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NF ISO 12807

AVRIL 2019

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Pour : IRSN — INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE

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air
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Pour : IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE

ISSN 0335-3931

NF ISO 12807
nonne Urraneoe Avril 2019

Indice de classement : M 60-474

ICS : 13.280 ; 27.120.30

Sûreté des transports de matières radioactives -


Contrôle de l'étanchéité des colis

E : Safe transport of radioactive materials — Leakage testing on packages


D : Kernbrennstofftechnologie — Sicherer Transport von radioaktivem Material —
Dichtheitsprüfung der Verpackung

Norme française
homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR en mars 2019.

Correspondance Le présent document reproduit intégralement la Norme internationale


ISO 12807:2018.

Résumé Le présent document donne les critères applicables aux essais d'étanchéité au gaz et
les méthodes de contrôle permettant de vérifier que les colis utilisés pour transporter
les matières radioactives sont conformes aux exigences pour le confinement définies
dans le Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence internationale
de l'énergie atomique (AIEA), du point de vue des :
— contrôles à la conception ;
— contrôles en cours de fabrication ;
— contrôles avant expédition ;
— contrôles périodiques ;
— contrôles de maintenance.
Le présent document décrit une méthodologie qui permet d'établir une relation entre le
relâchement d'activité admissible du contenu radioactif transporté dans une enveloppe
de confinement et les flux de fuite équivalents d'un gaz, dans des conditions d'essai
données.

Descripteurs Thésaurus International Technique : énergie nucléaire, matière radioactive,


transport de matières dangereuses, emballage, récipient, enceinte de sûreté,
protection contre les rayonnements, contrôle, étanchéité, essai d'étanchéité aux gaz,
détection de fuite.

Modifications

Corrections
Éditée et diffusée par l'Association Française de Normalisation (AFNOR) —11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.org

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NF ISO 12807 —2—

La norme La norme est destinée à servir de base dans les relations entre partenaires
économiques, scientifiques, techniques et sociaux.
La norme par nature est d'application volontaire. Référencée dans un contrat, elle
s'impose aux parties. Une réglementation peut rendre d'application obligatoire tout ou
partie d'une norme.
La norme est un document élaboré par consensus au sein d'un organisme de
normalisation par sollicitation des représentants de toutes les parties intéressées.
Son adoption est précédée d'une enquête publique.
La norme fait l'objet d'un examen régulier pour évaluer sa pertinence dans le temps.
Toute norme française prend effet le mois suivant sa date d'homologation.

Pour comprendre L'attention du lecteur est attirée sur les points suivants :
les normes Seules les formes verbales doit et doivent sont utilisées pour exprimer une ou des
exigences qui doivent être respectées pour se conformer au présent document.
Ces exigences peuvent se trouver dans le corps de la norme ou en annexe qualifiée
de «normative». Pour les méthodes d'essai, l'utilisation de l'infinitif correspond à une
exigence.
Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour
exprimer une possibilité préférée mais non exigée pour se conformer au présent
document. Les formes verbales peut et peuvent sont utilisées pour exprimer une
suggestion ou un conseil utiles mais non obligatoires, ou une autorisation.
En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires
destinés à faciliter la compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en
clarifier l'application, sans énoncer d'exigence à respecter. Ces éléments sont
présentés sous forme de notes ou d'annexes informatives.

Commission Une commission de normalisation réunit, dans un domaine d'activité donné, les
de normalisation expertises nécessaires à l'élaboration des normes françaises et des positions
françaises sur les projets de norme européenne ou internationale. Elle peut
également préparer des normes expérimentales et des fascicules de documentation.
La composition de la commission de normalisation qui a élaboré le présent document
est donnée ci-après. Lorsqu'un expert représente un organisme différent de son
organisme d'appartenance, cette information apparaît sous la forme : organisme
d'appartenance (organisme représenté).

Vous avez utilisé ce document, faites part de votre expérience à ceux qui l'ont
élaboré.
Scannez le QR Code pour accéder au questionnaire de ce document ou
retrouvez-nous sur http://norminfo.afnor.orginormen 09022.
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—3— NF ISO 12807

Installations nucléaires,
Procédés et Technologies BNEN M602

Composition de la commission de normalisation


Président : M GARCIA
Secrétariat : M MEDZADOURIAN — BNEN

M BALCAEN AFNOR
MME BANCELIN EDF - DPN - UTO
MLLE BARDELAY IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
M BEC-ESPITALIER CEA MARCOULE
M BLIN ORANO CYCLE
M BLOT MIRION TECHNOLOGIES (CANBERRA) SAS
M BOISSERIE EDF - DPN - UTO
M BOURDIN EDF - DIP NN
DR BRENNETOT CEA SACLAY
M CADOT IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
M CAPLIN IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
M CARTIER ORANO TN
MME CHAMBILLE ORANO
M CHRUPEK ASN - AUTORITE DE SURETE NUCLEAIRE
MME COMTE FRAMATOME
M COUDERC BUREAU VERITAS
M COULAUD ORANO PROJETS
MME CROZET CEA MARCOULE
MME CUDELOU GIIN
MME DEBRUYNE IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
M DELON CEA CENTRE DE CADARACHE
M DEMICHEL CEA
M DESNOYERS GEOVARIANCES
M DESNOYERS ORANO TN
M DOGNY ORANO CYCLE
M DULUC IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
M ECKERT IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
MME EL MRABET - LABDOUI ORANO PROJETS
MME ELBAZ-MARKS ORANO SUPPORT
M GAGNIER SACLAY
M GALLOZZI ULMANN MIRION TECHNOLOGIES (CANBERRA) SAS
M GARCIA ORANO SUPPORT
MME GAUTIER CEA SACLAY
MME GESLIN-LEVASSEUR AFNOR
M GILBERT EDF
M GRANIER CEA MARCOULE
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NF ISO 12807 —4—

MME GROSSI ORANO CYCLE-TRICASTIN


M GUILLERMIER FRAMATOME
M HAMEL ORANO PROJETS
M HERNANDEZ BNEN
M LAGET CEA SACLAY
M LAMBERT IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
M LAUGIER EDF DCN
MME LEFEBVRE EDF - DPN - UTO
M LOBELLE ORANO CYCLE
M LOPEZ ANDRA
M LOUIS IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
M MAILLART EDF - DPNT
M MALESYS AFNOR EXPERTS
M MARCHAND EDF - DIP NN
M MARCHAUD ORANO TN
M MARTY EDF - DIRECTION INDUSTRIELLE
M MILET ORANO TN
M MIQUEL EDF - DPN - UTO
M NAHON FRAMATOME
M NALLET ORANO TN
M NERON DE SURGY ORANO PROJETS
M NICOLON ORANO CYCLE - ETS MELOX
MME OLLIVIER DEHAYE EDF
M PAILLAT ROLLS ROYCE CIVIL NUCLEAR SAS
M PICART CEA MARCOULE
M PLESSY ORANO CYCLE TRICASTIN
M PONCET EDF CIDEN
M PRIGNIAU CEA SACLAY
M PROUST CEA SACLAY
M RANNOU IRSN - INST RADIOPROTECTION SURETE NUCLEAIRE
MME RIEUX ORANO CYCLE - ETS MELOX
M SAUREL CEA VALDUC
M TISON ORANO CYCLE
M TONDUT ORANO CYCLE
M TUBERT EDF - DPN - UTO
M VALENDRU EDF - DIVISION COMBUSTIBLE NUCLEAIRE
M VIGINEIX KEP NUCLEAR
M WERLE ORANO CYCLE - TRICASTIN

Avant-propos national

L'attention est appelée sur le fait que certains des éléments du présent document peuvent faire l'objet de droits
de propriété industrielle ou de droits analogues. AFNOR ne saurait être tenu pour responsable de ne pas avoir
identifié de tels droits de propriété et averti de leur existence.
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ISO 12807:2018(F)

Sommaire Page

Avant-propos y
Introduction vi
1 Domaine d'application 1
2 Références normatives 1
3 Termes et définitions 2
4 Symboles et unités 4
5 Exigences réglementaires 7
5.1 Règlements applicables 7
5.2 Exigences réglementaires pour le confinement 7
6 Procédure permettant de satisfaire aux exigences du présent document 7
6.1 Généralités 7
6.2 Système de management de la qualité 8
6.3 Procédure 8
6.3.1 Généralités 8
6.3.2 Détermination des taux de relâchement d'activité admissibles 9
6.3.3 Détermination des flux de fuite normalisés 10
6.3.4 Détermination des flux de fuite admissibles en essai à chaque étape de
contrôle 10
6.3.5 Choix des procédures d'essai appropriées 10
6.3.6 Réalisation de l'essai et rédaction d'un rapport d'essai 10
7 Détermination des taux de relâchement d'activité admissibles 10
7.1 Étape 1: Inventaire du contenu radioactif, ili 10
7.2 Étape 2: Détermination de l'activité totale susceptible d'être relâchée, RIT 10
7.3 Étape 3: Détermination des taux de relâchement d'activité maximaux admissibles, R 11
8 Détermination des flux de fuite normalisés 11
8.1 Généralités 11
8.2 Étape 4: Détermination du taux de relâchement d'activité dû à la perméation, RP 12
8.3 Étape 5: Détermination du taux de relâchement d'activité maximal admissible dû
à une fuite, RG 12
8.4 Étape 6: Détermination de l'activité volumique du fluide porteur dans l'enveloppe
de confinement, C 12
8.5 Étape 7: Détermination du débit-volume de fuite maximal admissible du fluide
porteur, L 12
8.6 Étape 8: Détermination du diamètre maximal admissible d'un capillaire équivalent, D .... 13
8.7 Étape 9: Détermination du flux de fuite normalisé admissible, QSLR 13
9 Exigences pour le contrôle de l'enveloppe de confinement 14
9.1 Étapes du contrôle de l'enveloppe de confinement 14
9.1.1 Généralités 14
9.1.2 Contrôles à la conception 14
9.1.3 Contrôles en cours de fabrication 14
9.1.4 Contrôles avant expédition 15
9.1.5 Contrôles périodiques 15
9.1.6 Contrôles de maintenance 15
9.2 Exigences pour les contrôles 16
9.2.1 Généralités 16
9.2.2 Étape 10: Détermination du flux de fuite admissible en essai pour chaque
étape de contrôle, QTDA, QTDN, QTF, QTS, QTP et QTM 16
9.2.3 Étape 11: Choix des procédures d'essai appropriées 16
10 Exigences relatives aux procédures de contrôle d'étanchéité 16
10.1 Généralités 16

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10.2 Étape 12: Réalisation des essais et rédaction d'un rapport d'essai 16
10.3 Sensibilité des essais 16
10.4 Exigences relatives aux procédures d'essai 17
10.4.1 Généralités 17
10.4.2 Essais 17
Annexe A (informative) Procédures d'essai d'étanchéité recommandées 18
Annexe B (informative) Méthodes de calcul 33
Annexe C (informative) Tableaux de conversion 38
Annexe D (informative) Exemples traités 39
Annexe E (informative) Justification 76
Bibliographie 91

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ISO 12807:2018(F)

Avant-propos
L'ISO (Organisation internationale de normalisation) est une fédération mondiale d'organismes
nationaux de normalisation (comités membres de l'ISO). L'élaboration des Normes internationales est
en général confiée aux comités techniques de l'ISO. Chaque comité membre intéressé par une étude
a le droit de faire partie du comité technique créé à cet effet. Les organisations internationales,
gouvernementales et non gouvernementales, en liaison avec l'ISO participent également aux travaux.
L'ISO collabore étroitement avec la Commission électrotechnique internationale (IEC) en ce qui
concerne la normalisation électrotechnique.
Les procédures utilisées pour élaborer le présent document et celles destinées à sa mise à jour sont
décrites dans les Directives ISO/IEC, Partie 1. Il convient, en particulier de prendre note des différents
critères d'approbation requis pour les différents types de documents ISO. Le présent document a été
rédigé conformément aux règles de rédaction données dans les Directives ISO/IEC, Partie 2 (voir www
.iso.org/directives).
L'attention est attirée sur le fait que certains des éléments du présent document peuvent faire l'objet de
droits de propriété intellectuelle ou de droits analogues. L'ISO ne saurait être tenue pour responsable
de ne pas avoir identifié de tels droits de propriété et averti de leur existence. Les détails concernant
les références aux droits de propriété intellectuelle ou autres droits analogues identifiés lors de
l'élaboration du document sont indiqués dans l'Introduction et/ou dans la liste des déclarations de
brevets reçues par l'ISO (voir www.iso.org/brevets).
Les appellations commerciales éventuellement mentionnées dans le présent document sont données
pour information, par souci de commodité, à l'intention des utilisateurs et ne sauraient constituer un
engagement.
Pour une explication de la nature volontaire des normes, la signification des termes et expressions
spécifiques de l'ISO liés à l'évaluation de la conformité, ou pour toute information au sujet de l'adhésion
de l'ISO aux principes de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant les obstacles
techniques au commerce (OTC), voir le lien suivant: www.iso.org/iso/fr/avant-propos.html.
Le présent document a été élaboré par le comité technique ISO/TC 85, Énergie nucléaire, technologies
nucléaires, et radioprotection, sous-comité SC 5, Installations nucléaires, procédés et technologies.
Cette deuxième édition annule et remplace la première édition (ISO 12807:1996), qui a fait l'objet d'une
révision technique.
Dans le présent document, les formes verbales «doit (doivent)» et «il convient» sont respectivement
utilisées pour exprimer une prescription et une recommandation. L'emploi de la forme verbale «peut
(peuvent)» est réservé à l'expression d'une autorisation. Les affirmations impératives traduisent
également des exigences. Pour être conformes au présent document, toutes les opérations doivent être
effectuées selon les exigences qui y sont données et non pas nécessairement selon les recommandations
qui y sont formulées.
Les formes verbales «il est possible de», «être susceptible de» expriment une possibilité, ou une
éventualité, plutôt qu'une permission.
Dans la version française du présent document, un verbe conjugué au futur exprime une exigence.

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ISO 12807:2018(F)

Introduction
Le Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie
atomique (AIEA) spécifie les relâchements d'activité admis en conditions normales et en conditions
accidentelles de transport, en termes d'activité par unité de temps pour les emballages de type B(U),
B(M) et C destinés au transport des matières radioactives. En règle générale, il n'est pas possible de
mesurer directement le relâchement d'activité. La méthode usuelle consiste à relier ce relâchement
à une fuite de fluide non radioactif, pour laquelle plusieurs procédures d'essai sont disponibles. La
procédure employée dépendra de la sensibilité qu'elle présente et du colis spécifique auquel elle sera
appliquée.
Le règlement spécifie le relâchement d'activité admissible en conditions normales et en conditions
accidentelles de transport. Ces limites de relâchement d'activité peuvent être exprimées en taux de
relâchement d'activité maximaux admissibles pour les matières radioactives transportées dans une
enveloppe de confinement.
D'une façon générale, il n'est pas possible de démontrer que ces limites de relâchement d'activité ne
sont pas dépassées en mesurant directement un relâchement d'activité. En pratique, la méthode la plus
courante, pour démontrer qu'une enveloppe de confinement assure le confinement nécessaire, consiste
à effectuer un contrôle équivalent du flux de fuite avec un gaz.

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NORME INTERNATIONALE ISO 12807:2018(F)

Sûreté des transports de matières radioactives — Contrôle


de l'étanchéité des colis

1 Domaine d'application
Le présent document donne les critères applicables aux essais d'étanchéité au gaz et les méthodes de
contrôle permettant de vérifier que les colis utilisés pour transporter les matières radioactives sont
conformes aux exigences pour le confinement définies dans le Règlement de transport des matières
radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), du point de vue des:
— contrôles à la conception;
— contrôles en cours de fabrication;
— contrôles avant expédition;
— contrôles périodiques;
— contrôles de maintenance.
Le présent document décrit une méthodologie qui permet d'établir une relation entre le relâchement
d'activité admissible du contenu radioactif transporté dans une enveloppe de confinement et les flux de
fuite équivalents d'un gaz, dans des conditions d'essai données. II s'agit de la méthodologie de contrôle
d'étanchéité au gaz. Cependant, le présent document admet que d'autres méthodologies puissent être
suivies, avec l'accord de l'autorité compétente, à condition qu'elles démontrent que toute perte de
contenu radioactif n'excédera pas les exigences réglementaires.
Le présent document fournit des lignes directrices à la fois générales et détaillées sur les relations
complexes entre un essai de flux de fuite équivalent et le taux admissible de relâchement d'activité.
Étant donné que les lignes directrices générales sont reconnues universellement, l'utilisation des lignes
directrices détaillées doit faire l'objet d'un accord avec l'autorité compétente lors de la certification des
colis de type B(U), B(M) ou C.
II convient de noter que la démonstration de la conformité d'un colis donné n'est pas limitée à la mise en
oeuvre d'une seule méthodologie.
Bien que le présent document n'impose pas de méthode spécifique d'essai d'étanchéité au gaz, il indique
des exigences minimales pour toute méthode susceptible d'être utilisée. II incombe au concepteur, ou à
l'expéditeur du colis, d'estimer ou de déterminer, le taux de relâchement maximal admissible de matière
radioactive dans l'environnement et de choisir des procédures d'essai d'étanchéité appropriées qui
présentent la sensibilité requise.
Le présent document s'applique tout particulièrement aux colis de type B(U), B(M) ou C pour lesquels
les exigences réglementaires pour le confinement sont spécifiées explicitement.

2 Références normatives
Les documents suivants cités dans le texte constituent, pour tout ou partie de leur contenu, des
exigences du présent document. Pour les références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les
références non datées, la dernière édition du document de référence s'applique (y compris les éventuels
amendements).
Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

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3 Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions donnés dans le Règlement de transport
des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ainsi que les suivants,
s'appliquent.
L'ISO et l'IEC tiennent à jour des bases de données terminologiques destinées à être utilisées en
normalisation, consultables aux adresses suivantes:
— ISO Online browsing platform: disponible à l'adresse https://www.iso.org/obp
— IEC Electropedia: disponible à l'adresse https://www.electropedia.org/
3.1
taux de relâchement d'activité
perte de contenu radioactif par unité de temps à travers les conduits de fuite ou les parois perméables
d'une enveloppe de confinement
3.2
phénomène de blocage
mécanisme de rétention des matières radioactives dans une enveloppe de confinement résultant de
l'obturation des chemins de fuite potentiels par un liquide ou par un solide
3.3
autorité compétente
toute autorité, nationale ou internationale, désignée ou reconnue comme telle à toute fin visée par le
Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
et autres règlements applicables
3.4
enveloppe de confinement
assemblage des composants de l'emballage qui visent à assurer le confinement des matières radioactives
pendant le transport
3.5
méthodologie de contrôle d'étanchéité au gaz
méthode de contrôle du flux de fuite d'un gaz qui permet d'établir une relation entre les taux de
relâchement d'activité admissibles du contenu radioactif transporté dans une enveloppe de confinement
et les flux de fuite équivalents de gaz dans des conditions d'essai spécifiées
3.6
conduit de fuite
ouverture indésirable au travers d'une enveloppe de confinement, quelle qu'elle soit, susceptible de
permettre au contenu de s'échapper
3.7
fuite
transport de matière à partir de l'enveloppe de confinement, vers l'environnement, à travers un ou
plusieurs conduits de fuite
Note 1 à l'article: Voir également perméation (3.14).
3.8
débit de fuite
flux de fuite
quantité de particules solides, liquides ou gazeuses, passant à travers des conduits de fuite par unité
de temps
Note 1 à l'article: Le terme de débit de fuite peut s'appliquer à une matière radioactive (sous forme gazeuse,
liquide ou solide ou tout mélange de ces formes) ou à un fluide d'essai.

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Note 2 à l'article: Le débit de fuite d'un solide a les dimensions d'une masse divisée par un temps. Le débit de
fuite d'un liquide peut avoir les dimensions d'une masse divisée par un temps ou celles d'un volume divisé par un
temps. Le débit de fuite d'un gaz a les dimensions du produit de la pression par le volume (qui est assimilable à
une unité de masse) divisé par le temps, pour une température donnée.

3.9
étanche
terme général qualifiant une enveloppe de confinement respectant le niveau requis de confinement
pour un contenu donné
Note 1 à l'article: Voir Article 8 dans l'Annexe E.

3.10
fluide porteur
tout fluide, radioactif ou non, susceptible de transporter une matière radioactive à travers un ou des
conduits de fuite
3.11
écoulement moléculaire
écoulement de gaz à travers un conduit de fuite dans des conditions telles que le libre parcours moyen
soit très grand par rapport à la plus grande dimension de la section transversale de ce conduit
Note 1 à l'article: Le débit de l'écoulement moléculaire dépend de la différence des pressions partielles.

3.12
colis
emballage avec son contenu radioactif, tel qu'il est présenté pour le transport
3.13
emballage
assemblage des composants nécessaires pour enfermer complètement le contenu radioactif
3.14
perméation
passage d'un fluide à travers une barrière solide perméable (même en l'absence de conduit de fuite) par
l'intermédiaire de mécanismes d'adsorption, de diffusion et de désorption
Note 1 à l'article: Excepté lorsque le fluide est lui-même radioactif, il convient de ne pas considérer la perméation
comme un relâchement d'activité. Dans le présent document, la perméation ne s'applique qu'aux gaz.

3.15
flux de perméation
quantité de gaz passant à travers des parois perméables par unité de temps
Note 1 à l'article: Le flux de perméation dépend de la différence des pressions partielles.

3.16
qualitatif
qualifie les méthodes de contrôle d'étanchéité qui permettent de détecter l'existence d'une fuite, mais
qui ne mesurent ni le flux de fuite, ni la perte cumulée
3.17
quantitatif
qualifie les méthodes de contrôle d'étanchéité qui permettent de mesurer le flux de fuite de tout ou
partie d'une enveloppe de confinement

3.18 Sensibilité
3.18.1
sensibilité d'un détecteur de fuites
réponse utile minimale du détecteur à une fuite de fluide traceur, c'est-à-dire flux de fuite qui produira
une modification reproductible de la lecture du détecteur

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3.18.2
sensibilité d'une méthode de contrôle d'étanchéité
flux de fuite minimal détectable pouvant être décelé par la méthode de contrôle
3.19
flux de fuite normalisé
SLR
flux de fuite, évalué dans des conditions connues, représenté par un écoulement d'air sec dans les
conditions de référence, à savoir une pression amont de 1,013 x 105 Pa et une pression aval de 0,0 Pa, à
une température de 298 K (25 °C)
Note 1 à l'article: Le flux de fuite normalisé est exprimé en Pa•m3•s-1 SLR.
3.20
flux de fuite normalisé d'hélium
SHeLR
flux de fuite d'hélium, évalué dans des conditions connues, représenté par un écoulement d'hélium sec
dans les conditions de référence, à savoir une pression amont de 1,013 x 105 Pa et une pression aval de
0,0 Pa, à une température de 298 K (25 °C)
Note 1 à l'article: Le flux de fuite normalisé d'hélium est exprimé en Pa•m3•s-1 (SHeLR).
3.21
gaz d'essai ou gaz traceur
gaz utilisé pour détecter une fuite ou pour mesurer un flux de fuite
3.22
écoulement visqueux
écoulement continu de gaz à travers un conduit de fuite dans des conditions telles que le libre
parcours moyen soit très petit par rapport à la plus petite dimension de la section transversale de ce
conduit de fuite
Note 1 à l'article: Cet écoulement peut être soit laminaire, soit turbulent. Le débit de l'écoulement visqueux
dépend de la différence des pressions totales.

4 Symboles et unités
Les symboles et unités suivants sont utilisés dans le présent document:

Symbole Définition Unité


Ai Activité du radionucléide i Bq
A2 Quantité (activité) de matières radioactives, autres que celles sous forme Bq
spéciale, définie dans les textes réglementaires mentionnés dans le Règle-
ment de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de
l'énergie atomique (AIEA)
A21 Valeur A2 du radionucléide i Bq
a Longueur du capillaire/longueur du conduit de fuite m
C Activité volumique moyenne; le symbole est utilisé pour simplifier la Bq-m-3
Figure 1, correspondant à CA ou à CN
CA Activité volumique moyenne du fluide porteur susceptible de s'échapper de Bq-m-3
l'enveloppe de confinement en conditions accidentelles de transport
CN Activité volumique moyenne du fluide porteur susceptible de s'échapper de Bq-m-3
l'enveloppe de confinement en conditions normales de transport
D Diamètre du capillaire/diamètre du conduit de fuite m
D Diamètre maximal admissible; le symbole est utilisé pour simplifier la m
Figure 1, correspondant à DA ou à DN

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Symbole Définition Unité


DA Diamètre maximal admissible d'un capillaire équivalent en conditions acci- m
dentelles de transport
DB Diamètre des bulles m
DN Diamètre maximal admissible d'un capillaire équivalent en conditions nor- m
males de transport
FCiA Fraction du radionucléide i rejetée depuis le contenu radioactif dans l'enve- —
loppe de confinement en conditions accidentelles de transport
FCiN Fraction du radionucléide i rejetée depuis le contenu radioactif dans l'enve- —
loppe de confinement en conditions normales de transport
FEiA Fraction du radionucléide i susceptible d'être rejetée depuis l'enveloppe de -
confinement dans l'environnement en conditions accidentelles de transport
FEiN Fraction du radionucléide i susceptible d'être rejetée depuis l'enveloppe de -
confinement dans l'environnement en conditions normales de transport
g Accélération due à la pesanteur g = 9,81 m•s-2

go Constante go = 1 kg-m-N-I-s-2
H Durée de l'essai s
h Hauteur de liquide m
L Débit-volume de fuite m3•s-1
L Débit-volume de fuite maximal admissible; le symbole est utilisé pour simpli- m3•s-1
fier la Figure 1, correspond à LA ou à LN
LA Débit-volume de fuite maximal admissible du fluide porteur à la pression pA, m3•s-1
en conditions accidentelles de transport
LN Débit-volume de fuite maximal admissible du fluide porteur à la pression pN, m3•s-1
en conditions normales de transport
M Masse molaire kg.mo1-1
/141 Masse molaire de l'élément i kg.mo1-1
Mmix Masse molaire du mélange kg.mo1-1
PA Pression dans l'enveloppe de confinement en conditions accidentelles de Pa
transport
PN Pression dans l'enveloppe de confinement en conditions normales de transport Pa
Pd Pression aval Pa
Pi Pression partielle d'un composant i du mélange gazeux Pa
Pmix Pression totale du mélange gazeux Pa
Ps Pression de référence Ps = 1,013 x 105 Pa
Pt Pression partielle du gaz traceur Pa
Pu Pression amont Pa
pi Pression du gaz au début de l'essai Pa
P2 Pression du gaz à la fin de l'essai Pa
Q Flux de fuite Pa•m3•s-1
QSLR Flux de fuite normalisé; le symbole est utilisé pour simplifier la Figure 1, Pa•m3•s-1
correspondant à QA(SLR) ou à QN(SLR)
QA Flux de fuite admissible du fluide porteur en conditions accidentelles de Pa•m3•s-1
transport, calculé à partir de LA
QA(SLR) Flux de fuite normalisé (SLR) admissible en conditions accidentelles de Pa•m3•s-1
transport
Qm Flux de fuite en cas d'écoulement moléculaire Pa•m3•s-1
Qmix Flux de fuite du mélange gazeux Pa•m3•s-1
QN Flux de fuite admissible du fluide porteur en conditions normales de trans- Pa•m3•s-1
port, calculé à partir de LN

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Symbole Définition Unité


QN(SLR) Flux de fuite normalisé (SLR) admissible en conditions normales de transport Pa•m3•s-1
Qp Flux de perméation Pa•m3•s-1
QTDA Flux de fuite admissible du gaz traceur ou d'essai en conditions accidentelles Pa•m3•s-1
de transport, lors des contrôles à la conception, déterminé à partir de QA(sLR)
QTDN Flux de fuite admissible du gaz traceur ou d'essai en conditions normales de Pa•m3•s-1
transport, lors des contrôles à la conception, déterminé à partir de QN(SLR)
QTF Flux de fuite admissible du gaz traceur lors des contrôles en cours de Pa•m3•s-1
fabrication
QTM Flux de fuite admissible du gaz traceur lors des contrôles de maintenance Pa•m3•s-1
QTP Flux de fuite admissible du gaz traceur lors des contrôles périodiques Pa•m3•s-1
QTS Flux de fuite admissible du gaz traceur lors des contrôles avant expédition Pa•m3•s-1
Qv Flux de fuite en cas d'écoulement visqueux Pa•m3•s-1
R Constante universelle des gaz R = 8,31 J•mol-1•K-1
R Taux de relâchement d'activité maximal admissible; le symbole est utilisé Bq•s-1
pour simplifier la Figure 1, correspond à RA ou à RN
RA Taux de relâchement d'activité maximal admissible du contenu en conditions Bq-s-1
accidentelles de transport
RN Taux de relâchement d'activité maximal admissible du contenu en conditions Bq•s-1
normales de transport
RG Taux de relâchement d'activité maximal admissible du contenu gazeux; le Bq•s-1
symbole est utilisé pour simplifier la Figure 1, correspond à RGA ou à RGN
RGA Taux de relâchement d'activité maximal admissible du contenu gazeux, en Bq-s-1
conditions accidentelles de transport, compte tenu de la perméation
RGN Taux de relâchement d'activité maximal admissible du contenu gazeux, en Bq-s-1
conditions normales de transport, compte tenu de la perméation
RITA Activité d'un radionucléide i susceptible d'être relâchée en conditions acci- Bq
dentelles de transport
R/iN Activité d'un radionucléide i susceptible d'être relâchée en conditions nor- Bq
males de transport
RIT Activité totale susceptible d'être relâchée par tous les radionucléides; le sym- Bq
bole est utilisé pour simplifier la Figure 1, correspond à RITA ou à RiTN
RITA Activité totale susceptible d'être relâchée par tous les radionucléides en Bq
conditions accidentelles de transport
RITN Activité totale susceptible d'être relâchée par tous les radionucléides en Bq
conditions normales de transport
RP Taux de relâchement d'activité dû à la perméation; le symbole est utilisé pour Bq-s-1
simplifier la Figure 1, correspond à RPA ou à RPN
RPA Taux de relâchement d'activité dû à la perméation en conditions accidentelles Bq-s-1
de transport
RPN Taux de relâchement d'activité dû à la perméation en conditions normales de Bq•s-1
transport
S Sensibilité de flux de fuite Pa•m3•s-1
SHeLR Flux de fuite normalisé d'hélium Pa•m3•s-1 SHeLR
SLR Flux de fuite normalisé Pa•m3•s-1 SLR
T Température absolue de fluide K
To Température de référence Tc, = 298 K
T1 Température du gaz au début des essais K
T2 Température du gaz à la fin des essais K
u Vitesse m•s-1
V Volume de gaz m3

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Symbole Définition Unité


VA Volume de fluide porteur en conditions accidentelles de transport m3
VN Volume de fluide porteur en conditions normales de transport m3
il Viscosité dynamique du fluide Pa•s
Ri Viscosité de l'élément i Pa•s
iimix Viscosité du mélange Pa•s
y Vitesse de production des bulles s-1
p Masse volumique kg•m-3
Pg Masse volumique du gaz kg•m-3
pi Masse volumique du liquide kg-m-3
o Tension superficielle du liquide 1•1-m-1

5 Exigences réglementaires

5.1 Règlements applicables


Voir 5.1 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les règlements applicables.

