Vous êtes sur la page 1sur 53

Classe de première

ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE
PHYSIQUE CHIMIE

Wulfran Fortin - 2019


1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

ii
Table des matières

1 Une longue histoire de la matière 1


1.1 Les éléments chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Les cristaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.4 Correction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2 Le Soleil, notre source d’énergie 15


2.1 Le rayonnement solaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.3 Correction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

3 La Terre, un astre singulier 27


3.1 La forme de la Terre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.2 La Terre dans l’Univers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.4 Correction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

4 Son et musique, porteurs d’information 41


4.1 Le son, phénomène vibratoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.2 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.3 Correction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
4.4 La musique et les mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
4.5 Le son, une information à coder . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

iii
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

iv
Chapitre 1

Une longue histoire de la matière

Introduction 1.1.2 Hans Albrecht Bethe (1906-2005)


Aux premiers instants suivant le Big Bang, Le physicien germano-américain publie en 1939
les premiers éléments H et He permirent un article fondamental expliquant comment les
l’apparition des premières étoiles, qui du- étoiles produisent de l’énergie à partie de réactions
rant leur vie puis leur mort ont créé les de fusions nucléaires, ce qui conduit à la création
autres éléments chimiques. Ces éléments de nouveaux éléments plus lourds que l’hydrogène
forment ainsi toute la matière vivante ou et l’hélium. D’autres recherches par la suite ont per-
inerte, en s’assemblant en structures plus mis de décrire et d’expliquer le cycle de vie de nom-
grandes, des molécules, des cristaux no- breuses étoiles, ainsi que la création de la quasi to-
tamment. La stabilité des éléments formés talité des éléments chimiques.
dans les étoiles n’est pas toujours parfaite
et cela explique le phénomène de la radio-
activité.
1.1.3 Le Big Bang
Différentes observations montrent que l’Univers
est en expansion (Edwin Hubble en 1929), qu’il
1.1 Les éléments chimiques existe un vestige du flash d’une grande explosion
(rayonnement fossile découvert en 1964). Ces ob-
servations étaient prévues théoriquement à partir
1.1.1 Joseph von Fraunhofer (1787-1826) des équations de la relativité générales d’Einstein
par des physiciens tels Gamov, Friedmann et Le-
Le physicien Bavarois publie en 1814 un article
maître. Cette théorie explique la création des élé-
fondamental où il décrit pour la première fois la pré-
ments hydrogène et hélium.
sence de raies d’absorptions dans le spectre de la lu-
mière du Soleil (figure 1.1). Ces raies d’absorptions
correspondent à certains éléments chimiques pré- 1.1.4 La nucléosynthèse
sents sur la Terre. Par la suite, en équipant les téles- Les éléments les plus légers (Hydrogène et Hé-
copes de spectromètre, on a constaté que les étoiles lium) sont apparus dans l’Univers dès le Big Bang
contiennent les éléments H et He en très grande (Figure 1.2).
quantité, ainsi que les autres éléments chimiques en Les éléments suivants furent créés au cœurs des
quantités plus faibles. étoiles, à différentes étapes de leur évolutions, de
leur naissance, vie et mort plus ou moins violente
(géantes rouges, novæ, super novæ).
De nombreux types de réactions nucléaires per-
mettent la synthèse de la quasi totalité des éléments
connus (fusion de noyaux, fission et spallation, dés-
intégration spontanée, capture nucléaire).

1.1.5 Exemples de réactions


Chaîne de réaction proton-proton Cette chaîne
de réaction se produit dans quasiment toutes les
étoiles, quelque soit leur taille (figure 1.3 et fi-
Figure 1.1 – Spectre du Soleil observé par J. Von
gure 1.4). Elle consiste en une succession de fusion
Fraunhofer
de noyaux de plus en plus gros, avec dégagement
d’énergie (rayons gamma).

1
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Le cycle CNO (carbone, azote oxygène) Dans le


cycle CNO, quatre protons (noyaux d’atome d’hy-
drogène) fusionnent en utilisant des noyaux de car-
bone, d’azote et d’oxygène, pour produire une par-
ticule alpha (noyau d’atome d’hélium), deux posi-
trons, et deux neutrinos.
411 H + 2e− −
→ 42 H e + 2ν + 3γ

Explosion de super nova À la fin de vie d’une


étoile massive, son cœur est constitué de fer qui
est l’élément le plus stable, il n’y a plus de réaction
nucléaire possible qui peut produire de l’énergie,
et l’étoile s’effondre brutalement sur elle même,
n’ayant plus aucune force de pression capable de
Figure 1.2 – Origines des éléments chimiques compenser sa propre gravitation. Rapidement,
la densité au centre de l’étoile est telle que les
couches tombantes rebondissent sur le cœur, ce
qui est un processus extrêmement violent et qui
libère une énergie phénoménale, l’étoile devient
visible pendant quelques mois depuis d’autres
galaxies. Pendant cette explosion, de nombreux
types de réactions nucléaires ont lieu, des fusions,
des captures, des fissions, des désintégrations qui
créent presque tous les éléments chimiques. Voici
des exemples des réactions durant une explosion de
super nova.

— Fission

0 n + 92 U K r + 141
56 Ba + 30 n + énergie
1 235
→ 92
− 36
1

— Capture de neutron

26 Fe + 10 n − 26 Fe
56
→ 57
— Désintégration
59
26
Fe 27 C o + e + énergie
→ 59
− −

Figure 1.3 – Branche I de la chaîne de réaction proton


proton (d’après Wikipédia) 1.1.6 Abondance des éléments
Abondance en masse On peut définir l’abondance
en masse d’un élément dans un objet comme étant
le rapport entre la masse de l’élément présent dans
une certaine masse de l’objet. Cette abondance en
masse peut s’exprimer en pourcentage. Un élément
lourd va compter plus qu’un élément léger.

Abondance en nombre On peut définir l’abon-


dance en nombre d’un élément dans un objet comme
étant le nombre total de cet élément présent dans un
objet comparé aux nombres des autres éléments pré-
sents dans l’objet. Un élément lourd et un élément
léger compteront de la même façon.

Figure 1.4 – Chaîne de réaction proton proton


Abondance dans l’Univers L’Univers est principa-
(d’après Dorottya Szam)
lement composé de deux éléments présents dans les
étoiles en très grande quantité : l’hydrogène H et
l’hélium H e.

2
CHAPITRE 1. UNE LONGUE HISTOIRE DE LA MATIÈRE

Abondance dans la Terre Les principaux élé- Applications La radioactivité spontanée est utili-
ments qui constituent essentiellement notre planète sée
sont l’oxygène O, l’hydrogène H, le fer Fe, le silicium — en médecine pour des examens et des soins
Si et le magnésium M g. (radiothérapie)
— en archéologie pour dater des vestiges
— en géologie et sciences de la Terre pour des
Abondance dans le Vivant Les êtres vivants sont datations
principalement composés de carbone C, d’hydro- — dans des générateurs radio isotopiques pour
gène H, d’oxygène O et d’azote N . fournir de l’énergie pour certaines missions
spatiales (Rovers martien Spirit, sondes Voya-
Représentations graphiques On peut représenter ger, Pioneer, Galileo, New Horizons ...
l’abondance des éléments exprimés en pourcentage
à l’aide de graphe en disque (ou « camembère ») ou 1.2 Les cristaux
en graphique bâton.
1.2.1 Le chlorure de sodium NaCl
1.1.7 La radioactivité

Isotopes Un élément est caractérisé par le nombre


de protons Z présents dans son noyau, le nombre
de neutrons peut être différent et pour un élément
donné il existe plusieurs isotopes. Par exemple, l’élé-
ment hydrogène (Z = 1) possède trois isotopes, l’hy-
drogène 1 11 H, le deutérium 11 D et le tritium 31 T .

Stabilité Dans le noyau d’un élément, il y a une


compétition entre des forces répulsives (les protons
ayant même charge électrique se repoussent) et at-
tractives (forces électrofaibles et électro forte). Le
noyau peut être instable, et il peut se modifier en
éjectant certaines particules à très haute énergie,
afin de corriger son nombre de neutrons et de pro-
tons pour améliorer sa stabilité.
Figure 1.5 – Aspect du chlorure de sodium à l’échelle
microscopique : un empilement régulier d’ions C l − (en
Radioactivité La radioactivité est un phénomène vert) et N a+ (en gris). L’échelle indiquée correspond à
où le noyau d’un élément se modifie, ses nombres une longueur totale de 6 nm.
Z et A changent, il se désintègre, et cela s’accom-
pagne par l’émission de particules et par l’émission
de beaucoup d’énergie. Ce phénomène se manifeste
Structure Le chlorure de sodium forme des cris-
par l’ionisation de la matière autour de la source ra-
taux d’aspect cubiques lorsqu’il cristallise. Au niveau
dioactive car ce rayonnement est capable d’arracher
microscopique (figure 1.5), c’est un empilement ré-
les électrons des atomes environnants. C’est la rai-
gulier d’ions C l − et d’ions N a+ sur un motif cu-
son de la dangerosité de la radioactivité, et c’est éga-
bique : une maille. Cette maille se duplique ensuite
lement la propriété qui permet sa détection.
par translation dans les trois directions de l’espace
pour former le cristal de chlorure de sodium.
Définition Le phénomène de la désintégration ra- La maille élémentaire a une forme cubique et sur ses
dioactive est un phénomène huit sommets ainsi que sur le centre de ses six faces,
— aléatoire pour un atome donné on trouve une paire d’ion C l − et N a+ .
— caractérisée par sa durée de demie vie t 1/2 au
bout de laquelle la moitié d’une collection d’un Dénombrement des ions par maille Les ions
isotope s’est désintégrée aux huit sommets du cube appartiennent chacun à
— la durée de demi vie est spécifique à un type huit mailles différentes (voir figure 1.6), donc seul
d’isotope 1/8ème de chaque ion des sommets compte pour
— c’est un phénomène qui émet des particules une maille. Les ions sur les six faces sont parta-
chargées électriquement et de l’énergie, il io- gés par deux mailles chacun, ils ne comptent que
nise la matière environnante pour moitié pour une maille. Enfin les ions sur les

3
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

douze arrêtes sont partagés par quatre mailles, ils son volume V = a3 en m3
ne comptent que pour 1/4 pour chaque maille. En-
fin, il y a un ion au centre de la maille, qui compte V = (0.564 × 109 m)3
totalement pour cette maille. = 1.79 × 10−28 m3
On a donc
— pour les ions C l − Comme il y a 4 fois la formule N aC l dans une
maille, on peut calculer la masse de ces ions
1 1
× 8 × C l − + × 6 × C l − = 4C l −
8 2 M (N aC l)
m=4×
— pour les ions N a + NA
23.0 g.mol −1 + 35.5 g.mol −1
1 =4×
× 12 × N a+ + 1 × N a+ = 4N a+ 6.022 × 1023
4 = 3.89 × 10 −22
g
Finalement, pour une maille cristalline, on a 4N aC l. = 3.89 × 10−25 kg

On calcule alors la masse volumique


m
ρ=
V
3.89 × 10−25 kg
=
1.79 × 10−28 m3
= 2170 kg.m−3
= 2.17 g.cm−3

La valeur mesurée est environ 2.16 g.cm−3 , ce qui


est conforme avec notre estimation.

Neutralité électrique On constate qu’au niveau


de la maille cristalline, il y a déjà la neutralité élec-
trique assurée, il y a autant d’ions N a+ et de C l − .

Forme géométrique des cristaux Le sel forme des


cristaux d’aspect cubiques, qui est la forme de la
maille élémentaire. Le cristal est le résultat de l’em-
pilement régulier d’un très grand nombre de mailles
élémentaires.

1.2.2 Structure cristalline

Cristal Un cristal est un solide constitué d’un em-


pilement régulier d’atomes, d’ions ou de molécules,
décrit microscopiquement par une maille élémen-
taire, qui par translation dans les trois directions de
l’espace, permet de décrire l’ensemble du cristal.
Figure 1.6 – Étapes de la schématisation de la maille La forme de la maille élémentaire, ainsi que la na-
élémentaire du chlorure de sodium : a Dessin d’un ture et la position des entités chimiques qui consti-
carré puis d’un cube en fausse perspective (b , c et d). tuent ce solide définissent la structure cristalline.
Ensuite, les ions C l − occupent les sommets du cube,
ainsi que le centre des faces. Les ions N a+ occupent les Compacité c La compacité c est le rapport entre le
arrêtes du cube ainsi que le centre du cube. volume occupé par les entités chimiques contenues
dans une maille et le volume de cette maille. c est
inférience à 1.
Masse volumique Sachant que la maille cristal- Volume occupé par les entités
line a pour dimension a = 0.564 nm on peut calculer c=
volume de la maille

4
CHAPITRE 1. UNE LONGUE HISTOIRE DE LA MATIÈRE

Masse volumique ρ Pour calculer la masse volu- Comme le rayon r d’un atome est égal à la moitié de
mique ρ d’un cristal, il faut calculer le volume de l’arrête a, on peut calculer le volume de l’atome
la maille V puis la masse m de la totalité des élé-
ments d’une maille et faire le rapport de ces deux 4  a 3
v= π
grandeurs 3 2
m
ρ= Comme il n’y a qu’un atome par maille, le volume
V
total des atomes de la maille est
Propriétés physiques macroscopiques La struc-
ture cristalline influence les propriétés macrosco- V =1×v
piques d’un élément. Par exemple, le carbone C
peut cristalliser sous la forme graphite (la mine de La compacité est donc égale à
crayon) qui est friable et conducteur de l’électricité
V
ou diamant, qui est extrêmement dur et un isolant c=
électrique. Un même matériau peut cristalliser sous a3
4 a 3
différentes formes en fonction de la pression et de 3 π( 2 )
=
la température ambiante. a3
π
=
6
1.2.3 Maille cubique simple CS
= 0.52

1.2.4 Maille cubique à face centrée CFC

Figure 1.7 – Dessin d’une maille cubique simple.

Introduction C’est la structure cristalline la plus Figure 1.8 – Dessin d’une maille cubique à faces cen-
simple, adoptée par certains métaux, comme le Po- trées.
lonium.

Dessin C’est un simple cube, dont les sommets Introduction C’est une structure simple adoptée
sont occupés par un atome (figure 1.7). Les atomes par plusieurs métaux, comme l’or par exemple.
sont en contact, leur rayon vaut la moitié de l’arrête
du cube.
Dessin C’est un cube, dont les 8 sommets et les 6
faces sont occupés par un atome figure 1.8).
Nombre d’atome par maille Chaque atome au
coin du cube (8 en tout) est partagé par 8 cubes ad-
jacents. Il y a donc en tout Nombre d’atome par maille Chaque atome au
coin du cube (8 en tout) est partagé par 8 cubes
1
8× × atome = 1 atome adjacents. Chacun des atomes sur les 6 faces sont
8
partagés par deux cubes adjacents. Il y a donc en
pour une maille cubique simple. tout

1 1
Compacité Le volume de la maille est 8× × atome + 6 × × atome = 4 atomes
8 2

V = a3 pour une maille cubique à face centrée.

5
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Compacité Le volume de la maille est trouver la présence de microcristaux au sein de cer-


tains tissus (os, ivoire, coquilles, calcul rénaux).
V = a3

Comme le rayon r d’un atome est égal au quart de la


diagonale d’une arrête a, on peut calculer le volume 1.3 Exercices
d’un atome  p 3
4 2a Réactions de nucléosynthèse
v= π
3 4
1 QCM page 22, faire les questions 4, 5 et 6.
Comme il y a quatre atome par maille, le volume
total des atomes de la maille est 2 Exercice 2 page 23.

V =4×v 3 Exercice 4 page 24.

La compacité est donc égale à 4 Exercice 8 page 25.


€ p Š3
4 × 34 π 42a
c= Abondance des éléments
a3
p
16 2×2×a3
3 π 64 5 On donne dans le tableau 1.1 l’abondance en
=
a 3 pourcentage en masse des éléments constituant la
p
2π Terre. Représenter sous forme de camembert puis
= de diagramme bâton les proportions des différents
6
= 0.74 éléments.

Élément proportion en
1.2.5 Du cristal à la roche
masse (en %)
Cristallisation La cristallisation d’un composé est Fe 35
un processus qui est influencé par les conditions O 30
physiques telles la vitesse de refroidissement, la Si 15
pression, la présence d’impuretés. Mg 13
— une vitesse rapide de refroidissement synthé- Ni 2.4
tise des cristaux de petites tailles Autres < 2% chacun
— les impuretés provoquent l’apparition de nom-
breux cristaux qui ne croissent pas de façon Table 1.1 – Abondance en masse des éléments dans la
homogène et identique Terre
— de très fortes pressions peuvent engendrer
des structures cristallines différentes pour un 6 On donne dans le tableau 1.2 l’abondance en
même composé (il existe par exemple plu-
pourcentage en masse des éléments constituant un
sieurs types de structures pour la glace en
être humain. Représenter sous forme de camembert
fonction de la température et de la pression
puis de diagramme bâton les proportions des diffé-
subie).
rents éléments.

