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Yak Rivais

7-11 ans
140 jeux
pour lire vite

RETZ
l, RUE DU DÉPART
75014 PARIS
Autres ouvrages de Yak Rivais
parus aux éditions Retz~

La grammaire impertinente

Jeux de langage .et d'écriture


Littératu rbulences

Pratique des jeux littéraires en classe

Théâtre et langage à l'école

Dans la collection « Messag~s secrets »

Au voleur!

Diable!

Mise en page : Studio Primart


Les illustrations de couverture et des pages intérieures sont de l'auteur.

© Éditions Retz, Paris, 1990, nouvelle édition 1997, revue et modifiée.


-------A--~-----••-'-•.4'. ~'i,"'1-"~"'~~~<;>:,,,/l)'Jlr>Ôl-,W~~~~,<

. vant-propos
à l'attention des parents
et de·s enseignants

Cet ouvrage répond à une question maintes fois entendue : «Que


faire pour améliorer la lecture d'un enfant qui sait déchiffrer
mais ne lit pas (encore) couramment?» (et donc après le CP).

140 exercices-jeux. à pratiquer avec l'enfant


dans son livre de lecture
li n'est pas nécessaire d'avoir lu entièrement cet ouvrage pour
commencer la pratique des jeux avec l'enfant
L'adulte peut suivre l'ordre dans lequel ils apparaissent dans ce
cahier ou choisir des jeux dans n'importe quel ordre. li peut aussi
«piocher» et découvrir les jeux en même temps que l'enfant. li n'y
a pas en effet de «progression» imposée : certains jeux portent sur
la lettre, d'autres sur la syllabe, sur le mot (lu ou entendu), sur le
groupe de mots, etc. On peut profiter de tous et peu importe
l'ordre. L'enfant demandera certainement à pratiquer à nouveau tel
ou tel jeu qui lui aura plu, et ce pendant longtemps: c'est alors qu'il
aura besoin de s'y mesurer.
Cependant, les exercices-jeux de ce cahier forment un tout. Et si le
rythme d'évolution de l'enfant déterminera seul une «progression»
en fonction des besoins, il sera sage de doser le choix entre jeux
déjà connus et aimés de l'enfant et nouveaux jeux à tester.
Dans tous les cas, ce moment de complicité entre l'adulte et
l'enfant ne devra pas excéder dix minutes par séance, durée qui
couvre environ la pratique de trois jeux. Dix minutes par jour, régu-
lièrement, amélioreront la lecture en quelques mois.

L'enfant n'a rien à écrire -.


Les jeux portent sur le travail de I'œil
Tous les exercices-jeux peuvent être combinés entre eux. Certains
étant plus riches que d'autres, l'adulte et l'enfant opéreront une
sélection équilibrant
'
travail et plaisir ludique.
'

3
Lenfant n'a pas à écrire : si, pour la commodité de la pratique de
quelques exercices, des mots doivent être écrits, c'est l'adulte qui
s'en chargera.
Lorthographe n'est pas la finalité de la lecture, même si les jeux la
servent et l'enrichissent; le vocabulaire ne doit pas davantage retar-
der ou limiter le jeu.
Enfin, il ne s'agit pas d'un pensum.

Comment transposer les jeux


sur la page de lecture de l'enfant ?
Une page de livre a été arbitrairement répétée dans ce cahier pour
servir d'exemple aux exercices proposés : l'adulte reportera simple-
ment sur la page de lecture du livre de l'e~fant l'exercice montré sur
ce texte-exemple.
Chaque jour en effet, l'écolier du CE au CM a une ou plusieurs
pages de son livre de lecture scolaire à lire (en fait à relire car la lec-
ture a déjà été faite en classe) à la maison. li lui est recommandé de
lire à voix haute, d'oraliser. Rappelons donc que le but à atteindre
est une bonne lecture silencieuse, dont la lecture orale permet le
contrôle.
Si l'on décide de pratiquer quotidiennement avec l'enfant les exer-
cices-jeux de ce cahier, il n'est plus nécessaire de lui faire lire sa (ou
ses) page(s) à voix haute. Lenfant pourra lire en silence : les exer-
cices permettront alors d'éprouver efficacement la qualité de sa
lecture.
Si l'enfant a plusieurs pages à lire, on ne fera pas porter les exer-
cices sur la totalité, mais chaque exercice sur une partie différente.
Lensemble des exercices proposés couvrira le texte à relire.

Rappels
• Pas plus de 10 minutes par séance, mais une séance par jour,
très régulièrement, après relecture de la page donnée par le maître
en devoir du soir.
• Lenfant n'écrit rien. S'il faut écrire, l'adulte s'en charge en cours
de jeu.
• Les exercices-jeux sont l'occasion d'une complicité entre l'adulte
et l'enfant, et non le prolongement d'une situation scolaire parfois
difficile.
• Les jeux peuvent être pratiqués dans n'importe quel ordre.
• Pour accélérer la lecture d'enfants du CE aux classes de 6e et se,
on peut pratiquer les jeux dans leurs livres.

4
Des jeux aussi pour la classe
La plupart des jeux proposés ici peuvent être exploités en classe. Il
suffit le plus souvent de transposer. Parfois, il faudra proposer le
jeu non pas à un enfant lecteur, mais à plusieurs qui se succéde-
ront et devront donc suivre les lecteurs actifs.
Les exercices de pêche pourront être menés collectivement et au
tableau par des équipes de lecteurs, ou individuellement sur les
ardoises; en classe, on aura le droit d'écrire.
Pour les jeux entre deux adversaires, on pourra soit opposer des
équipes, soit un joueur isolé à un groupe. On pourra enfin utile-
ment faire concourir les lecteurs chronométrés - mais pas dans un
but de classement!
Tous les jeux pourront être combinés et modifiés en fonction des
besoins et de la réaction des joueurs. L'enseignant veillera à
conserver cependant le caractère ludique du travail, et la relation de
complicité entre l'adulte et l'élève.
Même si les enfants en manifestent le désir, l'enseignant ne dépas-
sera pas un certain temps de jeu : il pratiquera en revanche deux
ou trois jeux par jouri régulièrement.
Je· crois utile de pratiquer le plus grand nombre de jeux, mais ce
n'est sans doute pas une nécessité. On peut progresser en n'en
pratiquant qu'une partie régulièrement et à fond. C'est pourquoi on
pourra jouer aux jeux qui auront la préférence des enfants - ils ne
tarderont pas à faire leur choix. On changera de jeu quand ils y
seront disposés ; il convient de les laisser s'adapter. Mais on s'ef-
forcera toujours, à côté des jeux connus, de leur en proposer qu'ils
ne connaissent pas encore.
Se rappeler enfin constamment que ces jeux sont conçus
POUR eux.

5
uelques explications
avant de commencer
L'empan
Observez les yeux d'un bon lecteur. Ils bougent, enregistrent un
ensemble de mots : c'est l'empan. Cet empan est plus ou moins
large, mais limité, même pour l'adulte (3-4 mQts). Les yeux revien-
nent éventuellement en arrière pour vérifier ce qui a été lu rapide-
ment. Ils anticipent, et l'esprit identifie les mots à des indices et au
contexte. Un bon lectel.Jr ne vérifie plus.
Imaginez un mauvais lecteur. S'il groupe ses lettres par deux ou par
trois, il aura besoin de nombreux points de fixations par ligne
entraînant lenteur, fatigue et difficile compréhension du texte
déchiffré. Les fixations courtes et répétées ne permettent pas d'al-
ler vite, et donc ne débouchent pas sur la compréhension. L'orali-
sation est alors nécessaire pour mémoriser les (trop) nombreuses
informations déchiffrées.
Pour celui qui sait lire, en revanche, I'oralisation est contraignante
parce qu'elle le ralentit. L'œil lit vite : c'est la lecture silencieuse
qu'il faut maÎtriser. L'oralisation, en revanche, concerne le lan-
gage : elle permet d'expérimenter des architectures rythmiques dif-
férentes et donc d'enrichir les siennes.
li est à noter que l'on peut être bon lecteur de romans et piètre lec-
teur de statistiques par exemple. D'où un effort à faire pour diver-
sifier les lectures de l'enfant qui doit pouvoir tout lire. Les jeux pro-
posés dans ce cahier peuvent être pratiqués en ce sens sur tous les
supports : articles de presse, prospectus publicitaires, programmes
de télévision, poèmes, menus, bandes dessinées, minitel, etc., sans
oublier de s'intéresser à l'image, fixe ou animée!

Lire et comprendre
Lire, c'est aller vers un écrit avec des connaissances. li faut donc
savoir repérer les codes pour progresser sans gêne : ponctuation,
majuscules, dialogues, mots clés ... et distinguer un écrit technique
d'un écrit poétique, etc.
Dans le texte, le lecteur saisit des indices qui peuvent être des
groupes de lettres (il doit évidemment maîtriser le déchiffrement
des combinaisons qui surgissent). Il ne déchiffre pas les syllabes,
l'écriture française n'est pas seulement phonétique. Bien souvent,
c'est le mot qui impose le son à prononcer.
Exemple : enivrés par leur victoire, les joueurs reviennent
en tenue, applaudis par les anciens qui leur offrent des
bouquets de cyclamens.
'

6
Le lecteur formule des hypothèses sur les mots rencontrés : il doit
savoir franchir les obstacles sans hésiter.
Exemple : le mot «prendre» est généralement repéré par
pr ... dr .. .
C'est pourquoi l'enfant peut hésiter parfois entre «prendre» et
«perdre» ou «pendre».
Rappelons, au passage, que pour bien lire, l'enfant doit trouver de
bonnes conditions : éclairage, régularité de vie, sommeil, nourri-
ture; pas trop de télévision, exercices physiques, pas de fumée de
tabac, foyer stable, confiance en soi, patience et compréhension
des adultes face aux résultats, pas d'anticipation scolaire, dialogue
toujours possible. Rappelons aussi que l'enfant a facilement ten-
dance à imiter des parents lecteurs eux-mêmes!

La bonne lecture
Elle est silencieuse, rapide, intelligente et assurée.
Ce qui est simple, c'est ce qui a du sens. L'.'idéal est que l'enfant
puisse •lire 12 000 mots par heure à la fin du CM2 (lecture silen-
cieuse, dans son livre, évidemment). Il ne faut pas courir après le
sens, mais dominer le déchiffrement pour anticiper.
Une bonne lecture ne segmente pas. Elle ne dilapide~pas ses
moyens à faire du 8-A-BA, ni à séparer les syllabes. Pour com-
prendre, il faut lire plus vite que la parole.
Reste à aider l'enfant à limiter ses points de fixation et à pratiquer
des empans suffisants pour balayer sa ligne de lecture rapidement.
La lenteur, nous l'avons dit, est un facteur de non-compréhension.
L'.'enfant qui lit lentement a l'esprit accaparé par le déchiffrement. Il
ne peut formuler d'hypothèses sur ce qu'il lit, le sens lui échappe.
Pour comprendre, il est obligé de faire de fréquents retours en
arrière.
Exemple (pour rire, mais authentique, de non-compréhen-
sion conditionnée) : une élève maghrébine m'a lu en classe
la phrase suivante à haute voix : «Les couscous poussaient
sur les talus.»... Elle ne connaissait pas les coucous.
Lire, c'est prendre d'abord les mots clés. La lecture est condition-
née par la culture, comme on vient de le remarquer.
Généralement, les indices pris par I'œil occupent la partie supé-
rieure des mots. Fran_çois Richaudeau cite souvent maître Leclerc
qui, dès 1843, proposajt de n'imprimer que la partie supérieure des
caractères pour gagner de la place!
Note: un bon lecteu"r lit vite. Il ne verra pas forcément une
coquille, car il ne vérifie pas tout. Une erreur sur les
articles, par exemple, sera plus facilement repérée par un
lecteur médiocre.
7
Cas vécu en classe, avec une erreur typographique dans
un livre de lecture : chaque année, la faute était repérée .. .
.par un lecteur médiocre.

Des jeux pour faire ses gammes


Les exercices-jeux portent sur la rapidité,, le repérage des points
d'appui, le balayage de la page par l'œil, l'enregistrement de son
organisation, la sélection (mots ou lettres), l'él~rgissement de l'em-
pan, mais aussi sur l'entraînement à la photographie d'un son dif-
ficile, d'un ensemble de lettres à ne pas fragmenter, etc.
Ce cahier propose des exercices de compréhension, mais aussi des
exercices techniques de déchiffrement : le pianiste doit faire ses
gammes. Ces exercices permettent de repérer les obstacles lorsque
I'œil arrivera dessus en cours de mouvement, et débouchent donc
à terme sur l'élargissement du champ visuel et l'accélération de la
lecture.
Les jeux sont l'occasion d'un (bref) moment de complicité
entre un adulte et un enfant : ne les transformez pas en tra-
vaux forcés !
Pour chaque jeu, il y a un joueur et un contrôleur. Il est souvent
prévu d'inverser les rôles, il est même parfois prévu d'opposer les
deux protagonistes.
Ces jeux peuvent aussi être proposés à plusieurs enfants simulta-
nément, par exemple à une classe.
Comme nous l'avons déjà dit, toutes les formes écrites peuvent ser-
vir de support. Les jeux ont été testés dans plusieurs classes : ils
conviennent à des enfants sachant déjà déchiffrer, donc sortis du
CP, et, au-delà, jusqu'en 6e et se. li va de soi que chaque enfant lit
la page (ou les pages) de lecture convenant à son niveau scolaire,
puisque les exercices sont pratiqués sur celles de son livre, quel
qu'il soit.

Question d'orthographe
L'orthographe ne s'apprend pas par application de règles, mais par
la compréhension du texte. Toute bonne lecture peut mener à une
bonne orthographe. Ce qui n'exclut pas que des jeux plus spécifi-
quement orientés vers le déchiffrement de difficultés orthogra-
phiques soient ici présents. Eux aussi ne visent qu'à élargir le
champ visuel et à accélérer la lecture.
Rapp~lon~ que l'enfant n'écrira jamais rien au cours de ces
exercices-Jeux.
8 .
•¼-,.~ ~ - t: 1
'..t· .,.,., ,:,'li,:_)!·, 1':..,. r- _... ~.~ ,1,'(.::. P::,~.•, ._...., .. ,;-v,.• ·, ,.,~'.'-"·• .~~-~•; .,,,, ;,- ,..,.~,,...'li, ...,.,_., i>f'•~-::•:eJ""·.•1:,-~~'IW: ,.___ "-"

mportant!
le texte-exemple
Une page de lecture (ou un extrait), reproduite en petits caractères,
toujours la même, est proposée à titre d'exemple pour de nom-
breux exercices-jeux de cet ouvrage. L'enfant n'a pas à la lire. Elle
permet à l'adulte de comprendre la règle du jeu à transposer sur
la page de lecture de l'enfant.
Voici le texte-exemple :
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et
Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir :
«Ce que je suis fatiguée !»
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
«Et alors?» dit la statue. «Ça vous étonne ? Depuis
le temps que je suis ici! »
«Ça nous étonne de vous entendre parler », dit
Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«Je ne savais pas », avoua la statue.
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
pour indiquer la direction de l'attaque.
«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue»
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
droit se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas
léger. »
«Abaissez le bras gauche », suggéra Emmanuelle.
«Et déposez votre fusil », compléta Mar ie-
Anne.
«C'est une bonne idée! », dit le soldat. «Je n'y avais
pas pensé. Vous êtes très intelligentes !»
Les filles étaient flattées. La statue posa son
fusil et abaissa le bras :
«Ça va mieux ! » dit-elle. << Mais ce qui me plairait,
ce serait de faire une promenade. Hélas! [...]»
. Yak Rivais, Pas de panique!
Collection Neuf, L'École des loisirs, 1986.

Bien entendu, l'enfant lit - ou aura lu - sa ou ses pages dans son


livre en silence avant les exercices que lui proposera l'adulte.
9
Deux lecteurs : l'adulte et l'enfant. L'.'un commence la lecture
de la page à haute voix. L'autre suit des yeux. Quand il le
désire, le lecteur silencieux peut continuer la lecture à voix
haute, et donc en prendre le contrôle. Celui qui lisait à voix
haute se tait alors, et c'est son tour de suivre. Il reprend le
commandement lorsqu'il veut se manifester de nouveau en
poursuivant à voix haute la lecture, là où son partenaire s'est
arrêté.
Chaque lecteur qui suit peut reprendre le commandement
quand il le souhaite en lisant à voix haute; celui qui lisait à
voix haute devient alors automatiquement suiveur.

