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Guide des couvertures

en climat de montagne
Établissement public au service de l'innovation dans le bâtiment, le CSTB, Centre Scientifique et
Technique du Bâtiment, exerce quatre activités clés : la recherche, l'expertise, l'évaluation, et la
diffusion des connaissances, organisées pour répondre aux enjeux de la transition écologique et
énergétique dans le monde de la construction. Son champ de compétences couvre les produits
de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et les villes.

Avec plus de 900 collaborateurs, ses filiales et ses réseaux de partenaires nationaux, européens
et internationaux, le groupe CSTB est au service de l'ensemble des parties prenantes de la
construction pour faire progresser la qualité et la sécurité des bâtiments.

Le présent guide ne se substitue en aucun cas aux textes de référence, qu'ils soient réglementaires
(lois, décrets, arrêtés ... ). normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou codificatifs
(Avis Techniques, « CPT » ... ) qui doivent être consultés.
Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou indirectes de toute nature
qui pourraient résulter de toute interprétation erronée du contenu du présent guide.

Cet ouvrage est une édition corrigée du cahier 2267-1 paru dans les Cahiers du CSTB,
livraison 292 en septembre 1988
Crédit photo couverture : O. LAFON

Toute reproduction ou représentation intégra le ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent
ouvrage, faite sans l'autorisation de l'éditeur ou du Centre Fran çais d'Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris),
est illicite et ~onstitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement réservées à l'usage du copiste
et non destinées à une utilisation collective et, d'autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou
d'information de l'œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 18 ' juillet 1992 - art. L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal art. 425).
© CSTB Juin 2011 ISBN 978-2-86891-504-7
GUIDE TECHNIQUE
......

Guide des couvertures


en climat de montagne

1t
),
e
u
CSTB
ÉDITIONS

7
Couverture : D. LAFON
Guide des couvertures en climat de montagne
5
Sommaire

Sommaire
Avant-propos ........................................................ 7 2.1.2 Matériaux constitutifs de l'étanchéité
complémentaire supportée de façon
Avertissement et portée du guide ........................ 9 continue ........................................................ 34
2.1.3 Bois supports de couverture ....................... 35
Domaine d'application ............................................. 9
2.1.4 Fixations ........................................................ 36
Conception de la toiture ........................................... 9
2.1.5 Matériaux de couverture .............................. 38
Matériaux de couverture ........................................ 10
2.2 Réalisation de l'étanchéité
1. Guide de conception ................................. 13 complémentaire ............................................ 40
2.2.1 Établissement du support de l'étanchéité
1.1 Forme et complexité des toitures
complémentaire ............................................ 40
en climat de montagne ................................. 13
2.2.2 Mise en œuvre de l'étanchéité
1.1.1 Généralités sur la conception
complémentaire et des bois de rehausse ..... 42
d'ensemble des toitures ............................... 13
2.3 Exécution des couvertures ........................... 46
1.1.2 Dispositions constructives à éviter ............... 14
2.3.1 Établissement des supports
1.1.3 Forme des toitures ....................................... 16
de couverture ................................................ 46
1.2 Effets de la neige et de la glace
2.3.2 Dispositions générales de mise
sur les toitures .................................................. 18
en œuvre des couvertures ............................ 48
1.2.1 Évaluation des charges de neige
2.4 Principe d'exécution des points
en montagne ................................................. 18
singuliers de couverture ............................... 55
1.2.2 Mouvements de la neige sur les toitures .... 21
2.4.1 Faîtages ......................................................... 55
1.2.3 Les dispositifs garde-neige ........................... 25
2.4.2 Égouts ........................................................... 57
1.2.4 Fusion et gel, mécanismes et conséquences
2.4.3 Rives latérales ............................................... 57
(formation des barrières
de rétention d'eau) ....................................... 28 2.4.4 Chéneaux centraux ....................................... 59
1.3 Conception des sous-toitures adaptées 2.4.5 Noues ............................................................ 59
aux conséquences des barrières 2.4.6 Pénétrations discontinues ............................ 59
de rétention d'eau ............................................. 29 2.5 Ventilation des couvertures et mise en
1.3.1 Généralités .................................................... 29 œuvre des isolants sous rampant ................. 61
1.3.2 Constitution de la sous-toiture ..................... 29 2.5.1 Répartition et section des orifices
de ventilation ................................................ 61
2. Guide de réalisation .................................. 33 2.5.2 Réalisation des isolations sous rampant ....... 61
2.1 Matériaux ...................................................... 33
Annexes .............................................................. 64
2.1.1 Supports continus d'étanchéité
complémentaire ............................................ 33
Sources et bibliographie ..................................... 66

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Guide des couvertures en climat de montagne
7
Avant-propos

Avant-propos
Dans le présent document, nous nous sommes attachés à actualiser les réfé-
rentiels et les matériaux, en accord avec les textes normatifs en vigueur.
Dans une seconde étape, le GS 5 « Couvertures » propose de mener, en
collaboration avec les professionnels et experts du domaine, la révision
du Guide des couvertures en climat de montagne en vue d'inclure les
améliorations que les professionnels ont pu apporter aux techniques de
couverture.
Membres du groupe de travail ayant participé à l'élaboration en 1988 de la
première version du Guide des couvertures en climat de montagne
Animateur
M. FARHI, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
Rédacteur
M. LYONNET, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
Membres
MM. DEROUDILLE, architecte-expert
DEMONFAUCON et POLLAK, architectes
PEINE, représentant la SOCOTEC
BARASSI et PUTATII, experts
MACHACEK et PRUNIAUX, représentant le Bureau VERITAS
GLOWACKI, représentant le Centre d'Études et de Prévention
MARCHAND, représentant le Centre Technique du Zinc
BOVE, représentant le CETEN-APAVE
MAGNIEZ, représentant le Centre d'information de la Tôle d' Acier
Galvanisé
STORTI, représentant le Centre Technique du Bois
BRESSON, représentant le Centre d'Études et de Recherches de
!'Industrie du Béton
de LADONCHAMPS, représentant le Syndicat des Fabricants de
Panneaux à base de Bois
COLLON, représentant le Centre Technique des Tuiles et Briques
MOREAU, représentant la Fédération des Ardoisières
SUZOR et NECTOUX, représentant le Syndicat des Industries des
Fibres-Ciment
DELAUNAY, représentant le Syndicat des Fabricants des Bardeaux
Bitumés
BRAJON, DOUAY et CESTRE, représentant le Syndicat National des
Plastiques Alvéolaires
ROUGIER, représentant le Syndicat National des Fabricants de Fibres
Isolantes Minérales Manufacturées

Le présent document a été entériné, le 4 octobre 2010, par le GS 5.

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Guide des couvertures en climat de montagne
9
Avertissement et portée du guide

Avertissement
et portée du guide

Domaine d'application

Le présent document vise principalement la réalisation des couvertures par


éléments discontinus en climat de montagne pour les bâtiments d'habita-
tion et pour les bâtiments du secteur tertiaire à usage public ou social.
Le climat de montagné 1' se caractérise par des sollicitations spécifiques
dues notamment à un enneigement durable et important. Et les ouvrages
de couvertures doivent être conçus et réalisés en tenant compte :
- des écarts journaliers de température de surface ;
- des charges localisées ou réparties de neige et de glace;
- de l'érosion et des arrachements provoqués par des déplacements de la
neige et de la glace ;
- des phénomènes de siphonnage ;
- des périodes réduites de l'année pendant lesquelles il est possible d'ef-
fectuer des travaux d'entretien et de maintenance.
Ces paramètres peuvent être d'importance plus ou moins grande en fonc-
tion de la localisation du massif montagneux en France et dictent le choix
des solutions.
Le présent document a été établi sur la base des conditions climatiques
spécifiques du massif alpin et de l'expérience acquise sur le comporte-
ment des toitures en ces lieux.

Conception de la toiture
La conception de la toiture retenue dans le cadre du domaine d' appli-
cation précité est celle de la double toiture ventilée(2l avec complément
d'étanchéité sur support continu.
À cet égard, le présent document peut servir de document technique de
référence.
Le principe de conception de la double toiture ventilée s'avère toujours
suffisant pour la réalisation des couvertures en climat de montagne.
Mais il n'est pas toujours nécessaire, en particulier dans les climats carac-
térisés par des séquences espacées d'épisodes neigeux et/ou par une
forte insolation (c'est le cas par exemple de certains massifs montagneux
autres que le massif alpin) ou pour des couvertures métalliques à très forte
pente.

1. On estime souvent (mais non exclusivement) de manière conventionnelle que sont considérés comme soumis au climat
de montagne les bâtiments implantés à une altitude supérieure à 900 m.

2. D'autres solutions (étanchéité complémentaire sur isolant par exemple) sont envisageables et ne sont pas décrites
dans ce guide.

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Guide des couvertures en climat de montagne
10
Avertissement et portée du guide

Dans ce cas, il y aura lieu de justifier de façon spécifique de la bonne adap-


tation des dispositions envisagées.
Les dispositions envisagées peuvent être appréciées soit comparative-
ment avec les dispositions prévues dans le présent document, soit sur une
base de l'expérience favorable acquise pour des conditions microclimati-
ques comparables à celles du lieu de construction projeté.

Matériaux de couverture

Les types de couvertures explicitement traités dans ce Guide correspon-


dent aux matériaux dont l'emploi est le plus fréquemment cité par les
concepteurs et les entreprises concernés dans le domaine d'application
précité (en particulier massif alpin).
Les matériaux cités ne constituent pas toutefois une liste à caractère
exclusif. D'autres éléments de couverture que ceux cités ont donné lieu à
des emplois :
- marginaux dans le domaine d'application précité ;
- plus significatifs pour des zones de moyenne montagne et/ou pour
d'autres massifs que le massif alpin. C'est le cas, par exemple, des
couvertures en tuiles ;
- également significatifs, mais essentiellement dans des bâtiments autres
que d'habitation ou du secteur tertiaire à usage public ou social. C'est
le cas, par exemple, des couvertures en plaques ondulées destinées à la
couverture de bâtiments industriels ou agricoles à des altitudes légère-
ment supérieures à 900 m.
La bonne adaptation des matériaux et leurs dispositions de mise en œuvre
paraissent devoir être fondées à partir de l'expérience locale et/ou des
préconisations techniques particulières des fabricants de ces éléments de
couverture .
Enfin, il convient de souligner que ce document intitulé « Guide tech-
nique » ne doit pas être considéré comme un document codificatif
technique comme l'est un DTU.
C'est un document technique de référence qui a eu le souci de rassembler
de manière cohérente ce qu'il convenait de retenir et d'appliquer pour la
conception et la réalisation des couvertures en climat de montagne dans le
cadre précité, en vue de remédier à de nombreux errements constatés dans
la conception et la réalisation de ce type d'ouvrage.
Élaboré par un groupe d'experts avertis, et dans le cadre d'un développe-
ment attendu des constructions en climat de montagne, il se veut pouvoir
répondre aux attentes des maîtres d'ouvrages, maîtres d' œuvre, entrepre-
neurs et utilisateurs.

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PARTIE 1
Guide de conception
Guide des couvertures en climat de montagne
13
1. Guide de conception

""'··,
1. Guide de conception

1.1 Forme et complexité des toitures en climat


de montagne

1 .1 .1 Généralités sur la conception d'ensemble des


toitures
La simplicité de conception doit être la règle en montagne, tout particuliè-
rement dans le domaine des toitures.
Cette simplicité concerne tout autant le volume général de la toiture que
le caractère limité des accidents de couvertures (souches, fenêtres de toit,
lucarnes, noues, etc.).
Dans la mesure du possible, l'orientation des bâtiments doit conduire à
faciliter l'évacuation de la neige (figure 1).
Afin d'éviter les accumulations de neige, et lorsque la construction fait appel
à plusieurs versants de toiture contigus, leur inclinaison doit permettre un
déchargement sans obstacle d'un versant sur l'autre (figure 2).

Figure 1 : Ëvaluation de la neige

Figure 2 : Conception limitant les accumulations de neige

En montagne, l'aspect étanchéité n'est pas le seul à considérer pour les


toitures . Celles-ci doivent également permettre d'éloigner la neige des
façades tout autant pour les protéger que pour permettre une occupation
convenable du bâtiment (figure 3).
Par ailleurs, les avancées de toit permettent la réalisation, dans de bonnes
conditions, des raccords en égout de la double toiture préconisée dans le
paragraphe 1.3.2.

©CSTB
Guide des couvertures en climat de montagne
14
1. Guide de conception

Figure 3 : Avancées de toit

Figure 4 :
Toutefois, la disposition de toiture en débord devient inefficace dans le cas
Bâtiments de plusieurs niveaux
de bâtiments de plusieurs niveaux où elle ne permet plus de garantir la
protection de façade des étages inférieurs (figure 4).

1 .1 .2 Dispositions constructives à éviter


Il est évidemment délicat de dresser une liste exhaustive des conceptions
de toitures qui sont déconseillées en climat de montagne. La figure 5 rend
compte de quelques exemples significatifs et de leurs conséquences .
De façon résumée, on peut distinguer :
- les conceptions d'ensemble qui conduisent à des désordres dus aux
mouvements et accumulation de la neige ou de la glace ;
- l'implantation des pénétrations discontinues en toiture et l'absence de
soin apporté à leur isolation thermique . Figure 5:
Dispositions constructives à éviter

Ëcrasement

Faible hauteur

Faible dépassée
de toiture 2 à 3,00 m

Neige contre
la façade

©CSTB
gne Guide des couvertures en climat de montagne
15
tion 1. Guide de conception

Toiture faisant obstacle


à l'écoulement de la neige

Toitures espacées
Noue pleine de neige
Ëtanchéité de façade obligatoire

Faible hauteur
Glace sur une surface
horizontale

Cône de neige
vers la cheminée

?4:
~aux

Sectionnement
de la neige
après la barre à neige


? 5:
1iter

..
et terrasson
l
Accumulations de glace
sur le versant non insolé Surplomb aligné
avec des ouvrages garde-corps

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Guide des couvertures en climat de montagne
16
1. Guide de conception

Débord insuffisant

Affouillement
des pieds de mur
et risque de gel
des fondations Toitures avec noues
Accumulations et difficultés
de traitements de l'étanchéité

Souches, édicules,
ou lucarnes rapprochées
en bas de versant

Accumulations, poussées

1 .1.3 Forme des toitures


Le choix de la forme de toiture (figure 6) doit tenir compte de l'environne-
ment et de la possibilité d'évacuation, ou non, de la neige.
Suivant les cas, on distingue les solutions suivantes qui sont conseillées :
- construction isolée, de hauteur moyenne, où l'on peut laisser tomber la
neige au sol : toiture à deux versants avec ou sans croupe, à un versant
(ou combinaison de toitures à un versant) ;
- construction de plusieurs niveaux située dans un environnement qui
oblige à conserver la neige sur le toit : toiture papillon ou étanchéité
avec porte-neige.
La réalisation de toitures-terrasses est également possible dans les divers
cas .
Par ailleurs, pour des raisons esthétiques, d'autres solutions peuvent être
envisagées. Les conséquences de leur conception doivent être étudiées de
façon spét::ifique (exemple : déchargement des toits - même avec garde-
neige - sur immeuble en hauteur).

