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L’audit Financier

Plan du séminaire

◼ Module 1 : Introduction Générale,


◼ Module 2 : Les Fondements de l’audit financier,
◼ Module 3 : Mise en œuvre de l’audit financier,
◼ Module 4 : Outils et Techniques de l’audit financier,
◼ Module 5 : Techniques de rédaction d’un rapport d’audit
financier.
Introduction Générale

1- Définition et champ d’application

L’audit financier est l’examen auquel procède un professionnel


compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée
sur la fidélité avec laquelle les états financiers et les comptes d’une
entité reflètent sa situation à la date de clôture et ses résultats pour
l’exercice considéré, par référence aux lois, règlements, normes et
usages applicables à cette entité.
Champ d’application de l’audit financier

◼ L’audit financier s’applique à tout type d’organisation :


Administrations, entreprises publiques, entreprises privées,
◼ L’audit financier peut concerner une opération déterminée : audit
d’un projet, audit d’un programme, audit d’une activité, audit
d’une subvention accordée par l’état, audit d’une concession de
service public.
◼ L’audit financier peut concerner tous types d’états financiers :
finaux, périodiques ou même prévisionnels.
◼ L’audit financier peut concerner des comptes tenus et présentés
selon différentes normes : comptabilité publique, comptabilité
commerciale, comptabilité analytique.
Audit Légal – Audit Conventionnel
Audit Légal Audit Conventionnel

Loi, réglementation = Contrat, convention = caractère volontaire


Base juridique
caractère obligatoire ou consensuel

Mission Limitée par la loi Librement définie par les parties

Désigné par la loi – conditions Désigné par les parties, sous réserve du respect
Auditeur
spécifiques d’exercice du monopole des experts-Comptables
Accès aux Généralement illimité sous Défini par les parties, mais risque de nuire à la
informations peine de sanctions qualité
Normes, Définies par la loi et le corps
Définies par le corps professionnel
méthodologie professionnel
Destinataire
Définis par la loi Définis contractuellement
des rapports
Responsabilité
Responsabilité civile et pénale Responsabilité civile
de l’auditeur
II- Les Fondements de l’audit Financier

1- Objectifs et principes de l’audit financier


2- Nature et rôle de l’audit comptable et
financier.
3- Audit financier du secteur public
4- Normes et responsabilités de l’audit
financier.
5- Appréciation des performances financières
en audit financier.
1- Objectifs et Principes de l’Audit Financier

L’objectif de l’Audit Financier :


◼ Déterminer si les états financiers reflètent fidèlement la
situation financière et les résultats des opérations
financières, conformément aux principes comptables
applicables à l’entité.
◼ Déterminer si l’entité s’est conformée aux lois et
règlements pouvant avoir un effet significatif sur les états
financiers.
2- Nature et Rôle de l’Audit Financier

Nature d’une mission d’audit comptable et


financier
Mission d’audit comptable et financier = Expression d’une opinion sur la fidélité avec
laquelle les comptes et états de synthèse traduisent la situation financière et les
résultats des opérations.
L’auditeur met en œuvre un référentiel de travail permettant de rassembler les
éléments probants pour tirer les conclusions sur lesquelles il fonde son opinion.
L’opinion de l’auditeur renforce la crédibilité des états de synthèse en fournissant
une assurance élevée, mais non absolue, quant à leur fidélité.
Pas d’assurance absolue en audit, en raison des limites propres à tout système
comptable, au contrôle interne et aux techniques utilisées par l’auditeur.
L’Auditeur exprime son opinion sous forme d’une certification (avec ou sans
réserves) ou un refus de certifier.
2- Nature et Rôle de l’Audit Financier
Les normes internationales distinguent la mission d’audit financier d’autres
types de missions en fonction du degré d’assurances qu’elle permet d’obtenir :

Degré d’assurance

Elevé Modéré Nul

Audit Examen Revue limitée Diligences contractuelles Compilation

Application de Application de certaines Procédures de Simple regroupement


toutes les procédures de contrôle : travail définies et présentation
diligences entretien, revue analytique par entente des données

