Vous êtes sur la page 1sur 10

BLAISE PASCAL

Biographie en résumé
Mathématicien, physicien, écrivain et moraliste français (1623-1662).

« La science des choses extérieures ne me consolera pas de l'ignorance de la morale, au temps


d'affliction; mais la science des moeurs me consolera toujours de l'ignorance des sciences
extérieures » (Pensées).

Siècle étonnant où un être habité par de telles pensées inventait la machine arithmétique, après
avoir, à seize ans, écrit un remarquable essai sur les coniques, et s'être imposé ensuite comme
physicien par ses expériences sur le vide. Ce savant, qui devint un mystique, s'adonna aux
jeux de hasard pendant quelques années, ce qui le conduisit tout droit à inventer, avec Fermat,
le calcul des probabilités, puis à acquérir, dans le feu de la vie, cet esprit de finesse qui
complétant son esprit de géométrie fit de lui l'un des plus grands écrivains français. «Le
coeur, écrit-il dans Les Pensées, a ses raisons que la raison ne connaît pas.»

«Il y avait un homme qui, à douze ans, avec des barres et des ronds, avait créé les
mathématiques; qui, à seize ans, avait fait le plus savant traité des coniques qu'on eût vu
depuis l'antiquité; qui, à dix-neuf ans, réduisit en machine une science qui existe tout entière
dans l'entendement; qui, à vingt-trois ans démontrera les phénomènes de la pesanteur de l'air,
et détruisit une des grandes erreurs de l'ancienne physique; qui, à cet âge où les autres
hommes commencent à peine de naître, ayant achevé de parcourir le cercle des sciences
humaines, s'aperçut de leur néant, et tourna ses pensées vers la religion; qui, depuis ce
moment jusqu'à sa mort, arrivée dans sa trente-neuvième année, toujours infirme et souffrant,
fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine, donna le modèle de la plus parfaite plaisanterie
comme du raisonnement le plus fort, enfin, qui, dans les courts intervalles de ses maux,
résolut par abstraction un des plus hauts problèmes de géométrie et jeta sur le papier des
pensées qui tiennent autant du dieu que de l'homme: cet effrayant génie se nommaitBlaise
Pascal» (Chateaubriand, Génie du christianisme, troisième partie, II, 6).

1
Le premier chrétien moderne
Détail d'une gravure d'Ambroise Tardieu (1840-1912)
Source : U. S. National Library of Medicine

Vie et œuvre
Pour peu que l'on connaisse le XVIIe siècle français, on oppose spontanément Pascal
àDescartes. Pascal, pourtant savant, s'en remet au coeur et non à la raison pour accéder à
Dieu. Descartes fait plutôt de Dieu, qui paraît dès lors froid, la clef de voûte de son édifice
rationnel. Ce sont là deux modèles par rapport auxquels un peuple et des individus peuvent se
définir. Le philosophe américain Allan Bloom a évoqué ces modèles avec nostalgie:
«Descartes et Pascal indiquent aux Français quels sont leurs choix. Ils leur fournissent une
perspective particulière et clairement définie quand se posent les problèmes éternels de la vie.
Ils tissent le tissu des âmes. Lors de mon dernier séjour en France, j'ai entendu un garçon de
café traiter un de ses confrères de cartésien. Ce n'était pas par prétention qu'il parlait ainsi; il
se référait seulement à ce qui, pour lui, était un type. Descartes et Pascal représentent un choix
entre la raison et la révélation, entre la science et la piété, et de ce choix découle tout le reste.
L'une et l'autre de ces visions totales se présentent presque toujours à l'esprit d'un Français
lorsqu'il réfléchit sur lui-même» (Allan Bloom, L'âme désarmée, Paris, Julliard, 1987).