5.2 Exigences réglementaires pour le confinement


Voir 5.2 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les exigences de confinement applicables aux colis
de type B(U), B(M) ou C.

6 Procédure permettant de satisfaire aux exigences du présent document

6.1 Généralités
La conformité aux exigences de confinement des colis peut être démontrée soit par la mesure du taux de
relâchement du contenu radioactif, soit par une autre méthode. Le présent document indique comment
cette conformité peut être démontrée par un essai équivalent d'étanchéité au gaz. Tous les flux de fuite
mesurés doivent être corrélés avec le relâchement potentiel de la matière contenue, par l'exécution
d'essais sur des prototypes ou des maquettes, par référence à des démonstrations antérieures, par le
calcul ou par un raisonnement logique.

Le présent document est fondé sur les hypothèses suivantes.

a) La matière radioactive susceptible de s'échapper du colis peut se présenter sous une ou plusieurs
des formes suivantes:

— liquide;

— gazeuse;

— solide;

— liquide contenant des solides en suspension;

— particules solides dans un gaz (aérosol).

Le taux de relâchement d'activité maximal admissible peut être traduit par le diamètre maximal
admissible d'un conduit de fuite si l'état physique et les propriétés du contenu radioactif sont pris
en compte.

b) L'hypothèse de conditions stables constitue une approximation appropriée.

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c) Des procédures d'essai d'étanchéité aux gaz peuvent être utilisées pour mesurer les débits de gaz.
Il est possible de relier mathématiquement ces débits au diamètre d'un capillaire rectiligne unique
jugé représentatif, selon des estimations conservatives, d'un ou de plusieurs conduits de fuite.
d) Des procédures d'essai d'étanchéité aux gaz peuvent être utilisées pour démontrer la conformité
aux exigences réglementaires pour le confinement, lorsque le diamètre du capillaire rectiligne qui
correspond à l'essai d'étanchéité décrit en 6.1 c) ci-dessus est égal ou plus petit que le diamètre
maximal admissible du conduit de fuite mentionné en 6.1 a) ci-dessus.
Dans le cadre du présent document, il convient de prendre en compte les phénomènes d'écoulement
visqueux, d'écoulement moléculaire, de perméation et de blocage, en ce qui concerne le relâchement
d'activité ou les considérations de rétention.

6.2 Système de management de la qualité


Un système de management de la qualité, basé sur des normes internationales, nationales ou autres,
doit être défini et mis en oeuvre. Pour assurer la régularité en matière de qualité des activités décrites
dans le présent document, il est conseillé d'appliquer l'ISO 9001:2015.
Voir 6.2 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les exigences réglementaires concernant le
système de management.

6.3 Procédure

6.3.1 Généralités
La procédure ci-dessous doit être appliquée à l'aide du diagramme de la Figure 1. Le texte figurant dans
chaque cadre du diagramme indique le résultat de l'étape correspondante.
Les étapes 1 à 8 de la Figure 1 concernent le confinement du contenu radioactif, tandis que les étapes 10
à 12 concernent la fuite d'un gaz d'essai. L'étape 9 est une étape intermédiaire qui permet d'établir un
lien entre le confinement du contenu radioactif et la fuite d'un gaz d'essai.
Dans la mesure où la matière radioactive susceptible de s'échapper peut se présenter sous forme
gazeuse, liquide, solide, ou un mélange de ces formes, il est nécessaire de suivre la partie de la procédure
ci-dessous appropriée à la forme de la matière radioactive pour obtenir les flux de fuite normalisés
admissibles.
La Figure 1 traite le cas le plus général. Dans certains cas, lorsqu'un seul radionucléide est présent, sous
forme liquide par exemple, il n'est pas nécessaire de suivre toutes les étapes. Dans d'autres cas, par
exemple pour un mélange de matières radioactives sous différentes formes, il peut être nécessaire de
répéter certaines étapes de façon itérative. Il sera toutefois nécessaire, dans tous les cas, de suivre les
étapes adéquates de la Figure 1, cela aussi bien pour les conditions normales que pour les conditions
accidentelles de transport.

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ÉTAPE
1 Contenu radioactif, Ai

2 Activité susceptible d'être relâchée, RIT


1
3 Activité admissible — Taux de relâchement d'activité, ,R

Solide Liquide Gaz

4 Activité admissible — Taux de relâchement d'activité dû à la pennéation, RP


y
Contenu radioactif

Activité admissible — Taux de relâchement d'activité admissible dû à une fuite


5
RG = R - RP

6 Activité volumique, C

7 Débit-volume de fuite maximal admissible du fluide porteur, L

8
H Diamètre maximal admissible d'un capillaire équivalent, D

9 Flux de fuite normalisé admissible, QSLR

10 Flux de fuite admissible en essai pour chaque étape de contrôle

Conception Fabrication Avant expédition Périodique Maintenance

QTDA' QTDN QTF QTS QTP QTM

Choisir la méthode d'essai appropriée

Réaliser l'essai

Figure 1— Diagramme fonctionnel de la méthodologie de contrôle d'étanchéité aux gaz

6.3.2 Détermination des taux de relâchement d'activité admissibles


L'inventaire du contenu radioactif susceptible de s'échapper doit être fait et le contenu relâchable doit
être comparé aux exigences réglementaires pour le confinement. Voir les étapes 1 à 3 de la Figure 1 et
l'Article 7.

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6.3.3 Détermination des flux de fuite normalisés

Les taux de relâchement d'activité admissibles doivent être convertis en flux de fuite normalisés
équivalents. Voir les étapes 4 à 9 de la Figure 1 et l'Article 8.

6.3.4 Détermination des flux de fuite admissibles en essai à chaque étape de contrôle

Les flux de fuite de gaz appropriés doivent être déterminés pour les étapes de contrôle à la conception,
en cours de fabrication, avant expédition, périodiques et lors de la maintenance. Voir l'étape 10 de la
Figure 1 et 9.2.

6.3.5 Choix des procédures d'essai appropriées

Les méthodes appropriées d'essai d'étanchéité au gaz doivent être sélectionnées pour les étapes de
contrôle à la conception, en cours de fabrication, avant expédition, périodiques et lors de la maintenance.
Voir l'étape 11 de la Figure 1 et 9.2.

6.3.6 Réalisation de l'essai et rédaction d'un rapport d'essai

Les essais requis doivent être effectués et leurs résultats doivent être consignés dans un rapport d'essai.
Voir l'étape 12 de la Figure 1 et l'Article 10.

7 Détermination des taux de relâchement d'activité admissibles


Les taux de relâchement d'activité admissibles doivent être déterminés en suivant les étapes 1 à 3, aussi
bien pour les conditions normales que pour les conditions accidentelles de transport.

7.1 Étape 1: Inventaire du contenu radioactif, Ai

Cela permet de dresser l'inventaire du contenu radioactif en précisant l'activité et les caractéristiques
physiques de chaque radionucléide. Il peut s'avérer nécessaire de considérer les différentes phases du
contenu (gaz, liquides et solides). Les aérosols peuvent être assimilés à des gaz. Les particules fines en
solution peuvent être assimilées à un liquide.
Quand la détermination du contenu radioactif réel est irréalisable, un contenu radioactif enveloppe doit
être estimé par l'utilisateur et doit être acceptable pour l'autorité compétente.

7.2 Étape 2: Détermination de l'activité totale susceptible d'être relâchée, RIT

Dans certains cas, le contenu radioactif peut être enfermé dans plusieurs conteneurs à l'intérieur de
l'enveloppe de confinement. C'est le cas, par exemple, d'un assemblage de combustible irradié placé
dans un emballage de transport. Dans ce cas, qu'il s'agisse de conditions normales ou de conditions
accidentelles de transport, seule une fraction du contenu radioactif, FCiN ou FCiA, peut être rejetée
depuis le confinement le plus interne dans l'enveloppe de confinement et, de nouveau, sur cette quantité,
seule une fraction FEiN ou FEIA peut être susceptible d'être rejetée depuis l'enveloppe de confinement
dans l'environnement. La valeur numérique de toute fraction de relâchement dépend du radionucléide
considéré. Si le contenu radioactif est formé par un mélange de radionucléides, ces fractions peuvent
avoir des valeurs différentes. En outre, les valeurs des fractions de relâchement peuvent être différentes
en conditions normales de transport et en conditions accidentelles de transport, même pour un même
radionucléide.
Les fractions susceptibles d'être rejetées dépendent de facteurs tels que:
a) l'état physique et la forme chimique des matières à l'intérieur de l'enveloppe de confinement, en
conditions normales et en conditions accidentelles de transport;
b) les modes de relâchement possibles (diffusion de gaz, aérosols ou particules), les réactions avec
l'eau ou les autres matières présentes dans l'enveloppe, et la solubilité;

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c) les valeurs maximales de la température, de la pression, des vibrations, des déformations ou des
distorsions mécaniques, et autres, auxquelles la matière contenue est susceptible d'être soumise
en conditions normales et accidentelles de transport. Ces valeurs doivent être déterminées par
la réalisation d'essais sur des prototypes ou des maquettes, par analogie à des démonstrations
antérieures, par le calcul ou par un raisonnement logique.
Lorsqu'il n'est pas possible de quantifier une fraction de relâchement, la valeur 1,0 doit être retenue. Les
valeurs des fractions de relâchement sont normalement soumises à l'accord de l'autorité compétente.
En conditions normales de transport, l'activité du radionucléide i, RliN, en becquerels, susceptible d'être
relâchée est:
RI iN = FCiN x FE IN x Ai

et pour la totalité du contenu:


RITN - E iR/iN

De même, en conditions accidentelles de transport, l'activité du radionucléide i, RITA, en becquerels,


susceptible d'être relâchée est:
RITA =FCiA x FE

et pour la totalité du contenu:


RITA - E i R/d,

7.3 Étape 3: Détermination des taux de relâchement d'activité maximaux admissibles, R


Les résultats obtenus aux étapes 1 et 2 identifient les radionucléides pouvant être relâchés par le colis
ainsi que leur état physique. Par conséquent, la valeur réglementaire du A2 doit être déterminée pour
chaque radionucléide ou, dans le cas de mélanges, la valeur du A2 équivalent doit être calculée (voir
le paragraphe 405 de l'édition 2012 du Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence
internationale de l'énergie atomique [AIEA]). Ensuite, les exigences réglementaires pour le confinement
doivent être déterminées comme indiqué en E.5.2. À ce stade, les exigences pour le confinement seront
exprimées en termes d'activité par heure ou d'activité sur une période d'une semaine. Les flux de fuite
de gaz lors des essais étant normalement exprimés en termes de quantité de matière par seconde, il
est nécessaire de convertir les unités de temps des exigences réglementaires pour le confinement en
secondes, pour des raisons de compatibilité. Dans le cadre du présent document, l'hypothèse retenue
est que le débit de fuite est constant dans tout l'intervalle de temps réglementaire (1 h en conditions
normales de transport et 1 semaine en conditions accidentelles de transport). D'autres méthodes de
calcul de la moyenne au cours de la période de temps considérée peuvent être utilisées, à condition
qu'elles soient acceptées par l'autorité compétente. Les taux de relâchement d'activité admissibles sont
obtenus lorsque tous les facteurs ci-dessus ont été pris en compte.

8 Détermination des flux de fuite normalisés

8.1 Généralités
Les flux de fuite normalisés doivent être déterminés en suivant les étapes 4 à 9, tant pour les conditions
normales que pour les conditions accidentelles de transport.
Dans certains cas, lorsque les flux de fuite normalisés sont relativement faibles, l'autorité compétente
peut autoriser l'utilisation d'une valeur donnée plutôt que celle calculée pour le flux de fuite normalisé.
De même, lorsque les flux de fuite normalisés sont relativement élevés, l'autorité compétente peut
accepter que des essais d'étanchéité soient considérés comme étant inappropriés ou inutiles, ou peut

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autoriser l'utilisation d'une valeur donnée au lieu de la valeur calculée du flux de fuite normalisé. Voir
Article 8 dans l'Annexe E.
Le présent article décrit en détail la méthode de calcul du flux de fuite normalisé (à partir duquel il est
possible de déterminer le flux de fuite en essai) pour tous les mécanismes de fuite. La procédure décrite
dans les étapes 4 à 9 doit permettre de calculer les flux de fuite normalisés maximaux admissibles qui
sont numériquement équivalents aux exigences réglementaires pour le confinement.
Il est essentiel de connaître la nature du contenu radioactif, ses propriétés ainsi que celles de l'enveloppe
de confinement de l'emballage, pour suivre les exigences des étapes 4 à 9.

8.2 Étape 4: Détermination du taux de relâchement d'activité dû à la perméation, RP

Dans le cas d'un gaz radioactif, déterminer le taux de relâchement d'activité dû à la perméation.
Voir B.13.

8.3 Étape 5: Détermination du taux de relâchement d'activité maximal admissible dû à


une fuite, RG
Lorsque le contenu comprend un gaz radioactif, soustraire le taux de relâchement dû à la perméation,
déterminé à l'étape 4, du taux de relâchement maximal admissible calculé à l'étape 3.
Si RG < 0, le colis ne satisfait pas à l'exigence réglementaire.
Si la pression à l'intérieur de l'enveloppe de confinement reste inférieure à la pression extérieure
pendant toute la durée du transport, il ne peut y avoir de relâchement d'activité que par perméation
et écoulement moléculaire (s'il est prédominant par rapport à l'écoulement laminaire) résultant des
pressions partielles des substances radioactives.

8.4 Étape 6: Détermination de l'activité volumique du fluide porteur dans l'enveloppe


de confinement, C
L'activité volumique du fluide porteur susceptible de s'échapper de l'enveloppe de confinement vers
l'environnement doit être désignée par CN et CA, respectivement pour les conditions normales et
accidentelles de transport. Les valeurs de CN et de CA dépendent de l'activité de chaque radionucléide
et de la fraction du contenu disponible pour se libérer à l'intérieur de l'enveloppe de confinement, puis
disponible pour se relâcher dans l'environnement.
Pour un volume de fluide porteur VN, CN, en becquerels par mètre cube (Bq.m-3), est déterminé
comme suit:
RI TN
' vN
N
C

Pour un volume de fluide porteur VA, CA, en becquerels par mètre cube (Bwm-3), est déterminé
comme suit:

RITA
CA = VA

8.5 Étape 7: Détermination du débit-volume de fuite maximal admissible du fluide


porteur, L
La division des résultats de l'étape 3 ou, s'il doit être tenu compte de la perméation, de l'étape 5 par ceux
de l'étape 6 permet d'obtenir les résultats de l'étape 7; c'est-à-dire le débit-volume de fuite maximal
admissible du fluide porteur qui est susceptible de s'échapper du colis par un conduit de fuite Pour cette
étape, on prendra les pressions et températures du fluide porteur dans les conditions opérationnelles.

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En conditions normales de transport, le débit-volume de fuite maximal admissible du fluide porteur, LN,
en mètres cubes par seconde (m3.s-1), doit être déterminé à partir de l'équation suivante:
RN
LN =
CN

En conditions accidentelles de transport, le débit-volume de fuite maximal admissible du fluide porteur,


LA,en mètres cubes par seconde (m3.s-1), doit être déterminé à partir de l'équation suivante:
RA
LA =
CA

8.6 Étape 8: Détermination du diamètre maximal admissible d'un capillaire


équivalent, D
Pour les liquides, la loi de Poiseuille [Formule (B.7)] permet de convertir le débit volumique obtenu à
l'étape 7 en diamètre d'un conduit de fuite unique.
Pour les gaz et les aérosols, le débit volumique obtenu à l'étape 7, LN et LA, doit être converti en flux
de fuite admissible, QN et QA, en pascals mètres cubes par seconde (Pa.m3.s-1), à l'aide des équations
suivantes:

QN = LN X PN

QA — LA x PA

Pour les flux de fuite de gaz et d'aérosols, la loi de Knudsen [Formule (B.1)] permet de calculer le
diamètre d'un conduit de fuite unique.
Pour les solides, y compris les particules, et pour certains liquides, il est possible, en évaluant les
caractéristiques de la matière radioactive, telles que la taille des particules ou la viscosité du fluide,
d'établir la valeur limite du diamètre à travers lequel la matière radioactive ne pourra pas passer, ce qui
empêchera donc, par un phénomène de blocage [voir 6.1 C b) dans l'Annexe E], le relâchement d'activité.
L'exploitation de ce phénomène de blocage doit être acceptée par l'autorité compétente.

8.7 Étape 9: Détermination du flux de fuite normalisé admissible, QSLR


Une fois le diamètre maximal admissible d'un capillaire équivalent calculé à l'étape 8, la valeur de ce
diamètre peut être utilisée dans la Formule (B.1) pour calculer le flux de fuite normalisé admissible
(voir les exemples en D.3, D.10, D.11 et D.13).
Si la pression totale à l'intérieur de l'enveloppe de confinement est inférieure à la pression extérieure
(par exemple, si la pression initiale dans l'enveloppe de confinement est inférieure à la pression
extérieure, et si QsLR est tel que la pression interne reste inférieure à la pression extérieure pendant
toute la durée du transport (voir l'exemple en D.15), seul l'écoulement moléculaire (s'il est le mode
prédominant) induit par les pressions partielles des substances radioactives doit être pris en compte.
Pour cela, il convient que le premier opérande de la Formule (B.1) soit défini sur zéro. Dans le second
opérande, les propriétés des substances radioactives (masse moléculaire, pression partielle) doivent
être utilisées. Cette évaluation doit être effectuée pour chaque substance radioactive pertinente et les
résultats doivent être combinés.
Les flux de fuite normalisés doivent être calculés tant en conditions normales qu'en conditions
accidentelles de transport; DA doit être utilisé pour déterminer QA(SLR) et DN doit être utilisé pour
déterminer QN(SLR). Lorsque la matière radioactive se présente sous plusieurs formes, les valeurs de DA,
QA(SLR), DN et QN(sLR) doivent être déterminées pour chacune de ces formes.

La valeur la plus restrictive de QA(SLR) doit être évaluée pour déterminer s'il est nécessaire de la rendre
encore plus restrictive afin de tenir compte des relâchements de radioactivité sous d'autres formes.

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On devra faire de même pour QN(SLR)•


Les calculs et les évaluations ci-dessus donneront les valeurs de QA(sLR) et QN(SLR) qui doivent être
utilisées à l'étape 10.

9 Exigences pour le contrôle de l'enveloppe de confinement

9.1 Étapes du contrôle de l'enveloppe de confinement

9.1.1 Généralités
La conformité des colis aux exigences pour le confinement doit être démontrée par des contrôles aux
stades de la conception, en cours de fabrication, avant expédition, périodiques et lors des opérations de
maintenance. Il est nécessaire de définir un ensemble d'exigences d'essai pour chacune de ces étapes de
contrôle.
Les contrôles doivent apporter la preuve que toutes les exigences réglementaires pour le confinement
sont satisfaites, tant en conditions normales qu'en conditions accidentelles de transport. Les essais
d'étanchéité ne constituent qu'une partie des opérations de contrôle. Il sera nécessaire d'établir un
ensemble de procédures pour les différentes étapes de contrôle qui soient acceptables par l'autorité
compétente.
Les opérations de fermeture de l'emballage doivent être exécutées conformément à une procédure
écrite sous assurance de la qualité. Cette procédure comprendra une liste de contrôles permettant de
vérifier que tous les éléments de l'enveloppe de confinement sont conformes aux exigences, qu'ils sont
montés et correctement fixés.

9.1.2 Contrôles à la conception


Les procédures de contrôle à la conception doivent démontrer que la conception du colis est conforme
aux exigences réglementaires pour le confinement, tant en conditions normales qu'en conditions
accidentelles de transport.
L'emballage doit être soumis à un essai qui démontre que son flux de fuite est inférieur ou égal aux flux
de fuite maximaux admissibles en essai QTDN et QTDA.
Le flux de fuite maximal admissible doit être respectivement égal à QTDN et à QTDA en conditions
normales et en conditions accidentelles. Lorsque des essais sont effectués dans des conditions
différentes (de température et de pression, par exemple) des conditions normales et accidentelles, il est
nécessaire de démontrer que les flux de fuite obtenus dans ces conditions sont représentatifs.
Voir 9.1.2 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les exigences réglementaires.

9.1.3 Contrôles en cours de fabrication


Les procédures de contrôle en cours de fabrication doivent démontrer que chaque emballage d'une
conception donnée est fabriqué de façon que les exigences réglementaires pour le confinement soient
satisfaites tant en conditions normales qu'en conditions accidentelles de transport, sous réserve que le
colis soit correctement assemblé avant expédition et que l'emballage soit correctement entretenu.
L'emballage doit être soumis à un essai qui démontrera que son flux de fuite est inférieur ou égal au
flux de fuite maximal admissible en essai QTF. L'intégralité de l'enveloppe de confinement (y compris les
matériaux de base, soudures, joints, fermetures, vannes, disques de rupture ou tout autre élément de
l'enveloppe) doit être soumise à essai, sauf lorsqu'il peut être apporté la preuve que le flux de fuite est
négligeable.
Le flux de fuite maximal admissible en essai, QTF, doit être égal à la valeur la plus restrictive entre
QTDN et QTDA. Lorsque les conditions d'essai sont différentes des conditions normales ou des conditions
accidentelles de transport les plus défavorables, les flux de fuite en essai doivent être choisis de façon

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que les essais démontrent que la fuite du colis n'excédera pas les flux de fuite maximaux admissibles en
conditions normales et en conditions accidentelles de transport.
Voir 9.1.3 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les exigences réglementaires.

9.1.4 Contrôles avant expédition

Les procédures de contrôle avant expédition doivent apporter la preuve que, avant chaque expédition
et après chargement du contenu, l'assemblage de l'emballage et les opérations de maintenance ont été
faits de sorte que la conformité aux exigences réglementaires pour le confinement ait été satisfaite au
cours du transport dans toutes les conditions (normales et accidentelles). À cet effet, les procédures
doivent vérifier que le colis est correctement assemblé et l'emballage correctement entretenu, et que la
fonction de confinement est assurée.
Les contrôles avant expédition doivent démontrer que le flux de fuite de l'emballage est inférieur ou
égal au flux de fuite maximal admissible en essai, QTS.
Le flux de fuite maximal admissible en essai, QTS, doit être égal à la valeur la plus restrictive entre
QTDN et QTDA. Lorsque les conditions d'essai sont différentes des conditions normales ou des conditions
accidentelles de transport les plus défavorables, les flux de fuite en essai doivent être choisis de façon
que les essais démontrent que la fuite du colis n'excédera pas les flux de fuite maximaux admissibles en
conditions normales et en conditions accidentelles de transport.
Voir Article 8 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les exceptions.
Voir 9.1.4 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les exigences réglementaires.

9.1.5 Contrôles périodiques

Les procédures de contrôle périodique doivent démontrer que les emballages, construits selon un
mode agréé, resteront conformes aux exigences réglementaires pour le confinement, même après une
utilisation répétée.
L'emballage doit être soumis à un essai qui démontrera que son flux de fuite est inférieur ou égal au flux
de fuite maximal admissible en essai, QTP. Compte tenu d'éventuelles difficultés liées au démontage de
pièces élémentaires, aux dimensions de l'enveloppe de confinement et au nombre de joints d'étanchéité
devant être soumis aux contrôles, la valeur numérique de QTP doit être soumise à l'accord de l'autorité
compétente.
La périodicité de ces contrôles doit être acceptable pour l'autorité compétente.
Voir 9.1.5 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les exigences réglementaires.

9.1.6 Contrôles de maintenance

Les procédures de contrôle de maintenance doivent démontrer qu'aucune opération de maintenance,


réparation ou remplacement de composants n'a dégradé l'enveloppe de confinement.
Les contrôles de maintenance doivent être effectués avant de remettre un colis en service, afin de
prouver que le débit de fuite du colis est inférieur ou égal au flux de fuite maximal admissible, QTM•
Les essais réalisés à titre de contrôle de maintenance doivent uniquement être effectués pour la zone
ou le joint affecté, et peuvent être combinés avec les contrôles avant expédition.
Voir 9.1.6 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur les exigences réglementaires.

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9.2 Exigences pour les contrôles

9.2.1 Généralités

Comme décrit en 9.1, le flux de fuite admissible en essai relatif à chaque étape de contrôle doit être
déterminé de façon qu'il soit démontré que l'enveloppe de confinement satisfait aux exigences
réglementaires pour le confinement, et des procédures d'essai appropriées doivent être sélectionnées.

9.2.2 Étape 10: Détermination du flux de fuite admissible en essai pour chaque étape de
contrôle, QTDA, QTDN, QTF, QTS, QTP et QTM

Les résultats de l'étape 9 doivent, le cas échéant, être pris en compte lors de la prescription des flux de
fuite admissibles en essai.
Il convient d'utiliser QA(SLR) pour déterminer QTDA et QN(SLR) pour déterminer QTDN. Pour QTF, QTS, QTP
et QTM, il convient d'utiliser la valeur la plus restrictive entre QA(SLR) et QN(SLR)•
De même, la valeur la plus restrictive des flux de fuite normalisés admissibles qui ont été calculés pour
les conditions normales et les conditions accidentelles de transport doit être déterminée afin de définir
le flux de fuite admissible en essai approprié à cette étape 10.
Voir 13.2 et Article 8 dans l'Annexe E pour plus d'informations sur la détermination des flux de fuite
normalisés et sur la prise en compte des différentes conditions d'essai (à savoir, différents gaz traceurs,
températures et pressions de fonctionnement durant le mesurage).

9.2.3 Étape 11: Choix des procédures d'essai appropriées

Pour chaque flux de fuite admissible en essai déterminé à l'étape 10 (contrôle à la conception, en cours
de fabrication, avant expédition, périodique et lors de la maintenance), choisir une procédure d'essai
appropriée et spécifier les procédures d'essai à appliquer.
Certaines procédures d'essai applicables sont indiquées dans le Tableau A.1.

10 Exigences relatives aux procédures de contrôle d'étanchéité

10.1 Généralités
Tous les contrôles d'étanchéité doivent être réalisés en suivant un programme écrit d'assurance-qualité.
Des essais doivent être effectués afin de démontrer que les exigences relatives aux contrôles d'étanchéité
sont satisfaites. Si, au cours d'un contrôle effectué au stade de la fabrication, avant expédition ou dans
le cadre d'une vérification, il s'avère que le flux de fuite réel est supérieur au flux de fuite maximal
admissible, des mesures correctives doivent être prises afin de le ramener à un niveau acceptable.

10.2 Étape 12: Réalisation des essais et rédaction d'un rapport d'essai

La conformité aux exigences réglementaires pour le confinement sera démontrée à l'issue de cette
étape. Les exigences minimales applicables à toute méthode de contrôle d'étanchéité au gaz susceptible
d'être utilisée sont données en 10.3 et 10.4.

10.3 Sensibilité des essais


La sensibilité de chaque méthode de contrôle, déterminée conformément à la littérature appropriée
ou par l'exécution d'essais, doit être considérée comme adéquate lorsqu'elle est inférieure ou égale à la
moitié du flux de fuite admissible du gaz traceur lors de l'essai, tel qu'il aura été déterminé à l'étape 10
en9 2.2.
La nature des objets à contrôler doit être prise en compte dans les méthodes de contrôle d'étanchéité.
Par exemple, les essais par baisse de pression (essai A.3.1, Tableau A.2) et par remontée de pression

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(essai A.3.2, Tableau A.2) dépendent du volume de gaz soumis à essai; par conséquent, la valeur de la
sensibilité de ces essais doit être ajustée par le choix du volume et du temps. Dans de nombreux cas, on
peut faire varier considérablement la sensibilité d'une méthode de contrôle d'étanchéité en changeant
le volume, la pression, la température, la composition du mélange ou la durée de l'essai. Les contrôles
d'étanchéité exécutés en conditions de laboratoire rigoureusement contrôlées sont normalement plus
sensibles que les mêmes exécutés sur le terrain.

