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Sociologie de l'éducation

Définition : Etude de l’enfant, formation de l’adulte

Partie 1 ) Emile durkheim est à l’origine des sciences de l’éducation.

Partie 2) Années 60/70 : Pierre bourdieu et J-C P Passerun mais aussi Baudelot et
Establet sont des sociologues qui se sont penchés sur les inégalités à l’école
(macrosociologie (étude large)

Parti 3) Années 80/92 : Elisabeth Bautier, Jean-ves Rochex et Bernard Charlot mais aussi
Marie Duru-Bellat, Agnès Van Zanten, Jean-pierre Terrail et patrick rayou sont des
sociologues qui se sont penchés sur la microsociologie (étude de cas précis)

La sociologie : son inventeur est auguste Comte et il l’a inventé en 1839, la sociologie
désigne la science de la société.

Partie 1)

Emile durkheim reprend idée et fait en sorte que la sociologie fasse partie de
l’université. La sociologie devient un métier. Il crée des organismes de recherche
(travaux empiriques ( = expérimentaux ) ‘’ travaux de terrain ‘’ pour comprendre les
individus). Ce qui consiste à la lecture, l’analyse d’individus et de documents
provenants d’individus. Ainsi, la sociologie devient une science.

Pour Durkheim la sociologie est le système des sciences sociologiques.

Il existe également une définition plus récente : Sciences qui cherche à comprendre et à
expliquer l’impact du social sur les représentations (= façon de penser) et sur le
comportement (façon d’agir humaine). Ses objets de recherche sont très variés car les
sociologues s’intéressent à la fois au travail, à la famille, aux médias, à l’école, aux
rapports de genre (relations homme/femme), finalement de l’environnement humain.

Qu’est ce que la socio de l’éducation ?

Les grands thèmes sont abordés par les médias, journaux, C.N.R.S, par exemple,
l’insertion des jeunes, la réussite scolaire, la définition du programme scolaire,
l’évolution du métier d’enseignant et la vie scolaire.

Formation initiale (Versus ) Formation permanente ( ou continue)

II II

Les étudiants arrêt étude/travail/retour étude ou travail + formation

La sociologie de l’éducation s’intéresse à l’éducation, la socialisation de l’individu et la


sociologie de l’école s’intéresse à la scolarisation de l’individu. La sociologie de
l’éducation est un domaine à la fois récent et ancien. En grande bretagne, ils ont
commencé cette science plus tô t que la France, la France, elle commence les études de
l’éducation dans les années 60/70.

En France la scolarisation obligatoire date de 1950 alors qu’on s’inquiète de ses effets en
1960. La sociologie de l’éducation collabore avec maintenant avec des spécialistes, dans
les écoles on trouve des psychologues, éducateurs, des conseillers d’orientation … en
plus des enseignants.

Durkheim : il est l’un des pères de la sociologie moderne. L’œuvre de durkheim contient
un triple projet.

1. Fonder une nouvelle science, la sociologie


2. Une fois définie, la science a besoin de méthodes qui lui sont propres ( il écrit en
1895 les règles de la méthode sociologique, dedans il réfléchit et décrit les
méthodes sociologiques ( il écrit le suicide en 1897, il explique que les actes
individuels sont déterminés par des déterminants extérieurs. Il montre
comment appliquer ces méthodes à des faits précis.
3. É tablir des règles d’une morale collective s’appuyant sur une morale rationnelle.
Il s’intéresse à l’école, l’éducation, l’enseignement et propose la sociologie de
l’éducation.

Pour Durkheim, un fait social est spécifiques et irréductible à l’individuel.


pour lui, le sociologue explique un phénomènes sociale par d’autres
phénomènes sociaux. Il défend le fait que la sociologie est une science sociale
(rigueur, méthode). La méthode rigoureuse doit utiliser la statistique et
l’objectivité du savant.

Pour lui, l’éducation est un champ privilégié du sociologue, << si on souhaite analyser
une société en évolution il faut étudier son système éducatif >>. Cela permet de mieux
connaître le pays.

Durkheim propose une approche sociologique de l’éducation en France. Cette approche


est différente de celle des psychologues mais il a besoin des psychologues autant que de
la sociologie.