©CSTB
~ne Guide des couvertures en climat de montagne
17
:ion 1. Guide de conception

Combinaison de toits
1 versant 2 versants
à 1 versant

2 versants avec croupes Toiture papillon 2 versants


avec fausses croupes

Ëtanchéité +porte-neige Ëtanchéité +porte-neige


avec débords

Figure 6 : Forme des toitures

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Guide des couvertures en climat de montagne
18
1. Guide de conception

1.2 Effets de la neige et de la glace


sur les toitures

1 .2.1 Évaluation des charges de neige en montagne

1.2.1.1 Généralités
En montagne, les températures étant plus froides, les précipitations
tombent plus fréquemment sous forme de neige. La neige persiste au sol
selon l'altitude et selon les hivers sur des durées plus ou moins longues. Les
fortes charges de neige au sol sont toujours liées à des effets d'accumula-
tion de la neige sur plusieurs épisodes neigeux successifs.
En dehors des effets de la température et de l'accroissement des précipi-
tations, déjà mentionnés, de très nombreux facteurs interviennent : mode
d'accumulation de la neige, évolution hivernale du manteau neigeux,
influence des vents locaux, effets de l'insolation, position du site par
rapport aux flux perturbés amenant les précipitations neigeuses, etc.
Il n'existe que très peu de séries climatologiques longues et fiables d'épais-
seur de neige au sol permettant d'effectuer une étude analogue à celle qui
a pu être réalisée en plaine pour l'établissement des Règles Neige (NV 65
modifiées et N 84 modifiées).
Dans ces conditions, lors de l'établissement des Règles N 84 modifiées,
seules des comparaisons avec les charges des Règles NV 65 modifiées
et les valeurs maximales constatées dans certaines stations, ou avec les
valeurs résultant des règles des pays européens voisins, ont pu être effec-
tuées . Ces comparaisons ne remettent pas sensiblement en cause les
valeurs des Règles NV 65 modifiées.
Il n'en reste pas moins que les règles d'évaluation des charges de neige
en montagne doivent être maniées avec précaution et considérées comme
une indication. Il y a lieu, dans chaque cas, de compléter cette évaluation
par une étude de l'enneigement du site.
Le paragraphe suivant récapitule les surcharges découlant de l'application
des Règles NV 65 modifiées (et carte Neige 84 modifiées). En complément,
l'évaluation des charges de neige en Suisse est fournie à titre indicatif et
de comparaison.

1.2.1.2 Charges de neige découlant de dispositions


codificatives
Règles NV 65 modifiées et N 84 modifiées
Les Règles N 84 modifiées précisent qu'il convient de continuer d'ap-
pliquer les Règles NV 65 modifiées pour le calcul des matériaux autres
qu'« aux états limites» (cas des couvertures et de leur support en bois ou
en métal).
Cependant, la carte« Neige» des nouvelles règles s'applique à la détermi-
nation des surcharges. La carte et le tableau suivants récapitulent de façon
simplifiée les dispositions à considérer.

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Guide des couvertures en climat de montagne
19
1. Guide de conception

Al A2 Bl B2 Cl C2 D E

Tableau 1 : Charges de neige au sol (daN/m 2) représentatives des surcharges en projection horizontale
sur une toiture d'inclinaison modérée (inf. à 25°)

Altitude RégionA1 RégionA2 Région 81 Région 82 Région C1 Région C2 Région D Région E


(m)
nonnale extrême nonnale extrême nonnale extrême nonnale extrême nonnale extrême nonnale extrême nonnale extrême nonnale extrême

900 165 275 165 275 175 290 175 290 185 305 185 305 210 345 245 405
1 000 190 320 190 320 200 335 200 335 210 350 210 350 235 390 270 450
1 100 215 360 215 360 225 375 225 375 235 390 235 390 260 430 295 490
1 200 240 400 240 400 250 415 250 415 260 430 260 430 285 470 320 530
1 300 265 445 265 445 275 460 275 460 285 475 285 475 310 515 345 575
1 400 290 485 290 485 300 500 300 500 310 515 310 515 335 555 370 615
1 500 315 525 315 525 325 540 325 540 335 555 335 555 360 595 395 655
1 600 355 595 355 595 365 610 365 610 375 625 375 625 400 665 435 725
1 700 395 660 395 660 405 675 405 675 415 690 415 690 440 730 475 790
1 800 435 725 435 725 445 740 445 740 455 795 515
755 455 755 480 855
1 900 475 795 475 795 485 810 485 810 495 825 495 825 520 865 555 925
2 000 515 860 515 860 525 875 525 875 535 890 535 890 560 930 595 990

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Guide des couvertures en climat de montagne
20 1. Guide de conception

Nota: les Règles SIA 160 et SIA 160/4, de 1977, (maintenant remplacées par
la norme SIA 261 de 2003), concernaient« Les charges, la mise en service
et la surveillance des constructions » en Suisse. Elles précisaient la formule à
retenir pour /'évaluation des charges de neige en fonction de l'altitude.
Le paragraphe traitant des charges de neige a été révisé en 1977 Cette
révision conduit à un accroissement important des surcharges pour les
altitudes supérieures à 800 m.
Le tableau ci-dessous rend compte des charges maximales prévues par ce
document.

Tableau 2: Surcharges de neige (kg/m 2) en fonction de /'altitude (norme SIA)

Altitude (m) Norme SIA 160/4 (1977)


900 305
1 000 370
1 100 440
1 200 515
1 300 600
1 400 685
1 500 785
1 600 885
1 700 985
1 800 1 110
1 900 1 235
2 000 1 360

1.2.1.3 Méthode d'évaluation des charges de neige


à partir des observations in situ
Compte tenu des remarques évoquées précédemment quant à l'applica-
tion des tableaux simplifiés de détermination des charges de neige, il est
souvent utile d'avoir recours à une évaluation in situ à partir des hauteurs
d'enneigement constatées. Cette démarche est obligatoire pour les alti-
tudes supérieures à 2 000 m non prévues par les tableaux.
Cette évaluation justifie de considérer deux aspects prépondérants qui
sont:
- l'occurrence, en termes de périodes de retour, de voir se renouveler une
condition d'enneigement maximal pour un site donné(3l;
- l'importante variabilité des masses volumiques des strates constitutives
du manteau neigeux. À cet égard, on relève en particulier l'influence
importante de la température de l'air sur le tassement de la neige(4l.
Dans les cas où l'on ne peut avoir accès à des informations particulières
relatives aux masses volumiques à considérer, le tableau suivant indique
les valeurs à prendre en compte par référence à la norme SIA déjà citée. Il
s'agit de valeurs qui se rencontrent dans les couches de neige qui se renou-
vellent d'une année sur l'autre (couches saisonnières).

3. À titre d'exemp le, on cite " Analyse fréquentielle de l'enneigement dans des stations des Alpes françaises "·
La Météorologie, VI • série, n° 27 , décembre 1981 .

4. À titre d'exemple , on cite " La neige, ses métamorphoses, les avalanches ,, Association nationale pour l'étude des
avalanches, Laurent REY, Centre d'études de la neige, 1986.

©CSTB
:agne Guide des couvertures en climat de montagne
21
ption 1. Guide de conception

Tableau 3 : Masses volumiques (norme SIA)

Genre de neige Masse volumique (kg/m 3 )


Neige fraîche 100
Neige tassée
(quelques heures ou quelques 200
jours après sa chute)
Ancienne neige
(quelques semaines ou mois 350
après sa chute)
Nota : dans le cas particulier de la neige mouillée (redoux brutal en fin d'hiver), on retiendra une masse volumique de
400 kg/m 3 .

En montagne, une masse volumique d'environ 300 kg/m 3 correspond à la


valeur moyenne d'une couche de neige pendant la période où la charge de
neige est maximale. Sur un toit, la masse volumique peut être égale à celle
que l'on observe sur le sol, mais elle peut aussi être plus grande (influence
des déperditions thermiques intérieures, du vent, etc.).

1.2.2 Mouvements de la neige sur les toitures

1.2.2.1 Généralités
Pour chaque cas de charge de neige lié à l'altitude du lieu de construction,
les facteurs qui conditionnent la surcharge effective sont essentiellement:
- la pente de couverture, la nature des matériaux de couverture, l'isolation
thermique, les points singuliers de couverture ;
- l'environnement climatique : vent, durée de la saison de neige, enso-
leillement, fonte de la neige et regel ;
- la topographie locale et, en particulier, les conditions d'abri dues aux
bâtiments voisins, aux mouvements du terrain, aux arbres ;
- les actions particulières tel l'enlèvement de la neige par les usagers.
Il n'est évidemment pas envisageable de quantifier chacune de ces condi-
tions particulières et les paragraphes suivants se limitent successivement à
évoquer:
- l'influence de la pente de couverture en l'absence de vent;
- l'influence du vent sur les accumulations de neige et l'effet combiné de
la pente et du vent ;
- le phénomène de glissement lié à la plasticité de la couche de neige sur
les toitures.

1.2.2.2 Influence de la pente de couverture en l'absence


de vent
Les Règles NV 65 modifiées et N 84 modifiées évoquent les minorations de
charge à retenir en fonction de la pente de couverture et de la présence ou
non de dispositifs d'arrêt de neige.
Le tableau suivant précise les coefficients à appliquer aux valeurs de
surcharge définies dans le paragraphe 1.2.1.2.

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Guide des couvertures en climat de montagne
22
1. Guide de conception

Tableau 4 : Coefficient de charge lié à la pente de couverture

Pente de Coefficient à appliquer Coefficient à appliquer


couverture selon Règles NV 65 selon Règles N 84

(0) sans dispositif avec dispositif sans dispositif avec dispositif de


(%)
de retenue de retenue de retenue retenue
25 47
30 58 0,90
35 70 0,80 0,85
40 84 0,70 0,65
45 100 0,60 0,50
50 119 0,50 0,35 0,85
55 143 0,40 0,15 0,65

Le tableau ci -dessus ne tient compte que de la seule inclinaison de la


toiture et l'on signale d'ores et déjà que d'autres facteurs vont corriger les
coefficients ci-dessus.
On constate, d'une façon générale, que les minorations prises en compte
par les règles n'interviennent que pour des pentes élevées et que ces
mêmes règles prennent en compte une efficacité maximale des dispositifs
garde-neige.

1.2.2.3 Influence du vent sur les accumulations de neige


et de l'effet combiné de la pente et du vent
Il n'existe pas de méthode simple permettant de prévoir les corniches et
congères parfois constatées sur des toitures en montagne (figure 7).
Ces accumulations difficilement prévisibles semblent cependant se produire
de façon privilégiée sur les toitures de faible pente. Seule l'étude du
comportement des toitures sur le site de construction et la prise en compte
de coefficients de sécurité « confortables » dans le calcul des charpentes
permettent de se prémunir contre les conséquences de ce phénomène .
Les remarques précédentes conduisent à décon-
seiller l'emploi des fermettes industrialisées pour la
constitution des charpentes de toitures en climat de
montagne. On préférera le recours à des techniques
Corniche
de neige due
à l'action du
-i--
vent, pouvant
de charpentes traditionnelles conçues de façon à atteindre --
ce que les déformations imputables aux surcharges plusieurs mètres
excessives soient visibles afin de servir d'indicateur
en vue des opérations indispensables de déneige-
ment de la toiture .
Une telle opération n'est possible, vis-à-vis de la
sécurité des intervenants, que sur les couvertures
il..____
~I
- -
munies" de dispositifs garde-neige (cf. paragraphe
1.2.3) . Figure 7 : Accumulations de neige
sous la forme de corniche

©CSTB
tagne Guide des couvertures en climat de montagne
23
eption 1. Guide de conception

Les Règles N 84 modifiées proposent une méthode de calcul des redis-


tributions de la neige sur les toitures sous l'action du vent. Plusieurs
configurations de toitures sont évoquées. Dans le cas simple et courant
d'une toiture à deux versants, les coefficients à appliquer sur les valeurs
citées au paragraphe 1.2.1.2 sont indiquées dans le tableau suivant qui
tient compte des actions conjuguées d'un vent modéré (entre 6 et 20 m/s)
et de la pente.

Tableau 5 : Valeur du coefficientµ pour le cas d'un vent modéré selon les règles N84 modifées

.
Vent

Pente de
Versant au vent Versant sous le vent
couverture
sans avec sans avec
(0) (%) dispositif dispositif dispositif dispositif
de retenue de retenue de retenue de retenue
15 27
20 36 0,85 0,90 1, 15 1, 10
25 47 0,65 0,85 1,30 1, 15
30 58 0,50 0,75 1,50 1,25
35 70 0,40 0,65 1,25 1,35
40 84 0,35 0,60 1,40
45 100 0,25 0,50 0,75 1,50
50 119 0,15 0,40 0,50 1,25
55 143 0,10 0,35 0,25

Dans le cas d'un vent fort (supérieur à 20 m/s), les coefficients du versant
sous le vent ne sont pas modifiés. Le versant au vent quant à lui est consi-
déré non chargé selon les Règles N 84 modifiées.