10.4 Exigences relatives aux procédures d'essai

10.4.1 Généralités

Les procédures d'essai d'étanchéité doivent être adaptées à l'objet à contrôler et, lorsqu'elles sont
appliquées à l'enveloppe de confinement, leur sensibilité doit être suffisante pour démontrer le respect
des exigences.
Les flux de fuite admissibles en essai et la sensibilité des essais doivent être déterminés en fonction des
taux de relâchement d'activité de façon à satisfaire les exigences relatives au contrôle des enveloppes de
confinement.
Les essais doivent être conçus de façon à exclure les risques de mauvaise interprétation. Cela peut
inclure une vérification de la présence d'un gaz traceur et celle d'une force motrice (différence de
pression).
Toutes les mesures de sécurité nécessaires doivent être mises en oeuvre.
Les procédures d'essai d'étanchéité aux gaz doivent être établies et examinées par le personnel qualifié,
conformément à l'ISO 9712 ou à une norme équivalente. Tous les essais d'étanchéité doivent être
exécutés par des opérateurs qualifiés. Il convient que les opérateurs soient qualifiés conformément à
l'ISO 9712 ou à une norme équivalente.

10.4.2 Essais

L'utilisateur doit avoir la responsabilité de s'assurer que la méthode sélectionnée est adaptée à la
situation considérée et que l'essai est réalisé correctement.
Les essais doivent être effectués conformément aux exigences de 10.4.1 et doivent être documentés.

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Annexe A
(informative)

Procédures d'essai d'étanchéité recommandées

A.1 Généralités
Les essais d'étanchéité constituent un domaine complexe. Il existe de nombreux ouvrages et
communications sur ce sujet. Certains sont cités dans la Bibliographie. La présente annexe a pour
but d'aider l'utilisateur à choisir des procédures d'essai appropriées. En conséquence, elle fournit une
description succincte des procédures d'essai d'étanchéité applicables, de leur gamme de sensibilité, de
leurs avantages et de leurs limites, et donne également des informations concernant la sécurité.
Il incombe à l'utilisateur de définir une procédure de contrôle détaillée adaptée à chaque situation. Dans
la mesure où les détails fournis par la présente annexe sont souvent insuffisants, il est recommandé à
l'utilisateur de se procurer des renseignements supplémentaires auprès d'autres sources. Il incombe
également à l'utilisateur de s'assurer que la méthode de contrôle est correctement appliquée.
Il est possible d'utiliser des procédures d'essai d'étanchéité qui ne sont pas indiquées dans le présent
document, à condition qu'elles satisfassent aux exigences minimales de ce dernier et qu'elles soient
jugées acceptables par l'autorité compétente.
Les techniques pratiques d'essai d'étanchéité destinées à mesurer l'étanchéité des colis ont été passées
en revue; les méthodes adaptées aux colis de matières radioactives ont été identifiées et leur utilisation
est préconisée.
Des procédures détaillées ont été mises au point pour les méthodes recommandées; une attention
particulière a été prêtée aux aspects spécifiques à différents types de conteneurs.
La liste de ces méthodes et leur sensibilité nominale figurent au Tableau A.1. Dans la plupart des cas,
la sensibilité réelle doit être calculée pour chaque application, car elle est fonction de la pression, du
volume, du temps, de la température et des propriétés des gaz. Dans le Tableau A.1, et dans le texte,
ces méthodes ont été réparties en deux groupes, selon qu'elles sont quantitatives ou qualitatives.
Les méthodes quantitatives permettent de mesurer les fuites. Les méthodes qualitatives permettent
d'identifier l'existence de fuites singulières. Il est recommandé, dans la mesure du possible, de vérifier
les résultats des méthodes qualitatives en utilisant des fuites calibrées.
La liste des procédures d'essai d'étanchéité recommandées et leur représentation schématique figurent
au Tableau A.2. Ce tableau récapitulatif indique les procédures d'essai, leur sensibilité nominale et leur
domaine d'application. II vise également à faciliter le choix d'une procédure d'essai en fonction des
spécificités d'un emballage.

A.2 Commentaires et précautions


A.2.1 Risques d'explosion
Il faudra prendre des précautions contre les risques d'explosion avec les objets à contrôler présentant
une pression de calcul élevée et/ou contenant de grands volumes de gaz. Des surpressions, même
réduites, appliquées à de grands volumes peuvent être dangereuses. Réduire la pression jusqu'à ce
qu'elle atteigne une valeur sûre connue ou remplir l'objet à contrôler avec un liquide, ou un solide,
de façon qu'il ne reste plus qu'un petit volume pour le gaz lors de l'essai. Il peut être préférable de
soumettre l'objet à contrôler à un essai hydraulique pour garantir la sécurité. Si un liquide est utilisé,
s'assurer qu'il ne peut pas contrarier l'essai d'étanchéité.

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Il est admis d'effectuer les essais à des pressions et à des températures différentes de celles d'utilisation
si ces différences n'ont que des effets négligeables sur la géométrie et les performances de l'enveloppe
de confinement, ou si les conditions d'utilisation en service ne produisent pas de différence de pression
suffisante pour donner des résultats significatifs. Il convient que le sens de l'écoulement de la fuite
pendant l'essai soit le même qu'en service; s'il est appliqué en sens inverse, cela doit être justifié.

Tableau Al — Sensibilité des essais d'étanchéité


Sensibilité nominale de l'essai
Paragraphe Procédure d'essai
Pa.m3.s-1 SLR
Méthodes quantitatives
&3U Baisse de pression 10-2 à 10-6 a
A.3,2 Remontée de pression 10-2 à 10-6 a
A.3.3 Enveloppe remplie de gaz — Détecteur de gaz 10-4 à 10-10
A.3.4 Enveloppe mise sous vide — Détecteur de gaz 10-4 à 10-9
A.3.5 Contrôle par ressuage sous vide 10-4 à 10-9
Méthodes qualitatives
A.4.1 Détection à la bulle de gaz 10-4 b,c
A.4.2 Essai par bulles 10-413
A.4.3 Gaz traceur — Technique du reniflage 10-4 à 10-7
A.4.4 Gaz traceur — Méthode au jet 10-4 à 10-7
a La sensibilité dépend du volume, de la pression, du temps, des propriétés du gaz et de la stabilité de la température.
b II est possible d'obtenir une meilleure sensibilité en utilisant des fuites calibrées afin de vérifier l'appareillage de
contrôle et la technique utilisée.
C Parmi les techniques de détection à la bulle de gaz figurent les techniques par bulles dans de l'eau chaude, par bulles
sous vide et par bulles dans une cavité sous pression.

Tableau A.2 — Récapitulatif des méthodes de contrôle d'étanchéité


Paragraphe correspondant Illustration
Ka Méthodes quantitatives
A.3.1 Baisse de pression
Cette méthode consiste à mettre sous pression l'objet à contrôler, 111)
ou un espace intermédiaire, et à mesurer la baisse de la pression. Pression
La sensibilité de cette méthode est inversement proportionnelle au ■
volume à contrôler.
Cette méthode est particulièrement utile pour contrôler les doubles
joints toriques, lorsque le volume restreint de l'espace entre les joints
rend la méthode très sensible, et que l'étanchéité de l'enveloppe de
confinement ne doit pas être rompue.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-2 Pa.m3.s-1 à 10-6 Pa.m3.s-1 SLR.
A.3.2 Remontée de pression
Cette méthode consiste à abaisser la pression dans la cavité à contrô-
ler à 103 Pa, ou moins, et à mesurer la remontée de pression pendant Vide

une durée déterminée.
Cette méthode s'applique aux objets à contrôler comportant des
piquages de pression, mais peut également servir à contrôler les
doubles joints toriques. La sensibilité de l'essai est inversement pro-
portionnelle au volume à contrôler.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-2 Pa.m3.s-1 à 10-6 Pa.m3.s-1 SLR.

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Tableau A.2 (suite)

Paragraphe correspondant Illustration


A.3.3 Enveloppe remplie de gaz (détecteur de gaz) Vide
Cette méthode consiste à mettre sous vide l'objet à contrôler,
relié préalablement à un détecteur de gaz, et à le placer dans une
enveloppe remplie par un gaz d'essai (en général de l'hélium ou un I Détecteur
composé halogéné). A
Cette méthode est adaptée aux objets de grandes dimensions dont le
joint d'étanchéité est remplaçable. Lorsque plusieurs joints d'étan-
chéité sont utilisés (dans le cas d'une fermeture par double joint
torique, par exemple), la procédure peut être appliquée successive-
ment à chacun des joints.
Gaz traceur
Sensibilité nominale de l'essai: 10-4 Pa-m3.s-1 à 10-10 Pa-m3.s-1 SLR.
A.3.4 Enveloppe mise sous vide (détecteur de gaz) Vide
Cette méthode consiste à mettre l'objet à contrôler sous pression
au moyen d'un gaz d'essai (en général de l'hélium ou un composé
halogéné), puis à le mettre dans une enceinte à vide reliée à un I Détecteur
détecteur de gaz.
Cette méthode est idéale pour contrôler les objets de petites dimen-
sions dotés d'un joint d'étanchéité remplaçable. Lorsque plusieurs \
joints d'étanchéité sont utilisés (dans le cas d'une fermeture par
Gaz traceur
double joint torique, par exemple), la procédure peut être appliquée
successivement à chacun des joints.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-4 Pa.m3.s-1 à 10-9 Pa.m3.s-1 SLR.
A.3.5 Contrôle par ressuage sous vide
Cette méthode consiste à mettre l'objet à contrôler dans une enceinte
remplie avec un gaz d'essai sous pression (de l'hélium, en général),
pendant un certain temps, puis à transférer cet objet dans une
enceinte mise sous vide et reliée à un détecteur de gaz. Gaz traceur

Cette méthode est idéale pour les capsules soudées de très petites di-
mensions ou dont les dimensions n'excèdent pas celles de la chambre Vide
de pressurisation.
Il convient que le volume libre dans l'objet à contrôler soit supérieur
ou égal à 10 mm3 1 Détecteur

Cette méthode peut être utilisée en laboratoire ou en production. Il


convient que la procédure soit validée et réalisée avec soin.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-4 Pa.m3.s-1 à 10-9 Pa.m3.s-1 SLR.
Gaz traceur

A.4 Méthodes qualitatives


A.4.1.4.1 Bulles dans de l'eau chaude
Cette méthode consiste à immerger l'objet à contrôler dans de l'eau
chaude, ce qui a pour effet d'accroître sa pression interne. La pré-
sence d'une fuite est alors signalée par une émission de bulles.
Ci7
Cette méthode s'applique aux capsules soudées et aux objets de
petites dimensions, ne comportant généralement pas de piquage de
pression. Elle peut être utilisée in situ, sans équipement sophistiqué.
Eau chaude
Sensibilité nominale maximale de l'essai: 10-4 Pa.m3.s-1 SLR.
NOTE Cette méthode est également quantitative mais il convient
de ne pas l'utiliser comme telle.

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Tableau A.2 (suite)

Paragraphe correspondant Illustration


A.4.1.4.2 Bulles sous vide
Vide
Cette méthode consiste à créer un vide au-dessus du liquide dans
lequel l'objet à contrôler est immergé. La présence d'une fuite est
alors signalée par une émission de bulles.
Cette méthode est adaptée aux capsules soudées et aux petits objets 4
dont les joints d'étanchéité peuvent être remplacés. Cette méthode
peut être utilisée pour les sources ou les emballages dont les volumes
libres sont supérieurs à 10 mm3. Les dimensions de l'objet à contrô-
ler ne sont limitées que par les dimensions de l'enceinte à vide.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-4 Pa.m3.s-1 SLR.
A.4.1.4.3 Bulles issues d'un confinement sous pression
Cette méthode consiste à mettre sous pression l'objet à contrôler,
puis à l'immerger dans de l'eau, du glycol ou de l'alcool isopropylique.
La présence d'une fuite est alors signalée par une émission de bulles. Pression

Cette méthode s'applique aux capsules soudées, aux conteneurs com-
portant des piquages de pression, ou dans les cas où il est possible
d'obtenir la pression requise à l'intérieur de la cavité par la vaporisa-
tion de cristaux de CO2.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-4 Pa.m3.s-1 SLR.
NOTE Cette méthode est également quantitative mais il convient de
ne pas l'utiliser comme telle.

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Tableau A.2 (suite)


Paragraphe correspondant Illustration
A.4.2 Essai par bulles
Cette méthode consiste à mettre sous pression l'objet à contrôler et
à recouvrir sa surface d'une pellicule de liquide de détection de fuite. Pression
Toute fuite est alors signalée par une formation de bulles en surface.
Cette méthode s'applique aux conteneurs comportant des piquages •
de pression. Il est possible d'obtenir la pression requise à l'intérieur
de la cavité par la vaporisation de cristaux de CO2.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-4 Pa.m3.s-1- SLR.
Ill
A.4.3 Détection par reniflage d'un gaz traceur
Cette méthode consiste à mettre sous pression l'objet à contrôler
au moyen d'un gaz d'essai (en général de l'hélium ou un composé Détecteur
halogéné). La détection des fuites est assurée par le déplacement
d'une sonde (reliée à un détecteur de gaz) autour des zones suscep-
tibles de comporter une fuite.
Il est préférable d'utiliser cette méthode pour contrôler les objets de
grandes dimensions pour lesquels la zone susceptible de comporter
une fuite (une soudure ou un joint d'étanchéité, par exemple) est Gaz traceur

nettement visible. Un moyen de mise sous pression (avec le gaz) de


l'espace situé sous la soudure ou sous le joint d'étanchéité doit être
disponible.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-4 Pa-m3.s-1 à 10-7 Pa.m3-s-1 SLR.
A.4.4 Gaz traceur — Méthode au jet vide
Cette méthode consiste à mettre sous vide un objet à contrôler, relié •
à un détecteur de gaz, et à pulvériser le gaz d'essai (en général de I Détecteur

l'hélium ou un composé halogéné) sur sa surface.


Cette méthode peut être utilisée pour contrôler les enceintes par-
tiellement fermées à condition de pouvoir mettre sous vide l'un des
côtés de la fuite éventuelle et d'atteindre facilement l'autre côté avec
une alimentation en gaz d'essai.
Sensibilité nominale de l'essai: 10-4 Pa-m3.s-1 à 10-7 Pa.m3-s-1 SLR.

A.2.2 Gaz traceurs


Les gaz traceurs doivent être propres et exemptes de contaminants susceptibles de fausser les résultats
de l'essai. Toute précaution doit être prise pour veiller à ce qu'un mélange traceur représentatif connu
atteigne les zones de l'enveloppe soumises à essai. Veiller à ce qu'il n'y ait pas de réactions défavorables
susceptibles d'altérer soit le contenu de l'enveloppe de confinement, soit les propriétés du gaz traceur
lors de l'essai d'étanchéité.

A.2.3 Flux de fuite


En conditions de laboratoire favorables, certains essais par bulles permettent de détecter des conduits
de fuites isolés donnant lieu à des fuites de l'ordre de 10-7 Pa.m3.s-1 SLR avec une différence de pression
de 105 Pa. Néanmoins, les performances des procédures d'essai sont réduites par des problèmes
résultant, par exemple, d'une mauvaise visibilité due à un éclairage inadapté, de la configuration des
objets à contrôler, de la turbulence du bain, de la solubilité du gaz, du manque d'attention de l'opérateur,
du colmatage du conduit de fuite par des liquides, de la durée limitée de l'application et de la présence
éventuelle d'une multitude de conduits de fuite trop petits pour être détectés, mais dont le flux de fuite
cumulé excède le flux de fuite maximal admissible. La pression du gaz traceur doit dépasser la pression
hydrostatique du bain et la tension superficielle.

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L'essai par bulles comporte des difficultés supplémentaires, notamment s'assurer que la totalité
de la zone à contrôler est couverte simultanément et identifier les effets de l'humidité relative et
de la température ambiantes. Il convient de ne pas utiliser les essais par bulles pour des mesures
quantitatives.
On considère, pour ces raisons, que le flux de fuite global est égal à 10-4 Pa•m3•s-1 SLR lorsque aucune
bulle n'est observée, à moins qu'il soit possible de vérifier que la sensibilité est supérieure dans une
situation spécifique.

A.2.4 Mouillage de l'objet à contrôler

Dans le cas de fuites dont on suppose qu'elles sont inférieures à 10-7 Pa•m3•s-1 SLR, il convient, dans la
mesure du possible, de ne pas mouiller l'objet à contrôler. Si la présence d'eau ne peut pas être évitée,
l'objet doit être séché avec soin avant l'essai.

A.2.5 Pression partielle

Il convient que la pression partielle du gaz traceur contenu dans le mélange d'essai soit au moins égale
à 10 % de la pression totale; sa valeur doit être connue. Un facteur de correction pour ce pourcentage de
pression partielle doit être appliqué. Voir Formule (B.13).

A.2.6 Conditions sous vide

Si la pression est positive en conditions normales, le comportement de l'enveloppe de confinement, de la


fermeture et du joint d'étanchéité doit être pris en compte lors d'essais sous vide.

A.2.7 Réalisation de l'essai d'étanchéité

Tous les essais d'étanchéité doivent être exécutés par des opérateurs qualifiés.

A.3 Méthodes quantitatives

A.3.1 Baisse de pression

A.3.1.1 Applicabilité de la méthode

Cette méthode est utilisée avec des objets comportant des piquages de pression. Le volume à contrôler
peut être celui du conteneur ou le volume réduit qui correspond à l'espace interjoint d'un double joint
torique.

A.3.1.2 Indication du flux de fuite

Le flux de fuite global est indiqué par une baisse de pression pendant un temps donné, à partir d'une
pression initiale connue. Si l'essai dure longtemps, il peut être nécessaire d'effectuer des corrections
pour tenir compte des variations de la température et de la pression ambiantes.

A.3.1.3 Sensibilité de l'essai

La sensibilité dépend essentiellement du volume à contrôler, de la durée de l'essai et de la précision avec


laquelle il est possible de mesurer la pression et la température. Dans le cas de volumes importants,
la technique par baisse de pression est relativement peu sensible; en revanche, lorsque les volumes
des espaces interjoints sont faibles, et qu'on utilise des appareillages de précision, on peut obtenir
des sensibilités de 10-6 Pa•m3•s-1 SLR. Il convient de noter que le volume total comprend le volume
correspondant du conteneur plus le volume correspondant aux instruments de mesure.
Il convient de calculer la sensibilité réelle de la méthode de contrôle sur la base de la Formule (B.12).

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A.3.1.4 Procédure d'essai

Amener le volume à contrôler à la pression d'essai requise, puis mesurer les variations de pression et
de température à l'intérieur de ce volume pendant un temps déterminé. Pour pouvoir calculer le flux
de fuite global, le volume maximal à contrôler doit être défini avec précision, y compris le volume de
l'appareillage de contrôle et les positions extrêmes des joints d'étanchéité dans leur gorge.
Il convient que les mesures de pression aient une précision minimale égale à 1 % de la pleine échelle des
appareils de mesure. La plage de ces appareils doit être comprise entre 1,5 et 4 fois la pression d'essai
requise. Il convient que les objets à contrôler aient atteint, ou soient proches de, l'équilibre thermique
avant que la mesure ne soit effectuée; dans le cas contraire, des erreurs dans le calcul des températures
moyennes risquent de dissimuler les effets des fuites.

A.3.1.5 Avantages et inconvénients


Il se peut que l'appareillage de contrôle utilisé pour effectuer l'essai comporte aussi des joints
d'étanchéité démontables; dans ce cas, les résultats de l'essai donnent le flux de fuite à travers la totalité
des joints d'étanchéité (appareillage de contrôle plus enceinte). Par conséquent, la méthode pourra
entraîner une surestimation de la fuite de l'enceinte. Si la sensibilité d'essai requise est de l'ordre de
10-6 Pa•m3•s-1 SLR, l'étanchéité des joints et des raccords de l'appareillage de contrôle peut avoir une
influence décisive sur la sensibilité de l'essai.
Si la méthode est utilisée lors d'essais (par exemple, pour réaliser des contrôles avant et après des essais
de chute), au moins un des raccords de l'appareillage de contrôle doit être défait puis remonté étanche
par la suite.
L'utilisation d'une pression élevée permet d'accroître la sensibilité de l'essai, mais présente des
inconvénients. Les joints toriques risquent de se déplacer pendant l'essai, ce qui est susceptible de nuire
à la fiabilité des résultats. En outre, une pression élevée risque de détériorer les joints d'étanchéité et de
provoquer un danger.
Dans la mesure du possible, il convient que les essais soient réalisés dans des conditions isothermiques,
car les changements de température ont une incidence sur la pression.

A.3.1.6 Risques

Lorsque le volume à contrôler est mis sous pression, toute précaution doit être prise pour veiller à ce
que l'enceinte ne soit pas soumise à des sollicitations dangereuses, car une rupture résultant d'une mise
sous pression avec un gaz peut être «explosive» et extrêmement dangereuse.

A.3.2 Remontée de pression

A.3.2.1 Applicabilité de la méthode

Cette procédure est similaire à celle de l'essai par baisse de pression et s'applique aux objets à contrôler
ayant des piquages de pression. Elle a l'avantage d'être moins sensible aux changements de température
que ne l'est la méthode par baisse de pression.

A.3.2.2 Indication du flux de fuite

Le flux de fuite global est indiqué par une remontée de pression en un temps donné à partir d'une
pression initiale connue, pour une température et une pression ambiantes données. Si l'essai dure
longtemps, il peut être nécessaire d'effectuer des corrections pour tenir compte des variations de la
température et de la pression ambiantes.

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A.3.2.3 Sensibilité de l'essai

La sensibilité dépend surtout du volume à contrôler, de la durée de l'essai et de la précision avec laquelle
il est possible de mesurer la pression et la température. Cette méthode peut être utilisée pour mesurer
des flux de fuite allant jusqu'à 10-6 Pa•m3•s-1 SLR.
La sensibilité réelle de la méthode de contrôle peut être calculée sur la base de la Formule (B.12). Il
convient néanmoins de souligner que les indices 1 et 2 doivent être permutés.

A.3.2.4 Procédure d'essai

Amener l'objet à contrôler à une pression adéquate, 103 Pa ou moins (généralement 102 Pa), et mesurer
les variations de pression et de température à l'intérieur du volume à contrôler pendant un temps donné.
Il convient de veiller à éviter le risque de formation de glace à basse pression, qui pourrait obturer le
dispositif de pression. Pour pouvoir calculer le flux de fuite global, le volume maximal à contrôler doit
être défini avec précision, y compris le volume de l'appareillage de contrôle et les positions extrêmes
des joints d'étanchéité dans leur gorge.
Il convient que les mesures de pression aient une précision minimale égale à 1 % de la pleine échelle
des appareils de mesure. La plage de ces appareils doit être comprise entre 1,5 et 4 fois la pression
d'essai requise. Dans la mesure du possible, il convient que les essais soient effectués en conditions
isothermiques. De petites variations de température peuvent avoir une incidence considérable sur la
pression.

A.3.2.5 Avantages et inconvénients

Cette méthode pose le problème du dégazage, c'est-à-dire le relâchement de gaz à partir des surfaces de
l'objet à contrôler, lorsque celui-ci est mis sous vide. Pour minimiser le dégazage, qui gêne les mesures
de flux de fuite, veiller à ce que l'objet à contrôler reste propre et sec.
En plus des joints soumis à essai, l'appareillage de contrôle utilisé pour effectuer l'essai est normalement
doté de ses propres joints d'étanchéité. Or, les résultats de l'essai donnent le flux de fuite de la totalité
des joints d'étanchéité. Par conséquent, cette procédure risque d'entraîner une surestimation du flux de
fuite des joints de l'enceinte. Pour les sensibilités les plus élevées, l'étanchéité des joints de l'appareillage
de contrôle risque d'avoir une influence décisive sur la sensibilité de l'essai.

A.3.2.6 Risques

Les risques sont ceux qui sont associés à la manipulation des équipements sous vide.

A.3.3 Enveloppe remplie de gaz (détecteur de gaz)

A.3.3.1 Applicabilité de la méthode


Cette méthode est utilisée avec les conteneurs qui peuvent être entourés par une enveloppe remplie d'un
gaz traceur. Lorsqu'un seul joint de bride est contrôlé, il est possible de réduire la taille de l'enveloppe
de façon qu'elle n'enferme que la zone de la bride. Les gaz traceurs communément utilisés sont l'hélium
et les composés halogénés.

A.3.3.2 Indication du flux de fuite

Le flux de fuite global est mesuré au moyen d'un détecteur de gaz qui mesure la concentration du gaz
dans le conteneur.

A.3.3.3 Sensibilité de l'essai


La sensibilité dépend du gaz utilisé, de la différence de pression et de la méthode de détection. Pour les
systèmes à gaz halogénés, l'utilisation de gaz tels que l'hexafluorure de soufre (SF6) permet d'obtenir

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des sensibilités de 10-4 Pa•m3•s-1 à 10-7 Pa•m3•s-1 SLR. Avec de l'hélium, un spectromètre de masse
peut habituellement détecter des fuites allant de 10-4 Pa•m3•s-1 à 10-10 Pa•m3•s-1 SLR.

A.3.3.4 Procédure d'essai


Connecter un banc de pompage équipé d'une tête de détection à l'enceinte ou à l'espace interjoint.
Déterminer le temps de réponse en utilisant une fuite calibrée ou en introduisant une petite quantité de
gaz traceur dans le raccord desserré, ou par la vanne.
Remplir l'enveloppe avec le gaz traceur et surveiller la réponse du détecteur.

A.3.3.5 Avantages et inconvénients

Il convient que la pression partielle du gaz traceur dans l'enveloppe soit supérieure ou égale à 10 % de
la pression totale du gaz et qu'elle soit connue.
Il convient de n'utiliser des composés halogénés avec des enveloppes en acier inoxydable que s'il a été
vérifié que l'halogène sélectionné ne provoquera pas de corrosion dommageable de l'acier inoxydable
par attaque intergranulaire.
Les essais d'étanchéité aux halogènes doivent être effectués dans un lieu exempt de fumée (de tabac, par
exemple) et de toute autre source potentielle de vapeurs halogénées (comme la présence d'un conduit
de fuite dans le système de réfrigération du bâtiment).

A.3.3.6 Risques

Ne pas utiliser d'ions positifs dans les détecteurs de fuite à halogène dans une ambiance inflammable
ou explosive.
Des composés halogénés utilisés à proximité de températures élevées peuvent se décomposer en
éléments hautement toxiques. Certains halogènes eux-mêmes peuvent être toxiques, de sorte que les
zones d'essai doivent être correctement ventilées.
Toutes les précautions doivent être prises lors de l'utilisation de bouteilles de gaz à haute pression.

A.3.4 Enveloppe mise sous vide (détecteur de gaz)

A.3.4.1 Applicabilité de la méthode

Cette méthode consiste à mettre le conteneur sous pression avec un gaz traceur, puis à le placer dans
une enveloppe mise sous vide et reliée à un système de détection de gaz traceur. Lorsque seul un joint
de bride doit être contrôlé, il est possible de réduire la taille de l'enveloppe de façon qu'elle n'enferme
que la zone de la bride. De même, si un double joint torique est utilisé, le détecteur de gaz traceur peut
être monté sur un banc de pompage relié à l'espace situé entre les deux joints toriques.
Les gaz traceurs communément utilisés sont l'hélium et les composés halogénés.

A.3.4.2 Indication du flux de fuite

Le flux de fuite est mesuré au moyen d'un détecteur de gaz qui mesure la pression partielle du gaz dans
l'enveloppe mise sous vide ou dans l'espace interjoint.

A.3.4.3 Sensibilité de l'essai

La sensibilité dépend du gaz utilisé, de la différence de pression et de la méthode de détection. Pour les
systèmes à gaz halogénés, l'utilisation de gaz tels que l'hexafluorure de soufre (SF6) permet d'obtenir
des sensibilités de 10-4 Pa•m3•s-1 à 10-7 Pa•m3•s-1 SLR. Avec de l'hélium, un spectromètre de masse
peut habituellement détecter des fuites allant de 10-4 Pa•m3•s-1 à 10-9 Pa•m3•s-1 SLR.

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A.3.4.4 Procédure d'essai

Remplir le conteneur avec le gaz traceur jusqu'à ce que soit atteinte la pression d'essai. Mettre sous vide
l'enveloppe entourant le conteneur, ou l'espace interjoint si l'essai porte sur une bride avec un double
joint torique, et surveiller la réponse du détecteur monté sur le banc de pompage.
S'il n'est pas possible de remplir le conteneur avec un gaz traceur, on peut placer l'objet à contrôler
dans une chambre adéquate et le soumettre à une pression extérieure au moyen du gaz traceur pendant
un temps donné. Il convient ensuite de réduire la pression extérieure et de transférer l'objet dans
l'enveloppe avant que cette dernière soit mise sous vide.
NOTE Cette méthode est uniquement utilisée pour des objets qui peuvent supporter une forte pression
extérieure.

A.3.4.5 Avantages et inconvénients

Il convient que la pression partielle du gaz traceur dans le conteneur soit supérieure ou égale à 10 % de
la pression totale.
Il convient de n'utiliser des composés halogénés avec des enveloppes en acier inoxydable que s'il a été
vérifié que l'halogène sélectionné ne provoquera pas de corrosion dommageable de l'acier inoxydable
par attaque intergranulaire.
Les essais d'étanchéité aux halogènes doivent être effectués dans un lieu exempt de fumée (de tabac, par
exemple) et de toute autre source potentielle de vapeurs halogénées (comme la présence d'un conduit
de fuite dans le système de réfrigération d'un bâtiment).
La perméation pouvant avoir une incidence sur les résultats, il convient de la prendre en compte dans
l'analyse ultérieure de ceux-ci.

