Vous êtes sur la page 1sur 24

Réalités comptables et responsabilité dans la politique

comptable des PME au Cameroun


Accounting realities and responsibility in the
accounting policy of SMEs in Cameroon

Kadouamaï SOULEYMANOU et Fidèle DJOUMESSI

Résumé Abstract

Cet article cherche à contribuer à l’explication This article seeks to contribute to the
des réalités comptables déterminantes ou explanation of the accounting realities
non de la politique comptable. Son apport determining or not of the accounting policy.
consiste à appréhender cette dimension de la Its contribution is to grasp this dimension of
politique comptable selon la perspective de accounting policy from the perspective of
responsabilité sociétale. Ainsi, nous mettons societal responsibility. Thus, we highlight the
en exergue l’importance des facteurs importance of the factors determining these
déterminant ces réalités vécues pour déduire realities lived to infer the accounting policy
la politique comptable adoptée par les adopted by small and medium sized
entreprises de petites et moyennes tailles. Il enterprises. It is a question of proposing an
s’agit de proposer une approche empirique empirical approach to understanding this
pour comprendre ce phénomène en contexte phenomenon in the preparatory context of
préparatoire d’arrimage aux normes securing international accounting standards.
comptables internationales. Elle permet It helps to enlighten the accounting realities
d’éclairer les réalités comptables autant as much guided by the feeling of doing well
guidées par le sentiment de bien faire que de as to do better.
mieux faire.
MOTS CLÉS. KEYWORDS.
Réalités comptables - politiques comptables - Accounting realities - accounting policies –
responsabilité - normes comptables - PME accountability - accounting standards - SMEs

Correspondance : Kadouamaï SOULEYMANOU


Maitre de Conférences, Agrégé en Sciences de
Gestion
Université de Maroua – Cameroun
Équipe de recherche LAREGO
souleymanouk@yahoo.fr

Fidèle DJOUMESSI
Docteur en Sciences de Gestion
Université de Ngaoundéré – Cameroun
Équipe de recherche LAREGO
fideledjoumessi@yahoo.fr

1
Introduction
Les scandales financiers et managériaux 1 qui ont défrayés la chronique des débats au cours
de ces deux dernières décennies montrent à suffisance l’épineux problème de vérité
comptable pour les parties prenantes. À la suite de ces scandales, la comptabilité en tant
que représentation objective d’une réalité économique s’est retrouvée en manque de
légitimité. Elle continue à faire l’objet de toutes les attentions, particulièrement auprès du
grand public qui a découvert la fragilité de son impartialité et de son objectivité (Lambert et
Sponem, 2003). De toutes les façons, le défi de l’organisation comptable mis en place au sein
de l’entreprise demeure la vérité des chiffres autrement dit l’image fidèle des comptes qui
est très souvent asymptotique, compte tenu des objectifs discrétionnaires des dirigeants
d’entreprise. Cette information financière et comptable est selon Bushman et Smith (2001),
le produit de la comptabilité financière et des systèmes de reporting externes qui mesurent
et diffusent des quantitatives concernant la performance et la situation financière des
firmes. De plus la « vérité comptable » impose la transparence et l’exactitude des
informations présentées, l’efficacité du gouvernement d’entreprise, l’indépendance des
auditeurs et la fiabilité du contrôle interne (Esnault et Dinasquet, 2008). Cette vérité doit est
d’autant plus recherchée que l’information financière contribue directement et
indirectement (via le prix des actions ou son inclusion dans les contrats incitatifs) aux
mécanismes de contrôle du dirigeant (Bushman et Smith, 2001). L’information financière est
donc selon jeanjean (2004), l’un des inputs qui alimente le gouvernement d’entreprise. C’est
bien beau, mais les règles comptables ne sont pas éternelles, ni immuables, on peut les
manipuler, voir complètement les déformer (Volcker, 2003). Dans cette perspective, le
dirigeant a la possibilité de manipuler partiellement l’information financière pour garantir
l’information comptable et financière la « plus vraie » ou la « plus objective possible », la
littérature financière met en exergue divers mécanismes de gouvernance aussi bien internes
qu’externes à l’entreprise (par exemple le Conseil d’administration dans ses aspects
structurelles, disciplinaires, stratégique et cognitives, la structure de propriété, le marché
financier. Les structures du gouvernement d’entreprise (auditeurs, conseil d’administration,
etc.) sont en charge de contrôler la qualité de l’information produite (Viandier et
Lauzainghein, 1993). Dès lors, la qualité de l’information financière est aussi un output du
gouvernement d’entreprise. En effet, la littérature met en évidence l’influence des
mécanismes de gouvernance sur la gestion des résultats. Elle met avant tout en évidence les
incitations à la gestion du résultat (Healy et Whalen, 1999 ; Jeanjean, 2001). Les travaux de
Smith (1976) et de Warfield, Wild et Wild (1995) analysent le rôle de la structure de
propriété sur la politique comptable. Ceux de Beasley (1996) et Dechow et al. (1996) quant à
eux étudient la relation entre la composition du conseil d’administration et la violation des
normes comptables. D’après la littérature, les principales missions de cet organe interne
sont de veiller à la qualité de l’information comptable et financière diffusée (Rapport Viénot,
1995 ; Feki et Khoufi, 2008) ; gérer la relation d’agence entre actionnaires et dirigeants
(Fama et Jensen, 1983). Il joue un rôle important dans la discipline des dirigeants au service
des actionnaires, la création de valeur pour l’ensemble des parties prenantes et le rôle
d’instrument cognitif aidant à la création de compétences (Charreaux, 2000). D’autres
travaux par contre à l’instar de Peasnell, Pope et Young (1998, et Chtourou, Bédard et
Courteau (2001) analysent l’influence du CA sur la gestion du résultat. Globalement, ces

1
A l’instar de ABB, Enron, worldcom, Vivendi Universal, Maxwel, Vodafone, Chanas SA, etc.)

2
travaux, menés essentiellement en contexte anglo-saxon, suggèrent qu’un conseil
d’administration efficace peut limiter la gestion du résultat.

Les scandales financiers qui ont émaillés l’écosystème des affaires dans les contextes
Européen et principalement Anglo-saxon (ABB, Enron, worldcom, Vivendi Universal, Maxwel,
Vodafone, Chanas SA, etc.) sont une preuve indiscutable de l’instrumentalisation de l’outil
comptable au service des objectifs discrétionnaires des dirigeants d’entreprises et partant de
la faillite ou de l’inefficacité des mécanismes de contrôle et de discipline devant conduire à
la vérité comptable. Autrement dit, Dans ces contextes où les mécanismes de gouvernance
cité précédemment jouent à fond et sont censé conduire à une « vérité comptable » pour
contribuer objectivement à l’information et à la prise de décision des parties prenantes, les
dirigeants parviennent à faire preuve d’ingéniosité pour maximiser leur fonction objectif-
personnel en produisant une information « bonne » plutôt que « vraie », qu’en est-il du
contexte africain particulièrement de l’Afrique subsaharien.

Le contexte africain en général et camerounais en particulier présente des spécificités qui


intensifient les manipulations de l’information comptable. Il est contrairement aux contextes
Européen et Anglo-saxon marqué par une quasi-absence si non embryonnaire de marché
financier, une très forte présence de firmes entrepreneuriales2 et une très forte présence de
l’Etat3 dans l’économie, une très forte connexion entre la comptabilité et la fiscalité
(Dongmo et Ndjetcheu, 2017). Ces facteurs modifient profondément l’environnement
socioéconomique et institutionnel en Afrique et partant, bouleversent les conditions et la
nature même des choix comptables des dirigeants d’entreprises. L’information comptable et
financière est ainsi produite non pour le marché mais pour les besoins de la fiscalité. Etant
donné le conflit d’agence entre l’entreprise et le fisc du fait de leur divergence d’intérêts, les
dirigeants d’entreprises, s’exposent au risque fiscal en manipulant les chiffres comptables en
vue de payer moins d’impôts (Dongmo et Ndjetcheu, 2017). Pour aller dans le sens de
Lacombe-Saboly (1994), les dirigeants d’entreprises dans ce contexte sont plus sensibles à la
sécurité fiscale et se distingue par trois catégories de produits comptables : les documents
légaux destinés à l‘administration fiscale, les produits plus communicants cachés dans
« l’ombre » et enfin d’autres manipulés pour obtenir les financements auprès des banques.
Dans le même ordre d’idée, Ngantchou (2008) soutien la thèse de l’instrumentalisation des
données comptables comme option stratégique pour réduire la facture d’impôt.

