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Impact sur la santé

REGLEMENTATION

Les
Les Installations
Installations Classées
Classées pourpour la la Protection
Protection de de
l’Environnement (ICPE) sont réglementées
l’Environnement (ICPE) sont réglementées par la loi du par la loi du
19
19 juillet
juillet 1976,
1976, faisant
faisant suite
suite àà une
une loiloi de
de 1917
1917 relative
relative
aux
aux établissements dangereux, incommodes et
établissements dangereux, incommodes et
insalubres, qui s’est intéressée de façon indirecte
insalubres, qui s’est intéressée de façon indirecte aux aux
impacts
impacts dede ces
ces installations
installations sur
sur lala santé.
santé.

La
La circulaire
circulaire du
du 20
20 juin
juin 2000
2000 précise
précise le
le cadre
cadre et
et les
les
grands
grands principes de la démarche visant à renforcer la
principes de la démarche visant à renforcer la
protection de la santé publique
protection de la santé publique

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REGLEMENTATION

Le
Le décret
décret du21
du21 septembre
septembre 1977
1977 modifié
modifié par
par le
le
décret du 20 mars 2000 fait apparaître
décret du 20 mars 2000 fait apparaître le le
mot
mot santé
santé en
en plus
plus du
du mot
mot hygiène.
hygiène.

La
La notion
notion de
de santé
santé aa étéété soulignée
soulignée dès
dès l’origine
l’origine
mais
mais la loi sur l’air du 30 décembre 1996 impose
la loi sur l’air du 30 décembre 1996 impose
une
une meilleure
meilleure prise
prise enen compte
compte dede l’impact
l’impact sursur la
la
santé humaine et explique la multiplication
santé humaine et explique la multiplication des des
travaux
travaux et
et études
études menés
menés dans
dans ce
ce domaine.
domaine.

LES GUIDES d ’ORIENTATION

Divers
Diversguides
guidesont
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étérédigés
rédigésen
enFrance
Francepour
pourorienter
orienterles
lesorganismes
organismesenen
charge
charge de la réalisation des études d’impact sanitaire ou
de la réalisation des études d’impact sanitaire ou de
de leur
leur
évaluation.
évaluation.

Tous
Tous reprennent
reprennent lala démarche
démarche d’évaluation
d’évaluation desdes risques
risques sanitaires
sanitaires (ERS)
(ERS)
élaborée
élaborée par l’Académie des Sciences des USA (diffusé en
par l’Académie des Sciences des USA (diffusé en 1983).
1983). OnOn
peut
peutciter
citer: :
--le
le guide
guide méthodologique
méthodologique de de l’Institut
l’Institut de de Veille
Veille Sanitaire
Sanitaire
(InVS), destiné aux services des DDASS, chargés de
(InVS), destiné aux services des DDASS, chargés deformuler
formuler
pour
pour lele préfet
préfet un
un avis
avis sanitaire
sanitaire sursur les
les études
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d’impact. Le Le
guide
guide aa été
été demandé
demandé parpar lala Direction
Direction Générale
Générale dede lala Santé
Santé
(DGS),
(DGS),
--le
le guide
guide méthodologique
méthodologique rédigérédigé par l’INERIS (publié
par l’INERIS (publié en en
version
version projet
projet 2.4
2.4 dudu 11/09/00
11/09/00 et et disponible
disponible sursur lele site
site
internet
internethttp://www.ineris.fr).
http://www.ineris.fr).

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RENFORCEMENT DES EXIGENCES

EFFETS SUR
LA SANTE
ETUDE
ETUDE SUR
SUR LA
LA SANTE
SANTE
•• Problème
Problème qu’une
qu’une installation
installation peut
peut
engendrer
engendrer sur sur lala santé
santé humaine
humaine
•• Ne
Ne pas
pas sese limiter
limiter àà lala seule
seule
pollution
pollution dede l’air
l’air
•• Voir
Voir l’air,
l’air, lele bruit,
bruit, les
les sols,
sols,
les
les eaux
eaux
•• Accent
Accent sur sur lala surveillance
surveillance
de l’environnement
de l’environnement
•• Sélectionner
Sélectionner les les polluants
polluants
toxiques pour l’homme
toxiques pour l’homme

IMPACT SUR L ’ENVIRONNEMENT

AIR

Emission
Schématisation du d'origine
SOL PLANTES
chemin parcouru Anthropique
Naturelle
(Cultures vivrières,
fourrage, etc..)

par
les métaux lourds EAU ORGANISMES
AQUATIQUES
jusqu'à l'homme CONTACT DIRECT
(Mollusques, poissons, ..)