A.3.4.6 Risques
Ne pas utiliser d'ions positifs dans les détecteurs de fuite à halogène dans une ambiance inflammable
ou explosive.
Des composés halogénés utilisés à proximité de températures élevées peuvent se décomposer en
éléments hautement toxiques. Certains halogènes eux-mêmes peuvent être toxiques, de sorte que les
zones d'essai doivent être correctement ventilées.
Toutes les précautions doivent être prises lors de l'utilisation de bouteilles de gaz à haute pression.

A.3.5 Contrôle par ressuage sous vide

A.3.5.1 Applicabilité de la méthode

Cette méthode s'applique aux objets à contrôler n'ayant pas de piquage de pression et aux sources
scellées qui ne peuvent pas être remplis d'hélium lors de la fermeture finale. Les objets doivent pouvoir
supporter la pression extérieure choisie sans subir de dommage. Avec des spectromètres de masse
sophistiqués, on peut utiliser d'autres gaz que l'hélium.

A.3.5.2 Indication du flux de fuite

Un détecteur de fuite à spectromètre de masse délivre un signal qui permet de calculer les flux de fuite.

A.3.5.3 Sensibilité de l'essai

La sensibilité (10-7 Pa•m3•s-1 à 10-9 Pa•m3•s-1 SLR) dépend de l'appareil. Elle dépend aussi du dégazage
d'hélium provenant de la surface extérieure de l'objet à contrôler.

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A.3.5.4 Procédure d'essai

L'objet à contrôler est placé dans une chambre adéquate et soumis à une pression extérieure d'hélium
pendant un temps donné. La valeur type est de 3 x 106 Pa pendant 1 h. Relâcher la pression et transférer
aussitôt l'objet dans une chambre à vide reliée à un spectromètre de masse, puis la ramener à la
pression d'utilisation. Utiliser le spectromètre de masse conformément aux instructions du fabricant.
Au cours de cet essai, l'hélium pénètre dans l'objet à contrôler par tout conduit de fuite éventuel; l'objet
à contrôler est ensuite placé sous vide puis l'hélium, qui s'écoule par le conduit de fuite, est détecté.

A.3.5.5 Avantages et inconvénients

Cette méthode est particulièrement utile pour contrôler plusieurs petits échantillons à la fois, à
condition qu'ils puissent tous être rapidement soumis à essai d'étanchéité dans la chambre à vide.
Si les échantillons sont fragiles, il est possible d'utiliser une surpression réduite pendant un temps
plus long.
La perméation pouvant avoir une incidence sur les résultats, il convient de la prendre en compte dans
l'analyse ultérieure de ceux-ci.

A.3.5.6 Risques

La pression dans la chambre de pressurisation étant très élevée, il est nécessaire d'utiliser un
appareillage spécifique. Les opérateurs doivent avoir reçu une formation complète et connaître les
risques induits.

A.4 Méthodes qualitatives


A.4.1 Détection à la bulle de gaz

A.4.1.1 Applicabilité de la méthode

Cette méthode s'applique aux petits objets ne comportant généralement pas de piquage de pression. Les
dimensions de ces objets doivent permettre de les mettre et de les sortir facilement dans une enceinte
qui permettra une observation aisée du liquide.
Cette méthode peut être utilisée avec des objets à contrôler comportant des piquages de pression ou
lorsque la différence de pression requise peut être obtenue par:
a) vaporisation de cristaux de CO2, utilisation d'azote liquide ou d'un liquide réfrigérant;
b) mise sous vide au-dessus du liquide dans le réservoir;
c) utilisation d'un liquide chaud dans le réservoir.

A.4.1.2 Indication de fuite

Chaque conduit de fuite est signalé par l'émission régulière de bulles de gaz dans le liquide d'essai.

A.4.1.3 Sensibilité de l'essai

L'essai donne un résultat qualitatif; l'absence de bulles passant dans le liquide d'essai indique un flux de
fuite de l'ordre de 10-4 Pa•m3•s-1 SLR.
Pour améliorer la sensibilité, on peut associer divers liquides comme l'eau, des alcools, l'huile minérale,
l'huile de silicone ou le glycol avec différents gaz traceurs.

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A.4.1.4 Procédure d'essai

A.4.1.4.1 Bulles dans de l'eau chaude

Immerger l'objet à contrôler à température ambiante dans de l'eau à 90 °C. Placer l'objet, ou le dispositif
à contrôler, dans un réservoir adéquat de façon qu'il soit recouvert par au moins 50 mm d'eau, puis
rechercher la présence éventuelle de bulles.
La durée de l'essai doit être suffisante pour que l'objet à contrôler et son volume gazeux puissent être
chauffés par l'eau. Le temps pendant lequel il convient que l'objet reste dans l'eau doit être déterminé
par calcul ou par essai.
Les émissions de bulles d'air peuvent ne durer que quelques secondes, puis cesser. Il est possible que
ce phénomène soit provoqué par la présence de gaz piégé à l'extérieur de l'objet à contrôler et qu'il
n'indique pas nécessairement la présence d'une fuite.

A.4.1.4.2 Bulles sous vide

Immerger l'objet à contrôler dans un bain de liquide. Amener l'espace au-dessus du liquide à une pression
adéquate, de l'ordre de 104 Pa, et repérer la présence de bulles. Il convient que le liquide d'immersion ait
une faible tension superficielle et une faible pression de vapeur, et qu'il puisse être facilement retiré de
l'objet à contrôler après l'essai.
L'air ambiant adhère à la surface de l'objet à contrôler et risque de générer, lors de la mise sous vide,
des bulles d'air pendant seulement quelques secondes. Ces bulles n'indiquent pas nécessairement la
présence d'un conduit de fuite.

A.4.1.4.3 Méthode par bulles dans une cavité sous pression


Remplir l'objet à contrôler avec un gaz traceur jusqu'à ce qu'il atteigne la pression d'essai requise
et maintenir cette pression pendant au moins 15 min. Cette pression peut être fournie par un point
de piquage de pression ou par l'utilisation de cristaux de CO2. Lorsqu'une pression interne doit être
générée, la vaporisation de, par exemple, 2 kg de cristaux de CO2 par mètre cube de volume libre
produira une augmentation de pression de 105 Pa.
L'objet étant toujours sous pression, immerger la zone de fuite potentielle dans un bain et repérer la
présence de bulles. Les émissions de bulles d'air peuvent ne durer que quelques secondes, puis cesser.
Il est possible que ce phénomène soit provoqué par la présence de gaz piégé à l'extérieur de l'objet à
contrôler et qu'il n'indique pas nécessairement la présence d'une fuite.

A.4.1.5 Avantages et inconvénients

Cette méthode s'applique généralement aux petits conteneurs et aux capsules soudées qui peuvent être
mis facilement dans un réservoir adéquat et en être retirés.
Il se peut que de l'air soit piégé dans les joints d'étanchéité, et sur les surfaces, et qu'il provoque des
bulles intempestives que l'on risque de confondre avec une vraie fuite.
Avec la technique des bulles sous vide, de l'air risque d'être entraîné dans le liquide d'essai; il peut donc
être nécessaire de mettre le liquide sous vide pendant un certain temps avant d'exécuter les essais
d'étanchéité. La durée de la mise sous vide dépend du volume de liquide.
Si l'essai est répété, des conduits de fuite risquent d'être obturés par le liquide.

A.4.1.6 Risques

Le fait que la mise sous pression comporte un risque de rupture de l'objet à contrôler doit être pris
en compte.

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Lorsque la pression est produite au moyen de cristaux de CO2, toute précaution doit être prise pour à ne
pas dépasser la quantité correcte de CO2 nécessaire à l'obtention de la pression interne requise.
Les cristaux de CO2 doivent être manipulés avec le plus grand soin, car ils risquent de provoquer des
brûlures «à froid».
Il y a risque d'incendie si des produits contenant de l'alcool sont utilisés.
Des lunettes de protection ou un écran doivent être utilisés pour assurer la sécurité de l'opérateur et
celle des tiers contre toute rupture éventuelle du conteneur de liquide.

A.4.2 Essai par bulles

A.4.2.1 Applicabilité de la méthode

Cette méthode s'applique aux conteneurs comportant des piquages de pression ou dans les cas où la
pression requise à l'intérieur de la cavité peut être obtenue par vaporisation de cristaux de CO2.

A.4.2.2 Indication de fuite


Chaque conduit de fuite est signalé par la formation de bulles de gaz dans un liquide de détection de
fuite, préalablement étalé sur la surface extérieure de l'objet à contrôler.

A.4.2.3 Sensibilité de l'essai

Cet essai donne un résultat qualitatif; l'absence de bulles passant dans le film de liquide de détection de
fuite signale un flux de fuite inférieur à 10-4 Pa•m3•s-1 SLR. Il est possible d'accroître sa sensibilité en
augmentant la pression d'essai. Dans la mesure du possible, il convient de contrôler cette méthode en
utilisant une fuite calibrée correspondant à la sensibilité requise pour le confinement.

A.4.2.4 Procédure d'essai


Mettre l'objet à contrôler sous la pression d'essai requise pendant au moins 15 min. Ensuite, l'objet à
contrôler étant toujours sous pression, recouvrir au pinceau, ou par un autre moyen, les zones de fuite
potentielles avec le liquide de détection de fuite, puis repérer les bulles.
Pour être efficace, le contrôle doit concerner toutes les zones de fuite potentielles et tous les joints. Des
solutions de détection de fuite ayant une tension superficielle faible sont disponibles dans le commerce.
Il convient que les zones recouvertes soient nettoyées après l'essai.
Lorsqu'une pression interne doit être générée, la vaporisation de, par exemple, 2 kg de cristaux de CO2
par mètre cube de volume libre produira une augmentation de pression de 105 Pa.

A.4.2.5 Avantages et inconvénients

Cette méthode est comparable à celle de l'essai par bulles dans une cavité sous pression, mais elle n'est
pas limitée par la taille ou le poids du conteneur.
Lorsque les joints d'étanchéité ne sont pas facilement accessibles, ou que les espaces entre les joints
sont tels qu'ils ne peuvent être recouverts ou immergés, cette méthode devient peu fiable.

A.4.2.6 Risques

Le fait que la mise sous pression comporte un risque de rupture de l'objet à contrôler doit être pris
en compte.
Lorsque la pression est produite au moyen de cristaux de CO2, toute précaution doit être prise pour
ne pas dépasser la quantité correcte de cristaux de CO2 nécessaire à l'obtention de la pression interne
requise.

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Les cristaux de CO2 doivent être manipulés avec le plus grand soin, car ils risquent de provoquer des
brûlures «à froid».

A.4.3 Gaz traceur (technique du reniflage)

A.4.3.1 Applicabilité de la méthode

Il est préférable d'utiliser cette méthode pour contrôler les conteneurs de grandes dimensions ou les
sources dans lesquelles la zone susceptible de comporter un conduit de fuite (une soudure ou un joint
d'étanchéité, par exemple) est nettement visible. Un moyen permettant d'amener le gaz traceur vers les
faces découvertes du joint d'étanchéité doit être disponible et un détecteur doit être placé de l'autre côté.
Les gaz traceurs types sont l'hélium et les gaz halogénés.

A.4.3.2 Indication de fuite

Une fuite est indiquée par le détecteur qui mesure la concentration de tout relâchement de gaz traceur.

A.4.3.3 Sensibilité de l'essai

La sensibilité dépend du gaz traceur utilisé, de la différence de pression et du détecteur. Pour les
systèmes à composés halogénés, l'utilisation de gaz tel que l'hexafluorure de soufre (SF6) permet
d'obtenir des sensibilités de 10-4 Pa•m3•s-1 à 10-7 Pa•m3•s-1 SLR. Avec de l'hélium, un spectromètre de
masse peut habituellement détecter des fuites allant de 10-4 Pa•m3•s-1 à 10-9 Pa•m3•s-1 SLR.

A.4.3.4 Procédure d'essai


Utiliser le détecteur conformément aux instructions du fabricant. Mettre sous pression l'objet à
contrôler, ou la bride, à la pression d'essai avec du gaz traceur et «renifler» les zones de fuite éventuelles.
Il convient que l'ajustage du «renifleur» soit maintenu près de la surface (à 1 mm environ) et que sa
vitesse de déplacement n'excède pas 20 mm•s-1.
Il convient d'étalonner le détecteur par «reniflage» au moyen d'une fuite calibrée avant de commencer
l'essai.

A.4.3.5 Avantages et inconvénients

Dans la mesure où le détecteur par «reniflage» détecte des conduits de fuite isolés, il ne peut pas être
utilisé pour quantifier le flux de fuite global d'un conteneur.
Il convient de n'utiliser des composés halogénés avec des enveloppes en acier inoxydable que s'il a été
vérifié que l'halogène sélectionné ne provoquera pas de corrosion dommageable de l'acier inoxydable
par attaque intergranulaire.
Les essais d'étanchéité aux halogènes doivent être effectués dans un lieu exempt de fumée (de tabac,
par exemple) et de toute autre source de vapeurs halogénées (comme la présence d'un conduit de fuite
dans le système de réfrigération d'un bâtiment).
Il convient que la pression partielle du gaz traceur contenu dans le mélange d'essai soit au moins égale
à 10 % de la pression totale; sa valeur doit être connue.

A.4.3.6 Risques

Ne pas utiliser d'ions positifs dans les détecteurs de fuite à halogène dans une ambiance inflammable
ou explosive.
Des composés halogénés utilisés à proximité de températures élevées peuvent se décomposer en
éléments hautement toxiques. Certains halogènes eux-mêmes peuvent être toxiques, de sorte que les
zones d'essai doivent être correctement ventilées.

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Toutes les précautions doivent être prises lors de l'utilisation de bouteilles de gaz à haute pression.

A.4.4 Gaz traceur (méthode au jet)

A.4.4.1 Applicabilité de la méthode

Il est préférable d'utiliser cette méthode pour contrôler des conteneurs de grandes dimensions sur
lesquels la zone susceptible de comporter un conduit de fuite (une soudure ou un joint d'étanchéité, par
exemple) est nettement visible. Un moyen permettant d'amener le gaz traceur vers la zone concernée
doit être disponible et un détecteur doit être placé du côté opposé de la soudure ou de la bride.
Les gaz traceurs types sont l'hélium et les gaz halogénés.

A.4.4.2 Indication de flux de fuite


Le flux de fuite est mesuré au moyen d'un détecteur de gaz qui mesure la pression partielle du gaz
traceur.

A.4.4.3 Sensibilité de l'essai

La sensibilité dépend du gaz traceur utilisé, de la différence de pression et du détecteur. Avec des
composés halogénés tels que l'hexafluorure de soufre (SF6), on peut obtenir des sensibilités de
10-4 Pa•m3•s-1 à 10-7 Pa•m3•s-1 SLR. Avec de l'hélium, un spectromètre de masse peut habituellement
détecter des fuites allant de 10-4 Pa•m3•s-1 à 10-9 Pa•m3•s-1 SLR.

A.4.4.4 Procédure d'essai


Mettre sous vide l'objet à contrôler, ou l'espace interjoint, avec une pompe à vide et utiliser le détecteur
de gaz selon les instructions du fabricant. Déterminer le temps de réponse en pulvérisant une petite
quantité de gaz traceur dans un conduit de fuite connu, dans une vanne partiellement ouverte ou
un raccord desserré par exemple, ou en utilisant une fuite calibrée, et noter le temps nécessaire à
l'obtention de la réponse du détecteur.
Isoler le conduit de fuite connu et pulvériser le gaz traceur sur les zones de fuite potentielles. Pulvériser
sur chaque zone pendant une durée supérieure au temps de réponse et contrôler la réponse du détecteur.

A.4.4.5 Avantages et inconvénients


Dans la mesure où la méthode par pulvérisation (dite méthode au jet) détecte des conduits de fuite
isolés, elle ne peut pas être utilisée pour quantifier le flux de fuite global d'un conteneur.
Il convient de n'utiliser des composés halogénés avec des enveloppes en acier inoxydable que s'il a été
vérifié que l'halogène sélectionné ne provoquera pas de corrosion dommageable de l'acier inoxydable
par attaque intergranulaire.
Les essais d'étanchéité aux halogènes doivent être effectués dans un lieu exempt de fumée (de tabac,
par exemple) et de toute autre source de vapeurs halogénées (comme la présence d'un conduit de fuite
dans le système de réfrigération d'un bâtiment).

A.4.4.6 Risques
Toutes les précautions doivent être prises lors de l'utilisation de bouteilles de gaz à haute pression.

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Annexe B
(informative)

Méthodes de calcul

B.1 Généralités
La présente annexe récapitule les données de base et les équations concernant les méthodes de calcul.
La façon dont les méthodes de calcul peuvent être appliquées conformément au présent document est
illustrée par des exemples concrets dans l'Annexe D.

B.2 Fuite de gaz


Les fuites de gaz peuvent se produire soit par écoulement de gaz, comme décrit dans le présent article,
soit par perméation, comme indiqué en B.13.
Un écoulement de gaz à travers de petits conduits dépend de ses propriétés physiques et
thermodynamiques, des caractéristiques du chemin de fuite et du régime d'écoulement. La pression
est une des propriétés qui caractérisent un fluide; la force motrice à l'origine des fuites résulte d'une
différence de pression. Dans le cadre de la présente annexe, un tube circulaire droit (capillaire) sera
utilisé pour modéliser le chemin de fuite. Pour la gamme de fuites traitée par le présent document (à
savoir de 10-8 Pa.m3.s-1 à 1 Pa.m3.s-1), l'équation généralisée de Knudsen [Formule (B.1)] appliquée
à l'écoulement en régime de transition permet de calculer correctement le flux de fuite, Q, en pascals
mètres cubes par seconde (Pa.m3.s-1).
2— 2
n D 4 (Pu Pd Frc \IRT
M D3 t
Q= + V;111 -Pd ) (B.1)
128 p.a 2 6 a
La Formule (B.1) est valide pour un gaz isolé. Les mêmes caractéristiques sont requises pour appliquer
cette équation au cas des mélanges de gaz, voir B.4.
La première partie de cette équation représente la part due à l'écoulement visqueux laminaire, Qv, qui
est calculée à partir de la loi de Poiseuille régissant l'écoulement laminaire. La seconde partie représente
l'écoulement moléculaire, QI,,, qui est calculé à partir de la loi de Knudsen relative à l'écoulement
moléculaire libre.
Il est admis d'appliquer la Formule (B.1) uniquement au régime d'écoulement laminaire visqueux,
uniquement au régime d'écoulement moléculaire ou au régime d'écoulement de transition. Lorsque
l'écoulement laminaire est prédominant, la part calculée pour l'écoulement moléculaire devient
négligeable; de même, lorsque l'écoulement moléculaire est prédominant, la part calculée pour
l'écoulement laminaire devient négligeable.
L'E.Annexe B indique l'origine de la Formule (B.1), la justification de son emploi et ses limites
d'application.

B.3 Corrélation entre les flux de fuite de gaz pris dans des conditions différentes
Des corrélations peuvent être établies entre les valeurs obtenues dans des conditions différentes à
l'aide de la Formule (B.1) Le diamètre du capillaire peut être calculé à partir des conditions connues. Le
flux de fuite dans d'autres conditions est déterminé à partir du diamètre ainsi calculé.

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Dans le cas particulier où les deux conditions correspondent au régime laminaire pur, la relation entre
les flux de fuite, Qx et Qy, en pascals mètres cubes par seconde (Pa•m3•s-1), des gaz x ety, respectivement,
est la suivante:
2- 2
p y (Pu Pd )x
(B.2)
Qx —(2 y x ( 2 2)
'x Pu -Pd
Y
De même, pour l'écoulement moléculaire pur:

Qx=(2y \i,TxileY x(Pu Pd)x (B.3)


\ITyM x (Pu -Pd )y

B.4 Mélange de gaz


Pour un mélange à n composants de gaz, les propriétés du mélange, pour ce qui concerne la pression
totale p, en pascals (Pa), et la viscosité /À, en pascals secondes (Pa.$), [dans la première partie de la
Formule (B.1)] peuvent être calculées comme suit:

Pmix = EPi (B.4)

n
V Pdli (B.5)
M1X
i=1 1". IniX

Le terme [dans la seconde partie de la Formule (B.1)], en pascals kilogrammes à la

puissance -0,5 moles à la puissance 0,5 (Pa.kg-0,5.mo10,5), peut être calculé comme suit:

y Pi
(B.6)
[,hviJ mix i=1 Mi

B.5 Corrélation avec les conditions normales


Il est utile de se référer aux flux de fuite en conditions normales pour permettre la comparaison de flux
de fuite mesurés dans différentes conditions.
Par conditions normales, on entend que l'air est sec à 298 K (25 °C), que la pression amont est
de 1,013 x 105 Pa et la pression aval de 0,0 Pa. L'unité normale de mesure des fuites est le Pa.m3.s-1
SLR. Les Formules (B.2) et (B.3) permettent d'exprimer toute fuite donnée par rapport aux conditions
normales. Dans le cadre du présent document, le flux de fuite en conditions normales est défini comme
étant le flux de fuite normalisé (SLR).

B.6 Fuite de liquide


Une fuite de liquide sera laminaire à faible débit et turbulente à débit élevé. Étant donné les dimensions
des conduits concernés, seul l'écoulement laminaire est pris en compte. Le débit-volume de fuite d'un
liquide, L, en mètres cubes par seconde (m3.s-1) est dérivé de la loi de Poiseuille et est donné par
l'équation suivante:

L
= 128 X P"a (Pu - P d )
(B.7)

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B.7 Corrélation entre des débits de fuite de liquides enregistrés dans différentes
conditions
La corrélation entre un débit de fuite mesuré, Ly, et un débit de fuite équivalent, Lx, en mètres cubes par
seconde (m3.s-1), est donnée par l'équation suivante:

liy1 (Pu -Pd )„


L x = Ly (B.8)
x (Pu -13 d) y

B.8 Corrélation entre les flux de fuite de gaz et de liquides


Pour un système contenant un liquide radioactif, on détermine le diamètre maximal admissible du
capillaire équivalent, D, en mètres (m), à l'aide de la Formule (B.7). Cette valeur de D est alors introduite
dans la Formule (B.1) pour calculer le débit de fuite équivalent en gaz.

B.9 Fuite d'aérosol


Un aérosol est constitué par des particules en suspension, par exemple, par de la poudre solide dans
un milieu gazeux. Il est probable qu'un aérosol formé dans un colis ne soit pas uniforme, que ce soit
dans l'espace ou dans le temps. La suspension des particules est le résultat de forces appliquées dans
l'enveloppe de façon aléatoire: les particules de l'aérosol se déposent selon un processus continu, ce
qui a pour résultat de réduire la quantité de particules de l'aérosol susceptibles d'être relâchées. Le
relâchement (l'échappement) de particules en suspension résulte de l'entraînement des particules par
le fluide qui s'échappe. Compte tenu des incertitudes qui pèsent sur les caractéristiques, l'entraînement
et le dépôt de l'aérosol, tant dans l'enveloppe que lors de son rejet par un chemin de fuite, il est difficile
de prévoir analytiquement le rejet de l'aérosol. De ce fait, il n'est pas possible de donner une équation
qui traduise un flux de fuite d'aérosol.

B.10 Corrélation entre des débits de fuite de gaz et d'aérosol


L'utilisation de la corrélation ci-après suppose que l'on connaisse la distribution des particules sous
forme de pourcentage en masse en fonction du diamètre géométrique des particules.
Cette corrélation définit une équation entre un diamètre maximal admissible d'un capillaire
équivalent, D, en mètres (m), et un diamètre géométrique limite de particules. Un diamètre géométrique
limite doit être déterminé de façon que la totalité de l'activité de toutes les particules susceptibles d'être
rejetées soit limitée à des niveaux admissibles.
On introduit ensuite la valeur de ce diamètre géométrique limite dans la Formule (B.1) afin de calculer
le débit de fuite de gaz équivalent.

B.11 Précautions liées à l'emploi des corrélations


Les corrélations données en B.3, B.5, B.7, B.8 et B.10 doivent être utilisées avec certaines précautions.
Tout d'abord, ces corrélations ne sont valables que si les effets des régimes d'écoulement sont
correctement pris en compte. Ensuite, elles tiennent compte des effets de la température et de la
pression sur les fluides qui s'échappent, mais non pas de ces effets sur la géométrie des chemins de fuite.
Ainsi, si une enveloppe est normalement utilisée à une pression p, le résultat d'un essai d'étanchéité à
l'air à 0,1p ne sera pas fiable car, dans les conditions d'essai, l'enveloppe serait soumise à une contrainte
réduite.

B.12 Tension superficielle


Dans le cas des procédures d'essai par bulles, aucune bulle ne se formera si la valeur de la pression
interne ne dépasse pas la somme de la pression atmosphérique au-dessus du liquide, de la pression

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gravitationnelle et des forces dues à la tension superficielle. La Formule (B.9) suivante permet d'estimer
la pression interne de la bulle, pu , en pascals (Pa), pour qu'elle soit supérieure à la tension superficielle:
2o-
Pu'Pd ± (B.9)
D
Deux autres paramètres qui interviennent lors des essais par bulles doivent être pris en compte, à
savoir le diamètre des bulles, DB, en mètres (m), et la vitesse de production des bulles, v, en secondes à la
puissance moins un (s-1). Ces paramètres peuvent être estimés comme suit:
1/3
6 DŒ,90
DB =
g(P/ — Pg)
6L
v=
irn 3
..L/B

B.13 Perméation
La perméation est le passage d'un fluide à travers une barrière solide (sans conduit de fuite) par des
processus d'adsorption-diffusion-désorption. Il convient de ne pas la considérer comme une fuite ou
un rejet à moins que le fluide ne soit lui-même radioactif. Dans ce cas, l'enveloppe de confinement doit
réduire la perméation et la maintenir à un niveau admissible. Dans le présent document, la perméation
ne s'applique qu'aux gaz.
Si une enveloppe de confinement comprend des matériaux organiques comme des joints toriques en
élastomère, la perméation peut poser un problème lorsque l'on applique une méthode de contrôle
d'étanchéité pour démontrer que l'enveloppe est étanche. Typiquement, le coefficient de perméation
nominal pour de l'hélium est de 5 x 10-7 m3.s-1 par cm de joint torique exposé, cela pour une pression
différentielle de 1,0 x 105 Pa. Les effets de la perméabilité sur les flux de fuite peuvent être réduits au
moyen de méthodes qui consistent à:
a) arrêter l'essai d'étanchéité avant que la perméation atteigne un niveau significatif;
b) utiliser des matériaux d'étanchéité et un gaz traceur dont l'emploi simultané réduit ou retarde la
perméation;
c) si le flux nominal de perméation en régime permanent (que l'on peut obtenir auprès du fabricant)
pour la combinaison gaz traceur/matériau, compte tenu de la température et de la différence de
pression, est inférieur ou égal à 50 % du flux de fuite maximal admissible, soustraire cette valeur
nominale du flux de fuite mesuré à condition d'avoir attendu suffisamment longtemps pour que la
valeur se stabilise avant de procéder aux mesures.
Les exemples de D.8 sont donnés pour plus d'information sur les calculs de perméation.

B.14 Essai d'étanchéité par baisse de pression et par remontée de pression


Le flux de fuite, Q, en pascals mètres cubes par seconde (Pa.m3.s-1), pour l'essai par baisse de pression
est déterminé à partir de la loi des gaz parfaits.
Lorsque la température du gaz de volume V varie de T1 à T2 lors de l'essai de fuite, le flux de fuite, Q,
normalisé à la température de référence du gaz, To, est le suivant:

Q = Irro (Pi _Pl (B.12)


H T1 T2

La Formule (B.12) s'applique lorsque l'écoulement laminaire est supposé prédominant.

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La Formule (B.12) est applicable dans le cas d'un essai par remontée de pression sous réserve de
permuter les indices 1 et 2.

B.15 Correction en fonction de la pression partielle du gaz traceur


Si un mélange contient un gaz traceur, le flux de fuite, Q, en pascals mètres cubes par seconde (Pa.m3.s-1),
obtenu par une méthode ne mesurant que le gaz traceur (avec un détecteur de fuite à spectromètre de
masse, par exemple) doit être corrigé comme suit:

Q - Qmix (B.13)
Pt

B.16 Sensibilité de la méthode de contrôle d'étanchéité


Conformément à 10.3, la sensibilité de la méthode de contrôle d'étanchéité à utiliser doit être inférieure
ou égale à la moitié du flux de fuite maximal admissible pour le fluide traceur.

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Annexe C
(informative)

Tableaux de conversion

Dans les Tableaux C.1 à C.3 de la présente annexe sont donnés les coefficients de conversion pour
diverses unités.

Tableau C.1 - Unités de pression


bara Pa atm torrb inH2O Ibf•in-2 kgf.cm-2
N•m-2 (normale)
1 bar = 1 1,00 x 105 9,87 x 10-1 7,50 x 102 4,01 x 102 1,45 x 101 1,02
1 Pa = 1,00 x 10-5 1 9,87 x 10-6 7,50 x 10-6 4,01 x 10-3 1,45 x 10-5 1,02 x 10-5
1 atm = 1,01 1,01 x 105 1 7,60 x 102 4,07 x 102 1,47 x 101 1,03
1 torr = 1,33 x 10-3 1,33 x 102 1,32 x 10-3 1 5,35 x 10-1 1,93 x 10-2 1,36 x 10-3
1 inH2O = 2,49 x 10-3 2,49 x 102 2,46 x 10-3 1,87 1 3,61 x 10-2 2,54 x 10-3
1 lbf-in-2 = 6,89 x 10-2 6,89 x 103 6,80 x 10-2 5,17 x 101 2,77 x 101 1 7,03 x 10-2
1 kgf-cm-2 = 9,81 x 10-1 9,81 x 104 9,68 x 10-1 7,36 x 102 3,94 x 102 1,42 x 101 1
a 1 dyne•cm-2 = 10-6 bar.
b 1 mmHg = 1 torr.