Nota : les Règles N 84 modifiées ont pour but de fournir des éléments
d'évaluation des différents cas de charge à prendre en compte pour le calcul.
En conséquence, il y a lieu de considérer indépendamment les cas de charges
évoqués et, d'une façon pratique, de ne retenir que les coefficients de charges
les plus pénalisants dans chacun des cas de figure évoqués.

1.2.2.4 Phénomènes de glissements liés à la plasticité


de la neige
Ils sont caractérisés par le mouvement, selon le sens de la pente, de la couche
de neige sur la couverture. Lorsque la couche de neige n'est pas trop épaisse,
il s'agit généralement d'un mouvement d'ensemble rendu possible par
l'homogénéité du manteau neigeux et par la création d'un plan de glissement
(essentiellement d'origine thermique) à son interface avec la couverture.

©CSTB
Guide des couvertures en climat de montagne
24
1. Guide de conception

Ces glissements se manifestent lorsqu'il y a pente,


mais il ne semble pas exister de relation directe entre
la valeur de cette pente et l'importance du phéno-
mène de glissement.
La figure 8 illustre le cas le plus couramment rencontré
de reptation de la neige en débord de l'avancée de
toit en égout.
En présence de couches de neige anciennes, issues
d'accumulations successives, le manteau neigeux peut
présenter des strates différenciées principalement par
la densité des couches. Suivant la résistance au cisail-
lement des interfaces de strates, le mouvement de la
neige peut être généralisé à l'ensemble du manteau
ou limité aux strates supérieures.
D'une façon générale, les conséquences des phéno-
mènes de glissement de la neige sont essentiellement: Figure 8 : Reptation de la neige
en débord de toit
- des surcharges localisées sur les rives d'égout en débord ;
- des actions de poussée engendrant le déversement des pénétrations
discontinues (souches) ;
- des détériorations du matériau de couverture par entraînement de
détritus ou de glace ;
- des arrachements de fixations du matériau de couverture ;
- l'ouverture ou le déplacement d'accessoires de liaison (bandes métalli-
ques), insuffisamment conçus en fonction de ce phénomène.
Pour ce qui a trait aux surcharges localisées en égout, dues à ce phéno-
mène, les Règles N 84 modifiées proposent la méthode d'évaluation
illustrée dans le tableau ci-dessous et qui concerne les toitures ne compor-
tant pas de dispositifs de retenue .

Tableau 6 : Méthode d'évaluation des surcharges localisées en égout

e,,

t2
c1 c2 f1
Coefficient défini au 4 fois l'épaisseur de
1,6 W2
paragraphe 1.2.2.2 neige en partie courante

Nota : en climat de montagne, les Règles N 84 modifiées prévoient que la


charge en débord est établie sur la base d'une masse volumique de 400 kg/m 3 .

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Guide des couvertures en climat de montagne
25
1. Guide de conception

Il convient également de tenir compte des surcharges localisées en égout


pour les toitures comportant des dispositifs de retenue, sur la base de
l'expérience locale.

1 .2.3 Les dispositifs garde-neige

1.2.3.1 Généralités
L'emploi de dispositifs garde-neige répond aux soucis de sécurité et de
conservation des éléments de couverture.
Dans l'un et l'autre cas, le but poursuivi est de s'opposer aux mouvements
de la neige évoqués dans les chapitres précédents et à la chute de celle-ci
sur le sol ou sur les ouvrages sous-jacents.
Si la bibliographie s'accorde à reconnaître la nécessité de robustesse des
garde-neige, elle est partagée quant à l'efficacité de ces systèmes .
L'aspect sécurité paraît en premier lieu devoir retenir l'attention du concep-
teur. Des règlements locaux (arrêtés municipaux par exemple) imposent
d'ailleurs souvent la mise en place d'arrêts de neige lorsque les toits en
pente sont en surplomb des circulations publiques.
Il y a lieu également de signaler que le déneigement des toitures ne peut
être exécuté, pour des raisons évidentes de sécurité des intervenants, que
sur des toitures comportant des arrêts de neige.
Compte tenu des hauteurs d'enneigement parfois constatées, les disposi-
tifs de retenue ne peuvent intéresser qu'une partie de l'épaisseur totale du
manteau neigeux. On admet généralement que la hauteur de neige stabi-
lisée ne peut dépasser quatre à cinq fois la hauteur des arrêts de neige par
rapport au plan de la couverture .
Les moyens les plus efficaces à développer pour éviter les chutes de
hauteur de la neige semblent devoir l' être au niveau de la conception de
la forme du toit (cf. paragraphe 1.1 .3) et du déneigement préventif dans le
cas d'instabilité supposée.
L'aspect conservation des éléments de couverture nécessite que la déso-
lidarisation de l'interface entraînant le phénomène de glissement soit
contrariée . Il semble que ce cas justifie une répartition des dispositifs de
retenue sur toute la surface de couverture et le plus près possible des
éléments de couverture eux-mêmes.
Cette disposition ne garantit nullement qu'un délitage du manteau neigeux
ne puisse s'opérer et entraîner des chutes dangereuses. Le but poursuivi
dans ce cas est que le déchargement :
- puisse s'opérer sans arrachement des éléments de couverture (bardeaux,
ardoises);
- soit partiel et n'entraîne pas les conséquences d'une« purge» brutale du
toit (par exemple, soulèvement et arrachement des fixations de couver-
tures métalliques).
En conséquence, il semble possible de distinguer deux cas, dans le
domaine des garde-neige :
- les dispositifs associés aux éléments de couverture ;
- les garde-neige indépendants.

© CSTB
Guide des couvertures en climat de montagne
26
1. Guide de conception

1.2.3.2 Les garde-neige associés aux éléments


de couverture (figure 9)
L'emploi de ces dispositifs se rencontre principalement en association avec
les petits éléments de couverture. Certains modèles sont cependant spéci-
fiques aux couvertures en grands éléments métalliques.
Ils sont répartis de façon uniforme sur toute la surface de couverture. La
densité minimale de répartition paraît ne pas devoir être inférieure à quatre
éléments, environ, par mètre carré.

Pour couverture en bardeaux bitumés, ardoises Pour couverture à joint debout


(ou plaques métalliques)

7
/ '\

Pour couverture en plaques métalliques

Figure 9 : Garde-neige associés aux éléments de couverture

1.2.3.3 Les dispositifs garde-neige


indépendants
Dispositifs indépendants isolés, en fers plats ou tôle soudés
et en aluminium (figure 10)
Une attention particulière doit être portée à leur dimen-
sionnement, particulièrement en matière de résistance à la
torsion.
Compte tenu de leurs dimensions, ces éléments sont rare-
ment disposés de façon uniforme sur toute la surface de
la couverturé5l. Quelle que soit la longueur du rampant, ils
paraissent devoir être disposés en deux rangées minimum,
en bas de versant avec un espacement compris entre 1 et
2 mètres.
La fixation de ces éléments doit obligatoirement s'effectuer
sur les parties résistantes de la charpente et non sur les bois

5. À titre d 'exemple, le principe de répartition peut être le suivant :


- rangée basse : un arrêt tous les chevrons ;
- rangée suivante : un arrêt sur deux ; Figure 10 : Dispositifs garde-neige
- autres rangées : un arrêt sur deux en quinconce. indépendants

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1tagne Guide des couvertures en climat de montagne
27
eption 1. Guide de conception

supports de couverture. De plus, des calages de répartition doivent être


disposés en sous-face du support de couverture afin d'éviter des po inçon-
nements localisés dus aux efforts exercés sur le dispositif d'arrêt de neige.

Dispositifs indépendants type barre à neige (figure 11 et 11 bis)


Ces éléments sont associés à tous les types de couvertures. On les
rencontre principalement sur les couvertures métalliques (plaques et
feuilles ou bandes) pour lesquelles les phénomènes de glissement de la
neige sont amplifiés du fait de l'état de surface du métal.
La conception de ces ouvrages doit principalement prendre en compte :
- la résistance propre du dispositif garde-neige ;
les effets que ce dispositif peut engendrer sur la couverture et sur son
support. La planche de croquis des figures 11 et 11 bis fournit des
exemples de solutions à cet égard et indique les types de sollicitations
auxquels sont soumises les barres à neige.

Crochet ancien avec perche bois Exemples de crochets pour perches bois

Exemple d'adaptation de crochet pour couverture


en plaque nervurée métallique
Poussée de la neige

Bande d'arrêt
de neige

Effet de rotation
Calage de fixation du support
Calage destiné à s'opposer Nota : la formation d'une barrière de glace entre la barre
à la poussée du système et la couverture peut entraîner l'effet inverse:
soulèvement de la barre et enfoncement de la couverture.
ige
Figure 11 : Barres à neige solicitation des barres à neige

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Guide des couvertures en climat de montagne
28
1. Guide de conception

Ancrage du système en amont

Figure 11 bis : Technique des étriers


pendants

1.2.4 Fusion et gel, mécanismes et conséquences


(formation des barrières de rétention d'eau)
La couche de neige sur les couvertures est soumise à des sollicitations
thermiques dues au rayonnement solaire et à la déperdition thermique du
bâtiment. Dans l'un et l'autre cas, l'élévation de température entraîne la
fusion de la neige et la formation d'une zone de ruissellement à l'interface
neige-couverture (figure 12a).
Lors de l'inversion journalière des températures qui peut être rapide et
fréquemment de grande amplitude en montagne, cette eau de ruisselle-
ment est saisie en glace dans des points privilégiés de rétention (égout,
pénétration, coyaux) et dans les zones de contraste thermique (rives en
dépassement).
Ces accumulations de glace forment barrage de rétention de l'eau de
ruissellement qui vient s'y accumuler. Ce phénomène est fréquemment
à l'origine de défaillances d'étanchéité de la couverture dont les raccor-
dements ne sont pas destinés à être étanches en immersion maintenue
(figure 12b).
Ce phénomène n'est évidemment pas systématique mais son occurrence
de manifestation durant la période d'enneigement, les conséquences
qu'elle entraîne sur l'occupation des locaux et l'impossibilité d'y apporter
remède pendant l'hiver conduisent à s'en prémunir, selon le principe de la
double toiture ventilée décrit dans le chapitre suivant. figure 12 : Action de la fusion et du gel

Insolation

Déperdition
thermique
du local

12a 12b

©CSTB
ttagne Guide des couvertures en climat de montagne
29
:eption 1. Guide de conception

1.3 Conception des sous-toitures adaptées


aux conséquences des barrières
de rétention d'eau
1.3.1 Généralités
Les phénomènes de siphonnage par les joints de
raccords entre éléments de couverture, signalés
dans le paragraphe conduisent à prévoir une
' possibilité de recueillement des infiltrations et leur
évacuation vers l'extérieur du bâtiment.
étriers
ndants · • Ces fonctions sont remplies par la double toiture
ventilée dont le principe est illustré par la figure 13.
On notera que, du fait de la double ventilation, ce
système permet, en outre, de diminuer les transferts
thermiques du local vers l'extérieur.
Une des sources de fusion de la couche de neige se
trouve en conséquence également diminuée.
Dans ce système, la couverture se trouve fonctionner en « porte-neige »
Figure 13 : Principe de la double sur les faces duquel on tente de reproduire des conditions d'ambiance
toiture ventilée sensiblement équivalentes. En dernier lieu, le principe de double toiture
ventilée permet de se prémunir contre les conséquences du déplacement
ou de la déformation localisés des éléments de couverture . Un phénomène
accidentel de ce type est toujours possible et sa réparation ne peut être
envisagée qu'à la période de déneigement du toit. Dans ce cas, la sous-
toiture permet de récupérer les infiltrations dues à la défaillance ponctuelle
de la couverture.

1.3.2 Constitution de la sous-toiture


Le dispositif de recueillement et d'évacuation des eaux d'infiltrations
paraît, en première analyse, s'apparenter aux écrans de sous-toiture
utilisés en climat de plaine pour éviter les effets de l'introduction de neige
poudreuse dans les combles .

du gel Les sollicitations des sous-toitures en montagne sont cependant d'un autre
ordre que celles des écrans utilisés en plaine .
La figure 14 illustre deux des phénomènes qui entraînent la vulnérabilité
des écrans souples en montagne, à savoir :
- l'action de la masse des barrages de glace qui peuvent se former sur les
écrans (déformations et déchirures) ;
- le passage d'eau au travers de l'écran (du fait des caractéristiques de
l'écran ou de ses raccords par recouvrement).
Pour tenter d'améliorer le comportement des écrans non supportés dans
ces conditions, il faut envisager l'emploi de sous-toitures à résistance
améliorée et la pose en parallèles à la ligne de pente avec recouvrements
pincés entre chevrons et bois de rehausse .
De telles dispositions peuvent cependant s'avérer ne pas être suffisantes
pour éviter tous désordres et la sous-toiture étanche sur support continu
paraît constituer une solution efficace et durable dont l'emploi est recom-
mandé par le présent document.

© CSTB
Guide des couvertures en climat de montagne
30
1. Guide de conception

Le principe de conception de ce type de sous-


toiture ainsi que les préconisations relatives à son
exécution sont décrits en détail dans le « Guide
de réalisation » (cf. chapitre 2.2 « Réalisation de la
sous-toiture »).

Figure 14 : Barrage de glace

©CSTB
1
agne
:Jtion

PARTIE 2
Guide de réalisation
Guide des couvertures en climat de montagne
33
2. Guide de réalisation

2. Guide de réalisation

2.1 Matériaux

2.1.1 Supports continus d'étanchéité complémentaire

2.1.1.1 Matériaux en bois massif


a) Généralités
Les bois utilisés en support d'étanchéité complémentaire doivent être
conformes aux normes lorsqu'elles existent.
Pour les bois massifs de couverture, on retiendra la classe d'emploi 2
conformément à la norme NF EN 335-2.
Les produits de protection doivent être compatibles avec la nature de
l'étanchéité complémentaire et il conviendra de s'en assurer.

b) Voliges, frises, planches et lames à plancher


L'.essence et la qualité du bois doivent être définies aux documents parti-
culiers du marché.
Le classement doit correspondre au moins à la catégorie ST-li de la norme
NF 652-001.
La description et les dimensions des supports en bois massif sont précisées
dans le tableau ci-dessous.

