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La psyché de la Vierge

Laurent juillard
Le vivant est le fruit de la rencontre d’une âme, d’un génome,
d’un psychisme et d’un environnement. Aucun n’est choisi,
mais tous sont porteurs d’un potentiel que la rencontre
permettra de développer plus ou moins adéquatement.
Table des matières
Introduction p.8
Raconter le psychisme p.10
Analyser un thème aveugle p.15
La vie psychique p.21
Qu’est-ce qu’un psychisme humain
? p.25
La relation
conscient/subconscient p.26
Le travail psychologique de prise
de conscience p.30
Définition de la conscience p.33
Le rapport Individuel/collectif p.36
Les représentations mentales p.40
Les deux niveaux de Moi. Le Moi
individuel et le Moi collectif p.44
Le Surmoi, la conscience p.52
Le phénomène de projection p.53
La personnalité p.54
L’âme et le karma p.55
L’Esprit et l’intelligence collective et
divine p.58
L’organisation générique du
psychisme humain et son
symbolisme planétaire p.60
L’interprétation psychologique des
symboles planétaires p.66
Présentation générale p.66
Les deux luminaires. Le couple
Lune/Soleil p.67
La Lune p.67
Le Soleil p.72
Le couple soleil-lune p.75
Les planètes p.79
Les planètes transcendantales p.93
L’Ascendant p.98
La symbolique psychique du
zodiaque p.102
Le zodiaque divisé en quatre p.102
Le premier quartier. Psychisme
inconscient/individuel. p.109
Le deuxième quartier. Psychisme
inconscient/collectif p.112
Le troisième quartier. Psychisme
conscient/collectif p.116
Le quatrième quartier. Psychisme
conscient/individuel p.119
Le zodiaque divisé en douze p.123
Tour d’horizon p.123
Le Bélier p.133
Le Taureau p.142
Les Gémeaux p.150
Le Cancer p.157
Le Lion p.167
La Vierge p.175
La Balance p.184
Le Scorpion p.192
Le Sagittaire p.201
Le Capricorne p.209
Le Verseau p.217
Les Poissons p.227
Les archétypes de comportement
p.237
L’archétype Bélier (Abé) p.238
L’archétype Taureau (Ato) p.240
L’archétype Gémeaux (Agé) p.243
L’archétype Cancer (Acan) p.245
L’archétype Lion (Ali) p.248
L’archétype Vierge (Avi) p.250
L’archétype Balance (Abal) p.252
L’archétype Scorpion (Asco) p.254
L’archétype Sagittaire (Asage) p.256
L’archétype Capricorne (Acap) p.259
L’archétype Verseau (Avé) p.261
L’archétype poissons (Apo) p.263
Les cycles de développement du
psychisme humain p.267
Le cycle lunaire p.267
Le cycle zodiacal mercurien p.278
Le cycle zodiacal vénusien p.285
Le cycle de la vie adulte / l’âge solaire
p.294
Le cycle du rééquilibrage vers le Moi
authentique et de la création / l’âge marsien
p.301
Le cycle de la maturité / l’âge jupitérien
p.306
Le cycle du détachement / l’âge saturnien
p.310
Conclusion p.314
Introduction

Cet essai s’adresse aux personnes ayant acquis les


connaissances de base de l’astrologie traditionnelle et,
s’intéressant à la psychologie, désirent comprendre les liens
existants entre ces deux « connaissances de l’humain ». Il est
le résultat de 30 ans d’étude de l’astrologie puis de la
psychologie, d’observation du comportement de mes
congénères, et de moi-même, et enfin de consultations
astropsychologiques. Il porte essentiellement sur
l’interprétation psychologique des principaux symboles
astrologiques, ainsi que sur le cycle zodiacal et de sa
correspondance symbolique avec le développement
psychique de l’être humain.

L’astropsychologie, telle que je la pratique, est l’utilisation de


l’astrologie pour permettre de se forger une image de soi qui
soit la plus objective possible. Pas de devinettes, pas de
prédictions, pas de discours affirmatif de l’astrologue face à un
consultant passif. Il s’agit au contraire de laisser parler le
consultant, en se contentant de guider sa pensée grâce à
quelques questions précisément ciblées, questions qui
viennent spontanément à l’esprit en rapprochant les dires du
consultant avec ses données astrologiques. Une telle session
permettra au consultant de se voir dans un miroir, de faire un
retour sur soi, de mieux se connaitre et d’appliquer la fameuse
phrase du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même et tu
connaitras l’univers ».
L’astropsychologie est donc à la fois un outil de
développement personnel qui permet de mieux comprendre
sa personnalité, un outil de coaching qui permet de mieux
gérer sa vie et de prendre les bonnes décisions, et une
approche philosophique qui permet de donner du sens aux
évènements qui se produisent dans notre vie. Elle pourrait
même devenir un outil d’aide au diagnostic pour les
psychologues, si ceux-ci voulaient bien abandonner les
préjugés qu’ils entretiennent vis- à-vis d’elle.

L’astropsychologie postule que, si destin il y a, il n’a pas que


lui. Le libre arbitre et même le hasard ont aussi leur place et
ouvrent un espace de liberté qui interdit toute prédiction
absolutiste pour se cantonner dans des probabilités
d’évènements et surtout dans l’estimation des choix qui nous
sont possibles face aux évènements.

Le thème astral est vu comme une carte du psychisme de


l’humain et de son développement avec l’âge. Les luminaires
symbolisent les différentes parties qui composent le
psychisme de l’humain, les planètes les différentes fonctions
qui animent ce psychisme et les signes la forme prise par ces
parties et fonctions psychiques, la manière dont ils vont
fonctionner. Par exemple, le Soleil va symboliser, entre autres,
la partie consciente du psychisme et le signe solaire le genre
de pensées qui vont meubler cette partie consciente et donc
les comportements qui résulteront de ces pensées. Le Soleil va
donc symboliser l’image, consciente, que l’on a de soi et l’idée
maitresse qui sous-tend cette image de soi.

En demandant au consultant de vous parler de l’image qu’il a


de lui-même vous pourrez comparer ce qu’il raconte avec le
Soleil, son signe, sa maison et les aspects qu’il forme. Cette
comparaison va être la source des questions et remarques qui
vous permettront de guider le consultant pour qu’il ait une
vision plus profonde et plus objective de lui-même.

Dans cet essai d’astropsychologie, nous étudierons donc d’une


part les définitions nécessaires pour comprendre les
différentes parties du psychisme, comment ces différentes
parties interagissent entre elles, la symbolique astrologique
de ces composants psychiques et comment interpréter ces
symboles astrologiques pour dessiner la carte psychique du
consultant.

Raconter le psychisme
Pour bien comprendre comment se structure le psychisme
humain le mieux est de suivre son évolution, son
développement avec l’âge. C’est ce que nous ferons tout au
long de cet essai. Mais commençons ici par un rapide tour
d’horizon.

Un bébé qui vient de naitre n’a pas encore de partie


consciente dans son psychisme, il est totalement inconscient
à lui-même et même au monde qui l’entoure. Il vit, un point
c’est tout.

Peut-on alors parler de psychisme ? Oui, car son cerveau est


déjà en activité, ses instincts lui permettent de survivre et de
trouver le sein de sa mère, de pleurer pour attirer son
attention…Mais c’est un psychisme totalement inconscient à
lui-même. Pourtant cet enfant a déjà des traits de caractère
qui lui sont spécifiques, différent de son frère ou de sa sœur,
un comportement, un tempérament, qui lui est propre. C’est
un comportement subconscient, un comportement qu’il
continuera d’avoir en grandissant mais qui restera
subconscient, caché par l’image qu’il a de lui-même, et que
seul son entourage proche va discerner à travers ses manies,
ses réflexes, ses lapsus et les moments où il s’oublie. Nous
pouvons l’observer sur nous même en nous observant lorsque
nous sommes seul, face à nous-même. Alors, notre
comportement est différent de celui que nous avons lorsque
nous sommes en compagnie. C’est cela le comportement
subconscient, celui à qui nous ne prêtons guère attention car
il est nous depuis la naissance et que nous n’avons jamais
appris à l’observer. C’est la Lune, son signe, sa maison et ses
aspects qui donneront une image de ce comportement
subconscient.

Puis, petit à petit, un phénomène particulier va se passer dans


ce psychisme : Il va prendre conscience de son environnement
et de la place qu’il a, en tant qu’individualité, dans cet
environnement.

Pour que cette prise de conscience puisse se faire, il va


disposer de quelques fonctions psychobiologiques. D’abord
les cinq sens qui lui permettent de se faire une représentation
mentale de cet environnement dans le cerveau. Puis le
mental, avec ses capacités mémorielles, analytiques et
analogiques, qui est cet espace psychique dans lequel des
représentations mentales, de lui-même et de son
environnement, sont archivés, utilisées, associés à des
sentiments et finissent par former un ensemble structuré que
l’on appellera « vision du monde ». Dans cet espace mental,
les pensées vont et viennent, jouent entre elles pour former
des histoires, des avis, des points de vue, bref, une vision du
monde dans lequel le sujet sera tour à tour le héros ou la
victime. Tout comme le fait déjà un enfant de quatre ans, à la
différence que l’enfant n’hésitera pas à raconter cette histoire
à qui veut bien l’écouter.

Nous voyons donc que cette « prise de conscience de soi et de


l’environnement » provient plus d’une image mentale que
nous avons construit dans notre cerveau que d’une réelle
prise de conscience de la réalité, chose impossible car nous ne
pouvons connaître le monde qu’à travers le prisme de notre
mental. Le mental étant la partie consciente de l’activité
intellectuelle, partie consciente dans laquelle une image du
monde et de soi-même sont créés. Nous verrons dans cet essai
comment ces images mentales du monde et de soi créent les
différents niveaux de Moi, le Moi individuel, le Moi culturel, le
Moi social et le Surmoi.

L’humain vit donc dans deux mondes parallèles. La réalité et


le mental. Le monde matériel et le monde psychique. Le
monde objectif et le Moi. Son degré de lucidité étant le
marqueur du fossé existant entre ces deux mondes. Cette
première division psychique entre psychisme inconscient et
psychisme conscient est symbolisée par le couple de
luminaires Lune/Soleil. La Lune symbolisant la partie non
consciente et le Soleil la partie consciente de notre psychisme.
Nous y reviendrons plus tard et plus en profondeur dans cet
essai.

Pour se construire cette image du monde l’humain dispose


donc de ses cinq sens qui lui permettent d’accumuler les
représentations mentales de son environnement puis d’une
capacité intellectuelle permettant de mettre des mots, grâce
au langage, sur cette image, de l’étiqueter avec toutes ses
« mensurations », ses caractéristiques physiques, et enfin
d’associer une émotion, un ressenti, un sentiment, bref une
notion subjective à cette image. Joli/laid, Attire/repousse. Fait
peur/fait plaisir…A chaque représentation mentale sont donc
associé des mots et des sentiments pour la caractériser. Ces
fonctions psychiques sont symbolisées par le couple
Mercure/Vénus. Mercure pour les caractéristiques
techniques, objectives et Vénus pour les caractéristiques
sentimentales, subjectives. Ces deux planètes, associées au
Soleil, vont donc symboliser l’espace mental conscient du
consultant. Celui qui lui fait dire « je pense donc je suis », « je
suis conscient de moi-même et de mon environnement »,
alors qu’en réalité il n’est conscient que de cet espace mental
situé dans la partie consciente de son psychisme.

On observe donc un monde matériel objectif que l’on nomme


« réalité » dans lequel vivent des individus équipés d’un
psychisme dont une grande partie est inconscient, que l’on
nomme le « subconscient », et une petite partie consciente,
que l’on nomme le « mental ». Mais une sorte « d’illusion
psychique » nous fait confondre les trois et fait disparaitre la
réalité et le subconscient derrière le mental, espace psychique
dans lequel nous passerons le reste de nos jours, enfermés
dans notre Moi. Comme nous le verrons plus tard, le
comportement subconscient et le comportement conscient
peuvent avoir des formes différentes, être dans des signes
différents, et créer des tensions internes dont le sujet ne
comprend pas la cause.

Une autre capacité psychique de l’être humain est celle de


projeter sur la réalité extérieur sa vision du monde est de la
réaliser matériellement, de l’incarner dans la matière. C’est ce
que l’on appelle la volonté. Cette volonté nous permet, dans
un premier temps, de contrôler nos instincts, nos envies,
d’aller à l’encontre de notre subconscient et même de notre
conscient…puis dans un deuxième temps de projeter sur le
monde nos représentations mentales. Par exemple je me vois
conduisant une belle voiture. Je vais donc prendre le contrôle
de mes activités pour que toutes convergent vers la réalisation
de cet objectif : s’acheter une belle voiture. Travailler plus,
manger moins, toutes ces activités allant à l’encontre de mon
comportement subconscient qui me pousse à économiser
mon énergie et à bien manger, ce qui va d’autant plus
nécessiter un effort de volonté pour atteindre son objectif. La
volonté est une fonction psychique qui fait partie de la partie
consciente du psychisme. La volonté est forcément consciente
puisqu’elle est, par définition, un acte de conscience. Le
pendant subconscient de la volonté est la réaction. Lorsque
l’on exprime quelque chose, non pas par décision, mais par
réflexe. Cette volonté consciente, sera symbolisée par Mars,
son signe, sa maison et ses aspects.

L’humain est aussi un individu membre d’un groupe social.


Cette dichotomie individu/société se retrouve dans sa psyché
et est visible dans son thème de naissance. Les planètes
intérieures (Lune, Soleil, Mercure, Vénus et mars) symbolise,
comme nous venons de le voir, la partie individuelle de
l’humain. Le couple Jupiter/Saturne va symboliser la partie
sociale de son psychisme. Nous ne réalisons pas à quel point
nos représentations mentales ne sont pas tant le résultat de
notre observation du monde extérieur que de l’influence de
notre éducation et de la pression sociale. Notre vision du
monde n’est pas tant le résultat de nos analyses personnelles
que de préjugés sociaux transmis par notre famille et notre
environnement social. En ce sens on peut dire que notre
mental est avant tout le reflet du social avec une petite partie,
plus ou moins grande suivant notre personnalité, de pensées
originales, de point de vue qui viennent de notre expérience
personnelle. Comme nous le verrons dans cet essai, c’est non
seulement le duo Jupiter/Saturne, leurs aspects avec les
planètes intérieures, qui va montrer cet équilibre/tension
entre l’individuel et le social dans notre psyché mais aussi la
répartition de nos planètes intérieures dans le zodiaque, entre
les signes dits individuel et les signes dits sociaux.

Enfin, l’humain est aussi un élément d’un univers qui, même


si nous sommes bloqués dans sa dimension matérielle au
cours de cette vie, contient bien d’autres dimensions qui
échappent à nos sens et donc à notre conscience mais dans
lesquelles nous baignons. Nous sommes reliés à ces
dimensions par des fonctions psychiques qui sont enfouis au
fond de notre inconscient, l’inconscient transpersonnel. Les
notions spirituelles d’âme et d’Esprit sont en lien avec cet
inconscient transpersonnel qui est symbolisé
astrologiquement par le trio de planètes transpersonnelles
que sont Uranus, Neptune et Pluton.

Analyser un thème aveugle


Pour donner un aspect plus concret à la manière dont j’utilise
l’astropsychologie, nous allons rapidement vous présenter
l’interprétation psychologique d’un thème natal pris au
hasard.
Le duo Lune/Soleil fait ressortir les signes du Cancer et de la
Vierge, tous deux des signes féminins. L’Asc Poissons est aussi
un signe féminin. On discerne d’entrée une personnalité
introvertie, timide, effacée. Le comportement subconscient
de type Cancer montre une tendance automatique à se
réfugier dans son mental, sa vie intérieure, son monde à soi
face aux contraintes de la vie sociale. L’Ascendant Poisson
renforce ce comportement subconscient.
Bien sur la signification des symboles Lune Cancer et Asc
Poissons implique bien plus que cela mais nous ne le
développerons pas plus dans ce simple exercice de
présentation. Ce sera développé, signe par signe, dans la suite
de cet essai. Nous resterons ici dans la description de la toile
de fond psychique.

Ce comportement subconscient est équilibré par une image


de soi, symbolisé par le Soleil en Vierge et proche du DSC, qui
se veut au contraire attiré par le monde extérieur, humble et
raisonnable face à la société, gardant toujours le contrôle de
ses émotions, ou tout au moins voulant le garder, car ce n’est
pas toujours facile avec une Lune Cancer et un Asc Poissons.

Le Soleil étant renforcé par sa position proche du Dsc, le


mental aura toujours tendance à étouffer les émotions venant
du subconscient, particulièrement dans le cadre de la relation
à l’Autre (DSC), donnant un aspect froid et distant au
personnage alors qu’il est en réalité très affectif et
empathique, subconsciemment. Les gens ne le connaissant
pas auront du mal à accéder à ces aspects de sa personnalité,
cachés par la pudeur de la Vierge et renforcé par la position
du Soleil/Vierge proche d’un angle.

L’Asc Poissons indiquant là-dessus que la personne aura


tendance à se laisser porter par les évènements de la vie plus
qu’à vouloir avoir emprise sur eux. Là encore le Soleil Vierge
va chercher à masquer cette indolence en affichant un gout
marqué pour la valeur travail, par exemple, mais, au fond de
lui-même, ce gout pourrait souvent avoir un côté amer, car
trop contraignant pour un Asc Poissons.
Après cette première approche il est bon de demander
comment se comportait le consultant quand il était très jeune,
pour confirmer sa symbolique lunaire, comment il se
comporte quand il est tout seul et quelle image il a de lui, afin
de comparer avec le thème et grâce à quelques
questions/remarques commencer à décrire avec lui la dualité
conscient/subconscient de son psychisme.

La Lune en Cancer/IV indiquant une forte influence de son


éducation sur sa personnalité il serait bon de poser quelques
questions à ce sujet pour lui faire prendre conscience de ce
fait et jusqu’à quel point cette influence a été bénéfique, ou
pas, pour lui, quelle en est la conséquence pour sa vie et sa
personnalité actuelle.

Nous allons ensuite nous pencher un peu plus sur la partie


consciente de la personnalité, sur le mental, en analysant le
trio Soleil/Mercure/Vénus. On voit tout de suite que le coté
froid et distant du Soleil/Vierge est adouci par le
Mercure/Balance. Ce Mercure/Balance va aussi renforcer son
intérêt pour les Autres, la société et même lui donner une
légère assurance en lui-même dès qu’il est lancé dans une
conversation intellectuelle avec quelqu’un. Le
Mercure/Balance va montrer que les représentations
mentales vers lesquelles le sujet sera attiré sont d’ordre socio-
relationnelles, c’est-à-dire qu’il va particulièrement
s’intéresser à tout ce qui concerne la qualité de la relation
entre deux personnes et donc qu’il sera très sociable, une fois
la relation bien établie. Vénus/Cancer indique une certaine
sensibilité, une affectivité qui viendra réchauffer le
Soleil/Vierge. Cela indique aussi qu’une tonalité affective est
placé sur chaque représentation mentale, prenant, par
exemple, la forme d’une tendance à la dramatisation dans sa
vision du monde.

En observant la position en signe et maison de ce trio on voit


que le sujet est consciemment attiré par le collectif. Il suit les
nouvelles et tient à se faire une place dans la société, une
place en bas car il n’est pas d’une grande ambition, une place
au chaud car il a un besoin profond de sécurité. Famille et
travail sont ses ambitions conscientes même si, une fois
engagé dans cette voie, son Asc Poissons aura tendance à
souffrir de la routine de vie dans laquelle il s’est installé et le
lui fera sentir par des moments où, il ne sait pas pourquoi, il a
envie de tout plaquer pour « prendre le large sur le premier
bateau qui passe ». Bien sur le Soleil/Vierge reprendra
toujours le dessus, jusqu’à un certain âge.

Mars en Bélier indique que dans l’action les doutes et les


ruminations intellectuelles du Soleil Vierge disparaissent pour
laisser place à l’intuition, l’instinct, les tripes. Cela montre une
certaine impulsivité dans l’expression qui va parfois
surprendre son entourage habitué à le voir sous sa forme
calme et raisonné. Une certaine dichotomie de personnalité
apparait alors quand, dans l’action, il oublie le reste du monde
et ne pense plus qu’à son objectif personnel ; quand le coté
poli du Mercure/Balance va disparaitre derrière l’aspect brut
et direct du Mars/Bélier. Mais ce sera aussi un équilibre qui lui
évitera de rester bloquer dans des tergiversations mentales au
moment de prendre des décisions et de retrouver un instinct
qui le guidera fermement vers la bonne décision. Là encore
quelques questions pourront permettre au consultant de
prendre conscience de la façon dont il vit cette opposition
Mars/Mercure, car, je le répète, il ne s’agit pas, en
atropsychologie, de décrire sa vie au consultant mais de lui
faire dire comment il vit sa vie et qu’il en prenne bien
conscience.

Les positions de Jupiter et Saturne confirment que le


consultant n’est pas très attiré par les faits de société, la vie
politique et social. Il est plutôt tourné sur lui-même et sa
famille. La position de Saturne conjoint à Uranus indique un
problème avec le principe de structuration symbolisé par
Saturne, qui est pourtant fort avec sa conjonction au MC. Là
encore, quelques questions tournant autour de sa capacité
d’organisation, comment sa vie même est organisée,
permettront au consultant de réfléchir sur ce point est de
prendre conscience de l’impact que cela a sur sa vie.

L’étude des autres aspects entre planètes renseignera sur


d’autres traits de personnalité du consultant et donnera
encore bien d’autres possibilités de détailler cette carte
psychique mais nous en resterons là dans le cadre de ce simple
exemple. Je rappelle qu’il est bien plus productif de faire
raconter à la personne elle-même la manière dont elle vivra,
elle actualisera, ces aspects plutôt que de tenter de le deviner
par vous-même. Là encore quelques questions bien ciblées
vont lui permettre de se lancer dans cette description d’elle-
même, et, pendant un moment, de se regarder dans un miroir
psychologique et d’évoluer dans la connaissance d’elle-même.
La vie psychique

Avant d’expliquer comment les symboles astrologiques


peuvent nous parler du psychisme humain il faut comprendre
comment fonctionne ce psychisme et bien comprendre la
définition des concepts psychologiques que nous utiliserons
lors de notre exposé d’astropsychologie. C’est ce que nous
tacherons de faire dans les deux prochains chapitres.

Commençons par une tranche de vie quotidienne de Mr ou


Mme Toutlemonde.

C’est le matin, Jean(ne) est en train de se réveiller. Ce réveil


n’est pas le résultat d’une décision consciente mais celui de
son horloge biologique qui lui indique que son temps de
sommeil est suffisant. C’est donc son subconscient qui l’a
réveillé, mais parce qu’aujourd’hui c’est dimanche. Demain il
sera réveillé par son réveil, résultat de la pression du collectif
qui vous oblige à commencer à travailler dès 8h00 du matin,
et non pas de son désir individuel subconscient de se réveiller.

Encore ensommeillé, donc de manière automatique,


subconsciente, il va, selon son habitude quotidienne, se laver
et prendre un petit déjeuner. Une fois réveillé les pensées
commencent à se faire plus clair, plus conscientes et il peut
alors se concentrer un moment sur son programme du jour et
commence à organiser sa journée, processus totalement
conscient cette fois.

Hier soir, il a vu à la télé, qui est un mégaphone du collectif,


que le dernier film de Machin est à voir. Son fils aussi veut le
voir. Alors, comme il veut faire plaisir à son fils et que lui-
même sera fier de pouvoir en discuter avec ses collègues de
travail, il décide d’aller le voir plutôt que d’aller se baigner en
piscine comme il en aurait envie s’il n’écoutait que son plaisir
individuel.

Il prend donc sa voiture pour aller au cinéma et, pendant que


son subconscient conduit sur cette route qu’il pourrait
prendre « les yeux fermés », sa conscience est concentrée sur
la représentation mentale du problème qu’il a en tête depuis
un moment. Comment concilier sa vie professionnelle et ses
obligations familiales avec sa perpétuelle envie de voyager à
travers le monde. Et, pendant que son corps conduit dans les
rues de Paris, son mental s’envole vers Rio de Janeiro, ville
qu’il a pu aller visiter lors de ses dernières vacances en
célibataire.

Voilà un tout petit bout du quotidien de monsieur ou madame


Tout le Monde qui démontre immédiatement que les notions
de conscient/subconscient, individuel/collectif et tous les
concepts psychologiques dont nous allons donner les
définitions ci-après ne sont pas des notions abstraites mais
forment la trame de notre vie matérielle et psychique
quotidienne.

Nous apercevons déjà dans ce court exemple :

• Un corps et ses activités quotidiennes menées plutôt


inconsciemment, mais pas très profond dans le subconscient
de sorte qu’en cas de changement brusque, c’est-à-dire de
danger potentiel, l’activité corporelle redevienne
immédiatement consciente. Nous appelons subconscient la
partie psychique qui régit ce corps et ses activités
automatiques quotidiennes qui, comme nous l’avons vu dans
notre exemple, peuvent être aussi sophistiquées que la
conduite automobile. Le subconscient est donc cette partie de
notre psychisme qui régit toute nos activités quotidiennes
menée de façon automatique, pendant que notre conscient
est occupé par les représentations mentales, les pensées, qui
traversent notre cerveau.

• Un monde mental rempli de « représentations


mentales » (RM) c’est-à-dire d’images neuroniques reflétant
le monde dans lequel nous baignons. Chaque pensée, ou
représentation mentale pour reprendre le terme en cours
chez les psychologues, est le reflet dans notre cerveau des
circonstances environnementales, de notre situation
psychobiologique du moment et de notre mémoire. Chaque
représentation mentale à l’instant t, résultat de l’activité de
notre cerveau à l’instant t, est elle-même le résultat de notre
humeur du moment (la situation biologique), de la situation
actuelle (les circonstances environnementales) et de ce que
cette situation nous évoque (la mémoire). Ces représentations
mentales peuvent être subconscientes, comme quand vous
êtes en conduite automatique, ou conscientes, comme
lorsque l’esprit de Jean s’envole vers Rio. Ce monde mental,
psychique, vit en parallèle avec le monde biophysique et
subconscient qu’est notre corps.

• Une conscience qui va « réaliser à quoi l’on rêvasse


depuis tout à l’heure », décider « qu’aujourd’hui je vais
changer cette mauvaise habitude », être capable « de vous
garder concentrer sur ce travail alors que vous rêvez d’aller
vous baigner par cette chaleur », être « cette personne dont
vous voulez vous montrer fier face à vos proches » … La partie
consciente du psychisme est donc cette partie que la
conscience a dans sa ligne de mire et rend conscient. Dans
notre exemple, lorsque Jean est en mode automatique de
conduite, il perd conscience de son environnement immédiat
car sa conscience se focusse sur ses souvenirs de Rio mais, si
un mouvement brusque apparait sur le côté sa conscience va
immédiatement quitter Rio et revenir à sa conduite, jusqu’à ce
que la route soit de nouveau calme et que sa conscience
puisse revenir se concentrer sur son mental. Nous pouvons
donc observer que notre conscience rend consciente une
petite partie de notre activité qui, sans elle, resterait
subconsciente. Cependant, l’effet d’optique provoqué par la
conscience fait que nous pensons que 90% de notre activité
quotidienne est consciente et 10% subconsciente. En réalité
c’est l’inverse.

Ce corps/mental plus ou moins conscient est lui-même divisé


entre « esprit collectif », cette partie de nous-même qui sait
que sans le collectif nous ne pourrions pas exister, qui a besoin
de se sentir membre d’un collectif, et « esprit individuel »,
cette partie nous-même qui sait que, malgré le collectif, face
à la vie et à la mort nous sommes profondément seul et
responsable de nous-même. Dans notre exemple, c’est la
pression du collectif qui fait sonner notre réveil les jours de
semaine, qui va nous diriger vers le cinéma plutôt qu’aller à la
piscine. C’est l’antagonisme entre l’individuel et le collectif qui
va alimenter la tension psychique interne entre mes
responsabilités familiales et mon gout pour les voyages. Sans
le collectif, incarné par la famille à notre naissance, le bébé
individu ne saurait survivre. L’individu ne saurait pas parler,
communiquer, s’entraider. Sans le collectif point de survie
pour l’individu. Pourtant la vie elle-même nous a fait naitre
individu, seul face à nous-même et à nos épreuves, pensant
différemment. Car, le collectif étant un regroupement
d’individus, sans individus, point de collectif. Ni de dynamique
ni d’évolution pour tout collectif qui, pour aller de l’avant,
nécessite l’initiative individuelle de meneurs.

Il est important de bien se souvenir en lisant les définitions qui


vont suivre, que ces dualités psychiques que sont le
conscient/subconscient, l’individuel/collectif ne sont
opposées qu’en théorie. En pratique, comme le montre notre
exemple, elles s’avèrent être des notions qui s’interpénètrent,
se mélangent tout en étant séparés, comme l’eau et l’huile se
côtoient sans se confondre…Tel le symbole du Ying/Yang,
version asiatique de nos propos.

Nous allons donc commencer par définir ces concepts


psychologiques qui ne sont pas toujours très clairs, donc
source de confusion, chez la majorité des astrologues.

Qu’est-ce qu’un psychisme humain ?

En voici une définition : « Ensemble, conscient ou inconscient,


considéré dans sa totalité ou partiellement, des phénomènes,
des processus relevant de l'esprit, de l'intelligence et de
l'affectivité et constituant la vie psychique. »

L’astropsychologie est donc la corrélation établie entre les


symboles astrologiques et les « processus relevant de l'esprit,
de l'intelligence et de l'affectivité et constituant la vie
psychique. ». L’objectif du présent essai est de vous montrer
cette corrélation.

La vie psychique prend deux formes, une forme consciente et


une forme inconsciente. La plus grande partie de notre activité
quotidienne se fait de manière subconsciente. Nous passons
la grande partie de notre journée à réagir de façon
automatique aux stimuli que nous percevons, sans avoir le
moindre besoin que cette activité soit consciente. Pendant ce
temps, la conscience se focusse sur l’activité mentale, sur ce
que la psychologie populaire appelle le mental. Ce mental
voyage dans le passé grâce à la mémoire épisodique, la
mémoire de sa vie personnelle, dans le futur grâce à sa
capacité de projection dans l’avenir et surtout, au présent,
dans la vie imaginaire, grâce à sa capacité à recréer et revivre
les évènements de la vie quotidienne pour qu’ils s’accordent
mieux à nos désirs et nos fantasmes. Pendant que notre
subconscient vaque à nos activités quotidiennes et maintient
le corps en vie, notre mental conscient est donc occupé à
triturer dans tous les sens des représentations mentales, à
vivre sa vie subjective et à essayer de la projeter sur la réalité
extérieure.

La relation conscient/subconscient

A la naissance, le bébé n’a aucune connaissance/conscience


du monde extérieur, il est totalement inconscient à lui-même
et au monde. La conscience du monde extérieur n’apparait
que petit à petit, sur plusieurs années. Quant à la conscience
de soi, elle vient encore plus tard, lorsque l’identité
personnelle s’établit. La conscience est donc un phénomène
qui se développe petit à petit, par sauts soudain appelés prise
de conscience, par étapes appelés niveaux de conscience. Elle
continue à se développer tout au long de la vie humaine,
augmentant la lucidité d’esprit, la connaissance du monde et
de soi-même.

Au cours d’une journée nos activités se font le plus souvent de


manière subconsciente, pendant que la conscience est portée
sur nos pensées, nos soucis d’hier et nos joies de demain. La
conscience ne se reporte sur l’acte en cours que s’il y a
problème à régler. Même une action aussi sophistiquée qu’est
la conduite d’une voiture peut se faire en mode subconscient,
pendant que notre attention est concentrée sur nos pensées.
Un mouvement inopportun dans l’angle de vue et,
automatiquement, l’attention se reporte sur la conduite.

Or, ce qui est subconscient sort du champ d’expérience du Moi


freudien, de la mémoire consciente personnelle et n’est donc
pas intégré dans l’identité. C’est-à-dire que beaucoup de nos
comportements subconscients ne sont pas reconnus du tout
et ne font donc pas partie du Moi. Ils font quand même partie
de « Je », de notre personnalité, mais nous y sommes
aveugles. Cela revient à dire qu’une partie de notre
personnalité, notre personnalité subconsciente, lunaire, nous
échappe complètement, nous est inconnu à nous même. Et ce
fait est d’une importance considérable lors d’un travail sur soi.
Le but premier d’un travail psychologique est de rendre
conscient ce qui est inconscient ou subconscient.
Nous commençons donc à discerner une dualité en nous :
je/Moi. Je, mon corps, mon comportement subconscient, tout
ce qui me compose ma réalité physico-psychique/Moi, mes
représentations mentales du monde et de moi-même dans ce
monde, mes comportements conscients. Dualité symbolisée
par le couple Lune/Soleil. La Lune représentant la réalité
biopsychique du corps et ses comportements induits,
subconscients, le Soleil représentant la vision que nous avons
de cette réalité, les représentations mentales utilisées pour
construire une compréhension consciente du monde et de
notre place dans le monde.

La partie inconsciente du psychisme se divise elle-même en


deux couches :

• L’inconscient personnel profond qui nous relie à


l’inconscient collectif à un premier niveau (par la fonction
neptunienne) et à l’Esprit universel à un second niveau (par la
fonction plutonienne).

L’inconscient est lui-même divisé en :

Un inconscient collectif, cette sorte de mémoire akashique où


tous les inconscients individuels sont venus y déposer leurs
expériences de vie et viennent y trouver leur source
d’inspiration.

Un inconscient personnel, sorte de floraison de l’inconscient


collectif, avec lequel nous naissons, et qui sera à la base de la
formation du Moi authentique.

• Le subconscient, ou préconscient en psychanalyse, qui


anime nos instincts, nos comportements automatiques, nos
représentations mentales héritées de l’éducation, c’est-à-dire
tout ce qui nous fait vivre sans que la conscience ait besoin d’y
mettre son grain de sel mais qui peut facilement devenir
conscient à condition d’y porter notre attention. Tout ce qui
ne s’emmagasinent pas dans la mémoire consciente et est
considéré comme n’ayant pas eu lieu demeure donc
inconscient. Nos comportements subconscients sont
provoqués par tout un ensemble de pressions, internes ou
externes, et sont le résultat de notre réponse à ces pressions.
La plupart du temps, nous sommes en mode subconscient au
moment d’agir, de nous comporter, et la prise de conscience
ne vient qu’après. Pourtant, en nous même, nous pensons
tout le contraire. Nous avons l’impression de décider
consciemment la plupart de nos actions. Prenons un exemple
simple mais explicite. Vous avez faim et vous vous dirigez vers
le frigo pour y trouver de quoi vous rassasier, vous mangez et
vous sentez mieux, vous pouvez alors passer à autre chose. En
vous-même vous vous dites que vous avez décidez de manger
alors, qu’en profondeur, c’est votre instinct de conservation,
ou votre gourmandise, qui vous pousse vers le frigo et non
votre Moi conscient qui aurait surement préféré continuer son
activité du moment mais a dû y renoncer face aux pressions
biologiques subconscientes. Notre « vision du monde » va
pourtant sélectionner la version du choix conscient, car elle
conforte notre opinion que nos actes sont dictés par notre
conscience. De nombreuses expériences psychologiques
montrent que le subconscient dirige une grande majorité de
nos actes mais que nous créons ensuite une histoire pour
attribuer cet acte à une décisions consciente.
Le travail psychologique de prise de
conscience

Une partie inconsciente de notre psychisme devient


consciente par un phénomène psychique encore assez
mystérieux que l’on appelle la prise de conscience,
phénomène qui repose sur le langage et sa faculté à rendre
conscient tout ce que nous nommons.

En général, les humains sont confus quant à la nature de leur


expérience, car leurs pensées et actions sont largement régies
par des schémas de conditionnement qui leur sont
inconscients. Ces conditionnements viennent bien sûr de
l’éducation, sont acquis, mais aussi innés, c’est-à-dire
d’origine génétique ou autre. Ces schémas de comportements
n’ont pas été choisis consciemment et restent inconscient
jusqu’à ce que, par un moyen ou un autre, la vie nous fasse
prendre conscience de ces schémas de comportement
inconscient et décide d’y remédier si ceux-ci s’avèrent
inadaptés. C’est le principe de base du développement
personnel qui est actuellement tant recherché par la
population occidentale. L’astropsychologie est un excellent
outil de diagnostic pour un travail de développement
personnel.

Ces comportements automatiques, acquis ou innés sont, en


langage psychologique, appelés des « complexes ». Un
complexe est une attitude automatique, motivée par une
pensée subconsciente, récurrente, que nous avons face à
toutes situations. Ainsi un « complexe de supériorité » est une
attitude hautaine, distante, que nous trainons avec nous
quelle que soit la situation, même si nous sommes en position
d’infériorité. Ces complexes nous empêchent d’avoir une
attitude souple, c’est-à-dire correspondante à la situation telle
qu’elle est et l’astrologie est, là aussi, d’une grande aide pour
nous aider à les identifier.

Le but de tout travail de développement personnel est «


d’élargir son champ de conscience » c’est-à-dire élargir sa
personnalité consciente en y intégrant petit à petit des
pensées et des comportements qui, jusque-là, étaient
subconscients. Prendre conscience d’un complexe
comportementale est la première étape de ce travail. Prendre
conscience des pensées racines à l’origine de ces complexes
en est la deuxième étape. Ce que Jung qualifiait d’ombre est
justement cette partie subconsciente de notre personnalité
qui nous joue des tours, nous gêne dans notre vie quotidienne
parce qu’elle n’est pas/plus adaptée à notre environnement
et dont, malgré son inadaptation, nous n’arrivons pas à
prendre conscience.

Il faut par contre bien réaliser que si un sujet est aveugle à ses
comportements subconscients, son entourage immédiat les
voit clairement. Ceci explique en partie pourquoi votre
conjoint ou vos amis peuvent avoir un point de vue sur vous
qui vous échappe complètement et réciproquement. Et plutôt
que réagir par déni, comme c’est souvent le cas, il est souvent
plus enrichissant de se servir de cet « effet miroir » pour élargir
son champ de conscience, sa connaissance de soi.

Tout cela pour vous faire comprendre que malgré ces


définitions précises la démarcation entre conscient,
subconscient et inconscient n’est, dans la réalité, jamais aussi
claire et précise que le laisse à penser ces définitions. Comme
la plupart des concepts psychologiques, la notion de
conscience est quelque chose de beaucoup plus compliqué
que cette courte explication exprimée ici. Par exemple, il y a
plusieurs niveaux de conscience, plusieurs degrés de
conscience…Ce concept n’est pas manichéen, conscient/pas
conscient. Souvent le glissement de l’état inconscient à l’état
conscient se fait par palier progressif et là aussi la limite entre
les deux états est très relative.

Car le subconscient, comme tout le reste du psychisme, n’est


pas statique et évolue en fonction du temps et surtout des
évènements auxquels nous sommes confrontés pendant ce
laps de temps. Là encore l’astrologie nous sera d’une grande
aide pour étudier cette évolution dans le temps.

On peut observer une évolution d’ordre chronologique dans


la prise de conscience, évolution qui est la même pour tous.

La prise de conscience du monde extérieur, environnant. Elle


se passe au moment où le bébé commence à se différencier
de sa mère, puis à reconnaitre son père, puis les objets qui
l’entourent…

La prise de conscience du Je, au moment où le jeune enfant se


reconnait dans le miroir et commence à comprendre qu’il est
un individu vivant au milieu d’autres individus.

La prise de conscience du Moi, de son identité psychique,


différente de celles des autres.
La prise de conscience de l’Autre, moment où l’on commence
à reconnaitre les autres personnes comme étant des individus
soumis aux mêmes phénomènes subjectifs que nous.

La prise de conscience de soi, c’est-à-dire des conséquences


de nos actions sur le psychisme des autres individus.

La prise de conscience du monde, c’est-à-dire que nous ne


sommes pas que le centre de notre univers psychique mais
juste un élément d’un univers bien plus vaste, ayant notre
place et notre fonction bien à nous dans cet univers.

Définition de la conscience

La conscience est un phénomène mental lié à la perception et


la manipulation intentionnelle de représentations mentales,
qui comprend :

• La conscience du monde, qui est en relation avec la


perception du monde extérieur, des êtres vivants, doués ou
non de conscience, dans l'environnement et dans la société
(autrui).

• La conscience de soi et de ce qui se passe dans l'esprit


d'un individu : perceptions internes (corps propre), aspects de
sa personnalité et de ses actes (identité du soi, opérations
cognitives, attitudes propositionnelles).

La conscience est donc en lien avec les représentations


mentales, de soi ou du monde extérieur, que produit notre
cerveau, notre esprit. Une représentation mentale est une
image, faite dans notre mental, d’une réalité extérieure. Notre
cerveau produit des représentations mentales en
permanence. Pour que cette représentation mentale accède à
la conscience, il va falloir la mettre en mots. En terme
populaire, on pourrait dire qu’une pensée est une
représentation mentale mise en paroles. Que notre conscient
est donc le réceptacle de nos pensées, c’est-à-dire de
représentations mentales devenues conscientes grâce au
langage.

Nous voyons, avec ces définitions du psychisme, que la


division inconscient/conscient du psychisme en est une
caractéristique importante et que la partie consciente est
composée de pensées, préjugés, morales, points de vue, et
philosophies qui forment, comme nous le verrons plus tard,
les briques construisant la vision du monde d’un individu, son
identité sociale, qui formeront l’arrière-plan de son
comportement conscient, en un mot, son Moi. En d’autres
mots, nos attitudes, notre comportement conscient est la
résultante de la relation entre une situation donnée et la
réponse que nous lui donnons, cette réponse provenant de
l’activité mentale consciente qui consiste à choisir entre
plusieurs représentations mentales, en faire une synthèse et
la transformer en une décision de comportement. Par
exemple, un élève est convoqué par son professeur.
Immédiatement, une intense activité mentale va se mettre en
branle pour essayer de comprendre une telle convocation,
suivant le résultat de cette activité mentale un prototype de
réponse va être envisagé, un type de comportement va se
mettre en branle, jusqu’au moment fatidique où, face au
professeur, l’élève va être mu à la fois par son comportement
subconscient, qui va permettre au professeur de deviner
immédiatement l’état d’esprit dans lequel l’élève se trouve et
par son comportement conscient qui va le pousser à être très
poli, parler posément, en bref à « assurer », ou du moins
essayer.

Car, si notre comportement volontaire est le reflet de notre


pensée consciente, notre comportement inconscient est le
reflet de nos représentations mentales inconscientes. Et
l’astropsychologie a beaucoup à nous apprendre sur ce sujet,
spécialement dans les rapports qu’entretiennent la Lune et le
Soleil.

Prenons un exemple simple pour imager ce processus : Le


sujet a le Soleil en Gémeaux et donc un de ses principes
conscients est que la vie n’est qu’un jeu et qu’en cela rien n’a
d’importance. L’identité sociale qui va se former autour d’une
telle pensée consciente est celle d’une personne gaie, enjoué,
prenant les choses à la légère, voire irresponsable pour
certains points de vue opposés. son comportement conscient
sera donc de se présenter sous un jour joyeux, aimant rire et
faire rire, rabrouant les « pisse froid » …

Par contre, sa Lune est en Vierge et donc une de ses pensées


racines, c’est-à-dire pensées dont il n’est pas conscient parce
qu’elles se sont implantées dans son esprit avant qu’il soit en
âge d’en prendre conscience, cette pensée racine est que le
monde est une jungle. Le comportement subconscient qui va
en découler sera une certaine méfiance du monde extérieur.
Méfiance dont il ne sera pas conscient mais que son entourage
percevra au travers de ses réactions subconscientes, celle de
sursauter facilement, par exemple.
La Lune Vierge va donc symboliser un comportement
subconscient méfiant, timide, prenant les choses au sérieux et
le Soleil Gémeaux va cacher cette timidité derrière un
comportement conscient rigolard, prenant les choses peu au
sérieux. Ce rapport subconscient/conscient engendrant une
personnalité ambivalente qui va en surprendre plus d’un. C’est
aussi une personnalité qui, ne voyant de lui-même que son
comportement conscient, joyeux et léger ne comprendra pas
pourquoi « les gens » ont cette attitude méfiante vis-à-vis
d’elle, attitude méfiante subconsciente qui n’est que le reflet
de sa propre attitude méfiante subconsciente, que le
subconscient des personnes en face captera au premier abord,
quitte à l’oublier plus tard face au comportement Gémeaux
conscient.

Car deux subconscients dialoguent entre eux, sans mots ni


concepts abscons, mais de manière bien plus direct et efficace
que deux conscients. C’est-à-dire que votre subconscient se
sera fait une idée de la personne en face de vous avant même
qu’elle vous ait adresser la parole, tout simplement en
décodant son comportement subconscient. Et vous sentirez
donc la méfiance de cette personne avant même de voir son
côté joyeux. Puis, quand elle vous aura bien fait rigoler, vous
relèguerez votre première impression, sa méfiance, au fond
de votre subconscient, car les mots sont plus forts que les
sentiments.

Le rapport Individuel/collectif
Examinons le corps humain. C’est un ensemble de cellules
individuelles qui, regroupés en une certaine structure forment
un corps. La cellule est l’individu et le corps le collectif. De
même, examinons un pays comme la France. C’est un
ensemble d’individus qui, regroupés ensemble par certaines
caractéristiques, langue, coutume et culture, vont former une
nation, elle-même unique, la France. Le citoyen est l’individu
et la nation française le collectif. Cette nation va se rassembler
avec d’autres nations pour former un collectif de nations
européennes, collectif qui deviendra lui-même une entité
individuelle, la Communauté européenne…

Nous voyons donc une succession de strates dans lesquelles


des formes individuelles se regroupent pour constituer un
collectif, collectif qui va devenir à nouveau une entité
individuelle, en se regroupant avec d’autres entités
individuelles de niveau supérieur…Un collectif de cellules
forme un corps humain individuel. Un collectif d’individu
forme une famille ou une tribu. Un collectif de famille forme
une nation. Un collectif de nations forme un continent ou un
empire…Les deux notions sont donc totalement imbriqués
l’une dans l’autre, un collectif devenant une entité individuelle
qui va reformer un collectif en se regroupant avec d’autres
individus qui suivent les mêmes règles, coutume, idéologie...

Un « grand système » est un ensemble d’individus obéissant à


un ensemble de règles communes. Comme le montre la «
mathématiques des grands systèmes », plus connue sous le
nom de Théorie du chaos, ces grands systèmes sont soumis à
des « probabilités de comportement », des probabilités de
destin, qui leur sont propres, comme toutes entités
individuelles.
Comme pour le rapport inconscient/conscient, les deux
concepts individuel/collectif sont tellement imbriqué l’un à
l’autre que, au niveau psychique, il est difficile de discerner ce
qui ressort de l’un ou de l’autre. Ce qui ressort de la
personnalité consciente individuelle, ou conscience
individuelle, et ce qui ressort de la conscience collective.
D’autant plus que, par notre éducation, c’est avant tout la
conscience collective que nous avons assimilée, sa langue, ses
formules de politesse, ses us et coutumes, écrasant fortement
toute forme d’individualité psychique. La société fait tout son
possible pour développer l’aspect collectif de notre psychisme
et faire de l’individu un pion à son service, ne tolérant son
aspect individuel que dans la mesure où celui-ci ne peut être
complètement soumis. L’armée en est une caricature puisque
le but de l’entrainement militaire est de complètement
dresser l’individu et le soumettre au point qu’il s’en oublie lui-
même et soit prêt à mourir pour la Nation, le collectif.

Par contre, la crise d’adolescence, comme la crise de la


quarantaine, sont justement des sursauts de la conscience
individuelle face à la pression du collectif et montre que la
Nature a autant besoin de l’un que de l’autre. Car sans
l’individu il ne peut y avoir de collectif, et vice versa. Sans
l’individu le collectif ne peut pas créer, évoluer, se reproduire,
avoir conscience de. Le collectif est un système qui ne peut se
remettre en question sans la participation d’individus pour
faire ce travail. On remarque d’ailleurs que les collectifs
luttent automatiquement contre ces individus qui le
remettent en question, ces « esprits révolutionnaires ».

L’étude de l’astropsychologie nous aidera à discerner « l’esprit


individuel », celui qui ne suit que ses propres lois, indifférent
aux modes ; de « l’esprit collectif », celui qui suivra
scrupuleusement les règles sociales. Un psychisme humain
n’est jamais totalement individuel ni totalement collectif, c’est
un mélange subtil des deux, une conscience individuelle
baignant dans une conscience collective.

Citons Dane Rudhyar, le père de l’astrologie humaniste, le


premier astrologue ayant mis en relief cette dichotomie
individuel/collectif dans le zodiaque : « Ce conflit intervient en
parallèle et en fonction d’une lutte entre les facteurs
individuels et collectifs de la personnalité ; entre le désir de
participer ou d’être soumis à un certain mode de vie collectif
et social et la volonté d’exprimer son identité unique ; entre la
certitude que l’on est une partie d’un tout plus grand que soi
(société ou humanité) et le sentiment intime qu’on est aussi un
tout, unique et se suffisant à lui-même. » Le cycle de la
lunaison. Page 16.

Dans la littérature astrologique et spiritualiste vous trouverez


souvent les mots « Moi social » et « Moi authentique »,
souvent mis en opposition l’un avec l’autre. Le Moi social étant
cette personnalité consciente que vous montrerez quand vous
êtes en société, l’aspect collectif de votre psychisme conscient
alors que le Moi authentique est cette personnalité qui vous
est propre, non soumise à la pression sociale, quand vous
pouvez être vous-même, l’aspect individuel de votre
psychisme conscient. Le Moi social est donc relié à l’esprit
collectif et le Moi authentique est relié à l’esprit individuel
d’une personnalité. Nous étudierons plus en profondeur ces
deux termes dans la suite de notre exposé.
Les représentations mentales.

La représentation mentale est un concept clé de la


psychologie cognitive. En voici une définition : « Une
représentation mentale ou représentation cognitive est
l'image qu'un individu se fait d'une situation. Elle est au
confluent des sensations et de la mémoire. Dans une situation
donnée, les sensations vont susciter l'activation d'informations
contenues en mémoire ce qui provoquera les réactions du
sujet. ».

Cette définition colle parfaitement à la définition d’un préjugé


ou stéréotype. « Expression ou opinion toute faite, sans
aucune originalité, cliché. »

« Elle est au confluent des sensations et de la mémoire. » Cette


partie de la définition nous explique qu’une représentation
mentale est une image que l’on se fait d’une situation, qu’elle
est toujours accompagnée de sensations, qu’elles soient
physiques, émotionnelles ou sentimentales et qu’elle éveille
toujours la mémoire afin d’associer toute représentations
mentales d’une situation à des souvenirs d’autres situations
analogues, des associations d’idées, des philosophies
personnelles…Une représentation mentale entrainant donc
sensations, émotions et autres représentations mentales, par
association d’idées, en un dialogue intérieur sans fin.

Un ensemble structuré de représentations mentales forment


une idée, une pensée, un concept…allant jusqu’à une «
philosophie de vie » lorsque ces représentations mentales
sont conscientes et des « pensées racines » lorsqu’elle sont
inconscientes.

Une représentation mentale peut donc être inconsciente ou


consciente. Consciente quand on la conscience la perçoit,
inconsciente lorsqu’elle est stockée en mémoire. Notre
mémoire est une banque de données de représentations
mentales avec les sentiments/sensations/émotions qui lui
sont liés. C’est pour cela que, comme le dit la définition, « dans
une situation donnée, les sensations vont susciter l'activation
d'informations contenues en mémoire ce qui provoquera les
réactions du sujet ». L’ensemble de ces « réactions du sujet »
formant ce que l’on appelle un comportement.

C’est une partie importante à bien comprendre. Je répète


donc sous une autre forme. L’origine de nos comportements
est la réaction aux représentations mentales qui peuplent
notre esprit. « Je ressens donc je réagis » étant à la base de
notre comportement subconscient et « je pense donc j’agis »
étant à la base de notre comportement conscient.

La plupart des sensations associés aux représentations


mentales sont de l’ordre du neutre, ou proche du neutre ce
qui fait que l’on ne les perçoit pas toujours consciemment,
mais il y a toujours un sentiment/émotion associé à une
représentation mentale. Vénus n’est jamais très éloigné de
Mercure dirons-nous en symbolique astrologique. Plus le
sentiment associé à une représentation mentale est fort plus
cette dernière deviendra consciente et importante dans
l’esprit du sujet.

Une représentation mentale, et le sentiment qui y est associé,


est donc une image du monde qui se crée dans le cerveau.
C’est ce que l’humain a tendance à prendre pour « la réalité ».
Or, la carte n’est pas le territoire. Une représentation mentale
n’est qu’une vision du monde et non la « réalité » de ce
monde. Pourtant, l’humain a la fâcheuse tendance à prendre
sa vision du monde pour la réalité.

Dans une situation particulière, par souci de rapidité et


d’efficacité, le cerveau va, subconsciemment, piocher dans la
mémoire une représentation mentale qui corresponde à cette
situation et réagir en fonction. C’est ce que l’on appelle,
comme nous l’avons vu plus haut, une réaction automatique.
Le mental est donc cet ensemble de préjugés mentaux que
l’on a sur soi et sur le monde et cet ensemble de préjugés vont
provoquer des réactions à l’environnement, ensemble de
réactions qui vont se synthétiser en un « comportement ».
Ainsi dit, un comportement est la résultante des réactions que
nous avons, non pas face à la réalité d’une situation, mais à la
représentation mentale que nous nous en faisons. Plutôt que
de vivre la vie telle qu'elle se présente réellement, nous avons
tendance à la vivre à travers des couches de récits mentaux
sur ce qui se passe réellement, ce qui déforme notre capacité
à vivre les choses avec lucidité. Alors que, subjectivement,
nous sommes persuadés de réagir à la réalité de la situation.

Ce fait est la source de nombreuses erreurs que l’être humain


peut commettre, persuadé d’être lucide, alors qu’il ne perçoit
le monde qu’à travers le voile de ses propres représentations
mentales. Il est d’ailleurs quasiment impossible de percevoir
le monde sans l’aide de ces représentations mentales, à moins
d’avoir une intuition hors du commun, mais être lucide sur le
fait que notre point de vue sur le monde n’est pas une vérité
est déjà un grand pas vers la sagesse.
Comme nous le verrons plus en détail au chapitre suivant, Le
Moi freudien est donc formé par l’ensemble des
représentations mentales qui ont trait au sujet, à soi-même,
l’ensemble des représentations mentales qui entrainent des
comportements, comportements qui dessinent un portrait
psychologique du sujet. Sa mémoire personnelle, son identité,
l’image qu’il a de lui-même…

Dans la suite de notre exposé, les représentations mentales


concernant tout ce qui est « extérieur à soi », le monde
extérieur, seront nommées « l’Autre ».

Les représentations mentales en elle-même sont symbolisées


par Mercure, les sentiments/émotions rattachés à chaque
représentation mentale par Vénus, leur structure en un
ensemble conscient appelé Moi est symbolisé par le Soleil,
l’expression de ce Moi vers le monde extérieur étant
symbolisé par Mars.

J’en profite pour faire remarquer aux spiritualistes


francophones qu’en anglais, le Moi freudien se traduit par le
mot Ego. L’Ego n’est donc pas cet entité fat et prétentieuse qui
prendrait ascendance sur vous pour vous rendre
hypersensible et émotionnel face à chaque remise en question
mais simplement votre Moi qui réagit à chaque remise en
question de l’une de ses représentations mentales, tout
comme le corps réagirait à chaque fois qu’on lui arrache un
morceau de peau.

Une représentation mentale (RM) n’est donc qu’une image de


la réalité qui s’est imprimée dans notre mémoire, notre
cerveau, cependant comme nous avons tendance à la
confondre avec la réalité, à confondre la carte et le territoire,
nous sommes sûr que ce que nous pensons est vrai, la vérité,
la réalité, oubliant totalement que la « vérité vraie » nous est
inaccessible.

Exemple : vous regardez une table et vous en faites une RM


dans votre cerveau. Subconsciemment, vous êtes sûr de voir
la réalité de cette table. Pourtant, en même temps que vous
une fourmi placée à coté de vous regarde aussi cette table. La
RM que la fourmi ferra de cette table sera forcément
différente. Quelle RM sera la plus proche de la réalité qu’est
cette table ? aucune car aucune représentation mentale de
qui que ce soit ne pourra représenter l’intégralité de cette
table, au niveau physique, comme au niveau atomique ou
même quantique. Une représentation mentale est donc faite
pour nous aider à appréhender et comprendre le monde mais
n’est en rien la réalité du monde.

Ce sont ces systèmes de représentations mentales que les


mystiques appellent « la maya », l’illusion du monde, le voile
qui nous sépare de la réalité. A partir de ce moment, la réalité
et l’image mentale de cette réalité vont vivre une vie parallèle,
jumelle, chacune ayant sa vie propre. Si les deux restent
parallèles, l’esprit reste lucide. Si les deux divergent la perte
de réalité commence.

Les deux niveaux de Moi. Le Moi individuel


et le Moi collectif.
Avant de parler du Moi, parlons de Je, car nous allons utiliser
ce concept pour définir le premier quartier du Zodiaque.
Lorsque Bébé nait et qu’il n’a pas encore développé de
représentations mentales de lui-même ni de l’environnement,
d’identité, cela ne l’empêche pas de vivre pour autant. Sa vie
sera réglée par des habitudes psychobiologiques, tournée vers
la survie et le développement naturel du corps. Il n’a pas de
Moi mais est un Je, individuel, égocentrique, un Je qui n’est
que pure réaction aux stimuli intérieurs comme extérieurs,
réactions subconscientes, sans références mentales sur
lesquelles s’appuyer pour y répondre. Le Je est donc ce corps,
le système parasympathique et les émotions qui l’animent,
sans freins, sans identité/égo, sans différenciation psychique
de son environnement. Cet état psychique inconscient avant
qu’un Moi commence à prendre forme.

Le Moi freudien est une notion assez floue pour en trouver des
définitions assez variées suivant les interprétations. Selon
Freud, « Un individu donc est selon nous un Ça psychique
inconnu et inconscient, à la surface duquel est posé le Moi qui
s'est développé à partir du système préconscient comme de
son noyau [...] ; le Moi n'enveloppe pas complètement le Ça
mais seulement dans les limites où le préconscient constitue sa
surface, donc à peu près comme le disque germinatif est posé
sur l’œuf. Le Moi n'est pas nettement séparé du Ça, il fusionne
avec lui dans sa partie inférieure. » Il ajoute que le Moi porte
une calotte acoustique, donc l'importance des mots réside non
pas simplement au niveau d'une signification, mais au niveau
des « restes mnésiques du mot entendu ». Freud insiste
également sur le fait que le Moi est avant tout un Moi-corps: «
Il peut être considéré comme une projection mentale de la
surface du corps et représente la surface de l'appareil mental.
» En outre, il est important de souligner que le seul accès que
l'individu ait à son corps passe par le Moi.

Il serait donc plus prudent de faire comme les psychologues


cognitifs ou behavioristes, carrément éviter d’employer ce
concept. Si eux le peuvent c’est parce qu’ils se contentent
d’analyser des observations sans jamais proposer de modèle
du psychisme. Or notre propos ici est de proposer un modèle
du psychisme basé sur la théorie astrologique. C’est pourquoi
le concept de Moi est intéressant dans le cadre de notre travail
mais nous devrons d’abord en donner une définition claire.

Avant Freud, qui n’a pas inventé mais repris ce terme, le Moi
signifiait « la personne humaine en tant qu'elle est consciente
d'elle-même et objet de la pensée ». Le Moi est donc
conscience et pensée de soi, c’est-à-dire image de soi.

Le Moi serait donc l’ensemble des représentations mentales


conscientes qui tourne autour de soi et permettent de nous
définir, définir notre identité, notre vie, notre comportement,
notre relation avec l’environnement

Notre Moi, est donc l’ensemble des représentations mentales


qui meublent la partie consciente de notre psychisme. Ainsi
mes propres représentations mentales de moi-même sont : Je
suis un homme, je suis français, je suis passionné d’astrologie,
je suis le père de deux enfants, je suis Laurent Juillard, mais
aussi je me pense timide, je crois avoir l’esprit d’aventure, on
dit de moi que j’ai un regard dur…Toutes ces représentations
mentales plus ou moins conscientes, donc à la limite du Ça,
comme dit Freud, qui viennent de mon tempérament, de la
vision que mes parent ont projeté sur Moi, de la vision du
monde hérité de mon éducation et de ma culture, de ce que
je pense de moi en observant mes réactions à divers
situations, de l’idéal de moi qui niche au fond de ma
subjectivité…toutes ces représentations mentales forment le
Moi, qui est donc un pur produit de notre activité mental. Sa
raison d’être étant de nous permettre d’avoir un cohérence
psychique temporelle, c’est-à-dire de garder une structure
psychique stable dans le temps, de se souvenir au petit matin
de qui on était la veille.

On peut donc dire que le Moi est l’image mentale que l’on a
de notre personnalité, l’idée subjective de nous-même, à
laquelle j’accolerai « Je » qui est la réalité objective de nous-
même, de notre comportement, de notre identité, de notre
vie psychique subconsciente. L’utilisation de l’article exprime
bien cette différence entre LE Moi, objet psychique projeté
dans notre subjectivité et « JE », sujet vivant sa vie au moment
présent. Le premier étant une image virtuel niché dans notre
psychisme, se projetant dans le passé comme dans l’avenir, le
deuxième étant un corps et un esprit réel se mouvant dans la
réalité du moment présent.