Ce j eu peut se pratiquer avec cinq ou six lecteurs. Chacun


prend le comman dement quand il le veut, mais un seul lit
à voix haute : les autres suivent et se préparent en même
temps à prendre le commandem en t.
On s'apercevra qu'un enfant qui tré-
buche sur certains m ots a beaucoup de
peine à prendre le commandement. Il
faut évidemment adapter le rythme de
lecture à celui de l'enfant.

, ÊI
Suivre une lecture plus rapide,
suivre un rythme collectif;
anticiper (pour réussir à
prendre le commandement,
ce qui est difficile).

10
......
-
ladulte lit à haute voix la page de lecture de l'enfant. lenfant
suit des yeux. ladulte s'arrête soudain, n'importe où. lenfant
montre alors où l'adulte s'est arrêté, soit immédiatement, soit
après un délai : on veillera à lui en laisser le temps.
L'adulte adaptera sa vitesse de lecture à
celle de l'enfant. Si l'enfant suit bien,
alors l'adulte essaiera de lire très vite.

ladulte lit à haute voix. lenfant suit. Soudain, l'adulte cesse


de lire à voix haute et continue silencieusement (l'enfant est
prévenu). Il lit ainsi silencieusement quelques mots, puis
reprend à voix haute. Il peut faire cela plusieurs fois de suite.
lenfant essaie de continuer à suivre : à chaque reprise de
parole de l'adulte, il doit tâcher de retrouver où s'effectue la
reprise; il doit aussi essayer de garder le rythme de lecture
dans les moments silencieux. ·
L'adulte fera alterner des pas-
sages plus longs lus à haute voix
f.:éta~ t.R.~~!?~ti~:!l.~,,~ v ~ ~
avec des passages courts lus
Marie-Anne se rac~ntai_e~t de~ his~~ir~s au ni~cJ
~ ~
;IIH'ilô JIil., . . . .~ ~ ~ ~~ )ii:t:.~ . c : ~·~ silencieusement.
~.~1!~~~!!!~~il!!,2~1!!~,!1..l;2~~..~
:~ .,,~~~1~-~--1!1~.!!!l~,t~"~;
!i~t;~=l!U~~}:~ ~ ~
« Et alors ?» dit la statue. «Ça vous ~t~mp.e ? Qçp1.1i§. Exemple:
" " ~ ~ ~ ~,-AWM"~~ :.
«t,aa4' :i\lMPF ~:t~ •~~-~-~ ~-(.f,':!-;.#.
....

.1~..12,.~P"t .C!tt,t J.t ~,i~


J~t!. Lecture
__ à voix
, .haute
,.
!Q~~~~~~~~R!!l~~~ Lecture silencieuse

,, ....
1 TERET des jeux 2 et 3
Suivre une lecture plus rapide, . .
acce1érer l'enregistrement de points Ji
d'appuis. Balayage. "'t~

11
L'enfant lit une dizaine de lignes de sa pagè à voix haute.
L'adulte chronomètre la lecture de chaque ligne (sans inter-
rompre l'enfant) ; il note les temps sur une feuille de papier.
On demandera à l'enfant pourquoi il lit telle ligne plus lente-
ment ou plus vite que telle autre.
Beaucoup de raisons sont possibles : fatigue au
bout de quelques lignes, plus ou moins de mots
par ligne, mots de plus de deux ou trois syllabes,
groupement compliqué de lettres dans un mot ,
confusions p ossibles entre différents sons, etc.

L'enfant et l'adulte choisissent un paragraphe pas trop long.


L'enfant le lit le plus vite possible silencieusement. L'adulte le
chronomètre.
Il demande ensuite à l'enfant de lire ce même paragraphe le
plus vite possible à voix haute; il le chronomètre à nouveau.
Les temps des deux lectu res seront sen -
siblement différents. Essayer de com-
p rendre pourquoi avec l'enfant .

Le jeu peut être modifié : faire lire l'enfant


trente secondes, et compter le nombre de
mots lus dans ce laps de temps.
Attention! Tout mot écorché doit être
repris correctement pour compter.
Important ; On ne chronomètre pas l'enfant pour établir la
performance, mais pour renseigner, d'une part, et améliorer
les capacités, d'autre part. On peut aussi enregistrer ainsi des
progrès matérialisés.
L'adulte acceptera par jeu la compétition
avec l'enfant et se laissera ch ronométrer.
Il va de soi que l'on travaille dans le livre INTÉRÊT
de lecture de l'enfant. Dans un livre pour Lecture rapide. Balayage.
adultes, le fossé entre le résultat obtenu Prise de repères (essai de
par l'enfant et celui obtenu par l'adulte non-retour en arrière).
Élargissement de l'empan.
serait beaucoup plus grand.

12
l'envers (6 jeux)
Ladulte lit une ligne mot par mot mais de droite
à gauche. Lenfant suit.
Exemple:
première ligne lue de droite à gauche.
et Emmanuelle. juin de soir beau un par C'était

. 2 Lenfant lit une autre ligne de la même manière.


Ladulte lit une ligne, l'enfant la suivante. Puis
l'adulte reprend une ligne, et ainsi tour à tour.
Le jeu oblige à suivre. À cause de la difficulté, n e
pas lire la page entière - sauf si le jeu amuse l'en -
fant.

On commence la lecture par la dernière ligne de la


page et l'on remonte vers la première. Chacun lit une
ligne à tour de rêle.
Exemple:
dernière ligne lue à l'envers
Hélas! promenade. une faire de serait ce plairait.

5 , Ladulte lit à l'envers très vite. Il demande à l'en-


fant de suivre. Quand il s'interrompt, l'enfant
indique où.

La lecture est effectuée comm~ dans le jeu


précédent (5), mais par l'enfant. Ladulte
chronomètre sur plusieurs lignes.
«C'est une bonne idée! », dit le soldat. «Je n 'y avais
pas pensé. Vous êtes très intelligentes! »
Les filles étaient flattées. La statue posa son
INTÉRÊT
fusil et abaissa le bras : ,
11 10 9 8 Re-photographier les mots
«Ça va mieux! » dit-elle. «Mais ce.qui me plairait, repérés en partie précédemment
ce serait de faire une promenade. Hélas!» ....
~ i : : --
grâce au contexte. Mieux cerner
7 1
6,. 5 4 3 z 1 les points de repère pour un
meilleur balayage
ultérieur.
13
Ladulte lit à voix haute un mot par ligne, pas trop vite. Len-
fant essaie de suivre des yeux.
'
Dans un premier temps, les mots sont choisis par l'adulte
presque à la verticale, pour faciliter l'exercice. Quand il inter-
rompt soudain sa lecture, 11enfant montre sur quel mot.
'
Lui laisser le temps de le retrouver, l'idéal étant que l'enfant
puisse le repérer immédiatement.
Inverser les rôles.
Il convient d'adapter sa lecture à celle de
l'enfant.
Ne pas accepter que l'enfant se cantonne
dans une lecture verticale facile de déter-
minants ; exiger qu'il fasse le choix de mots
assez longs.
Le chronométrer.

C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemple: J


\V
7..* .l;i<6\R.i:

·- -~-
Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir :
Lecture verticale

(( Ce que je suis fatiguée! »


~~

Les _,.....,.3
fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
«Et alors? » dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le ~ que je suis ici! »

-~·
«Ça nous étonne de vous entendre parler», dit

-
Emmanuelle.

-
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«Je ne savais pas», avoua la statue.
:4'lllllfl-1I:~

INTÉRÊT
Recherche rapide de points de 'J
repère hors sens. Disruption.
Balayage se1ectif

14
des bordées !
L'adulte lit à voix haute un mot par ligne, mais en
s'écartant de la verticale vers les extrémités des
lignes. L'enfant suit et montre où l'adulte s'arrête tout
a' coup.
Lui laisser le temps de retrouver le mot.
Inverser les rôles.
L'exercice est très difficile pour
l 'enfant.
Variante
On peut aussi :
- procéder de bas en haut au lieu de lire les mots
un par un et ligne par ligne de haut en bas ;
- descendre puis remonter d'une ligne à l'autre.

C'était un grand soldat de bronze de la guerre Exemple :


.l!l , lt · ; ~J

14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la Les bordées

--
W,,f~

main droite. Son bras gauche était tendu en avant


pour indiquer la direction de l'attaque.
~~.'-V~l.P!t:Sr'i'J

«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue»


~ - il!Si .Qtfjq'~

expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le


~~;

INTÉRÊT
Recherche rapide de points
de repère. Élargissement

~~--.
&.-._,,.. ............... '""-- ·,
v-\).,lt,A> ~ '-""'- ......
v,.lt#~~-""""·
de l'empan. Balayage sélectif

.,,,.,,,,. ........ .,.....


~

.. .. ~
..t.<""•
_..
I.M•. """"
.
_,_,,.,..,........ _.... .
\\,,},A.,I ~ u ...., ..

.,,,.,.~ .
..,,,...,•-----~
.. ....
.... .,...,... ,....~,'

15
1
- ~- •

1
◄ ... •

balayage o
1

,~ • 1
.
1 ,,,<t:.-~·

ladulte lit le premier et le dernier mot de chaque ligne à voix


haute. lenfant suit des yeux. li montre où s'arrête l'adulte.
On peut inverser les rôles et chronométrer. "
Le même jeu peut être pratiqué en lisant du bas vers le haut.
Convenir qu'un mot de fin de ligne avec trait
d'union est considéré à la fois comme dernier
mot de la ligne et premier de la ligne suivante.

Rappel : les exercices-j eux gagnent à


être préparés par une lecture silen-
cieuse, en plus de la lecture silencieuse
ordinaire de la page effectuée préala-
blement par l'enfant.

-
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et
~.ar~~-~-~~ se racontaient des histoires au E~
~
Sens
de la lecture :

-- ·~
d'une statue, qui fit entendre un gros sou_l?ir :
«Ce que je suis fatiguée!»
~~~
1:,,~~.. fillettes levèrent la tête, elles étaient !2._~~~~~
J
«Et alors? » dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici! »
«Ça nous étonne de vous entendre parler », dit
Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«Je ne savais pas», avoua la statue.
~ un

_ grand soldat de bronze de la ~


..14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
-
~

~\>il
P.~~ indiquer la direction de 1'~~2~· [...]
« Ça va mieux!» dit-elle. «Mais ce qui me plairait, Balayage. Identification
- ><l'~ rapide des mots hors
ce serait de faire une promenade. Hélas!»
·-'\;of- contexte. Recherche très
rapide de points de repère.

16
L:adulte lit à voix haute, rapidement, le premier mot
de chaque ligne de la page de lecture. Il s'arrête subi-
tement quand il veut. 1nstantanément, ou avec un
délai que l'adulte lui laisse, l'enfant montre où s'est
arrêtée la lecture.
Inverser les rôles.

Balayage sélectif rapide.


Recherche rapide de points de
repère sans le secours du contexte
ou de la mémoire.
Travail de l'empan.

L:enfant lit les premiers mots de chaque


ligne. L:adulte le chronomètre.
On peut également effectuer la lecture de
bas en haut.

Balayage se1ectif rapide.


Recherche rapide de points de
repère sans le secours du contexte
ou de la mémoire. Travail de
l'empan verticalement.

17
L'adulte lit à voix haute, rapidement, le dernier mot de
chaque ligne. L'enfant suit. Quand l'adulte tarrête,
l'enfant montre où, instantanément ou avec un délai.
La difficulté est plus grande que dans l'exercice n ° 10.
Certains mots sont en effet partagés par un trait
d'union. "
On peut convenir avec l 'enfant de lire soit la partie
située en fin de ligne seulement, et la considérer
comme le dernier mot, soit le mot entier en allant
chercher la partie man quante au début de la ligne sui-
vante.
Exemple :
ligne 5, le dernier mot peut être sur- ou sur-prises.

C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemple :


Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir
« Ce que je suis fatiguée
lt"l ~ ~.,.._..-~
___., :

- Mots lus à voix haute.

Les fillettes levèrent la tête, elles étaient sur-


prises.
~':l:"4&?:;,~ ~

«Et alors? » dit la statue. «Ça vous étonne? De-


puis le temps que je suis ici!»
~~~.~

__
«Ça nous étonne de vous entendre parler », dit
Emmanuelle.
« D'habitude on n'entend pas les statues», confirma,
Marie-Anne.

INTÉRÊT
Balayage se1ectif rapide. Recherche
rapide de points de repère sans le
secours du contexte ou de la
mémoire. ']}avail de l'empan
verticalement.

18
L'adulte lit rapidement à voix haute une ligne sur
deux. Prévenu, l'enfant essaie de suivre et montre où
l'adulte s'interrompt.
Inverser les rôles.

· C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemple :

-~- -
it ~a • - ~ JIIW'I . · · · " . . ,. ~~~~~-

Marie-Anne se racontaient des histoires au pied Lignes lues à voix haute.

~:~~! ~~.i1;1.!!~ ~ ~~ ~ 24~


«Ce que je suis fatiguée! »
Les filleUes levèrent la .!ête, elles ~taien! ~~
---~~~~~ ~ ' ' ' ' ' '

«Et alors? » dit la statue. «Ça vous étonne ? Depuis

---.~
le temps que je suis ici! »
«Ça nous étonne de vous entendre parler», dit
Emmanuelle.

INTÉRÊT
Attention. Balayage. Repérage.
Enchaînements. A nti.cipati.on.
Disrupti.on. Retrouver le sens
provisoirement et le reperdre,
donc renouer avec un rythme
pour une ligne. !Il

19
À voix haute, l'adulte lit une ligne, l'enfant la
deuxième ; puis l'adulte lit la troisième ligne, J'enfant
la quatrième, et ainsi de suite.
L'enfant n 'a p as le temps d'opérer des retours
en arrière dans ce jeu sur les lignes lues par
l'adulte. '

L'adulte lit à voix haute une phrase sur deux, en s'attachant à


ne pas le faire trop vite. L'enfant, prévenu, essaie de suivre et
montre où l'adulte s'interrompt.
On essaiera d'inverser les rôles, mais cela
constitue un exercice difficile pour l'enfant
lecteur.

L'adulte lit la première phrase, l'enfant la


deuxième, l'adulte la troisième, et ainsi de
suite.
Ce jeu est difficile : c'est pourquoi l'adulte
laisse le temps à l'enfant de repérer ses
phrases.
L'enfant ne p eut pas faire de retours en arrière
-~ -
INTERrr des Jeux 13 à 1s
sur les phrases lues par l'adulte.

Attention. Balayage. Repérage.


Poursuite d'un rythme à deux.
Enchainements. Anticipation.
Intérêt grammatical évident. tJ::{,

20
L'adulte lit à voix haute en sautant systématiquement
le premier mot de chaque ligne. L'enfant suit. Quand
l'adulte s'arrête, l'enfant montre où.
On inverse ensuite les rôles.

L'adulte lit à voix haute en sautant systématiquement


le dernier mot de chaque ligne (mot complet en cas
de trait d'union). L'enfant suit et montre où l'adulte
s'arrête.
Inverser les rôles.

L'adulte lit en sautant systématiquement le premier et


le dernier mot de chaque ligne. L'enfant suit et
montre où l'adulte s'arrête. Inverser les rôles.
Uenfant aura évidemment plus de diffi-
cultés à lire qu'à suivre. Pour chaque
nouvel ensemble de mots, sa recherche
des points de repères et des indices se
fait sans le secours du contexte à chaque
départ de ligne.

--~---~' -
~
--t----~~-"~
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et
...
Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une ~~~!11~~!.~a ~ !,,~! soupir :
_,_
Exemple:
Passages lus à__,_,,_._..
voix haute.
,;;-_

« Ce que je suis fatiguée! »

--------;---
--~--=---------~- ~;;(-
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
«Et alors?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis

-"'
le temps que je suis ici!»

INTÉRÊT
Balayage «disrupté». A nticipation.
Recherche de points de repère et
d'indices. Travail sur l'empan.