Tableau 7 : Description et dimensions des supports en bois massifs

Bois massifs pour pose Lames à planchers


dite « jointive » et planches pour
Volige Frise Planche pose dite « bouvetée »

Pièces de bois rabotées au moins


Sciages alignés parallèles sur un parement, rainées bouvetées
Description
de section rectangulaire sur leurs rives et éventuellement en
bout*
Épaisseur
minimale 15 18 22 23
(mm)
Largeur
maximale 80 100 120 150
(mm)
* Le dimensionnement des bouvets et languettes, pris dans la masse, est défini par la
norme NF 854-500.

2.1.1.2 Supports en panneaux dérivés du bois


Les panneaux dérivés du bois utilisés doivent être usinés sur les deux rives
longitudinales pour permettre un assemblage entre éléments par rainures
et languettes, vraies ou fausses.
De plus, lorsque les rives transversales de ces éléments ne sont pas suppor-
tées, elles doivent également comporter les dispositions d'assemblages
évoquées ci-dessus.

©CSTB
Guide des couvertures en climat de montagne
34
2. Guide de réalisation

Les caractéristiques et dimensions des panneaux dérivés du bois sont


précisées dans le tableau ci-après.

Tableau 8 : Caractéristiques et dimensions des panneaux dérivés du bois

Panneaux de particules

Panneaux contreplaqués Éléments avec


Dalles assemblées
assemblages des rives
sur les 4 côtés
longitudinales
Marque de qualité NF Extérieur CTB-X CTB-H
Épaisseur minimale (mm) 12 18 18
Largeur maximale (m) 1,55 1,25 1,00
Longueur maximale (m) 3, 15 3,10 2,05 (1)
Dimensions des assemblages

e entre h/3 et h/2 f, entre h/2 et h/3

e entre 5 mm et h/3 f,;;:: 10mm

1. Jusqu'à 2,70 m si la surface ne dépasse pas 2 m2 environ .

2.1 .2 Matériaux constitutifs de l'étanchéité


complémentaire supportée de façon continue
2.1.2.1 Feuille de bitume pour étanchéité complémentaire
monocouche
- Soit une feuille en bitume modifié SBS à armature R3 au sens des DTU
de la série 43, grésée ou autoprotégée. L'épaisseur minimale de la feuille
est de 2,5 mm.
Cette feuille est citée dans le Document Technique d'Application d'un
revêtement d'étanchéité.
- Soit une feuille de bitume élastomérique 35 Alu à sous face filmée et
autoprotégée par une feuille aluminium(6l, conforme à la norme P 84-316.
L'épaisseur minimale de la feuille est de 3,5 mm.
Cette feuille est citée dans le Document Technique d'Application d'un
revêtement d'étanchéité.

6. L'autoprotection métallique maintient une surface propre en évitant l'accrochage de détritus divers.
L'emploi de feuilles non protégées est cependant possible .

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11tagne Guide des couvertures en climat de montagne
35
lisation 2. Guide de réalisation

2.1.2.2 Feuilles de bitume armé pour étanchéité


complémentaire renforcée
- La première couche est constituée d'une feuille en bitume modifié SBS
à armature R3 au sens des DTU de la série 43, grésée ou autoprotégée.
L'.épaisseur minimale de la feuille est de 2,5 mm.
- La seconde couche est constituée d'une feuille de bitume élastomérique 35 Alu
!es à sous-face filmée et autoprotégée par une feuille aluminium (6l, conforme à la
norme P 84-316. Lépaisseur minimale de la feuille est d'au moins 3,5 mm.
Ces deux feuilles sont citées dans le Document Technique d'Application
d'un revêtement d'étanchéité.

2.1.3 Bois supports de couverture


2.1.3.1 Matériaux en bois massif
a) Généralités
Les spécifications du paragraphe 2.1.1.1 a) s'appliquent aux bois massifs
supports des éléments de couverture.

b) Liteaux, voliges, planches et pannelettes


Toutes les essences admises en charpente (selon la NF B 52-001) sont utilisa-
bles pour les supports de couverture. Les bois massifs de couverture doivent
être secs à l'air. Il faut néanmoins vérifier la compatibilité de l'essence avec la
nature des éléments de couverture (ex. couverture en zinc - DTU 40.41 ).

Nota : le sapin et/' épicéa sont les essences couramment utilisées pour
/'exécution des tasseaux, voliges, etc.
La qualité du bois est définie dans les documents particuliers du marché
par référence aux normes NF B 50-002, NF B 50-003 et NF B 52-001. Le
classement d'aspect des bois doit correspondre au moins à la catégorie
ST Il (ou classe de résistance C24).
Une protection insecticide ou fongicide (qu'elle soit naturelle ou conférée)
des bois de couverture (voir normes NF EN 335-1 et 2) peut être exigée
spécifiquement suivant les circonstances, les lieux d'emploi et la nature des
bois utilisés. Si aucune spécification précise ne figure dans les documents
particuliers du marché, la classe d'emploi 2 (voir NF EN 335-1) en fonction
des agents biologiques, telle que définie dans le tableau 1 de la norme
NF B 50-100-4 doit être exigée.
Tableau 9 : Description et dimensions
des bois massifs supports de La description et les dimensions des bois massifs supports de couverture
couverture
sont précisées dans le tableau ci-dessous.
Dimensions Types de couvertures
Type de bois Petits éléments discontinus
Épaisseur Plaques Feuilles et
support
minimale (mm) Largeur (mm) Bardeaux nervurées bandes
bitumés métalliques métalliques
Liteau l 1l 18 25 à 75
Voliges !1l 18 125 maxi
Planches 22(2) 120 maxi
Pannelettes 40!2)
60 mini
1. Les sections courantes utilisées sont précisées au paragraphe 2.3. 1. 1.
On utilise également parfois des volige d f · ·
2. Dans le cas de fixations pa t. f d l'és e orme triangulaires dénommées" liteaux à neiges"• posées à redents.
, . r ire on , pa1sseur minimale est 60 mm .
3. Dans ce cas, 1 épaisseur minimale est de 2? mm .

©CSTB
Guide des couvertures en climat de montagne
36
2. Guide de réalisation

2.1.3.2 Supports en panneaux dérivés du bois


Les spécifications du paragraphe 2.1. 1.2 s'appliquent aux panneaux
supports de couverture. Toutefois :
- l'épaisseur minimale des panneaux doit être de 18 mm pour les panneaux
de contreplaqué certifiés NF Extérieur CTB-X;
- l'emploi de ces panneaux est limité au support de couvertures par
bardeaux bitumés.

2.1 .4 Fixations

2.1.4.1 Fixation du support d'étanchéité complémentaire


a) Pointes
Les pointes peuvent être lisses ou torsadées. Elles sont en acier galvanisé,
ou en acier inoxydable conformes à la norme NF EN 10230-1.

b) Vis à bois
Les vis doivent être à tête fraisée et conformes aux normes NF E25-604 et
NF E25-601.

c) Autres fixations
Dans le cas particulier où le support d'étanchéité complémentaire repose
sur des appuis métalliques, sa fixation est assurée par des vis auto-tarau-
deuses en acier inoxydable A2 ou A4 selon NF EN 10088-3 ou en acier
cémenté selon NF EN 10084, zingué ou cadmié selon NF EN ISO 4042
classe 10 - 20.

2.1.4.2 Pointes de fixations pour sous-couche d'étanchéité


Elles sont en acier galvanisé, le revêtement de zinc devant être de la
classe B telle que définie par la norme NF A 91-131. Les dimensions des
pointes sont les suivantes :
- diamètre minimal du fil : 2 mm ;
- longueur minimale de la tige:~ 10 mm;
- diamètre minimal de la tête:~ 10 mm.

2.1 .4.3 Fixation des bois de rehausse


et du support de couverture Figure 15 : Crochets à ardoises avec
Elle est assurée par pointes ou par vis à bois, conformes au para- pince « type neige »
graphe 2. 1.4. 1.
Ressort Pointe
2.1.4.4 Fixation des éléments de couverture
a) Fixation des ardoises
- Crochets à ardoises : les crochets sont soit à agrafe (crochet
pression), soit à pointe (crochet simple). Tige
Crochet Crochet
Les crochets utilisés en climat de montagne comportent un à agrafe à pointe
retour de pince droit (figure 15) qui permet d'éviter son ouver-
ture ?Ous l'action du glissement de la neige.
Pince
type neige

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1tagne Guide des couvertures en climat de montagne
37
isation 2. Guide de réalisation

Les crochets sont en fils cylindriques d'acier galvanisé, d'acier galvanisé


avec un revêtement zinc-aluminium ZA255, d'acier inoxydable revêtu ou
non ou de cuivre(?l.
Les longueurs du crochet sont prévues de 10 en 10 mm et son diamètre
doit être au moins égal à 3 mm.
- Clous à ardoises : les clous à ardoises, dits clous à tête large, doivent
être:
- soit en acier galvanisé, tige cylindrique (lisse, torsadée, crantée ou
annelée);
- soit en cuivre, tige cylindrique ou carrée (lisse, torsadée, crantée ou
annelée);
- soit en acier inoxydable, tige cylindrique ou carrée (lisse, torsadée,
crantée ou annelée).
Les dimensions des clous sont illustrées par la figure 16 et le tableau
ci-dessous.

1 ,. , ..
T
.. 1

-JL I l
-1

--W-
N° de la 0d Longueur L 00
Désignation
jauge de paris (mm) (mm) (mm)
27 X 15 15 2,4 27 7,5 mini
30X16 16 2,7 30 8,5 mini
35X17 17 3,0 35 9,5 mini

Figure 16 : Clous à ardoises

Lannexe A du DTU 40.13 précise le choix de la nuance de fil des crochets


et des clous apparents en fonction de l'atmosphère extérieure (rurale non
polluée, urbaine et industrielle).

b) Fixation des bardeaux bitumés


Elle est réalisée à l'aide de pointes en acier galvanisé ou en cuivre de
ec
dimensions suivantes :
- diamètre minimal de la tige : 2 mm ;
- diamètre minimal de la tête : 10 mm ;
- longueur de la tige: 2 fois l'épaisseur du support.

c) Fixation des plaques métalliques nervurées


Généralités : la nature et les dimensions des pannelettes supports limitent
·ch et le principe de fixation, en sommet de nervure et avec cavalier, par tirefond
ointe ou éventuellement par vis à bois.

7. Les caractéristiques du métal des crochets sont définies dans les DTU 40.11 et 40.13.

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Guide des couvertures en climat de montagne
38
2. Guide de réalisation

Les caractéristiques de ces fixations sont les suivantes :


- Tirefonds (figure 17): ils sont en acier inoxydable austénitique A2 ou en
acier protégé par galvanisation à chaud au trempé (450 g/m 2 minimal) et
présentent les dimensions suivantes :
- diamètre minimal de la partie lisse et du filetage extérieur: 8 mm ;
- longueur: telle que la profondeur d'ancrage sur la pannelette soit
d'au moins 50 mm.
Nota : dans les conditions d'application prévues par le présent document,
l'emploi des tirefonds à visser est à privilégier par rapport à celui des tirefonds
à bourrer.
- Vis à bois : elles peuvent être utilisées en remplacement des tirefonds
précités. Elles doivent être protégées contre la corrosion conformément
aux spécifications prévues dans l'annexe K du DTU 40.35, en ce qui
concerne les vis de fixation. Leur diamètre ne devra pas être inférieur à
6,3 mm.
- Plaquette cavalier (figure 18) et rondelle d'étanchéité: elles doivent être
conformes aux spécifications prévues par l'annexe K du DTU 40.35. Figure 17 : Tirefonds à bourrer
et à visser
d) Fixation des pattes de couvertures en feuilles et bandes métalliques
Les pointes et vis de fixation des pattes doivent être conformes aux
spécifications du paragraphe 2. 1.4.1 .

2.1 .5 Matériaux de couverture


Préambule : les contraintes auxquelles sont soumises les toitures en climat
de montagne ont été analysées dans le chapitre 1 «Guide de conception »
du présent document. Il en résulte, à bien des égards, que les matériaux
de couverture et leurs fixations ont à subir, en climat de montagne, des
Figure 18 : Cavalier pour nervure
sollicitations aggravées par rapport à celles des mêmes systèmes utilisés
trapézoïdale
en climat de plaine. En conséquence, le choix définitif d'un matériau
de couverture et de son principe de fixation doit être arrêté après une
étude visant à définir leur bonne adaptation dans les conditions d'emploi
envisagées. Cette étude paraît devoir être menée sur la base de l'expé-
rience acquise lors des emplois antérieurs du système envisagé et en
tenant compte :
- de l'environnement immédiat de la toiture, par exemple : versants
décalés en surplomb ;
- de la configuration de la toiture et des conséquences de poussées
déviées, par exemple : déformation des crochets de fixation d'ardoises.

2.1.5.1 Petits éléments discontinus de couverture


a) Ardoises
Elles doivent bénéficier de la marque NF-Ardoises. Leur épaisseur de
référence ne doit pas être inférieure à 3,8 mm.

b) Ardoises en fibres-ciment
Les ardoises épaisses en fibres-ciment relèvent de la procédure de
Documents Techniques d'Application. Les Documents Techniques
d'Application qui visent favorablement l'emploi de ces ardoises en climat
de mofltagne précisent les caractéristiques de ces produits.