Dans ces contextes qui brilles par l’existence des schémas sophistiqués pour contourner les
standards comptables, et partant affecter la fonction d’utilité ou biaisée la prise des
décisions des parties prenantes externes ou des outsiders (Etats, Actionnaires,
Etablissements de crédits, clients, fournisseurs, salariés, collectivités locales d’une façon
générale, le public, etc.) peut-on prétendre à la responsabilité sociétale ? Or la démarche
responsabilité sociale impose la prise en compte des intérêts de l’ensemble des parties
2
Ces entreprises sont majoritairement des PME familiales à forte concentration du capital entre les mains d’un
individu, d’une famille ou d’un groupe d’amis (Ndjetcheu, 2017).
3
Au de regard du modèle de Mitchell et al. (1997), l’Etat est une partie prenante de référence. D’après ce
modèle, les dirigeants d’entreprises doivent répondre prioritairement aux attentes des parties prenantes de
référence.

3
prenantes. Il serait alors illusoire dans ces contextes de parler de « vérité comptable » et
partant de la « responsabilité sociétale ». Il va donc sans dire que ce soit en contexte Anglo-
saxon ou de l’Afrique sub-saharien, les entreprises de par leur comptabilité qui est
contingente à leur environnement institutionnel et économique ne sont pas responsables. Il
semble alors plus judicieux de considérer les deux extrêmes de la qualité de l’information
comptable, bonne information comptable pour le dirigeant, et vraie information comptable
pour l’ensemble des parties prenantes, (Ntsonde et Aggeri, 2017 ; Souleymanou et Degos,
2018) et de l’engagement dans la démarche responsabilité sociétale (engagement faible-
engagement fort) comme faisant partir d’un continuum.

L’objet de ce papier est d’expliquer les comportements comptables en matière de chiffre4


diffusé dans les états financiers et de déduire la politique comptable adoptée. En d’autres
termes, la qualité de l’information comptable et financière exposée dans les comptes
sociaux est-elle suffisante pour expliquer un engagement dans la responsabilité comptable
acceptable ? Notre papier de recherche est organisé comme suit : Revue de la littérature (1),
méthodologie (2), Résultats (3).

1- Revue de la littérature et hypothèses


Le vrai est ce qui est conforme au réel, qui établit une relation objective entre la réalité et sa
représentation, en dehors de l'observateur (Burkhalter, 1985). En effet, l’observation des
principes comptables et la pratique des notes5 sur les déformations éventuelles de la réalité
devraient aboutir à une représentation de cette réalité, à une connaissance conforme au
réel, donc à une vérité comptable. À la démarche comptable de l'établissement des comptes
annuels, il ne devrait être rattachée qu'une réalité, et qu'une vérité comptable. Mais cette
vérité est restée relative. La représentation de la réalité est ainsi influencée par des facteurs
qui peuvent avoir un effet déformant: les règles ou principes appliqués, et l'appréciation des
faits (notamment futurs) faite par l’observateur. En outre, le principe de l'image fidèle
implique, en plus d'un auteur sincère, un lecteur averti, c'est-à-dire un utilisateur capable de
comprendre le langage des comptes et surtout les indispensables notes (Burkhalter, 1985).

Dans cette perspective, les études antérieures (Chapelier, 1994 ; Colot et Michel, 1996 ;
GREPME, 1997 ; Lavigne, 1999) ont relevé l’attraction des dirigeants des petites et moyennes
entreprises (PME) pour les informations même les plus informelles. Ce fait a été à l’origine
de l’existence des systèmes d’informations comptables (SIC). Ainsi, si certains décideurs ont
effectivement plus facilement recours aux informations orales et informelles, d’autres, en
revanche, sont plus à l’aise avec les informations comptables écrites et formalisées.

Beaucoup d’auteurs identifient deux types de facteurs de contingence : la contingence


structurelle et la contingence comportementale. Ainsi, les recherchent réalisées par (Holmes
et Nicholls, 1988 ; Bajan-Banaszak, 1993 ; Chapellier, 1994 ; Lavigne, 1999 ; Gorton, 1999 ;
Lavigne, 2002) montrent l’existence de relation entre les facteurs de contingence
structurelle et la complexité du système d’information comptable. De plus, les recherches
réalisées par (Marchesnay, 1985 ; Chapellier, 1994 ; Lacombe-Saboly, 1994 ; Chapellier et De
4
Le bon chiffre comptable est celui qui répond aux objectifs discrétionnaires du dirigeant.
5
Messages littéraires servant de passerelle entre le lecteur averti et la réalité afin d’éviter toutes ambiguïtés et
incompréhensions qui pourraient faire obstacle à la bonne compréhension de la réalité comptable observée.

4
Montgolfier, 1995 ; Lavigne, 1999) soulignent l’existence d’une relation entre les facteurs
contingence comportementale et la politique comptable. En enfin, les recherches de (Mc
Mahon et Davies, 1994 ; Gorton, 1999 ; Orser et alii, 2000 ; Lavigne, 2002) mettent l’accent
sur la relation pouvant exister entre la complexité du système d’information et la
performance financière. Des travaux de ces auteurs, notre revue de la littérature s’intéresse
dans un premier temps à mettre en évidence, l’influence des facteurs de contingence
structurelle et comportementale sur la politique comptable. Pour cela, les hypothèses
suivantes sont formulées. H1. Les facteurs de contingence structurelle des PME influence la
politique comptable et H2. Les facteurs de contingence comportementale des PME
influence la politique comptable.

De plus, Il faudrait des états financiers susceptibles de rendre compte des multiples aspects
de la performance (Christensen, 2010). Les cadres conceptuels, ayant vocation à
l’universalisme, ont toujours rejeté l’idée d’un pluralisme comptable : une même entité ne
publie qu’un seul jeu de comptes. Le cadre conceptuel de l’IASB reconnait pourtant une
multiplicité des utilisateurs et la diversité de leur besoins, mais tout en privilégiant les
investisseurs, c'est-à-dire les actionnaires, et les créanciers (IASB, 2010, art. OB3), le cadre
conceptuel vise à produire une information répondant aux besoins d’un maximum d’autres
parties prenantes (IASB, 2010, OB8) sans que ces dernières soit prioritaires (IASB, 2010,
OB10) (Burlaud, 2013). Ne pouvant pour des raisons techniques compréhensibles,
instrumenter les relations d’agence généralisées selon les stakeholder Agency Theory, le
cadre conceptuel se replie sur la théorie de l’agence réduite aux relations entre dirigeants et
actionnaire. En retenant ce modèle dans son cadre conceptuel, les comptes annuels ne
peuvent clairement pas servir les intérêts de l’ensemble des parties prenantes (Burlaud,
2013).

Le résultat comptable constitue une faible proportion de l’information financière globale


fournie par les entreprises cotées. Néanmoins, il est une composante essentielle de
l’information diffusée aux marchés financiers (Lakhal, 2006). C’est un élément important qui
permet aux différentes parties prenantes de pouvoir juger la performance financière de
l’entreprise. Sa qualité est définie comme la capacité de celui-ci à refléter fidèlement la
performance économique (Raffournier, 2009). En France, le résultat comptable est
appréhendé comme étant une richesse à partager entre les diverses parties prenantes de
l’entreprise sous forme de dividendes (actionnaires), d’impôts (État), et de primes (salariés
et dirigeants). Par contre aux les États-Unis, l’objectif de la comptabilité répond
principalement aux besoins d’informations des investisseurs. Ceux-ci attendent de la
comptabilité qu’elle produise une image fidèle la performance économique de l’entreprise. il
va sans dire que, ces derniers sont plus attentionnés au résultat non manipulé, incorporant
immédiatement les bonnes et les mauvaises nouvelles. Face à la subjectivité du résultat
comptable et à l’incertitude de la norme, les espoirs reposent désormais sur l’éthique. C’est
la signification profonde de la notion britannique de true and fairview traduite de façon
raccourcie et ambiguë en français par « image fidèle » (Colasse, 2007). À défaut d’être vraie
(true), l’image de l’entreprise produite par la comptabilité doit être loyale (fair). L’éthique
est ainsi convoquée pour pallier les insuffisances éventuelles de la technique (Lamrani,
2012). C’est ce qui nous amène à formuler l’hypothèse suivante. H3. La politique comptable
influence les pratiques comptables des PME