Œuvres de Pascal
Écrits en ligne: 

Ouvrages disponibles sur le site Gallica (Bibliothèque nationale de France)

La Machine d'Arithmétique (ABU, mode texte)

Lettres (sur le vide, aux Roannez, ...) (ABU, mode texte)

Petits écrits philosophiques et religieux (ABU, mode texte)

Pensées (édition 1671, orthographe moderne) (ABU, mode texte)


Autre version numérique: Reprod. de l'édition de A Amsterdam : chez Abraham Wolfgang,
1688; mode image; autre édition en mode image: A Paris : chez Guillaume Desprez, 1670
(Gallica classique, BNF)

Les Provinciales: mode texte mode image (Gallica classique, BNF)

Page web sur le Mémorial de Pascal (auteur : Elizabeth T. Knuth)


Mémorial (1654) (Bibliotheca Augustana, mode texte)

Documentation
Jugements sur Pascal

ANDRÉ SUARÈS
Pascal «a été le plus grand, car il a eu les grandeurs de presque tous les autres. Il est à la fois
le poète, le saint et le savant, l’homme qui voit, l’homme qui sait, l’homme qui pense.»

SAINTE-BEUVE
Tout homme a dans Pascal un semblable et un miroir
«Pour ceux qui lisent les Pensées, le génie de l'écrivain a quelquefois donné le change sur la
méthode et sur le fond. L'éclat soudain de cette vive parole, l'impétuosité et presque la

2
brusquerie de l'accent, font croire à quelque chose d'excessif, et même de maladif, qui tient à
une singularité de nature. On se sent en présence d'un individu extraordinaire. En mettant à
part la qualité incomparable du talent, tout homme a dans Pascal un semblable et un miroir,
s'il sait bien regarder. Il y a un Pascal dans chaque chrétien, de même qu'il y a un Montaigne
dans tout homme purement naturel. Creusez en vous-même, étudiez et sondez votre propre
duplicité, plongez en tout sens au fond de l'abîme de votre coeur, et vous n'y trouverez pas
autre chose que ce ce que Pascal vous a rendu en des traits si énergiques et si saillants. La
théologie de l'auteur des Pensées, à la bien voir et en la dégageant qui n'y tiennent pas
essentiellement, porte en plein sur la nature de l'homme; c'est là sa force et son honneur» (Cité
par Henri Massis, préface à l'édition Pascal par Sainte-Beuve, 10 / 18, 1962).

Les bornes du génie de Pascal


«Si grand que soit Pascal par le génie, il y a mille choses vraies et grandes dans lesquelles,
soit à cause de son temps, soit surtout à cause de sa nature (car il a bien su deviner ce qui était
non pas selon son temps, mais selon sa nature), il n'entre pas et n'a pas l'idée d'entrer.
Énumérons un peu: il ne sent pas la poésie, il la nie ; et la poésie est toute une partie
essentielle de l'homme, même de l'homme religieux. Il étudie, il sonde et scrute la nature, il la
contemple dans ses abîmes; il ne la sent guère que pour s'en effrayer. Il n'y voit pas de
symbole, le miroir vivant de l'univers invisible (tanquam per speculum), une occasion de
parabole perpétuelle, ce que saint François de Sales entendait si bien. «Si la foudre tombait
sur les lieux bas, dit Pascal, les poètes et ceux qui ne savent raisonner que sur les choses de
cette nature manqueraient de preuves» ; et il ne voit pas assez qu'il y a autre chose que
leraisonner, en pareille matière; qu'il y a l'analogie sentie, l'harmonie devinée; Dieu en un
mot (pour parler son langage), Dieu sensible au cœur par la nature» (Port-Royal, voir
ce texte).