21
~ "'~""'~-,<· - . '\.~~~~..ç-~ ~~~- •·"·' ~••:..H,i;r ~~~~-~

es majuscules
(3 jeux)
Ladulte lit très rapidement les mots compor-
tant une majuscule, dans l'ordre, et seule-
ment ces mots.
Lenfant suit et montre où l'adulte-s'arrête.
On inverse ensuite les rôles.
Ce jeu est chronométré.
Les oublis ne sont pas acceptés.

Dans une zone convenue de la page, l'adulte


demande à l'enfant de montrer le plus vite pos-
sible tel mot à majuscule.
Les rôles sont ensuite inversés.

Ladulte lit très rapidement les mots compor-


tant une majuscule, dans l'ordre, mais aussi
les mots qui terminent les phrases et qui
précèdent donc dans de nombreux cas les
mots à majuscules.
Lenfant suit et montre où l'adulte s'arrête.
On inverse les rôles.
Les oublis ne sont pas acceptés.
Ce jeu est difficile.

INTÉRÊT
Balayage se1ectif rapide. Repérage
d'indices (les majuscules).
Répercussions grammaticales
évidentes (les majuscules précédées
de points annonçant les changements
de phrases).

22
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemple (troisième jeu) :
A ?Il 1 Slf~ ~~~-4~~-

Marie•Anne se racontaient des histoires au pied mots lus à haute voix.


Naucll,?81"""91~

d'une statue, qui fit entendre un gros soupir :

-
«Ce que je suis fatiguée! »
~
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
•~

-
«Et alors?», dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici!»
~ .,.,-,_
~ .
! . ~.il~iR!i},,Qtii;/lW

«Ça nous étonne de vous entendre parler », dit


~

Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«Je ne savais pas», avoua la statue.
'!/ilii ~

C'était un grand soldat de bronze de la guerre


14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
main ~+.'lllii
droite. ......
Son _ bras gauche était tendu en avant
pour indiquer la direction del'~ .

-.,;
«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue »
expliqua le r,_JC<ll;
soldat. «À force d'être tendu. Mais le
lli!;ill _ ..,,

droit se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas


~ ~-»
« Abaissez le bras gauche », suggéra Emmanuelle.
ElllR~ -

«Et déposez votre fusil», compléta Marie-


"""
Anne.
--...los'

23
L'adulte lit rapidement la ponctuation - et elle
seule - ligne par ligne. L'enfant ~uit en balayant
le texte des yeux. Il montre où l'adulte s'est
arrêté.
Le jeu peut être chronométré.
L'adulte lit : « point - virgule - deux poin ts -
point virgule - point d' in terrogation - point
d'exclamation - points de suspension - guille-
m ets - tiret - parenthèse », en fait, tout ce qu'il
préciserait lors d'une dictée. Il s'agit d'aider
l 'enfant à repérer les indices évidents de la
structure du texte.

On inverse les rôles etc'est au tour de l'enfant de lire la ponc-


tuation, sur une partie du texte seulement.
Si l'enfant fait une omission, ne pas l 'inter-
rompre et la lui signaler ensuite. Cet exercice
n'est pas pratiqué sur une page entière!
Pour faciliter l'approche, l'adulte p eut d'abord
demander une lecture-repérage des p oints et des
virgules, et , dans un deuxième temps seulemen t,
de signaler aussi les guillemets, parenthèses et
tirets.
Exemple. Lire :
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et ~ point
Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir : ~ virgule/ deux points
«Ce que je suis fatiguée! » ~ guillemet/ point d'exclamation/ guillemet
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises. ~ virgule/ point
«Et alors ?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis ~ guillemet/pt. d'inter./pt./guill./pt. d'inter.
le temps que j e suis ici! » ~ point d'exclamation/ guillemet.

INTÉRÊT
Énorme ! ~e repérage de la
ponctuation est essentiel).
Balayage. Anticipation.
Repérage de l'architecture
écrite.

24
.,,_ • l .._.. ~

.
·~
"..,.. -
.
- _ i

L'adulte lit rapidement et ligne par ligne les mots


comportant un ou plusieurs accents (accent aigu,
accent grave, accent circonflexe, tréma).
L'enfant suit en balayant le texte des yeux et montre
où l'adulte s'arrête.

L'adulte prépare un carton de la taille d'une page environ,


qu'il sépare en quatre cases. L'enfant «pioche » dans le texte
les mots à accents et indique à l'adulte où les placer.
Rappelons que seul l'adulte écrit .

/
"' Varian te : l'adulte et l'enfant piochent
à tour de rôle.

'

••
'
INTÉRÊT des j eux 19 et 20
Balayage. Repérage. Attention.
1 Observation d'indices souvent
oubliés. Attention. Intérêt
orthographique.

25
L'enfant lit une partie de la page en sautant systématiquement
les mots qui ont un accent. ,
Le jeu peut être chronométré.
L'enfant ne souligne pas les mots à franchir, mais
il doit les repérer en lisant.. Rappelons qu'il a
déjà lu la page silencieusement.

, ,- .,. ...,.-.:,- _ .,, ... ,_,, -~-• ~ ~~· . .,.·,.:;·;·::•':;,..,,r-: •.,..;...iJE -.~..;.,- -, . :. -~..._q,i'î',u,;;..~l!i"o!'fl'•~~-'1-ii: ;'IJI"•~·-~

mbien d'accents?
Le jeu consiste à trouver, à vue d'œil, la ligne comportant le
plus d'accents.
On peut aussi chercher :
- les lignes où il n'y a qu'un accent;
- les lignes où l'on peut trouver deux accents différents;
- les lignes avec trois accents différents, ou plus.

« pas pensé. Vous êtes très intelligentes! » Exemple :


Ligne comportant trois accents

t tt différents.

INTÉRÊT des jeux 21 et 22


Balayage. Repérage.
Observation d'indices souvent
oubliés. Attention. Intérêt
orthographique.

26
Sans que l'enfant sache où, l'adulte lit sur la page un mot
comportant un accent. L'enfant cherche ce mot, puis indique
de quelle sorte d'accent il s'agit.
Dans sa page, il recherche ensuite un autre
mot possédant le même type d'accent.
INTÉRÊT
Balayage. Repérage.
Observation d'indices souvent
oubliés, prises d'indices sur le
haut des caractères. Attention.
Intérêt orthographique

L'adulte lit rapidement et à voix haute un mot sur


deux. L'enfant suit. Il montre où l'adulte s'arrête.
Inverser les rôles.

C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemple :

-
~~~ ~~~ ~

- -
Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir :
~ CJONIM ~~ ~
mots lus à haute voix.
~1....-..
~111'(~~~

« Ce que je suis fatiguée! »


~ ~ ~ ~ ..

INTÉRÊT
Attention. Empan se1ectif
Anticipation. Essai de
rythme. Disruption. 'Iravail
de pulsation.

27
.,u~·-~;1~;~;d;;~•LS~~'"'"•'W"'""'"~--··
__rs
'
L'adulte lit rapidement et à voix haute un mot sur deux, mais
parfois deux mots consécutifs, ou saute deux mots. L'enfant
signale les erreurs.
On inverse ensuite les rôles en tenant compte du fait que l'en-
fant fera sûrement des erreurs bien involontaires!
Le signal des erreurs peut par exemple
se faire à l'aide d'une clochette.

L'adulte lit le premier mot, l'enfant le deuxième,


l'adulte le troisième, l'enfant le quatrième, et
ainsi de suite.
Ce type de jeu est difficile : l'adulte
veillera à ne pas lire un long paragraphe
mais il essaiera plutôt de trouver un
rythme régulier à deux.

INTÉRÊT des jeux 25 et 26. · .


Attention. Empan se1ectif
Anticipation. Essai de rythme.
Pulsation. Pas de retour en arrière · ,.
sur les mots lus par l'adulte. ,
Disruption.

28
L'enfant est muni d'une clochette, ou de n'importe quel autre
instrument sonore facile à manipuler.
L'enfant et l'adulte conviennent ensemble que certains mots
ne doivent pas être dits (par exemple, les prénoms). L'enfant
lit le texte à voix haute et, quand il arrive sur les mots conve-
nus, il agite la clochette au lieu de les prononcer.
Variante : on peut compliquer l exercice1

en interdisant de plus en plus de mots.

On joue sans clochette, en demandant à l'enfant de


remplacer les mots interdits par n'importe quel mot
passe-partout.
Exemple : remplacer
,
tous les prénoms du texte par
son propre prenom.

«Ce que X suis fatiguée! » Autre exemple :


Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises. mot interdit = je
« Et alors?» dit la statue. « Ça vous étonne ? Depuis
le temps que J(suis ici!»
« Ça nous étonne de vous entendre parler », dit
Emmanuelle.
,< D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«)( ne savais pas»., avoua la statue.

INTÉRÊT
Effort d'attention. Modification du
balayage pour anticiper les obstacles.
Se1ection des indices. Intelligence.
Virtuosité.

29
ligne interdite
L'adulte convient avec l'enfant que l'on ne
lira pas, par exemple, la ligne lorsqu'~lle ren-
ferme un prénom.
Au lieu de lire la ligne interdite, l'enfant agite
la clochette. Il peut aussi sauter simplement
la ligne. ,
Dans un premier temps, on peut sug-
gérer que l'adulte lise le texte, et que
l'enfant agite la clochette chaque fois
que l'adulte lira mot interdit.

C'était par un beau soir de juin. Bmm-aitooYe et Exemple:


• - -\ ' ~• -..rtN-,, -:l•JAD'!Mël!~•;qaa . . . .~-~l~~~~
- • - -. . .-

~~~~~-~:12?..11~~ ~~!~s.!1! e~.e~ Lignes interdites car


, ._ V •Llt. l - - - ~

d'une statue, qui fit entendre un gros soupir : renfermant un prénom.


-· ....... ~ - - - - IQA!W'$1iltM

«Ce que je suis fatiguée! »


Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
«Et alors? » dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici!»
«Ça nous étonne de vous entendre parler », dit
~~-
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
M a"Â@-Â:ftfl@.
., "". ....
_

INTÉRÊT
Effort d'attention. Modification du
balayage pour anticiper les obstacles.
Se1ection des indices. Intelligence.
Virtuosité.
Lenfant lit à voix haute, en détachant les mots, à la
manière d'une machine. Chaque mot, bref ou long,
doit cependant être prononcé entièrement et sans
hésiter.
Exemple : C'était/ par/ un/beau/ soir ...

; 2 ; Lenfant lit à voix haute, en groupant les mots arbitrairement


par deux. Les deux mots sont dits ensemble, sans hésitation :
ils doivent donc être bien «photographiés» par I'œil.
Exemple : C'était par/ un beau/ soir de/ juin. Emmanuelle/

On mène le même jeu en groupant les mots


trois par trois. Les exigences sont les mêmes
que précédemment.
Exemple : C'était par un/beau soir de/ juin. Emmanuelle et/
On peut aussi faire des groupements par quatre ou
cinq mots. Mais si deux ou trois mots sont facilement
repérés comme un tout par l'enfant, une quantité
supérieure l'oblige à compter, ce qui handicape sa
lecture.
Il sera bon de proposer ensuite à l'enfant de lire d'un trait les
groupes de mots compris entre deux signes de ponctuation,
exercice qui développe une lecture expressive.
Exemple :
C'6tait par un beau soir de juin./Emmanuelle et Marie-Anne se
racontaient des histoires au pied d'une statue,/qui fit entendre un
gros soupir :/« Ce que je suis fatiguée!/ ... »

Attention! Les mots devront être


dits sans hésitation. Pour cela, l'œil
de l'enfant devra les avoir tous bien
«photographiés» avant de les dire.
Cet exercice constitue un appel évi- INTÉRÊT "'~ · ·
dent à la compréhension et à la
Élargir l'empan. Balayage expressif
mémorisation. Entraîner à la vision des propositions 1

et à leur repérage. Entraînement


«photographique». Prise d'indices.
Mémoire. d,

31
Pour ce jeu, on convient que le devient la, la devient
le, un devient une, une devient un et que I' reste I'.
L'adulte lit un passage de la page en remplaçant les
articles masculins par des articles féminins et vice-
versa.
L'enfant suit et agite sa clochette en cas d'erreur com-
mise par l'adulte.
On inverse ensuite les rôles.

2 Sur le même principe, dans un deuxième temps, on


convient que du devient de la, de la devient du, au
devient à la, et à la devient au.

3 On peut enfin convenir de changer également les


adjectifs possessifs les plus simples, et que mon, ton,
so11 deviennent ma, ta, sa, et réciproquement.
Ce jeu amuse beaucoup les
enfants.
Rappelons que l'enfant a
toujours lu préalablement la
page en lecture silencieuse.

INTÉRÊT
Attention. Focalisation contrainte.
Observation de mots généralement
survolés en fonction du contexte.
Anticipation privilégiée. Prise
d'indices troublée... sans compter
l'humour!

32
Exemple :
C'était par aa-beau soir de juin. Emmanuelle et une
Marie-Anne se racontaient des histoires -ati- pied à la
d4iM statue, qui fit entendre UH- gros soupir : d'un/ une
«Ce que je suis fatiguée!»
Les fillettes levèrent -la- tête, elles étaient surprises. le
«Et alors?» dit J..a.. statue. «Ça vous étonne? Depuis le
-l@. temps que je suis ici! » la
«Ça nous étonne de vous entendre parler », dit
Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«Je ne savais pas », avoua-la-statue. le
C'était lffl grand soldat de bronze de-la guerre une/du
14-18, avec 1ffl long fusil à baïonnette dans la- une/le
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
pour indiquer -le-direction de l'attaque. le
«C'est surtout le•bras gauche qui se fatigue » la
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais-le la/la
droit se fatigue aussi parce que -le fusil n'est pas la
léger. »
«Abaissez le bras gauche », suggéra Emmanuelle. la
«Et déposez votre fusil», compléta Marie-
Anne.
«C'est BB@ bonne idée! », dit le- soldat. «Je· n'y avais un/ la
pas pensé. Vous êtes très intelligentes!»
Les filles étaient flattées. I,a statue posa son Le
fusil et abaissa le,. bras : la
«Ça va mieux! » dit-elle. «Mais ce qui me plairait,
ce serait de faire -DB@ promenade. Hélas![ ... ]»

33
Ladulte lit à voix haute un passage de son choix,
sans prévenir l'enfant de l'endroit où il l'a choisi dans
la page. Pendant qu'il lit, l'enfant cherche des yeux à
le rejoindre. Ladulte cesse de lire lorsque l'enfant a
pu trouver où il en était. Les rôles sont alors inversés.
11 adulte ne doit pas lire vite.

Variante I l'adulte peut proposer le même


jeu sur une page non préparée.

INTÉRÊT
Balayage très rapide et se1ectif
Se1ection d'indices. Recherche en
mouvement. Empan «baladeur ».

34
L'adulte choisit un emplacement de la page de lecture sans en
infarmer l'enfant.
li lit à voix haute les mots qui figurent sur cette «tache» ima-
ginaire. L'enfant cherche l'emplacement lu. Il peut continuer
de chercher quand l'adulte a achevé sa lecture.
Le jeu est gagné si l'enfant arrive à retrouver les mots lus par
l'adulte, et donc à matérialiser la tache.
Rappelons que la page a d'abord été lue
silencieusement par l 'enfant.

On peut inverser les rôles.


Il faut comprendre que la délimitation mentale de
la tache est difficile à mener à bien pour l'enfant, et
qu'il risque de la perdre en route, ou encore de se
laisser entraîner par le fil de sa lecture. Le plus
simple est de lui faire tracer le contour de la tache
au crayon sur un calque posé sur le livre (l'adulte ne
regardant pas) : il peut alors lire à voix haute les
mots qui y sont enfermés avant d'enlever le calque.
Ce n'est qu'une fois ce calque ôté que l'adulte essaie
de retrouver les mots lus par l'enfant ( si, dans un
deuxième temps, l'enfant est capable de penser une
tache sans la dessiner, c'est encore mieux!)