5
Comme toutes les situations qui font appel à l’éthique (Girard, 2007), celles de la gestion du
résultat se présentent également sous des formes diverses. Néanmoins, elles ont
généralement en commun l’existence d’un conflit, soit entre deux ou plusieurs valeurs chez
le décideur lui-même, soit entre les valeurs que le décideur trouve importantes dans les
circonstances et celles préconisées(formellement ou non, par une autre personne ou par son
entreprise), soit entre certaines de ces valeurs et la nécessité d’atteindre un certain but, soit
finalement entre les intérêts de diverses parties prenantes dans la situation donnée (le
contexte économique) (Toffler, 1986). Noël et Krohmer (2010) souligne que la compétence
éthique permet dès lors au sujet d’apporter une réponse juste. La déontologie ne peut
pallier certains actes de gestion comptable des dirigeants. En effet, elle n’est qu’un
ensemble de savoirs explicités dans des règles, et de savoir-faire mis en œuvre et contrôlés
par les dirigeants eux-mêmes. Elle ne peut donc en aucun cas constituer un palliatif aux
manquements aux valeurs de management (Levy, 2004). Sans éthique de la part de ceux qui
produisent l’information, le risque est que le modèle comptable, complètement déconnecté
du réel, ne devienne un « simulacre » de l’entreprise, utilisé à des fins de communication
(Lamrani, 2012). Il est avéré que la flexibilité des règles comptables permet aux dirigeants
d’exercer leur jugement pour publier des résultats en fonction d’objectifs discrétionnaires
(Watts et Zimmerman, 1986, 1990). En effet, si l’on considère que les dirigeants sont mieux
informés que les investisseurs sur les perspectives de leur entreprise, ils ont intérêt, dans un
but de signalisation, à communiquer au marché, par une gestion adéquate du résultat
comptable, l’information privée qu’ils détiennent (Janin et Piot, 2008). Or, même si la
plupart des investisseurs ont une lecture relativement sophistiquée des états financiers, il
n’est pas aisé de distinguer si les dirigeants gèrent de façon opportuniste et donc trompeuse
les chiffres qu’ils publient, ou si, au contraire, ils visent par leur intervention à renforcer le
contenu informatif des chiffres comptables afin de mieux informer le marché sur les
perspectives de l’entreprise. Subramanyam (1996) suggère que les dirigeants usent de leur
pouvoir discrétionnaire pour renforcer le contenu informatif des résultats qu’ils publient.
Cela peut être une des motivations vertueuses des dirigeants en la matière (Janin et Piot,
2008). De ce qui précède, nous formulons l’hypothèse suivante H4. La formalisation de la
comptabilité dans les PME influence la politique comptable.

Les utilisateurs contrôleurs de l’information comptable ne sont pas épargnés des dilemmes
éthiques. On considère, en effet, que ces derniers partagent avec les producteurs la décision
de gérer le résultat comptable (Lamrani, 2012). Au-delà de situations ponctuelles et dans un
contexte de financiarisation des économies et des entreprises, l’arrêté des comptes met à
l’épreuve l’éthique du contrôleur (Danziger, 2009). Alors que la communauté financière
s’accorde sur une prévision de profit, il n’est pas rare selon Danziger (2009) qu’il y ait
divergence entre ce consensus et les faits. Soumis à des obligations de performance, les
dirigeants sont tentés de gérer le résultat et de déconnecter les états financiers de la réalité.
Sans le vouloir et tout en le sachant, le contrôleur devient complice de la gestion du résultat
comptable. Il s’agit d’une situation où il se sent obligé de se conformer aux attentes de son
supérieur ou de l’entreprise, malgré l’existence d’un conflit avec ses valeurs, à défaut de
quoi il pourrait en payer le prix, soit par la terminaison de son emploi, soit par un impact sur
son avancement professionnel, ou par d’autres incidences personnelles (Toffler, 1986).

L’auditeur externe (commissaire aux comptes) joue un rôle indéniable dans la recherche de
la vérité comptable. C’est à l’auditeur de maintenir les dirigeants de l’entreprise sur le

6
chemin, pas si étroit que cela, d’une pratique juridiquement et socialement acceptable et
c’est lui qui, en dernier ressort garantit la « vérité » de représentation de l’entreprise
incorporée dans les états comptables (Lamrani, 2012). L’audit a un rôle privilégié à jouer
dans la limitation de la gestion du résultat (Janin et Piot, 2008). En certifiant l’information
publiée, les auditeurs externes engagent leur responsabilité et, par là même, contribuent à
renforcer la confiance de ses utilisateurs. Les auditeurs externes doivent notamment veiller
au respect des deux qualités essentielles de l’information énoncées dans la plupart des
cadres conceptuels, à savoir fiabilité et pertinence. Sous l’angle de la fiabilité, c’est-à-dire
l’absence d’irrégularités significatives, l’auditeur est là en tant que rempart contre
l’opportunisme managérial. La sensibilité éthique de l’auditeur joue sur la qualité de sa
mission. Elle se traduit par sa capacité morale à privilégier l’intérêt général au sien et à faire
face à toutes les pressions qui peuvent le conduire à émettre un avis favorable alors que les
états financiers ne reflètent pas une image fidèle, ou encore à ne pas révéler des
manœuvres frauduleuses (Lamrani, 2012). L’éthique est donc un ensemble de convictions
personnelles et professionnelles qui mènent les auditeurs à croire que certains actes vont
entraver l’objectivité et l’intégrité nécessaire pour protéger l’intérêt général (Kirk, 2005). De
ce qui précède, nous formulons l’hypothèse H5. L’environnement comptable des PME
influence la politique comptable.

2- Méthodologie
Ainsi, l'activité comptable est un véritable enjeu de relève économique par l’essor des
Petites et Moyennes Entreprises au Cameroun. La question de la vérité comptable au sein
des entreprises s’est posée avec une certaine acuité depuis longtemps déjà, et celle relative
à la PME a fait l’objet d’une littérature particulièrement prolifique. Il convient donc de
mettre en évidence, les procédures, les pratiques adaptées, et l’environnement comptable.

Pour mener à bien notre travail, nous avons adopté une démarche hypothético-déductive
correspondant à une posture positiviste. Ainsi, dans le cadre de notre travail, et compte tenu
de nos préoccupations, la recherche que nous adoptons est une recherche quantitative.
Après avoir observé plusieurs phénomènes similaires, les énoncés généraux sont donc
élaborés nous conduisant à des hypothèses issues des théories, puis des lois scientifiques qui
sont mises à l’épreuve des faits par une approche déductive.

2.1- Le choix de l’approche

À la lumière des travaux de Bergadàa et Nyeck (1992), nous avons fini par opter pour la
démarche déductive pour expliquer les phénomènes de politique comptable. Etant donné
que cette approche est associée à une vérification des hypothèses par l’utilisation d’outils
statistiques pour quantifier les données, ainsi dite hypothético-déductive. Notons que le but
de cette étude est de décrire les techniques, les voies et les moyens, les outils susceptibles
de permettre une explication de la vérité comptable. Pour finir, l’approche déductive ne va
pas sans difficultés notamment celles inhérentes à la sélection du problème (Kumar, Stern et

7
Anderson, 1985)6. Ce dernier est en effet posé de façon à rendre possible l’utilisation de
plusieurs répondants. De l’approche choisie, nous justifions nos investigations de sélection.

2.2 - Le choix du type d’investigation

Le choix de l’approche d’investigation constitue le point essentiel dans le design de notre


recherche. Il est question de présenter et de justifier le choix de l’approche guidant ce
travail.

2.3 - Le processus d’échantillonnage

En tant qu’ensemble d’individus auxquels s’applique l’étude (Chauchat, 1985), la population


concernée par cette recherche est l’ensemble des comptables et dirigeants au Cameroun
et en activité au moment de notre recherche. La définition est orientée par les objectifs de
la recherche et permet d’expliciter les éléments pouvant faire partie de l’échantillon. Ainsi,
notre population est caractérisée par deux éléments à savoir : la nature de la population et
l’espace géographique. Par soucis de convenance, nous avons opté de nous concentrer sur
les PME qui tiennent formellement leur comptabilité. Ceci pour avoir non seulement un
échantillon représentatif, mais aussi pour pouvoir établir une différence entre les politiques
comptables et les responsabilités sociétales des PME.