(Poussières…)

ANIMAUX
(Viande, Œufs, lait,
etc..)

HOMME

Mode d'absorption

ABSORPTION
INGESTION CUTANEE
INHALATION
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LES PRINCIPES
L’étude d’impact doit respecter les principes suivants :

- Le principe de précaution, qui consiste à adopter en


l’absence de données reconnues des hypothèses majorantes
définies pour chaque cas de prise en compte,
- Le principe de proportionnalité qui veille à ce qu’il y ait
cohérence entre le degré d’approfondissement de l’étude et
l’importance de la pollution et son incidence prévisible,
- Le principe de spécificité qui doit assurer la pertinence de
l’étude par rapport à l’usage et aux caractéristiques du site par
rapport à son environnement.

- La règle de l’évaluation du risque est que ces choix soient expliqués par
l’évaluateur et cohérents afin que la logique du raisonnement puisse être suivie et
discutée par les différentes parties intéressées et l’objectif de transparence doit
être respecté. Les conséquences de ces choix sur la quantification du risque doivent
être évaluées
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UN OBJECTIF

EVALUATION A POUR OBJECTIF :

 ETUDIER LES EFFETS POTENTIELS SUR LA SANTE D’UNE


ACTIVITE

 PROPOSER DES MESURES COMPENSATOIRES ADAPTEES


 ETRE UN OUTIL D’AIDE A LA DECISION

 PRESENTER LES DIFFERENTES VOIES D’EXPOSITION

 EVALUER LES RISQUES DE MANIERE EXPLIQUEE AFIN LA


LOGIQUE SOIT EXPLICITE ET COMPREHENSIBLE PAR DES
PARTIE INTERESSEES

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METHODOLOGIE

Le cadre méthodologique qui a été retenu est celui de la


démarche d’évaluation des risques sanitaires (ERS).

Cette méthodologie, parue en 1983 aux Etats-Unis, a été


adoptée depuis dans le monde entier et notamment au niveau
européen.

Elle concerne à la fois les risques environnementaux et


sanitaires et comporte 4 étapes :

-l’identification des dangers,


-l’évaluation de la relation dose-effet,
-l’évaluation de l’exposition,
-la caractérisation du risque.

IDENTIFICATION DES DANGERS


Cette étape se déroule en 3 phases :

- état initial du site,


- description qualitative des entreprises environnantes et de
leurs polluants
- inventaire des polluants mesurés par les réseaux de
surveillance de l’air
- estimation du bruit de fond,
- inventaire des substances et nuisances concernées, de leur
voie de transfert et de leurs effets intrinsèques,
- étude de la sensibilité de l’environnement (populations
sensibles, …)
- sélection et hiérarchisation des substances ou nuisances afin
de définir celles sur lesquelles l’étude sera menée. Il est bien
entendu impossible de mener une étude d‘impact sur la totalité
des agents polluants recensés à l’émission de sources fixes.
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INDENTIFICATION DES DANGERS
Cette étape se déroule en 3 phases :

-inventaire des substances et nuisances concernées, de leur


voie de transfert et de leurs effets intrinsèques,
-étude de la sensibilité de l’environnement (populations
sensibles, …)
-sélection et hiérarchisation des substances ou nuisances afin
de définir celles sur lesquelles l’étude sera menée. Il est bien
entendu impossible de mener une étude d‘impact sur la totalité
des agents polluants recensés à l’émission de sources fixes.

Il est donc recommandé de :


-disposer d’une liste la plus complète possible des polluants susceptibles d’être émis et
retrouvés sur le site ou dans les alentours ; ceci permettra de démontrer que la sélection des
polluants a été réalisée à partir d’une liste pertinente ;
-établir la liste des polluants traceurs pertinents par type d’émetteur, associée à la liste des

critères de sélection.
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IDENTIFICATION DES DANGERS

Les polluants émis par des sources fixes sont nombreux


et variés. Dans ces conditions, le processus d’évaluation
des risques est complexe. Sous réserve d’une justification des critères de
sélection, on peut prendre en compte un nombre limité de polluants

Les critères de choix peuvent être les suivants :

- importance relative des émissions,


- nocivité des polluants (cancérogénicité, autres effets, ..)
- bioaccumulation dans la chaîne alimentaire,
persistance de la substance dans l’environnement (durée de
vie),
- sensibilité particulière d’un groupe d’individus,
- synergie avec d’autres polluants,
- les connaissance disponibles sur la nocivité.

