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Cours de Topographie

Enseignant: Adrien LANKOANDE


Année Scolaire 2020-2021

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Table des Matières

CHAPITRE I : Le Cheminement

1 Définitions
2 Le Cheminement en mode décliné
3 Le Cheminement en mode goniométrique
4 Le point Nodal Planimétrique

CHAPITRE II : Le Levé Tachéométrique

1 Généralités et définitions
2 La reconnaissance
3 La matérialisation du canevas
4 Organisation du levé tachéométrique
5 Composition de la brigade
6 Liste du matériel pour un levé tachéométrique
7 Techniques de mesures indirectes des distances et des dénivelées

CHAPITRE III : Notions d’implantations et calcul de surface


1 Implantations
2 Calcul de Surface

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CHAPITRE I : Le Cheminement

1- DEFINITIONS

Le cheminement est la technique usuelle de la topométrie ; elle est délicate et


difficile et ne peut s’acquérir que par l’habitude et le métier. C’est par excellence la
méthode d’interpolation rapide qui permet d’obtenir la densité requise pour les points
du canevas et le levé des détails : le cheminement n’est pas une fin en soi ; le but du
levé est le plan dessiné et coté, mais le cheminement est l’intermédiaire obligé entre les
points de triangulation complémentaire et le levé proprement dit.

Nous rappelons qu’un cheminement est constitué par une ligne polygonale, de
parcours plus ou moins sinueux, dont la position des sommets est déterminée de proche
en proche connaissant la longueur des cotés successifs et leur gisement. Tout
cheminement est obligatoirement tendu entre deux points connus en coordonnées, qui
sont soit des points de triangulation, soit des points déjà calculés appartenant à d’autres
cheminements.

Deux procédés sont utilisés en cheminement : le mode décliné et le mode


goniométrique. Dans le mode décliné, on observe directement le gisement de chaque
côté par lecture du limbe du tachéomètre orienté vers le nord (magnétique,
géographique ou de la projection) à l’aide du déclinatoire, aiguille aimantée que l’on
maintient entre des repères solidaires du limbe.

Dans le mode goniométrique, connaissant un gisement initial, on déduit les


gisements des côtés de proche en proche par mesure des angles aux sommets successifs
de la polygonale.

L’étude théorique de ces modes, conduit à des conceptions diamétralement


opposées, qui seraient tout à l’avantage du mode décliné si les caprices de la
déclinaison n’étaient malheureusement pas incompatibles avec la notion de précision.
Nous passerons successivement en revue le mode décliné et le mode goniométrique.

2- LE CHEMINEMENT EN MODE DECLINE

2.1 Définitions

Au point de vue physique on peut assimiler grossièrement la terre à un aimant


sphérique, qui aurait deux pôles magnétique, l’un le pôle Nord situé dans la région
septentrionale du Canada ; l’autre le pôle Sud étant situé en terre Adélie.

- La déclinaison magnétique (DM) en un point de la terre est l’angle que fait le


méridien géographique et le méridien magnétique en ce point et à un instant
donné. Elle varie dans le temps et dans l’espace. (fig 1).
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- Le Nord Géographique (NG) est la direction donnée par le méridien
géographique vers le Pole Nord. (fig 1).

- Le Nord Magnétique (NM) est la direction donnée par l’aiguille aimantée d’une
Boussole. (fig 1).

- Le Nord de la Projection est la direction des Y positifs relatif au système de


coordonnées utilisé. En France on utilise le plus souvent le Nord Lambert. (fig 1).

- La convergence du méridien (C) est l’angle compris entre le nord de la


projection et le nord géographique. (fig 1).

- Un azimut Géographique est un angle horizontal compté à partir du nord


géographique.(fig 1).

- Un azimut Magnétique (AM) est un angle horizontal compté à partir du nord


magnétique. (fig 1).

NG
NM Y
C
DM
B
V
AG

AM

2.2 Les Variations de La Déclinaison.

La déclinaison en un lieu, bien que n’obéissant pas aux lois géométriques de la


distribution magnétique sur une sphère parfaite pourrait cependant y être constante. Il
n’en n’est rien et diverses causes d’erreurs viennent en chaque point perturber la valeur
expérimentale que l’on pourrait tirer de la lecteur brute des cartes magnétiques :

Nous allons étudier ces causes d’erreurs :


 Variations locales : Ce sont des causes influençant localement la direction de
l’aiguille aimantée. Elles sont dues à la présence des masses perméables au
magnétisme, métaux ferreux, minerai de fer, etc… qui donnent à la direction
locale de l’aiguille une anomalie fréquemment décelable, mais pas toujours
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susceptible d’être calculée. Lorsque de telles anomalies sont constatées, le
mode décliné doit être proscrit pour le levé en cours.
On s’éloigne généralement d’une dizaine de mètres de toutes parties métalliques
visibles importantes, d’environ deux mètres des canalisations souterraines de quelques
dizaines de centimètres de petits objets métalliques.

 Outre les causes d’erreurs d’ordre accidentel et imprévisible du genre de celles


que nous venons de citer, il existe d’autres anomalies bien étudiées, sinon bien
connues.