2.3.1- Le cadre d’échantillonnage

En effet, le cadre d’échantillonnage est pris ici comme le modèle réduit de la population (De
Boislandelle, 1988). Il est constitué par la liste de plusieurs entreprises à partir de laquelle
est tiré notre échantillon. Dans le contexte camerounais, il existe plusieurs bases de données
susceptibles de fournir des informations sur l’existence et la localisation des entreprises.
Pour ce qui est de cette étude, comme souligné supra, la constitution de l’échantillon a été
faite à partir liste des PME au Cameroun par l’Institut National des Statistiques et de la
Comptabilité Nationale en 2016 et qui sont encore en activité.

2.3.2- La sélection de l’échantillon

Basé sur les lois du calcul des probabilités, chaque élément de la population de notre étude a
une chance égale d'être choisi (Thiétart et coll., 2003). Les individus sont donc choisis de
manière aléatoire (sans remise) à partir d'une liste énumérative de tous les éléments de la
population, ce qui favorise la représentativité. L’enquête a duré pratiquement un mois soit
du 22 mai 2018 au 20 juin 2018. Toutefois, la pré-enquête auprès des dirigeants et des
comptables des PME a débuté depuis le 10 mai 2018. Au total 150 répondants ont été
abordés.

2.4- Les outils et les analyses utilisés

Conformément à nos objectifs de recherche, nous testons nos hypothèses. Notre modèle de
recherche, tel que construit nous interpelle à faire le point sur la pertinence de la méthode

6
Kumar, H. Stern Wet Anderson, J.C (1985), “Conducting of organization process”, Academy of Management
Review, vol. 10, pp.496-503. Cité par Tsapi V. (1997).

8
de régression logistique qui est utilisée pour tester la majorité de nos hypothèses avant
d’étayer sur son mécanisme de fonctionnement. Étant donné le fait que la variable
dépendante est une variable dichotomique, le but de la régression logistique binaire est la
prédiction d’un évènement « qui va ou pas se produire », aussi bien que l’identification des
variables qui vont jouer un rôle important dans la réalisation de cette prédiction (Janssens et
al., 2008). On note :
(Y, X, X2,…, Xk) les variables de la population dont on extrait un échantillon de n individu i.
(yi, xi) est le vecteur des réalisations de (Yi, Xi)
K le nombre de variables explicatives
Y = f (x1, x2,…,)
f (x) ne peut être une fonction linéaire car Y ne prend que deux valeurs :
Afin que l’espérance de Y ne prenne que 2 valeurs, une utilise la fonction logistique :

Ainsi :
0<f(x)<1 et E (Y) = 0 ou 1
Y suit une loi de Bernoulli de paramètre p

= β0+ β1xi1+ β2xi2+…+βpxik

Y = Bo+B1X1+B2X2+…
 Bi : coefficient estimated on the basis of the data, making use of the “maximum
likelihood” method
 Xi: variable dépendante

P(Y): probabilité de la variable dépendante (entre 0 et 1) ;


« intercept »)

La relation entre Y et la probabilité que l’évènement se produise est présentée visuellement


sur la base d’une courbe S-shaped qui est typique de la régression logistique. Un
accroissement ou augmentation de Y est accompagné par un accroissement non linéaire de
la probabilité. Le modèle fait l’objet d’un test de différence de khi-deux dont la significativité
associée permet de conclure quant à la capacité explicative globale du modèle. Le coefficient

9
de Cox et Snell, de même que celui de Nagelkerke s’apparentent au R2 de la régression
linéaire. Le premier n’atteint jamais le maximum théorique de 1 et varie en fonction de la
taille de l’échantillon. Le second est une modification du premier pour obtenir une valeur
théorique plus près de 1. Ces coefficients mesurent la force de l’association et fournissent un
indice de l’ajustement d modèle. Le R2 de Nagelkerke représente un estimé de la variance
expliquée par le modèle (Desjardins, 2005). Afin de vérifier la force de l’association du
modèle, en plus de l’interprétation des coefficients et du maximum de vraisemblance qui
doit avoir une faible valeur, on analyse la table de classification. Chaque coefficient est
comparé à 0 pour déterminer la significativité correspondante. C’est le chi deux de Wald qui
est utilisé et sa significativité s’interprète comme dans le cas du test de la régression linéaire.
Elle indique si chaque coefficient beta contribue significativement à l’amélioration du
modèle, donc si sa valeur est différente de 0. Cependant, l’impact de la variation d’une unité
d’une variable explicative sur la probabilité d’occurrence de l’évènement est obtenu en
calculant l’exponentielle du coefficient de cette variable qui indique le changement de
proportion (odds ratio) lorsque le prédicteur augmente d’une unité. Lorsque la valeur est
plus grande que 1, la probabilité augmente avec le changement. Nous analysons les aspects
de mesure de nos variables (facteurs de contingence structurelle, comportementale,
politique comptable, l’environnement comptable, la formalisation de la comptabilité).

3. Résultats

Les résultats sont générés en regard de l’importance accordée à la politique comptable, liés
aux facteurs de contingence structurelle de la PME, aux facteurs de contingence
comportementale de la PME, aux pratiques comptables dans les PME, et donc à la vérité
comptable et à l’environnement comptable.

3. Résultats
3.1- Lien entre les facteurs de contingence structurelle et la politique comptable

L’hypothèse de recherche est intitulée : les facteurs de contingence structurelle des PME
influence la politique comptable. L’objectif de la régression logistique est de mesurer
l’incidence individuelle de chaque variable indépendante sur la politique comptable par les
PME. Il s’agit donc de mesurer l’impact de l’augmentation du score d’une PME quelconque
de 1 point sur les items de mesure de l’hypothèse, sur la probabilité de passer d’un niveau
faible de politique comptable (=0) à un niveau élevé de politique comptable (=1). Dans le
souci de vouloir donner la qualité du modèle, le modèle exécuté sur les 150 observations
disponibles, et les données estimées ont permis de construire la matrice de confusion ou
tableau de classement ci-dessous.

Tableau 1. Matrice de confusion de l’hypothèse H1


Prévisions Importance accordée à la
politique comptable par la Pourcentage
Observations PME correct
Peu important Très important
Importance accordée à Peu important 86 4 95,6
la politique comptable
Très important 57 3 5,0
par la PME
Pourcentage global 59,3

10
La matrice de confusion encore appelée tableau de classement ou de classification des
variables permet de reclasser la PME dans son groupe d’appartenance initial. Ainsi, dans le
cas de cette hypothèse H1, le modèle permet de reclasser correctement 59,3% des PME
selon leur importance accordée à politique comptable (peu important ou très important).

La fonction d’efficacité du récepteur, plus fréquemment désigner sous le terme « courbe de


ROC : Receiver Operating Characteristics ou caractéristique de fonctionnement du
récepteur » dite aussi caractéristique de performance d’un test ou courbe de
sensibilité/spécificité, est une mesure de la performance d’un classificateur binaire, ici
l’importance accordée à la politique comptable par la PME qui est soit « peu important »,
soit « très important ». La courbe a pour objectif de catégoriser les PME en ces deux
groupes distincts sur la base des facteurs de contingence structurelle de la PME qui,
représentés ici par un ensemble de quatre (04) indicateurs à savoir : la forme juridique, le
groupe d'appartenance, le secteur d'activité et le niveau du chiffre d'affaires annuel.

Graphiquement, on représente la mesure ROC sous la forme d’une courbe comme dans le
graphique 1 ci-dessous. La courbe de ROC est déduite du calcul de la sensibilité et de la
spécificité, et en faisant varier le seuil de césure entre les deux classes de PME, on obtient
les indices AUC respectifs suivant: 0,581 pour la forme juridique, 0,496 pour le groupe
d'appartenance, 0,527 pour le secteur d’activité et 0,528 pour le niveau du chiffre d'affaires
annuel. Nous constatons ainsi que courbe présente deux parties : à son début, les courbes
sont au-dessus de la première bissectrice et la seconde partie, en-dessous pour la forme
juridique et le secteur d’activité tandis que la qualité d’ajustement du modèle se dégrade
pour le groupe d’appartenance et le chiffre d’affaires annuel car leurs courbes repassent en-
dessous de la ligne de référence (la diagonale). Ce qui indique signifie que le modèle
améliore son ajustement pour les deux variables et donc une bonne représentation de la
réalité par le modèle qui prédit.