HENRI BRÉMOND
Pascal contre le jansénisme
«Une lecture attentive des Pensées ne rend-elle pas sensible, soit le conflit que nous avons dit
entre le Pascal janséniste et l'autre, le meilleur Pascal, soit la victoire suprême du second sur
le premier? Qui ne voit en effet que ce qu'il y a de plus original, de plus vivant, de plus fort
dans l'apologétique des Pensées, de plus profond dans la vie intérieure de Pascal, respire,
comme on disait alors, contre les dogmes de Jansénius? Et sans doute, il a d'abord conçu la
grâce comme une concupiscence sainte, une assurance béatifiante, une certitude personnelle;
sans doute l'intime jouissance de sa prédestination le tient dans la joie, modifie sa foi, son
espérance, sa charité; donne un autre accent que celui que l'on croit entendre d'ordinaire
au Mémorial et au Mystère de Jésus; mais enfin il n'y a pas que cela dans sa conception et
son sentiment du christianisme: il y a encore l'idée réelle et vécue de la coopération
personnelle et de l'admissibilité, possible malgré tout, de la vocation et de la grâce; il y a l'idée
anti-janséniste du travail méthodique et ascétique de la volonté, organe de créance; il y a la
recherche d'une voie spéculative et pratique pour exercer une action sur les incroyants, il y a
le désir apostolique de susciter dans l'âme de ses lecteurs une initiative, de leur faire tendre, à
tous, les bras au Libérateur. S'il paraît quelquefois se mettre en contradiction avec les
mystiques et avec l'école française sur l'objet suprême de la religion, il rentre dans
l'orthodoxie par son insistance à proclamer, contre les faux mysticismes, que Jésus-Christ est
la seule voie, la seule vérité, la seule vie. S'il exagère les suites de la faute originelle, et si
nous préférons de ce chef aux outrances de son augustinisme la philosophie plus humaine et
tout ensemble plus divine de François de Sales, son erreur même sur tous ces points nous met
en garde contre un optimisme décevant qui méconnaîtrait, soit la malice intrinsèque du mal,
soit la distinction nécessaire entre l'ordre de la nature et celui de la grâce, comme si la création

3
n'avait qu'à se déployer en son sens pour atteindre la fin divinement marquée à sa destinée.
Encore une fois, je n'oublie pas que, dans vingt endroits de son livre, Pascal nous montre le
monde présent comme un enfer où toute communication est rompue entre Dieu et l'homme. Il
le dit, il le répète, mais à quoi bon, puisque le meilleur de ses arguments suppose une
philosophie toute contraire, son appel aux raisons du cœur n'étant plus qu'une ironie
désespérante si la faute originelle a complètement perverti le cœur auquel cet appel s'adresse?
J'avoue qu'il humilie notre raison, et avec outrance, mais parce qu'elle n'est que raison, et non
parce qu'elle est raison déchue. Pourquoi ferait-il crédit à notre cœur, lequel ne serait pas
moins déchu que notre raison? Qu'on s'y prenne comme l'on pourra et que l'on choisisse: si le
plus profond Pascal résiste à cette philosophie de François de Sales, que tantôt nous opposions
au Pascal, disciple d'Arnauld, l'Apologie est bâtie sur un sophisme, elle ne vaut plus que par le
style.

«C'est le cœur qui sent Dieu et non la raison. Voilà ce que c'est que la foi, Dieu sensible au
cœur», si, comme on le reconnaît, je crois, Pascal n'a rien écrit de plus personnel que cette
bienheureuse phrase, qui ne voit encore que par là nous est rendu le Dieu créateur, le Dieu
Père que toute la tradition chrétienne nous ordonne et que le Pascal janséniste ne nous permet
pas d'aborder «directement»? «Je dis que le cœur aime l'être universel naturellement»', oui
certes, et saint Thomas et saint François de Sales l'ont dit avant vous. Or cet amour, quasi
instinctif, possible, facile à toute créature raisonnable, bien que, dans l'ordre présent, chrétiens
ou païens, nous en devions les inspirations vraiment salutaires à la grâce du Christ
Rédempteur, cet amour ne saurait avoir pour objet direct l'Homme-Dieu envisagé comme
«réparateur de notre misère»; il s'adresse directement à l'Être des êtres, à Dieu même. Enfin et
comme tout se tient dans une tête bien faite, voici que par le même chemin qui le rapproche
des humanistes dévots, Pascal rejoint aussi les mystiques, ses vrais frères. Ce cœur, en effet,
qui sent Dieu et qui nous fait connaître «les premiers principes»', doit toucher, au moins par
ses ultimes frontières à cette «suprême pointe de l'esprit», je veux dire, à cette zone profonde
où se fait la rencontre mystique entre l'âme et Dieu. Et c'est ainsi que, dans une âme vraiment
vivante, la vie elle-même, complète, corrige et déborde les formules trop étroites sur
lesquelles on avait cru la régler» («Le meilleur Pascal», Histoire du sentiment religieux en
France, t. IV, voir ce texte). 