Exemple : un enfant à problèmes, si un psychologue l’étudie on saura son problème mais


avec un sociologue on pourra étudier le système scolaire, ce ne sera pas un cas unique.

L’échec scolaire par exemple est le résultat de plusieurs facteurs.

Durkheim est à l’origine d’approches historiques de l’éducation. En 1903, il propose


dans un de ses livres, une fresque qui montre l’évolution du système éducatif en France.

Les travaux de Durkheim en sociologie de l’éducation :

É ducation : socialisation méthodique des jeunes générations.

É cole : but de socialisation et d’éducation.


Le but est de permettre à l’enfant de se former lui-même, de le préparer à la société qui
l’attend. Pour Durkheim la société est et reste et c’est aux adultes de préparer les enfants
à s’intégrer dans cette société.

La société est antérieure aux individus qui vont la constituer. L’individu crée aussi la
société, est le produit de la société et à son tour formera les nouveaux individus,
produira de nouvelles choses dans la société (l’orienter, la modifier, …)

La société éduque, socialise les individus. La société socialise méthodiquement ses


jeunes générations (le système éducatif forme les individus). Dans l’œuvre de Durkheim
les problématiques sociologiques et éducatives sont étroitement liées. Dans les travaux
de Durkheim on retrouve les notions de fait social / lien social / conscience collective.

Partie 2) sociologie des années 60/70.

On met le doigt sur les inégalités de l’éducation, on met en place des recherches pour
prouver ces inégalités. Durkheim oublie le paramètre de l’héritage culturel (origine
sociale) et que chaque individu est ancré dans une classe sociale particulière (selon son
rang, on est prédestiné à occuper certaines places dans la société), exemple : un fils de
forgeron devenait forgeron à son tour.

Dans l’école d’après-guerre, on cherche à réduire les inégalités sociales. On constate que
les inégalités d’avant sont toujours en place malgré les efforts.

A l’époque, il y avait deux réseaux scolaires (réseau primaire : réseau d’études courtes
où sont scolarisés les enfants issus de milieux défavorisés ; Et le réseau secondaire :
réseau d’études longues où sont scolarisés les enfants issus de milieux favorisés). Le
réseau primaire est géré par des curés et le réseau secondaire par l’Etat.

Dans le réseau primaire on a des enfants qui veulent faire des études et dans le réseau
secondaire on a des enfants qui veulent faire une profession manuelle, donc problème.
L’idée principale est la réunification des réseaux pour supprimer ces problèmes.

L’école est un lieu aimé par les sociologues car il y a divers enjeux dans l’école (exemple :
1) élever les connaissances de la population ; 2) favoriser la mobilité sociale ; 3) l’école
fournit aux jeunes venus d’horizons différentes l’occasion de vivre une expérience
commune. On découvre que cette école génère aussi des inégalités alors qu’elle devait
les réduire. Donc, on peut en conclure que les destinées scolaires sont en lien avec les
origines du rang social. On sen rend compte que les enfants défavorisés n’ont pas accès à
des ressources supérieures.

La scolarité obligatoire jusqu’à 16ans est voté en 1968, on entre dans une ère très
conflictuelle qui pose le problème de l’échec scolaire. L’échec scolaire est en lien avec
l’avenir social des jeunes. On oblige des enfants de 14 ans à aller à l’école jusqu’à 16 ans
alors qu’ils seraient mieux en apprentissage pour aller directement dans le milieu
professionnel. Le problème de l’intégration des jeunes dans le milieu professionnel se
pose. Donc, en voulant démocratiser on obtient des inégalités sociales et de l’échec
scolaire.

(Livre de B. Charlot, l’école en mutation (1987) : il montre comment les choses se sont
construites :

On discerne deux grandes périodes : 1ère période (1920/1959) et 2ème période


(1959/1970)

La 1ère période : début de période, on constate un essor économique, le plein emploi, on


cherche une main-d’œuvre qualifiée (évolution de la société). Il apparaît de façon
flagrante de 1920 à 1960 qu’il faut prolonger les études. (Idée de formation des jeunes
se lie au développement économique et à leur insertion professionnelle).