Tableau C.2 - Unités de débit-volume


cm3.s-1 1113.s-1 m3•min-1 m3•h-1 litres-1 ft3•min-1
1 cm3•s-1 = 1 1,00 x 10-6 6,00 x 10-5 3,60 x 10-3 1,00 x 10-3 2,12 x 10-3
1 m3•s-1 = 1,00 x 106 1 6,00 x 101 3,60 x 103 1,00 x 103 2,12 x 103
1 m3•min-1 = 1,67 x 104 1,67 x 10-2 1 6,00 x 101 1,67 x 101 3,53 x 101
1 m3•h-1 = 2,78 x 102 2,78 x 10-4 1,67 x 10-2 1 2,78 x 10-1 5,89 x 10-1
11.s-1 = 1,00 x 103 1,00 x 103 6,00 x 10-2 3,60 1 2,12
1 ft3.min-1 = 4,72 x 102 4,72 x 10-4 2,83 x 10-2 1,60 4,72 x 10-1 1

Tableau C.3 -Unités de flux de fuite

bar•cm3•s-1 Pa•m3•s-1 torr•litre•s-1 Lusec atm•cm3•s-1 atm•ft3•h-1


1 bar•cm3•s-1 = 1 1,00 x 10-1 7,50 x 10-1 7,50 x 102 9,87 x 10-1 1,25 x 10-1
1 Pa•m3•s-1 (watt) = 1,00 x 101 1 7,50 7,50 x 103 9,87 1,25
1 torr•litre•s-1 = 1,33 1,33 x 10-1 1 1,00 x 103 1,32 1,67 x 10-1
1 Lusec = 1,33 x 10-3 1,33 x 10-4 1,00 x 10-3 1 1,32 x 10-3 1,67 x 10-4
1 atm•cm3•s-1 = 1,01 1,01 x 10-1 7,60 x 10-1 7,60 x 102 1 1,27 x 10-1
1 atm•ft3•h-1 = 7,97 7,97 x 10-1 5,98 5,98 x 103 7,87 1

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Annexe D
(informative)

Exemples traités

D.1 Généralités
Les exemples donnés dans la présente annexe sont des cas théoriques; leur objet est d'illustrer les
principes énoncés dans le présent document. Il convient que leur applicabilité à des expéditions réelles
soit soumise à examen.
Les symboles utilisés dans la présente annexe sont les mêmes que ceux énumérés à l'Article 4
Liste des exemples traités:

D.2 Flux de fuite en essai d'un emballage de transport à sec de combustible irradié

D.3 Flux de fuite en essai d'un emballage de transport sous eau de combustible irradié

D.4 Essai par remontée de pression sur une fermeture à brides équipée d'un double joint torique

11:,U Essai par baisse de pression sur une fermeture à brides équipée d'un double joint torique

I*6 Comparaison entre des essais par remontée et par baisse de pression

D.7 Calcul d'un volume d'essai inconnu pour l'essai par remontée ou par baisse de pression

IM Perméation des gaz

D.9 Fuite d'aérosol

DIO Corrélation entre les flux de fuite de gaz et de liquides

D.11 Corrélation entre les flux de fuite de différents gaz

D.12 Sensibilité de l'essai par la méthode de la bulle de gaz

D.13 Confinement d'eau tritiée

D.14 Confinement de liquides dans une double enveloppe en prenant en compte la radiolyse

D.15 Confinement d'un emballage de transport à sec de combustible irradié par application d'une
pression sous-atmosphérique

D.2 Flux de fuite en essai d'un emballage de transport à sec de combustible irradié
D.2.1 Généralités
Cet exemple permet de comprendre comment appliquer la méthodologie de contrôle d'étanchéité au
gaz, pour du combustible irradié, afin de déterminer le débit-volume de fuite maximal admissible en
conditions normales de transport. Le colis de combustible irradié transporte sept assemblages de
combustible REP et comporte une cavité dont le volume libre est de 2,32 m3.
Les considérations suivantes étant énoncées dans le cadre d'exemples, il convient que les hypothèses
formulées sur le comportement de l'inventaire ne soient pas considérées comme contraignantes.

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Les différentes étapes et leur ordre sont définis à la Figure 1.

D.2.2 Étape 1
Le combustible irradié a un taux de combustion massique de 35 MWj/kgU et a été refroidi pendant cinq
ans avant d'être expédié. Neuf radionucléides sont susceptibles d'être rejetés. Ceux-ci sont énumérés au
Tableau D.1, qui indique également leurs activités pour un seul assemblage combustible.

D.2.3 Étape 2
On suppose que 3 % des crayons combustibles irradiés se rompent en conditions normales de transport.
Les fractions de relâchement indiquées au Tableau D.1 sont fondées sur les taux de relâchement, mesurés
lors d'essais, de chacun des radionucléides concernés pour les 3 % de crayons combustibles rompus. On
suppose que le taux de relâchement des «cruds» est égal à 1. Pour les solides, on considère que seule
la fraction en suspension dans l'air est susceptible de s'échapper de la cavité dans l'environnement.
L'inventaire de chacun des radionucléides susceptibles d'être relâchés est indiqué au Tableau D.1.

D.2.4 Étape 3
On détermine les exigences réglementaires pour le confinement en calculant la valeur du A2 équivalent
pour les radionucléides susceptibles d'être relâchés. Cette valeur du A2 équivalent est déterminée à
partir du Tableau D.1 comme suit:
1
A2eq
FCI N
A2i
1
=2,66TBq
0,376
Tableau D.1 - Principaux radionucléides et leurs limites pour un seul assemblage
combustible REP refroidi pendant cinq ans, en conditions normales de transport
Radionucléide Activité Taux de Fraction en Activité sus- Fraction A2 Fi/A2i
relâchement suspension ceptible d'être d'activité A21
TB q TBq-
dans la cavité dans l'air relâchée
Fi TBq
TBq
6 OCo 7,81 x 10-1 1,0 1 x 10-1 7,81 x 10-2 9,93 x 10-2 4 x 10-1 2,48 x 10-1
85Kr 7,70 x 10 3 x 10-1 x 0,03 1,0 6,93 x 10-1 8,81 x 10-1 1 x 101 8,81 x 10-2
106Ru 2,88 x 102 2 x 10-5 x 0,03 1,0 1,73 x 10-4 2,20 x 10-4 2 x 10-1 1,10 x 10-3
134cs 9,62 x 102 2 x 10-4 x 0,03 1,0 5,77 x 10-3 7,34 x 10-3 7 x 10-1 1,05 x 10-2
137Cs 1,60 x 103 2 x 10-4 x 0,03 1,0 9,60 x 10-3 1,22 x 10-2 6 x 10-1 2,03 x 10-2
238 Pu 5,22 x 10 2 x 10-5 x 0,03 1 x 10-1 3,13 x 10-6 4,0 x 10-6 1 x 10-3 3,98 x 10-3
239Pu 6,18 2 x 10-5 x 0,03 1 x 10-1 3,71 x 10-7 4,7 x 10-7 1 x 10-3 4,71 x 10-4
240Pu 7,62 2 x 10-5 x 0,03 1 x 10-1 4,57 x 10-7 5,8 x 10-7 1 x 10-3 5,81 x 10-4
241Pu 2,03 x 103 2 x 10-5 x 0,03 1 x 10-1 1,22 x 10-4 1,5 x 10-4 6 x 10-2 2,58 x 10-3
Total 0,787 0,376
NOTE Par souci de simplicité, le facteur 10 considéré pour la valeur du A2 du 85Kr (voir E.5.2) n'est pas pris en compte: il
est prudent de ne pas l'utiliser, d'autant que cela ne modifie pas de manière significative les résultats des calculs.

Le taux de relâchement d'activité maximal admissible en conditions normales de transport, RN, est donc:

RN = A 2eq x10 6 x 3 :00

=7,39x10-10 TBq-s-1

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D.2.5 Étapes 4 et 5
Ces étapes ne sont pas pertinentes, car la perméation n'est pas prise en considération dans cet exemple.

D.2.6 Étape 6
L'activité volumique moyenne en conditions normales de transport, CN, est déterminée à partir du
volume libre de la cavité et des contenus (sept assemblages REP) comme suit:

_ 7xRI TN
CN - VN

= 7 x 0,787 =2,3713(1-m-3
2, 32
où VN = 2,32 11;3.

D.2.7 Étape 7
Le débit-volume de fuite maximal admissible, LN, est donc:

LN = C = 3,11x10-10m3.s-1
NN

D.3 Flux de fuite en essai d'un emballage de transport sous eau de


combustible irradié

D.3.1 Généralités
Dans cet exemple, on considère un colis de combustible irradié refroidi sous eau et l'on détermine
les taux de relâchement maximaux admissibles. Les calculs permettant de déterminer le flux de fuite
normalisé (SLR) pour l'essai d'étanchéité sont également effectués.
Le combustible irradié est transporté dans un colis de grandes dimensions. Avant expédition, le colis
doit être soumis à un essai d'étanchéité afin de garantir que le relâchement d'activité n'excédera pas
les limites réglementaires, non seulement en conditions normales de transport, mais également en
conditions accidentelles de transport.
Les différentes étapes et leur ordre sont définis à la Figure 1.

D.3.2 Étapes 1 et 6
La cavité du colis contiendra le combustible irradié et sera remplie d'eau provenant de la piscine
d'entreposage dans laquelle des matières radioactives ont été dissoutes.
On suppose que ce colis ne contient pas de combustible rompu, non seulement en conditions normales
de transport, mais également en conditions accidentelles de transport.
On suppose que toute fuite de matière radioactive au cours du transport est conforme à la composition
ci-après, déterminée à partir de la composition des produits de fission contenus dans le combustible
irradié.

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Activité volumique Cl Azi Ci/A2i


Radionucléide
TBq.m-3 TBq
Sr-90 1,39 x 10-3 0,3 4,63 x 10-3
Ru-106 4,67 x 10-3 0,2 2,34 x 10-3
Cs-134 1,81 x 10-3 0,7 2,59 x 10-3
Cs-137 1,96 x 10-3 0,6 3,25 x 10-3
Ce-144 7,85 x 10-3 0,2 3,93 x 10-3
Total 1,77 x 10-2 7,31 x 10-2

D.3.3 Étape 2
Ici, les taux de relâchement FEiA et FEiN sont supposés égaux à 1,0. Les taux de relâchement FCiA et FCiN
ont été pris en compte dans la détermination des activités volumiques qui sont indiquées à l'étape 1.

D.3.4 Étape 3
La valeur du A2 équivalent, A2eq, de l'eau de la cavité du colis est déterminée comme suit:
Eci
A2eq
2.j Ci /242i )
Pour les radionucléides énumérés à l'étape 1:
1,77 x 10-2
A2eq
7,31 x 10-2
=0,24 TBq
En conséquence, les valeurs de RN en conditions normales de transport et de RA en conditions
accidentelles de transport sont:

A2eq x 10 -6
RN
3 600
=6,7x10-11 TB
A2eq
RA
7x24x3 600
=4,0x10-7 TBq•s-1
D.3.5 Étape 6
Suivre le diagramme fonctionnel de la Figure 1 de haut en bas à partir de «Liquide». L'activité volumique
est celle qui est donnée à l'étape 1 ci-dessus.
CA = CN = 1,77 x 10-2 TBq• m-3

D.3.6 Étape 7
RN
LN
CN

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6,7 x 10 11
LN =
1,77 x 10-2
=3,80x10-9 m3 s-1
R
LA = A
CA
4,0 x 10 7
LA -2
1,77 x 10

=2,26x10-5 m3 •s-1
D.3.7 Étape 8
Voir B.6 pour calculer le diamètre du conduit de fuite:
4
7t D
L= x (Pu - Pd
128 fp a

Les conditions de pression et de température, et les propriétés physiques du colis en conditions


normales et accidentelles de transport, sont les suivantes:

Conditions de pression et de tempéra- Conditions Conditions


ture, normales accidentelles
et propriétés physiques
Température, T (K) 380 480
Pression à l'intérieur du colis, pu (Pa) 4,32 x 105 2,99 x 106
Pression à l'extérieur du colis, pd (Pa) 2,50 x 104 1,013 x 105
Viscosité de l'eau, a (Pa.$) 2,66 x 10-4 1,27 x 10-4
Longueur du conduit de fuite, a (m) 1,2 x 10-2 1,2 x 10-2
Pour:
LN = 3,80 x 10-9 m3.s-1

DN = 3,32 x 10-5 m

Pour:
LA = 2,26 x 10-5 m3.s-1

DA =1,48 x 10-4 m

D.3.8 Étape 9
DN étant inférieur à DA, Q est donc déterminé à partir de DN. Utiliser la Formule (B.1) pour
déterminer QSLR. Pour l'air, déterminer Qv:
pu = 1,013 x 105 Pa

Pd = 0,0 Pa

p = 1,85 x 10-5 Pa•s

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a= 1,2 x 10-2 m

DN = 3,3 x 10-5 m

En remplaçant:
Qv = 6,9 x 10-4 Pa.m3.s-1

Pour l'air, déterminer Qm:


R= 8,31 J.mo1-1.K-1

T= 298 K

Mair = 0,029 kg.mo1-1

Pu= 1,013 x105 Pa

Pd = 0,0 Pa

a= 1,2 x 10-2 m

DN = 3,8 x 10-5 m

En remplaçant:
Qm = 2,2 x 10-5 Pa.m3.s-1

Par conséquent:
QSLR = 7,3 x 10-4 Pa•m3•s-1 SLR

D.3.9 Étape 10
Compte tenu du résultat de l'étape 9, les flux de fuite en essai aux différents stades, QTD, QTF, QTS et QTP,
sont fixés de façon à satisfaire les conditions normalisées suivantes:
Q= 7,3 x 10-4 Pa.m3.s-1 SLR

D.4 Essai par remontée de pression sur une fermeture à brides équipée d'un
double joint torique
D.4.1 Généralités
L'objet de cet exemple est d'illustrer comment le concept des doubles joints toriques permet de
développer une méthode simple de contrôle de fuite par tout ou rien avant expédition. L'application de
ce concept présente l'avantage de permettre le contrôle de petits volumes de gaz. Cela permet donc de
réduire la durée de l'essai sans qu'il soit nécessaire de disposer d'un matériel de détection ayant une
très grande sensibilité. L'application d'une méthode de contrôle par remontée de pression, plutôt que
par baisse de pression, permet de minimiser les effets des variations de la température du gaz d'essai.
De plus, compte tenu de la simplicité globale de cette méthode de contrôle, il n'est pas nécessaire que

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l'opérateur chargé d'effectuer les essais d'étanchéité ait suivi une formation importante pour être
compétent.
Un colis est fermé au moyen d'un raccord à brides équipé de deux joints toriques en élastomère et d'un
conduit de prise de pression entre les deux joints. Dans l'exemple, on suppose que la sensibilité requise
pour le contrôle d'étanchéité avant expédition est de 10-4 Pa.m3.s-1 SLR et que le volume de gaz contrôlé
est égal à 1,5 x 10-5 m3.
Les différentes étapes et leur ordre sont définis à la Figure 1.

D.4.2 Étape 11
Sélectionner la méthode de contrôle par remontée de pression de gaz dans le Tableau A.1.

Flux de fuite en essai: QTS =10-4 Pa.m3.s-1


Volume à contrôler: 1,5 x 10-5 m3
Pression initiale prescrite: 25 000 Pa
Remontée de pression maximale prescrite: 10 000 Pa
Durée requise pour l'essai: 1 800 s
Il est nécessaire d'utiliser la Formule (B.12) pour vérifier que les conditions prescrites permettront de
satisfaire le flux de fuite requis en essai pour le volume donné à contrôler.
Remplacer:
V= 1,5 x 10-5 m3

H=1800 s

P2 = 25 000 Pa

pi = 35 000 Pa

Supposons que: T0 = 298 K


Supposons que: T1= T2 = T0

Q 1,5 x 10-5 ,
05 000-25 000)
1 800
=8,3x10-5 Pa•m3 .s-1
Le flux de fuite normalisé est calculé à partir de la Formule (B.2).
Pour les conditions de référence:
Pusu = 1,013 x 105 Pa

PdSLR = 0,0 Pa

Pour les conditions d'essai:


Pu = 1,013 x 105 Pa

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pd = 30 000 Pa (valeur moyenne entre les valeurs au début et à la fin de l'essai)

La viscosité p du gaz est la même pour les conditions de référence (psLR) et les conditions d'essai (p),
comme pour la température.

(Pu2SLR -PLLR )
QSLR =Q px ,..,2 „2
fiSLR Fu d
QSLR =9,1x10-5 Pa•m3 .s-1 SLR
Comme l'indique ce résultat, les conditions d'essai spécifiées permettent de satisfaire au flux de fuite
requis en essai.
Afin d'étudier l'effet des variations de température du gaz d'essai, supposons que:
To = T2 = 298 K

T1 = 293 K

1,5x 10-5x298 [35 000 25 0001


Q
1 800 293 298
=8,8x10-5 Pa•m3 .s-1
Le flux de fuite normalisé est calculé à partir de la Formule (B.2).
QSLR = 9,7 x 10-5 Pa.m3.s-1 SLR

Comme l'indique ce résultat, les variations de température du gaz pendant l'essai auront peu d'effet sur
la sensibilité de l'essai.
Attention: ce résultat n'est pas toujours exact. À ce propos, voir l'exemple traité en D.6. Si le volume de
gaz à contrôler était de 1,5 x 10-3 m3 au lieu de 1,5 x 10-5 m3, soit la durée de l'essai doit être portée
à cinquante heures, soit la remontée de pression admissible doit être ramenée à 100 Pa pour que la
méthode de contrôle conserve la même sensibilité. Cependant, comme indiqué ci-après, si l'on réduit
la remontée de pression admissible, tout changement de température du gaz d'essai peut avoir une
incidence considérable.
1,5 x 10-3 x 298 (25 100 25 0001
Q=
1 800 298 298
=8,3x10-5 Pa-m3 .s-1
Le flux de fuite normalisé est calculé à partir de la Formule (B.2).
QSLR = 8,9 x 10-5 Pa.m3.s-1 SLR

Mais pour To = T2 = 298 K et T1 = 293 K:


1,5 x 10-3 x 298 (25 100 25 000j
Q=
1 800 293 298
=4,4x10-4 Pa.m3.s-1
Le flux de fuite normalisé est calculé à partir de la Formule (B.2).
QSLR = 4,7 x 10-4 Pa.m3.s-1 SLR

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D.5 Essai par baisse de pression sur une fermeture à brides équipée d'un double
joint torique
D.5.1 Généralités
Cet exemple permet de comprendre comment appliquer la méthode par baisse de pression pour
effectuer l'essai d'étanchéité d'une enveloppe de confinement dont la fermeture est équipée d'un double
joint torique présentant un volume interjoint relativement faible.
L'exemple donne également la sensibilité de la méthode par baisse de pression en fonction des variations
de température.
La procédure d'essai est simple et permet l'utilisation de n'importe quel type de manomètre, mais elle
tirera profit de l'emploi de capteurs de pression associés à une électronique, car ils sont plus sensibles
que d'autres manomètres et donnent une lecture digitale directe. De tels capteurs peuvent également
être incorporés dans des systèmes d'acquisition automatique de données qui peuvent être programmés
pour calculer les flux de fuite en tenant compte de la compensation liée aux effets de la température,
ainsi que pour calculer les flux de fuite normalisés.
Cet exemple est basé sur l'essai d'étanchéité de l'enveloppe de confinement d'un colis réel qui a une
fermeture à brides équipée d'un double joint torique (0200 mm) et un capteur de pression ayant une
précision de 0,1 %.
Le critère d'acceptabilité pour l'essai est que le flux de fuite soit inférieur à 1,0 x 10-5 Pa•m3•s-1 SLR.

D.5.2 Données d'essai

Volume interjoint: V= 5,0 x 10-6 m3

Pression ambiante: pa = 1,013 x 105 Pa


Pression interne de l'enveloppe de confinement: pa = 1,013 x 105 Pa
Pression initiale: pi = 2,0 x 105 Pa
Durée de l'essai: H = 10 min

Température de l'enveloppe de confinement et du Ti = 36 °C (309 K, supposée constante pendant


gaz d'essai: toute la durée de l'essai)
NOTE Dans cet exemple, la cavité interne de l'enveloppe de confinement est à la pression ambiante et, de ce
fait, la pression aval est la pression ambiante.

D.5.3 Résultats d'essai

Pression à la fin de P2 = 1,996 x 105 Pa


l'essai:
Baisse de pression: p1- P2 = 0,004 x 105 Pa

D.5.4 Calcul du flux de fuite


Le flux de fuite est calculé à partir de la Formule (B.12).
Q = 3,3 x 10-6 Pa.m3.s-1

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D.5.5 Calcul du flux de fuite normalisé


Le flux de fuite normalisé (SLR) est calculé à partir de la Formule (B.2) qui est applicable au cas d'une
fuite par écoulement laminaire (ce qui est le cas dans la plupart des situations réelles).
L'indicey est relatif aux conditions d'essai:
puy = 1,998 x 105 Pa (valeur moyenne)

pdy = 1,013 x 105 Pa

py = 1,89 x 10-5 Pa•s (pour l'air à 309 K)

L'indice x est relatif aux conditions d'un flux de fuite normalisé:


pux =1,013 x 105 Pa

pdx = 0,0 Pa

iix = 1,85 x 10-5 Pa•s (pour l'air à 298 K)

Le flux de fuite normalisé pour l'essai ci-dessus est calculé à partir de la Formule (B.2).
QSLR = 1,1 x 10-6 Pa•m3•s-1 SLR

Ce flux de fuite est inférieur au critère d'acceptabilité d'environ un facteur 10.

D.5.6 Effet d'un changement de température


L'effet d'un changement de température peut être mis en évidence en refaisant les calculs ci-dessus,
mais en supposant qu'il n'y a pas de fuite et que la pression de l'air dans l'espace interjoint ne change
que sous l'effet d'une baisse de température non détectée et égale à 0,5 °C (à partir de 309 K), ce qui
provoquerait une variation de pression de p1 à p2 = 308,5/309 x pi = 1,996 76 x 105 Pa (une variation de
pression de 324 Pa).
Pour le calcul du flux de fuite, la température de l'enveloppe de confinement et du gaz
d'essai T1 = 36 °C (309 K) est supposée constante pendant la durée de l'essai (T2 = 309 K).
QSLR = 0,95 x 10-6 Pa•m3•s-1 SLR

Il apparaît de cela qu'une variation de température de 0,5 °C de l'air contenu dans l'espace interjoint
conduirait à un flux de fuite apparent de 0,95 x 10-6 Pa•m3•s-1 SLR. Ce flux de fuite «apparent» n'est
pas significatif dans le cas présent, car le critère d'acceptabilité est 1,0 x 10-5 Pa•m3•s-1 SLR. Il convient
cependant de noter que, dans le cas d'un essai de courte durée, il est possible que la variation de
température soit inférieure à 0,5 °C à cause de l'inertie thermique de l'enveloppe de confinement; cela
serait encore vrai si la température ambiante changeait de quelques degrés.

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D.6 Comparaison entre des essais par remontée et par baisse de pression
Cet exemple a pour objet de mettre en évidence les avantages de l'essai par remontée de pression par
rapport à l'essai par baisse de pression du point de vue des erreurs de mesure. L'analyse est fondée sur
l'utilisation de la Formule (B.12).

Q=vTo [Pi P2jpa.m3.s-i


H T1 T2

Conditions pour l'essai par baisse de pression:

V= 1 m3
H= 1,728 x 105 s
To = 298 K
pi = 1,0 x 106 Pa Ep = ± 5 Pa

p2 = 0,999 5 x 106 Pa Ep = ± 5 Pa

Ti = 293 K ET= ± 0,1 K

T2 = 293 K ET= ± 0,1 K

Ep et ET représentent les incertitudes sur les mesures de pression et de température, respectivement


(Ep correspond à une précision de 0,000 5 %).

Conditions pour l'essai par remontée de pression:

V= 1 m3
H= 1,728 x 105 s
To = 298 K
pi = 10 Pa Ep = ± 5 Pa

P2 = 510 Pa Ep = ± 5 Pa

Ti = 293 K ET= ± 0,1 K

T2 = 293 K ET= ± 0,1 K

L'incertitude Ep correspond à une précision de 1 %.


Pour les besoins de cet exemple, on suppose que v, T0 et H sont des constantes, tant pour les essais
par baisse de pression que pour les essais par remontée de pression. La Formule (B.12) peut donc être
simplifiée comme suit:

P2 P1
T T
Q =c[ 2 1i

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V7'0
C=
H
Calculer tout d'abord Q sans tenir compte des erreurs de mesure. Remplacer:
Q =1,706xC

Ensuite, réécrire l'équation de façon à tenir compte des erreurs de mesure:

(1)1+Ep P2-E pj
QD =C Tl -ET T2+ET

où QD s'applique à l'essai par baisse de pression.


De même, en permutant les indices 1 et 2:
(p2+E p p1 -E p j
QR= C T2-ET Ti +ET

où QR s'applique à l'essai par remontée de pression.


En remplaçant les conditions d'essai données:
QD =4,070xC

QR =-1,741xC

Le pourcentage d'erreur global dû à Ep et ET serait comme suit:


Pour l'essai par baisse de pression:

ED =(Q- QD)I QI

environ 140 %.
Pour l'essai par remontée de pression:

ER =1(Q -QR)/ QI

environ 2 %.
On peut en tirer la conclusion que, même si l'essai par baisse de pression est effectué avec un manomètre
extrêmement précis (0,000 5 %), l'essai par remontée de pression donne un meilleur résultat.

D.7 Calcul d'un volume d'essai inconnu pour l'essai par remontée ou par baisse
de pression
D.7.1 Généralités

Cet exemple a pour objet de montrer comment déterminer l'ordre de grandeur d'un volume d'essai
inconnu à l'aide de l'appareillage de contrôle utilisé pour effectuer l'essai par remontée ou par baisse de
pression. Le principe appliqué est fondé sur la loi de Boyle-Mariotte. Cet exemple s'applique uniquement
en cas de température constante.
Préparer la mesure comme indiqué à la Figure D.1.

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D.7.2 Procédure

Ouvrir la vanne 1 et déterminer la pression po.


Fermer la vanne 1, ouvrir la vanne 2.
Mettre sous vide le volume 1 ou le mettre sous pression en y injectant du gaz.
Fermer la vanne 2 et déterminer la pression pi.
Ouvrir la vanne 1 et déterminer la pression p2.
Déterminer V2 au moyen des équations suivantes:
pXV= constante

(Pi — Po) x Vi = (P2 — Po) X (171 + V2)

(P1 — Po) X 171 - (P2 — Po) X V1 + (P2 —po) X V2

(Pi — Po) x 171 — (P2 — Po) x V/ = (P2 — PO) x V2

V1 X [(P1 — PO) — (P2 — Po)] = (P2 — PO) X V2

V1 x (pi —po — pe2 +po) - (13,2 —po) x V2

V1 x (P1 — P2) = (P2 — PO) x V2

Vix (pi- p2 )
V2 =
(P2- po )

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Légende
1 volume inconnu
2 vanne 1
3 volume connu
4 vanne 2
5 entrée/sortie du gaz
V1 volume connu
V2 volume à déterminer
PO pression initiale dans Vi et V2 (vanne 1 ouverte, vanne 2 fermée)
pi pression dans Vi après mise sous pression ou mise sous vide de Vi (vannes 1 et 2 fermées)
P2 pression finale dans Vi et V2 (vanne 1 ouverte, vanne 2 fermée)

Figure D.1 — Schéma pour le calcul d'un volume d'essai inconnu

D.8 Perméation des gaz

D.8.1 Généralités
Ces exemples illustrent l'utilisation de méthodes analytiques de détermination des flux de perméation
des gaz à travers des élastomères. La perméation résulte de la solubilité d'un gaz dans une matière
perméable et de sa diffusion à travers cette matière.

Le coefficient de perméation, P, en mètres carrés par seconde (m2•s-1), est déterminé par l'équation
suivante:

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P=SxDC

S est le coefficient de solubilité, en mètres cubes de gaz par mètre cube de matière, à la pression
et à la température de référence;

DC est le coefficient de diffusion, en mètres carrés par seconde (m2•s-1).


Tout flux de perméation d'un gaz, Qp, en pascals mètres cubes par seconde (Pa.m3.s-1), en régime
permanent à travers un élastomère peut être exprimé par l'équation suivante:

Q p =PxA x Ap

P est le coefficient de perméation, en mètres carrés par seconde (m2•s-1);

A est la surface de matière perméable normale au flux de gaz, en mètres carrés (m2);

/ est l'épaisseur de la matière perméable, en mètres;

Ap est la différence de pression partielle du gaz à travers 1, en pascals.