Graphique 1. Courbe de ROC de l’hypothèse de H1

11
Tableau 2. Variables dans l'équation de l’hypothèse H1
IC pour Exp(B) 95%
Source B E.S. Wald ddl Sig. Exp(B)
Inférieur Supérieur
VI11 -,233 ,134 3,007 1 ,083 ,792 ,609 1,031
VI12 ,214 ,239 ,800 1 ,371 1,239 ,775 1,981
VI13 -,100 ,190 ,273 1 ,601 ,905 ,623 1,315
VI14 ,019 ,194 ,010 1 ,921 1,019 ,696 1,493
Constante -,041 ,533 ,006 1 ,939 ,960

Le tableau 2 ci-dessus présente le sens de la relation entre les différents indicateurs de


mesure de la variable indépendante de l’hypothèse H1 et la variable dépendante, ce sens est
donné par le signe du coefficient de bêta (B) du tableau ci-dessus. Nous constatons à la
lecture du tableau que les deux variables : VI11 et VI13 (B1 = -0,233 et B3 = -0,100)
présentent un bêta de signe négatif contrairement à VI12 et à VI14 (B1 = 0,214 et B4 = 0,019)
qui sont positifs. Il y a donc une relation négative entre la forme juridique (VI11) et le secteur
d'activité (VI13) et l’importance accordée à la politique comptable par contre il existe une
relation positive entre le groupe d'appartenance et le niveau du chiffre d'affaires annuel des
contrôleurs des prix et l’importance accordée à la politique comptable par la PME (la
variable dépendante).

En outre, le poids d’influence de chaque indicateur sur la variable dépendante est donné par
le coefficient Odds ratio ou Exponentiel de bêta (Exp. B). Le tableau ci-dessus nous permet
de classer les variables suivant leur capacité à influencer le comportement de la variable
dépendante. Nous avons ainsi le degré d’influence des variables comme suit : nous avons la
raison de la forme juridique avec Exp.B1= 0,792 ; le groupe d'appartenance avec Exp.B2=
1,239 ; le secteur d'activité avec Exp.B 3 = 0,905 et le niveau du chiffre d'affaires annuel
Exp.B 4= 1,019. Pour conclure, nous dire que les variables VI12 et VI14 expliquent
l’importance accordée à la politique comptable mieux que les variables VI11 et VI13.
L’équation du modèle isolé s’écrira alors:

3.2- Lien entre les facteurs de contingence comportementale et la politique comptable

L’hypothèse de recherche est intitulée : les facteurs de contingence comportementale des


PME influence la politique comptable. Le modèle exécuté sur les 150 observations et les
données estimées ont permis de construire la matrice de confusion ci-dessous.

Tableau 3. Matrice de confusion de l’hypothèse H2


Prévisions Importance accordée à la politique
Pourcentage
comptable par la PME
correct
Observations Peu important Très important
Importance accordée à la Peu important 74 16 82,2
politique comptable par
Très important 43 17 28,3
la PME
Pourcentage global 60,7

12
Le tableau 2 ci-dessus rend compte du pourcentage global permettant de vérifier la force du
modèle. À cet effet, dans le tableau de classification ci-dessus, le pourcentage total des
pourcentages corrects indique 60,7% ceci signifie que le modèle est vrai dans 60,7% des cas.
En d’autres termes, si l’on prend une PME, l’on relèvera que dans 60,7% des cas, les facteurs
de contingence comportementale caractérisés par la relation sociale entre l’équipe
dirigeante et le comptable, le niveau de formation du dirigeant, le niveau de formation du
comptable et la formation en gestion sont liés à l’importance accordée à la politique
comptable de celle-ci.

La courbe de ROC est déduite du calcul de la sensibilité et de la spécificité, et en faisant


varier le seuil de césure entre les deux classes de PME. Les différentes valeurs de l’AUC pour
les différents indicateurs de la contingence comportementale des PME sont les suivantes : la
relation sociale entre l'équipe dirigeante et le comptable (AUC=0,469), le niveau de
formation du dirigeant (AUC=0,441), le niveau de formation du comptable (AUC=0,615) et la
formation en gestion (AUC=0,542). À l’observation du graphique 2, l’on note qu’il y a deux
courbes au-dessus de la courbe de la variable d’état ou de référence (la courbe du niveau de
formation du comptable et celle de la formation en gestion). La courbe décrivant le niveau
de formation du dirigeant est un peu au-dessus de celle de la formation en gestion et deux
courbes en-dessous de la diagonale (la courbe illustrant le niveau de formation du dirigeant
elle-même se trouvant légèrement en-dessous de la courbe du niveau de formation du
comptable).

On peut donc conclure que le modèle décrivant la relation entre les facteurs de contingence
structurelle de la PME et l’importance accordée à la politique comptable par la PME s’ajuste
de façon acceptable pour le niveau de formation du comptable et la formation en gestion.
Par contre, pour les deux autres facteurs de contingence utilisés dans cette étude, il ce n’est
pas le cas.
Graphique 2. Courbe de ROC de l’hypothèse de H2

13
Tableau 4. Variables dans l'équation de l’hypothèse de H2
IC pour Exp(B) 95%
Source B E.S. Wald ddl Sig. Exp(B)
Inférieur Supérieur
VI21 ,338 ,392 ,743 1 ,389 1,403 ,650 3,027
VI22 ,234 ,115 4,125 1 ,042 1,263 1,008 1,583
VI23 -,396 ,120 10,931 1 ,001 ,673 ,532 ,851
VI24 -,394 ,394 ,996 1 ,318 ,675 ,311 1,462
Constante ,215 ,859 ,063 1 ,802 1,240

Le tableau 4 ci-dessus présente le sens de la relation entre les différents indicateurs de


mesure de la variable indépendante de l’hypothèse H2 et la variable dépendante, ce sens est
donné par le signe du coefficient de bêta (B) du tableau ci-dessus. Nous constatons qu’il y a
les deux premiers indicateurs de la variable indépendante qui ont un signe positif, les autres
variables présentent des coefficients bêta négatifs. Il y a donc une relation positive entre la
relation sociale entre l'équipe dirigeante et le comptable et le niveau de formation du
dirigeant (B1 = 0,338 et B2=0,234) et l’importance accordée à la politique comptable par
contre il existe une relation négative entre le niveau de formation du comptable et la
formation en gestion et la variable dépendante : l’importance accordée à la politique
comptable par la PME (B3= -0,396 et B4 = -0,394).

Le degré d’influence de chaque indicateur sur la variable dépendante est donné par le
coefficient Odds ratio ou Exponentiel de bêta (Exp. B). Le tableau ci-dessus nous permet de
classer les variables suivant leur capacité à influencer le comportement de la variable
dépendante. Ainsi, par ordre croissant d’influence, nous avons la relation sociale entre
l'équipe dirigeante et le comptable Exp.B1= 1,403 ; le niveau de formation du dirigeant avec
Exp.B2= 1,263 ; le niveau de formation du comptable avec Exp.B 3= 0,673 et la formation en
gestion Exp.B 4= 0,675. Nous pouvons dire que les deux premières variables indépendantes
influencent la variable dépendante plus que les deux dernières. L’équation du modèle isolé
de l’hypothèse s’écrira alors:
=

3.3- Lien entre les pratiques comptables et la politique comptable

L’hypothèse de recherche est intitulée : les pratiques comptables des PME influence la
politique comptable. Le modèle exécuté sur les 150 observations disponibles, et les données
estimées ont permis de construire la matrice de confusion ci-dessous.

Tableau 5. Matrice de confusion de l’hypothèse H3


Prévisions Importance accordée à la
Pourcentage
politique comptable par la PME
correct
Observations Peu important Très important
Importance accordée à la Peu important 65 25 72,2
politique comptable par
Très important 30 30 50,0
la PME
Pourcentage global 63,3

14
Le tableau 5 ci-dessus rend compte du pourcentage global permettant de vérifier la force du
modèle. À cet effet, dans ce tableau de classification, le pourcentage total des
pourcentages corrects indique 63,3% ceci signifie que le modèle est vrai dans 63,3% des cas.
En d’autres termes, si l’on prend de manière aléatoire une PME qui observe de bonnes
pratiques comptables alors elle fera partie des PME qui accordent une importance à la
politique comptable.