Dans les années 30 arrive la gratuité de l’école, les enfants qui réussissent leur certificat
d’étude primaire en fin de primaire peuvent avoir accès aux études secondaires. Par
conséquent on fragilise, on casse le pouvoir des classes sociales dominantes (le pouvoir
n’est plus transmis entre les classes favorisés).

L’école commence à s’ouvrir au milieu de travail.

 Instruction générale + formation professionnelle.

L’école est en crise car elle est liée à la société (si l’économie va mal, l’école va mal).
L’école qui se crée est portée par un sentiment de progrès et de démocratisation.
1940/1950, une nouvelle organisation du travail apparaît, de nouvelles machines,
technologies ; mais aussi l’arrivée des femmes dans le monde du travail. Les évolutions
économiques et sociales ont pour conséquence une évolution/restructuration du
système éducatif.

1959-1979 : naissance du système moderne

Quels jeunes doit-on former ? Que doit-on leur apprendre ? Où  ? Dans quelles
institutions ?

Les transformations sociales induisent une restructuration de la forme éducative :

Le 1ère enjeu est économique (le besoin d’ingénieurs, de cadres, d’employés, de


médecins, d’enseignants …)

Le 2ème enjeu est social et culturel (former les producteurs/consommateurs)

Travailleurs – citoyens – républicains (3ème République)

Producteur – consommateur – partenaire social (5ème République)

On essaie de mettre en place des promotions sociales par l’école. On se rend compte que
l’école est ouverte sur la vie et sur le milieu professionnel.
Echec scolaire : années 30, ère de la réussite scolaire car ceux que l’on envoie dans le
secondaire sont ceux qui réussissent ; années 60, scolarité obligatoire jusqu’à 16ans, et
début de l’échec scolaire. Celui qui est en échec scolaire devient exclu de l’école puis de
la société (aujourd’hui). Ce que les gens ne comprennent pas c’est qu’avoir le droit de
réussir ne signifie pas forcément réussir.

Ce qui crée également des inégalités entre les individus est le rapport au savoir, il peut
être utilitaire (on apprend par exemple à lire car c’est utile) ou il peut être non utilitaire
(on apprend, lit pour le plaisir, on a donc plus de connaissances). Ce rapport au savoir
est conditionné par :

 L’origine sociale (famille) exemple : enfant où la famille parle une autre langue
à la maison et le français à l’école aura plus de mal en français qu’un enfant dont
les parents parlent français à la maison.
 Le rand social des parents : une famille pauvre dépensera en priorité son
argent dans les produits indispensables pour vivre, les livres feront donc partit du
budget loisir. Alors que dans une famille riche, ils ont les moyens d’acheter des
livres.

Le phénomène d’échec scolaire était géré différemment avant, à l’époque ka norme était
le travail à 14 ans et l’apprentissage sur le milieu professionnel. Aujourd’hui, la norme
est de faire des études longues. Les classes favorisées, sont-elles protégées de l’échec
scolaire par un réseau dans lequel elles sont bien prises en charges. A l’époque, le lycée à
pour but de former et d’instruire.

Selon l’origine sociale de chacun, la culture n’est pas la même. La réussite scolaire
dépend du réseau social plus que des compétences.

Années 60 : Tout s’articule sur l’entrée en 6ème, elle prépare à la suite => la scolarité d’un
enfant n’est donc plus liée à son origine sociale mais à ses capacités. Les trajectoires
scolaires s’individualisent, L’école prend en charge la formation professionnelle et
chaque jeune a sur ses épaules son parcours scolaire en fonction de ses origines sociales
et capacités. Les trajectoires scolaires se lient aux avenirs professionnels. Mais l’origine
sociale continue de marquer la réussite des enfants. L’idée d’égalité des chances arrive
(droit de scolarité et de réussite à tous). Mais ce processus crée des inégalités. La
conséquence de ces inégalités est que l’on exclue du système éducatif les enfants sans
diplô mes dont on ne sait que faire.

Différentiation scolaire hiérarchisante (au sein de l’école les enfants sont hiérarchisés
par leurs résultats scolaires, par leurs origines sociales)

Années 60/70 : Dévalorisation sociale des diplô mes.