MIGUEL DE UNAMUNO
«La lecture des écrits que nous a laissés Pascal, et surtout celle de ses Pensées, ne nous invite
pas à étudier une philosophie, mais à connaître un homme, à pénétrer dans le sanctuaire
d’universelle douleur d’une âme, d’une âme toute nue et, mieux encore peut-être, d’une âme à
vif, d’une âme portant cilice. Et comme celui qui entreprend cette étude est un autre homme,
il court ce risque que signale Pascal lui-même dans sa Pensée 64 : « Ce n’est pas
dans Montaigne, mais dans moi, que je trouve tout ce que j’y vois ». Le risque? Non, ce n’en
est pas un. Ce qui fait la force éternelle de Pascal, c’est qu’il y a autant de Pascal que
d’hommes qui, en le lisant, le sentent et ne se limitent pas à le comprendre. C’est ainsi qu’il
vit en ceux qui communient dans sa foi douloureuse. Je vais donc présenter mon Pascal» (voir
ce texte).

VOLTAIRE
«Il me paraît qu'en général l'esprit dans lequel M. Pascal écrivit ces Pensées, était de montrer
l'homme dans un jour odieux; il s'acharne à nous peindre tous méchants et malheureux; il écrit
contre la nature humaine à peu près comme il écrivait contre les jésuites. Il impute à l'essence
de notre nature ce qui n'appartient qu'à certains hommes: il dit éloquemment des injures au
genre humain.

4
J'ose prendre le parti de l'humanité contre ce misanthrope sublime; j'ose assurer que nous ne
sommes ni si méchants ni si malheureux qu'il le dit» (Premières remarques sur les Pensées,
voir ce texte).

CONDORCET
«La réputation de Pascal après sa mort fut si grande, le nom imposant de défenseur de la
religion contre les incrédules fut répété avec tant d'avantage, les gens de lettres, français ou
étrangers, se réunirent pour l'admirer d'une voix si unanime, que les jésuites mêmes furent, en
quelque sorte, forcés de respecter sa mémoire. Maintenant qu'ils ne sont plus, que le parti
janséniste, soutenu par quelques hommes de mérite que les jésuites avaient eu la maladresse
de se rendre propriétaires, va être anéanti avec eux, le nom de Pascal survivra seul à ces
querelles, parce que, de tous ceux qu'elles ont agités, lui seul a eu un véritable génie, et
qu'elles n'ont pu l'absorber tout entier. Ses Provinciales et ses Pensées l'ont placé au rang des
hommes éloquents et des grands écrivains; son nom, lié avec la découverte de la pesanteur de
l'air tiendra toujours une place honorable dans l'histoire de la physique, et sonTraité de la
Roulette sera regardé comme un monument imposant de la force de l'esprit humain» (Éloge
de Pascal, voir ce texte).

CHESTERTON
«Pourquoi s'obstine-t-on chez nous à ne vouloir rencontrer l'âme immense d'un Pascal que là
où elle s'amenuise et se durcit en pointe, la pointe de la rancune janséniste contre les
jésuites?»
(Saint Thomas d'Aquin, trad. Maximilien Vox, Librairie Plon, Paris, p.183)

Bibliographies

Trente ans de bibliographie pascalienne (Centre international Blaise Pascal (Centre d'Études


sur les Réformes, l'Humanisme et l'Âge Classique, UFR Lettres Langues et Sciences
Humaines, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, France). Le même site propose une
très riche "Bibliothèque du dix-septiémiste" : "Cette bibliographie ne prétend pas à
l’exhaustivité; elle peut servir de vade-mecum aux étudiants littéraires dix-septièmistes qui
cherchent à s’orienter."
Solide bibliographie (ouvrages et articles) sur le site du CERPHI
Ouvrages récents sur Pascal : 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004 (Bibliothèque de la Société de
Port-Royal)

Livres

Bord, André. Pascal et Jean de la Croix. Préface de Philippe Sellier. Paris, Beauchesne, 1987.