Aucune assurance
Expression d’assurance
Opinion de Constatations simple
limitée
l’auditeur factuelles information
(forme négative)
complémentaire
2- Nature et Rôle de l’Audit Financier

Rôle de l’audit financier


Confiance des tiers
Protection des intérêts des actionnaires ou de l’état
Prévention des difficultés de l’entreprise
Sécurité des dirigeants
Fiabilité des informations de gestion
Incitation à la qualité pour le personnel
Optimisation des ressources de contrôle
3- L’audit Financier du Secteur Public

L’audit financier du secteur public ne diffère pas de l’audit financier


dans le secteur privé, quant à ses objectifs, sa nature, son rôle et sa
démarche.
Aux USA par exemple, le GAO (General Accounting Office) dans sa
définition des normes d’audit financier du secteur public a purement et
simplement renvoyé aux normes de l’AICPA (American Institute of
Certifed Public Accountants).
La différence fondamentale se situe au niveau du référentiel auquel
doit se reporter l’auditeur pour émettre son opinion :
- Référentiel relatif à la préparation et à la présentation des comptes;
- Référentiel relatif aux lois et règles applicables.
4- Normes et Responsabilités

Qu’il agisse dans un cadre légal ou conventionnel l’auditeur est tenu


par une obligation de moyens et non de résultat.
Cette obligation consiste en la mise en œuvre des diligences nécessaires (normes
professionnelles) et de procéder aux vérifications qu’il juge raisonnables pour motiver
son opinion,
Il n’est pas tenu de vérifier toutes les opérations ni à rechercher systématiquement les
erreurs, irrégularités et fraudes.
Les vérifications doivent lui permettre d’acquérir un degré raisonnable d’assurance
quant à l’opinion qu’il est appelé à formuler.
La responsabilité disciplinaire, civile ou pénale peut être engagée en cas de négligence
ou de manquement à ses devoirs ou à l’éthique.
Normes de l’Audit Financier

Les normes de l’audit financier sont fixées par


les organismes professionnels :
▪ Maroc : Ordre des Experts Comptables (OEC),
▪ France : Ordre des Experts-Comptables et Comptables Agréés (OECCA) et Compagnie Nationale des
Commissaires aux Comptes (CNCC),
▪ Au plan international : International Fédération (FEE) et Union Européenne des Experts Comptables
Economiques et Financiers (UEC),
▪ Insstitute of Internal Auditors (IIA),
▪ USA : American Institute of Certified Public Accountants (AICPA),
▪ Canada : Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA),
▪ Royaume Uni : Institue of Chartered Accountants of England and Wales (ICAEW).

Sanction :
▪ Peine de six mois à deux ans et ou amende de 10.000 à 100.000 dh au cas.
Normes de l’Audit Financier
Normes Généralement Reconnues

Normes Générales Normes de travail Normes de rapport

Etude et évaluation
Orientation et Planification Collecte de l’information
du contrôle interne
de la mission probante
Sondages de conformité

Utilisation des travaux


Documentation
Délégation et supervision de contrôle réalisés
des travaux
par d’autres personnes
Normes de l’Audit Financier
Normes Générales

Indépendance Compétence Qualité du travail

Nécessité du contrôle
Absence de tout lien Formation technique
de qualité
pouvant nuire à l’objectivité Expérience
(procédures, supervision)

Secret professionnel

Discrétion, non divulgation


des informations
Normes de l’Audit Financier
Normes de Travail

Orientation et Connaissance Générale, Identification des risques et seuils de signification,


Planification Organisation de la mission

Examen des méthodes


Vérification fonctionnement
Etude et évaluation du comptables,
Appréciation degré de confiance
contrôle interne systèmes informatiques
au contrôle
et contrôle interne

Collecte de l’information Mise en œuvre des


Examen analytique Vérification Globale des
probante techniques de contrôle
états de synthèse
détaillé

Documentation des Obligation de déléguer mais nécessité de superviser, sans toutefois dégager la
travaux responsabilité personnelle de l’auditeur sur l’opinion