©CSTB
ntagne Guide des couvertures en climat de montagne
39
lisation 2. Guide de réalisation

c) Bardeaux bitumés
Les bardeaux bitumés traditionnels doivent être conformes aux spec1-
fications de la norme NF EN 544 (P 39-305) et bénéficier de la marque
NF-Bardeaux bitumés.
Les bardeaux bitumés épais relèvent de la procédure de Documents
Techniques d'Application. Les Documents Techniques d'Application qui
visent favorablement l'emploi de ces bardeaux en climat de montagne,
précisent les caractéristiques de ces bardeaux.

d) Autres petits éléments discontinus de couverture'8l


Le présent document ne traite pas de l'emploi des autres petits éléments
de couverture dont l'emploi est peu répandu ou est local (lauzes ou
bardeaux en bois).

2.1.5.2 Plaques nervurées en tôle d'acier galvanisées


prélaquées ou non
Les caractéristiques dimensionnelles de ces plaques sont définies par la
norme NF P34-401. Toutefois, l'épaisseur minimale recommandée est de
0,75 mm lorsque ces plaques sont destinées à être posées sur pannes.
Certaines plaques sont caractérisées par la forme arrondie de leurs nervures
qui est spécifique des emplois en montagne. Les plaques sont conformes à
la norme EN 14782. Leur domaine d'emploi est défini par la norme P 34-310
ou XP P 34-301.

Nota: certains Avis Techniques ou Documents Techniques d'Application


relatifs aux couvertures isolantes en panneaux sandwiches à parements
métalliques visent favorablement l'emploi de ces procédés en climat de
montagne. 11 y a lieu de se référer aux dispositions de mise en œuvre prévues
par ces Avis Techniques ou Documents Techniques d'Application. Les
couvertures sont établies, dans ce cas, en toiture chaude non ventilée.

2.1.5.3 Feuilles et longues feuilles métalliques pour


couvertures à tasseaux et à joint debout
a) Feuilles et longues feuilles en zinc
Elles sont constituées de zinc laminé en continu, de caractéristiques
conformes au DTU 40.41. Les dimensions d'emploi sont les suivantes :
- longueur maximale des feuilles : 3,0 m ;
- longueur maximale des longues feuilles: 10,0 m;
- largeur maximale des feuilles et des longues feuilles : 0,500 m ;
- épaisseur minimale : 0,70 mm.

b) Autres feuilles et longues feuilles métalliques


On se référera au DTU 40.44 pour l'acier inoxydable et au DTU 40.45 pour
le cuivre.

8. Les conditions d'adaptation des tuiles (en terre cuite ou en béton) en climat de montagne sont évoquées dans la note
introductive en tête de document.

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Guide des couvertures en climat de montagne
40
2. Guide de réalisation

2.2 Réalisation de l'étanchéité complémentaire

2.2.1 Établissement du support de l'étanchéité


complémentaire

2.2.1.1 Conditions relatives aux appuis


Les appuis du support de l'étanchéité complémentaire sont généralement
constitués par des chevrons en bois disposés selon la ligne de pente de
la couverture. Ces appuis doivent présenter une largeur minimale de 4 cm
dans le cas des supports en bois massif, et de 5 cm pour les supports en
panneaux dérivés du bois. L'.espacement entraxe des chevrons est inférieur
à 90 cm. Les paragraphes suivants précisent, en fonction de la nature et de
l'épaisseur du support, les entraxes maximaux d'appuis à considérer.

2.2.1.2 Supports en bois massif


a) Support en voliges, frises et planches, avec pose dite « jointive »
Les voliges, frises et planches (cf. paragraphe 2. 1.1. 1 b) sont posés de façon
dite « jointive » (écartement de 5 mm environ) et cloués sur les appuis.
Le désaffleurement entre deux éléments consécutifs doit être inférieur à
2 mm.
Chaque élément repose au moins sur trois appuis. La fixation est réalisée
à l'aide de deux pointes par élément au croisement de chaque appui.
L'.écartement maximal entraxe des appuis est précisé dans le tableau
ci-dessous.

Tableau 10 : Ëcartement maximal entraxe des appuis

Épaisseur Entraxe maximal des appuis


Type de support
du support (mm) du support (cm)

Volige 15 ~ 60

Frise 18
~ 90
Planche 22

b) Support en planches et lames à plancher avec pose dite« bouvetée»


Les planches et lames à plancher (cf. paragraphe 2.1. 1.1 b) sont bouvetées
sur leurs rives et, éventuellement, en bout.
Chaque élément repose au moins sur trois appuis. La fixation est réalisée à
l'aide de deux pointes par élément au croisement de chaque appui .
L'.écartement maximal entraxe des appuis est au plus égal à 1,0 m.

2.2.1.3 Supports en panneaux dérivés du bois


- Le support de l'étanchéité complémentaire est constitué par des
panneaux de contreplaqué ou des panneaux de particules dont les
caractéristiques sont précisées dans le paragraphe 2.1. 1.2.
Avat}t mise en œuvre, ces panneaux doivent être stockés sur chantier à
l'abri des intempéries et isolés du sol.

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ntagne Guide des couvertures en climat de montagne
41
ilisation
2. Guide de réalisation

Dans les conditions normales de chantier, la mise en œuvre de l'étan-


chéité complémentaire est exécutée aussitôt après la pose du support.
Si tel n'est pas le cas, un bâchage provisoire du support doit être
effectué.
- Les panneaux sont posés à joints décalés, pose dite « à coupe de
pierre en partie courante ». Il en découle qu'aux extrémités de la toiture
certains panneaux peuvent reposer sur deux appuis.
Les petits côtés doivent reposer sur un appui continu. La largeur mini-
male de repos à chaque extrémité du panneau doit être au moins égale
à 25 mm.
De plus, des jeux suffisants doivent être ménagés entre les extrémités
des panneaux, à savoir 1 mm/m linéaire de panneau réparti à chaque
extrémité.
Les grands côtés, non supportés, sont assemblés par rainure et languette,
vraie ou fausse (figure 19).
- L'.écartement maximal entraxe des appuis en fonction de la nature et de
l'épaisseur des panneaux supports, est précisé dans le tableau ci-dessous.

Tableau 11 : Ëcartement maximal entraxe des appuis en fonction des panneaux supports

Nature du panneau Épaisseur Entraxe maximal des appuis


support (mm) du support (m)
12 0,55
Panneau de contreplaqué
15 0,65
certifié NF Extérieur CTB-X
19 0,85

Panneau de particules 18 0,75


certifié CTB-H 22 0,90

Figure 19 : Support d'étanchéité


complémentaire
- La fixation des panneaux sur les appuis est assurée par des pointes (cf.
Nota : un jeu suffisant doit être ménagé paragrahe 2.1.4. 1) disposées tous les 15 cm sur les bords des panneaux
entre les extrémités des panneaux, à et tous les 30 cm sur les appuis intermédiaires.
savoir 1 mmlm linéaire de panneau
réparti à chaque extrémité. La longueur des pointes doit être au moins égale à 3,5 fois l'épaisseur de
panneau à fixer.

Nota: le support d'étanchéité complémentaire


peut également être constitué par des
composites sandwiches isolants, utilisés en
écran non porteur. Dans ce cas, la sous-toiture
est à simple ventilation. Ces procédés relèvent
de la procédure d'Avis Technique ou de
Document Technique d'Application.
La mise en œuvre de ces éléments réclame
une étude particulière, principalement dans les
domaines de /'adaptation de leur perméance
à la vapeur d'eau et de leur mode de fixation
eu égard aux phénomènes de glissement.
De même, l'emploi des composites isolants
du type caisson chevronné, support de
panneau destiné à recevoir une étanchéité
complémentaire, relève également d'une
étude spécifique d'adaptation. La sous-toiture
est, dans ce cas, à double ventilation.

©CSTB
Guide des couvertures en climat de montagne
40
2. Guide de réalisation

2.2 Réalisation de l'étanchéité complémentaire

2.2.1 Établissement du support de l'étanchéité


complémentaire

2.2.1.1 Conditions relatives aux appuis


Les appuis du support de l'étanchéité complémentaire sont généralement
constitués par des chevrons en bois disposés selon la ligne de pente de
la couverture. Ces appuis doivent présenter une largeur minimale de 4 cm
dans le cas des supports en bois massif, et de 5 cm pour les supports en
panneaux dérivés du bois. L'.espacement entraxe des chevrons est inférieur
à 90 cm. Les paragraphes suivants précisent, en fonction de la nature et de
l'épaisseur du support, les entraxes maximaux d'appuis à considérer.

2.2.1.2 Supports en bois massif


a) Support en voliges, frises et planches, avec pose dite « jointive »
Les voliges, frises et planches (cf. paragraphe 2. 1.1. 1 b) sont posés de façon
dite « jointive » (écartement de 5 mm environ) et cloués sur les appuis.
Le désaffleurement entre deux éléments consécutifs doit être inférieur à
2 mm.
Chaque élément repose au moins sur trois appuis. La fixation est réalisée
à l'aide de deux pointes par élément au croisement de chaque appui.
L'.écartement maximal entraxe des appuis est précisé dans le tableau
ci-dessous.

Tableau 10 : Ëcartement maximal entraxe des appuis

Épaisseur Entraxe maximal des appuis


Type de support
du support (mm) du support (cm)

Volige 15 ~ 60

Frise 18
~ 90
Planche 22

b) Support en planches et lames à plancher avec pose dite« bouvetée»


Les planches et lames à plancher (cf. paragraphe 2.1. 1.1 b) sont bouvetées
sur leurs rives et, éventuellement, en bout.
Chaque élément repose au moins sur trois appuis. La fixation est réalisée à
l'aide de deux pointes par élément au croisement de chaque appui .
L'.écartement maximal entraxe des appuis est au plus égal à 1,0 m.

2.2.1.3 Supports en panneaux dérivés du bois


- Le support de l'étanchéité complémentaire est constitué par des
panneaux de contreplaqué ou des panneaux de particules dont les
caractéristiques sont précisées dans le paragraphe 2.1. 1.2.
Avat}t mise en œuvre, ces panneaux doivent être stockés sur chantier à
l'abri des intempéries et isolés du sol.

©CSTB
tagne Guide des couvertures en climat de montagne
43
sati on
2. Guide de réalisation

- Après la mise en œuvre de l'étanchéité complémentaire, une contrelatte


de hauteur minimale 2,7 cm est fixée au droit de chaque chanlatte trapé-
zoïdale. Elle est destinée à la fixation des bois supports de couverture.
Dans le cas où la toiture présente de façon concomitante une isolation
sous rampant et des pénétrations (souches, fenêtres de toit, lucarnes), les
dispositions ci-dessus conduisent à la création de zones insuffisamment
ventilées en sous-face du support d'étanchéité complémentaire. Des bois
de rehausse transversaux sont alors interposés afin de rendre possible une
ventilation transversale, comme illustré sur la figure 21.

b) Solution variante : étanchéité complémentaire sous rehausse (figure 22)


- Le principe de fixation des rehausses bois, qui conduit à percer
l'étanchéité complémentaire dans le plan de recueil des éventuelles
infiltrations, conduit à limiter ce système aux conditions d'emploi peu
sévères et aux toitures de forme simple sans noue et sans pénétration.
Ce système comporte la mise en œuvre de l'étanchéité complémen-
taire, simp le ou renforcée (cf. paragraphe 2.2.2.2) de façon continue sur
le support. Après repérage des chevrons supports, des rehausses bois
sont fixées aux chevrons au travers de l'étanchéité et de son support.
La hauteur minimale des rehausses est de 4 cm (pour ventilation) et leu r
largeur minimale est de 6 cm (pour éviter le poinçonnement de l'étan-
chéité).
Les bois supports de couverture sont fixés sur les rehausses.

;-
I

-------
• • •
-
• •
• • • •
• • •
• • ••
• • •
• • ••
• •

• •
• • •• •
• • • •
- --- -
,. '.igure 21 : Interposition de bois de rehausse pour ventilation transversale
Nota : l isolat1on sous rampant (non figurée) est disposée selon les principes illustrés par la figure 38.

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42
2. Guide de réalisation

2.2.2 Mise en œuvre de l'étanchéité complémentaire


et des bois de rehausse

2.2.2.1 Description des systèmes d'étanchéité


complémentaire
a} Solution de base : étanchéité complémentaire relevée sur chanlatte
trapézoïdale (figure 20)
- Ce système nécessite la fixation de chanlattes trapézoïdales sur le
support avant la pose de l'étanchéité complémentaire.
Les dimensions indicatives des chanlattes sont:
- hauteur minimale : 2,7 cm ;
- largeur à la base : 8 cm ;
- largeur au sommet : 5 cm.
- Les chanlattes sont obligatoirement fixées, au travers du support, dans
les chevrons à l'aide de pointes.
- L'étanchéité complémentaire, simple ou renforcée (cf. para-
graphe 2.2.2.2), est disposée sur le support avec franchissement des
chanlattes trapézoïdales et en épousant le contour. Dans le cas des
étanchéités complémentaires renforcées, la première couche peut être
disposée en continu sur le support avant mise en place des chanlattes
trapézoïdales'9l.

étanchéité

contre latte

trapézoïde

support continu

Figure 20 : Ëtanchéité complémentaire sur chanlatte trapézoïdale

9. Cette disposition présente toutefois les risques inhérents au confinement des bois insérés entre deux couches
d'étanchéité .

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Guide des couvertures en climat de montagne
45
2. Guide de réalisation

Tableau 12: Choix du système d'étanchéité complémentaire

Système d'étanchéité Pente « p » de couverture (%)


Type de couverture
complémentaire

Étanchéité simple(§ 2.2.2.2 a) sur


support avec chanlatte (§ 2.2.2.1 a)
Étanchéité simple(§ 2.2.2.2 a) sous
Couvertures en petits éléments rehausse (§ 2.2.2.1 b)
discontinus Étanchéité renforcée (§ 2.2.2.2 b) sur
support avec chanlatte(§ 2.2.2.1 a)
Étanchéité renforcée (§ 2.2.2.2 b) sous
rehausse (§ 2.2.2.1 b)
Étanchéité simple(§ 2.2.2.2 a) sur
support avec chanlatte (§ 2.2.2.1 a)
Étanchéité simple(§ 2.2.2.2 a) sous
Couvertures métalliques en rehausse (§ 2.2.2.1 b)
plaques et en feuilles et bandes Étanchéité renforcée (§ 2.2.2.2 b) sur
support avec chanlatte(§ 2.2.2.1 a)
Étanchéité renforcée (§ 2.2.2.2 b) sous
rehausse (§ 2.2.2.1 b)

b) Étanchéité complémentaire renforcée


- La première couche d'étanchéité est constituée selon les indications du
paragraphe précédent, toutefois :
- le sens de pose des lés (parallèlement ou perpendiculairement à
l'égout) est indifférent ;
- la feuille souple est fixée au support à l'aide de pointes disposées en
quinconce tous les 33 cm environ.
- La seconde couche d'étanchéité décrite en 2.1.2.2 est établie selon les
indications prévues par le paragraphe 2.2.2.2 a.
- Les contrelattes ou rehausses sont ensuite fixées selon les dispositions
prévues en 2.2.2.2 a.

