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LE BILAN

Bilan circonstanciel
• nature de l’intervention → spécificités du bilan
• dangers → protection victime, intervenants (EPI), témoins
• nombre, type, état des victimes
• demande de moyens complémentaires (danger / nombre)
• correction des infos de départ (adresse, nature, nombre)
Bilan d’urgence vitale
• sauvegarde immédiate
◦ hémorragie → arrêt de l’hémorragie
◦ ova → désobstruction
◦ suspicion trauma rachis → tête position neutre → maintien
• conscience (chiffrage Glasgow)→ PLS
• arrêt → RCP ou insufflations
◦ respiratoire (lva respiration, 10’’ max)
◦ circulatoire (pouls carotidien, 10’’ max)
Bilan complémentaire

Systématique
Neurologique : Glasgow, PCI, pupilles (taille, symétrie, réactivité), motricité & sensibilité 4 membres, vertiges, confusion + signes
spécifiques (AVC, ...)
Circulatoire : pouls (régularité, force, symétrie), TA deux côtés, TRC, sueurs, pâleur + signes spécifiques
Ventilatoire : fréquence ventilatoire, SpO2, bruits, sueurs, conjonctives + signes spécifiques
Notion de temporalité : heure d’apparition, durée, évolution

Spécifique
→ Température
Malaise Trauma
M maladies, ATCD familiaux P provoqué par
H hospitalisations récentes Q qualité du trouble
T traitements / intoxication R région du trouble
A allergies S sévérité de la douleur EVS
→ glycémie T temporalité du trauma
→ un PQRST par plainte
Surveillance
De la conscience, des plaintes, des signes
→ après conditionnement
→ pendant le transport
→ à l’arrivée à l’hôpital

Score de Glasgow : réponse


Yeux Verbale Motrice
Spontanée 4 Orientée 5 A la demande 6
A la demande 3 Confuse 4 Orientée 5
A la douleur 2 Inappropriée 3 Inefficace 4
Incompréhensible 2
Aucune 1 Flexion 3
Incompréhensible 2
Aucune 1 Extension 2
Aucune 1
Sur demande verbale Sur stimuli douloureux
Glasgow < 10 → PLS hors arrêt cardiaque
Glasgow > 10 → PLS si possible aggravation de l’état de conscience

Constantes normales selon l’âge


Catégorie Age Ventil’ Pouls
Adulte À partir de la puberté* 12 - 20 60 – 100
Enfant 1 an – puberté 20 - 30 70 – 140
Nourrisson 1 semaine – 1 an 30 - 40 100 - 140
Nouveau-né Naissance – 1 semaine 40 - 60 120 - 160
* si doute sur puberté (appréciée au jugé) → enfant

Température
< 32 Hypothermie sévère
32 - 35 Hypothermie modérée
35 – 37.5 Température moyenne
37.5 - 41 Fièvre modérée
> 41 Hyperthermie sévère
Évaluation de la douleur (EVS)
0 Réponse négative à la question : avez-vous mal ?
1 Douleur faible
2 Douleur moyenne
3 Douleur forte
4 Douleur insupportable

Glycémie
Unités g/L mg/dL mmol/L
Normales à jeun 0,8 – 1,2 80 - 120 4,6 – 6,6
Hypoglycémie < 0,6 < 60 < 3,3

Oxygène
Lunettes Masque moyenne concentration Masque haute concentration
Débits d’utilisation 1 – 6 L/min 6 – 10 L/min 8 – 15 L/min
2 L/min
Débit initial 10 L/min 15 L/min
ou 1 à 2L/min de plus que le débit habituel
capacité x pression L×bars
Autonomie O2 : autonomie= soit min=
débit L/min
Réalisation de la RCP avec matériel

Enfant Enfant
Nourrisson
A la naissance < 10 ans > 10 ans Adolescent
Nouveau-né Adulte
< 30 kg > 30 kg
Rythme 120 100 100 100 100
Fréquence 3/1 15 / 2 15 / 2 30/2 30/2
Électrodes pédiatriques pédiatriques pédiatriques adultes adultes
Cardiopompe Non Non Non Non Oui
Canule de Guédel Non sauf si insufflations inefficaces Non sauf si insufflations inefficaces Oui Oui Oui

Positions d’attente et de repos d’une victime avec plaie


Consciente Inconsciente et respire
Allonger
Règle générale ou position de confort
Plat dos PLS côté blessé au sol
Plaie œil tête calée
yeux fermés
Plaie thorax Assise
Plat dos ou côté
Plaie abdomen PLS côté blessé en haut
cuisses fléchies

Pourcentage brûlures : règle des 9 de Wallace


% 1 face Quantité Total
Tête 4,5 % Avant + arrière 9%
Thorax 9% Avant + arrière 18 %
Bras 4,5 % 2 bras avant + arrière 18 %
Abdomen 9% Avant + arrière 18 %
Parties génitales 1% Avant + arrière 2%
Jambes 9% 2 jambes avant + arrière 36 %
→ main de la victime (paume + doigts) = 1 % de la surface de son corps

Temps de refroidissement brûlures du 2e & 3e degré (brûlure depuis moins de 15’’)


Refroidir si la surface brûlée est Temps de refroidissement
Nourrisson <5% 5 minutes
Enfant et adulte > 60 ans < 10 % 5 minutes chez l’enfant
Adulte < 60 ans < 15 % 10 minutes chez l’adulte
Détresses spécifiques - NEUROLOGIQUES

Signes de détresse neurologique


Perte de connaissance primaire ou secondaire, coma
Motricité des 4 membres (motricité, intensité, symétrie)
Sensibilité des 4 membres
• sensibilité, intensité, symétrie
• sensations anormales (fourmillements, décharges électriques)
Pupilles : taille (myosis / mydriase), réactivité, symétrie
Photophobie
Vertiges, troubles de l’équilibre
Céphalées
Confusion, désorientation, obnubilation
Troubles de la parole inhabituels
Amnésie
Somnolence
Agitation
Troubles du comportement
Asymétrie du sourire
Saignement à l’intérieur l’oreille
Raideur de la nuque
Convulsions
Vomissements en jet et répétés

Syncope
Avant la syncope (non systématique) Facteurs de risque
contexte : émotion forte, chaleur, effort physique signes ci-contre
étourdissements morsure de langue
sueurs pertes d’urine
nausées signes détresse (en particulier neurologique)
vertiges
bourdonnements
réduction du champ visuel
chute
amnésie

AVC
Signes Facteurs de risque
céphalée âge
confusion, désorientation hypertension
troubles de la vision diabète
asymétrie des pupilles cholestérol
troubles de la parole inhabituels tabagisme, alcoolisme
asymétrie de la face efforts
déficit de motricité arythmie cardiaque
troubles de la sensibilité traitements (pilule, aspirine, anticoagulants)
vertiges, difficultés de coordination
raideur dans la nuque
vomissements répétés
antécédents

Convulsions (chute – tonique – convulsions – récupération)


Signes Causes
phases de la crise convulsive maladie épileptique
• chute tumeur cérébrale
• phase tonique malformations cérébrales
• phase convulsive infections(méningite...)
• phase de résolution TC
amnésie intoxications
inconscience hypoglycémie
confusion hyperthermie (enfant +++)
traumatismes liés à la chute chute tension artérielle
morsure de la langue hypoxie
perte d’urine ou de selles
persistance de convulsions (œil, doigt) Facteurs favorisant la crise
température élevée alcool
manque de sommeil
rupture du traitement
stimulations lumineuses
diabète

