’est ce que / que ?).
 Ce qui (au lieu de qu’est ce qui ? / qui ?).
 Ou par les autres pronoms interrogatifs.

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Discours direct Discours indirect
Interrogation totale Si + S + V + C.

Qu’est ce que ? Ce que + S + V + C.


Que ?

Qu’est ce qui ? Ce qui + S + V + C.


Qui ?

Où ? Où + S + V + C.

Quand ? Quand + S + V + C.
Exemple :
D.D : Il demande : « Viens-tu ? ». D.D : Il demande : « Qu’est ce que tu regarde? ».
D.I : Il demande s’il vient. D.I : Il demande ce qu’il regarde.

D.D : Il demande : « Qu’est ce qui bouge ? ». D.D : Il demande : « Où vas-tu ? ».


D.I : Il demande ce qui bouge. D.I : Il demande où il va.

D. CONJUGAISON :
1. Le futur simple des verbes des 3 groupes :
Les terminaisons sont :
- rai - rons
- ras - rez
- ra - ront
Exemple :
1er groupe : Parler 2e groupe : Finir 3e groupe : Prendre
Je parlerai Je finirai Je prendrai
Tu parleras Tu finiras Tu prendras
Il parlera Il finira Il prendra
Nous parlerons Nous finirons Nous prendrons
Vous parlerez Vous finirez Vous prendrez
Ils parleront Ils finirent Ils prendront

CAS PARTICULIER :
Savoir Faire Voir Tenir Aller Vouloir Venir
Je saurai Je ferai Je verrai Je tiendrai J’irai Je voudrai Je viendrai

2. Le conditionnel présent :
Les terminaisons sont :
- rais - rions
- rais - rez
- rait - raient

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Exemple :
1er groupe : Parler 2e groupe : Finir 3e groupe : Prendre
Je parlerais Je finirais Je prendrais
Tu parlerais Tu finirais Tu prendrais
Il parlerait Il finirait Il prendrait
Nous parlerions Nous finirions Nous prendrions
Vous parlerez Vous finirez Vous prendrez
Ils parleraient Ils finiraient Ils prendraient

CAS PARTICULIER :
Savoir Faire Voir Tenir Aller Vouloir Venir
Je saurais Je ferais Je verrais Je tiendrais J’irais Je voudrais Je viendrais

3. Présent de l’impératif :
Le mode impératif donne « un ordre, un conseil ou une interdiction ». Il n’a que 3 personnes :
 2e personne du singulier : un ordre pour une personne.
 1er personne du pluriel : une invitation.
 2e personne du pluriel : un ordre pour plusieurs personnes.

Exemple :
Parler Prendre Se lever Se réveiller
Parle Prends Lève-toi Réveille-toi
Parlons Prenons Levons-nous Réveillons-nous
Parlez prenez Levez-vous Réveillez-vous

Les terminaisons sont :


1er groupe 2e groupe 3e groupe
-e - is -s
- ons - issons - ons
- ez - issez - ez

E. EXPRESSION ECRITE :
Un texte narratif est constitué de 5 éléments :
 Situation initiale.
 Elément perturbateur.
 Suite des événements.
 Solution au problème.
 Situation finale.
L’ensemble s’appelle « schéma narratif ».

1. La situation intiale :
Dans un conte, on part d’une situation initiale, très lointaine commencée par « il y a bien
longtemps » ou « il était une fois ». Les verbes y sont au temps imparfait et plus-que-parfait. Cette
situation dure depuis un certain temps.

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2. L’élément perturbateur :
C’est un élément nouveau et qui ne se produit qu’une seule fois. Il est commencé par « un jour »
ou « un soir » ou … Depuis cette élément, la situation initiale va se transformer et le temps de verbe
devient présent ou passé simple jusqu’à la fin du texte. Il y a un problème qui se pose.

3. Suite des événements :


Quand la situation initiale est perturbée, il y a des événements qui se produisent l’un après
l’autre et l’ensemble de ces événements forme une suite des événements.

4. Solution au problème :
Le problème qui se produit avant doit être résolu.

5. Situation finale :
Un événement nouveau termine l’histoire. Elle est commencée par « c’est ainsi » ou « depuis
cette affaire » ou … L’histoirese termine bien ou mal.