2.2.2.3 Choix du système d'étanchéité complémentaire


Le tableau ci-dessus précise, en fonction du type et de la pente de couver-
ture, le système d'étanchéité complémentaire à utiliser et le renforcement
éventuel de celle-ci.

Nota : les dispositions du tableau ci-dessus concernent le choix des


systèmes d'étanchéité complémentaire en partie courante de couverture.
Au voisinage des points singuliers de toitures, tels que : noues, fenêtres de
toit, pénétrations, etc., le système d'étanchéité complémentaire renforcée
doit être systématiquement utilisé à ces endroits. Dans le cas où /'étanchéité
complémentaire en partie courante est de type simple, cela conduit à la pose
d'une seconde feuille de renforcement en sous-face ou en périphérie des
points singuliers précités.

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44 2. Guide de réalisation

pannelette
rehausse
étanchéité

chevron support continu

Figure 22 : Interposition de bois de rehausse pour ventilation transversale

2.2.2.2 Mise en œuvre des matériaux d'étanchéité


complémentaire
a) Étanchéité complémentaire simple
La feuille souple décrite en 2.2.1.2 est déroulée sur le support :
- soit parallèlement ou perpendiculairement à l'égout dans le cas des
chanlattes avec franchissement de ces chanlattes. Dans le cas de pose
perpendiculaire à l'égout, le recouvrement des lés s'effectue au droit des
chanlattes ;
- soit perpendiculairement à l'égout dans le cas des rehausses.
Le recouvrement des lés est de 10 cm et les raccords sont soudés.
La fixation de la feuille au support est assurée par l'intermédiaire :
soit des contrelattes, dans le cas de support avec chanlatte trapézoïdale
(cf. figures 20 et 21);
- soit des rehausses, dans le cas de l'étanchéité déroulée en continu sur le
support (cf. figure 22).
La fixation des contrelattes ou des rehausses est assurée par pointes ou
par vis.

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47
2. Guide de réalisation

2.3.1.2 Supports des couvertures en plaques nervurées en


tôle d'acier galvanisée ou galvanisée prélaquée
Le support en bois massif peut être continu (planches jointives) ou discon-
tinu (pannelettes). Dans le cas de pannelettes, leur section doit être
déterminée par le calcul dans chaque cas, en tenant compte :
- de l'entraxe d'écartement des appuis de pannelettes;
- de l'entraxe de pose des pannelettes (suivant les caractéristiques
portantes de la nervurée associée, cf. Fiche technique d'emploi de la
plaque);
- de la charge de neige à considérer.
La section des pannelettes ne peut cependant être inférieure à :
h 4 cm( 11 l et i 6 cm
La fixation des pannelettes sur les contrelattes ou rehausses est assurée par
clous ou par vis à bois.

2.3.1.3 Supports continus des couvertures en petits


éléments, en feuilles et bandes métalliques et en
bardeaux bitumés
a) Supports continus en bois massif : voliges et planche en pose dite
« jointive »
Le support est constitué d'éléments de largeur comprise entre 1OO et
125 mm posés avec un écartement entre eux de 5 à 10 mm environ.
Les conditions d'appui et de fixation de ces éléments sont celles prévues par
le paragraphe 2.3.1.1 dans le cas de bois de largeur supérieure à 50 mm.
Les charges de neige admissibles sont indiquées dans le tableau suivant en
fonction de l'épaisseur des bois supports et de l'entraxe de leurs appuis.

Tableau 14: Épaisseurs des voliges


Entraxe maximal (cm) des appuis<12J ou planches (mm)
Charge normale de neige (kg/m 2 ) *
supports de voliges ou planches à pose
jointive<13J 150 200 250 300 350 400 450 500
18 •• 90 85 80 75 70
22 90 85 80
25 90
• Le poids propre de la couverture est considéré égal à 35 kg/m 2 .
La charge de neige normale est celle considérée par le guide de conception (cf. paragraphe 1.2. 1).
•• Les épaisseurs inférieures à 22 mm ne sont pas admises pour le support des couvertures en feuilles et bandes métalliques.

b) Supports en panneaux dérivés du bois


L'.emploi de ce type de support est limité aux couvertures en bardeaux
bitumés. Dans ce cas, le support est constitué de panneaux de contre-
plaqué certifié NF Extérieur CTB-X d'épaisseur minimale 18 mm.

11 . Dans le cas de fixation par tirefonds, la hauteur minimale est de 6 cm .


12. Ce tableau tient compte d 'appuis (contrelatte ou rehausse) de largeur minimale 5 cm .
13. Pose avec un écartement entre éléments de 5 à 10 mm environ .

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46
2. Guide de réalisation

2.3 Exécution des couvertures

2.3.1 Établissement des supports de couverture

2.3.1.1 Supports discontinus pour couvertures en ardoises


et ardoises en fibres-ciment
Le support est constitué par des liteaux ou voliges décrits en 2.1.1.1 qui
doivent reposer sur trois appuis au moins. Ces appuis sont constitués par
les contrelattes ou rehausses. La fixation des liteaux ou voliges est effec-
tuée à l'aide :
- d'une pointe par appui pour les bois de largeur inférieure ou égale à
SOmm;
- de deux pointes par appui, pour les bois de largeur supérieure à 50 mm.
Le choix des sections de liteaux ou voliges en fonction de l'entraxe des
appuis supports et des charges descendantes est indiqué dans le tableau
suivant qui tient compte d'un écartement de pose maximal des liteaux ou
voliges (de face amont à face amont) de 200 mm.
Nota:
- le tableau ci-après est applicable aux liteaux ou voliges en résineux
(sapin, épicéa) ; il peut être appliqué aux liteaux et voliges en chêne ou en
châtaignier. Il ne doit pas être utilisé pour le dimensionnement des liteaux
ou voliges en peuplier dont l'emploi est par ailleurs déconseillé en climat de
montagne;
- le calcul des conditions d'emploi d'autres sections peut être effectué sur la
base des dispositions prévues par le Cahier du CSTB 1990.

Section des liteaux et Tableau 13 : Entraxe maximal (cm) des


voliges h x 1 (mm)
Charge normale de neige (kg/m 2 ) * appui<10>supports de liteaux et voliges
150 1 200 250 300 350 1 400 450 500
22 X 25 55 50
18 X 40 60 55 50
25 X 25 60 55
18 X 50 70 1 65 60 1 55 50
18 X 75 80 1
75 70 65 60
25 X 25 60 55
25 x32 80 75 70 1 65 60
25 x38 85 80 75 70 65
25 X 50 90 85 80 1 75 70
32 X 32 90 85 80 75
32 X 38 90 1 85 80
38x38
90
38x 50
18 X 100 85 80 75 70 65
18 X 125 90 85 80 75 70
22 X 100 90 85 80
25 X 100 90
* Le poids propre de la couverture est considéré égal à 35 kg/m 2 (cas des ardoises). La charge de neige normale est
celle considérée par le guide de conception (cf. paragraphe 1.2. 1).

10. Ce tableau tient compte d'appuis (contrelatte ou rehausse) de largeur minimale de 5 cm .

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l .
Guide des couvertures en climat de montagne
49
2. Guide de réalisation

b) Pentes et recouvrements
Ils sont indiqués dans le tableau suivant valable pour les versants dont la
projection horizontale n'excède pas 15 mètres.

Tableau 15 : Pentes et recouvrements de couvertures en ardoises

Système d'étanchéité complémentaire Recouvrements


(cf. § 2.2.2.3) (R) minimaux (mm)
Pente
Étanchéité
(%) Pose aux Pose aux
avec avec complémentaire
chanlatte rehausse 1------~--------1 clous crochets *

40 150 153
45 130 150
50 117 139
55 101 133
60 94 128
65 87 123
70 78 119
75 75 114
80 70 112
90 66 106
100 64 98
110 62 96
120 58 92
170 56 89
200 53 87
• Les crochets type neige sont définis au paragraphe 2, 1.4.4 a.
• emploi adapté • emploi inadapté

• Choix des formats d'ardoises


Le choix du format dépend du recouvrement adopté. La hauteur des
ardoises doit être au moins égale à 3 fois la valeur du recouvrement.
Les ardoises ont généralement une largeur au moins égale à deux recou-
vrements ; toutefois, pour les ardoises posées au crochet, cette largeur
peut être réduite de 6 cm en partie courante.
Fixation des ardoises
Les ardoises sont fixées en partie courante :
soit avec 2 clous ;
- soit au crochet type neige( 14l.

14. Les parties d 'ouvrage où l'on peut craindre des poussées transversales sont fixées au clou.

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Guide des couvertures en climat de montagne
48
2. Guide de réalisation

Les caractéristiques des panneaux en contreplaqué sont précisées au


paragraphe 2. 1. 1.2.
Les conditions de mise en œuvre des panneaux dérivés du bois utilisés
en support de couverture sont analogues à celles décrites par le para-
graphe 2.2. 1.3.
L'épaisseur des panneaux, fonction de leur nature, de l'écartement des
appuis et de la charge de neige à considérer, doit être déterminée par le
calcul.

2.3.2 Dispositions générales de mise en œuvre des


couvertures
Nota : les dispositions suivantes sont à considérer comme spécifiques des
travaux de couverture en climat de montagne, ou comme constituant un
rappel des dispositions essentielles. Par ailleurs, il y a lieu de respecter les
dispositions générales de mise en œuvre prévues par les DTU respectifs
lorsqu'elles ne sont pas modifiées par les dispositions suivantes.

2.3.2.1 Couverture en ardoises


a) Système de couverture
Seul, le principe de pose à pureau entier (figure 23) est considéré.

R = recouvrement
P =pureau
Fp =faux pureau
H = hauteur de l'ardoise Figure 23

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51
2. Guide de réalisation

2.3.2.3 Couverture en bardeaux bitumés


a) Système de couverture
Les dispositions suivantes s'appliquent aux bardeaux bitumés traditionnels
(cf. paragraphe 2.1.5.1 c). Il existe d'autres bardeaux, plus épais qui relèvent
de l'Avis Technique/Document Technique d'Application auquel il y a lieu de
se référer pour les dispositions particulières d'emploi en montagne.
Les bardeaux sont posés à recouvrement variable (50 à 1OO mm) selon le
principe illustré par la figure 24.
Figure 24

.1
L -------- 1 1
·11.-- --
·Il
R= recouvrement
P =pureau
p =faux pureau

b) Pentes et recouvrements
Ils sont indiqués dans le tableau suivant valable pour les rampants dont la
projection horizontale n'excède pas 15 mètres.

Tableau 17 : Pentes et recouvrements de couverture en bardeaux bitumés

Système d'étanchéité complémentaire


(cf. § 2.2.2.3)
Pente Recouvrement
Étanchéité
(%) minimal R (mm)
avec avec complémentaire
chanlatte rehausse

20 à 40 100
41à45 100
46 à 50 80
51 à 55 70
50

c) Fixation des bardeaux bitumés


Le clouage des bardeaux s'effectue à l'aide des clous à tête large (cf. para-
graphe 2.1.4.4 c) à raison d'un clou au droit de chaque entaille et d'un clou
à chaque extrémité.

Nota: sur une zone de 1,5 m au voisinage de l'égout, le nombre de fixations


est doublé.
La fixation des bardeaux au support est complétée par un collage complé-
mentaire des bardeaux entre eux, réalisé à l'aide d'un cordon de colle
continu au-dessus de la ligne des fixations.
Dans le cas du recouvrement de 100 mm, le bas des jupes fait l'objet d'un
collage complémentaire.

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50 2. Guide de réalisation

2.3.2.2 Couverture en ardoises de fibres-ciment


a) Système de couverture
Celui décrit dans le paragraphe 2.3.2.1.

b) Pentes et recouvrements
Ils sont indiqués dans le tableau suivant valable pour les rampants dont la
projection horizontale n'excède pas 15 mètres.

Tableau 16 : Pentes et recouvrements de couverture en ardoises de fibres-ciment

Système d'étanchéité complémentaire Recouvrements (R)


(cf. § 2.2.2.3) minimaux (mm)
Pente Étanchéité
(%) Pose au crochet *
avec avec complémentaire ou à 2 clous
chanlatte rehausse 1-----~---~
et 1 crochet

45 à 49 160

50 à 54 150

55 à 59 140

60 à 69 130

70 à 79 120

80 à 89 120

90 à 99 110

100 à 119 110

120 à 139 100

140 à 169 100

170 à 199 100

200 et+ 90
• Le s crochets type neige sont définis au paragraphe 2. 1.4.4 a.
• emploi adapté • emploi inadapté

c) Choix du format des ardoises en fibres-ciment


Le choix du format dépend du recouvrement minimal :
- La hauteur des ardoises doit être au moins égale à 3 fois la valeur du
recouvrement minimal.
- La largeur des ardoises doit être au moins égale à :
- 2 fois la valeur du recouvrement minimal pour la pose au crochet type
neige;
- 2 fois la valeur du recouvrement minimal augmenté de 40 mm pour
la pose à 2 clous et un crochet type neige.

d) Fixation des ardoises en fibre-ciment


Les ardoises sont fixées en partie courante :
- soit au crochet type neige(15l ;

- soit avec 2 clous et 1 crochet type neige.