Méningites (attention virus : EPI lunettes + gants + FFP2)


Signes
contact avec une personne ayant eu une méningite
purpura
fièvre
raideur de la nuque
céphalées
nausées, vomissements en jet
photophobie
position chien de fusil
+ autres signes d’une détresse neurologique
Détresses spécifiques - RESPIRATOIRES

Signes de détresse ventilatoire


Fréquence ventilatoire : < 12 chez l’adulte / superficielle / irrégulière (pauses respiratoires)
SpO2 < 95 % (ou <89 % chez l’insuffisant respiratoire chronique)
Difficultés à compter jusqu’à 10 ou prononcer 10 syllabes
Bruits (sifflement, ronflement, râle, gargouillis, crépitement)
Toux
Tirages
Balancement abdominal
Battement des ailes du nez
Cyanose
Moiteur → Sueurs
Épuisement
Somnolence
Mousse aux lèvres
Sang dans les crachats
Emphysème sous-cutané
Gasps

Décompensation d’une IRC


Signes de décompensation Repérer une personne IRC
rupture récente de l’approvisionnement en O2 Antécédents
infection respiratoire hospitalisations
fièvre O2 à domicile
SpO2 < niveau habituel Traitements fréquents (Atrovent, Bricanyl, Bécotide)
augmentation de la toux, des crachats
+ autres signes d’une détresse respiratoire

Œdème des voies aériennes supérieures (OVAS)


Signes Causes
antécédents allergiques allergie
sifflements à l’inspiration infection
toux incessante brûlures gaz chauds
impossibilité de déglutir, crachats de salive traumatismes
voix rauque ou éteinte
urticaire
gonflements Épiglottite petit enfant
suies yeux, narines, bouche (incendie) abattu, fatigue
traces de strangulation crache et bave
traces de traumatismes → contact urgence
+ autres signes de détresse (neuro / circulatoire) → garder assis

Asthme
antécédents
traitement (Ventoline, Salbutamol, Atrovent, Bricanyl, Serevent, Bécotide)
hospitalisations antérieures
sifflement et effort et à l’expiration (disparaît si épuisement)
pauses respiratoires

Œdème aigu du poumon (OAP)


douleur thoracique Antécédents
toux tabagisme
crépitants, ronflements hypertension
mousse aux lèvres blanchâtre ou rosée OAP passés
hypertension artérielle infarctus du myocarde
hypotension artérielle (gravité extrême) hospitalisations passées
pouls régulier
traitements (Lasilix, Natispray) Causes déclenchant la crise
effort
consommation de sel
→ assis jambes pendantes arrêt traitement
infection pulmonaire
Détresses spécifiques - CIRCULATOIRES

Signes de détresse circulatoire


Pouls (radial puis carotidien)
• fréquence < 60 ou > 100 chez l’adulte au repos
• irrégulier
• faible ou filant
• asymétrique
TRC < 3’’
Pâleur
Conjonctives décolorées
Marbrures
Peau froide, extrémités froides
Sueurs abondantes
FC rapide superficielle
Soif
Fatigue intense
Vertiges
Angoisse, agitation

Insuffisances coronariennes (angine de poitrine → syndrome coronarien aigu)


Douleur
• milieu du thorax
• derrière le sternum
• constrictive
• irradiante à gauche (cou, mâchoire, dos, épaule, bras)
• non modifiée par l’inspiration profonde, la palpation, le mouvement
Stress récent
Effort récent
Antécédents familiaux coronariens (parents proches et jeunes)
Victime jeune
Prise de trinitrine par la victime
Traitements fréquents(Natispray, Diafusor, Kardégic, Aspégic, Plavix)
Attention trinitrine → céphalées, chaleur, sueurs, tachycardie, hypotension

Embolie pulmonaire : attention signes parfois discrets


Douleur
• latéro-thoracique (point de côté) parfois difficilement descriptible
• coronarienne
malaise
PCI
douleur brutale au mollet, mollet gonflé
immobilisation de membres (plâtres, attelles)
alitement, position assise prolongée
fausse couche, IVG, contraception
mauvais état veineux des membres inférieurs
Traitements fréquents (Lovénox, Fraxiparine, Innohep, Sintrom, miniSintrom, Coumadine, Préviscan)

Dissection aortique
Douleur très intense
Douleur va d’une épaule à l’autre
Douleur migratrice vers le cou, l’abdomen et la région lombaire
Malaise avec PCI
Abolition d’un ou plusieurs pouls (radiaux, fémoraux) (pas systématique)
Tension asymétrique > 20 mm Hg (pas systématique)
→ syndrome coronarien aigu
→ AVC
→ hémorragie interne massive
→ arrêt cardiaque

Troubles du rythme
Palpitations
Fatigue soudaine
Douleur thoracique
Fréquence cardiaque élevée
Traitements fréquents (Amiodaron, Cordarone, Cipralan, Digitaline, Digoxine, Flécaïne, Rhtmol, Rhtmodan, Serecor, Sotalex)
PATHOLOGIES DIVERSES

Tuberculose (attention EPI)


Perte de poids
Grande fatigue
Toux chronique
Crachats sanglants

Accès palustre
Tremblements
Fièvre
Sueurs intenses
Céphalées
Douleurs musculaires
Diarrhée
Vomissements
Toux
Fatigue
Convulsions
Coma

Chikungunya
Fièvre
Douleurs articulaires intenses
Douleurs musculaires
Céphalées

Spasmophilie → tétanie
Signes
Hyperventilation (choc, stress, angoisse) → chute du taux de CO2 dans le sang
SpO2 normale
Spasmophilie
Fourmillement, engourdissement symétrique des extrémités ou de tout le corps
Picotements dans le thorax
Sensation d’oppression thoracique
Sensation de vertiges
Difficultés à déglutir
Angoisse
Contraction des muscles
Mains en position de l’accoucheur
Grande fatigue
Absence : de perte de connaissance, de révulsion des yeux, de mouvements saccadés, de perte d’urine, de morsure de la langue, de cyanose, de
sueurs
Favorisé par TTT calcium, magnésium, sédatif
→ masque moyenne concentration non étanche relié à une bouteille d’O2 fermée

Diabète et Hypoglycémie
Signes Signes environnementaux
fatigue sucre dans les poches ou le sac
trouble de la vue carnet ou carte de diabétique
idées et parole lentes, confusion insuline ou glucagon dans le frigo
troubles psychiatriques dextromètre personnel
agitation, agressivité
état ébrieux sans prise d’alcool Antécédents
haleine pomme carnet de glycémie
convulsions hospitalisations récentes
coma morceaux de sucre dans
pâleur TTT fréquents (Glucophage, Daonil, Diamicron, Amarel, Novonorm,
sueurs Glucor, Avandia, Actrapid, Umuline, Lantus, Levemir, Mixtard,
faim Insulatard, Glucagen)
tremblements
fréquence cardiaque élevée Causes déclenchant la crise
chute effort
repas non pris ou insuffisant
interruption traitement

Ulcère de l’estomac ou du duodénum


Douleur abdominale épigastrique de type brûlure, calmée par l’alimentation
Défense de l’abdomen
Contracture de l’abdomen (ventre de bois)
Vomissements de sang
Fièvre
+ signes de détresse circulatoire
TTT fréquents (Maalox, Mopral, Inipomp, Ogast, Pariet, Inexium)