 Variations diurnes : en un lieu donné la déclinaison varie au cours de la


journée. C’est de 6 heures à 9 heures et de 12h à 15h TU qu’elle est la plus
stationnaire. Elle est minimale à 8 heures TU et Maximale à 14 heures TU.
Le plus souvent on décline l’appareil au moment ou la déclinaison est maximale
vers 14 TU ce qui permet d’obtenir des corrections de même sens.

 Variations séculaires : La valeur annuelle de déclinaison varie d’une année sur


l’autre

fig (2).
2.3 Déclinaison du Tachéomètre.

Décliner un tachéomètre consiste à orienter le zéro du limbe vers une direction


voulue, Nord magnétique, Nord géographique, Nord de la Projection. On décline
habituellement le tachéomètre une seule fois par zone, ou l’on considère la déclinaison
magnétique comme constante. Pour décliner l’appareil selon le Nord LAMBERT on
procède de la manière suivante.

On stationne un point S connu en coordonnées LAMBERT d’ ou on vise un point


éloigné P connu et visible.

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- On affiche sur le limbe la lecture correspondant au Gisement calculé de SP et
on vise le point P avec le mouvement général. Le zéro du limbe se trouve en
direction des Y positifs de la direction LAMBERT.

- Avec le mouvement particulier on fait tourner l’appareil j’usqu à ce que le


déclinatoire soit calé et on fait la lecture sur le limbe de l’angle horizontal (H)
qui est le Gisement de la direction du Nord Magnétique. La quantité (400-H)
correspond à la déclinaison magnétique.

On réitère les opérations en visant plusieurs points connus pour s’assurer de la valeur
de H. On connait ainsi la direction du nord Lambert par apport au nord magnétique. A
chaque station il suffit d’afficher sur le limbe la lecture H, puis de caler le déclinatoire
avec le mouvement général, le zéro du limbe se trouve à nouveau dirigé vers le nord
Lambert. Tous les angles lus avec le mouvement particulier sont des Gisements.

- On peut sans difficulté orienter le zéro du limbe vers le nord magnétique, les
angles lus sont des azimuts magnétiques (gisements magnétiques). Si on
connaît la convergence des méridiens de la zone centrale du chantier, on
oriente le zéro du limbe vers le nord géographique et on obtient des azimuts
géographiques (Gisement Géographique).

2.4 Déviation locale.

Le théodolite étant décliné, on observe directement le Gisement direct et inverse


de chaque coté du cheminement fig (3).

On aura dons G 12 ≈ G 21 ± 200

y y
y
y G 1,2
y y
y
G 2,3
y

1
2 3

G 2,1
B ( X, Y)
G 3,2 i-1 n-1
A ( X, Y)

fig (3).

Si l’écart entre le gisement direct et inverse d’un même coté excède une
trentaine de centigrades, on considère qu’il y’ a anomalie locale faisant dévier l’aiguille
aimantée. Cet écart doit nécessairement se retrouver sur l’un des cotés suivant dès que
la zone perturbée est dépassée.
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Suivant l’heure et l’époque des observations on apporte les corrections aux
gisements selon le graphique de la figure 2. Ce qui permet de les comparer entre eux.
L’appareil étant décliné au moment de la déclinaison maximale les angles lus avant et
après 14 H TU sont inférieurs à ce que devraient être les gisements. Les corrections à
leur apporter sont donc positives.

2.5 Fermeture et Tolérance Planimétriques

Il n’ y’ a pas de fermeture angulaire puisque les gisements des cotés sont


observés directement et d’une manière indépendante. On obtient un écart de fermeture
planimétrique du aux erreurs opératoires dans la mesure des gisements v et des
distances l.

Si on considère un cheminement parfaitement tendu, de n cotés égaux. de


longueur D, l’erreur v entraîne un déplacement v.D

L’erreur résultante pour un coté est donc de : √ v2.D2+ l2.

Et pour n cotés on obtient : √nv2.D2+ nl2

On étend cette formule à tout cheminement tendu, infléchi ou fermé de n cotés


inégaux. La quantité D est remplacée par la longueur du coté moyen L/n, L étant la
longueur totale du cheminement.

D’où la tolérance de fermeture planimétrique

TP= 2,7 √ v2rad.L2/n+ nl2

Pour obtenir TP en mètres, il faut introduire dans la formule l et l en mètres et v


en radian.

3- LE CHEMINEMENT EN MODE GONIOMETRIQUE

3.1 Définition

Pour connaître les coordonnées (X, Y) d'un point P, il faut s’appuyer sur des
points existants :
Par exemple les points A et B de la figure 2.1. Si ces derniers sont trop loin du
point P ou ne peuvent être visés directement en raison d’obstacles, on utilise des points
intermédiaires pour arriver jusqu'au point cherché (points 1 et 2 de la figure2.1.). On
parle de parcours polygonal ou de cheminement.

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Fig 2.1

Le calcul consiste en une suite de rayonnements : on calcule les coordonnées du


point 1 à partir de celles de B, puis celles du point 2 à partir de celles du point 1 et ainsi
de suite jusqu’au point P.