Or, comme je le disais dans le chapitre précédent, l’humain a


la fâcheuse tendance à prendre la carte pour le territoire,
c’est-à-dire dans ce cas à confondre Je et Moi, voir même à
complètement oublier que derrière Moi il y a Je et que la
différence entre les deux, l’image et la réalité peut être assez
large. L’objectif d’un travail psychologique sur soi étant de
réduire au minimum l’écart entre Moi et Je.

Mais revenons au Moi puisque c’est cette image de nous-


même qui va être importante pour notre vie psychique.
Comme nous l’avons vu dans le chapitre intitulé « le rapport
individuel/collectif » le psychisme, et donc le Moi, est soumis
à l’influence de ces deux facteurs. Nous observerons donc
aussi un Moi individuel et un Moi collectif ou, pour être plus
précis, l’influence de facteurs individuels sur la formation du
Moi, formant ce que nous appellerons, par facilité de langage,
le Moi individuel et l’influence des facteurs collectifs sur les
représentations mentales qui formeront le Moi collectif.

On va donc distinguer ici quatre influences principales ayant


leur importance sur notre vie psychique :

Deux influences, internes, qui vont former, subconsciemment,


la partie individuelle de notre Moi :

• L’influence de l’ADN qui fait que l’on va naitre fille ou


garçon, grand ou petit, beau ou laid, physiquement ou
intellectuellement fort ou faible, timide ou expansif,
avec un certain tempérament ou un autre. Cette
influence génétique aura une grande importance sur
notre identité, notre Moi et donc notre vie. Cette
influence héritée de notre génétique est un des
facteurs qui façonneront notre Moi individuel.
• L’influence de l’âme et de son bagage karmique qui
fait que l’on va naitre avec tel don ou tel handicap,
naitre dans telle ou telle famille avec son statut social
et son héritage psychique plus ou moins lourd à
porter, naitre avec tel ou tel « mission de vie » ou
vocation inconsciente, …Cette influence dite
karmique, de l’ordre du destin en tout cas, aura une
grande importance sur le développement de la partie
individuelle de notre Moi. De nombreux spiritualistes
et astrologues nomment cette partie du Moi, le Moi
authentique ou le Moi profond, car il vient du plus
profond de l’inconscient, de cette partie du psychisme
encore reliée à l’âme. Nous utiliserons, dans le reste
de cet essai, le terme de Moi authentique pour
désigner cette partie du Moi.

Deux influences, externes, qui vont former, consciemment, la


partie collective de notre Moi :

• L’influence de l’éducation familiale et culturelle, celle


que nous subissons lorsque la partie consciente du
psychisme est encore non développée, à un âge où
nous absorbons tout, telle une éponge, sans passer
par le filtre de l’analyse consciente de l’information.
Celle-ci affecte donc surtout le subconscient et est
très puissante. Elle restera subconsciente, à moins de
faire un travail psychologique pour l’amener à la
conscience, ce qui est le but principal de la
psychanalyse. Nous utiliserons le terme de Moi
culturel pour parler de cette partie du Moi.
• L’influence du groupe social dans lequel, adulte, nous
avons consciemment choisi de vivre. Cette influence
est en grande partie due au phénomène
d’identification, influence dont la puissance a été mis
en valeur par la célèbre expérience de psychologie
dite « expérience de Stanford » qui montre l’énorme,
et rapide, influence qu’a sur le Moi le simple fait de
s’identifier consciemment à une position sociale.
Nous pouvons tous le constater dans notre propre vie
si nous y prêtons attention. Il suffit de voir comment
notre comportement peut changer quand, par
exemple, nous passons de l’école à l’université, nous
passons du statut de simple employé à celui de
responsable, ou du statut d’amants à couple
marié…Tout cela est dû à la pression du milieu social
sur notre psychisme et notre Moi. Nous utiliserons le
terme de Moi social pour parler de cette partie du
Moi.

Nous voyons donc ici que les parties individuelles et collectives


du psychisme et du Moi sont nommées ainsi non pas parce
qu’elles sont individuelles ou collectives par nature mais parce
qu’elles se sont développées sous l’influence de facteurs
internes, individuels ou externes, collectifs.

Prenons un exemple, forcément caricatural, pour illustrer cela.

Armande est née laide, très timide, mais avec un don pour la
musique. Hélas pour elle, ses parents sont peu affectifs,
autoritaires et n’ont aucun gout pour les arts. Adulte,
Armande choisira de de rentrer dans les ordres et deviendra
l’organiste de l’église. Son Moi individuel est peuplé de
représentations mentales la dépeignant comme étant faible et
le monde impressionnant, d’où sa timidité, sa nature craintive,
par contre la mémoire de l’âme, ou son ADN si vous préférez,
donne à l’esprit d’Armande une faculté innée pour la musique.
L’éducation reçue ne favorisera pas ce don musical mais
l’autoritarisme parental va par contre renforcer sa vision d’un
monde extérieur « qui fait peur ». Le Moi culturel peut donc
contrer ou renforcer le Moi individuel, l’étouffer en partie ou
le soutenir. Devenue adulte responsable, Armande va donc
choisir, plus ou moins consciemment, la vie qu’elle voudra
mener, le collectif dans lequel elle voudra vivre, créant ainsi la
troisième couche psychique dans le Moi, le Moi social, le Moi
le plus visible par l’Autre. En rentrant dans les ordres, elle
intègrera en elle l’autoritarisme du Moi culturel et, en
devenant l’organiste du couvent, elle permettra à son Moi
authentique de trouver sa voie d’expression. Cet exemple
pour montrer que, là encore, les différentes parties du Moi
s’imbriquent en un puzzle pour synthétiser un Moi unique et
que l’équilibre de ce puzzle changera avec le temps et les
circonstances que la vie mettra sur son chemin.

Dans l’ordre chronologique du développement psychique,


comme nous l’étudierons plus en profondeur dans le chapitre
intitulé « Les cycles de développement du psychisme
humain », nous pouvons observer que le nouveau-né vient au
monde avec un corps et un tempérament, un Je, qui seront les
facteurs premiers de développement de son futur Moi
individuel ; un Moi authentique potentiel incarné dans son
inconscient, potentiel car non encore développé mais prêt à le
faire quand une certaine maturité psychique sera atteinte et
si les circonstances de vie le lui permette ; un Moi culturel qui
se développera sous l’influence de son milieu culturel, familial
et de l’éducation reçue ; un Moi social qui se développera
après qu’une certaine place dans la société aura été choisie
puis atteinte. Le Moi dans sa globalité étant le résultat des
rapports de force entre ces différentes parties du Moi et
l’équilibre entre ces parties dépendra des circonstances de la
vie.

L’étude du thème natal nous apportera beaucoup


d’informations sur les caractéristiques de ces différentes
parties du Moi et la manière dont ils vont se développer et
cohabiter dans la psyché du sujet.
Le Surmoi, la conscience

Le surmoi est, selon Freud, cette partie consciente de notre


psychisme qui peut contrer, limiter, faire barrière à d’autres
comportements conscients, ou des comportements
subconscient devenus conscients, car ils enfreignent des
règles sociales ou individuels en vigueur. Le surmoi est cette
voix intérieure de la conscience qui nous indique si nos actes
sont « normaux », « réglos » ou « vraiment pas bien ». Le
surmoi est donc ce juge de nous-même, la voix de la
conscience, celui qui nous ronge de culpabilité pour avoir
enfreint les règles de la morale. Les personnes ayant un
Surmoi fort sont des personnes maîtresses d’elles-mêmes et
entretenant ce dialogue intérieur qui leur permet d’avoir la
distance suffisante vis-à-vis d’elle-même pour pouvoir se voir,
s’évaluer et se diriger.

Freud en donne cette description : « J'ai envie d'accomplir tel


acte propre à me satisfaire, mais j'y renonce, par suite de
l'opposition de ma conscience. Ou bien encore, j'ai cédé à
quelque grand désir ; et, pour éprouver une certaine joie, j'ai
commis un acte que réprouve ma conscience ; une fois l'acte
accompli, ma conscience provoque, par ses reproches, le
repentir [...] » Le surmoi, qui inhibe nos actes ou qui produit le
remords, est « l'instance judiciaire de notre psychisme ». Il est
donc au centre de la question morale. »

Le Surmoi est à l’origine de ce sentiment de libre arbitre qu’a


tout être humain ayant développé son Surmoi. Cette
possibilité de dire « non » à nos désirs, envies, pulsions à ce
qui vient du subconscient, d’arrêter ou réorienter certaines
pensées conscientes, désigne ce que nous appelons notre libre
arbitre. C’est le signe d’un psychisme évolué ayant bien
développé sa dernière strate psychique, la strate saturnienne.

En psychologie populaire, le Surmoi est souvent désigné par le


terme « la conscience », cette conscience étant cette partie du
psychisme qui va observer, mesurer, juger, critiquer et limiter
le Moi, le mental, et les comportements qu’il induit.

Le phénomène de projection

Comme nous venons de le voir, nous ne pouvons envisager le


monde extérieur que dans la limite de nos connaissances,
c’est-à-dire des représentations mentales que nous nous en
faisons. De même nous nous représentons mentalement
l’Autre qu’en fonction des représentations mentales que nous
avons de nous-même. Il est impossible de connaitre l’Autre
directement puisque nous n’avons pas directement accès à
son mental. Nous utilisons donc, subconsciemment, nos
propres représentations mentales pour les appliquer, les
projeter dit-on en langage psychologique, sur l’Autre.

Ainsi face à l’attitude d’une personne, nous cherchons


subconsciemment en nous ce qui motiverait une telle attitude
de notre part et nous la « projetons » sur l’autre pour
comprendre, ou juger, son attitude. Prenons par exemple le
cas d’une personne agressive en face de vous. Si vous êtes
vous-même de caractère agressif, vous penserez « cette
personne est agressive » et vous commencerez aussitôt à le
devenir vous-même, projetant ainsi votre propre agressivité
sur elle ; si vous n’êtes pas agressif de caractère vous penserez
« cette personne a un problème, elle est de mauvais poil » et
votre réponse à son agressivité sera complètement différente.
Un exemple de plus montrant que nos comportements sont
des réactions à nos représentations mentales.

Nous avons donc une tendance automatique à projeter nos


propres traits de caractère sur les autres et, comme de
nombreuses études de psychologie l’ont montré, à penser que
tout le monde nous ressemble psychologiquement, ou
presque.

La personnalité

Il faut bien différencier le Moi de la personnalité. La


personnalité est l’ensemble de nos comportements,
conscients et subconscients alors que le Moi est l’image
mentale consciente que nous nous faisons de nous-même, de
notre subjectivité et de notre relation avec le monde
extérieur.

La partie subconsciente de notre personnalité échappant, par


définition, à notre conscience nous ne voyons qu’une partie
de notre propre personnalité, qui est le Moi, du moins les
manifestations visibles, comportementales du Moi. Notre
entourage immédiat, percevant les comportements
subconscients qui nous échappe, va avoir une vision différente
de notre personnalité que nous. Quant aux Autres, ils ne
percevront que notre Moi social, passé au crible du Surmoi.

C’est l’ensemble du thème astral qui montre la personnalité


alors que le Moi est symbolisé par le triptyque Soleil-Mercure-
Vénus et leur position dans le zodiaque.

L’âme et le karma.

Nous allons maintenant nous éloigner un peu de la


psychologie classique, matérialiste et cartésienne, pour
rentrer dans le domaine de la « spiritualité », où âme et karma
sont des concepts importants qui trouvent leur place logique
dans la symbolique astrologique.

L’âme est traditionnellement considérée comme une entité


psychique/spirituelle incarnée dans un corps, qui survit à la
mort de ce corps pour se réincarner dans un autre corps et
continuer à accumuler des expériences afin de « grandir ».
Une vieille âme étant une âme ayant accumulée de
nombreuses vies terrestres.

Or en astrologie nous observons que la notion de cycle


implique un début, le 0 degré du Bélier, qui est dans la
continuité d’une fin, le 29 degré du Poissons, en un éternel
recommencement créateur d’une spirale évolutive. Cette
notion de spirale évolutive s’applique parfaitement à une
vision cyclique et évolutive d’une âme qui serait la forme
individualisée de l’âme collective humaine qui traine ses
guêtres sur Terre depuis plus de 300.000 ans.
Cette âme individuelle s’incarne sur terre en apportant un
bagage karmique avec elle. Ce bagage karmique prend la
forme du destin et de l’influence qu’aura celui-ci sur notre
personnalité et notre vie. Ce destin commence par le hasard
génétique qui va nous faire naitre mâle ou femelle, sain ou
maladif, beau ou laid, fort ou faible…Il va ensuite prendre la
forme de la famille dans laquelle nous allons naitre, une
famille psychiquement soudée ou une mère célibataire, une
famille aisée ou vivant dans un bidonville, des parents affectifs
ou distants…Ce karma/destin contre lequel nous ne pouvons
rien et qui aura pourtant une influence considérable sur notre
psychisme, spécialement pendant la jeunesse et la formation
du Moi individuel, ce karma qui sera la pierre angulaire de la
formation du Moi authentique

De plus, toute personne ayant eu et élevé des enfants


s’aperçoit bien que ceux-ci ne naissent pas vierge
psychiquement. Ils naissent déjà avec un comportement
individuel, un tempérament comme disent les psychologues,
qui dépasse l’instinct, qui, lui, est commun à tous les membres
d’une même espèce. Bien sur ce tempérament peut être
expliqué par la combinaison génétique propre à chaque
individu et qui, même entre frères et sœurs, peut être
grandement différente et le but de ce livre n’est pas de
trancher cette question. Mais la notion d’âme, notion
millénaire, peut aussi expliquer cette différence sans même
rejeter l’explication génétique mais en lui ajoutant une
profondeur, celle de l’évolution humaine et d’un sens à la vie.
La combinaison de l’ADN du bébé pouvant être la forme
génétique que prend son âme.
Ce qui nous intéresse ici, du point de vue astrologique, c’est
de bien comprendre qu’un bébé n’est pas « une feuille vierge
» à la naissance, comme le veut la croyance populaire, mais
qu’il arrive sur terre avec un certain bagage psycho-spirituel
que l’on appelle âme/karma/destin et qui sera la fondation
psychique sur laquelle se construira le Moi individuel.

La notion d’âme permet aussi de donner un sens plus profond


à la vie humaine en étalant dans le temps un processus
d’évolution spirituel qu’il ne serait pas possible d’accomplir en
l’espace d’une si courte vie, sans parler de ceux qui meurent
jeunes.

C’est une notion qui permet aussi de ne pas sombrer dans le


désespoir du « à quoi bon » lorsque les évènements tournent
au vinaigre. On peut alors interpréter ces évènements,
d’abord ressentis négativement, comme étant là pour fournir
à notre âme l’expérience dont elle a besoin pour évoluer et
cette pensée nous permet de bien mieux faire face à la
tempête, en lui donnant un sens, une raison d’être.

C’est enfin une notion qui réduit grandement les angoisses


face à la mort car elle nous permet de nous identifier à
quelque chose de bien plus vaste que notre propre Moi qui va
lui, effectivement, disparaitre à jamais au moment de la mort
physique du cerveau. Car il ne faut pas confondre âme et Moi.
Ce n’est pas vous, votre personnalité et ses gouts, ses
souvenirs et ses faiblesses qui vont survivre à la mort physique
c’est votre âme, c’est-à-dire cette efflorescence de l’âme
collective humaine, qui, après la mort physique va se refondre
dans cette âme collective avant de « refleurir » sous la forme
d’un nouveau corps et d’une nouvelle destinée, participant
ainsi à l’évolution de l’espèce humaine.

Bref que l’âme existe ou pas n’est pas ce qui nous importe le
plus dans cet exposé et, comme pour Dieu, nous n’aurons
jamais la réponse. Ce qui importe est le fait qu’intégrer cette
notion dans l’astrologie et notre « philosophie de vie » nous
permet d’avoir une vision du monde bien plus large,
cohérente et porteuse de paix pour l’esprit.

L’Esprit et l’intelligence collective et divine.

Voici une définition de l’Esprit, avec un E majuscule, et les 3


sens que l’on donne à ce terme :

1. « Souffle de Dieu. Saint-Esprit ou Esprit saint, la


troisième personne de la Trinité, qui procède du Père et du
Fils.

2. Inspiration provenant de Dieu.

3. Principe de la vie de l'homme. »

L’Esprit s’incarne dans l’humain, à travers son esprit, son


psychisme, pour réaliser la « mission divine » que Dieu, la Vie,
lui demande d’accomplir durant cette incarnation. Jésus, qui
s’est incarné sur Terre pour répandre la parole d’amour de
Dieu, en est le symbole chrétien. Mais chaque humain ouvert
aux « énergies plutoniennes » peut, à son échelle et s’il est
prêt à abandonner son égocentrisme naturel, participer à
l’avènement de l’Esprit divin dans la conscience collective
humaine.
L’organisation générique du
psychisme humain et son
symbolisme planétaire

Dans ce chapitre, nous allons voir plus en détail l’organisation


en strates du psychisme humain, et son affiliation symbolique
aux planètes.

Un peu comme on le retrouve dans la structuration du cerveau


ou la formation du Moi, le psychisme humain est organisé sous
forme de 7 couches, ou strates psychiques, successives :

La strate animale.

La strate émotionnelle.

La strate cognitive ou mentale.

La strate identitaire.

La strate sociale.

La strate supramentale.

La strate transcendantale.

L’humain descend du singe. La première strate psychique est


donc animale et s’extériorise sous la forme des instincts. Les
trois principaux instincts, dont des sous instincts découleront,
sont l’instinct de survie, l’instinct de reproduction et l’instinct
grégaire (l’instinct de vivre en groupe). Toutes les fonctions
psychiques supérieures, et donc la grande majorité de nos
comportements, ont ces trois instincts comme base. Cette
idée choque beaucoup de gens car il déplait à l’orgueil humain
de se trouver « rabaisser » à son animalité, et pourtant…Cette
strate est donc totalement subconsciente et le restera car
nous allons habiller nos instincts de représentations mentales
afin de les considérer non plus comme des instincts mais
comme des choix personnels, occultant définitivement de
notre conscience, ou presque, notre état animal. Nous
retrouvons dans la strate instinctive la polarité
individuelle/collective. L’instinct de survie est de polarité
individuelle, l’instinct grégaire de polarité collective. L’instinct
de reproduction, allant avec celui de défendre sa progéniture,
étant un mélange des deux. Cette strate psychique est
symbolisée par la Terre.

La strate suivante est la strate émotionnelle. « Une émotion


est une réaction biologique et psychologique à une situation.
Elle a d'abord une manifestation interne et génère une
réaction extérieure. Elle est provoquée par la confrontation à
une situation et à l'interprétation de cette situation. ». Cette
strate est surtout liée aux deux premiers instincts. L’instinct de
survie, qui induit une émotion favorisant l’attaque ou la fuite,
l’instinct de reproduction qui favorise les émotions liées à
l’attraction et à la reproduction sexuelle. Les émotions sont
des réactions réflexes, physiques et psychologiques, et seule
sa « manifestation extérieure » peut être contrôlée. C’est donc
une strate qui agit essentiellement à un niveau subconscient.
La prise de conscience de l’émotion, quand elle se réalise, ne
se fait, la plupart du temps, qu’après que l’émotion soit
passée. La strate émotionnelle, étroitement liée à la vie
réflexe subconsciente, est symbolisée par la Lune.
La strate suivante est la strate dite cognitive ou mentale. C’est
celle où l’environnement et les relations de cause à effet qui
provoquent les évènements qui animent cet environnement
sont observés, mémorisés, archivés. Celle où les
représentations mentales résultantes de ces observations
sont faites et stockés en mémoire, chaque représentation
mentale étant, comme on l’a vu, associée à une
émotion/sentiment, donc relié à la strate émotionnelle
précédente. Face à une situation, l’analyse d’abord
sentimentale, « j’aime ou j’aime pas », « ça m’attire ou ça me
repousse » puis mentale « à quoi cela ressemble-t-il, est-ce un
danger, est-ce mangeable… » permet de comprendre cette
situation puis de décider quelle réponse y donner, quelle
action lancer. La strate cognitive est symbolisée par le couple
Mercure/Vénus.

Avec ces trois strates, nous sommes encore au niveau du


psychisme animal. C’est avec la quatrième strate que nous
passons du niveau animal au niveau humain.

Cette strate est la strate identitaire, celle du Moi. Pendant la «


phase animale » précédente, poussé par notre instinct
grégaire, nous ne sommes qu’un élément du troupeau, sans
identité consciente particulière. La phase identitaire est due
au développement d’un phénomène « d’individualité » qui
pousse l’animal en nous à se détacher du troupeau pour «
devenir quelqu’un », développer sa particularité autour d’un
système de représentations mentales unique. Pendant la «
phase identitaire » nous développons un sens de nous-même
et de notre place dans la société, autant poussé par la société
elle-même que par une pression interne, individualiste, qui
nous pousse à « devenir quelqu’un ». C’est donc une strate à
la jonction de l’individuelle et du collectif, ou les deux forces
se fondent pour créer le Moi. La force individuelle héritée de
la poussée transcendantale uranienne, source du Moi
authentique et la force collective, hérité de l’éducation et de
la pression sociale jupitérienne, source du Moi social. La strate
identitaire est symbolisée par le Soleil.

La strate sociale. Elle est dérivée de l’instinct grégaire qui nous


pousse à vivre en troupeau. Cette faculté psychique est celle
qui nous pousse à nous organiser en société. Elle est donc
totalement reliée à la part collective du psychisme. Un
troupeau, ou même une tribu, est régi par des habitudes de
comportement, vécus subconsciemment, et la place que
chacun y occupe est plus la conséquence de sa nature
physiologique (jeune/vieux, homme/femme, fils de…) que de
sa capacité ou de ses ambitions individuelles. Une société est
un regroupement d’individus qui suivent des règles, des
coutumes, des lois qui vont définir une identité collective à
laquelle l’individu va s’identifier et faire sienne. Une fois ces
lois accepter, chaque individu est libre de trouver sa place en
fonction de ses capacités. Une société ouverte est donc une
société qui laisse place à l’individualité, dans la mesure du
respect de ses règles, au contraire d’une tribu ou à la place du
sujet n’est défini que par ses conditions de naissance.
Evidemment on trouve encore de nombreuses traces d’esprit
tribal dans une société moderne où être homme ou femme,
fils de quelqu’un ou orphelin, ne vous laissera pas les mêmes
chances. Ainsi, accepter volontairement les lois de la
République française va faire que l’on se dise, se sente
français. Être français va devenir partie intégrante de notre «
Moi social » et l’on va « déclarer la guerre » à quiconque
voudra la remettre en question, comme l’on va réagir
agressivement, égotiquement, à quiconque veut remettre en
question notre « Moi individuel ». La strate sociale est
symbolisée par Jupiter.

La strate supramentale. C’est la maitrise d’un langage aussi


élaboré que le langage humain et la capacité de celui-ci à créer
une vision du monde qui envisage ses aspects les plus abstraits
qui différencie la strate cognitive, encore animale, de la strate
supramentale, humaine. C’est ce pouvoir mental qui donne au
psychisme humain son extrême supériorité sur le psychisme
animal. Pour le meilleur comme pour le pire. Cette énorme
puissance cognitive est à la base de l’extrême degré de
complexité qu’atteignent nos sociétés grâce à la
compréhension, et donc la maitrise, qu’a l’être humain du
monde dans lequel il vit. La strate supramentale est aussi celle
du Surmoi qui, grâce à cette puissance mentale, est capable
prendre conscience de son propre Moi puis d’exercer un
contrôle sur lui en lui donnant les limites nécessaires à toute
vie en collectivité. La strate supramentale est symbolisée par
Saturne.

La strate spirituelle/transcendantale. Symbolisée par le trio de


planètes dites transpersonnelles, Uranus/Neptune/Pluton. Le
monde de L’Esprit est le monde de la strate spirituelle. Elle
échappe au monde conscient et c’est pourquoi peu de gens « y
croient ». Elle est reliée aux courants collectifs qui font
l’histoire de l’humanité et la manière dont ces courants vont
nous toucher ou nous emporter vers une destinée qui échappe
au contrôle du conscient. Elles symbolisent la force du destin,
ou de notre inconscient, qui nous pousse à évoluer, à
abandonner les vieux schémas de pensée, les vieilles habitudes
et continuer notre chemin évolutif. Elles symbolisent
l’inspiration de l’Esprit qui touchent les esprits ouverts à cette
strate, inspiration qui peut, ou non, toucher d’autres esprits et
faire évoluer les collectifs.
L’interprétation psychologique des
symboles planétaires

Présentation générale

En astropsychologie, chaque planète du système solaire peut


être associée à une fonction psychique et à tous les
phénomènes reliés à cette fonction psychique. Nous
entendons par fonction psychique les outils dont dispose le
psychisme pour fonctionner normalement. Par exemple
l’intuition, la sensibilité, l’imagination, la logique, le jugement,
la volonté…sont des fonctions psychiques.

Dans ce chapitre nous allons rapidement voir quelles fonctions


psychiques sont symbolisées par les deux luminaires et les
planètes.
Nous commencerons par rappeler la définition du psychisme,
donnée dans le chapitre intitulé « la vie psychique » : «
Ensemble, conscient ou inconscient, considéré dans sa totalité
ou partiellement, des phénomènes, des processus relevant de
l'esprit, de l'intelligence et de l'affectivité et constituant la vie
psychique. ».

Le psychisme est donc partagé en deux partie, la partie


consciente et la partie inconsciente, subconsciente. Nous
démontrerons plus loin pourquoi le Soleil va représenter la
partie consciente et la Lune la partie subconsciente du
psychisme. La Lune et le Soleil vont représenter la polarité de
base autour de laquelle va se construire le psychisme humain.
La polarité féminin/masculin dans la symbolique classique et
la polarité subconscient/conscient dans la symbolique
astropsychologique. Il est donc utile, en astropsychologie, de
les voir comme un couple indissociable et éviter de considérer
l’un sans considérer l’autre.

Les deux luminaires. Le couple Lune/Soleil

La Lune

Voici, pour rappel, quelques significations astrologiques


classiques pour la Lune : « Elle représente nos émotions, notre
sensibilité, notre inconscient, nos instincts et nos humeurs. Elle
est rattachée à l'enfance, la vie intime, la mémoire, le passé.
Elle est l'image archétypale de la femme. Elle est mise en
rapport avec la maternité, la mère, la femme pour l'homme…
»

Emotions, sensibilité, instincts, humeurs, états d’âme, voici


une série de qualificatifs qui ramènent tous à l’idée de
subconscient, telle que nous l’avons défini au premier
chapitre. Toutes ces manifestations psychiques se passent en
dessous du seuil de conscience et n’y apparaissent que si nous
orientons volontairement notre conscience vers nous-même
et notre vie subjective, notre vie biopsychologique et pas
notre vie mentale.
La Lune symbolise l’état psychique de l’enfant qui n’a pas
encore une conscience, du monde extérieur ni de lui-même,
bien développée ; un enfant dont le comportement n’est
mené que par le subconscient. Il n’est qu’émotions,
sensibilité, instincts, humeurs et états d’âme. Jusqu’à ce que
le mental conscient prenne le dessus et l’emmène dans
l’histoire de sa vie qu’il passera son temps à construire,
mentalement d’abord, grâce à au principe d’identification
solaire, puis en réalité, grâce à la fonction marsienne.

" il y a dans l’adulte un enfant, un enfant éternel toujours en


état de devenir, jamais terminé, qui aurait besoin
constamment de soins, d’attention et d’éducation".

Carl Gustav Jung , « L’Âme et la vie » p/333

Cet éternel enfant qui est en nous, même s’il est souvent
réprimé, est symbolisé par la Lune.

La sensibilité, fonction principale chez l’enfant qui n’a pas


encore développer toute sa cognition du monde, son mental,
est une valeur lunaire. Elle est le premier moyen de perception
du monde que nous expérimentons, le seul que possède le
bébé qui vient de naitre et les animaux les plus primitifs. C’est
LE mode de communication instinctif, que nous avons dès la
naissance, sans apprentissage. C’est un mode de
communication qui touche essentiellement le niveau
subconscient du psychisme. On retrouve encore une relation
entre la Lune et le subconscient, comme pour les instincts.

Le subconscient ayant ses propres réactions à des facteurs


extérieurs ou intérieurs qui échappent à notre conscience, ces
réactions physiologiques seront nommées « humeur », « états
d’âmes » et attribuées à une « sensibilité » toute « féminine »
pouvant provoquer des « émotions dont l’origine reste
mystérieuse » car se passant sous le seuil de conscience. Tous
ces mots étant traditionnellement attribués à la symbolique
lunaire car tous en relation avec l’activité subconsciente.

La Lune symbolise donc ce subconscient rempli de schémas


automatiques de comportement, de tempérament inné, de
complexes subconscients et de pensées racines héritées de
l’éducation, de routines de vie quotidiennes, qui vont se
synthétiser en une « personnalité subconsciente en mode
automatique de fonctionnement » représentée par la Lune.
Personnalité qui nous échappe, car subconsciente, mais que
perçoivent bien ceux qui nous entoure.

La Lune symbolise la fonction psychique affective. Il est


important de ne pas confondre affectif et sentimental. Le
premier est de l’ordre de la sensibilité lunaire, alors que le
second est de l’ordre du mental, comme son nom le montre.
La Lune symbolise l’affection, qui est un attachement
purement animal qui se passe de mots, alors que le sentiment
Vénusien se construit autour d’une histoire mentale, constitué
de mots et de phrases. Une histoire construite autour d’un
sentiment, c’est-à-dire d’un phénomène psychologique
d’attraction/répulsion typiquement vénusien.

La Lune symbolise la sensation corporelle et l’état d’âme que


sont les humeurs, qui sont là encore des ressentis
subconscients comme par exemple dans la situation où « je
me sens triste mais je ne sais pas pourquoi ». « je ne sais pas
pourquoi » voulant dire « je ne peux pas mettre de mots
dessus », c’est-à-dire « je ne peux pas le conscientiser ».
La Lune représente le système parasympathique, c’est-à-dire
le système neurophysiologique qui permet d’exécuter
subconsciemment toutes ces actions, sans avoir besoin d’y
penser. Ce système est le pilote automatique de notre corps
et de la vie quotidienne qu’il mène, en deçà de la conscience.
Système qui est le résultat d’un corps/système
parasympathique inné que l’éducation reçue aura modelé.
C’est au travers du système parasympathique que le corps
rejoint l’esprit, sous la symbolique lunaire.

La Lune symbolise donc la vie émotionnelle et ses émotions


sortant du subconscient, vécues par le corps entier et qui
envahissent le mental de leur énergie tandis que le Soleil va
symboliser la vie raisonnée et raisonnable, menée par la partie
consciente du mental qui va chercher à ne pas se laisser
dominer par les émotions qui perturbent son équilibre
psychique et sa clarté d’esprit.

« Le comportement d'un être vivant est la partie de son activité


qui se manifeste à un observateur. Le comportement des
animaux, humains et non-humains, peut être décrit comme
l'ensemble des actions et réactions (mouvements,
modifications physiologiques, expression verbale, etc.) d'un
individu dans une situation donnée. ». Nous avons donc deux
types de comportements qui agissent en parallèle, les
comportements conscients qui sont le reflet de notre
personnalité consciente et les comportements subconscients
qui sont le reflet de notre personnalité subconsciente. En
observant, par exemple, la manière dont une personne
conduit on aura un aperçu de son comportement
subconscient qui sera souvent différent de son comportement
conscient. Ainsi une personne en apparence calme pourra
avoir une conduite nerveuse.

Ce comportement subconscient, invisible pour le sujet lui-


même, est en général assez visible pour les proches du sujet
et celui-ci se montrera étonné lorsque vous le lui ferez
remarquer. Il faut admettre, même si c’est une pensée qui
effraie nombre d’entre nous, qu’une bonne partie de nos
comportements, donc de nous-même, échappe à notre
conscience. Ces comportements subconscients qui échappent
à notre conscience sont de symbolique lunaire.

Le langage subconscient passe par le corps, ce que l’on appelle


le langage corporel, et trahit souvent nos pensées
subconscientes. Deux subconscients s’observent et se jaugent
en percevant subconsciemment le comportement
subconscient de l’autre, les mouvements du visage par
exemple, sa nervosité, ses yeux…Tous les canaux par lesquels
passent les messages subconscients de l’autre ; le miroir de
son âme, comme l’on dit traditionnellement. C’est pourquoi
les premières minutes d’une rencontre sont importantes, car
c’est le moment ou les deux subconscients se reconnaissent,
ou pas ; tout cela pendant que la partie consciente du
psychisme en est encore aux politesses d’usage dans la bonne
société.

L’hypnose, par exemple, est une technique de travail sur le


subconscient dont l’objectif est de déprogrammer certains
comportements subconscients pour les remplacer par
d’autres, plus désirés consciemment. Pour pouvoir accéder au
subconscient, il est nécessaire que la barrière « protectrice »
du conscient soit abaissée, d’où le nécessaire travail de
relaxation, ou de distraction, du conscient, pour que le travail
hypnotique puisse porter ses fruits.

Enfin, la Lune symbolise tout ce qui a trait à la maternité, la


mère nourricière, l’enfance, l’éducation reçue, tout ce qui a
nourri le subconscient en début de cycle ; la vie intime,
l’imaginaire, la détente physique, la vie simple, tout ce qui
continue à nourrir la sensibilité du subconscient.

Le Soleil

Commençons par rappeler la symbolique traditionnelle du


Soleil. « C’est l’image de soi, l’esprit de l’individu. La volonté,
la vitalité, l’amour, la chaleur, la création, le jour, l’esprit
conscient. Il symbolise l'ego de la personne, ses aspirations,
son moi profond, sa volonté. C'est la part masculine de la
personnalité, le Yang, il représente tous les rôles masculins (le
père, le mari, le chef, etc.) … »

On retrouve bien dans ce symbolisme la polarité masculine du


Soleil et son rapport avec la partie consciente du psychisme
(image de soi, esprit conscient, ego, volonté…).

Avant de symboliser la conscience de soi, quand il est en


opposition à la Lune, le Soleil symbolise la conscience de
l’environnement et de la position que l’on y occupe, pendant
le premier demi-cycle zodiacal ou du rapport soli-lunaire,
comme nous le verrons plus tard. Au moment de la naissance,
le bébé ne se différencie pas de la mère. Maman et lui ne font
qu’un. Il n’a conscience de rien et ne survit que grâce à ses
instincts et, surtout, la protection maternelle. Le psychisme du
bébé est totalement lunaire. Il n’est que pure sensibilité,
instincts, humeurs et émotions. Puis la fonction psychique
solaire va commencer à rentrer en jeu pour lui faire prendre
conscience, petit à petit, que sa mère et lui sont deux êtres
différents, qui ne se comportent pas de la même façon. C’est
la toute première étape du travail solaire dont le but naturel
est de créer un être autonome, volontaire, conscient pouvant
avoir prise sur lui-même et sur son environnement.

Puis, tout au long des cycles soli-lunaires successifs, par


l’éducation reçue, les valeurs personnelles développées, le
collectif choisi, la partie consciente du psychisme va se
développer et prendre le contrôle de la personnalité, tentant
de refouler tous les comportements subconscients qui ne
conviennent pas, ou ne conviennent plus, aux valeurs
intégrées dans la partie consciente du psychisme.

Au risque, comme cela arrive souvent dans nos sociétés et en


particulier chez les hommes, d’oublier et donc de négliger la
part lunaire, subconsciente, émotionnelle, de leur psychisme.
Ou alors de la laisser au bon soin de leur femme. C’est en
étudiant le rapport entre la Lune et le Soleil que nous aurons
des indications sur la qualité de ce rapport entre subconscient
et conscient, entre la part masculine et la part féminine du
sujet, comme nous le verrons au chapitre suivant.

Comme nous l’avons entrevue dans le chapitre sur les « strates


psychiques », cette partie consciente du psychisme va se
structurer en une entité psychique individuelle, consciente
d’elle-même et de sa relation avec son environnement, que
Freud a été le premier à théoriser en la nommant le Moi. Le
Moi étant la synthèse de toutes les représentations mentales
contenues dans le cerveau d’un individu, symboliquement le
point central du symbole solaire. Ce Moi « se construit à partir
des sensations éprouvées, des expériences vécues et de séries
d'identifications. Il est à la fois le lieu de l'identité personnelle,
du contrôle du comportement, du rapport aux autres et de la
confrontation entre la réalité extérieure, les normes morales et
sociales et les désirs inconscients », nous explique le journal
Psychologies. Le Soleil/Moi est donc ce point au centre de la
psyché consciente, comme le montre le symbole solaire, où
les expériences vécues, les identifications sociales, les gouts et
idéaux personnels, tout ce qui se trouve dans la partie
consciente du psychisme, vont se synthétiser en une
personne, une identité stable dans le temps, moi…et toi.

Ce Moi, identité personnelle, est formé de l’image que l’on a


de soi, des représentations mentales que l’on a de soi, du
contrôle du comportement subconscient par rapport à des
normes morales personnelles, qui sont encore des
représentations mentales de soi et de notre rapport à
l’environnement, des expériences vécues, stockés en
mémoire sous forme de représentations mentales, de la
réalité extérieure, ou du moins la représentation mentale que
nous en avons…Tout cela nous montre que la partie
consciente, solaire, du psychisme est basée sur une
construction mentale faite d’images de soi et du monde, de
préjugés et de croyances, de représentations mentales de soi
et du monde qui sont les briques qui construisent l’édifice
psychique conscient qu’est ce Moi. Ces représentations
mentales du monde s’acquièrent par la fonction psychique
mercurienne qui symbolise la perception de notre
environnement par les cinq sens (Lune/Mercure), la
construction d’une représentation mentale à partir de cette
perception de l’environnement (fonction Mercurienne) et la
fonction vénusienne qui va associer une valeur sentimentale,
un jugement de valeur, à chaque représentation mentale.
C’est donc le trio Mercure/Vénus/Soleil qui va symboliser la
sphère consciente du psychisme.

Ce trio symbolise la vie consciente, la vie telle que nous la


percevons. Il indique la manière dont vous percevez le monde
et quels comportements induisent cette perception du
monde. Il indique l’image que vous avez de vous-même, quels
sont vos plans d’avenir, quel est votre idéal de vie.

Nous avons donc la Lune qui symbolise le pôle inconscient du


psychisme et le Soleil qui symbolise le pôle conscient du
psychisme. C’est donc le couple Lune/Soleil qu’il est
intéressant d’étudier pour comprendre la fondation psychique
du sujet, l’équilibre qui existe entre la partie intime, privée,
subconsciente de sa vie et la partie extérieur, officiel et social.

Voici une première image du couple Lune/Soleil : la Lune se


laisse porter avec légèreté par les courants de son inconscient,
de sa nature, alors que le Soleil, le Moi se construit, avec
volonté et en conscience, quel que soit le degré de lucidité de
cette conscience.

Le couple soleil-lune
Jung, et les grecs anciens bien avant lui, avaient discerné cette
polarité psychique, Soleil/Lune, en la nommant
animus/anima. Voyons comment ces deux mots sont définis :
« Distinction classique, reprise des philosophes grecs, entre
anima (alogon), c'est-à-dire l'âme en tant que principe vital
distinct du corps, et animus (logikon), siège de la pensée, de
l'intelligence. Chez C. G. Jung, archétype caractérisant la
fraction féminine de l'âme du sujet, par opposition à animus
qui caractérise la fraction masculine de l'âme du sujet ». Nous
retrouvons bien dans cette définition la symbolique
astrologique traditionnelle Lune/Soleil, La Lune représentant
cette part féminine du psychisme, « l’âme en tant que principe
vital » c’est-à-dire cette entité psychique qui s’incarne dans un
corps, un cerveau, pour donner vie à un psychisme individuel
encore totalement inconscient à lui-même, tel le bébé à la
naissance. Puis au cours du développement psychique
humain, cet inconscient va tendre à devenir de plus en plus
conscient, par la pensée et l’intelligence, par le langage, par un
processus automatique de maturation et de prise de
conscience du monde et de soi, un processus solaire. C’est cet
inconscient qui ne demande qu’à devenir conscient que l’on
nomme subconscient, ou inconscient personnel, car il est « à
fleur de conscience » et peut facilement devenir conscient à
condition que l’on veuille bien y porter son attention, faire un
effort de conscience de soi, se regarder dans le miroir. Ce
phénomène de prise de conscience de soi, ce moment où une
partie de notre personnalité encore subconsciente devient
consciente sera bien sur symbolisé par le rapport entre la Lune
et le Soleil. Cela dans le cadre d’un rapport soli-lunaire, bien
intégré, harmonieux.
Dans le cas contraire, une mauvaise intégration entre la Lune
et le Soleil, la partie consciente du psychisme représentée par
le Soleil, va créer une couche psychique qui va venir étouffer
le subconscient lunaire et l’empêcher de vivre pleinement sa
part féminine. Comme dans un couple où le mari autoritaire
enfermerait sa femme dans une maison qui ne lui convient
pas, la forcerait à vivre une vie qui lui déplait, et l’empêcherait
de se réaliser en tant qu’individu à part entière. Dans ce cas,
chez le sujet qui refuse sa part intime, féminine, une tension
psychique interne commence à se faire et l’empêche d’avoir
une vie harmonieuse, sans que celui-ci ne comprenne
vraiment pourquoi. Pour que l’harmonie revienne il faudra
que la partie consciente du psychisme admette, prenne
conscience, de sa partie subconsciente et, surtout, la respecte.

Ainsi la position de la Lune en thème natal symbolisera cette


partie subconsciente, mais si importante, du psychisme
humain, la position du Soleil la partie consciente et l’identité
que l’on se construit à partir des données auxquelles notre
conscient accède. Le rapport, c’est-à-dire les aspects, entre la
Lune et le Soleil, symbolisant le genre de rapport qui s’établit
entre ces deux polarités de notre psychisme.

A la conjonction, subconscient et conscient ont les mêmes


caractéristiques de base puisque la Lune et le Soleil sont dans
le même signe. Ils fonctionnent donc en harmonie, sans créer
de conflit intérieur. Il sera par contre assez difficile pour le
sujet de prendre conscience de cette partie subconsciente et
de la remettre en question, si nécessaire, car il n’a pas le point
de vue opposé, le recul nécessaire, pour cela.
Au carré ascendant, le conscient va chercher à « prendre le
dessus » sur le subconscient et imposer les caractéristiques de
son signe face à celles du subconscient. C’est une crise
symbolique de « prise de pouvoir » de la partie masculine du
psychisme au dépend de sa partie féminine. Volontarisme,
contrôle de soi, autorité et prise de pouvoir sur
l’environnement commenceront à être visible dans la
personnalité du sujet. La notion même de subconscient, de
sensibilité psychique, d’instinct, toutes les valeurs lunaires,
seront niées, refoulées, considérées comme une faiblesse. «
On n’est pas des animaux ». On assiste à un conflit entre un
subconscient qui est toujours bien présent et un conscient qui
n’en veut pas et est aveugle à une grande partie de lui-même.

A l’opposition, au contraire, le Soleil est dans la meilleure


position pour prendre conscience de cette partie
subconsciente car le recul est bien là. La Lune et le Soleil se
trouve dans deux signes opposés, ce qui va créer un équilibre
entre les deux polarités psychiques. Les caractéristiques
opposées des deux signes vont créer un écart dans la
personnalité et entrainer une sorte de légère « schizophrénie
», de double personnalité, un comportement subconscient qui
est devenue relativement conscient, avec l’âge, et un
comportement conscient de polarité opposé.

Au carré descendant, le conscient va « lâcher prise » face au


subconscient car seul et asséché par l’énergie dépensée
pendant sa période ascendante, il a besoin de se replonger
dans la masse psychique collective pour s’y resourcer, y
retrouver une force et une inspiration qu’il a perdue. La vie
subconsciente va reprendre de la force et la personnalité va
donc recommencer à se laisser porter par les évènements plus
que par la volonté, croire en la vie plus qu’en elle-même,
devenir plus fataliste que volontariste.

Entre ces phases du rapport soli-lunaire, les caractéristiques


des signes lunaires et solaires vont donner la signification
symbolique du rapport entre la partie féminine et la partie
masculine de la psyché. Le signe lunaire montrant le
comportement subconscient du sujet et le signe solaire son
comportement conscient. L’analyse de la compatibilité entre
ces deux signes va donner les informations de base du
psychisme du sujet, les deux piliers de sa personnalité. Sans
oublier le signe ascendant qui va donner une tonalité
individuelle au couple soli-lunaire, le différencier des autres
sujets ayant le même rapport soli-lunaire.

Les planètes

Mercure. Voici ce que dit la symbolique traditionnelle : « Les


facultés intellectuelles, la façon de raisonner, de comprendre
et aussi d'apprendre, les contacts, les centres d’intérêt, les
frères et sœurs... C'est la planète de la communication, des
échanges (Mercure est le messager des Dieux dans la
mythologie), des activités intellectuelles… »

On voit donc tout de suite que les représentations mentales


avec lesquelles nous construisons notre vision du monde et
notre identité sont sous la symbolique mercurienne.

Mercure est la planète du mental, cet endroit où nos


représentations mentales, nos souvenirs, nos préjugés et
pensées racines remontent à la conscience et l’occupent
pendant que le subconscient vaque aux activités
quotidiennes. Mercure symbolise la capacité du cerveau à
construire en lui une image du monde qui l’entoure et à
l’amener à la conscience solaire. Mercure symbolise le lien
entre la réalité objective et la vision subjective que nous en
avons.

Mercure évalue une situation, la mesure, la compare, manie


les représentations mentales comme un jongleur ses balles,
face à un évènement, que cela soit fait consciemment ou pas.
C’est Mercure qui réfléchit, et le Soleil qui décide, pendant que
la Lune ressent.

Comme nous l’avons vu dans le chapitre sur les


représentations mentales : « Une représentation mentale ou
représentation cognitive est l'image qu'un individu se fait
d'une situation. Elle est au confluent des sensations et de la
mémoire. Dans une situation donnée, les sensations vont
susciter l'activation d'informations contenues en mémoire ce
qui provoquera les réactions du sujet. ». C’est Vénus qui
symbolisera les sensations attachées à une représentation
mentale.

Vénus. Pour la tradition, Vénus « nous informe sur la vie


amoureuse du sujet, ses affections, ses loisirs, sa façon de se
comporter envers ses partenaires amoureux. Partout où elle se
trouve, Vénus adoucit, embellit, rend les situations agréables.
Les sentiments amoureux, les désirs, la beauté. Ce qui nous
plait le plus, les personnes qui nous attirent, mais aussi
l’argent… »
Vénus sera donc la planète des sentiments. La définition ci-
dessus peut laisser à penser que Vénus ne serait la planète que
des sentiments positifs. Ce qui est trompeur et une erreur
classique en astrologie. Vénus symbolise autant l’amour que
la haine, l’attirance que le dégout, l’attraction que la
répulsion. Vénus est la planète du magnétisme, qui attire ou
repousse. Au niveau psychologique, elle symbolise les
sentiments, ce qui nous attire ou nous repousse, ce que l’on
aime autant que ce que l’on déteste. Elle peut même
symboliser l’indifférence dans le cas d’une Vénus en position
faible dans un thème, symbolisant des sentiments peu
exacerbés, tournant facilement à l’indifférence.

A chaque représentation mentale mercurienne est donc


attaché une sensation, qui est l’expression biologique d’un
sentiment, qui seront symbolisés par Vénus. Pensez à une
représentation mentale qui vous fait sourire et un sentiment
de légèreté va envahir votre corps. C’est cela la
sensation/sentiment associée à une pensée.

Chaque fois que vous pensez à cette scène vous éprouvez la


même sensation, vous éprouvez le même sentiment. Un
sentiment de dégout, par exemple, ou de bien être si vous
préférez. Ce sentiment de dégout va lui-même provoquer
d’autres associations mentales qui vont vous pousser à porter
un jugement de valeur sur cette situation. Jugement de valeur
qui ressortira automatiquement chaque fois que vous serez
confronté à cette même situation.

Vénus va donc symboliser le jugement de valeur, l’attraction


ou la répulsion, et la sensation corporelle qu’elle peut induire,
qui sont associés à chaque représentation mentale.
A chacune est associée un plus ou moins manichéiste
« j’aime » ou « j’aime pas », Cette idée me met « mal à l’aise »
ou « me réconforte », je la « repousse » ou j’y « adhère »… Au
point que ceux ayant une Vénus forte attache plus
d’importance au sentiment/jugement de valeur qu’à la
représentation mentale en elle-même, à la sensation que
procure l’objet plus qu’à l’objet en lui-même. C’est la
définition d’un sentimental.

Le couple Mercure/Vénus. Ce couple qui, du point de vue


géocentrique, ne s’éloigne jamais du Soleil et le sert en
permanence pour construire sa vision du monde, son Moi,
représente les deux moyens de « connaitre son
environnement ». L’évaluation objective, quantitative, neutre
de Mercure et l’évaluation subjective, sentimentale, le
jugement « bien ou pas bien » de Vénus. Le QI, le quotient
intellectuel, est l’instrument de mesure de la fonction
mercurienne alors que le QE, le quotient émotionnel, est
l’instrument de mesure de la fonction vénusienne. Comme le
démontrent de nombreuses études psychologiques, une
intelligence saine est une intelligence où les deux QI sont
équilibrés. Il est donc important en astropsychologie
d’observer le couple Mercure/Vénus et même encore plus
important d’observer le trio Soleil/Mercure/Vénus.

Le couple Mercure/Vénus symbolise aussi l’approche


mentale/sentimentale, logique/analogique,
analytique/intuitif.

Avec Mercure on mesure, on évalue (donner une valeur) une


donnée, une situation, une personne. Avec Vénus on la
compare, on la juge, on l’accepte ou on la repousse. Avec le
Soleil cette donnée est intégrée dans notre mémoire
sémantique, ou oubliée, cette situation intégrée ou non dans
notre mémoire épisodique, cette personne étiquetée comme
« sympa » ou « ennuyante ».

Soleil/Mercure/Vénus, ce triplet est le triplet du Moi, cette


entité qui se sent exister et qui entretient un rapport conscient
à l’environnement. La connaissance de l’environnement
passant par le duo Mercure/Vénus, son filtrage et son
intégration psychique passant par la fonction solaire. Mercure
passe toute nouvelle information au prisme de la logique
pendant que Vénus va utiliser l’analogique. Mercure va
mesurer l’information, lui donner une échelle physique
pendant que Vénus va évaluer l’information en lui donnant
une échelle de valeur. Ensuite cette information va
consciemment être intégrée dans la mémoire consciente ou
refoulée dans la mémoire subconsciente, contribuant au
développement du Moi solaire.

L’humain utilise ces deux facultés pour se construire une


image de la réalité environnante qui, une fois intégré dans le
mental, sera la source de réponses comportementales à cet
environnement, définissant une partie de la personnalité de
l’individu, sa partie consciente. En d’autres termes on répond
à l’environnement en fonction de la connaissance que l’on en
a (Mercure) ou de l’idée que l’on s’en fait (Vénus). Et cette
réponse comportementale caractérise psychologiquement un
individu, son Moi solaire.

Voici un extrait d’un entretien avec Jean Vincent, professeur


de neurophysiologie à l’université de Bordeaux.
« La neuroendocrinologie est une discipline relativement
récente qui traite des rapports entre les deux systèmes de
communication qui existent dans un organisme vivant : le
système nerveux d’une part, le système hormonal de l’autre. »

On retrouve là les deux « satellites astrologiques » du Soleil


que sont Mercure, pour le système nerveux alimentant
l’intellect et Vénus pour le système hormonal alimentant les
émotions et sentiments.

Ainsi grâce au système nerveux et ses liaisons aux 5 sens,


symbolisée par Mercure, la pensée peut intégrer les données
venant de l’extérieur et grâce au système hormonal,
symbolisée par vénus, la pensée peut expérimenter la vie
intérieur, intime, à travers émotions et sentiments.

De même l’acte de décision utilise autant le système nerveux


que le système hormonal. Dans un autre texte, il cite l’exemple
d’une personne non soumis à ses émotions à cause d’une
déficience cérébrale. Eh bien, contrairement à l’idée reçue
disant que l’on agit plus efficacement « à froid », cet homme
se comportait la plupart du temps de façon décalée par
rapport à la situation, que l’on nomme idiote en langage
courant...

Donc Mercure et vénus symbolisent tous les deux un double


système de communication ; d’abord une communication
mercurienne par le système nerveux reliés à la vue, l’ouïe, le
toucher…puis une communication vénusienne, par le système
hormonal, et les états d’âme qu’il procure. La synthèse de ces
informations, au niveau du cerveau en neurologie, et au
niveau Solaire en astrologie, induira une réponse, Mars au
niveau astrologique, qui passera de nouveau par le système
nerveux et musculaire au niveau biologique. Le « schéma
comportemental de base » d’un être humain, étudié par les
neurosciences, s’intègre donc parfaitement dans la chaine
planétaire astrologique allant du Soleil à Mars.

Mars. Traditionnellement, Mars est la planète qui «


représente la façon dont la personne agit, commande. Il
symbolise l’énergie combative, la virilité, l'action, la violence,
le courage, l'audace, la sexualité. Mars rend dynamique et
entreprenant mais aussi despotique, colérique et primaire. »

Mars est la planète qui, d’un point de vue psychologique,


symbolise tout mouvement qui part de l’intérieur du sujet
pour aller vers l’extérieur. L’expression de soi, la volonté, la
projection, la création mentale et manuelle, toute forme
d’expression, qu’elle soit physique (le sport comme le
théâtre), mentale (l’art oratoire comme la capacité à
convaincre) ou artistique. A partir du moment où une idée, un
sentiment, une émotion sortent de la sphère intime pour être
projetés dans la sphère publique, Mars entre en action.

Mars va donc aussi symboliser la capacité de l’humain à


maitriser la matière, à y projeter ses concepts mentaux, son
Moi et à le reproduire matériellement, que ce soit par l’art (en
peignant un tableau) ou la technique (en construisant une
machine). Le pouvoir de l’humain sur la nature, sur d’autres
humains, sur un groupe d’humains (donc de l’intérieur sur
l’extérieur) est symbolisé par Mars.

Mais le Moi n’est pas seul et, finalement, ne vaut que par la
comparaison/confrontation aux autres Moi environnant. A
peine édifié le Moi ressent la nécessité de se reproduire, de
s’étendre, de s’extérioriser, et tout cela, forcément en
concurrence, en compétition, par rapport aux autres
individus. C’est la fonction Marsienne qui pousse à cela.

Par extension, Mars va donc aussi symboliser cette ivresse


qu’apporte le pouvoir, pouvoir marsien d’emprise et de
contrôle sur le monde. Le pôle négatif de Mars est cette
ivresse de pouvoir qui nous fait perdre le sens des réalités et
qui, par effet boomerang, nous assure que ce contrôle ne
durera pas longtemps, puisqu’il nous rend ivre, fou et nous fait
perdre conscience de la réalité

Par contre mettre tous les actes de violence sur le compte de


Mars risque de déformer la lecture symbolique de cette
planète en lui attribuant cette connotation négative.
L’agressivité est soit le reflet d’une frustration soit une
réponse instinctive à une peur. L’agressivité est un courant
d’énergie mal ou non canalisé, qui n’ayant pu atteindre son
vrai but se corrompt, se « négativise ». Il faut alors l’évacuer
sur un support extérieur pour retrouver son équilibre interne
et ce n’est qu’à ce moment-là que Mars intervient. Mais Mars
en lui-même est neutre. L’énergie qu’il exprime peut-être de
violence mais tout autant d’amour, tout comme Vénus peut
exprimer l’amour mais aussi la haine. Vénus étant le sentiment
et mars l’expression de ce sentiment. C’est donc au niveau
vénusien/solaire que le choix est fait, Mars ne fera
qu’exprimer ce choix, en bon exécutant du Moi solaire.

Le duo Soleil/Mars représente donc la capacité du Moi à


extérioriser son identité, à créer dans le monde extérieur un
reflet du monde intérieur du sujet. Le nom de la fonction
psychique correspond à ce phénomène est la volonté.
Définition de la volonté : « Faculté de déterminer librement ses
actes en fonction de motifs rationnels ; pouvoir de faire ou de
ne pas faire quelque chose. Disposition de caractère qui porte
à prendre des décisions avec fermeté et à les conduire à leur
terme sans faiblesse, en surmontant tous les obstacles. »

« Déterminer librement…en fonctions de motifs rationnels »,


c’est-à-dire penser consciemment correspond à la symbolique
solaire. « …ses actes… » correspond à la symbolique
marsienne. Il n’y a pas de réelle volonté si elle ne s’achève pas
par un acte.

La capacité humaine à avoir prise sur son environnement, à le


modeler suivant ses valeurs personnelles est donc symbolisé
par ce couple Soleil/Mars. Quand je dis environnement, il faut
comprendre l’environnement matériel mais surtout
l’environnement humain. Quand vous faites preuve d’autorité
et que vous forcez quelqu’un à ce qu’il agisse comment vous
l’entendez, c’est bien de la fonction marsienne et du couple
Soleil/Mars qu’il s’agit puisque vous allez utiliser cette
personne pour atteindre un objectif concret. Et que tout cela
se passe consciemment. Dans le cas d’une manipulation
consciente de la part du sujet, même si le manipulé n’est en,
lui, pas conscient, il s’agit toujours du couple Soleil/Mars

Par contre, si vous le manipuler de façon inconsciente, comme


cela se passe fréquemment dans la plupart des relations
privilégiés, mais que, par définition on ne s’en rend pas
compte, cela passe sous la symbolique Lune/Mars. On trouve
beaucoup ce genre de manipulation inconsciente dans les
rapports de couples, de parents/enfants, dans toutes ces
relations privilégiées ou des rapports de force sont établis de
subconscient à subconscients. Ceux marqués par le signe du
Scorpion comprendront bien ce dont je veux parler et nous
verrons pourquoi en étudiant la symbolique psychologique de
ce signe.

Le phénomène de projection psychologique, que nous avons


déjà défini au chapitre « la vie psychique » correspond aussi à
la symbolique Lune/Mars. En projetant, subconsciemment,
une partie subconsciente de votre psychisme sur le monde
extérieur, vous pouvez ainsi échapper aux vraies raisons d’un
problème auquel vous êtes confronté et, d’une certaine
manière vous manipuler vous-même, ce qui aura un effet sur
les circonstances, c’est-à-dire le monde extérieur. Prenons un
exemple concret pour bien expliquer ce phénomène : Un
homme a régulièrement des problèmes dans ses relations
privilégiées avec les femmes, disons parce qu’il a tendance à
être radin. Elles craquent les unes après les autres et le
quittent. Il pourra alors avoir tendance à dire que les femmes
sont vénales pour éviter, inconsciemment, de chercher la
cause en lui-même et de se dire, je suis radin. Voilà un
phénomène de symbolique Lune/Mars où la partie
subconsciente du psychisme cherche à modeler la vision qu’il
a du monde extérieur pour pouvoir éviter une remise en cause
intérieure ou, tout simplement une incapacité à se remettre
en cause à cause d’une impossibilité à accéder mentalement à
ce monde subconscient, comme dans le cas d’une conjonction
Lune/Soleil. La seule explication restante étant que c’est
l’autre qui cloche.

On distingue donc un trio Lune/Soleil/Mars/ qui symbolise les


comportements, comportement dans le sens d’une projection
du psychisme sur le monde extérieur, ce monde psychique
devenant visible à l’autre et entrainant des réponses de la part
de l’autre, du monde extérieur. Le comportement conscient,
avec le duo Soleil/Mars et le comportement inconscient avec
le duo Lune/Mars, les deux ensembles indiquant la façon dont
la personnalité se comporte, s’extériorise.

Jupiter. C’est la planète qui « symbolise l'abondance, la


chaleur, l'épanouissement, la chance et la confiance en soi.
Ainsi il représente le potentiel de chance du sujet, la façon avec
laquelle il manifeste son enthousiasme, sa bienveillance et
également sa façon de s'intégrer dans la société. C’est le
succès, le bien-être, la loi, l’extraversion, la chance. Il donne les
possibilités d’expansion de l’individu. Bien que Jupiter soit
souvent bénéfique, il peut tendre à l'exagération, la
prétention. »

En astropsychologie, Jupiter représentera donc le principe


d’expansion qui, avec son opposé le principe saturnien de
contraction/structuration, telle une respiration psychique,
sont les principes de base de tout processus d’évolution.

L’expansion psychique va de pair avec la capacité


d’assimilation du psychisme. Assimilations de connaissances,
de relations et même de richesses matérielles. « Plus on
assimile, plus on connait, plus on possède, plus grand on est »
telle est la devise jupitérienne, que ce soit au niveau matériel,
relationnel ou intellectuel. C’est la fonction qui nous pousse à
ne jamais nous satisfaire de ce que l’on a et à vouloir plus, ce
qui, au-delà du niveau matériel est la base du progrès, qu’il
soit individuel ou collectif. Nous progressons car nous ne
sommes pas satisfaits du point où nous en sommes, au niveau
physique comme au niveau psychique. Quand il y satisfaction,
il y a pause, arrêt du mouvement. Ce qui ne dure jamais
longtemps. L’évolution, le progrès est une succession de
phase d’expansion jupitérienne puis de phase de
pause/structuration saturnienne.