Les jeunes vont de plus en plus longtemps à l’école et sortent de plus en plus diplô més
mais les chances de trouver du travail diminuent. La concurrence augmente car les gens
sont de plus en plus diplô més et on réclame des gens de plus en plus qualifiés. Ce n’est
pas seulement l’échec à l’école mais l’évolution de la société qui pousse aux diplô mes.

Inégalité sociale face à l’école :


Alain Girard met le doigt sur les inégalités massives à l’école. La démocratisation a lieu
jusque dans les années 60 puis, ralentit, et stoppe. On trouve des enfants d’origines
défavorisées qui se retrouvent massivement dans des « voies de garage ». Ils s’enfoncent
dans l’échec scolaire et sortent sans formation à 16 ans (question se pose, qu’est ce
qu’on en fait ?). L’enfant intériorise cet échec scolaire (honte pour lui).

Paradigme du positionnement => sociologie

Paradigme de l’expérience => psychologie

On met l’échec scolaire sur la « place publique ». Par l’évaluation les enfants savent leur
niveau entre eux (l’enfant étiqueté échec scolaire est amené à échoué et ceux étiquetés
réussite amenés à réussir).

L’opinion publique découvre ce que l’on fait sur l’école (problème d’égalité). Cela va
troubler les enseignants et va mener à des débats dans la société. Les enseignants vont
se rendre compte que ce sont certaines classes qui ne réussissent pas.

Deux grandes recherches statistiques sur le système éducatif :

 L’accès aux études


 L’accès à la réussite

Le rapport le plus connu est le rapport de Coleman ; mis en place aux U.S.A, il résulte
d’une enquête demandée par le congrès, financée par le département de l’état. Le but est
de vérifier les facteurs déterminants de réussite scolaire (coû t par élève, qualité
enseignants,…). Il se déroule dans 11 régions. L’étude montre qu’il y a des différences
entre majorité blanche et minorité noir (dépend du niveau sociale et niveau de culture
des parents). Les enfants issus de la majorité ont un meilleur accès à la scolarité que les
autres. Lors de la publication de ce rapport les éducateurs constatent leur impuissance
(école à moins de poids que le foyer familiale ou le quartier). L’idée d’école idéale se
casse la figure en Amérique. Les 25 années qui suivent, on tente de faire des recherches
pour trouver des solutions. Durant ces années on a baissé les moyens financiers en se
disant que de toute façon cela ne servait à rien.

L’étude menée par INED (institut nationale des études démographique) est publiée en
1972. Elle est menée par Alain Girard et Henri bastide (étude longitudinale débutée en
1962 et finit en 1972). Ils ont suivi des enfants de CM2, 10 ans. Ils ont suivi 17 000
élèves qui sortaient de CM2 en 1962. C’est une Enquête nationale sur le niveau d’â ge. Le
travail permet aux chercheurs de déterminer les trajectoires individuelles scolaires et
sociales des enfants. L’étude se penche sur différents critères : sexe, origines social,
profession des parents, famille, réussite en CM2, 6ème, …

L’étude révèle une sélection sociale surprenante. D’un cô té on voit qu’il y a des efforts
faits mais il ya des inégalités qui dominent. Les enfants excellents en CM2, 50% vont en
université ; les enfants qui ont l’â ge en CM2, 64% intègrent l’université  ; les enfants
redoublants et mauvais 0% vont à l’université.
Les Enfants de cadre et dont les parents exercent une profession libérale ont 2 fois plus
de chance que les enfants d’ouvriers ou d’agriculteurs d’accéder à la classe de 6ème.

A niveau de réussite égal en cm2, les enfants défavorisés ont moins de chance de réussir
que les enfants favorisés (lien d’origine sociale). Le choix de suivre longtemps des
études est conditionné par l’origine sociale des individus. Les parisiens vont plus
facilement en 6ème que les enfants des zones rurales. La question de l’inégalité scolaire
s’accroît au cours du parcours scolaire (plus on monte dans les études, plus les inégalités
sont présentes, donc plus ils y a des enfants favorisés). La démocratisation doit donc
être vue en tant qu’un obstacle sociologique.