Pour faire ces calculs, il faut connaître les distances horizontales Dij mesurées
sur le terrain, et les gisements Gij de chaque tronçon.

3.1.1 Cheminement encadré

Un cheminement qui part d’un point connu et qui arrive sur un point connu différent
du point de départ est un cheminement encadré.

3.1.2 Cheminement fermé

Un cheminement qui revient sur son point de départ est fermé.

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3.1.3 Point Nodal

Un point nodal est l'aboutissement d'au moins trois antennes. Ces antennes sont
appelées demi-cheminements.

3.2 Méthodologie des Mesures


Le contrôle des erreurs de lectures angulaires est réalisé en partant d’une
direction connue et en refermant les lectures d’angles sur une direction connue. Le
contrôle des erreurs de mesure de longueurs qui est, dans la pratique, indissociable des
erreurs de lectures angulaires, est effectué en partant d’un point connu et en refermant
sur un point de coordonnées connues. On mesure à chaque station l’angle horizontal Hz
et la distance horizontale entre stations Dh.

3.3 Angles horizontaux calculs et compensations

3.3.1 Angle de gauche angle de droite :

Stationnons un sommet de la polygonale (fig. 2.7. : station au point j, le point


précédent étant le point i et le point suivant le point k). On considère que le sens de
graduation de l'appareil utilisé est le sens horaire.

L’angle de gauche est celui que l'on trouve à sa gauche dans le sens de calcul, ce
sens de calcul étant celui dans lequel on parcourt les sommets lors du calcul : il peut
être différent du sens de parcours sur le terrain bien qu’il soit préférable de conserver le
même. Sur la figure 2.7., c’est le sens (i-j-k).

En station au sommet j, on note : Lrj la lecture arrière au sommet j sur le sommet


précédent ; Lvj la lecture avant au sommet j sur le sommet suivant ;
Hgj l'angle topographique de gauche (ou angle à gauche) dans le sens de calcul, Hdj
étant l’angle à droite. Si le résultat est négatif, ajouter 400 gon.
On remarque que : Hdj = 400 – Hgj.

(fig. 2.7
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3.3.2 Transmission des gisements

Ce calcul consiste à déterminer les gisements de tous les côtés du parcours à


partir du gisement de la direction de référence et des angles mesurés aux sommets. Au
sommet j (fig. 2.8.) Et à partir de l’angle de gauche, on peut écrire : Gjk = Gij + Hgj +
200 si l’on considère la figure 2.9., la formule devient :
Gjk = Gij + Hgj – 200. Dans la pratique, on utilise l’une ou l’autre des formules et on
ajoute 400 grades à tout résultat négatif, ou on retranche 400 grades à tout résultat
supérieur à 400 grades. La formule générale est donc :

Gjk=Gij+Hgj±200

Les gisements G et les angles H sont exprimés en grades.

Notez qu’ajouter ou retrancher 200 grades à un gisement revient à faire « demi-


tour » donc le résultat est le même.

(fig. 2.8) (fig. 2.9)


3.3.3 Fermeture Angulaire d’un cheminement encadré
Les données sont : A, B, C et D, donc aussi GAB noté Gd, et GCD noté Gf.
On calcule de proche en proche tous les gisements de tous les côtés pour arriver au
gisement d’arrivée GCD connu qui sert de contrôle des erreurs de lecture d’angles (voir
fig 2.11).

(fig. 2.11)
On peut écrire : GB1 = GAB + HgB – 200
G 1-2 = GB1 + Hg1 – 200 etc.
G’f = G3C + HgC – 200
G’f est le gisement d’arrivée observé (G’CD)
Si l’on fait la somme de ces équations membre à membre, on obtient :
G’f = Gd + ∑(Hgj ) – (n + 1) . 200 n étant le nombre de côtés de la polygonale.

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∑ (Hgj ) représente la somme de tous les angles de gauche.
Si le résultat G’f est négatif, ajoutez 400 grades autant de fois nécessaires.
L’erreur de fermeture angulaire fa est alors la différence entre ce gisement de fermeture
observé et le gisement de fermeture théorique GCD, noté Gf , issu des coordonnées des
points connus C et D.
fa = G’f – Gf

3.3.4 Fermeture Angulaire d’un cheminement fermé


Lorsque le cheminement est fermé la formule devient :

G’f = Gd + ∑(Hgj ) – (n) . 200 n étant le nombre de côtés de la polygonale

3.3.5 Tolérance Angulaire

Soit a l'écart type angulaire par station dépendant du théodolite utilisé ; on obtient
comme tolérance angulaire Ta pour un cheminement de n côtés :

pour un cheminement encadré : Ta = 2,7 a . √n+1


pour un cheminement fermé : Ta = 2,7 a . √n.