C’est par le collectif que l’individuel s’expand. C’est le nombre


d’individus qui fait la taille, et donc la puissance du collectif.
Jupiter est donc la planète qui symbolise le collectif et, au
niveau individuel la capacité sociale, la sociabilité, la capacité
à intégrer les normes collectives. Au niveau animal de notre
psychisme, Jupiter symbolise cet instinct grégaire qui nous
pousse à vivre, sinon en troupeau, au moins en famille tribale.
Jupiter représente cette partie du psychisme qui intègre
subconsciemment les codes de conduite à utiliser, en fonction
de notre position dans un collectif. Jupiter symbolise aussi la
force psychique qui nous pousse à aller de l’avant, à grimper
l’échelle hiérarchique d’un collectif, en un mot, l’ambition.
Jupiter est donc la force qui pousse un humain à développer
un Moi social et à participer à la société.

Le couple Soleil/Jupiter dans un thème natal montrera donc la


forme consciente que prendra ce Moi social alors que le
couple Lune/Jupiter montrera la facilité avec laquelle le
subconscient lunaire à assimilé, et assimile encore, les normes
implicites, non expliquées clairement, que propage toute
culture et l’impact de cette culture sur le subconscient du
sujet.

Saturne. C’est la planète de « la restriction, la sanction, la


structure, la limite, le père. Il montre les valeurs du temps, de
la patience, de l’endurance et de l’élévation lente et sûre. Il
nous informe sur les obstacles dans la vie du sujet, les leçons,
les épreuves qu'il doit endurer. Où se trouve Saturne, il écrase,
ralentit, demande de l'effort et de la concentration. Saturne,
étant une planète dite maléfique, paraît peu sympathique
mais elle permet au sujet d'évoluer, de savoir réfléchir, de
devenir fort et responsable. Il est signe d'ambition, de
maturité, de sagesse, d'ascèse. »

Après le principe d’expansion jupitérien, voici le principe de


structuration saturnien. Sans le principe structurant saturnien,
l’expansion jupitérienne n’a plus de limites et ne peut
terminer que par une explosion. Saturne symbolise donc la
structure et l’organisation nécessaire à toute entité complexe
voulant durer dans le temps. Qui dit structure dit durée dans
le temps. C’est pour cela que Saturne symbolise
traditionnellement le temps, l’endurance et la vieillesse.

Saturne, planète symbolisant la sagesse va, en


astropsychologie, symboliser le recul nécessaire face à soi-
même pour que le Surmoi puisse faire son travail de gardien
critique du Moi. La fonction psychique saturnienne est donc
celle qui, grâce à la puissance supramentale du psychisme,
permet d’avoir un point de vue différent vis-à-vis d’une
situation, prendre du recul pour mieux la voir. Saturne est la
planète maitresse du Capricorne, signe symbolisant
l’apparition du supramentale et du Surmoi pendant le
développement psychique du sujet, comme nous le verrons
dans le chapitre sur le cycle zodiacal.

Planète du supramentale, Saturne représente aussi la capacité


à assembler/disséquer les représentations mentales
mercuriennes en un ensemble structuré et ayant du sens.
Comme le vieillard qui se retournant sur sa vie passée tente
de lui donner un sens, Saturne tente de donner un sens aux
évènements présent qui l’entoure, développant cet esprit
critique traditionnellement accordé à la planète.

En se regroupant en société structuré, sous la coupe du couple


Jupiter/Saturne, les individus créent une nouvelle entité
psychique collective qui prendra alors une identité et
deviendra individuelle à son tour. C’est le couple
Jupiter/Saturne qui relie des entités individuelles entre elles
pour former un collectif qui, lorsqu’il aura développé une
identité, deviendra à son tour une entité individuelle, comme
nous l’avons déjà abordé dans le chapitre sur le rapport
individuel/collectif dans la vie psychique.

On aborde là pleinement le domaine de la sociologie, des


corps sociaux créateurs d’identité sociale, identité collective à
laquelle les Moi individuels s’identifieront pour développer
leur Moi social. Les codes sociaux jupitériens, qui ne sont pas
écrits, sont non-dits, donc encore subconscients dans la
psyché collective mais pourtant respectés par tout membre de
la collectivité, deviennent des lois sociales écrites dans la
pierre, qui deviennent donc conscientes, deviennent donc des
lois saturniennes, lois qui intronisent un collectif informel
jupitérien en une entité formelle avec une identité
saturnienne bien définie, inscrite dans sa constitution. Vu
ainsi, Saturne représente une version collective du processus
d’identification solaire. C’est le processus de création d’un
Moi collectif.

Avec le couple Jupiter/Saturne on quitte la psychologie


individuelle pour rentrer dans la strate sociale, la sociologie.
Avec le trio Uranus/Neptune/Pluton on quitte la sociologie
pour entrer dans la strate transcendantale, la spiritualité, la
psychologie transpersonnelle.

Les planètes transcendantales.

Uranus/Neptune/Pluton sont nommées les planètes


transcendantales car elles symbolisent des fonctions
psychiques qui permettent d’aller au-delà de la psychologie
classique, elles permettent de transcender les spécificités
humaines. Elles fonctionnent à un niveau psychique
inconscient, inaccessible à la conscience humaine. Elles
symbolisent l’Esprit, invisible à l’humain moyen mais dont les
effets sont pourtant vécus, expérimentés, tant au niveau
collectif qu’individuel. Elles symbolisent les forces supra
humaines qui conduisent l’Humanité sur la voie de son
Histoire. Et les forces du destin qui emmènent l’individu vers
une histoire qui dépasse son Moi, sa compréhension du
monde, une histoire qui le fait sortir de l’histoire qu’il se traçait
jusque-là.

Elles sont dites transcendantales car elles symbolisent des


forces qui permettent au psychisme humain de se
transcender, c’est-à-dire d’aller au-delà de ses capacités
ordinaires, de sortir de ses habitudes et de changer de Moi, de
muer psychologiquement et d’évoluer, de façon plus ou moins
brutale suivant les circonstances. Ce sont les planètes qui
transcendent les fonctions cognitives classiques. Le génie
d’Uranus qui transcende l’intellect mercurien, l’empathie
neptunienne qui transcende le sentiment vénusien et la
puissance plutonienne qui transcende la volonté marsienne.

Uranus. « Cette planète apporte du nouveau dans la vie, des


révolutions, des bouleversements, c'est une planète qui
dérange car elle représente l'excentricité, la marginalité,
l'inventivité, l'indépendance. C’est l’indépendance, le besoin de
liberté d’action, l’individuation, le changement brusque, la
surprise, l’accident et l’éveil. C’est la zone d’originalité du
thème. »

Comme on le voit Uranus signifie nouveauté, inventivité,


originalité. Car Uranus est là pour briser les structures
saturniennes qui, si elles nous aident à traverser le temps,
nous empêchent aussi d’évoluer. Uranus est le principe qui
vient briser la coquille du crabe qui, devenue trop petite,
l’empêche de grandir.

Uranus va symboliser la partie individualiste de notre psyché.


C‘est cette force d’individualisation qui pousse l’adolescent à
se séparer psychiquement de ses parents et l’adulte à
chercher à « vivre sa vraie vie » à la crise de la quarantaine.
Sans cette force uranienne nous resterions bloqués dans le
confort douillet de nos certitudes et de nos habitudes, sans
évolution possible. Les effets d’Uranus sont là pour briser tout
cela. C’est l’énergie psychique qui est la source du Moi
authentique, c’est celle qui relie notre conscience à notre âme
et qui nous relie à notre individualité. Uranus symbolise le
processus d’individuation cher à Jung et aux psychologues
humanistes.

Uranus est un premier principe de prise de conscience, la prise


de conscience que certains de nos schémas de pensées sont
périmés qu’il est nécessaire de les abandonner afin de laisser
place à la nouveauté, à l’évolution. Uranus est le messager
entre la conscience individuelle et l’Esprit. Cet Esprit divin qui
nous ensemence pour nous montrer la voie de l’Humanité.
Cette planète a pour principale fonction de briser les
structures identitaires ; Solaires, pour l’identité individuelle, et
Saturniennes pour l’identité collective. Afin de permettre
l’émergence de structures identitaires plus adaptées aux
temps nouveaux, qu’elles soient individuelles, dues au
processus de maturité, ou qu’elles soient collectives, dues aux
progrès sociaux, à l’évolutions des mentalités collectives.

Neptune. « C’est la foi, la spiritualité, la recherche de l’idéal,


l’illusion ainsi que notre devoir spirituel. Neptune rend les
choses lentes, floues, nébuleuses et les voile de mystère. Il
représente l'irréel, l'incompréhensible, l'imagination,
l'inspiration, la foi, la religion, le mysticisme. »

On discerne dans « le flou de cette description » que Neptune


représente des forces qui commencent à échapper à la logique
mentale. Neptune représente la phase de « replongée dans le
Grand Tout », ce Grand Tout collectif d’où sort l’âme humaine
au moment de son incarnation et de son processus
d’individualisation. Uranus c’est le summum de
l’individualisation, Neptune c’est la perte de cette
individualisation et le retour dans le grand bain de l’âme
collective humaine. Uranus/Neptune est le couple planétaire
qui symbolise le rapport individu/collectif à son niveau
spirituel. Le couple Ame/Esprit.

Là où Uranus représente le principe d’individuation psychique,


Neptune symbolise le processus de collectivisation, de
l’immersion des individualités dans la conscience collective
humaine. Uranus est la fleur individuelle qui émerge de la
plante collective, pour y retourner en fin de cycle, en phase
Poissons.

A un niveau plus pragmatique, Neptune symbolise le


phénomène psychologique du « lâcher prise », c’est-à-dire
l’abandon de cette habitude de vouloir tout contrôler dans la
vie pour laisser « faire les choses par elles-mêmes » et avoir
un peu plus confiance en la vie. Neptune symbolise les
expériences mystiques, ou les trips psychédéliques, au cours
desquelles la conscience perd son sens de l’individualité, les
limites de son Moi, pour se fondre dans l’unicité qu’est la
conscience universelle.

Voici une bonne description d’une vision neptunienne du


monde, juste pour vous donner une idée : « Si vous poussez
encore plus loin l'expansion intérieure de la conscience, vous
pouvez vous rendre compte que ce que vous avez toujours
considéré comme "vous" est en fait une perception erronée
basée sur une hypothèse erronée quant à la nature de
l'expérience, et que votre véritable moi est plus précisément
décrit comme un champ illimité de conscience, type spatial,
auquel aucun récit mental ne peut s'appliquer. Mais vous
devez devenir pleinement conscient du fait que c'est ce qui se
passe réellement avant que cela - et la paix et la lucidité qui
l'accompagnent - devienne votre expérience vécue. »

Pluton. « Il gouverne nos instincts les plus profonds, nos


obsessions, nos angoisses, ainsi que notre énergie sexuelle.
C’est le pouvoir, l’inconscient, les richesses cachées. Indique le
lieu des transformations et de régénération, ce que l’on doit
détruire et reconstruire. Symbolise la renaissance et le Karma.
Pluton représente l'occultisme, les sciences cachées, le
mystère, l'au-delà, la mort, les grandes remises en question
mais aussi la puissance à l'instar de l'atome. »

Avec Pluton nous commençons à atteindre les limites de


l’esprit humain dans ses possibilités d’envisager le monde.
D’où le fait qu’il symbolise l’inconscient et ses mystères,
l’occultisme. Pluton est une planète forte chez de nombreux
psychologues et astrologues, symbolisant leur volonté de
comprendre ce qu’il y a derrière les apparences du Moi,
derrière les façades du Moi, qu’il soit individuel ou collectif.

Pluton symbolise ce « principe de réalité » qui existe derrière


le voile de nos représentations mentales. Par extension,
Pluton nous renvoie régulièrement à ce principe de réalité
lorsque le voile de nos préjugés est trop épais, tel un principe
karmique. Mettez la réalité dehors et elle rentrera par la
fenêtre arrière. Fuyez-la et elle vous rattrapera, un jour ou
l’autre. Là où Neptune a tendance à vouloir fuir les « dures
réalités » de l’incarnation, de la condition humaine, Pluton lui
s’y confronte car il sent profondément que tel est le but de
l’expérience humaine, se confronter à la matérialité du
monde, à son existence, jusqu’au niveau le plus profond
possible. Pluton fut découverte en même temps que la science
découvrait l’énergie nucléaire mais aussi la physique
quantique, la physique qui étudie les énergies qui forment la
matière, tout ce qui est à la base de la matière.

Pluton symbolise la transmutation alchimique, le changement


profond de ceux que l’inconscient va submerger pour les faire
sortir de l’ordinaire de leur humanité et les amener à un
niveau de complexité supérieur.

Là ou Neptune relativise, Pluton existentialise c’est-à-dire


enseigne par l’expérience. Avec l’énergie transcendantale de
Pluton, l’humain n’est plus un Moi qui survit comme il peut
mais une âme qui expérimente le monde matériel, débarrassé
de toute peur de la mort, car celle-ci n’est plus considérée que
comme un simple passage entre deux mondes.

L’Ascendant

Après avoir décrit l’interprétation psychologique des planètes,


il reste à voir celui de l’Ascendant qui, même sans être une
planète, a sa place, très importante, dans cette symphonie
planétaire de symbolique astropsychologique ; l’Ascendant et
les maisons qui en découlent.

De nombreux livres existent sur la signification des maisons.


Elles sont à interpréter comme le lieu, le terrain, le domaine
dans lequel les fonctions psychiques symbolisées par les
planètes vont s’incarner. Elles sont donc plus du domaine de
la destinée que de la psychologie pure. Il faut quand même
faire remarquer qu’il faut un certain recul face à ce genre
d’interprétation car l’on peut voir de nombreux thèmes ayant,
par exemple, une maison V chargée pour un sujet n’ayant
pourtant pas d’enfants et inversement, une personne ayant de
nombreux enfants avec qui elle entretient de bonnes relations
n’ayant aucune planète en maison V. L’interprétation des
maisons n’est donc pas à prendre au premier degré, comme
l’interprétation de tout le thème astral, d’ailleurs. Un symbole
n’est qu’une image d’un phénomène, pas une réalité de ce
phénomène.

Nous allons par contre nous pencher un peu plus sur l’Asc et
sa symbolique psychologique car celle-ci est importante dans
la psyché humaine.

C’est par l’Ascendant, et les maisons qui s’ensuivent, que les


thèmes astraux des 17.000 bébés qui naissent chaque heure
dans le monde contemporain vont se différencier. Leur thème
sera identique au degré près, mis à part la lune qui aura bougé
d’à peine un petit degré. C’est donc l’ascendant et les maisons
qui, par la différence du lieu de naissance, vont différencier
chacun des thèmes de ces 17.000 bébés. Cela revient à dire
que l’Asc va symboliser l’individualité du sujet par rapport aux
17.000 thèmes similaires, en d’autres mots, l’Asc va montrer
le résultat du processus d’individuation, processus que Jung à
bien décrit, que Rudhyar a bien commenté et qui est plus
souvent désigné par le terme d’individualisation. J’insiste,
l’Asc va montrer le résultat du processus d’individuation,
c’est-à-dire le Moi authentique et non le processus lui-même
qui est de symbolique uranienne, comme nous l’avons vu
précédemment.

Voici une définition de l’individuation : « Par ce processus


d’individuation, l’individu s’identifie davantage avec les
orientations qui viennent du « Soi-même » – vulgairement
défini par l’archétype du Self, c’est-à-dire la totalité de la
personnalité individuelle – qu’avec les comportements, les
orientations et les valeurs qui émanent de l’environnement
social entourant et qui sont au fondement d’une vision
partielle fondée dans la « persona » (Jung, 1984, pp. 35-36) »
en termes plus simples : « L'individualisation désigne le
processus par lequel les individus ont peu à peu acquis une
capacité à se définir par eux-mêmes et non en fonction de leur
appartenance à telle ou telle entité collective. ».

On voit alors tout de suite que ce processus d’individuation est


la base psychique de création du Moi authentique et que l’Asc
va donc symboliser ce Moi authentique, Moi profond comme
l’appelle certains astrologues. Le signe Asc va donc montrer
les caractéristiques de ce Moi authentique, cette partie
psychique relié à notre âme et qui va porter en elle notre
potentielle destinée, le signe Asc et les maisons qui
s’ensuivent. A la naissance, le psychisme n’est pas encore
assez mur pour exprimer ce Moi authentique, il ne prendra
donc que la forme d’un tempérament, comme nous le verrons
dans les chapitres suivants. Le bébé aura un tempérament qui
correspond aux caractéristiques du signe Asc. Puis ce
tempérament sera modifié, policé, par l’éducation et le Moi
authentique sera recouvert par le Moi culturel. Puis sous
l’influence de la fonction d’individuation, symbolisé par
Uranus, Le Moi authentique va régulièrement refaire parler de
lui. D’abord à l’adolescence quand le jeune ado va essayer, en
reniant une partie de son éducation qui ne correspond pas à
« ses vraies valeurs », celle de son âme, de son signe Asc, de
retrouver « qui il est vraiment ». Puis le Moi social va se
développer et recouvrir de nouveau le Moi authentique,
faisant que, sous la pression sociale nous faisons concessions
sur concessions à ce que, subconsciemment, la société nous
demande, avoir des enfants et travailler pour le bien de la
société. En milieu de vie, à l’opposition d’Uranus à lui-même,
nous assisterons à une nouvelle poussée du Moi authentique,
de la partie psychique symbolisée par l’Asc, c’est-à-dire à une
période où le sujet va vouloir « vivre une vie qui lui convient
vraiment », « tout changer pour se retrouver », en tous cas
rééquilibrer son psychisme afin que son Moi authentique
puisse trouver sa voie d’expression et un équilibre satisfaisant
entre ses trois Moi.

Je suis tout à fait conscient que cette interprétation de l’Asc


va à l’encontre de l’interprétation la plus populaire chez les
astrologues disant que l’Asc montre la persona, c’est-à-dire
l’attitude qu’une personne adopte en société, en gros, son
Moi social. Mais je n’ai trouvé aucun argument convaincant
pour justifier une telle interprétation, si ce n’est qu’un
professeur leur a enseigné ainsi. Pour ma part, la persona est
bien plus logiquement symbolisée par le couple Soleil/Maison
VII.

Maison I, tempérament de naissance, Je ; Maison IV, famille,


éducation, développement du Moi culturel ; Maison VII,
persona, l’Autre, développement du Moi social ; Maison X,
Profession, le père, la loi, développement du Surmoi.
La symbolique psychique du
zodiaque

Après avoir étudié la symbolique psychologique des planètes,


nous allons maintenant passer à l’étude de la symbolique
psychologique du zodiaque, en commençant par diviser celui-
ci en 4 quartiers, puis en 12 signes.

Le zodiaque divisé en quatre

Comme le montre le graphe ci-dessous, le zodiaque est


d’abord divisé verticalement en deux hémisphères :
l’Hémisphère gauche, occidental, allant du Sagittaire au
Taureau, qui est l’hémisphère symbolisant le développement
de la partie individuelle du psychisme et l’hémisphère droit,
oriental, qui est l’hémisphère symbolisant le développement
de la partie collective du psychisme.
Puis il est divisé horizontalement en deux autres hémisphères
: l’hémisphère inférieur, des Poissons au Lion, qui est
l’hémisphère qui va symboliser le développement de la partie
subconsciente du psychisme et l’hémisphère supérieur, de la
Vierge au Verseau, qui va symboliser le développement de la
partie consciente du psychisme.
Psychisme inconscient veut dire que des motivations de vie
inconscientes nous animent, venant de l’intérieur, et que nos
objectifs de vie ne sont pas clairement définis. Le sujet est
surtout mené par sa nature, ses pulsions, ses envies, sa
vocation. En d’autres mots, il ne sait pas pourquoi il veut faire
cela, pourquoi il a telle vocation, mais il sait qu’il doit la
réaliser, la vivre.

Psychisme conscient veut dire que nos motivations sont


conscientes et le plus souvent induites par la pression
extérieure, sociale. Les motivations qui animent le sujet sont
consciemment envisagées et les objectifs de vie clairement
exprimés.
Voilà donc notre cycle zodiacal divisé en quatre quartiers :

Le quartier du subconscient, du Je (subconscient, individuel),


celui du Moi culturel (subconscient, collectif), celui du Moi
social (conscient, collectif) et enfin celui du Surmoi et du Moi
authentique (conscient, individuel).
Je précise que ces dénominations sont des facilités de langage,
en réalité ces quartiers symbolisent le développement des
différentes parties du Moi, le Moi lui-même étant symbolisé
par le Soleil.

J’ai fait le choix de mettre la limite aux signes mutables


précédents par rapport à la division classique en croix
verticale, pour faciliter les explications qui vont suivre, car ces
signes mutables sont des zones de transition où les
caractéristiques du quartier suivant apparaissent déjà.

Faisons d’abord un rapide premier tour pour expliquer


l’évolution qui relie ces quatre quartiers entre eux.

Si l’on prend comme base de départ que le zodiaque symbolise


les cycles de vie, rien de plus logique que de suivre les cycles
de développement du psychisme. Car le psychisme se
développe par étape, couche après couche, strate après
strate.

Le 1er quartier représentera donc le premier niveau de


psychisme, celui avec lequel l’enfant nait, avec ses instincts,
ses émotions, ses humeurs… sa vie subconsciente. A ce niveau
psychique l’environnement est considéré plus comme un non-
Moi que comme un monde de Moi subjectifs. Le monde,
matériel et psychique, est centré sur le Je, la vie et la survie du
Je. Un psychisme nait individuel par nature, tel est la condition
humaine. La phase collective n’apparaitra que plus tard, sous
la pression du collectif. Au premier quartier, le monde
psychique se limite aux ressentis personnels. La vision de soi-
même et du monde n’est pas encore voilé par les
représentations mentales conscientes qui vont réguler les
pulsions subconscientes. La vision du monde se limite à
l’instant présent, sans regrets du passé ni projections dans le
futur. Elle n’est que le reflet du moment.

Au 2eme quartier, grâce au langage, le psychisme commence


à s’ouvrir sur le monde extérieur et le mental subconscient
commence à se remplir de représentations mentales, de
pensées décrivant ce monde extérieur, héritées de l’éducation
ou d’expériences personnelles. Ces pensées vont se structurer
autour d’une histoire personnelle, celle que l’on se créé dans
notre mémoire épisodique, et donner une construction
mentale auquel Je va s’identifier. Je n’est plus cet être qui vit
mais devient ce personnage, un Moi, qui joue son rôle, rôle
qu’il imagine dans son mental, son imaginaire, sa vie
intérieure, avant de l’extérioriser. Le Je devient un Moi.
L’histoire de ce Moi se déroulant en général dans une famille,
un pays, une école, un collectif, donnés par le destin nous
appelons cette partie du Moi le Moi culturel.

Au 3eme quartier, on entre dans la sphère consciente. Bien


implanté dans notre Moi, conscient du monde extérieur et de
ce collectif de Moi au milieu duquel nous vivons, il nous est
demandé de quitter le cocon familial et sa vie subconsciente
pour rentrer dans le monde de la responsabilité individuel face
au collectif, collectif qui nous a permis de survivre jusque-là. Il
nous est demandé de trouver une place et de construire une
vie dans ce collectif qu’est la société. Il nous est demandé de
sortir de l’enfance et de donner une partie de notre vie pour
la société, en faisant des enfants et en travaillant pour
alimenter la société. Il nous est demandé de savoir où l’on va,
de respecter les normes sociales et de conduire sa vie au
mieux.

Au 4eme quartier, la sphère individuelle reprend ses droits


mais avec la conscience en prime. L’individu à l’égocentrisme
inconscient du premier quartier est devenu l’individu au
misanthropisme conscient du dernier quartier. Le 4eme
quartier comprend bien le collectif, puisqu’il en sort, mais
tient consciemment à s’en éloigner pour mieux revenir à ce
qu’il est au fond de lui-même et avoir une action consciente
sur le collectif, sur le monde. Le problème du 4eme quartier
est qu’il est en fin de cycle, et qu’il symbolise à la fois un
aboutissement et une fin. Fin qui se vivra par une baisse
d’énergie vitale et psychique, celle qui débordait en Bélier et
qui arrive maintenant au bout. Seul un abandon total, de son
Moi, de ses représentations mentales, de sa conscience, pour
retomber dans un inconscient nourricier, permettra de
repartir pour un nouveau cycle.
Le développement psychique du 1er quartier repose sur les
strates instinctive et émotionnelle, donc en rapport avec l’Asc
et la Lune

Le développement psychique du 2eme quartier repose sur les


strates cognitive et identitaire, donc en rapport avec le trio
Mercure/Vénus/Soleil

Le développement psychique du 3eme quartier repose sur les


strates identitaire et sociale, donc en rapport avec Soleil et
Jupiter

Le développement psychique du 4eme quartier repose sur les


strates supramentale et transpersonnelle, donc en rapport
avec Saturne et les transpersonnelles.

Étudions maintenant plus en profondeur la signification


psychologique de ces quatre quartiers.

Le premier quartier. Des Poissons au Taureau.


Psychisme inconscient/individuel.
Ce quartier symbolise la forme première du psychisme, tel
qu’il est à la naissance, inconscient à lui-même, sans identité
encore définie mais centré sur lui-même et sa survie. C’est le
quartier du Je. Revenons à la définition du Je présenté
précédemment : « Avant de parler du Moi, parlons de Je, car
nous allons utiliser ce concept pour définir le premier quartier
du Zodiaque. Lorsque Bébé nait et qu’il n’a pas encore
développé de représentations mentales de lui-même ni de
l’environnement, d’identité, cela ne l’empêche pas de vivre
pour autant. Sa vie sera réglée par des habitudes
psychobiologiques, tournée vers la survie, la vie et le
développement de sa personnalité. Il n’a pas de Moi mais est
un Je, individuel, égocentrique, un Je qui n’est que pure
réaction aux stimuli, intérieurs comme extérieurs, réactions
subconscientes, automatiques, sans références mentales sur
lesquelles s’appuyer pour y répondre. Le Je est donc avant tout
ce corps et ces émotions qui l’animent, sans freins, sans égo,
sans différenciation psychique de son environnement, il fait
corps avec lui. Le Je est cet état psychique inconscient mais
réactif avant que le Je se pare d’une identité, le Moi. »

Dans ce premier quartier c’est donc le subconscient, la nature


et l’énergie qui l’anime, qui mène la barque. Les
comportements sont instinctifs, intuitifs, réactifs. Les
représentations mentales ne sont pas encore présentes, le
mental n’est que le reflet de la situation présente, sans idées
toutes faites, préjugés et idéologies pour venir déformer la
réalité du moment présent. Il n’y pas de Moi avec son identité
mais un Je qui vit, qui réagit aux stimuli venant de l’intérieur
comme de l’extérieur. Un Je réduit au corps, ses émotions, ses
instincts, ses idées venues d’on ne sait où, ses désirs simples à
combler, le plus rapidement possible. Ces signes sont donc
beaucoup plus primaires et objectifs que ceux des autres
quartiers. Primaires car leurs réactions ne passent pas par
l’analyse mais par le réflexe, et objectifs car leur vision de la
situation ne passe pas par le filtre des préjugés, du Moi.

La communication subconsciente est importante chez les


signes de ce quartier, c’est pourquoi leurs idées des gens,
d’une situation, qui vient de leur forte activité subconsciente,
leur apparait comme intuitive, car le travail de réflexion s’est
fait subconsciemment. Ils se font très rapidement une idée des
choses et vont y croire, parfois en dépit des évidences
conscientes.

Ils manquent par contre de références mentales pour pouvoir


se projeter, dans l’Autre, dans le futur ou dans tout concept
abstrait. La seule référence étant l’état intérieur, subjectif que
provoque la situation du moment et à laquelle le sujet va
répondre, sans interférence du mental et de ses
représentations du monde. C’est un état psychologique
proche de l’animalité.

La nature de ce subconscient, sa forme archétypale, sera


symbolisé par l’Ascendant et les nœuds lunaire. Ces derniers
pour la nature karmique du destin qui accueille ce
subconscient qui vient de s’incarner dans un cerveau et un
corps. Et le premier pour la forme de cette âme qui va
s’individualiser dans la matière en prenant une forme
psychique, celle de l’Ascendant. Forme psychique qui sous-
tendra toutes les interprétations du reste du thème. C’est
l’Ascendant qui donne le La à l’orchestre zodiacal. La forme de
cette âme étant le plus visible dans la partie subconsciente du
psychisme, là où elle n’est pas encore voilée par les
représentations mentales qui forment le Moi.

Un Ascendant (Asc) placé dans un de ces trois signes va


montrer une personnalité totalement tournée sur elle-même,
ses expériences de vie, ayant très peu conscience du
phénomène collectif, qui n’est vu que comme un groupement
d’individus. Les règles collectives ne sont perçues que comme
des barrières à la liberté individuelle, l’empathie est faible.
Seul compte le bonheur individuel. « Chacun pour soi et les
moutons seront bien gardés », telle est la maxime de ces
Ascendants.

Une Lune placée dans l’un des trois signes du premier quartier
va donc montrer une personnalité ayant un fort psychisme
subconscient, une personne reliée à sa nature profonde, ayant
une grande énergie vitale, de forts instincts, une bonne
intuition face à la décision, une vie intérieure riche…Une Lune
en premier quartier vit sa vie au jour le jour. Son humeur étant
son unique boussole. Son individualisme très marqué en fait
une personne très égocentrique mais capable de vivre seule,
sans être dépendant de son entourage.

Le Moi n’étant pas encore construit dans ce quartier zodiacal,


un Soleil dans cette position va montrer un psychisme
conscient autour duquel se construit un Moi souple d’esprit,
peu attaché à ses représentations mentales car celles-ci ne
sont pas gravées dans le marbre mais changent facilement au
gré des circonstances. Les Soleils du premier quartier ne
s’identifient pas à des phénomènes extérieurs, ils ne sont que
le reflet de leur état d’esprit du moment, de leur humeur, de
l’idée spontanée que va induire une situation, leur Moi n’est
que le reflet de la situation et va changer aussi facilement que
la situation. Pas de conflit d’égos entre Soleils du premier
quartier, juste des conflits de territoire, des conflits qui
devront se résoudre au plus vite, souvent dans un rapport de
force animal, afin de passer à autre chose. Le Moi du premier
quartier est un Moi aussi labile qu’un Moi d’enfant. Très
sensible et réactif à une situation mais celle-ci est vite oubliée.

Le deuxième quartier. Des Gémeaux au Lion. Psychisme


inconscient/collectif
Avec l’apparition du langage et des représentation mentales,
en phase Gémeaux, le psychisme humain fait un saut
quantique. Grace au langage, la conscience de
l’environnement va pouvoir s’affiner et surtout la conscience
de la relation que le psychisme entretient avec cet
environnement. En prenant conscience de la multiplicité de
son environnement, en phase Gémeaux, le psychisme réalise
qu’il existe en tant qu’entité individuelle, unique parmi le
multiple ; en phase Cancer, qu’il baigne dans un
environnement, avec une frontière bien délimitée entre lui et
le reste, qu’existe le corps et l’environnement, le monde
intérieur, subjectif et le monde extérieur, objectif et qu’une
histoire relie les deux. L’histoire de cette relation étant
l’histoire autour de laquelle le Moi individuel va se construire.

La forme que prend le collectif dans ce quartier n’est pas celle


d’une société, d’un collectif librement choisi, comme pour le
troisième quartier mais celui d’un environnement culturel et
familial que l’on a hérité de naissance. De cet environnement
culturel, nous allons hériter de tout un ensemble de
représentations mentales, celles formant la culture, que le
psychisme va utiliser pour construire un Moi culturel. Ce Moi
culturel sera un mélange entre le tempérament de naissance,
l’effet de l’éducation sur ce tempérament, le statut social de
naissance (garçon, fille ; ainé, cadet) et les évènements que le
destin aura placé sur notre chemin pour nous révéler à nous-
mêmes. Il est donc inscrit en profondeur dans notre
psychisme, dans les profondeurs du subconscient, et ne peut
guère être remis en question sans chambouler tous les
fondements du psychisme.
Rappelons la définition du Moi : « Le Moi serait donc
l’ensemble des représentations mentales conscientes qui
tourne autour de soi et permettent de nous définir, définir
notre identité, notre vie, notre comportement, notre relation
avec l’environnement. Notre Moi, est donc l’ensemble des
représentations mentales qui meublent la partie consciente de
notre psychisme, celles qui nous définissent, nous donnent une
identité individuelle et celles qui définissent la vision que l’on a
de notre environnement, de notre relation avec lui ».

Le Moi culturel n’a pas été choisi consciemment, comme c’est


le cas du Moi social, mais s’est construit tout seul, dépendant
plus des circonstances de vie que de choix personnels. Le Moi
culturel est un Moi hérité du collectif dans lequel nous
sommes né, qui s’est développé sans efforts ni choix
particulier, c’est pourquoi il est subconscient, alors que notre
Moi social, notre Moi d’adulte choisi consciemment, celui du
prochain quartier, sera le plus psychiquement superficiel mais
celui auquel nous nous identifierons consciemment le plus.

Encore égocentrés, les signes du deuxième quartier centrent


leur vie psychique sur leur histoire personnelle, telle qu’ils
l’imaginent et telle qu’ils la vivent. Moi et le Reste du monde,
Reste du monde dont les règles échappent encore à ce
quartier individuel. La différence avec le premier quartier tient
au fait que l’histoire personnelle n’est pas tant celle que l’on
vit dans la réalité quotidienne que celle qui est imaginée,
construite et entretenue par le mental.

Dans ce deuxième quartier, le Moi n’est pas encore conscient


à lui-même car il ne se compare pas encore aux autres Moi, ce
n’est pas encore le moment, il faudra attendre le prochain
quartier. Pourtant ces signes ont une conscience de leur
environnement, bien sûr, comme ceux du premier quartier,
mais c’est une conscience de l’histoire créé autour de cet
environnement et non de la réalité des faits. En apparaissant
le Moi créé un voile mental avec l’histoire qu’il se créé
mentalement et prend son histoire pour la réalité des faits,
allant jusqu’à distordre la réalité pour qu’elle corresponde à
l’histoire, et non l’inverse. C’est ce voile qui empêche aussi le
Moi individuel de vraiment comprendre l’Autre. Il ne peut le
percevoir qu’au travers du prisme qu’à construit le Moi autour
de la conscience, qu’en référence à lui-même.

Ce n’est que par la prise de conscience du fonctionnement des


autres Moi que l’on peut prendre conscience de son propre
Moi, par comparaison aux autres, par effet miroir. Sans cela
c’est impossible. Dans le deuxième quartier, le Moi se
construit, s’exprime, se réalise, sans autre but que de vivre ce
Moi, sans honte ni doute. Jusqu’à ce que la phase Vierge arrive
et que le doute s’installe.

Le coté collectif du quartier vient de l’influence de l’éducation


dans la création du Moi individuel /Moi culturel. C’est le milieu
environnant et la culture dans laquelle le psychisme baigne qui
vont fournir les représentions mentales du monde nécessaire
à la construction du Moi. Le Moi est donc un pur produit du
collectif. Sans Autres il n’a pas de Moi possible. C’est ce
premier niveau de Moi que nous appelons le Moi culturel. Il
est symbolisé par les signes du deuxième quartier. Il est le
résultat de la rencontre entre un Je et une culture qui va
façonner ce Je afin d’en faire un Moi, le destin d’un individu
au sein d’une famille. Que cette personne soit porteuse d’eau
dans un village africain ou étudiant dans un lycée parisien. Ce
deuxième quartier symbolise cette partie du psychisme, à la
frontière du subconscient, qui est le reflet de notre
identification culturelle et de tous les comportements,
automatiques et subconscients, qui meublent notre vie
quotidienne et intime.

Un Asc placé dans ce quartier va symboliser un esprit


traditionnel attaché à ses racines. Un esprit pour qui la vie est
la réalisation d’un conte que l’on écrit d’abord dans son esprit
avant de le déclamer à ceux qui veulent bien écouter.

Une Lune placée dans ce quartier va donc montrer une forte


influence de l’éducation, du milieu familial et culturel. Le
subconscient a facilement été façonné, éduqué, pour répondre
automatiquement à toute situation quotidienne. Le milieu
culturel est totalement intégré dans la personnalité et restera
présent.

Un Soleil placé dans ce quartier va montrer un Moi individuel


bien marqué. Les représentations mentales placent le sujet au
centre de son histoire, donc au centre du monde. La vision du
monde est totalement subjective. L’ambition solaire est de
réaliser la vie que l’on se construit intérieurement, celle du
Moi individuel. Il n’y a aucune envie de participer
consciemment à un collectif, qui est de toute façon, à ce stade-
là, un concept qui échappe. Construire son Moi individuel déjà
prend toute l’énergie.

Le troisième quartier. De la Vierge au Scorpion.


Psychisme conscient/collectif
Le troisième quartier marque l’entrée dans la demi-sphère
consciente du zodiaque. D’abord la conscience de l’Autre, en
Balance, puis la conscience de soi en Capricorne. Au troisième
quartier, la demi-sphère du collectif atteint son paroxysme.
Cela symbolise la phase ou le Moi individuel va s’ouvrir à
l’autre et renter volontairement dans la grande aventure du
collectif. Collectif que l’individu équilibré vivant dans la société
moderne va choisir d’intégrer, que ce collectif soit un groupe,
un pays, un syndicat, une compagnie, un club, auquel il va
choisir de s’identifier. Le choix du collectif est une décision
consciente que l’humain prend quand l’âge de quitter le milieu
familial se fait sentir. C’est ainsi que le Moi solaire va se
construire, dans l’aventure de l’intégration d’un collectif avec
tout le pouvoir que cela apporte.

Ce quartier est celui de la conscience, conscience de l’Autre,


de son psychisme individuel, puis intégration progressive du
collectif dans la partie consciente du psychisme. Dans ce
quartier le Moi devient conscient à lui-même, dès la phase
Vierge, d’où la possibilité du signe de douter de soi et de se
remettre en question. C’est en devenant conscient à lui-même
que le Moi réalise qu’il n’est pas cet être unique au centre d’un
monde, mais un être parmi d’autres, au sein d’une collectivité.
Les représentations mentales ne sont plus revendiquées
comme étant siennes et uniques mais comme étant partagées
avec tous les autres membres de la collectivité. C’est ainsi que
le Moi développe son aspect collectif.

Les représentations mentales qui construisent les Moi du


troisième quartier sont tirées de la « pensée de groupe » c’est-
à-dire qu’elles sont le reflet de l’idéologie dominante du
collectif. Celui qui a bien intégré la pensée de groupe confirme
ainsi aux autres membres qu’il fait bien partie du collectif. Plus
telle pensée de groupe sera dominante dans la société, plus
celui qui l’aura intégré sentira le sentiment de puissance que
procure le sentiment d’appartenance à un collectif puissant.

Le but principal des signes de ce quartier est de construire sa


vie sociale, de structurer son Moi social. Chaque décision est
prise, non pas sous le coup de l’intuition, comme le Bélier,
mais sous le coup de la réflexion. La vie ne suit plus le courant,
comme pour les signes inconscients, mais la volonté du Moi
conscient qui la planifie pour satisfaire ses ambitions sociales,
ambitions qui passent d’abord par chercher puis trouver
une/sa place dans la société.

Reprenons la définition du Moi social : « Il se construit sous


l’influence du groupe social dans lequel, adulte, nous avons
consciemment choisi de vivre. Cette influence est en grande
partie due au phénomène d’identification, influence dont la
puissance a été mis en valeur par la célèbre expérience de
psychologie dite « expérience de Stanford » qui montre
l’énorme, et rapide, influence qu’a sur le Moi le simple fait de
s’identifier consciemment à une position sociale. Nous
pouvons tous le constater dans notre propre vie si nous y
prêtons attention. Il suffit de voir comment notre
comportement peut changer quand, par exemple, nous
passons de l’école à l’université, nous passons du statut de
simple employé à celui de responsable, ou du statut d’amants
à couple marié…Tout cela est dû à la pression du milieu social
sur notre psychisme et notre Moi. Nous utiliserons le terme de
Moi social pour parler de cette partie du Moi. ». C’est cette
partie du Moi qui est symbolisé par le troisième quartier.

C’est le quartier du développement de la partie collective du


psychisme. C’est par l’expression de son Moi et les réactions
que cela va entrainer chez l’Autre que la conscience de l’Autre
va apparaitre, en phase Vierge, développant petit à petit un
Moi social qui sera le reflet de l’influence du collectif sur le
psychisme, phase Balance. Ce Moi social va apporter un
nouveau pouvoir au sujet, le pouvoir du nombre, du collectif
face à l’individu, seul dans son monde. Phase Scorpion.

L’Asc dans le troisième quartier va montrer une personnalité


pour qui la vie sociale sera la priorité numéro 1. La solitude
étant vu comme la pire des tortures.
La Lune en troisième quartier indique un subconscient
totalement réceptif aux valeurs du collectif dans lequel il
baigne. Une capacité à facilement intégrer des us et coutumes,
à partir du moment où ceux-ci sont partagés par la majorité.
Du coup, le coté individuel du psychisme s’efface et la
personne va facilement oublier son individualité, son corps, sa
vie intérieure, pour se donner corps et âme au collectif. Cela
indique une personnalité qui, si elle n’est pas dirigée par une
instance extérieure, ne sait plus quelle direction prendre.

Un Soleil en 3eme quartier indique un Moi sûr de lui et de sa


conscience du monde. C’est une personnalité qui a totalement
et consciemment intégré les normes sociales et va les
respecter. Plus ces normes sociales seront partagées par le plus
grand nombre plus il sera fier d’être un membre de ce collectif.
C’est quelqu’un pour qui la majorité a toujours raison. Il y a
identification entre la puissance du groupe et la puissance du
Moi. C’est une personnalité qui a besoin d’un chef pour le
diriger.

Le quatrième quartier. Du Sagittaire au Verseau.


Psychisme conscient/individuel
Le psychisme conscient atteint son paroxysme et la demi-
sphère individuel commence à reprendre ses droits. C’est
l’archétype de l’individu conscient, conscient de son
environnement comme de lui-même.

Ce quartier symbolise le retour au psychisme individuel, seul


format psychique pouvant faire évoluer un collectif bloqué
dans ses codes et lois systémiques. D’abord sous la forme du
chef, en Sagittaire, puis sous la forme du sage, individu doté
d’un fort Surmoi, en Capricorne, enfin sous la forme du
critique et réformateur social, en Verseau, ses trois signes
étant l’archétype d’un psychisme individuel très conscient de
lui-même et de son rapport à la société.

C’est dans ce quartier que l’équilibre entre psychisme


individuel et psychisme collectif peut être atteint. Le retour
des forces psychiques qui poussent à l’individualité font que le
Moi prend conscience de la partie individuelle de son
psychisme. Il prend conscience de lui-même, non pas en tant
que membre d’un collectif mais en tant qu’individu unique,
avec ses qualités et ses défauts propres, ses rêves personnels.
Il prend conscience de son Moi authentique, développant ainsi
un Surmoi critique face au Moi individuel et social des
quartiers précédents. C’est la phase où le sujet ayant accompli
ses devoirs et responsabilités de parents et de membres de la
société, il s’autorise enfin à vivre une vie qui ne répond plus à
des facteurs extérieurs, sociaux, mais cherche à vivre une vie
qui corresponde à ce qu’il est au plus profond de lui-même,
son Moi authentique, comme beaucoup cherche à le faire au
moment de la crise de la quarantaine, lorsque Uranus arrive
en opposition à lui-même. C’est l’exercice quotidien de remise
en question du Moi culturel et social appliqué par le Surmoi
qui va permettre de laisser émerger le Moi authentique, c’est-
à-dire une personne vivant une vie choisie consciemment,
ayant une philosophie de vie qui vient de sa propre expérience
et non pas de diktats sociaux, une ambition qui privilégie le
bonheur personnel à la réussite sociale.

Les signes de ce quartier ont donc tous une vie dont les
objectifs sont clairement définis, comme pour le troisième
quartier, la différence étant que ces objectifs ne sont plus des
objectifs de réalisation sociale mais de réalisation personnelle,
même si cette réalisation personnelle a des conséquences
sociales. Le Moi social qui nous poussait à atteindre la
meilleure place dans la société va laisser place au Moi
authentique, qui nous pousse vers notre place naturelle dans
la société, celle qui convient le mieux à notre individualité,
celle qui nous rend satisfait de notre vie.

La problématique des signes de ce quartier et la volonté de


contrôle, du contrôle social en Sagittaire, au contrôle de soi en
Capricorne et du contrôle de sa vie en Verseau. La sphère
consciente étant à son apogée, la sphère subconsciente est
reléguée au rang de personne à surveiller et non plus de
source d’inspiration. La philosophie de vie de ces signes est,
comme celle du quartier précédent, de construire sa vie,
suivant des critères personnels mais bien conscients, puis de
la contrôler afin qu’elle reste fidèle aux anticipations. Or la vie
ne se contrôle pas totalement, elle dépend trop de la partie
inconsciente de l’humanité pour être prévisible et qu’il est
souvent bien plus heureux de la suivre que d’aller à contre-
courant. Ce n’est qu’en Poissons que se fera cette prise de
conscience, préparant le psychisme à son retour dans la demi-
sphère de l’inconscient.
L’Asc en 4eme quartier indique une personnalité qui verra le
monde de haut, imbu de sa conscience du monde, de son
complexe de supériorité. Une personnalité qui refuse le poids
de la majorité et de toute pression sociale considérée comme
abusive.

Une Lune en 4eme quartier indique un subconscient faible, car


contrôlé, écrasé par les rigueurs de la conscience. La nature
profonde est refoulée et s’échappe alors à l’occasion de
moment de crises, qu’elles touchent la santé physique ou la
santé émotionnelle. Jusqu’à ce qu’un lâcher prise puisse lui
permettre de consciemment ouvrir des soupapes de sécurité.
Un Soleil en 4eme quartier indique un Moi qui va revendiquer
son individualité, sa spécificité, son Moi authentique, d’autant
plus qu’il est fièrement surveillé par un Surmoi qui, même
bienveillant, n’en est pas moins strict. Cela indique un mental
en perpétuel remise en question de tout statu quo trop bien
implanté.
Pour résumer : Au premier quartier, un Je puissant inconscient
à lui-même, mais pas encore de Moi. Un psychisme d’enfant.
Au deuxième quartier, un premier niveau de Moi qui
commence à s’individualiser, reflet du milieu culturel dans
lequel il est né, un psychisme de jeune. Au troisième quartier,
un Moi individualisé qui cherchera sa place dans un collectif
de Moi, un psychisme d’adulte. Au dernier quartier, un Moi
culturel et social remis en question par le Surmoi afin de laisser
place au Moi authentique, un psychisme de personne âgée.
Le zodiaque divisé en douze

Tour d’horizon

En astropsychologie, les signes sont vus comme des


archétypes jungiens. Ils symbolisent les douze étapes par
lesquelles passe l’évolution d’un être vivant ou même d’un
système idéologique. Tout ce qui a un début, une fin et un
processus d’évolution entre les deux. Ces archétypes sont
enfouis dans notre inconscient collectif et vibrent en parallèle
avec le thème astral.

Voici, en quelques mots clés, une première description de la


symbolique du développement psychique humain exprimé
par les douze signes du cycle zodiacal.

Bélier, signe de Feu. Expression de l’énergie psychique.


Incarnation de cette énergie psychique dans un corps et un
destin de vie encore à l’état de potentiel.

Taureau, signe de Terre. Prise de conscience sensuelle du


monde matériel dans lequel l’énergie psychique se
matérialise. Conscience du corps, de la matière dont il est fait
et de la matière qui l’entoure.

Gémeaux, signe d’Air. Apparition des représentations


mentales de l’environnement dans lequel baigne le psychisme
individuel. Prise de conscience mentale de l’environnement.

Cancer, signe d’Eau. Synthèse psychique des représentations


mentales prenant la forme du Moi individuel.
Lion, signe de Feu. expression du Moi individuel.

Vierge, signe de Terre. Prise de conscience du collectif.

Balance, signe d’Air. Identification aux représentations


mentales du collectif.

Scorpion, signe d’Eau. Synthèse psychique prenant forme d’un


Moi collectif.

Sagittaire, signe de Feu. Expression du Moi collectif.

Capricorne, signe de Terre. Prise de conscience de Soi.

Verseau, signe d’Air. Assimilation de représentations mentales


inspirées de l’inconscient collectif.

Poissons, signe d’Eau. Détachement psychique ramenant à


l’âme, à l’inconscient collectif et au Grand Tout.

Passons maintenant à une description plus approfondie de


l’interprétation psychologique signe par signe.

Bélier : Expression de l’énergie psychique. pure énergie,


instinct, pulsions. Le Bélier symbolise l’énergie psychique qui
provient d’une âme s’incarnant dans un corps et lui donnant
vie. C’est la pulsion de vie chère à Freud. Ce corps arrive sur
terre avec comme seul ressource psychique son instinct de
survie et les automatismes corporels qui assure cette survie.
Les métabolismes biologiques, les émotions, la faim qui
pousse le nouveau-né vers le sein de sa mère. Il n’y a aucune
conscience de soi ni de l’environnement. Les comportements
ne sont que pures réactions aux stimuli extérieurs ou
intérieurs. La vie psychique est totalement subjective c’est-à-
dire centrée sur le ressenti et non sur des représentations
mentales toutes faites. L’objet n’est pas perçu tel qu’il est mais
au travers du stimuli psychique qu’il provoque. Sans stimuli
ressenti, il reste en dehors du champ de conscience et donc
n’existe pas. Le champ de conscience est donc assez étroit,
tant dans l’espace que dans le temps. Seul un changement
dans la situation va provoquer l’éveil de l’attention, et une
réaction très rapide, car ne prenant pas le temps de passer par
le néocortex, le siège des représentations mentales.

Taureau : Prise de conscience sensuelle du monde matériel,


désir, possession, intégration psychique de la matière. Le
Taureau symbolise le développement physique et matériel du
corps ainsi que la relation avec la matière environnante. Un
début de conscience de l’environnement apparait. Au
moment où le bébé se dissocie psychiquement de sa mère,
l’objet est perçu pour ce qu’il est, quelque chose de différent
de soi. L’objet se met à exister dans le psychisme de l’enfant
comme quelque chose qui existe par lui-même. C’est la
première étape du sens de la réalité qui est franchie. Cet objet,
ou sujet, provoque alors un sentiment d’attirance ou de rejet,
puis, si attirance, il est aussitôt désiré et intégré dans la psyché
comme « étant à moi ». Cela passe d’abord par la nourriture,
indispensable au bon développement corporel de l’enfant,
puis par tout objet avec qui le contact physique et buccal
permettra d’intégrer et de construire une conscience
sensuelle, physique, pas encore mental, de l’environnement.

Gémeaux : représentations mentales de l’environnement,


langage, communication. C’est en Gémeaux que, grâce au
langage, la conscience mentale de l’environnement va se
développer, ou pour être plus exacte, le développement de la
conscience mental de l’environnement dans un psychisme
humain est symbolisé par le signe des Gémeaux. Cette
conscience mentale pourra se faire chez l’enfant grâce à
l’apprentissage du langage qui lui permettra de créer des
représentations mentales conscientes de chaque objet ou
sujet qui passe à portée de ses cinq sens. Ces représentations
mentales vont lui permettre non seulement de créer une carte
mentale de son environnement mais aussi de pouvoir,
toujours grâce au langage, transmettre cette carte mentale à
ceux qui l’entourent.

Cancer : Synthèse psychique. La mémoire, l’imagination,


l’esprit analogique, toutes les fonctions psychiques qui
permettent de relier les représentations mentales entre elles
pour créer une histoire personnelle, une vision subjective du
monde, une représentation mentale non plus seulement d’un
objet mais aussi de la relation existante entre les objets et
sujets qui forment l’environnement du sujet, sont symbolisées
par ce signe. Le Cancer symbolise la capacité du psychisme
humain à relier entre elles les représentations mentales
établies en phase Gémeaux afin de donner sens et structure à
soi-même, à son environnement et à la relation qui existe
entre les deux, donc à créer un Moi individuel. Ce Moi
individuel étant le produit du monde mental que s’est créé le
psychisme Cancer en structurant ses représentations
mentales autour d’une histoire, l’histoire de Moi.

Ce travail Cancer de création du Moi se fait tout seul,


automatiquement, dans la partie subconsciente du
psychisme, inaccessible aux gens qui l’entoure. C’est pourquoi
le Cancer symbolise la vie intérieure, subjective. La conscience
Cancer se focalise sur cette vie intérieure, imaginaire, là où le
Moi se construit. Ce n’est qu’en phase Lion Que le Moi va
commencer à s’exprimer, à s’extérioriser, et chercher à être
perçu, et apprécié, par l’entourage.

Lion : expression du Moi, expérimentation de l’expression du


Moi, ébauche d’une conscience du Moi. C’est l’expression de
ce Moi qui va permettre au psychisme de commencer à en
prendre conscience. Le Lion symbolise l’ébauche d’une
conscience de soi, qui vient de l’observation de son
comportement et surtout de l’effet de ce comportement dans
le regard de l’autre et du résultat matériel et de la
reconnaissance sociale auquel on aboutit en exprimant son
Moi.

La phase Lion est aussi une phase de projection psychique,


c’est-à-dire que, confondant représentation mentale et
réalité, le Lion va penser que tout le monde pense comme lui
et va projeter sa vision des choses sur les gens qui l’entoure.

Le Lion est désireux de l’estime de l’autre, a tant besoin d’être


aimé, car c’est la confirmation de la qualité de son Moi. Ce qui,
bien sûr, est loin d’être le cas car il sera plus souvent confronté
à d’autres Moi voulant eux-mêmes s’exprimer qu’à des
personnes prêtes à l’admirer. C’est cette confrontation avec
d’autres Moi qui va préparer le psychisme à l’entrée dans la
phase sociale du cycle.

Vierge : le doute, la remise en question du Moi individuel.


Après cette confrontation à d’autres Moi si différents, en
phase Lion, la Vierge comprend que le monde est beaucoup
plus varié que la représentation mentale qu’elle en a. Qu’il
existe une multitude de représentations mentales d’une
même vérité et que pour accéder à une vraie connaissance,
une vraie conscience de la réalité, il faut abandonner ses
points de vue et préjugés personnels et s’ouvrir à ceux des
autres. Ainsi apparait la capacité d’écoute et d’ouverture à
l’autre de la Vierge mais qui, malgré tout, continue à voir le
monde à travers le prisme de son point de vue individuel et ne
sera pas convaincue facilement. La phase Vierge est une phase
de comparaison entre Moi, entre visions du monde, entre
points de vue. Elle cherchera toujours à savoir qui a raison,
quelle représentation mentale est, si ce n’est la plus vraie, au
moins la plus logique, la plus cohérente, la plus pragmatique
et efficace, la plus proche de la réalité.

Balance : ouverture à l’Autre, apparition du Moi collectif. En


phase Balance arrive le moment où pour vraiment
comprendre l’Autre, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas Moi, il
ne suffit plus de s’y comparer mais de l’intégrer
psychiquement, de s’y identifier. Signe cardinal, c’est une
phase évolutive du cycle où le Moi individuel va s’effacer pour
faire place au Moi collectif, c’est-à-dire que le sujet va
s’oublier pour se donner complètement à l’Autre. Les
représentations mentales qui ont formé le Moi individuel vont
s’effacer pour faire place à celles venant d’un partenaire ou
d’un groupe social que l’on a consciemment choisi. Le mental
du sujet reprend la forme d’une éponge, comme en Gémeaux,
autre signe d’Air, prête à absorber les nouvelles
représentations mentales diffusées par le partenaire aimé ou
le groupe social choisi, faisant que l’on va rapidement
s’identifier à ce groupe ou à cette personne. Pour pouvoir être
intégré dans un collectif, Il faut que les représentations
mentales de ce collectif, c’est à dire son idéologie et ses règles
de conduite soient totalement et consciemment intégrées par
tout membre désirant être accepté par ce collectif. En faisant
ce travail, un nouveau Moi va prendre forme, le Moi social,
formé par les nouvelles représentations mentales acquises en
phase Balance. Ce qui va donc essentiellement distinguer le
Moi culturel du Moi social et que l’un est formé de
représentations mentales acquises subconsciemment
pendant l’éducation et donc laissant une marque profonde
dans la psyché alors que l’autre est formé de représentations
mentales apprises, acquises consciemment. Elles seront donc
implantées beaucoup plus superficiellement dans la psyché du
sujet et il lui sera beaucoup plus facile d’en changer.

Scorpion : le pouvoir du collectif, le pouvoir sur l’Autre,


sacrifice du Moi individuel pour le Moi collectif.

Une fois ces nouvelles représentations mentales acquises,


vient la phase d’intégration et d’identification psychique de
ces représentations mentales qui vont structurer un Moi
social, dans une phase de structuration psychique équivalente
au Cancer, autre signe d’eau. Le signe du Scorpion va
symboliser le pouvoir acquis par le fait d’avoir intégré des
représentations mentales qui ne sont plus uniques mais
partagées par tout un groupe, acquérant ainsi le pouvoir du
nombre et le sentiment de puissance et de sécurité qui vont
avec. Mais pour pouvoir en bénéficier totalement il sera
nécessaire de sacrifier son Moi individuel, pour éviter toute
dissonance cognitive. Le sens profond de la phase Scorpion est
imagé par l’entrainement militaire qui est censé « casser le
mental » de la jeune recrue afin qu’il s’oublie totalement et
soit prêt à sacrifier sa vie pour le collectif qu’il doit défendre.
C’est ce sacrifice inconscient de son Moi individuel qui est à la
source des fameuses angoisses du Scorpion, car on ne tue pas
une partie de soi-même sans qu’il y ait de fortes résistances
psychiques. Dit autrement, cette tendance à repousser toute
poussée venant de l’intérieur, du subconscient, créé une
pression psychique qui est à la source des angoisses de ce
signe.

Sagittaire : Expression du Moi collectif. Retour à la demi-


sphère individuelle. Comme le montre la psychologie sociale,
un groupe humain ne peut se passer d’un chef, c’est-à-dire
d’un individu qui va représenter le collectif parce qu’il a,
théoriquement, acquis une totale maitrise des
représentations mentales véhiculées par ce collectif, c’est à
dire la « connaissance ». C’est par l’intermédiaire du chef que
le psychisme individuel va reprendre ses droits sur le
psychisme collectif. Le Scorpion va vivre le Moi collectif de
l’intérieur, il va y participer, l’animer alors que le Sagittaire va
exprimer ce Moi collectif en tant qu’individu porte-héraut de
ce collectif, donc non seulement en tant que chef, président
mais aussi représentant, ambassadeur ou même juge,
l’individu qui décide si un membre du collectif a bien respecté
les règles de ce collectif. Le sagittaire est donc le signe royal
par excellence, un individu vénéré par le collectif et qui en
accapare la force et la richesse, la redistribuant selon son bon
vouloir. Annonçant le retour de la demi-sphère individuelle, Le
Sagittaire est donc cette personne ayant une parfaite maitrise
des codes sociaux mais dont l’objectif de vie profond,
inconscient, est son développement personnel, individuel,
grâce au collectif qu’il incarne ; un développement d’ordre
matériel ou psychologique. S’il est psychologique ce
développement individuel peut apporter une énorme
ouverture du champ de conscience et amener à la sagesse
symbolisée par le Capricorne. S’il est purement matériel, ce
développement va entrainer enrichissement personnel par
abus de pouvoir, corruption et entamer la dégénérescence qui
caractérise le dernier quartier.

Capricorne : le Surmoi, la volonté, le contrôle de soi, la


maitrise du collectif. Seul une forte morale personnelle,
symbolisée par le Capricorne, pourra donner les limites
nécessaires pour éviter le fort risque de corruption
psychologique qu’entraine, pour un être humain, la position
sociale privilégiée du Sagittaire. Le Capricorne va réaliser que,
symboliquement, le meilleur moyen d’empêcher l’abus de
pouvoir inhérent à la nature humaine est de se retirer, au
moins psychiquement, de la société afin de ne plus être tenté
par le pouvoir qu’elle procure. Ce retrait face à son Moi social
va permettre à une partie du psychisme de prendre de la
distance vis-à-vis de lui-même, c’est-à-dire de ses propres
représentations mentales, pour pouvoir les passer au peigne
fin de l’analyse et de la critique supramentale et créer un
Surmoi. En d’autres termes le psychisme va développer un
Surmoi qui va en devenir le gardien, gardien de sa moralité
sociale et de sa bonne conduite individuelle. Et,
par « déformation professionnelle », ce Surmoi va se mettre à
contrôler non seulement son propre Moi mais aussi celui de
tous les autres humains, donnant au natif du Capricorne cet
esprit extrêmement critique qui lui est si caractéristique.

Verseau : abandon du Moi collectif, expression du Surmoi. En


signe positif et fixe, le Surmoi Verseau va exprimer haut et fort
l’esprit critique que le Capricorne gardait pour lui-même. La
poussée individualisante uranienne, va s’accentuer en
Verseau et pousser ce signe à prendre du recul non seulement
avec les comportements humains mais surtout avec les codes
sociaux en place. Le Surmoi va orienter ses critiques vers la
société, le « système » en place, critiqué pour être dépassé et
trop coercitif envers les individus. C’est le signe du combat
symbolique du psychisme individuel qui va chercher à se
rééquilibrer face au psychisme collectif. Cet abandon des
représentations mentales héritées du collectif, surtout les plus
superficiellement ancrées dans le psychisme, va laisser la
place à d’autres représentations mentales qui vont être
puisées à la source d’inspiration humaine qu’est l’Esprit, entité
permettant à l’humain de sortir momentanément de sa
condition humaine, animale pour rejoindre les principes de
transcendance et satisfaire au principe d’évolution. Avec le
Verseau nous entrons de plein pied dans la psychologie
transpersonnelle.