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Savoir faire : RACONTER
(suite)

A. LECTURE EXPLIQUEE :
Par une chaude journée d’été, nous avons promenions dans la forêt, tout à coup, nous nous
arrêtons dans une clarière dont le gazon avait jauni.
Notre ami Jacques, plus âgé de nous, sort un paquet de cigarette, en porte une à ses lèvres, il
l’allume et tout en plaisantant, il jette l’allumette à terre.
Tout de suite, le gazon desséché s’enflamme ; et sans que nous ayons pu intervenir, le feu
s’étend, activé par le vent, facilité par secheresse.
Jacques piétine le sol, mais en vain ; Jean saisit de la terre à deux mains et la lance sans arrêt
sur le foyer ; Paul et moi arrachons un petit arbuste fueillu et nous battons le sol sans prendre de
repos.
Après un bon quart d’heure d’efforts, nous réussissons à arrêter l’incendie : Jacques se promet
bien de ne plus jetter d’allumette dans une forêt.

1. Mots difficiles :
 Une clarière : une partie de la terre dans la forêt qui n’a pas des arbres.
 Se promettre : donne de la promesse.
 Arbuste : petit arbre.

2. Compréhension générale :
Les personnages de ce texte sont des êtres humains (appartiennent au monde réel). L’auteur
raconte une histoire réelle ou un fait réel : cette histoire est l’incendie dans la forêt lors d’une
promenade.

3. Compréhension détaillée :
er
1 partie : « Par une C’est la situation initiale
chaude … dans la forêt » Le verbe est au temps imparfait qui exprime une situation qui se passe
avant.
e
2 partie : « Tout à coup C’est l’élément perturbateur
… le gazon avait jauni ». Commencé par l’expression « tout à coup » qui exprime une action
brusque et qui perturbe la situation initiale. Les verbes sont au temps
présent. A partir de cette élément, un problème se pose.
3e partie : « Notre ami C’est la suite des événements ou péripéties
Jacques … sans prendre Le problème est l’incendie.
de repos ».  Jacque fume de cigarette et jette l’allumette à terre.
 Le gazon s’enflamme (être brûler, se met en feu)
 Le feu s’étend.
 Les amis de Jaques essayent d’éteindre le feu.
4e partie : « Après un bon C’est la solution au problème
… à arrêter l’incendie ». L’incendie est éteint.
5e partie : « Jacques se C’est la situation finale
promet … dans une Jacques se promet de ne plus jeter d’allumette dans une forêt.
forêt ».

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Ce texte est de type narratif, l’auteur raconte une histoire réelle (un fait réelle).

B. VOCABULAIRE :
 Synonyme de « tout à coup » : soudain, tout de suite, brusquement.
 Antonyme de « chaud » : froid, glacial, gélé, frais.
 Mots de même famille de « piétiner » : pied, piéton, pédale, piétinement.
« Vent » : ventilé, ventilateur.

C. GRAMMAIRE :
I. Les indicateurs temporels :
1. Définition :
Ce sont des mots ou expressions qui indiquent le temps. Dans un texte narratif les indicateurs
temporels nous permettent de suivre l’évolution de l’histoire.

2. Quels sont les indicateurs temporels ?


Durée (en combien de temps ?)
Le temps
Date (quand ?)
a. Dans une phrase simple :
Dans une phrase simple, le temps est exprimé par :
 Un GN (groupe nominal) : déterminant + nom.
Un jour, un matin, une nuit, un lundi, …
Exemple : une nuit, une sourcière frappa à notre porte.
GN
 Un GP (groupe prepositionnel) : préposition + nom.
Les prépositions de temps sont : à, avant, après, de dès, durant, depuis, en, entre, pendant,
vers, jusqu’à, par, …
Exemple : Pendant la nuit, je dors.
Préposition + GN
 Un adverbe :
Les adverbes de temps sont : hier, avant-hier, demain, après demain, maintenant,
aujourd’hui, bientôt, tôt, autrefois, jamais, jadis, à présent, toujours, souvent, quelque fois,
de temps en temps, enfin, …
Exemple : Demain, tu verras.
Adverbe

b. Dans une phrase complexe :


Phrase complexe = proposition principale + proposition subordonnée
Une proposition subordonnée est précédée d’une conjonction de subordination.
Dans une phrase complexe, le temps est exprimé par une proposition subordonnée introduite
par une conjonction de subordination de temps.

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Les conjonctions de subordination de temps sont :
Avant En même temps Après
 Jusqu’à ce que  Quand, Lorsque  Après que
 Avant que  Pendant que  Depuis que
+ subjonctif.  En même temps que  Dès que
+ indicatif. + indicatif.
Exemple : Nous rentrons avant que la nuit vienne.
Prop. Principale prop. Subordonnée

Je lave les assiettes pendant que ma sœur prépare le repas.


Présent présent

Je vais dormir après que mes devoirs sont finis.