«Je ne savais pas », avoua la statue. Exemple:


C'était un · ~ -.-~ 'bronze de la guerre L'adulte lit les mots «enfermés».
. . .
La tache n 'est cependant maté-
14-18, !WJ-.1~~~ ans la
rialisée que sur le calque, lors de
main ~ IM ll!i~Ma'.I~ .. ' •
~~:;~ .,_· ;,,,;· _I: ~,-,.·_
en avant
• l'inversion des rôles.
Pour i ~-~~ ,~:;.i~~;;~
J~~. F~~
~ ';
.
«C'est surtou _ _ .~,► ui se fatigue »
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
droit se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas
léger. »
INTÉRÊT
Recherche. Balayage
se1ectif difficile.
Appel à la mémoire.

35
Ladulte lit à haute voix en remplaçant les
verbes d'action et les participes passés du texte
par le verbe unique «schtroumpher ». Il fait les
accords. Lenfant suit.
On inverse les rôles.
Variante on peut aussi Jouer à se
prendre le commandement (jeu n ° 1) avec
la m ême contrainte de transformation des
verbes.
U adulte laissera p asser erreurs et oublis,
mais il commentera les problèmes soulevés
par la transformation de certains verbes si
l'enfant a besoin d'aide.

Exemple :
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et
Marie•Anne se racontaient des histoires au pied -<.. schtroumphaient
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir : <. schtroumpha ( ou qui fit schtroumphe1
«Ce que je suis fatiguée! > -<.. schtroumphée
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises. < schtroumphèrent/schtroumphées
«Et alors ?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis < schtroumpha/schtroumphe
le temps que je suis ici!» < Accepter : que je schtroumphe ici
1 ,~

#~

( J,...,,1--------.:....-

INTÉRÊT
Accord des verbes par
mimétisme. Attention adaptée.
Anticipation se1ective sur les
verbes.

36
À tour de rôle, l'adulte et l'enfant lisent un certain
nombre de mots du texte, trois par exemple.
Le premier les trouve sur la première ligne, le second
sur la deuxième; puis le premier sur la troisième
ligne, le second sur la quatrième, etc.
Chacun doit dire ses mots vite, presque du tac au tac,
mais sans jamais dire de verbes.
Il s'agit d'un jeu de p ioche.

INTÉRÊT
Attention adaptée. Anticipation
se1ective sur les verbes.

L'adulte lit le texte à voix haute et transforme les


phrases déclaratives positives en phrases néga-
tives. L'enfant qui suit des yeux les signale, soit
instantanément (par exemple en agitant une
clochette), soit après la lecture.
On inverse les rôles.
Le j eu est alors difficile pour l'en fan t car il doit
anticiper suffisamment pour n e pas marquer
d'hésitation en arrivant à la phrase qu'il veut
transfor m er dans le r-- ·--- de sa lectu re.

Anticipation. Balayage avec


contrainte. Repérage modifié.
Grammaire. Architecture
du texte.

37
Le plus grand no~Î>re
phrases négatives
ladulte lit à voix haute et transforme le plus grand
nombre de phrases positives en phrases négatives.
lenfant essaie de suivre quand même. ,
Inverser les rôles.
Les phrases déjà négatives ne son t pas
modifiées au cours de la lecture.
L'adulte utilise et fait utiliser : ne... pas,
mais aussi n e... plus, n e... jamais,
ne ... n•en, n e ... personne, n e ... que.

Exemple:
4<..,,__- Ce n'était plus
---
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et
Marie-Anne ~!~_!<lient des histoires au pied < ne se racontaient jamais
d'une statue, qui fil entendre un gros soupir : <. n e fit pas

Variante : On peut aussi jouer à transfor-


mer des phrases affirmatives du texte en
phrases interrogatives. Le jeu se déroule
de la même façon que le jeu des phrases
négatives.

INTÉRÊT
Anticipation. Balayage avec
contrainte. Repérage modifié.
Grammaire. Architecture
du texte.

38
~
:.
""'
·7
.' ..
-=-- .... =--

Rapidement, l'enfant cherche dans le texte des mots


de deux, trois, quatre ou plus de quatre lettres.
Attention! Uenfant ne doit pas compter les
lettres, m ais visualiser les dimensions des mots.

L'enfant doit rapidement trouver les mots les plus


longs de la page, selon le même principe que
I'exèrcice 37.
L'enfant ne doit pas compter les
lettres : le coup d' œil doit suffire.

··• · ··"T~~ - ;;1·,. · ~


me longueur
L'adulte propose un mot à l'enfant, qui doit chercher dans la
page des mots de dimension identique.
La recherche se fait rapidement, à vue d'œil et
sans compter les lettres.
Une fois le mot proposé p ar l'enfant, on peut
néanmoins compter le nombre de lettres pour
vérification.

INTÉRÊT des jeux 37 à 39


Recherche. Balayage. Attention. Repérage.
Mesure. Comparaison. Garder dans l'œil
1

le souvenir d'une dimension ; étalonner


les mots à celle-ci rapidement. ;Jt

39
. ~-=~::-~~~~

mpare
(1)
'
L'adulte propose deux mots, même espacés dans la page.
Rapidement, l'enfant doit dire lequel est le plus long ou le plus
court sans compter les lettres.
'
Plus les mots sont espacés, plus l'œil et
la mémoire sont sollicités. Plus la
dimension des mots à comparer est
proche, plus l'exercice est difficile pour
l'enfant.

«Et ·?» dit la statue. «Ça vous étonne ? Depuis Exemple :


~~

le temps que je suis ici!» Comparer

Emmanuelle. -
«Ça nous étonne de vous entendre parler », dit

«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma · et .' 1etc.


Marie-Anne. L'adulte montre les mots du
«Je ne savais pas», avoua la statue. doigt, il n'écrit rien.
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil à (baïonnette) dans la
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
pour indiquer la direction de l'attaque.
«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue »
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
droit se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas
léger.»
«Abaissez le bras gauche», suggéra Emmanuelle.
«Et déposez votre fusil», compléta Marie-
Anne.
«C'est une bonne h , dit le soldat. «Je n 'y avais
pas pensé. Vous êtes très (intelligentes) »

INTÉRÊT
Recherche. Balayage.
Attention. Repérage. Mesure.
Comparaison. Orthographe.

40
plusieurs syllabes ?
Une mesure est convenue arbitrairement : par exemple, Qus-
qu'à) trois lettres = une syllabe.
L'adulte demande à l'enfant de parcourir rapidement le texte
des yeux en disant si les mots qu'il voit comportent une ou
plusieurs syllabes.

Exemple:
Lisant : C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et
î î î î î î î î î
l'enfant dit: plusieurs une une plusieurs plusieurs une plusieurs plusieurs une

Attention!
On peut constater des erreurs : beau n'a qu'une syl-
labe mais quatre lettres. La convention étant de
trois lettres, expliquer l'erreur.

L'adulte propose ensuite une convention plus difficile : Qus-


qu'à) quatre lettres = une syllabe.

Exemple :
C'était par un beau soir de
. .
JUin. Emmanuelle et
Lisant:
î î î î î î î î î
l'enfant dit : plusieurs une une une une une une plusieurs une

Attention !
D'autres erreurs seront possibles. Pour tête, par
exemple, l'enfant dit «une syllabe », suivant la
convention, alors qu'il y en a-deux. Expliquer l'er-
reur.

Le jeu consiste à entraîner l'enfant au


repérage rapide, au coup d'œil et sans
jamais compter, de mots de trois lettres
ou plus, de quatre lettres ou plu~.

Développement de l'empan.
Attention. Faculté de prendre des
rep ères. Aptitude à mesurer les mots
et à les décomposer/ structurer.

41
.. - . '

Ladulte demande à l'enfant qe lire son texte en


disant «une, deux, trois, quatre, plus» selon que
ses yeux lisent des mots de u~e, deux, trois,
quatre, plus de quatre lettres.

Exemple:
Uœil de l'enfant lit :
C'était par un beau soir de JUin. Emmanuelle et
î î î î î î î î î
Uenfant dit : plus 3 2 4 4 2 4 plus 2 .. .

Attention 1 Il ne convient pas de


mener ce jeu sur une page
entière, mais sur un court para-
graphe seulement !

INTÉRÊT
Développement de l'empan, de
l'attention, de la faculté de prendre
des repères et de l'aptitude à
mesurer les mots et à les
décomposer/structurer.

42
Au crayon, l'adulte partage la page de lecture en trois
ou en quatre parties. Il demande à l'enfant:
- Dans quelle partie y a-t-il le plus de lignes inachevées?
- Quelle partie est la plus dense?
- Quelle partie possède le plus de phrases (donc les
phrases les plus courtes)?
- Quelle partie en a le moins (do.ne les phrases les plus
longues)?
- Quelle est la phrase la plus courte de chaque partie?
Lui faire alors comparer ces trois (ou quatre) phrases.
- Quelle est la plus courte de toutes?
- Quelle est la plus longue (après comparaison des plus
longues de chaque partie)?

C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et


Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir:
«Ce que je suis fatiguée!»
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
«Et alors?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici!»
«Ça nous étonne de vous entendre parler», dit
Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«Je ne savais pas », avoua la statue.
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
pour indiquer la direction de l'attaque. -
«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue »
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
droit se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas
léger.»
«Abaissez le bras gauche», suggéra Emmanuelle.
«Et déposez votre fusil», compléta Marie-
Anne. INTÉRÊT
«C'est une bonne idée!», dit le soldaJ. «Je n'y avais 'observation. Repérage.
pas pensé. Vous êtes très intelligentes!» Appréciation des difficultés.
Les filles étaient flattées. La statue posa son Maîtrise des codes.
Observation des architectures.
fusil et abaissa le bras :
Anticipation facilitée.
«Ça va mieux! » dit-elle. «Mais ce qui me plairait, Balisage. Meilleure
intelligibilité, etc.
43
Au crayon, l'adulte partage la page de lecture en trois ou en
quatre parties. L'enfant« pêche» les mots les plus longs sur la
page.
L'adulte peut lui demander de chercher :
- des mots que l'on retrouve dans toutes les parties,
- les lignes qui ont le moins de mots,
- celles où il y a le plus grand nombre de lettres (à vue d'œil,
évidemment, sans compter),
- celles où se trouvent le plus de signes de ponctuation ...

INTÉRÊT des jeux 44 et 45


Observation. Repérage.
Appréciation des difficultés.
L'enfant pêche les noms propres Maîtrise des codes. Anticipation ·1
facilitée. Balisage. Meilleure . -~ ' '
sur la page. intelligibilité, etc.
Puis il procède de même pour :
- les mots coupés par un trait d'union,
- les phrases interrogatives,
- les phrases exclamatives,
- éventuellement, les phrases négatives.
D'une manière générale, quel que soit le type
d'écrit soumis à l'enfant, il faut l 'aider à m aîtri-
ser les codes typographiques, à repérer les diffi-
cultés et l'organisation de la page.

L'adulte agite un crayon comme un essuie-glace sur la page


que l'enfant lit à haute voix malgré la perturbation.
On ralentit le mouvement du crayon
pour augmenter la difficulté.
L'adulte tien t le crayon par une INTÉRÊT
extrémité. Attention soutenue.
L'enfant doit faire appel à sa Recherche active et utilisation
compréhension et au sen s pour d'indices (fragmentés, limités).
retrouver des mots «troublés». Compréhension.

44
e crayon gênant
l'adulte dépose un crayon n'importe où sur la
page.
l'enfant doit néanmoins lire le texte en identifiant
les mots partiellement cachés.
Rappelons que l'enfant a déjà lu la page
silencieusement avant les jeux.

C'était par un beau soir de juin. Emma


Marie-Anne se racontaient des histoir. pied
d'une statue, qui fit entendre un gr
«Ce que je suis fatiguée!»
Les fillettes levèrent la tête, elles . surprises.
«Et alors?» dit la statue. «Ça vo
le temps que je suis ici!»
«Ça nous étonne de vous ent
Emmanuelle.
« D'habitude on n'entend tatues», confirma
Marie-Anne.
«Je ne savais pas», avom
C'était un grand soldat nze de la guerre
14-18, avec un long ïonnette dans la
main droite. Son br ' e était tendu en avant
pour indiquer la di de l'attaque.
«C'est surtout le
expliqua le sold . orce d'être tendu. Mais le
arce que le fusil n'est pas
léger. »
uche», suggéra Emmanuelle.
fusil», compléta Marie-
Anne.
e idée!», dit le soldat. «Je n'y avais
s êtes très intelligentes!»
. ent flattées. La statue posa son
INTÉRÊT
«Ç ux ! » dit-elle. «Mais ce qui me plairait, Attention soutenue. Utilisation
d'indices fragmentés, limités.
ce de faire une promenade. Hélas![ ... ]»
Appel à la compréhension
et au sens pour retrouver des
mots partiellement masqués.

45
-. -', ) ' ,

L'adulte cache le bas des lignes du texte avec une


feuille de carton. L'enfant essaie de Lire quand même.
U enfant est amené à prendre ses points de repère
sur le haut des caractères d'imprimerie, et sur la
totalité du mot plutôt que sur le début ( qu'il privilé-
gie souvent dans sa leèture), ou sur une seule partie
caractéristique.

Au début, l'adulte place le carton de manière à ne


dissimuler que la partie inférieure des lettres (peu
nombreuses : y, p, q, g, j) ·qui descendent sous la
ligne.
Exemple ~

Il relève ensuite le carton de manière à escamoter de


plus en plus le bas de tous les caractères d'imprimerie.
Exemple 1

Il peut enfin essayer de cacher la moitié de tous les


caractères afin que l'enfant s'efforce de reconnaître
les mots aux demi-lettres supérieures. Ce dernier n'y
parviendra pas toujours.
La moitié des lettres se situe au niveau
du segment horizontal de la lettre e. e
Exemple :

INTÉRÊT
Attention. Recherche de nouveaux
indices. Affinem ent des anciens repères.
Recherche du sens par nécessité.

46
Ladulte lit à haute voix, rapidement, une douzaine de lignes.
Lenfant suit des yeux. li a été prévenu que l'adulte sauterait
une ligne en cours de lecture. Une fois cette lecture achevée,
l'enfant montre la ligne oubliée.
Ladulte peut sauter plusieurs lignes.
Uimportant est de sauter la ou les lignes sans
m arquer n i hésitation ni rupture de ton.

Ladulte lit à haute voix rapide-


ment un texte d'une douzaine de
lignes que l'enfant ne voit plus. li
lui rend le livre après la lecture.
Lenfant essaie de retrouver la ou
les lignes sautées.

Ladulte lit à haute voix rapidement une douzaine


de lignes. Lenfant suit des yeux. Ladulte saute un
mot. Après la lecture, l'enfant signale l'omission.
On laisse à l'enfant le temps de chercher
le mot oublié.
Ladulte peut sauter ensuite deux ou trois mots,
mais pas davantage car l'exercice est difficile.

INTÉRÊT des jeux 49 à 51


Observation. Anticipation.
Mémoire. Prise d'indices au vol.

47
phrase sautée
L'.'adulte lit à haute voix rapidement. L'.'enfant suit des
yeux. L'.'adulte saute une phrase. Après la lecture, l'en-
fant signale l'oubli.
Il est nécessaire d'adapter sa vitesse de
lecture à c~lle de l 'enfant : on peut aller
un peu plus vite qu e lui.

Les rôles peuvent être inversés.


L'inversion des rôles est un exercice inté-
ressant car l 'enfant comprendra qu'il ne
peut abuser l'adulte que grâce à une bonne
anticipation et à un balayage rapide et pré-
cis : s'il n'anticipe pas, l'adulte repérera
l'omission à son hésitation.
On laisse donc à l'enfant le tem ps de pré-
parer son effet.

INTÉRÊT Rappel : L'enfant a lu la page silen-


cieusement avant.
Observation.
Anticipation. Mémoire.
Prise d'indices au vol.

48
L'adulte lit à haute voix une douzaine de lignes. L'enfant suit
des yeux. En lisant, l'adulte remplace un mot par un autre de
sens proche. L'enfant signale la substitution après la lecture.
On peut aussi remplacer deux ou trois mots.
Attention 1 L'adulte devra se préparer à l'avance
car le jeu n 'est pas facile, mêm e pour lui. Le mot de
remplacement doit passer sans hésitation ni chan-
gement de ton.