Poissons : le détachement, le lâcher prise, retour à


l’inconscient collectif. Avec la phase Poissons, le psychisme
commence à replonger dans la partie non consciente du
Zodiaque. Le Surmoi est toujours actif, donnant aux Poissons
cette lucidité sarcastique qu’ils ont face à la vie, mais une sorte
de lâcher prise, venu du plus profond du psychisme, pousse ce
signe à ne plus donner d’importance aux contingences de la
vie. Cette vie hors-normes dont le Verseau était si fier devient
juste une sorte de « passage obligé » pour les Poissons car les
représentations mentales qui habitent son psychisme perdent
de leur force et de leur évidence, les sentiments qui vont avec
aussi. Tout devient relatif car effectivement, dans la réalité,
tout est relatif, tout est question de point de vue. Or les
Poissons ont cette capacité psychique à passer d’un point de
vue à l’autre sans donner plus d’importance à l’un qu’à l’autre,
ce qui leur procure cette sorte de sagesse détachée vis-à-vis
de ce monde d’illusions qu’est le monde des représentations
mentales. Ainsi les Poissons sont prêts à replonger dans ce
monde spirituel inconscient, non plus peuplé de
représentations mentales mais d’énergies psychiques,
d’âmes, véhiculant, comme toute énergie, une information
qui est la synthèse des expériences vécus par la conscience
pendant le cycle zodiacal qui vient de se dérouler. Une âme
qui sera prête à réincarner un cerveau vierge de toutes
représentations mentales, pour un nouveau cycle
d’expériences, en Phase Bélier.

Partant de ce premier tour d’horizon, nous allons maintenant


montrer, signe par signe la correspondance entre symbolique
traditionnelle et symbolique psychologique du cercle zodiacal
puis approfondir l’interprétation psychologique de chaque
signe.

Le Bélier
Principe directeur

Premier signe du Zodiaque et signe de Feu, le Bélier symbolise


le départ d’un nouveau cycle zodiacal avec la poussée en
avant, la réserve d’énergie, les potentiels de développement,
la capacité d’adaptation nécessaire à toute entité arrivant,
seule, dans un monde nouveau dans lequel il lui faudra
d’abord s’adapter et survivre avant de pouvoir y trouver sa
place.

Situé dans le quartier symbolisant le « Je », les motivations de


vie du Bélier sont inconscientes et tournées vers lui-même,
c’est-à-dire sa survie et sa croissance. Image de la graine en
phase de germination, ce signe est pure poussée vers un
avenir encore sous forme de potentiel, un avenir qu’il
n’envisage pas consciemment sur le long terme, c’est donc la
boussole de sa nature, de ses émotions, de son intuition, de
ses coups de cœur, de sa satisfaction personnelle et de
l’accumulation d’expériences pour nourrir son âme qui vont,
au fur et à mesure, lui donner la direction et la manière dont
il vivra sa vie.

Le fait que le bélier soit vierge de toutes représentations


mentales structurées lui donne une plus grande lucidité face
aux évènements. Il n’a pas d’idée de lui-même et, du coup,
réagit plus à la situation elle-même qu’à l’effet qu’elle a sur
son Moi. C’est la forme d’intelligence, des signes du premier
quartier. Pas des intellectuels mais une toujours une bonne
intuition de la situation et comment y répondre.

La pensée racine qui anime le Bélier est du genre : « la vie est


faite pour accumuler les expériences. ». Le Bélier ne rate
jamais l’opportunité de vivre quelque chose de différent. Il
utilise sa grande énergie de signe de Feu à accumuler les
aventures, de toutes sortes. Tel est le centre de sa vie, être ce
Je qui ne demande qu’à vivre, sans se poser trop de questions.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

En tant que début de cycle le bélier représente avant tout


l’élan vers l’avant, nécessaires pour réaliser le futur cycle
zodiacal, c’est pourquoi il est traditionnellement dépeint
comme « une personne dynamique qui a sans cesse besoin de
bouger. De nature impétueuse, vous avancez tambour battant,
sans même vous retourner ». Parce que, pour le Bélier, le tout
c’est d’avancer, de bouger, de s’activer, saisissant toute
opportunité à portée de main. Il ne sait pas toujours dans quel
but mais cela lui est égal. Pour cela, il a l’énergie que tout signe
de feu possède : « il n'économise jamais ses efforts ». 1er signe
du printemps il est le symbole de la graine qui germe et qui,
cela passe ou cela casse, doit s’imposer dans son
environnement : « Le bélier est impulsif et spontané : agir
d'abord, réfléchir après. Il fonce tête baissée ». C’est un
téméraire qui ne prend conscience de la manière dont son
environnement fonctionne qu’en s’y confrontant. Le Bélier
apprend par l’expérience et c’est pour cela qu’il les recherche.

Le Bélier est l’apogée de la demi-sphère individuelle, à


l’opposé de la phase collective Balance, il est donc souvent
caractérisé d’égocentrique : « La recherche de compromis
n'est pas son fort, le Bélier vit en effet selon ses propres
conditions. Sa vie familiale et sociale, son activité
professionnelle doivent être alignés sur ses désirs et ses
objectifs. Tout cela traduit un besoin féroce d'indépendance et
d'individualité, teinté d'un brin d'agressivité. »

Signe de Feu, l’énergie s’extériorise et pousse le Bélier à «


défricher les terres vierges avec ardeur et courage, allant
même jusqu’à l’inconscience » puisque le Bélier, premier signe
du thème est encore aveugle au fonctionnement du monde
extérieur. Il fonce d’abord puis réfléchit après, si besoin est.

A l’opposé du psychisme collectif, il n’a besoin de personne et


ne cherche la relation que par ce qu’elle peut lui apporter
comme nouvelle expérience. Vénus étant en en exil dans ce
signe, le Bélier n’a pas vraiment besoin de la fonction
vénusienne pour fonctionner. Il n’est pas sentimental. Par
contre il est émotionnel, comme tous les signes de feu. C’est-
à-dire qu’en bon primaire, il va réagir immédiatement à tous
stimuli. Il a de bons réflexes et est du genre hyper réactif. Mais
il peut aussi facilement s’emporter si l’extérieur commence à
lui résister, d’autant plus s’emporter qu’il ne prend pas le
temps de comprendre d’où vient la résistance. C’est pour cela
qu’il est considéré comme « colérique ». L’arme du Bélier c’est
l’énergie pure transformée en rage. ça passe ou ça casse.

Et ça casse souvent. Mais son énergie inépuisable, sa capacité


à oublier l’échec pour repartir de plus belle lui donne une
résilience protectrice. De toutes façons, pour le Bélier, c’est le
chemin qui est important et pas le but. But dont il se lassera
vite une fois atteint. L’ennui est son cauchemar.

L’interprétation psychologique

Le Bélier est pressé, impatient car il est subconsciemment


pressé d’atteindre le but qu’il vient de se donner, cette carotte
qui le fait bouger vers l’avant. Encore aveugle au reste du
thème, le but du Bélier n’est souvent pas très clair, pour lui-
même comme pour les autres, et, comme ce but est encore
hors d’atteinte, le Bélier va finalement plus prendre plaisir au
mouvement lui-même qu’à l’aboutissement de ce
mouvement. Là encore, le Bélier va rechercher les expériences
nouvelles, les « aventures » et s’y exalter. La nouveauté l’attire
et va donc l’empêcher de rester longtemps dans « le vieux ».
Il peut donc se montrer assez inconstant dans ses efforts. Un
nouvel évènement va vite lui faire oublier l’ancien.

Proche de sa nature animale, c’est l’instinct qui guide le Bélier,


encore intellectuellement aveugle à son environnement. Une
intuition et un instinct qui le protègent de l’extérieur. Ainsi
qu’une grande foi en la vie qui lui permet d’abattre des
montagnes et ne jamais douter. Cet instinct et cette intuition
font qu’il ne doute jamais de l’envie qui le prend de faire ceci
ou cela et va chercher à l’assouvir immédiatement. Les
potentiels que porte en lui le Bélier vont prendre la forme
d’envies, de pulsions, plus que de projets murement réfléchis.
Le Bélier ne se projette pas dans un avenir lointain, il prend ce
qu’il a à portée de main et en tire ce qu’il peut. Cela lui suffit.

A l’étape Bélier du cycle, le collectif devient un lointain


souvenir. Le multiple est redevenu un en Poissons, se
réincarnant sous la forme d’un individu en Bélier. C’est pour
cela que le Bélier est aveugle au monde social et aux subtilités
du multiple. La graine en train de germer que symbolise le
Bélier ne choisit pas la terre dans laquelle elle pousse, ni ne la
connait. Sa mission est de germer, contre vent et marées, pour
devenir une plante et donner des fruits. De même, le Bélier, à
l’opposé de la Balance, ne comprend pas les codes sociaux, le
comportement de l’autre et, du coup, ne s’y intéresse guère.
Mais il n’en a pas besoin pour vivre. Le Bélier n’est pas un
amoureux romantique, c’est au contraire un individualiste
pragmatique. Le monde extérieur est centré autour de lui et
n’est là que pour le nourrir d’expériences.

En société, le Bélier n’est jamais très à l’aise car il n’a pas les
codes sociaux intégrés en lui comme les ont les signes
collectifs. Il adopte donc un ton direct et franc, souvent peu
diplomatique. Il considère les règles de politesse et toute
norme sociale un peu exigeante comme un carcan qui bride sa
liberté d’expression. En bon égotique il adore raconter ses
aventures et tant pis si personne ne l’écoute vraiment car,
pendant ce temps-là il les revit au moins mentalement.
L’Ascendant Bélier symbolise une âme jeune et pleine de vie
prenant dans l’esprit du sujet la forme d’une pensée racine du
genre « la vie est à mordre à pleine dent ». Optimisme, audace
et énergie primaire vont teinter tout le reste du thème.

La Lune en Bélier va montrer une personnalité très sensible à


son Moi authentique, c’est-à-dire qu’elle sait instinctivement
ce qui lui convient, la direction qu’elle doit prendre. C’est sa
forte intuition qui est la boussole pour mener sa vie. Elle ne
saurait pas expliquer « pourquoi » c’est la bonne décision
qu’elle a prise mais elle sait que « c’est la bonne », au contraire
d’une Lune en Balance qui hésitera pendant des heures pour
finalement laisser quelqu’un d’autre, ou les circonstances,
prendre la décision. Le comportement subconscient Bélier est
plein d’énergie et de réactivité, donnant un tempérament
nerveux à la limite de l’agressif. Cela va montrer aussi une
personne à forte réactivité aux stimuli extérieurs, prenant la
forme de bons réflexes, de décisions rapides et efficaces mais
aussi d’une forte agressivité face à une situation qui l’empêche
d’atteindre l’objet de son désir, son but immédiat. Cela va
indiquer aussi une personnalité pulsionnelle c’est-à-dire
agissant sur des coups de tête et n’ayant que peu de suite dans
les idées. La pensée racine d’une Lune Bélier est « il faut se
battre pour sa survie » et sa vision du monde est celle d’une
jungle, terre d’aventures et de découvertes mais aussi de
dangers pour sa survie, dangers qui le stimulent plus qu’ils ne
lui font peur. L’instinct de survie est dominant chez les Lunes
Bélier. Et c’est tant mieux car sinon ils se tueraient
accidentellement très rapidement.

Un Soleil en Bélier n’a pas d’image de lui-même bien défini


puisqu’il n’est que pure adaptation aux circonstances. Il ne se
voit pas, il n’anticipe pas, ne cherche pas à se faire beau et va
se montrer tel qu’il est, sans parure ni maquillage. Il est franc
et direct, sans s’occuper de son image, de ce que vous pourriez
penser de lui. Et s’il devine ce que vous pensez de lui, et bien
il s’en fout. A l’opposé de la Balance, il n’a pas besoin de
l’approbation de l’Autre pour vivre, il n’a besoin de personne,
juste d’une vie bien chargée, ouverte face à lui. Car il est
toujours à l’affut d’activités nouvelles qui lui procureront
sensations et émotions. Un Soleil Bélier est un homme
d’action, toujours partant pour de nouvelles aventures qui
pourront lui permettre de se confronter à la vie et s’enrichir
de nouvelles expériences. C’est l’enrichissement spirituel plus
que matériel qui l’intéresse. L’argent n’est fait que pour être
dépensé, tant qu’il y en a, et lui procurer toutes les
expériences auxquelles il n’a pas pu accéder quand il en
manquait. Le Soleil Bélier va toujours chercher à repousser les
limites de l’expérience. « Toujours plus loin, plus fort et plus
excitant », telle est sa devise et il va chercher
quotidiennement à l’appliquer. Pourtant, la conscience Bélier
ne va jamais se focusser très loin du bout de son nez, ni très
longtemps sur le même sujet. Elle capte très bien ce qui est à
proximité mais est aveugle à ce qui est trop abstrait et lointain.
Elle ne planifiera donc pas sa vie mais en suivra activement le
cours et gardera en mémoire les leçons des différentes
expériences vécues.

Un Mercure Bélier va symboliser un mental qui capte


rapidement ce qui se passe autour de lui, toujours en
observation de l’environnement et à l’affut de l’opportunité à
saisir, lui donnant un aspect opportuniste. Le Mercure ou le
Soleil Bélier ne planifie pas mentalement sa vie, il suit son
cours au jour le jour et, les sens à l’affut, sait tout de suite
reconnaitre l’opportunité à saisir. Le Bélier est un chasseur qui
ne travaille pas au piège mais à la traque. Mercure Bélier est
l’antithèse de l’intellectuel. Il est souvent considéré comme
peu intelligent, surtout à cause de son manque de culture
générale et de sa faible capacitée d’abstraction. Mais son
intelligence est pragmatique et, dans la vie active, quand il
s’agit de réparer un moteur en panne au bord d’une route de
campagne, il s’avère souvent beaucoup plus efficace que
n’importe quel Mercure en Capricorne.

Une Vénus Bélier, planète traditionnellement en exil dans ce


signe, va symboliser une capacité sentimentale et
relationnelle assez faible. Comme nous l’avons vu dans le
chapitre « la vie psychique », Vénus symbolise le jugement de
valeur associé à chaque représentation mentale. Pour une
Vénus en Bélier, ces jugements de valeur ne seront pas très
marqués montrant par là une certaine neutralité face aux
situations, neutralité de jugements qui permettra au Bélier de
rester lucide face à une situation, de garder un sens des
réalités qui ne sera pas gêné par les préjugés et jugements de
valeur associés à chaque situation rencontrée. Le fait de ne
pas juger, ni lui ni les autres, va faire que le Bélier s’empare de
toute opportunité, sans crainte ni espoir, juste parce qu’elle
est disponible. Le Bélier n’a pas besoin de sentiments pour
vivre sa vie de Bélier, au contraire, ils ne font que couper son
élan vers l’avant. Peur, doutes, attachement, tous ces
sentiments qui ne sont là que pour freiner l’ardeur de vivre du
Bélier. Même les sentiments positifs ne l’intéressent que pour
la courte émotion qu’ils procurent mais il ne s’identifie pas à
eux. Il aime la joie mais ne cherche pas le bonheur. Il aime
gagner mais ne s’enferre pas dans l’orgueil. Il aime jouir mais
ne s’enferme pas dans l’amour. Ses émotions sont trop
volatiles pour se transformer en sentiments.

Mars Bélier, en domicile, montre que la fonction marsienne


est une fonction active chez les Béliers. Pourtant, qui dit
création dit planification mentale, imagination fertile,
sentiments esthétiques, caractéristiques peu présentes chez
le Bélier. Ce qui veut donc dire que le Bélier créé non pas des
objets extérieurs, des plans d’affaires ou des œuvres
artistiques mais créé tout simplement sa vie et y met une forte
volonté, c’est-à-dire une forte énergie. Le Bélier exprime la
vie, l’énergie vitale qui l’habite comme le Lion exprime son
Moi. Le Bélier créé sa vie comme le Lion créé ses images
mentales. Le Bélier ne laissera personne d’autre que lui-même
diriger sa vie, surtout pas la société. Le Bélier est férocement
indépendant. Le Bélier ne prétend pas haut et fort créer sa vie,
il la laisse juste passer en lui et répond aux impulsions, aux
envies, aux injonctions de son âme. Il est cocréateur, avec la
Vie, de son destin. Et sa forte volonté vient du fait qu’étant en
ligne direct avec son âme, il ne doute jamais de vers quoi elle
le pousse, sous forme d’impulsions internes, ou l’attire, sous
formes d’opportunités extérieures. Le Bélier est l’artisan de sa
vie, pour le meilleur et pour le pire, et c’est dans ce domaine
qu’il travaille le mieux.

Jupiter Bélier montre une personnalité sauvage, indomptable,


refusant de se soumettre à toutes règles ou normes venant de
l’extérieur, même, et surtout, de la société. Le Bélier est un
antisystème de naissance. Les seules règles qu’il respecte sont
les siennes. Sa seule règle sociale est que « la liberté de chacun
s’arrête là où commence celle des autres ». Il ne fuit pas
spécialement les autres mais les voit soit comme des
opportunités de passer un bon moment, soit comme des
concurrents avec qui il va falloir se battre. L’esprit de
coopération n’est pas naturel dans l’esprit Bélier, parce qu’il
demande l’art du compromis, art qui lui échappe totalement.

Saturne Bélier. Signe du premier quartier, le Bélier a


abandonné tout Surmoi pour ne plus vivre qu’à fond, au corps
à corps, sans recul ni secondarité face à la vie. Sa morale est
celle du simple bon sens et change facilement pour s’adapter
aux circonstances. le Bélier ne cherche pas à vivre vieux,
devenir sage, comprendre le monde…Il ne cherche qu’à vivre
pleinement au jour le jour, quitte à bruler la chandelle par les
deux bouts. C’est plus la qualité de vie qui compte pour lui que
la longueur de cette vie. Ce n’est pas pour développer son
intellect qu’il cherche à accumuler les expériences, c’est pour
enrichir son âme, telle est la sagesse subconsciente du Bélier
et il la vivra, sans douter, jusqu’au dernier souffle.

Le Taureau
Principe directeur

Signe de Terre, il symbolise la découverte, l’accumulation et


l’utilisation des ressources disponibles dans l’environnement
immédiat pour permettre à l’entité née en Bélier de survivre
dans le temps.

Le Taureau aussi est poussé par des motivations inconscientes


et égotiques, mais, signe de Terre, l’énergie de croissance se
tourne vers son développement physique et matériel. Image
de la graine en phase de développement des racines qui
l’implantent dans le sol et vont lui fournir le moyen de se
nourrir des richesses minérales contenues dans ce sol. Le
travail du Taureau est un travail intérieur ou, plus
précisément, un travail d’intériorisation du milieu
environnant, de la terre dans laquelle pousse la graine. Le
milieu extérieur devient alors un point d’appui, une base
stable pour le développement de l’individu.

2eme signe du cycle zodiacal, la Taureau symbolise la dualité,


c’est à dire la reconnaissance d’un monde extérieur, mais un
monde nourricier, qui va l’aider à survivre. La relation au
monde du Taureau est donc d’ordre plus sensuelle, instinctive,
organique qu’intellectuel, phase Gémeaux. Ce n’est pas tant
l’Autre, comme la Balance, qui attire le Taureau que « tout ce
qui est extérieur à moi » voire même « tout ce qui n’est pas à
moi ». Le Taureau, c’est Moi et le reste du monde, d’un
égocentrisme totalement naturel, subconscient.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

Signe de Terre, le Taureau se montre matérialiste, avec un bon


sens logique, un esprit pratique, terre à terre et pragmatique.
En Taureau la pure énergie Bélier se matérialise et prend
forme physique. Elle incarne le corps et tout ce qu’il a besoin
de manger pour survivre et de posséder pour se développer.
Ce qui explique que le Taureau soit une signe « matérialiste,
qui aime posséder, attiré par l’argent ». Mais tout cela
demande du travail, c’est pourquoi le Taureau « ne rechigne
pas au travail », à la condition d’être motivé, que ce travail
aille dans le sens de la satisfaction de ses besoins, matériels ou
psychologiques. Sans motivation le Taureau se montrera aussi
difficile à faire avancer qu’un âne.

La caractéristique fixe du Taureau montre sa ténacité d’esprit


et sa pugnacité dans l’adversité. Le Taureau est souvent décrit
comme « un être fiable, tenace, patient et persévérant ». Le
rapport à la matière, et donc à l’espace, est aussi un rapport
au temps. Le Taureau a tout son temps. Il prend son temps en
toute chose, pour toute création. On le qualifie volontiers de
« calme, placide et tranquille, il aime avancer à son rythme et
présente une personnalité très équilibrée, les sabots bien
ancrés dans la terre ». Signe de Terre et Fixe, c’est LE « signe
de l’inertie ». Du coup, il « manque de souplesse d’esprit », de
sens de l’adaptation et de vivacité de réaction.

Le Taureau est donc un être sensuel, dont la relation a « ce qui


est à moi » sera de l’ordre de l’attachement sentimental. C’est
pour cela que Vénus y est en domicile.

La lune en exaltation montre que, pour le Taureau, « ce qui est


à moi » devient rapidement « une partie de moi ». La fonction
intégrative lunaire est en action. Comme la plante intègre les
éléments contenus dans le sol pour pousser, le Taureau
intègre son environnement immédiat pour se développer. La
plante fait une avec SON sol, comme l’âme fait une avec SON
corps et le sujet fait un avec sa maison, sa voiture et tout objet
sur lequel il va projeter ses sentiments, établir un lien
d’affection qu’il lui sera très difficile de casser. Il est donc
« affectif et possessif ».

L’interprétation psychologique
Le Taureau symbolise la matière, matière dont nous sommes
faits et matière qui nous nourrit. Il a une tendance instinctive
à accumuler, pour compenser un manque qu’il ressent,
inconsciemment, au plus profond de lui. La grande phobie du
Taureau est de manquer, manquer de nourriture et, son
corolaire, manquer d’argent.

Signe féminin, le Taureau est un signe de maturation intérieur,


sa pensée est donc plus contemplatrice qu’excitée. Signe fixe,
le pouvoir du Taureau est celui de la force tranquille.
Tranquille et pas du tout agressif, une fois ses racines bien en
place. Son espace vital bien occupé, il ne bouge plus et attend
que la vie fasse naturellement son office en lui. C’est alors que
sa puissance créatrice pourra s’exprimer, venant de l’intérieur
de l’être, totalement originale car plus influencée par son
inconscient, son intuition, que par les idées collectives du
moment. Que ce soit en art, en technique ou en cuisine le
Taureau a ses méthodes bien à lui et celles-ci forment une
grande partie de sa personnalité. Le Taureau s’identifie
naturellement à ses talents, ses dons, qu’il entretient jour
après jour, sans jamais se lasser.

Opposé au signe du Scorpion, qui symbolise le sacrifice du Moi


individuel, Le Taureau est la phase où l’individualité est à son
apogée, même si la rencontre avec le milieu matériel
environnant commence à changer la donne. Le Taureau va
donc encore être animé, pour la création comme pour la vie
quotidienne, par ses pulsions intérieures, agir de façon
égocentrique, rechercher son petit bonheur avant tout, sans
se soucier le moins du monde du bonheur de la société dans
lequel il vit en parfait égocentrique. Car si le Scorpion
symbolise la mort de l’individu, le Taureau symbolise la mort
du collectif, c’est-à-dire son désintérêt total pour le sujet. Le
Taureau n’est pas asocial mais totalement apolitique. Il n’est
pas asocial mais il préfère vivre seul que mal accompagné.

Ascendant Taureau. Encore proche de sa nature animale,


l’âme Taureau a foi en la capacité de la Vie à pourvoir à ses
besoins. Seul son mental à peur du manque. Ce qui donne un
aspect paradoxal au signe qui peut passer de la satisfaction
placide à l’angoisse de la perte.

La Lune Taureau symbolise un comportement subconscient


calme et tranquille, sans nervosité. Par contre, cette peur du
manque poussera souvent le Taureau en direction du frigo et
le poussera à veiller, à anticiper que tous ses besoins,
matériels et affectifs, soient comblés. Comme pour le Bélier,
c’est l’instinct de survie qui prédomine dans le comportement
subconscient, mais sans débordement d’énergie. Son
comportement subconscient le pousse à entretenir un
sentiment de sécurité en peuplant ses journées d’habitudes.
La Lune en Taureau a besoin d’une vie régulière et tout
changement inopiné à ses habitudes la déstabilise fortement.
Elle n’a qu’un très faible sens de l’adaptation car elle prend
toujours beaucoup de temps à intégrer tout changement en
elle. Changer d’habitude doit se faire en douceur, elle a
horreur de la précipitation. Instinctivement, la Lune en
Taureau accumule plus qu’elle ne dépense. Sa survie
matérielle passe avant son développement mental et spirituel.
Une Lune Taureau procure le sens pratique nécessaire pour
tirer un maximum de profit de son environnement, de ce dont
elle dispose. « Rien ne se perd, tout se transforme », tel est
son crédo. Comme le Bélier, le Taureau suit la direction vers
laquelle le pousse son instinct, la différence étant que son
instinct ne lui fait pas souvent changer de direction. Il en prend
une, celle qu’il sent le mieux, lui procure le sentiment le plus
agréable, et s’y accroche faisant de lui un « passionné » et un
« créateur ». Une création d’ordre plus matériel et artistique
qu’intellectuel. Le Taureau est un sensuel qui aime toucher la
matière, la chair, c’est ce qui lui procure le plus d’émotion.

Soleil Taureau. Son idéal, et l’image qu’il projette, est celui de


la force tranquille. Il se voit puissant mais calme, se veut fort
mais juste. Il recherche l’harmonie et la plénitude avant tout.
En bon épicurien, sa conscience se focusse sur tout ce qui peut
lui apporter plaisirs, joie et émotions positives. Il considère
l’argent comme un bon moyen de lui procurer ces émotions
positives. « L’argent ne fait pas le bonheur mais y contribue »
est sa maxime préférée. Alors il l’économise autant qu’il
économise son énergie. Comme le Bélier, il n’est pas
idéologue mais pragmatique. Toute dépense ou effort doit
avoir un résultat concret et personnel, par contre il peut
planifier ce résultat sur le long terme, à la différence du Bélier.
Avant dernier des signes individualistes, c’est un égocentrique
qui se cache derrière un sourire enjôleur. « Chacun pour soi et
les vaches seront bien gardées » est un autre de ses mantras.

Mercure Taureau. Le mental Taureau est un mental de


coureur de fond. Sur tout sujet, il y va doucement mais
surement, et jusqu’au bout. Les représentations mentales
sont lentes à s’intégrer dans le mental Taureau, c’est-à-dire
qu’il apprend lentement tout concept nouveau, mais une fois
qu’elles sont intégrées, elles ne seront plus oubliées. Il a une
mémoire d’éléphant. Une fois qu’un mental Taureau a intégré
un concept, il ne changera plus d’avis, tout le contraire d’une
girouette. Il a la mémoire sélective mais bonne. Sa lenteur à la
répartie ne lui donne pas un air spécialement vif et intelligent,
mais il a le bon sens de son côté. Il n’a pas non plus une culture
très générale mais, sur les sujets qui le passionnent et qu’il
domine, il est capable d’aller en profondeur et de les maitriser
totalement. C’est un spécialiste plus qu’un généraliste,
spécialiste dans un domaine concret et pas théorique. Il n’est
pas mathématicien mais peut être un bon trésorier.

Vénus Taureau. Le Taureau est attiré par tout sujet, domaine,


ou personne à qui il peut associer l’image de sécurité, de
plaisir et de plénitude. L’art, la bonne chère, la nature étant
les domaines qui lui procure le plus ce genre de sentiments.
Les sentiments associés aux représentations mentales sont
puissants et catégoriques. Le Taureau aime ou déteste
catégoriquement. Il ne fait pas dans la demi-mesure. Mais
quand il n’aime pas, il évitera de haïr car cela demande une
dépense d’énergie qu’il préfère économiser, alors il prendra le
chemin de l’indifférence la plus totale. Et si vous trahissez son
amour alors il pourra se montrer d’une rancune tenace. Une
fois brisé, le lien sentimental est irréparable. Vénus Taureau
est fidèle car, la fonction intégratrice lunaire aidant, le
sentiment amoureux de départ se transforme vite en affection
profonde, créant un lien qui survivra à la diminution de
l’intensité sentimentale. Mais, comme avec tout objet, sa
possessivité est à la hauteur de son amour. Sa peur
subconsciente de la perte se fait sentir la aussi.

Mars Taureau. Mars étant en exil, sa volonté est lente à entrer


en action mais, une fois lancé, on ne l’arrête plus. Le Taureau
ne s’exprime que s’il y a plaisir ou intérêt, sinon il préfère
rêvasser en restant muet et tranquille. Son gout des plaisirs
prendra facilement le dessus sur sa volonté, le faisant
facilement tomber dans l’excès de plaisirs et en subir les
conséquences physiques et sanitaires. Ce n’est pas un grand
bavard et il préfère s’exprimer grâce à un travail manuel,
artistique, créer de jolies pièces, pas forcément originales mais
toujours harmonieuses, esthétiques, lui procurant ce plaisir
dont il est si gourmand. Il peut alors y passer des heures, sans
se lasser, dans le calme et la sérénité. Son désir inconscient
d’économiser son énergie lui donne une tendance à la paresse
qui ne disparait que quand un intérêt matériel est en jeu ou
un plaisir en vue. Il ne travaille que pour assurer sa sécurité
matérielle et essaye de s’organiser de manière à être le plus
efficace possible dans la gestion de son énergie.

Jupiter Taureau. Opposé aux signes collectifs, le Taureau n’a


aucune ambition sociale ni besoin d’être entouré de « gens ».
Les quelques êtres qui lui sont chers suffisent à combler son
besoin relationnel. Le Taureau se contrefout du système
social, il ne veut pas en entendre parler. D’abord parce que la
politique est trop abstraite pour son esprit terre à terre.
Ensuite parce que tout ce monde manque férocement de
justice et d’harmonie à son gout. Bien sûr c’est un domaine où
il est possible de « se faire du fric » mais, si le Taureau a besoin
d’une sécurité financière pour ne pas voir sa profonde peur du
manque ressurgir, celle-ci ne va pas au-delà du raisonnable. A
quoi bon gâcher de l’énergie pour gagner de l’argent que l’on
ne pourra pas dépenser.

Saturne Taureau. La vie tranquille, prospère et positive du


Taureau est une bonne recette pour vivre vieux. Au contraire
du Bélier, le Taureau économise sa chandelle et il acquerra la
sagesse du bon sens, sans chercher à aller plus loin. La mort
étant considérée comme une perte, un manque de vie, celle-
ci lui fait peur, alors, subconsciemment, il fait tout pour en
retarder l’échéance et y penser le moins possible, passant ses
derniers jours à bricoler et profiter des plaisirs de la vie
jusqu’au bout.

Les Gémeaux
Principe directeur

Signe d’Air, ils symbolisent la mise en mots, en paroles, en


images, de l’environnement dans lequel le psychisme baigne.
C’est le signe où, grâce au langage qui permet de mettre la
réalité sous forme de symboles et de sons, le cerveau va
commencer à construire une représentation mentale de
l’environnement dans lequel il baigne. C’est l’acquisition de
ces représentations mentales qui font que le signe ne va plus
suivre ses émotions ou ses instincts pour répondre à une
situation mais l’idée qu’il se fait de cette situation, les
représentations mentales qu’évoquent cette situation. C’est
pourquoi Le Gémeaux est une personne mentale.

Mais à ce stade, les représentations mentales ne sont pas


intégrées en un Moi, phase Cancer, elles pourront donc
facilement changer, en fonction de la situation, du dernier qui
a parlé, du rapport de force en jeu…C’est pourquoi les
Gémeaux sont très souple d’esprit et change facilement
d’idées.

En phase Gémeaux le psychisme s’ouvre sur le monde


extérieur, mais tout en restant individualiste car il est encore
centré sur son développement personnel, développement
mental cette fois, en concordance avec la qualité Air du signe.
L’image écologique du signe sont les feuilles qui se
développent pour pouvoir assimiler l’air et les rayons solaires
afin d’assurer l’apport en énergie, oxygène et carbone
nécessaire à la croissance de la plante.

Les Gémeaux sont un signe double qui symbolisent la dualité


existante entre la réalité du monde objectif et sa perception
subjective. Entre la représentation mentale que l’on a d’une
situation et sa réalité objective. D’où la capacité du Gémeaux
à « triturer la réalité » pour la faire correspondre à l’idée qu’il
en a, trituration la plupart du temps automatique,
subconsciente, réflexe. En Gémeaux, le principe de réalité, de
bon sens, cher au Taureau et au Bélier commence à être un
lointain souvenir.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

Après la phase féminine de maturation du Taureau, l’énergie


se tourne de nouveau vers l’extérieur et, nourri de la force
intérieure et de la confiance en soi développée en Taureau, le
Gémeaux va se lancer à la découverte du monde extérieur, de
son environnement. C’est pourquoi on dit en astrologie
traditionnelle qu’ils sont dotés « d’une grande curiosité
intellectuelle et d’une large ouverture d’esprit ».

Les Gémeaux sont le signe où l’appel de l’extérieur est


puissant mais limité au milieu environnant. Signe encore
individualiste, Le Gémeaux se perçoit comme un être au milieu
d’un monde extérieur qui l’attire et dont il veut tout connaitre,
tant au niveau technique qu’humain. C’est pourquoi
l’astrologie étiquette ce signe comme étant « bon technicien »
mais aussi comme quelqu’un « aimant particulièrement les
ragots ».

Signe d’Air et Mutable, il est décrit comme étant « changeant,


flexible et superficiel ». L’accumulation d’informations
différentes l’empêche toujours d’aller en profondeur dans un
sujet, le poussant à batifoler d’un sujet à l’autre. Il se contente
parfaitement d’une vision en surface des choses et peut
facilement changer d’opinion si la dernière information qu’il a
reçue s’avère la plus convaincante. On dit ainsi qu’il a « un
grand sens de l’adaptabilité » mais aussi « un manque certain
de persévérance ».

L’interprétation psychologique

Opposé au signe du Sagittaire, ce ne sont pas les grandes


théories collectives, la philosophie ou la spiritualité qui l’attire
mais simplement comprendre comment fonctionne ce qui est
à portée de sa main. Il est donc particulièrement pragmatique.
Pour lui, une connaissance n’a de valeur que si elle lui est
immédiatement, et personnellement, utile.

Le Gémeaux remplit son psychisme de représentations


mentales mais ne s’identifie à aucune d’elle. Le Gémeaux ne
prend pas parti, n’accole pas de sentiments aux
représentations mentales, et ne prend jamais possession de
l’une d’elle. C’est pourquoi il peut si facilement changer d’avis.
C’est en Cancer que la phase d’identification va apparaitre,
fixer une bonne fois les représentations mentales en une
histoire créée autour du Moi. Le Gémeaux n’a pas un Moi bien
affirmé, il n’a rien à défendre, c’est pourquoi il peut si
facilement se moquer de lui-même, comme des autres. Le
Gémeaux a simplement envie de s’amuser avec les
représentations mentales, les mots, les idées, les scènes de la
vie, la technique, tout ce qui peut occuper son mental en
perpétuel mouvement. Mais pas « d’en faire une histoire ».
Comme nous le voyons, les Gémeaux sont des mentaux. C’est
pourquoi Mercure est considérée comme la planète maitresse
du signe. Ils vivent dans leur monde de représentations
mentales et adorent jouer avec, les triturer dans tous les sens.
Bons mots, plaisanteries et loufoqueries font leur journée. Ce
qui les rends drôles et de compagnie agréable pour ceux qui
ont envie de rigoler mais totalement superficiel pour d’autres.

Les Gémeaux aiment donc communiquer et pour


communiquer il faut être au moins deux. Dernier signe
individualiste, c’est le signe ou une ébauche de collectif
apparait, nécessaire pour calmer sa soif de communication.
Mais un collectif encore totalement centré sur l’individu c’est
pourquoi les Gémeaux aiment surtout parler d’eux, de leur vie
et de ce qu’ils possèdent. L’autre l’intéressera plus par les
informations qu’il peut lui apporter que pour une relation au
sens sentimentale du terme. Toute information reçue sera
passée à travers le filtre de sa propre vision du monde, devra
servir ses propres intérêts.

Asc Gémeaux. L’âme Gémeaux est une âme aussi légère que
le vent, qui va butiner ses expériences relationnelles, et jouer
avec, pour le plus grand plaisir d’utiliser le langage humain.
Une immense curiosité pour son environnement est ce qui
motive le Gémeaux du plus profond de son âme.

Lune Gémeaux. Les comportements automatiques des


Gémeaux se caractérisent par une grande nervosité gestuelle,
une tendance à ne pas pouvoir rester en place. Le
subconscient Gémeaux cherche la nouveauté, le mouvement
et se lasse vite de l’endroit où il est assis. Il fuit les habitudes
car elles l’ennuient rapidement. Déménager est pour lui plus
un plaisir qu’une charge, quitte à rester dans la même ville.
« Changer d’air » tel est son envie récurrente dès que plus rien
n’est à découvrir dans son environnement. Signe masculin, les
Gémeaux sont plus motivés par les circonstances extérieures
que par leurs pulsions intérieures. Ils ont un « esprit
caméléon », c’est-à-dire qu’ils sont le reflet de leur
environnement, adoptant les comportements et goûts de
ceux qui, dans leur environnement immédiat les
impressionnent et les attirent. Ceux du grand frère par
exemple. Mais, si leur environnement change, les
comportements et goûts des Gémeaux vont changer aussi,
leur donnant un grand sens de l’adaptation, mais aussi une
certaine superficialité de caractère.

Soleil Gémeaux. En Gémeaux, la conscience s’intéresse plus


aux phénomènes extérieurs qu’aux récits mentaux intérieurs.
Elle sera donc toujours à l’affut du truc à observer, de l’histoire
concernant Machin, de la dernière nouveauté technologique
à essayer. L’attention, la conscience des Gémeaux se focusse
sur l’environnement extérieur et en perçoit la moindre
variation. Ils sont sensibles aux changements d’atmosphères.
Dernier signe du premier quartier, Le Gémeaux n’a pas encore
d’image de lui-même bien établie, bloquée dans une
philosophie de vie bien établie, comme le Cancer. Ils changent
facilement d’opinion. Ils s’identifient à leur environnement et
quand l’environnement change, leur vision du monde suit. Ils
sont le summum du sens de l’adaptation. Ils vous laissent
facilement avoir le dernier mot car ils n’ont aucune idéologie
à défendre. La seule philosophie de vie des Gémeaux est qu’il
ne faut pas prendre la vie, et les choses, trop au sérieux. Tout
est impermanence, comme leurs idées. Alors les Gémeaux
vont utiliser l’humour comme antidote aux cotés sombres et
sérieux du monde extérieur et lointain qu’ils perçoivent au-
delà de leur champ de conscience. Ironie, sarcasmes,
caricature, et les rires qui vont avec, sont autant d’armes de
défense contre le sordide de la société que de sources de
plaisirs émotionnels.

Mercure Gémeaux. Mercure étant la planète maitresse des


Gémeaux, c’est au niveau mental que se trouve le centre de
gravité psychique des Gémeaux. C’est là que leur vie se
déroule. Alors il leur faut en permanence alimenter ce mental
afin qu’il puisse s’occuper à observer, décortiquer, comparer,
évaluer…La motivation inconsciente des Gémeaux est donc de
fournir en permanence « matière à penser » à leur esprit. Lire
un livre, regarder un film, observer la nature, s’affaler devant
la télé, sortir marcher dans la rue, tout plutôt que de « ne rien
faire ». La nervosité des Gémeaux vient de là, de leur angoisse
du vide mental. La dualité astrologique des Gémeaux exprime
aussi la capacité de la conscience Gémeaux à se focusser sur
plusieurs choses à la fois, histoire de n’en manquer aucune.
Travailler tout en écoutant de la musique, regarder la télé tout
en faisant des mots croisés, le mental Gémeaux se sent
rarement débordé, ce serait même la suractivité qui lui
donnerait l’impression de bien vivre.

Vénus Gémeaux. Les jugements de valeur associés au


représentations mentales qui peuplent l’esprit Gémeaux sont
de nature assez volatiles, impliquant qu’ils peuvent facilement
changer de ressenti sur tel ou tel sujet. Aimer ce qu’il détestait
avant, simplement parce que les circonstances ont changé. Les
Gémeaux sont de nature sociable parce que la discussion est
un excellent moyen d’alimenter leur mental en informations
mais ils ne s’impliquent pas sentimentalement. Leurs
sentiments sont aussi légers et fluctuant que leurs opinions,
du coup les Gémeaux ne s’attachent pas affectivement. Là
aussi, ils préfèrent butiner de fleurs en fleurs et se lassent
d’une personne dès que « il n’y a plus rien à découvrir en elle
».

Mars Gémeaux. Un Mars Gémeaux va manquer de suite dans


les idées pour créer quelque chose de vraiment concret qui
demande une planification à long terme. Un Mars Gémeaux
aura tendance à en rester au niveau de la discussion, du plan
théorique, que son imagination alimentera par une foule
d’idées, rarement ancrées dans la réalité mais cela lui suffit.
C’est avec le langage qu’il crée, des bons mots, des anecdotes,
des histoires. C’est le style de création qui lui convient car il
sait qu’il n’a pas la volonté de se lancer dans un plan à long
terme. Il sait que sa volonté lâche dès qu’il faut rentrer dans
une routine de travail. Il déteste se sentir enfermer dans une
obligation quelconque et la fuit dès qu’il la perçoit. Et c’est
cela qu’il déteste dans la notion classique de travail, le fait
d’avoir à aller jusqu’au bout d’une tache monotone. Il préfère
les missions, courtes et variées.

Jupiter Gémeaux. L’opposition des Gémeaux au signe du


Sagittaire montre le coté antisocial du signe. Si les Gémeaux
sont les champions de l’observation des comportements des
voisins, ils manquent de la profondeur d’esprit nécessaire
pour comprendre les raisons de ces comportements. Alors, il
se contente de les imiter, mais les signes du troisième et
quatrième quartier auront vite fait de s’apercevoir de la copie
et de penser qu’il est « rigolo mais pas intelligent ». Parce que
les Gémeaux n’ont pas besoin d’avoir compris pour expliquer,
ils pensent avoir compris un sujet parce qu’ils en ont retenu
par cœur les principaux aspects. Ils confondent récitation et
dissertation. Accentuant encore cet aspect superficiel qui les
caractérise.

Saturne Gémeaux. Ce manque de profondeur d’esprit va


gêner la maturation des Gémeaux qui vont rester des «
éternels gamins ». Mais comme ils sont fiers de cette étiquette
et que, pour eux, maturation veut surtout dire vieillissement,
la sagesse du Gémeaux restera jusqu’au bout son sens de la
légèreté et de l’humour. Carpe Diem.

Le Cancer
Principe directeur

Signe d’Eau, c’est-à-dire de travail psychique, intérieur, Le


Cancer symbolise l’étape ou l’énergie psychique, encore
indifférenciée, commence à se cristalliser pour prendre une
forme individuelle, acquérir une identité au sein du collectif
restreint qu’est une famille ou une tribu. L’énergie se cristallise
en une entité psychique spécifique, mélange de destin
karmique, de tempérament de naissance et finalement de la
pression de l’éducation culturelle qui va avoir tendance à
recouvrir, voire effacer, les deux premiers facteurs.

Psychiquement cela veut dire que les représentations


mentales acquises en phase Gémeaux vont intégrer le
psychisme, s’y cristalliser et synthétiser une forme psychique,
le Moi individuel, produit de l’expérience acquise pendant le
premier quartier, reflet psychique du Je. Mais en phase
Cancer, le psychisme entre dans la demi-sphère collective. Ce
collectif va se matérialiser sous la forme d’une famille, établie
dans une culture, dans laquelle il va falloir se trouver une
place, se créer une identité. Le Moi individuel va donc se
trouver modifier par l’intégration du Moi culturel.
Signe Cardinal annonçant le quartier symbolisant le Moi
culturel, une identité prend forme en assimilant les valeurs
culturelles, à une époque où le psychisme est encore
subconscient. Ces valeurs sont donc intégrées dans le
subconscient, ne sont plus considérées comme extérieures
mais comme faisant partie de la personnalité. Le monde
culturel est plus considéré comme une extension de soi (MON
village, MON pays, MA famille, MA religion, MES valeurs
culturelles et religieuses…) que comme un pur groupe
collectif.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

Le signe du Cancer fait partie de ces signes mal compris par la


tradition, tout au moins comme elle est rapportée. Il est
présenté comme « rêveur, imaginatif et casanier, sensible et
romantique ». C’est bien le cas mais il est bien plus que cela.

Le Cancer est le 4eme signe du cycle zodiacal. En numérologie,


le chiffre 4 symbolise la création matérielle, la concrétisation,
la construction. Or ce que le Cancer va concrétiser et
construire n’est pas tellement matériel mais plutôt psychique
et les briques de cette construction sont les représentations
mentales élaborées en Gémeaux. Le Cancer va utiliser,
synthétiser, toutes ces représentations mentales pour
construire une vision du monde, reflet de ses expériences
personnelles et de son éducation. De cette vision du monde
qu’il pensera être sa « vérité » va découler tout un ensemble
de comportement en adéquation avec cette « vérité » et de
cet ensemble de comportements va découler une
personnalité ; car c’est bien la façon dont vous vous
comporter qui définit comment les autres vous perçoivent
c’est-à-dire votre personnalité, du moins à leurs yeux. En Bref,
le Cancer est le symbole de la création du premier niveau de
Moi, le Moi individuel.

Prenons un exemple concret pour mieux comprendre ce


phénomène. Vous êtes né dans une famille de militaire ou la
loi, l’ordre et l’autorité vont structurer le milieu dans lequel
vous baignez et donc les représentations mentales qui vont
imprégner votre esprit. Votre « vision du monde » sera donc
que tout doit être ordonné, chaque chose à sa place et
l’autorité respectée. Votre comportement conscient sera donc
rationnel, bien réglé, et soumis ou autoritaire suivant votre
position dans la hiérarchie. Vos amis vous verront donc ainsi
et cela deviendra, à leurs yeux, une partie de votre
personnalité. Or, comme nous l’avons vu dans cet exemple,
l’éducation et le milieu familial influence énormément cette
personnalité c’est pourquoi le signe est dit « casanier, tourné
vers la famille, attaché à ses racines, le passé familial… ». De
plus ce travail de structuration psychique est un travail
intérieur qui lui prend toute son énergie et qui tourne le
Cancer sur lui-même. Il n’a pas besoin du monde extérieur et
ce dernier est même perçu comme venant gêner ce travail qui
est purement centré sur soi-même. C’est pour cela que le
Cancer est dit « rêveur vivant dans son monde intérieur,
imaginatif, craintif, ayant besoin de sécurité… ».

Le Cancer est un signe cardinal, c’est le premier signe du


quartier symbolisant l’identité personnelle, la construction du
Moi, l’égo. Phase de construction du Moi en Cancer, phase
d’expérimentation et de projection du Moi en Lion (signe fixe)
et phase de remise en question du Moi individuel en Vierge
(signe mutable). Le Cancer a donc un Moi encore peu assuré
car en phase de construction, c’est pour cela qu’il est qualifié
de « susceptible, réactif, tendance à rentrer dans sa coquille ».
Lorsque quelqu’un cherche à remettre en question sa vision
du monde il peut réagir comme si on le touchait
physiquement. En d’autres mots il peut avoir de fortes
réactions égotiques, moins visibles que pour le Lion car il aura
tendance à les cacher et se replier en lui-même mais il les vivra
néanmoins fortement en lui.

Le Cancer est un signe d’eau c’est-à-dire un signe psychique,


le premier signe psychique du cycle zodiacal où ce psychisme
va se substantifier en une identité personnelle bien établie.
Comme tous les signes d’eau, ils sont fortement sensibles à
leur état interne c’est pour cela que le Cancer est dit « sensible
et lunatique ». Ceux fortement marqué par le Cancer, malgré
leur apparente « timidité et sensibilité », qui est surtout due à
un désintérêt, plus qu’à une peur, envers le monde extérieur,
ont les idées bien arrêtées et peuvent se montrer tête dure.
Ils vous diront souvent « oui » pour couper court à la
discussion mais n’en penseront pas moins. En vieillissant ils
risquent de perdre toute flexibilité et de se retrouver coincés
dans une vision du monde complètement dépassée.
Le fait que la Lune soit la planète maitresse du signe montre
que le travail du Cancer est essentiellement un travail
subconscient qui doit se faire dans « le confort et la sécurité
nourricière du foyer », son foyer mental en particulier. Le
Cancer est souvent « dans la lune » car son énergie vitale est
utilisée pour alimenter ce travail psychique subconscient
plutôt qu’à prêter attention à son environnement. Travail qu’il
a du mal à percevoir consciemment, ce qui fait qu’il a souvent
du mal à répondre à la question « à quoi penses-tu ? »

L’interprétation psychologique

Le Cancer est donc un constructeur psychique. Il construit son


Moi, mais cherche aussi à construire mentalement des
projets, qu’il réalisera en phase Lion. En attendant il se
construit sa vie, en la projetant mentalement. Il construit
parfois même sa propre maison ou, du moins, il la construit en
rêve.

Le Cancer symbolise l’imagination fertile de l’enfant qui rêve


sa vie plus qu’il ne la vit car le monde extérieur lui parait un
monde étranger dont les codes lui échappent. Alors il les
apprend et les intègre petit à petit, dans son imaginaire,
passant d’un rêve de Batman à un rêve de policier. A cet âge
la frontière entre imagination et réalité est encore ténue et,
même plus âgé, son monde imaginaire contribuera encore en
grande partie à meubler sa vie.

Si les Cancers ne sont pas tous romanciers, tous se


construisent mentalement des histoires dans lesquelles ils ont
le rôle central, qu’ils passent une bonne partie de leur journée
à vivre mentalement, en parallèle à leur activité quotidienne.
La vie intime du Cancer est son histoire personnelle, telle que
le sujet l’imagine et la construit, autour de son Moi, héros plus
ou moins pimpant de l’histoire. Le Moi est avant tout une
histoire que l’on se raconte à soi-même, en phase Cancer,
avant d’essayer de la réaliser, de la vivre, en phase Lion. Et
c’est autour de cette histoire que le Cancer va développer son
Moi individuel/culturel.

Le Cancer vit en suivant son mental, perdant ainsi une partie


de sa vision de la réalité, voilé par les représentations
mentales du monde qu’il se créé. Il suit son monde intérieur
et cherche inconsciemment à contraindre la réalité à ses
désirs, puis à sa volonté en phase Lion. Sous ce signe l’Humain
commence à prendre pouvoir sur la nature. En la
domestiquant, en phase Cancer, puis en l’utilisant en Lion.

Opposé au signe du Capricorne qui symbolise la maitrise des


choses par le Surmoi, la conscience, le Cancer ne maitrise que
son monde intérieur, et encore, il peut parfois s’y perdre. Il
pourra donc passer des heures à imaginer sa vie, plutôt qu’à
la vivre, construire des châteaux en Espagne tout en restant
assis sur sa chaise.

Jusqu’à ce que l’énergie masculine du Lion commence à se


faire sentir et le pousse à sortir de ses rêveries pour enfin
confronter son nouveau Moi, non plus aux chimères de
l’imaginaire mais aux dures lois de la réalité sociale.

Asc Cancer. Le monde subjectif est plus fort, plus attractif que
le monde objectif. Il fuit au maximum la réalité pour se
réfugier dans son imaginaire, dans lequel il peut maitriser les
choses et construire des utopies.
Lune Cancer. L’enfant Cancer est de nature farouche et
renfermé sur lui-même, non-pas qu’il craigne tant le monde
extérieur, après la phase Gémeaux de découverte, mais son
monde intérieur lui parait bien plus intéressant que ne l’est le
monde extérieur, avec ses violences incompréhensibles. Les
parents, nourriciers, et la famille, protectrice, suffisent à
combler ses besoins relationnels. L’environnement familial
aura donc un fort impact sur le psychisme de la Lune Cancer
qui sera très réceptif à l’éducation reçue, que celle-ci soit
bonne ou pas. L’enfant Cancer est un enfant obéissant, car
très attaché à ne pas heurter ses parents. Sa forte sensibilité
lui permet même d’anticiper leurs réactions. Le Cancer est une
personne d’habitude qui n’aime rien tant que vivre en mode
automatique pour pouvoir laisser sa conscience focusser sur
ses histoires intérieures. Le comportement subconscient est
assez flegmatique, rêveur, isolé du monde extérieur, ne
prêtant une grande attention qu’aux gens avec qui une
relation affective est établie. Par contre, une fois établie, la
relation affective est forte et durable. Relationnellement, le
Cancer marche essentiellement sur le mode affectif.

Soleil Cancer. Mais être un rêveur n’empêche pas le Cancer


d’avoir des idées bien arrêtées. La vie intérieure du Cancer est
établie sur des croyances, une vision du monde, une
philosophie qui, même si elle n’est pas toujours très proche de
la réalité, est fortement enracinées dans le son esprit. Comme
nous l’avons vu précédemment, symboliquement le Cancer
utilise les représentations mentales accumulées en Gémeaux
pour se construire une vision structurée du monde
environnant. Une fois construite, pas question d’en douter, de
les remettre en question. Il faudra attendre l’étape Vierge
pour cela. Le Cancer a donc une forte croyance en ses idées,
peut se montrer entêté, une vraie tête de bois, mais sans rien
défendre ouvertement. Il ne cherchera pas à vous convaincre
qu’il a raison, comme le Lion va le faire, mais vous n’arriverez
pas à le faire changer d’avis. Le Cancer n’est pas prosélyte mais
a de la suite dans les idées. Avoir des idées bien arrêtées sur
le monde veut dire aussi avoir les idées bien arrêtées sur soi-
même et sa place dans le monde, c’est-à-dire avoir un Moi
bien établi, un égo fort. Mais comme il n’est pas un extraverti,
son Moi fort ne se perçoit pas, sauf pour son entourage
immédiat. Le Cancer est un timide qui n’en pense pas moins.
Si vous blessez un Moi Cancer, et leur sensibilité égotique les
rend facilement heurtés, vous ne vous en apercevrez peut-
être même pas car il ne vous le montrera pas, à moins de lui
être affectivement proche ; mais il en gardera le souvenir et
évitera toute relation future. Il n’est pas agressif mais il est
rancunier. Là encore, une fois son opinion faite à votre sujet,
il n’en changera que difficilement.

Mercure Cancer. Dans une cour de récréation vous trouverez


l’enfant Cancer assis dans son coin, avec de rares « meilleurs
amis » bien sélectionnés, ou tout seul s’il le faut. Vivant en
permanence dans son monde, le Cancer développe une forte
imagination qu’il a souvent du mal à dissocier de la réalité. A
l’école il se montrera un élève sage et appliqué, travaillant
bien si son milieu familial est aimant, présentant facilement
des troubles psychologiques si le milieu familial est toxique. Le
Cancer apprend et retient facilement, sa capacité à structurer
toute nouvelle information avec les anciennes lui donnant un
bon esprit analytique. Le Cancer est une personne dont
l’intelligence est dite créatrice. Il structure les représentations
mentales en des formes qui lui viennent de son imagination,
joue avec, peut les contempler pendant des heures, et cela lui
suffit. Il n’a pas assez confiance en la réaction des autres, son
égo est trop sensible, pour pouvoir exposer ses créations, il
préfère les garder pour lui et ne sent aucun plaisir, au
contraire un malaise, à les exhiber. Ce n’est qu’en phase Lion
qu’il le pourra.

Vénus Cancer. Face au sexe opposé, le Cancer va se montrer


particulièrement gêné et timide et fuira ce genre de relations.
Il lui faudra du temps pour être « amadoué », de la douceur,
afin qu’un lien affectif puisse se créer et qu’il n’ait plus peur
de sortir de sa carapace. Toute ses relations sont basées sur la
relation affective, pour le reste, il peut bien sur faire semblant,
une fois adulte, mais, au fond de lui, il continuera à ressentir
ce malaise qui le pousse à « rentrer dans sa coquille ». Face à
l’inconnu, là où il n’a pas encore de jugements de valeur bien
établis, le Cancer va symboliquement « choisir la fuite », c’est-
à-dire se mettre en position automatique de défense, se
fermer, se protéger, jusqu’à ce qu’il ait pu se faire une idée de
la situation, l’imprimer dans son mental et la retenir pour
toujours. Une fois la situation, ou la personne, reconnue il
pourra refocaliser sa conscience sur son monde intérieur, avec
une personne de plus pour habiter ce monde.

Mars Cancer. Le Cancer a besoin d’apprivoiser un sujet, de


l’avoir bien structuré intérieurement avant de pouvoir
l’exprimer, comme il a besoin de bien connaitre quelqu’un
avant de pouvoir lui exprimer ses sentiments. Il a besoin de se
sentir en sécurité avant de pouvoir agir. Ce n’est pas la volonté
qui lui manque c’est juste que la situation doit lui paraitre
maitrisée avant que le Cancer puisse l’utiliser. Lorsque c’est le
cas, qu’il se sent en confiance, qu’il se sent sûr de lui alors il
peut s’y mettre et abattre des montagnes, avec méthode,
endurance et jusqu’à ce que le but soit atteint, spécialement
pour un travail intérieur, intellectuel.

Jupiter Cancer. Autant le Cancer se montre réservé et prudent


au milieu de gens qu’il ne connait pas, autant il peut se lâcher
quand il est entouré de gens qu’il aime bien, avec lesquelles il
se sent à l’aise. C’est, malgré tout, dans son environnement
familial qu’il se montrera le plus jovial, généreux et bon vivant.
Jusqu’à un certain point. Celui de rester dans les limites de
l’habitude. Franchir des limites, c’est sortir de ses habitudes,
c’est se lancer dans l’inconnu et alors le réflexe de se
recroqueviller dans sa coquille reprendra de plus belle. Le
Cancer ne rentre dans ces « zones de danger » que contraint
et forcé, équipé de tous les outils de sécurité, toujours prêt à
se recroqueviller sur lui-même au cas où la situation lui
échapperait. Du coup, le Cancer place son ambition dans le
développement d’une affaire connue plutôt que dans la
création d’une affaire où tout reste à découvrir.

Saturne Cancer. Opposé au signe du Capricorne le Cancer est


plus du genre à garder le nez collé au guidon que du genre à
prendre de la distance par rapport à une situation. Ce qui lui
donne un point de vue sur les choses qui manque souvent
d’originalité. De plus, ayant du mal à changer de point de vue,
les choses vont changer autour de lui mais pas sa vision du
monde. Ainsi, en vieillissant, il sera vite démodé, dépassé par
ce monde nouveau et deviendra un vieillard ne comprenant
plus le monde dans lequel il vit. Le poussant d’autant plus à se
réfugier dans sa vie intérieure et revivant en permanence ses
souvenirs d’enfance et de jeunesse, sa belle époque, celle où
« tout avait encore un sens ».

Le Lion
Principe directeur

Une fois le Moi construit vient la phase où il va s’exprimer,


s’expérimenter, s’aimer. Signe de Feu, le Lion symbolise la
dépense énergétique nécessaire pour que le Moi laisse son
empreinte sur le monde extérieur.

En phase Lion, Le Moi va donc se projeter sur l’extérieur, pour


la simple satisfaction personnelle de se projeter et, si possible,
de se faire admirer. S’il est réputé pour être le signe le plus
égocentrique du zodiaque, c’est à cause de ce phénomène de
projection de soi.

Le Lion projette ses représentations mentales sur le monde


extérieur, c’est-à-dire qu’il pense que tout le monde pense
comme lui, que le monde est comme il le pense. Pour le Lion,
sa perception du monde est forcément la réalité, il n’en doute
pas. S’il rencontre un contradicteur, sa réaction sera donc non
pas de penser « tiens, il ne pense pas comme moi » mais de
penser « Tiens, il ne m’aime pas ».

Car c’est par l’approbation, l’amour des autres que le Lion va


évaluer sa propre valeur, renforcer sa propre confiance en soi,
développant ainsi un besoin de l’autre et une ouverture au
collectif. Le Lion se projette, comme le Bélier autre signe de
Feu, mais la différence est que le premier tient compte de
l’effet de ses projections alors que le deuxième pas du tout. Le
Bélier est à la recherche d’expériences alors que le Lion est à
la recherche de reconnaissance.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

La tradition astrologique présente avant tout le Lion comme «


un chevalier conquérant et sûr de sa force, sans peurs et sans
doutes ». Sûr de son Moi, il a l’assurance d’un bonimenteur de
foire et si le public ne suit pas vraiment c’est que c’est le public
qui n’est pas à sa hauteur. La remise en question est du
domaine de l’impossible pour le Lion, bien trop douloureuse.
Le Lion ne doute pas que si la réalité n’est pas conforme à ses
idéaux et désidératas, alors il faudra modeler la réalité pour
qu’elle s’y conforme. Et, au début, il ne doute guère d’y
parvenir mais « peut faire de grosses colères si les choses ne se
déroulent pas selon sa volonté. ». L’émotionnalité de
l’élément Feu va le rendre susceptible et vindicatifs face à ceux
qui n’admirent pas ses œuvres. Il a besoin de se sentir aimé
parce que cela le conforte quant à la qualité de son Moi. Il peut
se montrer alors « très généreux avec ceux qui l’aime », à la
hauteur de leur amour. Le Lion est qualifié de « jaloux » dans
ses relations sentimentales mais il l’est moins par possessivité
que par le fait que son /sa partenaire puisse aimer quelqu’un
d’autre plus que lui.