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IDENTIFICATION DES DANGERS

Plusieurs critères de choix peuvent être appliqués, par exemple

- on peut retenir systématiquement toutes les substances ayant


un effet cancérigène et faire une sélection sur les autres
polluants,
- on peut classer les polluants par famille et retenir dans chacune
d’elle celui qui présente le risque le plus grand.

Il est donc recommandé de :


- disposer d’une liste la plus complète possible sur les polluants
susceptibles d’être émis et retrouvés sur le site ou dans les
alentours ; ceci permettra de démontrer que la sélection des
polluants a été réalisée à partir d’une liste pertinente

- établir la liste des polluants traceurs pertinents par type


d’émetteur, associée à la liste des critères de sélection.
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IDENTIFICATION DES DANGERS

D’une manière générale :


 Recenser les agents chimiques, biologiques et physiques pouvant
être émis dans l’environnement de façon canalisée ou diffus en mode
normal ou dégradé
 Préciser s’il s’agit de matières premières, de produits finis ou
formés au cours du procédé de fabrication
Nom des Toxicité Devenir dans Valeur Référence Flux des Concentration
polluants l’environnement toxicologique des polluants des polluants
de référence données à l’émission
(1) (2)
Identification •Concerigènicité • Eau, air, sol Par voie Base de
par molécule y •Tératogénécité • Bio accumulation d’exposition données
compris pour •Type d’atteinte • Produit de consultées,
les mélanges par voies dégradation date et mise à
(COV, respiratoires jour
poussières,
hydrocarbures

(1) En absence de VTR et uniquement dans ce cas, l’utilisation d’une valeur d’exposition en milieu
professionnel
(2) En cas d’absence d’activité, l’évaluation devra être réalisée en prenant en compte les flux totaux

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IDENTIFICATION DES DANGERS

CHOIX DES AGENTS ETUDIES EN FONCTION


 DE LEUR TOXICITE BIEN DECRITE ET
SIGNIFICATIVE POUR L’HOMME

 DES QUANTITES EMISES

 DE LEUR VOIE DE CONTAMINATION PERTINENTE

IL EST FONDAMENTALE DE JUSTIFIER


CLAIREMENT LA CHOIX DES AGENTS ETUDIES ET
DE FAIT LA NON PRISE EN COMPTE DES AUTRES
POLLUANTS

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DEFINITON DE LA RELATION DOSE-REPONSE

Cette deuxième étape consiste à déterminer la gravité des


effets liés aux agents en cause.

Celle-ci peut s’exprimer par des indices toxicologiques regroupés sous le


terme de Valeur Toxicologique de Référence (VTR). Il faut donc faire
appel aux données scientifiques existantes (bases de données). La
difficulté est de choisir les données les plus adaptées au cas à traiter,
les valeurs fournies pouvant varier de façon importante.

Les bases de données plus couramment utilisées car les plus complètes
sont : IRIS et ATSDR.

Selon l’INERIS, la base TERA (Toxicology Excellence for Risk


Assesment) propose une synthèse des VTR existantes dans différentes
bases de données ; elle donne également de manière succincte la façon
dont les VTR ont été établies (données basées sur l’homme ou l’animal,
durée d‘exposition, organes cibles etc…). TERA et IRIS sont libres d’accès sur
internet. Ces bases ne sont pas les seules sources d’informations.