Appendicite
Douleur de la fosse iliaque droite, augmentées à la palpation
Fièvre
Vomissements ou diarrhée
Allergies
Antécédents familiaux
Œdème de la face et des voies aériennes supérieures
Modification de la voix
Urticaire, démangeaisons
Écoulement nasal, éternuements
Conjonctivite
+ signes de détresse respiratoire, circulatoire, neurologique
Facteurs déclenchants (animal, alimentation, contact)
TTT fréquents (Anakit, Anapen, Virlix, Zyrtec, Cétirizine, Clarityne, Primalan)

Péritonite
Douleurs abdominales diffuses
Contracture abdominale (ventre de bois)
Fièvre

Gastro-entérites
Vomissements
Fièvre
Diarrhées aqueuses ou sanglantes à répétition
Douleurs à type coliques intermittentes
→ recherche les restes de repas & le nombre de personnes concernées
TTT fréquents (Vogalène, Primpéran, Spasfon, Imodium, Lopéramide, Tiorfan)

Occlusions intestinales
Douleurs abdominales intenses
Vomissements
Gonflement abdominal
Arrêt de l’émission de matières fécales

Hépatites (attention virus : EPI gants + lunettes + FFP2)


Fatigue intense
Douleur du flanc droit
Couleur jaune de la peau et/ou des conjonctives
Fièvre (non systématique)

Cirrhose
Couleur jaune de la peau et/ou des conjonctives
Gonflement de l’abdomen
Vomissement de sang
Choc hémorragique

Colique néphrétique
Douleur intense de la région rénale vers les organes génitaux
Agitation

Infection urinaire
Brûlures à la miction
Fièvre
Douleurs lombaires

Pancréatite
Douleur abdominale intense irradiant en arrière

Insuffisance rénale terminale (victimes dialysées)


Ne pas mettre de brassard à tension du côté de la fistule
Possibles saignements abondants
Risque d’arrêt cardiaque
Risque d’OAP

Torsion de testicule
Douleur vive dans le testicule
Pas de fièvre

Drépanocytose
Victime d’origines Africaine ou Indienne (Afrique, pourtour méditerranéen, Brésil, Antilles, USA)
Douleurs vives musculaires, thoraciques, abdominales, osseuses
Signes AVC
Fièvre
Pâleur ou jaunisse
Fréquence cardiaque > 100
Essoufflement
Priapisme
Antécédents familiaux
Voyage en avion récent
Froid
Effort récent
DÉTRESSES CIRCONSTANCIELLES

Hypothermie
Signes Conduite à tenir: risque fibrillation +++
Température < 35°C Mobiliser avec prudence
Si T°C < 32°C hypothermie grave Isoler du froid, aller au chaud
Frissons Ôter les vêtements avec précaution (surtout s’ils sont mouillés, humides,
Peau pâle, livide, froide, sèche froids)
Troubles de la conscience Ne jamais frictionner
Fréquence ventilatoire < 12 Envelopper dans 2 couvertures de survie
Fréquence cardiaque < 30 Limiter le DSA à 1 choc puis le mettre hors tension
Pouls difficile à percevoir
Arrêt cardiaque

Gelures
Superficielles Profondes
pâleur locale extrémités brunes
zones lésées grisâtres ou jaunes insensibles
piqûres d’aiguille puis engourdissement et fourmillements durcissent
œdèmes ou ampoules → soustraire au froid
→ enlever gants, bijoux, chaussures
→ soustraire au froid → prendre la T°C
→ enlever gants, bijoux, chaussures → ne pas tenter de réchauffer les zones en les frottant ou en les
→ prendre la T°C massant
→ placer la zone lésée au contact de la peau de la victime → emballer les zones lésées
→ pas de chaleur > T°C corporelle
→ séparer les doigts avec des compresses

Insolation
Signes Conduite à tenir
céphalées Endroit frais et à l’abri
T°C moyennement élevée (< 40°C) Respecter la position de confort
peau sèche, rouge, très chaude Déshabiller sauf sous-vêtements
nausées et vomissements Refroidir avec des linges humides posés sur le corps
vertiges Donner à boire de l’eau fraîche par petites gorgées
photophobie
troubles du comportement, obnubilation
somnolence

Épuisement lié à la chaleur


Signes Conduite à tenir
céphalées Endroit frais et à l’abri
sueurs importantes ou ayant existé Respecter la position de confort
fatigue intense Déshabiller sauf sous-vêtements
nausées Refroidir avec des linges humides posés sur le corps
vertiges Donner à boire de l’eau fraîche par petites gorgées
T°C moyennement élevée (< 40°C)
peau pâle et moite → contrôler régulièrement la T°C
dépôts blanchâtres de sel sur la peau

Coup de chaleur d’exercice


Signes Conduite à tenir
crampes musculaires Contact urgent
arrêt de la transpiration Endroit frais et à l’abri
brusque augmentation de la T°C > 41°C Respecter la position de confort
peau sèche, rouge, brûlante Déshabiller sauf sous-vêtements
troubles du comportement Refroidir avec des linges humides posés sur le corps
troubles de la conscience Glace au pli de l’aine et au creux des aisselles
convulsions Donner à boire de l’eau fraîche par petites gorgées
détresse circulatoire → contrôler régulièrement la T°C

Morsures et piqûres
Morsure Piqûre d’insecte
PROTECTION PROTECTION
arrêter saignement retirer le dard
rincer (sérum phi ou eau + savon) appliquer du froid
antiseptique contact médical si
pansement stérile + bandage non serré • bouche
conseils vaccin tétanos, rage • gorge
faire examiner l’animal par un véto • allergie
Morsure de serpent Nouveaux animaux de compagnie
PROTECTION PROTECTION
allonger la victime → venins potentiellement dangereux
calmer, rassurer → contact et moyen cynotechnique
pansement légèrement compressif de la racine du membre vers
l’extrémité
immobiliser à l’aide d’une attelle
→ ne pas faire garrot
→ ne pas aspirer
Explosion
4 blasts Signes
• primaire : onde de choc Bourdonnements d’oreille, surdité
• secondaire : projection de matériaux vertiges
• tertiaire : projection de la victime difficultés à respirer
• quaternaire : brûlures, fumées, ensevelissement douleur thoracique
douleur abdominale
douleur des membres
Conduite à tenir amputations
Toute personne sur les lieux → victime déformation des membres
Surveillance étroite troubles de la conscience
Traitement des détresses multiples coma
paralysie
sidération
agitation, euphorie
difficultés respiratoires
toux incessante
crachats ou mousse sanglants
sang dans les oreilles
brûlures thermiques
intoxications
lésions d’ensevelissement

Compression traumatique des membres : crush syndrome


Temps
Surface comprimée Risque Médicalisation Conduite à tenir
écoulé
Petite Enlever la charge
- Nul contact
(= main) Gestes de secours
Enlever la charge
< 4h Faible préférable Médicalisation
Gestes de secours
Enlever la charge
< 4h Faible Si absence Victime en sécurité
Gestes de secours
Libérer l’accès à la tête
Grande Gestes d’urgence faisables
(= cuisse) O2 si besoin
> 4h Élevé indispensable Lutte contre hypothermie, chaleur, intempéries
Contact visuel ou verbal constant
Surveiller le pouls, TA, FC
Médicalisation avant toute décompression
Garrot artériel
Décompression
> 4h Élevé Si impossible Mettre la victime en sécurité
Gestes de secours

Pendaison / strangulation
Signes Conduite à tenir
situation de la victime soutenir et dépendre la victime
signes de strangulation criminelle (griffures au niveau du cou) ne pas défaire le nœud, le couper
détresse neurologique (agitation, convulsions, mydriase, myosis) supprimer la source de constriction
détresse ventilatoire maintien tête axe tête cou tronc
détresse circulatoire allonger au sol
gestes d’urgence adaptés
collier cervical dès que possible
contact urgent
demande police
respecter d’éventuels indices