Structure vitreuse Dans le cas où le refroidisse- Élément proportion en


ment est extrêmement rapide, il n’y a pas de cris- masse (en %)
tallisation, et à l’échelle microscopique, il n’y a pas C 18
d’ordre : on obtient un verre, un solide qui a la même H 10
structure qu’un liquide (désordre). On trouve ainsi O 65
ces verres dans des coulées de lave où le refroidisse- N 3
ment brutal des roches n’a pas permis une croissance Ca 2
des cristaux. Autres < 1% chacun

Du microscopique au macroscopique Beaucoup Table 1.2 – Abondance en masse des éléments dans un
de solides peuvent avoir une structure polycristal- être humain
line. Une roche est composée de différents minéraux
formant des cristaux agglomérés entre eux. Un mé-
7 Exercice 1 page 23.
tal a aussi une structure polycristalline au niveau mi-
croscopique. Dans le monde vivant, on peut aussi 8 Exercice 5 page 24.

6
CHAPITRE 1. UNE LONGUE HISTOIRE DE LA MATIÈRE

Radioactivité 10 Le technetium 99m est un élément radioac-


tif utilisé en médecine nucléaire pour diagnosti-
9 QCM quer une embolie pulmonaire. Sa demi vie est t =
a. Au bout de deux demi-vies, la proportion des 6 heures. Une dose contenant N0 = 2.4×1013 noyaux
noyaux radioactifs qui se sont désintégrés dans un de technetium 99m est injectée à un patient devant
échantillon est de subir un examen des poumons.
1. 100% a. Déterminer le nombre de noyaux radioactifs en-
core présents dans l’organisme au bout de 12 heures.
2. 50%
b. Calculer au bout de combien de temps il ne reste
3. 75% dans l’organisme que N = 1.5×1012 atomes de tech-
b. Les atomes de la centaine d’éléments chimiques netium 99m ?
stables existants résultent 11 On note R le quotient du nombre d’atome de
1. de transformations nucléaires carbone 14 par le nombre d’atomes de carbone 12
dans un échantillon de lin (figure 1.9). Des analyses
2. de transformations physiques réalisées sur les bandelettes d’une momie indiques la
3. de transformations chimiques présence de 67 noyaux de carbone 14 pour 1.0×1014
c. Un noyau radioactif et noyaux de carbone 12. En supposant que la momie
a été emmaillotée avec des bandelettes de lin fraî-
1. un noyau stable
chement tissé, estimer l’âge de la momie.
2. un noyau instable
3. un noyau durable
d. La demi vie t 1/2 d’un échantillon de noyaux ra-
dioactifs identiques est
1. instable
2. variable
3. constante
e. L’instant de désintégration d’un noyau radioactif
individuel est
1. aléatoire
2. prévisible
3. déterminé
f. La demi vie d’un noyau radioactif est la durée au
bout de laquelle
1. le tiers des noyaux présents dans un échan- Figure 1.9 – Évolution du rapport R en fonction du
tillon se sont désintégrés temps.
2. la moitié des noyaux présents dans un échan-
tillon se sont désintégrés 12 QCM Un échantillon datant de 20000 ans
3. le nombre de noyaux présents dans un échan- contient un quart seulement de la quantité initiale
tillon a doublé N0 d’un isotope radioactif.
g. Un échantillon de matière radioactive contient
initialement 2.0 × 1010 noyaux. Au bout de deux a.La demi vie de cet isotope est de
demi vies, l’échantillon contient 1. 5000 ans
1. 1.0 × 1010 noyaux radioactifs 2. 10000 ans
9
2. 5.0 × 10 noyaux radioactifs 3. 15000 ans
9
3. 2.5 × 10 noyaux radioactifs b.Dans 10000 ans, la quantité restante d’isotope
radioactif sera
h. Un échantillon de matière radioactive contient N0
initialement 1.2 × 1012 noyaux. Ce nombre de 1. 6
N0
noyaux vaut 1.5 × 1011 au bout de 2. 8
1. une demi vie N0
3. 16
2. de deux demi vies N0
c.L’échantillon ne contiendra plus que 64 noyaux
3. de trois demi vies de l’isotope radioactif au bout de

7
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

1. 60000 ans
2. 30000 ans
3. 25000 ans
d. Le rapport de carbone 14 par rapport au car-
bone 12 dans la biosphère
1. diminue au cours de la vie de l’individu
2. est constant, même après la mort de l’individu
3. est constant, uniquement durant la vie de l’in-
dividu
13 On trouve naturellement sur Terre les élé-
ments de numéro atomique Z < 93 à l’exception du
technétium Z = 43 et du prométhium Z = 61. L’ins-
titut d’astrophysique spatiale d’Orsay a montré que
83 Bi) que l’on croyait stable, est un
le bismuth 209 (209
émetteur de particule alpha. Sa demi vie a été éva-
Figure 1.10 – Évolution du rapport 14 C/12 C en fonc-
luée à 1.9 × 1019 ans. Il se désintègre en thallium
tion du temps.
83 Bi −
205 selon la réaction 209 81 T l + 2 H e.
4
→ 205
a. Donner la signification du nombre 209 ou 205
pour le bismuth ou le thallium. Les cristaux
b. À l’aide de l’énoncé et de la réaction de désinté-
gration du bismuth 209, définir ce que représente 15 L’argent est un métal cristallisant dans le ré-
une particule alpha. seau cubique à face centrées. La longueur de l’arrête
c. Définir la demi vie. de la maille cubique est a = 4.09×10−10 m, la masse
d. Expliquer pourquoi il est possible de trouver l’élé- d’un atome d’argent est m = 1.79 × 10−25 kg.
83 Bi sur Terre alors qu’il est instable.
ment 209 a. Combien y a t il d’atome d’argent par maille élé-
14 Sur le site de Nataruk au Kenya, des cher- mentaire ?
cheurs ont mis en évidence les restes humains de b. Exprimer puis calculer la masse totale mm de ces
vingt-huit individus. Les analyses au carbone 14 N atomes.
révèlent que la proportion 14 C/12 C présente dans c. Exprimer puis calculer le volume V de la maille.
les ossements constitue 30 % de la composition d. Exprimer puis calculer la masse volumique ρ de
de 14 C/12 C mesurée dans l’atmosphère. La courbe l’argent.
1.10 présente la loi de décroissance du carbone 16 a. Le chlorure de sodium est constitué d’un
14 dans un échantillon : la proportion d’atome empilement régulier
de carbone 14 est donnée par rapport au nombre
1. d’atomes
d’atomes du même isotope initialement présents.
a. Expliquer pourquoi il est possible de considérer 2. d’ions
que la proportion d’atomes de carbone 14 pré- 3. de molécules
sents dans les ossements est égale à la proportion b. Une structure cristalline est définie par une maille
d’atomes de carbone 14 présentes dans l’atmo- élémentaire
sphère au moment du décès.
1. isolée
b. Évaluer la date du décès.
c. Évaluer la demi vie du carbone 14 à l’aide du 2. répétée périodiquement
graphique. 3. toujours cubique
c. L’expression de la masse volumique ρ d’un échan-
d. Deux équations de réaction nucléaires son don- tillon de masse m et de volume V est
nées
1. ρ = m × V
0n + 7 N − 6 C + 1H
1 14
→ 14 1
V
2. ρ = m
m
3. ρ =
6 C 7 N + −1 e
14
→ 14
− 0
V
d. Un réseau cristallin est défini par
Parmi ces deux équations, indiquer celle qui corres-
pond à la désintégration du carbone 14 dans l’atmo- 1. une maille
sphère. 2. une maille et la position des atomes dans la
e. Justifier la nature des particules 10 n et 0−1 e. maille

8
CHAPITRE 1. UNE LONGUE HISTOIRE DE LA MATIÈRE

3. la nature des atomes qui le constitue rayon d’un atome de polonium vaut r = 167.6 pm
e. Un échantillon de matière contient de l’aragonite et sa masse est m = 3.4 × 10−25 kg.
de formule C aCO3(s) et de l’oxyde de magnésium a. Décrire le motif du cristal de polonium.
de formule M gO(s) . Cet échantillon de matière peut b. Déterminer le nombre d’atomes de polonium ef-
constituer fectivement présents dans la maille.
c. Indiquer le volume et la masse de ces atomes pré-
1. une maille sents dans la maille.
2. un cristal d. Calculer le volume de la maille et la compacité du
3. une roche cristal de polonium.
e. Donner la masse volumique du polonium et com-
f. L’empilement des entités dans un verre se fait parer votre résultat à la valeur tabulée ρ = 9.22 ×
1. avec un ordre géométrique rigoureux 103 kg.m−3 .
2. avec un ordre géométrique approximatif 20 a. Laquelle des deux représentations de la
3. sans ordre géométrique
g. L’objet pouvant être constitué de cristaux est
1. un liquide
2. un verre
3. une coquille de mollusque
h. On peut trouver des cristaux
1. dans les roches
2. dans les végétaux
3. dans certains organes d’un être humain
17 Le chlorure de césium cristallise dans un sys-
tème cubique simple de paramètre de maille a =
412 pm. Des ions Cs+ sont présents sur chaque som-
met du cube et un ion C l − au centre. On donne les
rayions ioniques rCs+ = 167 pm et rC l − = 181 pm.
a. Dessiner la maille cristalline du chlorure de cé-
sium.
b. Préciser le sens du terme « paramètre de maille »
c. Déterminer le motif de ce cristal et expliquer pour- Figure 1.11 – Deux structures adoptées par SiO2 (des-
quoi il s’agit d’une structure cubique simple. sin Wikipédia).
d. Indiquer si les ions situés sur la diagonale du cube
(Cs+ ,C l − ,Cs+ ) sont tangents. figure 1.11 peut correspondre à un cristal ? à du
18 L’argon solide permet d’étudier les molécules verre ? Justifier votre réponse.
très instables en les immobilisant à très basse tem- b. Pourquoi certaines roches contiennent-elles une
pérature dans une matrice solide qui empêche les structure vitreuse ?
contacts et les réactions de décomposition. L’argon 21 L’or est un métal constitué d’atomes de sym-
appartient à la famille des gaz nobles. Il cristallise bole Au. Sa structure cristalline est cubique à face
à une température inférieure à 83.9 kelvins en centrées. Son paramètre de maille vaut a = 408 pm,
structure cubique faces centrées de paramètre de la masse d’un atome d’or vaut m = 3.27 × 10−25 kg.
maille a = 543 pm. a. Représenter la maille en perspective cavalière (ou
a. Représenter la maille du cristal d’argon, sachant fausse perspective).
que le motif de la structure cristalline est un atome b. Déterminer le nombre d’atome d’or par maille.
d’argon. c. En déduire la masse volumique ρ de l’or et la
b. En considérant que les atomes voisins sont comparer à la valeur de référence ρ = 1.93 ×
tangents, déterminer le rayon des atomes d’argon 104 kg.m−3 .
dans le cristal. 22 Le cuivre est un métal constitué d’atomes de
symbole Cu qui cristallise dans la structure cubique
19 Le polonium cristallise en un réseau cu- à faces centrées. Le paramètre de maille vaut a =
bique simple où les atomes d’une maille cubique se 361 pm et la masse de l’atome de cuivre m = 1.05 ×
trouvent sur chaque sommet de la maille. 10−25 kg.
Le paramètre de la maille vaut a = 335.2 pm, le a. Représenter la maille en perspective cavalière.

9
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

b. Déterminer le nombre d’atome de cuivre par Abondance des éléments


maille.
c. En déduire la masse volumique ρ du cuivre et 5 Pour tracer le diagramme camembert, on ajoute
la comparer à la valeur de référence ρ = 8.9 × au tableau de valeur une colonne angle en degré, qui
103 kg.m−3 . représentera le pourcentage de l’élément. On utilise
la proportion suivante 360 o correspond à 100 %
donc 3.60 o correspond à 1.00 %, on multiplie la
1.4 Correction colonne des proportion par 3.60 pour calculer la
colonne des angles. On peut ensuite tracer le dia-
Réactions de nucléosynthèse gramme camembert (ou en disque). Voir figure 1.12.

1 QCM page 22. Voir correction page 282.


2 1. Z est le numéro atomique, il représente le
nombre de protons dans le noyau. A est le nombre de
masse, il représente la somme du nombre de protons
et du nombre de neutron présents dans le noyau.
2. Hydrogène 1 : 1 H, 1 proton 0 neutron. Hydro-
gène 2 : 21 H, 1 proton 1 neutron. Hydrogène 3 : 31 H,
1 proton 2 neutron.
3. Une fusion mélange deux noyaux pour en obtenir
un plus gros, c’est donc la réaction b. Dans l’autre
réaction, la masse ne change pas, il y a juste une
émission d’un électron.
3 1. Hélium 4 contient 2 protons et 2 neutrons
2 H e. Le béryllium
4
contient 4 protons, 4 neutrons
Figure 1.12 – Diagrammes camembert et en bâton des
4 Be. Le carbone 12
8
contient 6 protons et 6 neutrons
proportions en masse des éléments terrestres.
6 C.
12

2. En utilisant le schéma de l’exercice on peut écrire


6 Pour tracer le diagramme camembert, on ajoute
4
H e + 4H e −
→ 8 Be + γ au tableau de valeur une colonne angle en degré, qui
représentera le pourcentage de l’élément. On utilise
et la proportion suivante 360 o correspond à 100 %
4
H e + 8 Be −
→ 12 C + γ donc 3.60 o correspond à 1.00 %, on multiplie la
colonne des proportion par 3.60 pour calculer la
colonne des angles. On peut ensuite tracer le dia-
3. On voit que deux noyaux se sont mélangés pour
gramme camembert (ou en disque). Voir figure 1.13.
former un noyau plus gros, il s’agit d’une fusion.
4 1. 1 H + 1 H − → 2 H + γ, le rayon gamma est un 7 Exercice 1 page 23. 1. Pour convertir les ppm
photon (de la lumière) qui transporte énormément en % , on divise par 10000 les concentrations en
d’énergie. ppm. 2. Voir diagramme 1.14.
2. 1 H + 2 H −→ 32 H e.
8 Exercice 5 page 24. 1. En choisissant les trois
3. 2 H e + 2 H e −
3 3
→ 42 H e + 21 H.
4. On part de l’équation de la question précédente, plus grandes valeurs, on trouve L’oxygène, le sili-
et on remplace les premiers termes cium et l’aluminium.
2. Pour calculer les tailles des secteurs, on fait la
somme des masses et elle correspond 360o et ensuite
2H e + 32 H e −
→ 42 H e + 21 H
3
on utilise un tableau de proportion pour en déduire
l’angle du secteur à dessiner. Voir figure 1.15. 3. Ils
1
H + 2H + 1H + 2H −
→ 42 H e + 21 H
sont issus d’une étoile ayant explosé. Les débris ont
21 H + 22 H −
→ 42 H e + 21 H formé un nuage de poussière qui s’est effondré sur
lui même donnant naissance au Soleil et au système
21 H + 2(1 H + 1 H) −
→ 42 H e + 21 H solaire.

61 H −
→ 42 H e + 21 H Radioactivité
4 H−
1
→ 2H e
4
9 a. On divise par deux, deux fois de suite, on
arrive donc à 25 % d’éléments restants, les autres

10
CHAPITRE 1. UNE LONGUE HISTOIRE DE LA MATIÈRE

c. La réponse est 2, il se désintègre à partir d’une


certaine date.
d. La demie vie est un paramètre constant, qui ne
dépend que de la nature de l’isotope qu’on étudie.
e. La date à laquelle se désintègre un élément
est inconnue elle est aléatoire. On sait qu’il y a
simplement une probabilité de désintégration telle
qu’après une demi vie, la moitié des isotopes seront
désintégrés. La bonne réponse est 1.
f. La bonne réponse est 2.
g. Au bout de deux demi périodes, on divise deux
fois de suite par deux la quantité initiale, il reste
donc
1 1
2.0 × 1010 × × = 0.5 × 1010 = 5.0 × 109
2 2
La bonne réponse est la 2.
Figure 1.13 – Diagrammes camembert et en bâton des h. On calcule les valeurs pour plusieurs demi vies en
proportions en masse des éléments dans un être hu- divisant par deux à chaque fois (voir tableau 1.3). La
main. bonne réponse et la 3.

Date (en Nombre de


demi noyaux
période)
0 1.2 × 1012
t 1/2 0.6 × 1012
2 × t 1/2 3 × 1011
3 × t 1/2 1.5 × 1011

Table 1.3 – Calcul de l’exercice 9 question h. .

