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Cluster Text’ile Mada

Madagascar

Formation destinée aux entreprises du


Cluster Textile « Text’ile Mada »
MADAGASCAR

RAPPORT FINAL par entreprise

Société TROPIC MAD


(Résumé des cours)

YVES HUGOT – SEPTEMBRE 2008 -


Chapitre

4
IV– RESUME DES COURS

ƒ Encadrement de production (chefs de chaîne)

ƒ Agents de méthodes

ƒ Mécaniciens en Confection

ƒ Modélisme et patronage

ƒ Qualité
Cluster Text’ile Mada
Madagascar

Résumé des cours


ENCADREMENT DE
PRODUCTION

CREATECH Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
Madagascar

PROGRAMME DE LA FORMATION

PHASE 1 : LE CONTEXTE

1. Le contexte international
2. Le positionnement de Madagascar

PHASE 2 : ROLE DE L’ENCADREMENT

1. Définition
2. La production dans l’entreprise
3. Rôle de l’encadrement de production

PHASE 3 : CONDUITE D’UN PROJET DE CHANGEMENT

1. Les pré-requis
2. La méthodologie
3. La mise en œuvre

PHASE 4 : VISION GLOBALE DES FABRICATIONS

1. Le plan de charges des fabrications


2. le planning de production

PHASE 5 : L’ORGANISATION DES FABRICATIONS

1. Les différents types d’organisation


2. Points clés de chacune d’elles
3. L’organisation de transition

PHASE 6: LES ELEMENTS DE BASES DE L’ORGANISATION DES GROUPES

1. Le dossier technique
ƒ Les gammes de fabrication
ƒ La fiche technique des composants
ƒ La fiche de mensuration / points qualité

2. La qualification du personnel productif


ƒ Le bilan de situation
ƒ Etablissement du programme de formation

3. Le matériel
4. Les équilibrages

CREATECH -1- Septembre 08


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PHASE 7 : LE CHRONOMETRAGE ET LES CONTROLES DE PRODUCTION

1. Les unités de temps


2. Principes de base du chronométrage
3. Le jugement d’allure
4. le contrôle de production

PHASE 8 : TABLEAUX DE BORD DE SUIVI DE LA PRODUCTION

1. Rôle d’un tableau de bord


2. Tableaux de suivi de la performance (Activité, rendement, aléas,)

PHASE 9 : LA GESTION DE LA QUALITE

1. Règles de la qualité
2. Le contrôle qualité

PHASE 10 : LA GESTION DES DYSFONCTIONNEMENTS

1. Etude des cas rencontrés par les stagiaires en entreprise


(Adaptation des équilibrages, maîtriser les délais, diminuer les encours etc.…)
2. Améliorer la performance de production
ƒ La simplification du travail
ƒ Le job training

PHASE 11 : LE MANAGEMENT DU PERSONNEL

1. La communication : définitions, mécanismes, freins, conséquences et remèdes.


2. La motivation : définitions, les clés du manager efficace

PHASE 12 : BILAN DE LA FORMATION

1. Recueil des informations et travaux pratiques


2. Analyse et commentaires des résultats obtenus
3. Mise en commun et synthèse des dysfonctionnements rencontrés et solutions retenues

Annexe 1 : La simplification du travail

Annexe 2 : le Job training

CREATECH -2- Septembre 08


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PHASE 1 : LE CONTEXTE

1. Le contexte international

L’augmentation inéluctable des coûts de main-d’œuvre dans les pays dits «riches», et le
démantèlement des barrières douanières issues de l’OMC (Organisation Mondiale du
Commerce) ont entrainés cette dernière décennie une fuite des productions des articles
manufacturés vers les pays à bas salaires. (Maroc : 0.30 Euro/heure - Madagascar : 0.05 à
0.08 Euro/heure - Chine : 0.02 à 0.04 Euro/heure)

Le textile, et plus spécialement la confection arrivent en tête des produits délocalisés.


A cela plusieurs raisons :

- La confection nécessite principalement des travaux manuels minutieux, donc du temps, et


donc des coûts de production en rapport.

- Contrairement à d’autres domaines d’activités, comme l’automobile ou la chimie par


exemple, la confection ne nécessite pas d’investissements lourds, et donc l’accès à la mise en
place d’entreprises se trouve facilité.

- Dans les pays industrialisés, l’évolution de l’éducation et l’augmentation du niveau d’études


tend à détourner les jeunes des travaux de main d’œuvre au profit de branches plus lucratives.

- Du fait combiné de la disparition des usines de fabrication, celles qui restent ont du mal à
trouver du personnel qualifié, et les centres de formation spécifiques ont disparus petit à petit.

- La concurrence qui fait rage entre les enseignes des différents circuits de distribution
entraine une lutte dans la création et une baisse globale des prix pour le consommateur.

Pour bon nombres de sociétés américaines ou européennes, la seule issue de survie reste la
délocalisation de leurs fabrications. (Voir tableau comparatif des coûts de main-d’œuvre
mondiaux)

Actuellement, la majorité des entreprises produisent en Asie et surtout en Chine, pays qui
regorge d’une main-d’œuvre jeune et consciencieuse, avec des coûts de production très bon
marché. (Il y a actuellement environ 45000 entreprise textiles/habillement en Chine.)

Mais de nouveaux paramètres économiques peuvent venir perturber les équilibres actuels :

- Les évolutions des tarifs des carburants, et donc les coûts de transport.
- Les évolutions politiques (partenariat entre pays amis etc...)
- Les évolutions sociales (ex : boycotte d’un pays pour cause emploi d’enfants)
- Les évolutions dans la législation dans chaque pays
- Les évolutions dans la consommation des ménages (stagnation voir baisse du pouvoir
d’achat et donc de la consommation en Europe, entraine une diminution de la part du textile
dans le panier de la ménagère.)

CREATECH -3- Septembre 08


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En 1990, les achats textiles représentaient 6% du budget des ménages en France.


Il ne représentait plus que 5% en 2000, et la tendance s’oriente vers 4% en 2007, du fait de la
baisse du pouvoir d’achat et de la baisse des prix des produits.

2. Le positionnement de Madagascar

Quelle prospective pour la décennie à venir ?

Inéluctablement la délocalisation des articles textiles des pays « industrialisés »vers les pays à
bas coûts va se poursuivre.

Vers quels pays ? Tout dépendra des évolutions conjoncturelles et surtout de la capacité des
usines à s’adapter aux exigences des pays donneurs d’ordres.

C’est-à-dire pouvoir fabriquer rapidement, au bon prix, des produits de qualité totale, avec des
séries parfois plus courtes, avec un cycle de production accéléré.

S’adapter à ces nouvelles exigences nécessite une remise en cause :

• Des concepts
• Des organisations
• Des savoir-faire
• Des comportements

CREATECH -4- Septembre 08


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PHASE 2 : ROLE DE L’ENCADREMENT

1. Définition

Encadrement : Action de direction, de contrôle ou de surveillance.


(D’une personne, d’un groupe, d’une organisation, ou d’un secteur d’activité.)

Exemple de la bicyclette

2. La production dans l’entreprise

La production est un des services de l’entreprise, qui en compte d’autres :

- La création
- Le service commercial
- Le bureau d’études / méthodes
- La maintenance
- La logistique (Ordonnancement / lancements)
- La qualité
- La comptabilité

C’est par contre celui qui concrétise les efforts des autres services puisqu’il fabrique les
articles et permet de livrer les clients et de facturer les commandes.

Il est donc déterminant dans le service qu’il apporte à condition qu’il remplisse les missions
qui lui sont confiées, c’est-à-dire livrer des produits de 1er choix, à la date voulue, au prix
convenus et avec les moyens nécessaires et suffisants pour y parvenir.

CREATECH -5- Septembre 08


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3. Rôle de l’encadrement de production

L’encadrement de fabrication doit mettre les moyens en œuvre pour atteindre les objectifs
fixés par la direction. (Direction de l’entreprise ou direction de production.)

Concrètement, les responsables de groupes doivent :

¾ préparer avec les méthodes les lancements en fabrications


¾ s’assurer de l’alimentation en tissus et fournitures
¾ s’assurer de la disponibilité du matériel et de son état
¾ mettre en place les groupes de fabrication
¾ former les ouvrières aux nouvelles tâches et opérations
¾ contrôler la qualité
¾ s’assurer du rendement des opératrices et des groupes
¾ pallier aux absences
¾ s’assurer de l’optimisation des équilibrages
¾ veiller à optimiser chaque poste par la méthode SDT (simplification du travail)

Mais tous ces travaux ne peuvent être réalisé durablement et de façon optimisée sans un
management adapté envers les ouvrières et ses collègues de travail.

L’encadrement de production a un rôle essentiel dans la pérennité de l’entreprise et


dans le climat des ateliers. A lui (ou elle) seul, le responsable va déterminer la motivation
ou la démotivation de ses groupes de travail, et donc avoir un rôle déterminant sur la
productivité.

CREATECH -6- Septembre 08


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PHASE 3 : CONDUITE D’UN PROJET DE CHANGEMENT

1. Les pré-requis

Lorsqu’il s’agit d’un projet de changement en fabrication ceci s’adresse généralement à un


changement d’organisation, ou de mise en place d’un concept de qualité totale.

Mais avant d’envisager un changement, il faut impérativement appliquer la méthode


« QQOQCP » (Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Pourquoi) afin d’éviter des pertes de temps
inutiles et éviter d’engager des dépenses sans retour possible. (Anecdote Michelin)

Une fois que l’on a répondu de façon satisfaisante à toutes ces questions, il convient de
préparer la mise en place du projet de changement après avoir effectué auparavant un bilan de
situation et de constat de la situation actuelle sur l’année passée : Performance, gain réalisés,
coûts de fonctionnement actuel, impact sur le personnel, limites des possibilités, etc.

2. La méthodologie

CHRONOLOGIE DE LA CONDUITE D’UN PROJET DE CHANGEMENT :

1-Exposition par la direction de son souhait, ou de la nécessité de changement


Présentation globale des résultats attendus par le projet.
2-Désignation par la direction d’un « chef de projet »
3-Analyse par chacun des responsables concernés de la faisabilité de changer en tenant
compte des spécificités de son secteur, tant sur la plan humain que matériel.
4-Le chef de projet (CDP) recueille toutes les informations des responsables, étudie les cas
particuliers.
5-Le CDP résout, avec les responsables les difficultés pouvant faire obstacle à l’avancement
du projet.
6-Il élabore techniquement le projet spécifique à l’entreprise
7-La direction valide le projet
8-Présentation du projet à tout l’encadrement par la direction et le CDP
9-Information par le CDP et l’encadrement au personnel productif.
10-recherche de volontaires éventuels pour commencer l’organisation nouvelle.
11-Analyse des qualifications du personnel
12-Elaboration du plan de formation des opérateurs (opératrices) pour le démarrage
13-Simulation de la structure finale de la nouvelle organisation
14-simulation de l’implantation physique (chiffrer les modifications à apporter)
15-Sélection de l’équipe pilote qui démarrera le projet
16-formation détaillée de l’encadrement aux critères du projet

CREATECH -7- Septembre 08


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17-Elaboration du planning général de mise en route


18-Etude de l’impact du projet sur les performances industrielles
19-Mise en place concrète de la première phase du projet
20-Elaboration des différents tableaux de bord de suivi.
(Tableaux de résultats, tableaux de rentabilité, planning de progression etc.)
21-Après mise en place et stabilisation, analyse des résultats obtenus et simulation de l’impact
des changements sur l’ensemble de l’entreprise.
22- Présentation des résultats à la direction par le CDP, et décision (ou non)de poursuivre la
mise en place.

Observation: Comme nous pouvons le constater, tout changement nécessite de prendre un


maximum de précautions avant sa mise en place, ne serait-ce que partielle.
Il peut être facile de faire fonctionner un petit groupe pilote choisi parmi les meilleurs
éléments pour se retrouver avec le restant de l’organisation qui ne fonctionne plus
correctement, et dans l’incapacité à poursuivre la mise en place normale.
(Exemple des groupes autonomes.)

3. La mise en œuvre

La mise en œuvre ne doit pas poser de problèmes particuliers à partir du moment où le CDP et
l’encadrement se sont assurés de disposer des moyens nécessaires pour mener à bien leur
mission et respecter le planning d’avancement.

Tout dysfonctionnement ou écart doit faire l’objet d’une information auprès de la direction et
des responsables concernés.

Un recalage du projet doit alors être refait, si le besoin s’en fait sentir.

CREATECH -8- Septembre 08


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PHASE 4 : VISION GLOBALE DES FABRICATIONS

1. Le plan de charges des fabrications

Etabli généralement par la direction technique, ou le service logistique (ou


ordonnancement/lancement) le plan de charges des fabrications (PDC) permet de connaître
par avance de quel masse de travail dispose l’entreprise, jusqu’à quand les ateliers sont
chargée, et donne de ce fait les décisions à prendre vis-à-vis des commandes clients
(recherche de commandes, décalage des livraisons, recours à la sous-traitance, recours à des
heures supplémentaires etc.)

Ce type de document est indispensable aujourd’hui pour rester crédible vis-à-vis des donneurs
d’ordre car c’est le seul qui permet de s’organiser suffisamment longtemps à l’avance et de
prendre les décisions autrement que dans la panique, comme c’est trop souvent le cas.

Pour établir le PDC, l’entreprise doit disposer de gammes opératoires et donc de temps de
fabrications, puisque le PDC est chiffré en minutes.

ATTENTION : Pour éviter le piège de globaliser les charges de tous les sections d’un même
atelier (coupe, confection, contrôle, finition, expédition.), il est préférable d’établir le PDC sur
l’atelier de confection, là où se trouve les « goulots d’étranglements » en fabrication.

Le PDC est établi sur 3 mois (voir plus), chaque mois étant détaillé par semaine.

Les paramètres à prendre en compte sont les suivants :

Pour la capacité :

- L’effectif en production de la section


- Nombre de jours travaillés de la période
- Nombre de minutes que cela représente (c’est le potentiel)
- Le taux d’absentéisme
- Les minutes d’absentéisme
- Le taux de rendement prévisionnel
- Les minutes minorées du pourcentage de rendement
- Eventuellement l’apport des minutes de sous-traitance

Pour la charge :

- La charge des encours par chaîne


- La charge représentée par les produits à engager par chaîne (ou à sortir)

La différence capacité moins la somme des charges nous renseigne sur la capacité de l’atelier
à tenir ses engagements et permet aux responsables de prendre les dispositions qui
s’imposent.

¾ Laisser en l’état sachant que l’on rattrapera ultérieurement


¾ Faire des heures supplémentaires
¾ Avoir recours à de la fabrication externe
¾ Retarder les expéditions
¾ On annule (ou on repousse) des commandes avec accord du client

CREATECH -9- Septembre 08


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Exemple de Plan de charges


CAPACITE déc. jan févr.
S 49 S 50 S 51 S 52 S01 S02 S03 S04 S05 S06 S07 S08 S9

Effectif 180 180 180 180 180 180 180 180 180 180 180 180 180
Nbre jours 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44 5,44
Nbre H/Jx60 540 540 540 540 540 540 540 540 540 540 540 540 540
Potentiel travaillé 528768 528768 528768 528768 528768 528768 528768 528768 528768 528768 528768 528768 528768
%Absentéisme 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10
Absentéisme (mn) 52877 52877 52877 52877 52877 52877 52877 52877 52877 52877 52877 52877 52877
%Rendement 60 60 60 60 60 60 60 60 60 60 60 60 60
mque Rend (mn) 190356 190356 190356 190356 190356 190356 190356 190356 190356 190356 190356 190356 190356
MN à retirer 243233 243233 243233 243233 243233 243233 243233 243233 243233 243233 243233 243233 243233
Potentiel s traitance
Potentiel Disponible 285535 285535 285535 285535 285535 285535 285535 285535 285535 285535 285535 285535 285535
Potentiel Cumulé 285535 571070 856604 1142139 1427674 1713209 1998743 2284278 2569813 2855347 3140882 3426417 3711952

CHARGES
encours CH.1 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000
veste next 150650

107000 107000 107000


petit patapon 320000
30000 51000
miroglio 81000

encours CH.2 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000
120000 120000 120000 120000 120000 80000
petit patapon

encours CH.3 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000
54000
BABY LOVE 54000
20000 100000 100000 100000
petit patapon 320000
total charges 380650 417000 417000 417000 240000 275000 90000 90000 90000 90000 90000 90000 90000

Ecart Capa-
Charges -95115 -131465 -131465 -131465 45535 10535 195535 195535 195535 195535 195535 195535 195535

Ecart Cumulé -95115 -226580 -358046 -489511 -443976 -433441 -237907 -42372 153163 348697 544232 739767 935302

CREATECH - JF Lacour - 10 - Mars 08


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2. le planning de production

A partir du plan de charges accepté et rectifié, il est établi un planning des fabrications

FEVRIER MARS
planning SEMAINE 7 SEMAINE 8 SEMAINE 9 SEMAINE 10
sortie
chaine 13 15 16 17 18 20 21 22 23 24 25 27 28 1 2 3 4 6 7 8 9 10 11
LU MA ME JE VE SA LU MA ME JE VE SA LU MA ME JE VE SA LU MA ME JE VE SA

prévu 0 0 400 1000 1600 2270 0 400 240 840 1380 1980 2580 3180 3780 4380 4920 5520 5660 400 900 1400 1850 2350
Chaîne N° 1

réel 0 0 150

écart
FORCLAZ
réf GVB FORCLAZ 600 FORCLAZ 900
300
prévu 700 1900 3100 4300 5380 6468 6938 400 1400 2400 3300 3800 500 1700 2900 4100 5180 6000 500 1700 2940 500 1580
Chaîne N°3

réel 892 2092 3292

écart

réf BROOKS MULTIPOCHE TROMPETE BROOKS TROMPETTE

prévu 1000 2000 3000 4000 5000 6000


sous traitance

réel

écart

réf TROMPETTE

prévu 735 1470 2205 2940


sous traitance

réel

écart

réf BROOKS

CREATECH - JF Lacour - 11 - Mars 08


Cluster Text’ile Mada
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Sur ce planning on gère, par chaîne, les quantités à sortir par semaine et par jour, d’après les
données du plan de charges.

On a donc les quantités prévisionnelles à sortir, les quantités réellement sorties (en vert, on
respecte les prévisions, en rouge, on prend du retard et on doit analyser pourquoi, et mettre les
moyens pour revenir dans le vert.)

Différentes sortes de planning peuvent être faites (planning d’engagement machines, de sortie
chaîne, en pièces, en minutes etc.)

L’important étant de se doter d’un outil pour suivre l’avancement des fabrications afin
d’alerter la direction sur les dérapages, et prendre à temps les dispositions nécessaires.

Ne pas subir le système est un des rôles important de l’encadrement de production.

CREATECH - JF Lacour - 12 - Mars 08


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PHASE 5 : L’ORGANISATION DES FABRICATIONS

1. Les différents types d’organisation en confection

Depuis les années 50, début de l’ère industrielle, les organisations du travail n’ont cessées
d’évoluer en fonction des besoins et du niveau de connaissance et de formation du personnel.

Si les années d’après guerre ont vu les besoins grandir avec une très forte demande de la
population, ce qui a généré des fabrications de très grandes séries avec une organisation
Tayloriste, les évolutions des coûts internationaux, la multiplication des transports a favorisé
la production vers les pays émergents.

Suivant les contraintes liées aux produits et au personnels, différentes organisations peuvent
être mises en place, chacune d’elles ayant ses propres critères de performance et ses
caractéristiques ;

Groupe En Distributeur Convoyeur Equipe


Critères Synchro
Homogène chaîne sélectif aérien flexible
Encours Important Assez imp faible important limité faible
AB
Qualité AB risque risque AB risque AB risque TB
risque
Délais
long AB TB long B TB
Fabrication.
Prépa équil Peu important TI peu TI Simple

Séries Imp Imp / moy TI Imp / moy Imp / moy Petites

Suivi Av. Difficile Bon TB Difficile B TB

Perf ind. TB B/M TB B B/M B / TB

Qualif Faible Moy Faible Faible Moy TB

Structure Imp Imp Imp A Imp Imp Faible

Social Moy Moy - Mauvais Moy Moy - TB

2. Points clés de chacune d’elles

Chaque organisation a ses propres critères et on remarquera qu’avec les fabrications dans les
ateliers et les qualifications du personnel que les choix sont limités.

Pour avoir du résultat il faudra peut-être envisager une évolution de vos organisations
actuelles, quitte à découper votre atelier en plusieurs zones différentes.

CREATECH - JF Lacour - 13 - Mars 08


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3. L’organisation de transition

Avant de changer d’organisation il faudra se préparer progressivement au changement,


comme nous l’avons vu dans la conduite d’un projet de changement.

Cependant, rien n’empêche de travailler durablement avec une combinaison de 2 types


d’organisation du fait d’embauche de nouvelles ouvrières difficilement intégrables dans des
groupes, par exemple.

Si vous êtes en chaîne, par exemple, rien n’empêche de constituer un groupe homogène de
préparation avec les ouvrières nouvelles ou peu qualifiées, qui alimentera les postes de chaine.
(Celles-ci étant intégrées dans les groupes après formation à divers postes et ayant atteint une
activité suffisante.)

Ceux-ci n’étant plus pénalisés par ses « opératrices freins » pourra produire davantage et
dans un meilleur climat.

Il est possible également d’avoir dans un même atelier un groupe sur convoyeur aérien (y
compris dans le cas d’équipes flexibles) côtoyant des chaines classiques.
Tout cela dépend de vos types de produits, de vos séries, de votre personnel.

PHASE 6: LES ELEMENTS DE BASES DE L’ORGANISATION DES GROUPES

1. Le dossier technique

On nomme généralement « dossier technique » l’ensemble des documents permettant de


définir le produit, de connaître ses composants, ses critères qualité et ses temps de fabrication.

Il se compose donc d’une gamme de fabrication, d’une nomenclature (ou fiche de


composants) et d’une fiche de mensuration précisant les critères qualité à respecter.
Tous ces documents peuvent avoir d’autres appellations, ce qui n’a aucune incidence du
moment où l’on retrouve les éléments dont nous avons besoin.

¾ Les gammes de fabrication

On trouve sur cette fiche l’ensemble des opérations constituant la confection du produit,
présenté dans l’ordre chronologique du montage.

On trouve :
- Le numéro d’ordre de l’opération
- Le descriptif de l’opération
- Le temps pour faire l’opération
- Le matériel nécessaire par opération. (Codifié de façon spécifique à l’entreprise)

CREATECH - JF Lacour - 14 - Mars 08


Cluster Text’ile Mada
Madagascar

Exemple de gamme de montage

Gamme de montage de l'article


Temps
N° op Opérations unitaire
(Cmn) Matériels
1 I-Préparation Bonnet
2 Border galon chapelet 75 PZ1/1
3 couper fils 15 Main
4 assembler bonnet 90 PN1/1
5 Surfiler bonnet 45 MS1/2
6 Rabattre bonnet 35 PN1/1
7 Couper fils 10 Main
II- Préparation pointe
8 Poser biais écaille 20 PN1/1
9 Rabattre biais écaille 20 PN1/1
10 Séparer rabat 10 Main
11 Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1
12 Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main
III-Préparation bonnets +pointes
13 Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1
Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe +
14 cranter 45 PN1/1
15 Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur pointe 25 PN1/1
IV- Préparation dos
16 Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1
17 Poser biais demi-dos chapelet, couper 25 PN2/2
18 Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1
19 Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1
V-Montage
20 Monter dos sur bonnets 60 PN1/1
21 Rabattre bas pointe 30 PN1/1
22 Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1
23 Rabattre dessous bras 30 PZ1/1
24 Couper + vérifier longueur 10 Main
25 Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1
26 Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1
27 Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2
28 Couper haut côtés 10 Main
29 Séparer couche 5 Main
30 Enfiler armature 20 Main
31 Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1
32 Poser portes et agrafes 75 PZ1/1
33 Visiter + couper fils 180 Main
Temps de fabrication de l'article (Cmn) :
Base de fragmentation à l'allure 100 (BF) : Cmn
Base de fragmentation à l'allure (BFM) : Cmn

CREATECH - JF Lacour - 15 - Mars 08


Cluster Text’ile Mada
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¾ La fiche technique des composants

La fiche des composants nous donne le détail des éléments entrant dans la composition de
l’article :

- Les tissus utilisés avec leurs différents coloris


- Les fournitures de confections (fils, fermetures à glissières, boutons, élastiques,
avec les coloris correspondant aux tissus de base.)
- Les fournitures de conditionnement (sachets, épingles, encarts, étiquettes, avec les
tailles correspondantes) taille.

Issu du bureau d’étude, il permet donc au service achat de commander les bonnes quantités de
matières et de s’assurer en atelier du bon assemblage du produit.

¾ La fiche de mensuration / points qualité

Elaborée au bureau d’études, elle définie toutes les mesures de l’article par taille ainsi que les
points clés qualité à respecter, avec les tolérances s’y rapportant.

2. La qualification du personnel productif

¾ Le bilan de situation

Quelle que soit l’organisation de production il est indispensable d’établir un bilan des
compétences des opératrices de manière à utiliser au mieux les savoir-faire de chacune dans la
répartition des tâches.

Cet état peut servir également pour établir le plan de formation individuel.

Dans certain types d’organisation basée sur la polyvalence, les qualifications sont utilisées
dans le calcul des rémunérations.

Pour ma part, je privilégie les systèmes schématiques à lecture directe pour une rapidité de
vision, surtout sur des effectifs importants.

Cf. Tableau page suivante

CREATECH - JF Lacour - 16 - Mars 08


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Exemple de tableau de qualification du personnel productif

Niveaux de 1 à 5.

TABLEAU DES COMPETENCES AU 12/05/2006

Section CHAINE 1 Surjet 3-4-5 fils Piqueuse plate Machine spéciale Contrôle
Matr Nom & prénom Sfl a-s a-c 1as 1 ac 2 as 2 ac cein ela brid pbt pbtp fer

14 GUERMAME FOUZIA
1 1 1 2 2 2 2 3

201 EL MEDHAK KHADIJA


5 5 5

2167 ABBADI FATNA


2 2

2205 SALIM NOUREDDINE


5 5 5 5

2267 ETTOURABI Nadia


3 3 1 1

2346 EL HIHI HASNA


5 2 2

2357 KABDANI MALIKA


3 3 3 2 2

237 LABIOUI SAMIRA


5 5

2471 ARJOUN MOHAMED


4 4

2509 LAAFER AICHA


3 3

2519 FAIQ AMINA


5 5

2524 NOURI IDRISSI Mostafa


3 3 3 3 3 3

2525 EL FENNANI Khalil


3 3 2 2 3

253 BENAZZA KHADIJA


5 4

2557 KRIDIL Wahiba


2 2

¾ Etablissement du programme de formation

A partir d’une situation dans une opération donnée, il suffit de prévoir le nombre de barres à
Compléter avec un coloris rouge par exemple et indiquer le nombre d’heures nécessaire pure
atteindre l’objectif.

3. Le matériel

Dans toute organisation, nous retrouvons les hommes et les moyens.

La productivité est directement liée au matériel utilisé. Dans le cas, par exemple
d’organisation en groupes flexibles, le besoin en matériel est de 30% plus important que dans
une organisation classique, car les opératrices changent souvent de machine pour favoriser
l’avancement des opérations.
Elles peuvent le faire grâce à leur polyvalence acquise au fil du temps.

CREATECH - JF Lacour - 17 - Mars 08


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4. Les équilibrages

Définition :

Equilibrer : Equilibrer une fabrication c'est répartir le travail aussi équitablement que
possible entre les opérateurs afin de fabriquer sans ruptures d'alimentation
entre postes et sans produire trop d'en-cours.
On distingue deux types d'équilibrage :
- Equilibrage Théorique
- Equilibrage Réel

Equilibrage Théorique
DEFINITION

L’équilibrage c’est l’action de répartir le travail entre chaque opérateur, de façon à affecter à
chacun un temps de travail identique.

BUT DE L’EQUILIBRAGE

Le but d’équilibrage est de réaliser un synchronisme rigoureux entre les différentes postes
d’une chaîne de production, afin de travailler sans attente et sans rupture d’alimentation.
Ce synchronisme est obtenu par la répartition du travail entre les différentes postes en se
référent à un temps moyen appelé BASE DE FRAGMENTATION noté BF
La base de fragmentation est le temps attribué à chaque ouvrière de la chaîne de production
résultant de la répartition équitable du temps de la gamme de fabrication.

PROCEDURE D’EQUILIBRAGE

9 Il faut noter la suite logique des opérations en regroupant certaines d’entre elle que l’on
ne veut pas dispercer sur 2 ou plusieurs postes et noter le temps alloué .
9 Calculer La Base de Fragmentation Théorique du groupe
9 il faut répartir les charges de travail pour chaque opérateur , en fonction de
l’avancement du travail , qui doit se faire dans la mesure du possible , de poste à poste
dans un ordre logique , et se rapprochant le plus possible de la base de fragmentation .

Equilibrage Réel

DEFINITION

L’équilibrage c’est l’action de répartir le travail entre chaque opérateur, de façon à affecter à
chacun un temps de travail en tenant compte des compétences et la moyenne d’activité de
chacun

CREATECH - JF Lacour - 18 - Mars 08


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BUT DE L’EQUILIBRAGE

Le but de l’équilibrage est d’organiser la chaîne de production pour adapter les moyens de
l’atelier à l’avancement de la production.

PROCEDURE D’EQUILIBRAGE

¾ Faire la gamme des opérations concernées par l’équilibrage (Inscrire les opérations, ou
le total de celle-ci, qui n’est pas concerné par l’équilibrage.)

¾ Préparer les calculs, sur le « Tableau des compétences pour équilibrage réel »
™ Faire la moyenne des activités, du groupe.
™ Inscrire le total des temps, du groupe concerné par l’équilibrage, ainsi que
les totaux des temps, des sections, non équilibrées.
™ Calculer la Base de Fragmentation du groupe à 100% d’activité (Théorique)
et la Base de Fragmentation du groupe à X% de moyenne d’activité (Réelle)

Base de fragmentation à 100% du groupe


Base de Fragmentation à X% =
Moyenne activité groupe

™ Calculer le nombre de pièces, à produire par heure, pour le groupe, à 100%


et à X% d’activité. (Indication nécessaire pour le suivie de sortie horaires)
Nombre de pièces / heure = 60 (mn) /Base de fragmentation (mn)

™ Afin d’éviter des en-cours importants entre le groupe équilibré et les


sections non équilibrées, calculer le nombre de personnes, théoriquement
nécessaires, par sections.
Nombre de personne /section = temps total par section / BF à 100 %

™ Calculer la charge possible, à affecter à chaque ouvrière, en fonction de leur


moyenne d’activité et par rapport à la Base de Fragmentation à X% de
moyenne de groupe.