Pour les joints toriques, du fait que A = L x l (où L est la longueur du joint torique, et / est le diamètre du
tore) et que deux simplifications s'annulent:
a) la compression du joint torique réduit la surface et accroît l'épaisseur de la matière perméable; et
b) la section transversale d'une section non carrée réduit l'épaisseur effective de la matière perméable;
cette équation se réduit approximativement à:
Qp=PXI,XàP

Les coefficients de perméation et de diffusion dépendent des énergies d'activation thermique décrites
par les équations suivantes:
Ep
P=C xe RT

ED
DC =CD x e — RT

Cp et CD sont des facteurs constants, en mètres carrés par seconde (m2•s-1);

Ep et ED sont les énergies d'activation thermique correspondant respectivement à la perméation


et à la diffusion, en joules par mole (Fmo1-1);

R est la constante universelle des gaz, en joules par mole-kelvin (Fmo1-1.K-1);

T est la température absolue de la matière perméable, en kelvins.

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D.8.2 Exemple 1: relâchement d'activité par perméation (krypton)


Un important gaz radioactif produit par fission dans le combustible irradié, qui pourrait être dégagé
par des crayons combustibles défectueux dans le volume libre de l'emballage, puis passer à travers les
joints en élastomère pour s'échapper dans l'environnement, est le 85Kr.
Des exemples types de coefficients de perméation pour le krypton (voir Référence [5]) sont:

P (23 °C = 296 K) Ep P (T)


m2.s-1 kFm01-1 m2.s-1

Caoutchouc silicone 9,5 x 10-10 8,8 -1060


3,4x10-88 x e- T
Caoutchouc fluoré 5,0 x 10-13 55,7 3 6700
3,4x10-3 x e T
NOTE Il est nécessaire de prendre en compte l'effet du vieillissement de l'élastomère sur les caractéristiques
de perméation.
On estime que la pression partielle du 85Kr dans l'espace libre de l'emballage atteint 100 Pa lorsque le
gaz atteint une température de 373 K (100 °C).
Un joint torique en caoutchouc silicone, à une température de 373 K (100 °C), de dimensions
1 000 mm x 10 mm ayant une longueur L = TI (1 000 + 10) mm = 3,2 m à 100 °C autoriserait un flux de
perméation du krypton de:
Qp=PXL X3I)

= 2,0 x 10-9 m2.s-1 x 3,2 m x 100 Pa

= 6,4 x 10-7 Pa.m3.s-1 (à 373 K)

L'activité par mole du 85Kr est de 1,234 x 1015 Bq.mo1-1. Selon la loi des gaz parfaits, à 273 K
et 1,013 x 105 Pa, l'activité volumique du 85Kr est de 5,51 x 1016 Bq.m-3.
À 373 K et 1,013 x 105 Pa, elle est de: 4,03 x 1016 Bq.m-3 ou 3,98 x 1011 Bq.m-3.Pa-1.
Dans cet exemple, le 85Kr est considéré comme le composant prédominant dans un mélange gazeux
de produits de fission radioactifs. En conséquence, en conditions normales de transport, une
limite de relâchement d'activité de 10-6 x 10 A2 x 11-1 ou 2,8 x 104 Bq.s-1 doit être appliquée (voir le
paragraphe 659 de l'édition 2012 du Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence
internationale de l'énergie atomique [AIEA]).
Le flux de perméation du krypton est donc:
Qp = 6,4 x 10-7 Pa.m3.s-1 x 3,98 x 1011 Bq.m-3.Pa-1

= 2,55 x 105 13q.s-1 > 10-6 x 10 A2 x h-1

ce qui n'est pas acceptable.


En prenant un caoutchouc fluoré (par exemple, du Viton) de dimensions identiques et avec
P (373 K) = 5,4 x 10-11 m2.s-1 (voir les données ci-dessus), on obtient un flux de perméation du krypton de:
Qp = 5,4 x 10-11 m2.s-1 x 3,2 m x 100 Pa x 3,98 x 1011 Bq.m-3.Pa-1

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= 6,88 x 103 Bq.s-1- < 10-6 x 10 A2 x h-1

ce qui est acceptable.

D.8.3 Exemple 2: perméation du gaz d'essai (hélium)


Des exemples types de coefficients de diffusion et de perméation pour l'hélium (voir Référence[S] dans
la Bibliographie) sont:

DC(T) P(T)
1112-s-1 n12.s -1
1965
Caoutchouc silicone -7
—7
xe

1 160
-7
—7
xe
_
3,3x10 T 1,9x10 T

Caoutchouc fluoré 2 770 3 625


6,6x10-6 x e T 3,5x10-6 x e T

Considérons tout d'abord la perméation en régime permanent à travers un joint torique dont les
dimensions sont de nouveau 1 000 mm x 10 mm, mais avec AP = 1,013 x 105 Pa.
Qp (He, caoutchouc silicone, 23 °C) = 2,5 x 10-10 m2.s-1 x 3,2 m x 105 Pa = 8,0 x 10-5 Pa.m3.s-1

Qp (He, caoutchouc fluoré, 23 °C) = 1,7 x 10-11 m2.s-1 x 3,2 m x 105 Pa = 5,4 x 10-6 Pa.m3.s-1

Qp (He, caoutchouc fluoré, 107 °C) = 2,5 x 10-10 m2•s-1 x 3,2 m x 105 Pa = 8,0 x 10-5 Pa.m3.s-1

Tous ces calculs ne donnent que des ordres de grandeur approximatifs, mais peuvent s'avérer utiles
pour effectuer des estimations. Pour toute évaluation exacte, les valeurs de P mesurées pour chaque
gaz à travers chaque composé en élastomère pour la totalité de la plage de températures concernée
doivent être disponibles.
Lorsque les essais d'étanchéité sont effectués à l'hélium, avec un temps d'application de la pression t = 0,
une certaine pression d'hélium est appliquée sur l'une des faces de la région à contrôler; en l'absence
de chemin de fuite, aucune trace d'hélium ne sera détectée sur l'autre face. En présence de barrières
perméables telles que des joints toriques en élastomère, le flux de perméation augmente avec le temps,
en commençant avec des valeurs infiniment petites, selon l'équation suivante:
12
2/ x e 4DCt
QP(t)=Q p x
NIWt
T

t est le temps d'application de la pression d'hélium, en secondes;


Qp est le flux de perméation en régime permanent, en pascals mètres cubes par se-
conde (Pa.m3.s-1);
/ est l'épaisseur de la barrière (égale au diamètre du joint), en mètres;
DC est le coefficient de diffusion, en mètres carrés par seconde (m2.s-1).
Cette équation est valable jusqu'à DC x t x 1-2 0,3 lorsque Q'p(t) vaut approximativement 0,9 x Qp et
donc que Q'p (t) se rapproche de façon continue de Qp, avec le temps.
En utilisant les joints toriques mentionnés ci-dessus et en exécutant un essai d'étanchéité à l'hélium à
température ambiante, on peut faire les estimations suivantes:

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Avec DC (He, caoutchouc silicone, 23 °C) = 6,6 x 10-9 m2.s-1, 1= 10-2 m et après t = 15 min:
DC x t x /-2 vaut approximativement 0,06,

Q'p (silicone, 15 min) vaut approximativement 0,07 Qp (silicone),

à savoir approximativement 5,5 x 10-6 Pa•m3•s-1,

c'est-à-dire environ le flux de perméation de l'hélium en régime permanent à travers un joint torique en
caoutchouc fluoré de mêmes dimensions.
Avec DC (He, caoutchouc fluoré, 23 °C) = 5,7 x 10-10 m2•s-1, / = 10-2 m et après t = 1,5 h:
Q'p (caoutchouc fluoré, 1,5 h) vaut approximativement 0,002 Qp (caoutchouc fluoré),

à savoir approximativement 1 x 10-8 Pa•m3•s-1,

ce qui correspond exactement au niveau de quasi-étanchéité (voir Article 8 de l'Annexe E).


Cet exemple type montre que les résultats des essais d'étanchéité à l'hélium ne seront pas affectés par
les effets de la perméation si l'on s'efforce de limiter le terme DC x t x /-2 en utilisant des élastomères
dotés de faibles coefficients de diffusion, ainsi que des joints d'étanchéité épais, et en effectuant des
mesures rapides. Pour les essais pratiques d'étanchéité à l'hélium, il est surtout nécessaire de prendre
des précautions si des joints toriques en silicone ont été mis en place. La perméation et la diffusion
de l'hélium à travers d'autres élastomères pour joints d'étanchéité couramment utilisés, comme le
caoutchouc d'éthylène-propylène (EPDM), le polychloroprène ou le nitrile, sont plus proches de celles
du caoutchouc fluoré.
Pour plus d'information sur la perméation, voir Référence [5].

D.9 Fuite d'aérosol


Cet exemple a pour objet de montrer comment comparer le relâchement de particules solides en
suspension dans un gaz avec le flux de fuite d'un gaz d'essai.
Selon la réglementation, un colis soumis à des essais spécifiques doit limiter la perte de matière
radioactive à une valeur de 10-6 x A2 par heure pour les conditions normales de transport.
La valeur de A2 pour le 240Pu est égale à 1 x 10-3 TBq; par conséquent, la quantité de 240Pu relâchée par
tout conteneur doit être inférieure à 1 x 10-9 TBq par heure. L'activité par unité de masse du 240Pu est
environ de 8,4 TBq•kg-1, ce qui équivaut à 7,4 TBq•kg-1 de Pu02 (la masse atomique de l'oxygène est 16).
Le débit de fuite massique du Pu02 doit être inférieur à environ 1,35 x 10-10 kg par heure.
Prenons le cas d'un conteneur avec une concentration d'aérosol en suspension de 108 particules
par m3 de 240pu02 ayant un diamètre de masse médian de 2 x 10-6 m et une masse volumique
de 1,15 x 104 kg.m-3. Si l'on suppose qu'il s'agit de sphères non poreuses, la masse moyenne de chaque
particule est d'environ 4,8 x 10-14 kg.

D.9.1 Cas re 1

Si le joint d'étanchéité comporte une seule ouverture dont le flux de fuite est de 10-6 Pa•m3•s-1 SLR
avec une surpression motrice de 105 Pa, et si l'atténuation de l'aérosol à l'intérieur du chemin de fuite
est minime, le débit de fuite volumique sera égal à 10-11 m3.s-1, ce qui correspond, en l'absence de
perturbation de la composition de l'aérosol, à environ 4 particules par heure ou à un débit de fuite
massique de 2 x 10-13 kg•h-1 (c'est-à-dire trois ordres de grandeur en dessous de la limite admise).

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D.9.2 Cas n° 2

Si l'on conserve les conditions et les hypothèses précédentes, mais si le joint d'étanchéité comporte
une seule ouverture ayant un flux de fuite de 10-3 Pa•m3•s-1 SLR, le débit-volume de fuite sera alors
égal à 10-8 m3•s-1 ou environ 3 600 particules par heure. Cela correspond à un débit de fuite massique
de 2 x 10-10 kg•h-1 (c'est-à-dire, environ deux fois la limite admise).
Néanmoins, si des particules ayant un diamètre de masse médian de 7 x 10-6 m sont générées à
l'intérieur du conteneur (avec la même concentration que précédemment), la masse de chaque particule,
si l'on suppose qu'il s'agit de sphères non poreuses, sera environ de 2,1 x 10-12 kg.
Si l'on applique ce critère au cas n° 1 ci-dessus, avec un flux de fuite de 10-6 Pa•m3•s-1 SLR, la vitesse de
pénétration de l'aérosol, estimée à 4 particules par heure, est équivalente à un débit de fuite massique
d'environ 8 x 10-12 kg•h-1 (c'est-à-dire un ordre de grandeur en dessous de la limite admise).
Si l'on applique le même critère au cas n° 2, avec un flux de fuite de 10-3 Pa•m3•s-1 SLR, la vitesse
de pénétration de l'aérosol, estimée à 3 600 particules par heure, est équivalente à un débit de fuite
massique d'environ 8 x 10-9 kg•h-1 (c'est-à-dire deux ordres de grandeur au-dessus de la limite admise).

D.10 Corrélation entre les flux de fuite de gaz et de liquides

D.10.1 Généralités

Cet exemple a pour objet de montrer que l'inventaire du contenu radioactif peut exiger un examen
attentif. Il montre également comment le flux de fuite normalisé peut faciliter le choix des procédures
d'essai d'étanchéité.
L'enveloppe de confinement est un récipient contenant 200 ml de solution composée d'une part
de 555 TBq de molybdène 99 (ayant une période radioactive de 66 h) et, d'autre part, de 35 TBq
d'iode 132 (ayant une période radioactive de 2,3 h). Le molybdène 99 se désintègre spontanément en
technétium 99m (ayant une période radioactive de 6,0 h). Déterminer le flux de fuite normalisé en
conditions accidentelles de transport.
Les différentes étapes et leur ordre sont définis à la Figure 1.

D.10.2 Étape 1

La Figure D.2 montre l'inventaire des radionucléides en fonction du temps. Ces informations sont
essentielles car les radionucléides ont des périodes radioactives relativement courtes.

D.10.3 Étape 2

On suppose que les taux de relâchement d'activité, FCi et FE;, ont pour valeur 1,0.

D.10.4 Étape 3

Dans cet exemple, on considère que le temps est égal à 5 h.


Les activités sont les suivantes:

Mo-99: 527 TBq A2 = 0,6 TBq

Tc-99 m: 207 TBq A2 = 4,0 TBq

I-132: 8 TBq A2 = 0,4 TBq

742 TBq

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La valeur équivalente de A2 pour le mélange est:

Eili
1(A, /A2i )
A2 eq._ -

527+207+8
527/0,6+207/4,0+8/0,4
=0,781 Tbq

RA = A2eq (en une semaine) = 1,29 x 10-6 TBq.s-1

Y
Mo-99
1 000

Tc-99m
100

10
I-132

0 5 10 15 20 25 X
Légende
X temps, en h
Y activité, en TBq

Figure D.2 — Activité, en fonction du temps, du Mo-99, du Tc-99 m et du I-132

D.10.5 Étape 6
L'activité totale du contenu étant de 742 TBq, et le volume de 200 ml, soit 2,0 x 10-4 m3:
CA = 3,71 x 106 TBq.m-3

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D.10.6 Étape 7
LA = 3,48 x 10-13 m3.s-1

D.10.7 Étape 8
Pour déterminer un débit d'air équivalent, voir B.8 afin de calculer le diamètre du conduit DA.
Supposons que:
pu = 2,026 x 105 Pa

Pd = 1,013 x 105 Pa

a= 5 x 10-3 m

ii = 5 x 10-4 Pa•s

LA = 3,48 x 10-13 m3.s-1

Donc:
DA = 4,33 x 10-6 m

D.10.8 Étape 9
Déterminer le flux de fuite normalisé à partir de la Formule (B.1).
Supposons que:
DA = 4,33 x 10-6 m

Pu = 1,013 x 105 Pa (dans les conditions de mesure SLR pour l'air)

Pd = 0,0 Pa absolu (dans les conditions de mesure SLR pour l'air)

a = 5 x 10-3 m

p = 1,85 x 10-5 Pa•s (pour l'air à 298K)

T= 298 K (dans les conditions de mesure SLR pour l'air)

M = 0,029 kg.mo1-1

Donc:
QA(SLR) = 4,8 x 10-7 + 2,0 x 10-7

(visqueux) (moléculaire)

= 6,8 x 10-7 Pa•m3•s-1 SLR

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NOTE Ce résultat indique qu'il y a un régime d'écoulement de transition, c'est-à-dire que l'écoulement est à la
fois visqueux et moléculaire.

D.10.9 Étape 10
Si l'on utilisait la méthodologie de contrôle d'étanchéité au gaz, compte tenu du résultat de l'étape 9,
il conviendrait d'appliquer une méthode d'étanchéité quantitative d'essai à l'hélium; voir Tableau A.1.
Cette approche serait acceptable lors des contrôles à la conception.
Toutefois, pour effectuer les contrôles avant expédition, il convient d'examiner le blocage des fuites
par le contenu liquide, et ce pour deux raisons. Tout d'abord, il est impossible de réaliser un essai
d'étanchéité à l'hélium lorsque l'enveloppe de confinement est remplie par un contenu radioactif liquide.
Ensuite, il peut être démontré (nous ne le ferons pas ici) que la viscosité d'un contenu liquide entraînera
le blocage d'un conduit de fuite unique pour lequel la valeur de Q est de l'ordre de 10-6 Pa•m3•s-1 SLR.
Il serait donc possible et utile, lors des contrôles avant expédition, de réaliser un essai par remontée de
pression sur la fermeture de l'enveloppe de confinement.

D.11Corrélation entre les flux de fuite de différents gaz

D.11.1 Généralités
Cet exemple a pour objet de montrer comment corréler les flux de fuite de différents gaz et, notamment,
de différents mélanges de gaz.
L'enveloppe de confinement est une enceinte contenant 1,85 x 1015 Bq de tritium à 2,026 x 105 Pa.
Le gaz traceur sera un mélange de 50 % d'hélium et de 50 % d'air, et la procédure d'essai sera celle
de l'enveloppe mise sous vide associée à un détecteur de gaz (voir Tableau A.2). Déterminer le flux
de fuite admissible du gaz traceur en conditions normales de transport. On suppose que tous les
écoulements de gaz sont purement moléculaires. On suppose que l'activité spécifique du tritium est
de 8,772 x 104 TBq.m-3 en conditions normales.
L'enceinte est scellée avec des joints toriques métalliques. Donc, la perméation du tritium à travers les
parois de l'enceinte a été calculée et jugée négligeable.
Les différentes étapes et leur ordre sont définis à la Figure 1.

D.11.2 Étape 1
Le contenu radioactif est du tritium et l'activité totale est égale à 1,85 x 1015 Bq.

D.11.3 Étape 2
On suppose que les taux de relâchement d'activité, FCi et FE;, ont pour valeur 1,0.

D.11.4 Étape 3
A2 = 40 TBq

RN = 1,11 x 10-8 TBq.s-1

D.11.5 Étapes 4 et 5
Ces étapes peuvent être omises, puisque l'on a considéré que la perméation du tritium à travers les
parois de l'enceinte était négligeable.

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D.11.6 Étape 6
L'activité volumique du fluide porteur est égale à:

CN -8,772x10 4 [2,026x105
1,013x105
=1,754 x105 TBq • M-3 (dans les conditions de service)
D.11.7 Étape 7
RN
LN =

CN
- 6,33 x 10-14 m.-3 .s-1 (dans les conditions de service)
Pour les gaz, la fuite est le produit de la pression par le volume divisé par le temps. Par conséquent, LN
peut être converti en QN comme suit:
QN = (2,026 x 105) (6,33 x 10-14)

= 1,28 x 10-8 Pa•m3•s-1 (pour le tritium, dans les conditions de service)

D.11.8 Étape 8
DN pourrait être déterminé au moyen de la Formule (B.1), mais il n'est pas nécessaire d'effectuer ce
calcul ici.

D.11.9 Étape 9
Dans la mesure où l'on ne considère que l'écoulement moléculaire, QN(sLR) peut être directement corrélé
à QN au moyen de la Formule (B.3).
Pour effectuer la conversion en air aux conditions normales, on considère que x représente tout gaz tel
que l'air et quey représente le tritium.
Dans la mesure où Tx = Ty, la Formule (B.3) se réduit à:

My (Pu —Pd)X

QX= QY \i M x x (Pu — Pd) y

Pour le tritium:
My = 0,006 kg.moi-i

Qy=QN

Pour l'air:
Mx = 0,029 kg.moi-i

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Q. = QN(SLR)
Donc:

QN(SLR) - 0, 455 x QN x (Pu — Pd)x


(pu -Pd) j,
Dans cette formule, pu et pd correspondent en fait aux pressions partielles des gaz x ety.
Pour l'air:
(Pu - Pd)x = 1,013 x 105 - 0,0

= 1,013 x 105 Pa

Pour le tritium:
(Pu - Pd)y = 2,026 x 10 5 - 0

= 2,026 x 105 Pa

Donc:
QN(SLR) = 2,9 x 10-9 Pa.m3.s-1 SLR

Néanmoins, si les pressions totales ont été utilisées, alors:


(pu — pd)x = 1,013 x 105 Pa

c'est-à-dire comme auparavant, mais


(pu — pd)y = 2,026 x 105 - 1,013 x 105

= 1,013 x 105 Pa

et
QN(SLR) = 5,8 x 10-9 Pa.m3.s-1 SLR

D.11.10 Étape 10
Le gaz traceur est constitué de 50 % d'hélium et de 50 % d'air. Pour l'essai:
pu = 1,013 x 105 Pa pour l'hélium

Pu = 1,013 x 105 Pa pour l'air

Pd = 0 Pa

Comparer tout d'abord la fuite d'hélium à QN(SLR).

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Soit x l'air ety l'hélium. Utiliser la Formule (B.3) en posant Tx = Ty. Dans la mesure où la Formule (B.3) se
réduit à:
My
Qx =Q x \i
Y elx
Qx = 2,91 x 10-9 Pa•m3 •s-1 SLR

My = 0,004 kg.moi-1

Mx = 0,029 kg.moi-1

Donc:
Q, = 7,84 x 10-9 Pa.m3.s-1 SHeLR

Pour déterminer le flux de fuite admissible, QTDN, du mélange, deux facteurs doivent être appliqués à
Tout d'abord, Q, doit être réduit par le facteur:
Qy.

Mx
f =1+ x
My
=1,37
pour tenir compte du fait que, lors de l'essai, seul l'hélium du mélange sera détecté. Ensuite,
conformément au présent document, la sensibilité de la méthode de contrôle d'étanchéité doit être égale
à la moitié du flux de fuite maximal admissible.
Par conséquent:
1 1
QTDN =Qy x 2 x 1,37

=2,86 x10-9 Pa.m3.s-1-


D.12 Sensibilité de l'essai par la méthode de la bulle de gaz
L'objet de cet exemple est d'illustrer l'influence de la nature d'un liquide, ainsi que les différences de
pression de part et d'autre d'un conduit de fuite, sur la production de bulles.
Le système de fermeture d'une enveloppe de confinement doit être soumis à un essai par bulles de
gaz. L'enveloppe de confinement est mise sous pression à 2,0 x 105 Pa avec de l'air. La profondeur
d'immersion doit être de 0,1 m; le liquide peut être soit de l'eau, soit de l'éthylèneglycol.
Soit un conduit de fuite unique d'un diamètre de 3 x 10-5 m et un flux de fuite d'air, par ce conduit de
fuite, égal à 1,0 x 10-4 Pa.m3.s-1 dans les conditions de service et à 25 °C.
Comparer le diamètre des bulles et la vitesse de production des bulles pour les deux liquides
d'immersion:
g = 9,81 m.s-2

go =1 kg.m.N-1.s-2

pi =103 kg.m-3 (pour l'eau)

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= 1,125 x 103 kg.m-3 (pour l'éthylèneglycol)

pg = 1,184 kg.m-3 (pour l'air à 25 °C)

u = 7,2 x 10-2 N.m-1 (pour l'eau en contact avec l'air)

u = 4,8 x 10-2 N.m-1 (pour l'éthylèneglycol en contact avec l'air)

Voir tout d'abord B.12 pour montrer que la pression interne de la bulle sera supérieure à la tension
superficielle du liquide.
Pu = 2,0 x 105 Pa

Pour l'eau, une profondeur d'immersion de 0,1 m donne une hauteur manométrique de 0,009 8 x 105 Pa.
Alors:
pd = 1,013 x 105 + 0,009 8 x 105

= 1,023 x 105 Pa

Pour de l'eau en contact avec l'air:


o =7,2x10-2 N•m-1

D = 3 x 10-5 m

Alors:

2o- +_ 7,2x10-2
Pd+ =1,023x105 zx
D 3 x 10-5
= 1,07x105 Pa
Le résultat étant inférieur à pu, des bulles apparaîtront. La même conclusion s'impose pour
l'éthylèneglycol.
Ensuite, utiliser la Formule (B.10) pour estimer le diamètre des bulles.
Donc, pour l'eau:
DB = 1,10 x 10-3 m

VB = 6,97 x 10-10 m3

et pour l'éthylèneglycol:
DB = 1,10 x 10-3 m

VB = 4,08 x 10-10 m3

Enfin, utiliser la Formule (B.11) pour estimer les vitesses de production des bulles.

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Pour déterminer L, en mètres cubes par seconde (m3.s-l), utiliser la relation:


Q=pxL

où p est la pression de l'air au point de sortie de la fuite:

P=Pd= 1,023 x 105 Pa

Alors:

1,0x10-4
L=
1,023x105
=9,775x10 -10 m 3 .s-1
et
y = 1,4 s-1 (pour l'eau)

y = 2,4 s-1 (pour l'éthylèneglycol)

Ces résultats indiquent que le diamètre des bulles dans l'éthylèneglycol sera inférieur d'environ 15 %
au diamètre des bulles dans l'eau, tandis que leur vitesse de production sera supérieure de 70 %. Ainsi,
les résultats d'un essai par bulles de gaz qui utilise l'éthylèneglycol seraient supérieurs à ceux d'un essai
réalisé avec de l'eau.
Une méthode couramment utilisée avec l'éthylèneglycol consiste à faire le vide dans l'espace au-dessus
du bain d'éthylèneglycol. Dans ce cas, les calculs donnent:
v= 220 s-1

Ce résultat indique que la sensibilité de la méthode de contrôle est alors pratiquement 100 fois
supérieure.

D.13 Confinement d'eau tritiée

D.13.1 Généralités

Cet exemple illustre l'utilisation de la méthodologie de contrôle d'étanchéité au gaz en conditions


normales de transport et l'utilisation d'une méthodologie distincte en conditions accidentelles de
transport. Il met également en évidence le fait que la conception de l'emballage et le contenu radioactif
peuvent intervenir dans le choix d'une méthode de contrôle d'étanchéité appropriée lors des contrôles
avant expédition.
Un colis comprend un emballage de protection externe et un fût contenant 200 I d'eau lourde tritiée
ayant une activité spécifique de 1,25 TBq.1-1. Ce fût est doté de deux conduits normalisés de 50 mm
de diamètre. Déterminer les essais d'étanchéité adéquats pour les contrôles à la conception et avant
expédition.
Les différentes étapes et leur ordre sont définis à la Figure 1.
NOTE L'augmentation de pression due à la radiolyse et à la perméation du tritium est ignorée (voir
exemple D 14).

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D.13.2 Étape 1
Le contenu radioactif est constitué d'eau lourde tritiée et l'activité totale est de 200 x 1,25 = 250 TBq.
L'enveloppe de confinement est constituée par le fût et le fluide porteur est de l'eau lourde tritiée.

D.13.3 Étape 2
On suppose que les taux de relâchement d'activité, FCi et FE;, ont pour valeur 1,0.

D.13.4 Étape 3
A2 = 40 TBq (pour le tritium)

RN = 1,11 X 10-8 TBcts-1

RA = 6,61 x 10-5 TBcps-1

D.13.5 Étape 6
L'activité volumique du fluide porteur est égale à:
CN = CA = 1,25 TBq.1-1

= 1,25 x 103 TBq.m-3

D.13.6 Étape 7
RN
LN =
CN
=8,89x10-12 m3 .S-1-
RA
LA
CA
=5,29x10-8 m 3 • s -1
D.13.7 Étape 8
En conditions normales de transport uniquement, le débit LN de l'eau lourde tritiée peut être converti
en débit équivalent d'air à l'aide de la méthode indiquée en B.8. Tout d'abord, déterminer DN.
Supposons que:
pu = 1,083 x 105 Pa (en raison de la hauteur manométrique due à l'eau lourde)

Pd = 1,013 x 105 Pa

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p - 1,2 x 10-3 Pa•s

L'épaisseur de la paroi du fût, a, que l'on suppose identique à la longueur du capillaire, est:
a= 1,6 x 10-3 m

Donc:
DN = 1,78 x 10-5 m

D.13.8 Étape 9
En conditions normales de transport uniquement, déterminer le flux de fuite normalisé à partir de la
Formule (B.1).
Supposons que:
pu = 1,013 x 105 Pa

Pd = 0,0 Pa

DN = 1,78 x 10-5 m

p = 1,85 x 10-5 Pa•s (pour l'air)

a= 1,6 x 10-3 m

T= 298 K

M= 0,029 kg.moi-1

Par conséquent:
QN(SLR) = 4,3 x 10-4 + 4,4 x 10-5

(visqueux) (moléculaire)

= 4,7 x 10-4 pa.m3.s-i sut

NOTE Ce résultat indique que le mode d'écoulement visqueux est prédominant.

D.13.9 Étape 10
Voir le dernier point de l'étape 9 ci-après.

D.13.10 Étape 11
Pour sélectionner une procédure d'essai adéquate pour les contrôles à la conception, se reporter au
Tableau A.1.
Il serait possible de choisir des méthodes utilisant des gaz halogénés ou de l'hélium, mais celles-ci sont
trop complexes.

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Restent donc les méthodes par baisse de pression ou par remontée de pression, puisqu'il est nécessaire
d'appliquer une méthode quantitative.
En conditions normales de transport uniquement, le critère d'étanchéité est A2 x 10-6 TBq•h-1
ou 40 x 10-6 TBq•h-1 Au cours des essais, on remplira le fût d'eau ordinaire pour simuler le contenu
radioactif. Dans la mesure où il n'est pas possible d'effectuer des essais d'étanchéité au gaz lorsque le fût
est rempli d'eau, la procédure suivante sera spécifiée:
a) remplir le fût d'eau ordinaire;
b) préparer le colis comme pour une expédition;
c) effectuer les essais correspondant à des conditions normales de transport;
d) percer un trou dans le couvercle du fût;
e) vider l'eau du fût;
f) sécher le fût par mise en dépression;
g) effectuer un essai par baisse de pression.
Voir B.14 pour déterminer la durée adéquate de l'essai, H, ainsi que les valeurs de pi et p2 afin de réaliser
l'étape 8.