10 a. On calcule les atomes restant à chaque du-


rée de demi vie.
Figure 1.14 – Diagrammes en bâton des proportions Au départ
en nombre des éléments dans la Galaxie. N0 = 2.4 × 1013
Au bout de 6 heures

N1 = 1.2 × 1013

Au bout de 12 heures

N2 = 6.0 × 1012

b. On continue le calcul.
Au bout de 18 heures

N3 = 3.0 × 1012

Au bout de 24 heures

N4 = 1.5 × 1012
Figure 1.15 – Diagrammes en disque des proportions
Il faut attendre 24h.
en masse des éléments dans la croûte terrestre.
11 On calcule la valeur de R

67
75 % sont désintégrés, donc la bonne réponse est la R= = 6.7 × 10−13 = 6.7 × 10−11 %
n° 3. 1.0 × 1014
b. Ils ont été créés par des réactions nucléaires au soit
cœur des étoiles, la bonne réponse est la 1. R = 670 × 10−15

11
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Ensuite on lit la durée sur le graphique et on trouve b.


t = 2900 ans, soit presque trois millénaires. mm = N × m
12 a. S’il reste 1/4 de la quantité initiale, c’est que = 4 × 1.79 × 10−25 kg
deux demi périodes se sont écoulées, on a divisé par = 7.16 × 10−25 kg
deux deux fois de suite. Donc t 1/2 = 10000 ans, la
c.
bonne réponse est la n° 2.
V = a3
b. La durée totale écoulée sera 30000 ans, soit trois
demi périodes, on divise trois fois de suite par deux, = (4.09 × 10−10 m)3
il restera = 6.84 × 10−29 m3
1 1 1 N0
N0 × × × =
2 2 2 8 d.
mm
c. ρ=
N0 1 1 1 1 1 1 V
= N0 × × × × × × 7.16 × 10−25 kg
64 2 2 2 2 2 2 =
soit 6 durées de demi vie donc 60000 ans, c’est la 6.84 × 10−29 m3
réponse 1. = 1.05 × 104 kg.m−3
d. La bonne réponse est la 3, tant que l’individu est
vivant, son carbone se renouvelle lors de son alimen- 16 a. 2, b. 2, c. 3, d. 2, a. 2, e. 3, f. 3, g. 3, h. 1,
tation, et son rapport est identique au rapport atmo- 2 et 3.
sphérique. À sa mort, le renouvellement ne se fait 17 a. Voir figure 1.16.
plus et le carbone 14 disparaît progressivement en
se désintégrant.
13 a. Ces nombres sont les nombres de masse, la
somme du nombre de protons et du nombre de neu-
trons présent dans le noyau de l’élément.
b. On voit dans la formule que la particule alpha
s’écrit 42 H e, c’est un noyau d’hélium.
c. C’est la durée au bout de laquelle la moitié des
noyaux d’un échantillon d’isotope se sont désinté-
grés.
d. Sa durée de demi vie est très longue comparée à
l’age de la Terre ( 4.5 × 109 ans), beaucoup d’élé-
ments ne se sont pas encore désintégrés.
14 a. Durant la vie, du carbone atmosphérique
est fixé par photosynthèse dans les plantes, la com- Figure 1.16 – Structure cubique centrée du chlorure
position isotopique sera la même que celle de l’atmo- de césium.
sphère car le renouvellement est permanent durant
la vie de la plante. b. Le paramètre de maille est la longueur a de l’ar-
b. On fait une lecture graphique pour 30 %, et on lit rête du cube.
la date 10000 ans. c. Le motif du cristal est constitué d’un ion césium
c. On lit la durée pour laquelle on passe de 100% à (placé à la coordonnée (0, 0, 0) dans le cube et d’un
50%, on trouve t 1/2 = 5500 ans environ. ion chlorure placé au centre du cube , à la coordon-
d. c’est la deuxième équation qui est une désintégra- née ( 2a , 2a , 2a ). On déplace ensuite ce motif dans les
tion. La première est une fission. trois directions de l’espace de façon à avoir le cé-
e. 10 n est un neutron, la deuxième est un électron. sium sur le coin d’un cube et on peut alors décrire
l’ensemble du cristal.
Les cristaux d. On va mesurer dans un premier temps la longueur
d’une diagonale du cube, qui passe par son centre, à
15 a. Comme le réseau est cubique à face centrée, savoir la distance AB sur la figure 1.16. On utilise la
il y a un atome sur chacun des huit coins, l’atome formule permettant de calculer une distance entre
étant partagé entre 8 mailles adjacentes, il y a aussi deux points en coordonnées cartésiennes
six atomes sur les six faces, chaque atome étant par- Æ
tagé entre deux mailles, on peut donc calculer le AB = (x A − x B )2 + ( yA − yB )2 + (zA − zB )2
nombre d’atomes par maille
donc ici on trouve que
1 1 p
N= × 8 + × 6 = 4 atomes AB = 3a = 713 pm
8 2

12
CHAPITRE 1. UNE LONGUE HISTOIRE DE LA MATIÈRE

Ensuite, si les ions sont en contact sur cette diago- c. En utilisant la formule du volume d’une sphère,
nale, on doit avoir que la longueur en prenant pour rayon le rayon atomique, on calcule
que
AB = rCs+ + 2 × rC l − + rCs+ = 696 pm 4 3
Vat ome = πrat ome
3
On constate que cette distance correspond quasi- 4
ment à la longueur de la diagonale. = π(167.6 × 10−12 m)3
3
18 a. Voir figure 1.17. = 1.97 × 10−29 m3
La masse de l’atome de la maille est
m = 3.4 × 10−25 kg
.
d. Le volume de la maille est le volume d’un cube
d’arête a donc
Vmaille = a3 = (335.2 pm)3 = 3.76 × 10−29 m3
La compacité c est le rapport entre le volume oc-
cupé par les atomes de la maille sur le volume de la
maille, donc ici
1.97 × 10−29 m3
c= = 0.52
3.76 × 10−29 m3
Figure 1.17 – Structure cubique à face centrée de l’ar- e. La masse volumique du cristal est le rapport entre
gon. la masse des atomes d’une maille et le volume de la
maille donc
b. On utilise le schéma sur la figure 1.17. Par ap-
plication du théorème de Pythagore, on peut écrire 3.4 × 10−25 kg
ρ= = 9.03 × 103 kg.m−3
que 3.76 × 10−29 m3
a2 + a2 = (4 × rAr )2 On retrouve quasiment la même valeur que la valeur
soit tabulée.
p
2 20 a. La structure a étant désordonnée, il s’agit
rAr = × a = 384 pm d’un verre, alors que la structure b étant très ordon-
4
née, il s’agit du cristal.
19 a. Voir figure 1.18. Les atomes de Polonium b. Elles ont une structure vitreuse elles se sont re-
froidies très rapidement, et le processus de cristal-
lisation n’a pas eu le temps de se faire. Ce sont par
exemple les laves volcaniques.
21 a. On peut reprendre le schéma d’un autre
exercice, comme la figure 1.17 en remplaçant l’ar-
gon par l’or.
b. Dans une maille cubique à face centrée, 8 atomes
occupent les sommets du cube et sont partagés
parmi 8 mailles, 6 atomes sont sur les faces du cube
et sont partagés par deux mailles, on peut donc cal-
culer le nombre d’atome par maille
1 1
N= × 8 + × 6 = 4 atomes
8 2
c. Masse volumique
Figure 1.18 – Structure cubique du polonium.
mmaille
ρ=
occupent les sommets d’un cube d’arêtes a. Vmaille
b. Il y a 8 atomes sur chaque sommet du cube. N × mat ome
=
Chaque atome est partagé entre 8 mailles adja- a3
centes, donc 4 × 3.27 × 10−25 kg
=
1 (408 × 10−12 m)3
N= × 8 = 1 atome = 1.93 × 104 kg.m−3
8

13
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

On retrouve la valeur de référence.


22 a. On peut reprendre le schéma d’un autre
exercice, comme la figure 1.17 en remplaçant l’ar-
gon par le cuivre.
b. Dans une maille cubique à face centrée, 8 atomes
occupent les sommets du cube et sont partagés
parmi 8 mailles, 6 atomes sont sur les faces du cube
et sont partagés par deux mailles, on peut donc cal-
culer le nombre d’atome par maille

1 1
N= × 8 + × 6 = 4 atomes
8 2
c. Masse volumique
mmaille
ρ=
Vmaille
N × mat ome
=
a3
4 × 1.05 × 10−25 k g
=
(361 × 10−12 m)3
= 8.9 × 103 k g.m−3

On retrouve la valeur de référence.

14
Chapitre 2

Le Soleil, notre source d’énergie

Introduction
Le Soleil est notre principale source d’éner-
gie. Il permet le rythme des saisons, la Vie
sur Terre grâce à la photosynthèse, il est
la source d’énergie pour la dynamique at-
mosphérique et océanique. C’est également
l’étoile la plus proche de la Terre et il per-
met de comprendre de façon fine le fonc-
tionnement stellaire et comprendre ensuite
le fonctionnement de l’Univers.

2.1 Le rayonnement solaire

2.1.1 Source de l’énergie du Soleil


Structure Le Soleil se structure de façon schéma-
tique en trois couches (figure 2.1).
Le cœur qui représente 25% de la taille de l’étoile est
très dense, 150 g.cm−3 , très chaud, 15000000 K, il
Figure 2.1 – Structure simplifiée du Soleil.
est composé d’un plasma de protons et d’électrons,
les protons fusionnent pour former des noyaux d’hé-
lium ce qui est la source de la libération d’une
énorme quantité d’énergie.
Cette énergie s’évacue lentement à travers la zone
radiative, qui représente environ 70 % de la taille
du Soleil, puis elle est évacuée dans la zone convec-
tive où la matière est brassée.
À sa surface, la température du Soleil n’est plus que
de 5780 K, et elle permet le rayonnement de la lu-
mière visible.

Source d’énergie C’est essentiellement la réaction


de fusion de l’hydrogène en hélium qui est la cause
de la libération de l’énergie du Soleil

→ 42 H e + 201 e+ + énergie
411 H −

Spectre du Soleil Le spectre du Soleil est un


spectre continu, qui présente de fines raies d’absorp- Figure 2.2 – Spectre du Soleil mesuré depuis l’espace
tions à cause des éléments chimiques constituant (modifié d’après Wikipédia)
son atmosphère. C’est un spectre très similaire au
spectre d’un corps noir dont la surface est à une tem-
pérature de 5780 K (figure 2.2).

15
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

2.1.2 Équivalence masse et énergie


Puissance P et énergie E La puissance P est l’éner-
gie libérée ou reçue pendant une seconde. Pour me-
surer une puissance P (en watt W ), il faut donc me-
surer l’énergie E (en joule J) pendant une durée ∆t
(en seconde s) puis calculer le rapport
E
P=
∆t
Si on connaît la puissance reçue ou libérée P pen-
dant une durée ∆t, on peut calculer l’énergie reçue
E en modifiant la formule précédente

E = P × ∆t

Énergie totale rayonnée par le Soleil On peut


mesurer au niveau de la Terre l’énergie reçue à
chaque seconde, par rayonnement sur une surface
de 1 m2 , et qu’on appelle la constante solaire K
Figure 2.3 – Le Soleil rayonne de l’énergie de façon
K = 1367 W.m−2 isotrope autour de lui, chaque seconde, au niveau de
Le Soleil et la Terre sont séparés d’une distance la Terre, une surface de 1 m2 est traversée par une
D = 1.496 × 1011 m. quantité d’énergie de 1367 J.
Imaginons que l’énergie rayonnée par le Soleil tra-
verse à chaque instant une sphère dont il est le C’est une perte très faible pour le Soleil. En ef-
centre et dont le rayon est la distance Soleil-Terre. fet, comme le Soleil a une masse totale de 1.989 ×
Voir figure 2.3. Cette sphère a une surface 1030 kg, pour consommer la totalité du Soleil, il fau-
S = 4πr 2 drait une durée
1.989 × 1030
et on sait que pour 1 m2 de cette sphère, il y a ∆t =
une puissance rayonnée valant K. On peut alors 4.27 × 109
connaître la puissance totale rayonnée P = 4.65 × 1020 s
= 14700 milliard d’années
P =S×K
= 4π × r 2 × K 2.1.3 Le rayonnement du Soleil
et en faisant l’application numérique Loi de Planck Un objet dense et chaud va émettre
P = 4π × (1.496 × 10 ) × 1367
11 2 un rayonnement lumineux dont la distribution de
l’énergie en fonction de la longueur d’onde du
= 3.845 × 1026 W rayonnement est donnée par la loi de Planck, qui
dépend de sa température de surface (figure 2.4).
Équivalence masse et énergie Einstein a proposé
que la perte de masse ∆m et l’énergie libérée ∆E Loi de Wien La loi de Wien relie la température
sont reliées par la relation de surface T d’un objet exprimée en degré Kelvin à
la longueur d’onde λmax en m pour laquelle il y a un
∆E = ∆m × c 2
maximum d’émission de rayonnement.
avec la vitesse de la lumière c = 3.00 × 108 m.s−1 .
2.898 × 10−3
On peut donc calculer la masse perdue par le So- λmax =
leil à cause de son rayonnement en modifiant cette T
formule La relation entre la température T en degré kelvin
K et la température θ en degré Celsius o C est
∆E
∆m =
c2 T = θ + 273.15
3.845 × 1026
=
(3.00 × 108 )2 Loi de Wien et étoiles On utilise la loi de Wien
= 4.27 × 109 k g pour mesurer la température de surface des étoiles,

16
CHAPITRE 2. LE SOLEIL, NOTRE SOURCE D’ÉNERGIE

Capter l’énergie du Soleil Pour capter l’énergie


transportée par le rayonnement solaire, il faut un
objet plan ayant une certaine surface S en m2 ca-
pable d’absorber ce rayonnement.
Plus la surface de collecte est grande, plus l’énergie
captée chaque seconde sera grande. Voir figure 2.5

Pcaptée = S × Prayonnée

On utilisera les unités suivantes


— Pcaptée en watt (W )
— S en mètre carré (m2 )
— Prayonnée en watt par mètre carré (W.m−2 )

Figure 2.4 – Loi de Planck, rayonnement d’un corps


en fonction de sa température de surface. La longueur
d’onde λmax correspondant au maximum d’émission
d’énergie dans le spectre permet de calculer la tem-
pérature de surface du corps en appliquant la loi de
Wien.

en déterminant dans leur spectre la longueur d’onde


λmax pour laquelle on a un maximum d’émission de
Figure 2.6 – Pour capter l’énergie rayonnée par le So-
lumière puis en appliquant la loi de Wien.
leil, le plan du capteur doit être perpendiculaire aux
rayons solaires, de manière à être en incidence nor-
2.1.4 Énergie reçue sur la Terre male i = 0o .
Puissance radiative du Soleil Le Soleil rayonne
de la lumière ultra violette, visible, infra rouge et Cette surface doit être orientée convenablement par
radio. Ce rayonnement transporte de l’énergie et on rapport aux rayons du Soleil, perpendiculairement
peut donc définir une puissance radiative qui sera à eux, pour capter la totalité du rayonnement. Dans
l’énergie transportée pendant chaque seconde par le le cas contraire, on ne capte qu’une fraction de ce
rayonnement du Soleil. Voir figure 2.2. rayonnement. On peut montrer géométriquement
que
Pcaptée = cos i × S × Prayonnée

avec les unités suivantes


— Pcaptée en watt (W )
— i angle d’incidence en degré ou radian
— S en mètre carré (m2 )
— Prayonnée en watt par mètre carré (W.m−2 )

2.1.5 Variation temporelle et géographique de l’éner-


gie reçue sur la Terre

variation journalière Dans une journée, la hau-


teur du Soleil au dessus de l’horizon varie du levé au
couché du Soleil, et donc l’angle des rayons du Soleil
Figure 2.5 – L’énergie rayonnée par le Soleil captée est avec la surface horizontale du sol change, l’énergie
proportionnelle à la surface du capteur (sol, panneau reçue sera maximale quand le Soleil est dans l’axe
photovoltaïque, panneau solaire, ...). du méridien Sud.