Moyenne d’activité réelle par ouvrière X BF à X%


Charge à affecter / ouvrière =
100

Remarque : La somme de toutes les charges, doit correspondre, au total des temps du groupe
(à quelque Cmn prés à cause des arrondis)

¾ Equilibrer / Tableau d'équilibrage

™ Affecter les opérations à chaque ouvrière, selon leurs compétences. La


somme des temps, c’est à dire la charge par ouvrière, doit correspondre au
plus prés, à la charge possible à affecter par ouvrière (+ ou – 5%).

CREATECH - JF Lacour - 19 - Mars 08


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Exercice d’équilibrage assisté par ordinateur


ETUDE DE CAS : EQUILIBRAGE EN LIGNE D'UN SOUTIENT DE GORGE
I. Données :
Le bureau de méthode de l’entreprise X veut répartir les charges de travail d’une nouvelle
commande (Soutient de gorge de référence 001254) entre les opératrices de groupe
production, en tenant compte de :
• Nombre des opératrices
• Des allures respectives des ouvrières
• De matérielles disponible dans l’atelier
Le groupe de production vient de terminer une commande semblable.

II. Méthode de travail :


Lancer le logiciel MS-Excel pour faire l’équilibrage en réel de la chaîne de production et
procéder de la manière suivante :

1) Créer un classeur « équilibrage »


2) Saisir dans la 1ère feuille le tableau suivant : nommé « Liste des ouvrières. »

Tableau de compétence
Atelier Saison Réf. Art =
Calculs pou groupe à équilibrer
Temps total du groupe BF.du groupe
à100% =
Effectif Groupe
14 à X% =
Nombre de pièces à l'heure du groupe
à 100% = à X% =
Moyenne Charge
des potentiel
Matricule Nom
activités réelles Charge min Charge max
des opératrices des opératrices par ouvrières
%
001 A 100
002 B 105
003 C 100
004 D 95
005 E 100
006 F 100
007 G 125
008 H 120
009 I 80
010 J 105
011 K 75
012 L 105
013 M 95
014 N 95
Effectif
Allure Moyenne (AM) %

CREATECH - JF Lacour - 20 - Mars 08


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3) Calculer l’allure moyenne de l’équipe :

4) Sur la feuille n°2 de classeur (Gamme de montage) saisir le tableau suivant

Gamme de montage de l'article


Temps
N°op Opérations unitaire
(Cmn) Matériels
1 I-Préparation Bonnet
2 Border galon chapelet 75 PZ1/1
3 couper fils 15 Main
4 assembler bonnet 90 PN1/1
5 Surfiler bonnet 45 MS1/2
6 Rabattre bonnet 35 PN1/1
7 Couper fils 10 Main
II- Préparation pointe
8 Poser biais écaille 20 PN1/1
9 Rabattre biais écaille 20 PN1/1
10 Séparer rabat 10 Main
11 Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1
12 Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main
III-Préparation bonnets +pointes
13 Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1
14 Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe + cranter 45 PN1/1
15 Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur pointe 25 PN1/1
IV- Préparation dos
16 Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1
17 Poser biais demi dos chapelet, couper 25 PN2/2
18 Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1
19 Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1
V-Montage
20 Monter dos sur bonnets 60 PN1/1
21 Rabattre bas pointe 30 PN1/1
22 Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1
23 Rabattre dessous bras 30 PZ1/1
24 Couper + vérifier longueur 10 Main
25 Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1
26 Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1
27 Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2
28 Couper haut côtés 10 Main
29 Séparer couche 5 Main
30 Enfiler armature 20 Main
31 Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1
32 Poser portes et agrafes 75 PZ1/1
33 Visiter + couper fils 180 Main
Temps de fabrication de l'article (Cmn) :
Base de fragmentation à l'allure 100 (BF) : Cmn
Base de fragmentation à l'allure (BFM) : Cmn

CREATECH - JF Lacour - 21 - Mars 08


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5) Calculer le temps total de gamme

6) Calculer la BF à 100% d’activité

7) Calculer la BFM à AM%

8) Calculer le potentiel de chaque ouvrière

9) Calculer le potentiel minimum et le potentiel maximum sachant que la zone


d’équilibrage étant de +ou-5%

10) Dans la 3ème feuille de classeur Saisir le tableau d’inventaire de compétence suivant :

Inventaire des compétences des opératrices


Assemblage bonnet

Pose caoutchouc
Assemblage PN

Assemblage PZ

Opération main
Brodage galon

Pose peluche

Pose agrafes
Pose biais
Rabattage
Surfilage

Visitage
Opérations
b

k
a

l
Ouvrières
A X X X X
B X X X X X X
C X X X X X X
D X X X X X
E X X
F X X X X X
G X X X X X X
H X X X X X
I X X X
J X X X X X X
K X X X X X
L X X X
M X X X
N X X X

CREATECH - JF Lacour - 22 - Mars 08


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11) Dans la 4ème feuille du classeur, créer un tableau selon le modèle suivant

Effectif :
BF=
Opérations TU Matériels
I-Préparation Bonnet
a Border galon chapelet 75 PZ1/1
k couper fils 15 Main
b assembler bonnet 90 PN1/1
c Surfiler bonnet 45 MS1/2
d Rabattre bonnet 35 PN1/1
k Couper fils 10 Main
II-Préparation pointe
f Poser biais écaille 20 PN1/1
d Rabattre biais écaille 20 PN1/1
k Séparer rabat 10 Main
e Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1
k Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main
III-Préparation bonnets +pointes
e Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1
Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe
f + cranter 45 PN1/1
Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur
e pointe 25 PN1/1
IV-Préparation dos
e Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1
f Poser biais demi dos chapelet, couper 25 PN2/2
g Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1
h Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1
V-Montage
e Monter dos sur bonnets 60 PN1/1
d Rabattre bas pointe 30 PN1/1
g Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1
d Rabattre dessous bras 30 PZ1/1
k Couper + vérifier longueur 10 Main
h Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1
e Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1
i Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2
k Couper haut côtés 10 Main
k Séparer couche 5 Main
k Enfiler armature 20 Main
h Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1
j Poser portes et agrafes 75 PZ1/1
l Visiter + couper fils 180 Main
Nom des Ouvrières
Potentiel
Charge effective du poste
% Saturation

CREATECH - JF Lacour - 23 - Mars 08


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Corrigé de l'exercice:

Tableau de compétence
Atelier Saison Réf.Art =
Calculs pou groupe à équilibrer
Temps total du groupe BF.du groupe
à100% =
Effectif Groupe
14 à X% =
Nombre de pièces à l'heure du groupe
à 100% = à X% =
Moyenne Charge
Nom des potentiel
Matricule
des activités réelles Charge min Charge max
des opératrices
opératrices par ouvrières
%
001 A 100 92 89 94
002 B 105 96 93 99
003 C 100 92 89 94
004 D 95 87 85 90
005 E 100 92 89 94
006 F 100 92 89 94
007 G 125 115 111 118
008 H 120 110 107 113
009 I 80 73 71 76
010 J 105 96 93 99
011 K 75 69 67 71
012 L 105 96 93 99
013 M 95 87 85 90
014 N 95 87 85 90
Effectif 14
Allure Moyenne (AM) % 100

CREATECH - JF Lacour - 24 - Mars 08


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Gamme de montage de l'article


Temps
N°op Opérations unitaire
(Cmn) Matériels
1 I-Préparation Bonnet
2 Border galon chapelet 75 PZ1/1
3 couper fils 15 Main
4 assembler bonnet 90 PN1/1
5 Surfiler bonnet 45 MS1/2
6 Rabattre bonnet 35 PN1/1
7 Couper fils 10 Main
II- Préparation pointe
8 Poser biais écaille 20 PN1/1
9 Rabattre biais écaille 20 PN1/1
10 Séparer rabat 10 Main
11 Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1
12 Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main
III-Préparation bonnets +pointes
13 Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1
14 Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe + cranter 45 PN1/1
15 Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur pointe 25 PN1/1
IV- Préparation dos
16 Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1
17 Poser biais demi dos chapelet, couper 25 PN2/2
18 Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1
19 Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1
V-Montage
20 Monter dos sur bonnets 60 PN1/1
21 Rabattre bas pointe 30 PN1/1
22 Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1
23 Rabattre dessous bras 30 PZ1/1
24 Couper + vérifier longueur 10 Main
25 Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1
26 Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1
27 Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2
28 Couper haut côtés 10 Main
29 Séparer couche 5 Main
30 Enfiler armature 20 Main
31 Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1
32 Poser portes et agrafes 75 PZ1/1
33 Visiter + couper fils 180 Main
Temps de fabrication de l'article (Cmn) : 1285
Base de fragmentation à l'allure 100 (BF) : Cmn 91,8
Base de fragmentation à l'allure (BFM) : Cmn 91,8

CREATECH - JF Lacour - 25 - Mars 08


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TABLEAU D'EQUILIBRAGE

Effectif :
BF=
Opérations TU Matériels
I-Préparation Bonnet
a Border galon chapelet 75 PZ1/1 0 0 75 0 0 0 0 X 0 0 X 0 0 0
k couper fils 15 Main X X 15 X X X X X X X X X X X
b assembler bonnet 90 PN1/1 0 0 0 90 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
c Surfiler bonnet 45 MS1/2 45 0 X 0 0 0 0 0 0 0 0 0 X X
d Rabattre bonnet 35 PN1/1 35 X 0 X 0 X X 0 0 0 0 0 0 0
k Couper fils 10 Main 10 X X X X X X X X X X X X X
II-Préparation pointe
f Poser biais écaille 20 PN1/1 0 20 0 X 0 X X 0 0 X X 0 0 0
d Rabattre biais écaille 20 PN1/1 X 20 0 X 0 X X 0 0 0 0 0 0 0
k Séparer rabat 10 Main X 10 X X X X X X X X X X X X
e Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1 X 25 X X X X X X X X X X 0 0
k Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main X 20 X X X X X X X X X X X X
III-Préparation bonnets +pointes
e Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1 X X X X 60 X X X X X X X 0 0
Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe
f + cranter 45 PN1/1 0 X 0 X 0 X X 0 0 X 45 0 0 0
Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur
e pointe 25 PN1/1 X X X X X X X X X X 25 X 0 0
IV-Préparation dos 0 0 0 0 0 0 X 0 X 0 0 0 0
e Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1 X X X X 30 X X X X X X X 0 0
f Poser biais demi dos chapelet, couper 25 PN2/2 0 X 0 X 0 X X 0 0 25 X 0 0 0
g Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1 0 X 0 0 0 X X X 0 30 X 0 0 0
h Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1 0 0 X 0 0 0 X 0 X 40 0 0 0 0
V-Montage
e Monter dos sur bonnets 60 PN1/1 X X X X X 60 X X X X X X 0 0
d Rabattre bas pointe 30 PN1/1 X X 0 X 0 30 X 0 0 0 0 0 0 0
g Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1 0 X 0 0 0 X 30 X 0 X X 0 0 0
d Rabattre dessous bras 30 PZ1/1 X X 0 X 0 X 30 0 0 0 0 0 0 0
k Couper + vérifier longueur 10 Main X X X X X X 10 X X X X X X X
h Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1 0 0 X 0 0 0 45 0 X X 0 0 0 0
e Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1 X X X X X X X 45 X X X X 0 0
i Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2 0 0 0 0 0 0 0 65 0 X 0 0 0 0
k Couper haut côtés 10 Main X X X X X X X X 10 X X X X X
k Séparer couche 5 Main X X X X X X X X 5 X X X X X
k Enfiler armature 20 Main X X X X X X X X X X X 20 X X
h Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1 0 0 X 0 0 0 X 0 60 X 0 0 0 0
j Poser portes et agrafes 75 PZ1/1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 75 0 0
l Visiter + couper fils 180 Main 0 X X 0 0 0 0 0 0 0 0 0 90 90
Nom des Ouvrières A B C D E F G H I J K L M N
Potentiel 92 96 92 87 92 92 115 110 73 96 69 96 87 87
Charge effective du poste 90 95 90 90 90 90 115 110 75 95 70 95 90 90
% Saturation 98 99 98 103 98 98 100 100 102 99 102 99 103 103

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PHASE 7 : LE CHRONOMETRAGE ET LES CONTROLES DE PRODUCTION

1. Les unités de temps

Pourquoi mesurer les temps de fabrication ?

Si l’on peut considérer que le français Henri FAYOL (1841-1925) et l’américain TAYLOR
(1866-1915) sont à l’origine de la constitution des bases de la mesure des temps et de
l’organisation scientifique du travail, Léonard DE VINCI au 15ème siècle et VAUBAN au
17ème siècle ont été les premiers à quantifier le temps nécessaire pour accomplir les tâches
pour les ouvriers et pour pouvoir ainsi les payer au regard du travail réalisé.

Depuis les années 50 ces techniques se sont considérablement développées, et l’on peut dire
que c’est devenu la base même des organisations des pays occidentaux et des états unis
d’Amérique.

Comment pourrions nous, sans cela déterminer à priori des prix de revient, élément capital de
l’entreprise puisqu’il détermine le bénéfice ou la perte ?
Comment pourrions-nous définir des délais de livraison ?
Comment faire pour réguler le travail ?
Comment améliorer les méthodes sans analyse fine ?
Comment encourager, voir récompenser le personnel sans mesure ?

Les techniques de mesure des temps sont nombreuses, mais nous citerons les trois les plus
utilisées, le chronométrage, les observations instantanées, les standards de temps, qui utilisent
chacune des unités parfois différentes.

Nous avons l’habitude d’utiliser quotidiennement des unités de temps : les heures, les
minutes, les secondes pour mesurer le temps passé ou estimer une durée.

Dans l’industrie ces unités ne sont pas assez petites pour mesurer des opérations répétitives, si
bien que nous serions contraints de parler en fraction de seconde, ce qui deviendrait
rapidement ingérable.

Dans l’industrie, 3 unités sont utilisées pour qualifier des temps de production :

- Le centième de minute : CMN utilisé pour le chronométrage, les gammes opératoires.

--Le dix millième d’heure : DMH utilisé dans certaines entreprises textiles, à la place du
CMN.

- le cent millième d’heure : CMH ou TMU (Method Time United).


Cette unité est surtout utilisée pour chiffrer les analyses des micromouvements et l’utilisation
des temps prédéterminés. (Tables MTM)

CREATECH - JF Lacour - 27 - Mars 08


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Pourquoi mesurer les temps de fabrication ?

Si l’on peut considérer que le français Henri FAYOL (1841-1925) et l’américain TAYLOR
(1866-1915) sont à l’origine de la constitution des bases de la mesure des temps et de
l’organisation scientifique du travail, Léonard DE VINCI au 15ème siècle et VAUBAN au
17ème siècle ont été les premiers à quantifier le temps nécessaire pour accomplir les tâches
pour les ouvriers et pour pouvoir ainsi les payer au regard du travail réalisé.

Depuis les années 50 ces techniques se sont considérablement développées, et l’on peut dire
que c’est devenu la base même des organisations des pays occidentaux et des états unis
d’Amérique.
Comment pourrions nous, sans cela déterminer à priori des prix de revient, élément capital
de l’entreprise puisqu’il détermine le bénéfice ou la perte ?
Comment pourrions-nous définir des délais de livraison ?
Comment faire pour réguler le travail ?
Comment améliorer les méthodes sans analyse fine ?
Comment encourager, voir récompenser le personnel sans mesure ?
Les techniques de mesure des temps sont nombreuses, mais nous citerons les trois les plus
utilisées, le chronométrage, les observations instantanées, les standards de temps, qui utilisent
chacune des unités parfois différentes.

Tableau de correspondance des unités de temps :


1/100
1/100 1/10 000
000
HEURE MINUTE SECONDE minute d'heure d'heure
H MN S CMN DMH TMU

1 HEURE 1 60 3600 6000 10 000 100 000

1 MINUTE 0,0166 1 60 100 166,66 1666,66

1
0,000277 0,0166 1 1,66 2,77 27,77
SECONDE

1/100 de
minute 0,000166 0,01 0,6 1 1,66 16,66
CMN
1/10 000
d'heure 0,0001 0,006 0,36 0,6 1 10
DMH
1/100
000
d'heure 0,00001 0,0006 0,036 0,06 0,1 1
TMU

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2. Principes de base du chronométrage

Avant d’entreprendre une action de chronométrage il convient de prendre un certain nombre


de précautions si l’on veut obtenir le résultat escompté.

- Tenir compte des conditions psychologiques :

L’agent d’étude qui exécute généralement ce travail doit expliquer à la maîtrise les raisons de
l’intervention.
En collaboration avec les responsables de groupe, une observation du poste doit avoir lieu
avec une observation de la méthode actuelle, parfois une critique et l’élaboration d’une
nouvelle méthode si besoin.

Après avoir constaté une stabilité du poste, le chronométreur informe l’ouvrière du travail
qu’il va effectuer. Il doit s’établir un climat de confiance. Il recueille les remarques de
l’ouvrière concernant son travail, et s’assure qu’il est dans de bonnes conditions.
(Qualification, respect du mode opératoire, accoutumance au poste, méthode au poste, bon
approvisionnement, activité normale, etc.)

La feuille de chronométrage :

Elle comporte en général :


- Le nom ou la référence du modèle
- Le type de produit et la saison de fabrication
- Le nom de l’opération (ex : coulissage, col) ou phase
- Le matériel et les équipements du poste
- Le nom de l’opérateur
- La date du chrono
- La taille (ou les tailles des articles chronométrés)
- Le nombre de points au centimètre
- Le croquis de l’opération
- Le croquis du poste, éventuellement
- Une case mentionnant le temps alloué de l’opération avec l’unité de temps
employée
- Une colonne pour noter la décomposition de l’opération, en éléments de
travail, chiffrables. (Ex : saisir dessus + dessous, et superposer, engager sous
P.P., piquer 1 er côté, etc.…)
- Des colonnes pour noter les temps et les jugements d’allure correspondants
- Eventuellement, des colonnes permettant le dépouillement des éléments,
directement sur la même feuille.

CREATECH - JF Lacour - 29 - Mars 08


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Matériel de chronométrage :

- Une planchette munie d’un porte chrono et d’une pince pour fixer les feuilles
de chronométrage.
- En principe 2 chronomètres (l’un servant à boucler le cycle complet des phases
chronométrées, l’autre servant à noter les temps de chaque élément) dans le cas de
chronomètres mécaniques.
- Ou un chronomètre électronique avec
- Un stylo en état de fonctionnement
- Quelques feuilles de chronométrage
- Une calculatrice pour dépouiller les relevés de temps.
NB : Ne jamais bloquer le chronomètre mécanique après usage, ce qui détériorerait le
ressort.
Toujours, s’assurer que le chronomètre est remonté avant de commencer les relevés,
pour éviter un arrêt de celui-ci.

3. Le jugement d’allure

L’allure d’un opérateur, c’est la vitesse plus ou moins rapide avec laquelle il effectue
des mouvements. La définition la plus courante est : ’’L’allure d’un opérateur est la
vitesse instantanée de production d’un effet utile’’. Ceci en ce qui concerne le travail
humain.
En fait, l’allure dépend aussi (en dehors de la vitesse), de la précision des mouvements
accomplis, de la méthode de travail avec le respect d’un mode opératoire bien défini,
et de la qualité du travail accompli.

Le jugement d’allure permet de ramener les temps relevés à ’’l’allure de référence’’.

L’Allure de référence, c’est l’allure à laquelle on se réfère, c’est-à-dire l’allure


’’étalon’’, ou encore l’allure ’’modale’’. Pour notre cas, nous utiliserons l’allure de
référence 100 du BTE, qui est l’allure du plus grand nombre d’opérateurs, ainsi qu’une
allure moyenne. C’est une allure qu’un opérateur peut tenir sans dommage pour sa
santé, pendant toute la journée. Il s’agit d’un opérateur normalement doué, entraîné et
formé.
L’allure moyenne suppose que l’opérateur soit dans un bon état physique et psychique,
et que l’exécution du travail soit correcte tant qualitativement que quantitativement.

Le chronométreur doit posséder parfaitement la représentation de l’allure de référence


et doit être en mesure de comparer l’allure réelle de l’opérateur à l’allure de référence.
Cela demande un entraînement assidu, et des recyclages périodiques.

CREATECH - JF Lacour - 30 - Mars 08


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Citations du BTE :
y L’allure minimale se situe à 65
y L’allure maximale à 135.

Au-delà, il ne semble pas possible de porter un jugement, car la sensibilité du


chronométreur s’émousse.

Deux règles sont à respecter pour établir des temps avec JA.
1° Il faut porter le JA, avant la fin de la fraction de l’élément.
2° Ensuite, il faut noter le temps relevé.

Ces règles imposent donc :


- que l’élément à chronométrer avec JA, soit observable, et que le temps de
l’observation soit suffisamment long pour permettre de juger et de reporter le temps.

- qu’en principe, il est pratiquement impossible de juger un élément dont le temps est
< que 10 dmh ou 6 cmn.
- que le temps de l’élément ne soit pas trop long non plus, car dans ce cas, l’opérateur
peut varier son allure, et le chronométreur ne peut plus juger valablement la valeur de
l’élément.

Le Jugement Global d’Activité (J.G.A.) :

Lorsque l’on ne peut pas émettre un J.A. ou un J.E., dans le cas d’allure anormale de
l’opérateur, ou dans le cas d’un poste non stabilisé, et que l’on veuille tout de même
estimer un temps (exemple = chrono d’étude), on porte un J.G.A.

Le J.G.A. est une simple estimation de l’allure de l’opérateur par rapport à l’allure
moyenne, sans la précision du J.A. ou du J.E. (erreur + ou – 10 %). On utilisera donc
le J.G.A. qu’en dernier recours, pour déterminer un temps de référence. La valeur de
ce jugement dépendra beaucoup de la connaissance, par le chronométreur, du travail
analysé.

Détermination du nombre de chronos à effectuer :


(Origine BTE et Institut de Gestion Industrielle Scientifique)

CREATECH - JF Lacour - 31 - Mars 08


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- Procédure :

9 Faire un minimum de 10 relevés

9 Calculer la différence entre le plus petit temps et le plus long. Calculer le temps
moyen. Se reporter au tableau et y lire le nombre de relevés à effectuer. Si le
nombre de relevés à faire est de 20, refaire à nouveau 10 relevés.

9 Plus la différence est grande par rapport au temps moyen, plus il faut faire des
relevés, car ceci indique un taux d’aléas élevé. Il n’en reste pas moins que si le
taux d’aléas est élevé, il faudra analyser les causes des irrégularités de temps
(’’tops’’ début et fin mal définis, mauvaise volonté de l’opérateur ou ’’trucage’’,
mode opératoire non stabilisé), mais la moyenne des relevés plus nombreux, sera
plus sûre que celle déterminée par 10 relevés.

Décomposition des Temps :

Travaux fréquentiels :
(Tf)

9 Approvisionnement et évacuation du poste


9 Relevés des tickets ou inscription sur fiches de production
9 Mise en place, réglage et dégagements d’accessoires divers (guide, équipements,
gabarits, etc.…)
9 Changement ou pivotement de poste
9 Changement de fil

Travaux cycliques ou travaux unitaires :


(TU)

9 Fractions des éléments répétitifs classées :


 En temps humains (Tm – travail manuel)
 En temps technologiques (Tt – machine)
 En temps techno-manuel (Ttm – manuel + machine)

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Les irrégularités :
(I)

9 Les irrégularités liées au travail, dont le temps n’apparaît pas en clair, mais qui
vont se retrouver sur des différences de temps entre eux (ex : hésitations,
maladresses, non respect du mode opératoire…). Visuellement, elles sont
difficiles à localiser, on retrouve leurs traces dans le taux d’aléas excessif.

9 Les irrégularités liées au travail, dont on comptabilise le temps en clair (casse


d’aiguille, casse de fils, changement de canette, défauts, retouches, incidents
divers liés au type de matériel).
9 Ces irrégularités donneront lieu à un coefficient majorateur.

9 Les irrégularités extérieures au travail (attentes, pannes, discussions techniques, besoins


personnels...).

Les coefficients majorateurs :

Ils sont appliqués sur chaque temps de référence (ou To), et permettent d’obtenir un
temps théorique (ou Th). En effet, par expérience, nous savons que l’accomplissement
répété d’une tâche quelconque au cours d’une journée de travail entraîne de la fatigue
chez l’opérateur et que celui-ci ne peut pas respecter le temps de référence également
pendant 8 heures.
Il est donc nécessaire de majorer le temps de référence en tenant compte de la fatigue
et des irrégularités normales liées au travail, selon le type de matériel employé.

Chaque entreprise peut établir ses propres coefficients majorateurs en fonction des
conditions de travail et des observations faites pendant une période donnée.

(Ex : Temps relevés avec irrégularités : moyenne 92 cmn


Temps relevés sans irrégularités : moyenne 81 cmn

Coefficient 92 = 1,13
81
Mais dans ce cas, il y a le risque de ne jamais obtenir le même coefficient).

Pour déterminer des coefficients fiables, il faut mesurer pendant une période assez
longue, tout ce qui peut se produire sur les différents postes (ex : OI – Observations
instantanées).

Dans les manuels d’organisation, nous retrouvons des tableaux établis pour les
entreprises de confection, et qui permettent d’appliquer des coefficients homogènes.
(Pour les nouveaux matériels, type robot, il convient de recalculer les coefficients).

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TABLEAU DES COEFFICIENTS MAJORATEURS


Incidents
Type de Travaux + Type de Nb (irr.liées % en +
Type de points et fils Physiologiques Fréquentiels
coeff.applicables Machine aig. au travail)
Tps perso. Fatigue Casse-fils chgt.canette Total
1 4 4 3 2 5 18
point noué (piqueuse) 2 4 4 5 4 6 23
3 4 4 6 6 8 28
4 4 4 7 8 10 33
1 fil 1 4 4 2 3 13
2 fils 1 4 4 2,5 3,5 14
Machine 2 4 4 3 4 15
plate 3 4 4 3,5 4,5 16
chaînette 4 4 4 4 5 17
2 fils x 2 5 4 4 4,5 5,5 18
6 4 4 5 6 19
7 4 4 5,5 6,5 20
T 8 4 4 6 7 21
R 3 fils 2 4 4 3,5 4,5 16
Technico - recouvre-
A 4 fils 3 4 4 4,5 5,5 18
humain ment
V (coefficient 4 fils 2 4 4 3,5 5,5 17
A applicable au Machine zig- 1 4 4 3 2,5 5,5 19
point noué (piqueuse)
U temps pendant zag 2 4 4 5 5 7 25
X lequel la machine Mach.Pt.T point noué (navette) 1 4 4 3 2,5 5,5 19
travaille) 1 fil 1 4 4 2 3 13
2 fils 1 4 4 2,5 3,5 14
chaînette
D Surjeteuse 3 fils 1 4 4 3 4 15
E 4 fils 2 4 4 4 5 17
safety 5 fils 2 4 4 4,5 5,5 18
chaînette 2 fils 2 4 7 3 4 18
P 4 fils 2 4 7 4 5 20
Bras déporté
I flatlok 6 fils 4 4 7 5 6 22
Q point noué (navette) 2 4 7 5 4 6 26
U chaînette 1 fil 1 4 3 2 2 11
Arrêts
A point noué (navette) 1 4 3 3 2 2 14
G chaînette 1 fil 1 4 4 2 3 13
Pose boutons
E point noué (navette) 1 4 4 3 2 3 16
chaînette 1 fil 1 4 3 2 3 12
Boutonnières
point noué (navette) 1 4 3 3 2 5 17
Boutonnières draperie 1 4 3 3 4 14
manipulation, dégagement,contrôle
saisir, évacuer, déplacer, lier, retourner,
4 3 3 10
dégager, ramener, couper fils, vérifier,
compter
Manuels (tps
pendant lequel la préparation, présentation
ajuster, positionner, épingler, engager,
machine ne 4 3 5 12
orienter, transférer, pointer, plier précis,
travaille pas)
tracer
compléments d'opérations
fendre, dégarnir, cranter, ressortir angle, 4 3 6 13
mesurer
Travail main Finition (aiguille) 4 3 5 12
Coupe ciseaux mains 4 4 7 15
Coupe machine (tip-top…..) 4 4 8 16
Coupe
Coupe scie à ruban 4 4 8 16
Matelassage 4 4 6 14
Repassage fer 4 8 3 15
Presse + Fer Presse (automatique ou semi-auto) 4 8 3 15
Presse (mécanique avec pédales) 4 11 3 18

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Dépouillement des relevés chronométriques :

- But du dépouillement :

Le dépouillement permet de déterminer le temps de travail des éléments, et de


l’opération, en faisant la moyenne des allures de l’opérateur, de façon à obtenir un
temps alloué à 100.

- Méthodes utilisées :

9 1° La méthode arithmétique :

Cette méthode est très précise, mais longue.