3.3.6 Compensation Angulaire

C’est l’opération qui consiste à répartir l'écart de fermeture angulaire sur tous les angles
observés. On ne peut compenser angulairement un cheminement que si l'écart de
fermeture angulaire est inférieur à la tolérance réglementaire. Si ce n’est pas le cas, la
manipulation doit être reprise en entier car il s’agit d’une faute.
La compensation angulaire est la quantité à répartir sur les différentes mesures ; c’est
donc l’opposé de la fermeture angulaire :
Suivant le type de cheminement effectué et suivant la valeur de la fermeture angulaire,
on compense de deux manières différentes :

a) Compensation proportionnelle au nombre de stations

Si les distances de visées sont homogènes, on répartit l’écart de fermeture fa de manière


égale sur chaque station. Donc, pour un cheminement de n côtés, la compensation
angulaire Cj sur chaque lecture est :

b) Compensation proportionnelle à l’inverse des distances de visé


Si les distances de visée ne sont pas homogènes, on répartit l’écart de fermeture fa en
considérant que l’on commet plus d’erreur en angle sur une visée courte que sur une
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visée longue. Comme à chaque station intervient la distance de la visée arrière et celle
de la visée avant (voir fig. 2.13.), on fait intervenir des poids pj tels que, au sommet j :

Dj et Dj-1 sont exprimées en kilomètres

(fig. 2.13)

La compensation angulaire Cj sur chaque lecture est alors :

3.4 Coordonnées rectangulaires des sommets

Connaissant le gisement et la longueur de chaque côté du cheminement, on calcule à


partir des coordonnées du point de départ les coordonnées des autres sommets par
rayonnements successifs.

GAB
G3C C
A GB1
G12 G23
Dh4 GCD
1 D
B Dh1 Dh2 3
2 Dh3

X1 = XB + Dh1. sinGB1
X2 = X1 + Dh2. sinG 1-2 etc.
X’C = X3 + Dh4. sinG3C

Si l’on fait la somme de toutes ces équations membre à membre, on obtient en


abscisses : X’C = XB + ∑(Dhj . sinG i j)

De même en ordonnées : Y’C = YB + ∑(Dhj . cosG i j)


On note ∆X i j = Dhj . sinG i j et ∆Y i j = Dhj . cosG i j . Ces termes correspondent en effet
à la différence de coordonnées en X et en Y entre le point i et le point j.

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3.5 Fermeture planimétrique

Les coordonnées du point d'arrivée du cheminement (point C, fig. 2.14.) étant connues,
on peut en déduire une erreur de fermeture planimétrique du cheminement due au
cumul des erreurs de lectures angulaires et des erreurs de mesures de distances.

La Tolérance de Fermeture planimétrique Tp est :


x= incertitude sur la distance entre points d’appuis
L= écart type sur la longueur d’un coté
a= écart type sur la mesure d’un angle
Li = distance du point d’arrivée à chaque sommet du parcours

Tp , Li, X et L sont exprimés en m et a en radian.


Cette expression de Tp est valable pour tous les cheminements encadrés qu’il soit tendu
ou infléchi (fig 2.19)

(fig 2.19)

NB/Lorsque le cheminement est fermé on retrouve la même expression que pour les
cheminements encadrés, mis à part l’erreur portant sur la connaissance de la distance
entre points d’appui qui n’intervient plus.

Tp, X et L sont donnés en mètre et a en radian :

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4- Le Point Nodal Planimétrique

4.1 Définition
C'est la rencontre d'au moins trois demi-cheminements (ou antennes) issus chacun d'un
point connu en coordonnées et d'où, éventuellement, une ou plusieurs directions sont
observées sur des points anciens.

A N

N représente le point nodal

4.2 Méthode de Calcul


Le principe est de calculer chaque « antenne » arrivant au point nodal comme un
cheminement encadré entre le point d’appui de départ et le point nodal. Ce dernier est
ainsi déterminé au moins trois fois et, par moyenne pondérée, on obtient ses
coordonnées définitives. Les antennes deviennent alors des cheminements encadrés. En
station sur le point nodal, un tour d’horizon est effectué, incluant tous les derniers
points des cheminements aboutissant au point nodal, avec, si possible, des visées
supplémentaires sur quelques points lointains.

4.3 Fermeture Angulaire et Tolérance

La fermeture angulaire de chaque cheminement est réalisée sur la direction ayant servi
de référence au tour d'horizon effectué en station sur le point nodal. On obtient autant
de gisements d'arrivée observés qu'il y a de demi-cheminements. On en fait la moyenne
pondérée pour obtenir le gisement d'arrivée.

GP est le gisement d’arrivée en P. n est le nombre de cheminements. pj est le poids du


cheminement n° j.

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Dans cette expression de pj : K est une constante arbitraire ; on prend généralement K =
1 000 ce qui permet de limiter le nombre de chiffres après la virgule à écrire pour pj qui
est alors calculé avec quatre décimales si le calcul est fait avec une calculatrice. Ta,
exprimée en mgon, est la tolérance de fermeture angulaire de chaque cheminement
considéré encadré entre le point de départ et le point nodal .
Logiquement, plus cette tolérance est grande et moins on donne de poids à un demi
cheminement arrivant au point nodal. Après avoir calculé le gisement d'arrivée moyen
pondéré GP, on détermine les n écarts à la moyenne entre chaque gisement d'arrivée et
le gisement d'arrivée moyen pondéré. Ces écarts faj sont la fermeture angulaire de
chaque cheminement.

faj= Gpj-Gp
Ces fermetures doivent être comparées à la tolérance de fermeture angulaire de chaque
demi-cheminement qui est :
Tamj, en mgon, est la tolérance de fermeture angulaire moyenne de chaque demi-
cheminement aboutissant au point nodal P ; Taj, en mgon, est la tolérance de fermeture
angulaire du cheminement encadré entre son point de départ et le point nodal.