Faculté de déléguer mais nécessité de superviser, sans toutefois dégager la


Délégation et supervision responsabilité personnelle de l’auditeur sur l’opinion

Utilisation des travaux de Faculté d’utiliser les travaux des auditeurs internes, experts comptables et autres
contrôle réalisés par auditeurs externes, mais ne dégage pas la responsabilité de l’auditeur
d’autres personnes sur les résultats de l’audit.
Appréciation des Performances Financières

Prise de connaissance générale et identification des risques

Identification des indicateurs pertinents

Examen du système de contrôle interne

non moyen
Contrôle interne fiable?
oui
Vérification de la fiabilité des données

Collecte des données internes


Redressements des données
Analyse et recommandations

Conclusions et recommandations
III- Mise en œuvre de l’audit financier

▪ Objectifs
- Prise de connaissance de la démarche méthodologique
d’une mission d’audit financier;
- Maîtriser les méthodes d’analyse des risques du contrôle
interne.
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier

3-1-1 Prise de connaissance générale de l’entreprise et


orientation générale de la mission.
3-1-2 Analyse des risques.
3-1-3 Plan d’audit et programme de travail.
3-1-4 Evaluation du système de contrôle interne.
3-1-5 Audit des comptes.
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier
3-1-1 Plan d’audit et programme de
travail
Il définit la stratégie de l’audit déclinée au travers des moyens pour
réaliser efficacement la mission.
◼ L’auditeur est tenu d’organiser son intervention, ce qui l’amène à
considérer :
- Le choix des collaborateurs;
- La répartition des travaux;
- Dans le temps : dates et durées;
- Entre les collaborateurs.
◼ L’utilisation possible des travaux de l’expert comptable, du
commissaire aux comptes, des auditeurs internes …etc.
◼ L’appel à des spécialistes pour étudier par exemple des applications
informatiques ou dans tout autre domaine, juridique, fiscal, technique
…etc.
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier

3-1-2 Analyse des risques


◼ Les risques liées à l’entité auditée ou le risque inhérent.
- Le risque inhérent : risque qu’une erreur ou une exactitude puisse survenir.
- Le risque liés à la nature et au montant des opérations.
- Le risque liés à la conception et au fonctionnement des systèmes : risque
de contrôle.
- Appréciation des risques de non-détection liés à l’audit.
- Définition de l’importance relative Seuil de signification.
◼ Les risques liés à la situation économique.
- Existence d’éléments susceptible de remettre en cause la continuité
d’exploitation;
- Situation financière précaire;
- Situation économique du secteur d’activité;
- Le climat social;
- Les modifications de structure.
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier

◼ Les risques liés à l’organisation générale.


- Rotation importante du personnel et notamment des cadres;
- Contrôle insuffisant sur des activités ou des succursales décentralisées;
- Absence de procédures comptables et administratives, d’organigrammes et
de définitions de fonctions régulièrement mise à jour;
- Absence de contrôle budgétaire;
- Absence de service d’audit interne.
◼ Les risques liés à l’attitude de la direction
- Degré d’implication de la direction dans le système de contrôle interne;
- Attitude de la direction au niveau des résultats, des comptes annuels et de
l’information financière en général.
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier

◼ La structure d’un plan d’audit doit


prendre en compte :
- La connaissance générale de l’entité;
- La compréhension des systèmes comptables et de contrôle
interne;
- Le risque d’audit et le seuil de signification;
- La nature, le calendrier et l’étendue des procédures d’audit;
- La coordination, la direction, la supervision et la revue des
missions;
- Etc …
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier
3-1-3 Evaluation du système de contrôle
interne
◼ A partir des orientations données par le programme d’audit, l’auditeur
effectue une étude et une évaluation des systèmes qu’il a jugé
significatifs en vue d’identifier d’une part les contrôles internes sur
lesquels il souhaite s’appuyer et d’autre part les risques d’erreurs dans
le traitement des données afin d’en déduire un programme de
contrôle des comptes.