Il existe deux grandes familles de chercheurs pour comprendre les inégalités de


l’éducation :

1. Analyses culturalistes : les inégalités doivent être abordée en terme de disparité


culturelle (pas tous de la même culture donc pas tous intéressés pas les mêmes
choses donc pas tous voués à réussir.)
2. Analyse des inégalités de l’éducation en terme de structure sociale (école qui
créée ses inégalités). Comment le système contribue à la reproduction sociale
(‘’riche = travail valorisant’’ et ‘’pauvre=travail dévalorisant’’), la réussite sociale
(favoriser les enfants ‘’riches’’).

Parmi les ceux du groupe 1, on retrouve Bourdieux & Passeron, Baudelot & Establet,
Bernstein et Young. Les chercheurs culturalistes Baudelot et Establet on écrit un
ouvrage (le niveau monte) sur le fait que les jeunes ne savent pas moins que les vieux
mais ils savent autre chose et l’ouvrage (aller les filles) sur le fait que les filles vont
moins en filière scientifique.

La théorie culturaliste : comment les individus deviennent des hommes et des femmes
adaptés à des styles de vie particuliers.

Processus de socialisation => intériorisation des modèles de cultures spécifiques.

La théorie fonctionnaliste : l’idée consiste à expliquer les phénomènes sociaux à partir


de leurs fonctions sociales. (exemple d’un fonctionnaliste : Parsons).

Théorie conflictualiste (néo-marxiste) : dans ces théories l’idée est qu’il y a un finalisme
social (les personnes sont socialisées dans un but social). Ces théories sont à mettre en
lien avec le fait que la culture possède une classe social dominante et une classe sociale
dominée.

Théorie individualiste ou néo-individualiste : (Boudon et Jencks) l’idée est de se


demander où se place l’individu dans le social. Pour Boudon, tout phénomène social est
la résultante d’une grande quantité d’actions individuelles.

L’approche macroscopique est fortement utilisée à l’époque et débouche sur des


tentatives de théorisation du fait social.

 
Les années 80 :

Les approches sont plus microsociologiques. Les sociologues veulent comprendre les
phénomènes sociaux donc les méthodes plus qualitatives et compréhensives (avant
étaient quantitatives et explicatives). Max Weber (1869/1920) a ouvert la voie à
certaines recherches (sociologie urbaine, de l’art et de la vision sociologique de la
science).

Sociologie de l’éducation propose des recherches qui s’intéressent à ce qui se passe au


sein du milieu scolaire (recherches microsociologique), établissement et classe (pas
même rapport enseignants/élève selon les caractéristiques de l’enseignant et de l’élève).
On s’intéresse au sujet, aux actions du système éducatif (façon dont les acteurs vivent les
choses).

Exemple : 1ère année pour les enseignants ou les élèves (en 6ème par exemple)

On cherche aussi quel sens donne l’acteur à la scolarité.

Exemple : un enfant en fonction de son origine sociale n’attribue pas le même but à
l’école ( les défavorisés projettent le but dans l’avenir, avoir un bon métier, et, les
favorisés voient plus dans le présent, je travaille à l’école car c’est important).

Les sociologues qui étudient le sens : Develay et Perrenoud.

Exemple : le fait que les filles choisissent moins les matières scientifiques que les
garçons est qu’elles se limitent.

La sociologie des années 80 est plus une sociologie de terrain, elle s’intéresse aux
acteurs concrètement. Elle s’oppose à la sociologie de théorisation. Elle s’intéresse
beaucoup à la méthode (utilise ethnométhodologie). Il faut pouvoir se fondre dans la
société pour l’étudier tout en gardant un esprit de sociologue.

Il existe 4 préoccupations majeures :

1. Le rapport école/communauté (environnement) : il désigne la communauté qui


créée l’individu mais aussi les individus qui créent la société. Ces études visent à
comprendre le rô le du système éducatif dans la socialisation, l’acculturation
(participer, s’incérer dans une culture particulière).

Monographie : étude poussée sur un point particulier.

