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Direction Habitat & Affaires Immobilières

Service Habitat Social

GUIDE DE PREVENTION
DES EXPULSIONS LOCATIVES

Photo non contractuelle

L’EXPULSION LOCATIVE : COMMENT REAGIR ?


Document réalisé à l’intention des professionnels

Mise à jour : 17 décembre 2018


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CODAH / DHAI / 17-12-18
Ont participé à la mise à jour de ce guide :

Comité de relecture du 18/10/2018 :

Direction départementale déléguée de la cohésion sociale de Seine-Maritime


Sous-préfecture du Havre
Caisse d’Allocations Familiales de Seine-Maritime
Alcéane
CDC Habitat Social
CODAH

Contributeurs :

Département de Seine-Maritime
Habitat 76

Expert sollicité :

Tribunal de Grande instance

Autres partenaires du projet :

Logeo Seine Estuaire


Immobilière Basse-Seine
AIVS F3 Immobilier
CCAS du territoire de la CODAH
Union pour l’Habitat social de Normandie
Fondation de l’Armée du Salut
Maison de la Justice et du Droit
ADIL
CMBD
ATMP
AHAPS
Fondation de l’Armée du Salut

Coordination :

CODAH

Contact : Stéphane REVEAU – 02 77 61 26 81 – stephane.reveau@codah.fr

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CODAH / DHAI / 17-12-18
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CODAH / DHAI / 17-12-18
SOMMAIRE

La procédure d’expulsion locative 6

Schéma des différentes étapes de la procédure d’expulsion 7

A/ Les étapes de la procédure d’expulsion locative pour impayés de loyers 9

Etape 1 – Je n’ai pas réglé mon loyer ce mois-ci 9

Etape 2 – J’ai reçu un commandement de payer 11

Etape 3 – Je suis convoqué(e) devant le Tribunal 13

3.1 – L’assignation 13

3.2 – L’audience 14

3.3 – Le prononcé du jugement 14

Etape 4 – Je fais l’objet d’une décision de justice 15

4.1 – La décision de justice 17

4.2 – Les voies de recours 18

4.3 – Conciliation et médiation 20

Etape 5 – J’ai reçu un commandement de quitter les lieux 21

Etape 6 – Je vais être expulsé(e) de mon logement 23

B/ La procédure de surendettement 25

C/ Les effets de la procédure sur les aides au logement 31

Index des définitions 35

Organismes et contacts 41

Organismes à contacter selon les étapes de la procédure 45

Annexes 47

AVERTISSEMENT
Le présent guide est un document s’adressant prioritairement aux professionnels chargés d’accueillir et d’accompagner
des ménages en risque d’expulsion, afin de les orienter dans leurs démarches tout en les alertant sur les risques
encourus tout au long de la procédure.

Ce support a aussi été conçu pour aider les ménages menacés d’expulsion, dans une visée informative et préventive. Il
propose le message suivant : « A tout stade de la procédure, il est encore possible de réagir, mais mieux vaut (ré)agir au
plus tôt ». Il n’a pas vocation à être diffusé au grand public, mais il se veut avant tout un outil de travail au bénéfice des
services sociaux de secteur, CCAS, organismes d’hébergement et de logement…

A ces professionnels reviendra la tâche d’accompagner cette information, de l’expliciter et d’évaluer l’intérêt de
remettre une copie de la fiche au ménage concerné, selon l’étape de la procédure à laquelle il se situera et afin
de lui indiquer les principaux contacts à prendre (voir fiche « Organismes à contacter » en fin de guide page 45).

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CODAH / DHAI / 17-12-18
La procédure d’expulsion locative
L’expulsion locative n’arrive pas qu’aux autres…

Ce n’est pas une fatalité : il faut réagir rapidement pour pouvoir anticiper les effets de la
procédure d’expulsion.

À chaque étape, mieux vaut agir que subir…

• Les expulsions locatives sont motivées par des manquements à des obligations
contractuelles du bail : impayés de loyers (et de charges locatives), troubles de
voisinage, défaut d’assurance…

• Le locataire est le premier responsable de cette situation et il reste, à ce titre, l’acteur


central de l’évolution de la procédure : son adhésion est donc nécessaire à la mise en
œuvre de toute mesure d’accompagnement social lié au logement.

CE QU’IL FAUT SAVOIR


Quelles que soient les démarches engagées, elles devront toujours s’accompagner d’une
reprise du règlement des échéances courantes afin d’afficher la volonté de régulariser la
situation locative (respect des obligations, notion de bonne foi des occupants).

La prévention des expulsions locatives est un axe du Plan départemental d’action pour le
logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD), auquel participe la
CODAH dans les champs de l’accès au logement, la prévention des expulsions, la lutte
contre l’habitat dégradé, et via les travaux de la Conférence intercommunale du logement.

Une Commission de Coordination des Actions de Prévention des Expulsions


(CCAPEX), désormais obligatoire, a été mise en place en Seine-Maritime en février 2010
au titre de la loi « Mobilisation pour le Logement et la Lutte contre l’Exclusion » du 25 mars
2009 et actualisée par les dispositions de la loi ALUR.

Elle réunit les partenaires de la prévention : Etat, Département, CAF, Banque de France,
bailleurs, CCAS, associations de locataires, représentant des structures d’hébergement…

La CCAPEX a compétence en matière de coordination des actions de prévention des


expulsions dès l’apparition des premiers impayés.

A ce titre, la CCAPEX émet des préconisations et des avis au vu des éléments


d’appréciation des situations locatives présentées.

Elle peut être saisie par les services sociaux, les bailleurs, les locataires, etc…

Les situations pour lesquelles aucune mesure n’a pu être mise en œuvre sont examinées
au plan local en Comité de Prévention des Expulsions (CPEX).

Le secrétariat est actuellement assuré par la DDDCS (Cf. « Organismes et contacts » en


page 42) qui dispose sur la plate-forme « Exploc » des actes d’huissiers transmis par voie
dématérialisée.

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Schéma des différentes étapes de la procédure d’expulsion

Parc social uniquement

A noter :
 Le locataire reste redevable des arriérés de loyer.
 Après la résiliation du bail, le locataire peut demander des délais.
 Les frais de procédure seront à la charge des occupants.
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A/ Les étapes de la procédure d’expulsion locative pour impayés de loyers

Je n’ai pas réglé mon loyer ce mois-ci (1)


Quelle qu’en soit la raison...
• insuffisance de ressources (baisse, irrégularité, retards de versement, etc...),
• poids de l’endettement (par rapport aux ressources disponibles et aux charges à assumer),
• charges imprévues (c’est à dire non budgétées),
• difficulté à gérer mon budget,
• contentieux avec mon bailleur (Nota : ce type de contentieux relève d’un régime juridique
spécifique, notamment en matière de droit à suspendre le versement du loyer et/ou des charges.
Attention à ne pas vous faire expulser pour impayés locatifs à cause d’un robinet non réparé...).

J’AI SIGNE UN BAIL, CONTRAT QUI M’ENGAGE : IL ME PROCURE DES DROITS ET M’IMPOSE
DES OBLIGATIONS. J’AI DONC L’OBLIGATION DE PAYER MON LOYER TOUS LES MOIS, A
L’ECHEANCE CONVENUE.

Quelles sont les solutions ?


• je reprends le paiement du terme courant (loyer + charges),
• je sollicite un plan d’apurement de mes impayés auprès de mon bailleur,
• je vérifie avec mon assistante sociale que les droits auxquels je peux prétendre sont ouverts,
• je vérifie que mon allocation logement est bien versée à mon bailleur,
• je me pose dès à présent la question « Mon logement actuel est-il (encore) adapté à ma
situation, à mes ressources, aux besoins de ma famille, à mes obligations professionnelles, à mon
état de santé, à mon âge, etc… »,
• j’évalue avec mon assistant(e) social(e) ma situation financière : suis-je ou non surendetté(e) ?

Qui puis-je contacter ?

Prioritairement : mon bailleur pour faire le point sur ma situation locative,


Conjointement :
• les services sociaux de mon ressort : centre médico-social, CCAS, accompagnant social, service
social d’entreprise…
• ma caisse d’allocations familiales (CAF / MSA),

Pour de plus amples informations :


• l’Association Départementale d’Information sur le Logement (ADIL),
• la Maison de Justice et du Droit (MJD)
• le Conseil Départemental de l’Accès au Droit (CDAD).

Quels sont les risques si je ne régularise pas ma situation locative ?


• la suspension du versement des aides au logement (APL ou AL), dont les droits peuvent être
perdus,
• une mise en demeure de régler la totalité des sommes dues sous deux mois (commandement à
payer, préalable à l’assignation en justice),
• la résiliation de mon bail et, par conséquence, la perte du droit d’occupation du logement.

Il m’est donc fortement conseillé de réagir dès les toutes premières difficultés de paiement.

A noter :
 Mon bailleur a l’obligation de saisir la CCAPEX ou la CAF de l’existence des impayés,
 La mise en jeu des garanties pour impayés de loyers (FSL, Locapass…) ne dispense pas de régler
le terme courant.
 N.B : ces avances au bailleur devront être remboursées par le débiteur à l’organisme de garantie.
 Le transfert de l’impayé à l’organisme de garantie peut lui permettre d’engager des poursuites
judiciaires à votre encontre.
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CODAH / DHAI / 17-12-18
CE QU’IL FAUT SAVOIR

 Votre impayé n’est peut-être pas encore trop important : il est donc possible d’essayer
d’assainir la situation.

 La reprise du paiement du loyer tous les mois, sans exception, peut permettre le
versement de rappels d’aides au logement (APL/AL) qui vont venir en déduction du
montant de votre dette locative.

 Les démarches réalisées auprès des services concernés (bailleur, CCAS, CMS,
CAF/MSA, ADIL, Maison de Justice et du Droit, etc...) permettent d’afficher votre volonté
de résoudre vos difficultés et de montrer votre bonne foi.

 Les solutions existent mais elles ne pourront être durablement envisagées si


vous restez isolé(e)s. Et c’est à ce titre que les acteurs de la prévention des
expulsions locatives sont mobilisés pour vous accompagner.
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Sous certaines conditions, le droit de suite peut s’appliquer. Cette notion est définie en
annexes du présent guide (p. 57).

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J’ai reçu un commandement de payer (2)
Pourquoi ?
Je n’ai pas (suffisamment) réagi malgré les courriers de relance adressés par mon bailleur.

J’AI TOUJOURS UNE DETTE DE LOYER OU DE CHARGES. IL ME FAUT REAGIR !

Quelles sont les solutions ?


• Je suis en mesure de payer ma dette : je paie la totalité de la somme réclamée, auprès de mon
bailleur ou de son représentant, avant le terme du délai de 2 mois. La procédure prend fin et mon
bail est maintenu.

• Je ne suis pas en capacité de payer ma dette dans les 2 mois :


- je négocie, avec mon bailleur ou son représentant, des modalités de remboursement (plan
d’apurement),
- je prends l’attache des services sociaux qui peuvent m’accompagner dans mes démarches
(accompagnement social, sollicitation du FSL, dépôt d’un dossier de surendettement, etc...),
- je saisis la CCAPEX à même de formuler des préconisations en ma faveur,
- je vérifie mes droits au titre des aides au logement,
- je me pose la question de savoir si mon logement est réellement adapté à mes besoins, mes
ressources... et, le cas échéant, j’engage les démarches nécessaires pour obtenir un logement
adapté à ma situation,
- j’évalue avec mon assistant(e) social(e) si je suis ou non surendetté(e).

Qui puis-je contacter ?