Pour chaque élément, on calculera la moyenne de temps et de J.A ou de J.E.
L’inconvénient principal réside dans le fait que cette méthode ne fournit aucune
indication sur la dispersion des résultats, sauf si l’on calcule le taux d’aléas qui permet
de cerner les variations entre les minis et les maxis.

y Exemple de dépouillement arithmétique d’un élément avec JA :


Colonne JA : 85 – 100 – 90 – 95 – 100 – 105 – 95 – 85 – 95 – 100
Colonne Tps : 48 – 40 – 45 – 42 – 41 – 39 – 43 – 49 – 44 – 40
Moyenne JA : 950/10 = 95
Moyenne Tps : 431/10 = 43,10 cmn (élément Ttm)
Temps de référence (To) : 95 x 43,10 = 40,9 cmn
100

Temps théorique unitaire (Th) : Fréquence 1 = 40,9 x coeff. 1,20


= 49,1 cmn

Temps alloué (Ta) : Fréquence 2 = 49,1 x 2 = 98 cmn

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4. le contrôle de production

Fonction : Etude de production

Procédure : Exécution d'une étude de production

BUT - Analyse des temps productifs et improductifs


- Contrôler la capacité de l’ouvrière
- Recaler l’équilibrage du groupe

FORMULAIRE - Etude de production


RESPONSABLE - Monitrice de formation, agent de méthodes
PROCEDURE
Responsable Action
Agent de méthodes et 1. Prépare le matériel nécessaire à l’étude : chronomètre,
monitrices de formation formulaire, stylo etc…
2. Informe le chef d’équipe qu’il va entreprendre une
étude de production sur une opératrice de sa section et
lui en explique les raisons
3. Explique à l’opératrice les raisons de son étude et
comment elle va être exécutée
4. S’assure d’avoir suffisamment de travail à disposition
pour toute la durée de l’étude
5. S’assure que les conditions de la machine et de la méthode
utilisée sont correctes pour l’étude
6. Remplit l’en-tête de l’étude de production
7. Se place à l’endroit le plus approprié pour faire l’étude
(normalement à gauche de l’opératrice, toujours debout)
8. Continue l’étude pour une durée minimum de 60 à 120
minutes, voir ½ ou 1 journée
9. Dépouille l’étude
10. Explique les résultats de l’étude à l’opératrice
11. Instruit l’opératrice si nécessaire
12. Discute les résultats de l’étude de production avec le
chef d’équipe et l’informe des instructions données à
l’opératrice
13. Détermine en liaison avec le chef d’équipe de
l’éventuelle action corrective à mener
14. Classe l’étude de production

CREATECH - JF Lacour - 36 - Mars 08


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Fonction : Etude de production

Procédure : Exécution d'une étude de production

Avant l’étude
1. Modèle:
9 Inscrire le nom du modèle observé pendant l’étude

2. Opération :
9 Nom de l’opération étudiée

3. Date :
9 Date à laquelle l’étude de production est faite

4. Analyseur :
9 Nom de la personne faisant l’étude

5. Opérateur :
9 Inscrire le nom de l’opératrice

6. Matériel et vitesse:
9 Inscrire la marque et la classe de la machine utilisée
9 Inscrire la vitesse maximale de la machine utilisée pendant l’étude

7. Points / cm:
9 Inscrire le nombre de points par cm mentionné sur la norme de qualité
pour cette opération

8. TA
9 Temps alloué pour l’exécution de l’opération pour une pièce

9. Coeff.majorateur :
9 Inscrire le pourcentage de majoration prévu

10. Moyenne activité réalisée précédemment :


9 Inscrire la production moyenne actuelle journalière de l’opératrice

Au cours de l’étude
11. Heure début d’étude
9 Inscrire l’heure exacte à laquelle l’étude a débuté

12. Quantité du paquet :


9 Inscrire dans cette colonne le nombre de pièces (par paquet) fabriquées
pendant l’étude
CREATECH - JF Lacour - 37 - Mars 08
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13. Travail produit.


9 Inscrire dans cette colonne les temps relatifs au travail productif

14. Cht. Paquet :


9 Inscrire dans cette colonne les temps relatifs au changement de paquet

15. Chgt. Fil, Chgt. canette, Retouches, Réglage machine, casse fil :
9 Inscrire dans ces colonnes les temps relatifs au changement de fil ou de
canette, retouche, réglage machine ou casse fil

16. Temps personnel:


9 Inscrire dans cette colonne les temps relatifs aux besoins personnels de
l’ouvrière

17. Temps divers :


9 Inscrire dans cette colonne les temps relatifs aux incidents non encore
mentionnés

18. Description des divers :


9 Inscrire brièvement la nature du temps relevé et inscrit dans la colonne Tps
divers

Analyse des résultats

19. Heure fin :


9 Inscrire l’heure exacte à laquelle l’étude est terminée

20. Bouclage contrôle :


9 Inscrire le temps écoulé en minutes pendant lequel c’est déroulé l’étude

21. Temps total par catégorie :


9 Inscrire sous chaque colonne le total des temps observés pour chaque
catégorie d’incidents

22. % / TP + CP:
9 Calculer puis inscrire le pourcentage de chaque catégorie d’incident mis en
relation sur TP + CP (travail productif + changement de paquet)

23. Durée temps total :


9 Inscrire le temps total de l’étude effectif et productif selon la formule
indiquée

CREATECH - JF Lacour - 38 - Mars 08


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24. Quantités Nombre de pièces :


9 Inscrire la quantité totale des pièces produites durant l’étude

25. Temps moyen :


9 Calculer selon la formule indiquée et inscrire le temps moyen par pièce
effectif et productif

26. Prod. Journ. Potentielle :


9 Calculer selon la formule indiquée et inscrire la quantité potentielle de
pièces que pourrait produire l’ouvrière en effectif et productif

27. Prod. Journ. Exigée :


9 Calculer selon la formule indiquée la quantité de pièces que l’ouvrière
devrait produire en une journée selon le TA (Temps alloué) et l’inscrire

28. Eff. % :
9 Calculer selon la formule indiquée le pourcentage d’efficience réalisé par
l’ouvrière durant l’étude puis l’inscrire en effectif et productif

29. Activité / jour :


9 En fin de journée, calculer l’activité journalière de l’opératrice contrôlée

30. Perte productivité / jour :


9 Inscrire la perte de productivité / jour selon la formule :

% efficience / jour _ Activité / jour


* 100
% efficience / jour

31. Programme à suivre :


9 Inscrire brièvement les actions à réaliser suite à l’étude entreprise

Cf. Tableau en page suivante.

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MODELE ETUDE DE PRODUCTION Heure début : 11


1

OPERATIONS : Matériel + vitesse : Heure fin : 19


26
Pts/cm Bouclage contrôle: 20
7
temps alloué = TA=
cmn 8
Date : Analyseur : Opérateur: Coeff majorateur:
3 4 5 9
Moyenne activité réalisée précédemment : Act/ jour: Perte productivité / jour:
10 29 30

Qté du Travail effectif prod. (TP) Chgt Chgt Fil Chgt Retouches Réglage Casse fil Tps Tps Description
paquet 13 paquet Canette mach. perso divers des divers
12 (CP) 14 15 15 15 16 17 18

Temps total par catégorie 21

% par rapport TP + CP 22

Analyse de résultats A B C D E F
Durée Quantité articles Temps moyen Production / jour potentielle - Production Efficience en % durant
totale fabriqués pendant réalisé en cmn en nbre de pièces journalière exigée le contrôleD/E*100
contrôle A/B 48000/TA en cmn
Total temps passé cmn p. cmn 48000 cmn p. p. %
23 24 25 /C 26 27 28
Temps Productif (TP cmn p. cmn 48000 cmn p. p. %
+ CP) /C*coeff
maj,

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PHASE 8 : TABLEAUX DE BORD DE SUIVI DE LA PRODUCTION

1. Rôle d’un tableau de bord

Qu’est-ce qu’un tableau de bord ?

Par définition un tableau de bord est un support sur lequel sont disposés les appareils de
commande et de contrôle (d’un véhicule)

C’est également l’ensemble du dispositif d’informations qui permettent de contrôler la bonne


marche (d’une activité ou d’une société).

Plutôt comme celui-ci ?

CREATECH - JF Lacour - 41 - Mars 08


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Ou plutôt comme celui là ?

Un tableau de bord doit comprendre les éléments nécessaires et suffisants au suivi de son
activité.

Trop d’informations nuit a l’information.

Mieux vaut suivre 1 seul document, mais régulièrement mis à jour et comportant pour vous
les éléments qui vous intéressent et pour lesquels vous êtes jugé que de se retrouver au milieu
de dizaines de documents à remplir et qui ne sont souvent déjà plus d’actualité.

En production certaines données sont à suivre, car elles conditionnent le fonctionnement


même de l’entreprise. (Le rendement de la chaîne, des ateliers, les rendements individuels, les
minutes produites, les suivi qualité, les quantités produites, expédiées, le chiffre d’affaire, les
absences, les consommations matières, etc.)

Au milieu de toutes ces informations, quels sont celles que vous souhaiteriez avoir
absolument pour connaître la marche de votre section ?

A partir de votre besoin, essayez de faire un suivi présenté sous forme de tableau.

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L'efficience d'un atelier peut se mesurer au moyen des trois paramètres :

9 Le rendement
9 L'activité
9 Les hors standards

La mesure pourra être appliquée :

9 A l'atelier complet
9 A un groupe de personnes
9 A des opératrices individuellement
9

RENDEMENT
Le rendement est la mesure de l'efficience brute d'un poste ou d'un groupe de production.

C'est le rapport entre le temps produit et le temps de présence et il s'exprime en pourcentage

Temps produit
X 100
Rendement =
Temps de présence

Temps produit = Tps de gamme X Qté produite


Temps de présence : c'est le temps passé par la personne objet de la mesure au sein de
l'entreprise et payé.

Exercice d'application:

Calcul de rendement d'un groupe de travail :


Effectif : 30 personnes
Temps de gamme : 20 mn
Horaire de travail : 8h30mn
Production / j = 650 pièces

Rendement = 650 X20 / 510 X30 = 85 %

L'ACTIVITE
L'activité permet de mesurer l'efficience de l'atelier ou du poste de travail en excluant les
aléas.
C'est le rapport entre le temps produit et le temps contrôlé.
Temps contrôlé = temps de présence – hors standards

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LES HORS STANDARDS

Ce sont des perturbations d'assez longue durée (supérieures à 10 mn) survenant à un atelier ou
à un poste et qui donne généralement lieu à des tickets compensateurs.
Ces perturbations (irrégularités ou aléas) sont de même nature que celles entrant dans la
composition du coefficient majorateur des temps de référence.
C'est à dire :

9 Panne machine
9 Attentes approvisionnement
9 Discussions techniques
9 Problèmes de qualité

La monitrice d'atelier devra dans son rôle d'animatrice œuvrer pour réduire les hors standards.
L'efficience de l'atelier augmente quand les hors standards baissent. Les hors standards en
effets sont des temps morts, qui très souvent

Exercice d'application :

Calcul de l'activité d'un groupe


Effectif : 30 personnes
Temps de gamme : 20 mn
Horaire de travail : 8h30mn
Production / j = 650 pièces
Hors standards relevés = 350 mn

20 x 650
Activité de groupe = X 100 = 87 %
((510 x 30)-350)

L'activité est souvent liée au salaire de la main d'œuvre, c'est la raison pour laquelle on fait
intervenir les hors standards qui sont indépendants de la volonté de l'opératrice.
Dans le cas de travail sans perturbations, l'activité serait égale au rendement, mais c'est un cas
exceptionnel.
Le responsable d'un groupe de travail doit contrôler ces trois indices et toujours agir pour les
améliorer.
Très souvent, on pratique des calculs bi-horaires.

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Etude de cas : Suivi de rendement

Objectif :

Utiliser le tableur MS-Excel pour faire le suivi du rendement d'un atelier de confection

Données :

Une entreprise de confection désire utiliser MS-Excel pour faire le suivi de rendement
journalier et par semaine de l'atelier.
On vous propose de procéder de la façon suivante :

1) Créer un classeur que vous enregistrer sous le nom " rendement. XLS "
2) Dans la première feuille de votre classeur (feuil1), que vous appelez "Opératrices»,
entrez la liste des ouvrières :

A B
1 Matricule Nom de l'opératrice
2 1 Ines
3 2 Najet
4 3 Ahlem
5 4 Houda
6 5 Thouraya
7 6 Souad
8 7 Sihem
9 8 Leila
10 9 Hanen
11 10 Noura

3) Dans la deuxième feuille de votre classeur (feuil2) que vous appelez "Gamme", entrez
la gamme suivante :

A B C D
1 Code article : 362 Désignation :
2 Genre : Homme Taille : S-M-L
3
4 N° Opération Matériel Temps
5 0 0
6 1 Préparation col Surjeteuse 3 fils 45
7 2 Glaçage col 301 60
8 3 Ourlet bas Recouvreuse 60
9 4 Montage col Surjeteuse 3 fils 65
10 5 Glaçage manche Recouvreuse 60
11 6 Montage manche Surjeteuse 3 fils 55
12 7 Surpiqûre manche 301 45
13 8 Poser biais Surjeteuse 3fils 60
14 9 Fermer côté Surjeteuse 3 fils 60
15 10 Eplucher Ciseaux 45
16 11 Contrôle final Main 45
17 12 Repassage fer 50
18 Temps de fabrication ?

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- Calculer le temps de fabrication de l'article

4) Dans la 3ème feuille (feuil3) que vous appelez "rendement Lundi", créer et compléter
le tableau suivant en utilisant les formules adéquates :

A B C D E F G H I J K L M N
1 Jour: Lundi Temps de présence / jour 540
(mn)
2 Opératrices Opération 1 Opération 2 Opération 3 Opération 4 T.Prod Ren
3 Matricul Nom Abs Prés Num Qté Num Qté Num Qt Num Qté (mn) d %
e (mn) (mn) é
4 1 ? 0 ? 1 100 3 200 ? ?
5 2 0 3 10 5 100 1 35
0
6 3 0 8 200 3 150
7 4 30 1 300 10 120 2 10
0
8 5 0 5 400 2 200
9 6 0 2 200 6 100 6 10 6 120
0
1 7 60 9 300 11 50 7 10
0 0
1 8 0 3 150 5 150 3 10
1 0
1 9 0 7 100 7 400
2
1 10 0 12 120 4 120 2 15 2 100
3 0
1 Total. Absence ?
4
1 Total temps présence : ?
5
1 Total temps productif ?
6
1 Rendement moyen de l'atelier ?
7

Sachant que :
- Temps productif = Σ (temps de l'opération * qté)
- Rendement (%) = Temps productif / Temps de présence

5) Pour calculer les rendements journaliers du mardi au samedi , on vous propose


d'effectuer une copie de ce tableau dans les feuilles 4,5,6,7 et 8 que vous appellerez
"rendement mardi" , "rendement mercredi", "rendement jeudi", "rendement vendredi" ,
"rendement samedi" (le samedi les ouvrières travaillent de 8h à 13h )

CREATECH - JF Lacour - 46 - Mars 08


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6) Dans la feuille 9 de votre classeur (feuil 9), créer un tableau récapitulatif pour le calcul
du rendement hebdomadaire des ouvrières et de l'atelier

A B C D E F G H I
1 Calcul du Temps de présence hebdo. (mn) :
rendement 3000
hebdomadaire
2 Opératrices rendements
3 Matricule Nom Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Rend.
hebdo
4 1
5 2
6 3
7 4
8 5
9 6
10 7
11 8
12 9
13 10
14 Rendement de
l'atelier

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2. Tableaux de suivi de la performance (Activité, rendement, aléas,)

TABLEAU DE PERFORMANCE

GROUPE N° RESPONSABLE: SEMAINE N°

MINUTES CUMUL MINUTES Cumul


Heures des relevés PERF PERF Qté sorties Qté
sorties
présence produites présence produites
11 H
LUNDI 15 H
18 H
11 H
MARDI 15 H
18 H
11 H
MERCREDI 15 H
18 H
11 H
JEUDI 15 H
18 H
11 H
VENDREDI 15 H
18 H
10 H
SAMEDI 12 H

SEMAINES S1 S2 CUMUL S3 CUMUL S4 CUMUL S5 CUMUL

MN Présence

MN Produites

Performance

CREATECH - JF Lacour - 48 - Mars 08


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PHASE 9 : LA GESTION DE LA QUALITE

1. Règles de la qualité

Il exista plusieurs définitions de la qualité :

9 Manière d’être, bonne ou mauvaise de quelque chose, état caractéristique : qualité


d’une étoffe
9 Supériorité, excellence, en quelque chose : Préférer la qualité à la quantité
9 Ce qui fait le mérite de quelqu’un : Il a de grandes qualités
9 Condition sociale, civile, juridique : Qualité de citoyen, de juge.
9 En qualité de : Intervenir en qualité de parents
9 Es qualité : En tant qu’exerçant telle fonction
9 Homme de qualité : Homme de naissance noble
9 Qualité de la vie : Tout ce qui contribue à créer de meilleures conditions de vie.

Dans l’industrie quand on parle de qualité, plusieurs notions sont à prendre en compte :

Pour tous, la qualité, c’est satisfaire les besoins des clients.

Deux visions, la QUALITE CONTROLEE et la QUALITE TOTALE ont des critères très
différents :

LA QUALITE CONTROLEE :

9 Action sur les effets plus que sur les causes


9 Champ d’action : le produit
9 Le client est l’acheteur
9 La qualité non calculée en coût
9 Le défaut est « normal »
9 Le contrôle est attribué à quelqu’un.
9 On travaille dans un climat de méfiance et de contrôle.

LA QUALITE TOTALE.

9 Identification des causes pour les supprimer définitivement


9 Champ d’action : toute l’entreprise
9 Le client est l’utilisateur
9 Evaluation économique (CNQ, COQ) maîtrise des coûts
9 Le défaut est anormal, refus de la non qualité
9 Le contrôle est l’affaire de tous
9 On travaille en confiance tous dans le même but

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-La Qualité Contrôlée:

La qualité, c'est la conformité aux exigences du client.

9 Conformité de l’identification des vrais besoins (Nécessaires et suffisants)


9 Conformité du passage du besoin aux exigences (Formalisation du dossier
technique)
9 Conformité de la réalisation du produit par rapport aux exigences (Suivi production
et contrôles)

-La Qualité Totale : C’est une philosophie de management visant à mobiliser l’ensemble de
l’entreprise et de ses partenaires (fournisseurs et prestataires) en vue d’optimiser le
fonctionnement et de minimiser les coûts.
Des démarches mobilisent l’ensemble des acteurs qui font en sorte d’aller vers
« l’excellence ».

2. Le contrôle qualité

Comment s’assurer de produire la « juste qualité » ?

Différentes étapes incontournables sont nécessaires pour y parvenir.

9 Qualité de conception :

La qualité d’un produit dépend, dans une large mesure, du soin apporté à sa conception.
Même si les erreurs sont assez rares à ce niveau, elles coutent très cher quand elles se
produisent, car elles sont difficilement rattrapables.

A ce stade, la définition des attentes du client sont transmises par les services commerciaux,
le marketing, la création.

Les spécifications du produit sont déterminées par la création, et le bureau études à partir des
informations commerciales. Il convient donc, déjà à ce niveau de s’assurer, par des modèles
de la bonne compréhension avec le client.

Le développement des procédés de fabrication et du choix des moyens est fait par le bureau
des méthodes.

Toutes ces étapes se traduisent pour chaque modèle par la création d’un dossier technique.

De la précision et de la clarté de ce fichier dépendra la qualité de fabrication.

On doit y retrouver tout ce dont la production a besoin : Gamme de taille, tissus et fournitures
(avec les besoins), mesures avec tolérances, gamme de montage avec précision des guides et
matériels à utiliser et les temps alloués, etc.

CREATECH - JF Lacour - 50 - Mars 08


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Les éléments propres au produit, à sa forme, et aux matières utilisées doivent être consignés
dans le dossier technique. Par exemple pour confectionner un article en maille fine on
précisera le type d’aiguille à mettre sur les machines afin d’éviter « la coupe aux aiguilles ».

De même, pour respecter le bien-aller de l’article, les valeurs de coutures sont précisées, ainsi
que les « embus, ou fronçage »à prévoir.

Les tolérances dans les mesures ne doivent être ni trop larges, ni trop serrées, car soit l’article
n’aura plus de forme, soit on fera de la « sur qualité », ce qui pénalise le rendement et coûte
cher.

Elles dépendent du matériel propre à chaque entreprise ; C’est pourquoi le bureau des
méthodes doit s’assurer que l’atelier dispose bien des machines avec les attachements adaptés
pour respecter le rendu de l’article. (Ex : utilisation de 2 passages de piqueuse 1 aiguille à la
place d’une piqueuse 2 aiguilles, d’où perte de production et qualité défectueuse.)

Pour limiter les cumuls d’écarts de tolérances, utilisez au maximum les butées sur machines,
les guides, les gabarits, tant en coupe qu’en montage et en conditionnement ! Vous y
gagnerez en temps et en qualité !

9 -Qualité des achats et des approvisionnements.

Les matières premières sont à l’origine de près de 50% des coûts relatifs à la non qualité
(arrêts, attentes, recoupes, raccords, retouches, déclassé etc.)
Certes, les fabricants de tissus et matières doivent mettre également tout en œuvre pour livrer
à son client (vous) un produit sans défaut (d’où l’intérêt d’une démarche qualité qui englobe
tout le cycle du client au fournisseur), faute de quoi, c’est la confection qui va subir les
défauts laissés en amont. (filature, tricotage, tissage, teinture, ennoblissement).

Il est donc nécessaire de limiter au maximum les aléas occasionnés par les matières premières
qui provoquent des pertes de temps, et occasionnent des augmentations de coûts.

Des remèdes peuvent être apportés pour pallier ces difficultés :

¾ Rédaction de cahiers de spécifications définissant les caractéristiques attendues des


étoffes et fournitures commandées. (D’après les éléments du fournisseur et les essais
réalisés en interne, y compris les tests de « laboratoire » et d’atelier.)
Comme pour tout dossier technique les tolérances de production sont définies. (Retraits,
écarts angulaires, nombre de défauts, dimensions, solidité des coloris, imperméabilité,
etc.).Il est souhaitable, pour mieux définir « La Qualité Attendue » que ce soit par les
clients que par les fournisseurs, de créer, au contrôle des pièces ou en coupe, un classeur
des défauts rencontrés au fur et à mesure des fabrications, classés par type de défaut et
par choix :

- Défaut mineur, acceptable par le client


- Défaut limite d’acceptabilité
- Défaut majeur, refusé.

CREATECH - JF Lacour - 51 - Mars 08


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Sur ce principe, l’ensemble des personnes définissent des bases, qui ne laissent plus place aux
interminables discussions sur ce « qui passe » ou « ce qui ne passe pas ».

¾ -Contrôle de réception et visite des marchandises livrées. (En totalité ou par sondage)
Il permet de contrôler la conformité des produits reçus par rapport aux spécifications
établies dans le cahier des charges.IL permet d’éviter l’utilisation d’un lot de tissus ou
fournitures mauvais. Il permet d’éviter de mettre en atelier des produits qui seront à
l’origine de 2ème choix, et d’arrêts de production pour défauts, temps qu’il est
généralement pas possible de facturer au fournisseur. Il permet d’alimenter le dossier
fournisseur en éléments permettant à la longue de sélectionner les plus fiables.

¾ La visite des pièces de tissus permet de connaître le nombre de défauts et le niveau de


qualité de la pièce de tissus. Ce contrôle permet de prendre avant que nous engagions en
fabrication les décisions quant au sort des pièces mauvaises : retour des mauvaises au
fournisseur pour remplacement.
Retour de la totalité de la livraison si le nombre de défauts ou de pièces défectueuses est
trop important et ne correspond pas aux critères du cahier des charges.

Il existe des machines spéciales pour visiter les pièces de tissus, assez coûteuses pour
certain modèles, mais qui permettent de contrôler ce que le fournisseur livre.
Il faut dire que les fournisseurs savent si vous possédez ce genre de matériel et font
donc plus attention à ce qu’ils livrent.
Là encore il est toujours possible d’aménager un poste simple pour dérouler quelques
pièces et envoyer les résultats aux fournisseurs : Effet psychologique garanti !

¾ -Contrôle en laboratoire pour savoir si les performances des étoffes et des fournitures
livrées sont conformes aux spécifications du cahier des charges.
L’entreprise n’a pas besoin d’un grand laboratoire pour contrôler la majorité des
problèmes de matières rencontrés. Une machine à laver pour les retraits, les solidités
colorants, et une balance pour contrôler les densités font l’affaire du moins dans un
premier temps, mais c’est mieux que de ne rien faire du tout.

¾ -Etablissement d’un dossier fournisseur permettant au service achat de mieux choisir ses
fournisseurs et au service approvisionnement de contrôler plus efficacement les
livraisons.

En conclusion, que ce soit en totalité, partiellement, avec machine, ou sans, il faut


contrôler les arrivages de matière et remplir des fiches de contrôle par tissu et par
fournisseur.

9 Qualité de fabrication :

Les coûts moyens des anomalies dues à la fabrication principalement réparations, avoirs et
retours clients, atteignent avec les coûts de contrôles de la fabrication, 50% des coûts relatifs à
la non qualité.
Ce bilan montre l’impérative nécessité de faire des efforts dans ce secteur, où l’entreprise est
seule maître.

CREATECH - JF Lacour - 52 - Mars 08


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La qualité en fabrication se limite au respect des spécifications établies à la conception du


produit.
Pour cela les responsables de fabrication et agents de maîtrise
¾ Veillent à ce que tous les moyens en hommes, matériels, et matières premières soient
disponibles.
¾ En apportent la formation nécessaire à la réalisation de l’article dans le respect de la
juste qualité.
¾ Suivent les démarrages de série.
¾ Etablissent et mettent en place, dans le cas de grandes séries, des fiches de consignes
au poste comme document de définition et de maintenance des opérations, précieuses
lors de changement d’opératrice.
(Ex fiche de consigne au poste)

9 Contrôle en cours de fabrication :

Rôle du contrôleur qualité

Les contrôles en cours de fabrication sont plus souvent improvisés qu’organisés, et les
résultats rarement enregistrés.

Ces contrôles sont effectués par le contrôleur qualité qui dépend du service qualité ou de la
direction de l’entreprise ; En effet, il est préférable qu’il ne dépende pas du responsable
d’atelier dont les objectifs premiers sont de fabriquer avec la meilleure performance, et qui
risque de prendre parfois des décisions au détriment de la qualité.

Les contrôles en cours de fabrication ont pour objectif de détecter les anomalies de fabrication
dés leur apparition et de saisir des informations pour améliorer la qualité.
Ils permettent de vérifier tout au long des étapes d’atelier la conformité du travail et du
produit par rapport aux spécifications, d’éviter ainsi les dérives, d’écarter les défectueux, et de
mettre en place les moyens pour arrêter les mauvaises méthodes à l’origine des défauts.

L’organisation des contrôles en cours nécessite un premier passage auprès des opératrices des
chaînes.
Un recontrôle est à faire sur les postes présentant de nombreux défauts.

Il faut ensuite, si les défauts persistent rechercher les causes avec les responsables des
groupes, voir changer l’opératrice pour la former, soit en groupe de formation, soit en groupe
de préparation.

9 -Contrôle final :

Ce contrôle, confié au service qualité, permet d’avoir le même type de contrôle que beaucoup
de clients, à partir d’un pourcentage statistique, où l’on relève les types de défauts rencontrés.

A partir des résultats, le lot est accepté, refusé, ou un 2ème contrôle est à faire.

(Voir plan statistique et types de défauts)

CREATECH - JF Lacour - 53 - Mars 08


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PHASE 10 : LA GESTION DES DYSFONCTIONNEMENTS

1. Etude des cas rencontrés par les stagiaires en entreprise

(Adaptation des équilibrages, maîtriser les délais, diminuer les encours etc.…)

2. Améliorer la performance de production

9 La simplification du travail : Cf fascicule en annexe 1


9 Le job training : Cf. fascicule en annexe 2

PHASE 11 : LE MANAGEMENT DU PERSONNEL

1. La communication : définitions, mécanismes, freins, conséquences et remèdes.

On a assisté, en Europe, et en seulement 20 ans à des changements considérables dans les


relations humaines, qui révèlent davantage de la culture que de la technique.

L’encadrement est placé à un rôle stratégique en matière de relation dans le travail,


et donc dans la communication, dans le circuit des informations.

Communiquer : C’est mettre en commun, échanger .C’est transférer une information


d’un émetteur vers un (ou des) récepteur.

L’information : Action qui consiste à mettre en forme un message, une nouvelle, afin
qu’ils soient compris de leurs destinataires.

Pourquoi désire-t-on être informé ? Par envie de comprendre ce qui se passe dans
l’entreprise, en quoi on va être concerné, et également à un besoin de sécurité. (La crainte
du changement)
Vis-à-vis de l’extérieur, nous sommes abreuvés d’informations par la presse, la radio, la
télévision, la publicité, et les personnels des entreprises retrouvent ce besoin dans le milieu
professionnel.
(Il existe quatre types d’information : l’information descendante, ascendante, latérale,
syndicale.)

La concertation : C’est la consultation entre des collègues, des subordonnés, des


responsables pour prendre des avis avant de prendre les décisions les mieux adaptées.

CREATECH - JF Lacour - 54 - Mars 08


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COMMUNICATION ET MANAGEMENT :
Communiquer c’est transférer une information d’une personne à une autre. Celle ci doit
être comprise, crue, acceptée, si l’on veut pouvoir optimiser le résultat.

Quand on communique de façon verbale, la meilleure façon de s’assurer si on a bien été


compris est d’utiliser la technique du « FEED BACK », c'est-à-dire d’obtenir de l’autre
qu’il répète en retour pour s’assurer qu’il a bien compris le message.

Entre l’émetteur et le récepteur, le message est « filtré » au travers de notre propre système
de réception. (On dit souvent « on n’set pas sur la même longueur d’ondes »), c’est-à-dire
que l’on retient ce que l’on a envie d’entendre. Ceci est lié à des problèmes de culture, de
croyance, d’âge, de sexe, d’expérience etc.

Chacun à son niveau pense déjà, dès réception de l’information aux incidences que cela va
avoir sur lui et son travail.

Exemple : -Le dirigeant dit qu’il a acheté les brevets d’un nouveau produit qui sera
fabriqué dans une nouvelle usine.
9 -L’ingénieur du BE : « ça montre bien que la société préfère rechercher des
idées nouvelles en dehors de l’entreprise, et les techniciens vont être
mécontents »

9 Le responsable de production : « Ce nouveau produit va nous donner plus de


travail et certain vont peut-être aller travailler là-bas »

9 -L’ouvrier : « Ces nouveaux produits ne vont pas être fabriqué ici, ça veut
dire que les affaires marchent mal et que nous allons être licenciés. »

C’est pourquoi, la technique du feed-back doit être généralisée, surtout en face à face, ou
en réunion, afin de ne pas partir dès le début dans une mauvaise voie, source de problèmes
et de pertes de temps.
Même si l’information vient du responsable, le fait de s’assurer que l’on a bien compris est
un signe positif d’intérêt à ce que la personne vous dit et la rassure sur votre volonté à bien
faire le travail.

Faire en sorte que ce soit toujours un feed-back positif.

LES MECANISMES DE LA COMMUNICATION :


Schéma de principe :

EMETTEUR ------------------------------------------------- RECEPTEUR

(Celui qui sait) (Celui qui reçoit)


(Celui qui transmet) (Celui qui doit savoir)

CREATECH - JF Lacour - 55 - Mars 08


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Celui qui transmet un message utilise des codes. (Parlés, écrits, gestuels,) qui sera véhiculé
vers le récepteur grâce à un canal physiologique (yeux, oreilles, mains), technique
(sonore : téléphone, radio, ou visuel : cinéma, télévision, documents)

A réception, Le récepteur doit avoir le même code que l’émetteur. (Mêmes langues, même
connaissance du sujet, etc.)