15. Les parties d'ouvrage où l'on peut craindre des poussées transversales sont fixées avec 2 c lous et 1 crochet.

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Guide des couvertures en climat de montagne
49
2. Guide de réalisation

b) Pentes et recouvrements
Ils sont indiqués dans le tableau suivant valable pour les versants dont la
projection horizontale n'excède pas 15 mètres.

Tableau 15 : Pentes et recouvrements de couvertures en ardoises

Système d'étanchéité complémentaire Recouvrements


(cf. § 2.2.2.3) (R) minimaux (mm)
Pente
Étanchéité
(%) Pose aux Pose aux
avec avec complémentaire
chanlatte rehausse 1------~--------1 clous crochets *

40 150 153
45 130 150
50 117 139
55 101 133
60 94 128
65 87 123
70 78 119
75 75 114
80 70 112
90 66 106
100 64 98
110 62 96
120 58 92
170 56 89
200 53 87
• Les crochets type neige sont définis au paragraphe 2, 1.4.4 a.
• emploi adapté • emploi inadapté

• Choix des formats d'ardoises


Le choix du format dépend du recouvrement adopté. La hauteur des
ardoises doit être au moins égale à 3 fois la valeur du recouvrement.
Les ardoises ont généralement une largeur au moins égale à deux recou-
vrements ; toutefois, pour les ardoises posées au crochet, cette largeur
peut être réduite de 6 cm en partie courante.
Fixation des ardoises
Les ardoises sont fixées en partie courante :
soit avec 2 clous ;
- soit au crochet type neige( 14l.

14. Les parties d 'ouvrage où l'on peut craindre des poussées transversales sont fixées au clou.

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2. Guide de réalisation

Les caractéristiques des panneaux en contreplaqué sont précisées au


paragraphe 2. 1. 1.2.
Les conditions de mise en œuvre des panneaux dérivés du bois utilisés
en support de couverture sont analogues à celles décrites par le para-
graphe 2.2. 1.3.
L'épaisseur des panneaux, fonction de leur nature, de l'écartement des
appuis et de la charge de neige à considérer, doit être déterminée par le
calcul.

2.3.2 Dispositions générales de mise en œuvre des


couvertures
Nota : les dispositions suivantes sont à considérer comme spécifiques des
travaux de couverture en climat de montagne, ou comme constituant un
rappel des dispositions essentielles. Par ailleurs, il y a lieu de respecter les
dispositions générales de mise en œuvre prévues par les DTU respectifs
lorsqu'elles ne sont pas modifiées par les dispositions suivantes.

2.3.2.1 Couverture en ardoises


a) Système de couverture
Seul, le principe de pose à pureau entier (figure 23) est considéré.

R = recouvrement
P =pureau
Fp =faux pureau
H = hauteur de l'ardoise Figure 23

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2. Guide de réalisation

2.3.2.3 Couverture en bardeaux bitumés


a) Système de couverture
Les dispositions suivantes s'appliquent aux bardeaux bitumés traditionnels
(cf. paragraphe 2.1.5.1 c). Il existe d'autres bardeaux, plus épais qui relèvent
de l'Avis Technique/Document Technique d'Application auquel il y a lieu de
se référer pour les dispositions particulières d'emploi en montagne.
Les bardeaux sont posés à recouvrement variable (50 à 1OO mm) selon le
principe illustré par la figure 24.
Figure 24

.1
L -------- 1 1
·11.-- --
·Il
R= recouvrement
P =pureau
p =faux pureau

b) Pentes et recouvrements
Ils sont indiqués dans le tableau suivant valable pour les rampants dont la
projection horizontale n'excède pas 15 mètres.

Tableau 17 : Pentes et recouvrements de couverture en bardeaux bitumés

Système d'étanchéité complémentaire


(cf. § 2.2.2.3)
Pente Recouvrement
Étanchéité
(%) minimal R (mm)
avec avec complémentaire
chanlatte rehausse

20 à 40 100
41à45 100
46 à 50 80
51 à 55 70
50

c) Fixation des bardeaux bitumés


Le clouage des bardeaux s'effectue à l'aide des clous à tête large (cf. para-
graphe 2.1.4.4 c) à raison d'un clou au droit de chaque entaille et d'un clou
à chaque extrémité.

Nota: sur une zone de 1,5 m au voisinage de l'égout, le nombre de fixations


est doublé.
La fixation des bardeaux au support est complétée par un collage complé-
mentaire des bardeaux entre eux, réalisé à l'aide d'un cordon de colle
continu au-dessus de la ligne des fixations.
Dans le cas du recouvrement de 100 mm, le bas des jupes fait l'objet d'un
collage complémentaire.

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50 2. Guide de réalisation

2.3.2.2 Couverture en ardoises de fibres-ciment


a) Système de couverture
Celui décrit dans le paragraphe 2.3.2.1.

b) Pentes et recouvrements
Ils sont indiqués dans le tableau suivant valable pour les rampants dont la
projection horizontale n'excède pas 15 mètres.

Tableau 16 : Pentes et recouvrements de couverture en ardoises de fibres-ciment

Système d'étanchéité complémentaire Recouvrements (R)


(cf. § 2.2.2.3) minimaux (mm)
Pente Étanchéité
(%) Pose au crochet *
avec avec complémentaire ou à 2 clous
chanlatte rehausse 1-----~---~
et 1 crochet

45 à 49 160

50 à 54 150

55 à 59 140

60 à 69 130

70 à 79 120

80 à 89 120

90 à 99 110

100 à 119 110

120 à 139 100

140 à 169 100

170 à 199 100

200 et+ 90
• Le s crochets type neige sont définis au paragraphe 2. 1.4.4 a.
• emploi adapté • emploi inadapté

c) Choix du format des ardoises en fibres-ciment


Le choix du format dépend du recouvrement minimal :
- La hauteur des ardoises doit être au moins égale à 3 fois la valeur du
recouvrement minimal.
- La largeur des ardoises doit être au moins égale à :
- 2 fois la valeur du recouvrement minimal pour la pose au crochet type
neige;
- 2 fois la valeur du recouvrement minimal augmenté de 40 mm pour
la pose à 2 clous et un crochet type neige.

d) Fixation des ardoises en fibre-ciment


Les ardoises sont fixées en partie courante :
- soit au crochet type neige(15l ;

- soit avec 2 clous et 1 crochet type neige.

15. Les parties d'ouvrage où l'on peut craindre des poussées transversales sont fixées avec 2 c lous et 1 crochet.

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2. Guide de réalisation

2.3.2.3 Couverture en bardeaux bitumés


a) Système de couverture
Les dispositions suivantes s'appliquent aux bardeaux bitumés traditionnels
(cf. paragraphe 2.1.5.1 c). Il existe d'autres bardeaux, plus épais qui relèvent
de l'Avis Technique/Document Technique d'Application auquel il y a lieu de
se référer pour les dispositions particulières d'emploi en montagne.
Les bardeaux sont posés à recouvrement variable (50 à 1OO mm) selon le
principe illustré par la figure 24.
Figure 24

.1
L -------- 1 1
·11.-- --
·Il
R= recouvrement
P =pureau
p =faux pureau

b) Pentes et recouvrements
Ils sont indiqués dans le tableau suivant valable pour les rampants dont la
projection horizontale n'excède pas 15 mètres.

Tableau 17 : Pentes et recouvrements de couverture en bardeaux bitumés

Système d'étanchéité complémentaire


(cf. § 2.2.2.3)
Pente Recouvrement
Étanchéité
(%) minimal R (mm)
avec avec complémentaire
chanlatte rehausse

20 à 40 100
41à45 100
46 à 50 80
51 à 55 70
50

c) Fixation des bardeaux bitumés


Le clouage des bardeaux s'effectue à l'aide des clous à tête large (cf. para-
graphe 2.1.4.4 c) à raison d'un clou au droit de chaque entaille et d'un clou
à chaque extrémité.

Nota: sur une zone de 1,5 m au voisinage de l'égout, le nombre de fixations


est doublé.
La fixation des bardeaux au support est complétée par un collage complé-
mentaire des bardeaux entre eux, réalisé à l'aide d'un cordon de colle
continu au-dessus de la ligne des fixations.
Dans le cas du recouvrement de 100 mm, le bas des jupes fait l'objet d'un
collage complémentaire.

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52 2. Guide de réalisation

2.3.2.4 Couverture en plaques métalliques nervurées


a} Dispositions générales
Détermination des portées entre appuis de plaques : les fiches techniques
des plaques nervurées, métalliques peuvent ne pas couvrir le domaine des
charges descendantes à considérer pour l'emploi en climat de montagne.
Si tel est le cas, il y a lieu de déterminer la résistance du profil utilisé, selon
les dispositions prévues par l'annexe G du DTU 40.35, en adaptant les
charges à celles visées en climat de montagne.
Choix de la hauteur de nervuration en fonction de la pente de couverture ;
les toitures de pente inférieure à 15 % sont réalisées :
soit à l'aide des profils à nervuration arrondie;
soit à l'aide des plaques à nervuration trapézoïdale dont la
hauteur de nervure est supérieure ou égale à 35 mm.

b} Pentes et recouvrements
Ils sont indiqués dans le tableau suivant valable pour les versants dont la
projection horizontale n'excède pas 15 mètres.

Tableau 18 : Pentes et recouvrements de couverture en plaques métalliques nervurées

Système d'étanchéité complémentaire


(cf. § 2.2.2.3)
Recouvrement
Pente Étanchéité
transversal
(%) avec avec minimal (mm)
chanlatte rehausse

10 à 14 Néant
15 à 19
20 à 29 200
~à 30
* Couverture ne comportant pas de pénétration et constituée de plaques de longueur égale à celle du rampant.
** Autres cas que ceux considérés(*) .
Emploi adapté - Emploi inadapté

c} Fixation des plaques


Seul le système de fixation en sommet de nervure est admis en climat de
montagne.
La fixation est réalisée à l'aide de tirefonds ou de vis à bois, définis au
paragraphe 2.1.4.4 c avec interposition du cavalier recouvrant une rondelle
d'étanchéité, décrits dans le même paragraphe.

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2. Guide de réalisation

2.4 Principe d'exécution des points singuliers


de couverture

Remarque : les descriptions et illustrations suivantes traitent des principes


d'exécution des principaux points singuliers couramment rencontrés dans
la réalisation des couvertures sur les bâtiments concernés par le domaine
d'application du présent document.
Elles ne constituent pas des exemples limitatifs de traitement des ouvrages
auxquels elles se rapportent.
Ces descriptions et illustrations ont pour but de mettre en évidence les
principes de réalisation qui permettent de répondre aux exigences essen-
tielles que sont :
- l'établissement en continuité de l'étanchéité complémentaire de sous-
toiture et ses raccords de rives en vue de rejeter vers l'extérieur des
infiltrations éventuelles ;
- la nécessité de maintenir une ventilation efficace sur chaque face de
l'étanchéité complémentaire et de son support, tout en protégeant les
orifices ménagés pour assurer cette ventilation des risques d'obstruction
ou de pénétrations parasites.

2.4.1 Faitages
2.4.1.1 Cas des toitures sur combles non aménagés
Ce cas de figure, compte tenu de l'espace réservé en sous-face du support
d'étanchéité complémentaire, ne présente en règle générale pas de diffi-
culté de traitement pour la ventilation de cet espace.
On se référera, à cet égard, aux dispositions prévues ci-après (cf. para-
graphe 2.4. 1.2 a).

2.4.1.2 Cas des toitures avec isolation sous rampant


En fonction de la configuration du plafonnage et de l'isolation au voisinage
du faîtage, on adoptera une des solutions suivantes .

a) Le plafonnage et l'isolation permettent de ménager un couloir


triangulaire de ventilation en faîtage
Il s'agit de la configuration à privilégier dans tous les cas à la conception.
La ventilation est réalisée par des grilles disposées dans les pignons, selon
les dispositions de la figure 27.
Certaines configurations de toiture peuvent rendre délicate l'installation de
grilles de ventilation en pignon. On aura alors recours aux dispositions de
la figure 28.

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54
2. Guide de réalisation

c) Choix du format et de l'épaisseur des feuilles et longues feuilles


Ils sont indiqués dans le tableau ci-dessous.

Tableau 20: Choix du format et de /'épaisseur des feuilles et longues feuilles

Largeur Longueur Épaisseur


maximale des maximale des minimale
Nature du métal
longues feuilles longues feuilles du métal
(m) (m) (mm)
Zinc 0,5 10 0,7
8 0,5
Cuivre 0,5
13 0,6
Acier
0,5 10 0,5
inoxydable

d) Pattes de fixation
Les dimensions et espacement des pattes de fixation sont définis, pour
chaque système de couverture, dans les DTU 40.41, 40.44 ou 40.45.
En montagne, les pattes constituant la partie fixe doivent être disposées
en tête des feuilles ou longues feuilles. Le dimensionnement de ces pattes
doit faire l'objet d'une justification calculée prenant en compte les efforts
engendrés par le glissement de la neige.

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57
2. Guide de réa lisation

b) Le plafonnage et l'isolation sont établis parallèlement jusqu'au faîtage


La ventilation est assurée de façon linéaire en faîtage selon le principe dont
la figure 29 fournit un exemple.

2.4.2 Égouts
L'.étanchéité complémentaire est prolongée jusqu'à l'extrémité du toit et
l'on dispose en sous-face de l'avancée de toit les orifices de ventilation de
l'espace sous le support d'étanchéité complémentaire.
La figure 30 illustre le principe de double bandeau ventilé qui permet de
reconduire vers l'extérieur les infiltrations éventuelles recueillies par l'étan-
chéité complémentaire, tout en ménageant un orifice linéaire de ventilation
de l'espace sous couverture, protégé par une planche de rive extérieure.