Accidents électriques
Signes Conduite à tenir
circonstances de la survenue PROTECTION
PCI Ne pas toucher la victime tant qu’elle est en contact avec le courant
arrêt respiratoire ou cardiaque Ne pas utiliser d’objets métalliques ou humides pour écarter un fil ou
qualité du pouls un câble
détresse neurologique (convulsions, troubles de la conscience, Couper le courant ou le faire couper
agitation) Dégager la victime
douleurs musculaires Réaliser les gestes de réanimation
paralysie des membres → Évacuation systématique
brûlures
point d’entrée / de sortie éventuel
trajet du courant
traumatismes
Noyade
Stades Conduite à tenir
Stade 1. aquastress : la victime a bu la tasse rassurer la victime
la déshabiller ou la sécher
T°C
couverture (survie / bactério)
Stade 2. petit hypoxique : inhalation d’eau dans les voies aériennes rassurer la victime
la déshabiller ou la sécher
O2 par inhalation
T°C
couverture (survie / bactério)
contact
Stade 3. beaucoup d’eau, détresse respiratoire et troubles de la gestes de réanimation adaptés
conscience O2 par inhalation
T°C
couverture (survie / bactério)
contact urgent coordination
Stade 4. anoxique : immergée ou flotte à la surface, en état de mort Réanimation cardiaque avec DSA
apparente, en arrêt cardiaque ou respiratoire O2 par insufflations → commencer par 5 insufflations
T°C
contact urgent coordination
si T°C < 30°C, un seul choc DSA (?)
→ l’hypothermie préserve le cerveau, la réanimation peut être longue et efficace

Accidents de plongée
Signes Conduite à tenir
état de fatigue → noter les détails de la plongée
pâleur • profondeur maximale
douleur thoracique • paliers
essoufflement, détresse respiratoire • vitesse de remontée
cyanose • plongées successives
salive écumeuse rosâtre gestes d’urgence vitale adaptés
troubles de la conscience, coma contact urgent coordination
convulsions O2 par inhalation systématique
déficit neurologique (fourmillements, douleur à la moelle épinière, décharges déshabiller et sécher la victime
électriques, paralysie, hémiplégie) aspirine sur avis médial
mobilisation douloureuse des grosses articulations
boursouflures de la peau en mouton
douleurs dans les sinus, les oreilles
sang dans l’oreille
épistaxis

LES ATTEINTES DE LA PEAU

Les plaies (écorchure / coupure / plaie punctiforme / lacération / hématome)


Signes Conduite à tenir
Laver (sérum phi / eau + savon)
Écorchure, éraflure, coupure
• unique Protéger (compresse imbibée + pansement)
Plaie simple Conseil contact médical
• peu profonde • vaccin tétanos non ou doute
• non hémorragique • signes infection (RCDG-F)
Arrêt hémorragie si besoin
- Saignement abondant contrôlable par Position adaptée
compression manuelle + pansement compressif Laver (sérum phi)
- Plaie pénétrante sur Protéger (compresse imbibée + pansement stérile)
• face Contact médical
• main
• pied
Plaie sérieuse → Ne pas retirer le corps étranger
• articulation
• œil Si globe oculaire
• orifice naturel - à plat dos, tête calée
• corps étranger - ne pas bouger la tête
- Corps étranger - pansement sur les deux yeux
- Plaie en regard d’un foyer de fracture

Arrêt hémorragie si besoin


Position adaptée
Protéger (compresse imbibée + pansement stérile)
- Hémorragie artérielle O2 si nécessaire
- Plaie pénétrante Ne pas mobiliser la zone atteinte
• cou Protéger du froit / chaud / pluie
Plaie grave • thorax contact urgent coordination
• abdomen
- Délabrement des masses musculaires → Ne pas retirer le corps étranger sauf pour RCP
→ plaie thorax : pansement non occlusif
→ éviscération : recouvrir emballage stérile humidifié avec sérum phi
(pas de sérum phi < 1 an)
Les brûlures (thermiques / mécaniques / chimiques / radiations / électriques)
• 1er degré : peau rouge, sèche, douloureuse (grave chez l’enfant)
• 2e degré : douleur +++, cloques
• 3e degré : peau dure, cartonnée, pâle, cireuse, chamois, pas de douleur
• carbonisation : peau noire, charbonneuse

Aggravation du pronostic d’une brûlure : âges extrêmes de la vie, diabète, tabagisme, alcoolisme, maladies cardiaques, maladies
immunosuppressives

Signes Conduite à tenir


Brûlure simple Brûlure du 1er degré thermique / soleil Supprimer la cause de la brûlure
sauf étendue surtout si enfant ou Refroidir la brûlure sans limite de durée, tant que la victime le souhaite
nourrisson (compresses hydrogel ou sinon eau par ruissellement)
Brûlure du 2e degré thermique d’une Protection de la brûlure (compresse hydrogel ou pansement stérile +
surface < 0,5 % du corps de la victime sérum phi)
(1/2 face palmaire de la main) NON Ne pas percer les cloques
localisée : visage, cou, œil, main, plis de Conseil contact médecin (+ vaccins)
flexion, proximité orifice naturel, voies Contact coordination médicale si enfant et nourrisson
aériennes supérieures
Brûlure sérieuse Brûlure du 1er degré thermique ou par Supprimer la cause de la brûlure
rayonnement solaire très étendue Refroidir la brûlure selon le protocole de refroidissement SI <
surtout si enfant ou nourrisson 15’’(compresses hydrogel ou sinon, eau ruissellement) → antalgique
Brûlure du 2e degré thermique de surface Retirer bijoux, montres, ceintures, vêtements non collés
> 0,5 % du corps de la victime et < à Ne pas percer les cloques
5 % nourrisson Protection de la brûlure
10 % enfant - compresse hydrogel
10 % adulte > 60 ans - pansement stérile pour brûlé
15 % adulte - compresse stérile + sérum phi
Brûlure thermique du 2e degré localisée : Ne pas mobiliser la zone atteinte
visage, cou, œil, main, plis de flexion, O2 par inhalation si besoin (fumées)
proximité orifice naturel, voies aériennes Contact coordination médicale
supérieures Protection (couverture stérile)
→ attention à l’hypothermie, poursuite sur avis médical avec compresse
hydrogel
Brûlure grave Brûlure du 2e degré d’une surface >à Supprimer la cause de la brûlure
5 % nourrisson Ne pas refroidir les brûlures > tailles minimales (selon l’âge)
10 % enfant Possibilité de refroidir les autres selon le protocole ci-dessus
10 % adulte > 60 ans Mettre la victime en position adaptée dans un drap propre et si possible
15 % adulte stérile
Brûlure circulaire Contact urgent coordination
Brûlure des voies aériennes supérieures Retirer vêtements non collés
Brûlure du 3e degré quelle que soit sa Retirer bijoux, montres, ceintures
localisation Ne pas percer les cloques
Protection de la brûlure
- pansement stérile pour brûlé
- compresse stérile + sérum phi
Ne pas mobiliser la zone atteinte
O2 par inhalation
- si fumées
- si étendue > seuils de taille
Protection (couverture stérile)
Brûlure chimique Origine chimique de la brûlure, quel Supprimer la cause de la brûlure
que soit son degré Ôter les vêtements et les chaussures
Laver abondamment la zone atteinte 15/20’’
- produit de décontamination
- eau tiède
Retirer bijoux, montres, ceintures
Sécher la victime
Allonger la victime sur un drap propre et si possible stérile
Protection de la brûlure
- pansement stérile pour brûlé
- compresse stérile + sérum phi
Ne pas mobiliser la zone atteinte
O2 par inhalation si brûlure étendue
Contact urgent coordination
Protection (couverture stérile)
Brûlure Brûlure à l’œil Rincer abondamment à l’eau pendant 30’’ en prenant soin que l’eau ne
à l’œil coule pas sur l’autre œil
LES TRAUMATISMES (pénétrant / contondant par compression / par cisaillement)