LES FREINS A LA COMMUNICATION :


Ils sont nombreux et multiples, et peuvent se définir comme des obstacles à l’expression
ou à la réception d’une information :

-différence de rang, fonction, expérience, instruction.

-les préjugés de toutes sortes

-la crainte de l’inconnu (résistance au changement)

-la tentation de rejeter au lieu de chercher à comprendre

-son caractère égocentrique (tourné vers soi)

-le type de vocabulaire

-la façon de s’exprimer

-l’attitude que l’on a face à l’autre (impatience, hostile)

-le milieu ambiant (bruits, cris,)

-la longueur des circuits de communication suivant les entreprises

-le manque de clarté dans les fonctions

-la rivalité entre les services

-le manque de temps

-les différences d’intérêts

-difficulté de l’entreprise de satisfaire les besoins individuels

-inattention ou préoccupation de l’informé

-le physique, l’âge, la « tête »de l’autre

Etc.

CREATECH - JF Lacour - 56 - Mars 08


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EN RESUME :
Communiquer, c’est transmettre, recevoir, échanger, et pour mettre en commun il faut
avoir un but :

9 -soit pour faire découvrir quelque chose de nouveau, il faut donc savoir soi –
même
9 -soit pour mettre en commun des points de vue, des intentions, des critiques, il
faut comprendre et être compris.

Cela veut dire qu’en qualité d’émetteur il faut :


-se mettre au niveau de l’informé
-réduire la distance intellectuelle
-essayer de comprendre la position de l’informé
-deviner ses préjugés, et éliminer les nôtres
-Présenter les choses le plus clairement et simplement possible.
-ne pas monopoliser la parole
-créer un climat de confiance

En qualité de récepteur il faut :


-être disponible et réceptif
-accepter et comprendre l’informateur
-écouter objectivement, sans a priori
-écouter avec sympathie
-poser les questions pour éclaircir les points litigieux.

ROLE DE L’ENCADREMENT DANS LA COMMUNICATION :


L’encadrement est à une place charnière, et est donc à la fois émetteur et récepteur, que ce
soit avec la hiérarchie ou se subordonnés.

Il doit adapter ses échanges au style de l’entreprise, mais toujours avec des règles de base :
- Faire confiance à priori
- Respecter l’interlocuteur
- Ne pas hésiter à donner sa vision des choses, mais sans passion « affective »
- Rester toujours objectif et tenir compte des faits (et non des ouï-dire)
- Ne pas hésiter à faire participer les opérateurs aux décisions qui les concernent
- Sachez écouter avant de décider

2. La motivation : définitions, les clés du manager efficace

La motivation n'est pas un état de fait, par définition, c'est l'ensemble des motifs qui
expliquent un acte, mais également un facteur conscient ou non qui incite l'individu à agir de
telle ou telle façon.

CREATECH - JF Lacour - 57 - Mars 08


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En terme courant on entend par motivation d'un individu un état de dynamisme favorable
bénéfique pour son environnement et l'entreprise.
En fait, un même travail crée une motivation différente suivant les individus.
La motivation est donc liée à la façon dont chacun comprend et évalue sa propre situation au
sein de l'entreprise dont il fait partie.
Il y a donc entreprise et entreprise, mais aussi chef et chef, mais surtout le rôle du chef,
l'origine de ses pouvoirs, ses méthodes de gestion, de management, face aux attentes des
salariés.
La motivation dépend donc énormément du style de management de l'entreprise, (voir
tableau des styles de management.)
Quels sont les obstacles du personnel à la satisfaction du travail accompli ?
- Des facteurs personnels
9 Mésadaptation affective
9 Aspirations peu réalistes
9 Objectifs disparates
9 Pas de goût à l'effort
9 Pad d'intérêt au travail

- Des facteurs liés à l'entreprise


9 La technologie
9 L'attitude des dirigeants
9 L'état financier de l'entreprise
9 Son avenir incertain
9 Un mauvais climat social
9 Une mauvaise organisation

Un des facteurs essentiels est le style de management de la direction.


C'est uniquement dans ce cadre que le personnel d'encadrement pourra ou non s'épanouir.

Tableau des différents styles de commandements


Style
Autocratique Bureaucratique Politique Démocratique
Caractéristiques
Centré sur le Centré sur les Centré sur le
Esprit du Chef Centré sur lui
règlement autres groupe
Attitude du Chef Dictatorial Dépendante Manœuvrière Coopérative
Cadre de référence "JE" "ILS" "VOUS" "NOUS"
Puissance - Respect du
Motivation du Chef Prestige
Sécurité personnelle Intérêt personnel
groupe
Source de l'autorité Obéissance De fonction D'ascendant D'ascendant
Exigences demandées Dures Discipline Considération Coopération
Contrôle du Chef Sans nuances Formel Psychologique Autocontrôle
Décentralisation
Structure du service Centralisé Centralisation Indéfinie
réelle
Relations avec les Officielles et Diplomatiques et Fréquentes et
A sens unique
subordonnés impersonnelles superficielles confiantes
Connaissance des Selon l'intérêt du Bonne et
Variable Aucune
subordonnés chef indispensable
Comportement des
opposition Apathie Compétition Esprit d'équipe
subordonnés
CREATECH - JF Lacour - 58 - Mars 08
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Comment se manifeste la motivation ??

La motivation se manifeste par des comportements, des réponses faces aux évènements de la
vie au travail. Une personne motivée présente un profil comportemental individualisé qui se
compose de plusieurs caractéristiques :

9 Le plaisir au travail
La motivation n'est pas un don du ciel, mais elle est déterminée par un degré de
passion pour son travail. (Utilité, responsabilité, envie de bien faire)
9 Le gout de l'effort
C'est insister, se fixer des limites, entreprendre.
9 La volonté de performance
C'est se sentir concerné par l'atteinte des objectifs et libérer son esprit de conquête.
9 Le perfectionnisme
Plutôt gout de l'excellence, C'est vouloir bien faire dans le détail
9 La curiosité
Cette qualité des gens qui s'interessent les fait progresser et leur évite les erreurs
liées au manque d'information.
9 L'esprit d'initiative
C'est le meilleur indice de la motivation : c'est faire plus que le demandé, oser,
tenter de résoudre dans le but d'améliorer les choses
9 Se remettre en cause
C'est accepter le jugement, les remarques, en vue de repartir de plus belle, et tirer
les enseignements de ce qui n'a pas marché comme convenu.
9 La progression personnelle
Chercher à progresser, à améliorer les choses, est un signe fort de motivation.
9 L'enthousiasme
C'est un comportement positif, une vision de la vie et des autres. Les gens
enthousiastes manifestent leur goût du partage, leur générosité.
9 L'attention aux autres
Les gens motivés ont un besoin de transmettre quelque chose, de former, d'aider
leurs collègues.
9 La disponibilité
Les gens motivés sont toujours intéressés pour rendre service, et trouvent la
disponibilité nécessaire.
9 Le moral
En général, les gens motivés ont le moral, car ils s'épanouissent dans le travail.
9 La confiance en soi
Nous sommes dans la spirale du succès. Plus on marque de points, plus on prend
confiance, et on marque ensuite plus facilement. Pour l'acquérir, c'est auprès de
l'entourage qui nous encourage à avancer.
9 L'image positive de soi
Il faut avoir une image positive de soi, sans laquelle aucune avancée n'est possible :
Eviter le "je n'y arriverai jamais, c'est trop difficile, trop compliqué…)

CREATECH - JF Lacour - 59 - Mars 08


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9 L'aptitude à imiter
Les gens motivés prennent souvent modèle sur quelqu'un qu'ils respectent pour ses
réussites, et donc cherchent à imiter, à s'identifier à eux. 4ceci est d'ailleurs valable
pour les grands sportifs, qui ont souvent derrière eux des parents, des modèles qu'ils
ont vénérés.)

9 L'engagement personnel
La motivation est un facteur clé de l'action. Il faut s'engager et prendre sa part de
responsabilité dans l'avancement des projets.

CREATECH - JF Lacour - 60 - Mars 08


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Comment agir sur la motivation

Un responsable, une personne d’encadrement, a des personnes sous sa tutelle dont elle est
à la responsabilité de conduire quelque part, ou de faire quelque chose, sous certaines
conditions. C’est son rôle, pour lequel elle a été nommée, et pour lequel elle est
rémunérée.
C’est un rôle ingrat, car il se situe au carrefour entre les souhaits de la direction qu’il faut
atteindre, et les contraintes de la gestion du personnel de production, qui n’a pas les
mêmes préoccupations.
Il faut donc devenir un animateur d’équipe, un entraineur, un coach.

Pour cela, il faut s’organiser pour alléger les tâches répétitives, (rapports, contrôle,
réunion, travail de réparation, etc.), pour consacrer du temps à l’entrainement (comme au
sport) de son équipe.

9 Etre un manager impulseur d’énergie


La passion du chef fabrique la motivation du personnel pour son travail.
Il n’y a pas d’individus nés motivés, il n’y a que des gens, des groupes dirigés par des
managers passionnés et passionnants.

9 Apprendre davantage des autres


Ecouter : Nul ne peut tout connaître, on a besoin d’écouter pour décider juste.

9 Etre un agent de changement


Agir sur la motivation, c’est organiser le mouvement, le changement ; c’est mobiliser,
expliquer, faire évoluer. Il est le pilote du changement

9 Dire ce qu’il faut faire


Il donne le cap, s’engage et passe à l’acte.

9 Etre un exemple
L’animateur s’expose forcément. Ce qui compte, c’est ce qu’il dit, mais surtout ce
qu’il fait.
Il doit être exemplaire : pour que son groupe soit à l’heure, il doit y être lui-même.
Il doit inspirer le respect, par ses paroles et par ses actes au quotidien.

9 L’adversité est une force


Sa tâche le confronte à des problèmes qu’il doit surmonter, il est là pour cela. Sa
capacité à les surmonter crée sa réputation.

9 Eprouver fortement
On ne peut pas animer sans être impliqué. L’animateur ressent donc les bons et
mauvais moments.
C’est ce qui permet de réagir à bon escient, en connaissance de cause des difficultés,
et être solidaire pour résoudre les problèmes.

CREATECH - JF Lacour - 61 - Mars 08


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9 Etre des motivateurs motivés


Il faut passer du stade de « transmetteur » à acteur de la motivation de ses troupes, et
encourager, aider, former, pour augmenter les capacités du personnel qui devient lui-
même motivé.

CREATECH - JF Lacour - 62 - Mars 08


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CREATECH - JF Lacour - 63 - Mars 08


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La motivation au quotidien

Agir sur la motivation n’est pas nouveau ; pourtant, des règles simples et de bons sens
permettent d’éviter les blocages trop souvent répandus dans les ateliers. (Quand on voit le
directeur, c’est pour se faire réprimander.)

Six facteurs sont couramment utilisés :

9 Reconnaître et récompenser.
- Remercier quand quelqu’un rend service
- Féliciter quand une performance est atteinte
- Montrer sa satisfaction pour un travail suivi en qualité
- Faire participer le groupe au succès
- Encourager les efforts réalisés
- Etc.

9 Accorder de l’estime
Chacun souhaite avoir de l’estime, et inspirer le respect .encore faut-il que l’on ait le
même égard auprès :
- Des autres (patron, cadre, collègue, ouvriers)
- A leur travail
- A leurs efforts

9 Faire preuve de justice


Il n’y a pas pire démobilisateur que l’injustice.
Pour éviter le piège, créer des repères, des historiques de décisions prises pour éviter de
juger « à la tête du client » (tableau qualité, primes accordées, sanctions prises etc.)

9 Enrichir les tâches


Plus on porte d’intérêt au personne, plus on les fait évoluer, plus la motivation et la
performance augmentent. La mise en place d’un plan d’évolution de formation dynamise
le groupe.

9 Avoir un projet
Parler de l’avenir, d’une nouvelle organisation, d’un nouveau suivi qualité, par exemple,
motive le personnel, souvent considéré comme des exécutants de travaux répétitifs.
Chacun imaginera sa place dans les évolutions, et cela est stimulant.

CREATECH - JF Lacour - 64 - Mars 08


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PHASE 12 : BILAN DE LA FORMATION

1. Recueil des informations et travaux pratiques

2. Analyse et commentaires des résultats obtenus

3. Mise en commun et synthèse des dysfonctionnements rencontrés et solutions retenues

CREATECH - JF Lacour - 65 - Mars 08


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RESUME DES COURS


AGENTS DE METHODES

CREATECH Septembre 08
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SOMMAIRE

Chapitre 1 Le chronométrage.............................................................................................................1

Chapitre 2 La terminologie de la couture ........................................................................................41

Chapitre 3 La gamme de fabrication................................................................................................60

Chapitre 4 Le catalogue de temps.....................................................................................................64

Chapitre 5 Equilibrage et implantation............................................................................................70

Chapitre 6 Etude de Poste.................................................................................................................82

Chapitre 7 Les Matières ....................................................................................................................91

Chapitre 8 L'analyse de compétence du personnel........................................................................135

Chapitre 9 Le contrôle de productivité ...........................................................................................141

Chapitre 10 Le Job Trainning ........................................................................................................146

Chapitre 11 Définition des fonctions..............................................................................................158

CREATECH Septembre 08
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Chapitre 1
Le Chronométrage

Bibliographie

Département Artex
CETIH
Institut de Gestion Industrielle Scientifique

CREATECH 1 Septembre 08
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1) POURQUOI DES TEMPS DE FABRICATION ?

Les temps de fabrication sont utiles pour :

- Chiffrer le coût d’un article, afin d’en fixer un prix de vente.

- Calculer les délais de fabrication et les délais de livraison.

- Équilibrer le travail entre les différents services et équilibrer les tâches entre
le personnel.

- Éventuellement pour allouer une prime de rendement au personnel, afin de


récompenser les meilleurs.

- Calculer les besoins en matériel, et calculer la rentabilité de celui-ci.

- Simplifier les méthodes de travail, par comparaison.

- Implanter les ateliers.

- Calculer la rentabilité des investissements.

Les temps de fabrication permettent de PRÉVOIR, de COORDONNER et de


CONTRÔLER tous les travaux exécutés dans l’entreprise.

CREATECH 2 Septembre 08
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2) ÉTAPES DES BUREAUX D’ÉTUDE ET DE MÉTHODES

Analyse et étude des modèles


pour chiffrage Prix de Revient

Simplification des méthodes de travail


par analogie, avec éventuellement prise
de chronos d’étude

Standardisation des Méthodes

Patronnage + Gradation Établissement des gammes chiffrées


Étude des laizes et des (catalogue – Temps prédéterminés)
métrages matières Analyse des conditions matérielles
Étude des placements Études de postes avec processus
Définition des critères de qualité opératoires détaillés

Formation et stabilisation des


opérateurs, aux modes opératoires
(qualification – équilibrages)

Stabilisation du matériel et
des postes – Implantations

Exécution de la fabrication
(respect des normes de conformité)

Mesure des Temps par rapport


au prévisionnel (chronos de fixation de tâches)

Mise à jour du catalogue de Temps

Contrôle de la conformité des


Conditions de travail

CREATECH 3 Septembre 08
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3) LA MESURE DU TRAVAIL

(Résumé des documents de A. Lauriol – Modes et Techniques et de A.R. François –


Organisation du travail)

Origine de la mesure du travail (Maîtres de la pensée et précurseurs de l’organisation)

- Le principe de la division du travail amène obligatoirement à spécialiser les


opérateurs pour des tâches parcellaires, dont on mesure le temps d’exécution.

- La division du travail ne date pas d’hier, trois siècles avant J.C., le célèbre
philosophe et historien grec XENOPHON affirmait : ’’Il est impossible que l’homme
qui s’occupe de trop de choses, réussisse en tout, également. Nécessairement, un
homme dont le travail est limité à une seule sorte d’ouvrage y excellera ’’.

René DESCARTES (1596 – 1650) dans son ’’Discours de la méthode’’ formule quatre
règles, qui se retrouvent dans les préceptes d’étude du travail (les règles de l’évidence, de
l’analyse, de synthèse et de contrôle).

Claude BERNARD (1813 – 1878), médecin chercheur, dont les 2 étapes, l’observation et
l’expérimentation sont largement utilisées pour l’étude du travail, concernant la
stabilisation.

Henri FAYOL (1841 – 1925), ingénieur des Mines, qui nous enseigne que la fonction
administrative la plus importante est commandée par 5 impératifs : Prévoir, Organiser,
Commander, Coordonner et Contrôler.

Blaise PASCAL (1623 – 1662) invente la première machine à calculer.

Sébastien DE LE PRESTRE (Seigneur de VAUBAN) (1633 – 1707). On lui doit les


premières tables de calcul, des temps de travail, et les premières études détaillées, du
salaire à la tâche pour les travaux de fortification. On peut le considérer comme étant le
père du chronométrage.

Frédéric Winslow TAYLOR (1856 – 1915) ouvrier, puis ingénieur en suivant les cours du
soir, réalise une œuvre aux triples aspects :

1. Amélioration de la technique des machines - outil.


2. Organisation du travail fondée sur des règles scientifiques
3. Liaison du salaire au rendement

CREATECH 4 Septembre 08
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A partir de 1893, Taylor se consacre entièrement à l’analyse et à la simplification du travail,


en cherchant à augmenter la production, tout en soulageant le labeur de l’exécutant. Son
œuvre, malgré certaines modifications, est restée bénéfique dans le sens de la productivité
et d’une contribution au progrès économique et social.

Franck GILBRETH (1868 – 1924) et son épouse Lilian, complètent les études de Taylor,
sur les temps d’exécution, par une étude approfondie des mouvements. Ultérieurement,
leurs travaux ont conduit à l’établissement des ’’Standards de Temps et de mouvements’’

Spécificité des temps :

Les temps peuvent se diviser en 3 groupes :

1. Temps de travail productifs (Temps passés à l’élaboration effective du produit)

2. Temps de travail improductifs (Temps de préparation, manipulation et évacuation qui


sont accomplis par les opérateurs et concernant directement le travail)

3. Temps étrangers au travail (Temps morts qui trouvent leur source dans les imperfections
des méthodes de travail ou dans les aléas imprévisibles, de toute nature).

Mesurer les temps de travail :

- Quoi ? Mesurer les temps, c’est déterminer la durée d’une tâche, après en avoir
fixé ou connu les caractéristiques :

9 Le grade de qualité (qualité courante, ou bonne ou de luxe)

9 L’outil de production (manuel, mécanique, automatique)

9 La matière (légère, souple, lourde, rigide, à dessins, à sens…)

9 La compétence du personnel (formation, polyvalence, etc.…)

9 Le mode opératoire bien étudié ou non

9 L’ambiance de l’atelier

9 Les aléas divers

- Pourquoi ? y Pour fixer une tâche bien définie, dans un temps défini

y Pour fixer le temps de fabrication nécessaire à l’élaboration du produit

CREATECH 5 Septembre 08
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Divers procédés de mesure des temps de travail :

- Par chronométrage :

Observation du poste, et mesure au moyen d’un compteur, appelé chronomètre.

- Par tables de standards de temps :

Observation du poste, et définitions des temps, au moyen de tables de temps


prédéterminés. A chaque geste, correspond un temps, pour une vitesse
moyenne.

- Par observations instantanées :

Dans le cas de travaux non répétitifs ne pouvant se mesurer que par sondage.
(Temps définis en prenant en compte : le temps de la journée de travail, des
calculs statistiques exprimés en pourcentage, et le nombre de pièces produites
par jour).

- Par catalogue de temps :

Le catalogue est un recueil des opérations chiffrées connues antérieurement,


grâce à des modèles déjà fabriquées. On recherche les opérations analogues,
selon les conditions matérielles, pour connaître les temps à allouer pour le
nouveau modèle.

CREATECH 6 Septembre 08
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4) LE CHRONOMETRAGE

La technique du chronométrage est très répandue pour déterminer les temps, ceci parce
qu’elle est simple et relativement rapide.

Qualités du chronométreur :

Le chronométreur est un technicien qualifié, qui doit :

9 Bien connaître le travail qu’il doit observer, afin de bien l’analyser.


9 Posséder un excellent contact humain, qui facilitera les relations avec les
opérateurs, devant être chronométrés.
9 Posséder d’excellents réflexes pour manipuler le chronomètre.
9 Être méthodique, ordonné, patient, attentif et observateur.
9 Accepter de se ’’réétalonner’’, au moins tous les 2 ans, pour juger correctement
l’allure des opérateurs.

La feuille de chronométrage :

Elle comporte en général :


9 Le nom ou la référence du modèle
9 Le type de produit et la saison de fabrication
9 Le nom de l’opération (ex : coulissage, col) ou phase
9 Le matériel et les équipements du poste
9 Le nom de l’opérateur
9 La date du chrono
9 La taille (ou les tailles des articles chronométrés)
9 Le nombre de points au centimètre
9 Le croquis de l’opération
9 Le croquis du poste, éventuellement
9 Une case mentionnant le temps alloué de l’opération avec l’unité de temps employée
9 Une colonne pour noter la décomposition de l’opération, en éléments de travail,
chiffrables. (Ex : saisir dessus + dessous, et superposer, engager sous P.P., piquer
1 er côté, etc.…)
9 Des colonnes pour noter les temps et les jugements d’allure correspondants
9 Éventuellement, des colonnes permettant le dépouillement des éléments, directement sur
la même feuille.

Tous ces renseignements permettront d’exploiter au maximum les temps recueillis, et


pourront servir de base pour la structure du catalogue de temps.

CREATECH 7 Septembre 08
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Matériel de chronométrage :

9 - Une planchette munie d’un porte chrono et d’une pince pour fixer les feuilles de
chronométrage.
9 - En principe 2 chronomètres (l’un servant à boucler le cycle complet des phases
chronométrées, l’autre servant à noter les temps de chaque élément) dans le cas de
chronomètres mécaniques.
9 - Ou un chronomètre électronique avec
9 - Un stylo en état de fonctionnement
9 - Quelques feuilles de chronométrage
9 - Une calculatrice pour dépouiller les relevés de temps.

NB : Ne jamais bloquer le chronomètre mécanique après usage, ce qui détériorerait le


ressort.
Toujours, s’assurer que le chronomètre est remonté avant de commencer les relevés, pour
éviter un arrêt de celui-ci.

Les Unités de Temps pour le chronométrage :

Dans la profession, les chronomètres professionnels les plus fréquemment utilisés, sont
gradués en dix-millième d’heure (ou dmh), ou en minutes et centième de minute (ou mn,
cmn).

Il est rare de rencontrer des graduations en secondes.

L’unité de temps rencontrée dans les systèmes de temps prédéterminés est le cent
millième d’heure = cmh ou tmu.

Correspondance des unités de Temps

Ch
mn seconde cmn dmh tmu
(1/100 ème H)

1 heure 100 60 3600 6000 10000 100000

1 mn 1,667 1 60 100 166,66 1666

1 cmn 0,0166 0,01 0,60 1 1,667 16,67

1 dmh 0,01 0,0060 0,36 0,60 1 10

1 tmu 0,001 0,0006 0,036 0,06 0,1 1

CREATECH 8 Septembre 08
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Calcul du nombre de cmn :

Nbre Ch Nbre mn x 100 Nbre secondes


0,0166 0,6

Nbre dmh ou Nbre dmh x 0,6


1,667

Calcul du nombre de dmh :

Nbre Ch x 100 Nbre mn x 166,66 Nbre secondes


0,36

Nbre cmn ou Nbre cmn x 1,667 Nbre mn


0,6 0,006

Calcul du nombre de secondes :

Nbre cmn x 0,6 Nbre dmh x 0,36

CREATECH 9 Septembre 08
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CREATECH 10 Septembre 08
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Lecture du chrono et relevés de temps :

Il existe 2 procédés de lecture du chronomètre à aiguilles :

9 La lecture continue ou à la volée :

Ce procédé consiste à déclencher le chronomètre au début du chrono et de le laisser


tourner pendant tout le cycle. A la fin de chaque ’’top’’, on note le temps correspondant,
d’où le nom de ’’à la volée’’. Pour obtenir le temps correspondant à chaque élément, il faut
procéder par soustraction (autant de soustraction que d’éléments répétés). Ce procédé est
très précis, mais très long à dépouiller, d’où son utilisation peu employée, surtout lorsqu’il
s’agit de travaux répétitifs et nombreux.
(Le chronomètre à aiguilles rattrapantes permet de limiter les calculs, puisqu’une aiguille
s’immobilise pour permettre la lecture, et dès que l’on appuie sur le deuxième bouton, cela
libère l’aiguille qui rattrape l’autre).

9 La lecture répétitive ou avec retour à zéro :

Ce procédé consiste à ramener l’aiguille du chronomètre à zéro, après chaque lecture, dès
la fin de chaque ’’top’’ de l’élément. Cela demande une très grande rapidité d’action. En
effet, dès que l’on repère la fin du top, il faut lire, appuyer et relâcher le poussoir
pratiquement en même temps et inscrire le temps relevé. Ce procédé facilite par contre le
dépouillement. Mais des erreurs de lecture sont possibles et de ce fait, il est nécessaire
que le chronométreur contrôle son degré de stabilisation. Pour cela, il doit posséder un
deuxième chronomètre, qu’il déclenchera au début et à la fin de l’opération à chronométrer.
Ce deuxième chronomètre est appelé ’’chrono de bouclage’’, puisqu’il englobe tous les
temps des éléments ou des irrégularités notés au fur et à mesure sur la feuille de chrono, à
partir du premier chronomètre.

Le degré de stabilisation de lecture, se calcule ainsi :

Différence entre bouclage et total temps relevés x 100 = % erreur


Temps bouclage en + ou –

Si bouclage > temps relevés = % en –


Si bouclage < temps relevés = % en +

Le % d’erreur ne doit excéder + ou – 1 %

Le jugement d’allure (J.A.) :

L’allure d’un opérateur, c’est la vitesse plus ou moins rapide avec laquelle il effectue des
mouvements. La définition la plus courante est : ’’L’allure d’un opérateur est la vitesse
instantanée de production d’un effet utile’’. Ceci en ce qui concerne le travail humain.
En fait, l’allure dépend aussi (en dehors de la vitesse), de la précision des mouvements
accomplis, de la méthode de travail avec le respect d’un mode opératoire bien défini, et de
la qualité du travail accompli.

CREATECH 11 Septembre 08
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Le jugement d’allure permet de ramener les temps relevés à ’’l’allure de référence’’.

L’Allure de référence, c’est l’allure à laquelle on se réfère, c’est-à-dire l’allure ’’étalon’’, ou


encore l’allure ’’modale’’. Pour notre cas, nous utiliserons l’allure de référence 100 du BTE,
qui est l’allure du plus grand nombre d’opérateurs, ainsi qu’une allure moyenne. C’est une
allure qu’un opérateur peut tenir sans dommage pour sa santé, pendant toute la journée. Il
s’agit d’un opérateur normalement doué, entraîné et formé.
L’allure moyenne suppose que l’opérateur soit dans un bon état physique et psychique, et
que l’exécution du travail soit correcte tant qualitativement que quantitativement.

Le chronométreur doit posséder parfaitement la représentation de l’allure de référence et


doit être en mesure de comparer l’allure réelle de l’opérateur à l’allure de référence. Cela
demande un entraînement assidu, et des recyclages périodiques.

Citations du BTE :
y L’allure minimale se situe à 65
y L’allure maximale à 135.

Au-delà, il ne semble pas possible de porter un jugement, car la sensibilité du


chronométreur s’émousse.

Deux règles sont à respecter pour établir des temps avec JA.

1° Il faut porter le JA, avant la fin de la fraction de l’élément.

2° Ensuite, il faut noter le temps relevé.

Ces règles imposent donc :

- que l’élément à chronométrer avec JA, soit observable, et que le temps de l’observation
soit suffisamment long pour permettre de juger et de reporter le temps.

- qu’en principe, il est pratiquement impossible de juger un élément dont le temps est < que
10 dmh ou 6 cmn.

- que le temps de l’élément ne soit pas trop long non plus, car dans ce cas, l’opérateur peut
varier son allure, et le chronométreur ne peut plus juger valablement la valeur de l’élément.

Le Jugement Global d’Activité (J.G.A.) :

Lorsque l’on ne peut pas émettre un J.A. ou un J.E., dans le cas d’allure anormale de
l’opérateur, ou dans le cas d’un poste non stabilisé, et que l’on veuille tout de même
estimer un temps (exemple = chrono d’étude), on porte un J.G.A.

CREATECH 12 Septembre 08
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Le J.G.A. est une simple estimation de l’allure de l’opérateur par rapport à l’allure
moyenne, sans la précision du J.A. ou du J.E. (erreur + ou – 10 %). On utilisera donc le
J.G.A. qu’en dernier recours, pour déterminer un temps de référence. La valeur de ce
jugement dépendra beaucoup de la connaissance, par le chronométreur, du travail analysé.

Nécessité d’un chronométrage :

- Déclanchement par le bureau des méthodes :

¾ Nouvelle collection lancée en atelier


¾ Modifications du poste ou du mode opératoire
¾ Temps erronés (trop anciens)
¾ Matériel et équipements nouveaux.

- Demande de l’atelier :

¾ Opérateur mécontent
¾ L’agent de maîtrise constate un écart anormal de production sur 1 ou plusieurs
postes.

Quoi faire avant de chronométrer ?

- Problèmes relationnels :

Il est indispensable de contacter l’agent de maîtrise, et de s’assurer que le travail au


poste est conforme (aménagement, équipement, mode opératoire, efficience normale). Il
faut décontracter l’opérateur, en lui expliquant les raisons du chronométrage. On ne parle
pas de la même façon à une ouvrière de 20 ans, qu’à une ouvrière de 50 ans. Si l’ouvrière
a quelque chose à dire, il faut la laisser parler, elle a peut être des solutions très
intéressantes à proposer. Il faut aussi tenir compte du caractère de chacun de façon à ne
pas déclencher de vives réactions. Dans la mesure du possible, il faut éviter de
chronométrer une ouvrière trop nerveuse et impressionnable, car la présence du
chronométreur risque de modifier tout à fait le rythme et le comportement de l’ouvrière, ce
qui aboutit inévitablement à un temps faussé.

- Procédure avant de chronométrer :

9 Préparer la feuille de chronométrage.


(Nom Modèle, produit, saison, titre opération, matériel et équipements, nom de
l’opérateur, date chrono, nombre points au cm, croquis poste et opération).
9 Prendre connaissance du mode opératoire préconisé, et s’assurer que celui-ci est
respecté.
9 Connaître et vérifier la conformité des conditions matérielles.
9 Observer l’opérateur. Juger si sa qualification, son activité, son installation et son
habitude du poste sont suffisantes.