«D'habitude on n'entend,pas les statues », confirma Exemple:


Marie-Anne. Substitution
-:H'1'<7.~....
: «jamais»
4 _ - ,:, ~

·:, ,t . . ,., . ·., ,; , ., , ,. . , . ,_.,· ,. ·. ,.; .;,-. . .,


e mot ajouté
L'adulte lit à haute voix une douzaine de lignes. L'en-
fant suit des yeux. En lisant, l'adulte ajoute un mot au
texte - un mot qui n'altère pas trop le sens. L'enfant
signale, après la lecture, le ou les mots ajoutés.
On peut inverser les rôles.
Pour abuser l'adulte, l'enfant doit maî-
tr iser l'anticipation. On lui laissera le
temps de préparer son affaire.
C'est le repérage par le contexte qui est
ici mis en doute et oblige à une vérifi-
cation des indices.

«Je ne savais pas», avou~ a statue. Exemple :


/4
Ajout : «naïvement»

INTÉRÊT des jeux 53 et 54


Développer l'attention,
l'observation, la mémoire.

49
Le livre de lecture est posé sur la page, entre l'enfant
et l'adulte. ,
Chacun lit à tour de rôle les mots qu'il peut (n'im-
porte où dans la page) - sans contorsions.
Chacun essaiera ensuite de lire' une ligne, ou plu-
sieurs, toujours sans contorsions.
Si l'enfant ne parvient pas à
retrouver des mots sans contor-
. .
s1ons, renoncer au Jeu.

Les signes typographiques les mieux signalés - comme


les majuscules, les doubles lettres - faciliteront la lec-
ture de nombreux mots, ainsi que le contexte.
Rappelons que l'enfant a lu
silencieusement la page avant
le jeu.

-=
=
H

INTÉRÊT
Recherche d'indices. Repérage affiné.
Apport de certitudes. Attention.
Observation

50
L'adulte pose la page à l'envers devant l'enfant. li lui demande
de lire à haute voix les mots qu'il reconnaît, n'importe où,
toujours sans contorsions.
L'adulte vérifie si possible avec l'enfant sur quels indices il
s'est appuyé pour réussir - ou se tromper.
On peut essayer - à deux - de lire une ou
deux lignes à la suite.

Avant le jeu, l'enfant a bien sûr lu silen-


cieusement la page.

Les signes typographiques les mieux signalés, comme les


majuscules, les doubles lettres faciliteront la lecture de
nombreux mots, ainsi que le contexte.

INTÉRÊT
Recherche d'indices. Repérage affiné.
Apport de certitudes. Attention.
Observation.

51
L'enfant recherche les signes typographiques annon-
çant les prises de parole par des personnages dans
le texte.
Il lit les phrases «parlées».
Pour aider l'enfant, l'aduJte peut souligner les phrases
dialoguées au crayon (il gommera ensuite). L'idéal est
que l'enfant parvienne à anticiper suffisamment pour
repérer les dialogues aux seuls signes typographiques.

Variantes:
- Les dialogues peuvent être lus à deux :
dans ce cas, l'adulte lit le « commen-
taire» et laisse à l1 enfant tous les dia-
logues de la page.
- Pour marquer la différence entre les
paroles des différents personnages,
l'enfant peut modifier sa voix : par
exemple, créer une caricature de voix
aiguë, de voix grave, etc.

INTÉRÊT
Balayage. Repérage. Attention.
Anticipation. Comprenension.
Expression. Poursuite d'un rythme à
deux. Préparation au jeu théâtral si
on le désire.

52
,:. &}.~Je,~is"fatigû~ ,,;,,, Exemple:
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises. J1a'~,statue-i4 voix rauque
~Et-alol'S'i» dit la statue. ~Ç à ~,éto-liM~ ~ -~~-
Emmanuelle
. : voix aiguë
....,....~ ......,_,""

le·t emps-,.que;j&-sms,,~ ~,, Marie-Anne : voix grave


~~ -1!~~~~!!!1:~~~Y2!:1~~~~H~clr~~ a! l~!!i. dit
-----
Emmanuelle.
! D'habi~!_<!!1,..~.:._~~,!!~..F~~l~s..~1:~, confirma
· Marie-Anne.
~e,rt&i33\T.-ét-Î8'.JJ~, avoua la statue.
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
pour indiquer la direction de l'attaque.
~ ,ffi:>SUttoot4@r~mclt'é;~ •8'é"fà'fi~ \t
expliqua le soldat. ~~ftlr,.~~~~ltiAMaM-~
~~se:Sa,tigue,,: aœ8f'1~:•qttê-~lfin."mr~:
lég$~f
«Abaissez le bras gauche », suggéra Emmanuelle.
_ . . . , . _ ~• . , ~ . . . _.., . ~ ~ ~ · ;,t~ ~ A ;

<< Et déposez votre fusil », compléta Marie-


• •• •<••u141 QI M:Ji" • o,· c:~.1s .•

Anne.
it'G".estJt:Jn&-n~i~, dit le soldat. «ff~f;J /&V~i•
~ l l $ l ;;•~ ~ ,trfflt4n~îfflJ8/t-:)\'.l
Les filles étaient flattées. La statue posa son
fusil et abaissa le bras :
~ ~te~ :t.:~ dit-elle. 1t·M,ai&,.e &~tm ë '-~ f
oo~taitlde·.-fa-me.-utte·,pl'Ml'tënade;;ff61asJ~i 1

53
d balayage vertical
L'adulte lit à voix haute la première ligne du texte,
puis la dernière. Il revient alors à la deuxième ligne,
puis à l'avant-dernière ; il passe à la troisième, puis à
l'antépénultième, puis à la quatrième, etc., en pro-
gressant vers le centre de la page.
L'enfant suit des yeux. Quand l'àdulte interrompt sa
lecture tout à coup, l'enfant montre où.
L'exercice étant difficile, ne pas
aller trop loin.

On demande ensuite à l'enfant de lire de la sorte en


lui conseillant de ne pas lire trop vite.
Le j eu est arrêté à la première erreur de ligne. En
répétan t l'exercice de temps en temps, on enre-
gistrera probablement une progression.

Variante : Jeu simplifié, à deux


L'adulte lit la première ligne, l'enfant la dernière,
l'adulte la deuxièm e, l'enfant l'avant-dernière, etc.,
en progressant vers le centre.
Ainsi, le b alayage se borne à savoir où le partenaire
en est, pour lire à son tour sans délai.

INTÉRÊT
Balayage. Repérage rapide à demi
hors contexte : en fait, on retrouve le
contexte à chaque ligne, pour le
reperdre à chaque fin de ligne.

54
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et
Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir :
CD
@
@
·--~1 ,/î
n
~
«Ce que je suis fatiguée!» ~
1;~
Les fill~ttes levèrent la tête, elles étaient surprises. ;~
:f
«Et alors?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici! »
;
«Ça nous étonne de vous entendre parler», dit 1~
_ Emmanuelle. ~
f~
iJ
1i
«D'habitude on n 'entend pas les statues », confirma
Marie-Anne. 1 .~
,,.î
j

r1
)}

~. l
«Je ne savais pas», avoua la statue. ,r 'N!

C'était un grand soldat de bronze de la guerre 1


14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
11
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
pour indiquer la direction de l'attaque. 1 11,.
i~
~
«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue »
1
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
~(t'.
droit se fatigue aussi parce que le fusil n 'est pas

léger.»
( ... )
'1 1
1
Les filles étaient flattées. La statue posa son i
fusil et abaissa le bras :
i
1
«Ça va mieux!» dit-elle. «Mais ce qui me plairait,
ce serait de faire une promenade. Hélas !»•
®
®
)

55
La page étant devant l'enfant, l'adulte lui demande de
lire une ligne qui commence, par' exemple, par la
lettre d ou O.
L'enfant cherche et lit la ligne.
C'est son tour de demander à l'adulte de lire une
ligne commençant par la lettre '"de son choix (ligne
qui doit évidemment se trouver dans la page).

· t ·s un ligne (2)
L'adulte demande à l'enfant de lire une ligne se
terminant par telle ou telle lettre. L'enfant, à son
tour, demande une ligne à l'adulte, etc.

ligne (3)
L'adulte demande à l'enfant de lire une ligne où se
trouve un mot facilement repérable (baïonnette, par
exemple) ou un mot répété plusieurs fois dans la
page (Emmanuelle ou statue).
L:'enfant demande à son tour à l'adulte une ligne ren-
fermant tel ou tel mot.
On pourra aussi demander de lire :
- une ligne renfermant tel ou tel
signe de ponctuation, comme le
point d'interrogation par exemple,
- une ligne avec une majuscule, etc.
INTÉRÊT des jeux 59 à 61
Balayage ample et rapide sur
toute la page ou par morceaux.
Repérage rapide. Attention.
se1ective. Pêche.

56
·~'.
Pêche
Les deux lecteurs, à tour de rôle, pêchent des mots :
- en br, cr, dr, fr, gr, pr, tr, vr,
- en bl, cl, fl, gl, pl, tl, vl,
- en illa, ille, illi, illo, illu, etc.
- en ail, aille, eil, eille, ouil, ouille, euil, euille, œil,
- en elle,
. . enne, . erre,. esse,. ette,
- en .m, 1m,. am, em, a1rn,
- en 1en, om,
- en oin, ion, tion,
- en gu, en gn, en ce, en ph, en qu,
- en ieu, en ier, en ian, etc.
Ladulte demande tous les sons qu'il veut
revoir à l'occasion de la lecture.
Le groupe de lettres à repérer peut aussi
être proposé par l'enfant.
Variante : en temps mesuré, on recherche des mots
dans la page. On joue à deux, chacun son tour.

C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemple:


Marie-Anne se racontaient des histoires au pied Mots en dr, gr, pr, br, tr.
d'une statue, qui fit entendre un ..gros
,."Il:
~
soupir :
«Ce que je suis fatiguée!»
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
,n""
«Et alors?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici!»
«Ça nous étonne de vous entendre parler», dit~lf-

Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«Je ne savais pas», avoua la statue.
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
'J"•1 141111 ~...,

14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la


INTÉRÊT
main droite. Son bras gauche était tendu en avant Balayage de la page. Repérage
~~ ~l"'I;

pour indiquer la direction de l'attaque. rapide d'un groupement


«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue» de lettres. A ttention.
1 ......
Intérêt orthographique.
expliqua' le soldat. «À force d'être
w~
tendu. Mais le
droit
~... se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas
57
À tour de rôle, l'adulte et l'enfant piochent un
mot dans la page de lecture. Ils doivent en don-
ner un autre qui rime avec le mot pioché (et qui
ne se trouve évidemment pas dans la page).
On accepte des rimes plus ou moins
riches. Cependant, des rimes dangereu-
sem ent approximatives au plan orth o-
graphique - comme «juin «et «joint» par
exemple - sont refusées.

~ ~~ ;,,;.:_. ~ ,!i.lh•l'!'~ _ ~ t, ~ ; · ~ , ,... "i#.-d•' ' •":'f~·',"?":'r-,:!z,?1,~'1~tr•.•-..,. ; : ' ~ ~ . f , t Q \ . ~ , ' ; : ~~ ~~ ) l f t

a rime (2)
~un des joueurs pioche un mot dans le texte
pour son adversaire et lui demande de trouver
la rime.
Puis son adversaire pioche un nouveau mot et
demande la rime au premier joueur.
Le mot qui rime n e figure pas dan s la
lecture, comme dans le jeun· 63.

·"- INTÉRÊT des jeux 63 et 64


Jeu de pêche. Balayage se1ectif
Intérêt orthographique.
Mémorisation des sons. Travail de
l'oreille. Renforcement de structures
par analogie. Comparaisons.

58
Il s'agit de chercher, dans la page de lecture, des mots
qui riment entre eux - approximativement : on
accepte par exemple «bras» et «soldat».
Le problème de la rime orthographiquement
dangereuse ne se pose plus (contrairement aux
jeux 63 et 64), puisque les mots se trouvent sous
les yeux du lecteur qui les sélectionne.

Le joueur dit les mots choisis à voix haute afin qu'il


-se rende compte de la plus ou moins grande richesse
de la rime qu'il propose.
C'était par un beau .~.!!.. de juin. Emmanuelle et Exemples:
Marie-Anne se , ·-__des ~ ~ au pied _ _ et

d'une statue, qui fit entendre un gros soupir : et


«Ce que je suis fatiguée! » et - --
Les !!~~ levèrent la tête, elles étaient surprises.
«Et alors?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici! »
«Ça nous étonne de vous entendre parler», dit
Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma
Marie-Anne.
«Je rn .M lf pas», avoua la statue.
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
-•-Nt. 'lll'll-'i~ ~

Les joueurs peuvent utiliser un


dictionnaire de rimes : on en
profitera pour apprendre à l'en-
fant à s'en servir.

Jeu de pêche. Balayage se1ectif


Intérêt orthographique.
Mémorisation des sons. Travail de
l'oreille. Renforcement de structures
par analogie. Comparaisons.

59
qui• rime

avec.. .
L'adulte délimite un secteur de la page pour l'enfant.
Il pense à un mot de ce secteùr (par exemple,
fillettes) . Il ne donne pas ce mot à l'enfant mais lui
propose quelques mots n'appartenant pas à la lec-
ture et rimant avec le mot choisj.

Exemple :
andouillette, cueillette, rillettes, paillette, etc.

L'enfant essaie de retrouver le mot de la page auquel


pensait l'adulte à partir des rimes entendues. Il le
montre.

rôles
L'enfant propose des mots qui riment avec celui
qu'il veut faire rechercher par l'adulte dans un
secteur donné de la page.

L'adulte peut fournir à l'enfant un dic-


tionnaire de rimes, qu'il lui apprendra
utilement à consulter. L'enfant pourra
en outre lire des colonnes de mots de
m ême son , ce dont il tirera évidemment
le plus grand profit.

INTÉRÊT des jeux 66 et 67


Entraînement technique au repérage et
à la lecture de certains groupes de lettres.
'Travail de la liaison œil-oreille. Balayage.
Pêche se1ective et conditionnée. Intérêt
orthographique.
60
Î e~nis-rime
À tour de rôle, les joueurs proposent à leur adver-
saire un mot qui n'est pas dans le texte à lire, mais
qui rime avec un des mots qui s'y trouvent. L'adver-
saire découvre le mot et propose à son tour la rime
d'un autre mot.
Pour ce jeu, le dictionnaire de
rim es n 'est p as utilisé.
C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemples:
Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
·~ -, <. L'adulte propose poires (qui
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir : n'est pas dans la page);
l'enfant trouve histoires
«Ce que je suis fatiguée! »
(qui est dans la p a g e ~

C'était un grand soldat de bronze de la guerre


14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
L'enfant à son tour
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
propose attention,
pour indiquer la direction
_ ...,..,,...,. ,.., . .. de l'attaque. < l'adulte trouve direction, etc.

pas?
L'adulte délimite un secteur de la page de lecture. Il propose à l'enfant
des mots, au hasard. Dans le secteur choisi, l'enfant doit trouver s'il y
a ou non des mots qui riment avec le mot proposé.
Inverser les rôles.
Exemple :
«Y a-t-il un mot qui rime
avec moustique ?» ,
L'enfant cherche et répond. INTÉRÊT des jeux 68 et 69
Entrainement technique au repérage et
à la lecture de certains groupes de
lettres. Travail de la liaison œil-oreille.
Balayage. Pêche sélective et
conditionnée. Intérêt orthographique.
61
L'enfant parcourt des yeux rapidement, et silencieu-
sement, quelques lignes de la page. Il signale les
doubles lettres rencontrées en cours de balayage.
Variante : l'enfant signale tel ou tel
groupe de lettres.

,, ~·· ' ,. .:

es voyelles
L'enfant lit une ligne rapidement. Au coup
d'œil, et sans compter, il doit dire ensuite si
cette ligne renferme, par exemple, plus de E
que de A.
Note : l'ordre de fréquence décroissant des lettres
de la langue française est E-S-A-R-T-I-N-U-L-O.