Atteintes musculaires
Signes Conduite à tenir
Crampes Ne pas mettre de froid
Contractures
Courbatures
Élongation à l’effort Froid
- muscle douloureux à la palpation Ne pas masser
- pas d’ecchymose visible Contact coordination médicale
- muscle contracturé
Déchirure ou claquage / rupture Froid
- douleur violente qui persiste au repos Allonger la victime
- douleur déclenchée à un point précis Ne pas masser
- impotence majeure d’emblée Contact coordination médicale
- hématome
Désinsertion musculaire : douleur intense + impotence absolue Allonger la victime
Contact coordination médicale
Contusion musculaire Mise au repos
- hématome Froid
- douleur selon la grosseur de l’hématome Avis médical selon douleur et gonflement

Traumatismes des membres

Entorse
Signes Conduite à tenir
Circonstances & mécanisme du trauma Immobiliser l’articulation
Craquement Appliquer du froid
Douleur en 3 temps : vive / atténuée / lancinante Rechercher d’autres lésions
Impotence fonctionnelle immédiate Protection de la victime
Déformation, gonflement → ne jamais faire prendre appui dessus
Hématome
Douleur augmentée à la palpation douce

Luxation
Signes Conduite à tenir
Circonstances & mécanisme du trauma Rechercher des lésions circulatoires aval (pouls, coloration, TRC, T°,
Craquement motricité, sensibilité)
Douleur violente Rechercher d’autres lésions
Impotence fonctionnelle immédiate Immobiliser le membre dans sa position
Déformation, gonflement Rechercher de nouveau des lésions circulatoires
Hématome Protection de la victime
Douleur augmentée à la palpation douce Contact coordination médicale
→ ne jamais tenter de réduire la luxation

Fracture
Signes Conduite à tenir
Circonstances & mécanisme du trauma Arrêter hémorragie si besoin
Violence du trauma Limiter les mouvements, soulager le membre
Craquement Inspecter la lésion
Douleur violente Rechercher des lésions circulatoires aval (pouls, coloration, TRC, T°,
Impotence fonctionnelle immédiate motricité, sensibilité)
Déformation Retirer bijoux montre ceinture
Douleur localisée à la palpation douce Réaligner la fracture sur avis médical, dans l’idéal en présence du
Plaie, contusion médecin
Délabrement musculaire : Immobiliser le segment de membre atteint
Atteinte vasculaire aval Rechercher de nouveau des lésions circulatoires
Autres lésions Protection de la victime
Traitements suivis (aspirine, anticoagulants) Surveillance +
Ivresse (ne sent pas la douleur) Immobilisation générale au moindre doute
Si douleur intolérable pendant l’immobilisation → moyen médical
Contact coordination médicale
Fracture col du fémur
- Raccourcissement membre inférieur Si fracture du fémur
- Rotation du membre pied → l’extérieur → risque +++ détresse circulatoire
- Douleur au pli de l’aine → attelle à traction

Si fracture ouverte
→ rechercher corps étranger
→ pansement s/ les plaies avant immo
→ garrot si hémorragie
→ demande de moyen médical
Immobilisation des membres traumatisés

Zone traumatisée Technique Conduite à tenir


Echarpe oblique
Epaule Soutien du membre blessé à la main
Atelle de jambe
Inspection de la lésion
Echarpe simple + Recouvrir d’un pansement stérile et sec toute plaie (aussi pour fracture ouverte sans hémorragie)
contre écharpe Température, TRC, motricité et sensibilité en aval
Bras ou coude Atelle de bas + Enlever montre, bijoux
contre écharpe Immobiliser la partie du membre lésée + les articulations amont et aval
Froid ok si gonflement même après immobilisation
Echarpe simple
Avant-bras Atelle de bras + Si déformation → réalignement ar traction, non relâchée tant que pas immobilisé
écharpe simple Présence médicale préférentielle
Cheville, jambe, A défaut, réalignement
Atelle de jambe - uniquement des fractures de bras ou de jambe
genou
- si pas de douleur intolérable à la mobilisation
Atelle à traction - après avis médical
Cuisse (médicalisation)

Traumatismes de la tête et du cou


Facteurs de gravité
• accident sur la voie publique
• piéton contre voiture
• éjection d’un véhicule
• chute > 1m
• âge > 65 ans
• antécédents neurochirurgicaux
• troubles de la coagulation ou TTT anticoagulant
• intoxication associée
• PCI
• amnésie
• signes neurologiques (Glasgow, obnubilation, convulsions, troubles du comportement, déficits moteurs, céphalées persistantes)
• vomissements répétés
• sang dans les oreilles
• hématome en lunettes
Signes Conduite à tenir
mécanisme et cinétique du trauma Maintien tête position neutre
PCI à rechercher Retrait de casque si présent
perte de connaissance secondaire Stopper toute hémorragie si besoin
céphalées, douleur spontanée au niveau de os du crâne O2 si nécessaire
convulsions Bilan
vomissements Contact coordination médicale
antécédents neurologiques Immobilisation du rachis si justifié
TTT suivis (aspirine, anticoagulants) Immobilisation générale : MID (avec PLS à deux si inconsciente)
détresse circulatoire Protection chaleur froid intempéries
détresse respiratoire
hémorragie cuir chevelu → ne pas stimuler la victime pour la réveiller, risque de mobilisation
hémorragie extériorisée (oreille, nez)
déformation nette de la boîte crânienne (embarrure) Surveillance +++
convulsions
agitation anormale Enfant : toute chute > à sa taille = suspicion trauma crânien
troubles du comportement (enfant : prostration)
déficit neurologique
pupilles asymétriques
vomissements
autres lésions possibles

Traumatismes de la face
Signes Conduite à tenir
Souvent impressionnant Maintien tête position neutre
PCI à rechercher Stopper une hémorragie si besoin
Fracas facial Immobilisation du rachis si justifié
Douleur spontanée ou provoquée à la face Immobilisation générale MID si consciente
Détresse circulatoire PLS à deux + MID si inconsciente
Détresse respiratoire Aspiration si besoin
Plaies Nettoyage prudent des plaies
Déformation, gonflement (nez, pommettes, mâchoires) O2 si nécessaire
Hématome en lunettes Protection froid intempéries
Trouble de la vision Contact coordination médicale
Perte de dents Surveillance +++

→ ne pas stimuler la victime pour la réveiller, risque de mobilisation


Traumatismes du rachis : conduite à tenir

Stabilisation du rachis
• demander à la victime de ne pas bouger
• maintien tête à deux mains, tête en position neutre

Cas particuliers
• Victime casquée : mettre sur le dos, retirer le casque à deux secouristes
• Victime inconsciente : mettre sur le dos, LVA, vérification de la respiration, PLS à deux secouristes si respire / RCP sinon
Relevage et immobilisation

Si pas d’indication d’immobilisation générale : demander à la victime de s’extraire elle-même et de s’allonger sur le brancard