Signe fixe, c’est un signe de pouvoir. Un pouvoir qu’il va utiliser


pour créer, modeler non plus la matière comme le Taureau
mais les représentations mentales, idées et concepts afin
d’avoir toujours « l’idée originale » qui va laisser son
entourage de partisans muets d’admiration. Signe fixe, « il ne
ménage pas ses efforts et a le courage de ses ambitions. ».
Hélas, la persévérance peut facilement tourner à l’entêtement
face à une réalité qu’il aura d’autant plus de mal à percevoir
que son Moi bien ancré y fait écran.

Signe de Feu, il est d’une énergie débordante qu’il a besoin de


canaliser dans des projets dans lesquelles il pourra exprimer
son plein potentiel. En arrosant son entourage, cette énergie
et sa forte assurance en lui-même vont lui procurer un
charisme qui fera du Lion un meneur d’homme admiré et
respecté ou un artiste « qui en jette ». Signe de Feu, il est d’une
sensibilité qui sera surtout visible lorsque son Moi, son égo,
sera touché, mis en question. Ses « colères peuvent être alors
assez fortes » et il fera tout pour que « son honneur » soit
restauré, plus vis-à-vis de lui-même et de son entourage que
de la société en général.

L’artiste jouant ses créations sur scène devant un public en


pamoison est l’archétype du signe du Lion.

Si le Lion n’est pas fier de son Moi, si son énergie n’est pas
sainement canalisée, celle-ci risque de bruler son entourage et
le rendre « despotique avec son entourage, dominateur,
autoritaire, égocentrique, colérique et même violent » et,
physiquement, le rendre sensible aux accidents cardiaques.

L’interprétation psychologique

Signe masculin, signe d’extériorisation, l’activité du Lion est


facile à voir, c’est donc un signe plus facile à cerner. Le Moi
formé en Cancer va renter dans sa phase d’expérimentation
active, d’expression et va se montrer fièrement à la vue de
tous. Ses idées et préjugés, son identité personnelle, vont
s’étaler sur la place publique avec la même assurance et fierté
qu’un pâtissier, ou un musicien, va montrer sa nouvelle
création sur laquelle il a tant travailler. Signe individualiste, ses
créations ne reflètent pas toujours l’air du temps ou la mode
en cours mais sont au moins authentiques et originales. Le
Lion va évaluer sa réussite, qu’il recherche tant, non pas au
niveau qu’il aura atteint dans l’échelle sociale mais au nombre
de « followers » qui l’admirent, lui et ses créations, ses idées
folles. Là où le Cancer se complet dans une imagination fertile
mais qui dépasse rarement le cadre du virtuel, le Lion aura un
besoin impétueux de faire que cette imagination devienne
réalité, que ses idées deviennent projet. Signe fixe, c’est un
signe d’incarnation et, pour la majorité des humains,
l’incarnation de soi prend la forme de faire des enfants. Un
enfant qu’il considèrera plus comme un prolongement de son
propre être que comme un individu libre et autonome.

Encore indifférent aux normes sociales le Lion va donc, comme


les signes précédents depuis le Verseau, souvent être
confronté au rejet que subissent tous ceux qui ne veulent pas
suivre les normes sociales mais, à la différence des signes
précédents, il ne s’en moque pas. Cela montre que le collectif
commence à prendre de l’importance dans sa psyché. Le Lion
a besoin de l’approbation, non seulement de ceux qui
l’entourent, mais du plus grand nombre possible. A l’opposé
du Verseau qui rejette l’approbation du collectif et cherche
l’originalité, le Lion cherche, inconsciemment, la conformité
qui lui apportera cette approbation dont il a tant besoin.

Asc Lion. Le lion est né pour montrer sa splendeur au monde.


Tel est du moins la mission de son âme. « Dans la vie il faut
être apprécié », telle est l’idée racine autour de laquelle sa vie
va se construire.
Lune Lion. L’enfant Lion est plein d’énergie, énergie qu’il
utilise pour dépasser ses limites et fièrement montrer à ses
parents de quoi il est capable. Tout le temps à vouloir aller plus
loin, montrant une volonté inflexible face à tout ce qui lui
résiste et entrant en de fortes colères plutôt que de s’avouer
vaincu. Ce qui ne l’empêche pas de se montrer obéissant avec
ses parents car il sait inconsciemment que la force se base sur
la discipline. Mais il ne peut s’empêcher de toujours chercher
à éprouver leurs limites, tout en les respectant d’autant plus
s’ils savent ne pas transiger sur ces limites. Car, sans ses limites
parentales, plus rien ne l’arrêterait et il se brulerait à son
propre feu. L’enfant Lion va chercher à s’entourer de bons
copains avec lesquels il pourra faire les quatre cents coups.
Dans une cour de récréation il est celui qui cherche à se placer
au centre du cercle pour faire rire et être admiré. Plus tard, le
comportement subconscient du Lion sera de toujours vouloir
attirer l’attention sur lui. Il a horreur qu’on l’ignore et va,
automatiquement, tout faire pour que cela change. Parler
haut et fort, interrompre les gens, rire haut et fort en
permanence, sortir la vanne à laquelle personne ne s’attend,
tous ces petits trucs qu’il manie à la perfection pour que
l’attention se tourne vers lui. Et, comme il est inconscient à ce
comportement, il ne comprend pas la réaction des gens qui se
trouve importuné et se demande « pourquoi me rejettent-ils
? », touchant le point sensible au fond de lui-même, celui
d’être admiré.

Soleil Lion. Toute sa vie, le Lion va chercher à avoir une image


de lui-même dont il sera fier, le poussant à des actes généreux,
héroïques, qui impressionnent les autres. Il repoussera
rapidement dans l’oubli, ou dans la mauvaise foi, tous ces
petits actes mesquins, propres à l’humain qui cherche à se
protéger. Ce qui fait que l’image qu’il a de lui-même sera
déformé, trop positive pour être honnête. Mais le Lion ne
cherche pas l’objectivité, il cherche l’estime de lui-même. La
conscience du Lion va se focusser sur tout ce qui brille, tout ce
qui est beau, tout ce qui est positif pour cultiver un optimisme
et rendre sa vie belle et positive. Il fuit le malheur comme la
peste. Les gens mesquins, triste ou sordide, il va chercher, par
générosité, à leur faire voir le bon côté de la vie, les faire rire,
leur montrer « comment il faut faire », leur « apprendre à vivre
» mais, s’ils résistent, il prendra cela comme du désamour
(comment peut-on refuser la joie ?) et sa générosité se
transformera au mieux en dédain, au pire en antipathie
féroce. Du coup, le Lion sera classé par les autres comme ayant
un égo fort, et c’est le cas. Mais derrière cette forte assurance
en lui-même le Lion cache une grande faiblesse, un grand
manque de confiance en lui, causé par la peur de ne pas être
aimé, ou au moins admiré. Une fois cette peur rassurée, il
pourra se permettre de relâcher la tension et de se laisser
vivre plus tranquillement, sans se mettre la pression.

Mercure Lion. Le Lion entretient donc, en toutes


circonstances, une vision positiviste du monde, complètement
idéaliste diront les réalistes, qui déforme sa vision de la réalité.
Agrandissant le blanc, refusant le noir, trouvant le gris trop
terne. Sa vision du monde manque donc de subtilité. Mais ne
lui dites pas, il se vexerait et penserait que « vous ne l’aimez
pas ». Bien sûr, le Lion se voit intelligent, d’autant plus qu’il a
les idées bien arrêtées, ne doute de rien et est capable
d’argumenter avec force et conviction. Hélas, il confond
conviction et vérité. S’il en est sûr, c’est que c’est vrai.
D’autant plus que face à cette conviction, peu de gens vont
chercher à le détromper. Alors il va rester enfermer dans sa
conviction, repoussant subconsciemment tout ce qui ne la
conforte pas, le poussant ainsi facilement sur le chemin de la
mauvaise foi. Admettre qu’il s’est trompé est un sacrifice que
le Lion est rarement prêt à faire.

Vénus Lion. Les jugements que porte le Lion sur le monde sont
donc tout aussi catégoriques. Il aime avec passion mais haït
avec la même ferveur. C’est un passionné que l’eau tiède
n’intéresse guère. Il se montrera donc un supporter acharné
des idéologies auxquelles il adhère, allant jusqu’au fanatisme,
autant qu’un ennemi juré de celles qu’il abhorre, se montrant
alors sans pitié. Le doute ne l’effleure que rarement et il le
repousse rapidement, n’hésitant pas à utiliser des arguments
de mauvaise foi pour cela. Il en est de même en amour. Prêt à
tout donner à la personne qui l’aime, et donc qu’il va aimer en
retour, mais prêt à être impitoyable avec celle qui l’a trahi.
L’amour qu’il vit doit être passionné pour pouvoir combler sa
peur inconsciente de ne pas être aimé. La blessure d’autant
plus déchirante s’il s’avère que ce n’est plus le cas.

Mars Lion. Le lion fait preuve d’une volonté à toute épreuve


dès qu’il a trouvé matière à l’exercer et, toujours plein
d’énergie, il va en chercher s’il en manque. Il a une grande
capacité de travail à partir du moment où il aime ce qu’il fait
mais cherchera à éviter ou à déléguer ce qui ne lui plait pas. Le
Lion aime créer parce que c’est en créant qu’il peut exprimer
le mieux ce qu’il est, sa valeur et sa propre beauté. C’est
pourquoi le Lion veut avoir des enfants, parce qu’ils sont le
prolongement de son Moi. Ces créations ne sont pas toujours
d’une grande originalité mais sont remplies de vie, elles sont
authentiques. C’est d’ailleurs dans la création qu’il se réalisera
le plus, qu’il s’admirera le plus, qu’il atteindra enfin le nirvana
qu’il recherche tant.

Jupiter Lion. Le lion est sociable à partir du moment où vous


répondez à ses attentes, S’il n’est pas au centre du groupe, il
n’y restera pas et ira s’en constituer un autre ailleurs. En
vieillissant il comprendra qu’il ne peut être aimé par tout le
monde, il y a tant de pisse-froid dans ce monde, alors il se
contentera d’un groupe d’amis fidèles, suffisant pour
satisfaire son besoin de relation. Le problème du Lion est qu’il
a du mal à percevoir les attentes des autres. Il est généreux et
pourtant il manque d’empathie. Du coup cela l’empêche
d’utiliser les autres comme un miroir de lui-même et il ne
s’aperçoit pas quand il va trop loin et que les gens en ont assez,
ce qui gêne singulièrement sa capacité sociale. Il est trop
égocentrique pour pouvoir être empathique et la phase Vierge
arrivera pour compenser cela.

Saturne Lion. Trop tourné sur lui-même pour pouvoir avoir


une distance critique sur le monde, et encore moins sur lui-
même, le Lion manque du Surmoi nécessaire pour qu’il puisse
vraiment être admiré pour sa sagesse. Manque qu’il
compensera par une grande rigueur morale, morale qu’il aura
acquise de son éducation mais qui ne correspondra pas
toujours à la situation du moment. La baisse des capacités qui
accompagne la vieillesse est assez mal vécu par le Lion qui se
voudrait éternellement beau et fort. Alors il fera tout pour se
considérer comme « toujours jeune » quitte à se transformer
en l’un de ces « vieux beau » et, par manque de conscience de
lui-même, ne réalisera pas qu’il se rend plus ridicule qu’autre
chose auprès des vrais jeunes. A moins qu’il ne compense cela
par un optimisme et une joie de vivre qui eux ne vieilliront pas
avec ses cellules.

La Vierge
Principe directeur

Signe mutable, elle symbolise le moment de maturation


intérieure et de doute nécessaire à une réévaluation des
erreurs et échecs vécus dans la phase Lion. C’est un signe de
remise en question du Moi qui prépare à l’ouverture à l’Autre.
la Vierge est donc considérée comme le signe du doute en
général et du doute de soi en particulier.

La Vierge comprend que le monde est beaucoup plus varié que


la représentation mentale qu’elle en a. Qu’il existe une
multitude de représentations mentales d’une même vérité et
que pour accéder à une vraie connaissance, une vraie
conscience de la réalité, il faut abandonner ses points de vue
et préjugés personnels et s’ouvrir à ceux des autres. Ainsi
apparait la capacité d’écoute et d’ouverture à l’autre de la
Vierge mais qui, malgré tout, continue à voir le monde à
travers le prisme de son point de vue individuel et ne sera pas
convaincue facilement. La phase Vierge est une phase de
comparaison entre Moi, entre visions du monde, entre points
de vue. Elle cherchera toujours à savoir qui a raison, quelle
représentation mentale est, si ce n’est la plus vraie, au moins
la plus logique, la plus cohérente, la plus pragmatique et
efficace, la plus proche de la réalité.

En Vierge l’esprit collectif continue à prendre de l’ampleur et


la prise conscience de l’environnement social dans lequel
baigne le Moi est la mission principale de ce signe. Face à la
force du collectif le Moi individuel commence à se sentir tout
petit et le Moi social à prendre le dessus, d’où le fameux
dévouement à la société de La Vierge. Signe de Terre, elle
passera toutes les nouvelles représentations mentales qu’elle
découvrira au peigne fin du bon sens, de l’intérêt matériel, et
de la cohérence logique, puis les comparera
subconsciemment avec celles qui forment son Moi, et
n’intégrera psychiquement que celles qui ont passé le test. Un
tel travail entame l’évolution de son Moi culturel vers son Moi
social.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

Après la phase d’expression tous azimuts du Lion voici venue


la phase de remise en question de ce Moi. La Vierge est donc
considérée comme « timide, manquant de confiance en soi,
réservée, et prudente ». Car ce doute entraine un grand
manque de confiance en elle-même et une peur d’un
environnement social qu’elle ne comprend pas. Elle aura donc
besoin d’un quotidien sécurisé, maitrisé, pour se sentir à l’aise,
d’une vie remplie d’habitudes rassurantes.

Comme le symbole utilisé le montre, la Vierge est la jeune fille


qui attend d’être mariée et pourra acquérir ainsi un statut
social à travers celui de son mari. Elle sort de son milieu
familial pour rentrer de plein pied dans la société, mais en tant
que « épouse de… ». Dernier signe du demi-cycle
subconscient, la Vierge symbolise la phase où l’esprit
conscient commence à se faire sentir. C’est pourquoi elle va
choisir les représentations mentales qui vont peupler son
psychisme. Avec son mental critique, elle va passer au crible
du doute et de l’analyse les représentations mentales qui
passent par là pour les trier et n’intégrer psychiquement que
celles qui correspondent à une image idéale, consciente, de
référence.

Si la Vierge est attirée par la société, elle ne sait pas encore


comment s’y comporter et va donc se contenter d’en rester à
la marge et d’observer ce qui s’y passe. C’est pour cela que
l’on dit que « ce signe a un grand manque de confiance en lui
et se retrouve relégué au second plan par ceux qui ont plus de
culot pour se mettre en avant. Sa modestie ne l’aide pas
toujours. ». Par contre, la Vierge est « travailleuse,
pragmatique, serviable » car ce sera pour elle un moyen d’être
acceptée dans un groupe social et de compenser son manque
de charisme. Même si, au fond d’elle-même, elle se sent «
complexée, pas sûr d’être à la hauteur ». Cette position
d’observatrice développera une fonction mercurienne forte,
un esprit d’analyse et de synthèse qui avec la pratique va faire
d’elle un esprit « d’analyse, méthodique, ayant le sens de
l’organisation, du classement, et de la mesure. C’est un esprit
logique, perfectionniste, voire tatillon, ayant toujours le
dernier mot et irritant souvent son entourage à force de vouloir
faire mieux que tout le monde ». Toujours ce foutu idéalisme.

Signe féminin le travail psychique de la Vierge est tournée vers


son monde intérieur qui tourne autour de la remise en
question de l’affirmation du Moi. Les questions du genre «
Pourquoi suis-je ainsi ? Pourquoi ai-je agi ainsi ? Pourquoi m’a-
t-il dit cela ? Pourquoi ne lui ai-je pas répondu comme cela ?
... » vont peupler son mental. Et souvent, son manque de
confiance en elle-même vont l’empêcher de poser
ouvertement, publiquement, ces questions, pouvant
entrainer des ruminations mentales qui vont déclencher «
anxiété et angoisse ».

Signe mutable, préparant à l’apparition du Moi social, la


Vierge est prête à abandonner son « petit Moi individuel »
pour rentrer dans le grand monde du collectif. « Toujours
insatisfaite d’elle-même » elle sera motivée par un idéal
d’insertion social, ce qui en fait de bons travailleurs sociaux,
infirmiers, docteurs, toute profession au service de l’autre, de
la société, une excellente secrétaire au service de son patron
ou une femme (un homme) attentionnée au service de son
mari (de sa femme). Malgré tout le Moi individuel est encore
présent, et elle le voudra parfait, bien poli, faisant d’elle une
personne « perfectionniste, tatillonne, coupant les cheveux en
quatre et voulant toujours avoir le dernier mot ».

Signe de Terre, c’est un signe « pragmatique, de bon sens,


ayant l’esprit pratique, un bon bricoleur » cherchant la sécurité
autant affective que matérielle. Son manque de confiance en
Soi la gênera pour accéder à des métiers haut placés mais son
sens pratique et sa rationalité peuvent en faire un « excellent
collaborateur, un travailleur efficace en qui on peut avoir
confiance ».

Mercure est la planète maitresse de la Vierge car celle-ci a un


fort besoin de la capacité d’analyse mercurienne pour
effectuer son travail de remise en question, de soi-même et
de son milieu culturel. La Vierge est une donc une personnalité
mentale. Mais la Vierge utilise Mercure d’une façon différente
des Gémeaux. C’est un Mercure de Terre, sérieux et tenace,
basé sur la logique, la raison, différent du Mercure d’Air,
frivole, malin et superficiel des Gémeaux.

L’interprétation psychologique

Pour la Vierge la vie est quelque chose de sérieux, voir


ennuyeux, mais c’est un Dharma qu’elle porte et accepte pour
purifier son âme des scories de la prétention égotique de son
« petit Moi » qui doit s’agenouiller et faire pénitence devant
le Grand Tout. Opposée au signe des Poissons, la Vierge est un
signe de lien avec le spirituel mais une spiritualité Vierge, une
spiritualité de rituel purificateur, de pratique quotidienne du
yoga ou toute autre discipline, de maitrise de soi,
d’acceptation de sa condition humaine et de son destin, en
bref, une spiritualité de rédemption.

Asc Vierge. La Vierge nait avec le doute implanté en elle. Son


âme s’incarne pour expérimenter la remise en question, de soi
mais aussi de toute idée trop implantée dans l’esprit collectif
humain.

Lune Vierge. Face aux imposants adultes, l’enfant Vierge va


facilement se sentir impressionné, et même terrorisé lorsqu’il
sent la colère monter en eux. Pour l’enfant Vierge le monde
des adultes est un monde qui l’impressionne bien trop pour
qu’il soit tentée d’y participer. Il pourrait se désintéresser
comme d’autres enfants le font si facilement, mais non, un
paradoxal mélange d’attraction/répulsion l’habite face au
monde des adultes. Elle veut en devenir un, mais a tant de mal
à comprendre comment ils fonctionnent. C’est même ce
mystère qui l’attire. Elle se contentera donc d’observer ce
monde étrange qui s’active autour d’elle, sans vraiment
parvenir à comprendre les changements d’humeur et les
réactions de ceux qui l’entourent. En classe c’est une enfant
sage et studieuse, pas la meilleure mais au-dessus de la
moyenne. Adulte elle gardera cette méfiance instinctive face
aux gens qu’elle ne connait pas, face à l’imprévisibilité du
comportement humain. Héritée de ses peurs inconscientes, la
Vierge a une vision du monde relativement pessimiste. Elle le
considère comme une jungle dans laquelle elle se voit plus
comme une brebis qu’un loup. Jouer la victime est d’ailleurs
une attitude de défense subconsciente dans sa vie, car, de
toutes façons, elle ne se sent pas la force d’attaquer. Elle va
donc chercher une vie sécurisée qui lui permettra de calmer
ses angoisses récurrentes. Et, de sa place sécurisée, elle va
continuer à observer la société, la comprendre, l’analyser, la
critiquer, cherchant à comprendre les dessous de tous les
drames, guerres et sottises qui l’anime. Si elle fait preuve de
calme à l’extérieur c’est pour mieux cacher une nervosité
intérieure, nervosité due à l’angoisse que provoque sa vision
pessimiste du monde.

Soleil Vierge. La Vierge a une image assez dévalorisée d’elle-


même. Elle sait qu’elle peut facilement perdre ses moyens si
elle se trouve déstabilisée. Elle évitera donc d’avoir à
s’exprimer face à des inconnus et, en société, va préférer
écouter que parler. Quand elle est en confiance, elle est par
contre tout à fait capable de s’exprimer et le fait toujours
clairement. Quand elle maitrise son sujet, elle se montre
même une excellente pédagogue grâce à son excellent esprit
logique. De plus son doute permanent va la pousser à aller loin
dans sa compréhension des choses, elle ne se contente pas
d’une connaissance superficielle et veut aller jusqu’à la
maitrise totale. C’est une perfectionniste car elle ne veut pas
échouer. Cela ne ferait qu’accroitre son manque de confiance.
Elle va donc se construire une image de protectrice des
victimes de la jungle qu’est le monde social. Image qui lui
permettra d’acquérir une estime d’elle-même qui
compensera son manque de confiance. Si La Vierge n’a pas la
carrure psychologique d’un patron elle peut être une
remarquable et dévouée assistante, si le patron lui-même se
montre à sa hauteur.

Mercure Vierge. A force d’utiliser son mental à décortiquer les


tenants et aboutissements du monde étranger qui l’entoure,
la Vierge développe une certaine lucidité, même si toujours
teintée de pessimisme. Elle n’hésite pas à remettre en
question ses représentations mentales du monde lui
permettant ainsi de ne jamais rester coincé dans ses préjugés
et de suivre l’évolution de la société. La conscience ne se
focusse plus sur sa propre vie, comme tous les signes
précédents depuis le Bélier, mais sur les autres. Elle se trouve
inintéressante et préfère utiliser son mental à imaginer la vie
intérieure des autres plutôt que la sienne. Ce qui lui donne une
tendance à ragoter, pour les intelligences les plus
superficielles, ou à psychanalyser pour les esprits plus
profonds. On la traite de « tatillonne », car elle est toujours
prête à relever la faille dans un argument, remettre en
question les affirmations sans fondements, voir la faute de
logique dans l’argumentation. Bien sûr elle ne fera pas
publiquement de remarque car elle en vient toujours à douter
de ses propres conclusions, mais si vous le lui demandez et
qu’elle ne vous craint pas, elle pourrait vous surprendre par la
force de ses argumentations, elle qui a toujours l’air si perdue.
Vénus Vierge. La Vierge évite les jugements de valeur trop
affirmés car elle sait que tout est relatif. Le bien et le mal sont
pour elle des notions importantes mais souvent si imbriquées
l’une en l’autre qu’elle hésite toujours à prendre parti. Et ce
sens ce n’est pas une sentimentale, car là aussi elle doute. Est-
ce que je l’aime vraiment ou pas tant que cela. Cela fait de la
Vierge un esprit trop torturé pour aimer franchement. Elle
mentalise tellement ses sentiments qu’ils en perdent toute
chaleur. Il en est de même pour la haine. Elle ne peut pas
vraiment haïr, détester oui, mais pas haïr. Mais comme elle est
attiré par les autres, elle va compenser son manque de
puissance sentimentale par de l’empathie. Car cela elle sait
faire. Se mettre dans la tête des gens et en particulier dans la
tête des victimes. Elle ne pourra, symboliquement, pas les
serrer fort dans ses bras en pleurant avec elles mais elle
pourra les faire parler, les écouter sincèrement, jusqu’à ce que
la parole libératrice les ait un peu soulagées. Et peut-être
même leur donner un conseil de bon sens pour remonter la
pente. C’est même dans ce genre de situation qu’elle va enfin
se sentir forte et éprouver un peu d’estime pour elle-même.

Mars Vierge. L’autre occasion pour la Vierge de reprendre


confiance est dans le travail, de voir qu’au travail elle fait aussi
bien et même souvent mieux que les autres, car elle est plus
appliquée, plus concentrée et, surtout, elle ne voudrait pas
que ses supérieurs la considèrent d’un mauvais œil. Elle est si
sensible au qu’en-dira-t-on. Une mauvaise remarque et son
manque de confiance repasse aussitôt en zone négative. Du
coup elle perd son esprit, ses moyens et ne peut plus faire du
bon travail. Car sa volonté est plus animée par le regard des
autres que par une force ou des motivations intérieures. Face
à elle-même elle pourrait ne rien faire, mais qu’est-ce qu’elle
s’ennuierait. Face aux autres elle à automatiquement le
besoin de montrer qu’elle est active, productive et même
nécessaire. Dès qu’elle arrête, elle se sent inutile et ses
angoisses reviennent. C’est cette nervosité intérieure qui la
pousse à l’hyperactivité.

Jupiter Vierge. Comme la Vierge n’a pas encore l’ambition


sociale des signes du troisième quartier, ni la confiance en elle
pour se projeter mentalement en haut de l’échelle, elle va se
contenter, sans problème d’estime de soi, de boulots
subalternes. Le plus important étant qu’elle ait une place dans
la société, qu’elle y soit acceptée, pour le sentiment de
sécurité que cela lui apporte. La peur de l’exclusion sociale est
une des angoisses qui taraude la Vierge. Dans une soirée, elle
occupera la même position, réservée, polie, écoutant et ne
parlant que si on l’y invite. Toujours prête à aider la maitresse
de maison à débarrasser pour échapper aux lourdeurs des
conversation après un repas bien arrosé. La Vierge ne cherche
jamais à se dépasser, les limites dans lesquelles elle vit lui
procure un sentiment de sécurité dont elle a besoin. Si la vie
la bouscule elle aura alors le réflexe de chercher de l’aide pour
passer le cap puis de rapidement se reconstruire des barrières
de protection. Sa vie restera donc relativement modeste mais
elle s’en contente parfaitement puisque sa vie correspond
alors à l’image qu’elle a d’elle-même. Si la vie la gâte elle se
demande aussitôt en quoi elle a mérité cela et quand ce qu’on
lui a donné lui sera repris.

Saturne Vierge. La Vierge est donc un signe qui se complait


dans les limites car celles-ci la rassurent. La sagesse de la
Vierge tient à sa prudence, sa parcimonie, telle la fourmi de La
Fontaine. La Vierge a offert sa vie à la société comme la
religieuse a offert sa vie à Dieu, oubliant totalement sa propre
individualité, et priant qu’Il veuille bien la prendre sous sa
protection. Quand la mort approche, elle est prête et
heureuse de Le rejoindre.

La Balance
Principe directeur

Signe d’Air, apogée du demi-cycle collectif, elle symbolise


cette ouverture à l’Autre et l’oubli de Soi qui est nécessaire au
moment de fusionner avec le collectif. La modification de sa
vision du monde pour pouvoir intégrer celle de l’Autre et en
créer une nouvelle, produit de la relation. La « relation
privilégiée » que symbolise la Balance est donc le produit de la
rencontre entre deux Moi, deux ensembles de
représentations mentales qui, en s’unissant, vont en créer une
troisième, la relation, qui deviendra commune aux deux. La
relation va provoquer un changement d’état d’esprit, une
modification de leur Moi, pour les deux partenaires qui,
jusque-là, n’était que deux individus bien distincts. C’est ce qui
caractérise une « relation privilégiée », une relation de type
Balance. Bien différente d’une relation de type ordinaire dans
laquelle, une fois l’échange de point de vue terminée, chacun
garde ses idées bien à lui.

Ainsi, opposée à l’individualisme forcenée du Bélier, la Balance


perd tout notion d’individualité. Seule, elle est perdue et ne
saura pas quelle direction prendre. C’est une phase où le lien
avec son inconscient est rompu et les seules références
deviennent celle du collectif dans lequel on vit. La Vierge
compare encore ses représentations mentales avec celle du
collectif, la Balance les a intégrées et ne peut plus les remettre
en question. La soumission inconsciente au système en place
est alors totale. Ses centres d’intérêts seront donc ceux de son
partenaire, de sa collectivité, de la société, c’est à dire les
activités à la mode du moment.

Toute l’énergie de la Balance est tournée vers le


développement de son Moi social et le dévouement de La
Vierge devient pleine coopération en Balance. L’expérience
quotidienne de la relation ou de la confrontation à l’Autre
enclenche un début de conscience, conscience de l’autre
avant tout. L’Autre est bien identifié pour ce qu’il est, le
complément nécessaire à la complétude de l’être.

En Phase Balance, le psychisme entre dans la demi-sphère


consciente, ce qui veut dire que c’est le conscient qui va
prendre sa vie en main. Il ne s’agit plus de suivre ses rêves, ses
« plans d’enfer », ses envies ou la simple poussée du destin
pour vivre sa vie mais de planifier un « parcours de vie »,
d’avoir des objectifs à atteindre, un rôle à jouer dans le
système, d’être le membre conscient d’un groupe de gens
conscients.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

C’est pour cela que les Balances ont « une grande sociabilité.
Ces natifs détestent la solitude. Le besoin d’être aimé, regardé
est important, tout comme le goût du beau et du raffiné. ». Le
beau et le raffiné dépendant évidemment des valeurs du
moment et non de valeurs personnelles, même si, une fois
intégrées, ces valeurs deviennent considérées comme
personnelles, car le phénomène d’identification est
subconscient.

La qualité de la relation primant sur tout le reste, ce signe «


symbolise l’équilibre, la paix, la justice et l’harmonie. », elle est
« charmeuse et polie ». Mais, du coup « elle recherche la
facilité et peut tomber dans la compromission par excès de
diplomatie, cherchant toujours à fuir les conflits ». Il est vrai
que la politesse est une valeur à laquelle la Balance tient
beaucoup car c’est une valeur qui permet de réguler
l’harmonie du couple ou du groupe, et donc d’entretenir les
bonnes relations.

La puissance et le charisme du Scorpion n’étant pas encore là,


la Balance utilisera « charme, politesse, délicatesse,
raffinement et loyauté » pour maintenir sa place dans le
collectif, des valeurs vénusiennes par excellence. La fonction
psychique dont la Balance va le plus se servir pour vivre une
relation est donc Vénus, la planète du sentiment. Ce qui va
développer en elle « de l’élégance, de la grâce et un bon sens
artistique ».

Comme nous pourrions déjà le deviner, la Balance est un signe


d’Air. La communication étant pour elle ce qui va la nourrir.
Mais cela fait aussi d’elle un signe mental qui cherchera en
permanence à « peser le pour et le contre ». En numérologie,
le chiffre 7 « est un signe cérébral toujours en quête de vérité.
De vérités « ponctuelles » ou même de ce que l’on pourrait
appeler « la vérité absolue ».

Ce signe, comme l’indique l’image qui lui sert de symbole, est


souvent qualifié pour son « sens de l’équilibre et de la justice
», élément nécessaire au maintien d’une relation privilégiée
de qualité. Mais elle fait aussi preuve « d’indécision, car elle
veut faire le tour d’une question avant de se décider. Trancher
lui pose toujours problème. » car elle n’a plus confiance en son
individualité en sa propre vision des choses et, contrairement
au Bélier, a du mal à trancher ; reportant souvent la décision
soit au lendemain, soit à quelqu’un d’autre, soit même aux
circonstances. L’envers de ce décor sera, du coup, « qu’elle
peut aussi parfois être hésitante, faible, velléitaire, fragile,
indécise, peureuse, indolente », tout à fait l’opposé du Bélier.

L’interprétation psychologique

Après que, en Vierge, le Moi s’est suffisamment remis en


question et a acquis suffisamment d’humilité pour ne plus se
voir comme le centre de l’univers, la Balance est alors prête à
s’ouvrir à l’Autre, à l’altérité. Pendant la phase Gémeaux, il y a
eu ouverture sur le monde extérieur environnant mais les
informations recueillies pendant cette phase restaient
toujours en rapport à soi, faites pour se définir, se construire
un Moi. Alors qu’après le doute de soi expérimenté en Vierge,
la Balance est maintenant capable de s’oublier et de voir
objectivement, sans passer par le prisme de la subjectivité de
l’individu, le monde qui l’entoure. La Balance va vers les gens
et les choses sans le moindre apriori, les rencontre et établit
une relation avec eux. Vivre une relation est le but principal de
ce signe.

La Balance est donc un signe très social, à la recherche de


l’harmonie, de tout ce qui éveille des sentiments positifs en
elle. C’est avec cette état d’esprit qu’elle initie toute relation.
Premier signe de la demi-sphère consciente, la Balance est très
consciente de son environnement, surtout humain. Elle repère
vite les gens, s’en souvient, pourrait presque se souvenir du
nombre d’enfants qu’ils ont. Et elle sait plaire. Elle connait
tous les codes de la séduction. Elle a besoin de cet
environnement, seule elle dépérit.

Asc Balance. L’âme Balance s’incarne sur Terre pour


expérimenter la relation à l’Autre, à tout ce qui est « non
Moi ». Son inconscient va la pousser à la rencontre de l’autre
humain, l’étranger, celui qui est si différent.

Lune Balance. L’enfant Balance va tout de suite être attiré par


ce monde si différent qu’est le monde adulte. C’est justement
ce mystère qui l’attire et, s’il ne le comprend pas encore, il a
vite fait de le singer et de voir qu’il est félicité pour cela,
renforçant ainsi sa disposition à faire comme eux. Le
subconscient Balance auront donc une aptitude à s’adapter
très vite en copiant automatiquement la manière d’être de la
personne en face, faisant d’elle une personne vite appréciée.
Par contre, si la Balance s’adapte si facilement c’est au dépend
de sa propre personnalité qui, à force de suivre des
comportements qui ne lui sont pas propres, fini pour oublier
qui elle est vraiment, sa personnalité profonde, son Moi
authentique. Le comportement subconscient de la Balance est
donc celui d’un caméléon. Les parents de l’enfant Balance
n’auront donc aucun problème à l’éduquer car il est sage,
obéit aux règles, toujours gentil. Plus tard, ils s’apercevront
qu’il est aussi très influençable et qu’ils devront faire attention
au milieu dans lequel il baigne. Cherchant toujours
instinctivement à éviter tout conflit pouvant rompre
l’harmonie du moment, la Balance est toujours prête à être
d’accord avec vous, dans la mesure du raisonnable. Sinon elle
prendra la fuite. Pour se sentir bien, la Balance a besoin d’une
vie quotidienne harmonieuse, dans un cadre esthétique et
bien ordonné. Positiviste de nature, elle a une tendance
subconsciente à refouler de son esprit tout ce qui lui parait
noir, voire même grisâtre.

Soleil Balance. Premier signe du troisième quartier, celui du


Moi social, la Balance donne une grande importance à l’image
qu’elle projette d’elle-même. Toujours bien habillée, toujours
à son avantage, elle sait instinctivement que la première
impression que les gens auront d’elle est importante. Toujours
aimable, souriante et polie, elle part toujours avec un point de
vue positif, face à la personne en face, même si cela va à
l’encontre de son instinct, qu’elle a du coup très faible à force
de ne pas l’écouter. La Balance est facilement manipulable,
par la flatterie, mais aussi à cause de son désir de vous faire
plaisir, à cause de la difficulté irraisonné qu’elle a de vouloir
préserver la qualité d’une relation, a tout prix. La Balance
prend l’échec d’une relation pour un échec personnel et
oublie trop souvent que, comme toute chose, une relation a
un début et une fin. La Balance voit le monde social comme un
grand terrain d’expériences relationnelles possibles. Elle veut
connaitre tout le monde et entretient l’utopie qu’elle peut
avoir de bonnes relations avec tout le monde. Et si certains ne
veulent pas lui parler, c’est vraiment qu’ils ont un problème
personnel. Comment peut-on désirer être seul ? voilà une
chose qui la dépasse totalement.

Mercure Balance. La Balance est plus intéressée par les


représentations mentales, pensées et points de vue des
autres, que les siennes, qui seront finalement celles du dernier
qui a parlé. Ce qui lui donne un esprit souple mais superficiel,
incapable d’avoir des convictions personnelles bien établies, si
ce n’est celle du collectif dans lequel elle baigne. Le mental
Balance est donc essentiellement le reflet de la pensée
collective, toujours à suivre les dernières tendances à la mode.
Toujours prête à changer d’avis si les circonstances l’y pousse.
Son problème n’est pas l’entêtement mais la versatilité
mentale. La parole, la discussion, étant le moyen relationnelle
numéro un de l’être humain, la Balance peut s’avérer assez
bavarde et toujours prête à boucher les blancs d’une
conversation juste pour que celle-ci dure plus longtemps,
quitte à redire, sous une autre forme, ce qui a déjà été dit
précédemment. Sa discussion peut être agréable dans le sens
où elle ne vous contredira pas, aura toujours le mot aimable,
mais peut vite s’avérer ennuyeuse pour quiconque cherche à
confronter son point de vue.

Vénus Balance. Avec Vénus comme planète maitresse, son


besoin intrinsèque d’expérimenter la relation, la Balance est
le signe le plus sentimental du zodiaque. Mais c’est le côté
attraction, plus que répulsion, de Vénus que va exercer le
signe. La Balance aime mais ne peut guère détester, au pire
elle passera son chemin et jouera l’indifférente. A l’opposé du
Bélier toujours à la recherche de sensations fortes, la Balance
va les fuir. L’agressivité est une attitude impossible pour elle,
le contraire de son être profond. Ses jugements de valeur se
veulent positifs, niant farouchement le négatif, lui donnant
une vision idéalisée du monde. La confrontation à la réalité
sordide du monde est un cauchemar que la Balance va
désespérément chercher à fuir. Dans le couple, la Balance est
un partenaire fidèle car ce qui lui importe avant tout est de
perpétuer la relation. Si rupture il y a c’est qu’elle vient du
partenaire et elle le vivra très mal, prenant cela comme un
échec personnel.

Mars Balance. La Balance ne s’exprime, ne créé que dans la


relation. Seule face à elle-même, elle ne perçoit qu’un grand
vide intérieur. Sans partenaire pour la motiver la Balance reste
dans l’inaction. Elle n’a pas de volonté intrinsèque et doit
s’appuyer sur celle d’un partenaire, faisant d’elle une
meilleure assistante qu’une patronne. Elle a le sens de
l’organisation nécessaire et une attitude équilibrée qui
l’empêche de se précipiter sur des chemins dangereux. Elle est
meilleur comme facteur de rééquilibrage que comme
lanceuse de dynamique. Elle pourra se montrer travailleuse si
les circonstances le demande mais saura tout aussi bien
profiter au mieux de ses vacances pour ne rien faire d’autre
que sortir et rencontrer du monde.

Jupiter Balance. Comme nous le voyons, la Balance est un


personnage très social. C’est pourtant plus la qualité de la
relation entre deux personnes qui lui importe que d’accumuler
les relations superficielles. Elle préfère de loin un diner aux
chandelles qu’une soirée en discothèque. Elle choisit la qualité
plutôt que la quantité, au contraire du Sagittaire. Et, s’il y a
limites à dépasser, ce sera dans l’intensité de la relation
qu’elle les cherchera, toujours prête à aller plus loin, toujours
prête à donner plus. Dans les limites du raisonnable car il faut
malgré tout ne rien sacrifier au savoir vivre. La Balance est une
personne qui se veut respectueuse des valeurs morales et
humanitaires.
Saturne Balance. En vieillissant, la faculté de la Balance à se
fondre en l’autre va lui apporter un sens de l’empathie qui lui
donneront une apparence de grande sagesse. Elle aura
développé sa capacité à aimer et distribuera son amour à qui
en veut bien. Enfin débarrassée des turpitudes du combat
social elle pourra se permettre de lâcher prise et de ne plus
profiter que du meilleur, offrir généreusement son amour aux
nouvelles générations, et se dire que, de l’autre côté, cela ne
peut être qu’un paradis qui l’attend.

Le Scorpion
Principe directeur

Le Scorpion symbolise le processus d’identification qui fait


qu’un individu, en acquérant volontairement, donc
consciemment, les règles, idéologies et codes de conduite
d’un collectif va les intégrer dans sa personnalité et devenir un
membre à part entière, prêt à défendre bec et ongles les
nouvelles valeurs qu’il a faite sienne. En s’identifiant à un
groupe on devient une partie de ce groupe, au point d’effacer
une grande partie du Moi individuel, c’est-à-dire des valeurs
qui nous habitaient précédemment.

C’est donc la phase où le Moi individuel s’efface au profit du


Moi collectif, c’est-à-dire que les motivations de vie ne sont
plus subjectives, intuitives, mais objectives et doivent
répondre aux exigences que l’esprit collectif impose. En
d’autres mots, la personne ne suit plus ses fantasmes de
réalisation personnel mais des objectifs réalistes de
participation sociale. Le « moi je » devient « Nous ». « L’esprit
de corps » anime le Scorpion. Il symbolise le sacrifice de soi
pour le groupe, ceux qui sont prêts à mourir pour la nation ou
tout au moins ceux qui sont prêts à donner leur énergie pour
que le système fonctionne.

Le phénomène de retrait/abandon du Moi individuel du


Scorpion passe par le contrôle et la maitrise de ses
comportements subconscients, surtout ceux qui ne
correspondent pas aux normes du collectif. Ce travail
psychique va lui apporter un savoir-faire, inconscient, qu’il va
appliquer aux autres et développer la fameuse perspicacité
psychologique attribuée à ce signe. C’est-à-dire que cette
perspicacité consistera essentiellement à très vite repérer les
travers comportementaux subconscients de ces collègues qui
ne respecteraient pas scrupuleusement les règles, dites et
surtout non dites, du collectif. En d’autres mots, cette
fameuse perspicacité psychologique vient de la projection sur
ses collègues de son propre travail psychique subconscient.

Ce travail psychique d’abandon de sa partie individuelle


provoque chez le Scorpion les angoisses qui sont
caractéristiques de ce signe. L’individualité est une condition
humaine, on nait individu isolé en bélier et on meurt seul en
Poissons. L’esprit collectif est une qualité acquise, comme le
montre cette étude, donc un Taureau peut n’avoir aucune idée
du collectif, cela ne provoque aucune angoisse en lui, alors
qu’abandonner son individualité est beaucoup plus angoissant.
Elle reviendra d’ailleurs vite, dès le signe du Sagittaire.
Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation
psychologique
Phase de transformation de son Moi individuel, Le Scorpion
symbolise traditionnellement « la mort, la fin des choses, les
transformations ». C’est n’est donc pas tant une mort
physique qu’une mort psychologique, la mort du petit Moi
face au Grand Tout qu’incarne la société dans l’esprit
Scorpion. D’où le côté « mystique » du signe. Et, bien sûr, une
telle transformation ne se fait pas sans « angoisse, tourments
et obsessions » car il n’est facile pour personne d’abandonner
son égocentrisme naturel, le petit confort de ses certitudes
individuelles.

Evidemment, un tel travail psychique correspond à la qualité


Eau du signe. Mais ce travail se fait à un niveau plus
subconscient que conscient et du coup, quand une poussée
uranienne se fait sentir les personnes fortement marquées par
ce signe ne se comprennent plus et recommencent à
angoisser. Signe d’Eau le Scorpion est un émotionnel car la
mort du Moi individuel ne peut que s’accompagner de fortes
réactions émotionnelles dont les causes lui échappent car
elles sont inconscientes.

Par contre, comme nous l’avons déjà expliqué, grâce à ce


travail psychologique inconscient d’abandon du Moi
individuel, le Scorpion « a l’art de déceler toutes les faiblesses,
mesquineries et petitesse de l’homme : Il voit à travers la
matière et son sens psychologique est surpuissant ». Il
devinera chez les autres, car il le fait pour lui-même, toutes les
cachoteries, non-dits et mensonges à soi-même que le Moi
individuel est obligé d’utiliser pour garder une bonne image,
un statut, dans le collectif.
Ce signe Fixe, signe de pouvoir, comprend qu’il n’y pas de plus
grand pouvoir que celui du groupe, qu’un individu isolé n’est
rien face à un groupe solidaire. Et ce pouvoir, il va aussi
l’utiliser sur l’autre, l’individu isolé, pour le faire plier à sa
volonté, qu’il prétend collective. Le Scorpion représente la
phase ou tout système va chercher à imposer ses lois sur
l’individu et il n’y aura meilleur gendarme qu’un natif du
Scorpion. C’est pourquoi on dit que le Scorpion est « possessif,
extrême, tyrannique, excessif », quand il s’agit du respect des
règles, et qu’ils font « de bons policiers ou militaires » en fait
tout métier où l’on est un élément d’un grand groupe. Ils
seront alors « loyaux et obéissants face à la hiérarchie ».

Cette acuité psychologique, couplé à ce gout du pouvoir va


faire du Scorpion un manipulateur né, mais il manipulera la
plupart du temps subconsciemment tant cette aptitude est
innée chez lui. Par contre il repèrera immédiatement toute
tentative de manipulation contre lui.

Pour les mêmes raisons, on dit que « la sexualité est


importante pour ce signe ». Mais ce n’est pas la sexualité
hédoniste du Taureau, c’est une sexualité fusionnelle, une «
petite mort » comme on l’appelle, une sexualité où les deux
partenaires se fondent l’un dans l’autre pour ne « devenir plus
qu’un ». Vécue négativement cela peut être une sexualité du
genre sado/maso centrée sur des rapports de pouvoir et de
domination de l’autre.

La spontanéité de la pulsion intérieure, la primarité du


psychisme individuel ayant complètement disparue, il est
capable d’être « secret, complexe, manipulateur, menteur »
pour atteindre ses objectifs, tout cela sous le couvert de «
l’intérêt général ». C’est un politicien hors pair pour qui toute
initiative individuelle est vue comme un outrage au respect
des normes sociales. C’est pour cela que Mars fut longtemps
la planète maitresse du Scorpion, pour la volonté nécessaire à
faire un tel travail psychologique et le besoin d’imposer le
pouvoir du collectif sur l’individu, jusqu’à ce qu’on lui attribue
Pluton, planète de la mort symbolique, et sa capacité à voir
au-delà des apparences.

L’interprétation psychologique

D’une telle description ressort une nette morbidité dans le


signe. Mais en dehors du processus inconscient d’abandon du
Moi individuel, le Scorpion est un être très social, un excellent
équipier. Mais il a perdu le sens de l’harmonie de la Balance et
l’a remplacé par le sens des rapports de force. Après la
coopération de la Balance vient la compétition du Scorpion.
Dans sa partie inconsciente, le psychisme sait que la partie
individuelle va vite revenir et l’esprit de compétition pour
devenir l’une de ses élites dont la société vénère les individus
commence à se faire sentir dès le Scorpion, puis trouvera son
apogée en Sagittaire.

Le Scorpion symbolise la puissance du collectif, le pouvoir


qu’acquiert l’être humain lorsqu’il est capable de s’organiser
au sein d’une société, le pouvoir du nombre, autant au niveau
physique que mental. Et ce pouvoir, l’individu, je devrais dire
le citoyen Scorpion, s’y identifie et le ressent au fond de lui-
même. La fierté d’être un membre d’un collectif reconnu est la
carotte subconsciente qui fait avancer le Scorpion.

Asc Scorpion. L’astrologie traditionnelle dit que l’âme scorpion


est une âme torturée. Je pense que l’âme scorpion va
simplement chercher à expérimenter les rapports de force
que l’on trouve dans toute société, ce qui ne procure pas
vraiment la paix de l’âme.

Lune Scorpion. L’enfant scorpion sait instinctivement qu’il


obtiendra ce qu’il veut de ses parents à partir du moment où
il fait ce qu’ils veulent, sans rechigner mais en n’hésitant pas à
marchander son obéissance. L’enfant Scorpion comprend vite
que, dans la vie, rien n’est gratuit, tout s’échange, se
marchande, c’est un éternel combat pour s’assurer le meilleur
résultat. Adulte, ce genre de comportement deviendra réflexe
et, face à toute situation, il saura instinctivement quels en sont
les enjeux, ce qu’il pourra en retirer. Avec l’expérience, il
développera un bon sens psychologique qui ne feront
qu’améliorer ses capacités de maitrise de la situation. La
sensibilité du Scorpion est plus d’ordre mentale, consciente,
qu’égotique. Il est tout à fait capable d’abandonner tout
orgueil si cela lui procure un avantage tactique, mais percevra
rapidement toute arrière-pensée chez son interlocuteur.
Après une telle description, il faut bien comprendre que le
Scorpion ne manipule pas forcément pour faire du mal, ni
même pour son intérêt personnel, qu’il est totalement
capable d’oublier, mais « parce ce que c’est comme cela dans
la vie ». La plupart du temps, le Scorpion ne manipule pas de
manière consciente, c’est juste une tactique dans laquelle il
excelle et qui lui permet d’aboutir à ses objectifs. Comme des
parents pourront manipuler des enfants, pour leur bien, donc
ce n’est pas considéré comme de la manipulation. Comme un
patron manipule ses employés, pour la survie de la
compagnie. Comme les politiciens manipulent une
population, pour que le pays puisse garder sa place au milieu
des autres…

Soleil Scorpion. Le Scorpion n’a pas une image de lui-même de


manipulateur mais d’ambitieux qui est conscient que pour
grimper les échelons dans une société, il faut se battre. C’est
un fervent adepte du principe de la sélection naturelle. Pour
qu’une société évolue il est normal que les meilleurs la dirige
et il se voit tout à fait parmi les meilleurs. Ce qui ne l’empêche
pas, quand les circonstances l’imposent, de choisir la voie de
la coopération, quand c’est pour le bien, c’est-à-dire la
cohésion, du groupe. Car, pour le Scorpion, l’entité sociale doit
toujours passer devant l’entité individuelle. L’individu n’étant
qu’un pion du système, celui-ci doit toujours être prêt au
sacrifice, de son égo comme de son corps. Idée de sacrifice qui
n’est pas sans rencontrer de résistance instinctive de la part
des autres parties du psychisme, provoquant des conflits
internes, sources d’angoisse récurrente. Il ne lui est pas
toujours aisé de concilier l’ambition de l’individu au sein du
groupe tout en étant prêt au sacrifice si le groupe l’exige. Ce
tiraillement intérieur peut facilement l’épuiser et le conduire
à des réactions émotionnelles dont il est le premier à ne pas
comprendre la cause, sauf à l’attribuer à la goutte d’eau qui
fait déborder le vase.

Mercure Scorpion. Le mental scorpion a une vision


systémique des choses. Il voit tout de suite les interactions
unissant les individus entre eux et la place que ceux-ci ont
dans leur collectivité. Il va focusser sa conscience sur l’autre,
non pas comme une entité à aimer, comme le fait la Balance,
mais comme une entité à comprendre. Interagir, provoquer
des réactions pour se faire rapidement une idée de qui il est.
Analyser son comportement et y poser une étiquette. Ensuite
il va adapter son propre comportement au résultat de cette
analyse en fonction aussi de ce qu’il attend de cette relation.
Pour le Scorpion, toute relation à un objectif. Il assimile donc
vite les représentations mentales de l’autre et sait quoi en
faire. Les accepter ou les contredire, les utiliser ou les mettre
de côté. Le mental scorpion a une tendance à ragoter, à
critiquer l’autre, mais avec une analyse plus profonde des faits
que les Gémeaux. Le mental scorpion cherche toujours le
pourquoi des choses.

Vénus Scorpion. Sacrifiant facilement l’individu pour le bien du


groupe, le Scorpion ne peut guère se permettre d’être un
sentimental. Les valeurs sentimentales attachées à ses
représentations mentales correspondent aux valeurs du
moment. Toute valeur sentimentale n’y correspondant pas
sera repoussée immédiatement. Ce qui lui donne un caractère
assez sectaire. C’est l’esprit de corps qui l’anime plus que
l’amitié entre deux individus. Les gens qui ne penseront plus
comme le groupe leur demande de penser seront radiées de
sa liste d’amis sans regrets. Il a plus de collègues que de
véritables amis. S’épancher sur l’épaule d’un ami pour lui
raconter ses malheurs, n’est pas du tout son genre. Ses
malheurs, ils les considèrent de peu d’importance et les
refoule au fond de son esprit. C’est un relationnel
pragmatique. Il va évaluer l’intérêt d’une relation non pas
pour ce qu’elle lui apporte au niveau affectif mais pour ce
qu’elle lui procure comme avantage. Sera-t-il un allié ou un
concurrent ?

Mars Scorpion. Le Scorpion a une volonté d’acier, une fois


qu’un objectif a été décidé. Il ne lâchera pas avant de l’avoir
atteint et sait se battre comme un diable si nécessaire. Sa
capacité psychologique fait de lui un bon stratège et tous les
moyens lui sont bons pour atteindre un résultat. Sans but il ère
comme une âme en peine, peinant à se détendre, mais une
fois lancé il peut abattre les montagnes. Sa puissance naturelle
se déploie et impressionne toujours son entourage. Il devient
un modèle pour ses collègues qui, pour la plupart, préfère
l’avoir comme ami que comme ennemi. C’est le pouvoir qui
fascine le Scorpion et qui peut aussi le perdre. Un pouvoir
psychologique en grande partie subconsciente mais qu’il
perçoit quand même, au fond de lui. Rien ne le fascine plus
que de l’exercer sur son entourage. Pour le meilleur et pour le
pire.

Jupiter Scorpion. Comme tous les signes du troisième quartier,


le Scorpion est un être qui vit avant tout pour réaliser son Moi
social, c’est-à-dire être un élément d’un groupe plus qu’un
individu à part. Il se révèle donc assez conformiste dans ses
jugements de valeur. Il ne critique pas la société, c’est si facile,
mais il y participe du mieux qu’il peut pour que l’on puisse être
fier de lui. De même il intègrera facilement et respectera tous
les codes de conduite subconscient qui unissent les individus
d’un même groupe. Pour lui, un système ne se corrompt pas
de lui-même, seul des individus le corrompe. Les limites du
Scorpion seront celles du groupe, aller au-delà serait de la
transgression, et il en a horreur. Sa morale sera donc celle du
groupe, ni plus ni moins.

Saturne Scorpion. En vieillissant, le Scorpion comprend de


mieux en mieux comment fonctionne la société, son esprit
devient de plus en plus politique, lui donnant une apparence
de grand chef. Malgré cette sagesse, les rouages de
fonctionnement des individus marginaux, leur actions
déraisonnables, leur excentricité, leur égocentrisme forcené
continue à être un mystère qui le dépasse. La marginalité le
répulse. Il ne comprend pas comment cela est possible, alors
il accuse la paresse individuelle.

Le Sagittaire
Principe directeur

Signe d’aboutissement du demi-cycle collectif, il symbolise


l’énergie, la puissance qu’apporte le collectif à tout individu
qui en a grimpé les échelons. Mais aussi le début de la
transformation d’un collectif d’individus en une entité
psychique individuelle de niveau supérieur, comme un
collectif de citoyens forment un pays qui devient une entité au
cœur d’un collectif de pays, comme nous l’avons expliqué
dans le chapitre intitulé « Le rapport individuel/collectif ».

En phase Sagittaire la partie consciente du psychisme


commence à atteindre son apogée, à atteindre la pleine
conscience du fonctionnement des systèmes sociaux, qu’ils
soient d’ordre philosophiques, juridiques ou culturels. le Moi
social atteint son paroxysme et le Sagittaire est donc l’individu
choisi pour représenter le collectif, car tout collectif a besoin
d’un individu pour le représenter auprès des autres collectifs.
Le processus d’individualisation psychique commence à
refaire surface et Le Sagittaire symbolise la phase ou un
individu est choisi par le reste du collectif pour en être le
dirigeant/représentant.
Et il représentera le collectif face à des membres d’autres
collectifs. Il est donc en situation de comparer son Moi social,
non plus avec des membres de son collectif, comme ce fut le
cas du Scorpion, mais avec des Moi sociaux venant d’autres
collectivités, d’où la curiosité et le gout que le Sagittaire
éprouve envers les autres cultures, envers tout ce qui l’éloigne
de sa propre culture, des Gémeaux.

Ce processus enclenche l’apparition du Surmoi capricornien


car cette comparaison avec d’autres sociétés va lui donner le
recul nécessaire pour prendre conscience des caractéristiques
de son propre Moi collectif ; comme le doute envers le Moi
individuel en phase Vierge a permis l’éclosion du Moi collectif
en Balance.

Si le Sagittaire arrive à définitivement se débarrasser des


limites de son Moi social, il pourra élargir son champ de
conscience jusqu’à devenir « citoyen du monde », un individu
sans racines culturelle ni attachement/identification à un
collectif particulier. Il devient aussi caméléon mais, à la
différence du caméléon Gémeaux qui est le reflet instinctif,
automatique de son environnement immédiat, le caméléon
Sagittaire est un caméléon qui adopte consciemment les
codes des différents milieux sociaux qu’il fréquente. Et
apprendra rapidement ceux qu’il ne connait pas encore.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

Jupiter planète maitresse du Sagittaire montre que c’est un


signe d’expansion, expansion matériel, expansion mental,
expansion sociale, expansion de conscience, c’est pourquoi la
tradition voit ce signe comme « symbolisant l’évolution
spirituelle autant qu’intellectuelle ». Ce besoin naturel
d’élargissement de ses points de vue va pousser les Sagittaire
vers « l’étranger et les voyages lointains » mais aussi « les
sujets abstraits, la philosophie et le mental supérieur ». Il a une
excellente mémoire et acquiert avec le temps une grande
culture générale. A un niveau moins mental ce besoin
d’expansion, c’est-à-dire de faire sauter les limites, crée en lui
« un besoin de mouvement et de liberté supérieur à tout autre
signe ».

Le même phénomène d’expansion, mais dirigé vers le haut, va


lui donner « une grande ambition, aidé par son charisme et sa
grande énergie » et un don à comprendre les rouages de la
société dans laquelle il vit et à en tirer toutes les ficelles. Il a
un sens inné de la politique et, si le Scorpion se contente du
grade de sergent, le Sagittaire ne se voit pas en dessous du
grade de colonel. Il sera prêt à toutes le manigances et
compromissions pour y arriver.

Car l’envers du décor et qu’étant un signe d’expansion le


Sagittaire à, du coup, sérieusement tendance à manquer de
limites, voire même à les fuir. Il n’hésitera pas à utiliser toutes
les ficelles, les manigances, et il a l’intelligence sociale qu’il
faut pour assurer sa soif d’expansion, donc son ambition
sociale, quitte à enfreindre les règles morales pour cela,
brisant petit à petit toutes les limites qui pouvait encore le
contenir. Le sagittaire symbolise la compétition qui s’instaure
au sein d’un collectif pour être celui qui en sera le «
représentant suprême ». Une compétition dans laquelle, c’est
bien connu au niveau politique, tous les coups les plus vicieux
sont permis. Il peut donc être « dangereux, incontrôlable,
irréfléchi puisque difficile à maîtriser. »
Signe de feu, « son enthousiasme, sa générosité, son énergie »
peuvent être sans borne, pouvant aller jusqu’à fatiguer son
entourage. Du coup, il est qualifié « d’égoïste, autoritaire,
infidèle, brutal, manquant de tact ou désobligeant. ».

Signe mutable, il est le dernier signe de cette phase collective


et symbolise tous les excès du collectif, ses totalitarismes et
ses rejets de la liberté individuelle. Ambigu, il symbolise le
politicien totalitaire qui ordonne à la population de suivre les
règles mais s’en dispense lui-même. Il reste un pion du
système collectif tout en rêvant de devenir cette star qui sort
la tête du troupeau de moutons. L’appel de l’esprit
individualiste commence à se faire sentir au niveau
inconscient et pourtant, seul et sans « du monde » autour de
lui il se sent encore totalement perdu. « Il y a chez lui un côté
bourgeois et conventionnel, qui se heurte à un côté sauvage et
indompté : C’est un paradoxe, difficile à cerner et qui a l’art de
brouiller les pistes. ».

L’interprétation psychologique

Le Sagittaire baigne totalement dans « l’esprit du moment »


et s’adapte immédiatement aux modes nouvelles, aux
dernières expressions à la mode, adorant placer de l’anglais
dans ces phrases, bref sera vite qualifier de snob par les signes
individuels. Les modes étant changeantes, il changera avec, lui
donnant une tournure superficielle qu’il masquera
allègrement par un jargon technique se voulant profond. Le
Sagittaire est à l’aise dans les soirées nombreuses et d’autant
plus heureux qu’il saura, d’une manière ou d’une autre, attirer
les regards, par son apparence, par sa verve ou par son énergie
débordante.
Car, si l’expansion de sa conscience l’ouvre grandement sur le
monde, la perte totale de son individualité, l’empêche de
savoir qui il est profondément, de voir comment il se
comporte réellement en tant qu’individu mené par ses
instincts. Le Sagittaire a une grande conscience du monde qui
l’entoure mais aucune conscience de lui-même, en tant
qu’individu. Du coup, il a une grande tendance à projeter les
conséquences de ses actes sur les autres, la société, le système
ou le destin et ne pas reconnaitre sa responsabilité
individuelle.