Prioritairement :
• mon bailleur,
• l’huissier en charge du recouvrement,

Conjointement :
• les services sociaux (centre médico-social, CCAS, accompagnant social, assistant de service
social de l’entreprise...),
• ma caisse d’allocations familiales (CAF / MSA),

Pour de plus amples informations :


• l’Association Départementale d’Information sur le Logement (ADIL),
• la Maison de Justice et du Droit (permanence gratuite d’un avocat conseil).

Si je n’entreprends pas les démarches, je risque :


• une assignation en résiliation de bail et des condamnations devant le tribunal,
• des mesures de saisie (salaire, meubles, compte bancaire, véhicule…),
• l’engagement d’une procédure d’expulsion.

A noter :

 Mon bailleur a l’obligation de saisir la CAF ou la CCAPEX de l’existence des


impayés, ce qui peut entraîner la suspension du versement des aides au logement
en l’absence de paiements (cf. fiche sur les aides au logement en pages 31 et
suivantes). Dans tous les cas, je dois tenir informé mon bailleur des démarches
engagées.
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CODAH / DHAI / 17-12-18
Je suis convoqué(e) devant le Tribunal (3)
L’assignation (3.1)
Pourquoi ?
• je n’ai pas donné suite au commandement de payer dans les 2 mois,
• je n’ai pas régularisé ma situation locative (assurance, etc…),
• je n’ai pas procédé aux démarches nécessaires à la remise du logement,
• je suis redevable d’une dette locative qui nécessite un titre (jugement) pour être recouvrée.

MON BAILLEUR SOUHAITE OBTENIR LA RESILIATION DE MON BAIL ET MON


EXPULSION.
La notification de l’assignation au Préfet / Sous-Préfet entraîne une demande de diagnostic social
et financier destiné à informer le juge. Il est donc de mon intérêt de répondre à la convocation du
travailleur social en charge du diagnostic social et financier.

Que dois-je faire ?


• je reprends ou je poursuis le paiement de mon loyer,
• je respecte les modalités convenues d’apurement de la dette ou je sollicite mon bailleur à ce titre,
• j’apporte au travailleur social les justificatifs de mes démarches (notamment en matière
d’apurement de l’impayé locatif),
• je me prépare pour l’audience afin d’exposer au juge en quelques minutes ma situation,
• je me présente à l’audience ou je m’y fais représenter (« pouvoir » / cf. modèle page 53),
• je peux saisir la CCAPEX.

Qui puis-je contacter ?


• mon bailleur ou son représentant,
• les services sociaux à même de m’orienter vers les dispositifs les plus adaptés,
• l’Association Départementale d’Information sur le Logement (ADIL),
• la Maison de Justice et du Droit (permanence gratuite d’un avocat).

Si je n’entreprends pas les démarches, je risque de ne pas pouvoir exposer ma


bonne foi auprès du juge et de ne pas pouvoir solliciter un maintien dans les lieux.
A noter :
 J’ai deux mois pour réagir à compter de la remise de cette assignation.
 J’ai tout intérêt à répondre aux convocations des services sociaux (diagnostic social et
financier). Les informations sont en effet susceptibles d’inciter le juge à suspendre la résiliation du
bail, à accorder des délais de paiement, et / ou des délais de remise des lieux.
 Mes efforts peuvent inciter mon bailleur à surseoir à l’assignation en résiliation de bail.
 Je me présente à l’audience avec une copie des justificatifs de mes ressources et de
mes démarches.
 L’exposé des efforts consentis et du respect des engagements pris peut inciter le juge à les
reprendre dans sa décision assortie le cas échéant du bénéfice de la clause suspensive de la
résiliation du bail.

Le diagnostic social et financier :


C’est une évaluation sociale et financière de votre situation assortie de propositions pour
régulariser votre situation :
• L’entretien mené à cette occasion peut vous permettre de trouver des solutions à vos difficultés,
• Le diagnostic social et financier est destiné à informer le juge pour qu’il puisse apprécier votre
situation et statuer en connaissance de cause. En aucun cas, il n’est transmis au juge pour enfants,
• En présence d’un dossier de surendettement, le magistrat peut faire référence au dépôt, à la
recevabilité du dossier, ou à la décision de la commission de surendettement.
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CE QU’IL FAUT SAVOIR

 Votre bailleur vous assigne en résiliation de bail devant le tribunal. Lors de l’audience, il peut
demander à ce que vous soyez condamné(e) à payer, en plus de la dette locative, des dommages
et intérêts.

PROCEDURES HORS IMPAYES LOCATIFS :



 L’assignation en résiliation de bail peut aussi être motivée par l’existence de troubles de
voisinage ou pour non-respect des obligations locatives.
 Une expulsion peut aussi faire suite à une vente par adjudication (non remboursement de
prêt(s) d’une accession à la propriété).
 La résiliation d’un bail commercial par effet d’une liquidation judiciaire peut entraîner la
résiliation d’office des baux de sous-location hors considérations locatives.
 Une assignation peut être motivée par l’absence ou la perte d’un droit d’occupation à titre
précaire, tacite ou écrit (déboutés du droit d’asile, stationnement de caravanes/mobil homes, biens
confiés aux Domaines, squats immobiliers).

L’audience (3.2)
Que dois-je faire ?
• je m’y présente ou je me fais représenter en donnant un pouvoir (cf. page 53),
• j’arrive à l’heure pour que mon affaire ne soit pas examinée en mon absence,
• je réponds par des phrases simples et courtes aux demandes du magistrat,
• je peux en quelques mots expliquer pourquoi je n’ai pas été en mesure de respecter mes
obligations,
• je justifie le cas échéant des efforts consentis pour régulariser ma situation locative (reprise du
paiement du terme courant, modalités d’apurement mises en œuvre, justification d’assurance…),
• pour mémoire, le magistrat disposera - à l’audience ou avant le délibéré – des éléments fournis
dans le diagnostic social et financier suite à votre rendez-vous avec votre assistant(e) social(e).

A savoir :
• le tribunal d’instance n’est pas une cour d’assises : on y évoque un contentieux locatif…,
• l’audience a vocation à entendre les parties en présence,
• le tribunal ne statuera pas le jour de l’audience, sauf en matière de report d’audience,
• le magistrat communiquera une date de délibéré (cf. 3.3 ci-après).

Le prononcé du jugement (3.3)


• suite au délibéré (phase de concertation des juges), le jugement est prononcé en audience,
• cette décision sera formalisée au travers d’un jugement ou d’une ordonnance signée par le
magistrat et par le greffier,
• le jugement, ou l’ordonnance, sera ensuite enregistré(e) au greffe du tribunal, le cas échéant
assorti(e) ou non d’une formule exécutoire,
• puis il (elle) sera mis(e) à la disposition de la partie requérante (le bailleur) au greffe.

 A ce stade, vous ne serez donc pas encore informé(e) de la suite réservée à l’affaire et
c’est la partie requérante qui va décider si elle souhaite poursuivre, ou non, la procédure.

A SAVOIR :

Si j’ai consenti des efforts significatifs pour régulariser ma situation locative, j’ai tout intérêt
à persévérer afin de ne pas motiver inutilement la poursuite de la procédure.

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Je fais l’objet d’une décision de justice (4)
Pourquoi ?
• En raison du non-respect des obligations locatives, l'autorité judiciaire a statué dans le cadre
d’une demande d’arbitrage au titre d’un contentieux locatif.

L'objet du contentieux : les conditions de rupture d'un engagement


contractuel (le bail)
Concrètement, la procédure est généralement motivée par le non-respect d’obligations locatives :
• le non-respect des termes du contrat de bail : paiement des loyers dus, respect des règles
d'usage du logement et de ses parties communes, obligation d'assurance...
• l'absence de remise des lieux suite à un congé ou un départ,
• le constat d'agissements portant préjudice aux résidents et/ou au bailleur...

A noter : les baux locatifs relèvent de dispositions du code civil souvent très précises en matière
d'échéance : les pratiques sociales, plus souples, ne seront donc pas opposables de droit.

Autres conditions motivant une décision de justice prononçant l’expulsion :


Une précédente décision, souvent d’une autre juridiction, entraînant de droit l’obligation de libérer
les lieux, le cas échéant par voie d’exécution forcée (expulsion).
Quelques exemples : la résiliation d’un bail principal (sous-locations / baux commerciaux), le
congé, le transfert de propriété suite à une saisie immobilière, une ordonnance de non conciliation
statuant sur l’obligation pour un conjoint à quitter le logement (mesure de protection familiale ou
conséquence patrimoniale), arrêté de péril / immeuble, logement indigne/insalubre, etc...

Les attentes d'un bailleur

• le constat de la résiliation du bail à la date du terme du commandement à payer. Celle-ci est donc
souvent antérieure à celle du jugement,
• Le prononcé de l'obligation à quitter les lieux, assortie de la possibilité de pouvoir faire procéder à
l'expulsion des occupants, avec l'assistance de la force publique, si besoin,
• la condamnation à payer les sommes dues au titre des loyers et des indemnités d’occupation
demeurés impayés,
• la majoration des sommes dues au regard du préjudice subi par le bailleur,
• des condamnations pécuniaires complémentaires,
• la condamnation aux dépens (frais de procédure),
• le cas échéant :
- la formalisation d’obligations motivant une clause suspensive ou des délais,
- la prise en considération des efforts consentis en matière de recherche d’accord(s)
amiable(s) préalablement à la procédure judiciaire.

Le rôle du magistrat

• il apprécie la recevabilité de l'affaire et notamment le respect des obligations formelles


(notifications, information du représentant de l'Etat, saisine de la CCAPEX, accès au dossier des
parties en présence, etc...), le cas échéant, les demandes de report d’audience,
• il entend les parties en présence (bailleur et occupants) lors de l'audience,
• il fixe la date du délibéré, c'est à dire la date à laquelle le jugement sera rendu,
• il analyse le fondement des requêtes et apprécie les suites pouvant être réservées,
• il statue sur les demandes du bailleur et prononce une décision de justice à ce titre,
• il rend exécutoire cette décision de justice.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
EN PRATIQUE

Sont généralement acquis, de droit :

 La résiliation de bail par le simple fait que le commandement de payer n'a pas été suivi d'effet
dans les deux mois,
 L'obligation de quitter les lieux qui découle de l'absence de titre d'occupation (bail),
 L'exécution forcée qui relève de l'obligation de faire droit au bailleur qui dispose de son bien,
 Le recours possible à la force publique qui formalise une intervention exécutée dans le cadre de
règles de droit.

Mais des mesures de temporisation prévues par le code civil peuvent être accordées :

 Le juge peut en effet fixer un plan d'apurement, dans la limite de 36 mois, sauf meilleur accord,
au regard de ressources permettant la résorption des impayés et des efforts consentis pour solder
la dette.
 Ces modalités d'apurement de la dette peuvent être accompagnées de la suspension de la
clause résolutoire du bail si les échéances sont strictement respectées aux dates d'échéance
fixées par le juge : le déroulé de la procédure d'expulsion est alors suspendu et les aides au
logement sont maintenues.
 Le juge peut conditionner les modalités d'apurement des impayés au vu d'une décision à venir
du juge de l'exécution au titre d'un dossier de surendettement.
 Un délai pour régulariser une absence d’assurance peut être accordé.
 Un délai peut être accordé pour permettre de faire aboutir un relogement en cours.
 A contrario, les délais de la procédure civile peuvent être réduits, au vu de la nécessité de faire
droit au bailleur (troubles de voisinage), parfois quand les délais accordés par ce dernier ont été
très favorables à l’occupant sans contrepartie effective pour le bailleur.

Les régimes dérogatoires aux dispositions applicables aux expulsions locatives :

Pour mémoire, la trêve hivernale n’est pas un délai de droit : une expulsion peut être réalisée
l’hiver en présence de solution dûment identifiée de relogement décent et adapté aux besoins de
la famille.