17
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

variation annuelle La Terre a un axe de rotation ture de surface la plus élevée.


incliné de 23o par rapport à son plan orbitale autour b. Identifier quelle étoile est plutôt d’aspect rouge et
du Soleil, voir figure 3.11. La hauteur maximale du laquelle est plutôt d’aspect bleutée.
Soleil au dessus de l’horizon sud peut varier de plus c. Grâce à la loi de Wien, déterminer la température
ou moins 23o durant l’année, et donc l’énergie reçue de surface des deux étoiles et confirmer ou infirmer
sur le sol peut varier de façon importante. Cela ex- votre prévision de la question a.
plique la présence de saisons dans les hémisphères Donnée Loi de Wien λmax × T = 2.90 × 10−3 m.K.
nord et sud de la Terre, à cause des importantes va- 4 Aldébaran est l’étoile la plus brillante de la
riations de température qui en résultent. Voir les fi-
constellation du Taureau. Il s’agit d’une géante
gures 2.8, 2.9 et 2.10.
jaune-orange en fin de vie qui est 45× plus volu-
mineuse que notre Soleil. Le profil spectral de cette
variation géographique En se déplaçant vers le étoile est représenté sur la figure 2.12.
pole nord ou le pole sud, on constate que la hau- a. Montrer que le profil spectral est cohérent avec
teur au dessus de l’horizon du Soleil baisse, et donc la couleur de l’étoile indiquée dans l’énoncé.
les rayons sont très inclinés par rapport au sol qui b. En utilisant la loi de Wien, calculer la valeur de la
reçoit une quantité d’énergie plus faible : c’est pour- température de surface de cette étoile.
quoi la température aux pôles est bien plus faible c. Comparer la température de surface d’Aldébaran
qu’à l’équateur. Ce fait est universel dans le système et celle du Soleil.
solaire. 5 Pour mesurer la température de la lave, les vul-
canologues utilisent des pyromètres optiques. Ces
appareils comparent la couleur de la lumière émise
2.2 Exercices
par un corps chaud avec la couleur d’un filament in-
candescent dont on connaît la température. La me-
1 Corriger les affirmations suivantes en les argu- sure se fait sans contact avec l’objet chaud.
mentant. a. La température de la lave éjectée par un volcan
1. La masse du Soleil est une constante, elle ne est comprise entre 600 o C et 1300 o C. Déterminer
varie pas. l’intervalle de longueurs d’onde dans laquelle se pro-
duit l’émission maximale.
2. Le Soleil n’émet que de la lumière visible.
b. Expliquer l’intérêt du pyromètre optique pour les
3. Le spectre d’émission du Soleil ne dépend pas volcanologues.
de sa température.
6 Le Soleil présente un maximum d’émission à
4. La loi de Wien permet d’estimer la tempéra- une longueur d’onde λmax 1 = 500 nm, pour l’étoile
ture au cœur d’une l’étoile. Sirius, ce maximum est à λmax 2 = 290 nm, et pour
2 a. Écrire la relation d’Einstein exprimant l’équi- l’étoile Antarès à λmax 3 = 810 nm.
valence énergie-masse en rappelant la signification a. Sur un même graphique, tracer les allures des
de chaque terme et son unité. spectres des rayonnements émis par chaque étoile.
b. En supposant que le Soleil rayonne une énergie b. En déduire la couleur de chaque étoile dans le
de 3.8×1029 J en une seconde, calculer la valeur de ciel nocturne, sachant qu’une apparaît blanche, une
la diminution de masse correspondante. autre rouge et la dernière bleue.
c. Donner la signification de chaque terme de la loi c. Classer ces étoiles par températures croissantes.
de Wien et l’unité associée. 7 Les moyennes mensuelles des températures à
d. En supposant que la longueur d’onde correspon- Paris et à Melbourne (Australie) sont données dans
dant à l’intensité maximale du Soleil vaut 480 nm, les tableaux 2.1 et 2.2.
calculer la valeur de la température de surface du a. Représenter sur un même graphique l’évolution
Soleil. de la température au cours de l’année dans chaque
Données ville.
— vitesse de la lumière c = 3.00 × 108 m.s−1 b. Comparer les deux graphiques, pourquoi les
— loi de Wien λmax × T = 2.90 × 10−3 m.K courbes sont-elles décalées ?
— conversion kelvin et degré Celsius T [K] = c. Calculer la valeur moyenne de la température, au
θ [o C] + 273 cours de l’année dans chaque ville.
3 Dans le ciel de printemps, deux étoiles sont faci- d. Expliquer la différence de température moyenne
lement identifiables : Arcturus étoile la plus brillante entre les deux villes.
de la constellation du Bouvier, et Spica, la principale 8 Le tableau 2.3 présente le relevé de température
étoile de la constellation de la Vierge. On représente dans la ville de Saint Quentin Roupy heure par
l’allure de leur profils spectraux sur la figure 2.11. heure le 15 novembre 2018.
a. Prévoir laquelle de ces deux étoiles à la tempéra-

18
CHAPITRE 2. LE SOLEIL, NOTRE SOURCE D’ÉNERGIE

Figure 2.7 – L’axe de rotation de la Terre est incliné de 23.5 o et pointe de façon constante vers l’étoile polaire.
Durant l’année, les rayons du Soleil n’arrivent pas avec le même angle sur la surface du globe, ce qui induira
les saisons.

Figure 2.8 – Le 21 juin, date du solstice d’été, le Soleil Figure 2.9 – Aux équinoxes du 21 septembre et du 21
est au plus haut sur l’horizon, et l’énergie reçue par mars, la durée du jour et de la nuit est identique, par-
unité de surface sur le sol est maximale, la température tout sur la Terre..
augmente vite.

2018.
a. Calculer la température moyenne relevée à 9 La puissance rayonnée par le Soleil mesurée
Saint Quentin Roupy pour cette journée. au sommet de l’atmosphère terrestre vaut environ
b. Les météorologues calculent plutôt la température 1.4 kW.m−2 .
moyenne quotidienne en faisant la demi somme de a. Expliquer pourquoi cette perte d’énergie par
la température maximale et de la température mini- rayonnement s’accompagne nécessairement d’une
male. Comparer les deux méthodes. perte de masse du Soleil.
c. La normale saisonnière calculée sur la période b. Sachant que la puissance rayonnée couvre une
1981-2001 vaut 6.5 o C en novembre. Calculer sphère de rayon R = 1.5 × 1011 m, évaluer l’énergie
l’écart à cette normale à la date du 15 novembre libérée par le Soleil en une seconde.

19
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Figure 2.12 – Spectres de l’étoile Aldébaran.

Mois Température
(o C)
Figure 2.10 – Le 21 décembre, date du solstice d’hi- J 5.2
ver, le Soleil est au plus haut bas l’horizon, et l’énergie F 7.3
reçue par unité de surface sur le sol est minimale, la M 10.8
température baisse vite. A 15.2
M 19
J 22.4
J 24.2
A 23.9
S 20.7
O 14.8
N 9.7
D 6

Table 2.1 – Températures mensuelles à Paris (48 o N )

Mois Température
(o C)
J 21
F 21.3
M 19.5
A 16.4
Figure 2.11 – Spectres des étoiles Arcturus et Spica.
M 13.7
J 11.4
J 10.7
c. En déduire la variation de masse du Soleil trans-
A 11.8
formée chaque seconde.
S 13.5
d. Calculer en % le rapport de la masse perdue sur
O 15.4
la masse totale du Soleil et commenter ce résultat.
N 17
Données
D 19.3
— Une sphère de rayon R a pour surface S =
4πR2 Table 2.2 – Températures mensuelles à Melbourne
— masse du Soleil MS = 2 × 1027 tonnes (37 o S)
10 a. Expliquer l’origine des saisons sur la Terre
par un texte court et un schéma légendé.
b. Relier la position des grandes zones climatiques d. Expliquer pourquoi la masse du Soleil diminue en
observées sur Terre et la puissance solaire reçue. permanence.
c. Schématiser la configuration pour laquelle la puis- 11 Vénus, Mars et la Terre sont des planètes tellu-
sance reçue sur une surface plane est maximale. riques assez proches les unes des autres dans le sys-

20
CHAPITRE 2. LE SOLEIL, NOTRE SOURCE D’ÉNERGIE

Heure Température Mois Vénus Terre Mars


(o C) J 462 5 −49
1h 5.9 F 460 8 −41
2h 5.8 M 463 11 −40
3h 5.4 A 462 14 −38
4h 5.5 M 464 16 −36
5h 5.8 J 461 22 −35
6h 5.7 J 462 25 −36
7h 5.5 A 460 24 −36
8h 5.4 S 465 20 −42
9h 5.4 O 462 16 −49
10 h 5.5 N 465 11 −54
11 h 5.8 D 463 6 −57
12 h 5.6
13 h 6.1 Table 2.4 – Températures mensuelles sur Mars, la
14 h 6.1 Terre et Vénus
15 h 6.4
16 h 6.5 Vénus ?
17 h 6.7 b. Sur un graphique, représenter les variations an-
18 h 7.1 nuelles de la température de Mars et de la Terre.
19 h 7.4 c. Calculer la moyenne des températures sur une an-
20 h 7.5 née pour chaque planète.
21 h 7.5 d. Rappeler la cause de l’existence des saisons sur la
22 h 7.4 Terre.
23 h 7.0 e. En analysant le graphique précédent et les valeurs
0h 6.9 des angles d’inclinaisons des axes de rotation des
planètes, prévoir si des saisons existent aussi sur Vé-
Table 2.3 – Températures à Saint Quentin Roupy le 15 nus et sur Mars.
novembre 2018
12 Le 21 juin à Toulouse la hauteur du Soleil
prend les valeurs suivantes
— vers 11h10min, la hauteur au dessus de l’ho-
tème solaire. Les documents suivants donnent pour rizon est 50o
chaque planète l’angle d’inclinaison de son axe de — vers 14h10min, la hauteur au dessus de l’ho-
rotation par rapport à l’écliptique (figure 2.13) et les rizon est 70o
moyennes mensuelles des températures de surface — vers 19h30min, la hauteur au dessus de l’ho-
en degré (o C) relevées dans des conditions proches. rizon est 20o
On donne dans le tableau 1.1 l’abondance en pour-
a. Considérons un faisceau de rayons solaires de
centage en masse des éléments constituant la Terre.
1 m2 de section. Calculer la surface horizontale
Représenter sous forme de camembert puis de dia-
éclairée par un tel faisceau aux trois instants cités.
gramme bâton les proportions des différents élé-
b. On admet que le faisceau lumineux a une puis-
ments.
sance de 1000 W . Calculer la puissance solaire re-
a. Que peut-on dire de la température de surface de
çue par m2 aux trois instants.
c. Décrire comment évolue la puissance solaire re-
çue par m2 sur une surface horizontale au cours de
la journée.
d. Expliquer pourquoi la masse du Soleil diminue en
permanence.
13 Le graphique 2.14 montre la variation de décli-
naison du Soleil (à midi solaire) en fonction de l’an-
née dans l’hémisphère nord. Pour calculer la hauteur
h du Soleil au dessus de l’horizon en un lieu donné,
il faut faire le calcul suivant

h = 90o + déclinaison − latitude du lieu

Figure 2.13 – Inclinaison des axes de rotation de Vé- a. Sachant que la latitude de Nice vaut 43.7o , calcu-
nus, la Terre et Mars. ler la hauteur du Soleil à Nice à Midi heure solaire

21
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

de la lumière dans le vide (en mètre par seconde).


b. On connaît la variation d’énergie et la vitesse de
la lumière, on veut calculer la variation de masse
qu’on isole dans la formule du a pour obtenir
∆E
∆m =
c2
et en effectuant le calcul
3.8 × 1029 J
∆m = = 4.2 × 1012 kg
(3.00 × 108 m.s−1 )2
c. λmax (en mètre) est la longueur d’onde pour la-
quelle on a un maximum d’émission de rayonne-
Figure 2.14 – Déclinaison du Soleil dans l’hémisphère
ment. T (en kelvin) est la température de surface
nord.
du corps qui émet un rayonnement.
d. On isole la température T dans la formule de la
lors des équinoxes et des solstices. loi de Wien et on obtient
b. Calculer la puissance solaire reçue par m2 sur 2.90 × 10−3 m.K
une surface horizontale éclairée par un faisceau de T=
λmax
rayons solaires de section 1 m2 et de puissance
1000 W pour les quatre dates précédentes. et on calcule la température en kelvin
c. Décrire comment évolue la puissance solaire re-
2.90 × 10−3 m.K
çue par mètre carré sur une surface horizontale au T= = 6040 K
cours de l’année. 480 × 10−9 nm
puis on calcule la température θ connaissant la tem-
pérature T par la formule
2.3 Correction
θ = T − 273
1
et donc
— Faux, la masse du Soleil décroît lentement du θ = 5770 o C
fait de la transformation de la masse en éner-
gie lors des réactions de fusion nucléaires qui
se produisent dans son cœur. 3 a. D’après la loi de Wien, si la température
— Faux, le Soleil émet un spectre de rayonne- augmente, alors la longueur d’onde du maximum
ment électromagnétique continu qui s’étend d’émission décroît. Donc l’étoile la plus chaude a
du domaine des ondes radio jusqu’aux ultra une longueur d’onde du maximum d’émission plus
violet et aux rayons X. L’essentiel de l’énergie faible, et c’est l’étoile Spica.
est émis dans le spectre visible. b. L’étoile Arcturus paraît rouge, son maximum
— Faux, l’allure du spectre d’émission est un d’émission étant dans la partie rouge du spectre
spectre d’émission d’un corps noir dont la po- visible vers 650 nm, contrairement à Spica où
sition de la longueur d’onde du maximum l’émission de fait vers l’ultra violet (en dessous de
d’émission dépend de la température de sur- 400 nm).
face de l’objet. c. On isole la température T dans la loi de Wien
−3
— Faux, la loi de Wien ne donne accès qu’à T = 2.90×10
λmax et on peut alors calculer les tempé-
la température de surface de l’étoile. Pour ratures de surface des deux étoiles
connaître la température interne, il faut uti- 2.90 × 10−3
liser les lois de la physique nucléaire et en- TSpica = = 24000 K
120 × 10−9
suite fabriquer des modèles mathématiques
du fonctionnement interne de l’étoile puis 2.90 × 10−3
TArcturus = = 4300 K
confronter les résultats du modèle aux obser- 680 × 10−9
vations expérimentales. On confirme la prévision de la première question.
2 a. La relation d’Einstein s’écrit 4 a. On constate que le maximum de lumière
émise se situe vers 580 nm qui est la partie jaune
∆E = ∆m × c 2 orangée du spectre visible.
b.
∆E est l’énergie (en joule) libérée correspondant à la 2.90 × 10−3
perte de masse ∆m (en kilogramme) , c est la vitesse T= = 5000 K
580 × 10−9

22
CHAPITRE 2. LE SOLEIL, NOTRE SOURCE D’ÉNERGIE

soit une température

θ = 4700 o C

c. C’est une température plus basse que celle du So-


leil qui est voisine de 5700 o C.
5 a. On utilise la loi de Wien pour calculer les
longueurs d’ondes où se trouve le maximum d’émis-
sion de lumière

2.90 × 10−3
λmax =
T
et on peut alors calculer la plage de longueur d’onde
en étant attentif au choix des unités à respecter dans
cette formule

2.90 × 10−3
λmax 1 = = 3300 nm
600 + 273
et
2.90 × 10−3 Figure 2.16 – Températures mensuelles à Paris et Mel-
λmax 2 = = 1800 nm
1300 + 273 bourne durant l’année.
Ces maximums d’émission sont dans l’infra rouge.
b. La mesure de température se fait à distance (plu-
sieurs mètres) et le vulcanologue est ainsi protégé de
d’une demi année.
la très forte chaleur de la lave et de l’intense rayon-
c. Température moyenne à Paris 14.9 o C et à Mel-
nement infra rouge qui le tuerait sinon.
bourne 15.9 o C.
6 a. Voir figure 2.15. d. Melbourne est un peu plus proche de l’équateur,
b. On utilise la valeur de la position de la longueur le Soleil est en moyenne plus haut sur l’horizon et
le sol reçoit plus d’énergie par unité de surface. Il
peut aussi y avoir une autre explication, Melbourne
est une ville portuaire et l’océan peut tempérer les
variations de température, il y a peu-t-être aussi des
courants marins qui influencent le climat ( c’est le
cas dans l’Atlantique avec le Gulf Stream).