Présent passée composé
Remarque : Les indicateurs temporels indique soit le passé, le présent, soit le futur.
Passé Présent Futur
Hier, avant-hier, jadis, Maintenant, aujourd’hui, à Demain, après demain, bientôt,
autrefois, la veille, il y a deux présent, en ce moment, tout à l’heure, dans deux jours,
jours, la semaine dernière, actuellement, … la semaine prochaine, après
depuis deux jours, un jour, … deux jours.

II. L’expansion du groupe verbal :


Préposition = groupe nominal + groupe verbal.
Groupe verbale = verbe + complement (COD, COI, CC de temps, CC de lieu, …)
 GV : V
Exemple : Le bébé dort.
GNS GV
 GV : V + COD
Exemple : Mirado achète un cahier.
GNS GV
 GV : V + COI
Exemple : Michel pense à son examen.
GNS GV
 GV : V + CC de lieu
Exemple : Les élèves vont à l’école.
GNS GV
 GV : V + COD + COI + CC de temps.
Exemple : Lorraine achète un cadeau pour sa mère à ce moment.
GNS GV
1. Le COD : Complément d’Objet Direct.
Le COD est souvent un nom ou un GN ou un pronom personnel. Ils se place directement après
le verbe sans l’intermédiaire d’une préposition (à, de, pour, sans, …) sauf le pronom personnel se
place avant le verbe.
Exemple : Il regarde les bœufs.
COD
Il les regarde.

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Les pronoms personnels :
Exemple : Il t’aime.
S COD
Il lui dit.
S COI
Sujet COD COI
Je Me Me
Tu Te Te
Il (elle) Le, la Lui
Nous Nous Nous
Vous Vous Vous
Ils (elles) Les Leur, eux

2. Le COI : Complément d’Objet Indirect.


Le COI est souvent un nom ou un GN ou un pronom personnel qui se place indirectement
après le verbe avec l’intermédiaire d’une préposition (à, de, pour).
Le COI répond à la question.
 A quoi ?  De quoi ?
 A qui ?  Pour qui ?
 De qui ?  Pour quoi ?
 Le COI se construit avec la préposition « à » :
Parler à Nuire à Exemple :
Penser à Assister à Il parle à ses amis.
Plaire à S’habituer à COI
Obéir à

 Le COI se construit avec la préposition « de » :


Douter de S’inquéter de Exemple :
Manquer de Se réjouir de Je me souviens de mes vacances.
Avoir besoin de Parler de COI
Se souvenir de

3. Les verbes :
a. Verbes transitifs :
 Transitifs direct suivie d’un COD.
Exemple : écouter, manger, regarder, finir, …
 Transitifs direct suivie d’un COI.
Exemple : parler à, obéir à, se souvenir de, …

b. Verbes intransitifs :
Ce sont des verbes qui n’ont pas besoin de COD ou de COI.
Exemple : dormir, sauter, sourir, rire, pleurer, …

4. Le CCL : Complément Circonstanciel de Lieu.


Le CCL répond à la question « où ? » ou « d’où ».
Exemple : Il va à l’école.
CCL

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D. CONJUGAISON : Le temps composé de l’indicatif.
Temps Composés Auxiliaire (être ou avoir) + participe passé du verbe
Passé composé Auxiliaire (présent) + participe passé
Plus que parfait Auxiliaire (imparfait) + participe passé
Futur antérieur Auxiliaire (futur) + participe passé
Passé antérieur Auxiliaire (passé simple) + participe passé

Les verbes qui se conjugent avec l’auxiliaire « être » sont :


 Les verbes d’état : être, sembler, paraître, devenir, rester, avoir l’air, tomber, …
 Les verbes pronominaux : se lever, se taire, se promener, s’enfuir, se mettre, …)
 Les verbes de mouvement relatif à la maison (sortir, entrer, aller, venir, arriver, partir, …

Les verbes qui se conjugent avec l’auxiliaire « avoir » sont :


 Les verbes d’actions (COD ou COI) : travailler, finir, prendre, balayer, s’enfuir, …

Le participe passé du verbe :


1er groupe 2e groupe 3e groupe
–é –i –i;–u;–s;–t

E. EXPRESSION ECRITE : Rédiger un texte narratif.


Rediger un texte narratif (un fait réel)
Pour écrire un exte narratif, il faut suivre le schéma narratif :
 Une situation initiale.
 Element perturbateur.
 Suite des événements.
 Solution au problème.
 Situation finale.
Il faut employer des indicateurs temporels pour faire évoluer l’histoire.
Exemple : un jour, tout à coup, tout de suite, après, enfin, …

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Savoir faire : (S’) informer