CREATECH 13 Septembre 08
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9 Observer le poste afin de définir les éléments chronométrables et de juger si besoin


est de la nécessité de simplifier le travail.

a) Observer : Que fait-on ?


Dans quelles conditions ?

b) Critiquer : Est-ce utile de faire ceci ?


Peut-on le faire ainsi ?

c) Construire : Comment peut-on faire autrement ?

d) Règles de simplification : QQOQCP


(Quoi, qui, ou, quand, comment, pourquoi)

e) Peut-on éliminer, permuter, combiner, améliorer ?


Et pourquoi ?

f) Si changement à faire : il faut convaincre l’opérateur et l’agent de maîtrise, expliquer la


nouvelle solution, et contrôler le bien fait de la nouvelle méthode.

Noter les éléments de l’opération que l’on va chronométrer, en définissant clairement les
’’tops’’ de début et fin. Se fixer une ligne de conduite identique pour chaque chrono à faire,
de façon à pouvoir exploiter les résultats d’un chrono à l’autre. Exemple : soit on sépare le
couper fils fin et l’évacuer, soit on les regroupe dans tous les cas.

Si des anomalies apparaissent dans l’analyse du poste, revoir ce qui ne va pas avec
l’opérateur et l’agent de maîtrise, et reporter à plus tard le chronométrage, de façon à ce
que l’opérateur puisse reprendre un rythme normal.

Procédure du chronométrage :

- Chronométrer debout pour mieux observer le poste, et se placer devant ou sur le côté de
l’opérateur, de façon à avoir dans le même champ de vision le déroulement de la tâche et
le chronomètre.

- Distinguer les manipulations du poste, les manipulations de l’opérateur et les phases


technologiques de l’opération.

- Noter l’allure, puis le temps relevé pour chaque élément.

- Noter à part, toutes les irrégularités extérieures (casse-fil, retouches, changement de


canette, arrêt personnel, etc.…).

- Dépouiller les données, dès la fin du chronométrage.

CREATECH 14 Septembre 08
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Choix de l’heure des chronométrages :

Le rythme de travail des opérateurs varie au cours de la journée, d’où la nécessité de


choisir l’heure des chronométrages. Bien sûr, on peut constater une légère différence des
hauts et des bas, d’un individu à l’autre. Le professeur Gunther Lehman a fait des études
qui nous permettent de juger de l’évolution du rythme moyen des individus, sur une journée
de 8 heures.

Journée Normale avec arrêt pour le repas de midi

(Origine GIS)

Afin de ne pas accumuler les difficultés du chronométrage, il est souhaitable de ne pas


effectuer de relevés pendant la première heure du matin et pendant la dernière heure du
soir.

CREATECH 15 Septembre 08
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PRATIQUE DES DIFFÉRENTS CHRONOS

Constat du Poste Pourquoi Analyser ? Quel Chrono ? Comment et Pourquoi faire ?


- 3 ou 5 relevés, sans JA.
Nombreux : - Détecter le poste qui - Déterminer le % d’anomalies
produit mal. Différence Tps x 100 = % anomalies
- cumul de pièces
Tps alloué
- malfaçons - Déterminer la ou les Chrono (exemple = Tps relevés 350
- attentes causes de la mauvaise cmn – Tps alloué 260 cmn =
rentabilité (gestuel, de 90 différence
manque de formation, 90 x 100 = 34,62 %
Pas ou peu manutentions autour du diagnostic 260
d’activité poste, mode opératoire La production perdue en 8 h
mal étudié, matériel sera de :
défectueux, etc.…) 480’ _ 480’ = 47 pièces
260 350
± 20 relevés, sans JA ou JGA
Poste - Approfondir l’analyse (jugement global d’activité)
techniquement du chrono de - Déterminer les causes de
ou professionnel- diagnostic afin de pertes, en définissant le degré
lement insuffisant découvrir les causes de stabilisation du poste.
ou de pertes, et y porter (ex : Tps maxi 100 cmn – Tps
Poste nouveau remède. Chrono mini 50 cmn : Tps moyen 80
cmn = Taux d’aléas = 62,5 %
- Ou bien, étudier la d’étude Æ d’où poste non stabilisé).
simplification du travail - Etudier la méthode actuelle
sur un poste nouveau (qualification de l’opérateur,
mode opératoire, conditions
matérielles…)
- Définir une nouvelle méthode
et la faire appliquer rapidement
± 20 à 50 relevés, avec JA ou
Poste stabilisé - Profiter du poste Chrono JE
stabilisé afin de définir - Exploitez les temps à l’allure
un temps alloué à de 100 pour :
l’allure 100. y Élaborer les gammes de
Fixation montage
y Équilibrer les postes
de y Établir le catalogue de Temps
y Calculer avec précision, les
Tâche délais de fabrication
- Calculer les prix de revient
± 20 à 30 relevés, avec JA ou
Confirmation et - Confirmer ou Chrono JE
contrôle des contrôler la validité - Confirmer : Temps anciens,
Temps appliqués des temps alloués par de issus du catalogue.
dans l’atelier le bureau des - Contrôler : Cas d’une
méthodes Confirmation contestation de temps, par
exemple (revoir les conditions
ou de Contrôle de travail sur le poste, par
rapport au prévisionnel)

CREATECH 16 Septembre 08
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Détermination du nombre de chronos à effectuer :


(Origine BTE et Institut de Gestion Industrielle Scientifique)

- Procédure :

9 Faire un minimum de 10 relevés

9 y Calculer la différence entre le plus petit temps et le plus long. Calculer le temps
moyen. Se reporter au tableau et y lire le nombre de relevés à effectuer. Si le
nombre de relevés à faire est de 20, refaire à nouveau 10 relevés.

9 y Plus la différence est grande par rapport au temps moyen, plus il faut faire des
relevés, car ceci indique un taux d’aléas élevé. Il n’en reste pas moins que si le
taux d’aléas est élevé, il faudra analyser les causes des irrégularités de temps
(’’tops’’ début et fin mal définis, mauvaise volonté de l’opérateur ou ’’trucage’’,
mode opératoire non stabilisé), mais la moyenne des relevés plus nombreux,
sera plus sûre que celle déterminée par 10 relevés.

- Critique :

La procédure présentée doit être examinée dans une optique ’’rentabilité de la


mesure du travail’’. Or, très fréquemment, il y a des irrégularités liées au travail.
Lorsque l’exécutant n’est pas suffisamment entraîné, il est plus rentable de
chercher à réduire les irrégularités, et à améliorer l’entraînement de l’opérateur,
que de passer du temps à connaître sa durée de réalisation. D’où, l’application
de la procédure ne pouvant être valable que si le travail au poste est stabilisé.
De plus, il est douteux que les variations d’allure puissent être considérées
comme aléatoires.

- Conclusion :

La procédure constitue un complément utile à ’’la précision à atteindre en


matière de fixation de tâche’’. Son emploi doit être comparé avec celui de la
procédure de dépouillement logarithmique. A choisir quel est le procédé le plus
économique.

CREATECH 17 Septembre 08
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Temps en dmh Temps en cmn Nombre de


chronos
Durée moyenne de Différence Durée moyenne de Différence
à effectuer
la fraction (dmh) (dmh) la fraction (cmn) (cmn)
5 3 115
4 2 75
6 (de 6 à 8) 4 (de 4 à 5)
3 2 45
2 1 20
7 4 85
6 4 60
10 (de 9 à 15) 5 6 (de 5 à 9) 3 45
4 2 27
3 2 15
10 6 45
8 5 30
20 (de 16 à 25) 7 12 (de 10 à 15) 4 20
6 4 15
5 3 10
15 9 45
12 7 30
30 (de 26 à 40) 18 (de 16 à 24)
10 6 20
8 5 15
30 18 60
25 15 45
50 (de 41 à 75) 30 (de 25 à 45)
20 12 30
15 9 15
50 30 45
40 24 30
100 (de 76 à 150) 60 (de 46 à 90)
30 18 15
25 15 12
100 60 45
200 (de 151 à 300) 80 120 (de 91 à 180) 48 30
60 36 15
250 150 40
500 ± 300 ±
180 108 35
5000 ± 150 3000 ± 90 15

CREATECH 18 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
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Décomposition des Temps :

Travaux fréquentiels :
(Tf)
9 Approvisionnement et évacuation du poste
9 Relevés des tickets ou inscription sur fiches de production
9 Mise en place, réglage et dégagements d’accessoires divers (guide, équipements,
gabarits, etc.…)
9 Changement ou pivotement de poste
9 Changement de fil

Travaux cycliques ou travaux unitaires :


(TU)
9 - Fractions des éléments répétitifs classées :
9 En temps humains (Tm – travail manuel)
9 En temps technologiques (Tt – machine)
9 En temps techno-manuel (Ttm – manuel + machine)

Les irrégularités :
(I)
9 Les irrégularités liées au travail, dont le temps n’apparaît pas en clair, mais qui vont
se retrouver sur des différences de temps entre eux (ex : hésitations, maladresses,
non respect du mode opératoire…). Visuellement, elles sont difficiles à localiser, on
retrouve leurs traces dans le taux d’aléas excessif.

9 Les irrégularités liées au travail, dont on comptabilise le temps en clair (casse


d’aiguille, casse de fils, changement de canette, défauts, retouches, incidents divers
liés au type de matériel).
Ces irrégularités donneront lieu à un coefficient majorateur.
9 Les irrégularités extérieures au travail (attentes, pannes, discussions techniques,
besoins personnels...).

Les coefficients majorateurs :

Ils sont appliqués sur chaque temps de référence (ou To), et permettent d’obtenir un
temps théorique (ou Th). En effet, par expérience, nous savons que
l’accomplissement répété d’une tâche quelconque au cours d’une journée de travail
entraîne de la fatigue chez l’opérateur et que celui-ci ne peut pas respecter le temps
de référence également pendant 8 heures.

Il est donc nécessaire de majorer le temps de référence en tenant compte de la


fatigue et des irrégularités normales liées au travail, selon le type de matériel
employé.

CREATECH 19 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
Madagascar

Chaque entreprise peut établir ses propres coefficients majorateurs en fonction des
conditions de travail et des observations faites pendant une période donnée.

(Ex : Temps relevés avec irrégularités : moyenne 92 cmn


Temps relevés sans irrégularités : moyenne 81 cmn
Coefficient 92 = 1,13
81

Mais dans ce cas, il y a le risque de ne jamais obtenir le même coefficient).

Pour déterminer des coefficients fiables, il faut mesurer pendant une période assez
longue, tout ce qui peut se produire sur les différents postes (ex : OI – Observations
instantanées).

Dans les manuels d’organisation, nous retrouvons des tableaux établis pour les
entreprises de confection, et qui permettent d’appliquer des coefficients homogènes.
(Pour les nouveaux matériels, type robot, il convient de recalculer les coefficients).

(Voir tableau ci-joint)

CREATECH 20 Septembre 08
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CREATECH 21 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
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Dépouillement des relevés chronométriques :

- But du dépouillement :

Le dépouillement permet de déterminer le temps de travail des éléments, et de


l’opération, en faisant la moyenne des allures de l’opérateur, de façon à obtenir un
temps alloué à 100.

- Méthodes utilisées :

1° La méthode arithmétique :

Cette méthode est très précise, mais longue.


Pour chaque élément, on calculera la moyenne de temps et de J.A ou de J.E.
L’inconvénient principal réside dans le fait que cette méthode ne fournit aucune
indication sur la dispersion des résultats, sauf si l’on calcule le taux d’aléas qui
permet de cerner les variations entre les minis et les maxis.

y Exemple de dépouillement arithmétique d’un élément avec JA :

Colonne JA : 85 – 100 – 90 – 95 – 100 – 105 – 95 – 85 – 95 – 100

Colonne Tps : 48 – 40 – 45 – 42 – 41 – 39 – 43 – 49 – 44 – 40

Moyenne JA : 950/10 = 95

Moyenne Tps : 431/10 = 43,10 cmn (élément Ttm)

Temps de référence (To) : 95 x 43,10 = 40,9 cmn


100

Temps théorique unitaire (Th) : Fréquence 1 = 40,9 x coeff. 1,20


= 49,1 cmn

Temps alloué (Ta) : Fréquence 2 = 49,1 x 2 = 98 cmn

y Exemple de dépouillement arithmétique d’un élément avec JE :

Colonne Tps : 48 – 40 – 45 – 42 – 41 – 39 – 43 – 49 – 44 – 40
(élément Ttm)

Colonne Habileté : Moyenne D = 0

Colonne Efficience : Passable E = - 0,006

Calcul taux d’aléas : Tps maxi = 49 – Tps mini 39 x 100 = 23,2 %


Tps moyen 43,1

Donc colonne Stabilité = bonne C = + 0,01

CREATECH 22 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
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Colonne Ambiance : normale D = 0

J.E.: 0 – 0, 06 + 0, 01 + 0 = - 0, 05
1, 00 – 0, 05 = 0, 95

To: 43, 1 x 0, 95 = 40, 9 cmn

Th unitaire : 40,9 x coeff. 1,20 = 49,1 cmn

Ta : Fréq. 2 = 49,1 x 2 = 98 cmn

y Pour obtenir le temps alloué de l’opération, on totalise les temps alloués de


chaque élément + les temps fréquentiels.

2° La méthode logarithmique :

Cette méthode donne des résultats acceptables, mais qui n’atteignent pas le degré de
précision de la méthode arithmétique. Par contre, il n’y a aucun calcul à faire, dont la
méthode est plus rapide.

La feuille de dépouillement se présente ainsi :

y En abscisse, les valeurs de J.A. sont graduées de 55 à 130.

y En ordonnée, les valeurs de temps vont de 1 à 3 (ce qui implique d’adapter les
valeurs de temps relevés à l’échelle indiquée. On multiplie le plus petit temps par ’’x’’
fois, et on arrondi à la dizaine inférieure. Ex : plus petit temps 39 cm, on multiplie
l’échelle par 30, et on obtient une graduation de 30 à 90 cmn.

Pour le dépouillement, après avoir modifier la graduation, marquer d’un trait la


jonction du J.A et du temps. Puis tracer l’enveloppe des traits. Pour un J.A et un
chrono très précis et stabilisé, l’enveloppe doit être étroite et de forme elliptique.
Tracer l’axe de l’ellipse, celui-ci devant être à peu près parallèle à l’axe de référence
déjà tracé. Puis repérer le temps qui correspond à l’allure 100.

(Nota : il est souhaitable de procéder à un minimum de 40 relevés pour le


dépouillement logarithmique).

Calcul du temps prévisionnel :

Si l’opérateur, au lieu de produire à 100 %, ne produit qu’à 85 % par exemple ; pour


un temps alloué de 41 cmn, le temps prévisionnel (Tp) sera de :
41 = 48 cmn
0,85

CREATECH 23 Septembre 08
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5) LE JUGEMENT D’EFFICACITÉ

1 - INTRODUCTION

Pour être valable, l’appréciation de l’allure d’un exécutant au travail, par la méthode du jugement
d’Allure, suppose la réunion de plusieurs conditions :

9 L’AET doit être entraîné au Jugement d’Allure.

9 Le travail doit être répétitif et découpé en fractions chronométrables courtes (de 10 à 50


dmh).

9 Le poste, dans son ensemble, doit être stabilisé.

Ces conditions ne sont pas toujours réalisées ou réalisables :

C’est le cas de travaux unitaires ou de petites séries.


C’est aussi le cas des travaux complexes et de longue durée pour lesquels le découpage en
fractions chronométrables de 50 dmh serait d’un coût incompatible avec la quantité de produits à
réaliser (voir exemple n° 1).
Enfin pour des travaux pour lesquels la stabilisation des postes est difficile ou impossible à obtenir,
le Jugement d’Allure ne peut s’appliquer.

2 - DÉFINITIONS

Le Jugement d’Efficacité ou ’’Leveling’’ est une méthode d’appréciation de l’activité d’un exécutant
lorsque la méthode du jugement d’allure ne peut être employée correctement ou rentablement.
Cette méthode fait intervenir quatre facteurs principaux :

a) L’HABILETÉ
L’habileté est définie ici comme étant l’aptitude à suivre une méthode donnée.
Par l’habileté on entend d’une part, les capacités naturelles de l’exécutant, et d’autre part, son
expérience et sa pratique.

b) b) L’EFFICIENCE (OU L’ACTIVITÉ)


L’efficience est définie ici comme étant la volonté de travail soutenu de l’exécutant. L’efficience
couvrira à la fois la vitesse du travail effectif, c’est à dire la rapidité de l’exécutant et les variations
de mode opératoire, dues essentiellement à l’exécutant, qui cherche plus ou moins à ralentir ou à
accélérer son activité.

Remarque :
On voit que l’habileté et l’efficience couvrent les trois facteurs du Jugement d’Allure. Il y a
cependant plus qu’une différence de langage entre le Jugement d’Allure et le Jugement
d’Efficacité, il y a essentiellement une différence d’esprit.

CREATECH 24 Septembre 08
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c) c) L’AMBIANCE OU CONDITIONS GÉNÉRALES DU TRAVAIL


Ce sont les conditions anormales de travail qui influencent l’exécutant (chauffage, éclairage, bruit,
fumées etc.…) à l’exclusion de celles qui influencent la tâche elle-même (mauvais aménagement
du poste de travail etc..).
Il est évident qu’il y a une différence avec le Jugement d’Allure où l’on fait intervenir l’ambiance
anormale après le To. Dans le Jugement d’Efficacité cette ambiance intervient directement dans le
Jugement.

d) d) LA STABILITÉ
C’est l’appréciation de la régularité du travail par la variation des résultats mesurés en temps.
A ce titre, le taux d’aléas calculé sur un relevé est une indication de cette stabilité. On le compare
au taux obtenu expérimentalement et reconnu acceptable pour une famille de travaux.

Exemples : Travail sur machine-outil classique


20 % à 50 %

Travaux sur postes variés ne présentant aucune complication spéciale :


30 % à 50 %

Contrôle 50 % à 90 %

CREATECH 25 Septembre 08
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3 - LA COTATION DES FACTEURS DU JUGEMENT D’EFFICACITÉ

9 Cotation de l’habileté

Si nous prenons l’habileté, on peut trouver des ouvriers qui sont exceptionnels, ou qui ont une
habileté excellente, ou bonne, ou moyenne, ou passable, ou médiocre.
Autrement dit, lorsqu’on juge le facteur habileté, on va le juger en fonction d’un ouvrier qui pourra
avoir une habileté acrobatique, excellente, bonne, moyenne, passable ou médiocre.
Pour chacun de ces cas, il y aura un correctif à ajouter ou à soustraire de l’allure normale prise par
unité.

On a alors le tableau suivant :

QUALIFICATIF SYMBOLE CORRECTIF

Exceptionnelle A1 + 0,15
A2 + 0,13
B1 + 0,11
Excellente
B2 + 0,08
Bonne C1 + 0,06
C2 + 0,03
Moyenne D 0,00
E1 - 0,05
Passable
E2 - 0,10
Médiocre F1 - 0,16
F2 - 0,22

Pour déterminer dans quel niveau de qualification rentre l’exécutant considéré, il convient de se
poser diverses questions. A chacun de ces niveaux de qualification, les auteurs proposent des
définitions détaillées qui permettent de les rattacher aux cas observés :

HABILETÉ MÉDIOCRE :
1) Opérateur débutant ou inapte
2) Comprenant mal son travail
3) Hésitant sur la séquence des mouvements
4) S’arrête entre les mouvements
5) Fait des erreurs nombreuses
6) A des gestes gauches et maladroits
7) Manque d’assurance

HABILETÉ PASSABLE
1) Opérateur peu apte, mais habitué au travail
2) Travail relativement nouveau
3) Suit correctement la séquence et n’hésite pas beaucoup
4) Maladroit par moment, mais sachant ce qu’il doit faire
5) A peu près familiarisé avec la machine et le poste en général
6) N’a pas une assurance totale
7) Perd du temps par des ratages

CREATECH 26 Septembre 08
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HABILETÉ MOYENNE
1) Travaille avec une adresse suffisante
2) Adapté au travail ou à l’opération
3) Suit un processus fixé sans hésitation visible
4) Ayant une bonne compréhension de l’outillage (matériel)
5) Un peu lent dans les gestes
6) Fournit un ouvrage correct

HABILETÉ BONNE
1) Nettement supérieur à la moyenne
2) Absolument aucun tâtonnement
3) Ne nécessite guère de surveillance
4) Travaille à cadence soutenue
5) Assez rapide dans ses gestes
6) Travaille toujours conforme aux spécifications

HABILETÉ EXCELLENTE
1) Action très précise
2) Rapidité et style simultanés
3) Parfaitement habitué au travail
4) Ne fait aucune erreur
5) Travaille avec précision sans beaucoup de contrôles ou de mesures
6) Tire le meilleur parti de son poste
7) A un bon rythme
8) Et la rapidité n’exclut pas la qualité
9) Ayant pleine confiance en soi
10) Doué naturellement

HABILETÉ ACROBATIQUE
1) Le précédent au degré extrême
2) Exécutant la tâche depuis des années
3) Doué naturellement
4) Travail comme un automate
5) Des gestes si vifs et si coulés qu’on peut à peine les suivre
6) N’a plus apparemment à réfléchir sur son travail
7) Recouvrements et combinaisons de mouvements tels que le début et la fin sont
difficiles à saisir, à voir
8) Sans aucun doute le meilleur de tous.

CREATECH 27 Septembre 08
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HABILETÉ
symb. coefficient désignation

y Exécutant débutant ou inapte.


- - 0,22
y Comprend mal son travail.
MÉDIOCRE

y Hésite sur la séquence des mouvements.


F - 0,19 y S’arrête entre les mouvements.
y Fait des erreurs nombreuses.
+ - 0,16 y A des gestes gauches et maladroits.

y Peu apte mais habitué au travail.


- - 0,12
PASSABLE

y Relativement nouveau.
y Suit correctement la séquence, hésite peu.
E - 0,08 y Maladroit par moment, mais sait ce qu’il doit faire.
y A peu près familiarisé avec la machine ou le poste.
+ - 0,04 y Perd du temps par des ratages.

y Travaille avec une adresse suffisante.


y Adapté au travail, à l’opération.
MOYENNE

y Suit un processus fixé sans hésitation visible.


D 0
y A une bonne compréhension de l’outillage, du matériel.
y Un peu lent dans les gestes.
y Fournit un ouvrage correct.
y Nettement supérieur à la moyenne.
- + 0,02 y Absolument aucun tâtonnement.
BONNE

y Ne nécessite guère de surveillance.


C + 0,04 y Travaille à cadence soutenue.
y Assez rapide dans ses gestes.
y Travaille toujours conforme aux spécifications.
+ + 0,06
y Capable d’instruire de moins habiles.

- + 0,08 y Action très précise.


EXCELLENTE

y Rapidité et style simultanés.


y Parfaitement habitué au travail.
B + 0,10 y Ne fait aucune erreur.
y Travaille avec précision et bon rythme.
+ + 0,12 y Tire le meilleur parti de son poste.

y Le précédent au degré extrême.


-
ACROBATIQUE

+ 0,13
y Exécutant la tâche depuis des années.
y Doué naturellement.
A + 0,14 y Travaille comme un automate.
y Gestes si vifs et si coulés qu’on peut à peine les suivre.
y Ne réfléchit plus sur son travail.
+ + 0,15 y Sans aucun doute le meilleur de tous.

CREATECH 28 Septembre 08
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Ces définitions-types qui tendent notamment à préciser le degré de coordination des divers
mouvements ainsi que la vitesse et la régularité du rythme, sont assez claires pour que l’on puisse
classer tout exécutant réel suivant l’une ou l’autre de ces catégories de telle sorte que plusieurs
observateurs proposent les mêmes indices ou des indices peu différents.

9 Cotation de l’efficience (ou de l’activité)

Elle est analogue à la précédente, mais suivant le tableau et les définitions ci-après :

QUALIFICATIF SYMBOLE CORRECTIF

Excessive A1 + 0,13
A2 + 0,12

Excellente B1 + 0,10
B2 + 0,08

Bonne C1 + 0,05
C2 + 0,02

Moyenne D 0,00

Passable E1 - 0,04
E2 - 0,08

Médiocre F1 - 0,12
F2 - 0,17

Chaque niveau est caractérisé comme suit :

EFFICIENCE MÉDIOCRE
1) Visiblement l’opérateur tue le temps
2) Il manque de goût pour son travail
3) Il travaille avec lenteur et fainéantise
4) Il s’efforce d’allonger le temps par des truquages tels que :
- se déplacer inutilement pour des outils ou des fournitures
- faire deux mouvements quand un seul suffit
- mal ranger son poste de travail
- ’’fignoler’’ sans nécessité
- utiliser des outils non appropriés ou en mauvais état.

EFFICIENCE PASSABLE
1) Il apporte à son travail un minimum d’énergie
2) Il joue sur son mode opératoire :
- en chargeant plus ou moins la suite des mouvements
- en faisant du travail un peu trop précis
- en faisant des efforts inutiles

CREATECH 29 Septembre 08
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EFFICIENCE MOYENNE
1) Ni bon, ni mauvais
2) Il travaille régulièrement
3) Il semble ne pas faire son maximum
4) En ce qui touche le mode opératoire :
- il aménage bien son poste
- réfléchit d’avance à son travail
- adopte une pratique valable
- réduit les gestes inutiles.

EFFICIENCE BONNE
1) Peu ou pas de temps perdu
2) Il s’intéresse à son travail
3) Il ne s’occupe pas du chronométreur
4) Travaille à la cadence optimum
5) Il est consciencieux
6) Il demande conseil et fait des suggestions
7) Son effort est soutenu
8) Il adopte la méthode proposée avec ordre et soins.

EFFICIENCE EXCELLENTE
1) Il travaille vite
2) Il réfléchit en travaillant
3) Il s’intéresse beaucoup à son travail
4) Il reçoit toutes les suggestions valables et en fait lui-même beaucoup
5) Il ne saurait accélérer pendant plus de quelques jours sans surmenage
6) Il s’efforce de faire mieux que les autres
7) Il utilise les meilleurs outils et la meilleure pratique, en évitant les faux mouvements et
en faisant tout son possible.

EFFICIENCE ACROBATIQUE
1) Il adopte une cadence impossible à soutenir
2) Son activité serait parfaite, si ce n’était la question santé.

Remarque : Il est théoriquement possible qu’un exécutant peu habile ait une activité excellente, ou
vice versa.

Pratiquement, c’est assez rare et, en général, les degrés d’habileté ne diffèrent pas souvent de
plus de deux classes.

CREATECH 30 Septembre 08
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EFFICIENCE

symb. coefficient désignation

- - 0,17 Œ Visiblement l’exécutant tue le temps.


Œ Manque de goût pour son travail.
MÉDIOCRE

Œ Travaille avec lenteur et fainéantise.


F - 0,14 Œ S’efforce d’allonger les temps par des truquages.
Œ Se déplace inutilement pour des outils ou des fournitures
ΠFait deux mouvements quand un suffit
+ - 0,11 Œ ’’Fignole’’ sans nécessité.

ΠDisperse son attention.


- - 0,09
PASSABLE

Œ Apporte à son travail un minimum d’énergie.


Œ Joue sur son mode opératoire.
E - 0,06 ΠChange + ou Рla suite des mouvements
Œ Fai un travail un peu trop précis.
+ - 0,03 ΠFait des efforts inutiles.
y Ni bon ni mauvais.
MOYENNE

y Travaille régulièrement.
D 0 y Semble ne pas faire son maximum.
y Adopte une pratique valable du mode opératoire.
Œ Réduit les gestes inutiles.

- + 0,02 y Peu ou pas de temps perdu.


y S’intéresse à son travail.
y Ne s’occupe pas du chronométrage.
BONNE

C + 0,04 y Travaille à la cadence optimum.


y Est consciencieux.
y Son effort est soutenu.
+ + 0,06 y Adopte la méthode proposée avec ordre et soin.

- + 0,08 y Travaille vite.


EXCELLENTE

y Réfléchit en travaillant.
y S’intéresse beaucoup à son travail.
B + 0,09
y Ne saurait accélérer plus de quelques jours sans surmenage.
y S’efforce de faire mieux que les autres.
+ + 0,10 y Évite les faux mouvements et fait tout son possible.

Œ Le précédent au degré extrême.


y Exécutant la tâche depuis des années.
ACROBATIQUE

y Doué naturellement.
y Travaille comme un automate.
A + 0,13 y Gestes si vifs et si coulés qu’on peut à peine les suivre.
y Ne réfléchit plus sur son travail.
ΠSans aucun doute le meilleur de tous.
Œ Adopte une cadence impossible à soutenir.

CREATECH 31 Septembre 08
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9 Cotation d’ambiance

Rappelons qu’il ne s’agit pas de coter ’’dans l’absolu’’ ce facteur, mais de déterminer si les
circonstances rencontrées momentanément sont plus ou moins normales.

Le tableau de cotation est le suivant :

Idéale A + 0,06
Excellente B + 0,04
Bonne C + 0,02
Normale D 0,00
Passable E – 0,03
Médiocre F – 0,07

9 Cotation de la stabilité

Rappelons qu’il ne s’agit pas de coter ’’dans l’absolu’’ ce facteur, mais de déterminer si les
circonstances rencontrées sont plus ou moins normales.

Le tableau de cotation est le suivant :

Parfaite A + 0,04
Excellente B + 0,03
Bonne C + 0,01
Normale D 0,00
Passable E – 0,02
Médiocre F – 0,04

CREATECH 32 Septembre 08
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4 - REMARQUES SUR L’EMPLOI DU JUGEMENT D’EFFICACITÉ

a) Comment va-t-on appliquer ce jugement d’efficacité ?


Soit une fraction chronométrable sur laquelle on a relevé les temps successifs : t1, t2,… tm (en
colonne).

On commencera par examiner si les valeurs extrêmes trouvées sont acceptables ou aberrantes.
Dans ce dernier cas, on les encadre (quitte à leur trouver une explication).

Sur les valeurs retenues, on calcule la moyenne t.


On a, d’autre part, noté sur la feuille les facteurs de l’efficacité dans l’ordre : habileté, efficience,
puis éventuellement ambiance et stabilité.

AMBIANCE

qualificatif symb. coef.