8 a. La température moyenne de la journée est


6.2 o C.
b. Méthode des météorologues t m = 5.4+7.5 2 =
6.5 o C, on a une valeur légèrement surestimée, mais
elle reste proche du calcul exact de la moyenne.
C’est une méthode plus rapide de calcul, et qui
correspondant à une contrainte technologique : les
thermomètres des stations météo ne pouvaient gar-
der «en mémoire» que les valeurs maximale et mini-
Figure 2.15 – Aspect des spectres d’émissions de Sirus, male des températures journalières, grâce à de pe-
du Soleil et d’Antarès. tits index qui étaient poussés par le mercure contenu
dans le tube du thermomètre. Au moment du re-
d’onde du maximum d’émission : Sirius est bleue ( levé, on n’avait que ces deux valeurs, puis les index
290 nm), le Soleil est blanc (milieu du spectre visible étaient replacés au contact du mercure pour la jour-
, à 500 nm) et Antarès parait rouge ( 810 nm). c. née suivante.
De la plus froide à la plus chaude : Antarès, Soleil et c. En utilisant le résultat de la première question
Sirius, en utilisant la loi de Wien. l’écart est de 0.3 o C.
7 a. Voir figure 2.16. 9 a. L’origine de l’énergie du Soleil est une fusion
b. On observe un décalage de six mois des tempé- thermonucléaire qui se fait avec une perte de masse,
ratures. Melbourne est dans l’hémisphère sud et Pa- qui est transformée en énergie.
ris dans l’hémisphère nord, les saisons sont décalées b. On calcule la surface de la sphère centrée sur le

23
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Soleil et de rayon la distance Terre Soleil c. Les rayons sont perpendiculaires à la surface.
d. C’est une réaction de fusion nucléaire qui est à
S = 4π × (1.5 × 1011 m)2 = 2.8 × 1023 m2 l’origine de la libération d’énergie, et cela se fait avec
une transformation de masse en énergie.
Chaque mètre carré de cette surface est traversé à
chaque seconde par une énergie de 1400 J donc au 11 a. La température de surface de Vénus ne varie
total à chaque seconde l’énergie libérée par le Soleil pas, elle reste constante toute l’année.
vaut b. Voir graphique 2.18.
E = S × 1.4 kJ = 3.96 × 1026 J c. Moyenne annuelle des températures

c. En utilisant la relation d’Einstein, on peut calculer


la variation de masse
∆E 3.96 × 1026
∆m = = = 4.4 × 109 k g
c2 (3.0 × 108 )2
d.
4.4 × 109 k g
masse perdue = × 100 = 2 × 10−19 %
2 × 1030 k g

La masse perdue à chaque seconde est extrêmement


faible comparée à la masse totale du Soleil.
10 a. L’axe de rotation de la Terre est incliné par
rapport au plan de l’écliptique d’un angle de 23.5o
et cet axe garde une direction constante par rapport
aux étoiles. Pendant sa révolution autour du Soleil,
les zones à proximité des pôles ont une durée d’enso-
leillement variable et les rayons solaires ont un angle
d’incidence sur le sol qui varie, l’énergie reçue varie
durant l’année ce qui provoque le cycle de saisons.
Voir figure 2.17. Figure 2.18 – Températures mensuelles sur une année,
b. La puissance solaire reçue est faible aux pôles sur la Terre et sur Mars.

θTerre = 14.8 o C
θMars = −42.8 o C
d. La Terre présente un cycle des saisons du fait de
l’inclinaison de son axe de rotation par rapport au
plan de l’écliptique.
e. Comme Mars a un axe de rotation incliné sur son
orbite, de la même façon que la Terre, on observera
un cycle de saisons sur Mars. Chaque année mar-
tienne (687 jours terrestre), on observe de gigan-
Figure 2.17 – Comme l’axe de la Terre est incliné sur tesques tempêtes de sable qui obscurcissent le ciel
son orbite, l’éclairement au sol varie pendant l’année martien, ce qui fut fatal à deux rovers américains
et l’énergie reçue par mètre au carré varie également, (Spirit et Opportunity) qui sont morts de froid, à
ce qui induit le cycle des saisons. court d’énergie, leurs panneaux solaires étant inca-
pables de produire suffisamment d’électricité pour
réchauffer les deux robots. Vénus par contre, n’a pas
car le Soleil est très bas au dessus de l’horizon,
de cycles de saisons, la température y est constante.
les pôles sont recouverts de glace. Au contraire,
Son atmosphère est très différente de l’atmosphère
sur la bande équatoriale, le Soleil est toujours très
terrestre, très dense, très chaude, très acide. Elle fut
haut au dessus de l’horizon et la durée jour nuit
explorée durant les années 70 et 80 par toute une
constante, dans cette bande équatorial les tempéra-
série de sondes russes, les sondes Vénéra dont plu-
tures sont en moyenne plus élevées. Les bandes in-
sieurs ont survécu quelques heures à la surface (à
termédiaires connaissent des climats variables avec
400 o C et 90 bar).
des saisons marquées (saisons des pluies comme
la mousson, saisons européennes hivers, printemps, 12 a. Voir figure 2.19. La surface éclairée est
1
été, automnes). égale à S = sin(h) donc

24
CHAPITRE 2. LE SOLEIL, NOTRE SOURCE D’ÉNERGIE

— pour 50o S = 1
sin(50o ) = 1.31 m2
— pour 70o S = 1
sin(50o ) = 1.06 m2
o 1
— pour 20 S = sin(20o ) = 2.92 m2

Figure 2.19 – Relation entre hauteur h du Soleil et


surface éclairée au sol S.

b. La puissance reçue par unité de surface K sera


le rapport entre la puissance reçue P et la surface
éclairée S. On a P = 1000 W . Donc ici
1000 W
— pour 50o K = 1.31 m2 = 763 W.m
−2
o 1000 W
— pour 70 S = 1.06 m2 = 943 W.m −2
1000 W
— pour 20o S = 2.92 m2 = 342 W.m
−2

c. La puissance solaire reçue par mètre au carré croît


jusqu’à midi solaire, quand le Soleil est le plus haut
sur l’horizon, puis elle décroît ensuite, pour être
nulle la nuit.
d. La source d’énergie du Soleil est une réaction
de fusion nucléaire, qui transforme une partie de la
masse en énergie.
13 a. Solstice d’été, déclinaison = 23.5o donc

h = 90o + 23.5o − 43.7o = 69.8o

Équinoxes, déclinaison = 0.0o donc

h = 90o + 0.0o − 43.7o = 46.3o

Solstice d’hivers, déclinaison = −23.5o donc

h = 90o − 23.5o − 43.7o = 22.8o

b. On réutilise les formules de l’exercice précédent


(figure 2.19) et sachant que K = 1000S W on trouve
que
K = 1000 W × sin(h)
— pour le solstice d’été h = 69.8o K = 1000 W ×
sin(69.8o ) = 938 W.m−2
— pour les équinoxes h = 46.3o K = 1000 W ×
sin(46.3o ) = 723 W.m−2
— pour le solstice d’hiver h = 22.8o K =
1000 W × sin(22.8o ) = 388 W.m−2
c. L’énergie par surface éclairée est minimale au sol-
stice d’hiver et maximale au solstice d’été.

25
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

26
Chapitre 3

La Terre, un astre singulier

Introduction
La forme et le mouvement de notre pla-
nète ont progressivement été compris du-
rant l’Histoire, par étapes successives qui
modélisaient des mesures de plus en plus
précises les phénomènes astronomiques.

3.1 La forme de la Terre

3.1.1 Histoire de la mesure du méridien

Une observation historique Durant l’Antiquité,


des voyageurs en Égypte avaient fait les observa-
tions suivantes
— Syène (l’actuelle Assouan) et Alexandrie sont
situées sur le même méridien
— la distance entre Syène et Alexandrie est
connue (environ 788 km)
— au solstice d’été (vers le 21 juin), le Soleil est à
la verticale à Syène, il n’y a pas d’ombres, mais
Figure 3.1 – Modèle d’Anaxagore pour mesurer la dis-
à Alexandrie, les rayons du Soleil sont inclinés
tance Terre Soleil.
de 7o 120 par rapport à la verticale

Interprétation d’Anaxagore (500-428 av. J.C.)


Anaxagore pensait que la Terre était plate. À par- — les rayons envoyés par le Soleil arrivent sur
tir de cette hypothèse, il propose un calcul permet- Terre parallèles entre eux
tant d’estimer la distance du Soleil à la Terre grâce — les droites sécantes des parallèles forment des
aux observations des voyageurs égyptiens (voir fi- angles alternes égaux
gure 3.1). Il trouva que le Soleil serait ainsi à une — les arcs de cercles qui reposent sur des angles
km
distance H = t788an(7.2o ) = 6240 km de la Terre sup-
égaux sont semblables
posée plate. Mais ce modèle n’arrive pas à expliquer
En raisonnant à partir de l’observation de l’as-
d’autres phénomènes comme la variabilité de la du-
pect de l’ombres d’un cadran solaire hémisphérique
rée du jour et de la nuit, la forme de l’ombre de la
(Scaphe), il fait la première estimation de la lon-
Terre sur la Lune lors d’une éclipse de Lune, la dis-
gueur du méridien terrestre. Voir figure 3.2. L’arc
parition sous l’horizon des bateaux qui s’éloignent
formé par les villes de Syène et d’Aléxandrie mesure
sur la mer.
788 km de long, il représente un angle α = 7.2o .
Donc pour la totalité de la circonférence de la Terre,
Interprétation d’Ératosthène (276-194 av. J.C) . on a par proportionnalité que le cercle méridien me-
Ératosthène reprend les observations des voyageurs sure
égyptiens, et ajoute plusieurs hypothèses supplé-
mentaires 788 km
— la Terre est une sphère × 360o = 39400 km
7.2o

27
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Connaissant le périmètre de la Terre, on en déduit


son rayon car

périmètre = 2π × rayon

donc
r a y on = 6270 km

La valeur exacte est 6370 km.

Figure 3.3 – Extrait des cartes des triangles utilisés par


Figure 3.2 – Modèle d’Ératosthène pour mesurer la Delambre et Méchain pour mesurer la longueur de la
taille de la Terre. méridienne.

Mesure de la longueur du méridien Pour réaliser


une carte générale précise de la France, il fût décidé
à trois reprises de mesurer la longueur du méridien
de Paris, de 1683 à 1718, de 1739 à 1740, et pour
définir le mètre étalon, de 1792 à 1799. Cette der-
nière mesure a été faite par Méchain (1744-1804)
et Delambre (1749-1822), en partant de Dunkerque
jusqu’à Barcelone (voir figure 3.3).
La technique utilisée pour mesurer cette longueur
est la triangulation. On repère dans le paysage des
points remarquables qui forment des triangles, on
mesure les angles des sommets des triangles, et pour
un des triangles, on mesure très précisément la lon-
gueur d’un de ses cotés (voir figure 3.4). On utilise
ensuite la loi des sinus (voir figure 3.5) pour déter-
Figure 3.4 – La mesure de la base c ainsi que des angles
miner de proche en proche les longueurs des cotés
αi permet de calculer grâce à la loi des sinus les autres
des triangles.
distances a, b, d, e, f et g.
Plusieurs instruments de mesures furent néces-
saires. Une horloge très précise et un cercle de Borda
permirent de mesurer la latitude des lieux ainsi que
la direction de la méridienne. Le cercle répétiteur 3.1.2 Repérage géographique
de Borda (figure 3.6) fût aussi utilisé pour mesurer
avec grande précision les angles des sommets des Sphère La Terre étant sphérique, pour donner sa
triangles. Le cercle était équipé de lunettes avec un position sur cette sphère, il faudra préciser deux
réticule pour les visées ainsi que de petites loupes angles, la longitude ( long. ou λ) et la latitude (lat.
pour lire précisément les graduations sur des rap- ou φ) mesurés à partir d’une origine (voir figure
porteurs. 3.7).

28
CHAPITRE 3. LA TERRE, UN ASTRE SINGULIER

Figure 3.5 – La loi des sinus relie la valeur des angles


au sommet d’un triangle et la longueur des cotés du
triangle.
Figure 3.7 – Pour se repérer sur le globe terrestre, on
définit la longitude λ et la latitude φ d’un lieu à partir
du méridien de Greenwich et de l’équateur.

Figure 3.6 – Cercle de Borda utilisé par Méchain et


Delambre.

Figure 3.8 – La longueur d’un arc de méridien se cal-


Latitude (lat. ou φ) La latitude permet de repérer cule à partir de la différence de latitude et du diamètre
sur une sphère un cercle parallèle à l’équateur. Cet de la Terre.
angle varie de 0o à 90o , et on précise si on va vers le
pôle nord (N ou signe +) ou vers le pôle sud (S ou
signe −). angle ∆α exprimé en degré.

∆α = φ1 − φ2
Longitude (long. ou λ) La longitude permet de
Ensuite, sachant qu’un cercle méridien a un péri-
préciser sur quel arc de méridien on se situe. On uti-
mètre de 40000 km et qu’il correspond à un arc de
lise le méridien de Greenwich comme origine. Cet
360o , on réalise une proportion pour trouver la lon-
angle varie de 0o à 180o et on précise si on se dé-
gueur de l’arc
place vers l’ouest de Greenwich (symbole O ou signe
−) ou vers l’est de Greenwich (symbole E ou signe ∆α
+). l= × 40000 km
360o
Voir figure 3.8.
Arc de méridien Pour calculer la longueur d’un
arc de méridien, on doit connaître la différence de Arc de parallèle La mesure de la longueur d’un
latitude entre les deux extrémités de l’arc, on a un arc de parallèle nécessite de connaître la différence

29
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Figure 3.9 – La longueur d’un arc de parallèle se cal- Figure 3.10 – Le plus court chemin entre deux points
cule à partir de la différence de longitude et du dia- sur Terre est un arc de cercle, dont le centre est le centre
mètre du cercle parallèle, dont le périmètre dépend de de la Terre.
la longitude.

plan de l’orbite terrestre s’appelle l’écliptique.


de longitudes entre les deux points extrêmes de l’arc L’axe de la Terre est incliné d’un angle de 23, 5 o par
∆long. et on doit aussi connaître la latitude de ces rapport à la normale à l’écliptique, et pointe approxi-
points pour calculer le périmètre du cercle parallèle mativement vers l’étoile polaire.
à l’équateur. Il a un rayon R = RTerre × cos(latitude) Le mouvement sur l’orbite se fait dans le sens trigo-
et donc son périmètre serait nométrique, si on regarde la Terre en étant du coté
nord de l’écliptique.
P = 40000 km × cos(latitude) La Terre tourne sur elle même en 23h 56min 4s,
Finalement la longueur de l’arc de parallèle sera dans le sens trigonométrique, par rapport aux
étoiles, de manière à ce que Soleil se lève à l’Est et
∆long. se couche à l’Ouest, en se plaçant à la surface de
L= × 40000 km × cos(latitude) l’hémisphère nord terrestre. Voir figure 3.11.
3600
Voir figure 3.9.
Du géocentrisme vers l’héliocentrisme
Plus court chemin Le plus court chemin sur une Le géocentrisme En apparence, les astres du ciel
sphère entre deux points à sa surface est un arc d’un tournent tous dans le même sens autour de la Terre,
cercle centré sur la sphère et passant par ces deux et pendant longtemps, les humains pensaient que la
points. Voir figure 3.10. Terre était le centre de l’Univers, on parle alors de
géocentrisme.
coordonnées sexagésimal Pour mesurer les Cependant, cette description du Monde se heurtait
angles, on peut utiliser une expression décimale à plusieurs problèmes pour interpréter des observa-
de l’angle mais aussi une expression sexagésimale tions et des mesures astronomiques de plus en plus
en degré (o ), minute (0 ) et seconde (00 ), avec pour précises.
convention que 1o = 60 0 et 1 0 = 60 00

Mouvement rétrograde des planètes Quand on


3.2 La Terre dans l’Univers note sur une carte la position d’une planète par rap-
port aux étoiles, vue depuis la Terre, on observe que
3.2.1 La Terre autour du Soleil la planète semble reculer sur son chemin au cours
de l’année. Ce mouvement, appelé mouvement ré-
Orbite de la Terre
trograde, était connu depuis l’antiquité. Il y a eu dif-
Si on décrit le mouvement de la Terre par rapport férents essais de modélisation à partir de cercles cen-
aux étoiles, elle parcourt une trajectoire quasiment trés sur la Terre pour décrire ce mouvement étrange.
circulaire de rayon R = 1.50 × 1011 m, appelé l’unité Le modèle héliocentrique facilitera l’explication de
astronomique UA en une durée de 365.24 jours. Le ce phénomène optique, du à la composition du mou-

30
CHAPITRE 3. LA TERRE, UN ASTRE SINGULIER

plan de l'écliptique

150 000 000 km

vers l'étoile
polaire

sens de rotation sens du déplacement


de la Terre de la Terre

Figure 3.11 – Mouvement de la Terre autour du Soleil, par rapport aux étoiles.

vement de la Terre et de la planète autour du Soleil. est du à un phénomène de synchronisation du mou-


vement et de dissipation d’énergie car la Lune et la
Terre ne sont pas des astres totalement rigides, ils se
Phases de Vénus et de Mercure Quand Galilée déforment et perdent ainsi un peu d’énergie.
observa la première fois Vénus avec sa lunette vers
1610, il vît des phases et une variation du diamètre Phases de la Lune Les phases lunaires s’ex-
apparent de Vénus (voir figure 3.13) qui ne peuvent pliquent facilement par un jeu d’ombre et de lumière
s’expliquer que dans le cadre d’un modèle héliocen- en fonction de la position de la Lune par rapport au
trique du système solaire (voir figure 3.14). Soleil et à la Terre. Voir figure 3.16.