2.4.3 Rives latérales


Sous réserve du traitement spécifique des relevés d'étanchéité
complémentaire et de la hauteur adaptée des planches de rive, les dispo-
sitions habituellement appliquées en plaine peuvent être adoptées en
montagne.
Dans le cas où la configuration de toiture le rend nécessaire (présence de
pénétrations, difficulté de ventilation entre l'égout et le faîtage), le prin-
cipe de ventilation en rive peut être retenu. La figure 31 rend compte d'un
exemple d'exécution dans ce cas. On relèvera que ce système nécessite
l'emploi de rehausses transversales intermédiaires telles qu'évoquées par
la figure 21 .
Figure 29 : Ventilation en faîtage

bande d 'étanchéité
de sous faitage dispositif de contrelattage
pour ventilation
support de faîtière ventilation entre l'isolant et le
support d'étanchéité complémentaire

faîtière métallique
étanchéité complémentaire
interrompue au faitage

grille métallique
à mailles fines

/
/
/
/
/
L__ _ couverture

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2. Guide de réalisation

ventilation de l'espace
sous couverture
couverture avec continuité
de l'étanchéité au faîtage
ventilation de l'espace
entre isolant et support
d'étanchéité complémentaire

orifice de mise en
communication des
espaces à ventiller

grille de ventilation disposée


dans chaque pignon

Figure 27 : Ventilation par grille disposée en pignon

Émergence de ventilation intermédiaire


/ dans le cas de grands rampants
/ (distance entre pignons supérieure à 12 m)
/
/
/
/

Figure 28 : Ëmergence de ventilation

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Guide des couvertures en climat de montagne
59
2. Guide de réalisation

2.4.4 Chéneaux centraux


La réalisation des chéneaux de raccordement à la rencontre de deux
versants en bas de pente (chéneaux ou noues) nécessite des précautions
particulières de traitement.
La figure 32 illustre le principe de traitement de ce type de point singulier
et fournit un exemple de réalisation de cet ouvrage.

2.4.5 Noues
Le traitement des versants en rencontre formant noue s'apparente à celui
décrit au paragraphe 2.4.4.
On rappelle que la réalisation de noues en
couverture
montagne est déconseillée par le Guide de
conception (cf. paragraphe 1.1.2). La figure 33
fournit un exemple de solution pour la réalisation
d'une noue.
étanchéité
corn plémenta ire
2.4.6 Pénétrations discontinues
La figure 34 illustre le traitement d'une souche de
cheminée .
Les dispositions décrites peuvent être adaptées
aux autres types de pénétrations discontinues .
Selon l'importance en surface de ces ouvrages
et des risques de défaut de ventilation qu'ils
peuvent occasionner, on aura recours au principe
de ventilation transversale de la sous-face du
support. Cette disposition nécessite la mise en
œuvre de rehausses intermédiaires transversales
selon les dispositions de la figure 21 .
chatière de mise en communication
des espaces à ventiler
couverture
chéneau métallique

platelage bois support


de chéneau

descente EP

Figure 32 : cuvette de raccordement


Réalisation de sur EP pour récupération
chéneaux de des infiltrations éventuelles
raccordement

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2. Guide de réalisation

bande métallique d'égout

/'- couverture

/ '~ ventilation de l'espace


sous le support de
l'étanchéité complémentaire
/
,//

bandeau en
contreplaqué
CTB - X 22 mm

ventilation de l'espace
sous couverture

pièce de bois formant écarteur


Figure 30 : Double bandeau ventilé entre les deux bandeaux

couverture
bois support
ventilat i on de l'espace
de couverture

bande métallique
de rive

La d i stance entre pignons est inférieure


à 12 mètres dans ce cas de ventilation
en pignon
contreplaqué
CTB - X 22 mm

pièce de bois formant


écarteur entre les
ventilation de l'espace entre l'isolant deux bandeaux
et le support d'étanchéité complémentaire

Figure 31 : Ventilation en rive

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61
2. Guide de réalisation

2.5 Ventilation des couvertures


et mise en œuvre des isolants
sous rampant

2.5.1 Répartition et section des orifices de ventilation


Le principe de la double toiture nécessite que chacun des espaces déli-
mités par l'étanchéité complémentaire et son support soit convenablement
ventilé.
La figure 35 illustre les dispositions à considérer en matière de ventilation.
Les sections de ventilation prescrites s'appliquent aux locaux à faible ou à
moyenne hygrométrie 0/V/n::;; 5 g/m 3) et tiennent compte d'un 50 des parois
plafond au moins égale à 18 m (cf. paragraphe 2.5.2).

2.5.2 Réalisation des isolations sous rampant


Suivant la hauteur des chevrons et l'épaisseur de l'isolation à mettre en
Comble perdu
œuvre, celle-ci peut être disposée :
- entre chevrons (cas peu fréquent compte tenu de l'espace disponible et
de l'épaisseur d'isolant à mettre en place);
- en deux couches, entre et sous chevron (cf. figure 36);
- sous chevron (cf. figure 37).
La mise en œuvre des isolants en laine minérale relève de la procédure
d'Avis Technique ou de Document Technique d'Application.
Les règles essentielles à respecter dans ce domaine concernent :
- la mise en œuvre d'un pare-vapeur indépendant et continu, d'un 5 0
minimal de 18 m, intercalé entre le parement intérieur et l'isolant.
Toutes précautions doivent être prises à la pose pour assurer une conti-
nuité convenable de ce pare-vapeur, en partie courante et en périphérie
de toiture;
- l'exigence de ménager un espace de ventilation d'épaisseur minimale
6 cm entre la surface de l'isolant et la sous-face du support d'étanchéité
complémentaire.
Cette exigence essentielle peut conduire, pour certains produits isolants,
Comble occupé à se prémunir contre le foisonnement éventuel de ces matériaux (par
exemple mise en place d'une grille), pour garantir la permanence de cet
Si S est la surface de la paroi isolée espace pour ventilation.
en contact avec le volume sous
couverture, les rapports des sections
de ventilation S1, S2, S3, sont les
suivants:
S1 = s / 1200
S2=s/1200
S3 = s / 600

*Compte tenu de 112 S3 à l'autre


pignon

Figure 35 : Section de ventilation

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0
2. Guide de réalisation

Chatière

Rehausse de
ventilation

Pare-vapeur

Cale bois : Le clou entre contre-lambourde


et cale ne doit pas traverser
Figure 33 : Réalisation de noues l'étanchéité

derrière métallique de souche


sur ièce de bois de forme

souche en maçonnerie robuste et isolée


couverture

relevé de l ' étanchéité

habillage
de souche

couloir latéral
métallique

tasseau tra pézoïda 1


interrompu en
amont de la souche

Figure 34 : Traitement d'une souche de cheminée

© CSTB
_..,.
Guide des couvertures en climat de montagne
63
2. Guide de réalisation

Dans le cas où des accidents de couverture sont de nature à gêner la circu -


lation de l' air pour ventilation de la sous-face du support d'étanchéité, ce
dernier est établi selon les dispositions prévues par la figure 21 et l'isolation
est mise en œuvre suivant les indications de la figure 38.

Figure 38 : Isolation en cas d'accidents de couverture

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2. Guide de réalisation

isolant nu

6 cm minimum grille antifoisonnement


éventuelle
profilé

deuxième couche d'isolant

pare-vapeur indépendant

patte de fixation panne

Figure 36 : Isolation sous rampant en deux couches

pare-vapeur indépendant

isolant
patte de fixation

panne
plafond
profilé (horizontal ou vertical)

Figure 37 : Isolation sous chevron

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65
Annexes

2 Essai de résistance à la déchirure

Appareillage
Machine à traction.

Éprouvettes
Dans l'axe d'une éprouvette de 200 x 50 mm, on perce un trou de 3 mm à
50 mm du bord. On place un clou de 2,5 mm dans ce trou et on l'attache à
la mâchoire inférieure de la machine au moyen d'un étrier.
On place l'autre bout de l'éprouvette dans la mâchoire supérieure de la
machine.
On effectue trois essais dans chaque sens, longueur ou travers de feuille .

Méthode d'essai
L'.essai de traction est effectué à une vitesse de 100 mm/mn.

Observations
On relève la force maximale enregistrée pour chacun des échantillons et on
calcule la force maximale moyenne dans chaque sens.

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4
Annexes

Annexes

1 Entretien

1. La spécificité des constructions en montagne et la rigueur de l'envi-


ronnement climatique rendent plus impérative la notion d'entretien des
toitures.
Encore plus qu'en plaine, la condition de durabilité des ouvrages de toiture
ne peut être pleinement satisfaite que s'ils sont entretenus et que si leur
usage est conforme à leur destination .
2. L'entretien intervient après la réception de l'ouvrage et comporte des
visites périodiques de surveillance au moins une fois par an. Il est à la
charge du maître de l'ouvrage ou de l'utilisateur.
3. L'entretien comporte au moins les opérations suivantes :
a) Enlèvement périodique des herbes, mousses, de la végétation et des
feuilles à l'automne
b) Enlèvement avant l'hiver de tous les objets ou détritus qui risqueraient
de provoquer des blessures aux revêtements (étanchéité ou porte-neige)
par leur entraînement par le glissement du manteau neigeux
c) Maintien en bon état de fonctionnement des évacuations d'eaux
pluviales
d) Maintien à leur emplacement primitif des protections meubles
e) Maintien en bon état :
- des revêtements autoprotégés des relevés dont la couche de finition
aura pu être localement arrachée ou partiellement décollée par les
mouvements du manteau neigeux ;
- des ouvrages accessoires (solins, etc.) ;
- des ouvrages de gros-œuvres tels que acrotères, souches bardages ;
- des ouvrages de protection en dur (dallettes ou caillebotis bois) dont
la désorganisation par le gel peut provoquer des désaffleurements
ou des défauts d'aspect.
f) Traitement de surface des bois (porte-neige, bardage) par un produit
compatible avec les matériaux bitumineux de l'étanchéité

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Guide des couvertures en climat de montagne
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Sources et bibliographie

Sources et bibliographie
Compte rendu du 3e séminaire de !'Association Française des Techniciens
« Le toit en montagne », 25 et 26 février 1972.
NV65 modifiées « Règles définissant les effets de la neige et du vent sur les
constructions et annexes », (février 2009).
Règles N 84 modifiées 95 : « Actions de la neige sur les constructions
DTU P06-006 », (février 2009).
Normes SIA 160 (1970) et (1977) de la Société suisse des Ingénieurs
et Architectes.
Compte rendu de la journée d'étude du 4 novembre 1982 organisée par
le Syndicat des Charpentiers et Couvreurs de l'Isère « Les problèmes
de couverture en montagne ».
Technique de la couverture froide en ardoise (d'amiante-ciment) TS -
Société Eternit ndustries, 1973.
1

Revue Zinc Information, Bâtiment et Recherche n° 7 « La couverture en zinc


cuivre titane laminé en montagne, prescriptions particulières de mise en
œuvre des couvertures à joint debout », Centre Technique du Zinc.
DTU 40.13 « Couverture en ardoises en fibres-ciment », décembre 2009.
DTU 40.14 «Couverture en bardeaux bitumés», chapitre 6 : Couvertures
en climat de montagne, juin 1991.
DTU 40.41 « Couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues
feuilles en zinc », chapitre 6 : Couverture en climat de montagne,
septembre 2004.
DTU 40.44 « Couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues
feuilles en acier inoxydable étamé », chapitre 6 : Couverture en climat de
montagne, juillet 2007 .
DTU 40.45 « Couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues
feuilles de cuivre», chapitre 8 : Couverture en climat de montagne,
juin 1989.
Recommandations pour la réalisation des toitures (en bardeaux bitumés)
en climat de montagne, établies par la Société Siplast, 1986.
Couvertures en tôle d'acier galvanisée à la montagne - Revue du Centre
et des Techniques de l'Acier Galvanisé (CITAG).
Guide sur les couvertures en climat de montagne, établi par le CITAG,
mai 1983.
Les couvertures sèches en climat de montagne, établi par le CITAG,
avril 1983.
Guide de conception de la couverture en climat de montagne, établi par
CEP Contrôle et Prévention, février 1986.
Couverture sous climat de montagne, établi par SOCOTEC.
Cahier de Prescriptions Techniques communes de mise en œuvre des
procédés d'isolation thermique de combles - isolation en laine minérale
faisant l'objet d'un Avis Technique ou d'un Constat de Traditionalité -
Cahier 3560_V2 de juin 2009.

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Ce fascicule est imprimé sur du papier 100% PEFC, issu de forêts gérées durablement.
Guide des couvertures en climat de montagne
Ce Guide technique de référence s'applique principalement à la réalisation des couvertures par éléments
discontinus en climat de montagne pour les bâtiments d'habitation et les bâtiments du secteur tertiaire à
usage public ou social. Dans ce cadre, le principe de conception retenu dans ce document est celui de la
double toiture ventilée avec complément d'étanchéité sur support continu. Si ce principe s'avère toujours
suffisant pour réaliser des couvertures en climat de montagne, il n'en est pas pour autant nécessaire, en
particulier dans les climats caractérisés par des séquences espacées d'épisodes neigeux et/ou par une
forte insolation ou pour les couvertures métalliques à très forte pente.

La première version de ce document a été rédigée en 1988 par un groupe d'experts sur la base des
conditions climatiques spécifiques du massif alpin et de l'expérience acquise sur le comportement des
toitures dans ces sites. Cette deuxième édition actualise les référentiels et les matériaux en accord avec
les textes normatifs en vigueur. Les types de couvertures traités ici correspondent aux matériaux dont
l'emploi est le plus souvent cité par les concepteurs et les entreprises dans ce contexte.

Le Guide technique rassemble ce qu'il convient de retenir et d'appliquer pour concevoir et réaliser des
couvertures en climat de montagne. Son but : remédier aux nombreux errements constatés dans la
conception et la réalisation de ces ouvrages. Il est complémentaire aux normes-Documents techniques
unifiés de la série 40.11 ne faut cependant pas le considérer comme un document codificatif dont le statut
pourrait rivaliser avec celui des normes-DTU.

Les experts avertis, rédacteurs de ce Guide ont tenté de répondre aux attentes des maîtres d'ouvrages,
des maîtres d'œuvre, des entrepreneurs et des utilisateurs dans un contexte de développement des
constructions en climat de montagne.

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51~6E SOCIAL
84, AVENUE JEAN JAURËS
TËL. [33) 01 64 68 82 82
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