Brun, Jean. La philosophie de Pascal. Paris, P.U.F., 1992. Coll. «Que sais-je?» # 2711. 2e éd.
corr., 1995.

Brunschvicg, Léon. Descartes et Pascal lecteurs de Montaigne. Neuchâtel, Éd. de La


Baconnière, 1945. Réédition chez Pocket, 1995.

Descotes, D. Blaise Pascal. Littérature et géométrie, Clermont-Ferrand, Presses de


l’Université, 2001

5
Gouhier, Henri. Blaise Pascal. Commentaires. Paris, Vrin, 1971.

Gouhier, Henri. Blaise Pascal: conversion et apologétique. Paris, Vrin, 1986. «Bibliothèque


d'histoire de la philosophie».

Guardini, Romano. Pascal ou le drame de la conscience chrétienne. Traduit par H.


Englemann et R. Givord. Paris, Seuil, 1953.

Guitton, Jean. Pascal et Leibniz. Étude sur deux types de penseurs. Paris, Aubier, Éditions
Montaigne, 1951. Coll. «Philosophie de l'esprit».

Leclerc, Éloi. Rencontre d'immensités. Une lecture de Pascal. Paris, Desclée de Brouwer,


1993.

Maurras, Charles. Pascal puni. Conte infernal présenté par Henri Massis. Paris, Flammarion,
1953.

Pascal. Textes du Tricentenaire. Paris, Fayard, 1963. Des contributions de Jean Guitton,
Henri Massis, François Mauriac, Henri Gouhier et al.

Pascal et Port-Royal. Paris, Fayard, 1962. Des contributions de Hans Urs von Balthasar,
Gustave Thibon, Henri Massis, Daniel-Rops et al.

Renaud, Jean. Pascal ou la nostalgie de l'esprit. Québec, Éditions du Beffroi, 1989.

Sellier, Philippe. Pascal et saint Augustin. Paris, Armand Colin, 1970. 

Revues

Courrier du Centre International Blaise Pascal (Institut d’histoire de la pensée classique, de


l’Humanisme aux Lumières (Institut Claude Longeon) - Unité Mixte de Recherche CNRS-
5037, (Université Jean Monnet Saint-Étienne). Édité par Dominique Descotes. 21 numéros
parus à ce jour.

Publications en ligne

Publications anciennes

Périer, Gilberte. Lettres, opuscules et mémoires de Madame Périer et de Jacqueline, soeurs de


Pascal et de Marguerite Périer, sa nièce. Publiés sur les ms. originaux par M. P. Faugère.
Paris, A. Vaton, 1845, XXIV-490 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image,
format PDF)

Condorcet, Jean-Antoine-Nicolas de Caritat (1743-1794; marquis de). Pascal. Reproduction


de l'édition de Paris : Cornély, 32 p. (Le livre pour tous. Nouvelle série; 28) -Bibliothèque
nationale de France, Gallica - mode image, format PDF

Sainte-Beuve, Charles-Augustin. Port-Royal, Paris, Hachette, 1860 (Bibliothèque nationale de


France, Gallica - mode texte, format html)

6
Vinet, Alexandre (1797-1847). Études sur Blaise Pascal. 4e éd. Paris, Fischbacher, 1904, VII-
387 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)

Bertrand, Joseph (1822-1900). Blaise Pascal, Paris, C. Lévy, 1891, XIV-399 p. (Bibliothèque


nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)

Hatzfeld, Adolphe. Les grands philosophes, Pascal, Paris, F. Alcan, 1901, XII-291 p.


(Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)

Barbey d'Aurevilly, Jules Amédée. L'internelle consolacion : Ste Térèse, Pascal, Bossuet, St


Benoît Labre, le curé d'Ars. Numérisation de l'édition de Paris, Bloud, 1909, 66 p. (Science et
religion. Chefs-d'oeuvre de la littérature religieuse; 532) - Bibliothèque nationale de France,
Gallica - mode image, format PDF

Boutroux, Émile (1845-1921). Pascal. Reproduction de l'édition de Paris, Hachette, [1939],


205 p. (Les grands écrivains français) - Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode
image, format PDF

Bremond, Henri (1865-1933). Histoire littéraire du sentiment religieux en France. Tome IV.