Les saisies immobilières ne sont pas assorties de délais de droit car il s’agit, au fond, de modalités
de transfert de propriété d’un bien sur lequel la partie succombante n’a plus aucun droit. Si l’usage
est d’accorder un délai minimal, il n’y pas de droit ou de recours possible en la matière (le JEX
n’aurait pas compétence pour accorder des délais).

Les sous-locations dans le cadre d’un bail commercial sont assimilées à des occupations précaires
sous la responsabilité du titulaire du bail principal.

Par nature, un arrêté de péril, a fortiori en présence d’un péril imminent, ne peut matériellement
autoriser des délais.

L’ordonnance de non-conciliation, qui statue en matière d’obligation de quitter le domicile conjugal,


est souvent motivée par la nécessité de rétablir des conditions de vie ou de sécurité à l’un des
conjoints : la notion de délai est donc alors fortement contrainte.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
La décision de justice (4.1)

Suite au délibéré :
• la décision de justice rendue va être enregistrée au greffe du tribunal,
• puis elle va être notifiée à la partie requérante (bailleur).
C'est le bailleur, bénéficiaire de la décision de justice, qui va faire notifier cette décision aux
occupants, le cas échéant (il n'est pas obligé d'utiliser ce jugement).
La décision de justice, rendue par une juridiction civile au titre d'une demande de constat de
résiliation de bail locatif, est opposable aux deux parties en présence : les occupants et le bailleur.
La date de la notification va permettre de poursuivre la procédure et d'ouvrir les délais d’appel
et/ou de recours.
La décision de justice peut prendre la forme d'un jugement (juge d'instance), d'une ordonnance de
référé (juge des référés), d'un arrêt (cour d'appel), d'une ordonnance de médiation, ou de
conciliation civile (tribunal d'instance).
L'assignation en référé est motivée par une urgence (troubles de voisinage par exemple) ou par
l'absence de contestation sérieuse du fait générateur (commandement à payer demeuré
infructueux, par exemple).
La médiation civile, ou la conciliation, sont des procédures qui privilégient la recherche d'un accord
pour résoudre un contentieux (se reporter à la fiche en page 20).
A noter : en présence de régularisation durable de la situation locative (dette soldée, logement
remis, bail renouvelé), il est donc possible que le jugement ne soit pas notifié aux occupants.

Que dois-je faire ?


• je dois prendre connaissance du jugement rendu,
• je lis attentivement les termes de la dernière partie du jugement (« Par ces motifs… »),
• je demande à revoir mon assistant(e) social(e) pour convenir de ce qui peut être mis en œuvre,
• logé(e) par un bailleur social, je sollicite un protocole de cohésion sociale (PCS),
• je saisis la CCAPEX, si besoin.

Qui puis-je contacter ?


• mon bailleur,
• mon assistant(e) social(e), accompagnant(e) social(e),
• l’étude d’huissier.

Si je n’entreprends pas les démarches, je risque :


• de perdre le bénéfice des termes du jugement en ma faveur, notamment les délais accordés par
le juge assortis de la clause suspensive de la clause résolutoire du bail,
• de perdre le bénéfice des délais de procédure qui permettent de rechercher des solutions à ma
situation locative.

Le protocole de cohésion sociale :


C’est un accord amiable, bipartite entre le bailleur social et l'occupant, valant titre d'occupation et
comportant un plan d'apurement (sauf si la dette locative est incluse dans un dossier de
surendettement). Il peut être proposé si un jugement en résiliation de bail a été rendu.
Ce protocole suspend de droit la procédure d'expulsion en cours tant qu'il n’a pas été dénoncé.

A noter : la signature d'un protocole de cohésion sociale après réquisition de la force publique n'est
pas suspensive en matière d'octroi du concours sollicité (le Préfet n'est pas signataire de l'accord).
Le bénéfice du concours accordé ne sera toutefois effectif qu’à la date de dénonciation du
protocole de cohésion sociale.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
Les voies de recours (4.2)
Elles relèvent d'une contestation de la décision ou d'une demande de sursis à exécution.
1) La contestation de la décision :
• le titulaire du bail et/ou le bailleur peuvent faire appel de la décision, pour tout ou partie,
• la contestation peut en effet porter sur chaque élément de la décision, sur la forme et sur le fond
(dates d'effet, montant de la dette, des condamnations complémentaires...),
• le délai d'appel est précisé sur la notification du jugement (en général 1 mois) ainsi que la cour
d'appel devant laquelle le recours doit être déposé,
• cet appel n'est pas suspensif en matière d’exécution sauf sur décision du premier président
de la cour d'appel qui doit être saisi à ce titre,
• la cour d'appel peut annuler le jugement rendu par le tribunal d'instance, le confirmer (dans ses
effets), l'infirmer (en matière de délais ou de sommes dues, par exemple) ou le compléter (statuer
sur un point non examiné en instance).

Que dois-je faire ?


• pour faire appel de la décision rendue, je dois solliciter mon avocat qui présentera ma requête,
• pour mémoire, il est susceptible de me préciser si l’appel peut être recevable,
• continuer à régler mes indemnités d’occupation (voir index).

Qui puis-je contacter ?


• mon avocat,
• la Maison de Justice et du Droit (permanence gratuite d’un avocat),
• une association d’aide et de conseil aux locataires.

Attention à un appel abusif : il peut amener des condamnations complémentaires et


durcir les termes du jugement initial.

2) la demande de sursis à exécution :


Elle vise en général à obtenir des délais complémentaires pour libérer les lieux. Le juge de
l'exécution peut en effet accorder 3 à 36 mois de délais supplémentaires au vu d'éléments
motivant la demande de sursis (démarches infructueuses, résorption régulière de la dette…).
L'octroi d'un délai n'est pas automatique et une demande abusive peut être sanctionnée par une
condamnation complémentaire.

Que dois-je faire ?


• je dois me rapprocher de mon bailleur pour essayer de négocier des modalités de maintien ou
pour libérer les lieux,
• continuer à régler mes indemnités d’occupation (voir index),
• à défaut d’accord amiable, je me rapproche du secrétariat du juge de l’exécution pour présenter
ma demande,
• une médiation civile peut parfois être envisagée,

Qui puis-je contacter ?


• mon bailleur,
• la Maison de Justice et du Droit,
• l’avocat de permanence au Tribunal de Grande Instance (gratuit),
• le secrétariat du juge de l’exécution du ressort.
N.B. : mon assistante sociale peut m’accompagner dans mes démarches.

Attention aux saisines abusives : elles peuvent amener des condamnations


pécuniaires complémentaires.

18
CODAH / DHAI / 17-12-18
Les décisions de justice statuant en matière d'expulsion hors baux locatifs :

Des expulsions peuvent être prononcées dans d’autres contextes :

- résiliation de bail commercial, qui peut concerner des pièces d'habitation, voire des sous-
locations,
- en matière de saisies immobilières suivies d’une adjudication,
- dans le cadre d’une non-conciliation (attribution du logement familial à un conjoint assortie d’une
interdiction de résidence de l’autre conjoint),
- en matière de bail rural, dont la primauté au titre de l’exploitation agricole ne fait pas toujours état
d’un logis,
- occupation d’un terrain non destiné à l’habitation permanente et/ou sujet à des risques naturels
ou industriels,
- en matière d’immeuble frappé d’un arrêté de péril.

Les délais usuels de procédure sont en général réduits, certains jugements prévoyant même une
libération immédiate, en raison de la spécificité de la décision rendue (primauté du caractère
commercial, volonté de ne pas générer d'obligations locatives tacites...).

19
CODAH / DHAI / 17-12-18
Conciliation et médiation (4.3)
La directive 2014/26/UE du Parlement Européen et du Conseil du 26 février 2014 incite les Etats à
transcrire dans le droit national la faculté de soumettre certains litiges à une procédure
extrajudiciaire. A ce titre, en matière de contentieux locatif, en l’absence de diligences en vue de
parvenir à une résolution amiable du litige, le juge peut proposer une mesure de conciliation ou de
médiation (CPC -Art. 127).
Afin de préserver l’esprit d’une présentation synthétique, les détails formels de ces deux procédures ne seront pas
développés. Elles restent toutefois, dans l’esprit, conformes aux exigences formelles des procédures civiles. Ces
deux procédures ne sont pas susceptibles d’appel et sont exécutoires de plein droit, par nature.

LA CONCILIATION - CPC Art. 128 à 130 :


Les parties peuvent se concilier d’elles-mêmes ou à l’initiative du juge, tout au long de l’instance.
La conciliation est tentée au lieu et au moment que le juge estime favorables.
Cette tentative de conciliation peut être confiée à un conciliateur de justice.
Ce dernier convoque alors en tant que de besoin les parties pour convenir d’un accord, même
partiel, consigné dans un procès-verbal signé par les parties et le juge ou par les parties et le
conciliateur.
A défaut d’accord, le conciliateur informe le juge de l’échec de la tentative de conciliation.

En pratique :
- le locataire de bonne foi a intérêt à solliciter une conciliation, que ce soit pour régulariser sa
situation locative ou pour conserver le bénéfice de son bail.
- le bailleur peut avoir intérêt à choisir une procédure plus souple à l’encontre d’un occupant
réellement soucieux de régulariser sa situation locative.
- en l’absence de bail résilié, les allocations logement peuvent continuer à être versées si le loyer
est réglé.
- la demande conjointe auprès d’un juge permet de formaliser juridiquement le cadre de la
conciliation.
- la conciliation peut intégrer les effets du non-respect des engagements pris (résiliation du bail,
modalités de dénonciation du commandement à quitter les lieux, expulsion avec le concours de la
force publique, si nécessaire).
N.B. : un intervenant social en charge d’un locataire de bonne foi peut l’inciter à solliciter le
bénéfice d’une conciliation dont les termes seront traités dans le cadre de la mesure
d’accompagnement mise en œuvre.

LA MEDIATION - CPC Art. 131-1 à 131-15 :


La médiation est confiée par le juge d’instance, ou le juge des référés, à une tierce personne,
morale ou physique, dans la perspective d’un accord entre les parties qui sera soumis à
l’homologation du juge.
A tout moment, si les perspectives de médiation paraissent compromises, le juge peut mettre fin
au mandat du médiateur et poursuivre l’instance.
En pratique :
- la médiation est une opportunité dans le cadre d’un litige locatif limité dont la résolution
paraît facilement envisageable tout en veillant à formaliser les engagements réciproques.
- l’homologation par le juge, qui n’est pas automatique, permet de formaliser a minima les termes
de l’accord sans toutefois autoriser des exigences qui seraient susceptibles d’être abusives ou
excessives.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
J’ai reçu un commandement de quitter les
lieux (5)
Pourquoi ?
Une décision de justice m’ordonne de libérer les lieux avec le concours de la force publique si
besoin.

JE SUIS MIS EN DEMEURE DE QUITTER LE LOGEMENT DANS LES 2 MOIS.

Que dois-je faire ?


• je reprends et / ou je poursuis le paiement de mes indemnités d’occupation (« loyer »),
• je respecte les modalités d’apurement fixées par le juge ou convenues avec mon bailleur,
• je régularise ma situation locative (assurance…),
• je sollicite auprès de mon bailleur un sursis à exécution à l’amiable moyennant le respect des
trois premiers points ci-dessus,
• je sollicite un protocole de cohésion sociale (bailleur social uniquement) pour formaliser mes
engagements : il vaut titre d’occupation et suspend de droit la procédure,
• à défaut d’accord amiable, si besoin, je peux saisir le juge de l’exécution pour obtenir des délais
pour quitter mon logement, en motivant ma demande,
• si un maintien dans le logement actuel n’est plus possible (refus bailleur, logement inadapté,…),
j’engage des démarches pour me reloger (logement / hébergement),
• si besoin, j’ai la possibilité de saisir la commission de médiation DALO au motif « Menacé
d’expulsion sans perspective de relogement »,
• si j’envisage de quitter les lieux, je prends l’attache du bailleur ou de l’huissier pour
convenir des modalités de remise du logement (clés, état des lieux, modalités
d’apurement...).