A. LECTURE EXPLIQUEE :
Protégeons-nous des moustiques.
Le père de Pierre est malade. Depuis hier, il est resté au lit. Toute la nuit, il a transpiré et
grelotté de froid.
Aux premières heures du jour, il s’est endormi mais il a été assailli par d’affreux cauchemars.
 C’est encore le paludisme, a dit Maman. Il est unitile d’appeler le médecin. Je sais le soigner :
des infusions, des quinies, et dans quelques jours il sera sur pied.
 Mais, Maman, comment a-t-il attrapé cette maladie ?
 Il a certainement été piqué par des moustiques.
 Parce que ce sont les moustiques, maman, qui donnent le paludisme ?
 Certains seulement. Mais pour être sûr de ne pas être malade, il vaut mieux se protéger et
essayer de les détruire.
 Et comment faire ?
 Il faut d’abord tenir la maison propre, la cour nette. Il faut enterrer les vieilles boîtes et
toutes les ordures, car l’eau croupie et les ordures attirent les moustiques.
 Et moi, je suis comment tuer les moustiques, dit Naivo.
 Oui, dit le petit Rija, moi aussi. Lorsque j’en entends un, je le guette, et quand il s’approche,
pan! Je l’écrase entre mes mains.
 Avec une bombe à insecticide, c’est encore plus facile, dit son frère. Tu appuies sur le bouton
et pschtt! Le gaz s’échappe et tous les moustiques meurent immédiatement.
Textes extraits d’Horizons d’Afrique,
ACC/EDICEF 1993.

1. Mots difficiles :
 Grelotter de froid : trembler de froid.
 Affreux cauchemars : horribles cauchemars.
 Etre sur pied : être guéri.
 La cour nette : la cour propre.
 L’eau croupie : l’eau sale.
 Guetter : admirer, observer.

2. Compréhension générale :
Les personnages de ce texte sont la maman et ses enfants (Pierre, Rija et Naivo). Ils se
discutent sur une maladie appelée « paludisme » et la cause de cettemaladie ensuite les mesures à
prendre pour lutter et détruire les moustiques.

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3. Compréhension détaillé :
1er partie : « Le père de C’est la présentation du père de Pierre qui est malade :
Pierre … d’affreux  Il est resté au lit.
cauchemars »  Il a transpiré et grelotte de froid.
 Il a été assailli par d’affreux cauchemars.
e
2 partie : « C’est encore Les phrases de cette partie sont commencés par un tiret, c’est un
… il sera sur pied ». dialogue, la maman parle à ses enfants. Elle les informe :
 La maladie s’appelle paludisme.
 Les médicaments pour cette maladie sont infusions et quinines.
 Le père sera guéri dans quelques jours.
Les phrases utilisées par la mère sont de type déclaratif.
3e partie : « Mais maman C’est un dialogue entre les personnages.
… immédiatement ».  Les enfants posent des questions à leur maman pour avoir des
informations. Ils s’informent et utilisent des phrases de type
intérrogatif.
 La maman répond à ses questions pour donner des
informations. Elle informe et utilise une phrase de type
déclaratif.
Ce texte est de type infomatif (il donne des informations).

B. VOCABULAIRE :
1. Définition et synonyme :
a. S’informer :
C’est poser une question à quelqu’un pour avoir des informations.
Synonyme : demander quelqu’un quelque chose, poser une question, interroger, enquêter, se
mettre au courant de, s’inquérir, chercher à comprendre.

b. Informer :
C’est donner des informations à quelqu’un.
Synonyme : répondre à une question, mettre quelqu’un au courant de, avertir, apprendre,
faire savoir, diffuser, transmettre, communiquer.

2. Les sources d’informations :


a. Les sources sonores :
 La voix humaine : conversation, parole, chant, cri, murmure, chuchotement, …
 Les cris des animaux : miaulement, coassement, …
 Les autres bruits : coup de frein, grincement de porte, grondement de foudre, …

b. Les sources visuelles :


Les journaux, l’écriture, les traces, les gestes, les livres, …

c. Les sources scripturales :


La radio, la télévision, le téléphone, …
Emetteur : celui qui donne les informations.
Récepteur : celui qui reçoit les informations.

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C. GRAMMAIRE :
I. Les types des phrases :
1. Les types obligatoires :

a. Phrase déclaratif :
Elle est formée par S + V + C. Elle est utilisée quand on répond à une question et on donne des
informations.

b. Phrase interrogatif :
Pour l’interrogation, il y a interrogation totale et interrogation partielle.
 Interrogation totale : l’interrogation est toatale lorsqu’on peut répondre par Oui / Non /
peut-être. Elle a trois formes :
Déclarative + ? Inversion de sujet + ? Est-ce que + S + V + C ?
S+V+C? V+S+C?
Exemple : Exemple : Exemple :
Tu viens ? Viens-tu ? Est-ce tu viens ?
L’interrogation totale porte sur toute la phrase.