D.13.11 Étape 12
En conditions accidentelles de transport uniquement, la prescription de confinement est égale à A2, ou
à 40 TBq, en une semaine.
Cela représente 16 % du contenu du colis, soit 35 kg. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de déterminer
QA(SLR) car une simple mesure de la perte de masse suffirait à démontrer la conformité à la
réglementation. Cela montre qu'une autre méthodologie peut être utilisée.
La conception de l'emballage et le contenu radioactif interviendront dans le choix d'une procédure
d'essai appropriée pour les contrôles avant expédition. Une fois que le fût aura été rempli d'eau lourde
tritiée et que les fermetures de 50 mm auront été mises en place, il ne sera plus possible d'accéder à la
partie intérieure du fût. Aucune des procédures d'essai du Tableau A.1 ne convient.
On utilisera la méthodologie exposée ci-après.
Avant que le fût soit rempli, effectuer un essai par bulles de gaz en introduisant de l'air à l'intérieur du
fût afin de le mettre sous pression et en le faisant tourner sur lui-même dans un bain d'eau.
L'essai par bulles de gaz est préférable à l'essai par baisse de pression qui dure plus longtemps.
Charger le contenu radioactif dans le fût.
Mettre en place les fermetures du fût selon les procédures indiquées dans la liste de contrôle.
Placer le fût dans une enceinte et prélever un échantillon d'air avec un détecteur de tritium. Ce détecteur
est suffisamment sensible pour détecter sans difficulté la limite réglementaire de 40 x 10-6 TBq•h-1.

D.14Confinement de liquides dans une double enveloppe en prenant en compte la


radiolyse

D.14.1 Généralités
Cet exemple illustre l'application d'une méthode visant à assurer la conformité aux exigences de
confinement pour les colis de type B(U), B(M) ou C transportant des matières radioactives sous forme

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liquide. Il prend en compte la radiolyse des liquides qui se traduit par une production de gaz et une
montée en pression qui augmente le flux de fuite.
On peut démontrer qu'un colis, doté d'une double enveloppe de confinement constituée d'un conteneur
interne et d'un conteneur externe, satisfait au Règlement de transport des matières radioactives de
l'AIEA en fournissant un degré élevé de confinement des liquides.
Les joints de l'enveloppe de confinement interne font que la fuite dans l'espace entre les deux enveloppes
restera faible sur un an. La matière absorbante qui sépare les deux conteneurs permet d'éviter qu'une
petite fuite de liquide provenant du conteneur interne n'atteigne les joints d'étanchéité du conteneur
externe; dès lors, il ne peut pas y avoir de fuite vers l'extérieur dans la mesure où il y aura une quantité
suffisante de matière absorbante.

D.14.2 Enveloppe de confinement


La Figure D.3 donne exemple type d'une double enveloppe de confinement. Les dimensions considérées
dans cet exemple sont fournies dans le tableau ci-dessous.
1

• 2

Légende
1 joints
2 conteneur externe
3 matériau absorbant
4 conteneur interne

Figure D.3 — Enveloppe de confinement

Dimensions Conteneur externe Conteneurs internes


Diamètre externe (m) 0,15 0,11
Longueur externe (m) 0,20 0,17
Diamètre de la cavité (m) 0,13 0,10
Longueur de la cavité (m) 0,18 0,15
Volume de la cavité (m3) 2,4 x 10-3 1,2 x 10-3

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D.14.3 Enceintes de rétention du liquide


Pour démontrer qu'en cas de fuite de l'enveloppe de confinement interne, le contenu liquide serait
confiné à l'intérieur de l'enveloppe de confinement externe, il est nécessaire de déterminer:
a) la vitesse de production de gaz par radiolyse;
b) la pression motrice en amont de toute fuite;
c) la quantité de liquide susceptible de s'échapper de l'enveloppe de confinement interne en un an;
d) la quantité de matière absorbante nécessaire au confinement de tout liquide à l'intérieur de
l'enveloppe de confinement externe.
Pour les besoins de cet exemple, on admettra que la mise sous pression du conteneur interne est
uniquement due à la radiolyse.
Hypothèses pour cet exemple:

Flux de fuite =1 x 10-6 Pa•m3•s-1 SLR


Puissance résiduelle = 0,1 W
Pression atmosphérique = 1,013 x 105 Pa (absolue)
Constante de production de gaz pour la solution G =lx 103 molécules•MeV-1
Faible variation de la température par rapport à la température ambiante.
Le contenu liquide est une solution aqueuse.
Les conditions ci-dessus sont conservées pendant un an.

D.14.4 Calcul de la vitesse de production de gaz par radiolyse


La vitesse de production de gaz par radiolyse, vg, en moles par seconde (mol.s-1), peut être déterminée
au moyen de la formule suivante:
vg = DPxGxkx1■10-1-

DP est la puissance résiduelle (= 0,1 W);

G est la constante de production des gaz (=1 x 103 molécules•MeV-1);


k est un facteur de conversion (= 6,24 x 1012 McV•J-1);
No est le nombre d'Avogadro (= 6,02 x 1023 molécules•mo1-1).
La vitesse de production de gaz est donc:
vg = 1,04 x 10-9 mol•s-1

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D.14.5 Calcul de la pression à l'intérieur de l'enveloppe de confinement interne


Si l'on suppose que le gaz produit par radiolyse est relâché depuis le conteneur primaire (qui contient
le liquide) dans le volume libre du conteneur interne, la pression interne augmentera en fonction du
temps, comme suit:
P(t) = Pc + Pr

p(t) est la pression interne du confinement à l'instant t, en pascals;

Pc est la pression initiale dans le conteneur;


On suppose qu'il s'agit de la pression atmosphérique pa (= 1,013 x 105 Pa).

Pr est la remontée de pression due à la radiolyse, en pascals;


Pr=vetxRxTcxVc-1-

t est la durée de la radiolyse, en secondes;


Tc est la température initiale à l'intérieur du conteneur (= 298 K);
lic est le volume libre du conteneur (= 0,7 x 10-3 m3).
À partir des données ci-dessus:
pr = 3,67 x 10-3 x t

Cette valeur est utilisée en D.14.7 pour calculer le flux de fuite au temps t.
Il est nécessaire de calculer la pression maximale susceptible d'être développée par radiolyse à
l'intérieur du conteneur interne au bout d'une période d'un an pour vérifier que la pression d'utilisation
normale maximale admissible de l'enveloppe de confinement ne sera pas dépassée. Au bout d'un
an (t = 3,15 x 107 s), l'augmentation de la pression dans l'enveloppe de confinement serait:
pr = 1,16 x 105 Pa

P (1 an) = 2,17 x 105 Pa

D.14.6 Calcul du diamètre du conduit de fuite


La dimension géométrique de la fuite qui provoque un flux de fuite de 1 x 10-6 Pa.m3.s-1 SLR peut être
calculée en utilisant la première partie de la Formule (B.1) (écoulement laminaire).
En supposant que le capillaire équivalent a la forme d'un trou régulier, les paramètres sont les suivants:

Q est le flux de fuite normalisé de 1 x 10-6 Pa.m3.s-1 SLR;


p est la viscosité dynamique du gaz (=1,85 x 10-5 Pa•s pour l'air à 25 °C);
Pu est la pression amont (= 1,013 x 105 Pa);

Pd est la pression aval (= 0 Pa);


a est la longueur du capillaire (= 0,002 2 m) (longueur typique pour un joint torique de 03 mm).

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En utilisant la Formule (B.1) et les données ci-dessus, le diamètre du conduit de fuite est:
D = 4,24 x 10-6 m

NOTE Si l'on considérait les deux parties de la Formule (B.1), on obtiendrait D = 3,85 x 10-6 m. Cette valeur
est inférieure à la valeur calculée auparavant et, en conséquence, les calculs suivants exposés en D.14.7 sont
prudents.

D.14.7 Calcul de la fuite totale de liquide en un an


Le débit de fuite de liquide est calculé à l'aide de la Formule (B.7).
En supposant que le capillaire équivalent a la forme d'un trou régulier comme ci-dessus, les paramètres
sont les suivants:
Liquide - eau à 20 °C;

L est le débit de fuite équivalent de liquide, en mètres cubes par seconde (m3.s-1);

g est la viscosité dynamique du liquide (= 95 x 10-5 Pa.$) (pour l'eau à 20 °C);

pu est la pression amont (= 1,013 x 105 Pa);

Pd est la pression aval (= 0 Pa);

a est la longueur du capillaire (= 0,002 2 m) (longueur typique pour un joint torique de 03 mm).
En remplaçant pu = pa + pr dans la Formule (B.7), on obtient:

TC D4
L(t)= x—x3,67x10-3 xt
128 ,u.a
À partir des données ci-dessus:
L(t) = 1,39 x 10-20 x t

Le volume de liquide, en mètres cubes, après une fuite pendant un temps, t, est:

Viiq = f L(t)dt
2
t
= 1,39 x 10-20 x —
2
Ainsi, le volume maximal de liquide perdu sur une période totale d'un an est:
Viiq = 6,9 x 10-6 m3

D.14.8 Calcul de la quantité de la matière absorbante nécessaire au confinement du


liquide s'échappant du conteneur interne
Une quantité de matière de capacité absorbante supérieure à 6,9 x 10-6 m3 placée entre les enveloppes
de confinement interne et externe suffirait largement pour contenir tout le liquide s'échappant du
conteneur interne dans les conditions les plus défavorables. La matière absorbante empêche le liquide
de venir au contact des joints toriques de l'enveloppe de confinement externe et, ainsi, assure un
confinement total du liquide à l'intérieur de l'enveloppe de confinement.

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D.15 Confinement d'un emballage de transport à sec de combustible irradié par


application d'une pression sous-atmosphérique

D.15.1 Généralités
Cet exemple illustre la méthode appliquant une pression sous-atmosphérique aux colis d'assemblage
combustible irradié, pour démontrer la conformité aux exigences de confinement pour les colis de
type B(U), B(M) ou C. La méthode appropriée consiste à mettre la cavité de l'emballage à une pression
sous-atmosphérique de sorte que la pression interne de cet emballage demeure inférieure à la pression
atmosphérique en conditions normales de transport, afin d'exclure tout risque de relâchement d'activité
dans l'environnement dû à une fuite par écoulement visqueux laminaire durant le transport. Dans ce
cas, le relâchement d'activité est causé uniquement par l'écoulement moléculaire et la perméation.
Les différentes étapes se présentent comme suit:
— mettre la cavité de l'emballage à une pression sous-atmosphérique de sorte que la pression interne
de cet emballage demeure inférieure à la pression atmosphérique à l'équilibre thermique, dans des
conditions normales de transport (38 °C et ensoleillement conforme à la réglementation);
— contrôler l'étanchéité du colis pour le flux de fuite normalisé approprié Q;
— évaluer la pression partielle du mélange gazeux de produits de fission susceptible de s'échapper de
crayons éventuellement rompus, dans des conditions normales de transport;
— évaluer l'augmentation de la pression interne sur une période d'un an dans des conditions normales
de transport (cette analyse peut être supprimée pour des enveloppes de confinement ayant un taux
de fuite suffisamment faible et un volume libre suffisamment important).
Dans cet exemple, pour calculer la pression interne de l'emballage au bout d'un an dans des conditions
normales de transport, on suppose que:
— l'augmentation de la pression interne de l'emballage est uniquement due à des crayons rompus et à
des infiltrations dans l'emballage;
— le relâchement des gaz de fission par écoulement moléculaire et par perméation au travers des joints
d'étanchéité est négligeable.

D.15.2 Données de calcul


Les conditions de pression et de température, et les propriétés physiques de l'emballage en conditions
normales de transport, sont les suivantes:

Flux de fuite normalisé pour l'enveloppe de confinement, QSLR (Pa•m3.s-1) 3 x 10-4


Volume libre de l'enveloppe de confinement, Vc (m3) 2,32
Température des joints d'étanchéité et du mélange gazeux dans la cavité, T (K) 413
Pression initiale de l'emballage à l'équilibre thermique, pc.init (Pa) 0,5 x 105
Pression ambiante maximale, Pext.max (Pa) 1,04 x 105
Pression ambiante minimale, Pext.min (Pa) 0,6 x 105a
Viscosité dynamique de l'air à 298 K,1.10 (Pa•s) 1,85 x 10-5
Viscosité dynamique de l'air à 413 K, p (Pa•s) 2,40 x 10-5
a Cette valeur est recommandée au paragraphe 659.10 de l'édition 2012 du document de l'AIEA intitulé Advisory Material
for the IAEA Regulations for the Safe Transport of Radioactive Material (voir Référence [Z]) qui renvoie au paragraphe 645 de
l'édition 2012 du Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Contenu radioactif:
— l'emballage est chargé avec sept assemblages combustibles REP irradiés;

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dans cet exemple, on considère qu'au plus 5 crayons combustibles irradiés par assemblage se
rompent dans des conditions normales de transport et que le volume concerné VG de mélange
gazeux (produit de fission + gaz de remplissage de crayon) relâché par chaque crayon n'excède pas
1 x 10-3 m3 STP (dans des conditions normales de pression et de température).

D.15.3 Évaluation de la pression partielle du mélange gazeux dégagé par des crayons
rompus
En supposant que les crayons combustibles irradiés rompus relâchent immédiatement leur mélange
gazeux dans le volume libre de l'enveloppe de confinement en conditions normales de transport,
la pression interne de l'emballage serait augmentée de la pression partielle du mélange gazeux des
produits de fission, comme suit:

NxVG xTx105
PG =
Vc x273
où N est le nombre total de crayons rompus (N = 5 x 7 crayons).

5x7x(1x10-3 )x413x105
PG =0,02x105Pa
2,32x273

D.15.4 Évaluation de l'augmentation de la pression interne de l'emballage sur un an, due


à des infiltrations dans l'emballage
Si l'on considère le régime d'écoulement laminaire comme prédominant, le flux de fuite dans les
conditions normales de transport QNCT peut être directement corrélé au flux de fuite normalisé QSLR à
l'aide de la Formule (B.3):
2 „2
PO (Pext.max -P
QNCT =QSLR x 5 2
(1,0X10 ) -0,0
[
et comme le débit massique entre les joints d'étanchéité et l'enveloppe de confinement est conservé,
l'augmentation de la pression interne de l'emballage peut être définie par la relation suivante:

PO , (Pext.max 2-P2 ) dp
QSLR - =V x—
c dt
fi (1,0x105)2
La relation précédente peut être formulée comme suit:

(1,0x105 )2
dt= Vc" x \ x dp
QSLR x PO n
(r ext.max2 -P2 )

dt= Vc" x(1,0x105 )2 x


1 1 +
1 jxdp
QSLR X PO 2 x Pext.max x [ Pext.max - P Pext.max ± P
En intégrant la relation précédente, la pression interne de l'emballage P(t) se déduit alors de la relation
suivante:
r 2
xpx(1,0x10" ) [1,04+P(t)1x[1,04-0,51}
t= x Ln
2 x pext.max x 0
-SLR x PO L1,04-P(t)lx[1,04+0,51
Pour t =1 an = 31 536 000 s, la valeur de la pression interne p de l'emballage est de 0,53 x 105 Pa.

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D.15.5 Évaluation de l'augmentation de la pression interne globale de l'emballage sur 1 an


L'augmentation de la pression globale de l'enveloppe de confinement pc dans des conditions normales de
transport est égale à l'impact susmentionné des crayons rompus et des infiltrations dans l'emballage, et
peut être déterminée comme suit:

pc =pG +p=0,02x105 +0,53x105 =0,55x105 Pa<pext.min =0,6x1O5 Pa

Par conséquent, le risque de relâchement d'activité dans l'environnement dû à une fuite par écoulement
visqueux laminaire durant le transport, est exclu. Dans ce cas, le relâchement d'activité durant le
transport est uniquement dû à l'écoulement moléculaire et à la perméation des gaz de fission au travers
des joints d'étanchéité.

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Annexe E
(informative)

Justification

E.1 Généralités
L'objet de cette justification est de donner des conseils et des préconisations concernant l'application des
dispositions du présent document et des exigences appropriées du Règlement de transport des matières
radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) afin de faciliter l'application des
normes réglementaires. Elle vise à décrire des méthodes, des techniques et des pratiques que l'on
peut considérer comme des moyens de satisfaire certaines exigences. Il convient de garder à l'esprit,
en lisant cette justification, qu'elle vise à proposer une ou plusieurs méthodes et non pas une solution
unique permettant d'assurer la conformité au présent document. Les informations ne sont fournies qu'à
titre indicatif, elles ne revêtent en aucun cas un caractère obligatoire, sauf dans le cas où une autorité
compétente exigerait l'application d'une ou de plusieurs parties du texte.
Cette justification a été préparée après examen de tous les paragraphes du présent document.
Néanmoins, dans certains cas, tout commentaire a été jugé superflu et aucune explication n'a été fournie.
Afin de faciliter les renvois entre les différentes parties du document, le système de numérotation des
articles et des paragraphes utilisé dans la présente annexe est le même que celui qui a été employé dans
le corps principal.
Le texte concernant chaque paragraphe commenté du présent document est identifié par le numéro
du paragraphe correspondant tel qu'il figure dans le corps principal.
1 Domaine d'application
Le troisième alinéa souligne que:
a) l'autorité compétente a l'obligation de vérifier que la méthode est acceptable et qu'elle est
correctement utilisée;
b) toute méthode de contrôle différente, ou nouvelle, ainsi que la définition de sa sensibilité, suppose
en général un processus de négociation entre le requérant et l'autorité compétente.
5 Exigences réglementaires
5.1 Règlements applicables
Au moment de la publication du présent document, le principal document applicable est le Règlement
de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Les
chapitres suivants de l'édition 2012 du Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont les plus pertinents:
a) Chapitre II, paragraphes 201, 213, 229, 231, 232 et 239;
b) Chapitre III, paragraphe 306;
c) Chapitre IV, paragraphes 402 à 407, 432 et 433;
d) Chapitre V, paragraphes 501 à 503;
e) Chapitre VI, paragraphes 645, 653, 659, 667 et 671;
f) Chapitre VII, paragraphes 701, 702, 713 à 724, 726 à 729 et 734 à 737.

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Des directives et des commentaires figurent dans le document de l'Agence internationale de


l'énergie atomique (AIEA) intitulé Advisory Material for the IAEA Regulations for the Safe Transport of
Radioactive Material (Référence [2]); voir également les autres articles et paragraphes pertinents de
la présente annexe.
Il convient de prendre en compte les autres règlements applicables, nationaux ou internationaux, afin
de tenir compte de toute différence avec le Règlement de l'AIEA.
12 Exigences réglementaires pour le confinement
Au moment de la publication du présent document, conformément au Règlement de transport des
matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), un colis de type B(U),
B(M) ou C doit être conçu de sorte que, s'il était soumis aux:
a) essais correspondants visant à démontrer sa capacité à supporter des conditions normales de
transport, il limiterait la perte de contenu radioactif à au plus A2 x 10-6 par heure;
b) essais correspondants visant à démontrer sa capacité à supporter des conditions accidentelles de
transport, il limiterait la perte cumulée de contenu radioactif sur une période d'une semaine à au
plus 10 A2 en une semaine pour le 85Kr et au plus A2 pour tous les autres radionucléides.
En présence de mélanges de différents radionucléides, les dispositions des paragraphes 405 à 407 du
Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
doivent s'appliquer, sauf que, pour le 85Kr, une valeur Ali réelle égale à 10 A2 peut être utilisée.
Les valeurs du A2 sont indiquées dans le Tableau 1, ou déterminées conformément aux paragraphes 402
et 403 et au Tableau 2 de l'édition 2012 du Règlement de transport des matières radioactives de l'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA), pour les radionucléides indépendants.
La valeur du A2 équivalent, A2eq, du mélange est calculée comme suit:

Ai
A2eq
E (Ai / A2i )
Pour le calcul du A2 des mélanges de radionucléides, les hypothèses concernant la matière radioactive
susceptible de s'échapper doivent être acceptables par l'autorité compétente.
6 Procédure permettant de satisfaire aux exigences du présent document
6.1 Généralités
Dans tous les mécanismes de fuite, les flux de fuite normalisés doivent être déterminés tant pour des
conditions normales que pour des conditions accidentelles de transport, avant le calcul des flux de fuite
maximaux admissibles lors d'un essai en gaz.
Le flux de fuite normalisé maximal admissible (lorsqu'un gaz est utilisé comme traceur), corrélé au taux
de relâchement maximal admissible, doit être déterminé en fonction du mécanisme de fuite approprié,
comme indiqué ci-après.
A Contenu gazeux
Une fuite de gaz radioactifs peut s'effectuer par écoulement visqueux à travers un capillaire résultant
par exemple d'un défaut, par écoulement moléculaire à travers un capillaire fin ou un ensemble de
capillaires, par perméation à travers des joints d'étanchéité en élastomère ou à travers les parois fines
d'une enceinte, ou par toute combinaison de ces cheminements.
a) Écoulement visqueux
Lorsque le contenu radioactif est sous forme gazeuse, on peut s'attendre à ce que la fuite ait lieu de
façon prédominante par écoulement visqueux, si le gradient de pression est suffisamment élevé.

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Un écoulement visqueux implique que la composition d'un fluide, par exemple un mélange de gaz,
sera la même de part et d'autre de l'orifice de fuite. L'écoulement visqueux dépend de la différence des
pressions totales de part et d'autre de l'orifice.
Normalement, le gaz radioactif sera dilué (sa concentration sera réduite) par tout gaz non radioactif
se trouvant à l'intérieur de l'enveloppe de confinement. L'activité volumique du mélange doit donc être
déterminée. La corrélation des activités doit être établie tant pour les conditions normales que pour
les conditions accidentelles de transport, car il se peut que le gaz radioactif susceptible de s'échapper
ne soit pas le même en conditions normales et en conditions accidentelles de transport. Ainsi, on peut
supposer que des crayons combustibles ne fuient pas en conditions normales de transport, mais il peut
être nécessaire de considérer qu'un certain pourcentage de ces crayons se rompent, et que leur contenu
gazeux soit libéré, en conditions accidentelles de transport.
Une fois la corrélation des activités établie, il est facile de calculer les débits-volume de fuite maximaux
admissibles.
Les flux de fuite maximaux admissibles en conditions normales et en conditions accidentelles de
transport sont déterminés à partir des débits-volume de fuite maximaux admissibles calculés ci-dessus
et de la Formule (B.1).
b) Écoulement moléculaire
L'écoulement moléculaire peut être un mode d'écoulement important, en particulier lorsque les flux de
fuite sont faibles ou que la fuite se produit à travers un grand nombre de petits chemins de fuite, ou par
rapport à un gradient de pression.
L'écoulement moléculaire implique que les plus petits atomes et molécules se déplacent plus vite à
travers une fuite que les plus gros. L'écoulement moléculaire dépend des différentes pressions partielles
des gaz de part et d'autre de la fuite. Si la pression du conteneur interne est inférieure à la pression
ambiante, alors l'écoulement moléculaire induit par les pressions partielles des différentes substances
radioactives gazeuses doit être pris en compte en ce qui concerne le relâchement d'activité.
Normalement, le gaz radioactif sera dilué (sa concentration sera réduite) par tout gaz non radioactif se
trouvant à l'intérieur de l'enveloppe de confinement. La corrélation des activités doit être établie tant
pour les conditions normales que pour les conditions accidentelles de transport, car il se peut que le
gaz radioactif susceptible de s'échapper ne soit pas le même en conditions normales et en conditions
accidentelles de transport. Ainsi, on peut supposer que des crayons combustibles ne fuient pas en
conditions normales de transport, mais il peut être nécessaire de considérer qu'un certain pourcentage
de ces crayons se rompent, et que leur contenu gazeux soit libéré, en conditions accidentelles de
transport.
Les flux de fuite maximaux admissibles en conditions normales et en conditions accidentelles de
transport sont déterminés à partir des débits-volume de fuite maximaux admissibles calculés ci-dessus
et de la Formule (B.1) (détermination du SLR en cas d'écoulement moléculaire).
c) Perméation
La fuite peut s'effectuer de façon prédominante par perméation lorsque les joints d'étanchéité en
élastomère sont efficaces et qu'ils réduisent les flux de fuite de type visqueux ou moléculaire à des
niveaux très faibles.
Le flux de fuite par perméation dépend de la différence des pressions partielles de part et d'autre de
la paroi.
Lorsque la fuite se produit par perméation, on ne peut pas utiliser le flux de fuite normalisé et il est
nécessaire de calculer directement le flux de fuite maximal admissible en essai avec un gaz en se
référant aux indications fournies en B.13.
B Contenu liquide

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Une fuite de liquide, qu'il s'agisse d'une solution radioactive ou d'un liquide transportant des matières
radioactives, se fait par écoulement visqueux à travers un conduit de fuite qui peut être traité, dans le
cadre d'une analyse du cas le plus défavorable, comme un capillaire unique.
Compte tenu de leur viscosité relativement élevée, on estime que les liquides ne peuvent pas fuir à
travers des capillaires fins par lesquels un gaz pourrait passer en écoulement moléculaire, et qu'ils ne
peuvent pas passer à travers des éléments tels que des joints d'étanchéité.
Le liquide peut contenir la matière radioactive sous la forme d'un liquide actif, d'un liquide inactif
contenant des solides actifs en suspension ou d'un liquide actif contenant des solides actifs en
suspension.
a) Liquide actif
Lorsque le contenu radioactif est constitué par un liquide actif, que ce soit un liquide radioactif ou un
solvant inactif contenant un soluté radioactif, le seul régime d'écoulement des fuites est l'écoulement
visqueux.
L'activité volumique doit être déterminée dans les conditions normales et les conditions accidentelles
de transport, car les données peuvent ne pas être les mêmes dans les deux cas (les fractions relâchables
peuvent être différentes).
Une fois la corrélation des activités établie, il est facile de calculer les débits-volume de fuite maximaux
admissibles.
Le flux de fuite normalisé est déterminé pour les conditions normales et pour les conditions accidentelles
de transport à partir des débits-volume de fuite maximaux admissibles déterminés ci-dessus.
Le flux de fuite normalisé maximal admissible du gaz d'essai, corrélé au taux de relâchement d'activité
maximal admissible, peut être déterminé à l'aide des équations fournies à l'Annexe B.
b) Liquide inactif contenant des solides actifs en suspension
Lorsque le contenu radioactif est un liquide inactif contenant des solides actifs en fines particules qui
peuvent être en suspension, la fuite se fait par écoulement visqueux.
L'activité volumique doit être déterminée dans les conditions normales et les conditions accidentelles
de transport, car les données peuvent ne pas être les mêmes dans les deux cas (les fractions relâchables
peuvent être différentes).
Lors du calcul de l'activité volumique, il convient d'identifier la matière particulaire maximale
disponible en supposant que cette matière est uniformément répartie «en suspension» dans le liquide.
Lorsque la nature physique de la matière particulaire est connue, on considère que seules les particules
de cette matière dont les dimensions physiques sont suffisamment petites pour passer à travers le plus
grand conduit de fuite capillaire (dont le flux de fuite normalisé est équivalent au taux de relâchement
d'activité maximal admissible) sont susceptibles de s'échapper. On considère que les particules dont les
dimensions sont plus grandes que le capillaire sont retenues à l'intérieur de l'enveloppe de confinement.
La fraction de petites particules susceptibles de s'échapper peut être considérée comme une fraction
relâchable et être utilisée comme telle dans le calcul de la concentration volumique.
On peut traiter ces liquides comme les liquides actifs ci-dessus et utiliser les mêmes méthodes pour
déterminer les débits-volume de fuite maximaux admissibles et les flux de fuite normalisés.
Le flux de fuite normalisé maximal admissible du gaz d'essai, corrélé au taux de relâchement d'activité
maximal admissible, peut être déterminé à l'aide des équations fournies à l'Annexe B.
c) Liquide actif contenant des solides actifs en suspension
Lorsque le contenu radioactif est un liquide actif contenant des particules actives, la fuite se fait par
écoulement visqueux; il convient alors de calculer la concentration volumique en tenant compte à la fois
du liquide actif et de la fraction de solides en suspension susceptibles de s'échapper.