3.2.2 La Lune autour de la Terre Calendriers Le mouvement de la Lune a été utilisé


par de nombreuses civilisations et cultures pour éta-
Taille La Lune est un satellite naturel de la Terre blir des calendriers lunaires en orient, en Asie et en
qui n’a pas d’atmosphère à cause de sa taille et sa Amérique du sud. Ces calendriers ont été progressi-
masse (7.35 × 1022 k g) insuffisantes pour retenir vement abandonnés (sauf pour les fêtes religieuses
une atmosphère, la vitesse nécessaire pour échap- juives et musulmanes par exemple) au profit du ca-
per à son attraction (2.38 × 103 m.s−1 ) étant voisine lendrier grégorien qui est synchronisé sur la rotation
de celle des molécules d’un gaz aux températures de la Terre autour du Soleil, gardant ainsi les saisons
courantes sur la Terre (500 m.s−1 ) . aux mêmes dates de l’année. Voir figure 3.17.

Orbite La Lune décrit une trajectoire presque cir-


culaire autour de la Terre, tournant dans le sens tri-
3.3 Exercices
gonométrique si on regarde la Lune en étant du coté
nord de la Terre. Le rayon de ce cercle est d’environ 1 Savoir redessiner le schéma du modèle d’Ératos-
385000 km en moyenne, mais il varie légèrement. thène, figure 3.2.
Cette orbite est inclinée de 5o par rapport à l’éclip- 2 Savoir calculer la longueur du méridien ter-
tique. Voir figure 3.15. restre grâce à la méthode d’Ératosthène, en partant
de la figure 3.2 et en prenant pour valeurs
Mois synodique ou lunaison Le mois synodique — distance Syène-Aléxandrie 788 km
est l’intervalle de temps séparant deux conjonc- — angle α = 7.2o
tions consécutives de la Lune et du Soleil. Sa du- 3 Rappeler la formule mathématique permettant
rée est d’environ 29.5 jours mais elle peut fluctuer
de relier le périmètre p d’un cercle de rayon R.
de quelques heures, le mouvement de la Lune étant
perturbé par l’attraction du Soleil. 4 À partir de la formule précédente, isoler le pa-
ramètre R.
5 Une sphère a un rayon de 100 m, calculer son
Jour lunaire Une journée sur la Lune dure 29.5
jours terrestres, car la rotation de la Lune sur elle périmètre p en km.
même est synchronisée sur le mois synodique et la 6 Un astre a un périmètre de 2.13 × 107 m. De
Lune présente toujours la même face à la Terre. Cela quelle planète s’agit-il ?

31
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Mouvement apparent de Mars en 2016 - d'après Dominic Ford - https://in-the-sky.org

Figure 3.12 – Mouvement apparent de Mars par rapport aux étoiles, vu depuis la Terre.

Figure 3.14 – Explication héliocentrique des phases de


Vénus.

385 000 km
D'après Statis Kalyvas - The Venus Transit 2004 - eso.org 5o

orbite de la Lune

plan de l'écliptique

Figure 3.15 – La Lune suit une trajectoire quasi cir-


D'après Galileo Galilei vers 1610.
culaire autour de la Terre en 29.5 j, cette orbite étant
inclinée de 5o par rapport au plan de l’orbite terrestre.
Figure 3.13 – Observations des phases de Vénus par
un astronome moderne et par Galilée.
Calculer à l’aide de la formule des sinus les angles
aux différents sommets. On remarquera au préa-
— Mars a un diamètre de 6794 km lable que la relation de Pythagore peut s’appliquer
— Vénus a un rayon de 6052 km à ce triangle.
— Mercure a un diamètre de 4880 km 8 Cet exercice illustre le principe du mesure de
7 Soit un triangle (ABC). On donne la longueur la longueur du méridien de Paris par Delambre et
des cotés AB = 3 cm, BC = 4 cm et AC = 5 cm. Méchain de Dunkerque à Barcelone. On utilise le

32
CHAPITRE 3. LA TERRE, UN ASTRE SINGULIER

nouvelle Lune

premier quartier

dernier quartier

pleine Lune

Figure 3.16 – La position relative de la Lune par rapport à la Terre et au Soleil explique l’aspect du satellite vu
depuis la Terre.

schéma de la figure 3.18. f. Calculer la longueur de la méridienne E F .


On veut mesurer sur cette figure la longueur E F qui
9 On donne les coordonnées géographiques de
joue le rôle de notre méridienne. On utilise pour cela
trois villes
un système de 4 triangles.
On décompose le méridien E F en E I + I J + J K + K F . — Monaco φ = 43.7o N , λ = 7.4o E
Les résultats numériques seront donnés à 0.01 près. — Berne φ = 46.9o N , λ = 7.4o E
a. On a mesuré la base AB = 7.5, et les trois angles — Pise φ = 43.7o N , λ = 10.4o E
B
Ô AE = 56.0o , AÔBE = 45.0o et A
Ô E F = 30.0o Le rayon de la Terre est R T = 6370 km.
— calculer A Ô EB a. Réaliser un schéma représentant la demi-sphère
— déterminer AE Nord de la Terre et positionner Monaco et Berne,
b. On considère maintenant le triangle AE I. ainsi que leurs latitudes et longitudes. Faire appa-
— calculer Ed IA raître l’arc de cercle entre ces villes sur le schéma.
— déterminer E I b. Calculer la plus courte distance qui les sépare.
— déterminer AI c. En constatant que Monaco et Pise sont sur le
c. On mesure deux nouveaux angles Õ BAC = 45.0o et même parallèle, calculer la distance qui les sépare
o
ABC
Õ = 67.0 le long de ce parallèle.
— déterminer AC Õ B d. Ces distances calculées permettent-elles de savoir
— déterminer AC s’il est plus court d’atteindre Pise ou Berne depuis
— déterminer A dIJ Monaco en voiture ?
— déterminer I J 10 Un promeneur part d’un point situé à
— déterminer AJ Grayan-et-l’Hôpital dont les coordonnées GPS sont
— déterminer J C 45o 250 19.4300 N et 1o 90 30.3700 O.
d. On mesure deux nouveaux angles AC Õ D = 64.0o Il marche en direction du sud, quasiment selon
o
et CAD = 54.0
Õ un méridien. Sa position finale est 45o 150 7.2600 N
— déterminer C ÕJK et 1o 100 4.1300 O.. Le rayon de la Terre vaut R =
— déterminer J K 6400 km.
— déterminer C K a. Calculer la distance de déplacement du prome-
e. On mesure DC Õ F = 46.0o neur selon un parallèle en considérant que la dis-
— déterminer C ÕKF tance à l’axe de rotation de la Terre est constante et
— déterminer K F C
Õ vaut r = R × cos(45o ).
— déterminer K F b. Calculer cette distance sur un méridien.

33
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

Figure 3.17 – Sur ce calendrier Grégorien (le calendrier officiel en occident), on a indiqué la succession des
phases lunaires (nouvelle lune, premier quartier, pleine lune, dernier quartier) et on constate qu’un mois lunaire
dure environ 29.5 jours.

c. Déduire la distance parcourue en utilisant le théo- c. Ce chemin est-il le plus court pour relier les deux
rème de Pythagore sur une Terre estimée localement villes ? Justifier.
plate. d. Montrer que la longueur du parallèle passant par
11 Delambre et Méchain ont mesuré un arc Ulaangom est d’environ 25712 km.
e. Calculer la longueur de l’arc de parallèle qui relie
de méridien égal à 551584 toises. La latitude de
Ulaangom et Cracovie.
Dunkerque est 51o 020 0900 N et celle de Barcelone
f. Ce chemin est-il le plus court pour relier les deux
41o 210 4500 N .
villes ?
a. Calculer la longueur du quart du méridien en toise
g. La distance la plus courte entre Ulaangom et Cra-
en considérant la Terre parfaitement sphérique.
covie est 4933 km. Pour un avion qui consomme
b. Déduire de la question précédente la valeur du
300 L de kérosène pour 100 km, quelle est la dif-
mètre en toise.
férence de consommation entre les deux trajets ?
c. Expliquer pourquoi le mètre ne correspond pas
tout à fait à la valeur telle que 1 toise = 1.9493 m. 13 La figure 3.19 représente les trajectoires de
12 On considère trois villes dont on donne les Mars et de la Terre autour du Soleil. Les positions
coordonnées géographiques approximatives sont indiquées tous les 18 jours.
a. Estimer grâce aux différentes échelles de temps et
— Chittagong (Bangladesh) 92o E, 22.5o N
d’espace
— Cracovie (Pologne) 20o E, 50o N
— Ulaangom (Mongolie) 92o E, 50o N — la distance Terre-Soleil et la période de rota-
a. Quelles villes sont sur le même méridien ? Quelles tion de la Terre autour du Soleil
villes sont sur le même parallèle ? — la distance Mars-Soleil et la période de rota-
b. Calculer la longueur de l’arc de méridien qui relie tion de Mars autour du Soleil
Ulaangom et Chittagong. b. Quelle est la forme de la trajectoire de Mars dans

34
CHAPITRE 3. LA TERRE, UN ASTRE SINGULIER

E 3.4 Correction

1 Voir le cours.
2 Voir le cours.

A 3
I p =2×π×R
B
4
p
R=
2×π
5 On calcule dans un premier temps le périmètre
J
en mètre puis on convertit le résultat en kilomètre

C p = 2 × π × 100 = 628 m
K
D donc
p = 0.628 km

6 Dans un premier temps on calcule le rayon de


l’astre en mètre
2.13 × 107 m
F R= = 3.39 × 106 m
2×π
puis on convertit la valeur du rayon en kilomètre
Figure 3.18 – Principe de mesure de la méridienne.
R = 3.39 × 103 km

ce qui correspond à un rayon de 3390 km et à un


diamètre de 6780 km, il s’agit donc de la planète
Mars.
un repère héliocentrique ?
7 On dessine un triangle quelconque (voir figure
c. Décrire le mouvement de Mars par rapport à un
3.23) et on écrit la formule des sinus (voir le cours)
référentiel géocentrique : le centre de ce référentiel
est la Terre et les axes du référentiel pointent vers sin(α) sin(β) sin(γ)
des directions fixes dans l’espace (vers des étoiles = =
BC AC AB
lointaines).
Pour cela, on utilisera une feuille libre sur laquelle On ne connaît que trois paramètres sur les six de
on dessine un référentiel cartésien Ox y dont le l’équation, il y a une indétermination. On remarque
centre est la Terre, puis on place l’origine sur la Terre cependant que le théorème de Pythagore s’applique
en posant cette feuille sur la figure 3.19 et on dé- dans le cas du triangle de l’exercice
calque la position de Mars à la même date sur la
feuille libre. On procède ensuite de la même façon AB 2 + BC 2 = AC 2
après avoir déplacé l’origine à la position de la Terre ce qui signifie qu’il y a un angle droit et β = 90o .
suivante. On a donc la formule suivante, en remplaçant les
d. Chercher sur le WWW à l’aide d’un moteur de valeurs
recherche des informations relatives aux mots clefs sin(α) 1.0 sin(γ)
cycles et épicycles. = =
4 5 3
et donc sin(α) = 45 et sin(γ) = 53 , on a donc
— α = 53.1o
14 a. Identifier sur la figure 3.20 la pleine lune,la
— β = 90.0o
nouvelle lune, le dernier quartier et le premier quar-
— γ = 36.9o
tier.
et la somme des angles fait bien 180o , ce qui est at-
b. Placer sur les schémas de la figure 3.21 la posi-
tendu dans un triangle
tion des phases illustrées sur la figure 3.20.
53.1 + 90.0 + 36.9 = 180.0o
c. À partir de la figure 3.22, donner l’ordre des
phases illustrées dans la figure 3.20.

35
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

250
Mars
11 10
12 9
Terre
13 8
Soleil
200
14 7

15 6

150 6 26
7 5 5
16 27 25
8 28 4
17 24 4
100 9 29
3
18 23 3
y ( en millions de kilomètres)

30
10
50 2
19 2
22
31
11 1 1
0 20
21
32
21
12
-50
20
33
22
13
-100 34 19
23
14
35 18
24 35
15
-150 17
16
25 34

-200 26
33
27 32
28 31
29 30
-250
-250 -200 -150 -100 -50 0 50 100 150 200 250
x ( en millions de kilomètres)

Figure 3.19 – Trajectoires de la Terre et de Mars autour du Soleil. IL y a un intervalle de temps de 18 jours
entre deux points de chaque trajectoire.

met d’écrire que

sin(45) sin(79)
=
a) b) c) d) AE 7.5
et donc AE = 5.40.
Figure 3.20 b.
IA = 180 − 30 − 56 = 94o
Ed
Comme
8 a. Pour calculer A
Ô EB, on utilise le fait que la sin(56) sin(94)
=
somme des angles d’un triangle est égale à 180o . EI 5.40
Donc alors E I = 4.65.
A
Ô EB = 180 − 56 − 45 = 79.0 o Pour calculer AI, on sait que

sin(30) sin(94)
Pour calculer AE, on utilise la loi des sinus qui per- =
AI 5.40

36
CHAPITRE 3. LA TERRE, UN ASTRE SINGULIER

2 2 Comme les points E I J sont sur la même droite


1 1

I 4
3 II 4
3
A
d I J = 180 − 94 = 86o

On peut alors calculer Ad J I = 180 − 45 − 86 = 49o .


4 4
Comme
1 1 sin(45) sin(49)
=
III 2
3 IV 2
3 IJ 2.71
alors I J = 2.54.
Comme
sin(86) sin(49)
1
2
1
2
=
AJ 2.71
V 3 VI 3
4 4 alors AJ = 3.58.

J C = AC − AJ = 7.45 − 3.58 = 3.87


4 4
1 1 d. Les droites I J K et AJ C se croisant en J, on a
VII 2
3 VIII 2
3 A
dJI = C
Õ J K donc

C
Õ J K = 49o

Figure 3.21 Comme


sin(64) sin(180 − 49 − 64)
=
4 JK 3.87
1
I alors J K = 3.78.
3 Comme
2
sin(49) sin(67)
=
2 CK 3.87
1 alors C K = 3.17.
II 3
e. L’angle C
Õ K F est égal à D
Õ K J et donc
4
C
Õ K F = 180 − 67 = 113o

K
Õ F C = 180 − 113 − 46 = 21.0o
Figure 3.22 Comme
sin(46) sin(21.0)
=
B KF 3.17
alors K F = 6.36.
f.