◼ La phase d’évaluation du système de


contrôle interne comprend deux étapes :
- La première consiste à comprendre les procédures de traitement
des données et les contrôles internes mis en place par l’entreprise;
- La deuxième consiste à vérifier le fonctionnement des contrôles
internes et dégager ainsi les forces et faiblesses du système.
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier

◼ La compréhension du système de contrôle interne :


- La prise de connaissance à travers un manuel de procédures comptables ou
des interviews;
- La description du système sous forme narrative ou en flow sharts.
◼ La vérification du fonctionnement par :
- Les tests de conformité appelés aussi d’existence : on s’assure que les
procédures telles qu’elles sont décrites correspondent à la réalité,
- Les tests de permanente : on s’assure que l’application se fait d’une
manière permanente,
- Pour effectuer ces tests, on encourt à la technique de sondages.

◼ L’exploitation des conclusions de l’évaluation du contrôle interne.


- Evaluation finale et incidence sur le programme de contrôle des comptes,
- La communication des constatations sur le contrôle interne.
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier

3-1-4 Audit des comptes


◼ L’auditeur financier dispose de diverses techniques de contrôle
notamment les contrôles sur pièces et de vraisemblance, l’observation
physique, la confirmation directe et la revue analytique.
◼ L’observation physique :
- Elle constitue la technique privilégiée pour démontrer des actifs et
d’apprécier son état.
- L’observation physique peut concerner :
- Les stocks et en cours,
- Les immobilisations corporelles,
- Les valeurs disponibles.
Processus de déroulement d’une mission
d’audit financier

◼ La confirmation directe :
- C’est une technique qui consiste à obtenir directement auprès des tiers qui
entretiennent des relations commerciales ou financières avec l’entreprise,
des informations sur le solde de leurs comptes avec l’entreprise ou sur des
opérations effectuées avec elle.
- Les éléments pouvant faire l’objet de la confirmation directe :
- Les immobilisations corporelles;
- Les immobilisations financières;
- Les créances;
- Les dettes;
- La trésorerie;
- Les emprunts;
- Les engagements hors bilan.
IV- Outils et Techniques de L’Audit Financier

1- Choix du seuil de signification.


2- L’utilisation des sondages en audit.
3- Technique d’audit.
4- Utilisation de l’informatique en audit financier.
1- Choix du seuil de signification

◼ Les normes de l’audit financier ne fixent pas de règles absolues


en la matière mais des lignes générales de réflexion.
◼ Nécessité de distinguer les dysfonctionnements qui ont une
incidence sur les résultats et ceux qui n’ont d’incidence que sur
la présentation des comptes.
◼ L’auditeur doit s’attacher à quantifier ou estimer cette
incidence, s’il dispose des informations suffisantes.
◼ L’approche est d’abord quantitative et ensuite qualitative,
permettant la prise en considération de circonstances pouvant
aggraver, réduire ou neutraliser l’incidence sur les comptes.
Choix du Seuil de Signification
Approche pour l’appréciation de l’importance significative

oui Non
L’élément considéré a-t-il une incidence sur Existe-t-il des circonstances particulières
les capitaux propres de 5% à 10% ou plus? pour rendre l’élément moins

Non ou NA oui Non

Cet élément a-t-il une incidence oui Existe-t-il des circonstances particulières
sur le bénéfice net de 5% à 10% pour rendre l’élément moins importants?
ou plus?

Nom
Cet élément a-t-il une incidence oui
sur une rubrique des comptes annuels de 5% à 10% Existe-t-il des circonstances particulières
ou plus? pour rendre l’élément moins importants?
Nom
oui oui
Existe-t-il d’autres considérations pour
rendre l’élément plus importants?