-p·· .· •-
êche
L'enfant cherche une ligne où trois voyelles au moins
sont présentes. Il la lit. Il fait ensuite la même chose
pour quatre voyelles.
Variante : L'enfant cherche une
ligne où toutes les voyelles sont pré-
sentes (A-E-I-O-U/ Y).

· INTÉRÊT des jeux 70 à 72


Balayage rapide. Recherche focalisée.
Modification des indices. Attention.
Se1ection. Déplacement rapide de
l'empan dans tous les sens.

62
Ladulte interroge l'enfant:« Pourrais-tu écrire ton prénom en
n'utilisant que les caractères des lignes un-deux-trois?»
Dans l'éventualité d'une réponse négative, lui demander de
quelle(s) ligne(s) supplémentaire(s) il a besoin.

Le premier joueur trouve dans la page un mot com-


mençant par la lettre A. Le second joueur cherche un
mot commençant par la lettre B. Puis le premier cherche
un mot commençant par la lettre C, etc.
Les joueurs essaient de trouver à tour de rôle des mots
permettant de couvrir tout l'alphabet.
Varian te I Le même jeu peut se dérouler
avec un mot renfermant les lettres à trouver.

Les joueurs pêchent à tour de rôle dans la page des mots :


- sans E
- sans S
- sans A
- sans R
- sans T
- sans 1
- sans N
- sans U
- sans L
- sans O. INTÉRÊT des jeux 73 à 75
Balayage rapide. Recherche foc alisée.
Cet ordre respecte l 'ordre 1\1.odification des indices. Attention.
de fréquence décroissant Se1ection. Déplacement rapide de
des lettres. l'empan dans tous les sens.

63
e
Au crayon à papier, l'adulte partage la page de lec-
ture en six cases. Il demande à l'enfant de lire très vite
un mot de son choix dans chaque case, dans l'ordre
et dans le sens des aiguilles d'une montre.
L'enfant peut être chronométré.
'
Variante I L'enfant a deux ou trois mots consécutifs
par case à lire.
Pour cette variante, on convient qu'un mot coupé peut
être valable dans deux cases, de part et d'autre du trait
de crayon qui le sectionn e.
C'était par un beau soir de !
juin. Emmanuelle et
Marie-Anne se racontaie1h des histoires au pied
d'une statue, qui fit ente~dre un gros soupir :
«Ce que je suis fatiguée ! ,J
Les fillettes levèrent la têie, elles étaient surprises.
6 «Et alors?» dit la statue. <k a vous étonne? Depuis 1
le temps que je suis ici! ,,!
«Ça nous étonne de voust ntendre parler», dit
- --.. .,·---~-..-·- ----- -·~~--/ .._______
Emmanuelle.
..
«D'habitude on n'entendtpas les statues», confirma
Marie-Anne. f
;
«Je ne savais pas», avouajla statue.
C'était un grand soldat d~ bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil f-' baïonnette dans la
S main droite. Son bras ga! che était tendu en avant
2
pour indiquer la directioh de l'attaque.
«C'est surtout le bras gaubhe qui se fatigue»
expliqua le soldat. «À forte d'être tendu. Mais le
l
droit se fatigue aussi par4e que le fusil n'est pas
,
1eger.» ,i
~---•. • - •---~~-..:.."_ . - _._. . .L
~--...,_-_____
f'
«Abaissez le bras gauche suggéra Emmanuelle.
«Et déposez votre fusil », f Ompléta Marie-
Anne. f!
«C'est une bonne idée!», µ it le soldat. «Je n'y avais
4 pas pensé. Vous êtes très t ntelligentes ! » 3
Les filles étaient flattées. !La statue posa son INTÉRÊT
fusil et abaissa le bras : ! . Balayage rapide. Pêche à vue
Â: Ç~-va mieux!» dit-elle. «~ ais ce qui me plairait, f d'œil. Se1ection rapide. Lecture
aléatoire. Déplacement acceîén
'~ rait de faire une proµienade. Hélas!» ~ de l'empan. Repérage.

64
case,chacun ni
(relais)
Au crayon à papier, l'adulte partage la page de lecture en six
cases. Lenfant lit un mot par case.
Quand il arrive à la dernière case, c'est au tour de l'adulte de
lire un mot par case. Il doit éviter de répéter les mots lus par
l'enfant.
Puis l'enfant joue de nouveau
en ne répétant pas les mots
déjà lus, etc.

La page de lecture est partagée - au crayon - en six cases.


Ladulte lit un mot de la première case que l'enfant cherche et montre.
Puis l'adulte lit un mot dans chacune des cases. lenfant montre ces
mots. Ladulte peut chronométrer un tour complet.
Inverser les rôles.

Pour ce jeu , il con vient de choi-


sir des m ots faciles à repérer :
mots longs ou ·. mots à double INTÉRÊT des jeux 77 et 78
lettre, ou encore à lettre peu fré-· Balayage rapide. Pêche à vue d'œil. . tv,
quente, etc. Lecture aléatoire. Se1ection rapide.
1
Déplacement acce1éré de l'empan.
Repérage. Mémoire. Recherche
de rythme.

65
cache
Ladulte pose une feuille blanche sur la page de lec-
ture, de manière à ne laisser qu'u11e colonne de lec-
ture visible à gauche.
li lit et fait lire à voix haute ce qui est visible et tout ce
qui peut être identifié, même quelques
...
lettres.
L'enfant doit identifier les mots in complets grâce au sen s
ou à des repères rédu its. Rappelons qu'il a lu silencieuse-
m en t la page auparavant.
Le cache est ensuite posé de façon à laisser subsister une
colonne de lecture à droite, sur les fins de lignes. Ladulte lit et
fait lire comme précédemment Il élargit la colonne de lecture
en reculant le cache.

Deux caches
Deux feuilles blanches sont posées sur la page du
texte, de manière à ne laisser qu'une colonne de lec-
ture, au milieu.
Ladulte lit et fait lire tout ce qui
peut être identifié. Il élargit la
colonne en écartant les deux
caches.
L'enfant doit identifier,
comme dans le jeu 79, les
mots incomplets grâce au
sens et à des repères
r éduits.

INTÉRÊT des jeux 79 et 80 1


I
Travail sur l'empan. Prises
/
,/; /'
d'indices. Identification de mots
incomplets. Mémoire.

66
·. '.,

nsemble de lettres
Dans le texte à lire, l'adulte choisit des mots «difficiles» en ce
qu'ils regroupent des ensembles de lettres peu fréquents.
Il cherche avec l'enfant, hors de la page de lecture, des mots
présentant la même difficulté. Il écrit ces mots pour l'enfant et
les lui fait lire.
Rappelons que l'enfant n'écrit INTÉRÊT
pas en pratiquant ce jeu . Balayage rapide. Recherche à partir
d'un indice. Intérêt orthographique.
Systématisation sécurisante.

ensemble lettres
L.:'adulte écrit un ensemble de lettres qu'il montre à
l'enfant. L.:'enfant balaie sa page de lecture des yeux
pour repérer des mots renfermant cet ensemble.
Exemple : Trouver des mots renfermant ette, ou erre, elle, etc.
Le jeu peut être mené avec la recherche d'une lettre un peu particulière.
Exemple : Trouver des mots contenant y, ou·,~ k, etc.
Attention! Il ne s'agit pas de lire mot par mot, mais de découvrir rapide-
ment dans la page un ensemble de lettres, en pêchant, et de le reconnaître.

C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemple :


Marie-Anne se racontaient des histoires au pied Recherche sur les groupes
.,,.gu;~ et «..,,_
qu ».
d'une statue, 9:~i-fit entendre un gros soupir :
«Ce ..92.e je suis..fatigù.éëf»
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
« Et alors ?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici!»

Variante ; On peut aussi chercher un ensemble de


lettres ne figurant pas dans la page. L'enfant doit
alors le constater - surtout si dans la page des mots
1 1

contiennent un ensemble de lettres proche. INTÉRÊT


Balayage rapide. Recherche
Exemple : S'il techerche des mots contenant le à partir d'un indice. Intérêt
groupe «ein » l'enfant doit faire attention et ne pas
1 orthographique.
répondre «main» .

67
u tac au tac
La page de lecture est partagée en deux par un trait
de crayon vertical. Chaque joueur 'dispose d'un côté
de page. l'adulte commence et lit une ligne de sa par-
tie. l'enfant le suit puis lit la ligne correspondante de
la sienne.
On peut aussi jouer sur deux
pages : chacun dispose alors
de sa page.

INTÉRÊT
Balayage. Travail de l'empan.
Pêche et repérage rapides. ,, /. '

Attention. Recherche d'indices. , \. ,

\
\
\
\
\
\
\
\
\
\
\
\
\

\ \
\

68
de mot - q ,m ,
La page de lecture est partagée en deux parties par un trait de
crayon vertical. Chaque joueur dispose d'un côté.
On convient de lire les lignes dans l'ordre. L'adulte lit, à sa
guise, un, deux ou trois mots par ligne. En réponse, l'enfant lit
alors .un, deux ou trois mots sur les lignes correspondantes
de son côté de page.
Le suiveur ne doit jamais savoir à l'avance com-
bien de mots son partenaire va lire sur la ligne
suivante.
On inverse ensuite les rôles.

Attention I Il va de soi que le premier joueur doit sauter par-dessus


les lignes incomplètes, de manière à ce que le suiveur soit toujours en
mesure de répondre.
Variante = Ce jeu peut aussi être pratiqué en
remontant : lecture à partir du bas.
Exemples :
l'adulte lit 2 mots C'était par un beau soir ~e juin. Emmanuelle et l'enfant lit 2 mots
l'adulte lit 3 mots Marie-Anne se racontai~nt des histoires au pied l'enfant lit 3 mots
l'adulte lit 1 mot d'une statue, qui fit enttjndre un gros soupir : l'enfant lit 1 mot
t
>
ligne à sauter « Ce
1
que je suis fatiguée »
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
f
« Et alors?» dit la statue.f«Ça vous étonne? Depuis
le temps que je suis ici! Î
!
«Ça nous étonne de vou~ entendre parler», dit
!
ligne à sauter --;;;➔~ Emmanuelle. i
--J

«D'habitude on n'enten; pas les statues », confirma


Marie-Anne. Î
!

INTÉRÊT
Balayage. Travail de l'empan.
Pêche et repérage rapides.
Attention. Recherche d'indices.

69
Un, de~, tro-~is-~,~'••--··-..--,
un, deux, trois '

L'enfant lit à voix haute un mot de son choix sur la


première ligne de sa page de lecture, puis deux mots
de la deuxième, trois mots de la-troisième.
li recommence ensuite : il lit un mot de la quatrième
ligne, deux de la cinquième, trois de la sixième, etc.
li suit toujours le même rythme : «un, deux, trois »
mots.
Les tronçon s de lignes n e pouvan t p as
assurer le nombre de mots dont l'enfant
a besoin doivent être sautés.
L'adulte peut chronométrer le jeu.

Un, cieux, trois,


quatre, cinq
Le jeu se déroule comme le précédent. L'enfant lit à haute voix
un mot de son choix de la première ligne, deux de la
deuxième, trois de la troisième, quatre de la quatrième, cinq
de la cinquième. Puis il recommence : il lit un mot de la
sixième ligne, deux de la septième, etc.
Le même rythme «un, deux, trois, quatre, cinq» mots doit être
respecté.
L'enfant saute les tron çon s de lignes n e
p ouvant pas assurer le nombre de mots
dont il a besoin.
L'adulte peut chronométrer ce jeu, qui est difficile.

des j eux 85 et 86
Attention. Balayage. Élargissem ent
de l'empan suivant une contrainte.
Observation. Choix au coup d'œil.
Se1ection.

70
L'enfant lit à haute voix un mot de son choix sur la première
ligne, deux mots sur la deuxième, trois sur la troisième ; puis
il lit deux mots sur la quatrième ligne, un sur la cinquième et,
de nouveau, deux mots sur la sixième ligne, trois sur la sep-
tième, deux sur la huitième, un sur la neuvième, etc.
Le rythme que l'enfant doit tenir est toujours «un (mot), deux,
trois, deux, un, deux, trois, deux, un ... »
L'adulte peut chronométrer.
L'enfant doit sauter par-dessu s les lignes incomplètes.
On accepte une lettre apostrophe suivie d'un mot
comme un mot : par exemple, d'habitude, c'était.. .
Il est plus facile de lire « un, deux, trois, deux, un, etc. »
mots en début de lignes.

Grand rhopalique
L'enfant essaie de lire à voix haute, en suivant les lignes : un
mot sur la première ligne, deux sur la deuxième, trois sur la
troisième, quatre sur la quatrième, cinq sur la cinquième,
puis quatre mots sur la sixième ligne, trois sur la septième,
deux sur la huitième, un sur la neuvième, puis de nouveau
deux, trois, quatre, cinq mots, etc.
L'adulte n e propose ce j eu que si l 'en fant domin e déjà
celui du Rhopalique (n ° 87). Il peut aussi demander à
l'enfant d'essayer de choisir ses mots de préférence vers le
milieu des lignes.
L'adulte chronomètre l'enfant.
Atten tion ! L'enfant ne compte pas les mots.
L'adulte pourra lire à voix haut~ un rhopa-
lique plus ample : l'enfant suivra des yeux et
dira où l'adulte interrompt sa lecture. ·
INTÉRÊT des j eux 87 et 88
Attention. Balayage. Élargissem ent
de l'empan suivant une contrainte.
Observation. Choix au coup d'œil.
Sélection.
71
L'enfant lit silencieusement sa page. L'adulte lui pro-
pose ensuite des informations ~ certaines sont
exactes, d'autres erronées. L'enfant doit répondre
«Vrai» ou« Faux» pour chacune.
Exemple facile : •
La statue tendait le bras droit dans la direction de
l'attaque : Vrai.
Exemple difficile (parce qu'il détourne l'attention) :
Le soldat n'avait pas pensé tout seul à déposer sa
carabine : Faux. Le soldat n'avait pas de carabine,
mais un fusil. L'enfant aura tendance à répondre
«Vrai » à cause de la mise en évidence de «tout seul».
On inverse les rôles.

L'enfant lit silencieusement sa page. L'adulte lui


propose ensuite des phrases du dialogue, en lui
demandant qui les a prononcées dans le texte.
Les rôles sont inversés.

L'enfant ayant lu silencieusement sa page, l'adulte lui pro-


pose des phrases, ou des morceaux de phrases, relatant
des actions en lui demandant qui agit.
Exemple : «Qui fit entendre un gros soupir ?»
On inverse les rôles.
INTÉRÊT des jeux 89 à 91
Attention. Compréhension.

72
Où ?·Quand ? Comment ?
L'enfant ayant lu silencieusement sa page, l'adulte lui pose
alors quelques questions - mais pas trop!
Exemple :
- Où étaient les deux filles?
- Comment était la statue?
- Quand l'histoire se passe-t-elle?
etc.
Rappelons que la lecture est affaire silen-
INTÉRÊT cieuse. Mais puisqu'on fait lire l'enfant à
Attention. Compréhension. haute voix pour contrôler, on en profite pour
travailler et la composition théâtrale et le son.

L'enfant lit un passage de la page en adoptant, à


sa guise : un air très gai, très triste, en colère, très
étonné, endormi, prétentieux, etc.

L'enfant lit un passage de son texte en bégayant seulement


sur le mot le plus long de chaque ligne - ou sur un mot de
chaque ligne laissé à son choix.
On lui propose aussi de lire en caricaturant :
- le parler russe : pour cela, il saute les articles et roule les R.
- le parler allemand, à la façon de Balzac : en détachant les mots et en
remplaçant les S durs par des S doux, les J par des CH, etc.
- une personne «enrhuBée » : seuls changent les M.
- une personne qui zozote.
. ., -·
etc. . ~

INTERET des jeux 93 et 94


Détente. Anticipation. Maîtrise
orale du texte lu. Attention. Travail
de l'oreille. Approche théâtrale.

73
L'enfant lit un passage du texte en le chantant sur un air
connu de son choix - ou de son invention. '
Les passages de textes ch antés doivent être
courts. On peut s'inspirer aussi des récita-
tifs d'opéra. ..

Le caméléon
L'enfant lit un passage de son texte en changeant de
ton à chaque ligne.
Exemples:
colère, joie, sommeil, colère, joie, sommeil .. .