E F = 4.49 + 2.54 + 3.78 + 6.36 = 17.16

A La figure 3.24 représente le résultat des calculs à la


bonne échelle, avec les angles respectés.
C 9 a. Voir figure 3.25.

b. Comme les deux villes sont sur un même mé-


Figure 3.23 ridien, on calcule la différence de latitude puis on
prend la proportion d’un périmètre terrestre qui cor-
respond à cet intervalle angulaire.
et donc AI = 2.71 .
c. ∆φ = 46.9 − 43.7 = 3.2o
AC
Õ B = 180 − 45 − 67 = 68o Sachant que le périmètre terrestre est p = 2 × π ×
6370 km et qu’il correspond à 360o , la distance la
Comme
plus courte à la surface de la sphère entre les deux
sin(67) sin(68)
= villes sera
AC 7.50
3.2
alors AC = 7.45. d= × 2 × π × 6370 = 356 km
360

37
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

d. Pise semble être la ville la plus proche, ce qui


E est vrai si on se déplace à la surface de la sphère
79
30 terrestre. Cependant, en regardant une carte, on
5.4
constate que la mer méditerranée sépare Monaco et
4.49 Pise, il faudra donc la contourner, ce qui augmente
45
la distance à parcourir.
56
2.71 94 I B
A 45 86 7.5 67 10 Dans cet exercice, on va au préalable convertir
54 les angles exprimés en degrés, minutes et secondes
2.54
7.
45

J en degrés décimaux
49 3.
— 45o 250 19.4300 N = 45+25/60+19.43/3600 =
87
45.42206o N
3.78 68 — 1o 90 30.3700 O = 1.15844o O
64
7 C — 45o 150 7.2600 N = 45.25202o N
K 3.1 46
113 — 1o 100 4.1300 O = 1.16781o O
a. Sur un parallèle, on calcule la différence de lon-
D
gitude
6.36
o
∆φ = 1.16781 − 1.15844 = 9.37 × 10−3
21
puis on calcule le périmètre à cette latitude

F p = 2π × R × cos(45o ) = 28434 km

et on en déduit la longueur de l’arc de cercle paral-


Figure 3.24 – En rouge et en bleu, valeurs mesurées, lèle
en vert et en violet, valeurs calculées.
9.37 × 10−3o
dp = × 2843 = 0.740 km
60o 360 o
50o

40o
b. Pour un méridien, la différence de latitude est
30o
∆λ = 45.42206 − 45.25202 = 0.17004o
20 o
Berne
Le périmètre du méridien est
10o
Monaco
0o 7.4o E
p = 2π × 6400 = 40212 km

et la longueur de l’arc de méridien est

0.17004o
dM = × 40212 = 19 km
360o
Figure 3.25 – Monaco et Berne sont sur le même mé-
ridien. c. Distance totale parcourue
Ç
D = d M 2 + d p 2 = 19 km
c. On doit dans un premier temps calculer la diffé-
rence de longitude entre les deux villes
11 a. On convertit en degrés décimaux les valeurs
∆λ = 10.4 − 7.4 = 3.0o
de l’énoncé.
Ensuite, on doit déterminer le rayon du cercle paral- — 51o 020 0900 N = 51 + 2/60 + 9/3600 =
lèle correspondant à la latitude des deux villes 51.03583o N
— 41o 210 4500 N = 41.36250o N
r = R T × cos(φ) = 6370 × cos(43.7) = 4605 km Puis on calcule la différence de latitude
On en déduit le périmètre de ce cercle ∆φ = 51.03583 − 41.36250 = 9.67333o
p = 2π × 4605 = 28900 km
et on en déduit alors la fraction de périmètre ter-
Puis la distance séparant les deux villes restre correspondant

3.0o 9.67333o
d= × 28900 = 241 km f = ×p
360o 360o

38
CHAPITRE 3. LA TERRE, UN ASTRE SINGULIER

On connaît f , on peut calculer p b. Dans le repère héliocentrique, c’est à dire de


centre le Soleil et d’axes pointant vers des étoiles
360o lointaines et fixes, la trajectoire de Mars est quasi-
p= × 551584
9.67333o ment circulaire. En réalité, elle est légèrement ellip-
tique.
p = 20527599 toise
c. Voir la correction, figure 3.26.
Le quart de méridien correspond à

d = 5131899 toises

Or la longueur du méridien en mètre est égal à

2π × 6370000 = 40023890 m

Soit pour l’arc mesuré par Méchain et Delambre

9.67333o
× 40023890 = 1075456 m
360o
On aurait donc la correspondance

1075456
1 toise = = 1.94976 m
551584
La différence est due au léger applatissement de la
Terre (le « bourrelet équatorial») car la Terre n’est
pas parfaitement solide et à cause de sa rotation en
24 h, elle s’aplatit légèrement.
12 a. Chittagong et Ulaangom sont sur le même
méridien, Cracovie et Ulaangom sont sur le même
parallèle.
b. ∆φ = 50 − 22.5 = 27.5o donc la longueur de
l’arc de méridien est 27.5 Figure 3.26 – Trajectoires de Mars dans un référentiel
360 × 40000 km = 3055 km.
c. Ce chemin est le plus court car le cercle portant géocentrique.
l’arc passe par le centre de la Terre (c’est un cercle
méridien). d. Voir par exemple les sites
d. 40000 km × cos(50o ) = 25712 km — http://ressources.univ-lemans.fr/
e. d = 25712 × 92−20
360 = 5142 km AccesLibre/UM/Pedago/physique/02/
f. Ce chemin n’est pas le plus court, le cercle portant divers/ptolemee.html
l’arc de parallèle ne passe pas par le centre de la — https://www.persee.fr/doc/crai_
Terre. 0065-0536_1974_num_118_1_12960
g. La différence de distance à parcourir est — https://www.earthobservatory.
5142 − 4933 = 200 km soit une surconsommation nasa.gov/features/OrbitsHistory
de 600 L de kérosène. 14 a. a) est la nouvelle lune, b) est le premier
quartier, c) est le dernier quartier et d) est la pleine
13 a. En utilisant l’échelle des distances
lune.
— la distance Terre-Soleil est environ 150 ×
b. Pour le dessinI, on a 1 − c, 2 − d, 3 − b et 4 − a.
106 km
Pour le dessin II, on a 1 − d, 2 − b, 3 − a et 4 − c.
— la distance Terre-Soleil est environ 230 ×
Pour le dessin III, on a 1 − b, 2 − d, 3 − c et 4 − a.
106 km
Pour le dessin IV, on a 1 − a, 2 − b, 3 − d et 4 − c.
En utilisant le fait qu’il y a 18 jours entre deux points
Pour le dessin V, on a 1 − a, 2 − c, 3 − d et 4 − b.
et que l’on commence à compter à partir de 1
Pour le dessin VI, on a 1 − d, 2 − b, 3 − a et 4 − c.
— la période de rotation de la Terre autour du
Pour le dessin VII, on a 1 − b, 2 − d, 3 − c et 4 − a.
Soleil est de 18 × (21.25 − 1) = 369 jours (la
Pour le dessin VIII, on a 1 − a, 2 − b, 3 − d et 4 − c.
valeur exacte est 365.25 jours).
c. Pour la figure I, on a l’ordre 1 − c, 2 − a, 3 − b
— la période de rotation de Mars autour du So-
et 4 − d. Pour la figure I I, on a l’ordre 1 − c, 2 − d,
leil, en utilisant la durée pour parcourir une
3 − b et 4 − d.
demie orbite, est de 2 × 18 × (20.1 − 1) =
687 jours (la valeur exacte est 689 jours).

39
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

40
Chapitre 4

Son et musique, porteurs d’information

Introduction 4.1.2 Son pur


L’être humain perçoit le monde à l’aide de
Définition Pour un son pur, la variation de pres-
signaux dont certains sont de nature so-
sion suit une loi sinusoïdale dont on peut mesurer
nore. De l’Antiquité jusqu’à nos jours, il a
la période T (en seconde s) et la fréquence f (en
combiné les sons de manière harmonieuse
Hertz Hz). On a la relation
pour en faire un art, la musique, qui en-
tretient des liens privilégiés avec les mathé- 1
matiques. L’informatique permet aujour- f =
T
d’hui de numériser les sons et la musique.
La compréhension des mécanismes auditifs Exemple Un diapason émet un son pur à une fré-
s’inscrit dans une perspective d’éducation à quence fixe. Voir figure 4.2.
la santé.

4.1 Le son, phénomène vibratoire


diapason
4.1.1 Nature du son microphone

Définition Les sons que nous percevons sont des


ondes de pression qui se propagent de proche en
proche dans l’air jusqu’à nos oreilles, où le tympan amplitude période
T=2.27 ms fréquence f = 440 Hz
transforme ces variations de pressions en vibrations
qui sont transmises à l’oreille interne où des cellules
ciliées de la cochlée transforment ces vibrations en
influx nerveux. Voir figure 4.1.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
t (ms)

Figure 4.2 – Un diapason émet une vibration acous-


tique pure à une fréquence de 440 Hz et le signal est
une sinusoïde.

Remarque L’être humain est capable d’entendre


des sons sur une gamme de fréquence allant de
20 Hz à 20000 Hz environ. Certains animaux sont
sensibles à des fréquences plus basses (infrasons) ou
plus élevés (ultrasons).

4.1.3 Son composé


Figure 4.1 – Schéma de l’appareil auditif humain,
d’après «Cours élémentaire de Physique», Édouard Définition Un son émis par un instrument de mu-
Branly, 1898 sique est un son composé, il est périodique et émis
à une certaine fréquence f0 , mais la forme du signal

41
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

n’est plus sinusoïdale. En fait, il y a une somme de

l'amplitude du signal
plusieurs signaux sinusoïdaux de fréquences crois- 1.00
santes f0 , 2 × f0 , 3 × f0 , etc. ... 0.75

contribution à
0.50
4.1.4 Fréquence fondamentale et harmoniques
0.25

Définition Tout signal périodique de fréquence f0 0.00


peut être décomposé en une somme de signaux si- f0 2 f0 3 f0 4 f0 5 f0
fréquence
nusoïdaux de fréquences f i multiples de f0 , c’est à
dire f i = n × f0 avec n = 1, 2, 3 et c..
La fréquence f0 s’appelle la fréquence fondamentale, Figure 4.4 – Représentation du spectre du signal de la
les fréquences f i s’appellent les harmoniques. Voir fi- figure 4.3 avec les contributions du fondamental et des
gure 4.3. harmoniques.

440 Hz

niveau d'intensité sonore


signal
fréquence f0

fondamental
fréquence f0

0 200 400 600 800 1000 1200 1400


harmonique 1
fréquence (Hz)
fréquence 2 f0

harmonique 2
fréquence 3 f0

harmonique 3
fréquence 4 f0

harmonique 4 Figure 4.5 – Spectre en fréquence du son d’un diapa-


fréquence 5 f0 son. On ne voit qu’un seul pic de fréquence à 440 Hz.

460 Hz
niveau d'intensité sonore

920 Hz

Figure 4.3 – Un signal périodique quelconque peut se 1380 Hz

décomposer en une somme de signaux sinusoïdaux, le


fondamental de même fréquence f0 et les harmoniques
de fréquences n × f0 , n avec n = 1, 2, 3 et c...

0 200 400 600 800 1000 1200 1400


Définition L’analyse spectrale d’un son permet fréquence (Hz)
d’obtenir le spectre en fréquences d’un son, c’est à
dire la représentation graphique de l’amplitude de
ses composantes sinusoïdales en fonction de la fré-
quence.

Exemple de spectre sonore Un diapason a un


spectre en fréquence de son pur (voir figure 4.5).
Une corde de guitare a un spectre en fréquence com- Figure 4.6 – Spectre en fréquence du son d’une corde
posé de plusieurs harmoniques multiples d’une fré- de guitare. On voit plusieurs pics de fréquences mul-
quence fondamentale à 460 Hz (voir figure 4.6). tiples du fondamental à 460 Hz.

4.1.5 Niveau d’intensité sonore


watt par mètre au carré (W.m−2 ). L’oreille hu-
Définition L’intensité sonore I caractérise l’inten- maine perçoit des signaux sonores dont l’intensité
sité du signal reçu par l’oreille. Elle s’exprime en est comprise entre une valeur minimale I0 = 1.0 ×

42
CHAPITRE 4. SON ET MUSIQUE, PORTEURS D’INFORMATION

10−12 W.m−2 (seuil d’audibilité) et une valeur maxi- 4.1.6 Production d’une fréquence sonore par une
male égale à 25 W.m−2 (seuil de douleur). corde vibrante
Définition Certains instruments de musique pro-
Remarque On constate que l’intervalle d’intensité duisent du son grâce à une corde tendue mise en
sonore que l’oreille perçoit est très grand (1013 ), il vibration
n’est pas commode de comparer une faible intensité — en la pinçant : harpe, clavecin, guitare, ...
sonore à une forte intensité sonore avec une échelle — en la frappant : piano, doucemelle, ...
linéaire. On va utiliser un outil mathématique spé- — en la frottant : violon, violoncelle, ...
cial, la fonction logarithme décimal y = log(x), in- La fréquence du son composé produit par une corde
ventée en 1614 par le mathématicien écossai John dépend de plusieurs paramètres
Napier of Merchiston (1550-1617). Cette fonction — la longueur de la corde : le son est plus grave
utilisée pour simplifier les calculs faits à la main, per- si la corde est longue
met également de représenter des valeurs très diffé- — la tension de la corde : le son est plus aigu si
rentes sur un même graphique. la corde est tendue
Si — la masse linéique de la corde (masse pour un
y = log(x) mètre de corde), si la corde est lourde, elle
vibre moins vite, et le son est plus grave.
alors La vibration de la corde se décompose en une
x = 10 y somme de vibrations plus simples, appelés modes
de vibration dont les fréquences correspondent aux
harmoniques du signal sonore. Voir figure 4.8.
Définition Le niveau d’intensité sonore L est défini
par
I
L = 10 × log corde
I0
avec masse m vibreur

— I0 l’intensité du seuil d’audibilité en W.m−2


— I l’intensité du son perçu en W.m−2
f0
— L s’exprime en décibel acoustique (dBA)

Échelle des intensités sonores I et des niveaux 2 f0


d’intensités sonores L La figure 4.7 représente
l’intensité sonore I et le niveau d’intensité sonore L
sur le même graphe. On précise différents seuils (au- 3 f0
dibilité, risque, danger et douleur), ainsi que des
exemples de situations sonores.
4 f0
intensité sonore niveau d'intensité
I ( en W.m-2) sonore L ( en dBA)
avion au décollage
102 140
Figure 4.8 – Modes de vibration d’une corde, f0 est
1 120 douleur la fréquence fondamentale, d’où découle les fréquences
salle de concert harmoniques qui en sont des multiples entiers.
10-2 100
danger
risque
10-4 80
salle de classe
10 -6
60 4.2 Exercices
10-8 40
conversation

1 Questionnaire à choix multiple.


10-10 20 vent léger
a. Un son pur est associé à un signal dépendant du
10-12 0 seuil audible temps de façon
1. rectangulaire
Figure 4.7 – Échelle de niveaux d’intensité sonore. 2. triangulaire
3. sinusoïdale

43
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

b. Un signal périodique de fréquence f peut se


décomposer en trois signaux sinusoïdaux de fré-
quences de valeurs respectives
1. f , 1.5 × f et 2 × f
2. f , 2 × f et 3 × f
3. 2 × f , 4 × f et 8 × f
c. Le niveau d’intensité sonore d’un son, exprimé en
décibel (dB) est lié à la puissance par unité de sur-
face, en watt par mètre carré (W.m−2 ) du signal as-
socié à ce son selon une échelle
1 ms par div.
1. à barreaux
2. linéaire
Figure 4.9
3. logarithmique
d. Si l’intensité sonore d’un son est deux fois plus
importante note 1 note 2

1. la fréquence de son signal associé double


2. sa puissance par unité de surface double
3. son niveau d’intensité sonore double
e. Dans un instrument à vent, la production d’un son
est due à
1. la vibration de l’air dans le tuyau 2 ms par div. 2 ms par div.
2. la vibration d’une corde
3. la percussion d’une corde Figure 4.10
f. La relation liant l’intensité sonore I et le niveau
d’intensité sonore L est
1. L = 10 × log II0 note.
d. Calculer la fréquence de chaque note, puis valider
2. I = 10 × log IL0 ou invalider la réponse du b.
I0
3. I = 10 × log L 4 Répondre aux questions suivantes en analysant
g. Le niveau d’intensité sonore s’exprime en les signaux donnés sur la figure 4.11.
a. Quel signal a été émis par un diapason ?
1. Hertz (Hz)
b. Quel signal correspond à la note la plus aiguë ?
2. Watt par mètre carré (W.m−2 ) Argumenter la réponse
3. décibel (dB) c. Quels signaux ont été émis par le même instru-
h. Une corde vibrante produit un son composé dont ment de musique ? Argumenter la réponse.
la fréquence fondamentale est d. Quels signaux correspondent aux notes les plus
fortes ?
1. proportionnelle à la longueur l de la corde e. Quels signaux correspondent aux notes les plus
2. inversement proportionnelle à la longueur l graves ?
de la corde 5 Répondre aux questions suivantes en analysant
3. proportionnelle au carré de la longueur l de les spectres donnés sur la figure 4.12.
ma corde a. Parmi les deux spectres, déterminer celui qui cor-
2 Mesurer la période T puis la fréquence f du si- respond à une note jouée par un diapason.
gnal sonore dont on donne l’enregistrement sur la b. L’autre spectre correspond à une note jouée par
figure 4.9. un violon. Ce son a-t-il le même timbre que celui du
3 On considère les deux notes dont les signaux diapason ?
c. Ces deux spectres ont ils la même hauteur ?
sont représentés sur la figure 4.10.
d. Donner pour chacun de ces deux spectres les har-
a. Ces deux notes sont-elles jouées par le même ins-
moniques présentes.
trument ? Justifier la réponse.
b. Quelle-est la note la plus aiguë ? 6 On s’intéresse aux sons produits par un piano.
c. Déterminer la période T en seconde de chaque Un système d’acquisition informatisé permet l’enre-

44
CHAPITRE 4. SON ET MUSIQUE, PORTEURS D’INFORMATION

Note Fréquence
signal 1 signal 2
(Hz)
Do 3 262
Do# 278
Ré 294
Ré# 312
Mi 330
Fa 350
Fa# 371
signal 3 signal 4 Sol 393
Sol# 416
La 441
La# 467
Si 495
Do 524