Nom IL Y A IMPORTANCE
SIGNIFICATIVE
IL N’ Y A IMPORTANCE SIGNIFICATIVE
2- L’utilisation des sondages en audit
financier

1- Généralités.
2- Types de sondages.
3- Mode de Sélection des Echantillons.
4- Méthodologie de mise en œuvre des sondages.
5- Détermination de la taille de l’échantillon dans les
sondages statistiques.
6- Dans les sondages pour estimation des attributs,
7- Dans les sondages pour les unités monétaires.
L’utilisation des Sondages en Audit

I- Généralités

◼ En audit, les sondages constituent une technique de


collecte d’éléments probants.
◼ Ils doivent être suffisants en quantité et en qualité pour
que leurs résultats puissent être extrapolés à l’ensemble
de la population.
L’utilisation des Sondages en Audit
I- Généralités

Notion de « population » : Ne pas se tromper de cible!


La bonne définition de la population .
La population peut être constituée d’un ensemble :
- d’opérations (ventes réalisées)
- d’événements (contrôles, absences etc …),
- de comptes (clients, fournisseurs, etc…),
- d’existants physiques (stocks de marchandises),
- de documents (factures, commandes),
- d’écritures comptables, …
L’utilisation des Sondages en Audit
I- Généralités

Notion de « base de sondage » :


C’est le document ou le fichier qui comporte la population d’où
sera prélevé l’échantillon.

Problèmes lors du choix de la base de sondage :


- Problème d’exhaustivité : la base de sondage comprend-t-elle toute la
population à sonder?
- Problème de représentativité : la population est-elle organisée de
telle sorte que l’on puisse prélever correctement l’échantillon?
-Problème de fiabilité : la base est-elle actuelle? N’en a -t-on pas
extrait accidentellement ou volontairement des éléments?
L’utilisation des sondages en audit
I- Généralités

◼ Les sondages consistent à estimer une caractéristique


dans une population à partir de la caractéristique trouvée
sur un échantillon.
◼ Procéder à un sondage et renoncer à l’examen intégral de
la population implique l’acceptation de risques que l’on
peut mesurer, voire limiter mais pas éliminer.
L’utilisation des sondages en audit
I- Généralités
◼ Ces risques consistent pour l’auditeur :
- de considérer comme bonne une population qui comporte en fait des
erreurs significatives.
Echantillon comportant peu de dysfonctionnement, alors que la
population comporte une proportion d’erreurs importante.
- de conclure que le taux d’erreur dans la population est inacceptable
alors qu’en réalité il n’est pas significatif.
Echantillon comportant une part importante des dysfonctionnements
contenus dans la population.
L’utilisation des sondages en audit
I- Généralités
Techniques de sondages :
◼ Sondages empiriques
La détermination de la taille de l’échantillon et la projection des
résultats sont basées sur le jugement et l’expérience de
l’auditeur.

◼ Sondages statistiques
La détermination de la taille de l’échantillon fait appel à des
théories mathématiques, permettant d’extrapoler les résultats
sur l’ensemble de la population (Loi Normale, Loi Binomiale, Loi de
Poisson, …).
L’utilisation des sondages en audit
II- Types de sondages

Sondages Statistiques

Attribut Valeur
Proportion Fréquence
Estimer une proportion
Sondage pour des individus d’une Sondage pour Sondage des unités
des proportions population possédant estimation des variables Monétaires (SUM)
un certain caractère

Vérifier sur un
Sondage pour échantillon l’hypothèse
acceptation formulée sur le taux d’erreur
dans la population Evaluer la valeur Evaluer la valeur
de la population de la population
à partir des valeurs à partir de la valeur
Assurer que la
moyennes de l’échantillon testée de l’échantillon
Sondage de proportion des individus
dépistage possédant le caractère
ne dépasse pas un
certain seuil
L’utilisation des sondages en audit
III- Modalités de sélection

◼ Sélection des éléments à forte valeur.


◼ Sélection des éléments clés : éléments possédant une
caractéristique faisant accroître la probabilité d’erreurs.
◼ Echantillonnage aléatoire : fondé sur l’utilisation d’une table
des nombres ou hasard élaborée par l’interstade Commerce
Commission regroupant 105.000 nombres aléatoires.
◼ Echantillonnage systématique : sélection d’un échantillon en
respectant un pas de sondage.
◼ Echantillonnage stratifié : répartition de la population en sous-
populations.
◼ Echantillonnage par grappes : adapté aux populations
organisées physiquement par groupes (sélection d’un au
hasard de grappes puis d’éléments de l’échantillon).
L’utilisation des Sondages en Audit
IV- Modalités de Mise En Oeuvre

Définition des objectifs et choix de la population

non
Un contrôle par
sondage est-il
suffisant?

oui non
Contrôle de tous
La population contient- les éléments
elle des éléments clés?

oui
oui Sondage sur l’ensemble
Vérification des éléments de la population
des suffisantes?