INTÉRÊT des jeux 95 et 96


Détente. Anticipation. Maîtrise orale
du texte lu. Attention. Recherche
rythmique. Recherche de la p ulsation.

74
Le jeu porte sur un passage du texte seulement. L'enfant lit
une ligne en chuchotant, une autre d'une voix normale, une
troisième en criant presque.
Puis il reprend.

L'enfant lit un passage de son texte en changeant


de voix à chaque ligne.
Les voix doivent être très caricaturées - à la façon
des marionnettes - comme celles demandées par
Tardieu pour certains poèmes : rauque, nasillarde,
aiguë, grave, voix de fond de gorge, etc.

INTÉRÊT des j eux 97 et 98


Détente. Anticipation. Maîtrise orale
du texte lu. A ttention. Rythme.
Approche théâtrale. Liaison œil-oreille.

75
On joue à deux, livre fermé. À tour de rôle, les
joueurs se rappellent des mots de, la lecture et en
disent un à leur tour. Le vainqueur est celui qui conti-
nue de trouver des mots quand l'autre tombe en
panne.
L'adulte note éventuellement ces mots sur une feuille
de papier.
On rappelle que l enfant a préala-
1

blement lu silencieusement son


texte.

Si l'on veut compter les points de chacun des joueurs, on


convient que :
- les points sont calculés selon la longueur du mot
retrouvé : par exemple, un mot de plus de dix lettres
vaut trois points, un mot entre sept et dix lettres vaut
deux points, un mot entre cinq et sept lettres vaut un
point,
- les petits mots de moins de cinq lettres ne comp-
tent pas,
- le joueur qui répète un mot déjà retrouvé est péna-
lisé : il perd un point,
- celui qui donne un mot ne figurant pas sur la page
perd un point.

Variante I On peut j ouer aussi en limitant le


temps de la partie, à deux minutes par
exemple, ce qui n 1empêche pas de compter
les points.

INTÉRÊT
Mémoire. Attention.
------- -- Reconstruction du texte.

1 i

76
obstacles
Sur la page de lecture, l'adulte souligne au crayon quelques
mots (il les effacera après le jeu). L'enfant lit à voix haute en
remplaçant en cours de lecture les mots soulignés par leurs
contraires.
Les rôles sont ensuite inversés.
L'adulte ne propose pas de mots difficiles. L'enfant
peut préparer la lecture : on lui donnera alors les
mots qu'il connaît mal et dont il aura besoin.
Attention ! il ne s'agit pas d'un exercice de
vocabulaire, mais d'une lecture « disruptée »
par des obstacles convenus.
Le jeu peut se dérouler sur une partie seulement de
la page à lire; il peut être chronométré.
Exemple. L'enfant lit:

- --
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
<
<
,_ petit
court

- -
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
pour indiquer la direction de l'attaque. -- < k gauche/droit/ arrière

«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue »


...... 91$" -'Mi < • droit
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
droit se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas < ... gauche
léger.»
«Abaissez le bras gauche», suggéra Emmanuelle.
P1!1MA,c R"-:JW!
< droit
«Et déposez votre fusil »., compléta Marie-
Anne.
«C'est une bonne idée! », dit le soldat. «Je n'y avais < mauvaise
pas pensé. Vous êtes très intelligentes!
~ ~ . . -~ lllii"t!'I
» < stupides
Les filles étaient flattées. La statue posa son < déçues
fusil et abaissa le bras :
«Ça va mieux!» dit-elle. «Mais ce qui me plairait,
~.~~
< plus mal
ce serait de faire. une promenade. Hélas! »

INTÉRÊT
Anticipation Large balayage.
Coup d'œil. Comprëhension

77
Ladulte souligne dix mots de la lecture, dans un
paragraphe. li donne à l'enfant une liste (écrite et
lisible) de dix mots, sans aucun rapport avec la lec-
ture, numérotés de 1 à 10.
Lenfant lit le paragraphe aux mots soulignés en les
remplaçant l'un après l'autre par un mot de la liste
remise.
Ladulte le chronomètre.
Si l'on inverse les rôles, rappelons que c'est
l'adulte qui écr it la liste des dix mots p our
lui-même, même s'ils sont proposés par
l'enfant.
INTÉRÊT
Anticipation. Large balayage.
Coup d'œil. Repérage exagéré.

e lecture
Ladulte lit à voix haute. Lenfant ne voit pas le texte. Quand
l'adulte s'interrompt, l'enfant essaie de dire de mémoire les
mots qui viennent après l'interruption : s'il ne trouve pas
immédiatement, l'adulte continue la lecture.
Inverser les rôles.
Le jeu doit aller vite.
Le texte a été lu par l'enfant avant le jeu, au moins
en lecture silencieuse. Il peut l'avoir été, en partie
en tout cas, à voix haute ; le jeu porte alors sur cette
partie.

C'était par un beau ~~~-tl<fi Emmanuelle et Exemple :


Marie-Anne se racontaient ~~~t~ au pied Mœ-'1W~
d'une statue, qui fit entendre -~~~

«Ce que je ~~ ~ ~ i l o t . ~ !»

Mémoire. Attention.

78
L'enfant ne voit plus la page. L'adulte lui lit à haute voix deux
phrases complètes, choisies n'importe où. L'enfant doit dire si
l'adulte les a lues dans l'ordre du texte ou pas.
Proposer des phrases actives, plus repérables que les
phrases descriptives.
<< Et déposez votre fusil», compléta Marie-Anne. Exemple:
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises. Ordre ? Non. La deuxième
phrase est en fait dans le
texte bien avant la première.

Attention! Si l'enfant ne sait pas répondre de


mémoire, l adulte lui donne le livre afin de lui per-
1

m ettre de chercher. Mais il ne lui redit pas les phrases.

L'enfant ne voit plus la page. L'adulte lui lit à voix haute trois
phrases complètes, choisies n'importe où. L'enfant doit dire
dans quel ordre se trouvent ces phrases dans la lecture.
S'il ne trouve pas de m ém oire, l'adulte lui
donne le livre, mais il n e lui répète pas les
phrases.

«Je ne savais pas», avoua la statue. Exemple :


«C'est une bonne idée! » dit le soldat. IJ ordre ici est en fait 2-3-1.
«C'était par un beau soir de juin.»

Inverser les rôles : pour cela, l'adulte


laisse à l'enfant le temps de se pré-
parer. Il faut en effet dire l~s trois
phrases sans perdre de temps entre INTÉRÊT des jeux 103 et 104
deux,i sinon l'autre joueur a le temps Mémoire. Attention. Oreille.
de deviner les solutions. Compréhension.

79
Styl~ télégraphique
L'enfant sélectionne dans son texte les deux ou trois mots les plus
importants de chaque ligne, pour une compréhension de l'histoire.
L'adulte les souligne au crayon (et l'on efface après le jeu).
L'enfant lit ensuite seulement les mots soulignés : c'est l'histoire en
style télégraphique. ,
Ce jeu peut être chronométré.
On peut aussi le pratiquer sur une moitié de page, et inverser les rôles.

C'était par un beau ~C?.![_. _qe j~. .§m!ll.:é!.!1-2~.lls et Variante : on peut pousser le
~~.E,~ se racontaient ~ ! . ~ ~.au pied dépouillement plus avant en
d'une ~!<!!~~• qui fit entendre un gros ~ ! : . demandant à l'enfant de trouver
« Ce que je suis ~e. ! »
- pour chaque ligne - le mot le
plus important pour une compré-
Les ~~ levèrent la tête, elles étaient ~ ! ~·
hension télégraphique. Il les lit
« Et alors?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis
ensuite rapidement.
le temps que je suis ici!»
«Ça nous étonne de vous entendre arler», dit
~ . 1 .......~ , "' ~ . • . JO,~·~

Emmanuelle.
«D'habitude on ~El~~~.?.J.\l~~», confirma
Marie-Anne.
«Je ne ~~~ », ~~~-
C'était un S!~n 4~~I!!...2.~!?<-~ ~ de la guerre
14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
~ ~ w ~ ~'l

1!1~.i!l tlr?.!t~· Son b1:as g ~ était ~n~u.~n..~~


pour indiquer la direS ! ~ ~-~ ~-
«C' ~t. surtout le brasi a~g,1;,U~~,»
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
droit se fatigue aussi parce que le fusil,.1!,'.e~ s
léger. »
«Abais~ ~1~ 2..r!l!M2~,!!, suggéra Emmanuelle.
«Et ~~~~~i! », compléta Marie-
Anne.
«C'est une bonne idée! », dit le soldat. «Je n 'y avais
.. ~ ~~~

pas pensé. Vous êtes très intelligentes! »


INTÉRÊT
Les fill~! étaient flattées. La ~i:,l.~1;~~ son
Repérage d'indices essentiels
fusil et abaissa le bras :
à la lecture rapide et à la
«Ça va mieux! » dit-elle. «Mais ce qui me plairait, compréhension. Balayage.
-~~~

ce serait de ~~!.2~~~- Hélas! »

80
t
Sur un papier calque transparent, l'adulte dessine des
taches noires pour censurer des morceaux de mots. Le
calque est ensuite placé sur la page de lecture. L'enfant
doit lire malgré les taches. L'adulte peut l'aider.
Les joueurs lisent à tour de rôle.
Le calque, préparé à la dimension de la page de lecture de l 'enfant,
sera utilisable pour d'autres pages du même livre. On pourra en
préparer un autre si l'on chan ge de livre, à la mesure des nouvelles
pages. Mais il n'est pas nécessaire que les censures coïncident p ar-
faitement avec les lignes.
Variantes : l'adulte peut aussi déplacer le
calque sur la page, ou le retourner s'il veut
INTÉRÊT modifier la contrainte. Il peut aussi, au début,
Recherche d'indices nouveaux. travailler avec un calque plus simple.
Identification de mots au contexte
ou à des repérages différents.
Perturbation de l'empan.

C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et


Marie-Anne se racontaient des histoires au pied
d'une statue, qui fit entendre un gros soupir :
-
- ----
- -
«Ce que je suis fatiguée! »
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises.
«Et alors?» dit la statue. «Ça vous étonne? Depuis

--
le temps que je suis ici!»
«Ça nous étonne de vous entendre parler », dit

--- ---
Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma

--
Marie-Anne.
«Je ne savais pas>), avoua la statue.
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
main droite. Son bras gauche était tendu en avant --
-
pour indiquer la direction de l'attaque.
«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue )>
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
droit se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas
-
léger.)> 1

«Abaissez le bras .gauche», suggéra Emmanuelle.


«Et déposez votre fusih, compléta Marie-
Anne.
-- -
81
La page de lecture est à la disposition des deux
joueurs. Le premier pioche un mot tl'une syllabe. Le
second joueur pioche un mot de deux syllabes. Puis
le premier joueur pioche un mot de trois syllabes, le
second un mot de quatre syllab~s, etc.
Évidemment, si le plus long mot de la page ne comporte
que trois syllabes, les joueurs n 'en cherchent pas quatre !
Uadulte peut écrire les mots sur une feuille, pour
mémoire, afin de ne pas réutiliser les mêmes, ou pour
matérialiser une pyramide.
Rappelons que l'enfant n'écrit pas.

Dans le texte-exemple de cet ouvrage, on peut aller


jusqu'à cinq syllabes : «intelligentes».
Variantes :
Les deux joueurs ont toujours le texte à leur disposition et
piochent un mot d'une syllabe, puis un de deux, puis un
de trois ; puis ils recommencent : un, deux, trois, etc., à
tour de rôle.
On peut jouer à deux sur la même «boule de n eige » ou
j ouer en échafaudant ch acun la sienne.
Dans ce cas aussi, seul l'adulte écrit les deux boules.

Exemple :
Une boule : Variante à deux boules :
un 1 un et 1
statue 2 soupir tête 2
entendre 3 entendre attaque 3
d'habitude 4 en le 1
intelligentes 5 fusil gauche 2
déposez compléta 3

Lenfant aura parfois besoin d'être


aidé pour trouver ses syllabes.
Ladulte ne sera pas trop exigeant,
mais il peut rappeler que le E de la INTÉRÊT
fin du mot, précédé d'une consonne, Pêche. Balayage. Mesure. Lecture
compte pour une syllabe : prome- des fins de mots. Structuration.
nade, par exemple, comprend quatre Repérage syllabique.
syllabes, la quatrième étant de. Décomposition des mots
mentalement. Orthographe.

82
Verlan
w,

L'adulte partage la page en deux : chaque joueur dispose


d'une zone. Les joueurs pêchent les mots qu'ils veulent dans
leur zone et les disent en verlan, sans erreur.
Rappel : le verlan décompose les mots en sons,
pour les replacer à l envers : «ra-con-taient », par
1

exemple1 devient en verlan «taient-con-ra ».


·L'adulte souli~ne chaque mot dit au crayon.
Chacun joue a tour de rôle.
Les enfants ont tendance à se contenter de repères faciles sur les
mots. Ce jeu perturbe leur confort et les oblige à visualiser, à prendre
en charge des parties souvent négligées. Il les aide en outre à mieux
entendre et structurer les mots longs.
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises. Exemple
<Œt alors? » dit la statue. «Ça vous ~tonne? Depuis
~ ,iA; le temps que je suis ici! »
Jo~• «Ça nous étonne de vous entendre parler », dit
Emmanuelle.
«D'habitude on n'entend pas les ~ », confirma dire: «~ »
Marie-Anne.[ ... ]
C'était un grand soldat de bronze de la guerre
14-18, avec un long fusil à baïonnette dans la
Zone B
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
joueur B
--- pour indiquer la direction de l'attaque.
«C'est surtout le bras gauche qui se ~~~» [... ]
dire ou accepter :
« ~i~:f.•!/ ou « SE~!!i'! »
(une réponse concerne
l'oreille, l 1autre l'œil).

Au début, l'enfant transformera probablement des mots courts : le


laisser faire et attendre patiemment qu'il choisisse tout seul des mots
de plus de deux sons ou syllabes. L'adulte lui, pour exemple, peut évi-
demment jouer avec les mots longs de sa zone.
L'adulte conseillera de bien observer les fins de mots : pour l'enfant
peu attentif, raconte et raconta, par exemple, se ressemblent. Le pro-
blème est identique avec les débuts de
mots quand le repère usuel est à la fin :
damoiselle est presque toujours lu demoi- INTÉRÊT
selle par les enfants. Recherche d'indices dans tout Ze mot.
Mémorisation. Observation. Liaison
Variante : On peut jouer sur œil-orei1le. Contrainte. Intérêt
de1;1x pages, chacun la sienne. orthographique. Observation
des fins de mots.

83
La page de lecture est à la disposition des deux
joueurs. Ils cherchent à tour de rôle dans le
texte un mot d'une lettre, un de deux lettres, un
de trois, un de quatre, etc., jusqu'au mot le plus
long qui y figure.
Puis ils recommencent à chercher un mot d'une
lettre, un de deux, etc.
t:ad~lte peut écrire les mots sur une feuille de
papier.

Exemple :
A y 1
et un 2
son par 3
soir gros 4
elles alors 5
statue parler 6
attaque surtout 7
abaissez compléta 8
promenade direction 9
Emmanuelle baïonnette 10
racontaient 11

Dans le texte-exemple ne figure qu'un seul mot


de onze lettres : le jeu s'arrête donc à dix lettres.
Continuer la première boule est également
impossible car, s'il y a un mot de treize lettres
dans ce même texte (intelligentes), il n'y en a
pas de douze lettres.
Variante : puisque l'on joue à deux, chacun
peut bâtir sa boule de n eige : dans ce cas, seul
l'adulte écrit pour les deux joueurs.
On peut aussi jouer sur deux pages, chacun la
sienne.
INTÉRÊT
Pêche. Balayage. Coup d'œil.
Comparaisons. Intérêt
orthographique.

84
On joue à bâtir une seule figure à deux, ou à échafauder cha-
cun la sienne. Pour cela, l'adulte écrit un mot d'une lettre, un
de deux, un de trois, etc., jusqu'à dix lettres. Le jeu continue
alors en diminuant : un mot de neuf lettres, un de huit, un de
sept, etc., jusqu'au dernier mot d'une lettre.