Qui puis-je contacter ?


• mon bailleur,
• l’huissier,
• les services sociaux (centre médico-social, CCAS) qui m’aideront à mobiliser les dispositifs
adaptés : FSL, contingent préfectoral, hébergement temporaire,…
• la CCAPEX,
• la commission de médiation DALO,
• la Maison de Justice et du Droit (permanence gratuite d’un avocat).

Si je n’entreprends pas les démarches, je risque :


• l’expulsion avec le concours de la force publique,
• l’absence de solution d’hébergement / relogement,
• de ne plus avoir le temps d’engager les démarches nécessaires à la régularisation de ma
situation.
A noter :
 La saisine du juge de l’exécution n’est pas suspensive : la procédure d’expulsion est donc
susceptible de se poursuivre.
 Les indemnités d’occupation restent dues jusqu’à la reprise effective des lieux si je ne
procède pas à la remise du logement et à l’état des lieux.
 Les frais de procédure restent dus.
 Un commandement à quitter les lieux est souvent motivé par une nouvelle dégradation de la
situation locative : nouvel impayé, nouvelle dette locative, plan d’apurement non respecté, non-
respect des modalités des préconisations de la Banque de France, etc...
 Il peut aussi être motivé par l’absence de réactions de l’occupant suite aux sollicitations du
bailleur et/ou dans le cadre de l’accompagnement social préconisé.
La Maison de Justice et du Droit est à même de vous renseigner sur la procédure.

21
CODAH / DHAI / 17-12-18
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CODAH / DHAI / 17-12-18
Je vais être expulsé(e) de mon logement
(6)
Pourquoi ?
• je n’ai pas régularisé ma situation locative dans les délais qui m’ont été impartis,
• je n’ai pas rendu le logement au bailleur ou à l’huissier (clés et état des lieux),
• mon bailleur a demandé l’expulsion.

1 – Procédure amiable :

 Mon bailleur fait procéder à une tentative d’expulsion par l’huissier au terme du commandement
de quitter les lieux.
 Pour mémoire, des modalités de remise des lieux dans un délai raisonnable peuvent encore
être négociées avec l’huissier et/ou le bailleur lors de cette tentative.
 Faute de libération volontaire des lieux, l’huissier établit un constat de carence et peut
demander le concours de la force publique (CFP) pour être assisté par les forces de l’ordre.

2 – Expulsion avec le concours de la force publique :

Chronologie :
 Suite à la réquisition de la force publique, je vais être convoqué(e) par les services sociaux et
par les services de Police / Gendarmerie qui procèdent à une enquête préalable.
 Le concours de la force publique va être accordé dans les deux mois (obligation légale).
 Suite à l’octroi du concours de la force publique, je vais recevoir un courrier de la Sous-
Préfecture m’incitant à remettre les lieux. Les services sociaux en seront informés (CMS et CCAS).
 L’octroi du concours de la force publique n’entraîne pas d’office la programmation de
l’expulsion : c’est le bailleur qui la demandera au vu de la situation locative.
 Suite à la programmation de l’expulsion, le centre médico-social, le CCAS, l’accompagnant
social sont alertés pour m’accompagner dans mes démarches.

A noter : malgré l’avancement de la procédure, il est encore possible de réagir


notamment quand la situation n’a pas été irrémédiablement compromise.

Comment se déroule une expulsion ?


• l’huissier va procéder à l’ouverture des lieux, avec un serrurier, en présence des forces de police
ou de gendarmerie,
• les occupants vont devoir quitter immédiatement le logement (avec quelques effets personnels),
• vos papiers et documents officiels seront conservés temporairement par l’huissier,
• les biens mobiliers vont être confiés à un garde-meubles, à vos frais,
• les lieux vont être sécurisés et l’accès vous en sera définitivement interdit,
• l’huissier va dresser un procès-verbal de reprise des lieux,
• vous aurez 30 jours pour convenir avec l’huissier des modalités de reprise de vos biens,
• au-delà de 30 jours, le bailleur saisira le juge de l’exécution pour pouvoir faire procéder à la vente
ou à la destruction des biens non repris.

La trêve hivernale : le législateur a interdit les expulsions des lieux d’habitation entre le 1er
novembre et le 31 mars de l’année qui suit. Cette trêve, qui peut être utilisée pour régulariser la
situation locative dans la perspective d’un maintien ou d’un relogement/hébergement, ne
s’applique pas en présence d’un relogement adapté aux besoins de la famille.
23
CODAH / DHAI / 17-12-18
Que dois-je faire ?
• je recherche activement des solutions d’hébergement/relogement (des dispositifs d’urgence
existent et sont mobilisables sous réserve de disponibilité).

• je conviens au plus vite avec mon bailleur ou l’huissier des modalités de remise des lieux
(logement, garage, cave),

• je me rapproche des services sociaux (centre médico-social, CCAS, accompagnant social) ou de


la Sous-Préfecture, à même de me conseiller.

• je continue de travailler à la régularisation de ma situation sociale (traitement de l’endettement,


demandes de logement, formalités administratives, suivi du courrier, adhésion à
l’accompagnement social, etc...).

Important :

 Au moment où vous quittez le logement, pensez à prendre vos documents administratifs


de première nécessité, vos médicaments, ainsi que les affaires scolaires de vos enfants.

 Pensez à emmener vos animaux et à déplacer vos véhicules (laissés sur place, ils seront
mis en fourrière à vos frais).

 Dans l’urgence, en l’absence de solution d’hébergement, vous pouvez appeler le 115.

Faute de réaction, je vais subir une intervention pénalisante, en présence des forces
de l’ordre, et me trouver sans solution de logement / hébergement.

Vous devez donc mobiliser tous les moyens permettant de vous éviter l’expulsion.

A noter :

 La dette et les frais de procédure sont toujours à votre charge.


 Contactez l’huissier pour établir les modalités d’apurement.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
B/ La procédure de surendettement

1 – La commission de surendettement :

Le rôle de la commission :

La commission s’adresse aux particuliers et a pour mission de vous aider à trouver une solution
avec tous vos créanciers, sous réserve que vous soyez réellement surendetté(e) et que vous
soyez de bonne foi. Vous ne devez donc pas vous être surendetté(e) volontairement et vous devez
faire votre maximum pour régler vos dettes.

Le surendettement est la situation dans laquelle se trouvent des personnes physiques dont, selon
l’article L331-1 du Code de la Consommation, la situation est caractérisée par l'impossibilité
manifeste, pour le débiteur de bonne foi, de faire face à l'ensemble de ses dettes, non
professionnelles, exigibles et à échoir.

Une des directives de la loi de surendettement est la priorité donnée au maintien du logement. En
matière de surendettement, les dettes de logement sont réglées juste après les dettes « hors
procédure » (ex. : les dettes pénales et réparations pécuniaires, créances CAF reconnues
frauduleuses), les dettes alimentaires (ex : retards de pension alimentaire).

ORDRE DE TRAITEMENT :

1- dettes « hors procédure »


2- dettes de logement
3- dettes de charges courantes et découvert
4- crédits à la consommation
5- autres dettes

Un dossier de surendettement recevable aboutit à un plan reconventionnel de remboursement des


dettes déclarées, ou à un moratoire (gel des créances), ou à un effacement partiel ou total de
l’endettement, dans le cadre d’un accord avec les créanciers ou de mesures imposées.

Le dossier recevable est orienté soit vers un réaménagement des dettes, soit vers un
rétablissement personnel en fonction de la situation du déposant.

La Banque de France ne paie pas vos dettes et ne peut pas non plus vous prêter de
l’argent.

A compter du dépôt du dossier de surendettement :

Pour pouvoir bénéficier de la procédure de surendettement, trois conditions cumulatives sont


indispensables :

- être une personne physique (par opposition à une personne morale), de nationalité
française ou domiciliée en France ;
- être de bonne foi ;
- ne pas pouvoir faire face à ses dettes non professionnelles échues ou à échoir.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
 Vous ne devez plus souscrire de nouveaux crédits ni aggraver votre endettement,

 Vous devez régler vos charges courantes (loyer, etc…) et continuer d’essayer de régler
vos dettes jusqu’à la décision de recevabilité de la commission.

Au regard des éléments fournis, la commission départementale de surendettement apprécie si


vous êtes surendetté(e) et si votre dossier est recevable, c’est-à-dire susceptible de pouvoir être
examiné dans le cadre des dispositions en vigueur en matière de traitement du surendettement.

Toute dissimulation ou fausse déclaration entraîne le rejet de votre dossier.

Que dois-je faire ?


• je dois contacter mon intervenant(e) social(e) afin d’évaluer la situation d’endettement,
• je dois remplir une déclaration de surendettement.

Qui puis-je contacter ?


• mon intervenant(e) social(e) qui m’aidera à remplir une déclaration,
• le secrétariat de la commission de surendettement pour déposer mon dossier.

EN PRATIQUE
L’ensemble de la procédure de surendettement est gratuit,
En présence d’un dossier de surendettement recevable, les allocations logement
peuvent être rétablies si la dette de loyer a été déclarée par le créancier et si le bail
n’est pas résilié,
Le délai d’instruction du dossier de surendettement peut permettre d'engager les
démarches pour se reloger, solliciter une mesure de protection...

CE QU’IL FAUT SAVOIR



 La bonne foi des occupants peut être prise en considération par la commission de
surendettement,
Pour ce qui concerne les impayés de loyer dus, les termes de la décision rendue en
matière de surendettement se substituent aux termes de la décision rendue en instance, dans
la limite du montant concerné par la décision de la commission de surendettement,
Une décision qui efface la dette locative ne suspend pas la procédure d’expulsion.

Des solutions existent également pour les propriétaires occupants, n’hésitez pas à
contacter la commission de surendettement.

La recevabilité du dossier et ses effets :


- Suspension et interdiction des procédures de saisies,
- Possibilité de demander une suspension de la procédure d’expulsion auprès du Tribunal,
- Rétablissement des droits aux allocations logements, sous certaines conditions,
- Gel des intérêts et des pénalités de retard jusqu’à la mise en œuvre d’une mesure,
- Interdiction pour le banquier teneur de compte de prendre des frais ou commissions suite à
un rejet de prélèvement,
- Maintien du compte bancaire et des moyens de paiement adaptés,
- Interdiction faite au déposant de régler les créances nées antérieurement à la décision de
recevabilité,
- Obligation pour le déposant de ne pas augmenter son endettement et de continuer à régler
ses charges courantes.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
Que dois-je faire ?
Si la commission déclare le dossier du débiteur recevable, elle peut saisir le juge du tribunal
d’instance aux fins de suspension des mesures d'expulsion du logement du débiteur.

En cas d'urgence, et à condition que le dossier ait été préalablement déclaré recevable, la saisine
du juge peut intervenir à l'initiative du président de la commission, du délégué de ce dernier, du
représentant local de la Banque de France ou du débiteur. La commission est informée de cette
saisine.

Si la situation du débiteur l'exige, le juge prononce la suspension provisoire des mesures


d'expulsion de son logement.

MODALITES PRATIQUES

La lettre par laquelle la commission saisit le juge indique :

* les nom, prénoms et adresse du débiteur ;

* ceux des créanciers poursuivants ou, pour les personnes morales, leur dénomination et leur
siège social.