Jean Paul Payet se penche sur collèges de banlieue parisienne dans un ouvrage
(collèges de banlieue, ethnographie d’un monde scolaire) il s’intéresse à la vie de
ces collégiens de banlieue. Il s’intéresse à toute la vie de façon monographique.
Aussi au travaille de C.P.E, qui doit être de faire l’éducation mais il a un rô le plus
disciplinaire. Comment la communauté et l’école se mettent ensemble pour
palier à l’échec scolaire.
Exemple : associations qui encadrent les jeunes une fois sortes des Z.E.P (zone
d’éducation prioritaire).

Livre : fuir ou construire l’école populaire (années 80) de Léger & Tripier. Ils ont mené
une étude en banlieue parisienne, sur l’année scolaire 82/83. Ils cherchent à
comprendre pourquoi l’école se vide de ses enfants. Ils étudient les flux enfants et
enseignants et constatent : arrivée en 5ème est très peu constitué des enfants du quartier
étudié et le redoublement est souvent cumulatif. Ils perdent également la trace de
certains enfants. Ils se rendent compte que les parents essaient d’éviter d’inscrire leurs
enfants dans l’école du quartier et que les enseignants essaient d’éviter également d’y
être affectés. Conséquence, on croît que l’école est mauvaise. Beaucoup de parents qui
évitent le quartier sont des gens favorisés donc l’école est constituée d’une grande
majorité d’enfants défavorisés.

Deux chercheurs (Pinçont et Pinçont-Charlot) se penchent sur l’école dans un


environnement extrêmement favorisé (livre : les beaux quartiers) et interrogent les
intervenants de ces quartiers. Ils se renseignent sur les Rallyes pour ados (fêtes
organisées par les parents favorisés pour que les enfants favorisés se rencontrent). Ils
expliquent comment le ‘’beau tas’’ se rassemble dans un ghetto avec ses règles.

Exemple : les enseignants doivent être très disponibles et sont sous contrô le des parents
(réunions, cours particuliers, activités extrascolaires, absentéisme du samedi est toléré).
Dans ce milieu les parents interviennent beaucoup dans le milieu pédagogique (choix
des manuels, évaluation personnelles, choix des méthodes). Souvent les enseignants
reçoivent des contreparties intéressantes et choisissent ces quartiers car ils sont ‘’sans
soucis’’ au niveau des élèves.

2. Sociologie de l’établissement scolaire :

Elle est coincée entre la sociologie de l’étude de l’école et celle de la classe. L’idée est de
trouver les relations entre caractéristiques, établissements et élèves. L’étude du climat
de l’établissement, variable entre établissement et élèves. Spécifié en fonction du type
d’autorité.

Exemple :

 En milieu ‘’défavorisé’’ : autorité est gérée par les élèves, les enseignants et
l’administration ( la pédagogie nouvelle s’adapte à l’élève, il doit être acteur de
son apprentissage, s’appuyer sur les envies des élèves)
 en milieu ‘’hip’’ : autorité assez dur

Le climat est spécifié par la relation Adulte / élève.

Beaucoup de mesures politiques en France vont vers une autonomie des établissements
scolaires (projet d’établissement), l’évaluation de ces projets arrive en 2nd après le
climat. La sociologie de l’établissement scolaire est peu découpée car elle est coincée
(entre socio étude de l’école et de la classe)

http://gaelleespinosanancy2.espaces.live.com
Pascal BRESSOUX et Philipe PERRENOUD

La classe :

Travaux qui portent sur une approche plongée de la classe (orthographique). La salle de
classe devient un objet d’étude. On étudie aussi bien élèves que enseignant. La classe est
vue comme une situation. On observe le prof, comment il exerce son power dans la salle
de classe. On se rend compte que l’élève choisit d’apprendre ou pas donc on se demande
si ce n’est pas plutô t élève qui a le pouvoir. On cherche le degré de volontarisme de
chacun. Certaines études empiriques ont montrés que si les élèves sont là , ils ne sont pas
là forcement intellectuellement (être là sans être là ). Des fois les élèves ont un
comportement perturbateur. Parfois l’enseignant doit mettre en place des négociations.