IDÉALE A + 0,06 - Juger des conditions


d’ambiance qui ne sont
EXCELLENTE B + 0,04 pas des conditions
normales au poste.
BONNE C + 0,02
- Conditions qui influencent
NORMALE D 0 l’exécutant (chauffage -
éclairage, etc.…)
PASSABLE E - 0,03

MÉDIOCRE F - 0,07 - A l’exclusion de celles qui


influencent la tâche

STABILITÉ

qualificatif symb. coef. Tm Ttm

PARFAITE A + 0,04 11 à 18 % ≤ 10 %

EXCELLENTE B + 0,03 19 à 34 % 11 à 15 %

BONNE C + 0,01 35 à 42 % 16 à 25 %

NORMALE D 0 43 à 66 % 26 à 30 %

PASSABLE E - 0,02 67 à 75 % 31 à 45 %

MÉDIOCRE F - 0,04 > 76 % > 46 %

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CREATECH 34 Septembre 08
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NOTA : Il est théoriquement possible qu’un exécutant peu habile ait une efficience (activité)
excellente. Pratiquement, c’est assez rare et en général, les degrés d’habileté et
d’efficience ne diffèrent pas souvent de plus de deux classes.
Les correctifs partiels sont additionnés algébriquement à l’unité.

Supposons un ouvrier dont l’habileté sera excellente, dont l’efficience sera bonne, et qui travaillera
dans des conditions normales d’ambiance et de stabilité ; à ce moment-là on aura comme
correctif : 0,11 pour l’habileté, + 0,05 pour l’activité, ce qui donnera 0,16. On ajoute 0,16 à 1 qui est
l’efficacité de référence, prise pour unité.

Pour obtenir le temps qui correspond à l’efficacité de référence, il suffit de multiplier la cote trouvée
par la moyenne arithmétique des temps relevés et retenus.

b) On notera qu’on peut rencontrer parfois un exécutant ayant une habileté passable qui
cherchera à compenser cette habileté passable par une efficience excellente ou même
excessive ; en général, les habiletés et efficiences sont homogènes. Quant aux conditions
du travail, c’est tout à fait différent.

c) Le jugement d’efficacité n’est pas instantané, il est différé et réfléchi et il est même
conseillé de fixer les coefficients en collaboration avec un technicien d’atelier (travail
d’équipe).

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1) Fiche type pour le jugement d'éfficacité

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2) Fiche type pour la base de relevés

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3) Fiche type d'exercices de relevés

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4) Fiche type d'exercices de jugement d'éfficacité

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5) Fiche type d'exercices de jugement d'allure

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Chapitre 2
La terminologie de la couture

CREATECH 41 Septembre 08
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LE VOCABULAIRE
TECHNIQUE
1) ETUDE DU TRAVAIL

ACCOUTUMANCE : Adaptation progressive d’un exécutant à un travail donné, par la seule


pratique, indépendamment de l’apprentissage et de l’entraînement.

OPERATION : Tout ensemble d’éléments de travail, mettant en œuvre un seul des moyens dont
est doté le poste de travail, qui a pour but de rapprocher le produit de son état final.

PROCEDE : Mode d’élaboration ou d’exécution adapté à un résultat recherché et correspondant à


une technique de réalisation. Ce mode d’élaboration implique la mise en œuvre de moyens définis.

PROCESSUS : Enchaînement des actions nécessaires à la mise en œuvre d’un procédé.

POLYVALENCE : Est considéré comme polyvalent tout ouvrier capable de tenir deux ou plusieurs
postes de nature différente en satisfaisant une production suffisante en quantité et en qualité.

2) DETERMINATION ET MESURE DES TEMPS

ACTIVITE : L’activité d’un opérateur (ou d’un groupe) est sa capacité de produire dans un temps
limité. L’activité s’exprime en % et permet d’évaluer le volume de la production réelle par rapport à
la production prévisionnelle.

ACTIVITE = TOTAL TEMPS PRODUIT x 100


TEMPS EFFECTIF PASSE EN PRODUCTION

ALLURE : L’allure d’un exécutant est la vitesse instantanée de production d’un effet utile. Cette
vitesse résulte principalement de la rapidité et de la précision des mouvements accomplis selon un
mode opératoire déterminé.

AMBIANCE : Ce sont les conditions anormales de travail qui influencent l’exécutant (chauffage,
éclairage, bruit, fumées, etc.…) à l’exclusion de celles qui influencent la tâche elle – même
(mauvais aménagement du poste de travail, etc.…).

CYCLE : Suite d’actions comprises dans une période et qui se reproduisent dans un ordre
déterminé.

EFFICIENCE : L’efficience est définie ici comme étant la volonté de travail soutenu de l’exécutant.
L’efficience couvrira à la fois la vitesse du travail effectif, c'est-à-dire la rapidité de l’exécutant, et
les variations de mode opératoire dues essentiellement à l’exécutant qui cherche plus ou moins à
ralentir ou à accélérer son activité.

CREATECH 42 Septembre 08
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HABILETE : L’habileté est définie ici comme étant l’aptitude à suivre une méthode donnée. Par
habileté, on entend d’une part les capacités naturelles de l’exécutant, d’autre part son expérience
et sa pratique.

JUGEMENT D’ALLURE : Opération par laquelle un observateur entraîné apprécie l’allure de


l’exécutant par rapport à la représentation mentale qu’il a de l’allure de référence. Ce jugement se
traduit par l’énoncé de la valeur numérique de ce rapport.

JUGEMENT D’EFFICACITE : Evaluation de l’activité d’un exécutant par la cotation de quatre


facteurs caractéristiques : l’habileté, l’efficience, l’ambiance et la stabilité.

JUGEMENT GLOBAL D’ACTIVITE : Estimation globale de l’activité de l’exécutant par rapport à


une activité moyenne.

RENDEMENT : Quantité de travail, d’objets fabriqués, fournis par l’exécutant en un temps


déterminé.

RENDEMENT = TOTAL TEMPS PRODUIT x 100


TOTAL TEMPS PRESENCE EN PRODUCTION

STABILITE : C’est l’appréciation de la régularité du travail par la variation des résultats mesurés
en temps (taux d’aléas).

TAUX D’ALEAS : Par convention : rapport, exprimé en pourcentage, de la différence entre le


temps maximal et le temps minimal relevés au temps moyen d’une fraction chronométrable ou
d’un élément de travail.
Le taux d’aléas peut donner une idée de la stabilisation d’un poste de travail.

3) LES DIFFERENTS TEMPS

TEMPS D’IMMOBILISATION MACHINE : Durée pendant laquelle une machine n’est pas en
service par suite de : panne, entretien, réparation, modification, essai, défaut d’approvisionnement,
manque de personne.

TEMPS D’OCCUPATION MACHINE : Durée pendant laquelle une machine est en service,
qu’elle produise ou qu’elle ne produise pas.

TEMPS PASSE : Durée consacrée à l’accomplissement d’une tâche.

TEMPS RELEVE : Temps observé directement et mesuré à l’aide d’un chronomètre, d’un film,
etc.…

TEMPS DE REFERENCE : Temps correspondant à l’allure de référence.


Cas particulier : Temps à 100 : To. C’est le temps de référence B.T.E. correspondant à l’allure 100
B.T.E.

TEMPS THEORIQUE : Th : Temps de référence corrigé en fonction des conditions inhérentes au


travail : effort, position, conditions matérielles imposées par la nature du travail, etc.…
Il comprend par conséquent un pourcentage de repos déterminé par la nature de ce travail.

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TEMPS HUMAIN : Tm : Temps correspondant à un travail humain (physique ou mental). Dans le


cadre d’un travail physique, c’est le temps pendant lequel le travail réalisé résulte uniquement de
l’action de l’opérateur, aidé ou non d’un moyen inerte.

TEMPS TECHNICO – HUMAIN : Ttm : Temps pendant lequel l’opérateur et la machine travaillent
conjointement.

TEMPS TECHNOLOGIQUE : Tt : Temps de travail dont la durée dépend uniquement des


conditions techniques d’exécution.

TEMPS FREQUENTIEL : Tf : Temps correspondant à un travail répété toutes les n unités de


production au cours de l’exécution d’une opération.
Exemple : calibrer une pièce pendant l’usinage automatique de la pièce suivante.

TEMPS MASQUE : Tz : Temps d’un travail accompli pendant l’exécution d’un autre travail dont la
durée est seule prise en considération.
Exemple : contrôle d’une pièce pendant l’usinage automatique de la pièce suivante.

4) SIMPLIFICATION DU TRAVAIL

ATTENTE : Période pendant laquelle l’exécutant ou le moyen de production n’effectue aucun


travail productif ou pendant laquelle le produit ne subit pas la transformation prévue. L’attente est
évitable ou inévitable.

CIRCUIT : Trajet suivi, dans leur déplacement, par les produits, les matériels, le personnel ou les
documents.

DEPLACEMENT : Action de changer de place ou de position exécutée par un homme ou par un


objet, soit au cours du travail, soit entre deux stades rapprochés du travail.

IRREGULARITE : Perturbation dans le travail qui n’a pas été prévue par l’analyse d’exécution.
Les irrégularités peuvent être : - extérieures au travail (imputables au personnel exécutant ou
d’encadrement : conversation ; imputables aux moyens matériels déficients : panne de moyen de
levage ; imputables à l’organisation : attente de travail).
- liées au travail : bris d’outils…

MANUTENTION : Action par laquelle une matière, un objet ou un produit est mis dans un
emplacement et une position déterminée par le processus.

MODE OPERATOIRE : Suite d’actions nécessaires à l’accomplissement d’un travail.

POSTE DE TRAVAIL : Centre d’activités comprenant ce qui est nécessaire (matériel, outillage,
etc.…) à l’exécution d’un travail nettement défini.

SIMOGRAMME : Représentation graphique des événements simultanés ou successifs dans


l’accomplissement d’un travail. Il comporte toujours une échelle des temps écoulés.

STABILISATION D’UN POSTE DE TRAVAIL : Conclusion de l’étude d’un ensemble


d’opérations exécutées à un poste, et détermination du mode opératoire considéré comme le
meilleur tant que ne seront pas modifiés les éléments matériels du processus général.

STEMAGE : Utilisation des méthodes de standards de temps de mouvements pour l’étude du


travail.

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5) PREPARATION DU TRAVAIL

GAMME (nom venant des gammes de musique → ordre des notes) : C’est la suite ordonnée de
tous les postes de travail, intervenants dans un processus d’exécution, pour fabriquer un produit.
On enregistre plusieurs types de gammes, selon les produits ou les professions.

IMPLANTATION : Disposition des moyens de travail dans un espace donné (il peut s’agir de
l’implantation d’un poste de travail, d’un atelier, d’une usine, etc.…).

NOMENCLATURE : Liste exhaustive des constituants d’un produit ordonnée selon une
décomposition logique.

PREPARATION DU TRAVAIL : Fonction qui a pour but de prévoir, définir et réaliser les
conditions optimales d’exécution.

PRE – SERIE : Réalisation en nombre limité d’un prototype de production en vue de mettre au
point les conditions de fabrication.

PREVISION : Action d’organiser un travail à l’avance.

PRODUIT SEMI FINI (semi ouvré) : Produit dont le façonnage a été interrompu à un stade
intermédiaire déterminé.

REBUT : Produit fini, ou produit semi fini, ou matériau éliminé après avoir été jugé définitivement
non conforme aux spécifications.

SERIE : Ensemble de produits identiques subissant successivement une même intervention.

6) REGULATION DU TRAVAIL

AVANCEMENT : Expression du degré de réalisation des travaux en cours.

CADENCE : Vitesse de production d’une opération répétitive.


Exemples : cadence horaire, cadence journalière.

CAPACITE : Nombre d’unités d’œuvre que peut fournir un poste de charge pendant une période
déterminée.

CHARGE : Nombre d’unités d’œuvre qui incombe à un poste de charge pendant une période
déterminée.

CHARGE AFFECTEE : Charge attribuée à un poste de charge.

DELAI : Temps demandé ou accordé déterminant l’échéance d’une action.

ENCLENCHEMENT : Ajustement entre la fin ou le début d’une réalisation et le début ou la fin


d’autres réalisations qui lui sont liées.

EN – COURS : Quantité de composants de produits (ensembles, sous – ensembles, pièces),


décomptée à un instant donné, entre deux points d’un processus.

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EQUILIBRER UN PROCESSUS : Agir sur les charges et les capacités des différents postes d’un
processus pour harmoniser les taux de charge de ces postes.

LANCEMENT : Fonction qui, dans le cadre des instructions de l’ordonnancement, déclenche en


les précisant les actions de production.

ORDONNANCEMENT : Fonction qui, responsable de la fixation des délais, prévoit les moyens de
réalisation, les affecte en temps opportun et veille à leur mise en œuvre.

POTENTIEL : Ensemble des moyens à la disposition de l’entreprise.

PROGRAMME : Document fixant des objectifs et leurs échéances.


Exemples : programmes de production, programme de consommation.

SERIE ECONOMIQUE : Série de fabrication ou d’approvisionnement dont l’importance est établie


en fonction de critères économiques.

UNITE DE PRODUCTION : Ensemble de moyens de production associés pour une action


déterminée.

UNITE D’ŒUVRE : Grandeur de référence choisie pour permettre une commune mesure dans
une activité complexe.

7) DIVERS

AMORTISSEMENT : Reconstitution du capital correspondant au prix d’une machine grâce aux


économies que celle – ci aura apportées.

AMONT : « A l’amont » : au début d’un processus de production.

ANALYSE DE LA VALEUR : Définie comme une méthode de compétitivité visant à obtenir la


meilleure adéquation du produit au besoin de l’utilisateur.

AVAL : « A l’aval » : se dit de la partie de la production considérée comme fournissant des


produits élaborés par rapport aux premiers stades de la mise en valeur des matières premières.

BESOIN : Nécessité ou désir éprouvé par un utilisateur.

CAHIER DES CHARGES : Document par lequel le demandeur (entité qui recherche un produit)
exprime son besoin en termes de fonctions de services et de contraintes. Pour chacune d’elles
sont définis des critères d’appréciation et leurs niveaux.

CAPACITE DE PRODUCTION D’UNE ENTREPRISE : Quantité de biens qu’une entreprise


peut fournir en un temps donné.

CONFECTIONNABILITE : Etat d’un tissu, apte à être confectionné.


Sélection des tissus, en fonction :
‚ De leurs Caractéristiques Technologiques.
‚ Des facteurs Mécaniques et Moyens mis en œuvre.

CONTROLE : Examen destiné, au cours ou à l’issue d’un processus, à comparer les


caractéristiques qualitatives et quantitatives obtenues aux caractéristiques requises.

COMPETITIF : Qui peut supporter la concurrence du marché.

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LES CLASSIFICATIONS
1) La normalisation du matériel

SYMBOLES DES MACHINES

Piqueuse plate Piqueuse plate


1 aiguille 2 aiguilles

Surfileuse Surjeteuse

Machine à
Surjeteuse raseuse boutonnière
à oeillet

Machine à point invisible


Machine à tube
Aiguille courbe

Machine à bras déporté


Machine à boutonnière
ou à bras d’évacuation
droite
2 aiguilles

Machine à pilier Machine canon à coudre


2 aiguilles les boutons

Machine plate à arrêts Machine canon à arrêts

Machine à mettre sur


Machine à bâtir
toile

Machine à broder Machine à broder


Point Cornely Point de bourdon

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Machines à broder
Scie à ruban
automatiques

Machine à point zigzag Table de repassage

Table de repassage Table chauffante,


chauffante aspirante

Presse à chauffage à Presse à chauffage


vapeur électrique

Machine à souder Machine à souder par


électronique résistance

Table à matelasser avec


Table de coupe
chariot plieur

Table servante Caissette

Tréteaux Mannequin

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2) La classification des machines

LES MACHINES PLATES (les plus utilisées)

Piqueuse 301

Boutonnière à œillets

MACHINE BLOC (bord des pièces et le surfilage)

La surjeteuse

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MACHINES A TUBE (pièces tubulaires telles les manches et les jambes)

Ourlet invisible

MACHINE A CANON (couture boutons, points d’arrêts)

Points d’arrêt

Point de recouvrement

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MACHINE À PILIER (vêtements encombrants, formes convexes, épaules)

MACHINE BRAS DÉPORTÉ

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3) La classification internationale des points

a) TYPE DE POINT
Le type de point est caractérisé par une série de points répétés, liés au matériau. Ces points
peuvent être réalisés sur une direction unique ou avec changement de direction (zigzag)

b) COMBINAISON DES TYPES DE POINT


Certains points peuvent être réalisés par combinaison des points élémentaires définis ci-dessus

c) GROUPES DE FILS
Le groupe de fils est constitué par plusieurs fils remplissant une fonction identique, par exemple un
groupe de fils d’aiguille et un groupe de fils de boucleur.

d) CLASSIFICATION DES TYPES DE POINTS


Les types d points sont répartis dans 6 classes
• Classe 100 : Points de chaînette
• Classe 200 : Points originellement formés à la main
• Classe 300 : Points noués
• Classe 400 : Points de chaînette à plusieurs fils
• Classe 500 : Points de surjet
• Classe 600 : Points de recouvrement

e) DÉSIGNATION DES CLASSES ET TYPES DE POINT


Les classes et types de points sont désignés par un nombre de 3 chiffres. Le chiffre des centaines
indique la classe, les chiffres des dizaines et des unités indiquent le type de point. Exempte : 301.
Les combinaisons de types de points sont indiquées par les désignations des points composants,
séparés par un point. Exemple : 401.502
Si les types de points constituant une combinaison sont exécutés en une seule opération, les
désignations figurent entre parenthèses Exemple: (401.502).

¾ CLASSE 100 - POINTS DE CHAINETTE

Les types de points de la classe 100 sont formés avec un ou plusieurs fils d’aiguille et sont
caractérisés par l’entrebouclage du fil avec lui-même

ANCIENNE
DESIGNATION
DESIGNATION
101 Type de point de chaînette – 1 fil 1 C 1/0

102 Type de point de chaînette – 2 aiguilles - 2 fils 1 C 2/0

103 Type de point de chaînette – 1 fil invisible 5 C 1/0

104 Type de point de Sellier (imitation) 1 C 1/0a

105 Type de point de chaînette – 1 fil, invisible modifié 5 C 1/0a

107 Type de point de chaînette – 1 fil, zig-zag 2 C 1/0

108 Type de point de chaînette – oblique /

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¾ CLASSE 200 - POINTS ORIGINELLEMENT FORMES A LA MAIN

Les types de points de la classe 200, originellement exécutés à la main sont formés par un simple
fil qui est passé au travers du matériau comme une seule ligne de fil et dont le point est fixé par
cette seule ligne de fil pénétrant dans le matériau et en sortant.

ANCIENNE
DESIGNATION
DESIGNATION
201 Type de point de Sellier – 2 fils d'aiguille

202 Type de point arrière – 1 aiguille - 1 fil

204 Type de point de chausson ou croisé – 1 aiguille – 1 fil

205 Grand point arrière

206 Type de point de feston – 1 aiguille – 1 fil

209 Type de point devant ou point glissé – 1 aiguille – 1 fil

211 Type de point de surfil – 1 aiguille – 1 fil

213 Type de point d'ourlet invisible – 1 aiguille – 1 fil

214 Type de point de rabattement ou de côté – 1 aiguille - 1fil

215 Type de point de couture bord à bord – 1 aiguille - 1 fil

217 Type de point de puce ou point tailleur – 1 aiguille – 1 fil

219 Type de point de glaçage – 1 aiguille – 1 fil

220 Type de point de boutonnière – 1 aiguille – 1 fil

¾ CLASSE 300 – POINTS NOUES

Les types de points de la classe 300 sont formés avec deux ou plusieurs groupes de fils. Leur
caractéristique est I' entrelacement de deux ou plusieurs groupes de fils. Les boucles d’un groupe
sont passées au travers du matériau et sont fixées par le ou les fils du second groupe.

ANCIENNE
DESIGNATION
DESIGNATION
301 Type de point noué – 1 fil d'aiguille – 1 fil de canette 1 N 1/1

302 Type de point de navette – 2 fils d'aiguille - 1 fil de canette 1 N 2/2

303 Type de point de navette – 3 fils d'aiguille – 1 fil de canette 1 N 3/1

304 Type de point noué zig-zag – 1 fil d'aiguille – 1 fil de canette 2 N 1/1

305 Type de point de navette zig-zag – 2 fils d'aiguille – 1 fil de canette 2 N 2/1

306 Type de point noué invisible – 1 fil d'aiguille – 1 fil de canette 5 N 1/1

307 Type de point de navette – 4 fils d'aiguille – 1 fil de canette 1 N 3/1

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308 Type de point noué zig-zag à 4 points – 1 fil d'aiguille – 1 fil de canette 2 N 1/1a

309 Type de point noué 2 aiguilles fil lâche – 2 fils d'aiguille – 1 fil de canette 1 N 2/1a

310 Type de point noué zig-zag lâche – 2 fils d'aiguille - 1fil de canette 2 N 2/1a

311 Type de point noué serré – 2 fils d'aiguille – 1 fil de canette 1 N 2/1a

312 Type de point noué zig-zag serré – 2 fils d'aiguille – 1 fil de canette 2 N 2/1a

313 Type de point noué invisible zig-zag – 1 fil d'aiguille – 1 fil de canette /

314 Type de point noué invisible avec le recouvrement par fil d'aiguille /
Type de point noué 2 rangées en point noué avec 2 fils de
315 1 N 2/4
recouvrement supérieur
316 Type de point noué 2 aiguilles – 4 fils avec croisement des fils d'aiguille /

317 Type de point noué invisible parallèle à son axe de formation /


Type de point noué invisible parallèle à son axe avec recouvrement par
318 /
le fil canette
319 Type de point noué avec boucle de fil d'aiguille tournée /

320 Type de point noué invisible avec recouvrement par le fil de canette /

321 Type de point noué zig-zag à 6 points 2 N 1/1b


322
Types de points composés avec le type de point 301
327

¾ CLASSE 400 – POINTS DE CHAINETTE A PLUSIEURS FILS

Les types de points de la classe 400 sont formés avec deux ou plusieurs groupes de fils et ont
pour caractéristique générale I' entrelacement de deux ou plusieurs groupes de fils. Les boucles
d’un groupe de fils sont passées au travers du matériau et sont fixées par entrelaçage et
entrebouclage avec les boucles d'un autre groupe.

ANCIENNE
DESIGNATION
DESIGNATION
401 Type de point de chaînette – 2 fils 1 C 1/1
402 Type de point de chaînette – 2 aiguilles - 3 fils 1 C 2/1
403 Type de point de chaînette – 3 aiguilles - 4 fils 1 C 3/1
404 Type de point de chaînette – 2 fils zig-zag 2 C 1/1
405 Type de point de chaînette – 2 aiguilles - 3 fils 2 C 2/1
406 Type de point de chaînette – 2 aiguilles - 3 fils avec recouvrement inférieur 1 C 2/1a
407 Type de point de chaînette – 3 aiguilles - 4 fils avec recouvrement inférieur 1 C 3/1a
408 Deux rangs de point de chaînette – 2 fils avec recouvrement supérieur 1 C 2/3
409 Type de point de chaînette – 2 fils, invisibles 5 C 1/1
410 Type de point de chaînette – 4 aiguilles - 5 fils avec recouvrement inférieur 1 C 4/1
411 Type de point de chaînette – 2 fils zig-zag à 6 points 2 C 1/1b
412
à Type de point composés avec le type de point 401
417

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¾ CLASSE 500 - POINTS DE SURJET

Les types de points de la classe 500 sont formés avec un ou plusieurs groupes de fils et ont pour
caractéristique générale le passage des boucles d’au moins un groupe de fils autour du bord du
matériau.

DESIGNATION ANCIENNE DESIGNATION


501 Type de point de surjet – 1 fils 3 C 1/0
502 Type de point de surjet – 2 fils 3 C 1/1
503 Type de point de surjet – 2 fils - lâche 3 C 1/1a
504 Type de point de surjet – 3 fils 3 C 1/2.
505 Type de point de surjet – 3 fils - lâche 3 C 1/2a
506 Type de point de surjet – 2 aiguilles - 4 fils, lâche 3 C 2/2a
507 Type de point de surjet – 2 aiguilles - 4 fils, modifié, lâche 3 C 2/2c
508 Type de point de surjet – 2 aiguilles – 3 fils, modifié 3 C 2/1a
509 Type de point de surjet – 2 aiguilles – 3 fils 3 C 2/1
510 Type de point de surjet – 2 aiguilles - 2 fils, modifié 3 C 2/0a
511 Type de point de surjet – 2 aiguilles – 2 fils 3 C 2/0
512 Type de point de surjet – 2 aiguilles – 4 fils, modifié 3 C 2/2b
513 Type de point de surjet – 2 aiguilles – 4 fils, modifié 3 C 1/0a
514 Type de point de surjet – 2 aiguilles – 4 fils 3 C 2/2
521 Type de point de surjet – 2 aiguilles – 3 fils avec recouvrement 3 C 2/1b
supérieur
¾ CLASSE 600 - POINTS DE RECOUVREMENT

Les types de points de la classe 600 sont formés avec deux ou plusieurs groupes de fils. Ils ont
pour caractéristique le recouvrement des bords des deux surfaces d’un matériau par deux de ses
groupes, par entre- bouclage sur les deux faces du matériau.

DESIGNATION ANCIENNE DESIGNATION


601 Type de point de recouvrement – 2 aiguilles – 3 fils 4 C 2/1
602 Type de point de recouvrement – 2 aiguilles – 4 fils 4 C 2/2
603 Type de point de recouvrement – 2 aiguilles – 5 fils 4 C 2/3
604 Type de point de recouvrement – 3 aiguilles – 6 fils 4 C 3/3
605 Type de point de recouvrement – 3 aiguilles – 5 fils 4 C 3/2
606 Type de point de recouvrement – 4 aiguilles – 9 fils 4 C 4/5
607 Type de point de recouvrement – 4 aiguilles – 6 fils 4 C 4/2
608 Type de point de recouvrement – 4 aiguilles – 7 fils 4 C 4/3
609 Type de point de recouvrement – 4 aiguilles – 6 fils 4 C 4/2a

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LES TYPES DE COUTURES

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Chapitre 3
La gamme de fabrication

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Fiche Type n° 1

Gamme d'étude Client


Date
1/
Modèle
Tps
N° Opérations Matériel Accessoires Observations
Alloué

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Fiche Type n° 2

Gamme de fabrication Client


Date
1/
Modèle
Tps Tps Tps
N° Opérations Matériel Accessoires
Estimé Alloué Chrono

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Fiche Type n° 3

Gamme d'étude N° Date


Client
Référence TOTAL

Elément N° Code Opérations Machines T.A.


1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
43
44
45

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Chapitre 4
Le Catalogue de temps

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1) QU'EST – CE QU'UN CATALOGUE DE TEMPS ?

Le catalogue est un recueil de "savoir-faire", c'est la "mémoire de l'entreprise".

Le catalogue découle inévitablement de l'organisation et de la stabilisation au préalable.

Le catalogue doit être précis et refléter les processus de fabrication. Ceux-ci étant stabilisés :
mode opératoire, matériel, équipement, nombre de reprises, longueurs et dimensions, nombre de
points au cm, tolérances, schémas. La base du catalogue doit permettre le contrôle du bon respect
de la fabrication. On peut y adjoindre des fiches de consigne au poste.

Le catalogue ne doit pas être figé, il doit évoluer au fur et à mesure des changements
d'organisation de l'atelier, du matériel ou des processus.

Il est important de différencier :


‚ Les temps cycliques : opération dont la fréquence est égale à 1.
‚ Les temps fréquentiels : dont la fréquence est égale à 1/n (ex. changement fils,
changement pied presseur, temps paquets, réglages….).

2) BUT DU CATALOGUE

‚ Calculer les prix de revient (coûts).


‚ Calculer les délais de fabrication.
‚ Mémoriser les processus liés à certaines conditions matérielles ou qualitatives.
‚ Éditer les gammes de montage.
‚ Former le personnel.
‚ Calculer les équilibrages (polyvalence ou non).

3) CONCEPTION ET MISE EN FORME DU CATALOGUE DE


TEMPS

‚ Analyse des collections : inventaire de tous les modèles et classement par produits (ex.
robe, jupe, pantalon, pull…..).
Eventuellement, faire un classement en sous-produits, lorsque la fabrication est très
différente (ex. fabrication pantalon ville et jean's, les techniques n'ont rien de similaire).

‚ Définition des éléments de produit :


- Éléments de produit : dos, devant, manches, col, poches, ourlet, boutons,
finition article…..
- Sous-éléments :
) Pour manches : fentes ou pattes, poignets, montages….
) Pour col : tailleur, officier, châle, claudine, avec pied de col….

‚ Faire la liste des opérations nécessaires pour chaque élément ou sous-élément,


dans l'ordre chronologique, en notant le matériel nécessaire à la réalisation de chaque
opération.

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- Séparer si possible les opérations de préparation, montage et finition, et noter le


type de travaux (voir tableau).

- Regrouper par familles d'éléments identiques (noter à part les constantes,


processus de référence et les variables, qui s'additionnent ou non).

- Définir les éléments communs à plusieurs produits ou à un seul (prévoir


codification).

‚ Définir le classement des différentes matières (ex. tissus faciles ou difficiles).

‚ Faire l'inventaire du matériel et des équipements (+ codification).

‚ 3 étapes pour ordonner le catalogue :


- classement des opérations par type de travaux.
- Regroupement des opérations par éléments de produit.
- Moyennes des éléments de produits pour établir une "fiche de calcul rapide".
Celle-ci permet le calcul rapide des prix de revient et évite de constituer des
gammes de montage qui peuvent être modifiées ou annulées par la suite. Cette
fiche remplace la gamme d'étude et permet de consacrer plus de temps à
l'élaboration des gammes définitives.

L'estimation des temps doit être de + ou – 5 %.

4) TABLEAU D'ANALYSE DU PRODUIT

ELEMENT DE SOUS ELEMENT


PRODUIT OPERATIONS
PRODUIT DE PRODUIT

Robe Dos Empiècements


Jupe Pinces….
Pantalon

Devants Empiècements
Pinces
Découpe….

Poches Plaquées Assembler revers


Gilets Préformer
Passepoilées Plaquer….

Ouvertures Patte polo Surfiler


Patte tunisienne Assembler
Milieu Retourner…..