Y sont annexés :

* un état des revenus du débiteur ;

* un relevé des éléments actifs et passifs de son patrimoine ;

* la liste des procédures d’exécution diligentées à l’encontre de ses biens, des cessions de
rémunération qu’il a consenties et des mesures d’expulsion de son logement ;

* la copie du commandement de quitter les lieux ou la copie de la décision ordonnant l'expulsion.

Qui puis-je contacter ?


• mon assistant(e) social(e)
• le secrétariat de la commission de surendettement
• la CCAPEX

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CODAH / DHAI / 17-12-18
2 - Schéma de la procédure :

FICP Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers


LJ Liquidation judiciaire
PRP Procédure de rétablissement personnel
RP Rétablissement personnel

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CODAH / DHAI / 17-12-18
3 – Les différents intervenants dans la procédure de surendettement :

29
CODAH / DHAI / 17-12-18
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CODAH / DHAI / 17-12-18
C/ Les effets de la procédure sur les aides au logement

Le signalement de la dette de loyer par le bailleur (social ou privé) permet à la Caisse d’allocations
familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole (MSA) de mettre en place une procédure visant à
initier des modalités de prévention des expulsions pour aider le locataire en fonction de sa
situation familiale et financière.

Le tiers payant :

Dans la mesure où le locataire perçoit directement l’aide au logement et se trouve en situation


d’impayé de loyer, le bailleur sera sollicité pour mettre en place le versement de l’aide au logement
en tiers payant afin que le locataire n’aggrave pas sa situation d’endettement.

Le plan d’apurement :

Un plan d’apurement, d’une durée maximale de 36 mois* (si saisine directe du FSL) ou 7 ans*
(durée maximale d’un plan de surendettement)* (plan amiable locataire / bailleur), établi en
concertation avec le bailleur et le locataire, sera proposé et validé par la CAF au vu des capacités
financières de la famille.
Ce plan, s’il est respecté, permet le maintien de l’aide au logement.

Le surendettement :

La recevabilité d’un dossier déposé auprès de la commission de surendettement de la Banque de


France, devra être communiquée à l’organisme payeur (CAF ou MSA) afin de permettre le
maintien des droits aux allocations logement. De même, l’orientation du dossier devra être notifiée
à l’organisme payeur dans la perspective de la mobilisation des rappels potentiels d’APL/AL.

La résiliation du bail :

Dans le parc social :


Après résiliation judiciaire du bail, un protocole de cohésion sociale pourra être conclu entre le
bailleur et le locataire après approbation du plan par l’organisme payeur.

Ce protocole, spécifique au parc social (conventionné ou non), vaut titre d’occupation et, par là
même, suspend la procédure en cours.

A ce titre, le versement de l’aide au logement sera rétabli et les rappels potentiels seront mobilisés
en plusieurs fois (tous les 6 mois environ) si le plan d’apurement est bien respecté par l’allocataire.

En cas de non-respect des engagements convenus dans le protocole, le bailleur est tenu d’en
informer l’organisme payeur qui suspendra le versement des droits et la mobilisation des rappels.

Dans le parc privé :


Lorsque le bail est résilié, et que les indemnités d’occupation auront été fixées par le juge, le
versement de l’aide au logement pourra être maintenu durant l’intégralité de la période où
l’occupant va s’acquitter de l’indemnité fixée, et ce jusqu’à l’exécution de l’obligation à quitter les
lieux.

Le maintien de l’aide au logement pendant une durée de 3 mois ne concerne que les situations
pour lesquelles la CAF a connaissance de la résiliation du bail sans avoir encore réceptionné la
décision de justice.
* A réception d’une décision de justice sans mention du paiement d’une indemnité d’occupation :
- Suppression du versement de l’aide au logement
* A réception d’une décision de justice avec mention du paiement d’une indemnité d’occupation :
- Maintien du versement de l’aide au logement.
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CODAH / DHAI / 17-12-18
Schéma n°1 : la gestion de la saisine et du plan d’apurement :

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Schéma n°2 : le surendettement :

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Schéma n°3A : la résiliation du bail (bailleurs sociaux) :

Schéma n°3B : la résiliation du bail (bailleurs privés) :

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Index des termes utilisés (définitions)
A
Aide juridictionnelle (cf. fiche / étape 3 de la procédure) :
C’est le dispositif permettant aux personnes à revenus modestes de bénéficier d’un avocat pour
organiser leur défense et dont la prise en charge financière peut être totale ou partielle.
 Se renseigner à la Maison de Justice et du Droit et/ou auprès du Tribunal de Grande Instance.

Assignation en justice (fiche 3) :


Estimant subir un préjudice au titre de la jouissance de son bien, le bailleur sollicite un arbitrage
judiciaire auprès d'une juridiction civile.
La notification est réalisée par huissier de justice, sous forme de signification à personne. A
défaut, un avis de passage invite à retirer l'acte auprès de l'étude de l’huissier.
Cet acte précise la date, l'heure et le lieu de l'audience des parties en présence ainsi que les
motivations de la partie requérante (bailleur) : réparation du préjudice, libération du bien loué,
constat de la créance due, condamnation aux dépens, etc...
L'assignation vaut convocation devant le tribunal.
L'audience peut être reportée sans faire l'objet d'une nouvelle assignation.

Assignation en résiliation de bail (fiche 2):


Elle vise à faire constater par l'autorité judiciaire l'acquisition de la résiliation du bail et à obtenir
réparation du préjudice subi ainsi que la restitution du logement/local concerné.

Audience (fiche 3.2)


Lieu où le magistrat entend les parties en présence. Il peut être l'occasion de communiquer des
justificatifs (copies) des démarches engagées ou réalisées.

Avocat (fiche 3) : un avocat est un spécialiste du droit attaché à une juridiction dont la fonction
est de conseiller et de défendre son/ses client(s) (locataire ou bailleur).
En tant que conseil, il peut agir dans le cadre d'une médiation (recherche d'un accord/compromis).
En tant que représentant, il plaide lors des audiences pour faire valoir les arguments de ses clients
et défendre leurs droits et intérêts. Dans l'exercice de son mandat, il engage les formalités
nécessaires à la défense de ses clients. Il est à noter que l'avocat est aussi en mesure de préciser
à ses clients si leur cause peut être entendue.
Enfin, les avocats relèvent des professions libérales et sont rémunérés par avance, sous forme de
provisions versées par le client. Pour les personnes bénéficiaires de l'aide juridictionnelle, l'avocat
est rémunéré par le Ministère de la Justice.

B
Bail (fiches 1 et 2) :
Contrat entre un bailleur (pas nécessairement un propriétaire) et un occupant, le premier donnant
un droit d'usage réglementé moyennant une rémunération (loyer) à la charge du second.
Ce bail spécifie notamment les modalités d'usage du logement, les charges facturées à l'occupant
en sus du loyer, et les modalités de résiliation de ce bail.

Bonne foi :
Etat de personnes estimant se trouver dans une situation conforme à leurs droits et obligations en
matière d'appréciation et de réalisation des actes de la vie courante.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
C
Commandement de payer (fiche 2) :
Mise en demeure, en recommandé avec accusé de réception ou par huissier de justice, de payer,
sous 2 mois, une somme due au titre d’impayés locatifs.

A savoir :
La carence (non-paiement dans les 2 mois) autorise le bailleur à assigner le locataire en résiliation
de bail.
Le paiement intégral dans le délai imparti éteint la procédure engagée.
Le bailleur peut surseoir à l'assignation en justice en présence d'efforts substantiels en matière de
régularisation de la situation locative (respect d'un plan d'apurement, par exemple). Ce n’est ni un
droit ni une obligation : il en apprécie seul l’opportunité.

Commandement de quitter les lieux (fiche 5) :


Mise en demeure ordonnant de quitter les lieux dans un délai imparti. Usuellement, le délai est de
2 mois mais il peut être réduit ou augmenté par le juge.

Concours de la force publique (fiches 5 et 6) :


C’est l’assistance matérielle par les forces de l’ordre pour permettre l’exécution d’une décision de
justice.
L’octroi du concours de la force publique est une autorisation administrative du représentant de
l’Etat disposant de l’autorité sur les forces de l’ordre, au bénéfice du requérant (huissier) et non
une "autorisation" pour expulser.
Le Préfet doit accorder le concours de la force publique car il n’a pas compétence pour s’opposer
à l’exécution d’une décision de justice.

D
Date de notification aux occupants (fiche 4) :
Cette notification à personne fait courir les délais accordés par le juge, le cas échéant, et permet
au bailleur de poursuivre la procédure (signification du commandement à quitter les lieux).
A savoir : le fait de ne pas aller chercher le pli contenant le jugement ne suspend pas la procédure.
La date de notification est la date de la signification à personne ou la date de l'avis de passage.

Délais :
Il convient de distinguer 3 types de délais :
- Les délais de procédure qui sont imposés : commandement à payer (2 mois), assignation (2
mois entre la notification et l'audience), commandement de quitter les lieux (2 mois parfois réduit
par le magistrat),
- Les délais accordés par un magistrat : dans la décision de justice ou au titre de l'exécution (cf.
juge de l'exécution en page suivante),
- Les délais accordés par le bailleur.

N.B. : Le délai de 2 mois au titre de la réquisition de la force publique n'est pas un délai de
procédure mais une échéance en matière de réponse administrative : un octroi du concours de la
force publique peut donc être à effet quasi immédiat.

Délibéré (fiche 4) :
C'est la date où le jugement sera prononcé. A noter, il peut y avoir quelques semaines entre le
délibéré et la notification du jugement.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
Diagnostic social et financier (fiche 3) :
Le diagnostic social est une évaluation sociale et financière de la situation d’un ménage assortie
de propositions pour régulariser sa situation locative :
• L’entretien mené à cette occasion peut permettre de trouver des solutions à ses difficultés,
• Réalisé par un travailleur social, le diagnostic social est destiné à informer le magistrat pour qu’il
puisse apprécier la situation et statuer en connaissance de cause. En aucun cas, il n’est transmis
au juge pour enfants,
• En présence d’un dossier de surendettement, le magistrat peut faire référence au dépôt, à la
recevabilité du dossier, ou à la décision de la commission de surendettement.
Ce diagnostic à la demande des services du Préfet / Sous-Préfet est adressé au greffe du tribunal.
Par nature, il autorise la préconisation de mesures de prévention des expulsions.

E
Etat des lieux (fiche 5) :
Descriptif détaillé d'un logement précisant l'état des équipements, revêtements, etc...
Un état des lieux est effectué lors de la remise des clés, à l'entrée dans le logement.
Un second est effectué à la sortie.
Les dégradations constatées en sortie et imputables à l'occupation des lieux font, le cas échéant,
l'objet d'une obligation de remise en état facturée par le bailleur.
Les états des lieux sont établis en double exemplaire, cosignés par les parties en présence, l'un
pour le bailleur, l'autre pour le locataire.
Lors des reprises par voie de justice, à défaut d'état des lieux à l'amiable, l'huissier de justice
effectue l'état des lieux qu'il consigne dans le procès-verbal.

Pour mémoire, un état des lieux peut être réalisé à la demande du bailleur, par voie de justice, si
des éléments d'information laissent entendre que le logement n'est pas entretenu ou n'est pas
utilisé conformément à sa destination et aux obligations convenues dans le bail.

F
Fonds de Solidarité Logement (ou FSL) (fiche 2) :
Le FSL peut apporter une aide financière aux personnes en difficulté (sous conditions de
ressources).
Il peut aussi financer une mesure d’accompagnement social lié au logement pour aider à se
maintenir dans le logement.
Eventuellement, il peut permettre d’accéder à un nouveau logement.
Pour en faire la demande, il est préférable de s’adresser à un travailleur social et/ou à votre
bailleur social.