Mais le Sagittaire est avant tout caractérisé par cette énergie


débordante, prête à franchir toutes les barrières, briser toutes
les limites, qui anime un conscient bien expérimenté. Apogée
du zodiaque, le psychisme Sagittaire est en pleine maitrise de
ses moyens et compte bien les utiliser jusqu’au bout.

Asc Sagittaire. L’âme Sagittaire cherche à dépasser les limites


que la vie met en face de lui. Se surpasser, aller toujours plus
loin et toujours faire mieux sont ses motivations
inconscientes.

Lune Sagittaire. Pour l’enfant Sagittaire, le monde des adultes


est un monde à conquérir. A peine sorti du berceau, il se voit
adulte et cherche à se comporter comme eux, ce qui les fait
beaucoup rire car il en devient une caricature. Débordant
d’énergie, rien ne l’arrête, et dépasser les limites imposées par
sa mère reste son jeu favori. Ce sentiment de pouvoir qu’il
ressent quand il peut lui faire peur à volonté, il en use et
abuse. A l’école il fait preuve d’une facilité à assimiler et
régurgiter ce qu’on attend de lui, il est donc classé parmi les
bons élèves et on lui pardonne plus facilement ses
débordements d’énergie. D’autant plus que c’est un excellent
acteur qui sait parfaitement prendre une mine contrite
lorsqu’on l’engueule. Il n’a de toutes façons aucun instinct
rebelle, c’est juste qu’il a du mal à canaliser son énergie.
Adulte, il gardera cette facilité subconsciente à se placer là où
il faut et quand il faut pour parvenir à ses objectifs. Placer le
bon mot, saisir la bonne opportunité, il a une intelligence
innée pour choper toutes les subtilités d’une situation. Le
Sagittaire dégage une attitude subconsciente de supériorité,
projection inconsciente de l’image qu’il a de lui-même.

Soleil Sagittaire. Le Sagittaire à une très haute idée de lui-


même qui sous-tend une ambition sociale le poussant à
toujours vouloir aller au plus haut de ses capacités. Même au
fond du trou, il conservera une forme d’optimisme et
développera une rage suffisante pour ne pas y rester
longtemps. La conscience Sagittaire va toujours chercher en
quoi elle peut améliorer les choses, voir le défaut qui gêne,
aller de l’avant, faire progresser les choses. Moins par
perfectionnisme que par besoin intrinsèque d’évoluer. C’est le
mouvement qu’il cherche mais un mouvement vers le haut,
pas le mouvement horizontal des Gémeaux. Le Sagittaire voit
le monde social comme un immense terrain de jeu de
stratégie et n’envisage pas une seconde de perdre la partie. Ce
qui lui donne une assurance en lui-même telle qu’il a déjà à
moitié gagné. Il sait instinctivement que soigner les
apparences est extrêmement important pour atteindre un
objectif, souvent plus que de maitriser le fond d’un problème.
Il a la maitrise du langage nécessaire pour exceller dans l’art
de noyer le poisson, de vous faire prendre des vessies pour des
lanternes. Pas forcément pour vous embrouiller mais pour que
vous gardiez l’image positive que vous avez de lui, car le
Sagittaire est extrêmement sensible à l’image qu’il projette
sur vous. Il la veut aussi parfaite que celle qu’il a de lui-même.
Et saura vous charmer pour que cela reste le cas.

Mercure Sagittaire. Le Sagittaire est donc gâté


intellectuellement par la nature et ne se prive pas d’en profiter
et de le montrer. Il a un mental vif et un sens de la répartie qui
lui permet de briller en société. Il a aussi une subtilité d’esprit
qui lui permet de comprendre les concepts les plus
compliqués mais il sait aussi adopter un langage qui lui permet
souvent de travestir une logique populaire en une philosophie
absconde. Il conçoit d’autant mieux l’abstraction du monde
que celle-ci lui permet d’oublier la réalité concrète du
quotidien. Il préfère un monde virtuel où tout est possible à
un monde réel où les limites humaines se font toujours sentir.
Du coup il fait preuve d’une imagination fertile, domaine dans
lequel aucune limite ne devient infranchissable et aura
tendance à s’y réfugier lorsque les choses n’iront plus dans le
sens qu’il désire.

Vénus Sagittaire. Le Sagittaire s’identifie aux grands de ce


monde et a une sorte de réflexe de répulsion pour tout ce qui
est en bas. Il est attiré par tout ce qui brille et rejette
dédaigneusement tout ce qui ne lui parait pas à sa hauteur. Il
a un profond sens de la hiérarchie et ne croit pas en l’égalité
du monde. D’autant plus qu’il a la facilité innée de se situer
aux échelons supérieurs. Bien sûr, il omet le fait que sa
puissance lui a été procurée par la nature, ou la naissance, et
l’attribue plus volontiers à sa capacité de travail. Comme tout
signe de Feu, le Sagittaire est un émotionnel, mais un
émotionnel qui, tel un acteur, contrôle facilement ses
émotions et sait en jouer car il sait que c’est l’émotion qui
capte son public. Les jugements de valeur du Sagittaire sont
teintés de son sens de la hiérarchie et il classifie ses
représentations mentales plus sous le mode réussite/échec,
intérêt/sans intérêt, que sous le mode bien/mal. Ce qui en fait
un opportuniste prêt à oublier tout sens moral quand l’objectif
est à portée de main.

Mars Sagittaire. Le Sagittaire veut aller loin mais sa volonté


manque de persévérance et le fait rester dans le superficiel ou
l’illusion d’aboutissement. Il est plus un adepte du zig-zag que
de la ligne droite. Il est souvent un peu trop rapide à déclarer
victoire. Car c’est l’image de la victoire qui compte plus que sa
réalité. De toutes façons, une fois arrivé au sentiment de
victoire, il cherche automatiquement un autre défi à relever.
Insatiable dans sa soif d’ascension. Pour lui, le travail n’est pas
fait pour se nourrir, pour assurer un salaire et la sécurité de
l’emploi qui va avec, il laisse cela « à la populace ». La sécurité
est une notion trop limitative pour lui, il sait qu’elle ne ferait
que limiter son ambition. Pour lui le travail ne se conçoit que
dans la réalisation d’un objectif à atteindre. Alors il y déploiera
toute son énergie et ses capacités.

Jupiter Sagittaire. Le Sagittaire est le signe le plus social du


zodiaque. Il sait animer une soirée, raconter des histoires
pleines d’imagination, en rajouter tout en restant plausible,
être généreux quand il faut mais aussi remettre quelqu’un à
sa place si nécessaire. C’est un leader dans l’âme et il sait
instinctivement comment diriger ceux qui sont sous ses
ordres, d’où son charisme. Il utilise d’ailleurs plus son
charisme que son autorité pour cela. Et, tant que vous
rentrerez dans son jeu, tout se passera pour le mieux. Mais, si
vous devenez un obstacle à son objectif, ou êtes quelqu’un
que ne lui renvoie pas une bonne image de lui-même, il peut
alors montrer que, dans la colère aussi, il est capable de
franchir les limites.

Saturne Sagittaire. La sagesse du Sagittaire tient dans sa vaste


culture générale. Il a tout vu et tout vécu et sait le raconter.
C’est une sagesse de vieil africain. Mais la vieillesse étant aussi
l’expérimentation des limites du corps humain, le Sagittaire
fera tout pour éviter d’en arriver là. Par le déni, voulant rester
jeune le plus longtemps possible. Puis par l’imaginaire dans
lequel il se réfugiera lorsque son corps ne pourra plus se faire
oublier.

Le Capricorne
Principe directeur

Premier signe du demi-cycle individuel, le Capricorne


symbolise le retour de l’individualité dans un psychisme qui
maitrise complètement les règles sociales. Si le chef Sagittaire
est encore le représentant du collectif, l’ermite Capricorne,
grâce aux limites imposées à l’expansion Sagittarienne, va
complètement se désintéresser des phénomènes de société
pour pouvoir consacrer le large champ de conscience acquis
en Sagittaire, non plus au collectif mais au monde, à la Nature
et à la Vie, Mère de l’individu.

C’est pourquoi le Capricorne s’intéresse moins aux lois qui


régissent une société, il les connait déjà et les trouve très
simples, qu’aux lois de la nature, de la vie et de Dieu. C’est la
phase où le psychisme atteint le point culminant de son
incarnation et commence inconsciemment à préparer son
retour dans le Grand Tout en tentant de comprendre
mentalement, donc vainement, ce que c’est. Il utilisera pour
cela toute la puissance analytique de la strate supramentale.

Ce grand champ de conscience doublée d’une dose certaine


de détachement de soi va favoriser l’éclosion du Surmoi dans
le psychisme. Le Capricorne va acquérir la distance nécessaire
face aux futilités du Moi social et aux puérilités du Moi culturel
pour développer l’esprit critique, limite misanthrope, si
caractéristique de ce signe. Aussi critique envers lui-même
qu’envers les autres.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

Après la phase d’expansion du Sagittaire, la phase Capricorne


est là pour donner les limites nécessaires à la survie psychique
de la personne. Évidemment, mettre des limites est beaucoup
moins drôle qu’ajouter de l’espace, la contrainte beaucoup
plus triste que l’illusion de liberté totale. Du coup, « il fait
souvent davantage penser à une porte de prison qu’à un
nounours en peluche ». Pourtant, ces limites à l’activité
humaine sont nécessaires à la survie de l’espèce et le
Capricorne le sent bien. Il vit son côté « austère, sérieux,
discipliné et travailleur » de manière assumé et en tirera tous
les bénéfices, en particulier par une ascension sociale lente
mais stable et puissante, telle la tortue de la fable face au
lièvre sagittaire.

Ce sens inné des limites fait de lui une personne « responsable,


de confiance, ayant le sens du devoir, méthodique, intègre et
organisé. » A l’excès il deviendra « avare, froid, misanthrope
et perfectionniste ». Défauts qui ne gêneront que ceux qui
veulent entretenir des relations superficielles avec lui.

Premier signe du retour à la demi-sphère individuelle, le


Capricorne symbolise la phase dite « enfermé dans sa tour
d’ivoire ». C’est-à-dire la phase ou la personne a acquis toutes
les compétences nécessaires pour réussir et trouver son
fauteuil, voir son trône, dans la société mais dont
l’individualisation bourgeonnante lui donne une tournure
misanthrope, un air de supériorité dont, surmoi oblige, il est
conscient mais qu’il brandit comme on brandit sa carte de
visite…ou son bouclier. Il travaille pour le salut de la société et
des hommes mais a besoin d’être seul, ou accompagnés de
pairs, pour le faire. C’est pourquoi ce signe est souvent visible
chez les « scientifiques de haut niveau, chercheurs, savants,
notaires, cadres supérieurs ou bureaucrate de haut niveau »,
tous ceux dont la strate supramentale tourne à plein régime.

Signe cardinal, le Capricorne est le premier signe du dernier


quart de cycle, celui qui représente la phase de fin du cycle
zodiacal, la phase hivernale ou les feuilles des arbres tombées
à terre pourrissent, se décomposent pour former l’humus qui
fournira la matière nutritionnelle du cycle futur. C’est un quart
de cycle ambivalent qui représente à la fois la corruption de
l’ancien et la promesse du renouveau. Or, en lui imposant des
limites le Capricorne musèle déjà l’ancien et prépare sa fin de
cycle. Comme tout signe cardinal, le Capricorne indique un
mouvement vers l’avant mais, paradoxalement, le
mouvement vers l’avant du Capricorne est aussi un
mouvement vers la fin. Tel un grognard au front de Verdun, le
Capricorne marche vers sa mort symbolique avec la froideur
d’une personne détachée de toutes les émotions qui font la
vie, faisant de lui un signe détaché des contingences, des
émotions et de cette énergie vitale qui pousse à tous les excès.
Un signe « très concerné par le devoir, qui préfère les activités
sérieuses aux divertissements qu’il trouve superficiels et
inutiles ».

Signe de Terre, c’est un « solitaire convaincu qui frôle la


misanthropie : Il se suffit à lui-même et peut même se
complaire dans une espèce d’avarice de sentiment, centré sur
sa réalisation sociale, l’augmentation de ses gains, l’achat de
sa maison ou de sa terre… Il a peu d’amis, qui auront le mérite
de l’aimer et le relancer, car si lui est aussi fidèle, il est surtout
« avare de son temps et sentiments », et fait passer les autres
après ses intérêts socioprofessionnelles ». Comme quoi on
peut être détaché des choses sans négliger ses besoins
matériels. Mais, s’il est avare, ce n’est pas pour accumuler
sans fin, c’est juste par ce qu’il ne voit pas l’intérêt de
dépenser pour du superflu.

L’interprétation psychologique

Car si le Capricorne assume ses limites et les portent avec


fierté, il déteste le manque de limites qui caractérise l’énergie
vitale. Caractéristique qui lui donne un côté extrêmement
critique voire carrément intolérant avec tout ce qui « sort du
rang ». Très respectueux des normes et des lois, le foutoir et
l’anarchie le font fuir. Si le Cancer cherche la stabilité en lui-
même et dans son foyer, le Capricorne le cherche dans son
environnement. L’aléatoire de la vie le perturbe et seuls règles
et normes peuvent lui fournir un sentiment de protection
contre celle-ci.
C’est à partir du Capricorne que va se décider si cette dernière
phase sera celle de la corruption puis de la désintégration de
l’ancien système ou si cette phase sera celle de l’évolution vers
un futur système de niveau supérieur, plus complexe. C’est la
capacité d’analyse consciente du Capricorne qui permettra ce
choix. En cas de désintégration, c’est en Verseau que la
corruption de l’ancien système commencera à se voir
extérieurement. En cas de possibilité d’évolution c’est en
Verseau que les nouvelles idées caractérisant le prochain cycle
vont commencer à apparaitre, venant de l’inconscient.

L’âme Capricorne est une vieille âme, de celle qui naisse déjà
mûre, avec une expérience innée de la vie et une attitude de
vieille blasée face aux turpitudes humaines.

Lune Capricorne. L’enfant Capricorne est donc un enfant sage


et que tout le monde trouve « si mûr pour son âge ». Face au
monde des adultes, l’enfant Capricorne ne se sent pas
désemparé, il voit déjà bien ce que cache leurs manières et,
dans ses réflexions, se montre souvent plus mûr que certains
d’entre eux. L’enfant Capricorne veut apprendre et assimile
bien toutes les informations qu’il avale, grâce à son esprit
logique qui lui permet d’intégrer toute information nouvelle
en la reliant aux informations déjà connues et en lui donnant
ainsi sa place logique dans cet ensemble. L’enfant Capricorne
n’est pas d’une grande sensibilité, il pleure rarement, jamais
pour rien, ne fait pas de caprices car désire peu, se débrouille
rapidement tout seul et va montrer une stabilité
psychologique qui fera la fierté de ses parents. La vie
quotidienne Capricorne est donc plus proche de celle du
moine que de celle du prince. Il regarde l’ostentatoire avec
dédain car il sait intuitivement que la vraie richesse est celle
de l’esprit et non celle du portefeuille. Au fond de lui, le
Capricorne n’a besoin de personne, se contente de peu, et
observe le monde, l’analyse, le dissèque, mais de haut, avec
une conscience innée des choses, au contraire de la Vierge qui
le faisait d’en bas, sans vraiment comprendre. Rien n’échappe
à son esprit critique et, face aux gamineries des autres, il peut
se montrer acerbe et sec dans la répartie. Signe symbolisant le
Surmoi, le Capricorne laisse peu de place au subconscient, il se
veut être maitre de lui-même, régler sa vie autant que régler
sa personnalité. Se contrôler lui-même puisque le monde est
incontrôlable. Au point d’en perdre souvent toute énergie
vitale et sa santé en pâtie.

Soleil Capricorne. Le Capricorne a une haute idée de lui-même


mais, au contraire du Sagittaire, sait parfaitement le cacher, si
nécessaire. En fait cette haute idée de lui-même est relative
car surtout due au fait qu’il a une piteuse idée de l’humanité.
Pour lui l’humain est un animal que la Nature a doté de
capacités qui dépasse de loin sa maturité et donc qu’il faut lui
donner les mêmes limites qu’un parent donnerait à son enfant
de quatre ans. Ce qui fait du Capricorne un misanthrope
affirmé. Il est d’accord avec la doctrine chrétienne disant que
l’humain est né dans le péché et qu’il doit les absoudre
pendant sa vie terrestre. Sa conscience a tendance à focusser
soit sur des sujets neutres, techniques et très pointus soit sur
les innombrables défauts de l’être humain. Alors, pour éviter
le deuxième aspect il se noie dans le premier aspect et devient
un infatigable « chercheur de vérité ». Il a l’intellect suffisant
pour cela et fuit le monde humain en se réfugiant dans le
monde de la pensée abstraite. C’est dans ce monde-là,
enfermé dans sa tour d’ivoire mental, que le Capricorne se
sent enfin chez lui.

Mercure Capricorne. Le Capricorne a un mental extrêmement


analytique et structuré. Aucune information n’est laissée au
hasard et toutes doivent trouver leur place, sinon c’est qu’une
faille logique existe et qu’il faut absolument la débusquer. Ce
qui donne à l’esprit Capricorne un aspect méticuleux,
rigoureux et extrêmement organisé. C’est justement le foutoir
qui règne dans le monde qu’il a tendance à fuir, ce n’est pas
pour le recréer dans son esprit. Il n’y a pas de place à la
fantaisie dans le mental Capricorne, tout doit être étiqueté, du
noir au blanc et jusque dans les moindres nuances de gris. Il
voit immédiatement le défaut de logique, la faute
d’organisation, l’erreur de négligence et ne la pardonne guère,
surtout face au fanfaron. Si son intelligence est admirée car
elle est capable d’aller dans des sphères abstraites
inabordables pour beaucoup, il peut par contre rester bête, et
même se montrer stupide, face à des problèmes humains qui
demandent une approche plus émotionnelle et intuitive des
choses.

Vénus Capricorne. C’est là que l’on trouve les limites mentales


du Capricorne, dans son incapacité à associer un sentiment à
une représentation mentale. Il a un excellent QI mais un très
faible QE (quotient émotionnel). Il neutralise tout et à
tendance à fuir toute information trop émotionnellement
chargée, manquant pourtant une part importante de
l’information et lui donnant cet aspect froid et distant face aux
choses. Ce n’est pas qu’il ne ressente pas de sentiments, mais
dans son obsession de contrôle, il les préfère tièdes, basés sur
la raison. Il a une peur inconsciente d’être emporté par les
sentiments et les fuit dès qu’ils deviennent trop forts. Du coup
le Capricorne ne s’emporte pas dans des jugements de valeur
dithyrambiques, il reste mesuré dans ses opinions, se base sur
des faits et non pas des croyances, ce qui développe d’autant
plus son Surmoi. Même dans ses critiques du monde, il reste
neutre, sans haine, à peine un peu de dépit face à
l’imperfection de l’humain, alors que la nature, elle, est si
parfaite. C’est ce mystère qui fascinera le Capricorne pendant
toute sa vie.

Mars Capricorne. Le Capricorne n’exprimera son opinion que


lorsqu’il il est sûr d’elle, ne s’aventure pas dans des terrains
inconnus. Il aura donc tendance à ne parler que de ce qui
l’intéresse, surtout des sujets objectifs où tout peut être
mesuré, prouvé. Il fuira les sujets subjectifs où l’on parle de
soi, de ses ressentis intérieurs. Sur lui il n’a pas grand-chose à
dire qui ne passerait pas pour de la prétention aux yeux des
autres, alors il se tait. Il n’a d’ailleurs pas un si grand besoin
que cela de s’exprimer. Il peut très bien tout garder en lui vu
qu’il n’est pas débordé par ses émotions. Signe symbole du
Surmoi, le Capricorne a une forte volonté, qu’il va diriger
d’abord contre lui-même, en se restreignant, en se contrôlant,
en se forçant, bref en gérant sa vie comme le ferait un coach
sportif, pour que le reste de sa volonté soit mise au service de
l’élargissement de son champ de conscience.

Jupiter Capricorne. Le Capricorne n’est pas un être très social


de nature. Ce n’est pas qu’il ait peur de la société ou qu’il la
fuit, comme la Vierge le Cancer, c’est qu’il n’en voit plus
l’intérêt. A moins de se cantonner à des relations
professionnelles où il excelle par son mélange d’autorité
naturelle et de professionnalisme. Si c’est juste pour sortir et
passer un moment entre amis, il s’ennuie fortement car dans
ces cas-là les discussions deviennent bien trop chargées
émotionnellement pour lui, ou futiles et sans intérêt. Il voit en
plus très bien le complexe d’infériorité que beaucoup
développent face à lui et qui les rendent mal à l’aise en sa
compagnie. Ils craignent aussi son esprit acerbe qui ne
manquera pas de repérer les faiblesses de leur discours. Alors
nombreux sont ceux qui vont le trouver « pas drôle du tout,
trop compliqué pour moi ».

Saturne Capricorne. Limites, distance face aux choses,


vieillesse, tous ces mots clés associés à Saturne montre que
c’est finalement dans la dernière partie de sa vie que le
Capricorne va se sentir « chez lui ». Détacher des contraintes
professionnelles et des obligations de vivre comme tout le
monde, il va pouvoir enfin se retirer dans le confort d’une
retraite qu’il utilisera pour développer toute la sagesse
possible, méditer sur ses connaissances et en faire une
synthèse, la coucher sur papier afin de la transmettre. En
espérant juste que sa faible énergie vitale lui permette
d’achever son travail.

Le Verseau
Principe directeur

Deuxième signe du troisième quartier, signe fixe, le Verseau


va symboliser une puissante poussée du psychisme individuel,
nécessaire pour rééquilibrer le psychisme collectif qui prenait
trop d’importance. Le Verseau est donc le symbole de
l’individu se dressant contre ce qu’il estime être la coercition
des lois sociales qui empêche de vivre pleinement son
individualité. Et, signe fixe, il n’hésitera pas à exprimer haut et
fort, ses revendications d’originalité.

Pourtant, comme le Lion 2eme signe de l’hémisphère


individuel, restait encore très égocentrique mais avait besoin
d’un public, Le Verseau reste encore social car sa pensée, ses
représentations mentales, sont encore tournée vers la
société. Il la critique en permanence mais est incapable de
vivre seul en ne pensant qu’à lui-même. C’est un allocentrique
par nature. C’est pourquoi il a tendance à rechercher des pairs,
des amis, avec qui il pourra partager ses idées novatrices et,
pourquoi pas, les expérimenter au sein d’une communauté.

Le coté signe d’Air du Verseau exprime la soif de communiquer


du signe. Ses idées novatrices, qu’il a grâce à la large ouverture
de conscience acquise en Capricorne, une absence de préjugés
sociaux, permet à son esprit d’être ouvert à l’inconscient
collectif humain, à l’Esprit, à tout ce qui peut être source
d’inspiration pour apporter les nécessaires nouveautés dont a
besoin tout collectif pour pouvoir évoluer. Le Verseau est le
signe par excellence du processus d’évolution inhérent à la vie.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

L’originalité d’aujourd’hui étant souvent la normalité de


demain, le Verseau est celui qui débroussaille le chemin pour
que les nouvelles idées, les nouveaux produits, les nouvelles
modes, les nouveaux codes de comportement puissent
devenir les règles sociales de demain. C’est pourquoi le
Verseau symbolise « le futur, la modernité ».
C’est aussi le grand problème de ceux marqués par le signe du
Verseau, ils sont « en avance sur leur époque » est se montrent
donc « idéalistes, utopistes » et peuvent facilement tourner à
« l’extrémisme » quand il y a résistance à leurs nouvelles idées,
ce qui est le cas la plupart du temps.

C’est pourquoi le Verseau est caractérisé comme « un


réformateur, un esprit révolutionnaire, un avant-gardiste » ou,
si la strate supramentale est faible, « un original, un
excentrique ». Sans idées franchement nouvelles à apporter «
Le Verseau recherchera à développer son individualité en
abolissant les systèmes hiérarchisés et étatisés : A ce titre, il
représente les révolutions, et l’anarchie. ».

Signe d’Air, il a besoin de communiquer ses idées. C’est le


porte-drapeau des courants collectifs réformateurs du
moment, mais aussi l’activiste qui va arpenter les rues pour y
prêcher la bonne parole. C’est un lanceur/suiveur de mode
avant-gardiste, le genre de mode qui ne sont suivi sur le
moment que par un petit groupe de gens, eux-mêmes
Verseau, et qui ne deviendront grand public qu’au cours de la
génération suivante. Les modes du tatouage et du yoga pour
la jeune génération précédente. La mode du véganisme pour
la jeune génération actuelle.

Le Verseau peut aussi se montrer extrémiste s’il baigne dans


un milieu social particulièrement conservateur. C’est
l’entêtement du signe fixe face à ce genre de situation qui peut
le rendre fou et lui faire perdre cet humanisme qu’il chérissait
tant au début. Le Verseau est un idéaliste, il rêve de sociétés
parfaites et cherche à utiliser sa puissance de signe fixe à
réformer la société, ou tout au moins son environnement. A la
maison, il peut se montrer tyrannique dans sa volonté à
vouloir toujours changer les choses, à tendre vers un idéal
inatteignable, illusoire.

Il est à noter que réformateur ne veut pas toujours dire


progressiste, surtout que ce signe est en dernier quartier. La
phase Verseau peut aussi représenter une phase de
déchéance et de corruption totale quand, arrivé en bout de
course, en fin de spirale évolutive, une mort définitive est
inéluctable. Il deviendra alors l’image de l’homme politique
complètement dépassé, ou trop aventureux, qui mène
inconsciemment son pays à la catastrophe, ou le dirigeant
d’entreprise qui mène son entreprise à la faillite en se perdant
dans une course en avant sans fin, ou l’individu dont la pensée
corrompue l’entraine vers sa mort sociale.

Signe d’Air, le Verseau reste un signe qui a besoin de


communiquer, mais une communication limitée aux relations
avec affinités, c’est pour cela que le Verseau est dit le signe «
des amis et qu’il a un bon sens de l’amitié ». Les amis Verseau
étant ceux qui ont les mêmes idées, idéaux, vision du monde,
et non les amis d’enfance ou de circonstances. Pas autant
individualisé que le Bélier, le Verseau ne peut guère vivre seul,
même s’il préfère vivre seul que mal accompagné. Le Verseau
aime la vie de groupe et spécialement la vie en communauté,
une communauté étant un groupe de gens réunit par une
même philosophie de la vie. Le Verseau est un
communautariste et un idéologue. Sectes, partis politiques
progressistes et groupes spécialisés sont donc sous
symbolique Verseau car ce sont des collectifs de gens réunis
par un même centre d’intérêt pour les groupes ou une même
idéologie, pour les partis politiques comme pour les sectes.
Signe Fixe, c’est un signe de pouvoir, un pouvoir de
destruction/régénération. Mais là où le Scorpion détruisait
l’identité individuelle, le Verseau détruit l’identité sociale pour
pouvoir laisser place à un nouveau courant amené par
l’inconscient collectif. L’eau que déverse le symbole du signe,
le porteur d’eau, symbolise les idées nouvelles apportée par
l’Esprit, au travers de l’inconscient collectif. Mais cet Esprit ne
peut s’incarner qu’au travers d’individus, avant de redevenir
collectif, et c’est le rôle du Verseau de préparer le terrain à la
fécondation de l’esprit humain par l’Esprit divin. Et de
vulgariser les « inspirations divines » auprès du commun des
mortels, d’ensemencer la conscience collective de la
puissance de sa pensée, d’implanter dans la conscience
collective les idées/grainent qui germeront en Bélier du cycle
suivant.

Le Verseau est donc un « innovateur », si l’ancien système a


encore la possibilité d’évoluer vers des niveaux plus
complexes, sinon, comme nous l’avons précédemment, le
Verseau va s’avérer un destructeur de l’ancien système, donc
un « révolutionnaire » pour sa version positive ou un «
corrupteur » pour sa version plus négative. Corrupteur pas
seulement dans son sens financier mais aussi dans son sens
large c’est-à-dire qu’il va chercher à profiter des failles de
l’ancien système pour en récupérer tous les avantages à son
profit personnel.

L’interprétation psychologique

Signe d’air, le Verseau est de nature nerveuse, une nervosité


mentalisée. La strate supramentale est en pleine fonction et
alimente le mental Verseau en idées qui viennent d’il-ne-sait-
où. Signe fixe, le Verseau est un passionné, intarissable sur ses
sujets, mais perdu s’il s’agit de parler culture générale.

Après une telle description, l’importance de la fonction


psychique uranienne pour ce signe saute aux yeux. Voici un
rappel du chapitre sur Uranus : « Uranus est le messager entre
la conscience individuelle et l’Esprit. Cet Esprit divin qui
ensemence nos esprits pour nous montrer la voie de
l’Humanité. Cette planète a pour principale fonction de briser
les structures identitaires, les Moi ; Solaires, pour l’identité, le
Moi individuel, et Saturniennes pour l’identité collective. Afin
de permettre l’émergence de structures identitaires plus
adaptées aux temps nouveaux, qu’elles soient individuelles,
dues au processus de maturité, ou qu’elles soient collectives,
dues aux progrès sociaux, à l’évolutions des mentalités
collectives. »

Le Verseau est aussi le signe symbolisant l’avènement du Moi


authentique c’est-à-dire d’un Moi dont les représentations
mentales qui le composent sont choisies, par le Surmoi, en
toute conscience, et non plus imposées par la culture ou les
normes sociales, mais volontairement acceptées comme
représentant « qui nous sommes vraiment ». Le Moi
authentique est la forme psychique que prend une âme qui qui
a pu librement éclore dans la matière.

Asc Verseau. L’âme Verseau est éprise de liberté car elle est
dans la phase de ré-individualisation de l’âme collective. La
notion de liberté étant pour elle le fait de vivre différemment
des autres, la liberté de ne pas suivre le troupeau. La liberté
du Bélier est « de faire comme il veut » alors que celle du
Verseau est de « ne pas faire comme tout le monde »,
montrant par la même le paradoxe qui niche dans
l’inconscient Verseau : se distancier de la société tout en la
gardant comme référence.

Lune Verseau. L’enfant Verseau va rapidement faire preuve


d’indépendance et, face à des parents exigeants, cela peut
tourner à l’opposition systématique. Pour lui, obéir c’est se
trahir, à moins qu’on ne lui explique clairement pourquoi il
doit obéir. Le Verseau va donc instinctivement éviter les
habitudes et la monotonie qu’il ressent comme une
oppression et qu’il voudra casser pour laisser l’inattendu
entrer dans sa vie. Il est de tempérament nerveux et adopte
souvent des comportements surprenants parce que c’est ce
qu’il recherche inconsciemment, vous surprendre. Pas tant
pour attirer l’attention sur lui que pour montrer qu’il est
insaisissable. Le Verseau n’est pas d’une grande sensibilité
affective. Il craint toujours d’être enfermé dans ce qu’il
nomme un « piège affectif » et va repousser avec violence tout
chantage affectif qui limiterait sa liberté. Pour le Verseau, la
vie doit être avant tout une aventure originale et il la pimente
d’expériences inédites, de nouveautés à explorer, cherchant à
toujours repousser les limites d’un quotidien qui l’ennuie vite
à mourir. Il n’hésitera pas à tout plaquer, pout tout
recommencer, lorsque l’impression d’être allé au bout des
choses commence à lui monter à la gorge.

Soleil Verseau. Le Verseau va cultiver une image de lui-même


se voulant original, différent, et va tout faire pour que les gens
le voient ainsi. Enfant, son héros imaginaire est l’inventeur qui
trouve le truc que personne n’a trouvé avant lui, ou plus
simplement l’adulte qui va s’habiller de manière totalement
originale. Il va rallier les grands courants novateurs mais aussi
les modes iconoclastes. C’est un contradicteur acharné. Si
vous déclarez penser A, alors il va vous démontrer que B est
une pensée plus sophistiquée. Mais vous pourriez bien le
surprendre en train de défendre la pensée A lorsqu’il est face
à quelqu’un défendant B. Sa conscience va être attiré par tout
ce qui est nouveau, ce dont il n’a encore jamais entendu parler
et il va alors se plonger dedans et aller jusqu’au bout dans
l’exploration de cette nouveauté. Il ne s’en lassera pas tant
qu’il ne l’aura pas intégrée en lui. Par contre, une fois intégrée,
il fera tout pour chercher comment la faire évoluer. Le principe
d’évolution est au cœur de la pensée Verseau. Et il va mener
sa vie suivant ce principe. Rien n’est jamais abouti. Rien n’est
totalement satisfaisant. Il y a toujours un moyen d’améliorer
les choses. L’éternelle insatisfaction du Verseau est le moteur
inconscient de sa vie. Ce n’est pas tant qu’il cherche la
perfection, comme le Capricorne, car il sait qu’elle n’existe
pas, c’est juste qu’il faut que les choses avancent, sinon c’est
la mort psychique.

Mercure Verseau. Le mental Verseau aime se projeter dans le


futur. Faire des projets, imaginer des lendemains qui
chantent. Le mental Verseau est toujours en ébullition. De
nature assez nerveuse son esprit est toujours en train de
cogiter pour améliorer les choses, ce qui lui donne une nature
assez optimiste. « Il n’y a pas de problèmes, que des solutions
» est un mantra qu’il utilise régulièrement. Il peut aller loin
dans ses cogitations, ce qui lui donne une certaine profondeur
d’esprit. Mais, quand il s’agit de se démarquer de l’opinion
dominante dans la discussion, alors il peut aussi faire preuve
d’une extraordinaire mauvaise foi. Il apprécie d’ailleurs bien la
science-fiction car dans ce domaine, au moins, il n’est pas
gêné par la réalité, il n’a pas besoin de s’y confronter. Car la
réalité est le grand challenger du Verseau. Pour lui, confronter
ses grandes théories à la réalité est toujours un tue-l’amour
car celle-ci est toujours pleines des limites inhérentes à la
matière et il déteste les limites matérielles qui ne sont qu’un
frein à une évolution qu’il voudrait bien plus rapide. Alors
quand, d’une manière ou d’une autre, il peut s’en débarrasser,
il redevient le maitre des opérations et peut exposer ses points
de vue délirants sans l’entrave du réel.

Vénus Verseau. Les jugements de valeur du Verseau vont


tourner autour de l’échelle ancien/nouveau avec la
corrélation ancien=pas intéressant, nouveau=intéressant.
Pour le Verseau tout ce qui fait avancer les choses est
considéré comme bien, tout ce qui fait reculer les choses, ou
les empêche d’évoluer est la personnification du mal. Dans la
vie courante le Verseau ne se montre pas très émotionnel
mais il peut se montrer d’une violence particulière contre « le
mal », c’est-à-dire tout principe « réactionnaire » au principe
d’évolution et de progrès. C’est pour cela que le Verseau est
considéré comme un signe « d’extrémisme », parce qu’il est
prêt à tout pour que la cause qu’il défend, forcément contre
la masse, puisse survivre et faire évoluer les choses. Le
Verseau n’est pas très sentimental car, là encore, il considère
l’amour comme un lien qui ne peut qu’entraver sa liberté. A
moins que vous ne lui prêchiez un amour libertaire construit
sur une adéquation mentale et la défense commune d’une
cause noble.

Mars Verseau. Le Verseau est un signe de forte volonté, à


condition que celle-ci soit motivée par un objectif qu’il a lui-
même décidé. Sinon il se montrera aussi entêté qu’un âne qui
ne veut pas avancer. Le Verseau préfère mourir que d’être
soumis à la contrainte. Par contre, une fois motivé, plus rien
ne l’arrête si ce n’est la lassitude, le sentiment d’ennui qui
revient. Le Verseau aime à s’exprimer mais, alors que le Lion
va exprimer des valeurs qu’il a fait sienne, Le Verseau va
exprimer des valeurs qui ne sont pas les siennes, qu’il ne
revendique pas comme étant sienne mais comme étant des
messages que la vie lui demande d’exprimer. Le Verseau est
un prosélyte dans l’âme. Il pense avoir atteint le summum
lorsqu’il part sur les routes pour prêcher la bonne parole de
l’évolution naturelle, de l’éducation des masses et de la
technologie, preuve que l’homme est capable d’abattre toutes
les barrières dans laquelle la nature l’enferme. Le Verseau de
l’an 2000 est un fervent partisan du transhumanisme.

Jupiter Verseau. Se considérant comme un original et refusant


subconsciemment de se mêler « au troupeau » le Verseau ; qui
n’est pas encore un signe totalement individualisé, il cherche
à l’être mais il ne l’est pas ; le Verseau va donc avoir tendance
à se regrouper avec des gens qui pensent comme lui. Il va alors
redevenir le mouton d’un troupeau, bêlant les mêmes
pensées communes, mais c’est un petit troupeau qu’il a choisi
et non pas imposé par le consensus social. Le Verseau va donc
rechercher une communauté défendant les mêmes points de
vue que lui, dans laquelle il pourra satisfaire son instinct
grégaire encore fort, mais qu’il sait qu’il pourra quitter
lorsqu’il en aura assez.

Saturne Verseau. Rousseauiste de philosophie, Le Verseau


pense que l’individu nait bon et que c’est la société qui le
corrompt. Pourtant, en vieillissant, il s’aperçoit que « plus cela
change plus c’est la même chose », car il n’y a pas de société
idéale et que ses défauts ne sont que le reflet des corruptions
mentales des individus. Il finira sa vie avec cette frustration qui
le poussera à se détacher complétement de la société pour se
réfugier dans son monde mental, celui où il est libre de
voyager où il veut, où plus aucune limite ne vient gêner sa
chère liberté.

Les Poissons
Principe directeur

Dernier signe du dernier quartier les Poissons symbolise le


moment ou le Surmoi, la conscience, lâche prise après une
dernière prise de conscience, celle que le monde de
l’incarnation dans lequel il vit est avant tout une illusion et
que, du coup, plus rien n’a vraiment d’importance.

En Poissons, l’inconscient personnel, relié aux forces de vie qui


l’ont fait naitre, reprend toute sa puissance pour submerger la
conscience vieillissante et la reféconder de son énergie
spirituelle. L’abandon du collectif devient total et prend la
forme d’un désengagement des règles collectives, poussant le
signe à vivre dans la marginalité. Les Poissons vont donc, plus
ou moins consciemment, replonger dans les mondes supra, ou
infra, humains et s’y ressourcer afin de préparer la renaissance
du Bélier/Printemps. Avec le Verseau nous entrions de plein
pied dans la psychologie transpersonnelle, avec les Poissons
nous nous abandonnons totalement aux énergies spirituelles.

Dernier signe du dernier quartier et surtout dernier signe du


cycle, les Poissons symbolisent la phase ultime de
décomposition de la forme physique, nécessaire pour qu’une
nouvelle forme, ou tout au moins un potentiel de forme puisse
réapparaitre en phase Bélier du cycle suivant. Cette
décomposition physique permettra de replonger
momentanément dans le Grand Tout, de s’y dissoudre et
refaire Un avec Dieu ou l’univers, avant de nouveau s’en
séparer de nouveau, de s’individualiser. La phase Poissons
symbolise ce passage dans l’océan indifférencié de l’âme
collective humaine. Phase de régénérescence ou les scories du
cycle précédent doivent se dissoudre dans cet océan
purificateur qu’est le Grand tout, là où « les péchés sont
absous ». Ce signe est donc en rapport avec la notion de
karma. Signe d’Eau, c’est un signe où le travail psychique se
fait à son niveau le plus profond, au niveau inconscient,
spirituel, inaccessible à la conscience.

Le rapport entre l’interprétation classique et l’interprétation


psychologique

Ce bain psychique dans les mondes spirituels fait que les


Poissons sont « intuitifs, inspirés, voire clairvoyants ». Ils se
laissent porter par le courant de la vie et leur destin avec une
foi qui laisse septique la Vierge, son signe opposé, anxieuse à
force de tout vouloir analyser. Le Poisson, lui, n’a pas besoin
de comprendre, il ressent et se fie à ses intuitions pour
naviguer dans sa vie. Sa seule ambition étant d’attendre le
renouveau, il se contente de vivre au jour le jour et de suivre
le chemin que la Vie, le destin ouvre devant lui. Ainsi, ceux qui
prennent la vie pour un combat vont dire qu’il vit dans «
l’illusion, l’imagination, les mirages, qu’il fuit la réalité pour se
réfugier dans un monde plus doux, rêvé, silencieux et
fantaisiste. ».
Ce lâcher prise face à la vie fait que les Poissons ont du mal à
« avoir le sens des réalités », à discerner le vrai du faux, le bien
du mal, ont tendance à tout relativiser. Ils rêvent d’un monde
fantasmé ou tout serait paix et amour. De doux rêveurs qui les
poussent à une mythomanie dont ils ne sont pas toujours
conscients, et pour certains à une malhonnêteté qui leur
permet d’éviter les contraintes et la discipline d’un travail
quotidien et monotone. Le principe neptunien de dissolution
est bien contraire au principe saturnien de structuration. C’est
un « marginal dans l’âme ».

Mais la phase Poissons étant aussi celle où « les scories du


cycle précédent doivent se dissoudre dans cet océan
purificateur qu’est le Grand tout », le destin sous sa forme
karmique pouvant alors se montrer sans pitié, « ce signe va
représenter le sacrifice, l’épreuve, l’enfermement, la trahison
et les maladies chroniques ».

Les Poissons sont un signe de rédemption, d’absolution des


péchés de l’humanité, caractéristiques qu’ils acceptent
inconsciemment et qui leur donnent une sorte de fatalisme
qui les aide à accepter les pires aspects de la réalité sociale.
Après la phase révolte contre la société du Verseau, vient la
phase d’acceptation des Poissons. Tel Atlas, il est prêt à,
symboliquement, porter le monde et ses péchés sur ses
épaules, ce qui prendra concrètement la forme d’une
personne ayant une lucidité totale face aux misères du
monde, en souffrant intérieurement, mais qui se plaindra de
ne rien pouvoir faire contre elles.

Ayant abandonné toute forme de Moi, c’est-à-dire toutes


représentations mentales bien établies, ne croyant plus en
rien et se foutant de tout, il est caractérisé comme « Fuyant,
double, changeant et paradoxal, il est difficile à cerner et à
définir. Son indécision est maladive, son absence de repère
aussi. ».

Il est évident que les Poissons sont un signe d’Eau, où le travail


psychique se fera dans les couches les plus profondes, les plus
inconscientes de l’esprit. De temps en temps, ce travail
remontera à la surface et provoquera de de sa part « des
comportements irrationnels, des angoisses irraisonnés, des
phobies sociales » mais aussi « une grande imagination, de
fortes intuitions, voire des éclairs de génies ».

Signe mutable, c’est le signe de la Grande Transformation, de


la préparation psychique au futur cycle de renouveau ou à la
désintégration totale en entités de niveau inférieurs, au «
retour à la poussière ». C’est pour cela que les Poissons sont
considérés comme un signe de spiritualité, une spiritualité de
type « lâcher prise » dans laquelle ils devront abandonner
toute tentative de maitrise consciente de la vie et
s’abandonner aux forces supérieures, inconscientes, qui
seules sauront le guider dans cette vie sur Terre. Les Poissons
sont le signe où les forces profondes, celles qui s’expriment au
travers de l’inconscient humain, reprennent le dessus et
auxquelles la conscience doit humblement se soumettre, sous
peine d’être complètement écrasée et « rendue folle ».

L’interprétation psychologique

Les Poissons marquent le retour du psychisme dans la sphère


du subconscient. Malgré sa lucidité sur le monde qui l’entoure,
le Poissons fait le choix conscient de se laisser porter par la vie.
Il peut mentaliser la chose en disant que Dieu, ou des anges,
le guide, le fait est qu’il abandonne tout plan de carrière et
laisse les évènements le guider, comme le Bélier, mais avec
l’énergie en moins.

Au quotidien, le Poissons aime la vie tranquille, se comporte


nonchalamment, et peut se montrer bon vivant avec les
personnes qui se mettent sur la même longueur d’onde. Il
esquive autant qu’il le peut les contraintes de la vie en société
pour pouvoir vivre à son rythme. Et, tel un marin, il attend que
le vent l’amène à bon port, en profitant des plaisirs de la vie
pendant le voyage.
De nature ultrasensible les Poissons ont tendance à prendre
instinctivement le monde extérieur comme une source
d’agression. De polarité féminine, ils se replient vite dans leur
monde onirique et sont capables de méditer pendant de long
moment, se coupant du reste du monde. Leur subconscient se
branche sur l’inconscient collectif et ils en deviennent les
« mémoire RAM », entre d’autres mots leur inconscient
personnel travaille pour le psychisme collectif. Les âmes se
reconnectent entre elles, dans les couches profondes de
l’inconscient.

Asc poissons. Les Poissons symbolise ce retour à l’âme. C’est


le signe du retour à nos sources profondes, celles précèdent
l’incarnation dans la matière. L’âme Poissons est donc de
retour dans l’indifférencié et s’y sent comme chez elle. Le
problème étant que l’humain Poissons est un corps matériel
duquel l’âme cherchera donc plus à sortir qu’à s’y incarner.

Lune Poissons. L’enfant Poissons est très sensible à ses


humeurs et pleure donc souvent, dès que quelque chose ne va
pas, dès que son équilibre interne est perturbé, dès que le
poids de la matière se fait sentir en lui. Il vit dans son monde
intérieur et semble totalement indifférent au monde qui
l’entoure. Il n’en a pas peur, comme la Vierge, mais lui est
indiffèrent. Les Poissons ont même une relative indifférence
vis-à-vis de leur corps, qu’ils considèrent comme faisant partie
du monde extérieur, et ne l’écouteront que quand la douleur
sera là. Sinon ils ne feront pas grand-chose pour l’entretenir,
sachant inconsciemment qu’il n’est qu’un hôte temporaire. Le
comportement subconscient du Poissons est assez indolent,
rêveur, et erratique, d’un point de vue extérieur. Car
intérieurement il suit une ligne directrice qui lui est donné par
son inconscient, son âme et, s’il ne sait pas pourquoi il doit
faire cela il sait simplement qu’il doit le faire, et le fait. Les
Poissons vivent au jour le jour, sans projets autres que celui de
profiter des plaisirs du jour. Ils sont d’une grande sensibilité
aux ambiances, au subconscient des autres gens et fuient dès
qu’ils sentent des tensions ou, comme ils disent, « des
énergies négatives ». Les Poissons laissent les courants de la
vie les porter là où ils doivent aller, souvent pas très loin, vu
qu’ils ne font pas l’effort de nager.

Soleil Poissons. Les Poissons ont une image d’eux même


relativement dévalorisée car, conscient qu’ils sont humains, ils
savent qu’ils sont faiblesses avant tout, alors ils préfèrent
éviter de penser à leur image et surtout de la projeter sur les
autres. Ou alors, paradoxalement, ils se donnent des allures
de mystiques directement en ligne avec les Dieux. Ils auront
alors tendance à prêcher l’oubli de soi-même et l’humilité,
quitte à oublier tout cela lorsqu’ils sont en phase d’inspiration.
Pendant ces moments-là ils se montrent d’intarissables
bavards sur le sujet qui les inspire et fiers, non pas d’eux-
mêmes mais d’être « un simple canal d’inspiration divine ».
Les Poissons ont une vision du monde assez pessimiste, une
vision de fin du monde, et se sentent totalement impuissants
à changer quoi que ce soit. Ils le considèrent comme un
purgatoire dont les épreuves font partie de la condition
humaine. Ils ne s’identifient plus à quoi que ce soit et ne sont
que le reflet des conditions du moment. C’est pourquoi ils
peuvent bien cacher leur jeu et se montrer gais quand il le
faut, rire et plaisanter, dire ce que vous avez envie d’entendre,
se montrer bon compagnon mais, dans le fond, ils savent que
ce n’est qu’un jeu de dupes et que chacun continue à ne
penser qu’à ses fesses. Les Poissons ne prennent rien au
sérieux car ils savent que tout est relatif, que ce monde de fous
ne durera pas et qu’il ne faut surtout pas le prendre pour
argent comptant.

Mercure Poissons. Le mental Poissons a une très forte


capacité d’abstraction. Il ressent l’invisible et le comprend.
C’est le mental le plus intuitif du zodiaque et il n’est jamais
bloqué par la logique causaliste classique, il cherche plutôt à
la transcender. Ce qui lui donne un aspect savant fou, un genre
génie hors du monde. Il n’est jamais bloqué par ses préjugés
mentaux car il ne s’accroche à aucune pensée. Il peut en
changer comme de chemise car, pour lui, noir et blanc ne sont
que les deux faces de la même médaille. Tendance qui va lui
donner cet aspect insaisissable qui va en effrayer plus d’un.
C’est vrai qu’il n’est pas toujours facile de suivre la
conversation d’un Poissons quand il suit le fil de sa pensée, on
dirait même qu’il prend parfois un certain plaisir à vous
dérouter, à vous sortir de votre confort intellectuel. Comme ils
sont difficile à comprendre, ils passent souvent pour des
esprits intelligents, ce qui est souvent le cas, mais ils peuvent
aussi souvent se perdre dans leurs propres délires
métaphysiques, sans trop y croire mais suffisamment pour se
donner l’impression d’être une sorte de génie incompris.

Vénus Poissons. Les Poissons ont un esprit qui tourne plus à


l’analogique qu’à la logique. Leur grande sensibilité morbide
fait qu’à chacune de leurs représentations mentales sera
attachée une valeur sentimentale qui leur donnent une vision
assez dramatique des choses. Leur grande sensibilité fera aussi
qu’ils vous cerneront vite, s’ils décident de s’intéresser à vous.
Ils pourront alors faire preuve d’amour, de dévouement et
d’un fort attachement affectif. Les Poissons sont des
sentimentaux mais ont des sentiments peu extrêmes. Ils
aiment bien mais ne haïssent pas. Ils vous aiment mais ne vous
intègrent pas non plus, vous laissent totalement libre. Ils vous
aiment ou ne vous calculent pas, leurs sentiments balancent
entre amour et indifférence. Pour eux, haïr revient à une
dépense inutile d’énergie et, comme ils n’en débordent pas,
ils considèrent qu’il est inutile de la gaspiller pour quelqu’un
qui n’en vaut pas la peine. Les Poissons ne sont pas
matérialistes du tout, pour eux la seule richesse est celle de
l’esprit. Ils voient, inconsciemment, la matière comme une
chaine qui les relie aux malheurs du monde et la fuit, qu’elle
soit sous forme d’argent ou autre.

Mars Poissons. Préférant se laisser porter par le courant plutôt


que par des décisions murement réfléchies, Les Poissons n’ont
pas beaucoup l’occasion de développer leur volonté. Ils ne
croient d’ailleurs pas au libre arbitre qui n’est, selon eux, que
l’expression de l’arrogance humaine qui se croit supérieur à la
volonté divine ou au destin. Leur pensée profondément
déterministe les prive de toute hargne à atteindre un objectif.
Celui-ci doit tomber tout cru dans la main, sinon c’est que ce
n’était pas le bon objectif. Lâcher prise est le maitre mot et si
une capacité de création apparait ainsi soit-il, sinon ce n’est
pas grave. Ne jamais rien forcer et laisser venir, telle est la
force de volonté des Poissons. Le travail, tel qu’envisagé par la
société, ne devient alors qu’une source de souffrance
supplémentaire dans ce purgatoire qu’est la vie et celui-ci
n’est supporté qu’avec résignation, ou fuit.

Jupiter Poissons. Les Poissons peuvent vivre seuls et peuvent


vivre en société, l’un ou l’autre, il suffit juste que l’ambiance
soit bonne. Ce sont d’ailleurs des êtres nocturnes car la nuit,
symboliquement, représente ce qu’ils aiment, un moment où,
en dormant, la conscience s’échappe des contraintes de
l’incarnation et accède au monde onirique où les limites
disparaissent. La nuit est un moment de plaisirs, ou
d’angoisses, alors que le jour est un moment de pleine
conscience, de travail et d’activités matérielles, tout ce que
fuient les Poissons. La socialité des Poissons est donc de type
nocturne, lorsque tous les chats sont gris, et que les limites de
la conscience humaine se noient dans l’obscurité. Une autre
manière pour les Poissons de faire sauter les limites de
l’incarnation humaine est aussi de souvent se plonger dans le
monde onirique de leur imagination. Rêver est la manière la
plus humaine de s’échapper de son corps, en attendant la
mort.

Saturne Poissons. Cette distance mise en permanence avec le


monde matériel fait que les Poissons vont développer une
vision du monde qui ne fera que conforter leur philosophie de
base, ce monde est un marais turpide nécessaire à une
putréfaction, source de décomposition du passé pour
permettre l’alimentation du futur. Ils développeront donc
cette sagesse blasée propre à celui qui ne se fait pas d’illusions
sur la nature humaine mais l’accepte comme étant une étape
spirituelle nécessaire.
Les archétypes de comportement

Suivant la définition du Larousse, un archétype est « un


modèle original ou idéal sur lequel est fait un ouvrage, une
œuvre. Chez Platon, un prototype des réalités visibles du
monde. Chez C. G. Jung, structure universelle issue de
l'inconscient collectif qui apparaît dans les mythes, les contes
et toutes les productions imaginaires du sujet sain, névrosé ou
psychotique. »

Les signes du Zodiaque peuvent donc être considérés comme


des archétypes de comportement humain. Les signes sont le
« modèle originale » ou le « prototype » de toute une gamme
de comportements psychologiques qui correspondent à leur
symbolique.

Nous tenterons dans ce chapitre de développer les « réalités


visible du monde » psychologique humain à partir de la
symbolique psychologique de chaque signe du zodiaque. Le
but étant, après ces chapitres bien théoriques, de comprendre
comment chaque signe peut, dans le monde réel, matérialiser
sa symbolique psychologique, dans la vie quotidienne d’un
humain lambda.

Je rappelle que les archétypes sont des modèles et qu’un


modèle n’est jamais la réalité. La globalité du zodiaque reflète
notre psychisme et pas seulement quelques signes, nous avons
tous les signes en nous, c’est pourquoi tous ces archétypes
résonneront en vous. Juste que certains sont plus présents, plus
puissants, dans notre psychisme que d’autres. N’oubliez donc
pas cela en lisant ce chapitre.
Pour éviter d’entretenir la confusion entre personnes réelles
et archétypes je leur ai donné des noms qui n’existent pas.
Chaque nom vient de l’addition du A d’archétype et de la
première syllabe du signe. A+ Bélier donnant Abé, et ainsi de
suite.

L’archétype Bélier (Abé)


Abé déteste être réveillé par un réveil, il compte plutôt sur son
horloge biologique au cas où il doive vraiment être à l’heure.
Par contre, il est tout de suite d’aplomb et prêt à bien remplir
sa journée. D’ailleurs, la première chose qu’Abé se demande
est « que vais-je faire aujourd’hui ? », sous-entendu «
comment vais-je remplir ma journée d’expériences
intéressantes ». Car tout intéresse Abé et il ne déteste qu’une
chose, la routine et sa compagne, l’ennui. Dès que celle-ci
s’installe, il fuit, il démissionne, prend un billet pour « changer
d’air ». Abé va donc remplir sa journée en suivant ses
impulsions, ses envies, ses coups de cœur jusqu’à ce que
celles-ci soient satisfaites et qu’il puisse passer à autre chose.
Abé aurait bien du mal à dire pourquoi il est attiré par tel idée,
tel projet, telle personne. L’important c’est qu’il en ait et
qu’elles remplissent émotionnellement sa vie.

Un travail fastidieux à faire ? D’abord tenter d’y échapper et,


si ce n’est pas possible, alors le finir au plus vite, quitte à le
bâcler. Ce n’est pas le travail en lui-même qui rebute Abé, il
est tout à fait capable d’abattre du boulot, à condition qu’il
soit vraiment nécessaire à sa survie et que l’on passe à autre
chose une fois terminé. Il passe donc de missions en missions
intérimaires, payées au noir le plus souvent, car il est assez
polyvalent, c’est un touche-à-tout, un bon bricoleur. Abé
travail pour vivre et ne vit pas pour travailler, il vit pour
s’éclater, profiter de la vie quitte à bruler le cierge par les deux
bouts car ce n’est pas vivre longtemps qui motive Abé mais
vivre pleinement. Son ambition n’est pas du tout de monter
les échelons de la hiérarchie, encore moins s’il faut faire des
courbettes pour cela, cela ne lui vient même pas à l’esprit. Son
ambition est de tout connaitre, tout visiter, tout
expérimenter, gouter aux joies, aux plaisirs, et même aux
douleurs de la vie puisqu’elles en font partie, il ne le nie pas
du tout. Abé se targue d’être un réaliste car il ne s’identifie à
aucune idéologie, aucun groupe, aucune mode. Tel St Thomas,
il ne croit que ce qu’il voit, ce qu’il touche et l’oublie dès que
c’est loin des yeux. La réalité d’Abé se cantonne donc à ce qui
est dans son champs de vision et, s’il pressent encore au fond
de lui que des forces supra, ou infra, humaines nous dominent,
il préfère ne pas trop s’attarder sur le sujet et va vite détourner
la conversation vers un sujet bien plus joyeux.

Abé est un nerveux hyper-réactif. Il s’enflamme facilement et


se calme aussi vite. C’est un émotionnel sans être un affectif,
c’est-à-dire qu’il aime sans s’attacher. Intellectuellement, il
saisit vite les situations, souvent même trop vite et sa vision
des choses reste donc superficielle. Par contre, loin des
préjugés culturels et sociaux, il a souvent des idées originales
et reste ouvert aux nouveautés. C’est même ce qui l’excite
intellectuellement, l’originalité, le hors norme, sans que cela
tourne à « l’intello ». Mentalement et physiquement, il est très
souple, ouvert d’esprit. Par contre il a du mal à comprendre «
les autres », il trouve souvent leur comportement trop
hypocrite, alors que lui est si simple, si direct. Certains, ceux
qui comprennent bien les rouages du comportement social, le
trouve même carrément naïf, limite benêt. Pour lui
l’important est de comprendre et de réagir rapidement à
toute situation, la réflexion viendra, si nécessaire, plus tard.
Du coup il a de bons réflexes mais a généralement du mal à
être précis.

La seule philosophie d’Abé c’est que « dans la vie on est tout


seul face à soi-même » et il se targue de n’avoir besoin de
personne pour vivre ou, tout au moins, de ne dépendre de
personne. Bien sûr on rigole mieux à plusieurs que tout seul
mais Abé préfère être seul que mal accompagné. Sans qu’il en
soit pleinement conscient, les relations d’Abé ne servent qu’à
remplir sa vie, lui procurer de nouvelles expériences et, dès
qu’elles perdent de leur sens, il passe son chemin et se dirige
vers quelqu’un d’autre. Abé n’est guère fidèle en amour,
comme en amitié, mais ne demande pas qu’on le soit avec lui.
Il a horreur de l’hypocrisie et ressent le manque de franchise
à plein nez. Abé fuit tous ces « zombies de la mode », ces «
politiquement corrects » bref, tous ceux qui ont l’esprit tourné
vers le collectif et qui sont « trop polis pour être honnêtes ».
La vie est trop courte pour qu’il la perde en intellectualisations
futiles qui ne font que l’éloigner de la réalité du moment
présent, la seule qui lui importe.

L’archétype Taureau (Ato)


Ato se réveille à la même heure tous les matins, donc pas
besoin de réveil. Le programme de la journée et déjà tout fait
dans le sens qu’il va ressembler en grande partie à celui de la
veille. Car la routine n’ennuie pas Ato mais au contraire, le
rassure. D’abord un bon petit-déjeuner pour se donner des
forces pour la journée de travail, travail devant lequel il ne
rechigne pas tant que personne, et encore moins la société, ne
l’y force pour se sucrer sur son dos. Ato travaille dur mais
seulement pour lui-même sinon il préfère ne rien faire. Car il
sait aussi très bien ne rien faire, se reposer, méditer sur les
beautés de la nature, en pêchant la truite, histoire de ne pas
complètement perdre son temps, malgré tout. Pour Ato, ne
rien faire consiste à meubler ses journées en suivant le cours
de ses désirs du moment, les journées passent si vite à « ne
rien faire ». Ato aime la nature car le symbole du collectif
qu’est la grande ville le rend nerveux puis déprimé. Les modes
et autres effets du collectif le laisse de marbre et c’est le côté
pratique, ou esthétique, qui va orienter le choix de ses achats.
Sinon, il préfère économiser.

Ato est placide de nature, lent à la réaction mais, une fois qu’il
est lancé, plus rien ne l’arrête. Intellectuellement, il a les idées
bien arrêtées et n’en change pas facilement. Il s’avère souvent
une vraie tête de bois. Il a l’esprit très pratique et s’avère être
un bon bricoleur, si nécessaire. Il ne s’intéresse qu’à ce qui
peut lui apporter quelque chose de concret.
Sentimentalement, il en est de même, pas le genre à avoir un
coup de foudre, il lui faut du temps pour intégrer une nouvelle
relation, mais une fois qu’il s’est attaché à vous il est fidèle, en
amour comme en amitié. C’est un affectif sentimental.