Le graphique 3 représente la courbe de ROC de l’hypothèse de recherche H3. Nous


observons que l’ajustement entre le modèle représentant la relation entre les pratiques
comptables dans les PME et l’importance accordée à la politique comptable par la PME est
acceptable pour la publication fréquente des informations comptables et la fréquence de
publication des informations comptables. Car leurs courbes sont au-dessus de la diagonale
et les valeurs respectives de l’AUC de chacune de ses deux variables se rapprochent des
coordonnées (1 ;1) ; il s’agit notamment de la publication fréquente des informations
comptables (AUC=0,626) et de la fréquence de publication des informations comptables
(AUC=0,596). Tandis que les deux autres courbes représentant les variables : le service de
tenue de la comptabilité avec (AUC=0,503) et la DSF présentée par le service comptable
interne avec (AUC=0,492) se rapprochent un tout petit peu de la première bissectrice.

On peut conclure que le modèle décrivant la relation entre cette variable indépendante de la
recherche (pratiques comptables dans les PME) caractérisée ici par quatre indicateurs
présentés dans cette étude et l’importance accordée à la politique comptable par la PME
d’ajustement mieux que celui de la première hypothèse.

Graphique 3. Courbe de ROC de l’hypothèse de H3

15
Tableau 6. Variables dans l’équation de l’hypothèse de recherche H3
IC pour Exp(B) 95%
Source B E.S. Wald ddl Sig. Exp(B)
Inférieur Supérieur
VI31 ,204 ,491 ,172 1 ,678 1,226 ,468 3,210
VI32 -,019 ,404 ,002 1 ,963 ,981 ,445 2,165
VI33 -,557 ,276 4,069 1 ,044 ,573 ,334 ,984
VI34 -,024 ,177 ,019 1 ,890 ,976 ,690 1,381
Constante ,521 ,828 ,396 1 ,529 1,684

Le tableau 6 ci-dessus présente le sens de la relation entre les différents indicateurs de


mesure de la variable indépendante de l’hypothèse H3 et la variable dépendante, ce sens est
donné par le signe du coefficient de bêta (B) du tableau ci-dessus. Nous constatons qu’il n’y
a que le service de tenue de la comptabilité qui a un signe positif, les autres variables
présentent des coefficients bêta négatifs. Il y a donc une relation positive entre le service de
tenue de la comptabilité (B1 =0,204) et l’importance accordée à la politique comptable par
contre il existe une relation négative entre les trois autres variables et la variable
dépendante, (B1 = -0,019 ; B2 = -0,557 et B4 = -0,024).

En outre, le poids d’influence de chaque indicateur sur la variable dépendante est donné par
le coefficient Odds ratio ou Exponentiel de bêta (Exp. B). Le tableau ci-dessus nous permet
de classer les variables suivant leur capacité à influencer le comportement de la variable
dépendante. Ainsi, par ordre croissant d’influence, nous avons le service de tenue de la
comptabilité avec Exp.B1= 1,226 ; la DSF présentée par le service comptable interne avec
Exp.B2= 0,981 ; la fréquence de publication des informations comptables avec Exp.B 3=
0,976 et la publication fréquente des informations comptables Exp.B 4= 0,573. L’équation du
modèle isolé peut donc s’écrire de la façon suivante :

3.4- Lien entre la formalisation de la comptabilité et la politique comptable

L’hypothèse de recherche est intitulée : la formalisation de la comptabilité dans les PME


influence la politique comptable. Le modèle exécuté sur les 150 observations disponibles, et
les données estimées ont permis de construire la matrice de confusion ci-dessous.

Tableau 7 : Matrice de confusion de l’hypothèse H4


Prévisions Importance accordée à la
Pourcentage
politique comptable par la PME
correct
Observations Peu important Très important
Importance accordée à Peu important 81 9 90,0
la politique comptable Très
44 16 26,7
par la PME important
Pourcentage global 64,7

Le tableau 7 ci-dessus rend compte du pourcentage globalement correct permettant de


vérifier la force du modèle. À cet effet, dans ce tableau de classification, le pourcentage
total des pourcentages corrects indique 64,7% ceci signifie que le modèle est vrai dans

16
64,7% des cas. En d’autres termes, si l’on prend de manière aléatoire une PME qui décrit les
problèmes de vérité comptable alors, elle fera partie des 64,7% PME qui accordent une
importance à la politique comptable.

Le graphique 4 ci-dessous représente la courbe de ROC de l’hypothèse de recherche H4.


Nous observons que l’ajustement entre le modèle représentant la relation entre les
problèmes de vérité comptable et l’importance accordée à la politique comptable par la
PME n’est acceptable que pour la raison de la tenue non formelle de la comptabilité par les
PME (AUC=0,500) dont sa courbe se confond à la première bissectrice et les problèmes de
manque de matériels informatiques (AUC=0,501). Tandis que les deux autres courbes en-
dessous de la première bissectrice représentent les problèmes de manque de moyens pour
rémunérer un comptable qualifié (AUC=0,434) et la réception de la visite des contrôleurs
fiscaux et des contrôleurs des prix (AUC=0,424).

On peut conclure que le modèle décrivant la relation entre les problèmes de vérité
comptable caractérisé par ses quatre indicateurs présentés dans cette étude et l’importance
accordée à la politique comptable par la PME présente un ajustement acceptable pour deux
indicateurs notamment la raison de la tenue non formelle de la comptabilité par les PME et
les problèmes de manques de matériels informatiques.

Graphique 4. Courbe de ROC de l’hypothèse de H4

Tableau 8. Variables dans l’équation de l’hypothèse de recherche H4


IC pour Exp(B) 95%
Sources A E.S. Wald ddl Sig. Exp(B)
Inférieur Supérieur
VI41 -,096 ,354 ,073 1 ,787 ,909 ,454 1,818
VI42 -,156 ,257 ,369 1 ,544 ,856 ,517 1,415
VI43 ,324 ,233 1,939 1 ,164 1,383 ,876 2,183
VI44 ,498 ,304 2,683 1 ,101 1,646 ,907 2,988
Constante -1,909 ,957 3,984 1 ,046 ,148

17
Le tableau 8 ci-dessus présente le sens de la relation entre les différents indicateurs de
mesure de la variable indépendante de l’hypothèse H4 et la variable dépendante, ce sens est
donné par le signe du coefficient de bêta (B) du tableau ci-dessus. Nous constatons à la
lecture du tableau que les deux premières variables (B1 = -0,096 et B2 = -0,156) présentent
un bêta de signe négatif contrairement aux dernières (B1 = 0,324 et B4 = 0,498) qui sont
positifs. Il y a donc une relation négative entre la raison de la tenue non formelle de la
comptabilité par les PME ; les problèmes de manque de matériels informatiques et
l’importance accordée à la politique comptable par contre il existe une relation positive
entre les problèmes de manque de moyens pour rémunérer un comptable qualifié ; la
réception de la visite des contrôleurs fiscaux et des contrôleurs des prix et l’importance
accordée à la politique comptable par la PME (la variable dépendante).

En outre, le poids d’influence de chaque indicateur sur la variable dépendante est donné par
le coefficient Odds ratio ou Exponentiel de bêta (Exp. B). Le tableau ci-dessus nous permet
de classer les variables suivant leur capacité à influencer le comportement de la variable
dépendante. Nous avons ainsi le degré d’influence des variables comme suit : nous avons la
raison de la tenue non formelle de la comptabilité par les PME avec Exp.B1= 0,909 ; les
problèmes de manque de matériels informatiques avec Exp.B2= 0,856 ; les problèmes de
manque de moyens pour rémunérer un comptable qualifié la fréquence de publication des
informations comptables avec Exp.B 3 = 1,383 et la réception de la visite des contrôleurs
fiscaux et des contrôleurs des prix Exp.B 4= 1,646. Pour conclure, les deux dernières variables
influencent plus l’importance à la politique comptable de la PME que les deux premières. Le
modèle isolé de l’hypothèse pourra s’écrire comme suit :

3.5- Lien entre l’environnement comptable et la politique comptable

L’hypothèse de recherche est intitulée : l’environnement comptable des PME influence la


politique comptable. Le modèle exécuté sur les 150 observations disponibles, et les données
estimées ont permis de construire la matrice de confusion ci-dessous.