I
Impayés de loyers (fiche 1) :
Un bail est un contrat qui comporte plusieurs clauses, dont le paiement d’un loyer à une échéance
déterminée.
Le non-respect de cette obligation peut entraîner la résiliation du bail (rupture du contrat) après
mise en demeure de s’acquitter de l’intégralité de la dette sous 2 mois (commandement de payer).
L’existence d’un impayé de loyer au moment du dépôt d’une demande d’aide au logement ne fait
pas obstacle à l’ouverture du droit à l’AL ou APL.

Indemnités d’occupation (fiche 4) :


Elles se substituent au loyer après résiliation du bail. Le montant est équivalent au loyer mensuel +
charges. Le bailleur ne délivre plus de quittances de loyers mais des reçus.

37
CODAH / DHAI / 17-12-18
J
Juge de l'exécution (fiches 4 et 5) :
Attaché auprès du tribunal de grande instance, le juge de l’exécution (ou JEX) a compétence pour
statuer en matière d'exécution de la décision de justice rendue. Il peut accorder des délais (3 mois
minimum à 36 mois maximum) dans le cadre d’un sursis à exécution. La demande doit être
motivée avec des justificatifs à l’appui (versements, justificatifs de recherche de logement, etc…).

Il peut aussi accorder des délais supplémentaires pour libérer les lieux sur demande motivée. Il a
enfin la possibilité d’accorder des délais de paiement dont les modalités s’imposent au bailleur si
elles sont strictement respectées, en termes de montant et d’échéances. En appel, c'est le premier
président de la cour d'appel qui statue en matière de sursis à exécution. Toute demande abusive
peut être sanctionnée par une condamnation pécuniaire supplémentaire.

M
Moratoire :
Suspension de l’exigibilité de créances assortie du gel des mesures compensatoires au titre des
retards de paiement (cf. S « Suspension d’exigibilité des créances »).

N
Notification de la décision de justice (fiche 4) :
Après enregistrement au greffe, la décision est notifiée au bailleur.

O
Objet d'une décision de justice (fiche 4) :
S'agissant d'un arbitrage, la décision porte sur les demandes du bailleur. Les éléments de
contentieux qui peuvent exister par ailleurs (salubrité du logement, réalisation d'obligations
locatives) sont ainsi rarement pris en compte car relevant d’une autre procédure/instance.

Obligations locatives (fiche 3) :


Règlement du loyer et des charges, et plus généralement toutes sommes dues au titre du contrat
de location (frais de procédure, assurance…), entretien du logement, hygiène des lieux,
comportement respectueux envers ses voisins…

Occupant sans droit ni titre :


Personne(s) ne disposant pas de droit d’occupation d’un local. La notion d’occupation concerne
des personnes et/ou des biens mobiliers (meubles, véhicules, animaux…).

P
Plan d’apurement :
Modalités de remboursement des impayés locatifs selon un échéancier convenu avec le bailleur
(accord amiable) ou fixé par l’autorité judiciaire (décision de la Banque de France suite au dépôt
d’un dossier de surendettement).

Protocole de Cohésion Sociale (fiche 4) :


C’est un accord amiable, bipartite entre le bailleur social et l'occupant, valant titre d'occupation et
comportant un plan d'apurement (sauf si la dette locative est incluse dans un dossier de
surendettement). Il peut être proposé si un jugement en résiliation de bail a été rendu.
Ce protocole suspend de droit la procédure d'expulsion en cours tant qu'il n’est pas dénoncé.

38
CODAH / DHAI / 17-12-18
R
Remise amiable (fiche 5) :
Il s'agit de l'ensemble des démarches qui visent à restituer les lieux (logement, garage), libérés de
tous occupants et biens mobiliers, et soumis à l'obligation de réaliser un état des lieux.
Matériellement, la remise amiable consiste à la remise des clés et à la signature des documents
qui attesteront de la remise effective et entière du (des) local (locaux) concerné(s) au(x)quel(s)
l’accès ne sera plus possible.
La date de rendez-vous pour l'état des lieux est fixée conjointement.
Cet état des lieux servira de base à la facturation, ou non, des frais de remise en état.

Une remise amiable anticipée évite une reprise par voie judiciaire et limite les frais de procédure
facturés à la (les) personne(s) condamnée(s) ou susceptible(s) de l’être. Si des meubles ou effets
sans valeur demeuraient dans le logement, les intéressés peuvent signer une déclaration
d'abandon pour éviter la facturation des frais de procédure pour arbitrage judiciaire sur leur devenir
(destruction ou obligation de mise en vente aux enchères).

Résiliation de bail (fiche 2) :


La résiliation du bail est prévue en cas de non-respect des clauses de ce bail.
Elle fait suite à l'absence de régularisation de la situation locative, dans les deux mois, suite à une
mise en demeure (commandement de payer, par exemple).

Après résiliation du bail, en l'absence de remise effective du logement, le locataire devient


« occupant sans droit ni titre ».

S
Surendettement (fiche 1) :
C’est le fait de ne plus être en capacité de faire face à ses charges courantes et de pouvoir
poursuivre le remboursement des crédits et arriérés.

Suspension d’exigibilité des créances :


Suspension de l’exigibilité de créances assortie du gel des mesures compensatoires au titre des
retards de paiement.

T
Troubles de voisinage (fiche 3) :
Tapage, bruit, insultes et incivilités, atteinte à la sécurité des résidents, détournement d’usage des
lieux et des parties communes, défaut d’entretien….

39
CODAH / DHAI / 17-12-18
40
CODAH / DHAI / 17-12-18
Organismes et contacts
Parc public – Organismes d’HLM

Alcéane OPH de la CODAH 444 av. du Bois au Coq CS77006 - 76080 LE HAVRE Cedex 02 32 850 850
Habitat 76 144 boulevard de Strasbourg 76600 LE HAVRE 0970 828 076
Logeo Seine Estuaire 139 cours de la République 76600 LE HAVRE 02 32 74 27 80
Immobilière Basse-Seine 138 boulevard de Strasbourg 76600 LE HAVRE 02 77 07 80 00
CDC Habitat Social 88 / 90 avenue Foch 76600 LE HAVRE 02 35 24 52 47
ICF Atlantique 159 rue Pierre Corneille 76300 SOTTEVILLE-LES-ROUEN 02 35 03 07 04
Propriété Familiale de Normandie 111 avenue Foch 76600 LE HAVRE 02 35 22 50 98
Groupe SNI - ADOMA 74 boulevard de Graville 76600 LE HAVRE 02 35 25 18 31
SEMINOR 16, place du Général Leclerc 76400 FECAMP 02 35 10 20 50
LOGEAL Immobilière Rue Réfigny 76190 YVETOT 02 35 95 92 00
LOGIREP Groupe POLYLOGIS 8 rue Louis Poterat BP2060 76040 ROUEN Cedex 02 35 73 74 07
SODINEUF Habitat Normand ZA Les Vertus – Rue de la Briqueterie - Saint-Aubin sur Scie – CS 60017
76021 DIEPPE Cedex 0810 777 404

Parc privé – Agence immobilière à vocation sociale

AIVS F3 Immobilier 60 avenue Foch 76600 LE HAVRE 02 35 53 31 00

Centres communaux d’action sociale (CCAS)

CCAS du Havre 3 place Albert René - 02 35 19 48 70 (standard)


CCAS de Montivilliers Cour Saint-Philibert – Tél : 02 35 30 96 42
CCAS de Gonfreville-l’Orcher Place Jean Jaurès – Tél : 02 35 13 18 22
CCAS d’Harfleur 55 rue de la République – Tél : 02 35 13 30 82
CCAS de Cauville-sur-Mer 7 rue Saint Nicolas – Tél : 02 35 20 20 90
CCAS d’Epouville 1 côte du Cap – Tél : 02 35 30 07 40
CCAS de Fontaine-la-Mallet 22 avenue Jean Jaurès – Tél : 02 35 55 97 45
CCAS de Fontenay 40, rue Saint Michel – Tél : 02 35 30 13 06
CCAS de Gainneville Place du 8 mai 1945 – Tél : 02 32 79 59 59
CAS de Manéglise Place de la Mairie – Tél : 02 35 30 09 58
CCAS de Mannevillette 9 rue du Carreau – Tél : 02 35 20 20 05
CAS de Notre-Dame-du-Bec 31 route de la Lézarde – Tél : 02 35 20 38 77
al
CCAS d’Octeville-sur-Mer Place du G de Gaulle – Tél : 02 35 54 62 80
CCAS de Rogerville Rue René Coty – Tél : 02 35 20 41 74
CCAS de Rolleville 19 rue Victor Petitpas – Tél : 02 35 55 80 93
CCAS de Saint-Martin-du-Manoir 6 rue Jacques Paillette – Tél : 02 35 55 52 59
CCAS de Sainte-Adresse 1 rue Albert Dubosc – Tél : 02 35 54 05 07

41
CODAH / DHAI / 17-12-18
Centres médico-sociaux (CMS) et permanences médico-sociales

CMS « Brindeau » 45 rue Gustave Brindeau 76600 LE HAVRE 02 32 72 77 20


CMS Béreult « Vallée » 54 rue de la Vallée 76600 LE HAVRE 02 35 24 35 48
Permanence médico-sociale « Les Neiges »6 rue du Homet 76600 LE HAVRE 02 35 25 14 25
CMS Graville « Verdun » 214 rue de Verdun 76600 LE HAVRE 02 35 45 91 11
CMS Gonfreville-l’Orcher « Eberhard » 1 bis av. Jacques Eberhard 76700 GONFREVILLE L’ORCHER 02 35 47 77 88
CMS « Lecesne » 115 rue Jules Lecesne 76600 LE HAVRE 02 35 53 32 41
CMS « Flaubert » 45 rue Gustave Flaubert 76600 LE HAVRE 02 32 74 03 58
CMS Mont-Gaillard « Fosse » 90 rue de la Bigne à Fosse 76620 LE HAVRE 02 35 48 59 05
CMS Mare Rouge « Coq » 420 avenue du Bois au Coq 76620 LE HAVRE 02 32 85 32 80
CMS Sanvic « Curie » 73 rue Irène Joliot-Curie 76620 LE HAVRE 02 35 46 52 65
Permanence médico-sociale Ste-Adresse 1 place Raymond Quirié 76310 SAINTE-ADRESSE 02 35 46 30 20
CMS Bléville « Just » 76 rue Saint-Just 76620 LE HAVRE 02 35 46 38 64
CMS Mare au Clerc « Coubertin » 6 allée Pierre de Coubertin 76620 LE HAVRE 02 35 46 37 59
CMS Caucriauville « Jules Vallès » 38 rue Jules Vallès 76610 LE HAVRE 02 35 13 02 85
Permanence médico-sociale Rouelles Place Maurice Blard 76610 LE HAVRE 02 35 47 78 72
CMS Aplemont « Thiré et Bonfait » 3 rue Thiré et Bonfait 76610 LE HAVRE 02 35 47 10 01
CMS Montivilliers « Victor Hugo » 26 avenue Victor Hugo 76290 MONTIVILLIERS 02 32 72 50 60
CMS Harfleur « Chopin » 12 rue Frédéric Chopin 76700 HARFLEUR 02 35 45 14 51
Permanence médico-sociale Beaulieu 2 avenue Youri Gagarine 76700 HARFLEUR 02 35 41 51 17

Services administratifs
ème
Tribunal d’Instance 3 rue du 129 Régiment d’Infanterie 76600 LE HAVRE 02 35 19 73 00
Tribunal de Grande Instance 133 boulevard de Strasbourg 76600 LE HAVRE 02 32 92 57 00
Maison de Justice et du Droit 8 rue Emile Sicre 76610 LE HAVRE 02 35 45 32 62

Sous-Préfecture du Havre 95 boulevard de Strasbourg 76600 LE HAVRE 02 35 13 34 26