4.4 Fermeture Planimétrique et Tolérance


A présent, on calcule les coordonnées du point nodal à partir de chaque cheminement
Compensé angulairement (on dit aussi « rendu réversible angulairement »). On obtient
donc autant de coordonnées d'arrivée XPj , YPj qu'il y a de demi-cheminements
aboutissant au point nodal P. Les coordonnées du point P sont déterminées par
moyenne pondérée.

XPJ YPJ
XP = = YP = =

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n est le nombre de cheminements aboutissant au point nodal N.

K est une constante arbitraire (on prend généralement K = 1 000).


Tp, exprimée en centimètre, est la tolérance de fermeture planimétrique de chaque
cheminement considéré encadré entre le point de départ et le point nodal. Logiquement,
plus cette tolérance est grande et moins on donne de poids à un cheminement dans la
détermination de XP et YP. Après avoir calculé les coordonnées moyennes pondérées
(XP ; YP), on détermine les 2.n écarts à la moyenne fXj et fYj entre chaque coordonnée
d'arrivée observée et les coordonnées moyennes pondérées. Ces écarts sont les
fermetures en X et en Y de chaque demi-cheminement.

fXj = XPj – XP , fYJ = YPj – YP

2 2
La fermeture planimétrique de chaque demi-cheminement est :fpj = √ f xj+ f yj

On compare ensuite chaque fermeture à la tolérance correspondante :


TPmj en centimètre, est la tolérance de fermeture planimétrique moyenne d’un demi-
cheminement aboutissant au point nodal P.Tpj en centimètre, est la tolérance du
cheminement encadré entre son point de départ et le point nodal P.

4.5 Calcul Final

Le point nodal étant déterminé par ses coordonnées, on calcule chaque


demi-cheminement aboutissant au point nodal comme un cheminement encadré entre
point de départ et point nodal, de manière à harmoniser les coordonnées des sommets
avec les coordonnées définitives du point nodal.

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CHAPITRE II : Le Levé Tachéométrique
1- Généralités et définitions
Le levé tachéométrique est le procédé qui consiste à lever simultanément le
canevas et les détails avec un seul instrument qu’on appelle le tachéomètre. Les modes
opératoires sont généralement le rayonnement en planimétrie et le nivellement indirect
en altimétrie avec un seul instrument qu’on appelle le tachéomètre. Les modes
opératoires sont généralement le rayonnement en planimétrie et le nivellement indirect
en altimétrie. Cette technique qui permet une exécution rapide des levés reste limitée
quand à la précision, aussi se prête t’elle particulièrement bien au levé des plans à
échelle moyenne allant du 1/1000 au 1/5000 qui s’étendent sur des surfaces de
quelques centaines de mètres carrés voir kilomètres carrés. Les plans sont généralement
établis pour l’étude de projets de route, canon, voie ferrée, urbanisme, remembrement,
cadastre, lotissement etc.

2- Reconnaissance :
Elle doit précéder toute opération de levé afin de rechercher éventuellement les
points de canevas existants ou pour définir la situation la plus fiable des points de
canevas à créer. La reconnaissance permet de cerner les difficultés particulières du levé,
(zone boisé, points inaccessibles, moyens d’accès au chantier). La reconnaissance doit
également permettre d’établir un avant projet sommaire du canevas, de prévoir le
matériel qui sera utilisé, ainsi que l’importance du personnel à employer. Cette
reconnaissance permettra d’établir enfin un prix de revient approximatif du travail à
effectuer.

3- Matérialisation du canevas:

Le canevas s’est un ensemble de points repartis de manière homogène, sur une zone
définie et devant être définie en coordonnées dans un même système système. Leur
précision doit être au moins égale à celle des travaux à effectuer.

3.1 Le canevas d’ensemble

La création d’un canevas d’enssemble est le principe exigé pour des chantiers dont la
superficie dépasse 300 ha en zone rurale. Cette superficie peut être nettement inférieure
en urbaine.
Les points d’appuis du canevas d’enssemble serviront d’appui au canevas polygonal.

3.2 Le canevas polygonal.

C’est une suite de cheminements appuyés sur le canevas d’enssemble. Sa densité est
d’une soixantaine de points par kilomètres carrés en zone urbaine, et une trentaine en
zone rurale.

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4- Organisation du levé Tachéométrique

4.1 Mode opératoire

Les points de détail seront levés par rayonnement à partir de chaque station. Suivant
l’échelle du levé le rayon de la zone levé pourra varier de 80 à plusieurs centaines de
mètres, voir kilomètres. (A l’aide d’un IMEL). Il faudra prévoir une zone de
recouvrement commune à 2 stations successives dans laquelle des points de contrôles
(2 à 3) maximum seront pris de chacune des stations.