Si indication d’immobilisation générale

Victime allongée sur le sol

Relevage
• cuillère (blocs de tête ok pour relever le secouriste chargé du maintien tête)
• sinon, pont à plusieurs secouristes
• sinon : collier + plan dur par roulement

Immobilisation générale de la colonne vertébrale


• MID (blocs de tête ok) (si collier posé il doit être desséré après immobilisation)
• exceptionnellement plan dur avec blocs de tête, si
◦ MID indisponible
◦ pas assez de secouristes pour transférer la victime du plan dur au MID
◦ plan dur interdit si déformation prééxistante de la colonne vertébrale, immobilisation impossible à plat dos

Victime dans une autre position ou un endroit difficile d’accès


• victime debout : collier + plan dur
• victime assise : collier + ACT → MID
• si maintien tête hasardeux : collier + ACT → MID
Indications de réalisation d’une immobilisation complète du rachis
1. la victime ne peut être examinée entièrement ou l’examen n’est pas fiable (altération du niveau de conscience, confusion,
intoxications, nombreuses lésions, difficultés de communication)
2. la victime se plaint ou présente des signes d’une atteinte du rachis ou de la moelle
3. mécanisme à haut risque de lésion du rachis ET antécédants aggravants
Signes d’atteinte du rachis ou de la moelle
PCI
atteinte évidente de la tête ou de la nuque
la victime se plaint
• d’un engourdissement, de fourmillements, de décharges électriques au niveau des membres
• d’une douleur spontanée au rachis
• d’une raideur de la nuque l’empêchant de tourner la tête
la victime présente
• un trouble de la motricité évident
• déficit sensitif ou moteur du tronc ou des membres
• une douleur à la palpation prudente du rachis
• une déformation évidente du rachis
• une perte des urines ou des matières fécales
• une érection chez l’homme inconscient
Mécanismes à haut risques de trauma du rachis
• chute sur la tête > 1 mètre
• chute sur les pieds ou les fesses > 3 mètres
• occupant d’un véhicule accidenté > 40 km/h avec arrêt brutal sur un obstacle
• absence de ceinture de sécurité et déclenchement des airbags
• retournement d’un véhicule
• victime éjectée d’un véhicule
• accident de véhicule de loisir à moteur (quad, jet ski, kart)
• collision impliquant un deux roues
• piéton renversé
• chute de cheval
Antécédents aggravant les traumas du rachis
• Age > 65 ans
• antécédent trauma du rachis
• maladie des os (ostéoporose par ex)
Cas particuliers
• Victime agitée ou non coopérante : ne pas immobiliser, tenter de maintenir le maintien tête deux mains
• Plaie pénétrante isolée du thorax, du cou ou de la tête : ne pas immobiliser
• Déformation préexistante de la colonne vertébrale : immobliser dans la position la plus adaptée (MID)
• Victime très âgée : immobiliser dans la position la plus adaptée (MID)
Traumatismes thoraciques
Signes Conduite à tenir
mécanisme et cinétique du trauma Position adaptée
douleur spontanée au niveau du thorax - PLS poumon sain vers le haut si coma
difficulté à respirer - assise si consciente
difficulté à parler O2 si besoin
crachat de sang rouge Contact coordination médicale
rechercher TTT anticoagulants, aspirine Pansement non occlusif si plaie soufflante, sinon laisser à l’air libre
détresse circulatoire Déshabiller la victime pour bilan lésionnel
détresse respiratoire Rechercher autres blessures (dos!)
orifice entrée balle Protéger froid, chaleur, intempéries
plaie, soufflante ou non Surveillance +++
emphysème sous-cutané
volet costal → ne jamais retirer de corps étranger sauf si empêche RCP
douleur à la palpation prudente côtes
toux incessante

Traumatismes abdominaux
Signes Conduite à tenir
Détection difficile, gravité +++ Position adaptée
mécanisme et cinétique du trauma - PLS côté sain vers le sol si coma
présence d’un objet perforant, arme à feu à proximité de la victime - allongée genoux fléchis si consciente
douleur spontanée à l’abdomen O2 si besoin
vomissements Contact coordination médicale
rechercher TTT anticoagulants, aspirine Immobiliser tout objet pénétrant sauf s’il empêche la RCP
détresse circulatoire Protéger toute plaie
détresse respiratoire Si éviscération :
rechercher une plaie - ne pas remettre les organes en place
éviscération - recouvrir d’un champ stérile humidifié par sérum phi
immobilité de l’abdomen à la respiration Déshabiller la victime si possible
abdomen gonflé Rechercher autres blessures (dos!)
douleur à la palpation prudente Protéger froid, chaleur, intempéries
vomissements sanglants Surveillance +++
→ pas de palpation si objet
→ ne jamais retirer de corps étranger sauf si empêche RCP

Traumatismes du bassin
Signes Conduite à tenir
mécanisme et cinétique du trauma Position allongée stricte
douleur spontanée au niveau du bassin ou du bas-ventre O2 si nécessaire
détresse circulatoire Déshabiller complètement la victime
plaie Protection froid, chaleur, intempéries
saignements vaginaux / urétraux Relevage selon les consignes coordination médicale
hématomes périnéal ou organes génitaux externes Si suspicion fracture complexe et en présence d’une équipe
douleur augmentée médicale : ceinture pelvienne
• à la pression prudente de l’avant vers l’arrière des os latéraux du bassin
• à la palpation douce de l’hypogastre
impotence fonctionnelle membres inférieurs

Victime traumatisée grave


Signes Conduite à tenir
mécanisme et cinétique du trauma Voir la conduite à tenir pour chacun des traumas
douleur spontanée en divers points de l’organisme Préparer le matériel de réanimation cardio pulmonaire
PCI Prépositionner le matériel de relevage et de brancardage en attenant les
rechercher TTT anticoagulants, aspirine consignes du médecin
détresse neurologique Surveillance +++
détresse respiratoire
détresse circulatoire
atteintes lésionnelles associées

Amputation
Signes Conduite à tenir
mécanisme et cinétique du trauma Arrêter l’hémorragie si besoin
douleur Position adaptée (si PLS = sur le côté sain)
tabagisme (retard de cicatrisation) Protéger froid, chaleur, intempéries
rechercher TTT anticoagulants, aspirine Nettoyer le moignon au sérum phi
quantité de sang perdu Envelopper le moignon avec une gaze stérile
complications sous-jacentes veines, nerds si incomplet Emballer la partie amputée avec le lot membre amputé (indiquer nom
atteintes lésionnelles associées victime et heure section)
O2 si nécessaire
Contact urgent coordination médicale
Si la partie manquante n’est pas trouvée → autre engin ou police
SECOURS ROUTIERS

Rôle majeur de la cinétique de l’impact


• 50km/h → chute de 10m
• 90 km/h → chute de 32m
• 1230 km/h → chute de 66m

Multiples impacts possibles : choc / véhicule / sol

Équipements de protection : attention risque possible

Airbags
Dangers Conduite à tenir
Logo airbag à rechercher sur ou dans la Air bag déclenché Air bag non déclenché
voiture → Ouvrir les portes du véhicule pour → Couper le contact
Peuvent causer traumatismes et brûlures tête évacuer le gaz → Mettre le frein à main
→ pelvis → Couper le contact → Débrancher les batteries
Risque d’explosion supplémentaire → Mettre le frein à main → Éloigner les blessés de,la zone de
Si non déclenché : distance de sécurité → Débrancher les batteries déploiement des airbags
• 30 cm air bag conducteur → Changer de gants qui peuvent être → Si désincarcération : dispositif de
• 60 cm rideaux imprégnés de résidus de combustion protection airbag systématique
• 90 cm air bag passager (irritants) avant de toucher la victime Ne pas tenter de débrancher les airbags
Ne pas déposer d’objet sur le tableau de bord
Ne pas s’attarder entre la victime et les airbags