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DEFINITON DE LA RELATION DOSE-REPONSE

La valeur toxicologique de référence (VTR) est une


appellation générique regroupant tous les types d'indices
toxicologiques qui permettent d'établir une relation entre une
dose et un effet (toxique avec effet de seuil, ou seuil de dose)
ou entre une dose et une probabilité d'effet (toxique sans
effet de seuil). Les différentes VTR sont présentées dans le
tableau A1.
Tableau A1 : Nature des différentes VTR disponibles
Voie orale ou cutanée Voie respiratoire

Effet toxiques à Dose Journalière Admissible (DJA) en Concentration admissible dans l’air (CAA)
seuil de doses mg/kg/jour en µg/m3

Effets Excès de Risque Unitaire (ERU) exprimé en Excès de Risque Unitaire par Inhalation
cancérigènes (mg/kg/jour)-1 (ERUI) exprimé en (µg/m3)-1

Ces valeurs sont régulièrement actualisées en fonction de l'évolution des connaissances


scientifiques. Ces valeurs sont disponibles par exemple à partir de la base de données IRIS, l'US-
EPA, l'OMS, le CIRC, le CSHPF, …

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DEFINITON DE LA RELATION DOSE-REPONSE

Les données scientifiques disponibles sur la nocivité des


polluants peuvent être accessibles auprès de divers organismes,
voire disponibles sur les sites internet ; on peut citer :

- le CIRC (http://www.iarc.fr)
- CSHPF (http ://www.sante.gouv.fr/index.htm)
- CPP (http://www.environnement.gouv.fr/)
- Hazardous Substances Data Bank
(http://www.library.adelaide.edu.au/erc/H/1299044.html)
- INERIS (http://www.ineris.com/prestations/fiches.htm)
- INRS (http://www.inrs.fr)
- OMS/IPCS (http://www.who.int/pcs/)
- US-EPA (http://www.epa.gov/)
- RIVM (http://rivm.nl)
- IRIS
- TERA
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EVALUATION DE L ’EXPOSITION HUMAINE

Cette étape consiste à :

-évaluer les concentrations de


polluants dans l’environnement ; cette
évaluation repose sur les compétences
développées en métrologie et en
modélisation.

- évaluer les niveaux moyens


d’exposition à un contaminant pour des
fractions sensibles de la population.
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EVALUATION DE L ’EXPOSITION HUMAINE

• LOCALISATION DES HABITATIONS LE SPLUS PROCHES,


NOMBRE APPROXIMATIF D’HABITANTS DES ZONES
EXPOSEES

• LOCALISATION DES ENTREPRISES LES PLUS PROCHES,


DESCRIPTION QUALITATIVE DES ZONES INDUSTRIELLES
ET COMMERCIALES EXPOSEES

• LOCALISATION DES ETABLISSEMENTS « SENSIBLES »


: CRECHES, ECOLES, MAISON DE RETRAITE,
ETABLISSEMENT DE SANTE, CENTRE SPORTIF,
ETABLISSEMENT RECEVANT DU PUBLIC…

• LOCALISATION DES ZONES CONSTRUCTIBLES

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EVALUATION DE L ’EXPOSITION HUMAINE

• DESCRIPTION DES « HABITUDES » DES POPULATIONS ET LES


USAGES SENSIBLES A PROXIMITE DE L’INSTALLATION
(ALIMENTATION EN EAU POTABLE, BAIGNADES, ZONES AGRICOLES,
PUITS, JARDIN POTAGERS…) EN CAS DE SCENARIO D’EXPOSITION
PAR L’EAU OU LES SOLS

• EXPLICATION DES SCENARII D’EXPOSITION DE LA POPULATION,


EN TENANT COMPTE DU FONCTIONNEMENT NORMAL OU DEGRADE
DE L’INSTALLATION DES VOIES D’EXPOSITION ET DU DEVENIR DES
AGENTS GENERES PAR L’INSTALLATION DANS LES DIFFERENTS
COMPARTIMENTS ENVIRONNEMENTAUX

• DESCRIPTION DU MODELE UTILISE (CRITERES DE CHOIX DU


MODELE EN FONCTION DES CARACTERISTIQUES DU SITE, LIMITES?
INCERTITUDES) ET EXPLICATIONS SUR LES PARAMETRES
CLIMATIQUES CHOISIS

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EVALUATION DE L ’EXPOSITION HUMAINE

On étudie ici plus précisément la diffusion ou la propagation des polluants


dans les différents milieux, en particulier ceux participant aux voies
d'exposition définies dans l'étape d'identification des dangers. Les niveaux
des polluants dans ces milieux sont estimés soit par modélisation soit par
analyse d'échantillons prélevés.