 Interrogation partielle : elle porte sur un élément de la phrase seulement. Elle est
commencée par un mot interrogatif (qui? Que? Quoi? Où? Quand? …). Et on ne peut pas
répondre par oui, non, peut-être.
Phrase = GNS + V + COD + COI + CC
Qui ? Que ? A qui ? Lieu : où ? d’où ?
Qu’est-ce qui ? Qu’est-ce A quoi ? Temps : quand ?
que ? Pour qui ? Manière : comment ?
Qui ? Pour quoi ? Cause : pourquoi ?
Quoi ? Accompagnement : avec qui?

Interrogation partielle = mot interrogatif + S + V + C ?


Exemple : Il dort dans son lit.
GNS CCL
c. Phrase impératif :
Une phrase impérative donne un ordre, un conseil, une invitation, une défense (interdiction).
Elle ne comporte pas de sujet et n’a que 3 personnes.
 2e personne de singulier : un ordre, un conseil à une personne.
 1er presonne du pluriel : une invitation.
 2e personne du pluriel : un ordre, un conseil à plusieurs personnes.
 Forme négative : une défense.
Exemple : protégeons-nous des moustiques.

d. Phrase exclamatif :
Une phrase exclamative exprime une surprise, un étonnement, un sentiment, … Elle se
termine par un point d’exlamation. Elle se caractérise sous plusieurs formes :

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 Phrase nominale :
Exemple : Mon dieu !
Quel bonheur !
Ah !
 Phrase verbale :
Exemple : Que la vie est belle !
Tu es triste !
2. Les types facultatifs :
Les types facultatifs sont : le type négatif, le type emphatique, le type passif.
Ils peuvent être combinés avec les types obligatoires.
Exemple : il ne va pas à l’école.
Une phrase négative nie quelque chose (réfuse, deteste). On utilise l’adverbe de négation ne … pas

II. La nominalisation :
C’est la transformation d’une phrase en un groupe nominal. Elle peut se faire à partir de :
 La phrase attributive : S + Verbe d’état + attribut.
Exemple :
L’eau est transparente. La transparence de l’eau.
Le temps est froid. La froideur du temps.
Il est immobile. Son immobilité.
Son bras est faible. La faiblesse de son bras.
Elle est bête. Sa bêtise.
Il est jaloux. Sa jalousie.
Cet homme est seul. La solitude de cet homme.

 La phrase verbale : S + V + C.
Exemple :
La voiture dérape. Le dérapage de la voiture.
La maladie existe. L’existance de la maladie.
Le climat change. Le changement du climat.
On construit une route. La construction de la route.
On rentre les foins. La rentrée des foins.
On peint la chambre. La peinture de la chambre.
On achète des cahiers. L’achat des cahiers.
La bombe éclate. L’éclatement de la bombe.

III. Expression de cause :


Il y a plusieur expressions de cause.
1. GN précédé d’une préposition :
Les prépositions de cause sont :
 A cause de : exprime la cause en général.
 Grâce à : exprime une cause bonne.
 Faute de : exprime une mauvaise cause.
Exemple :
A cause de la pluie, je ne peux pas aller à l’école.
Grâce à la bicyclette, je ne suis pas en retad.
Faute du réveil, je suis en retard.

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2. Proposition subordonnée introduit par la conjonction de subordination :
« parce que »
Exemple : Je ne peux pas aller à l’école parce que la pluie tombe.
Proposition subordonnée
Expression de cause.

D. CONJUGAISON : Le présent de subjonctif.


Les terminaisons des verbes des 3 groupes de présent du subjonctif sont :
-e - ions
- es - iez
-e - ent
On obtient le présent de subjonctif à partir de la 3e personne du pluriel du présent de l’indicatif
en enlevant – nt et la remplaçant par les terminaisons du présent de subjonctif.
Exemple :
Dire Recevoir
Que je dise Que je reçoive
Que tu dises Que tu reçoives
Qu’il dise Qu’il reçoive
Que nous disions Que nous reçevions
Que vous disiez Que vous reçeviez
Qu’ils disent Qu’ils reçoivent
Mais il y a des verbes qui font exception.
Savoir Aller Avoir Etre Faire
Que je sache Que j’aille Que j’aie Que je sois Que je fasse
Que tu saches Que tu ailles Que tu aies Que tu sois Que tu fasses
Qu’il sache Qu’il aille Qu’il aie Qu’il soit Qu’il fasse
Que nous sachions Que nous allions Que nous aions Que nous soions Que nous fassions
Que vous sachiez Que vous ailliez Que vous aiez Que vous soiez Que vous fassiez
Qu’ils sachent Qu’ils aillent Qu’ils aient Qu’ils soyent Qu’ils fassent