Table 4.1 – Notes et fréquences


signal 5 signal 6
c. On a réalisé l’analyse spectrale de deux ins-
truments. Ces deux sons ont-ils la même hauteur ?
L’oreille humaine peut-elle les différencier ?
d. Le spectre a) correspond à l’un des sons produits
sur les fig.1 et fig.2. À quelle figure correspond le
spectre ?
7 La puissance par unité de surface transportée
signal 7
par une onde sonore est quantifiée par son inten-
sité sonore. Si l’intensité sonore d’un son vaut I1 =
0,2 ms par div. 1.0 × 10−4 W.m−2 , son niveau d’intensité sonore I
est multipliée par 2, le niveau d’intensité sonore L
5 mV par div. du son augmente de +3 dB.
Déterminer les valeurs L2 , L3 et L4 des niveaux d’in-
tensité sonore correspondant aux intensités sonores
1. I2 = 2.0 × 10−4 W.m−2
2. I4 = 4.0 × 10−4 W.m−2
Figure 4.11
3. I4 = 8.0 × 10−4 W.m−2
spectre a) spectre b)
8 La puissance sonore P d’une source (en Watt)
amplitude

amplitude

est la quantité d’énergie acoustique (en Joule) déli-


vrée par la source à chaque seconde. Si le son se pro-
page à la même vitesse dans toutes les directions, la
0 1000 2000 3000 0 1000 2000 3000 puissance délivrée par la source à un instant donné
fréquence (Hz) fréquence (Hz)
se répartit alors sur la surface S d’une sphère dont
la taille augmente au cours du temps. La puissance
Figure 4.12 sonore qui s’exerce par unité de surface est appelée
l’intensité sonore I. Son expression est

gistrement et la visualisation des signaux associés à P


I=
ces sons. Sur la figure 4.13, on a représenté les si- 4πr 2
gnaux sonores en fonction du temps de deux notes,
a. Rappeler l’expression de la surface S d’une sphère
et deux spectres sonores produits par deux instru-
de rayon r.
ments de musiques.
b. Justifier l’expression de l’intensité sonore.
a. Justifier que les enregistrements (fig.1 et fig.2 )
c. Le niveau d’intensité sonore L (en dB) se calcule
correspondent à deux notes différentes.
à l’aide de la fonction logarithme gace à la formule
b. Identifier les notes correspondantes, sachant que
l’on a les correspondances suivantes. Voir table 4.1. I
L = 10 × log
I0

45
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

1 div. = 1.0 ms figure 1 rènes.


e. Comment évolue l’intensité sonore lorsqu’on mul-
tiplie le nombre de sources sonores par 2 ?
f. Comment évolue le niveau d’intensité sonore lors-
qu’on multiplie le nombre de de sources sonores par
2?
10 Un appareil de mesure relève une intensité
sonore de 3.2 × 10−2 W.m−2 pour un écouteur de
1 div. = 1.0 ms figure 2 smartphone. On rappelle l’intensité du seuil d’audi-
bilité I0 = 1.0 × 10−12 W.m−2 .
a. Calculer le niveau d’intensité sonore correspon-
dant (en dB).
b. La puissance fournie est maintenant divisée par
deux. Le niveau d’intensité sonore est-il divisé par
deux également ?
11 Un coyote est capable de pousser un hurlement
d’une puissance sonore P = 10−2 W .
262 spectre a
524 a. Rappeler la relation mathématique permettant de
calculer la surface d’une sphère S à partir de son
amplitude

1048
rayon r.
b. Exprimer l’intensité sonore I à une distance d du
786 coyote sachant que toute la puissance émise est ré-
partie uniformément sur la surface d’une sphère de
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
rayon d.
fréquence ( Hz ) c. Déduire l’expression du niveau d’intensité sonore
262 spectre b L dépendant de la distance d au coyote.
d. Calculer les niveaux d’intensité sonore à une dis-
tance de 10 m, 100 m et 1 km.
amplitude

786
12 Lors d’un concert, il est primordial que l’en-
1310 semble du public puisse percevoir correctement la
524 1048 musique. Les spectateurs à l’avant ne doivent pas
être incommodés par le niveau d’intensité sonore,
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
fréquence ( Hz ) tandis que ceux derrière ne doivent pas être lésés par
un niveau trop faible. On considère un concert pour
lequel une foule compacte forme un demi disque
Figure 4.13 de telle manière que l’ensemble des spectateurs se
trouve à une portée de 100 m maximum et 5 m mi-
nimum de l’enceinte. Cette enceinte produit un son
avec I0 = 1.0 × 10−12 W.m−2 qui correspond au qui se propage de manière homogène uniquement
seuil d’audibilité (soit un niveau d’intensité sonore dans la demi sphère face à elle.
de 0 dB). Montrer que si I = I0 alors le niveau d’in- a. Sachant que le son dans un concert peut atteindre
tensité sonore est de 0 d B. 120 dB au plus près des enceintes à l’avant, calculer
9 Une sirène d’alarme a une puissance sonore l’intensité sonore I1 perçue par les premiers specta-
P = 100 W . teurs.
a. Calculer l’intensité sonore puis le niveau d’inten- b. Sachant que l’intensité sonore est une puissance
sité sonore en dB à 1 m, 2 m, 4 m, puis 8 m de la par unité de surface, en déduire l’expression de I2
source. en fonction de I1 et les distances considérées.
b. Comment évolue l’intensité sonore lorsqu’on mul- c. Calculer la perte en décibels du niveau d’intensité
tiplie la distance à la source sonore par 2 ? sonore perçu entre le public à l’avant et le public à
c. Comment évolue le niveau d’intensité sonore lors- l’arrière lors d’un concert.
qu’on multiplie la distance à la source par 2 ? 13 Un saxophoniste joue une note avec un niveau
d. On associe plusieurs sirènes identiques à la pré- d’intensité sonore de 78.0 dB. Le guitariste joue la
cédente et on mesure le niveau d’intensité sonore même note avec un niveau d’intensité sonore de
à 1 m de l’ensemble. Sachant que les intensités so- 80, 0 dB. Indiquer la bonne réponse parmi les pro-
nores s’ajoutent, calculer le niveau d’intensité so- positions suivantes.
nore avec deux sirène, quatre sirènes, puis huit si- Lorsque les deux musiciens jouent ensemble le ni-

46
CHAPITRE 4. SON ET MUSIQUE, PORTEURS D’INFORMATION

veau d’intensité sonore est de T (en N f (en Hz)


30 38
1. 80 d B car c’est la guitare qui joue le plus fort
40 44
2. 79 d B car on doit faire la moyenne des deux 50 49
60 54
3. 82.1 d B car le niveau sonore augmente un peu
70 58
lorsque les deux instruments jouent ensemble
80 62
14 Un élève s’est fabriqué son propre instrument 90 66
100 69
à cordes. cependant l’une de ses cordes est un peu
plus épaisse que celle qu’il avait prévu.
Table 4.2 – Notes et fréquences
a. Quelle sera la conséquence au niveau du son pro-
duit par cette corde ?
b. Comment compensera t il ce problème lorsqu’il 4.3 Correction
installera cette corde sur son instrument ?
15 Le piano est un instrument de musique à 1 a. réponse 3.
cordes frappées. On rappelle que la fréquence fon- b. réponse 2.
damentale f du son est liée à la longueur de la corde c. réponse 3.
l par la relation f = al avec a un coefficient à déter- d. réponse 2.
miner par la suite. e. réponse 1.
a. Préciser comment évolue la fréquence fondamen- f. réponse 1.
tale du son f produit par une corde de piano si l’on g. réponse 3.
augmente sa longueur l. h. réponse 2.
b. Calculer le coefficient a en Hertz par mètre
(Hz.m−1 ) pour une corde accordée en la3 à 440 Hz 2 On observe trois périodes qui s’étalent sur 10
dont la longueur est égale à 85 cm. divisions, donc 3 × T = 10 × 1 ms soit en isolant la
16 Une corde de guitare (M i1 ) a une masse li- période et en convertissant en seconde les temps
néique µ et une longueur totale Ltotale . Une fois ins-
10 × 1 × 10−3 s
tallée sur la guitare, la longueur de la corde entre T= = 3.33 × 10−3 s
deux points d’attache est Lguitare = 65.5 cm. Lors- 3
qu’elle est grattée à vide, cette corde doit émettre ce qui correspond à une fréquence f
une note M i de fréquence fondamentale f =
82.4 Hz. On note T la norme de la tension à exercer 1
f = = 300 Hz
sur cette corde pour qu’elle puisse délivrer la fré- T
quence attendue selon la loi
3 a. Comme la forme des signaux périodiques est
v
1 tT identique, on peut supposer qu’il s’agit du même ins-
f = × trument jouant à des fréquences différentes.
2× L µ
b. La note la plus aiguë a la fréquence la plus grande
Afin d’étudier cette corde, on réalise une expérience. donc la période la plus courte, il s’agit de la note 2
On fait varier la norme de T de la tension exer- sur la figure.
cée sur la corde et on mesure après excitation de la c. Pour la note 1 : 3 × T1 = 10 × 2 × 10−3 s donc T1 =
corde la fréquence fondamentale f du son émis pour 6.667×10−3 s. Pour la note 2 : 5×T2 = 10×2×10−3 s
une longueur de corde constante égale à Ltotale = donc T5 = 4.00 × 10−3 s.
92.9 cm. Les mesures obtenues sont regroupées d. f1 = T11 = 150 Hz et f2 = T12 = 250 Hz, on valide
dans le tableau 4.2. que la note 2 a la plus grande fréquence.
a. Tracer f 2 en fonction de T . 4 a. Le signal 3 est un son pur, c’est celui du dia-
b. À partir de la formule reliant f à T , donner une pason.
nouvelle formule reliant f 2 à T , avec les paramètres b. La note la plus aiguë correspond au signal ayant
µ et Ltotale . la fréquence la plus grande et donc la période la plus
c. À l’aide du graphique de la question a et de la for- petite, c’est donc le signal 4 où on observe 5 motifs
mule de la question b , vérifier que µ = 6 g.m−1 . périodiques.
d. Déduire des questions précédentes la norme T c. Les signaux dont le motif périodique est très si-
de la tension qu’il faut appliquer à une longueur milaire sont émis par le même instrument, on peut
Lguitare = 65.5 cm de cette corde pour qu’elle émette donc faire les regroupements suivants
un son de fréquence fondamentale f = 82.4 Hz à — instrument 1 : signal 1, signal 5 et signal 6
vide. — instrument 2 : signal 2, signal 4 et signal 7

47
1e ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE PHYSIQUE CHIMIE

100 W
— instrument 3 : signal 3 — pour 4 m : I = 4π×(4 m)2 = 0.497 W.m−2 et
7.96
d. Il faut regarder l’amplitude de l’onde sonore, ce L = 10 × log 1×10−12 = 117 dB
sont donc les signaux 1, 2, 3 et 4. 100 W
— pour 4 m : I = 4π×(8 m)2 = 0.124 W.m−2 et
e. Il faut regarder les périodes les plus grandes, ce 7.96
L = 10 × log 1×10−12 = 111 dB
sont les signaux 1 et 6.
b. Elle est divisée par 4.
5 a. Le spectre b ne comporte que le fondamental, c. Elle est diminue de 6 dB.
c’est un son pur, c’est le spectre du diapason. d. Pour une seule sirène à 1 m, on a I = 7.86 W.m−2
b. Le spectre a ayant plus d’harmoniques, son timbre et L = 129 dB. Donc
est différent. — pour deux sirènes : I2 = 15.7 W.m−2 et L =
c. Les deux spectres ont la même hauteur, c’est à dire 132 dB
que la fréquence fondamentale est la même. — pour quatre sirènes : I4 = 31.8 W.m−2 et L =
d. Aucune harmonique n’est présente dans le spectre 135 dB
du diapason. Pour le violon , on distingue les harmo- — pour huit sirènes : I8 = 63.7 W.m−2 et L =
niques 1, 3, 4, 5 et 6.. 138 dB
6 a. On observe sur la figure 2 qu’il y a plus de e. On multiplie par 2 l’intensité sonore.
motifs périodiques pour la même durée écoulée, la f. On ajoute 3 dB au niveau d’intensité sonore.
fréquence et donc la note est différente que celle en- −2
3.2×10
registrée sur la figure 1. 10 a. L = 10 × log 1.0×10 −12 = 105 dB.

b. On mesure les périodes puis on calcule les fré- b. Non, il diminue de 3 dB car L = 10 ×
1.6×10−2
quences pour chaque figure log 1.0×10 −12 = 102 dB

— figure 1 : 3 × T1 = 11.5 × 1.0 ms donc T1 = 11 a. S = 4π × r 2 .


3.83 × 10−3 s et f1 = 260 Hz, c’est la note P
b. I =
Do3. 4π×d 2
P

— figure 2 : 5 × T2 = 13 × 1.0 ms donc T1 = c. L = 10 × log 4π×d = 10 × log 4π×dP2 ×I0


2
I0
2.6 × 10−3 s et f2 = 385 Hz, c’est la note Sol. d.
−2
c. Les spectres ont même fréquence fondamentale, — pour 10 m : L = 10 × log 4π×(10)102 ×1×10−2 =
ils ont donc la même hauteur. Ils ont des amplitudes 69 dB
−2
d’harmoniques différentes, l’oreille pourra les diffé- — pour 100 m : L = 10 × log 4π×(10)102 ×1×10−2 =
rentier. 49 dB
−2
d. C’est la figure 1. — pour 1000 m : L = 10 × log 4π×(10)102 ×1×10−2 =
7 29 dB
12 a. On a
1. Pour passer de I1 à I2 , on double son inten-
sité donc on doit augmenter de 3 d B le niveau I1
120 dB = 10 × log
d’intensité sonore et donc L2 = L1 + 3 d B 1 × 10−12
2. Pour passer de I2 à I4 , on double son inten- donc
sité donc on doit augmenter de 3 d B le niveau I1
12 = log
d’intensité sonore et donc L4 = L2 + 3 d B et 1 × 10−12
L4 = L1 + 6 d B donc
I1
3. Pour passer de I4 à I8 , on double son inten- 1012 =
1 × 10−12
sité donc on doit augmenter de 3 d B le niveau
d’intensité sonore et donc L8 = L4 + 3 d B et et finalement
L8 = L1 + 9 d B
I1 = 1012 × 10−12 = 1 W.m−2
8 a. S = 4π × r 2 P P
puissance sonore P b. I1 = 4π×(d1 )2 et I2 = 4π×(d2 )2 donc
b. I = surface sphère = 4π×r 2

c. Si I = I0 alors L = 10 × log 1 = 10 × 0 = 0 d B. P
I1 × (d1 )2 = = I2 × (d2 )2

9 a. On utilise la formule de l’exercice précédent
et la définition vue en cours en utilisant une sphère et finalement
de rayon croissant. (d1 )2
I2 = I1 ×
100 W
— pour 1 m : I = 4π×(1 (d2 )2
m)2 = 7.96 W.m et L =
−2

7.96
10 × log 1×10 −12 = 129 d B c. On a I1 = 1 W.m−2 , d1 = 5 m et d2 = 100 m
100 W 52
— pour 2 m : I = 4π×(2 m)2 = 1.99 W.m
−2
et L = donc I2 = 1 × 100 2 = 2.5 × 10
−3
W.m−2 et L = 10 ×
−3
7.96
10 × log 1×10 −12 = 123 d B log 2.5×10
1×10−12 = 94 dB.

48
CHAPITRE 4. SON ET MUSIQUE, PORTEURS D’INFORMATION

13 Comme les intensités sonores s’ajoutent, on tension T que l’on va isoler dans la formule
augmente un peu le niveau d’intensité sonore, c’est ‹ v

1 tT
la réponse 3 qui est juste. f = ×
14 a. La corde sera plus lourde, elle vibrera à une 2× L µ
T
‹2
1

fréquence plus basse. f2= ×
b. Il va tendre la corde plus fortement, ou la raccour- 2× L µ
cir pour augmenter sa fréquence de vibration. 
1
‹2
µ× f2 = ×T
15 a. D’après la formule de l’énoncé, on constate 2× L
que la fréquence décroît si la longueur de la corde µ× f2
augmente. 1
2 = T
b. 440 Hz = 0.85a m donc a = 440 × 0.85 = 2×L

374 Hz.m−1 . T = µ × f 2 × (2 × L)2


16 a. Voir graphique 4.14. T = 0.006 × (82.4)2 × (2 × 0.655)2
b. On met au carré les membres de l’égalité T = 70 N

f2 (en Hz2)
4.4 La musique et les mathématiques
5000
4.5 Le son, une information à coder

4000 4.5.1 Numérisation du signal


4.5.2 Compression de donnée
3000

2000

1000

0
0 20 40 60 80 100
T ( en N)

Figure 4.14

‹2
1 1

f2= × ×T
2Ltotale µ

C’est une équation de droite de la forme

f2 =k×T

où on pose
‹2
1 1

k= ×
2Ltotale µ
c. Sur le graphique, on mesure le coefficient direc-
teur de la droite qui passe par l’origine et on trouve
qu’il vaut 4761
100 = 47.6 Hz .N
2 −1
.
Si on le calcule avec la formule précédente, on
1
2 1
trouve k = 2×0.929 × 0.006 = 48.3 Hz 2 .N −1 ce qui
est presque la même valeur. d. On connaît la lon-
gueur, la fréquence, la masse linéique, on cherche la

49