Tableau 9. Matrice de confusion de l’hypothèse H5


Prévisions Importance accordée à la
Pourcentage
Observations politique comptable par la PME
correct
Peu important Très important
Importance accordée à Peu important 81 9 90,0
la politique comptable Très
48 12 20,0
par la PME important
Pourcentage global 62,0

Le tableau 9 ci-dessus rend compte du pourcentage globalement correct permettant de


vérifier la force du modèle. À cet effet, dans ce tableau de classification, le pourcentage
total des pourcentages corrects indique 62,0% ceci signifie que le modèle est vrai dans
62,0% des cas. En d’autres termes, si l’on prend de manière aléatoire une PME qui décrit les

18
problèmes de l’environnement comptable alors, elle fera partie des 62,0% PME qui
accordent une importance à la politique comptable.
Le graphique 5 représente la courbe de ROC de l’hypothèse de recherche H5. Nous
observons que l’ajustement du modèle représentant la relation entre les problèmes de
l’environnement comptable dans les PME et l’importance accordée à la politique comptable
par la PME est acceptable pour d’au moins trois (03) indicateurs. Il s’agit notamment de
l’influence du paiement des impôts et taxes sur la tenue de la comptabilité (AUC 2=0,524), de
l'entreprise est-elle prête à être cotée en bourse ? (AUC3= 0,550) et de la préférence à tenir
sa comptabilité selon les normes internationales IFRS (AUC4=0,542), car ces valeurs sont
supérieures ou égales à 0,5 et leurs courbes passent au-dessus de la diagonale.

On peut conclure que globalement, le modèle décrivant la relation entre cette variable
indépendante de la recherche (problèmes de l’environnement comptable) caractérisée ici
par quatre indicateurs présentés dans cette étude et l’importance accordée à la politique
comptable par la PME de façon acceptable.

Graphique 5. Courbe de ROC de l’hypothèse de H5

Tableau 10. Variables dans l’équation de l’hypothèse de recherche H5


IC pour Exp(B) 95%
Source A E.S. Wald ddl Sig. Exp(B)
Inférieur Supérieur
VI51 ,411 ,276 2,213 1 ,137 1,508 ,878 2,590
VI52 -,167 ,270 ,383 1 ,536 ,846 ,498 1,436
VI53 -,506 ,480 1,114 1 ,291 ,603 ,235 1,543
VI54 -,203 ,486 ,174 1 ,677 ,816 ,315 2,118
Constante ,283 ,869 ,106 1 ,745 1,327

19
Le tableau 8 ci-dessus présente le sens de la relation entre les différents indicateurs de
mesure de la variable indépendante de l’hypothèse H5 et la variable dépendante, ce sens est
donné par le signe du coefficient de bêta (B) du tableau ci-dessus. Nous constatons à la
lecture de ce tableau que les trois dernières variables (B2 = -0,167 ; B3 = -0,506 et B4 = -0,203)
présente un bêta de signe négatif. Il y a donc une relation négative l’influence du paiement
des impôts et taxes sur la tenue de la comptabilité (VI52), l'entreprise est-elle prête à être
cotée en bourse ? (VI53), et la préférence à tenir sa comptabilité selon les normes
internationales IFRS (VI54) et l’importance accordée à la politique comptable par la PME. Par
contre il existe une relation positive entre l’impression que l'entreprise est acculée par le
système fiscal du pays (B1 = 0,411) et l’importance accordée à la politique comptable par la
PME (la variable dépendante).

En outre, le poids d’influence de chaque indicateur sur la variable dépendante est donné par
le coefficient Odds ratio ou Exponentiel de bêta (Exp. B). Le tableau ci-dessus nous permet
de classer les variables suivant leur capacité à influencer le comportement de la variable
dépendante. Nous avons ainsi le degré d’influence des variables comme suit : nous avons
l’impression que l'entreprise est acculée par le système fiscal du pays avec Exp.B1= 1,508 ;
l’influence du paiement des impôts et taxes sur la tenue de la comptabilité avec Exp.B 2=
0,846 ; l'entreprise est-elle prête à être cotée en bourse ?, avec Exp.B 3 = 0,603 et la
préférence à tenir sa comptabilité selon les normes internationales IFRS avec Exp.B 4=
0,816. Pour conclure, nous pouvons retenir que l’impression que l'entreprise est acculée par
le système fiscal du pays explique mieux l’importance à la politique comptable de la PME
que les trois premières variables indépendantes. L’équation du modèle isolé de l’hypothèse
s’écrira comme suit :

Conclusion
Les réalités sur la vérité comptable sont d’abord plus axées sur une politique sociale. Gilnicki (2002)
explique qu’elles « constituent le « cahier des charges » du professionnel chargé d’émettre une
opinion sur les comptes qui lui sont présentés et qui varie selon le degré d’assurance qu’il entend
fournir ». Ces réalités concernent aussi la démarche à suivre par le teneur des livres comptables à
émettre une opinion sur les comptes, parfois sur proposition de son propre client. Dans cette
perspective, la qualité de l’exercice de la profession pose l’ombre d’un doute. Par conséquent
« l’accomplissement correct des missions du responsable comptable repose de moins en moins sur la
qualité des informations comptables et de plus en plus sur la qualité d’un dispositif plus large,
transversal de l’entreprise, correspondant à des activités exercées au sein de directions
opérationnelles, et parfois à l’extérieur de l’entreprise » (Mullenbach 2001 : 15). La politique
d’ensemble et la démarche d'adoption de la politique comptable en particulier est particulièrement
mise en évidence et adaptée par les PME. La problématique de l’organisation administrative et
comptable étant étroitement liée à la taille de l’entreprise, la pratique comptable adaptée est une
solution intéressante lorsque la taille de l’entreprise s’accroît, et que la question de mensonge
comptable se pose. Néanmoins, il apparaît que le développement de l’entreprise s’accompagne de
l’accroissement de la taille de son service comptable, et donc des tâches comptables pour accroitre
leur notoriété.

20
Bibliographie

Bajan-Banaszak, L. (1993), « L’expert-comptable et le conseil de gestion en PME », Revue


Française de Comptabilité, n° 249, octobre, 95-101
Bardaa, N. (2002), « Rôle des dirigeants dans l’implantation et le fonctionnement du système
d’information comptable : Décision touchant à l’organisation comptable », Revue
comptable et financière, n° 56- deuxième trimestre, 77-80.
Beasley, M. (1996). An empirical analysis of the relation between the board of director
composition and financial statement fraud. The accounting review, volume 71, n° 4, pp.
443-465.
Beaver, W. (1998). Financial accounting: a revolution, 3rd ed., Prentice hall, Upper Saddle
River (NJ), p. 180.
Bergadàa H. et Nyeck N. (1992). « Recherche en marketing : un état des controverses »,
Recherche et Application en Marketing, vol. 7, n° 3, pp. 23-45.
Burkhalter, C.A (1985). « Comptes et vérité : plaidoyer pour des comptes plus vrais ». Revue
économique et sociale : bulletin de la société d’Etudes Economiques et Sociale, n° 43, pp.
189-203.
Burlaud, A. (2013). « Les comptes doivent-ils dire le « vrai » ou le « bon » ? A propos du
cadre conceptuel de l’IASC/IASB ». Revue française de Comptabilité, N° 468.pp 38-41.
Bushman, R. and Smith, A. (2001). “Financial Accounting Information and Corporate
Governance”: Journal of Accounting and Economics, 32, pp. 237-334.
Chapellier, P., et C. De Mongolfier (1995), « Une synthèse des approches méthodologiques
du système d’information comptable », Acte du 1èm6eCongrès de L’AFC, Tome 2,
Montpellier, Mai, 1053-1069.
Chapellier, P. (1994), Comptabilités et systèmes d’information du dirigea de PME, Thèse de
Doctorat en Sciences de Gestion, Université de Montpellier ІІ.
Charreaux G. (2000). Gouvernement d’entreprise et comptabilité, in Encyclopédie de
Comptabilité Contrôle de Gestion et Audit, Economica.
Chauchat H. (1985). Enquête psychosociale, DUF, Paris.
Christensen, J. (2010). “Conceptual Frameworks of Accounting from an Information
Perspective” Accounting and Business Research, January, 40(3):287-299·
Chtourou, S., Bédard, J., Courteau, L. (2001). Corporate governance and earnings
management, Working Paper SSRN.
Colasse, B. (2007). Les fondements de la comptabilité, La découverte « Repères ».
Colot, V., et P. A. Michel (1996), « Vers une théorie financière adaptée aux PME : Réflexion
sur une science en genèse »Revue Internationale PME, Vol. 9, n° 1, 143-166.
Danziger, R., (2009). « Contrôleur de gestion » in Encyclopédie de Comptabilité, Contrôle de
Gestion et Audit, 2ème édition, sous la direction de Bernard Colasse, Economica.
Dechow, P., Sloan, R., Sweeney, A., (1996). “Causes and consequences of earnings
manipulation: an analysis of firms subject to enforcement actions by the SEC”.
Contemporary Accounting Research 13, 1–36.
Dongmo, R.M. Ndjetcheu, L. (2017). « Les déterminants de la communication sociétale des
entreprises de l’espace OHADA : une étude en contexte camerounais », 2ème JEACC AFC
Afrique, Dakar, Décembre, 22 p.
Esnault, B. et Dinasquet, R. (2008). « Le contrôle de l’information comptable et financière »,
la Comptabilité financière n° 2008/111, pp.115-119.