5- Composition d’une brigade Topographique.

Le personnel travaillant sur le terrain est appelé la brigade topographique. Elle se


compose habituellement pour des étendues moyennes 100 à 200 ha de :

Un croquiseur chef de brigade, qui organise le travail. Il choisit les stations et place
les portes mires. Il est muni d’une planchette de 25 cm sur 30 cm ou le papier à croquis
est enroulé sur deux cylindres, quelques fois une boussole l’aidera à s’orienter.

Un opérateur qui s’occupe spécialement du tachéomètre : mise en station, mesure de


la hauteur de l’axe des tourillons. L’opérateur devra viser une référence au début et à
la fin de chaque station pour s’assurer que l’instrument n’a pas bougé au cours des
opérations. Il pourra éventuellement réorienter l’instrument dans le cas ou celui-ci
aurait subi un léger déplacement.

Le Secrétaire Il inscrit les lectures sur le carnet et vérifie constamment que celles –ci
sont compatibles avec le déplacement du porte mire.

Le Porte mire est souvent un manœuvre, il devra tenir sa mire verticale et la placée à
l’endroit indiqué.par le croquiseur. Si il y’ a plusieurs portes mires, il veillera à ne
présenter à l’opérateur la face graduée de sa mire, que le temps nécessaire à la lecture.

6- Liste indicative du matériel topographique pour un levé d’étendue moyenne

- Un tachéomètre (électronique, ou mécanico-optique)


- Des mires, ou des voyants ;
- Des sifflets ou des talkies-walkies ;
- Un jeu de fiches ;
- Des jalons ;
- Des hachettes ;
- Des carnets de lever ;
- Une planchette à croquis ;
- Des cartes et plans cadastraux de la zone à lever
- Un kutch ;
- Une paire de jumelle ;
- Une calculatrice ;
- De la peinture ou de la craie industrielle ;
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-
7- Techniques de Mesures indirectes des distances et des dénivéllées

7.1 Mesure à l’aide d’ un IMEL

7.1.1 Généralités sur les IMEL

Un IMEL, Instrument de Mesure Électronique des Longueurs ou distancemètre, est


un appareil qui fonctionne le plus souvent par émission d’une onde électromagnétique,
qui permet la mesure du déphasage de l’écho de cette onde renvoyée par un réflecteur.

Ces appareils peuvent être intégrés à l’optique d’un théodolite ou être montés en
externe sur des bases de théodolites optico-mécaniques classiques ou électroniques. Ils
fonctionnent sur la base de différentes technologies, dont les suivantes : les appareils
électro-optiques utilisent une onde électromagnétique modulée par une onde porteuse
lumineuse de type lumière blanche, infrarouge ou laser. Ce sont les plus utilisés dans le
domaine de la topométrie. La photographie ci-dessus présente trois types de distance
mètres indépendants pouvant être associés à des théodolites optico-mécaniques ou
électroniques ; les appareils à micro-ondes utilisent des micro-ondes dont les
fréquences varient de 5 à 35 GHz (Gigahertz ou 109 Hz) ; les appareils à longues
ondes utilisent des ondes radio très longues, de l’ordre du kilomètre : d’une moins
bonne précision que les appareils précédemment cités, ils sont très peu utilisés en
topométrie.

La précision des distance mètres varie actuellement de ± + 5 ppm),


soit ±1 cm pour 1 km pour le DI 1001) à ± ±2 mm pour 1 km
pour le Wild DI 2002. Le ppm (ou partie par million) représente 1 mm/km. La notation
de l’écart type ± (Cste + k.ppm) est adoptée par tous les constructeurs.
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L'erreur ppm, dite proportionnelle, est essentiellement due à la précision de
connaissance de l’indice de l’air.

La portée des visées varie selon les ondes employées : les appareils utilisant
l’infrarouge (les moins coûteux à réaliser) portent jusqu’à 7 km, par exemple le DI
2002 avec un miroir à onze prismes, dans des conditions atmosphériques très
favorables c’est-à-dire sans brume, par temps couvert, avec une visibilité 30 km et en
l’absence de flamboiement de l’air. Les appareils utilisant le laser portent jusqu’à 60
km en gardant une précision de
± ±6,6 cm sur 60 km. Ces appareils nécessitent toutefois plus
de puissance à l’émission et sont plus coûteux. Les appareils à micro-ondes portent
jusqu’à ±1 cm + 3 ppm).

7.1.2 Principe de la mesure de la distance et de la dénivelé à l’aide d’ un IMEL.

Le nivellement indirect trigonométrique permet de déterminer la dénivelée ∆H entre la


station T d’un théodolite et un point P visé. Ceci est fait par la mesure de la distance
inclinée suivant la ligne de visée Di et de l’angle zénithal
(noté V sur la figure 6.1.). À partir du schéma, on peut écrire
que :∆HTP est la dénivelée de T vers P. DHTP
ht est la hauteur de station (ou hauteur des tourillons). hv est la hauteur de voyant
ou plus généralement la hauteur visée au-dessus du point cherché. HT est l’altitude du
point de station. HP est l’altitude du point visé.