Contrôle de tous les


éléments clés

Conclusions et recommandations
Techniques d’audit
1- Démarche.
1-1 - Rappel des normes
1-2 - Techniques et outils,
1-3 - Présentation de la démarche
2- Obtention d’éléments probants
2-1 - Rappel de la norme
2-2 – Observation physique
2-3 – Confirmation directe
2-4 – Tests de cohérence
2-5 – Tests de validation.
3- Les supports de l’auditeur (*).
N.B (*) : les supports de l’auditeur ont été traités dans le cadre du
module « Audit Opérationnel ».
Techniques d’audit
La démarche qui découle des étapes précédentes de l’audit peut être résumée ainsi :

Domaines Significatifs et Zones de Risques

Analyse des données


Possibilité de s’appuyer Impossibilité de s’appuyer
ponotuelles
Sur les contrôles internes Sur les contrôles internes
et Exceptionnelles

Fonctionnement des
contrôles utiles

Satisfaisants?

Elaboration des programmes de contrôle des comptes spécifiques étendus

Exécution des programmes

Synthèse
Techniques d’audit

▪ La phase de prise de connaissance de l’entreprise a permis de


déterminer les domaines significatifs, les zones de risques et la nature
des opérations; lors de l’étape d’appréciation du contrôle interne, les
contrôles internes sur lesquels le contrôle des comptes peut s’appuyer
ont été identifiés et leur fonctionnement vérifié; les opérations
ponctuelles ou exceptionnelles ont également été identifiées.
Techniques d’audit

▪ En fonction de cette connaissance des flux d’information et


de leur degré de fiabilité présumée, le programme de
contrôle des comptes est établi. Ce programme sera :
▪ Allégé,
▪ Etendu,
▪ Spécifique.
Techniques d’audit

▪ Le programme de travail est établi sur


une feuille de travail spécialisée qui
fournit le canevas suivant :
▪ Liste des contrôles à effectuer,
▪ Etendu de l’échantillon,
▪ L’indication de la date à laquelle le contrôle a été effectué.
Technique d’audit

◼ Cette feuille de travail sera complétée par le visa du collaborateur dans


une colonne des que chaque ligne du programme est réalisée, ce qui
permet de contrôler la progression des travaux :
- Une référence à la feuille de travail où le contrôle est documenté,
- Les problèmes rencontrés. Cette indication est utile lors de la
supervision et pour établir la synthèse des résultats des contrôles.
- Exemple : voir dossier de référence.
Technique d’audit

◼ Les techniques de contrôle sont énumérées ci-après :


a) l’inspection physique;
b) La confirmation directe;
c) L’examen des documents reçus par l’entreprise,
d) L’examen des documents créés par l’entreprise;
e) Les contrôles arithmétiques; les analyses, estimations,
rapprochements,
f) L’examen analytique;
g) Les informations verbales obtenues des dirigeants et salariés de
l’entreprise ».
Technique d’audit

◼ Ces différentes techniques sont classées par ordre décroissant de


force probante, Cet ordre doit cependant être considéré avec
prudence; c’est souvent l’application de plusieurs techniques qui
permet de fonder son jugement. Leur utilisation doit donc être
pondérée en fonction des objectifs recherchés, le choix devant
être guidé par :
Technique d’audit

◼ L’inspection physique et l’observation qui consistent à examiner les


actifs, les comptes ou à observer la façon dont une procédure est
appliquée.
◼ La confirmation directe qui consiste à obtenir, auprès des tiers qui
entretiennent des relations commerciales ou financières avec
l’entreprise, des informations sur le solde de leurs comptes avec
l’entreprise ou sur des opérations effectuées.
◼ L’examen des documents reçus par l’entreprise et qui servent de
justificatifs à l’enregistrement des opérations ou à leur contrôle :
factures fournisseurs, relevés bancaires par exemple.
Technique d’audit