Cette étape a pour objectifs :


- l'identification des populations concernées (enfants,
femmes, travailleurs, personnes âgées...), en insistant sur les
catégories les plus sensibles (définies à l'étape 1)
- la détermination des milieux vecteurs (air, eau, sol,
aliments,...) à partir des concentrations de l'agent causal dans
chacun d'entre eux (estimées par mesure ou modélisation),
- l'évaluation des flux des vecteurs d'exposition (taux
d'inhalation, consommation d'eau, d'aliments,...).

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CARACTERISATION DES RISQUES SANITAIRES

Cette étape correspond à l’estimation qualitative et/ou


quantitative de la probabilité et de la gravité des
effets susceptibles de se produire sur la
population.

Généralement, elle est réalisée par comparaison des


concentrations de polluants mesurées (ou calculées par
modélisation) dans l’environnement aux seuils admissibles ou
recommandations existantes.

L’évaluation des incertitudes liées à l’estimation de l’impact


sanitaire est une phase essentielle de l’étude. En effet, les
incertitudes peuvent être importantes en fonction des
valeurs toxicologiques de référence retenues.
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CARACTERISATION DES RISQUES SANITAIRES

La méthodologie de caractérisation du risque diffère en


fonction de la toxicité de la substance :

- pour caractériser les effets potentiellement


cancérigènes, on estime les probabilités qu'un individu
développe un cancer sur une vie entière d'exposition (fixée à
70 ans), à partir des doses journalières calculées et des
informations concernant la relation dose-effet spécifique au
produit ;

- pour caractériser les effets potentiellement non-


cancérigènes, on effectue une comparaison entre la dose
journalière reçue et la dose journalière admissible. Le rapport
de ces deux valeurs détermine un quotient de danger ou
Hazard Quotient (HQ).
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CARACTERISATION
INDENTIFICATION
DES RISQUES
DES
SANITAIRES
DANGERS

Pour chaque aérocontaminant, les connaissances toxicologiques fournies par


l'Environmental Protection Agency (EPA), l'International Agency for Research on
Cancer (IARC) et l'Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) renseignent
sur :
- les effets aigus,
- les effets chroniques,
- les effets sur la reproduction et le développement,
- la cancérogénèse.

L'EPA et l'IARC évaluent le risque de développement de cancer en classant les


éléments dans différents groupes.
pour l’EPA pour l’IARC Catégories
groupe A groupe 1 Cancérigène
groupe B groupe 2 Cancérigène probable
Nombre de preuves limitées chez
groupe B1 groupe 2A
l’homme
Preuves suffisantes sur les animaux
groupe B2 groupe 2B
mais non sur l’homme
groupe C groupe 2C Cancérigène possible
groupe D groupe 3 Non classable comme cancérigène
groupe E Preuves de la non cancérogénicité

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CARACTERISATION DES RISQUES SANITAIRES


NOx HAP et nitro-HAP sur la santé
- irritations des yeux - altérations cutanées : érythèmes
- 10 à 30 ppm : rétrécissement des Effets aigus - troubles gastro-intestinaux
voies pulmonaires, bronchites, pneumonies - comas
- oedème pulmonaire Effets chroniques - troubles chroniques : cyanose et anémie
- NO : - réduction de Effets sur la reproduction et le
aucune donnée
l’oxyhémoglobine en méthémoglobine qui développement
Effets aigus ne fixe plus l’oxygène entraînant hypoxie constatée pour la majorité des HAP et nitro-
et cyanose Mutagénicité
HAP à de faibles concentrations
- irritation des muqueuses
- cancers de la peau et des poumons
- 200 à 700 ppm : mort Cancérogénèse
- NO2 : irritation des voies - cancer de la vessie et des reins
pulmonaires, cyanose, toux, douleurs
Benzo(a)anthracène : groupe B2, groupe 2A
thora-ciques et mort résultant d’oedème
pulmonaire
Benzo(a)pyrène : groupe B2, groupe 2A
apparition d’effets pour des
Dibenzo(a,h)anthracène: groupe B2
concentrations inférieures à 10 ppm :
Effets chroniques Classement Fluoranthène : groupe D, groupe 3
- NO2 : emphysème et fibrose
pulmonaires Fluorène : groupe 3
Effets sur la reproduction et Indeno(1,2,3-cd)pyrène: groupe B2, groupe
aucune donnée
le développement 2B
Mutagénicité aucune donnée
Phénanthrène : groupe D, groupe 3
Cancérogénèse aucune donnée

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CARACTERISATION DES RISQUES SANITAIRES

Estimation du facteur d'exposition par inhalation

Le facteur d'exposition par inhalation est le volume d'air inhalé


par jour estimé pour un adulte (femme ou homme) et pour un
enfant en fonction de l'âge, du poids corporel, de la dépense
d'énergie et de l'activité pratiquée.