Pour Ato, une vie bien remplie se partage entre de bons repas
entre amis, un travail qui lui permettent de vivre
confortablement, et un environnement où l’esthétique
s’harmonise avec le fonctionnel. Ato aime les beaux objets,
qu’il collectionne facilement car il n’aime ni jeter ni gâcher. Il
aime ce qui dure et s’y attache facilement avec le temps. Il a
d’ailleurs de bon rapport avec le temps. Il aime prendre son
temps, prendre du bon temps, a tout le temps qu’il faut, bref
ne voit pas le temps passer. C’est un hédoniste, réaliste malgré
tout, et c’est pourquoi il convient de se protéger au mieux des
malheurs et désagréments de la vie qu’Ato déteste par-dessus
tout. Et pour cela, dans notre société, il faut un toit, un travail
stable, de l’argent et une vie tranquille.

Ato ne cherche pas à intellectualiser les choses, comme si « les


choses » n’étaient pas déjà si compliquées qu’il faille encore y
coller des concepts abscons. Les idéologies le font fuir. Seule
la réalité quotidienne l’intéresse et ses subtiles variations
saisonnières suffisent à satisfaire son besoin de nouveauté.
Ato sent les choses plus qu’il ne les sait. Face à un imprévu, il
se fie à son intuition qu’il trouve bien meilleure conseillère que
son mental qui a la fâcheuse tendance à tourner en boucle
face à une situation nouvelle. En cas de stress Ato ratiocine et
sa tactique face au danger n’est ni l’attaque ni la fuite mais
l’immobilité, faire le mort jusqu’à ce que le danger disparaisse.
Car il sait que s’il doit se mettre en colère alors rien ne pourra
plus l’arrêter, même pas lui-même. De toutes façons, il fera
tout pour éviter que ce danger n’apparaisse.

Ato aussi préfère vivre seul que mal accompagné surtout par
des gens qui lui « prenne la tête ». Mais il sent aussi que son
besoin de sécurité nécessite l’aide de personnes alentour.
Tout seul on n’est jamais en totale sécurité. Il s’entourera donc
d’amis fidèles, qu’il est prêt à aider s’il veut être aider à son
tour, d’un mari ou d’une femme affectueuse et « pas trop
chiant » envers qui il sera fidèle, d’une famille dans laquelle il
cultivera une atmosphère la plus agréable possible. Ato est un
épicurien qui n’est vraiment à l’aise qu’au milieu d’autres
épicuriens.

L’archétype Gémeaux (Agé)


Dès le réveil, le mental d’Agé est en plein action. Les souvenirs
de la veille lui reviennent, le programme de la journée aussi. Il
va lire en prenant son petit-déjeuner ou regarder la télé,
écouter la radio sous la douche ou téléphoner à ses amis pour
avoir les dernières nouvelles de la ville. Il travaille comme
commercial car il adore arpenter les rues de la ville au volant
de sa voiture, c’est en conduisant ou en marchant que son
esprit est le plus fluide, et surtout c’est un métier dans lequel
il peut passer son temps à discuter et échanger des
informations avec ses clients. Pour les week-ends il adore aller
visiter les amis, la famille, aux quatre coins de la région, ou les
recevoir, autour d’une bonne table, avec de bons vins pour
délier les langues. Il adore lorsque tout le monde est un peu
pompette et que ragots et plaisanteries épicent encore un peu
plus le repas. Quand le sujet s’éteint il est le premier à relancer
l’ambiance avec un bonne vanne sortie de son imagination
fertile.

Agé est de type nerveux, mais c’est surtout au niveau mental


que sa nervosité s’exprime. Il a du mal à calmer son esprit et,
du coup, il a souvent le sommeil agité. On lui recommande
bien de méditer mais, il a beau essayer, il n’arrive à « faire taire
son mental ». Alors il se raconte des histoires et peu faire
preuve d’une grande imagination. Mais son mental va plus se
fixer sur le scénario des histoires qu’il observe autour de lui
que sur la psychologie sous-jacente à ces histoires, qu’aux
motivations des personnages en jeu. Agé est toujours prêt à
lancer une bonne vanne mais sans prêter attention aux
conséquences de sa vanne sur ses interlocuteurs. Il est
souvent perçu comme un bavard qui s’écoute parler.

Agé est un malin dans la vie, toujours à la recherche du bon


plan qui va lui rapporter un peu d’argent, qu’il dépensera
aussitôt parce que l’argent s’est fait pour cela. C’est un malin
mais pas un intellectuel, il manque de profondeur d’esprit
pour cela. Mais si nécessaire il n’a aucun problème pour se
faire passer pour un intellectuel, tout au moins auprès des
gens qui ne creusent pas trop en lui. D’ailleurs, il adore
changer de personnage comme de costume. Se faire passer
pour qui il n’est pas, d’autant plus facilement qu’il n’est jamais
très sûr de savoir qui il est vraiment. Il est surtout le résultat
de la situation extérieur, ce qui lui donne ce fameux sens de
l’adaptation. Il n’a pas besoin de forcer pour cela. Il est
toujours prêt à dire qu’il est d’accord avec vous, ou à vous
contredire, du moment que cela permet d’entretenir la
conversation et la bonne relation.

Agé aime surtout le changement et se lasse vite des choses ou


des gens, dès qu’il a le sentiment d’en avoir tiré ce qui
l’intéresse. C’est un célibataire endurci qui papillonne de
conquêtes en défaites. C’est le changement, ou au moins le
mouvement, qui va être la principale motivation de ses actes
et décisions. « Une vie entière est trop courte pour en
découvrir tous les recoins », tel est l’idée racine au centre de
son subconscient. Agé aime « prendre la route », comme il dit.
Il n’aime pas la routine et a toujours besoin d’alimenter son
mental avec de nouvelles informations. Pour cela il n’hésite
pas à changer de travail, de milieu de vie ou à déménager pour
changer de région. Il va préférer la ville car la campagne
manque trop d’activités mentales à son gout. Mais comme il
reste malgré tout à l’écart des grands courants collectifs dans
lequel baignent les villes, on le classera sous l’étiquette «
d’original », même si lui n’a pas l’impression de cultiver la
moindre étiquette, puisqu’il en change tous les jours. Sa vie
sera donc une succession d’épisode, marquée de hauts et de
bas car il est plus du genre cigale et que l’ambition n’est pas sa
carotte, mais qu’il célèbrera toujours avec la distance
émotionnelle nécessaire pour garder le rire et la bonne
humeur aux lèvres, toujours prêt à se moquer de lui-même
autant que des autres.

L’archétype Cancer (Acan)


Acan aime prendre son temps au réveil, profiter de cet état
où la réalité n’est pas encore trop présente, dans lequel son
esprit aime à flotter. Mais sa famille l’attend déjà autour du
traditionnel petit déjeuner en famille. Acan aime ce moment
où, l’esprit encore frais, il peut partager ses valeurs avec ses
enfants, leurs histoires et leurs humeurs. Comme le faisait ses
parents quand il était petit. Ensuite il faudra qu’ils aillent à
l’école et lui pourra se mettre au travail. Acan a trouvé le
boulot idéal, il travaille chez lui, dans le confort douillet de sa
chambre/bureau, grâce à internet, comme designer
graphique. Acan adore internet, une ouverture totale sur le
monde sans quitter sa maison, travailler sans être interrompu
par les rires gras de ses collègues, discuter avec des clients en
prenant le temps de bien murir ses réponses, ne pas être
obligé de répondre dans la seconde alors qu’on a une baisse
d’humeur, travailler à son rythme. Pas à dire, internet est fait
pour des gens comme lui.

Acan est considéré comme un grand timide parce qu’il n’est


pas du genre à affirmer haut et fort ses idées. Et pourtant il
n’en manque pas, mais il considère qu’elles ne concernent que
lui-même. Il respecte l’intimité et la façon de penser des
autres comme il tient à ce que les autres fassent avec lui. Et
tant mieux si on le considère timide car, au moins, on lui fiche
la paix. Acan est un émotionnel réactif, mais il réagit
intérieurement, du coup seul ceux qui font attention à lui
perçoivent ses rougeurs et ses tremblements nerveux lorsqu’il
est face à un stress. Aux yeux des autres il passe pour un
placide. Acan encaisse, encaisse, jusqu’au jour où la dernière
goutte le fait exploser, surprenant tout son entourage qui ne
s’y attendait pas.

Acan a une certaine ambition professionnelle, non pas qu’il


veuille se placer haut dans la hiérarchie, il faut être trop
agressif pour cela, mais il rêve d’être reconnu pour son talent
et la qualité de son travail et, pourquoi pas, se « faire un nom
». Il a d’ailleurs un projet personnel qu’il murit doucement au
fond de son esprit. Mais il ne s’y lancera que quand il le sentira
vraiment, quand la poussée viendra du fond de ses tripes et
qu’il aura mis assez d’argent de côté pour pouvoir s’y
consacrer à plein temps. Il vient d’une famille d’artiste et est
fier de perpétuer le don familial et même de l’amener à de
nouveaux niveaux grâce aux techniques modernes. Pourvu
que l’un de ses enfants fasse de même se surprend-il souvent
à penser. Il les emmène d’ailleurs souvent dans des
expositions, au cinéma ou leur achète des livres pour nourrir
un éventuel don artistique.
Pour les vacances, ils se réuniront, comme tous les ans, dans
la maison familiale de Bourgogne et il y retrouvera non
seulement sa famille mais aussi une partie de ses amis
d’enfance avec il garde toujours des relations très affectives.
Grandes parties de pêches, de rigolades et bon repas avec des
produits du terroir qui lui rappelle tant son enfance. Les
vacances en Bourgogne sont toujours un moment où Acan est
au mieux de sa forme. Ils ont essayé, sa femme et lui, de passer
des vacances sur la côte d’azur, pour faire comme tout le
monde, mais ce n’est pas pareil. Il s’est senti perdu dans cet
environnement jet-set si éloigné de ses valeurs. Bien sûr il y a
la mer, mais les plages sont bondées. Ils n’ont pas
recommencé. Quant à voyager à l’étranger…il ne maitrise pas
assez l’anglais pour cela. Bon, si sa femme insiste ils le feront
peut-être, mais juste une fois pour lui faire plaisir.

Acan envisage sa vie comme un long fleuve tranquille, passé


dans la douceur du cocon familial, dans la fierté d’un travail
bien fait et espère que celle-ci ne connaitra pas trop de
ruptures affectives. Il craint d’ailleurs la crise d’adolescence de
ses enfants et la crise de la quarantaine de sa femme et, dans
le pire de ses cauchemars, il se voit dans l’obligation de
reconstruire sa vie à cinquante ans. Il le sait par expérience car
le drame de son enfance fut le divorce de ses parents, quand
il avait dix ans. C’est bien le seul fait familial dont il n’est pas
fier et il redoute que cela se reproduise pour ses propres
enfants.
L’archétype Lion (Ali)
Ali commence sa journée par un peu de gym, pour rester
jeune, puis se pomponne et se fait beau. Il passe toujours un
petit moment devant la glace pour s’assurer qu’il est bien mis
en valeur et ce moment d’intimité avec lui-même lui est
agréable. Mais la journée s’annonce chargée, comme tous les
jours, alors il est temps d’en partir à l’assaut. Ali est le
propriétaire/gérant d’un café bien situé sur la place principale
de la ville. Il s’est battu bec et ongle pour dégotter cette affaire
et a réussi. Ses clients viennent autant pour la qualité de ses
boissons que pour discuter et rigoler avec le patron qui a la
réputation d’être une forte personnalité, réputation qu’Ali
entretient avec panache. C’est vrai que certains clients
peuvent être des emmerdeurs et, parfois, il se retient face à
certains pisse-froid qui le regarde de haut, c’est du moins ce
dont il a l’impression. Mais ils ne reviennent pas alors il préfère
garder sa bonne réputation. Avec les autres, par contre, il a la
tournée facile car il adore voir leurs sourires s’élargir et leurs
regards reconnaissants quand il lance son fameux « celle-là,
c’est pour ma pomme les amis ».

Ali gagne bien sa vie mais ne compte pas les heures. Cela lui
permit de s’acheter une Maserati, voiture dont il rêve depuis
qu’il est jeune. Le dimanche, il est fier d’emmener sa
magnifique femme sur les routes de Normandie, de la gâter,
de la choyer et de se noyer dans ses yeux d’amoureuse. Ils
comptent bien faire une ribambelle de gamins, alors il
changera sa Maserati pour une voiture plus spacieuse et
commencera à économiser pour leur payer une éducation qui
soit supérieure à celle qu’il a reçu et une vie agréable dans une
belle maison. Il n’en veut pas à ses parents pour cela et les
respecte comme il se doit mais leur salaire de petits
fonctionnaires ne leur a pas permis de sortir du quartier
d’HLM ou il a passé son enfance. Pour les siens il veut ce qu’il
y a de mieux et Ali, inconsciemment, va évaluer la réussite de
sa vie à celle de ses enfants. Certains pensent qu’il est
égocentrique mais, pour lui, ce n’est pas vrai. La preuve, il fait
tout pour ses enfants. Dans ses mauvais jours, ils pensent que,
peut-être, comme c’est arrivé à son pote Alain, ceux-ci n’en
demandent pas temps et ne lui en seront pas reconnaissants.
Mais pas les siens, ce n’est pas possible.

Ali est un sentimental passionné. Il met tout son cœur, son


énergie et sa volonté dans ce qu’il entreprend, comme dans
ses relations. C’est aussi un émotionnel qui a tendance à
prendre tout à cœur, au premier degré, surtout lorsqu’il a
l’impression, même fugitive qu’on ne l’aime pas ou pire, qu’on
lui est indifférent. On dit souvent de lui qu’il a un « fort égo ».
Mais ce n’est pas tant qu’il ait une si haute idée de lui-même,
il sait bien qu’il n’est pas parfait et son ambition se résume à
mener une vie heureuse. Ce que l’on prend chez lui pour un «
fort égo » est son besoin d’être aimé, reconnu, admiré.
Lorsque ce n’est pas le cas, alors il ne peut s’empêcher de
réagir émotionnellement. Un peu comme si sa forte assurance
en lui-même cachait un profond manque de confiance en soi
qu’il ne pouvait calmer que par l’admiration de ceux qui
l’entourent.

Ali ne croit pas au destin mais à la seule volonté humaine. Si


tu y crois bien fort, que tu fais tout bien, alors tu l’auras. Il y
pas plus positiviste que lui. Les courants collectifs qui
t’emmènent, les lois karmiques qui te frappent par derrière,
toutes ces intellectualisations ne sont pour lui qu’une manière
d’esquiver sa propre responsabilité face aux échecs de sa vie.
Ce n’est d’ailleurs pas un sujet qui l’intéresse, trop perché. Au
pire, à certains moments, tu n’as pas de chance et il t’arrive un
pépin. Et bien tire en la leçon, relève-toi et repart au combat.
Ali n’est jamais autant combatif que quand la vie lui résiste. Il
peut la manger à pleine dent comme il peut la combattre à
coups de poings. Plutôt mourir que de perdre, pense-t-il dans
ses grands élans lyriques, dans ses moments de déprime où se
voir en héros le remet vite d’aplomb.

L’archétype Vierge (Avi)


Avi va commencer sa journée par un rituel quotidien, une
prière de reconnaissance à l’Univers ou simplement un thé à
siroter en méditant sur le jardin, rituel qui va la rassurer, elle
ne sait pas pourquoi, mais elle en a besoin pour que sa journée
se passe bien. Ensuite elle prépare le petit déjeuner pour sa
famille, un petit déjeuner sain, de fruits et de céréales car,
pour Avi, la santé de sa famille est importante. « Un esprit sain
dans un corps sain », telle est sa devise et elle entend bien la
partager avec sa famille. Avi part ensuite travailler à l’hôpital
publique de la ville où elle est infirmière. C’est un travail
fatigant, astreignant, mais elle l’aime car elle se sent si utile
aux autres et à la société lorsqu’elle soigne les gens. Cela
remplit son âme et allège sa perpétuelle angoisse sous-jacente
face aux horreurs de la vie. Rien ne la comble plus que de voir
un sourire de reconnaissance sur le patient dont elle vient de
prendre soin. Bien sûr, il y a aussi les ronchons mal
embouchés, mais comment leur en vouloir vraiment, la vie a
été sans pitié avec eux.
Avi est une anxieuse de naissance, pas une forte angoisse,
mais suffisante pour toujours la faire douter des choses, de la
vie, des gens surtout. Une peur subconsciente qui sape toute
confiance en elle et la font passer pour une demeurée aux
yeux de ceux qui ne la connaisse pas vraiment. Pourtant, elle
est forte quand elle surmonte ses angoisses, travailleuse
efficace, intelligence rationnelle, esprit analytique, elle a tout
pour réussir, sauf qu’elle a une image d’elle-même qui lui
montre le contraire, ou, au moins, lui font douter de ses
propres capacités. Alors elle se raccroche à une vie
quotidienne stable, rempli de rituels rassurants, de gens en
qui elle peut avoir confiance, qui vont lui faire oublier ses
doutes et lui permettre de donner tout son potentiel.

Avi n’est pas une optimiste de nature, ni une clowne dans


l’âme. C’est une raisonnable. Ses relations avec les autres se
résument au nécessaire, au pragmatique. La vie n’est pas une
rigolade mais un chemin de croix. Elle n’est pas sentimentale,
ni émotionnelle, et pour elle, pour qu’un mariage tienne, et
cela est nécessaire pour la santé psychologique des futurs
enfants, alors il doit être basé sur une bonne entente
intellectuelle et culturelle plutôt que sur un amour qui,
l’expérience des autres le montre, ne dure jamais très
longtemps. Pour Avi, tout doit être organisé pour lutter contre
la tendance naturelle de la vie à l’entropie.

Avi se contente de peu dans la vie, elle est économe car « on


ne sait jamais » ou alors, si elle a beaucoup d’argent, elle
donne à ceux qui en ont plus besoin qu’elle. Aider les gens lui
permet de rehausser son image d’elle-même. Si on a besoin
d’elle c’est qu’elle vaut quelque chose. Elle hésitera par contre
à recevoir car cela fera, psychologiquement, l’effet inverse.
Elle est capable de montrer un esprit très critique envers tous
ces égoïstes, ces esprits étroits et égocentriques, tous ceux qui
empêchent la société de correspondre à la vision idéalisée
qu’elle en a. Car, pour Avi, ce n’est pas le système qui
corrompt l’individu mais l’individu qui corrompt le système.

Avi aime bien lire car cela lui permet d’étudier la société, le
comportement humain, sans avoir à s’y confronter
directement, car toute personnalité un peu trop forte la
répulse. Elle n’est pas vraiment une intellectuelle qui se perd
dans des considérations ésotériques, elle est trop
pragmatique pour cela. Par contre elle adore apprendre,
élargir sa conscience, confronter ses nouvelles idées aux
anciennes, les disséquer, bref, évoluer et s’améliorer de jours
en jours. Avi est d’ailleurs un fan de livres de développement
personnel car cela correspond à une de ses principales idées
racines : « l’homme n’est pas né parfait, la nature est un lieu
sauvage et seule la volonté humaine peut domestiquer tout
cela ».

L’archétype Balance (Abal)


Pour Abal, une journée qui ne commence pas par un câlin avec
son mari est une journée de gâchée. Puis elle va réveiller ses
enfants en les chahutant, les bisoutant, en les faisant rigoler.
Alors seulement elle est rechargée pour commencer sa
journée de travail. Ancienne mannequin elle-même, elle s’est
associée avec un créateur de vêtements pour monter une
agence de mannequins. Leur complémentarité est un gage de
réussite dans ce monde très compétitif. Elle a beaucoup de
travail mais ne s’en plaint pas car elle aime ce qu’elle fait. Du
coup elle est toujours à la pointe de la mode, élégante et
raffinée comme elle en a besoin pour se sentir bien et voir que
cela produit son effet dans l’œil de l’autre. Car, pour Abal,
l’opinion d’autrui est sa boussole. C’est dans l’œil et le regard
de l’autre qu’elle peut voir si elle est sur le bon chemin. S’il
doit en arriver au stade du commentaire négatif alors là, rien
ne va plus et la culpabilité va la ronger pendant un moment.
Elle voudrait tant que tout soit parfait, et elle en particulier.
Elle sait que c’est une utopie, mais elle fait quand même de
son mieux pour s’en rapprocher.

Abal est très sociable, c’est ce qui fait qu’elle réussit dans son
travail. Elle sait toujours trouver le mot agréable, voir flatteur,
elle est d’une politesse et d’un savoir vivre impeccable, bref
les gens se trouvent tout de suite à l’aise à son contact. Elle
sait trouver l’équilibre entre des sentiments mesurés mais
bien visibles et un intellect vif mais pas torturé. « Trouver
l’équilibre en tout » est même l’une des pensées racines
d’Abal, « l’harmonie et la douceur de vivre ». Même s’il faut
être hypocrite pour cela.

Le week-end, rassembler des amis autour d’une bonne table


et réussir sa soirée en trouvant le bon équilibre entre les
invités et les bons sujets à mettre en avant au bon moment est
son grand plaisir. Hélas, parfois le comportement égotique de
certains excentriques asociaux l’agace profondément, même
si elle ne le montre pas sur le coup pour ne pas plomber
encore plus l’atmosphère. Sur qu’elle ne les réinvitera plus.

La grande angoisse d’Abal est de se retrouver seul car, face à


elle-même, elle ne sait plus quoi faire. Elle a besoin que son
mari la guide, la conseille, prenne l’initiative car sinon « ça lui
est égal ». Un ciné ou un restau, comme tu veux. La plage ou
la montagne pour les vacances, comme tu veux. A partir du
moment où cela plait à son mari alors cela lui plait. Avoir à
choisir par elle-même la met dans un malaise qui lui déplait
beaucoup. « Quel est le bon choix ? », une question sans
réponse pour Abal. C’est pour cela qu’elle a tant besoin d’un
partenaire, à la maison comme au travail. Par contre une fois
le choix fait par son partenaire elle jouera le jeu et ne le
décevra pas. Elle y met un point d’honneur.

L’archétype Scorpion (Asco)


Asco adore quand elle est réveillée par son mari qui lui
apporte le petit déjeuner au lit, ce qui arrive souvent. Ses
copines en sont vertes de jalousie et lui demande souvent quel
est son secret. « Cela restera un secret » leur répond-elle, l’air
mystérieux. Mais en vérité elle ne saurait pas vraiment
l’expliquer. Elle sait juste dire le bon mot au bon moment,
sourire ou se vexer quand il faut, elle sait instinctivement
comment s’y prendre pour se faire obéir, servir. Elle ressent
l’autre et sait y donner la bonne réponse. « Il y a toujours une
intention cachée derrière chaque action, la connaitre c’est
maitriser la situation », se dit-elle souvent. Ce qui lui donne ce
sens psychologique inné qui fait qu’elle sait charmer au bon
moment, ou se mettre en colère si nécessaire. Et puis surtout,
avec son mari, elle sait bien exprimer son amour, sa sensualité,
mais chuuut.

Après ce bon départ, elle rejoint son bureau, situé dans


l’imposant immeuble des assurances Safelife, où elle est
directrice marketing, spécialiste des relations publiques, de la
compagnie. Elle est fière de son boulot est se donne corps et
âme à la compagnie. Car Asco s’identifie totalement à la
compagnie qu’elle a choisi pour travailler. Que quelqu’un
s’amuse à critiquer Safelife et elle se sent personnellement
attaquée, sa réponse n’en est que plus virulente. D’ailleurs elle
s’y sent comme chez elle et, lorsqu’elle organise des cocktails
pour SA compagnie, elle y met autant de cœur que si s’était
chez elle et ses invités le ressentent. Son patron, qui n’est pas
le dernier à tomber sous son charme, apprécie beaucoup
l’ardeur qu’elle met à défendre les intérêts de la société et
c’est pour cela qu’elle a rapidement atteint le poste de
directrice.

Pourtant, intérieurement, Asco est une angoissée, angoisse


qu’elle noie souvent dans son travail d’ailleurs, ou dans les
sorties, le soir. Au fond d’elle, elle ressent comme une sorte
de vide, en particulier lorsqu’elle est seule face à elle-même.
Sans stimuli extérieur, elle a l’impression de disparaitre. Du
coup, elle les cherche à outrance et néglige son corps, son
besoin de sommeil, pouvant même aller jusqu’à négliger sa
santé. On la prend souvent pour une hyperactive mais c’est
surtout qu’elle évite, inconsciemment, l’angoisse de la
solitude qui la ramène à une angoisse de mort.

« L’union fait la force » telle est son mantra. Elle se demande


d’ailleurs souvent, avec horreur, comment des gens peuvent
en arriver à se marginaliser jusqu’à devenir des clochards
isolés du monde. Il faut vraiment qu’ils n’aient ni ambition, ni
volonté, ni respect d’eux-mêmes, pense-t-elle. Quand elle
entend certains marginaux dirent que c’est « le système » qui
les a menés là, elle se dit qu’ils ont trouvé la bonne excuse. Car
si Asco perçoit bien les individus, elle ne comprend pas bien ce
concept de « système ». Cela lui parait juste un concept
pratique pour tous ceux qui ne trouvent pas leur place dans la
société, les « loosers ». Parce que, pour elle, une société ne
peut pas être « pourrie ». Seules des individus peuvent la
pourrir, et encore, des gens comme elle seront toujours là
pour veiller au grain et la défendre contre les « profiteurs ».

Pour les week-ends, elle adore accompagner son mari à


certains matchs de foot défendus par l’équipe de leur ville. Ce
bain de foule, cette communion entre les spectateurs
défendant la même couleur, cette agressivité que l’on peut
relâcher contre l’équipe adverse, cela lui fait bien. Et puis,
pour la troisième mi-temps, elle n’est pas la dernière à lever le
coude et à répandre sa bonne humeur, qu’elle veut
contagieuse. Bon c’est sûr que le dimanche n’aura pas été de
tout repos, mais « on a toute la mort pour se reposer », n’est-
ce pas ?

L’archétype Sagittaire (Asage)


Asage s’est levé trop tard pour déjeuner. Avec le décalage
horaire, il n’a pas faim. En s’habillant, il regarde les infos en
anglais sur CNN pour suivre les nouvelles internationales.
Asage travaille à l’ONU maintenant, depuis quelques années.
Avant il travaillait à Paris mais l’air de la capitale lui a vite
semblé trop étroit, lui qui vient pourtant d’une petite ville de
province. Il s’est battu d’arrache-pied pour arracher ce poste
si convoité à l’ONU. Le monde l’attendait. Il apprend
énormément depuis, se constitue une carrure intellectuelle et
relationnelle solide qui, une fois rentré, lui permettra de
briguer au moins un poste de diplomate, et pourquoi pas dans
la politique, rêve-t-il pour se donner l’énergie nécessaire à ses
ambitions. Sinon sa vie aura au moins été remplie de
rencontres intéressantes, d’enrichissement intellectuelle et
d’expériences exotiques et il ne regrettera rien. Bien sur sa vie
familiale en pâtie. Mais bon, son salaire lui permet d’offrir à sa
famille tout ce dont elle a besoin, voire plus. Cela est suffisant
pour calmer sa conscience.

Asage est un hyperactif, un vrai, il déborde d’une énergie qu’il


doit absolument canaliser pour ne pas qu’elle le déborde.
Gamin c’était dans le sport, plus tard ce fut dans la fête et
maintenant dans la réalisation de son ambition sociale. Ha, il
s’est amusé quand il était jeune. Rien ne lui plaisait plus que
d’aller faire le beau dans les discothèques, de mener sa bande
de copains, il savait les faire rire autant que les faire rêver. Il
dégotait toujours « le bon plan » qui les faisaient se rallier à
son panache blanc. Parfois le « bon plan » s’avérait à la limite
de la légalité, mais bon, il faut bien que jeunesse se passe. Et
puis quel succès auprès des filles, beaucoup lui trouvait un
charisme fou. Il savait être généreux. Certains le trouvait trop
hautain et imbu de lui-même, voire carrément fatigant mais
c’était surement des jalous.es de son succès. Asage se
trimballe un complexe de supériorité qu’il est le dernier à
percevoir. C’est vrai qu’au petit matin, bien épuisé et les
poches vides, il se demandait lui- même à quoi pouvait bien
rimer tout ce tralala superficiel qui remplissait sa vie et lui
laissait un sentiment de vide intérieur. Mais l’énergie revenait,
chassait aussitôt ces idées noires et alimentait son mental
hyperactif de projets fous. Enfin fous, pour les copains qui
avaient du mal à la suivre, par pour lui.
Puis Asage a muri, a investi son énergie dans la réalisation de
son ambition sociale et a coupé toute relations avec ceux de
sa ville natale qui, pour la plupart, y sont resté. « Les beaufs »
comme les appelle son esprit assez critique. Entre deux
aéroports, tel un joueur d’échec, il peaufine autant ses
compétences que ses stratégies de conquête pour grimper les
échelons dans le cadre de l’ONU. Car il n’est pas le seul à avoir
de l’ambition, la compétition est même sévère et là il se bat
contre les meilleurs. Ils savent tous qu’il n’y a qu’un seul poste.
Cela donne d’ailleurs une ambiance assez spéciale où tout le
monde parle de coopération et de droits de l’homme par
devant et tout le monde se donne des coups bas, par derrière,
oubliant grandes idées et comportement civilisé avec une
grande facilité quand il s’agit de réaliser leurs ambitions. Mais
bon, se dit-il, l’humain est ainsi fait qu’il y a besoin de chefs
pour guider les troupeaux. Et lui, il n’en doute pas, fait partie
de la race des chefs.

En vacances, quand il se permet d’oublier ses ambitions, Asage


s’avère être un homme de bonne compagnie, avec qui il est
toujours intéressant de discuter, car sa culture est large, grâce
à une mémoire étonnante, et son intelligence pointue. Il aime
raconter ses aventures et le fait bien. Il est doté d’un humour
et d’un sens de la répartie à toute épreuve et sa vision positive
des choses est contagieuse. Parfois un peu trop pour les «
pisse froids », comme il dit, mais il les ignore royalement, il est
déjà bien assez entouré et n’a pas besoin d’eux. Ceux qui ne le
comprennent pas disent qu’il « a de la chance », mais lui sait
bien que la chance n’a rien à voir, seules ses compétences
acquises au prix d’heures de sommeil perdues ont fait de lui
ce qu’il est devenu.
L’archétype Capricorne (Acap)
Après sa courte nuit de sommeil, Acap se contente d’un frugal
petit déjeuner, d’un peu d’exercice physique et se met
directement au travail en se plongeant dans la dernière étude
scientifique publiée en rapport avec son domaine de
recherche, la microbiologie. C’est un confrère qu’il connait
bien et qu’il respecte qui l’a publié. Ils ont même eu l’occasion
de collaborer sur un projet commun au cours de ses longues
études qu’il a conclu par une thèse intitulée « les enzymes
ferriques non héminique bi nucléaire : études magnétiques et
analogues synthétiques ». Ensuite il ira à la faculté, où il est
enseignant-chercheur, confronter ses étudiants en 3eme
année de biologie. Il a la réputation d’être un professeur
émérite mais exigeant avec ses élèves. C’est vrai qu’il peut se
montrer très pointilleux sur la qualité des travaux rendus. On
le traite même de perfectionniste, mais cela ne le dérange pas,
au contraire.

Petit déjà Acap lisait dans son coin pendant que ses camarades
ne pensaient qu’à jouer. Ses profs, du moins les plus attentifs
à leurs élèves car il n’était pas du genre à frimer, remarquait
vite sa capacité d’analyse et surtout de synthèse et disait de
lui qu’il était doué. Mais bon, que vaut un don sans travail et
rigueur, n’est-ce pas ? Plus tard, il s’est marié avec une femme
qu’il connaissait depuis l’école et dont il admirait la sagesse
dont elle faisait preuve, autant dans son comportement que
ses paroles. Avec elle il n’aurait pas de mauvaise surprise car
elle n’était pas ce genre de filles, aussi sexy que superficielle,
que ces camarades appréciaient tant. Il voulait un enfant mais
tenait à ce qu’il ait une mère digne de ce nom. Ils en ont
maintenant un dont ils sont très fiers et se font un point
d’honneur, lui et sa femme, à lui donner la meilleure
éducation possible. Elle a d’ailleurs lu les plus grand pédiatres
et nutritionnistes pour cela. Dès fois l’enfant trouve cela
pesant, il voudrait un peu plus d’espace vital, de spontanéité
mais que peut-il dire, il n’a rien de concret à leur reprocher. Ils
n’ont pas beaucoup d’amis et ne sont pas adeptes des grandes
réceptions, ils n’aiment carrément pas cela. Ils se couchent
tôt, se lèvent encore plus tôt et leur grand plaisir est de faire
de longues randonnées dans le calme et la sérénité de la
nature, surtout en montagnes. Il aime cette vue d’où il peut
voir de haut l’agitation dans les vallées, reflet de sa vision de
la société. De là-haut, plus rien ne l’atteint.

Acap est un mental, sa femme aussi, et c’est pour cela qu’ils


se supportent. Il ne s’agit pas de grand amour, encore moins
de prouesses sexuelles, entre eux mais d’une affection basée
sur le respect mutuel et de longues années de vie commune.
Acap est de type mental secondaire, il n’a pas la répartie vive
et encore moins ludique. Il lui faut du temps pour concocter
ses réponses car il les veut précises, vraies et honnêtes. Il se
targue d’avoir le sens des réalités comme toute personne
sérieuse doit l’avoir. Et l’étude de ce que peut bien être cette
« réalité » est le cœur de sa profession, du moins au niveau
biologique. C’est aussi un mental passionné qui lui permet de
rester concentré sur un même sujet sans fatigue ni ennui, c’est
même pour cela qu’il est devenu chercheur et peut travailler
sur des sujets très pointus. Du coup, peu d’autre sujets
l’intéressent vraiment et il manque de conversation. Mais à
quoi sert de discuter de futilités n’est-ce pas ?
Acap n’est pas un idéologue, car il sait que toute vision
idéologique déforme la réalité. Il n’a pas de grands rêves et vit
sa vie de manière pragmatique et humble. Beaucoup de ceux
qui voit leur vie pensent « qu’est-ce qu’ils doivent s’ennuyer
?». Mais pas du tout, leur vie quotidienne, intellectuelle et
familiale suffit à les combler. Et puis, quand ils commencent à
tourner en rond, et bien ils s’offrent une partie d’échecs. Il ne
se projette pas trop dans le futur car « on ne peut pas le
connaitre » et préfère travailler à ce que le moment présent
soit parfait, à l’abri de toutes critiques que sons sens morale
et la haute idée qu’il a, subconsciemment, de lui-même ne
supportent pas bien.

L’archétype Verseau (Avé)


Avé se réveille au chant des grenouilles de rizières et au bruit
des vagues s’affalant sur la plage de Canggu, un village balinais
devenu un lieu de rendez-vous des « hipsters », ces jeunes
barbus qui veulent se démarquer du système… tout en étant
plongé dedans. Il a quitté la France qu’il trouvait vraiment trop
conservatrice à son gout. Il est parti jeune de chez ses parents
qui « l’étouffaient » en projetant leur ambition sur lui, voulant
battre de ses propres ailes dès qu’il a pu. Mais rapidement, la
France elle-même l’a déçu, un pays tellement « traditionaliste
». Sur Instagram il a branché des jeunes qui parlaient écologie,
nourriture végétalienne, surf et survivalisme. Il s’est tout de
suite reconnu dans ces valeurs avant-gardistes, si éloignées du
cassoulet-pinard de son milieu, et a pris, son ordinateur sous
le bras, le premier avion pour Bali. Arrivé sur place, il s’est
laissé pousser la barbe, s’est fait faire quelques tatouages et a
perfectionné son anglais pour s’intégrer dans cette
communauté ou chacun peut vivre librement de riz et d’eau
fraiche. Depuis, il partage ses journées entre surf le matin,
discussions passionnantes sur le réchauffement climatique,
l’écologie, les dérives du système et les moyens de se faire un
peu de sous en travaillant par internet, dans la journée, et
trance party la nuit. Avé a enfin trouvé sa place, pour l’instant.

Car Avé est un mental, mais un mental tourné vers le futur. Le


sien quand il n’était pas encore à Bali et qu’il se projetait dans
un avenir qui ne pouvait qu’être différent de celui pour lequel
la société le destinait. L’avenir du monde et de la société
depuis qu’il est à Bali et peut se permettre de penser « au-delà
de son petit égo », comme il le dit lui-même. Rien ne
l’enchante plus que les longues discussions où ils se voient,
avec ses potes hipsters, changer le monde et en faire un
endroit magique où ils seront tous libéré des « carcans petit
bourgeois ». D’ailleurs Avé n’a aucune intention de se marier,
car les chaines du mariage, rien de plus petit bourgeois. Il
trouve les rencontres épistolaires bien plus enrichissantes
intellectuellement.

Avé est un adepte de Rousseau, sans le savoir. Il pense que


l’homme est né bon de nature et que c’est la société qui le
corrompt. D’où la nécessité de changer la société en faisant du
prosélytisme sur les réseaux sociaux afin que tout le monde se
rende bien compte de son fonctionnement orwellien. Il est
tellement pris dans son propre système de pensée qu’il en
arrive à s’énerver contre les moutons qui résistent à ses idées
novatrices. « Ce sont des imbéciles comme toi qui
entretiennent la misère du monde » a-t-il balancé à son frère
qui trouve que venir le rejoindre à Bali risquerait de mettre en
péril sa carrière professionnel qui commence tout juste à
décoller.

Assurer sa survie quotidienne n’est pas facile quand on a la


tête dans les nuages et le poids du monde sur les épaules et
cela l’angoisse souvent, même à Bali où l’on mange pour 10
euros par jour. Bien sûr il a de l’imagination, toujours de
nouvelles idées, mais les réaliser est une autre histoire. Et puis
si c’est pour retomber dans les schémas fric/consommation,
non merci. Penser au présent quand on a toujours un pied
dans l’avenir est difficile, c’est pour cela qu’il rêve d’une
société qui prendrait en charge les besoins individuels de
chacun et le libèrerait de ce genre d’angoisse. Sur Instagram il
a repéré une communauté survivaliste établit au Brésil qui,
apparemment, vit de cette manière. Du coup Bali commence
à lui peser et il sent qu’il va bientôt aller voir sur place ce qu’il
en est.

L’archétype poissons (Apo)


Quand Apo sort de ses profonds rêves, il est déjà midi. Après
avoir encore rêvassé un moment, la faim le sort du lit. Une
bonne salade de fruit et c’est l’heure de faire son yoga
quotidien. Comme d’habitude, il n’en a pas vraiment envie
mais se force car il sait qu’il en a besoin pour conserver un
équilibre de vie. Méditation et yoga sont devenu ses outils de
survie dans ce monde de brutes. C’est grâce à ces pratiques,
et à un retour à la nature, qu’il s’en est sorti, il y déjà 10 ans
de cela.
Tout jeune, les professeurs considéraient Apo comme un
élève dont l’intelligence était gâchée par un manque de
discipline flagrant. De son coté, il ne supportait pas
l’enseignement scolaire qu’il trouvait académique, superficiel
et inintéressant. Il trouvait que l’école de la vie était bien plus
enrichissante que l’école de la ville. Dès l’âge de 17 ans, il a
donc décidé de tout plaquer et de partir sur les routes, vivant
des petits boulots qu’il trouvait sur son chemin. Et il en a bien
profité, a vécu comme il a voulu, et non pas comme la société
l’aurait voulu. Mais soudain, il n’était déjà plus si jeune, un
grave problème de santé l’a empêché de pouvoir travailler
pendant plus d’un an et s’il s’est retrouvé complètement à la
rue, déprimé. Du coup, il a commencé à boire pour oublier ses
malheurs et a commencé à sombrer. Ce fut quand il a
commencé à toucher le fond que la Vie, l’Univers comme il
préfère le dire, lui a envoyé son sauveur sous la forme d’une
femme, devenue sa compagne, qui l’a pris sous son aile et l’a
emmené chez elle, une petite bicoque perdue en Corrèze avec
un peu de terrain autour à cultiver. Depuis il a remonté la
pente, remplacé l’alcool par la méditation, et le travail du
jardin en plein air lui a redonné gout à la vie. Ils vivent de ce
qu’ils cultivent et les aides sociales qu’ils touchent du
gouvernement leur permettent de payer l’électricité et
l’essence de la vieille bagnole qu’ils utilisent pour rejoindre le
village le plus proche.

Apo est considéré comme un flegmatique, dont la


personnalité n’est pas facile à capter. Ses humeurs sont
changeantes mais seul lui le perçoit car il ne les exprime
généralement pas, d’où son flegme apparent. Il peut s’avérer
de bonne compagnie avec son humour caustique sur le monde
qui l’entoure et, tout d’un coup, plonger dans un état de
rêverie dans lequel il se coupe totalement du reste du monde.
« Laissez mon inconscient travailler en paix », répond-il à ceux
qui viennent le déranger quand il rêvasse. Il a cette
intelligence profonde qui lui permet de comprendre des
situations qui échappe à beaucoup d’autres, une bonne
compassion qui lui permet de se placer dans la tête des autres
mais perd tous ses moyens dès qu’il sent la moindre pression
extérieure peser sur lui. Apo voit bien que l’homme est un loup
pour l’homme et que la société est une jungle remplie de loups
mais il se sent incapable de devenir un loup, il n’en a ni la force
ni l’envie. Alors il préfère se réfugier dans sa tanière et
attendre tranquillement que la vie passe.

Comme il a du temps pour cela, Apo se perd régulièrement


dans des angoisses métaphysiques qu’il n’arrive à combattre
qu’en pratiquant une certaine forme de spiritualité bien à lui.
Il médite donc, mais a aussi ses formes de prières, comme
quand il parle « avec ses anges gardiens », entre en
communication avec l’esprit du vieux chêne, celui du fond du
jardin, se « noie dans l’univers » quand les ciels nocturnes sont
étoilés. Il se sent tellement plus chez lui au milieu des esprits
de la nature qu’au milieu des fantômes de la consommation.
C’est ce qui lui plaisait avec l’alcool, c’était alors tellement
facile de faire disparaitre cette impitoyable réalité, cette bête
noire à laquelle il ne peut décidemment pas échapper, malgré
tous ses efforts. Plus jeune il aimait frimer en professant que
« le monde n’est qu’une illusion », puis quand il est tombé
malade, « l’illusion » s’est avérée bien trop douloureuse pour
n’être qu’un état illusoire. Cette étape l’a beaucoup fait murir
et l’a justement sorti de ses illusions tout en lui montrant que
l’Univers peut quand même être généreux avec ceux qui le
respecte et, quand le moral baisse, il se raccroche à cette
pensée comme le noyé à sa bouée.
Les cycles de développement du
psychisme humain

Le psychisme humain se développe à la fois en suivant des


étapes qui sont les mêmes pour tous, un développement
générique, et en suivant un processus qui est individualisé,
unique à chaque personne. L’astrologie nous permet de suivre
les deux processus, le générique et l’individualisé.

Dans ce chapitre nous allons étudier le développement


psychique générique de l’espèce humaine et sa
synchronisation avec le rythme zodiacal. Nous l’étudierons en
suivant le développement des strates psychologiques, celles
vues au chapitre intitulé « L’organisation générique du
psychisme humain et son symbolisme planétaire », en phase
avec le rythme zodiacal, chaque signe correspondant à une
étape de développement.

Le cycle lunaire

L’âge lunaire est la période allant théoriquement de 0 à


environ 7 ans où nous reconnaitrons toute la symbolique
astropsychologique de la Lune. Cette division chronologique
en âge est purement générique et peut varier suivant les
conditions de vie du sujet.

Cette période est avant tout psychiquement caractérisée par


l’absence de mémoire épisodique et de conscience de soi,
c’est pour cela que nous ne nous en souvenons pas. L’enfant
lunaire ne se perçoit pas lui-même, il n’existe encore que
comme un Je percevant son milieu extérieur, comme s’il
regardait un film et l’oubliait dans les minutes suivantes,
n’ayant aucune maitrise du scénario, c’est-à-dire de lui-même
et de sa vie.

Le cycle lunaire repose sur les strates instinctives et


émotionnelles. L’instinct de survie étant l’instinct de base de
cet âge-là, l’enfant lunaire n’est que pure sensibilité, émotion
et réactivité face à la vie. Le moindre trouble le fera crier,
pleurer puis hurler jusqu’à ce que ce trouble disparaisse.

Il n’en est qu’à la strate instinctive et émotionnelle, de son


développement psychique. N’ayant pas encore développé, ni
image de soi ni norme sociale, l’enfant lunaire ne vit que sous
le diktat de ses émotions, qu’il ne peut que difficilement
maitriser, mais qu’il sait quand même utiliser car il s’aperçoit
vite que c’est un langage très efficace auprès des « grands »
de son entourage.

Tout est donc vécu au niveau subconscient, d’où le nom d’âge


lunaire. Dès tout bébé, l’enfant lunaire va exprimer un
tempérament marqué par son signe lunaire et les aspects à la
Lune, tempérament avec laquelle il est né, qui sera ensuite
plus ou moins modifiée par l’éducation parentale. N’ayant pas
encore développé d’individualité il n’est qu’éponge par
rapport à cette éducation car aucun préjugé, aucune
représentation mentale différente, ne va gêner l’assimilation
de cette éducation.

L’âge lunaire est aussi une période où les représentations


mentales du monde extérieur, et de lui-même, n’étant pas
encore fixées, l’enfant lunaire va vivre dans un monde
onirique où il lui sera difficile de différencier son imagination
de la réalité. Il se transforme facilement en Superman et toute
boite en carton devient réellement une superbe automobile,
qui peut même voler. Imagination et réalité ne font qu’un car
aucune « vision du monde » n’est encore gravée dans son
esprit qui reste encore très souple.

L’enfant lunaire vit dans le présent. La mémoire épisodique


n’étant pas encore formée, le passé disparait avec l’émotion
qui s’apaise. La capacité mentale de projection dans l’avenir
n’étant, elle non plus, pas encore formée, le futur n’est pas
plus stable que le personnage de Batman, c’est-à-dire qu’il
disparaitra avec la fin du jeu. C’est d’ailleurs pour cela que le
jeu est le terrain d’activité préféré de l’enfant car il y maitrise
bien plus son environnement, puisque celui-ci est imaginaire,
que la réalité sur laquelle il n’a aucune emprise. Il est
tellement plus facile et amusant d’être un policier, un docteur,
un adulte quand la réalité se confond avec l’imaginaire.

L’évolution suivie par l’enfant lunaire pendant cette période


théorique de 0 à 7 ans est aussi associée au cycle zodiacal et
passe par douze phases correspondant à la symbolique de
chaque signe du Zodiaque, comme nous allons le voir
maintenant.

La littérature psychologique est pleine de description de


l’évolution de l’enfant car, à cet âge, les changements sont si
rapides et flagrants qu’ils sont facilement qualifiables. De plus,
cette période étant étiquetée comme très importante par les
psychologues, de nombreuses études ont été faites sur ce
sujet. Nous parsèmerons donc nos écrits avec ceux de
psychologues, pour mieux démontrer nos propos. Les
explications de psychologues, mis en italiques, ont été tirés du
site internet québécois Naitre et grandir.

La phase Bélier. Le nouveau-né. Le Bélier, premier cycle du


signe symbolise parfaitement le bébé qui vient de naitre.
Encore vierge de tout conditionnement extérieur il n’est
qu’instinct de vie, instinct de survie. Encore aveugle à son
environnement il ne dépend que de la mère que le destin lui a
réservée. Ne s’étant pas encore psychiquement séparé de son
environnement il s’y identifie totalement. Ce sont ses instincts
qui vont le mener, du premier réflexe de respiration à la prise
du sein maternel. Aveugle à son environnement, le nouveau-
né ne fait que réagir à ses stimuli internes. Tel la symbolique
Bélier, il est pure poussée de vie dans un environnement qu’il
ne maitrise pas du tout.

La phase Taureau. Puis arrive la phase de différenciation, celle


où il se sépare psychiquement de sa mère, celle pendant
laquelle bébé réalise petit à petit qu’il est un être vivant dans
un monde qui lui est extérieur. Le Taureau symbolise la
matière et le sentiment de sécurité associé à la matière. En
phase Taureau, le bébé prend donc conscience de ce monde
extérieur qui est matière, la touche, la pétrit puis, finalement
la porte en bouche pour la faire sienne, l’assimiler
psychiquement. C’est la phase d’assimilation subconsciente
entre l’allaitement maternel qui nourrit le corps et la chaleur
et la protection maternelle qui alimentent tous les deux
l’instinct de survie, l’instinct de protection. « La coordination
œil-main est de plus en plus développée, ce qui permet à
l’enfant d’explorer davantage son environnement. Par
exemple, il commence à explorer des objets en les portant à sa
bouche »

La phase Gémeaux. En Gémeaux, symbole de l’ouverture au


monde environnant, le bébé s’ouvre de plus en plus au monde
extérieur, il veut en découvrir les caractéristiques et les autres
êtres qui le peuplent. Phase de grande curiosité, c’est le
moment où il casse tout ce qu’il a sous la main pour voir « ce
qu’il y a dedans ». La phase Gémeaux symbolise aussi le début
de son apprentissage du langage. « les enfants sont très
curieux du monde qui les entoure et ils veulent explorer leur
environnement. Même si votre tout-petit a vraiment l’esprit
aventureux, il a besoin de savoir que vous n’êtes pas loin. ». «
Votre enfant dit encore peu de mots, souvent moins de dix. Et
à part « papa » et « maman », ceux qu’il utilise ne sont pas
faciles à comprendre. Il ne saisit pas tout ce que vous dites,
mais il commence à comprendre des consignes simples comme
« Va chercher ton toutou ». »

La phase Cancer. Au fur et à mesure du développement du


langage, de sa compréhension du monde extérieur et de ses
capacités de communication, va apparaitre une ébauche de
sens du Moi qui fait qu’il va commencer à se sentir le centre
de son univers. De plus, le tempérament du bébé va
commencer à être bien visible pour son entourage. Grace aux
émotions qu’il ressent et aux réactions de l’entourage qu’elles
provoquent, il prend de plus en plus conscience de son
existence même si l’absence de mémoire épisodique empêche
la pérennité de cette conscience. C’est le signe qui symbolise
la profonde trace que les parents vont laisser sur le psychisme
de l’enfant. « Il se perçoit comme le centre de l’univers, pas de
façon égoïste, mais plutôt de manière égocentrique. C’est
aussi à ce moment que les enfants commencent à ressentir de
nouvelles émotions, comme l’orgueil et la honte. Sur le plan
social, les tout-petits de cet âge aiment jouer près d’autres
enfants, mais pas forcément avec eux. C’est l’étape des jeux
parallèles. »

La phase Lion. Le Lion, symbole de l’expression de soi, va


correspondre à la progressive prise d’autonomie de l’enfant
vis-à-vis de ses parents, car son Moi se développe. « Aux
environs de 18 mois, votre enfant commence à manifester plus
d’autonomie et il insiste, par exemple, pour faire les choses
tout seul ». Il prend de plus en plus conscience de son corps,
de son individualité et son tempérament s’affirme de plus en
plus. « Votre tout-petit montre aussi qu’il comprend mieux qui
il est. Par exemple, il s’appelle par son nom, il identifie les
parties de son corps, il reconnaît sa famille sur des
photographies, il commence à affirmer une préférence pour
certains vêtements, il comprend que certains objets lui
appartiennent. ».

La phase Vierge. Symbole de crise identitaire, la Vierge


symbolisera ici la phase où le jeune enfant va commencer à
prendre conscience du besoin de contrôler son corps et ses
émotions s’il veut être bien considéré par ses parents, et de la
capacité qu’il a à la faire. « Pour devenir propre, un enfant doit
avant tout apprendre à contrôler sa vessie et ses selles.
Ensuite, il apprend à détecter le moment où il est sur le point
de faire pipi ou caca. Enfin, il doit se diriger vers son petit pot
avant qu’il ne soit trop tard. ». « il ressent diverses émotions
comme la joie, la jalousie, la peur et la colère, mais il peut
choisir de les exprimer ou non selon la situation ». La motricité
grandissante de l’enfant lui permet de commencer à avoir une
maitrise technique de son environnement, maitrise qui lui
permettra de comprendre de mieux en mieux comment celui-
ci fonctionne. « À mesure que les mouvements de ses petits
muscles se raffinent, votre enfant devient capable d’assembler
de petits casse-têtes, de retirer le couvercle d’un pot,
d’emboîter des objets les uns dans les autres, de dessiner des
traits verticaux, de tourner une à une les pages d’un livre… »

La phase Balance. Symbole de l’entrée dans la sphère


consciente, la phase Balance va symboliser la phase où
l’autonomie de l’enfant, et donc son individualité, va prendre
un tournant définitif, celui de la conscience de soi. A partir de
ce moment l’enfant se considère comme totalement différent
de ses parents, pouvant agir sans eux, les laisser partir sans
pleurer, comprendre qu’ils ont leur vie et lui la sienne. A partir
de ce moment la relation entre l’enfant et les parents ne sera
plus fusionnel mais une relation entre deux individus
conscients bien distincts, même si liés affectivement, ce que
nous appelons une relation spéciale. Il va aussi se tourner de
plus en plus sur le monde extérieur au milieu familial, le
monde inconnu, l’Autre, qui ne lui fait plus autant peur
qu’avant et commence même à l’attirer. Il commence à
intégrer les formules de politesse, signe que son psychisme
collectif se développe. « il est en mesure de s’opposer
clairement lorsqu’un changement de routine trop important le
dérange, il arrive de plus en plus à montrer de l’empathie, car
il tente de comprendre ce que les autres enfants ressentent et
d’y réagir. il se sent de plus en plus à l’aise en présence
d’inconnus, il veut être autonome et prend de plus en plus
d’initiatives, mais comme il craint les nouvelles expériences,
l’accompagnement d’un adulte est toujours nécessaire. il
cherche l’approbation des autres et leurs encouragements. ».
« il utilise des formules de politesse, comme « s’il te plaît », «
merci » et « bonjour » ».

La phase Scorpion. Symbole des rapports de force, ce signe va


symboliser la première manifestation visible de la séparation
psychique entre l’enfant et les parents. C’est le fameux « âge
du non », période s’étalant autour des 3 ans pendant laquelle
le jeune enfant va chercher à montrer, parfois à imposer, sa
volonté et son tempérament à ses parents. Le jeune enfant
découvre un pouvoir qu’il peut avoir sur les adultes. Les pleurs
ne sont plus des pleurs d’expression émotionnelle mais des
pleurs de caprice car il a compris qu’il pouvait obtenir
beaucoup en pleurant. « Ce n’est pas votre autorité qui est en
jeu mais l’affirmation de sa personnalité. Le « je » arrive avec
la compréhension de votre enfant du ” qui je suis “, ” ce que je
fais “. Il faut une bonne représentation de l’environnement
pour qu’il puisse exprimer ce qu’il fait ! En général, " l'âge du
non " se développe avec la marche, la découverte de
l'autonomie mais aussi parce que l'enfant est dans la toute-
puissance magique de l'enfance : il pense qu'il peut avoir le
pouvoir. »

La phase Sagittaire. C’est la phase où le jeune enfant va


utiliser sa nouvelle autonomie pour se socialiser de plus en
plus. Le langage est de plus en plus maitrisé et facilite
grandement ses capacités de communication. Il commence
aussi à comprendre ses premières notions abstraites et règles
de vie sociale. Il va alors commencer à imiter les adultes grâce
à divers jeux d’imitation. Jouer au Papa et à la Maman, au
docteur et au malade. Il peut commencer à jouer vraiment
avec les autres enfants et non plus à côté. Il va aussi chercher
à pousser de plus en plus loin les limites spatiales et
psychiques dans lequel il vit depuis sa naissance et s’ouvrir à
l’inconnu du monde extra familial. C’est l’âge où il peut passer
quelques heures en crèche et se socialiser avec les autres
enfants. « Il peut choisir d’exprimer ou non ses émotions. Par
exemple, s’il est déçu du cadeau qu’il vient de recevoir, il peut
ne pas le montrer pour ne pas faire de peine aux autres, il
démontre certains comportements prosociaux et altruistes
envers un autre enfant, par exemple en l’aidant ou en
partageant avec lui, il est moins contrarié par les limites et la
discipline, car il comprend peu à peu les raisons de ces limites,
il comprend les questions plus complexes (« avec quoi? », «
pourquoi? », « combien? », etc.), il comprend certaines notions
abstraites comme « sur », « en dessous », « avant », « après »,
il fait des phrases complètes d’au moins 3 à 5 mots »

La phase Capricorne. C’est la phase où l’enfant commence à


automatiquement contrôler ses émotions, ses pensées car
l’image qu’il de lui-même, son Moi, commence à s’imposer
mentalement. C’est-à-dire qu’il commence à prendre
conscience de lui-même et qu’une ébauche de Surmoi
apparait. C’est l’âge où la pudeur s’installe car sa conscience
de lui-même est maintenant assez forte pour lui faire réaliser
qu’il est nu. C’est aussi l’âge où l’enfant commence à faire la
distinction entre son imaginaire et la réalité. Il continuera à
jouer mais en étant conscient que ce n’est qu’un jeu. Il
commence à intégrer sans erreur des notions de temps et
d’espace dans ses discours. « il a une bonne estime de soi, une
bonne image de lui-même et est fier de ses réussites, il se
conforme plus souvent à vos demandes, surtout lorsqu’il est
question de limites, il commence à faire la distinction entre la
réalité et l’imaginaire, à se remettre en question, réfléchir et
verbaliser ses gestes, par exemple en disant « ce que j’ai dit
n’était pas gentil », il anticipe des situations, se projette
souvent dans le futur ou l’imaginaire, et cela s’observe dans ce
qu’il dit, il fait couramment des phrases avec plus d’un verbe
conjugué et il conjugue adéquatement les verbes, il comprend
mieux les intervalles de temps, par exemple, le sens des mots
« aujourd’hui », « demain » et « hier » ».

En phase Verseau, l’enfant ayant acquis suffisamment


d’autonomie va commencer à se considérer comme « un
grand » et sera assez conscient de lui-même et de son
entourage pour percevoir si c’est le cas ou pas. Bien sûr, même
s’il contrôle de mieux en mieux ses émotions, la frustration de
ne pas réussir à le faire « comme un grand » va provoquer rage
et pleurs, lui montrant qu’il réagit malgré tout encore comme
un bébé. Et il en sera conscient. Mais ce qui le protègera est
sa mémoire personnelle encore très fluide. il oubliera donc
vite cet échec et reprendra rapidement confiance en lui-
même. Son mental et son langage vont maintenant se
développer de manière très rapide. Il rejettera toute
infantilisation, surtout de la part de ses parents, et voudra tout
faire par lui- même. « Il connaît entre 4 000 et 5 000 mots, il
commence à faire des associations complexes (association des
noms à différents objets, personnes et animaux), il est capable
de résoudre des problèmes simples en trouvant des solutions
possibles, d’avoir des conversations en groupe et être capable
à la fois d’écouter et de prendre son tour de parole. Il
développe une certaine rivalité dans ses relations avec ses
pairs, et des conflits surviennent plus fréquemment. il
distingue mieux les notions de bien et de mal, même s’il en a
encore une conception rigide »

La phase Poissons symbolisant l’avènement de « l’âge de


raison », quand l’enfant est assez mature pour se concentrer
assez longtemps sur une tache comme surveiller son petit
frère, maitrise suffisamment le langage pour comprendre ce
qui va lui être enseigné à l’école, contrôle suffisamment ses
émotions pour encaisser les frustrations du quotidien sans
que cela se voit, a développé une image mental de lui-même,
un Moi, suffisant pour pouvoir se projeter dans l’avenir et faire
des projets ou se projeter dans le passé pour reconnaitre ses
erreurs. « l’enfant arrive à exprimer son insatisfaction, sa
colère ou sa tristesse principalement par la parole, il a une
vision plus réaliste de lui-même. Il est conscient de ses forces,
mais aussi de ce qu’il doit améliorer, il comprend aussi ce
qu’est un mensonge et l’impact qu’ont ses gestes sur les
autres, il peut encore être difficile pour lui de faire des choix
qui ont une conséquence future puisqu’il n’arrive pas toujours
à en évaluer l’impact, faire preuve d’autocritique, avec l’aide
d’un adulte ; être moins centré sur lui-même : il aime faire
plaisir aux autres, par des gestes ou de petites attentions. Se
comparer à ses pairs. Son estime de soi est encore fragile. Il
peut se dévaloriser ou se décourager dans une activité ou une
tâche où il se sent moins compétent que d’autres enfants »

A la fin de l’âge lunaire, le bébé est devenu assez mature


psychiquement pour rentrer dans l’âge mercurien, cet âge où
il va se lancer à la découverte du monde qui l’entoure et cette
période durant laquelle, grâce à la formation scolaire, il
connaitra un développement cognitif extraordinaire. Nous
allons donc voir dans le prochain chapitre le cycle mercurien
et les caractéristiques de cette phase de maturation
psychologique.

Le cycle zodiacal mercurien

L’âge mercurien est l’âge où l’enfant va sortir de sa bulle


lunaire, de son monde subjectif, imaginaire pour découvrir le
monde objectif et, petit à petit, élargir sa connaissance du
monde, tant au niveau technique que socio-relationnel. C’est
l’âge où la mémoire consciente, épisodique et sémantique, va
commencer à se développer et dans laquelle vont s’entasser
les représentations mentales du monde que l’enfant va
acquérir par l’éducation et les représentations mentales de
lui-même qu’il va acquérir par l’expérience de la vie et le
jugement des autres. L’ensemble de ses représentations
mentales vont se synthétiser en une « vision de la vie et de sa
place dans cette vie » qui sera la base fondatrice de son futur
Moi solaire, de sa future identité d’adulte.