E. EXPRESSION ECRITE :
Rediger un texte informatif sous forme de dialogue.
Il y a au moin 2 personnages. On peut utiliser tous les différents types de phrase :
 Type interrogatif : pour demander des informations ou des nouvelles.
 Type déclaratif : pour répondre à une question ou pour donner des informations ou des
nouvelles.
 Type impératif : pour donner un ordre, un conseil ou une défense.
 Type exclamatif : pour exprimer son sentiment, son étonnement.

Rediger un texte informatif sous forme d’une lettre


Une lettre contient :
 Date et lieu (en haut à droite).
 Le nom de recepteur (ou destinataire, ou l’appelation).
 Salutation (bonjour, quoi de neuf ?, état de santé, …).
 Message (objectif de la lettre).
 Conclusion : expression de sentiment et au revoir.
 Signature (en bas du texte à droite)

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1 cm
Date et lieu
Ma chère maman
1 cm
Bonjour maman, …………………………
J’espère ………………………………………………….
………………………………………………………………
Je vous écris cette ………………………
………………… parce que …………………………..
…………………………………………………
Je vous laisse ……………………………..
………………………………………………………………

Paul

Les expressions de sentiments :


La joie, la satisfaction, le contentement, Etre joyeux que, être satisfait que, être content que
le bonheur, le ravissement. Etre heureux que, être ravi que, être enchanté que
+ subjonctif.
Espoir, le souhait, le désir. Esperer que + indicatif.
Souhaiter que, désirer que + subjonctif.
La tristesse, l’angoïsse, le changrin, la Etre triste que, être angoïssé que
malheur. Etre de changrin que, être malheureux que
+ subjonctif.
La désolation, le regret, la déception. Etre désolé que, regretter que, être déçu que,
C’est dommage que
+ subjonctif.
La peur, l’inquiétude, le doute, la Avoir peur que, l’inquiter que, être inquiet que,
crainte. Douter que, craindre que
+ subjonctif.
L’indifférence Ça m’est égal que + subjonctif.

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Savoir faire : Argumenter

A. LECTURE EXPLIQUEE :
Mon projet
Un soir après le diner, je décidai d parler à mes parents de mon projet d’aller suivre un stage
de formation agricole à Bevalala après le BEPC. Dès que j’eus terminé de parler, ma mère pleurer et
mon ne dit rien. Un silence de mort s’en suivit jusqu’à ce que mon père décide de rompre le silence.
 Mais qu’est ce qui te pousse d’avoir une idée aussi sotte ? me demanda-t-il d’un ton sec.
 Papa, répondis-je calmement, je sais notre pauvreté et en tant qu’aimer les enfants, je me
sens un devoir de vous aider pour assurer l’avenir de mes frères et sœurs.
 Personne ne te l’as encore demandé, rouspéta ma mère.
 C’est exacte dès-je franchement, mais ma conscience n’y presse réfléchir bien, mon petit, dit
mon père, avec un ton plus calme. Tu as encore un examen à passer. Fais-le d’abord et après,
on verra ce qu’on pourra faire
Il se leva et s’en alla, je me mis à réfléchir et conclus que mon père a dit vrai : « C’est peut-être
trop tôt d’y penser », dis en moi-même.

1. Mots difficiles :
 Rompre : casser, briser
 Sotte : embarrassé
 Rouspéter : protester, s’élever contre,…
 Franchement : sincèrement
 Dîner : repas du soir

2. Compréhension générale :
Les personnages dans ce texte sont le père, la mère (parents) et les fils. Ils font le dialogue, se
discutent sur un projet du fils (stage de formation agricole à Bevalala après le BEPC. Le fils est
convaincre de suivre ce stage. Les parents empêchent de n’y penser pas avant. Le fils se met à
réfléchir et il accepte que ses parents aient raison.
Dans ce texte, l’auteur présent (des dialogues) entre un fils et ses parents. Le fils énonce son
projet (opinion) d’aller suivre un stage de formation agricole après le BEPC et il convaincre ses
parents d’accepter. De l’autre côté, les parents l’empêchent de n’y a pas penser avant et ils
soutiennent leurs idées.
Enfin, les fils acceptent que ses parents aient raison.