Ceinture Élastiquée
En forme

Col Claudine Coulisser


Châle Dégarnir
Officier Surpiquer

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5) CODIFICATION

Afin que la recherche soit rapide sur l’outil informatique, il faut codifier les opérations. Plusieurs
types de codifications sont possibles selon le système informatisé existant dans l’entreprise.
Les codifications peuvent être numériques ou alpha numériques.
La codification s’effectue à tous les niveaux d’analyse des produits :
‚ Produit
‚ Élément de produit
‚ Type d’opération
‚ Matériel

Exemples de codifications : ASS CEI B 01

Type d’opération Élément de produit Produit N° d’ordre

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Chapitre 5
Equilibrage et implantation

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1) Les équilibrages
Définition :

Equilibrer : Equilibrer une fabrication c'est répartir le travail aussi équitablement que
possible entre les opérateurs afin de fabriquer sans ruptures d'alimentation
entre les postes et sans produire trop d'en-cours.

On distingue deux types d'équilibrage :

- Equilibrage Théorique
- Equilibrage Réel

Remarque :
¾ Soit on recherche le nombre d’opérateurs d’ après une production à atteindre et l’on calcule
la base de fragmentation (ou charge de travail de chaque opérateur)

¾ Soit on subit le nombre d’opérateurs, et l’on calcule le nombre de pièces à fabriquer par
jour en fonction de la base de fragmentation.

2) Equilibrage Théorique
Définition :

L’équilibrage c’est l’action de répartir le travail entre chaque opérateur, de façon à affecter
à chacun un temps de travail identique.

But de l’équilibrage :

Le but de l’équilibrage est de réaliser un synchronisme rigoureux entre les différents postes
d’une chaîne de production, afin de travailler sans attente et sans rupture d’alimentation.
Ce synchronisme est obtenu par la répartition du travail entre les différents postes en se
référent à un temps moyen appelé BASE DE FRAGMENTATION noté BF
La base de fragmentation est le temps attribué à chaque ouvrière de la chaîne de
production résultant de la répartition équitable du temps de la gamme de fabrication.

Procédure d’équilibrage :

¾ Il faut noter la suite logique des opérations en regroupant certaines d’entre elle que l’on ne
veut pas dispercer sur 2 ou plusieurs postes et noter le temps alloué .
¾ Calculer La Base de Fragmentation Théorique du groupe.
¾ Il faut répartir les charges de travail pour chaque opérateur , en fonction de l’avancement
du travail , qui doit se faire dans la mesure du possible , de poste à poste dans un ordre
logique , et se rapprochant le plus possible de la base de fragmentation .

Remarque :

¾ Il est exceptionnel que la charge par opérateur soit égale à la BF. On admet en principe
une tolérance de + ou - 5 %, si tous les opérateurs sont à la même allure. Mais selon la
compétence du personnel, qui est connue, et dont les activités sont inégales, on peut
aussi charger + ou - certains postes et utiliser une polyvalence pour compenser les
écarts d’allure et ne pas aligner tout le monde sur le plus faible.

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3) Equilibrage Réel
Définition :

L’équilibrage c’est l’action de répartir le travail entre chaque opérateur, de façon à affecter à
chacun un temps de travail en tenant compte des compétences et la moyenne d’activité de
chacun.

But de l’équilibrage :

Le but de l’équilibrage est d’organiser la chaîne de production pour adapter les moyens de l’atelier
à l’avancement de la production.

Procédure d’équilibrage :

¾ Faire la gamme des opérations concernées par l’équilibrage (Inscrire les opérations, ou le
total de celle-ci, qui n’est pas concerné par l’équilibrage.)

¾ Préparer les calculs, sur le « Tableau des compétences pour équilibrage réel »
™ Faire la moyenne des activités, du groupe.
™ Inscrire le total des temps, du groupe concerné par l’équilibrage, ainsi que les totaux
des temps, des sections, non équilibrées.
™ Calculer la Base de Fragmentation du groupe à 100% d’activité (Théorique) et la
Base de Fragmentation du groupe à X% de moyenne d’activité (Réelle)

Base de fragmentation à 100% du groupe


Base de Fragmentation à X% =
Moyenne activité groupe
™ Calculer le nombre de pièces, à produire par heure, pour le groupe, à 100% et à X%
d’activité. (Indication nécessaire pour le suivie de sortie horaires)

Nombre de pièces / heure = 60 (mn) /Base de fragmentation (mn)

™ Afin d’éviter des en-cours importants entre le groupe équilibré et les sections non
équilibrées, calculer le nombre de personnes, théoriquement nécessaires, par
sections.

Nombre de personne /section = temps total par section / BF à 100 %


™ Calculer la charge possible, à affecter à chaque ouvrière, en fonction de leur
moyenne d’activité et par rapport à la Base de Fragmentation à X% de moyenne de
groupe.
Moyenne d’activité réelle par ouvrière X BF à X%
Charge à affecter / ouvrière =

100
Remarque : La somme de toutes les charges, doit correspondre, au total des temps du groupe (à
quelque Cmn prés à cause des arrondis)

¾ Equilibrer / Tableau d'équilibrage

™ Affecter les opérations à chaque ouvrière, selon leurs compétences. La somme des
temps, c’est à dire la charge par ouvrière, doit correspondre au plus prés, à la
charge possible à affecter par ouvrière (+ ou – 5%).

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4) Exercice d’équilibrage assisté par ordinateur

ETUDE DE CAS : EQUILIBRAGE EN LIGNE D'UN SOUTIENT DE GORGE

I. Données :
Le bureau de méthode de l’entreprise X veut répartir les charges de travail d’une nouvelle
commande (Soutient de gorge de référence 001254) entre les opératrices de groupe production,
en tenant compte de :
• Nombre des opératrices
• Des allures respectives des ouvrières
• De matérielles disponible dans l’atelier
Le groupe de production vient de terminer une commande semblable.

II. Méthode de travail :


Lancer le logiciel MS-Excel pour faire l’équilibrage en réel de la chaîne de production et procéder
de la manière suivante :

1) Créer un classeur « équilibrage »


2) Saisir dans la 1ère feuille le tableau suivant : nommé « Liste des ouvrières. »

Tableau de compétence
Atelier Saison Réf. Art =
Calculs pou groupe à équilibrer
Temps total du groupe BF.du groupe
à100% =
Effectif Groupe
14 à X% =
Nombre de pièces à l'heure du groupe
à 100% = à X% =
Moyenne Charge
Nom des potentiel
Matricule
des activités réelles Charge min Charge max
des opératrices par ouvrières
opératrices
%
001 A 100
002 B 105
003 C 100
004 D 95
005 E 100
006 F 100
007 G 125
008 H 120
009 I 80
010 J 105
011 K 75
012 L 105
013 M 95
014 N 95
Effectif
Allure Moyenne (AM) %

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3) Calculer l’allure moyenne de l’équipe :

4) Sur la feuille n°2 de classeur (Gamme de montage) saisir le tableau suivant

Gamme de montage de l'article


Temps
N°op Opérations unitaire
(Cmn) Matériels
1 I-Préparation Bonnet
2 Border galon chapelet 75 PZ1/1
3 couper fils 15 Main
4 assembler bonnet 90 PN1/1
5 Surfiler bonnet 45 MS1/2
6 Rabattre bonnet 35 PN1/1
7 Couper fils 10 Main
II- Préparation pointe
8 Poser biais écaille 20 PN1/1
9 Rabattre biais écaille 20 PN1/1
10 Séparer rabat 10 Main
11 Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1
12 Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main
III-Préparation bonnets +pointes
13 Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1
14 Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe + cranter 45 PN1/1
15 Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur pointe 25 PN1/1
IV- Préparation dos
16 Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1
17 Poser biais demi dos chapelet, couper 25 PN2/2
18 Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1
19 Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1
V-Montage
20 Monter dos sur bonnets 60 PN1/1
21 Rabattre bas pointe 30 PN1/1
22 Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1
23 Rabattre dessous bras 30 PZ1/1
24 Couper + vérifier longueur 10 Main
25 Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1
26 Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1
27 Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2
28 Couper haut côtés 10 Main
29 Séparer couche 5 Main
30 Enfiler armature 20 Main
31 Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1
32 Poser portes et agrafes 75 PZ1/1
33 Visiter + couper fils 180 Main
Temps de fabrication de l'article (Cmn) :
Base de fragmentation à l'allure 100 (BF) : Cmn
Base de fragmentation à l'allure (BFM) : Cmn

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5) Calculer le temps total de gamme

6) Calculer la BF à 100% d’activité

7) Calculer la BFM à AM%

8) Calculer le potentiel de chaque ouvrière

9) Calculer le potentiel minimum et le potentiel maximum sachant que la zone d’équilibrage


étant de +ou-5%

10) Dans la 3ème feuille de classeur Saisir le tableau d’inventaire de compétence suivant :

Inventaire des compétences des opératrices


Assemblage bonnet

Pose caoutchouc
Assemblage PN

Assemblage PZ

Opération main
Bordage galon

Pose peluche

Pose agrafes
Rabattage

Pose biais
Surfilage

Visitage
Opérations
a

h
c

k
f

l
Ouvrières
A X X X X
B X X X X X X
C X X X X X X
D X X X X X
E X X
F X X X X X
G X X X X X X
H X X X X X
I X X X
J X X X X X X
K X X X X X
L X X X
M X X X
N X X X

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11) Dans la 4ème feuille du classeur, créer un tableau selon le modèle suivant

Effectif :
BF=
Opérations TU Matériels
I-Préparation Bonnet
a Border galon chapelet 75 PZ1/1
k couper fils 15 Main
b assembler bonnet 90 PN1/1
c Surfiler bonnet 45 MS1/2
d Rabattre bonnet 35 PN1/1
k Couper fils 10 Main
II-Préparation pointe
f Poser biais écaille 20 PN1/1
d Rabattre biais écaille 20 PN1/1
k Séparer rabat 10 Main
e Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1
k Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main
III-Préparation bonnets +pointes
e Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1
Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe
f + cranter 45 PN1/1
Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur
e pointe 25 PN1/1
IV-Préparation dos
e Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1
f Poser biais demi dos chapelet, couper 25 PN2/2
g Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1
h Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1
V-Montage
e Monter dos sur bonnets 60 PN1/1
d Rabattre bas pointe 30 PN1/1
g Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1
d Rabattre dessous bras 30 PZ1/1
k Couper + vérifier longueur 10 Main
h Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1
e Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1
i Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2
k Couper haut côtés 10 Main
k Séparer couche 5 Main
k Enfiler armature 20 Main
h Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1
j Poser portes et agrafes 75 PZ1/1
l Visiter + couper fils 180 Main
Nom des Ouvrières
Potentiel
Charge effective du poste
% Saturation

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5) Corrigé de l'exercice:

Tableau de compétence
Atelier Saison Réf.Art =
Calculs pou groupe à équilibrer
Temps total du groupe BF.du groupe
à100% =
Effectif Groupe
14 à X% =
Nombre de pièces à l'heure du groupe
à 100% = à X% =
Moyenne Charge
Nom des potentiel
Matricule
des activités réelles Charge min Charge max
des opératrices
opératrices par ouvrières
%
001 A 100 92 89 94
002 B 105 96 93 99
003 C 100 92 89 94
004 D 95 87 85 90
005 E 100 92 89 94
006 F 100 92 89 94
007 G 125 115 111 118
008 H 120 110 107 113
009 I 80 73 71 76
010 J 105 96 93 99
011 K 75 69 67 71
012 L 105 96 93 99
013 M 95 87 85 90
014 N 95 87 85 90
Effectif 14
Allure Moyenne (AM) % 100

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Gamme de montage de l'article


Temps
N°op Opérations unitaire
(Cmn) Matériels
1 I-Préparation Bonnet
2 Border galon chapelet 75 PZ1/1
3 couper fils 15 Main
4 assembler bonnet 90 PN1/1
5 Surfiler bonnet 45 MS1/2
6 Rabattre bonnet 35 PN1/1
7 Couper fils 10 Main
II- Préparation pointe
8 Poser biais écaille 20 PN1/1
9 Rabattre biais écaille 20 PN1/1
10 Séparer rabat 10 Main
11 Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1
12 Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main
III-Préparation bonnets +pointes
13 Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1
14 Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe + cranter 45 PN1/1
15 Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur pointe 25 PN1/1
IV- Préparation dos
16 Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1
17 Poser biais demi dos chapelet, couper 25 PN2/2
18 Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1
19 Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1
V-Montage
20 Monter dos sur bonnets 60 PN1/1
21 Rabattre bas pointe 30 PN1/1
22 Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1
23 Rabattre dessous bras 30 PZ1/1
24 Couper + vérifier longueur 10 Main
25 Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1
26 Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1
27 Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2
28 Couper haut côtés 10 Main
29 Séparer couche 5 Main
30 Enfiler armature 20 Main
31 Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1
32 Poser portes et agrafes 75 PZ1/1
33 Visiter + couper fils 180 Main
Temps de fabrication de l'article (Cmn) : 1285
Base de fragmentation à l'allure 100 (BF) : Cmn 91,8
Base de fragmentation à l'allure (BFM) : Cmn 91,8

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TABLEAU D'ÉQUILIBRAGE

Effectif :
BF=
Opérations TU Matériels
I-Préparation Bonnet
a Border galon chapelet 75 PZ1/1 0 0 75 0 0 0 0 X 0 0 X 0 0 0
k couper fils 15 Main X X 15 X X X X X X X X X X X
b assembler bonnet 90 PN1/1 0 0 0 90 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
c Surfiler bonnet 45 MS1/2 45 0 X 0 0 0 0 0 0 0 0 0 X X
d Rabattre bonnet 35 PN1/1 35 X 0 X 0 X X 0 0 0 0 0 0 0
k Couper fils 10 Main 10 X X X X X X X X X X X X X
II-Préparation pointe
f Poser biais écaille 20 PN1/1 0 20 0 X 0 X X 0 0 X X 0 0 0
d Rabattre biais écaille 20 PN1/1 X 20 0 X 0 X X 0 0 0 0 0 0 0
k Séparer rabat 10 Main X 10 X X X X X X X X X X X X
e Glacer milieu bas pointe 25 PN1/1 X 25 X X X X X X X X X X 0 0
k Couper, égaliser bas et haut pointe 20 Main X 20 X X X X X X X X X X X X
III-Préparation bonnets +pointes
e Monter pointe sur bonnets + cranter 60 PN1/1 X X X X 60 X X X X X X X 0 0
Poser biais écaille sur arrondi bonnets sur bas pointe
f + cranter 45 PN1/1 0 X 0 X 0 X X 0 0 X 45 0 0 0
Pointer hauteur milieu devant + faire point d'arrêt sur
e pointe 25 PN1/1 X X X X X X X X X X 25 X 0 0
IV-Préparation dos 0 0 0 0 0 0 X 0 X 0 0 0 0
e Assembler demi-dos en chapelet 30 PN1/1 X X X X 30 X X X X X X X 0 0
f Poser biais demi dos chapelet, couper 25 PN2/2 0 X 0 X 0 X X 0 0 25 X 0 0 0
g Poser caoutchouc bas dos 30 PZ1/1 0 X 0 0 0 X X X 0 30 X 0 0 0
h Rabattre caoutchouc, couper + vérifier longueur 40 PZ1/1 0 0 X 0 0 0 X 0 X 40 0 0 0 0
V-Montage
e Monter dos sur bonnets 60 PN1/1 X X X X X 60 X X X X X X 0 0
d Rabattre bas pointe 30 PN1/1 X X 0 X 0 30 X 0 0 0 0 0 0 0
g Poser caoutchouc dessous bras 30 PZ1/1 0 X 0 0 0 X 30 X 0 X X 0 0 0
d Rabattre dessous bras 30 PZ1/1 X X 0 X 0 X 30 0 0 0 0 0 0 0
k Couper + vérifier longueur 10 Main X X X X X X 10 X X X X X X X
h Fixer bretelle SG sur bretelle caoutchouc 45 PN1/1 0 0 X 0 0 0 45 0 X X 0 0 0 0
e Fixer bretelle sur haut bonnet + rabattre 45 PN1/1 X X X X X X X 45 X X X X 0 0
i Poser biais peluche chapelet 65 PC2/2 0 0 0 0 0 0 0 65 0 X 0 0 0 0
k Couper haut côtés 10 Main X X X X X X X X 10 X X X X X
k Séparer couche 5 Main X X X X X X X X 5 X X X X X
k Enfiler armature 20 Main X X X X X X X X X X X 20 X X
h Poser bretelle sur dos + couper fils 60 PZ1/1 0 0 X 0 0 0 X 0 60 X 0 0 0 0
j Poser portes et agrafes 75 PZ1/1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 75 0 0
l Visiter + couper fils 180 Main 0 X X 0 0 0 0 0 0 0 0 0 90 90
Nom des Ouvrières A B C D E F G H I J K L M N
Potentiel 92 96 92 87 92 92 115 110 73 96 69 96 87 87
Charge effective du poste 90 95 90 90 90 90 115 110 75 95 70 95 90 90
% Saturation 98 99 98 103 98 98 100 100 102 99 102 99 103 103

CREATECH 79 Septembre 08
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6) L'IMPLANTATION
Définition :

C'est disposer, rationnellement, le matériel de fabrication, dans les ateliers. Pour ceci, il faut tenir
compte de l'ordre de montage logique de la gamme, de l'équilibrage retenu, et de la dimension des
locaux dont on dispose.

Conditions nécessaires :

- Disposer d'un plan de l'atelier à l'échelle (ex : 1/50ème).


- Disposer du matériel nécessaire (découper les différents matériels représentés par des
symboles permettant de les identifier facilement).
- Définir les arrivées et les sorties :
‚ Du personnel
‚ Du matériel
‚ Des articles à confectionner
- Définir les moyens de manutentions des articles
- Situer les arrivées d'énergie (canalis, air comprimé, vapeur, etc….)
- S'assurer de la résistance du sol pour le matériel lourd.

Procédure d'implantation :

- Les circuits de manutentions doivent être le plus court possible, en évitant les retours en
arrière
- L'espace entre chaque poste doit être suffisant (60 cm minimum)
- Prévoir des allées de circulation (120 cm minimum)
- L'approvisionnement et l'évacuation des articles doivent être près des postes d'accès
- Prévoir des aménagements complémentaires pour la disposition des articles à travailler, à côté
des postes (machines)
- Prévoir l'encombrement des moyens de manutentions inter-postes

Choix du type d'implantation en fonction :

- Du type de produit (chemises, robes, pantalons, maillots de bains….)


- De l'importance des séries (petites, moyennes, grandes)
- De la fabrication d'un ou plusieurs modèles en même temps (système de lancement fractionné
ou non, selon les délais de livraison)
- Du grade de qualité des produits
- Du matériel existant
- De la compétence (qualification) du personnel (plus ou moins de polyvalence)
- De la compétence de l'encadrement
- Des surfaces utilisables, disponibles
- Du choix des moyens de manutentions, adaptés à la dimension des produits et au type de
tissu

CREATECH 80 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
Madagascar

Principales méthodes de travail rencontrées en confection :

- A l'article entier  personnel hautement qualifié, capable de fabriquer le vêtement


complètement, surtout utilisé pour les prototypes, les collections ou commandes spéciales. Le
prix de cette méthode étant très élevé.
- En groupes autonomes ou groupes flexibles  une dizaine de personnes très qualifiées qui se
partagent la réalisation du vêtement. L'équilibrage se fait au fur et à mesure des besoins, ce
qui donne une grande souplesse de travail pour fabriquer des petites séries. Chaque personne
est directement concernée par la qualité et l'absentéisme est peu ressenti. Cette méthode
demande plus de matériel par personne.
- En groupes homogènes 
- En ligne 
- En groupes cellulaires (voir tableau comparatif des systèmes)
- Sur convoyeur au sol sélectif
- Sur convoyeur aérien

CREATECH 81 Septembre 08
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Chapitre 6
Etude de poste

CREATECH 82 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
Madagascar

Ergonomie au poste de travail


LES ZONES DE TRAVAIL :
Classes d’amplitudes correspondantes (en cm)

1. doigts : 0-5 cm
2. doigts + mains : 6-15 cm
3. doigts + mains + avt bras : 16-30 cm
4. doigts + mains + avt bras + bras : 31-45 cm
5. doigts + mains + avt bras + bras + buste : 46-80 cm

CREATECH 83 Septembre 08
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Comment s’installer devant un poste de travail ?

RÉGLAGE DU POSTE DE TRAVAIL

CREATECH 84 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
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POSITION DE L’OPÉRATEUR

C’est la position qui physiologiquement correspond à une fatigue minimale,


musculaire ou visuelle.

Pour cela, il convient de :


ƒ Régler parfaitement tous les éléments constituant le poste de travail à
savoir : le bâti, le siège, la table, la pédale et la genouillère
ƒ Prendre une position correcte devant la machine à coudre.

RÉGLAGE DES ÉLÉMENTS CONSTITUANT


LE POSTE DE TRAVAIL

Siège :
ƒ réglé en hauteur suivant la longueur des jambes

Dossier :
ƒ réglé au-dessous des omoplates et légèrement au-dessous du siège

CREATECH 85 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
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Pédale réglée :
ƒ d’arrière en avant en fonction de la longueur des jambes
ƒ horizontalement de façon que son axe de symétrie passe par l’axe de
l’aiguille

Genouillère :
ƒ réglée de façon que la surface de contact vienne contre la jambe de
l’opérateur au-dessus du genou.

Bâti :
ƒ réglé en hauteur suivant la longueur du buste de l’opératrice,
ƒ le plan de travail doit être à la hauteur des coudes pour permettre l’appui des
avant-bras.

Table :
ƒ indéformable glissante et mate.

Position de l’opérateur :

1. S’asseoir face au pied presseur;


2. Corps droit légèrement en avant;
3. Axe du corps dans l’axe de l’aiguille
4. Reins collés contre le dossier de la chaise ou siège
5. Pieds sur la pédale
6. Genou droit agit contre la genouillère pour actionner le pied presseur

CREATECH 86 Septembre 08
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L'étude de poste
1) Utilité et symbole des fiches de consignes de poste.
a) Utilité de la fiche de consignes au poste

Pour que les temps d’exécution de chaque opération conservent durablement leur valeur,
il faut que les modes opératoires soient respectés.
Cela implique par conséquent que toutes les conditions matérielles du poste et des
opérations soient parfaitement maintenues.
Cette maintenance est assurée au moyen de « la fiche de consignes au poste », établie
lors de la définition des méthodes par les agents des méthodes en collaboration avec
l’encadrement d’atelier et le mécanicien.

b) Symboles normalisés

Envers : o-o
Endroit : -o-
Envers / Envers : o-o/o-o
Endroit / Endroit : -o-/-o-
Approvisionnement : AP
Évacuation : EV
Point de prise : ○
Point d'arrêt :│
Reprise de couture : │
Déplacement unitaire : ...►
Déplacement par paquet : →

CREATECH 87 Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
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2) Fiche de consigne au poste – Exemple 1.

Opération : Date :
N° d'analyse :
Nom opérateur :
Modèle : Temps Alloué :

Matière : Production Horaire :

Points clés qualité : Matériel :


Type de machine :
Entraînement :
Type de point :
Nombre de point/cm :
CFA ou CFM :
Point d'arrêt :
Equipement :

Guide :

Type d'approvisionnement :

Schéma du poste :

Schéma de couture et Croquis :

CREATECH 88 Septembre 08
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3) Fiche de consigne au poste – Exemple 2.

Opération : Date :
N° d'analyse :
Nom opérateur :
Modèle : Tps Alloué avant : Tps Alloué après :

Matière : Product°/H avant : Product°/H après :

Points clés qualité : Matériel :


- Type de machine :
Entraînement :
Type de point :
Nombre de point/cm :
CFA ou CFM :
Point d'arrêt :
Equipement :

Guide :

Type d'approvisionnement :

Schéma du poste : AVANT APRES

Schéma de couture et Croquis :

CREATECH 89 Septembre 08
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4) Fiche d'analyse gestuelle au poste de travail.

Modèle :
Opération :

N° MG MD DESCRIPTION DU GESTUEL

CREATECH 90 Septembre 08
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Chapitre 7
Les matières, les procédés textiles
et l'étiquetage

Sources IFTH et CETIH

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Les matières premières

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Les procédés de fabrication

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L'étiquetage

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Chapitre 8
L'analyse des compétences du
personnel

CREATECH 135 Septembre 08


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1) PROCÉDURE D’ÉLABORATION D’UN TABLEAU DE


COMPÉTENCES DU PERSONNEL

1. Établir le tableau des compétences actuelles du personnel:

• Lister les opérations effectuées en fabrication (d’après gammes)


• Lister les matériels utilisés
• Trier les opérations par type de matériel
• Regarder si certaines opérations peuvent être regroupées
• Dans le tableau, noter les opérations de la plus facile à la plus difficile, par type de
matériel
• Lister les opérateurs par chaîne
• Définir les niveaux de maîtrise de la compétence
• Remplir le tableau par chaîne en collaboration avec le chef de chaîne ou autre.

CREATECH 136 Septembre 08


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2) Exemples de tableaux de compétences

CREATECH 137 Septembre 08


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3) Modalités de recrutement du personnel


Date :
SOCIETE Fiche de Recrutement
Nom & prénom :

Qualification initiale : 1aig – 2aig – 5fils - OURL – REC2 - FER – MAIN –Machines spéciales
C : opérations que connaît la personne T : opérations sur lesquelles elle a été testée
Opérations C T Observations
Fermer épaules (veste), manque de
Assembler simple x x précision dans les ajustements, allure
faible
Monter élastique
Préparer étiquette, vignette
Fixer passants x
Froncer
Surpiquer simple
Piquer pinces x
Piquer plis (fermer + glacer)
Surpiquer braguette 1aig et 2aig
Surpiquer parementure (après coulissage)
Remplier bas
Ourler bas x
Monter parementure, patte ou rabat
Plaquer
Coulisser (col, poignets, ceinture)
Fermer coins ceinture
Monter braguette + sous pont x
Monter FG invisible
Monter FG
Monter ceinture x
Monter col (veste)
Rabattre ceinture x
Rabattage col (veste)
Poser passepoil
Monter manches en rond

CREATECH 139 Septembre 08


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POINTS A CONTRÔLER OUI NON Observations


1. Installation au poste (positionnement de
x
l’ouvrier par rapport à la machine)
2. Contrôle de l’enfilage (supérieur et A pris la machine sans contrôler
x
inférieur)
3. Aménagement du poste (disposition
x
des pièces sur le poste)
4. Mode opératoire gestuel de l’opération Mode opératoire est correct mais
x
(déroulement et précision des gestes) gestes non précis
5. Maîtrise de la machine (maîtrise de la Donne des coups de pédale,
vitesse en piquant sans donner des irrégulière dans la vitesse, allure
x
coups de pédale, la vitesse doit être variable
régulière et constante)
6. Maîtrise de l’opération (respect de la Non respect de l’ajustement en
x
valeur des coutures, respect des crans) fin d’épaule
7. Maîtrise de la qualité (respect de la Qualité non conforme à
régularité des coutures, respect de la x l’entreprise
valeur des coutures)

CRITÈRES DE NOTATION
POINTS A CONTRÔLER OUI NON
1. Installation au poste (positionnement de l’ouvrier par rapport à la
1 pt 0 pts
machine)
2. Contrôle de l’enfilage (supérieur et inférieur) 1 pt 0 pts
3. Aménagement du poste (disposition des pièces sur le poste) 2 pts 0 pts
4. Mode opératoire gestuel de l’opération (déroulement et précision des
3 pts 0 pts
gestes)
5. Maîtrise de la machine (maîtrise de la vitesse en piquant sans donner
5 pts 0 pts
des coups de pédale, la vitesse doit être régulière et constante)
6. Maîtrise de l’opération (respect de la valeur des coutures, respect des
5 pts 0 pts
crans)
7. Maîtrise de la qualité (respect de la régularité des coutures, respect
5 pts 0 pts
de la valeur des coutures)
TOTAL 22 pts
Afin que la personne soit recrutée, il faut qu’elle totalise au minimum la moitié du total +
1, soit 12 points

CREATECH 140 Septembre 08


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Chapitre 9
Le contrôle de productivité

CREATECH 141 Septembre 08


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1) Définition des outils de contrôle de la productivité

Job Training : Etude faite par rapport à l’efficience potentielle de l’opératrice


(Perte pas + de 10%).

Perte de Productivité : Etude ou contrôle de productivité faite par rapport au temps alloué
(Perte normale en fin de journée entre 5 et 10%)

Si perte de productivité trop importante : Faire une étude de production :


- Analyse des temps productifs et improductifs.
- Etude à faire sur minimum 2 heures, voir plutôt 4 heures.

2) Le contrôle de productivité

Fonction : Formation au Poste

Procédure : CONTROLE DE PRODUCTIVITE

BUT - Développer l’efficience des opératrices

- Informer les opératrices de l’évolution de leur efficience réelle


sur période contrôlée

FORMULAIRE - Contrôle de productivité

ORIGINAL - Est établi par le Job-Trainer qui est chargé de réaliser le contrôle

COPIE - Aucune

RESPONSABLE - Job-Trainer

FREQUENCE et - A la demande du chef d’atelier ou du Responsable Méthodes


DUREE - Durée minimum : 4 heures.

PROCEDURE

Responsable Action

Chef d’Atelier ou 1. Désigne au Job-Trainer un groupe de 3 à 6 personnes


dans le Responsable Méthodes même secteur dont l’efficience est faible

2. Note sur sa fiche de contrôle le nom des opératrices


qu’il doit suivre ainsi que l’opération qu’elles réalisent

3. Informe les opératrices de l’heure de début du contrôle

4. Demande aux opératrices de la prévenir à chaque paquet

5. Exécute les différents relevés mentionnés sur la fiche

6. Informe à chaque fin de paquet l’opératrice de


l’efficience pour le paquet en cumul

CREATECH 142 Septembre 08


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7. Réalise pendant l’étude quelques contrôles de cycles

8. Informe à la fin de l’étude l’opératrice des résultats


obtenus

9. Informe le chef d’atelier ou le responsable Méthodes


des résultats obtenus par les différentes opératrices

Chef d’Atelier ou 10. Prend connaissance des résultats et prend les


Responsable Méthodes mesures qui s’imposent.