21
Fama, E.F et Jensen, M. C, (1983). « Separation of ownership and control », Journal of law
and Economics, 26, June, p. 301-326.
Feki, A. Khoufi, W. (2008). L’effet des caractéristiques du conseil d’administration et de la
qualité de l’information financière sur le coût de la dette (Cas des entreprises
industrielles françaises). La comptabilité, le contrôle et l’audit entre Changement et
Stabilité, Mai, France. pp. CD Rom, 2008. <halshs-00525385>.
Gilnicki, P. (2002). « Les normes et le développement des cabinets ». SIC. (199). 7-11.
Girard D., (2007). « Culture organisationnelle, contexte d’affaires et prise de décision
éthique » Gestion, volume 32, numéro 1, printemps, pp. 101-111.
Gorton, M. (1999), “Use of financial management techniques in the UK-based small and
medium sized enterprise: piricarle search finding”, Journal of financial Management and
Analysis, 56-64.
GREPME, (1994), Les PME: Bilan et perspectives, sous la direction de P. A Julien, Economica,
Paris.
Healy, P. Whalen, J. (1999). A review of the earnings management literature and its
implication for standard setting, Accounting horizon, December.
Holmes, S., and D. Nicholls (1989), “Modeling the accounting information requirement of
small business”Accounting and Business Research, vol. 19, n° 74, April, 143-150.
IASB. (2010). Annual Report: Financial reporting for the world’s interconnected financial
markets. London: IFRS Foundation.
Janin, R., Piot, C. (2008). « L’influence des auditeurs externes et des comités d’audit sur le
contenu informatif des manipulations comptables », La Revue des Sciences de Gestion,
Direction et Gestion, n° 233, pp. 23-34.
Jeanjean, T. (2004). « Gestion du résultat et gouvernement d’entreprise », XVIe journées des
IAE.
Jeanjean, Th. (2001). « Incitations et contraintes à la gestion du résultat ». Comptabilité-
Contrôle-Audit, tome 7, volume 2, Mars, pp. 62-76.
Kirk D. (2005). « Regaining Trust », Journal of Accountancy, vol. 200, issue 4, p. 30-32. Klein,
B. R., Leffler, K. (1981). « The role of market forces in assuring contractual
performance », Journal of Political Economy, 89 (4), pp. 615-641.
Kumar H., Stern W. et Anderson J. C. (1985). “Conducting of organization process”, Academy
of Management Review, vol. 10, pp. 496-503.
Lacombe-Saboly, M. (1994), Les déterminants de la qualité des produits comptables des
entreprises : Le rôle du dirigeant, Thèse de Doctorat en Sciences de Gestion, Université
de Poitiers.
Lakhal, F. (2006). « Les publications volontaires des résultats comptables en France », Thèse
de doctorat en Sciences de Gestion, Université Paris-Est Créteil.
Lambert, C., Sponem, S. (2003). « Gouvernance d’entreprise et gestion du résultat. Les
contrôleurs de gestion « de l’autre côté du miroir » », Actes du 24 ème congrès de
l’Association Francophone de Comptabilité, Louvain, Belgique.
Lamrani, E.M. (2012). « Éthique et gestion du résultat comptable », Revue Interdisciplinaire
Management, Homme & Entreprise, N° 2, pp.17 -32.
Lavigne, B. (2002), « Contribution à l’étude de la genèse des systèmes d’information
comptable des PME : Une recherche empirique », Actes du 23 e Congrès de l’Association
Française de Comptabilité, Toulouse
Lavigne, B. (2002), « Système d’information comptable des PME : une recherche empirique
», R.C.F, n° 348, Octobre.

22
Levy, A. (2004). « Gouvernance des entreprises ou des informations », La Revue du Financier,
n° 148, décembre.
Mahé de Boislandelle H., (1998). « GRH en PME. Universalité et contingences : essai de
théorisation », Revue Internationale PME, Vol. 11, No. 2-3, p.11-30.
Mc Mahon, G. P., and L. G. Davies (1994), “Financial Reporting and Analysis Practices in Small
Business: Their Association with Growth rate and financial performance”, Journal of
small Business Management, 9-1.
Mullenbach, J-L. (2001). « Identifier et faire connaître les bonnes pratiques ». Économie et
comptabilité (217) : 14-20.
Ngantchou, A. (2008). « Recentrage du cadre comptable, durcissement de l’environnement
fiscal et persistance de la gestion des données comptables : Une étude du
comportement des Petites et Moyennes Entreprises Camerounaises », La Comptabilité,
le Contrôle et l’Audit entre changement et stabilité, May 2008, France. pp.CD Rom,
<halshs-00525819>.
Noël, C., Krohmer, C. (2010). « L’éthique est-elle (vraiment) une Compétence clef des
auditeurs légaux ? Une approche par l’évaluation des compétences dans les big four »,
Actes du 31e congrès de l’Association Francophone de Comptabilité, Nice.
Ntsonde, J. Aggeri. F. (2017). Repenser la RSE dans le contexte d’un pays en voie de
développement, le cas de l’économie circulaire au Cameroun. RIODD, October, Paris,
France. <halshs-01620352>.
Orser-Barbaraj, Hogarth-Scotts, and L. Riding-Allan (October, 2000), “Performance, Firm Size,
and Management Problem Solving”, Journal of small Business Management, 42-58.
Peasnell, K., Pope, P., Young, S. (1998). Outside directors, board effectiveness and earnings
management, Working Paper accounting reserach network.
Raffournier B. (2009). « Comptabilité internationale », in Encyclopédie de Comptabilité,
Contrôle de Gestion et Audit, 2ème édition, sous la direction de Bernard Colasse,
Economica.
Smith, E.D. (1976). The effect of separation of ownership and control on accounting policy
decisions. The accounting review, n° 51, October, pp. 707-723.
Souleymanou, K. et Degos, J-G. (2018). « Légitimité d’externalisation de la comptabilité :
faire produire le "bon" ou le "vrai" chiffre ? », Revue du FINANCIER, n° 228 - 229, vol 39-
40, Novembre 2017-Février 2018, pp. 34-49.
Subramanyam, K.R. (1996). « The pricing of discritionnay accruals », Journal of Accounting
and Economics, vol. 22, pp. 249-281.
Thiétart R.A. et Coll. (2003). Méthodes de recherche en management, 2e édition, Dunod,
Paris.
Toffler, B.L. (1986). Tough Choices: Managers Talk Ethics, New York, Wiley.
Viandier, A., Lauzainghein, C. (1993). Droit comptable, 2ème édition, Précis Dalloz.
Vienot, M. (1995). Le conseil d’administration des sociétés cotées, Document Association
Française des Entreprises Privées (AFEP) & Conseil National du Patronat Français (CNPF),
Paris.
Volck, P. (2003). « Y a-t-il une vérité comptable ? Les leçons de l’année 2002 », Conférence
organisée par la Fédération bancaire française et donnée dans l’auditorium de BNP
Paribas le 4 février, 10 p.
Warfield, T., Wild, J., Wild, K. (1995). Managerial ownership, accounting choices and
informativeness of earnings. Journal of accounting and economics, volume 20, pp. 61-91.

23
Watts, R., Zimmerman J. (1986). Positive accounting theory, Englowood Cliffs, N.J., Prentice
Hall.
Watts R., Zimmerman, J. (1990). « Positive accounting theory: a ten year perspective », The
Accounting Review, vol. 65, pp. 131-156.

24

Vous aimerez peut-être aussi