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3. Compréhension détaillée :
1er partie : « un soir … BEPC » Introduction
Le fils énonce son projet à ses parents : c’est
idée générale ou thème.

2ème partie : « Dès que…….pourra faire » Développement


 La discussion commence, les parents
refusent l’idée de son fils mais le fils soutient
son idée avec des arguments « thèse »
 Je savais notre pauvreté
 je me sens un devoir de vous aider…..sœurs.
 C’est exacte……presse.
Le père demande de réfléchir à son fils avec des
arguments.
 Tu as encore … passer
 Fais le d’abord … faire

3ème partie : « Il se leva……moi-même » Conclusion


Le fils se mit à fils et il accepte que ses parents
aient raison. C’est l’idée d’aboutissement

B. VOCABULAIRE :
I. Lexique relatif au thème :
1. Définition et synonyme :
 Argumenter = persuader, convaincre, faire croire.
 Argumenter : c’est présenter ou donner des arguments dans le but (locuteur). convaincre,
persuader l’interlocuteur ou le lecteur (celui qui écoute ou lit).
 Le thème : c’est le sujet en général c’est-à-dire idée générale.
 La thèse : c’est l’opinion, l’idée, point de vue, l’avis, la position c’est-à-dire c’est qui l’on
pense.
 L’argument : c’est une réflexion, elle permet de répondre à la question pourquoi ?

2. Verbe et expression :
 Accepter : donner une réponse favorable à une demande, une invitation quelconque, donner
une réponse affirmative à …
 Refuser : donner une réponse non favorable (une réponse négative) à une demande, une
invitation quelconque.
 Accepter = accorder, tomber d’accord ou être d’accord, consentir, affirmer, aimer, préférer,
apprécier, adorer, admirer, agréer, avouer, avoir envie de …
 Refuser  contester, détester, rejeter, résister, critiquer, désapprouver, emploi de l’adverbe
ne … pas

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Accepter Refuser
Oui Non
Bien sûr Mais non…
D’accord Désolé, navré,…
Parfaitement oui Pas question
Evidement Jamais de la vie
Je suis d’accord Je ne suis pas d’accord
C’est chic de part Absolument pas
C’est une bonne idée C’est une mauvaise idée
Magnifique
C’est possible Il est impossible
J’en suis sûr et certain Je suis désolé

Remarque : on peut donner une réponse avec l’incertitude (qui n’est pas accepté et qui n’est pas
refusé).
Exemple : peut-être, je crois que oui …

II. Les principaux connecteurs :


 Connecteurs spatiaux : ici, là, plus loin, au-dessus, devant, dessous, à côté, à droite.
 Connecteurs chronologiques :
Qui ordonnent : D’abord, ensuite, puis, enfin, en autre, de
plus, premièrement, d’une part, pour finir, …
Qui expriment : Aussitôt, tout à coup, brusquement, alors,
désormais, …
Qui expriment en même Pendant, pendant que, tandis que, alors que,
temps : tard que, au même moment, à mesure que,
comme.
Qui expriment la Puis, alors, ensuite, après, aussitôt que, sous
postériorité : (après) prétexte que, étant donné que, du fait que, un
que, …

 Connecteurs logiques :
Qui expriment la cause : Car, en effet, parce que, puisque, comme,
sous prétexte que….
Qui expriment la Donc, par conséquent, si bien que, de sorte
conséquence : que, de manière que, de façon que,….
Qui expriment l’opposition : Mais, or, cependant, pourtant, tandis que,
alors que, quand bien même, quoi que, bien
que, au contraire, en revanche,…
Qui reformulent : En d’autres termes, en un mot, mais, plutôt,
encore, …
Qui expriment la condition : En cas de, à moins de, selon, au cas où, à
condition que, …
Qui expriment le but : Pour, envie de, pour que, de crainte que, de
sorte que, de façon que, …

C. GRAMMAIRE :
I. Expression de but :
But = Objectif = Ce que l’on vise à atteindre.

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1. Par la phrase simple :
a. Le GNP complement de but :
{En vu de, pour} + GN.
Exemple : Il travail sérieusement en vu de l’obtention d’une mention.

b. L’infinitif complément de but :


(Pour, en du de)
Dans le but de
Afin de + infinitif (de sens positif)
De manière à
De façon à
De peur de + infinitif (de sens négatif)
De crainte de

Exemple : Il travail sérieusement en vu d’obtenir une mention.


Les élèves font beaucoup d’efforts de peur de ne pas réussir aux examens.