Département (CD 76) – UTAS 5 89 boulevard de Strasbourg 76085 LE HAVRE Cedex 02 32 74 59 90
Banque de France 20 avenue René Coty 76600 LE HAVRE 02 35 19 50 00
DDDCS / Secrétariat DALO Imm. Hastings - 27 rue du 74ème Régiment d'Infanterie 76003 ROUEN
Cedex 1 - 02 76 27 71 67
DDDCS / Secrétariat CCAPEX Imm. Hastings - 27 rue du 74ème Régiment d'Infanterie 76003 ROUEN
Cedex 1 02 76 27 71 66 (ou 68 ou 77)
Caisse d’Allocations Familiales 76 Pôle Logement - 4 rue des Forgettes 76017 ROUEN cedex 1 - 02 32 96 21
78
CODAH (habitat indigne) Direction Habitat - 19 rue Georges Braque 76600 LE HAVRE
Action Logement 208 boulevard François 1er 76600 LE HAVRE 02 32 74 05 05
CARSAT / Service social Unité du Havre 42 cours de la République CS80000 – 76094 LE HAVRE 02 32 74 07 94

Le CLIC de l’agglomération havraise

Centre Local d’Information et de Coordination Gérontologique (CLIC) CCAS – 3 place Albert René 76600 LE
HAVRE 02 35 19 67 40

42
CODAH / DHAI / 17-12-18
Associations d’information, d’orientation et d’accompagnement

ADIL 76 98 boulevard Clémenceau 76600 LE HAVRE 02 35 43 71 61


CLHAJ 76 (jeunes de 18 à 30 ans) 1 rue Lemaistre 76600 LE HAVRE 02 35 22 27 27
CLCV Consommation Logement Cadre de Vie - 2 place Ancienne Huilerie 76290 MONTIVILLIERS 02 35 30 51 64
CNL 76 Le Havre 119 cours de la République 76600 Le Havre 09 80 85 71 23
Croix-Rouge Française (domiciliation) 112 cours de la République 76600 LE HAVRE 02 35 24 81 60
Espace Solidarité Insertion (FADS) 22 rue Lamartine 76600 LE HAVRE 02 32 72 42 52

Centres d’hébergement d’urgence et d’insertion

Fondation de l’Armée du Salut CHRS Mazeline 22 rue François Mazeline 76600 LE HAVRE 02 35 53 91 07
AFFD–SAUF (femmes avec ou sans enfants en urgence) 25 rue du Général Rouelle 76600 LE HAVRE 02 35 47 12 66
AFFD – FAMU (couples et familles) 54 avenue Vladimir Komarov 76610 LE HAVRE 02 35 248 248
AFFD – CARFED (femmes et familles en réinsertion) 54 avenue Vladimir Komarov 76610 LE HAVRE 02 35 248 248
Fondation de l’Armée du Salut 191 rue de la Vallée 76600 LE HAVRE 02 35 24 22 11

Logement temporaire

Habitat et Humanisme 76 rue René Perrochon 76600 LE HAVRE 02 35 53 97 12


CLHAJ 76 (jeunes de 18 à 30 ans) 2 rue Léon Gautier 76600 LE HAVRE 02 35 19 69 77 (ou 71)
AHAPS 11-13 rue Fontenoy 76600 LE HAVRE 02 35 53 17 27
AFFD 54 avenue Vladimir Komarov 76610 LE HAVRE 02 35 248 248
Fondation de l’Armée du Salut 191 rue de la Vallée 76600 LE HAVRE 02 35 24 22 11

Résidences sociales

ADOMA Léo Delibes 31 rue Léo Delibes 76610 LE HAVRE 02 35 51 01 42


ADOMA Rouelles 45 rue de la Bouteillerie 76610 LE HAVRE 02 35 49 54 11
ADOMA Mulhouse 33 rue de Mulhouse 76600 LE HAVRE 02 76 40 03 80
COALLIA Bléville 21 rue Maurice Genevoix 76620 LE HAVRE 06 29 57 00 48
COALLIA Brindeau 100 rue Gustave Brindeau 76600 LE HAVRE 02 32 92 02 25
COALLIA La Lézarde 1 chemin des Limites 76700 GONFREVILLE-L’ORCHER 06 29 57 00 48
Communauté Emmaüs du Havre Hameau du Tronquay 76930 CAUVILLE-SUR-MER 02 35 20 20 45

Résidence Jeunes Salariés

SODINEUF Germaine Coty 80 rue de Châteaudun 76620 LE HAVRE 02 35 06 87 97

Logement temporaire ou logement durable adapté au handicap psychique

Côté Cours 15 passage Arcade Noury 76600 LE HAVRE 02 32 85 03 40

Logements thérapeutiques

Nautilia (groupe Oppelia) 97 rue Jules Siegfried 76600 LE HAVRE 02 35 19 32 43

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44
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Organismes à contacter selon les étapes
de la procédure
(à photocopier et à remettre aux ménages concernés)

Organisme Adresse CP-Ville Téléphone

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46
CODAH / DHAI / 17-12-18
Annexes
 Annexe 1 : modèle de plan d’apurement 47
 Annexe 2 : modèle d’enquête sociale 49
 Annexe 3 : modèle de « pouvoir » de représentation 53
 Annexe 4 : fiche FSL « maintien » 54
 Annexe 5 : qu’est-ce que le « droit de suite » ? 57
 Annexe 6 : modèle de remise des lieux 58

ANNEXE 1 : MODELE DE PLAN D’APUREMENT

47
CODAH / DHAI / 17-12-18
48
CODAH / DHAI / 17-12-18
ANNEXE 2 : MODELE D’ENQUÊTE SOCIALE

PREVENTION DES EXPULSIONS LOCATIVES

Cette enquête ne sert qu’à l’information du juge et du secrétari at de la


CC APEX dans le cadre exclusif de la prévention des expulsions locati ves.
Elle peut intégrer des éléments de diagnostic et des suggestions de
préconisations, si besoin par ajout de page(s), justificatif s, etc...

EN Q U ET E SO C I AL E
SU IT E A : ST AD E D E L A P RO C E DU R E
Re to ur s s ur : p r ef - e xp u ls io n s- lo cat iv e s- h av re @ se in e- m a rit im e. p r ef . g o u v .f r
BAILLEUR : xxx Date : xxx Date d'audience : xxx
OCCUPANT(S) : xxx (+ le cas échéant coordonnées de l’organisme tutélaire)
LOGEMENT SIS: adresse du logement concerné (+ le cas échéant nouvelle adresse)
MOTIF(S) DE LA PROCEDURE D'EXPULSION : dette locative, défaut d’assurance, troubles de voisinage, etc...
1- Occupants du logement.
Nom et prénom :

Adresse (si différente) :

Téléphone : …
Date de naissance :
N° Allocataire CAF / MSA :

Situation professionnelle : …………………………………………………….……………………..


Coordonnées de l’employeur : ……………………………………………………………….………………..….
………………………………………………………………………………………………………………….….

Célibataire marié(e) pacsé(e) vie maritale séparé(e) divorcé(e) veuf(ve)

Nom et prénom du conjoint : ………………………………………………………………………………..….…


Adresse (si différente):
Date de naissance :…………………….….

Situation professionnelle du conjoint : ………………………………………………………………..…………..

Coordonnées de l’employeur : ……………………………………………………………………….………..….


…………………………………………………………………………………………………………………….

Enfants ou adultes à charge

Situation professionnelle
NOM Prénom Age Lien de parenté
ou scolaire, lieux de résidence

Autres occupants
Situation professionnelle
NOM Prénom Age Lien de parenté
ou scolaire

49
CODAH / DHAI / 17-12-18
2- Budget mensuel

Ressources mensuelles
Les ressources des personnes à charge ou des autres occupants sont-elles mentionnées dans ce tableau : oui/ non/ si
non, montant :
Nature Montant

TOTAL

Revenu net imposable année n-1 année n-2 : …


Ressources en attente oui non Si oui, date d'effet :

Charges mensuelles de logement et aide au logement


Loyer brut mensuel /
Aide au logement :
mensualités de prêt :
APL AL
d’avance à terme échu
Électricité / Gaz avec AL / APL tiers payant
chauffage (oui / non)
Électricité / Gaz sans
Suspendue depuis
chauffage
(date)
(usage domestique)
Pas de droit depuis
Autre chauffage
(date)
Loyer résiduel :
Eau
(reste à payer)
Taxe d’habitation / taxe
Autres charges
foncière

Garage Pension alimentaire

Autre (à préciser) Assurances / mutuelles

Total charges logement Autre (à préciser)

Total loyer + charges


Total autres charges
logement

Crédits ou prêts
Nature Mensualité

Dettes ou saisies (autre que dette locative détaillée ci-après)

Nature Montant restant dû Remboursement mensuel

Saisine de la Commission de surendettement oui (état du dossier ou joindre le plan) non envisagée

3- Logement
Propriétaire accédant Locataire Bailleur public Bailleur privé
Type de logement (collectif, pavillon,…) : Taille du logement (T1, T2 ,…) :
Date d’entrée dans les lieux : Date de début de la dette locative :
État du logement (si connu) : Logement signalé (dégradé ou insalubre) oui non

50
CODAH / DHAI / 17-12-18
4 - Dette de Loyer

Dette locative
Frais d’huissier inclus dans la dette locative :
Estimation rappel oui non montant : ….…………..
APL / AL
Dette résiduelle La dette correspond à …..….. mois de loyer résiduel

Origines de la dette
Loyer trop élevé Augmentation des charges Difficultés de gestion
Baisse des ressources (indiquer cause, montant et date) :
……………………………………………………………..
Litige avec le propriétaire Modification de la situation familiale Maladie, accident
Autre (préciser) :…………………………………………………………………………………………..

Autres informations connues relatives aux démarches du bailleur antérieures à l’assignation


Proposition de plan d’apurement, mutation, … :…………………………………………………………..

5- Propositions du travailleur social

Le suivi du ménage :

Le locataire ou l’accédant : s’est présenté ne s’est pas présenté sollicite un nouveau RDV

Accompagnement social
En cours terminé depuis quelle date : ……… envisagé
Exercé par le Service social de secteur du Département depuis : …………………………..……………..
Exercé par : …………...…..………………………….. depuis : …………………………..……………..

Accompagnement social lié au logement (ASLL) maintien


En cours / terminé - depuis quelle date : envisagé
Exercé par :

Autres mesures

MASP 1 : Mesure d’accompagnement social personnalisé sans gestion déléguée des prestations sociales
Mesures MAESF : Mesure d’accompagnement en économie sociale et familiale mesure relevant de l’aide sociale à
administratives l’enfance, sans gestion déléguée des prestations familiales
MASP 2 : Mesure d’accompagnement social personnalisé avec gestion déléguée des prestations sociales

MASP 3 : Mesure d’accompagnement social personnalisé mesure contraignante décidée par le juge
d’instance qui permet le versement direct au bailleur d’une partie des prestations sociales en règlement du
loyer et des charges
MAJ : Mesure d’accompagnement judiciaire mesure ouverte par le procureur de la république en cas
Mesures
d’échec des mesures précédentes
judiciaires
MJAGBF : Mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial mesure décidée par le juge des enfants,
avec gestion déléguée des prestations familiales
TUTELLE :
CURATELLE :

Pour la (les) mesure(s) concernées , préciser :

Mesure …………………. : en cours : terminée : depuis quelle date : envisagée :


Mesure …………….…… : en cours : terminée : depuis quelle date : ……..… envisagée :

Capacité de remboursement estimée du locataire en sus du loyer courant :

Échéances régulières, montant : …………...…… date de départ : ……..…….……


Échéances progressives, montant : ………..….…… date de départ : ……..…….…… détails :
51
CODAH / DHAI / 17-12-18
5- Propositions du travailleur social (suite)

Participation financière des organismes :

Montant accordé
Montants demandés Date prévue de la décision
ou décision de principe
Préciser secours ou prêt et, dans ce dernier cas, le nombre
de mensualités
FSL
CAF
CCAS
Autres

Démarches éventuelles en matière de relogement :

Démarches en cours : oui : non : envisagées :


Si oui, préciser :…………………………………………………………………………………………………..
Dossiers de demandes de logement déposés : auprès de : ………………………………………………….
Dossiers de demandes d’hébergement déposés : à quelles dates : ……………………………………………..
Résultats de ces démarches :

6- Observations et synthèse

………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………

Nom du Travailleur social : Date :

Cachet et signature Cachet du Centre médico-social


Copie reçue par l’intéressé le : ……………….…………. Signature : ….…….………………….