DHTP = Di.sinV

∆HiTP= Di.cosV

∆HTP = ht + Di.cosV – hv

HP=HT+ ∆HTP

20
7.2 Mesure par stadimétrie à angle constant.

Il faut calculer la distance horizontale Dh de la station S à partir des lectures sur une
mire posée en A (fig. 6.4.). Sur un tachéomètre optico-mécanique, ceci peut être
effectué par stadimétrie avec une précision médiocre. .
On détermine Dh par stadimétrie à partir des lectures m1 , m2 et V.
Dh.cotV étant la dénivelée instrumentale notée ∆hi.
On détermine Dh en fonction des lectures m1 et m2 sur les fils stadimétriques
Dh= K(m1-m2)sin2V (K est appelé constante stadimétrique il est égale à
1/tg( α)
α est l’angle stadimétrique ; il est généralement choisi de tel sorte que 1/tg( α)
soit égale à 100. donc K = 100.
La dénivelée ∆H est ensuite déterminée par : ∆H = ht + Dh . cotan V – Lm
(avec Lm =( m1+m2)/2.

HA= HS+∆H

7.3 Mesure par variation de Pente


7.3.1 Principe
C’est un procédé qui est peu précis bien que plus précis que la stadimétrie.
La méthode générale consiste à lire (fig. 4.14.) les angles V et V
graduations m et m’
visée).
On pose pour la suite L = m’ – m.

21
Pour calculer Dh, on fait intervenir la lecture m0 faite sur la mire lorsque l’appareil est
horizontal V = 100 gon, mais sa connaissance est inutile puisqu’elle s’élimine dans le
calcul :

Ce procédé s’applique à tout appareil mesurant des angles verticaux (ou des pentes).

22
7.3.2 Mesure par Variation de Pente à Base Fixe

Dans ce cas, l’opérateur vise des graduations entières sur la mire et lit les angles
zénithaux correspondants. La base, c’est-à-dire la longueur L = m’- m interceptée sur la
mire, est dite « fixe » puisqu’elle peut garder une valeur constante pendant une série de
mesures. Cette technique est adaptée à l’emploi d’un théodolite. Elle permet d’obtenir
une meilleure précision que la stadimétrie, pour deux raisons : la constante
stadimétrique K qui multiplie les erreurs de lecture sur mire par un facteur 100
n’intervient plus ; le pointé d’une graduation entière de la mire est plus précis .

∆H1=DH CotgV +ht+m ;

∆H2=DH CotV’+ht+m’

∆H = (∆H1+∆H2)/2

HP = HS +∆H

23
CHAPITRE III : Notions d’implantations et calcul de surface

1- IMPLANTATIONS

L’implantation c’est l’opération qui consiste à reporter sur le terrain, suivant les
indications d’un plan, la position de bâtiments, d’axes, de courbes , de points isolés ,
dans un but de construction ou de repérage. La plupart des tracés d’implantation sont
constitués de droites, de courbes et de points isolés.

Les instruments utilisés doivent permettre de positionner des alignements, ou des


points : théodolites, équerre optique, ruban , niveau. Ect… l’instrument choisi dépend
de la précision cherchée, elle-même fonction du type d’ouvrage à implanter. Précision
millimétrique pour les fondations spéciales, centimétriques, pour les ouvrages, et
décimétrique pour les terrassements. Les principes suivants doivent être respectés :

- Aller de l’ensemble vers le détail, ce qui implique de s’appuyer sur un


canevas existant ou à créer.

- Prévoir des mesures abondantes pour un contrôle terrain.

1.1 Implantations de Raccordement Circulaires Simples.

1.1.1 Calcul des Eléments d’un raccordement circulaire

Considérons le raccordement circulaire ci-dessous défini


par : son rayon R et l’angle au sommet et d’angle au
centre α = (200- est donné en grades )

Les Tangentes ST=ST’= Rtg(α/2)


La corde TT’ = 2R sin(α/2)
La développée D = R αrd
ou :
si α est donné en grade : D= (πR/200* α )

24
1 .1.2 Implantation d’un Raccordement par la méthode des abscisses et ordonnées
sur la tangente
On implante chaque point de l’arc circulaire par ses coordonnées rectangulaires dans le
repère (T, x, y) ou bien (T’,x’,y’) (voir fig. 9.57). Dans ce repère, pour tout point P,

on a :
xP = c . cos(δ/2),
yP = – c . sin(δ/2).