2. Par la phrase complexe :


La proposition subordonnée de but est introduite par les locutions conjonctives : pour que,
afin que, de sorte que, de manière que, de manière à ce que, de peur que, de crainte que, de façon
que, de façon à ce que.
Le verbe de la subordonnée de but doit être au subjonctif.
Exemple : Il travaille sérieusement en vu qu’il obtienne une mention.
Les élèves font beaucoup d’efforts de peur qu’ils ne réussissent aux examens.

II. Expression de condition :


Condition : c’est qu’il faut pour pouvoir réaliser quelque chose.
1. Expression de la condition par la phrase simple :
a. Le GN prépositionnel :
{Dans l’hypothèse de, en cas de, à moins de, sans} + GN.
Exemple : Dans l’hypothèse d’un travail dur et sérieux, tu réussiras aux examens.
A moins d’un travail dur et sérieux, tu nu réussiras pas aux examens.

b. La transformation infinitive :
{à condition de, à moins de} + Verbe à l’inifinitif.
Exemple : A condition de travailler sérieusement, tu pourras réussir aux examens.

c. Le gérondif :
Exemple : En travaillant durement, tu pourras réussir aux examens.

d. La juxtaposition (,) et la coordination (et) :


Exemple : Il travaille sérieusement et durement ,/et tu réussiras aux examens.

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2. Expression de la condition par la phrase complexe :
a. La proposition subordonnée de condition (sub. hypothétique) introduite par
« si » :
Exemple : Si tu travaille sérieusement, tu réussiras aux examens.
Subodonnée hypothétique proposition principale

Concordance des temps lorsqu’on utilise « si » :


Subordonnée hypothétique Proposition principale
Présent ou Passé composé Futur simple
Imparfait Conditionnel présent
Plus que parfait Conditionnel passé

Exemple : Si on change le temps de la sub, il faudra changer le temps de la principale.


Si on changeait le temps de la sub, il faudrait changer le temps de la principale.
Si on avait changé le temps de la sub, il aurait fallu changer le temps de la
principale.

b. La subordonnée hypothétique au subjonctif introduite par les locutions


conjonctives :
A condition que, pour que, à supposer que, pour peu que, à moins que, en admettant
que, en supposant que.
Exemple : Tu réussiras aux examens à condition que tu travailles sérieusement.
Proposition principale subordonnée hypothétique

c. Subordonnée hypothétique au conditionnel introduite par :


Au cas où, dans le cas où, quand, quand même, quand bien même.
Exemple : Au cas où tu travailles sérieusement, tu réussiras aux examens.
Subordonnée hypothétique proposition principale

III. Expression de l’opposition :


Il s’agit de montrer l’opposition qu’il y a entre 2 états, 2 idées ou entre 2 actions.
1. Expression de l’opposition par la phrase simple :
a. Le GNP exprimant l’opposition :
{Malgré, en dépit de, même avec, sans} + GN.
Exemple : Malgré les efforts de la population, le pays vit toujours dans la misère.
GNP idée de l’opposition

b. Au lieu de + infinitif :
Exemple : Au lieu de travailler, certains ne font que bavarder.
Infinitif idée de l’opposition

c. Avoir beau (conjugué) + infinitif :


Exemple : Les paysans ont beau travailler durement, la production est toujours insuffisante.

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d. La coordination avec les éléments coordinatifs :
Mais, pourtant, cependant, or, néanmoins, toute fois, …
Exemple : Notre pays est riche en potentialité, cependant, la population vit dans la misère.

2. Expression de l’opposition par la phrase complexe :


a. La proposition subordonnée de l’opposition à l’indicatif ou au conditionnel
introduite par :
Même si, alors que, tandis que.
Exemple : Même si notre pays est riche en potentialité, nous vivons toujours dans la misère.
Proposition subordonnée d’opposition Proposition principale

b. La subordonnée d’opposition au subjonctif introduite par :


 Bien que / que quoi.
Exemple : Quoique les paysans fassent beaucoup d’efforts, la production est insuffisante.
Proposition subordonnée d’opposition proposition principale

 Si … que / quelque … que.


Exemple : Si riche en potentialité que soit notre pays, la population est dans la misère.
Proposition subordonnée d’opposition proposition principale

 Quelque.
Exemple : Quels que soient les efforts des paysans, la production est toujours insuffisante.
Proposition subordonnée d’opposition proposition principale

D. EXPRESSION ECRITE :
Dans une argumentation, il faut utiliser un shcéma argumentatif.
 Faire connaître bien la thèse (position, avis, idée fénérale).
 Donner et ordonner les arguments (du moins importants au plus importants pour défendre
la thèse).
 Illustrer ou appuyer chaque argument avec des exemples précis.
 Utiliser des mots de liaisons pour mette en évidence le raisonnement.

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