Période allant théoriquement de 7 à 14 ans, l’âge mercurien


est l’âge que la psychologie populaire nomme « âge de raison
» parce que c’est l’âge où, le langage étant suffisamment
maitrisé, les représentations mentales du monde extérieur
commencent à remplir l’esprit et la mémoire de l’enfant, y
formant une « réalité du monde ». Le monde est ainsi, il faut
agir comme cela, les règles sont faites pour être respectés, je
suis une fille européenne, mes parents sont différents de ceux
des autres, la terre est ronde et après le jour, la nuit… Cette
réalité du monde n’étant pour l’instant que le pur reflet de son
environnement et de son éducation, du collectif dans lequel il
vit et auquel il s’identifie. L’enfant mercurien est considéré
comme « raisonnable » parce qu’il reflète le consensus social,
jusqu’à ce qu’une poussée d’individualité uranienne arrive, à
l’adolescence, et bouscule toute cette « raison ».

Cet âge est donc caractérisé par une forte curiosité vis-à-vis de
ce qui l’entoure, car la motivation inconsciente principale de
cet âge-là est de se construire une représentation mentale du
monde extérieur. C’est l’âge du « pourquoi ? » autant que du
« je sais », qui n’est dit que pour cacher ce frénétique besoin
de savoir et montrer que l’on est plus un « enfant lunaire »
mais « un adulte qui sait déjà ».

Après l’instinct de survie qui était l’instinct de base derrière les


comportements de l’enfant lunaire, apparait l’instinct grégaire
qui fait que l’âge mercurien est aussi l’âge des « copains » pour
les garçons et des « copines » pour les filles car la découverte
de l’environnement passe aussi par la découverte de l’autre, à
la fois si semblable et si différent. Petit à petit les jeux vont
passer de jeux purement imaginaires à des jeux plus
structurés, des jeux de groupe puis des jeux de société
reflétant l’évolution mental de l’enfant.

Au moment de l’âge mercurien, des caractéristiques


psychologiques correspondant au signe mercurien et aux
aspects à Mercure vont apparaitre dans la personnalité du
sujet donnant parfois l’impression que l’enfant « a beaucoup
changé ».

L’école sera un lieu important qui marquera l’âge mercurien.


Mais si l’enfant vivait dans une culture tribale, sans école,
cette phase serait marquée par l’école de la rue et marquerait
le passage ou l’enfant sort de chez lui, sans ses parents, pour
retrouver ses camarades de rue et apprendre « la vraie vie »
hors du cocon familial.

La phase Bélier. Symbolise la phase où l’enfant, encore


récemment apeuré par tout ce qui lui était étranger et qui
courrait se protéger derrière les jambes de ses parents, est
poussé par une pulsion de vie à oser se confronter à ce monde
qui tout à coup se met à l’attirer. La peur, ou tout au moins la
méfiance, est encore là mais la pulsion devient plus forte que
la peur et le pousse à l’extérieur de la maison pour découvrir
le vaste monde. Tout nouveau à l’école, il va se trouver seul au
milieu de tous, sans connaissance des règles sous-jacentes à la
vie scolaire, sans identité auprès de ses camarades, avec tout
un nouveau monde à découvrir devant lui. Mais comme il en
est inconscient, l’ampleur du travail ne lui fait pas peur et il y
fonce avec toute son ingénuité en étendard.

La phase Taureau. Ce signe va symboliser les moments où


l’enfant va encore ressentir le besoin de sécurité familial, après
ses poussées aventurières. C’est la phase des peurs qui
reviennent vite face à l’inconnu. La phase d’hésitation et de
rapide retour au foyer protecteur pour assurer sa pitance et
sa sécurité. C’est la phase qui fait réaliser à l’enfant que malgré
ses envies d’aventure, tout grand qu’il soit, il ne pourrait pas
survivre sans ses parents et en a encore besoin. Il devient donc
plus obéissant avec eux, exprime son besoin affectif.

La phase Gémeaux. Ce signe va représenter les


représentations mentales du monde que l’enfant accumule
petit à petit pendant cette phase mercurienne. C’est la phase
des « pourquoi ceci ? » et des « comment cela ? ». Le niveau
de langage va augmenter considérablement et à chaque objet
va correspondre un mot qui est maintenant connu. L’enfant va
apprendre à lire, à écrire, à compter, va accumuler toutes les
connaissances nécessaires à assurer sa future survie sociale et
pourra les ressortir à volonté. Ce signe va aussi symboliser la
phase où, à l’école, l’enfant va repérer les enfants avec qui le
courant passe, qui lui ressemble ou, au contraire, ont des
tempéraments complètement à l’opposé, et qui vont devenir
les futurs membres de sa bande de copains.

La phase Cancer. Ce signe va symboliser l’étape où l’enfant a


assimilé les règles dites et non dites du monde culturel, et de
l’école, dans lequel il vit. Il va intégrer toutes ces nouvelles
représentations mentales dans son psychisme et développer
un premier niveau de Moi, qui sera un mélange de son
tempérament de naissance, de l’éducation parentale reçue
(son Moi culturel) et du milieu socio-scolaire (son Moi social).
De par son tempérament, sa position familiale, ses traits de
personnalité, ses facilités ou difficultés scolaires et
intellectuelles, l’enfant va prendre une identité, plus aux yeux
du groupe de copains et des autres membres de l’école qu’à
ses propres yeux, qui lui confèrera sa place naturelle dans
l’école, dans le village, dans la famille. Il ne commencera à
prendre lui-même conscience de cette identité qu’en phase
Vierge.

La phase Lion. Ce signe va symboliser la phase d’expression de


ce nouveau Moi. Quand je dis expression c’est au sens de le
vivre et de l’expérimenter. Si un Mercure en Vierge prédispose
plus l’enfant à rester en position d’observation du Moi des
autres que d’expression du sien, il n’en est pas moins en phase
d’expérimentation de son Mercure Vierge et de sa nouvelle
identité d’observateur critique au sein du groupe scolaire dans
lequel il baigne. En pratiquant quotidiennement cette position
d’observateur, il va renforcer cette attitude et donc le Moi qui
caractérise cette attitude. On voit ainsi que la phase Lion est
donc une phase de renforcement du Moi définit en Cancer.
C’est la phase où, dans le groupe de copain, le Lion prendra
naturellement sa place de boute en train, la Vierge celle
d’observatrice et le Sagittaire celle de chef de bande.

La phase Vierge. La Vierge étant la phase de remise en


question du Moi établit en Cancer et renforcé en Lion,
l’enfant, face aux réactions de son entourage, familial et
amical, chaque fois qu’il s’exprime, c’est-à-dire qu’il exprime
automatiquement son nouveau Moi, va finir par prendre
conscience de cette identité et la confronter avec les valeurs
socio-culturelles du milieu. Suis-je bien ou mal accueilli par
mon entourage ? Qu’est ce qui va et ne va pas chez moi ?
Pourquoi de telles réactions face à moi ? Tout un travail où
l’enfant va instinctivement remettre en question sa nouvelle
identité, l’accepter ou la refuser, être fier de lui ou se sentir
mal, continuer dans ce milieu ou chercher à le fuir. C’est la
phase de réadaptation du Moi, c’est-à-dire du comportement
conscient de l’enfant, symbolisée par la Vierge.

La phase Balance. C’est la phase où, après évaluation


subconsciente en phase Vierge, la nouvelle identité, le
nouveau Moi est pleinement accepté et intégré dans la
personnalité de l’enfant et donc du futur adulte. En ce cycle
mercurien, la « relation spéciale » symbolisée par le signe est
de l’ordre d’une relation entre « je » et « Moi », de l’ordre du
mariage consciemment accepté entre le subconscient lunaire
et le conscient solaire. C’est aussi la phase où l’enfant équilibré
commence à se sentir fier de lui, de son comportement et de
ses activités. Et, bien sûr, il va chercher confirmation de cette
fierté auprès des adultes qui l’entourent, ses instituteurs, ses
parents, mais aussi auprès de sa toute nouvelle « bande de
copains ». C’est une phase où la validation parentale de cette
identité nouvelle est primordiale pour la confiance en soi du
futur adulte. Si le nouveau Moi n’arrive pas à être accepté et
intégré dans le psychisme de l’enfant, cela va provoquer un
déséquilibre psychique qui sera visible pendant la deuxième
moitié du cycle mercurien et l’enfant va commencer à se
comporter mal, de manière déséquilibrée et montrer les
signes d’une future délinquance sociale.

La phase Scorpion. Une fois le Moi de l’enfant consciemment


intégré et socialement validé, arrive la phase Scorpion
pendant laquelle l’enfant, tout fier de lui, va abandonner
définitivement toute trace du bébé qui reste en lui et prendre
définitivement contrôle de ses émotions, de ses paroles, de sa
spontanéité d’enfant. L’enfant commence à prendre
conscience qu’il y a une vie intime et une vie sociale et que les
deux doivent être séparées, que la vie intime doit être cachée
par la façade du Moi social. C’est la phase où l’on réalise que
pour être accepté socialement, il est nécessaire de bien cacher
toute trace de l’ancien bébé, c’est-à-dire du subconscient,
derrière ce nouveau Moi. C’est une phase de refoulement
émotionnel et d’apprentissage de la maitrise de soi. C’est l’âge
des derniers pleurs du garçon.

La phase Sagittaire. Une fois les problèmes de construction du


Moi réglés, vient la phase Sagittaire d’expansion socio
intellectuel. La strate supramentale commence à fonctionner
et la capacité d’abstraction mentale devient suffisante pour
l’étude des mathématiques et des sciences, pout tout ce qui
sera enseigné au collège. C’est aussi l’âge ou l’enfant voudra
aller au-delà de sa bande de copains de quartier pour aller
chercher d’autres relations, des relations qui vont lui apporter
une vision élargie du monde plutôt que la sécurité affective
d’enfants qui lui ressemblent. C’est la phase où l’enfant sortira
de plus en plus de son cocon familial, osera s’aventurer de plus
en plus loin, franchir ses propres limites, car il se sent de plus
en plus sûr de lui.

La phase Capricorne. Symbole du Surmoi, la phase Capricorne


sera celle où l’enfant va commencer à définitivement prendre
conscience du Moi qu’il vient de construire, de la place qu’a ce
Moi dans son milieu culturel, et pourra commencer à
indirectement le caractériser. C’est-à-dire qu’il va commencer
à revendiquer ses gouts et sa philosophie de vie. « j’aime ceci
et j’en suis fier », « je pense que c’est mal et je l’affirme haut
et fort », « J’aime les animaux et je veux devenir vétérinaire ».
C’est une phase de maturité où l’enfant Bélier du début de
cycle, perdu dans un environnement inconnu, s’est
transformé en ce jeune sûr de lui et responsable, avec une
identité bien affirmée et assumée.

La phase Verseau. Symbole de la remise en question sociale,


la phase Verseau du cycle mercurien va donc montrer un
début de remise en question des représentations mentales
acquises pendant ce cycle. L’enfant va commencer à réaliser
que nombre des idées transmises par ses parents ne sont pas
si exactes qu’il le pensait, ou ne correspondent plus à son
nouveau Moi. C’est une remise en question du Moi culturel
qui annonce le début de la crise d’adolescence qui va marquer
la première moitié du cycle suivant. C’est une période de tri
qui sera marqué par des épisodes de doutes, de recherches et
finalement d’abandon de certaines des représentations
mentales auxquelles l’enfant avait, jusque-là, cru sans douter.
L’attachement affectif aux parents est toujours là mais le
détachement intellectuel commence. En cas de Moi
difficilement intégré en phase Balance, c’est pendant la phase
Verseau que la rébellion et le malaise de l’enfant vont
franchement apparaitre et confirmer le problème.

La phase Poissons. Symbole du détachement de fin de cycle,


la phase Poisson va être celle où l’enfant va, psychiquement,
abandonner définitivement le milieu familial. Dans l’esprit de
l’enfant les parents chéris vont quasiment disparaitre pour
faire place « aux vieux ». Il a eu le temps de se développer
physiquement et son corps est celui d’un jeune adulte, de se
construire un Moi psychologiquement bien assumé,
d’augmenter sa connaissance théorique du monde, alors il est
temps de passer à la pratique et d’expérimenter ces nouvelles
aptitudes physiques et mentales à l’aune du monde extérieur.
En phase Poissons, tout cela reste encore du niveau du rêve et
du fantasme mais, en phase Bélier du prochain cycle, la
pulsion de vie reprendra ses droits et poussera le jeune à
passer à l’action.

Le cycle zodiacal vénusien

L’âge vénusien est la période s’étalant théoriquement de 14 à


21 ans. C’est l’instinct de reproduction qui est la base de l’âge
vénusien. Tout à coup, le corps se met à changer, à se
transformer pour prendre des caractéristiques sexuées, les
rythmes hormonaux à fluctuer dans le sang et à agir sur le
comportement, et le monde onirique et mental,
précédemment tourné sur lui-même, à perdre de son
importance pour s’intéresser à l’Autre, l’opposé polaire que
l’on dédaignait pourtant jusqu’à peu et qui devient, comme
par enchantement, l’objet de toute notre attention, tous nos
sentiments, tout notre désir. L’Autre, avec une majuscule,
désignant toute polarité qui nous est opposé et
complémentaire, tout ce qui est à l’extérieur des frontières de
notre Moi.

Cet Autre, qui nous attire et nous fait peur en même temps,
qui sème confusion dans notre esprit pourtant si clair
auparavant, cet Autre, opposé et pourtant complémentaire,
cet Autre qui va nous sortir de notre monde intérieur pour
nous ouvrir au monde extérieur où aventures, mais aussi
malheurs, nous sont promis. Le seul jeu qui nous intéresse
alors est le jeu de la séduction et du sentiment de pouvoir qui
va avec, jeu qui va nous permettre d’évaluer notre capacité
d’action sur le monde extérieur. Cet Autre va aussi être un
miroir qui va nous aider à définir les frontières de notre propre
Moi et nous aider à mieux nous connaitre, développant encore
plus le début de conscience de soi acquis en phase
mercurienne.

Le cycle vénusien est un cycle où la strate cognitive et


sentimentale seront en plein développement grâce aux
relations qui seront nouées pendant cette époque. Vivre des
relations avec les autres jeunes du même âge étant l’activité
principale de cet âge. La « bande de copains » n’étant pas
encore un collectif, puisqu’il n’y a pas ni but ni d’identité
commune, juste un groupe d’individus, mais cette période
prépare quand même le psychisme à la vie en société et au
développement du futur Moi social.

Au moment de l’âge vénusien intervient un autre facteur, qui


lui est parallèle, et que l’on nomme crise d’adolescence. Crise
ou une force intérieure, symbolisée par Uranus, c’est une
flambée d’individualité uranienne qui va nous pousser à jeter
à la poubelle une bonne partie de l’éducation, les parents, une
force qui est là pour nous pousser à quitter le cocon parental
et fonder notre propre noyau familial avec cet Autre qui nous
aura tant attiré. Dit autrement, c’est une période de conflit
entre le Moi authentique et le Moi culturel et une période de
croissance du Moi social.

Et pendant cette crise d’adolescence, la « fonction vénusienne


» sera de trier ce que l’on aime ou que l’on n’aime pas, entre
le « c’est bien » et le « c’est pas bien », trier les valeurs
auxquelles on adhère et celles que l’on renie, accumuler les
expériences sensorielles pour se faire une représentation
mentale du monde à laquelle sentiments et jugements de
valeur, symbolisés par le signe vénusien, seront étroitement
associés.

Les représentations mentales étant maintenant associées à


des sentiments et des valeurs, celles-ci s’engrammeront
définitivement dans la psyché pour donner une « personnalité
établie », un Moi sûr de ses représentations mentales, de sa
vision du monde, qui ne changera guère plus.

L’âge vénusien est la période la plus riche en changements,


expériences, développement, sentiments, amitiés et
finalement en souvenirs de la vie humaine. Le changement
physique va être marqué par une poussée hormonale qui va
apporter la dernière grande modification physique que
connaitra le corps humain avant que ne commence sa longue
dégradation. Le changement psychique va être marqué par
l’abandon définitif du foyer parental et l’ouverture totale au
monde extérieur dans lequel le jeune va plonger pour s’ouvrir
sur un nouveau monde, celui de l’altérité, en commençant par
le premier niveau d’altérité, l’altérité sexuelle.

C’est un âge qui sera marqué par une poussée de la fonction


sentimentale, fonction symbolisée par la planète Vénus. C’est
une force magnétique d’attraction/répulsion qui va
maintenant s’associer à toutes les représentations mentales
acquises ou à acquérir. Pendant les âges précédents cette
force magnétique était caractérisé par une dualité « c’est
bon/c’est pas bon », à l’âge lunaire, puis « c’est bien/c’est pas
bien » à l’âge mercurien. Elle va maintenant passer à la dualité
« j’aime/j’aime pas » pendant l’âge vénusien, avec ses
variantes du genre « j’adhère/je repousse », « j’intègre/je
refoule »…Ce changement sémantique entre le « C’EST bien »
et le « J’aime bien », le passage du « c’est », mettant l’accent
sur l’objet, au « je », mettant l’accent sur le sujet montre qu’en
phase vénusienne la vision du monde devient autocentrée,
c’est-à-dire passe par le filtre des préjugés et des aprioris
constituant le Moi. Autrement dit, lorsque le bébé ou l’enfant
« gobait tout sans aprioris » l’adolescent va devenir beaucoup
plus sélectif dans l’appropriation de nouvelles informations. Il
ne s’intéressera plus qu’à ce qui convient à sa nouvelle vision
du monde.

C’est un âge associé aussi à la recherche d’expériences vécues


car l’on devine que tant qu’une connaissance reste mentale
elle n’est qu’une pâle représentation mentale de la réalité et
que seul l’expérience vécue apporte une vraie connaissance
en profondeur des choses. Comme l’a dit Albert Einstein, « la
vraie connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste
n'est que de l'information ». Et la plus grande source
d’expériences nouvelles se trouve dans la relation à l’Autre.

La phase Bélier. C’est la phase qui va symboliser la pulsion


sexuelle qui va animer celui qui, au fond de lui, est encore un
enfant mais qui, tout à coup et sans comprendre pourquoi, va
sentir surgir en lui une étrange attirance pour ce sexe opposé
qui, jusqu’à maintenant, lui inspirait plutôt méfiance,
antipathie ou total désintérêt. Bien sûr, il ne sait pas quoi faire
de cette pulsion et cela va l’amener à de pathétiques
tentatives d’approche et des échecs qui vont le pousser à
sublimer cette pulsion dans la découverte d’altérités autres
que sexuelles. Va donc s’ouvrir un monde nouveau, immense,
dans lequel le préado va bravement se lancer et subir une
succession d’échecs et de succès, une succession
d’expériences, grâce auxquelles il va petit à petit commencer
à comprendre comment s’y prendre.

La phase Taureau. C’est la phase où la nouvelle pulsion


ressentie en Bélier sera canalisée et se sublimera en une
fonction sentimentale. En gros, si le jeune ne peut pas encore
vraiment aimer le sexe opposé il va se mettre à aimer, ou
détester, c’est-à-dire juger, des genres de personnes, des
types de comportement, des modes culturelles, des activités,
des pensées politique ou socio-culturelles. La Phase Taureau
est donc une phase de différenciation du monde entre « ce qui
est Moi » et « ce qui n’est pas Moi », ou en termes plus
modernes « ce qui est cool, fun, super… » et ce qui ne l’est pas.
La phase Taureau est une phase de triage entre, « ce qui
nourrit mon psychisme je prends, j’intègre en Moi », le reste
je zappe, je rejette.

La phase Gémeaux. C’est la phase d’étiquetage des


représentations mentales. Toute la connaissance du monde
du jeune ado, son Moi culturel, va être passé au peigne fin du
jugement et de la critique, en particulier le comportement
parental et le milieu social dans lequel il vit. C’est la phase
critique typique de l’adolescence ou le rejet est nécessaire afin
de laisser place à de nouvelles représentations mentales
venant de l’Autre, ce monde extérieur qui lui parait tout à
coup si riche et tellement plus intéressant que le monde
familial.

La phase Cancer. C’est la phase où un nouveau niveau de Moi


va être atteint en intégrant dans le psychisme tout ce travail
de tri fait depuis la phase Verseau du cycle précédent et en
synthétisant la nouvelle identité qui en ressort. Concrètement
c’est la phase où l’adolescent commence à s’identifier à un
courant collectif qui sera la base du développement de son
futur Moi collectif. Cette phase représente le phénomène
d’identification à une mode, un courant social, une idéologie,
identification typique de tout adolescence qui se passe
normalement.

La phase Lion. Fort de sa nouvelle « philosophie de vie », le


jeune va l’étaler comme on étale une nouvelle science, la
pratiquer, la vivre au quotidien et devenir son porte drapeau.
Fort de son nouveau Moi, il va chercher à l’exprimer pour,
inconsciemment, en éprouver la force et la beauté, cherchant
l’approbation, non plus de ses parents ou d’adultes
l’entourant, c’est un âge où l’on a plutôt tendance à fuir les
adultes, mais l’approbation de ses pairs, des gens qu’il aime et
qui l’aiment, du moins l’espère-t-il, et a besoin de le confirmer.
C’est aussi l’âge du flirt qui va permettre d’éprouver la qualité
de sex-appeal du nouveau Moi et de, subconsciemment,
préparer la phase Balance.

La phase Vierge. La Vierge va symboliser les échecs et


rebuffades apporter par l’expérience direct de la vie, de
l’Autre et les nécessaires réajustements psychologiques qui en
découlent. Après avoir bien exposer son nouveau Moi, le
jeune va subir rebuffades, moqueries et attaques de la part de
ceux qui ne partagent pas ses idées, ou s’apercevoir que
certaines ne collent pas vraiment à la réalité de la situation. La
phase Vierge va symboliser les doutes et remises en question,
d’autant plus douloureux que le jeune n’a pas encore
l’assurance en lui-même d’un adulte. Par contre il a toujours
une certaine flexibilité mentale qui lui permet de pouvoir
encore changer d’avis et de comportement sur certains points.
Une fois devenu adulte ce sera plus difficile.

La phase Balance. Symbole d’entrée dans la sphère


consciente, la phase Balance sera celle de l’ouverture
consciente à l’Autre. Le jeune a acquis suffisamment de
maturité et de confiance en lui-même pour enfin pouvoir
établir une véritable relation amoureuse avec un partenaire
qu’il ne considère plus comme un objet de son entourage mais
comme un sujet à part entière. La pulsion sexuelle du
Bélier/cycle vénusien se sublime en une « aventure
amoureuse » qui, même si le sexe est important dans
l’histoire, ne se résumera pas qu’à cela. Une véritable «
histoire à deux » commence, qui va ouvrir des terres
inconnues, celle de la compréhension en profondeur du
psychisme de l’Autre, et de l’oubli et du don de soi. La fonction
vénusienne va alors entrer dans sa tonalité supérieure, celle
de l’empathie.

La phase Scorpion. C’est la phase d’expérimentation de la


relation et du nécessaire équilibre entre don de soi et pouvoir
sur l’autre. Une fois la relation privilégiée bien établie, les
jeunes vont y expérimenter tous les jeux de séduction, de
compréhension en profondeur de l’autre, de pouvoir et
d’autorité. Expérimenter les conflits entre Moi qui sont
l’apanage de toute relation de couple. Les deux Moi vont
entrer dans une phase de tensions/relâchements, de « je
t’aime/tu m’embêtes », qui vont mettre à l’épreuve la qualité
de la relation amoureuse mais aussi la qualité de leur propre
personnalité.

La phase Sagittaire. Après cette intermède amoureux, retour


aux réalités sociales pour le jeune qui sort de l’adolescence. Il
atteint 18 ans et l’âge de la responsabilité civile, l’âge de
quitter le foyer parental et de subvenir lui-même à ses propres
besoins matériels. L’élargissement Sagittaire s’applique ici au
Moi social, quand le jeune va se retrouver « seul face à lui-
même dans les rues de la ville » et qu’il devra se débrouiller
en adulte. Au début, en phase Sagittaire cela lui procure fierté
et énergie pour attraper à pleine main ce monde social qui
s’ouvre à lui. Ses fantasmes d’adolescents vont enfin pouvoir
se réaliser, il n’en doute pas une seconde.

La phase Capricorne. En phase Capricorne, il va se heurter aux


dures réalités de la vie en société et réalisera que celle-ci ne
l’attend pas. Les fantasmes de jeunesse vont se dégonfler
comme baudruche percée, provoquant une phase de
maturation par confrontation aux limites qu’imposent la
réalité. Le jeune qui pensait que tout serait facile pour lui, va
réaliser que l’avenir n’est pas qu’une question de rêve et de
projets mais surtout de travail et d’intelligence pratique. Cette
période va aussi symboliser la phase de rejet définitif des
conneries de jeunesse. L’image de soi du jeune va « prendre
un coup de vieux ».

La phase Verseau. Le Verseau va symboliser la phase de


projection dans l’avenir professionnelle du jeune adulte.
Après les échecs vécus en phase Capricorne il va y avoir une
période de réadaptation du Moi pendant laquelle il va
commencer à se projeter de manière plus réaliste dans sa vie
future, et préparer plus ou moins consciemment le prochain
cycle solaire qui va symboliser sa vie d’adulte. Cela peut être
aussi une période de blocage et de refus des responsabilités
de la vie d’adulte et un virage vers une vie plus « marginale »
en cas de faiblesse psychosociale.

La phase Poissons. Phase de lâcher prise, les Poissons vont


symboliser « l’enterrement de la vie de garçon, ou de fille »,
moments où, pour oublier les doutes et les peurs qui l’assaille
face aux défis de la vie d’adulte le futur adulte va faire des
périodes de régressions en « se lâchant » aux cours de
quelques soirées bien arrosées, va fuir la pression sociale en
s’isolant au fond d’un bois ou va partir parcourir le monde à la
recherche de « la vraie vie ». Il finira toujours par revenir à la
réalité sociale du futur adulte car on ne s’échappe pas si
facilement de son Moi, ni de la réalité sociale.
Le cycle de la vie adulte/ l’âge solaire

Période s’étalant théoriquement de 21 à 35 ans. Nous


rentrons là dans les strates psychiques purement humaine,
l’âge adulte et la strate identitaire. C’est l’âge où le processus
de formation d’une identité individuelle va atteindre son
apogée.

C’est un âge pendant lequel le facteur société prend toute son


importance et l’intégration sociale sera le moteur principal de
nos décisions et de nos actes. Notre comportement devient
donc inconsciemment dirigé, non plus par nos instincts, notre
subconscient, notre nature, en tous cas beaucoup moins, mais
par nos décisions murement réfléchies et nos actes
consciemment posés. C’est un âge ou, légalement, nous
devenons responsables de ces choix et de ces actes. Nous
réclamons d’ailleurs haut et fort, auprès de notre milieu
familial, cette nouvelle responsabilité comme nous montrons,
plus ou moins fièrement, ce nouveau Moi qui deviendra le
centre de gravité de notre personnalité consciente, de notre
identité personnelle.

C’est un âge où l’avenir est une page vierge qui s’étale devant
nous et qu’il ne revient qu’à nous même de remplir, du moins
le croyons-nous, car le destin, la vie, symbolisés par les
planètes transpersonnelles, aura aussi son mot à dire.

C’est un âge ou la conscience de soi prend son ampleur pour


pouvoir construire consciemment ce Moi social avec les
valeurs et visions du monde acquises pendant les âges
précédents. C’est un âge où les trois Moi apprendrons, ou pas,
à cohabiter harmonieusement. D’autant plus que si l’on
devient parent, le Moi culturel va reprendre de la vigueur,
souvent au détriment du Moi authentique. En clair, les parents
vont sacrifier une partie de leurs idéaux de vie pour la sécurité
des enfants.

C’est un âge où, grâce à cette nouvelle conscience de soi, un


tri final sera fait avant de déclarer nos valeurs et visions du
monde définitivement « miennes ». C’est donc l’âge pendant
laquelle la strate identitaire va se former et rester la même
jusqu’à la prochaine crise d’individualité, dite « crise de la
quarantaine. »

Le signe et la maison solaire, ainsi que les aspects au Soleil,


vont donc montrer la structure principale autour de laquelle
le Moi se formera, avec ses valeurs et philosophie de vie,
rajoutant encore ainsi quelques notes supplémentaires, mais
cruciales, à la partition que joue une personnalité dans cette
symphonie qu’est la vie.

Le processus de développement psychique accéléré et surtout


naturel des âges précédents prend fin. Cet âge est plus
caractérisé par un développement psychique dû aux
expériences acquises sur le terrain social. Le psychisme ne se
développe plus mais se renforce grâce aux expériences
vécues, surtout aux plans relationnel et socioprofessionnel.
C’est une phase de fort développement du Moi social, souvent
au détriment du Moi authentique qui retentera une percée à
la crise de la quarantaine. Cette phase est aussi caractérisée
par la création d’un couple stable, propice à l’éducation des
enfants issus de cette famille, le Moi culturel va donc aussi
avoir son importance, jouer son rôle, surtout dans la première
moitié du cycle.

Cet âge, et les âges suivants, ne sont plus à voir tant du point
de vue d’un développement psychique chronologique, comme
les âges précédents, mais plutôt comme une juxtaposition de
moments à vivre, d’expériences à acquérir et de devoirs à
accomplir pour réaliser sa vie, vivre sa vie d’adulte, telle que
la société nous y pousse, faire ce qu’elle attend de nous, c’est-
à-dire fonder une famille et trouver un travail pour la faire
vivre.

Bélier. Ce n’est plus une poussée pulsionnelle, comme pour


les âges précédents, qui va pousser le tout nouvel adulte à se
lancer à corps perdu dans sa future vie mais la nécessité de
survivre, puisque maintenant il n’y a plus personne pour
subvenir à ses besoins à sa place. Il ne s’en retrouve pas moins
face à un avenir sous forme de page blanche devant lequel il
se trouve sans repères, devant se fier à son instinct et son
énergie de jeunesse pour se faire sa place. Alors il avance au
petit bonheur la chance. La phase Bélier est l’expérience du
courage, parfois l’inconscience, qui pousse le jeune adulte à
foncer tête baissée dans les opportunités que lui apporte la
vie, ou en suivant ses intuitions pour prendre ses décisions.

Taureau. Suivant la signification traditionnelle du signe,


assurer sa nourriture quotidienne et un toit pour y passer la
nuit est la première mission essentielle pour la survie de
l’adulte, pour lui et sa future famille. Assurer un salaire
suffisant pour avoir une vie confortable et sans trop de soucis
financiers vient ensuite pour satisfaire les besoins matériels de
l’adulte en période Taureau. La phase Taureau est l’expérience
du développement matériel, de l’acquisition de richesse, du
fantasme de « devenir riche » qui anime une grande partie des
gens.

Gémeaux. Fidèle à l’aspect mental du signe, La phase


Gémeaux va symboliser les moments passés à augmenter ses
connaissances, techniques et universitaires. Après le
développement matériel du Taureau, l’adulte comprend que
son développement intellectuel sera un atout essentiel pour
la réussite de sa vie. Études, lectures, apprentissages, telles
seront les activités privilégiées par l’adulte en phase Gémeaux
car il a compris que, comme le dit Charlie Chaplin, « Il faut
apprendre, non pas pour l'amour de la connaissance, mais
pour se défendre contre le mépris dans lequel le monde tient
les ignorants. ». La phase Gémeaux est donc l’expérience
intellectuelle qui est si importante pour avoir une bonne place
dans la société.

Cancer. En phase Cancer, après avoir consolider ses


ressources matérielles et intellectuelles, l’adulte se sent prêt
à créer une famille et assumer son devoir de perpétuation de
l’espèce. La conscience de ce devoir ne passe évidemment pas
par ces mots mais par une irrépressible envie, venue du fond
du subconscient, d’avoir des enfants, donc une famille,
symbole traditionnel du Cancer. A ce moment-là, le Moi subit
un saut quantique en passant de l’état d’enfant à celui de
parent, avec tous les changements, joies, soucis et
responsabilité que cela implique, une aventure riche en
expérience pour l’adulte qui en cherche.

Lion. Le signe va symboliser l’éducation des enfants c’est à dire


la transmission de son propre Moi culturel à ses enfants. Les
parents vont transmettre non seulement les codes culturels
mais aussi influencer l’enfant par leur propre personnalité, en
un phénomène de projection de leur Moi typique du signe. Le
Lion va symboliser le temps passé, et surtout la qualité de
l’interaction, de l’adulte avec ses enfants. Après l’expérience
de la relation affective Parent/enfant symbolisée par le
Cancer, voici l’expérience de la relation (senti)mental
parent/enfant en Lion. C’est aussi une phase où le Moi
individuel va atteindre sa pleine force, la pleine confiance en
lui-même, un âge où l’on se sent dans la pleine maitrise de son
corps, de sa conscience et de sa vie.

Vierge. La Vierge va symboliser le travail quotidien nécessaire


à assurer la survie de la famille, que ce soit au travail ou à la
maison. Le don de soi nécessaire à la sécurité matérielle des
enfants. Une fois lancée, la vie de famille fait rentrer l’adulte
dans une routine qui, pour certains, peut s’avérer pesante et
pour d’autres, rassurante. Mais c’est une routine dont les
jeunes enfants ont besoin pour satisfaire leur besoin instinctif
de sécurité. La vie de famille c’est bien mais cela enferme
l’adulte dans une bulle qu’il lui faudra bien percer pour que
son Moi social puisse se réaliser pleinement.

Balance. C’est une phase où le psychisme collectif va se faire


sentir et l’être humain va réaliser qu’il doit participer à la
société. C’est la phase où après s’être occupé de ses enfants,
de sa famille, il va être nécessaire de « s’occuper de la société
» et surtout d’y trouver sa réelle place. L’expérience acquise
dans la première moitié du cycle est assez grande, la
connaissance de soi et du monde sont suffisantes pour faire
un vrai choix de vie sociale et non plus être poussé par la
nécessité de survie familiale. On ne veut plus travailler pour «
assurer le quotidien », comme en Vierge, mais travailler pour
« trouver sa place dans la société ». C’est une phase de
réajustement professionnel guidé par l’ambition sociale.

Scorpion. Signe symbolisant les tensions entre différents Moi,


cette phase va symboliser la compétition entre adultes pour
accéder aux meilleurs boulots et aux meilleurs salaires
disponibles et accessibles. Symbole de l’abandon du Moi, c’est
une phase où l’oubli de soi, de sa famille et quelquefois des
règles de bonne conduite sont nécessaire pour y arriver.
L’adulte va exercer tous les pouvoirs qui lui sont disponibles
pour accéder à cette place qu’il convoite dans la société. Le
travail quotidien se transforme en lutte quotidienne de
l’adulte pris dans le processus darwinien de sélection sociale.

Sagittaire. Pris dans ce processus de sélection sociale, l’adulte


va, en phase Sagittaire, prendre conscience que l’on ne se
réalise pas psychiquement seulement par le travail collectif
mais surtout par l’expérience de la vie au-delà du travail. Cette
phase est celle de la prise de conscience que ce n’est pas en se
battant seul contre les autres que l’on y arrive socialement
mais en se créant un réseau de relations et d’entraide, qui, en
plus de faciliter les choses va apporter une chaleur humaine
qui va rendre plus chaleureuse la vie en société. C’est donc une
phase d’élargissement du Moi social, pendant laquelle l’adulte
va tenter d’élargir son champ de conscience par des relations
nouvelles, des expériences nouvelles, des connaissances
intellectuelles nouvelles.

Capricorne. L’adulte arrive à une certaine maturité qu’il


perçoit en comparant sa capacité à comprendre le monde qui
l’entoure avec celle qu’il avait à 20 ans. C’est donc une phase
d’auto-critique, de bilan sur sa vie. S’il en est suffisamment
satisfait, la vie continuera son cours ainsi. Si ce n’est pas le cas,
cela va enclencher une phase de retour sur lui-même pour
analyser les raisons profondes de cette insatisfaction, analyse
qui annoncera la crise de la quarantaine caractérisant le début
du prochain cycle.

Verseau. L’état des lieux fait en phase Capricorne va


enclencher une remise en question du parcours familial et
professionnel et des réajustements psychologiques qui
peuvent, en cas d’insatisfaction, replonger l’esprit de l’adulte
dans de nouveaux rêves de jeunesse irréalisés, de nouveaux
projets toujours remis à plus tard, le pousser vers une nouvelle
vie qui lui permettra non plus « d’assumer sa vie d’adulte
responsable » mais de réaliser ce qui couve au plus profond de
lui-même depuis l’adolescence, c’est-à-dire de réaliser son
Moi authentique.

Poissons. Pour changer de vie il va falloir avoir le courage de


tout abandonner, ou au moins en grande partie, ce qui a été
réalisé pendant ce cycle. Il y donc conflit entre le Moi social et
le Moi culturel, qui veulent prolonger le statuquo et le Moi
authentique qui va chercher à enfin se réaliser. La phase
Poissons va être celle du murissement mental et de
préparation psychologique nécessaire à la réalisation d’un tel
projet, en attendant que la poussée du Moi authentique sorte
du plus profond de notre âme et, en phase bélier, apporte
l’énergie, le courage et l’audace nécessaire à entamer un tel
changement de vie.
Le cycle du rééquilibrage vers le Moi
authentique et de la création/l’âge marsien

L’âge marsien. Période s’étalant de 35 à 50 ans. C’est la


période de réalisation de soi.

L’âge marsien est donc l’âge où le Moi va vouloir laisser une


empreinte sur le monde extérieur, se réaliser. Que ce soit à
travers l’éducation de ses enfants, réalisation de soi la plus
courante, la transmission de son savoir par l’enseignement, la
création d’un projet, individuel ou collectif, une œuvre
artistique ou littéraire…Bref, laisser une empreinte sur le
monde qui pourrait survivre à la mort physique du Moi, ou au
moins faire de nos rêves une réalité. La plus générique des
créations étant la formation, l’éducation de nos enfants.

Cette période coïncide aussi avec une crise de type uranienne,


c’est-à-dire une crise ou la force qui est derrière le Moi
authentique va ressurgir, la « crise de la quarantaine ». Une
des caractéristiques de cette crise est une prise de conscience
soudaine que la voie sociale dans laquelle nous sommes
engagée est trop éloignée de notre individualité et ne nous
permet pas de nous réaliser d’une manière qui soit
authentique. Il peut, à ce moment-là, y avoir un changement
de cap nécessaire pour que la phase de réalisation
corresponde à un projet qui nous tient à cœur et non pas un
projet qui vient de la pression sociale. C’est une phase de
rééquilibrage entre les trois Moi.

Le signe et la maison où se trouve Mars, et ses aspects, dans


le thème de naissance vont donc montrer cette facette de la
personnalité qui apparait lorsque nous sommes en phase
marsienne et, par extension, le ou les domaines de
prédilection dans lesquelles nous pourrons pleinement nous
exprimer.

Ce cycle de résurgence du Moi authentique va correspondre à


l’âge marsien où ce qui va chercher à s’exprimer est ce qu’il y
a au plus profond de nous, au plus profond de l’âme, la «
mission de notre incarnation » et non plus la simple expression
de nos idées du moment, de nos émotions ou de notre
créativité artistique ou mental du jour, comme le veut la
symbolique marsienne classique.

Ce cycle va de la simple réalisation de soi à celle un projet de


vie, la création d’une œuvre, d’une entreprise, ou juste d’une
nouvelle vie plus conforme à nos rêves, toutes activités où la
fonction marsienne va être utilisée, mais cette création sera la
« création de notre vie », celle qui demande beaucoup de
travail, d’énergie, de don de soi et surtout une authentique
inspiration qui vient du plus profond de nous-même.

Le cycle zodiacal marsien sera assez proche du cycle solaire,


au niveau des expériences abordées, la différence venant de
la zone du Moi développée, social pour le cycle solaire,
authentique pour le cycle marsien, mais le Taureau exprimera
toujours une attention portée sur les ressources matérielles et
le Gémeaux une attention portée sur les ressources
intellectuelles. Nous irons donc un peu plus rapidement dans
la description du déroulement du cycle.

Bélier. C’est la phase où une poussée irraisonnable et


irraisonnée venant de l’inconscient, de l’âme donne enfin le
courage de passer à l’action pour « se retrouver », « vivre sa
vraie vie », « réaliser ce projet qui nous tient à cœur depuis si
longtemps »…Le Moi authentique va chercher à retrouver une
position plus équilibrée avec les autres composantes du Moi
et l’adulte va commencer à assumer ouvertement, et
courageusement, ses « délires », « ses folies idéalistes » ou du
moins ce qui est considéré comme tel par le reste de la société.

Taureau. Bien sûr, toute folie étant, il reste nécessaire


d’assurer sa survie matérielle. Mais cela devient plus facile
qu’au cycle précédent car il n’y a plus le poids de la
responsabilité d’une famille à nourrir. La réalisation de soi
passe avant la sécurité matérielle mais pourtant, sans matière,
sans argent, pas de réalisation.

Gémeaux. Après avoir défini officiellement son nouveau


projet, il faut maintenant l’étayer par la maitrise intellectuel
et pratique du nouveau métier choisi, du nouveau projet de
vie endossé. La phase Gémeaux va là encore représenter les
nombreuses heures d’apprentissage nécessaires à se préparer
mentalement et intellectuellement à la réussite du nouveau
projet de vie.

Cancer. La nouvelle identité commence à prendre forme et


l’ancienne à devenir un vieux souvenir. Les enfants, devenus
jeunes ou déjà adultes, n’ont plus besoin des parents. Le Moi
culturel est mis de côté, a moins que le nouveau projet soit lié
à sa culture, ou alors faire les enfants que l’on n’avait pas
encore. Le Moi social se transforme pour intégrer le Moi
authentique, de gré ou de force. Un nouveau Moi se créé
intérieurement et, si l’équilibre est trouvé, un sentiment de
plénitude, de fierté d’avoir enfin pu faire ce que l’on rêvait de
faire, apparait.
Lion. En Lion, le nouveau projet est enfin lancé, il est en cours
de réalisation. Avec ce sentiment de fierté de soi qui va
s’exprimer ouvertement et la nouvelle identité arborée avec
la confidence de quelqu’un qui n’a fait que cela toute sa vie.
L’énergie qu’apporte le fait de vivre son Moi authentique sera
pleinement expérimentée en phase Lion et le travail effectué
dans la joie et la bonne humeur de quelqu’un qui a trouvé son
équilibre psychique.

Vierge. La Vierge symbolise le travail à fournir pour ancrer ce


projet dans la durée et en faire une nouvelle routine de vie.
Mais cette nouvelle vie ne devrait être soumise qu’à peu de
difficultés, juste des difficultés techniques facilement
surmontables, pas de difficultés psychologiques car cette
nouvelle vie a été choisie en pleine conscience et est le reflet
de notre plus profonde identité. Dans ces conditions rien ne
peut nous faire douter et l’énergie est donc là pour accomplir
tout le travail nécessaire à l’achèvement du projet.

Balance. Le projet lancé en phase Bélier abouti. Un nouvel


équilibre entre Moi authentique et Moi social est trouvé, il est
conscientisé et le bonheur est là. Il ne reste plus qu’à
développer ce nouveau Moi, à l’intégrer et le faire reconnaitre
socialement, pendant l’autre demi-cycle.

Scorpion. La phase Scorpion va symboliser tout le travail de


reconnaissance sociale nécessaire pour un projet qui, à la
base, était considéré comme « une folie » par cette même
société. Le but est que la société reconnaisse enfin le bien
fondé d’un tel projet de vie et son utilité sociale.

Sagittaire. Cette phase va représenter l’acceptation et


l’intégration par la société du résultat du projet de vie, ou son
rejet définitif. De toute façon ce que l’on avait à faire est fait
et, quel qu’en soit le résultat, le sentiment du devoir accompli
reste là.

Capricorne. Le Capricorne va symboliser la période où le


projet une fois abouti, la création une fois achevée, il est
nécessaire pour le créateur de s’en détacher afin qu’elle
puisse vivre de façon autonome sa propre vie, comme toute
création aboutie et ayant une destinée sociale. Un recul, une
prise de distance, se fait naturellement entre la création et son
créateur, chacun ayant une vie et une destinée qui lui est propre.

Verseau. Le signe va symboliser la dissémination dans la


société de la création, si elle connait un certain succès. Que ce
soit de nouvelles idées, de nouveaux concepts, de nouveau
produits, la société les récupère et les intègre en elle pour
évoluer. En astrologie mondiale, le Verseau représente la
phase où de nouvelles idées s’intègrent dans la conscience
collective, ou plus précisément dans l’inconscient collectif,
grâce aux inventeurs individuels inspirés par les énergies
uraniennes.

Poissons. Le signe va symboliser le détachement définitif du


créateur vis-à-vis de sa création, par le don qu’il en fait, de plus
ou moins bon gré, à la société qui, de toutes façons, ne lui
demande plus vraiment son avis, ou juste symboliquement,
par respect. C’est l’acceptation de la rupture avec sa créature
pour que le créateur puisse s’en libérer psychiquement et
continuer à créer.
Le cycle de la maturité / l’âge jupitérien

L’âge jupitérien est la période allant de 50 à 65 ans. Jupiter


étant la planète symbolisant l’expansion et l’optimisme, c’est
une phase où l’on va profiter des fruits de notre vie. Phase
d’optimisme, comme le montre la psychologie clinique en
général et cette enquête Eurobaromètre en particulier (voir
courbe ci-dessous), le bonheur subjectif des européens va
connaitre un point bas pendant la phase marsienne, parce que
nous n’avons pas le temps de penser à nous-même pendant
cette période, puis une remontée en flèche à partir de 50 ans
avec un pic à 65 ans.

C’est une phase ou la réalisation marsienne est achevée, ou


ratée, mais nous en sommes de toute façon débarrassée. Les
enfants sont grands, les projets achevés, et nous pouvons
enfin commencer à penser à profiter de la vie, en fonction de
nos moyens financiers, pendant que nous en avons encore
l’énergie. Cela ne veut pas dire que nous n’ayons plus de
projet de réalisation de soi, mais les enjeux ne sont plus les
mêmes en ce sens que nous n’avons plus rien à prouver, aux
autres comme à nous-même.

C’est aussi la période où l’esprit acquiert une « vision


politique » des choses, la strate supramentale bien
développée, procurant une maturité mentale qui permet de
comprendre enfin toutes les complexités de la vie sociale et
de profiter de cette compréhension et des liens sociaux
entretenus pour grimper au plus haut de l’échelle sociale, tout
au moins pour ceux dont le collectif est une valeur importante
dans leur personnalité. Ce sera donc une phase de forte vie
sociale pour ceux qui en ont le besoin.

Bélier. On va chercher des expériences nouvelles, toutes celles


dont on rêvait mais que l’on n’a pas eu l’occasion de vivre par
manque de temps ou d’argent. On a la tête pleine de projets
d’expériences nouvelles. Seul le temps, l’énergie et l’argent
vont manquer pour les vivre toutes.

Taureau. On va profiter des biens matériels accumulés


pendant notre vie ou en acheter certains dont on rêvait depuis
longtemps. C’est aussi une période où l’on pourrait
rapidement engraisser physiquement si l’on y prend pas
garde.

Gémeaux. On va profiter de notre temps libre pour apprendre


sur certains sujets qui nous intéressaient mais qui, étant
considéré comme improductifs, avaient été relégués en
arrière-plan. La curiosité mentale est toujours là mais les
capacités de concentration et de mémorisation sont en baisse,
ce qui donne une vision plus superficielle des sujets abordés.
Cancer. On va prendre plus de temps à passer avec sa famille
et ses petits-enfants et gouter les joies de l’affection familiale.
C’est la période où face aux petits enfants on réalise souvent
que l’on ne s’est pas assez investi dans l’éducation de nos
propres enfants. On veut rattraper le temps perdu à ce sujet.

Lion. On va utiliser son temps et son argent à certains loisirs


qui nous tiennent à cœur et nous occupent ainsi qu’à gouter
aux plaisirs de la vie. Le bonheur avant tout, avec le luxe de se
comporter de façon égocentrique, après avoir tant donner, tel
est notre nouveau mot d’ordre.

Vierge. L’empathie du signe va nous pousser à utiliser notre


temps de libre et notre argent non plus pour satisfaire des
besoins égotiques mais pour aider ceux qui en ont besoin. Le
temps libre sera donc utilisé à des activités caritatives et
humanitaires, en guise de remerciement à la vie de nous avoir
tant donner. Un merci karmique typiquement Vierge.
Balance. Le retour d’âge et l’approche de la vieillesse vont
pousser certains à vivre une « dernière expérience amoureuse
» pour leur donner l’illusion d’une nouvelle jeunesse. C’est
l’âge des vieux Don Juan et autres cougars. Bien sur les
sentiments ne sont plus aussi vifs qu’ils étaient à vingt ans, les
égos moins sensibles, mais c’est justement cette différence qui
va nous faire vivre la relation privilégiée d’une manière plus
sereine, plus harmonieuse, plus Balance.

Scorpion. Ce signe va symboliser le pouvoir donné par


l’expérience de toute une vie et le besoin de s’en servir pour
diriger un groupe de gens, en particulier des jeunes qui sont
plus facilement manipulables. Le grand pouvoir qu’apporte
l’expérience de la vie, l’apparence du vieux sage, la
compréhension des choses, il est si tentant d’en user et en
abuser sur les psychismes plus jeunes et naïfs. Pour le bien de
la société dans le cas d’un enseignement, pour la satisfaction
personnelle dans le cas d’un abus de pouvoir.

Sagittaire. C’est la phase où la vieillesse commence à


physiquement se faire sentir et où un baroud d’honneur vient
sonner aux portes de notre mental, comme un défi au
vieillissement. C’est une phase où le refus de vieillir se fait
pressant et nous pousse à « refaire des conneries de
jeunesse », mais en toute conscience cette fois, c’est donc
beaucoup moins rigolo. Qu’on le réalise ou pas, ce baroud
d’honneur, il annonce de toute façon la venue du Capricorne
et sa prise de conscience de la baisse d’énergie physique et
psychique. Le Sagittaire peut aussi symboliser l’envie d’utiliser
son temps et son argent pour voyager à l’étranger et découvrir
de nouveaux paysages. C’est le signe des retraités voyageurs.

Capricorne. A partir du Capricorne, le cycle prochain, le cycle


saturnien de la vieillesse et du détachement, commence à se
faire sentir et un premier phénomène commence à
apparaitre, celui de la baisse d’énergie, dont on prend
conscience en phase Capricorne. On voudrait encore faire
plein de choses mais on réalise qu’on a plus l’énergie pour.
L’acceptation de ce fait devrait se faire en cette phase
Capricorne. L’acceptation que le pouvoir conscient que l’on
exerçait sur sa vie et celle des autres doit être abandonné
définitivement et qu’il est temps de retourner se faire porter
par le flot de la vie subconsciente/inconsciente.

Verseau. L’acceptation de la baisse d’énergie en Capricorne va


entrainer des changements dans la vie quotidienne et
demander un meilleur contrôle de soi, de ses émotions et de
ses comportements. C’est une phase de retour sur soi et de
réévaluation qui vont préparer le prochain cycle. C’est aussi
une phase où cette constatation, la fin de vie qui approche, va
nous pousser à transmettre notre savoir-faire à quelqu’un qui
voudra bien prendre ce relais.

Poissons. La phase de réévaluation se poursuit avec une forte


tendance de son mental à se replonger dans sa vie passée pour
l’analyser et tenter, si cela est encore possible, une ultime
réadaptation comportementale pour pouvoir entrer dans le
prochain cycle avec une vision lucide de soi-même. Sinon, le
prochain cycle sera marqué non pas par un détachement
volontaire mais par une régression psychique et mentale, et
donc physique, inaliénable.

Le cycle du détachement / l’âge saturnien

C’est la période s’étalant au-delà de 65 ans. Dans la tradition


astrologique, Saturne symbolise à la fois la vieillesse et la
sagesse. C’est, dans nos sociétés, l’âge moyen du départ à la
retraite.

C’est donc une phase de retrait de la vie sociale et de retour à


soi-même. La partie consciente du psychisme baisse en force
et la partie subconsciente/inconsciente reprend les rênes.
C’est aussi une période de baisse de l’énergie vitale. Ce retour
sur soi va donc surtout se faire intérieurement et la personne
saturnienne va commencer à revisiter sa vie passée pour
prendre conscience de la signification profonde des
évènements qui ont jalonné sa vie et gagner ainsi en sagesse,
du moins théoriquement.

L’esprit, en se détachant petit à petit des contingences de ce


monde, va se préparer à la fin du cycle

Cycle saturnien, ce cycle va être celui du détachement et de la


préparation à franchir le seuil de la mort dans le meilleur état
psychique possible. Et pour être prêt il faut justement s’être
détaché de tout et ne plus rien attendre de la vie, même plus
qu’elle nous tienne en vie. Une des caractéristiques
psychologiques de cette phase va être ce retour de la mémoire
personnelle qui va plonger la personne âgée vers une
autoanalyse de sa vie et, par cet effet de vision extérieure, s’en
détacher naturellement.

Bélier. La prise de conscience de la perte d’énergie qui a


débuté en Capricorne du cycle précédent arrive pleinement à
la conscience car cette perte est maintenant quotidienne et
nous empêche de nous jeter dans toute opportunité pouvant
encore se présenter.

Taureau. Détachement des biens matériels. On mange


beaucoup moins, on a plus besoin de grand-chose et encore
moins d’envie d’acheter quoi que ce soit. C’est plutôt une
phase pour se débarrasser de ce dont on a plus besoin.

Gémeaux. Ici, le détachement sera d’ordre mental et l’on aura


tendance à cherche le calme et la tranquillité d’esprit plutôt
que l’agitation d’une conversation acharnée. Parler pour ne
rien dire commence à nous fatiguer.
Cancer. Détachement du Moi. L’identité si marqué et le
caractère bien trempé d’autrefois s’émoussent.
Intérieurement, nous sentons que nos idées ne sont plus aussi
claires qu’avant. A l’image de la vue, le contour des choses se
floute et, si nous percevons encore bien le fond des choses, la
forme nous échappe et nous intéresse de moins en moins.

Lion. Du coup, on a tendance à être beaucoup moins affirmatif


qu’avant, d’autant plus que les choses, la société, ont bien
changé et que l’on est plus vraiment au courant. Ou, si on se
permet de l’être encore, on perçoit vite qu’en face ils ne disent
oui que par respect pour les vieux mais n’en pense pas moins.
Alors, pour éviter plus de honte de soi, on se tait.

Vierge. C’est le signe où l’on va commencer à s’observer face


à l’idée de la mort, qui devient mentalement de plus en plus
présente. A voir comment notre subconscient et notre
conscient réagissent. C’est la phase où l’on joue avec cette
idée afin de l’apprivoiser d’autant mieux.

Balance. Le détachement va se faire au niveau relationnel.


C’est la phase où la relation ne se fera plus entre deux Moi,
puisque ces Moi se sont considérablement émoussés mais
entre deux âmes, deux subconscients, qui n’utiliseront plus
que l’amour pour se relier et non plus les mots. C’est une
phase où la notion de « vrai amour » et l’importance que cela
a dans la vie apparait à la conscience.

Scorpion. Dans la continuité du signe précédent, c’est la phase


d’expérimentation de ce vrai amour qui, l’on s’en rend compte
à ce moment, est l’exact opposé à la notion de pouvoir qu’aura
symbolisé ce signe pendant toute la vie.
Sagittaire. Le Moi est désintégré par l’amour et la conscience
de l’essentiel des choses n’en est que plus lucide. Alors, vu
qu’elle n’est plus exprimable par des mots, ou se contente de
baigner dans cette conscience en attendant la mort.

Capricorne. Verseau. Poissons. C’est l’étape final du


détachement, mental, psychologique, égotique et enfin
physique ou l’être, l’individu né en Phase de Bélier de début
de vie n’est plus que l’ombre de lui-même. Seul reste cette
âme qui n’attend plus qu’une chose, se replonger dans l’océan
du psychisme collectif, s’y ressourcer, pour pouvoir renaitre
sous une autre forme psycho-physique.

Ainsi en est-il du cycle de la vie.


Conclusion

Après avoir ingurgité toute ces informations la question


légitime est de savoir qu’en faire. Comment mener une
consultation d’astropsychologie ?

Comme je l’ai déjà dit en début d’essai, l’astropsychologue ne


prétend pas mieux savoir que le consultant ce qu’est sa vie. Il
ne prétend pas décrire sa vie, passée actuelle et future, en
fonction de ce qu’il voit dans son thème. Il prétend juste être
un miroir qui, pendant le temps de consultation, va lui
renvoyer une image de lui-même, va l’aider à acquérir un recul
qui va lui permettre de s’observer et de changer de point de
vue sur lui-même. L’astropsychologue va donc simplement
aider le consultant à développer son Surmoi, l’aidant ainsi à
développer une lucidité qui fait souvent défaut, l’aider à se
comprendre et à s’accepter tel qu’il est, le coacher dans une
perspective de prise en main psychologique et d’amélioration
de la vie quotidienne, ou le coacher dans le cadre de la
concrétisation d’un projet personnel. Dans cet objectif
l’astropsychologue utilisera non seulement la technique
astrologique mais aussi les nombreuses techniques de PNL, de
thérapies rapides et autres outils de coaching reconnus.

Face au thème du consultant, l’astropsychologue va


commencer par dessiner mentalement les grandes structures
psychiques du consultant. En commençant par le triplet
Lune/Soleil/Asc, les signes et maisons occupés, puis le quatuor
Soleil/Mercure/Vénus/Mars, les planètes du collectif et les
aspects aux transpersonnelles. Tout cela permettra d’avoir
une vision d’ensemble de la structure psychique du consultant
et d’estimer l’équilibre individuel/collectif,
intraverti/extraverti, entre les différents Moi, entre le
subconscient et le conscient, la force du transcendantale sur le
psychisme…
C’est ensuite grâce à une série de questions posées au
consultant que l’astropsychologue peut l’amener à regarder sa
vie, observer tel ou tel comportement encore subconscient,
remarquer l’influence d’une idée racine sur sa vie quotidienne,
réévaluer ses projets de vie en fonction de la réalité du
moment présent, débusquer une contradiction entre une
philosophie de vie que l’on proclame ouvertement et un
comportement qui dit l’opposé, confirmer un état d’esprit qui
est en train de changer depuis quelque temps…
Il est pour cela important que l’astropsychologue laisse parler
le consultant, ne lui coupe pas la parole et se contente de le
diriger à l’aide de quelques questions qui viendront
spontanément à l’esprit, au bon moment.
Il peut être intéressant de commencer par lui faire prendre
conscience du Je qui a été recouvert par le Moi individuel.
Demander au consultant de se remémorer ses comportements
de jeune enfant, ou ce qu’en disait ses parents. Les peurs et les
rêves de ce jeune enfant. Puis de réfléchir sur l’influence de
l’éducation sur sa personnalité actuelle. Comment a été
intégrée cette éducation. Comment se comportait le jeune
consultant face à cette éducation, puis au monde des adultes en
général. Comment s’est formé son Moi culturel.
L’astropsychologue se contentant de voir l’adéquation du récit
avec le thème et d’en déduire quelques remarques qui peuvent
aiguiller et aider à approfondir les souvenirs du consultant.
Il est ensuite intéressant d’observer comment le Moi
authentique est réapparu pendant la crise d’adolescence,
d’analyser la réaction des parents mais surtout la réaction du
consultant face à la réaction des parents. L’humain ayant
tendance à projeter ses problèmes sur les autres, il est important
de souvent ramener le consultant à parler de lui, dès qu’il se
permet à parler des autres, du monde extérieur. Quand il
commence à se plaindre de tel personne ou de tel évènement
qui ont eu un impact sur sa vie, posez la question du pourquoi
il réagit ainsi face à cet évènement, pourquoi n’a-t-il pas fuit la
relation qu’il dit toxique, quel est sa part de responsabilité dans
cet impact sur sa vie, toujours ramener le consultant à son
propre comportement, car il peut avoir un contrôle sur ce
comportement alors qu’il ne peut pas avoir de contrôle sur les
évènements ni sur les comportements des autres.
Quels rêves et projets d’avenir sont apparu au moment de
l’adolescence ? Ces projets ont-ils pu ou non se réaliser,
s’intégrer dans le Moi social du consultant ? Quelle importance
et quelle forme a pris le Moi social dans la personnalité du
consultant ? Qu’en est-il de l’équilibre entre psychisme
individuel et psychisme collectif dans la personnalité actuelle
du consultant ? Cet équilibre est-il satisfaisant ou pas ? Si
déséquilibre il y a, d’où vient-il, a quoi est-il du ?
Finir la consultation par l’étude du thème progressé et des
transits du moment de la consultation permet de donner un sens
aux évènements actuels, de se projeter un peu dans le futur et
de donner au consultant des perspectives d’évolution pour les
mois et années qui suivent.
C’est donc une consultation qui laissera au consultant les mots
pour se définir, les clés de sa destinée, l’espoir d’un avenir
meilleur et les outils pour y arriver. Elle peut durer une heure
pour une simple actualisation du moment présent, donner un
sens aux évènements, ou toute une vie pour celui qui sait que
l’on en fini jamais vraiment avec la connaissance de Soi.

Denpasar, le 24 décembre 2020