Envoi à l’UTAS Date : Signature : ………………………….…...


Date :
Envoi de l’UTAS au CMS ………………………… Signature : ………………………….…...
Date :
Retour du CMS à l’UTAS ………………………… Signature : ………………………….…...
Retour de l’UTAS à la Préfecture / Date :
Sous-Préfecture ………………………… Signature : ………………………….…...
52
CODAH / DHAI / 17-12-18
ANNEXE 3 : MODELE DE « POUVOIR » DE REPRESENTATION

53
CODAH / DHAI / 17-12-18
ANNEXE 4 : FICHE FSL « MAINTIEN »

LE FONDS DE SOLIDARITE LOGEMENT (FSL)


Dans le cadre des impayés de loyer

Instauré par la loi du 31 mai 1990, le Fonds de Solidarité Logement permet de garantir le droit au
logement, en aidant les personnes et ménages à accéder à un logement décent ou à s’y maintenir s’ils
éprouvent des difficultés particulières en raison notamment de l’inadaptation de leurs ressources, de
leurs conditions d’existence ou de cumul de difficultés.

Le FSL vise à aider les ménages de manière ponctuelle et préventive, en apportant une aide financière
directement aux bailleurs ou aux créanciers.

Bénéficiaires Le public éligible au Fonds de Solidarité Logement (FSL) est celui fixé par le
Plan Départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des
Personnes Défavorisées (PDALHPD) 2017-2022.

En cas d’impayés de loyer, le FSL peut intervenir sous la forme de quatre aides différentes et sous
certaines conditions stipulées dans le Règlement Intérieur du FSL adopté le 11 décembre 2017 et
révisé le 17 décembre 2018.

Le FSL-Maintien - Le FSL intervient dans la prise en charge des dettes constituées par le non-
aide pour un impayé paiement des loyers et charges locatives ainsi que des frais de procédure qui
de loyer y sont liées.

Le montant des aides au titre de l’impayé de loyer est de 3 100 € euros


maximum sur une période de trois ans à compter de la 1ère demande.

Une seule demande par an est recevable.

Critères d’éligibilité :

- La dette doit être constituée d’au moins trois termes nets consécutifs
(loyer, plus charges, moins APL ou AL) ou au moins de deux mois de
loyers bruts avec charges.
- Il doit y avoir reprise du paiement du loyer résiduel sur une période de
2 mois minimum précédant la demande.
- Un plan d’apurement doit avoir été respecté dans les deux mois
précédant la demande.
- Le taux d’effort lié au logement (part des ressources consacrées aux
charges du logement) ne doit pas être supérieur à 40%.

L’aide est versée sous forme de subvention ou de panachage (50% de l’aide


en subvention, 50% sous forme de prêt) suivant les ressources du ménage.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
La mise en jeu de Dans le cadre d’un FSL-Accès, le Département peut apporter son
cautionnement cautionnement pour garantir un futur impayé et pour participer ainsi à la
prévention des expulsions.

Le montant minimum pour solliciter la mise en jeu est fixé à 50 €.

L’aide maximum est fixée à 3 100 €.

Critères d’éligibilité :

- Le Département peut verser au bailleur jusqu’à 6 mois de loyer


résiduel (loyer et charges locatives déduction faite de l’aide au
logement et des sommes versées par le locataire) sur une période de
24 mois.
- La mise en jeu de cautionnement est sollicitable en une seule fois. Elle
est remboursée par le locataire sous la forme d’un unique prêt conclu
avec le Département de la Seine-Maritime.
Le concordat Le concordat est la prise en charge négociée et partenariale d’une dette de
loyer supérieure à 3 100 €, sous réserve que les quatre conditions précisées
ci-après soient réunies :

- que l’accord (concordat) vise à la résorption de la dette dans sa


totalité,
- qu’il soit signé avec le ménage et les différents partenaires (bailleurs,
organismes de Sécurité Sociale, Comité d’Entreprise, CCAS, etc.),
- que le bailleur abandonne une partie de la créance, à un montant
laissé à son appréciation,
- qu’une période d’observation de six mois soit respectée avant la
signature du concordat, en cas de plan d’apurement concernant le
maintien dans le logement (réduction de ce délai en cas de procédure
d’expulsion).

L’aide au titre du Concordat est versée uniquement en subvention.

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CODAH / DHAI / 17-12-18
La prise en charge Le FSL intervient dans le cadre d’une dette locative d’un ancien logement dès
d’une dette locative lors qu’elle fait obstacle au relogement, dans la limite d’un plafond de 3 100 €.
faisant obstacle au
relogement Critères d’éligibilité :

L’aide est accordée si :

- Elle conditionne l’accès à un nouveau logement,


- Le blocage à l’accès est avéré et justifié (avis circonstancié du
travailleur social),
- Le taux d’effort est inférieur à celui du précédent logement, améliorant
ainsi la situation des ménages,
- Pour les bailleurs publics : le justificatif de la Commission d’Attribution
des Logements (CAL) sera à fournir,
- Le ménage doit avoir repris et respecté le paiement du loyer résiduel
ainsi que celui d’un plan d’apurement sur les deux mois minimum
précédant la demande ou à défaut au moins le paiement d’une
mensualité de contact respecté sur les 2 mois précédant la demande,
- La dette ne concerne pas des réparations locatives.

L’aide est versée sous forme de subvention ou de panachage (50% de l’aide


en subvention, 50% sous forme de prêt) suivant les ressources du ménage.

Observations Le FSL intervient de manière subsidiaire aux autres dispositifs contribuant à


l’accès ou au maintien dans le logement (Locapass, Visale, garant personne
physique, etc.) et en complément avec d’autres solutions telles que la
solidarité familiale, un plan d’apurement réaliste de la dette.

Accompagnement Dans le cadre de la prévention des expulsions, le FSL finance des mesures
d’Accompagnement Social Lié au Logement (ASLL), dont l’objectif est de
soutenir individuellement les personnes en difficulté de maintien dans leur
logement. Le référentiel de l’ASLL est annexé au Règlement Intérieur du FSL.

Procédures Instruction par tout organisme qui accompagne l’usager dans son parcours
logement (bailleur, CCAS, assistante sociale, etc…).
Présentation d’une demande FSL sur les imprimés spécifiques à chaque type
d’aide et d’un CASU.

Lien utile Le Règlement Intérieur du Fonds de Solidarité Logement est à retrouver sur
le site : https://www.seinemaritime.fr/

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CODAH / DHAI / 17-12-18
ANNEXE 5 : QU’EST-CE QUE LE « DROIT DE SUITE » ?

Le législateur a souhaité que, sous certaines conditions, les occupants d’un logement depuis plus
d’un an, du chef du titulaire initial du bail décédé ou ayant abandonné le logement, puissent
continuer à disposer de ce logement moyennant l’acceptation des modalités de ce bail initial.

Le conjoint (marié ou pacsé), du titulaire initial du bail, ayant vécu depuis au moins un an, à la date
du décès, dans le logement, bénéficie de droit du bénéfice du bail, sauf s’il le refuse.

Le concubin, ou l’ascendant, du titulaire initial du bail, ayant vécu depuis au moins un an, à la date
du décès, dans le logement, peuvent demander à bénéficier du transfert du bail.

Le/les descendants ou la/les personne(s) à charge, du titulaire initial du bail, ayant vécu depuis au
moins un an, à la date du décès, dans le logement, peuvent demander à bénéficier du transfert du
bail s’ils répondent aux deux conditions suivantes : le logement est adapté à la taille du ménage et
les revenus de ce dernier sont inférieurs au plafond de ressources en vigueur.

Les personnes handicapées et/ou âgées de plus de 65 ans ne sont pas soumises à ces
conditions.

Pour mémoire, un logement adapté correspond à une typologie déterminée par le nombre et le
type d’occupants composant le ménage, avec une tolérance en faveur de la catégorie
immédiatement supérieure.

Ce droit de suite, dérogatoire au principe de caducité du bail par décès ou abandon du titulaire, ne
peut être invoqué si les obligations locatives n’ont pas été respectées (dette locative, entretien du
logement, etc...).

Par ailleurs, il implique de fait une réelle capacité à assumer la charge et l’entretien de ce
logement.

A défaut, il existe des possibilités de négocier un logement moins cher, plus adapté, etc..., pour
lequel le bailleur pourra examiner avec bienveillance la candidature des demandeurs de bonne foi
qui devront s’engager en contrepartie à libérer le logement occupé et procéder aux formalités de
remise des lieux.

Enfin, en l’absence de régularisation du bail locatif, il convient de rappeler que le bailleur va être
dans l’obligation d’entamer une procédure judiciaire à l’encontre d’occupants sans droit ni titre, de
fait.

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ANNEXE 6 : MODELE DE REMISE DES LIEUX

« REMISE DE LOGEMENT
DECLARATION D’ABANDON ET
AUTORISATION DE DESTRUCTION DE MOBILIER :

JE SOUSSIGNE,

Monsieur , ancien occupant du logement numéro , sis


rue au HAVRE,

Déclare effectuer la remise dudit logement, appartenant au BAILLEUR, le .


Il déclare effectuer la remise des clés ce jour.

Il déclare, vouloir se désister de tous droits sur l’ensemble des biens et objets mobiliers qui
pourraient subsister dans ledit logement.

Par conséquent, il autorise expressément LE BAILLEUR à se débarrasser desdits biens et objets.

Il souhaite assister à l’état des lieux de sortie. (1)

Il ne souhaite pas assister à l’état des lieux de sortie et accepte que celui-ci soit réalisé en son
absence. (1)

Conformément à l’article 22 de la loi du 6 juillet 1989, le locataire indique au bailleur lors de la


remise des clefs l’adresse de son nouveau domicile ; et ses coordonnées téléphoniques :

…………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………

FAIT AU HAVRE, LE

Mention manuscrite : « Lu et approuvé » :

Signature »

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CODAH / DHAI / 17-12-18
GUIDE DE PREVENTION
DES EXPULSIONS LOCATIVES

L’EXPULSION LOCATIVE : COMMENT REAGIR ?

Hôtel d’Agglomération
19, rue Georges Braque
CS70854 76600 Le Havre
Téléphone 02 77 61 26 81
Télécopie 02 77 61 26 86
www.codah.fr

Le présent guide est un document s’adressant prioritairement aux professionnels chargés d’accueillir et
d’accompagner des ménages en risque d’expulsion, afin de les orienter dans leurs démarches tout en les
alertant sur les risques encourus tout au long de la procédure.

Ce support a aussi été conçu pour aider les ménages menacés d’expulsion, dans une visée informative et
préventive. Il propose le message suivant : « A tout stade de la procédure, il est encore possible de réagir,
mais mieux vaut (ré)agir au plus tôt ». Il n’a pas vocation à être diffusé au grand public, mais il se veut avant
tout un outil de travail au bénéfice des services sociaux de secteur, CCAS, organismes d’hébergement et de
logement…

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