Exemple:
À 1 Les mots sont proposés par
et 2 les deux joueurs, mais c'est
son 3 l'adulte qu i les écrit tous.
soir 4
elles 5
statue 6
attaque 7
abaissez 8
promenade 9
Emmanuelle 10
direction 9
· compléta 8
surtout 7
parler 6
alors 5 INTÉRÊT
gros 4 Pêche. Balayage. Coup d'œil.
par 3 Comparaisons. Intérêt
un 2 orthographique.
y 1

85
t'alphabet aaostiche
Les deux joueurs pêchent des mots à tour de rôle sur
la page de lecture. ,
Le premier joueur cherche un mot commençant par
A, le second un mot commençant par B; puis le pre-
mier joueur cherche un mot commençant par C, le
second un mot commençant par D, etc. Ils essaient
de trouver des mots dont la première lettre permette
de reconstituer l'alphabet.
Certaines lettres seront évidemment absentes : on
peut soit les sauter, soit chercher des mots qui les
contiennent. ·
S'il faut écrire, l'adulte le fait, mais ce n'est
pas indispensable.
Exemple:
A Au Alors
Bras Bronze
C Ce C'était
D Des Dit
E Emmanuelle Et
F Fusil Force
G Gauche Grand
etc.

Variante : On peut aussi jouer à reconstituer


- autant que possible - chacun son alphabet.

INTÉRÊT
Balayage. Pêche.
Repérage sélectif

86
l prénom (et le nom)
acrostiches
Chaque joueur essaie de reconstituer son
prénom (et son nom) en pêchant, dans la
page de lecture, des mots commençant par
les lettres dont il a besoin.
Si des lettres ne sont pas représentées, on les
saute.

Ce jeu se déroule comme le précédent. On choisit une phrase


courte dans la page de lecture. Puis on cherche ensuite à deux
des mots commençant par les lettres dont on a besoin pour
composer cette phrase verticalement.
S'il manque des lettres, on les saute.

Exemple :
La phrase à composer est : «Je ne savais pas. »
Je J
Étonne E
Nous N
Entend E
Statue s
Alors A
Vous V
Attaque A
Ici I
Surtout s
Pensé p
Abaissa A
Suis s
INTÉRÊT des jeux 112 et 113
Balayage. Pêche. Repérage se1ectif

87
ladulte choisit quelques mots dans le texte. li les
écrit plusieurs fois sur une feuille, -en colonnes : il
mélange le mot bien orthographié au même mot mal
orthographié plusieurs fois. Il montre ensuite les
colonnes de mots à l'enfant en lui demandant de
pointer, très rapidement, au seul èoup d'œil, la bonne
orthographe de chaque mot.
La page de lecture est cachée à l'enfan t .

Exemple :
histoirre fillete direction baïonnete inteligentes
istoire filette directoin baillonnette a intelligentes
histoire fillettre dirrection baionnette intelligentes
histiore fillète dirrectoin baïonnette intelligenttes
istoirre fillette directien baïonnète intelligentres

INTÉRÊT
Observation. Mémoire visuelle sur
repères. Intérêt orthographique.

88
Le premier joueur choisit un mot dans le texte de lecture.
L'adulte l'écrit au milieu d'une feuille de papier à carreaux, à
raison d'une lettre par carreau.
Le joueur suivant doit trouver dans le texte un autre mot
ayant une lettre commune avec le mot déjà écrit, de telle sorte
que l'on puisse l'écrire perpendiculairement à celui-ci.
Puis le premier joueur cherche un mot à son tour, à placer en
croix soit avec le premier mot posé, soit avec le second, etc.
On peut placer les mots où l'on veut sur le jeu , m êm e
en travers de mots déj à barrés p ar un autre mot. Mais
on n 'utilisera pas un même mot deux fois.
Et seul l 'adulte écrit .
Les joueurs peuvent mener chacun leur croisement.

C'était par un beau soir de juin. Emmanuelle et Exemple :


Marie-Anne se racontaient des h~ ,au pied
d'une ~ qui fit entendre un gros soupir : H
<< Ce que je suis fatiguée ! » I
Les fillettes levèrent la tête, elles étaient surprises. S E
«Et alors?» dit la statue. <' Ça vous étonne? Depuis T N
le temps que je suis ici! » BAÏONNET TE
«Ça nous étonne de vous~ ~ parler », dit I E
Emmanuelle. R N
«D'habitude on n'entend pas les statues», confirma E D I
Marie-Anne.

fi-~
s DIRECT IO N
«Je ne savais pas », avoua la statue. E T
C'était un grand soldat de bronze de la guerre E
14-18, avec un long fusil à dans la L
main droite. Son bras gauche était tendu en avant
L
pour indiquer la at•~l\ de l'attaque.
I
«C'est surtout le bras gauche qui se fatigue »
SUGGÉRA
expliqua le soldat. «À force d'être tendu. Mais le
E
droit se fatigue aussi parce que le fusil n'est pas
N
léger.»
«Abaissez le bras gauche», %'ilgP'-il' Emmanuelle. STATUE
«Et déposez votre fusil», compléta Marie- E
Anne. s
«C'est une bonne idée!», dit le soldat. «Je n'y avais
pas pensé. Vous êtes très iftfè'lii~! » .
Les filles étaient flattées. La statue posa son
fusil et abaissa le bras :
«Ça va mieux'!» dit-elle. «Mais ce qui me plairait, Pêche. Balayage se1ectif
ce serait de faire une promenade. Hélas! » Attention.

89
L'adulte écrit pour l'enfant une phrase tirée du texte de lecture,
en faisant une faute sur un mot. L'enfant montre cette faute.
L'adulte laisse l'enfant regarder la page s'il n e t rouve
pas tout de suite.
Exemple :
«Abaissez ;lœbras gauche », suggéra Emmanuelle.

Observation. Mémoire
visuelle sur repères.
Intérêt orthographique. ,1

phrase inventée
En pêchant dans la page un mot ici, un autre là, les
joueurs essaient de composer une phrase nouvelle,
même sans rapport avec la lecture.
L'adulte lit cette phrase à l'enfant, qui s'efforce alors
de retrouver sur la page les mots ayant servi à la
combiner.
Exemple :
Emmanuelle n 'est pas de bronze.
lignes 1 19 13 8 13

Il est interdit de prendre deux mots con sécutifs.


On ne tient pas compte des fautes d'accords, et les phrases
saugrenues peuven t être acceptées.
Exemples :
Marie-Anne était surprises : faute d'accord.
Un pied dit que Marie-Anne était à l 'attaque : saugrenu.

Variante I L'enfant compose lui-mêm e


une phrase de la même manière. INTÉRÊT
Balayage. Repérage.
Rapprochements.
Mémoire.

90
toto(l) ·•·•
Préparation du jeu : l'adulte prévoit deux cartons quadrillés (un par joueur), de
la taille du livre de lecture de l'enfant, par exemple. Dans les cases, il écrit des
lettres - les mêmes sur chaque carton, ou des lettres différentes peu importe.
Ces cartons serviront pour toutes les parties ultérieures, inutile d'en refaire à
chaque fois . .
Chaque joueur doit pêcher ses mots dans la
page de lecture, pour répondre à la demande INTÉRÊT des jeux 118 et 119.
formulée dans les cases de son carton : par Pêche. Balayage. Repérage. Indices
exemple, pêcher des mots commençant, ou se privilégiés. Intérêt orthographique.
terminant, ou renfermant telle ou telle lettre.
L'adulte écrit au crayon les mots proposés par
l'enfant dans les cases des cartons.

. H 1 L M N
etc.

B C D F G

loto (2)
Préparer deux cartons (cf. jeu 118).
Dans les cases, l'adulte écrit pour l'enfant çtes groupes de lettres. Chaque joueur
pêche dans la page de lecture des mots renfermant ces groupes de lettres.
Certain es cases p euven t rester vides s'il n 'y a pas de m ot
contenant les groupes à rech ercher. Uadulte écrit les m ot s
proposés p a r l 'enfan t da n s les cases.

LL MM RR SS TT
etc.
BL/CL/FL GL/PL/TL BR/CR/DR GR/PR/TR/VR FF

91
-• ' CC--aeaa:;·,-.,="'__:_;se<-->? ! /1_,•••~.'..', J- ·,• •'.r•~~, ··•-••',,•_·;,/j-,... 1,~•-•,•-,- :•,•, -~·.• ,~·, .•,i;, \ . ;,1.l".•.'.''',,.,_,,, .·,,ç,._, ., -,.._\ ,• ,..,

oto (3)
Préparer deux cartons (cf. jeu 118).
Dans les cases, l'adulte écrit des sons que renfant a évidemment
déjà étudiés.
Chaque joueur pêche dans la page de lecture des mots renfermant
ces sons. ,
Il est possible que des cases restent vides.
L'adulte écrit les mots proposés par l'enfant .

AIL, AILLE OIN IEN IN-IM IER


EIL, ELLE AIN-AIM IE'
OUIL, OUILLE EIN
EUIL, EUILLE

ION ILLA, ILLE, AN UI OUR


TION 1LLI, 1,LLO, 1LLU, EN
ILLE, ILLOU, etc.
ILLON, ILLOI
ILLAN

Préparer deux cartons (d jeu 118).


Dans les cases, l'adulte écrit des chiffres. Dans la page de lecture,
chaque joueur pêche des mots contenant le même nombre de lettres
- ou de syllabes - que les chiffres.
L'adulte peut aussi chronométrer le temps mis par un joueur pour
remplir sa grille.

1 2 3 4 5 Il est possible que des


cases restent vides.
L'adulte écrit les mots
6 7 8 9 10 proposés par l'enfant.

INTÉRÊT des jeux 120 et 121-


Pêche. Balayage. Repérage. Indices
privilégiés. Intérêt orthographique.~

92
Grand loto · ·
Préparer deux cartons (cf. jeu 118), contenant de nombreuses
cases.
L'adulte écrit dans les cases des lettres ou des groupes de
lettres. Les cartons _peuvent en présenter de différents.
Chaque joueur pêche ses mots dans la page de lecture, pour
répondre à la demande formulée.
Certaines cases resteront vides, évidemment. C'est
l'adulte qui écrit les mots proposés par l'enfant .
Variante ; sur un seul carton, on peut aussi
jouer à deux, à tour de rôle : chacun trouve si
possible un m ot par case.

ç K y z

ΠGU GE QU

BL CL FL GL

PL TL VL BR

CR DR GR PR

TR VR FR PH-

CH MM FF NN

pp RR SS TT INTÉRÊT
Pêche. Balay age. Attention.
Recherche d'indices p rivilégiés.
LL 1
ST w X Intérêt orthographique.

93
. . '

ommaire des jeux

1 Qui prend le 31 Cherche .. . et


commandement?, 10 rattrape-moi!, 34
2 Suis-moi !, 11 32 La tache, 35
3 Suis-moi ! (avec obstacles), 11 33 «Schtroumpher», 36
4 Lecture chronométrée 34 Les verbes interdits, 37
(3 jeux), 12 35 Les phrases négatives, 37
5 Lecture à l'envers (6 jeux), 13 36 Le plus grand nombre de
6 Lecture verticale, 14 phrases négatives, 38
7 Tirez des bordées, 15 37 Le bon coup d' œil, 39
Grand balayage horizontal, 16 38 Trouve les mots les plus
9 Premiers mots, 17 longs, 39
10 Chronomètre, 17 39 Trouve un mot de même
11 Derniers mots, 18 longueur, 39
12 Une ligne sur deux, 19 40 Compare (1 ), 40
13 Chacun sa ligne, 20 41 Une ou plusieurs
syllabes ?, 41
14 Une phrase sur deux, 20
42 Une, deux, trois, quatre ...
15 Chacun sa phrase, 20 plus! 42
16 Les oublis (3 jeux), 21 43 Compare (2), 43
17 Les majuscules (3 jeux), 22 44 Pêche (1 ), 44
La ponctuation, 24 45 Pêche (2), 44
19 Les accents, 25 46 L'essuie-glace, 44
20 Quel accent ?, 25
47 Le crayon gênant 45
21 Lecture à trous, 26 48 Cachez le bas !, 46
22 Combien d'accents ?, 26 49 La ligne sautée (1), 47
23 Fais comme moi, 27
50 La ligne sautée (2), 47
24 Un mot sur deux, 27
51 Le mot sauté, 47
25 Un mot sur deux
52 La phrase sautée, 48
avec erreurs, 28
53 Le mot remplacé, 49
26 Chacun son tour un mot 28
54 Le mot ajouté, 49
27 Le mot interdit (2 jeux), 29
55 De travers, 50
28 La ligne interdite, 30
56 À l'envers, 51
29 Le robot (4 jeux), 31
57 Les dialogues, 52
30 Le ou la ? (3 jeux), 32
58 Grand balayage vertical, 54

94
59 Lis une ligne (1), 56 91 Qui fait quoi?, 72
60 Lis une ligne (2), 56 92 Où? Quand? Comment?, 73
61 Lis une ligne (3), 56 93 Composition théâtrale, 73
62 Pêche aux mots, 5 7 94 Caricatures, 73
63 La rime (1 ), 58 95 Chantons, 74
64 la rime (2), 58 96 Le caméléon, 74
65 La rime (3), 59 97 Plus fort, moins fort, 75
66 Le mot qui rime avec, 60 98 Drôle de voix!, 75
67 Inverser les rôles, 60 99 Mémoire, 76
6_8 Tennis-rime, 61 100 Les obstacles, 77
69 Rime ou pas? 61 101 Obstacles inattendus, 78
70 Double lettre, 62 102 Trous de lecture, 78
71 Les voyelles, 62 103 Dans quel ordre?, 79
72 Pêche aux voyelles, 62 104 Le tiercé, 79
73 Ton prénom, 63 105 Style télégraphique, 80
74 Pêche à l'alphabet, 63 106 La censure, 81
75 Sans, 63 107 Boule de neige syllabique, 82
76 De case en case, 64 108 Verlan, 83
77 De case en case, chacun son tour 109 Boule de neige de lettres, 84
(relais), 65 110 Rhopalique de lettres, 85
78 Montre les mots, 65 111 L'alphabet acrostiche, 86
79 Le cache, 66 112 Le prénom (et le nom)
80 Deux caches, 66 acrostiches, 87
81 Ensemble de lettres, 67 113 La phrase acrostiche, 87
82 Trouve un ensemble de lettres, 67 114 Le bon mot, 88
83 Du tac au tac, 68 115 Croisements, 89
84 Autant de mots que moi, 69. 116 L'erreur, 90
85 Un, deux, trois, un, deux, trois, 70 117 La phrase inventée, 90
86 Un, deux, trois, quatre, cinq,' 70 118 Loto (1), 91
87 Rhopalique, 71 119 Loto (2), 91
88 Grand rhopalique, 71 120 Loto (3), 92
89 Vrai ou foux, 72 · 121 Loto (4), 92
90 Qui dit quoi?, 72 122 Grand loto, 93

95
DANGER

® LI
PHOTOCOPIUAGE
TUE LE LIVRE

Achevé d'imprimer en février 1998


sur les presses de !'Imprimerie Carlo Descamps
à Condé-sur-l'Escaut
Dépôt légal : février 1997
N° d'imprimeur: 98051
N° d'éditeur : 819
N° de projet : 10045557 (Il) (11) OSBN 90
140 jeux
pour 7-11
lire vite ans
Destiné à favoriser la maîtrise et le goût de la lecture, ce cahier
propose 140 jeux rapides et attrayants :
...
- aux parents qui disposent de cinq à dix minutes quotidiennes
pour aider leur enfant à passer de la lecture de base à la
lecture courante ;

- aux enfants à qui la pratique régulière de ces jeux permettra


de devenir de vrais lecteurs, en moins d'une année scolaire.

Des obiectifs clairs guident le choix des jeux :


■ soutenir l'attention,
■ repérer des indices et des points d'appuis,
■ anticiper, identifier par le contexte,
■ éviter les retours en arrière de contrôle de I' œil,
■ favoriser la compréhension,
■ renforcer la confiance en soi du jeune lecteur...

Très simples à mettre en œuvre, ces 140 jeux et leurs


variantes ont été longuement testés en classe.

Une façon active et ludique de s'entraîner à l'acte de lire.

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