Valeurs recommandées par l'l'EPA pour les valeurs de


volume d'air d'inhalé par jour

Populations volume moyen d'air inhalé


enfant (<1an) 4,5 m3/jour
enfant (1-12 ans) 8,7 m3/jour
femme 11,3 m3/jour
homme 15,2 m3/jour

27

CARACTERISATION DES RISQUES SANITAIRES


Calcul de l'exposition journalière par inhalation

· Equation pour les effets non cancérigènes L'équation générale pour calculer la dose
journalière moyenne reçue par inhalation ou ADD (Average Daily Dose) est :
C × Ti
ADD(inhalation ) = en µg/kg.jour en µg/kg.jour
P
avec C : la concentration du polluant dans l'air inhalé en µg/m3,
Ti : le volume d'air inhalé en m3/jour,
P : le poids de la personne en kg.

· Equation pour les effets cancérigènes La dose moyenne sur la vie ou LADD (Lifetime
Average Daily Dose) est calculée telle que :
C × Ti × T exp
LADD(inhalation) = en µg/kg.jour en µg/kg.jour
P × Tmoy

avec C : la concentration du polluant dans l'air inhalé en µg/m3,


Ti : le volume d'air inhalé en m3/jour,
Texp : le temps d'exposition en jours,
P : le poids de la personne en kg,
Tmoy : l'espérance de vie considérée égale à 70 ans soit 25 550 jours.

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CARACTERISATION DES RISQUES SANITAIRES
Exposition par ingestion
L'eau, les fruits, les légumes, la
viande, les produits laitiers, les Valeurs recommandées par l'EPA pour
produits du jardin, le lait les valeurs des facteurs d'ingestion
maternel, le poisson et le sol
représentent des sources enfant (<1 an) : 43,5 mL/kg.jour
potentielles d'exposition de enfant (1-10 ans) : 35,5 mL/kg.jour
l'homme à un toxique. eau
adolescent (11-19 ans) : 18,2 mL/kg.jour
adultes (20-64 ans) : 19,9 mL/kg.jour
adultes(+ 65 ans) : 21,8 mL/kg.jour
Estimation des facteurs tout âge: 22,6 mL/kg.jour
d'exposition par ingestion fruits
3,4 g/kg.jour
(taux individuel par fruit)
4,3 g/kg.jour
légumes
L'EPA a estimé plusieurs (taux individuel par légume)
facteurs d'ingestion en viande 2,1 g/kg.jour
produits laitiers 8,0 g/kg.jour
fonction des produits lait maternel 742 mL/jour
consommés grâce à des 20,1 g/jour
poisson
sondages et des enquêtes de (total des poissons)
enfants : 100 mg/jour
consommation réalisés auprès sol
adulte : 50 mg/jour
de la population.
29

CARACTERISATION DES RISQUES SANITAIRES


Calcul de l'exposition journalière par ingestion

Le calcul consiste à combiner, pour chaque milieu vecteur, les concentrations de


toxiques mesurées ou estimées avec le facteur d'exposition moyen ou taux de
consommation standard qui lui est associé, tel que :
Ci × Tingestion
ADD ( produiti ) = si Tingestion est en quantité/jour
P

ADD( produit ) = Ci × Tingestion si Tingestion est en quantité/kg.jour

avec ADD : la dose moyenne journalière (en mg/kg.jour)


Ci : la concentration de toxique dans le produit i (en mg/g de matière
sèche)
Tingestion : la quantité de produit consommée en quantité/jour ou en
quantité/kg.jour (en g/jour ou g/kg.jour par exemple)

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MESURES COMPENSATOIRES

L’EXPLOITANT PROPOSERA LES


MESURES COMPENSATOIRES
ADAPTEES SUSCEPTIBLES DE
REDUIRE L’IMPACT SUR LA
SANTE DES POPULATIONS

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