La conquête mystique : l'Ecole de Port-Royal. Reproduction de l'édition de Paris, A. Colin,
1967, 604 p. Le chapitre IX, "La prière de Pascal" (p. 318-417), est tout spécialement
consacré au savant et mystique français.

Duhem, Pierre (1861-1916). "Chapitre XVII. La coordination des lois de la statique", "1. Le
P. Marin Mersenne (1588-1648) - Blaise Pascal (1623-1662) - Le P. Zucchi (1586-1670) - Le
P. Honoré Fabri (1606-1688)", in Les origines de la statique. Tome II. Paris, Librairie
scientifique A. Hermann, 1906, 364 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode
image, format PDF). Voir la page 193 et les suivantes

Grouchy, Vicomte de. "Documents inédits sur Blaise Pascal, suivis de son testament et de son
billet d'enterrement", Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, année
17, 1890, p. 36-49 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)

Todhunter, Isaac. A history of the mathematical theory of probability, from the time of Pascal
to that of Laplace, Cambridge; London, Macmillan, 1865, XVI-624 p. (Bibliothèque nationale
de France, Gallica - mode image, format PDF)

Falckenberg, Richard. "Chapter III : The Development and Transformation of Cartesianism in


the Netherlands and in France", "3. Pascal, Malebranche, Bayle", in History of Modern
Philosophy. From Nicolas of Cusa to the Present Time. Third American from the Second
German Edition. Traduit avec l'assentiment de l'auteur par A. C. Armstrong, Jr., 1893. 

Richter, Raoul. Essays, Leipzig, F. Meiner, 1913, XV-416 p. (Bibliothèque nationale de


France, Gallica - mode image, format PDF). Comporte un essai sur Pascal. En allemand.

Publications contemporaines

Éduquer au paraître: l'ordre politique chez Montaigne et Pascal, par Phillip Knee, Université
Laval, Québec (Paideia Project, Twentieth World Congress of Philosophy, Boston,
Massachusetts, É.-U., 10-15 août 1998).

7
Pascal: The First Modern Christian, par Edward T. Oakes, First Things, no 95, août-
septembre 1999, pp. 41-48.

DOCUMENTS ASSOCIÉS

PHILOSOPHIE

Finesse et géométrie

LÉON BRUNSCHVICG

«Ce qui caractérise un Pascal, c'est, tout au contraire, qu'il a traité des affaires morales
et religieuses aussi géométriquement qu'il a su aborder finement le calcul des
probabilités et la géométrie infinitésimale. Sur un terrain tout brûlant de passions
politiques et d'intérêts ecclésiastiques, l'auteur des Provinciales porte la loyauté
incorruptible, la rigueur implacable, du savant qui n'a d'autre zèle que celui de la
vérité.»

La foi pascalienne
MIGUEL DE UNAMUNO
Foi, science, Dieu, Jésus, âme, doute, scepticisme, pyrrhonien, tragique, tragédie,
vertu, vérité, coeur, croyance, obéissance, intériorité, Ignace de Loyola, jésuite, Saint-
Cyran, Port-Royal

La lecture des écrits que nous a laissés Pascal, et surtout celle de ses Pensées, ne nous
invite pas à étudier une philosophie, mais à connaître un homme, à pénétrer dans le
sanctuaire d’universelle douleur d’une âme, d’une âme toute nue et, mieux encore peut-
être, d’une âme à vif, d’une âme portant cilice.

RELIGIONS

Vie de Pascal écrite par sa soeur - I


GILBERTE PÉRIER
Biographie de Pascal

De cette biographie, on a beaucoup dit qu'elle tenait plus de l'hagiographie que du récit
biographique comme tel.