Salle de classe = environnement social, on distingue 2 types de recherches :

1) classe et composition sociale du milieu scolaire : on cherche dans la classe le degré


d’homogénéité de la classe en regardant certains critères sur les enfants (â ge, sexe,
origine sociale, réussite scolaire). On sait que origine sociale des élèves est le critère le
plus déterminant dans la classe.

2) le climat de la classe : il existerait des comportements et attitudes dans la salle qui


influenceraient la réussite des enfants. Ces recherches utilisent 2 techniques,
l’observation et l’échelle d’évaluation. Les résultats sont encore très limités, on arrive
seulement à comprendre c’est que le comportement du maître en classe peut être
représenté par un certain nombre de couples d’adjectifs : aimable/réservé,
imaginatif/plat, systématique/inorganisé. On étudie les interactions verbales (qui dit
quoi, à qui) => on se rend compte que enseignant utilise interactions direct ou indirect et
les interactions directs ont un plus grand bénéfice que interactions indirects, ainsi
l’enseignant obtient des meilleures relations avec ses élèves, ambiance plus favorable.
Effet d’attente ou effet Pygmalion, les attentes des profs vont conditionner ce que les
élèves seront capables de faire ou pas (bcp d’attentes envers élèves = bcp de résultats).
Elève ressent ce que prof veut de lui (prophétie autoréalisatrice).

Evaluer c’est hiérarchiser la classe (on répartie la population entre bon élèves et
mauvais élèves). Il y a eu des moments ou les notes on été moins mises en avant, on
utilisait des notes. Il existe différentes types d’évaluation : formative (fait parti du
processus d’apprentissage). Pour finir sur les études, d’autres recherches se penchent
sur la manière dont l’enseignant pratique sa pédagogie et sa influence sur le climat de la
classe.

Quatrième type de recherche : les effets écoles et les effets maitres. Les recherches qui
sont menées dans ce cadre sont des recherches qui prennent en compte les recherches
sur la classe et sur sociologie des établissements scolaires, tout en les maniant
autrement. En gros, ces effets s’intéressent aux effets comparés sur la scolarisation et
l’efficacité scolaire. Trouver le lien entre pratique enseignante et conséquences sur
l’élève. «Quels effets ont quelles conséquences ? ». Qu’est-ce qu’un enseignant efficace ?
Quelles qualités doit-il avoir ? Etc. Ces recherchent se développent dans les années 60 70
commencent dans les pays anglo-saxons et USA.
Existent des facteurs qui peuvent être en lien avec la meilleure acquisition des élèves. On
établit des relations entre certains effets et certaines causes. Idées de départ ; plusieurs
critères influencent l’acquisition des élèves : l’effet maitre est influencé par tous ces
facteurs (milieu social, sexe de l’élève, le maitre, la classe etc.) La modélisation
statistique va demander d’isoler chacun de ses facteurs pour mieux comprendre en quoi
ils ont une influence sur l’acquisition des enfants. Ce qui est intéressant c’est qu’on se
rend compte que certains facteurs ne sont pas très influents par rapport à d’autres, le
maitre

par exemple. On sait aujourd’hui que l’on ne nait pas bon enseignant, ce n’est pas une
vocation innée, il faut travailler pour le devenir car désormais on sait ce qu’il faut pour
devenir efficace (gestion du temps, savoir gérer les imprévus etc.)

Tout ne dépend pas de l’origine sociale des enfants, le vecteur classe ou école intervient
énormément dans la réussite scolaire des enfants. On sait que les compétences des
enseignants ont un impact plus puissant que la diversité des écoles (on peut être dans
une mauvaise école et réussir car on a eu un bon enseignant). Les recherches effets
maitre étaient plus intéressantes à mener que les recherches effets école.

L’enseignant passe énormément de temps à gérer du temps non scolaire (faire taire les
élèves dissipés etc.) par exemple, ces temps non scolaire représentent entre 15 et 19%
du temps sensé être consacré au scolaire. Elève n’est jamais à fond de ses capacités dans
une activité, au mieux il réussit à se concentrer à 90%, mais en général, seulement 50%.
Plus on passe de temps sur une matière, plus il y a d’acquisition de cette matière par
l’enfant.

Elève et maître ont des attentes réciproques.