Ceintures de sécurité avec prétensionneur de ceinture pyrothechnique


→ détacher la ceinture de sécurité de la victime
avant toute désincarcération, dégarnissage obligatoire

Protections anti-retournement des cabriolets


potentiel déploiement intempestif dangereux pour les secouristes
→ si non déclenché, maintien tête occipito-mentonnier avec positionnement latéral par rapport à la victime

Conduite à tenir en secours routier

Sécurisation
• Protection des intervenants : parka ou GHV
• Positionnement du véhicule en aval du lieu de l’accident
• Balisage sommaire (relai réalisé par les services publics compétents)
• Extincteur positionné près du moteur

Bilan circonstanciel habituel +


• type de voie de circulation
• type de véhicule
• circonstances de l’accident (dépassement, croisement…)
• mécanisme de l’accident (tonneaux, glissade, décélération brutale)
• position des véhicules (sur le flanc, sur le toit…)
• impact visible et déformations du véhicule
• déclenchement éventuel des sécurités passives (airbag, ceintures)
• distance de projection (piéton, cycliste, motocycliste, victime éjectée)
• nombre de victimes énoncées par ordre de gravité
• port de la ceinture de sécurité ou de protections spécifiques (casque intégral, bottes de moto renforcées)
• présence ou non d’appui tête
• type de carburation (GPL)

Demander moyens de secours complémentaires si besoin

Gestion du véhicule
Couper le contact
Éloigner de plus de 5m les cartes ou clefs de démarrage
Serrer le frein à main
Débrancher la ou les batterie(s) si possible
Caler les roues du véhicule en fonction du sens de la pente
Ouvrir toutes les portes du véhicule y compris le coffre
Rechercher des témoins
Rechercher d’éventuelles victimes éjectées ou blessées qui se seraient éloignées

Pénétrer dans le véhicule


• ouvrir la portière
• casser la vitre du côté opposé à la victime
• briser la lunette
• définir axe de sortie pour éventuel dégagement d’urgence
• pompiers : déposer ou briser le pare-brise ou lunette arrière
• pompiers : arrimer véhicule si risque chute dans le vide
• Engager un secouriste à l’intérieur (l’écureuil) pour maintien tête
Abord des victimes

Victime consciente
Aborder la victime face (évite torsion de la tête)
Maintien tête avec
• tête en position neutre
• repositionner la victime dos contre le dossier (si véhicule sur 4 roues) le plus rapidement possible
Collier cervical
02 par inhalation si nécessaire
Demander moyen médicalisé si nécessaire
Bilan secondaire (difficile si victime incarcérée)
Protection de la victime contre le froid ou les intempéries
Compléter la demande de moyens de secours ou de services publics
Contact coordination médicale
Surveillance +++
Victime en arrêt cardiaque
Tenter de réaliser un dégagement d’urgence
Gestes de secours appropriés (si victime incarcérée, adapter les techniques)

Victime dans le coma


Mettre en PLS dans le véhicule si l’espace le permet (très rare)
Maintien dans sa position initiale
Surveillance +++ avec moyen d’aspiration proche
Cueillette rapide pour mise rapide en PLS

Cueillette de la victime

Si moyen médical, respecter les recommandations du médecin en concertation avec le commandant des opérations de secours et le chef d’agrès
du véhicule de désincarcération
Choix d’une manœuvre de désincarcération qui ne doit pas être modifiée
• sauf aggravation de la victime
• sauf début avant l’arrivée du moyen médical / examen par le médecin / concertation
Pompiers : découpe du véhicule = rallongement du délai d’intervention (Golden Hour)

Si pas d’incarcération, cueillette avant l’arrivée du médecin, avec avis MCC si besoin

Technique de cueillette
• axial de préférence si suspicion trauma rachis, sinon latéral
• si position assisse sur véhicule sur 4 roues : ACT + plan dur
→ respecter l’axe tête-cou-tronc durant toute la manœuvre, en particulier lors de l’insertion du plan durcisse

Si incarcération
→ demander moyen complémentaire
→ couper les ceintures
→ faire de la place
→ ouvrir les portières et le coffre si possible sans faire bouger le véhicule
→ enlever les appuie-têtes, bouger les banquettes
→ déposer le pare-brise si nécessaire
Toujours veiller à la sécurité de la victime et de l’écureuil
Maintenir la surveillance de la victime (appareil mutliparamétrique)
Grossesse et accouchement

BSPP : 4500 interventions pour parturiente, 250 à 300 naissances pré-hospitalières par an

Grossess extra-utérine
Signes Nature
motif de départ non explicite : motifs fréquents se manifeste avant la fin du 1er trimestre de grossesse
• douleurs abdominales au niveau du bas-ventre plus ou moins hémorragie interne, urgence vitale potentielle
diffuse détresse circulatoire +++
• malaise dû à la douleur ou à l’hemorrragie
• rarement : saignement vaginal de sang noir Conduite à tenir
signes de détresse circulatoire allonger la victime sur le dos, jambes fléchies
collecter des informations sur administrer O2 par inhalation
• la nature de la douleur contact urgent coordination médicale
• la date des dernières règles surveillance +++ de la victime
• la contraception (deux secouristes, pas de proches présents)
• la femme se sait-elle enceinte ? Échographie réalisée ? Grossesse
extra utérine en cours ou antécédents ?

Hémorragies génitales
Signes Nature
saignement vaginal (quantité et présence de caillots) 1er trimestre : fausse couche
signes de détresse circulatoire 2e et 3e trimestre
collecter des informations sur • accouchement avant terme
• la nature de la douleur • décollemet prématuré du placenta
• la date des dernières règles • placenta praevia
• la contraception (deux secouristes, pas de proches présents)
• la femme se sait-elle enceinte ? Échographie réalisée ? Grossesse Conduite à tenir
extra utérine en cours ou antécédents ? contact urgent coordination médicale
serviettes entre les cuisses en cas de saignement abondant
transporter à l’hôpital le produit de l’expulsion

surveillance +++ de la victime

Eclampsie
Signes Nature
convulsions, que la femme soit épileptique ou non 3e trimestre / accouchement / après l’accouchement
rechercher la connaissance d’une pré-éclampsie toute crise convulsive au 3e trimstre, que la femme soit
collecter l’information sur la date des dernières règles épileptique ou non, est considérée comme une éclampsie
signes de détresse neurologique, perte de connaissance
signes de détresse neurologique Conduite à tenir
• céphalées mettre la victime en PLS
• troubles visuels administrer O2 par inhalation
• troubles du comportement contact urgent coordination médicale
• bourdonnements d’oreille surveillance +++ pouls
signes de détresse circulatoire protection (répétition des convulsions)
• oedèmes récents des membres inférieurs, du visage, des mains anticiper le brancardage pour extraction la plus rapide
• saignements de nez possible après médicalisation
• TA > 14/9

Contractions utérines avant 8 mois


Signes Conduite à tenir
contractions utérines → même bilan que pour une parturiente