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On peut traiter ces liquides comme les liquides actifs et utiliser les mêmes méthodes pour déterminer
les débits-volume de fuite maximaux admissibles et les flux de fuite normalisés.
C Contenu solide
Une fuite de solides qui ne sont pas en suspension dans des liquides se fait directement lorsque le
contenu s'écoule par gravité à travers un conduit de fuite et se produit sous forme de fuite d'aérosol
lorsque des solides en fines particules peuvent être entraînés dans un gaz passant à travers un conduit
de fuite par écoulement visqueux. Comme pour les contenus liquides, on ne prévoit dans ce cas aucune
fuite par écoulement moléculaire gazeux ou par perméation.
a) Fuite de particules solides dans un aérosol
Lorsque le contenu radioactif comprend de fines particules susceptibles de passer à travers un capillaire
associé au flux de fuite maximal admissible en essai, la fuite se produit le plus souvent par écoulement
visqueux du gaz contenu dans l'enveloppe de confinement, lorsque le gaz expulse la matière radioactive
particulaire qu'il contient en suspension sous forme d'aérosol.
La connaissance de la forme du contenu particulaire peut permettre de calculer avec précision la
concentration volumique du gaz pour les conditions normales et les conditions accidentelles de
transport les plus défavorables. Dans la mesure du possible, il convient de supposer que la totalité
de la matière en fines particules susceptible de s'échapper est en suspension et de se baser sur cette
hypothèse pour déterminer la concentration volumique à l'aide des indications figurant à l'Annexe B.
Une fois la corrélation des activités calculée, les débits-volume de fuite maximaux admissibles peuvent
être facilement déterminés à l'aide des indications fournies à l'Annexe B.
Le flux de fuite normalisé est déterminé, pour les conditions normales et pour les conditions
accidentelles de transport, à partir des débits-volume de fuite maximaux admissibles déterminés ci-
dessus à l'aide des équations fournies à l'Annexe B.
b) Confinement par phénomène de blocage
Lorsque le contenu radioactif est constitué par des solides radioactifs, seules des particules de
dimensions inférieures à celles du chemin de fuite peuvent s'échapper de l'enveloppe de confinement.
Si l'on peut démontrer qu'un flux de fuite normalisé, ayant une valeur numérique donnée, garantira que
le contenu concerné, ou une partie de ce contenu, sera confiné dans la limite des taux de relâchement
maximaux admissibles par des phénomènes de blocage, on peut considérer que ce flux de fuite est le
flux de fuite normalisé maximal admissible.
Il peut être également possible de montrer (par des expériences, par exemple) que des poudres en
particules fines bloqueront un capillaire dont le diamètre est plus grand que celui des particules. Compte
tenu de ces considérations, on peut calculer le diamètre maximal d'un chemin de fuite capillaire unique
ainsi que le flux de fuite normalisé maximal admissible associé. Il convient de prendre en compte des
facteurs tels que les différences de taille et de forme des particules, l'humidité contenue dans la poudre,
les chocs et les vibrations pendant le transport, et autres phénomènes qui pourraient affecter le blocage
par de la poudre fine.
Il convient que la méthode utilisant le phénomène de blocage soit acceptée par l'autorité compétente
dans le cadre de l'évaluation de sûreté.
D Association de contenus gazeux, liquides et solides
Lorsque le contenu radioactif se présente sous plusieurs formes (toute association de gaz, liquides et
solides), il convient d'appliquer les méthodes prescrites ci-dessus pour les contenus gazeux, liquides et
solides et de déterminer le flux de fuite normalisé maximal admissible pour chaque phase radioactive
(gazeuse, liquide et solide). Lorsque le flux de fuite normalisé d'une phase est prédominant (si sa valeur
numérique est dix fois plus petite que le flux de fuite normalisé des autres phases), on peut assimiler
le flux de fuite normalisé maximal admissible déterminé pour la phase prédominante au flux de fuite
normalisé maximal admissible pour l'enveloppe de confinement.

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Lorsque la fuite d'aucune phase n'est prédominante, un flux de fuite normalisé numériquement inférieur
aux flux de fuite normalisés des différentes phases doit être déterminé, lequel limite le relâchement
d'activité total de toutes les phases radioactives, de sorte que ce dernier soit inférieur au taux de
relâchement maximal admissible du colis. Les équations et méthodes indiquées à l'Annexe B doivent
être utilisées pour déterminer les taux de relâchement de chaque phase radioactive pour le flux de fuite
normalisé choisi. Le flux de fuite normalisé maximal admissible corrélé avec les taux de relâchement
d'activité maximaux admissibles doit être déterminé par itération.
6.2 Système de management de la qualité
Au moment de la publication du présent document, conformément au paragraphe 306 du Règlement de
transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), «Un système
de management fondé sur des normes internationales, nationales ou autres qui sont acceptables pour
l'autorité compétente doit être établi et appliqué pour toutes les activités relevant du Règlement (...)
pour garantir la conformité avec les dispositions applicables du Règlement».
Les paragraphes 306.1 à 306.5 de l'édition 2012 du document de l'Agence internationale de l'énergie
atomique (AIEA) intitulé Advisory Material for the IAEA Regulations for the Safe Transport of Radioactive
Material (Référence [2]), et le Guide de sûreté de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
n° TS-G-1.4 intitulé The Management System for the Safe Transport of Radioactive Material (voir
Référence [1]), fournissent des recommandations sur les moyens admissibles de satisfaire aux critères
d'exigences du système de management et d'en démontrer la conformité, depuis la fabrication des colis
jusqu'à leur utilisation en transport.
8 Détermination des flux de fuite normalisés
L'étanchéité d'une enveloppe de confinement est déterminée par la mesure du flux de fuite d'un gaz
d'essai s'échappant dans un volume confiné ou hors d'un volume confiné en conditions connues de
température, de pression amont et de pression aval. Si le flux de fuite normalisé (SLR) est déterminé
à partir de ce flux de fuite, on obtient une valeur numérique de l'étanchéité de l'enceinte qui peut être
comparée aux résultats d'autres essais d'étanchéité de la même enceinte, obtenus à partir de méthodes
et de conditions d'essai différentes. Le flux de fuite normalisé (SLR) peut également être utilisé pour
comparer directement le niveau d'étanchéité de différentes enceintes. Ce genre de comparaison n'a de
sens que si les flux de fuite sont déterminés dans des conditions identiques, ou s'ils sont rapportés aux
conditions normalisées, comme prescrit dans la définition du flux de fuite normalisé (SLR).
Critères d'acceptation des essais d'étanchéité
Les méthodes de calcul indiquées à l'Annexe B montrent que le flux de fuite maximal admissible peut
être déterminé pour une enveloppe de confinement chargée avec un contenu radioactif particulier et
soumise à des conditions définies de température, de pression amont et de pression aval susceptibles
de se produire en conditions normales ou accidentelles de transport et qui provoqueraient une fuite
maximale. Si le flux de fuite normalisé (SLR) est calculé en fonction de ce flux de fuite maximal
admissible, cela définit un critère d'acceptation pour les essais d'étanchéité dans des termes qui ne sont
pas spécifiques à une procédure d'essai d'étanchéité ou à des conditions particulières.
Cela est utile pour prescrire le critère d'acceptation dans le cadre des procédures d'utilisation ou de
l'établissement des certificats. On pourra ainsi dire: «Pour le contenu spécifié, le critère d'acceptation
de l'essai d'étanchéité de l'enveloppe de confinement après chargement est égal à 10-5 Pa•m3•s-1 SLR.»
Utilisation du flux de fuite normalisé
Le présent document repose en grande partie sur l'ANSI N14.5 (voir Référence [3]).
L'ANSI N14.5 et le présent document sont similaires, car elles définissent toutes deux la méthodologie
qui est illustrée à la Figure 1. Cependant, elles diffèrent en ce sens que la norme américaine permet
l'utilisation de valeurs de référence pour déterminer le flux de fuite.
Au cours du développement du présent document, il s'est avéré que certaines autorités compétentes
refuseraient le recours à ces valeurs de référence. L'utilisation de valeurs de référence définies dans
l'ANSI N14.5 pour les flux de fuite est décrite, ci-après, à titre d'information. Avant d'opter pour

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cette approche, il est recommandé aux utilisateurs du présent document de consulter leur autorité
compétente.
Flux de fuite normalisé admissible, QSLR
L'ANSI N14.5 (voir Référence [3]) indique les flux de fuite de référence en air suivants, alors que
des informations complémentaires concernant leur sélection et utilisation sont données dans la
Référence [4]
Flux de fuite 10-8 Pa•m3•s-1 SLR
Ce flux de fuite de référence en air permet de définir l'étanchéité de manière pratique plutôt que
de manière absolue, ou de fournir une valeur du flux de fuite normalisé lorsqu'il s'avère difficile de
quantifier de manière réaliste les fractions de relâchement. Les fuites dont les débits normalisés
sont égaux à 10-8 Pa•m3•s-1 SLR présentent des conduits inférieurs ou égaux à 1 gm qui peuvent être
facilement colmatés par des liquides ou des microparticules. Bien que ces fuites extrêmement petites
puissent être détectées, en pratique, elles ne le sont que rarement.
Si la valeur calculée du flux de fuite normalisé admissible, QSLR, est égale ou inférieure à la valeur
ci-dessus, les contrôles en cours de fabrication, périodiques et de maintenance doivent seulement
démontrer que le flux de fuite mesuré n'excède pas cette valeur.
Flux de fuite 10-2 Pa•m3•s-1 SLR
Si la valeur calculée du flux de fuite normalisé admissible, QSLR, est égale ou supérieure à la valeur ci-
dessus, le colis doit être contrôlé à cette valeur, à tous les stades.
Les présentes indications ne font pas partie intégrante du Règlement de transport des matières
radioactives de l'AIEA, mais peuvent être utilisées avec l'accord de l'autorité compétente.
Contrôle de l'enveloppe de confinement avant expédition
La Référence [3] indique le flux de fuite de référence en air suivant: 10-4 Pa•m3•s-1 SLR.
L'assemblage du colis, avant expédition, doit être exécuté conformément à une procédure écrite
comprenant une liste de contrôles permettant de vérifier que toutes les parties de l'enveloppe
de confinement sont conformes aux exigences applicables, qu'elles sont en place et qu'elles sont
correctement fixées.
Les contrôles avant expédition peuvent se contenter d'une sensibilité inférieure ou égale à 10-4 Pa•m3•s-1
SLR, mais qui doit être au moins de 10-2 Pa•m3•s-1 SLR.
Cela n'est pas une prescription du Règlement de transport des matières radioactives de l'AIEA, mais
peut être utilisé avec l'accord de l'autorité compétente.
Comparaison de la sensibilité des procédures d'essai d'étanchéité
L'Annexe A fournit des informations sur les techniques d'essai d'étanchéité applicables aux colis.
Ces différentes méthodes peuvent utiliser divers gaz dans différentes conditions (notamment de
pression amont et de pression aval). La sensibilité d'une procédure d'essai d'étanchéité employée
pour contrôler une enveloppe de confinement donnée dépend à la fois de la sensibilité de base de cette
méthode et du volume de l'enceinte à contrôler.
Tout essai d'étanchéité appliqué à une enveloppe de confinement permet de déterminer le flux de
fuite minimal mesurable; cela donne la sensibilité de la procédure d'essai appliquée à l'enveloppe
en question. Pour comparer les méthodes, il est nécessaire de déterminer les sensibilités dans des
conditions identiques ou dans des conditions normalisées. Il est recommandé de calculer la sensibilité
et de l'exprimer en termes de flux de fuite normalisé (SLR).
9 Exigences pour le contrôle de l'enveloppe de confinement
9.1 Étape de contrôle de l'enveloppe de confinement

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En conditions accidentelles, les causes les plus importantes susceptibles de provoquer des fuites sont
les suivantes:
a) un impact mécanique peut produire un conduit de fuite stable, comme une ouverture, provoquant
un flux de fuite constant pendant une semaine;
b) un impact mécanique peut produire une ouverture temporaire permettant une fuite de courte
durée (de moins d'une seconde) qui peut être importante pour un contenu gazeux radioactif sous
pression, mais négligeable pour un contenu constitué par des combustibles irradiés comportant
des crayons rompus par l'impact mécanique, car cette brèche se sera déjà refermée lorsque les gaz
de fission dégagés atteindront la région du couvercle;
c) un choc thermique peut produire un conduit de fuite stable qui entraîne une modification des flux
de fuite pendant une semaine;
d) un choc thermique provoque une augmentation des températures et des pressions. La quasi-totalité
des considérations quantitatives du présent document sont fondées sur l'hypothèse selon laquelle
la géométrie du conduit de fuite est constante et essentiellement du type capillaire. Dans la mesure
où il dépend essentiellement de la pression amont, tout flux de fuite pendant et après un essai au
feu changera de façon significative avec le temps.
9.1.2 Contrôles à la conception
Au moment de la publication du présent document, les chapitres suivants de l'édition 2012 du Règlement
de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont d'un
intérêt tout particulier:
— Chapitre III, paragraphe 306;
— Chapitre VI, paragraphes 639, 653, 659, 667 et 671;
— Chapitre VII, paragraphe 716 (voir également les paragraphes 701, 702, 713 à 724, 726 à 729
et 734 à 737).
Les contrôles à la conception démontrent que la conception des colis de type B(U), B(M) ou C est
conforme à toutes les exigences réglementaires pour le confinement, tant en conditions normales qu'en
conditions accidentelles de transport.
Si les composants des enveloppes de confinement et des colis doivent être contrôlés, il convient de les
assembler comme pour une expédition, de les soumettre aux conditions normales et accidentelles de
transport, et de les contrôler pour prouver que leurs flux de fuite sont inférieurs ou égaux aux flux
de fuite maximaux admissibles en essai QTDA et QTDN. Il convient de tenir compte du fait que les états
transitoires peuvent être les plus contraignants lors des essais mécaniques ou thermiques visant à
démontrer l'aptitude à résister aux conditions accidentelles de transport, et qu'il peut être uniquement
possible d'évaluer le colis par calcul dans ces conditions (en calculant les contraintes thermiques et
mécaniques subies par la matière pour déterminer si une distorsion ou des contraintes anormales se
produisent au niveau des soudures, des brides, des joints d'étanchéité, etc.). Il convient que les résultats
de ces évaluations soient soumis à l'accord de l'autorité compétente.
Pour les contrôles lors de la conception de l'enveloppe de confinement, le contenu radioactif peut être
simulé par un contenu non radioactif. Le choix de la méthode dépendra de la conception du colis; le
choix de méthodes différentes de celles qui sont indiquées à l'Annexe A est admis mais, dans la mesure
du possible, il convient de respecter les termes du présent document. Lorsque des essais sont réalisés,
il est suffisant de contrôler un seul spécimen de chaque conception. Le présent document n'a pas pour
objet de servir de document d'orientation pour l'exécution d'essais d'étanchéité sur des maquettes à
échelle réduite.
Si des maquettes grandeur nature d'enveloppes de confinement, de fermetures ou de différents
composants connexes sont soumises aux essais, il convient qu'elles soient des copies fidèles des éléments
du colis réel. Il convient d'assembler les maquettes comme pour une expédition, de les soumettre aux

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conditions normales et accidentelles de transport et de les soumettre à essai d'étanchéité conformément


au présent document.
S'il est montré par comparaison que la conception d'une enveloppe de confinement est adéquate, il
convient que la comparaison soit effectuée par rapport à une conception tout à fait équivalente, adaptée
et vérifiée préalablement. Cette comparaison peut s'accompagner d'essais limités.
Si un essai de démonstration doit être effectué, il convient de déterminer le flux de fuite réel de
l'enveloppe de confinement assemblée, dans des conditions d'essai connues. Il convient alors d'effectuer
une «démonstration». Il convient que cette démonstration repose sur des calculs, des essais ou d'autres
techniques qui montreront que, dans les conditions normales et accidentelles de transport, les pièces
de fermeture ne sont ni déformées de façon anormale, ni déplacées de façon excessive, que les limites
de température des pièces de fermeture ne sont pas dépassées et que, par conséquent, les flux de fuite
maximaux admissibles en essai, QTDA et QTDN, ne sont pas dépassés.
9.1.3 Contrôles en cours de fabrication
Au moment de la publication du présent document, les chapitres suivants de l'édition 2012 du Règlement
de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont d'un
intérêt tout particulier:
— Chapitre III, paragraphe 306;
— Chapitre V, paragraphe 501(a) et (b).
Les contrôles en cours de fabrication démontrent que chaque emballage d'une conception donnée est
fabriqué de façon que les exigences réglementaires pour le confinement soient satisfaites, tant dans les
conditions normales que dans des conditions accidentelles de transport, en supposant que l'intégrité du
colis est conservée et qu'il est correctement assemblé avant expédition. Le flux de fuite réel peut être
inférieur à QTF, pour tenir compte de la dégradation de l'enveloppe de confinement au cours des essais
en conditions normales de transport.
Avant la première utilisation de chaque enveloppe de confinement réutilisable, il convient de l'assembler
comme pour une expédition et de la contrôler afin de prouver que son flux de fuite est inférieur ou égal
au flux de fuite maximal admissible en essai QTF. La valeur de QTF sera soumise à l'accord de l'autorité
compétente, mais sera normalement égale à la valeur la plus restrictive entre QTDA et QTDN. Dans la
mesure du possible, l'enveloppe de confinement dans son intégralité (y compris les matériaux de base,
soudures, joints, fermetures, vannes, disques de rupture ou tout autre élément de l'enveloppe) doit être
soumise à essai entièrement assemblée. Dans certains cas, il peut être nécessaire d'effectuer ces essais
au niveau de sous-ensembles ou de composants, de façon à pouvoir correctement accéder aux zones à
contrôler.
Il convient que les enveloppes de confinement à usage unique fassent l'objet d'essais conformes aux
mêmes exigences que les enveloppes réutilisables, si ce n'est que:
— la taille de l'échantillon pourra être inférieure à 100 %; et
— l'essai devrait avoir été effectué au cours des 12 mois précédents.
Il convient que la taille de l'échantillonnage requis tienne compte de la quantité totale de pièces, du
pourcentage maximal admissible de défauts et du niveau de confiance.
Il n'est pas nécessaire de contrôler les parties de l'enveloppe de confinement pour lesquelles il peut être
apporté la preuve que le flux de fuite est négligeable et n'a pas besoin d'être mesuré, par exemple les
enceintes à parois épaisses.
Il n'est pas nécessaire de soumettre le colis aux conditions normales et accidentelles de transport avant
l'essai.
9.1.4 Contrôles avant expédition

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Au moment de la publication du présent document, les chapitres suivants de l'édition 2012 du Règlement
de transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont d'un
intérêt tout particulier:
— Chapitre III, paragraphe 306;
— Chapitre V, paragraphe 503 (c).
Les contrôles avant expédition démontrent que, avant chaque expédition, le colis est assemblé de façon
que les exigences réglementaires pour le confinement soient satisfaites au cours du transport et ce,
quelles que soient les conditions (normales ou accidentelles). À cet effet, on doit vérifier que le colis a été
correctement assemblé et que sa fonction de confinement est assurée.
Cela sera fait par une séquence d'assemblage réalisée sous assurance de la qualité et par l'exécution
d'essais avec un flux de fuite inférieur ou égal au flux de fuite maximal admissible en essai QTS.
Lorsqu'il est souhaitable d'adopter un flux de fuite en essai avant expédition moins contraignant que
le flux de fuite maximal admissible en essai déterminé conformément au présent document, celui-ci
doit être soumis à l'accord de l'autorité compétente. Un exemple de cas d'acceptation par une autorité
compétente d'un contrôle avant expédition moins rigoureux que le contrôle de la conception est cité
dans la Référence [3] dans la Bibliographie.
Il convient que l'assemblage soit effectué selon une procédure écrite comprenant une liste de contrôles
permettant de vérifier que toutes les parties de l'enveloppe de confinement sont conformes aux
exigences applicables, qu'elles sont en place et qu'elles sont correctement fixées.
Il convient de soumettre aux contrôles avant expédition les composants de l'enveloppe de confinement
qui ont été ouverts, puis fermés après les contrôles de l'enveloppe de confinement au stade des contrôles
en cours de fabrication ou des contrôles périodiques. Les composants qu'il convient de soumettre aux
essais sont généralement les fermetures et les accès dotés de joints d'étanchéité.
L'autorité compétente peut demander à ce que d'autres composants soient soumis à des essais avant
expédition.
9.1.5 Contrôles périodiques
Au moment de la publication du présent document, le chapitre suivant de l'édition 2012 du Règlement de
transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) présente un
intérêt tout particulier:
— Chapitre III, paragraphe 306.
Les contrôles périodiques démontrent que tous les emballages construits conformément à une
conception agréée continuent à rester conformes aux exigences réglementaires pour le confinement,
même après plusieurs utilisations.
L'emballage doit être soumis à un essai qui démontrera que son flux de fuite est inférieur ou égal au flux
de fuite maximal admissible en essai, QTP. Compte tenu d'éventuelles difficultés liées au démontage de
pièces élémentaires, aux dimensions de l'enveloppe de confinement et au nombre de joints d'étanchéité
devant être soumis aux contrôles, la valeur numérique de QTP doit être soumise à l'accord de l'autorité
compétente.
Il n'est pas nécessaire que les contrôles périodiques de l'enveloppe de confinement comprennent
des essais sur des connexions et des joints d'étanchéité inaccessibles, mais il convient qu'ils portent
sur tous les composants comme les fermetures, les vannes, les raccords de tuyaux et les membranes
d'éclatement.
Si des composants d'enveloppes de confinement de colis réutilisables de type B(U), B(M) ou C sont
modifiés, ou en cas de remplacement de composants qui ne sont pas changés régulièrement, il convient
de contrôler la partie concernée de l'enveloppe de confinement pour vérifier que son flux de fuite est
inférieur ou égal au flux de fuite maximal admissible en essai QTF. Il n'est pas nécessaire d'effectuer

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des essais à la suite de la modification ou du remplacement de pièces qui n'affectent pas l'enveloppe de
confinement.
9.1.6 Contrôles de maintenance
Au moment de la publication du présent document, le chapitre suivant de l'édition 2012 du Règlement de
transport des matières radioactives de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) présente un
intérêt tout particulier:
— Chapitre III, paragraphe 306.
10 Exigences relatives aux procédures de contrôle d'étanchéité
10.4 Exigences relatives aux procédures d'essai
10.4.1 Généralités
Si la pression interne est positive en conditions normales, la résistance mécanique de l'enveloppe de
confinement, de la fermeture et du joint d'étanchéité doit être prise en compte lors d'essais sous vide.
Annexe B Méthodes de calcul
B.2 Fuite de gaz
Les réglementations nationales et internationales définissent les taux de relâchement d'activité
admissibles pour les colis de matières radioactives. Le présent document indique que des procédures
d'essai d'étanchéité aux gaz peuvent être utilisées pour apporter la preuve de la conformité aux
exigences réglementaires pour le confinement des matières radioactives.
La détermination des flux de fuite de gaz à partir des critères de relâchement d'activité dépend
essentiellement de la connaissance du terme source (par exemple, si l'activité est répartie
uniformément à l'intérieur de l'enveloppe de confinement du colis). Dans la mesure où le terme source
n'est généralement pas connu avec précision, il est nécessaire de faire des hypothèses pessimistes.
Par conséquent, il n'est pas indispensable de calculer les flux de fuite de gaz de façon très précise.
La précision des taux calculés au moyen des équations utilisées dans le présent document sera donc
suffisante.
Un certain nombre de régimes d'écoulement peuvent gouverner l'écoulement de gaz à travers un
capillaire. Ces régimes, et les gammes de flux de fuite correspondantes, sont les suivants:

écoulement moléculaire <10-6 Pa•m3•s-1 SLR

écoulement visqueux (laminaire) <10-2 Pa•m3•s-1 SLR à 10-7 Pa•m3•s-1 SLR

écoulement turbulent >10-3 Pa•m3•s-1 SLR

écoulement sonique gros conduits de fuite


Il est généralement admis que l'écoulement est d'abord moléculaire, puis visqueux, turbulent et
enfin sonique, à mesure que s'accroît la différence de pression de part et d'autre d'un capillaire de
dimensions fixes.

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Les écoulements moléculaire et visqueux peuvent être calculés de préférence à partir de l'équation
de Knudsen:

1+.‘i M (Pu + Pd)D


ic D4 (Pu2 -131) + RT 2,u .NIE D3
\I Ni (pu+ p D 6 V M a (Pu -Pd
Q=
128 x u•a x 2
1+1,24 di
RT 2p
La première partie de l'équation représente l'écoulement visqueux et découle de la loi de Poiseuille
régissant l'écoulement visqueux; la seconde partie de l'équation représente l'écoulement moléculaire
et découle de la loi de Knudsen régissant l'écoulement moléculaire libre. Cette équation peut être
simplifiée sans trop réduire sa précision (maximum de 10 % à Q environ égal à 10-8 Pa.m3.s-1 SLR)
comme suit:
2- 2
n xD 4x (Pu Pd ) NIFT IRT D3 f
Q- 128 ,u.a +
2 6 \ M a VJu - Pd)
Pour l'air:
R = 8,31 J.mo1-1.K-1

M = 0,028 95 kg.moi-i

p (25 °C) = 1,85 x 10-5 Pas

et l'équation simplifiée de Knudsen devient:

D 4 ( Pu2 -131)
Q(air, 25 °C)=1327 —x +122—(pu -pd ) Pa •m3 .s-1
a 2 a
Il n'est pas tenu compte des pertes de pression dues à l'entrée dans le capillaire et à la sortie hors de ce
dernier, car elles sont négligeables compte tenu de la taille du capillaire et des flux de fuite considérés
dans ces calculs.

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L'écoulement turbulent s'établit habituellement pour un nombre de Reynolds, Re, supérieur à 2 100.
L'écoulement est généralement visqueux jusqu'à un nombre de Reynolds égal à 1 200 et, l'écoulement
est intermédiaire dans une région de transition comprise entre 1 200 et 2 100.
uxDx p Q 4M
Re - = x
y D ni.ixRT

L'écoulement sonique se produit généralement dans des conduits de type fente ou dans des capillaires
très courts. Il est très difficile de prévoir le début de l'écoulement sonique dans les capillaires dont les
rapports surface/diamètre (A/D) sont élevés. Pour l'écoulement sonique:
1
(2 j K-1 \ii 2K RT
Q= x x A x pu
K +1 K +1 M

où A est la section du capillaire.


K (air) = 1,402 -, Q (air, 25 °C) = 154,42 x D2 x Pu

En utilisant l'équation simplifiée de Knudsen avec un capillaire d'une longueur de 10-2 m, il est possible
de calculer les diamètres de capillaire pour une gamme de flux de fuite normalisés (SLR) couvrant la
gamme utilisée lors des essais de colis radioactifs:
Q = 10-8 Pa.m3.s-1 D = 1,67 x 10-6 m (A)

Q = 10-5 Pa.m3.s-1 D = 10,6 x 10-6 m (B)

Q = 10-2 Pa.m3.s-1 D = 61,5 x 10-6 m (C)

Q = 100 Pa.m3.s-1 D = 195 x 10-6 m (D)

Le graphique de la Figure E.1 illustre l'écoulement à travers les capillaires A, B, C et D ci-dessus pour
une gamme de pressions différentielles allant jusqu'à l'équivalent de 4 x 106 Pa. Les différents régimes
d'écoulement sont indiqués (MNOP est la pression d'utilisation normale maximale).
Dans la gamme de flux de fuite allant de 10-8 Pa.m3.s-1 SLR à 100 Pa.m3.s-1 SLR et pour des pressions
comprises entre 103 Pa et 4 x 106 Pa, on constate que:
a) les capillaires A et B se trouvent dans la gamme couverte par l'utilisation de l'équation de Knudsen
pour les écoulements moléculaire et visqueux;
b) le capillaire C passe juste dans une région de régime turbulent, puis entre dans une région de régime
d'écoulement sonique à mesure qu'il s'approche des limites de l'épure; l'utilisation de l'équation de
Knudsen dans les conditions limites de l'épure entraînerait une surestimation du flux de fuite de
30 % à 40 %;
c) le capillaire D passe juste dans la région de régime turbulent en s'approchant des limites de l'épure;
l'utilisation de l'équation de Knudsen entraînerait une surestimation de la fuite de 10 % à 20 %.
Les données ci-dessus indiquent que l'utilisation de l'équation de Knudsen pour des valeurs inférieures
à 100 Pa.m3.s-1 SLR et 4 x 106 Pa permet de calculer correctement le flux de fuite.

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MNOP
7' bar

D'
/
/
3/
V/
v
v . C'
/ 3/ /
V
V /
V V D
V
/ // 4
JV , C
.-- , 4 ,B'
V/
B
___ ..,---- ..---
. . 2 .' ...-
D 1 ---- ___--- _ ..---- / 2 .A'
/ A
/ 2
c 1 I
I

.
B
1

A
1
103 104 105 1106 107 108

Figure E.1 — Graphique de l'écoulement

B.6 Fuite de liquide


Il existe des seuils de flux de fuite sous lesquels le relâchement de liquides n'est plus possible. Ces flux
de fuite peuvent dépendre de la différence de pression ainsi que de la nature et de la température du
liquide.
Les calculs théoriques basés sur la loi de Poiseuille (voir Formule (B.7)) et les travaux expérimentaux
(voir, par exemple, Référence [6]) peuvent contribuer à déterminer ces seuils de flux de fuite.
B.9 Fuite d'aérosol

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Il existe des seuils taux de relâchement sous lesquels le relâchement de particules n'est plus possible.
L'utilisation de ces seuils de flux de fuite doit être justifiée. La littérature (voir Références [7] et [8])
fournit des informations supplémentaires.

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Bibliographie

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Radioactive Material, Vienna, 2008
[2] AIEA. Advisory Material for the IAEA Regulations for the Safe Transport of Radioactive Material
[3] ANSI N14.5:2014, American National Standard for Radioactive Materials, Leakage Tests on
Packages for Shipment
[4] ANDERSEN J.A. A bounding assessment method for correlating measured gas leaks to the
possible loss of particulate contents from radioactive materials packages. Nucl. Technol. 1986
January, 72 p. •••
[5] WEISE H.P., & ECKER K .h., KOWALEWSKY H., WOLK T. Gas Permeation through Common
Elastomer Sealing Materials. Vuoto. 1990 April, 20 (2) pp. 225-230
[6] MIYAZAWA T., KASAI Y., ARITOMI M. Study on Water Leak-Tightness of Small Leaks. Proceedings
of the 13th International Symposium on the Packaging and Transportation of Radioactive Materials,
September 2001. Chicago, USA. (PATRAM 2001)
[7] HIGSON J., MOULTAN R.J., VAUGHAN R.A. Containment of radioactive powders by seals. Proceedings
of the 9th International Symposium on the Packaging and Transportation of Radioactive Materials,
June 1989. Washington, DC, USA. (PATRAM '89)
[8] MITCHELL J.P., MORTON D.A.V., CLEMENT C.F., STOPFORT J.P., HIGSON J. The transport of aerosols
through ultrafine leak paths. RAMTRANS, vol. 5, Nos 2-4, 1994, pp. 261-265

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