En pratique, on peut se fixer une valeur de la corde c, on en déduit l’angle au centre


pour chaque point P. On calcule l’abscisse xP que l’on reporte sur l’alignement TS
etl’ordonnée yP que l’on reporte sur la perpendiculaire.
On peut aussi se fixer directement un angle au centre en découpant l’arc de cercle en
un nombre entier n d’intervalles de sorte que / n, puis en déduire les
coordonnées ci-après
c = 2.R.sin( ) ;
xP = 2.R.sin( ).cos( ) ;
yP = – 2.R.sin2( ).
Donc :

25
1.1 .3 Implantation d’un Raccordement par la Méthode des Abscisses et
Ordonnées sur la corde

On implante chaque point de l’arc circulaire par ses coordonnées rectangulaires dans le
repère (T,x,y).
Dans ce repère, pour tout point P, on a : xP = c . cos( /2 – ) ;
yP = c . sin( /2 – ). Comme la corde c vérifie l’égalité c = 2.R.sin( ), on obtient

Comme pour l’exemple du paragraphe précédent, on se fixe un angle en découpant


l’arc en n intervalles :n. On en déduit les coordonnées de chacun des (n – 1)
points P régulièrement répartis sur l’arc de cercle. Cette méthode est intéressante dans
le cas de l’implantation d’un bâtiment à façade en arc de cercle ; les données seraient
les points T, Tet le rayon du raccordement ou bien T, Tet la flèche de l’arc de
raccordement.
1.1.4 Implantation en coordonnées rectangulaires
C’est la méthode la plus utilisée du fait de l’utilisation des stations totales avec
IMEL. Tous les points de l’arc sont calculés puis implantés en coordonnées (x,y) dans
un repère général ou local associé à la courbe en s’appuyant sur les points de la
polygonale couvrant l’étendue du chantier (souvent la même polygonale que celle ayant
servi au lever nécessaire à l’étude du projet). Un moyen très simple d’obtenir le carnet
de piquetage est de dessiner le raccordement sur système informatique et de relever les
coordonnées des points dans un repère choisi en fonction des points existants sur le
terrain.

26
1.1.5 Contrôle des implantations

Comme pour toutes les implantations, le contrôle le plus fiable y est celui d’une
dimension ou d’un angle non implanté directement, c’est-à-dire à calculer pour les
besoins du contrôle. Si le centre O du cercle de raccordement est accessible, le plus
simple est de vérifier que tout point de l’arc de cercle est à égale distance R du centre.
Cependant, O est rarement accessible. De même, si le sommet S est accessible, on
calcule la distance de chaque point implanté au point S et on la contrôle. Si la corde
entre deux points consécutifs n’est pas directement utilisée dans l’implantation, on peut
la contrôler. On peut enfin implanter à partir du point T et n’utiliser le point Tque
comme contrôle.

27
2 Calcul de Superficie

2 .1 Surface d’un triangle

2.1.1 A partir de la hauteur du triangle

La surface totale S du triangle ABC (fig. 5.17.) est la somme des surfaces des triangles
AHC et AHB. Soit :

La formule peut être écrite de même avec hb et hc, les hauteurs perpendiculaires aux
côtés b et c.

2.1.2 A partir des trois cotés.

si les trois cotés d’un triangle sont connus la surface s’exprime par

p étant le démi périmètre p= (a+b+c)/2


28
2.1.3 A partir du produit vectoriel.

C’est la formule la plus employée (fig. 5.18.). La surface du parallélogramme A-B-A-


C s’exprime comme la

norme du produit vectoriel des vecteurs :

2.2 Surface d’un quadrilatère.

La surface du quadrilatère ABCD ci-contre (fig.5.29.), inscriptible dans un cercle de


rayon R et circonscriptible à un cercle de rayon r, s’exprime par :

29
2.3 Surface d’un polygone dont les sommets sont connus en coordonnées
rectangulaires.

Soit un polygone de n sommets dont chacun est connu par ses coordonnées
rectangulaires (Xi ; Yi). La figure 5.32. présente un exemple avec n = 4. La surface de
ce polygone s’exprime de deux manières équivalentes.

2.4 Surface d’un polygone dont les sommets sont connus en coordonnées polaires.
Un appareil du type théodolite stationné au point S permet d'effectuer les lectures des
angles i sur les sommets du polygone. Si on mesure ensuite (par exemple au ruban) la
distance horizontale du point S à chacun des sommets, on connaît ces sommets en
coordonnées polaires topographiques (Dh , ) dans le repère (S, X, Y), l'axe des
ordonnées Y étant la position du zéro du cercle horizontal du théodolite.

Attention : ces coordonnées polaires sont particulières à la topographie puisque le zéro


des angles est placé sur l’axe des ordonnées Y et leur sens de rotation est horaire. Les
coordonnées polaires mathématiques placent le zéro des angles sur l’axe des abscisses
30
X avec des angles tournant positivement en sens trigonométrique (ou inverse horaire ;
voir paragraphe 8.1). On découpe la surface totale du polygone de n côtés en n triangles
partant tous du sommet S. On peut en déduire la surface en projection horizontale d’un
polygone de n côtés par la formule suivante.

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BIBLIOGRAPHIE :

(1) Cours de Topographie Générale Jean Alphan ENSUT Dakar (Sénégal)


(2) Calcul du Géomètre D. VILLESUZANNE Editions EYROLLES
(3) Topographie et topométrie moderne Serges Milles et Jean Lagofun Editions EYROLLES

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