Le meilleur Pascal
HENRI BRÉMOND

8
Pascal, christianisme, Jésus-Christ, jansénisme, grâce

Extrait de l'Histoire du sentiment religieux en France - L'école de Port-Royal. Le


véritable, le meilleur Pascal, écrit Henri Brémond, n'est pas le Pascal querelleur des
Provinciales, le rigoriste misanthrope raillé par Voltaire. C'est celui de la dernière année,
alors qu'il s'est éloigné des amis de Port-Royal, celui que le sort des pauvres, de tous les
chrétiens, préoccuppe.

Notre Pascal
ANDRÉ SUARÈS
Raison, coeur, christianisme, Dieu, Jésus, foi, religion, doute, nihilisme, miracle,
Baruch Spinoza

Lucere et ardere perfectum est. Le feu avec la lumière, c’est la plénitude Saint Bernard
La rencontre de Pascal avec Spinoza est une des plus belles qu’on pût imaginer. L’homme
d’Amsterdam avait dix ans de moins que l’ascète de Port-Royal, et il lui a survécu de
quinze. Ils diffèrent et se ressemblent étrangement. Ou plutôt ils se ressemblent autant
qu’on peut faire en différant le plus, et ils sont aussi différents qu’on peut l’être en
étant le plus semblables.

Pascal selon Barbey d'Aurevilly


JULES BARBEY D'AUREVILLY

Non ! Ce qui le crée Pascal; ce qui lui fait, par l'accent seul, une langue à lui à travers
celle de Montaigne, dont il a les tours et dont il s'assimile les qualités; ce qui lui donne
une originalité incomparable entre tous les esprits originaux de toutes les littératures,
(...) c'est un sentiment unique (...), c'est la peur !

Pascal, esprit géométrique


CHARLES-AUGUSTIN SAINTE-BEUVE
Les limites du génie de Pascal

«Esprit logique, géométrique, scrutateur des causes, fin, net, éloquent, il se représente
la perfection de l'entendement humain en ce que cet entendement a de plus défini, de
plus distinct en soi, de plus détaché par rapport à l'Univers. Il se replie et il habite au
sommet de la pensée proprement dite (arx mentis), dans une sphère de clarté parfaite.»

Remarques sur les Pensées de Pascal


VOLTAIRE
Réfutation des Pensées de Pascal, religion, prédestination, grâce, jansénisme, judaïsme,
loi, mystère, homme, amour-propre

« Il me paraît qu'en général l'esprit dans lequel M. Pascal écrivit ces Pensées, était de
montrer l'homme dans un jour odieux; il s'acharne à nous peindre tous méchants et
malheureux; il écrit contre la nature humaine à peu près comme il écrivait contre les
jésuites. Il impute à l'essence de notre nature ce qui n'appartient qu'à certains hommes: il
dit éloquemment des injures au genre humain.»

SCIENCES

Une visite au Puy-de-Dôme


FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND

9
Puy-de-Dôme, Auvergne, air, pesanteur de l'air

Je me représentais ce puissant génie cherchant à découvrir sur ce sommet solitaire les


secrets de la nature, qui devaient le conduire à la connaissance des mystères du Créateur
de cette même nature.

SCIENCES ET TECHNIQUES

L'éducation de Pascal
CONDORCET
Biographie de Pascal

Le marquis de Condorcet partage avec Pascal plusieurs traits. Tous deux furent de jeunes
mathématiciens prodiges, des polémistes redoutables et redoutés, des philosophes
attachés au sort de l'homme davantage qu'à la défense de systèmes intellectuels.
Condorcet est élu tôt à l'Académie des sciences. Il en deviendra rapidement secrétaire
perpétuel, à qui est confiée la rédaction des éloges posthumes des grands scientifiques
européens, membres ou membres associés de l'Académie.

DIVERS

Les carrosses à cinq sols de Blaise Pascal

Transport urbain

Les carrosses à cinq sols de Blaise Pascal

Transport urbain

«Blaise Pascal invente les transports en commun urbains en 1662. Il obtient sous Louis XIV
le privilège de fonder une entreprise de carrosses publics qui, en 1662, crée et exploite
cinq "routes" (lignes). (...) Tout ce qui caractérise le transport en commun urbain
moderne est contenu dans l'entreprise de Pascal.» Gravure du carrosse à cinq sols

10

Vous aimerez peut-être aussi