Accouchement non immient


Conduite à tenir
Signes à transmettre à la coordination médicale
Sur la mère
• âge
• antécédents médicaux (diabète, hypertension...)
• nombre de bébés de la grossesse actuelle
• nombre de grossesses antérieures et leur déroulement
Sur la grossesse
• date du terme prévu
• déroulement de la grossesse et risques connus
• présentation du bébé (tête, siège, transverse)
• type d’accouchement prévu (voie basse, césarienne)
• traitements entrepris
Sur l’imminence de l’explusion foetale
• heure perte des eaux
• couleur et aspecte du liquide amniotique
• sensation que le bébé descent
• possibilité ou impossibilité de se tenir assise
Rechercher et apprécier
• la fréquence et la durée des contractions
• la tension artérielle
• la température
• le délai de présentation à l’hôpital compte tenu des difficultés de brancardage et de circulation
→ Allonger la mère sur le côté (évite trouble circulatoire)
→ Transporter vers un milieu hospitalier
Accouchement immient ne permettant pas de réaliser un bilan complet
Contact urgent de la coordination médicale en communiquant les informations
• date du terme (prématurité > 6 semaines)
• complications connues de la grossesse (siège, grossesse gémellaire)
• risque infectieux (T°C > 38°C)
• liquide amniotique non clair
• saignements
Hygiène de l’équipe
• manches relevées
• montre enlevée
• gants, masque, lunettes et blouse à usage unique
Préparation de l’accouchement
• fesses au bord du lit
• tronc légèrement relevé
• pieds sur des chaises entre les efforts de poussée
• faire uriner pour vider la vessie
• mise en place du multiparamétrique
• bassine pour receuillir les liquides et le placenta
Préparer le matériel de prise en charge du nouveau-né
• kit accouchement (ne pas toucher l’intérieur)
• gants stériles
• serviettes tièdes
• préparer un bonnet et le sac pour le nouveau
Préparer une zone éventuelle de réanimation du nouveau-né
• plan de travail recouvert d’un linge propre l’isolant du froid
• matériel d’aspiration avec sonde pédiatrique
• insufflateur manuel pédiatrique
• bouteille d’O2
Effectuer l’accouchement si besoin irrépressible de pousser ou si crâne du bébé apparaît
• faire relever les membres inférieurs en se tenant les cuisses
• pousser vers le bas en retenant sa respiration, si possible au maximum de la contraction
• faire reposer les jambes à la fin de la contraction
• recommencer jusqu’à l’apparition de la moitié de la tête du bébé
• cesser de faire pousser, ralentir la sortie de la tête en la maintenant d’une main et en maintenant le périnée de l’autre pour éviter les
déchirures de ce dernier
• accompagner la sortie spontanée du bébé
◦ maintenir la tête
◦ laisser la tête tourner spontanément d’un quart de tour
◦ accompagner doucement la tête vers le bas → l’épaule supérieure se dégage
◦ remonter le nouveau-né → l’épaule inférieure se dégage
◦ continuer de remonter le nouveau-né → le bassin et les jambes se dégagent
Attention bébé glissant +++
Noter l’heure de naissance, T = 0
Prendre en charge le nouveau né
Surveiller la mère : risque d’hémorragie +++
Surveiller la délivrance (max 30’’ après l’accouchement)
Récupérer le placenta (ne pas tirer dessus ni sur le cordon ombilical)

Accouchement compliqué
Contact urgent de la coordination médicale
• présentation par le siège : soutenir le nouveau-né, veiller à ce que son dos reste vers le haut
• présentation transverse : détresse vitale +++ pour le nouveau-né et la mère
• circulaire du cordon
◦ maintenir la tête
◦ dégager le cordon en le faisant passer par-dessus la tête
◦ si impossible : poser 2 clamps en 2 endroits séparés de 2 à 3 cm
◦ couper le cordon entre les deux
◦ attention : effet bouchon de champagne
• chute du cordon ombilical en avant de la présenation foetale
◦ oxygéner la parturiente
◦ l’allonger sur le côté
◦ transport rapide vers hôpital pour césarienne
• nouveau-né coiffé : percer manuellement la poche des eaux afin de dégager le nouveau-né
Prise en charge du nouveau-né à la naissance
Nouveau-né en bonne santé
Evaluation de l’état de santé du nouveau-né
• respiration efficace, ample, régulière
• cri vigoureux
• tonus vif
Conduite à tenir
• le chef d’agrès
◦ pose le nouveau-né sur sa mère, en évidant de le surélever tant que le cordon n’a pas été clampé
◦ clampe le cordon après 1 minute de vie, sectionner le cordon (imparatif avant l’expulsion du placenta)
• les équipiers
◦ sèchent le bébé en le tamponnant à l’aide d’une serviette propre
◦ couvrent sa tête avec le bonnet en jersey
• mise du nouveau-né dans le SACABB, pieds d’abord
• pose du bébé sur la mère en position latérale pour faciliter sa respiration
• couvrir le nouveau-né et la mère
• surveillance +++ du bébé et de la mère
Signes de détresse
Evaluation de l’état de santé du nouveau-né
• respiration inefficace, superficielle, irrégulière, bruyante, avec tirage, apnées, gasps
• absence totale de cri ou geignement
• tonus faible ou absent
Conduite à tenir
• le chef d’agrès
◦ pose le nouveau-né sur sa mère, en évidant de le surélever tant que le cordon n’a pas été clampé
◦ clampe le cordon après 1 minute de vie, sectionner le cordon (imparatif avant l’expulsion du placenta)
• les équipiers
◦ sèchent le bébé en le tamponnant à l’aide d’une serviette propre
◦ couvrent sa tête avec le bonnet en jersey
◦ mise du nouveau-né dans le SACABB, pieds d’abord
• contact coordination médicale en urgence sans que cela ralentisse les gestes de secours
• le chef d’agrès pose le bébé sur une surface adaptée à la réanimation
• libère les voies aériennes : tête en position neutre
• simule la plante des pieds avec douceur
• Evaluation de l’état
• Si amélioration de l’état → reprendre la conduite à tenir standard
• Si pas d’amélioration ou dégradation : insufflations 30 secondes sans enrichisseur d’air (40/min, les 5 premières prudentes)
• Evaluation de l’état
• Si amélioration de l’état → reprendre la conduite à tenir standard
• Si pas d’amélioration ou dégradation
• insufflations 30 secondes sans enrichisseur d’air (40/min)
• prise du pouls pendant 30 secondes
• > 60 / min poursuivre les insufflations
• < 60/min débuter la RCP sur le rythme de
• 3 compressions / 1 insufflation
• 02 à 3L/min sans réservoir enrichisseur
• MCE fréquence 120/minute
21 Prise en charge des personnes âgées

20 Prise en charge pédiatrique


Conduites à tenir spécifiques

Quand faut-il administrer de l’oxygène ?


1. SpO2 > 94 % AA (89 % chez la personne IRC)
2. détresse vitale
3. intoxication au monoxyde de carbone
4. noyade
5. accident de plongée ou caisson hyperbare
6. crise douloureuse avec antédécents de drépanocytose
7. accidents de la grossess (grossesse extra-utérine, éclampsie, hémorragie) (bspp)

Quand faut-il poser un collier cervical ?


1. Maintien tête hasardeux lors d’un déplacement
2. Relevage avec la technique du plan dur per roulement (lui préfrer la cuillère ou à défaut le pont)
3. Relevage sur plan dur d’une personne debout
4. Pose d’ACT
5. Personne pendue ou étranglée

Quand est-il acceptable d’utiliser le plan dur ?


• Immobilisation générale : MID indisponible
• Relevage : cuillière + pont impossibles à mettre en place
• Relevage personne position debout
• Sous le MID pour ne pas l’abîmer lors du brancardage