◼ L’examen analytique qui consiste à


◼ Faire des comparaisons entre les données résultant des comptes
annuels et des données antérieures, postérieures et prévisionnelles
de l’entreprise ou d’entreprises similaires et établir des relations
entre elles et analyser les fluctuations et les tendances.
◼ Étudier et analyser les éléments inhabituels résultant de ces
comparaisons.
◼ Les informations verbales obtenues des dirigeants et salariés de
l’entreprise ».
Techniques d’audit

Observation physique
A- Démarche
▪ « L’observation physique est un des moyens les plus efficaces pour s’assurer de
l’exercice d’un actif : elle n’apporte cependant qu’une partie des éléments
probants qui sont nécessaires à l’auditeur pour fonder son jugement. Seule
l’existence du bien est confirmée. Les autres éléments, tels que propriété du bien,
valeur attribuée, etc …, doivent être vérifiés par d’autres techniques. Cependant,
l’observation physique peut, dans certains cas, apporter une partie des éléments
probants concernant la propriété ou la valeur du bien ».
Techniques d’audit
B- Les étapes de la démarche
La mise en œuvre de la confirmation directe peut être résumée dans le schéma suivant
Choix de la date

Choix des éléments


à confirmer

Nom Oui
Indépendance du refus sur
Accord de la direction
la certification
Préparation des demandes

Envoi des demandes


Relance
Nom Oui

Réponse ou Tiers
Contrôle de contribution
Dépouillement et traitement
Synthèse et Conclusion
des réponses
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit

◼ Parvenu au terme de sa mission, l’auditeur financier émet son


opinion sous forme d’un rapport. Il doit au préalable finaliser
ses travaux de synthèse,
◼ Travaux de synthèse préalable au rapport d’audit,
◼ Les travaux de synthèse comprennent notamment :
- La finalisation des travaux,
- L’établissement de la note de synthèse.
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit
1- Travaux de synthèses et préalables au rapport d’audit
Finalisation des travaux
A l’issue des travaux, la supervision finale des dossiers doit permettre au
commissaire aux comptes de s’assurer que l’ensemble des travaux ont été
menés conformément à la planification de la mission et au programme de
travail élaborés; il ne saurait y avoir de points de discussion non résolus, ni
de risque résiduel qui n’auraient fait l’objet de travaux appropriés.
Une vérification de l’éclaircissement des derniers problèmes en suspens
traités dans les dossiers doit donc être effectuée pour s’assurer de
l’exhaustivité des diligences et de leur cohérence.
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit

1- Travaux de synthèses et préalables au rapport d’audit (suite)


Finalisation des travaux
Une vérification de l’éclaircissement des derniers problèmes en suspens
traités dans les dossiers doit donc être effectuée pour s’assurer de
l’exhaustivité des diligences et de leur cohérence.
Le travail d’audit, généralement effectué en équipe, implique la délégation
de la réalisation de tout ou partie des vérifications matérielles à opérer par
l’auditeur signataire et par le responsable de mission.
Cette délégation nécessite la mise en œuvre d’une procédure de revue dont
les modalités sont à définir par l’auditeur responsable (voir n° 10705 s).
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit

Il convient en outre, à l’occasion de cette revue, de s’assurer que l’ensemble


du programme de contrôle a été accompli et que les travaux rassemblés
dans les dossiers de travail sont correctement documentés et organisés.
Lorsque la mission est effectuée en commissariat aux comptes, la finalisation
des travaux nécessite la revue des dossiers du confrère. L’exercice du double
commissariat doit en effet conduire chacun des intervenants à émettre une
opinion motivée prenant en compte les travaux effectués sur l’ensemble de la
mission.
Enfin, une revue indépendante du dossier par un autre auditeur peut
également être prévue dans les procédures internes du cabinet.
Techniques de rédaction d’un rapport
2- Rédaction du rapport d’audit d’audit
Nature du rapport exprimant l’opinion de l’auditeur
L’ensemble des développements afférent à la nature et l’étendue des
travaux
d’audit financier doivent permettre in fine au commissaire au comptes de
formuler une opinion exprimant si ces « comptes sont établis, dans tous
leurs
aspects significatifs, conformément au référentiel comptable qui leur est
applicable ».
En conséquence selon la nature des conclusions, le commissaire aux
comptes
sera en mesure d’émettre :
- une certification pure d’émettre,
- Une certification avec réserve,
- Un refus de certifier.
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit

◼ La certification pure et simple est formulée comme suit : « Nous


certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et
principes comptables, réguliers et sincères et donnent une image fidèle
du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation
financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice ».
◼ La certification avec réserve intervient en cas de désaccord sur le choix
ou l’application des règles et méthodes comptables ou bien en cas de
limitation dans la mise en œuvre des diligences.
◼ Les certifications avec réserve sont formulées de la façon suivante :
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit

Le refus de certification intervient :


- En cas de désaccord sur le choix ou l’application des règles et
méthodes comptable : conduisant l’auditeur à considérer que la
sincérité et la régularité des comptes annuels sont affectées dans
leur ensemble;
- En cas de limitations des diligences conduisant l’auditeur à
considérer qu’il est dans l’impossibilité de se former une opinion
sur les comptes annuels pris dans leur ensemble, en cas
d’incertitudes graves et multiples risquant d’affecter de façon très
significative les comptes annuels.
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit

Les refus de certifier sont formulés comme suit :


- Le refus de certification pour désaccord contient la description motivée et
chiffrée des désaccords sur les règles et méthodes comptables faisant l’objet
du refus et donne lieu à l’émission d’une opinion formulée comme suit :
« En raison des faits exposés ci-dessus nous sommes d’avis que les comptes
annuels ne sont pas, au regard des règles et principes comptables réguliers
et sincères et ne donnent pas une image fidèle du résultat des opérations de
l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la
société à la fin de cet exercice ».
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit
- Le refus de certification pour limitation contient l’indication et la
description de limitations conduisant au refus et donne lieu à
l’émission d’une opinion formulée comme suit : « En raison des
faits exposés ci-dessus, nous ne sommes pas en mesure de certifie
que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes
comptables, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du
résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la
situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet
exercice.
- Le refus de certification pour incertitudes contient la description
motivée et l’estimation des incertitudes conduisant au refus de
certification et donne lieu à l’émission d’uni opinion formulée
comme suit : « En raison des faits exposés ci-dessus, nous ne
somme pas en mesure de certifier si les comptes annuels sont, au
regard des règles et principes comptables, réguliers et sincères et
donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice
écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la
société à la fin de cet exercice.
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit

◼ Forme du rapport d’audit


- Le rapport d’audit financier, dans un contexte d’audit légal, est
codifié par les normes qui traitent du rapport du commissariat aux
comptes sur les comptes des sociétés (comptes individuels,
comptes consolidés …).
- Dans un contexte d’audit contractuel, le modèle et le contenu du
rapport n’étant pas précisés, l’auditeur pourra se référer avec
profit aux normes de l’OEC et aux recommandations de l’Ifac.
Techniques de rédaction d’un rapport
d’audit

Rédaction des rapports des missions d’audit légal


Les normes précise la forme et le contenu du rapport du commissaire aux comptes. Ce rapport
certifie que les comptes annuels sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle du résultat
des opérations de l’exercice écoulé, de la situation financière et du patrimoine.
Le commissaire aux comptes doit par ailleurs, préciser qu’il a conduit son audit selon les normes
et les usages de la profession. Lorsqu’il ne peut certifier les comptes ou lorsqu’il ne peut certifier
les comptes ou lorsqu’il émet des réserves, il doit clairement exposer les raisons qui l’ont conduit
à prendre cette position.
Le rapport d’audit s’articule autour de l’expression relative à l’opinion du commissaire aux
comptes.