Fonction : Formation au Poste

Procédure : EXPLICATIONS AU CONTROLE DE PRODUCTIVITE

1. Atelier : Inscrire le nom de l’atelier concerné

2. Groupe : Inscrire le nom du groupe concerné

3. Date : Inscrire la date du jour où le contrôle est effectué

4. Resp. : Inscrire le nom de la personne effectuant le contrôle

5. Noms : Inscrire le nom de l’opératrice concernée ainsi que l’opération effectuée

6. QTE : Inscrire le nombre de pièces du paquet sous contrôle

7. Heure fin de paquet : Inscrire l’heure où se termine le paquet

8. Heure début de paquet : Inscrire l’heure à laquelle l’opératrice a commencé le paquet

9. Tps Pass. : Inscrire le temps passé réellement pour effectuer le paquet soit : case 7 - case 8

10. Tps. Passé cumul : Inscrire le temps passé réellement au cumul

11. T.A. : Inscrire le temps alloué pour l’opération contrôlée

12. Mini. Prod. : Inscrire le total des minutes produites pour réaliser le paquet soit :
case 6 X case 11

13. Mini. Prod. Cumul : Inscrire le total des minutes produites en cumul.

14. % Paquet : Inscrire le % d’efficience réelle obtenu par paquet soit : case 12/ case 9

15. % Cumul : Inscrire le % d’efficience réelle obtenu en cumul soit : case 13/ case 10

16. Cycles : Inscrire les différents cycles relevés pendant le contrôle


(voir procédure ’’relevés de cycles’’).

CREATECH 143 Septembre 08


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ANALYSE DES PERTES DE PRODUCTIVITE

Client : Section : Période :


Réf. article Moy. cycle Temps Prod. Prod. Perte
Temps par cycle
Nom x coeff. DP requis Temps de
Poste – Taille potent. réelle
ouvrière Opérations + Tps. par alloué par jour par jour produc-
1 2 3 4 5 paquet pièce tivité

CREATECH 144 Septembre 08


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ANALYSE DES PERTES DE P RODUCTIVITE Date :

Atelier ou Groupe : Nom Opérateur :


Temps Temps Product. Product. Perte
Coeff. Temps
Poste + Détails Temps par cycle (? ) Moyen Requis Potentielle Réelle Productivité
DP. Alloué
Matériel Temps 1 cycle par pièce du cycle Jour = Act. jour
+ Taille des Opérations 5 cycles ? C=AxB D E–F
1 2 3 4 5 A= ____ B D E = ____ x 100 F G = ______ x 100
5 + Tps. Paq. C E

Total du Poste

Observations : JGA Total Tps Temps Temps Ecart Ecart


Requis
estimé par pièce Estimé Alloué Temps en % NB : si tps
1 5 x 100 Alloué > tps.
1 2=C 2 x ___ = 3 4=D 3–4= 5 _________ =6 estim é =
100 4
écart en -
%

CREATECH 145 Septembre 08


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Chapitre 10
Le Job Training

CREATECH 146 Septembre 08


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JOB TRAINING Progression d’activité des opératrices

Note pour les chefs de chaîne

Désigner les opératrices en sous activité dans la chaîne pour déterminer leur efficience
potentielle

Pour les opératrices concernées, se rendre au poste de travail afin de valider le mode
opératoire.
¾ Pour cela observer le poste de travail en se posant les questions :

QUI ?
QUOI ?
OU ?
QUAND ?
COMMENT ?
POURQUOI ?

Par exemple vérifier : bonne disposition des pièces, points de saisie conforme, gestuel adéquat,
aménagement poste de travail adéquat etc.

Effectuer les 5 relevés de cycles en s’assurant que le mode opératoire est respecté et que la
qualité est conforme.

Calculer l’efficience potentielle de l’opératrice contrôlée (suivant formule tableau de bord :


relevés de cycles)

Mettre en place la feuille de but, noter Production Horaire à 100% et P Horaire à X% : efficience
opératrice lors du relevé.
Fixer le but horaire en nombres de pièces = P Horaire à X%

Expliquer à l’opératrice ses résultats et lui indiquer le nombre de pièces qu’elle est capable
d’effectuer à ce moment précis. (En sachant qu’avec l’accoutumance ses résultats doivent
progresser.)
L’opératrice devra noter ses quantités réalisées chaque heure.

S’assurer que l’opératrice sera alimentée et relève les quantités effectuées pour l’heure suivante

A l’heure fixée le chef de chaîne contrôle la P Horaire et commente les résultats :


Si but atteint, inscrire une pièce de plus pour l’heure suivante
Si but atteint au-delà, inscrire une pièce de plus que réalisé l’heure précédente.
Si but non atteint, pourquoi ? Aléas, divers … Si ce n’est pas le cas alors l’opératrice a relâché
son rythme de travail.
Motiver l’opératrice.

Ensuite, suivre chaque heure (voir toutes les 2 heures) les relevés et commenter les résultats ;
et ceci jusqu’à l’obtention de l’efficience à 100%

CREATECH 147 Septembre 08


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En fin de chaque journée reporter les résultats sur le graphique d’efficience pour mesurer les
pertes de productivité. Un écart de + ou – 5% reste acceptable entre le % relevé lors des cycles
et le % activité réel de l’opératrice.

Chaque jour un relevé de 5 cycles doit être réalisé.

CREATECH 148 Septembre 08


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Fonction : Formation au Poste JOB TRAINING

Procédure : RELEVE DE CYCLES

BUT - Déterminer l’efficience potentielle des opératrices d’une section

FORMULAIRE - Relevé de cycles

ORIGINAL - Utilisé par le Job-Trainer qui note directement les résultats sur le
graphique d’efficience

COPIE - Aucune

RESPONSABLE - Job-Trainer ou monitrice ou Agent des Méthodes

FREQUENCE et - Les contrôles sont faits une ou deux fois par jour pendant toute
DUREE la période de formation

Note : Cette procédure peut être utilisée pour définir l’efficience potentielle lors d’une
réclamation d’un temps alloué.

PROCEDURE

Responsable Action

Chef d’Atelier ou 1. Désigne à la monitrice ou au Job-Trainer le nom des


opératrices
Responsable Méthodes dont l’efficience potentielle doit être contrôlée

2. Inscrit sur le formulaire ’’Relevé de Cycles’’ le nom


des opératrices devant être contrôlées et les opératrices
concernées
3. Vérifie que le mode opératoire employé correspond à
celui qui a été défini
4. Exécute 5 relevés sur les postes désignés
5. Effectue, au poste de travail, le dépouillement du résultat

6. Calcul, par rapport au temps de base, l’efficience


potentielle
7. Informe l’opératrice du résultat
8. Informe le résultat sur le graphique d’efficience

9. Informe le chef d’atelier ou le responsable des méthodes


du résultat obtenu
Chef d’Atelier ou 10. Suivant les résultats prend les mesures qui Responsable
Méthodes s’imposent.

CREATECH 149 Septembre 08


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Fonction : Formation au Poste

Procédure : Explications du " RELEVE DE CYCLES"

1. Relevé par :
Inscrire le nom de la personne ayant exécuté le relevé

3. Atelier :
Inscrire le nom de l’atelier où sont effectués les relevés

3. Section :
Inscrire le nom de la section où sont effectués les relevés

4. Date :
Inscrire la date du jour où sont effectués les relevés

5. Opératrices - Opération :
Inscrire le nom de l’opératrice et de l’opération effectuée pendant la durée du
relevé

6. Cycles 1 à 5 :
Inscrire les relevés des 5 cycles observés

7. Total :
Inscrire le total des 5 cycles observés

8. Cycles Ø :
Inscrire le temps moyen du cycle en effectuant l’opération :
Temps total
Nombre de cycles (5)
A ce temps moyen, on rajoute le coefficient majorateur + temps paquet
on obtient le temps requis par pièce

9. Tps Base :
Inscrire le temps strict de l’opération (Temps Alloué de l’opération)

10. Eff. Pot. :


Inscrire le % d’efficience potentielle de l’opératrice sur l’opération contrôlée :
T. Base
____________
X 100
Cycles Ø

CREATECH 150 Septembre 08


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Fonction : Formation au Poste

Procédure : GRAPHIQUE D'EFFICIENCE

BUT - Contrôler chaque jour le rendement et déterminer les pertes de


productivité de l’opératrice
- Suivre la progression en rendement potentiel et réel de
l’opératrice pendant sa formation
- Motiver l’opératrice pendant sa formation

FORMULAIRE - Graphique d’efficience

ORIGINAL - Le graphique d’efficience est soit accroché au poste de


l’opératrice, soit tenu dans un classeur par le responsable de la
formation

COPIE - Aucune

RESPONSABLE - Job-Trainer ou monitrice ou Agent des Méthodes

FREQUENCE et - Les contrôles sont faits une ou deux fois par jour pendant toute
DUREE la période de formation

PROCEDURE

Responsable Action

Chef d’Atelier ou 1. Indique au Job-Trainer les opératrices en formation à


suivre
Chef de groupe à l’aide d’un graphique d’efficience

Job-trainer 2. Prépare le graphique d’efficience pour les


opératrices désignées

3. Chronomètre l’opératrice une ou deux fois dans la


journée, calcule son rendement potentiel et l’inscrit sur le
graphique

4. Calcule – ou obtient du service préposé – le soir, ou au


plus tard le lendemain, le rendement réel de l’opératrice et l’inscrit sur le graphique

5. Montre le graphique à l’opératrice et lui commente ses


résultats
sa progression

6. Informe le supérieur immédiat de l’opératrice chaque jour et


le fait intervenir, au besoin

7. Informe le Chef d’Atelier ou le Chef de Groupe


périodiquement des résultats et de la progression des
opératrices sous contrôle.

CREATECH 151 Septembre 08


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Fonction : Formation au Poste

Procédure : Explications du " GRAPHIQUE D'EFFICIENCE"

1. Nom :
Inscrire le nom de l’opératrice

2. No de pointage :
No de pointage de l’opératrice

3. No de l’opération :
Inscrire le numéro ou le code des opérations effectuées par l’opératrice

4. Opération :
Inscrire la description de l’opération (ou des opérations)

5. Temps alloué :
Inscrire le temps alloué de l’opératrice pour une pièce

6. Temps standard : Moyenne des Cycles :


Inscrire le temps standard alloué pour l’exécution de l’opération sur une pièce

7. Temps cycle Ø :
Inscrire dans cette colonne tous les temps correspondant aux différents niveaux d’efficience
dérivés du temps standard
Ex : A 100 % d’efficience 0,40 Min. (= temps standard)
A 50 % d’efficience 0,80 Min. (= à 50 % du temps standard)

8. % Eff. (Pourcent d’efficience) :


Inscrire dans cette colonne les différents niveaux d’efficience de 5 en 5 % (généralement de 0 à
135 %)
Activité Activité

9. Rapport d’efficience potentielle (cycle) et efficience réelle :


Inscrire chaque jour l’efficience potentielle et l’efficience réelle sur le graphique

9 Efficience potentielle (en %) =

Temps alloué
_______________________________________________________________________
x 100
Temps de cycle moyen + temps paquet et coeff ( ± 20 %)

9 10.2 Efficience réelle (en %) = activité

minutes produites (point 14)


____________________________________
x 100
minutes présence (point 15)
Hors production

CREATECH 152 Septembre 08


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10. Date :
Inscrire la date à laquelle se réfèrent les efficiences notées sur le graphique

11. Cycles :
Inscrire le cycle moyen observé pendant le contrôle journalier

12. N° opération :
Inscrire le numéro de l’opération se rapportant au(x) relevé(s) de cycle

13. Contrôlé par :


Inscrire les initiales de la personne ayant fait le(s) relevé(s) de cycle

14. Minutes produites :


Inscrire le total des minutes produites par l’opératrice : pièces produites / jour x Ta

15. Minutes de présence :


Inscrire les minutes de présence durant lesquelles l’opératrice a effectivement
travaillé (total des minutes de présence diminué des attentes involontaires).

CREATECH 153 Septembre 08


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Fonction : Formation au Poste

Procédure : FEUILLE DE BUT

BUT - Motiver l’opératrice à atteindre son niveau optimum de


rendement en lui fixant un objectif de production journalier
- Régulariser les efforts de l’opératrice en lui fixant des sous-
objectifs de production horaires

FORMULAIRE - Feuille de but

ORIGINAL - La feuille de but reste au poste de travail pendant la journée.


Les feuilles des journées passées sont conservées pendant
toute la période ou l’opératrice travaille avec une feuille de but et
pendant 30 jours après. Elles peuvent ensuite être détruites

COPIE - Aucune

RESPONSABLE - Job-Trainer ou monitrice de formation ou agent des méthodes ou


chef d’équipe

FREQUENCE et - Les résultats de production sont contrôlés et commentés chaque


DUREE heure et chaque jour pendant toute la durée de la formation.

PROCEDURE

Responsable Action

Job-trainer 1. Prépare chaque jour, la veille, une feuille de but pour les
opératrices sous contrôle. Il détermine les buts à atteindre
dans la journée en fonction de la progression enregistrée

2. Distribue les feuilles de but aux opératrices dans les 15 premières


minutes de la journée et discute brièvement avec chaque
opératrice des buts fixés ainsi que des résultats de la veille

3. Informe le(s) supérieur(s) immédiat(s) des opératrices


quant aux buts fixés

Chef d’équipe 4. Prend les mesures nécessaires afin d’assurer une alimentation
suffisante en travail

Job-trainer 5. Classe les feuilles de la journée précédente

6. Contrôle les feuilles de but une fois par heure et indique dans la
case appropriée, les écarts entre le but et la production réelle. Il
discute brièvement des résultats avec chaque opératrice

Job-trainer 7. Informe le Chef d’équipe et lui demande d’intervenir, si nécessaire

Chef d’équipe 8 Prend les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes
signalés.
Job-trainer 9. Ramasse les feuilles de but à la fin de la journée

10. Inscrit les résultats de la journée : total, moyenne horaire, écarts


entre le but et la production réelle, remarques, etc…

CREATECH 154 Septembre 08


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Fonction : Formation au Poste

Procédure : Explications de la formule " FEUILLE DE BUT"

1. Nom :
Inscrire le nom de l’ouvrière

2. Date :
Noter la date pour laquelle la feuille de but a été préparée

3. N°:
Inscrire le numéro de pointage de l’opératrice

4. Opération :
Inscrire le nom de l’opération exécutée par l’ouvrière

5. Moyenne effective du jour précédent :


Reporter la production horaire moyenne de la journée précédente, à relever sur la
feuille de but relative à cette journée

6. Périodes horaires :
Inscrire dans les cases horizontales, les heures auxquelles l’ouvrière doit noter la
quantité de travail effectuée

7. Total :
Indiquer le total, pour la journée, constitué par l’addition des cases horizontales
précédentes

8. Moy. par heure :


Ce chiffre est obtenu en divisant le total (7) par le nombre d’heures travaillées

9. But :
Inscrire la quantité de production prévue par heure de travail ne pas cumuler ces chiffres

10. Production réelle :


Noter quelle fut la quantité de travail effectif fournie par l’ouvrière pendant la période en
question

11. + (en noir) :


Si la production effective de l’ouvrière est supérieure au but prévu, la différence est
marquée en noir

12. + (en rouge) :


Si la production effective de l’ouvrière est inférieure au but prévu, la différence est marquée en
rouge

13. Remarques :
Si nécessaire, signaler les circonstances qui pourraient expliquer la quantité de travail
effectuée par l’ouvrière (p. ex. but pas atteint pour cause de panne d’une durée de 30 minutes)
ou les actions à suivre.

CREATECH 155 Septembre 08


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FEUILLE de BUT
Nom : Date :

Opération : Moyenne jour précédent :

Total Moy.
Heure
Période
Horaire

BUT

Production
Réelle

+ (noir)
- (rouge)

Remarques :

CREATECH 156 Septembre 08


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ATELIER : NOM : GRAPHIQUE EFFICIENCE


TpS Prd. N° OPERATIONS T.alloué. Ø Cycle %Effi. ce.

% eff. Rapport entre temps chrono et production effective


130
125
120
115
110
105
100
95
90
85
80
75
70
65
60
55
50
45
40
35
30

Date

Chrono

N° op.
Contrôlé
par

Minutes
produites

Minutes
présences

CREATECH 157 Septembre 08


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Chapitre 11
Définition des fonctions de Chef de
chaîne et Agent de méthodes

CREATECH 158 Septembre 08


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CHEF DE CHAÎNE
Activités / Tâches
1. Analyser les méthodes de montage d'articles et fabriquer
une pièce
2. Équilibrer les postes de travail (avec l’agent des méthodes)
3. Implanter les postes de travail (réel, d’après papier théorie)
4. Réaliser les études de postes (aménagements et gestuelles)
5. Lancer les modèles en chaîne (assisté de l’agent des
méthodes))
6. Maîtriser les différents matériels (réglages, enfilages)
7. S’assurer de la disponibilité des guides et attachements
nécessaires auprès des mécaniciens
8. Effectuer les démonstrations des modes opératoires aux
postes
9. Suivre et Calculer les activités et les rendements
10. Suivre et contrôler la production horaire
11. Contrôler la qualité
12. Manager le personnel
13. Respecter les objectifs quantitatifs et qualitatifs
14. Former le personnel à la polyvalence

AGENT DES MÉTHODES


Activités / Tâches
1. Analyser les méthodes de montage d'articles
2. Établir la gamme de fabrication
3. Prévoir et Contrôler la disponibilité des matériels, des
guides et attachements (avec les mécaniciens)
4. Établir les temps de fabrication
5. Analyser et Contrôler le mode opératoire (PRI)
6. Établir et maintenir le catalogue de temps
7. Chronométrer les postes avec Jugement d'Allure
8. Équilibrer les postes de travail (avec chef de chaîne)
9. Implanter les postes de travail (théorie, sur papier)
10. Contrôler les activités et les rendements (à la demande
du chef de chaîne) Ö chronométrage de production
11. Réaliser les études de postes (aménagements et
gestuelles)
12. Assister le chef de chaîne pour le lancement des
modèles en chaîne
13. Établir et mettre à jour le tableau des compétences du
personnel (polyvalence) à faire valider par le chef de chaîne
14. Établir le plan de formation d’après le tableau des
compétences du personnel (polyvalence) et la définition de la
« polyvalence » dans l’entreprise

CREATECH 159 Septembre 08


Cluster Text’ile Mada
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Résumé des cours


TECHNOLOGIE DES
MACHINES

CREATECH - Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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SOMMAIRE

LA MACHINE A COUDRE ...............................................................................................................5

LA COUTURE ....................................................................................................................................6
1) Classification des points.......................................................................................................................... 6
2) Types de points ........................................................................................................................................ 7
3) Combinaison de types de points............................................................................................................. 8

LA QUALITE DE LA COUTURE .....................................................................................................9


1) Les critères de la qualité d'une couture. ............................................................................................... 9

L'AIGUILLE DE LA MACHINE A COUDRE...............................................................................14


1) Généralités ........................................................................................................................................... 14
2) Le rôle de l'aiguille .............................................................................................................................. 14
3) Description de l'aiguille ...................................................................................................................... 14
4) Le choix de l'aiguille.............................................................................................................................. 15

ENTRAINEMENT DE LA MATIERE............................................................................................19
1) Généralités ............................................................................................................................................. 19
2) Types d'entraînement ........................................................................................................................... 19

Classification des machines a coudre selon leur forme ..................................................................22

LES MACHINES A POINTS NOUES ............................................................................................24

La machine piqueuse simple.............................................................................................................24


1) L'enfilage de la piqueuse simple .......................................................................................................... 26
2) Réglage de la piqueuse simple .............................................................................................................. 30
3) Incidents de marche et réglages ........................................................................................................... 33

La machine Zig-Zag..........................................................................................................................35
1) Les éléments de la machine zigzag...................................................................................................... 35
2) Les utilisations de la machine zigzag .................................................................................................. 36
3) L'enfilage de la machine zigzag........................................................................................................... 36

CREATECH - -2- Mars 08


Cluster Text’ile Mada
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La machine double aiguille ..............................................................................................................39


1) Les caractéristiques de la machine ...................................................................................................... 39
2) L'utilisation de la machine ................................................................................................................... 40
La brideuse ........................................................................................................................................43
1) Les éléments de la machine .................................................................................................................. 43
2) L'utilisation de la machine brideuse.................................................................................................... 44
3) L'enfilage de la machine brideuse........................................................................................................ 45
4) Le réglage de la machine brideuse....................................................................................................... 47

La boutonnière lingerie ....................................................................................................................48


1) Les éléments de la machine boutonnière............................................................................................. 48
2) L'utilisation de la machine boutonnière.............................................................................................. 49
3) L'enfilage de la machine ..................................................................................................................... 49

LES MACHINES A POINTS DE CHAINETTE ............................................................................53

La machine surjet..............................................................................................................................53
1) Présentation ........................................................................................................................................... 53
2) L'enfilage de la machine surjet ............................................................................................................ 55
3) Le réglage du point 504......................................................................................................................... 57
4) L'entrainement de la machine surjet................................................................................................... 58
5) Incidentes de marche et réglages ......................................................................................................... 60

La machine bras déporté...................................................................................................................62


1) Les éléments de la machine bras déporté : ......................................................................................... 62
2) L'utilisation de la machine bras déporté : .......................................................................................... 63
3) L'enfilage de la machine bras déporté................................................................................................. 63
4) Le réglage de la machine bras déporté................................................................................................ 64

La machine de recouvrement............................................................................................................65
1) Les éléments de la machine ................................................................................................................ 65
2) L'utilisation de la machine de recouvrement.................................................................................... 66
3) L'enfilage de la machine de recouvrement......................................................................................... 66
4) Le réglage du point de recouvrement .................................................................................................. 67

CREATECH - -3- Mars 08


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La machine pose bouton ...................................................................................................................69


1) Les éléments de la machine ................................................................................................................ 69
2) L'utilisation de la machine pose bouton.............................................................................................. 70
3) L'enfilage de la machine pose bouton.................................................................................................. 70
4) Le réglage de la machine pose bouton................................................................................................. 71

La machine à point invisible.............................................................................................................72


1) Les éléments de la machine ................................................................................................................ 72
2) Utilisation du point invisible................................................................................................................. 73
3) L'enfilage de la machine à point invisible ......................................................................................... 73
4) Le réglage du point invisible ............................................................................................................... 74

Cet ouvrage a été élaboré à partir de la documentation technique de différents


constructeurs :
CREATECH technopôle Diderot 42300 ROANNE
CETIH

CREATECH - -4- Mars 08


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LA MACHINE A COUDRE

Compétences à acquérir :

9 Identifier les différents types de point noué,


9 Identifier les différents types de point de chaînette,
9 Identifier les causes possibles de casses de fil et d’aiguille,
9 Identifier les paramètres conditionnant la qualité d’une couture,
9 Identifier les éléments de la machine piqueuse simple,
9 Connaître les éléments constituant l’aiguille,
9 Connaître les différentes pointes de l’aiguille et leur application,
9 Identifier, choisir et mettre en place l’aiguille appropriée,
9 Connaître les types d’entraînement,
9 Connaître l’enfilage supérieur et inférieur de la machine plate,
9 Maîtriser le réglage du point 301,
9 Identifier les éléments de la machine surjet,
9 Connaître l’enfilage de la machine surjet,
9 Maîtriser le réglage du point de surjet,
9 Reconnaître les machines fréquentes de point noué,
9 Reconnaître les machines fréquentes de point de chaînette.

CREATECH - 5 Mars 08
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LA COUTURE

1) Classification des points

Les types de points sont divisés en six classes

1.1. Classe 100 : points de chaînette à un groupe de fils


1.2. Classe 200 : points fait à la main
1.3. Classe 300 : points noués
1.4. Classe 400 : points de chaînette à plusieurs groupes de fils
1.5. Classe 500 : points de surjet
1.6. Classe 600 : points de recouvrement

Nom Caractéristiques et usages


Point formé par un seul fil passant dans ses
propres boucles. Les côtés opposés à la
couture ont une apparence différente.
Le point peut être facilement décousu en tirant
du dernier au premier point.
La couture produite avec ce point offre une
certaine élasticité.
Ce type de point est fréquemment employé
pour effectuer des points temporaires.
Exemple: point de bâti

Point formé par un seul fil passant


complètement d'un bord à l'autre du tissu.
Le fil est retenu par le tissu.
À l'origine, ce point était fait à la main, mais
aujourd'hui il s'effectue à la machine. Ce type
de point convient à la surpiqûre des bords.

Point formé par deux systèmes de fils.


Un fil d'aiguille et un fil de dessous, qui est
alimenté par une canette, s'entrecroisent au
milieu de l'épaisseur du tissu.
Le point est identique sur les deux côtés.
Le point est difficile à défaire et les deux côtés
sont identiques.
Le point noué est généralement moins
élastique que le point de chaînette.

CREATECH - 6 Mars 08
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Point formé par deux ou plusieurs fils. Les


boucles du fil d'aiguille passent à travers le
tissu et entrelacent le fil boucleur sur l'envers.
Le point peut être facilement décousu du
dernier au premier point et offre une bonne
élasticité.

Point réalisé par une ou plusieurs aiguilles ou


par des fils boucleurs. Les boucles du fil
d'aiguille sont passées à travers le tissu et
s'entrelacent entre elles ou avec un autre fil. Le
bord du tissu est recouvert par au moins un fil.
Divers types de points de surjet permettent
d'obtenir une apparence soignée en prévenant
l'effilochage des bords des étoffes tissées et
tricotées

Ce point est généralement réalisé au moyen de


trois systèmes de fils. Le fil de recouvrement
ne traverse pas le tissu et se trouve sur
l'endroit de la couture. Il est retenu par les fils
d'aiguille, qui sont à leur tour reliés sur l'envers
par les fils boucheurs.
Ils servent particulièrement à l'exécution des
coutures plates et des coutures élastiques
dans les tricots.

2) Types de points
Dans chaque classe, les types de point sont désignés par les chiffres des unités et des dizaines.

Exemples :

301. Le point noué.

302. Le point de chainette.

CREATECH - 7 Mars 08
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309. Le point de recouvrement

3) Combinaison de types de points

Il existe deux sortes de combinaisons :

9 Combinaison du même type des points (dite multiple)


Exemple : 2 x 301 = couture de la machine double aiguille à point noué.

9 Combinaison des types de point différents (dite combinée)


Exemple : 401+504 = safetystitch de la machine surjeteuse à 5 fils.

CREATECH - 8 Mars 08
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LA QUALITE DE LA COUTURE

1) Les critères de la qualité d'une couture.

Pour qu’une couture soit qualitativement acceptable, il faut qu’elle réponde aux trois critères
fondamentaux :

9 La couture est-elle conforme à ce qui est demandé par le cahier des charges (type de
point, nombre de points/cm, valeur de la couture)?
9 La matière garde-t-elle son aspect d'origine, c'est-à-dire subit-elle une modification ou
non ?
9 La couture est-elle bien finie ?

Si une couture ne répond pas à un de ces critères, elle présentera un défaut connu sous le nom de
grignage.

Le grignage de la couture est imputable aux conditions de piquage ainsi qu’aux caractéristiques
inhérentes à la matière à coudre comme la structure et le type d’apprêt. Il est nécessaire d’établir
des distinctions entre le grignage causé par l’entraînement du tissu, la contexture et la tension des
fils.

A- Le grignage dû à l'entraînement de la matière

Le grignage attribuable à l'entraînement survient lorsque les couches inférieure et supérieure des
pièces assemblées sont décalées, la couche inférieure est entraînée directement par les griffes,
alors que la couche supérieure est freinée par le pied presseur (cas de machine à simple
entraînement).

CREATECH - 9 Mars 08
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Comment remédier à ce problème :

La pression appliquée sur le tissu lors de son entraînement doit être partagée convenablement
entre les griffes d’une part et le pied presseur d’autre part. C’est pourquoi il convient de réduire au
maximum (dans les limites d’une couture correcte) la pression du pied presseur et de régler la
hauteur des griffes de manière à assurer correctement le transport de la matière sans varier le
nombre de points.

9 L'utilisation d'un système d'entraînement et d'un pied presseur mieux adaptés à la matière
à coudre, par exemple un pied presseur garni d'une semelle téflon ou un pied presseur
roulant. Il convient également d'apporter des ajustements nécessaires au pied et aux
griffes d'entraînement et de limiter la vitesse de piquage

B- Le grignage dû à la tension trop forte des fils à coudre

Le grignage peut être le résultat d'une tension trop élevée d'un ou de plusieurs fils.
Les fils cousus avec une tension élevée vont s'étirer, cet étirement sera plus tard récupéré jusqu'à
un certain degré alors que le fil aura tendance à retourner à sa longueur initiale. Ce phénomène
entraîne une réduction dans la longueur de la couture, qui provoquera le grignage. C'est le cas des
fils composés de fibres synthétiques, dont la récupération élastique est beaucoup plus élevée que
celle du coton.
Cette récupération ne survient pas immédiatement. Il peut s'écouler un délai assez long avant que
le problème ne devienne apparent. Il arrive souvent qu'on ne le remarque qu'une fois le vêtement
arrivé à destination. Pour prévenir ce type de problème, on doit utiliser des tensions de piquage
adaptées à aux tissus assemblés.

CREATECH - 10 Mars 08
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C- Le grignage dû à la contexture de la matière

Le serrage d’un tissu dépend du nombre de fils par centimètre dans le sens chaîne et dans le sens
trame, ainsi que de leur grosseur. Selon le type d’armure du tissu, ce nombre est plus ou moins
élevé.
A une limite maximale, il n’y a plus d’espace libre entre les fils. Dans ce cas de tissu à contexture
très serrée, le fil à coudre ne trouve plus de la place que par le déplacement des fils du tissu.

Fils déplacés

Perforation de
l’aiguille

Chaque point noué ajoutera localement deux fils supplémentaires à la structure du tissu. Il en
résulte une dilatation du tissu tout le long de la couture, ce qui provoquera un fronçage qu’un
repassage ne pourra pas réduire.

Ce grignage structurel peut être minimisé :

9 En faisant une couture en biais de 15° par rapport au droit-fil, cette solution ne peut être
accordée que si elle ne déforme pas la tombé du vêtement.
9 En utilisant un fil à coudre plus fin.
9 En réduisant le nombre de points au cm.
9 En utilisant un type de point où l’entrelacement se forme à l’extérieur du tissu comme par
exemple un point de chaînette ou de surjet.

D- Autres facteurs influençant la qualité de la couture

D.1. La casse du fil d'aiguille

Le fil à coudre qui se casse pendant l'exécution d'une couture diminue sa qualité.
Selon la gamme de l'article à fabriquer et la qualité du tissu, la couture doit être défaite et
recommencée.

CREATECH - 11 Mars 08
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Les causes pour la cassure du fil de l'aiguille pendant le processus de couture sont:

9 Nœuds existant dans le fil,


9 Mauvais déroulement du cône ou de la bobine,
9 Mauvais enfilage,
9 Aiguille montée à l’envers,
9 Chas et rainure de l’aiguille trop petits par rapport à la grosseur du fil,
9 Chas de l’aiguille affûtée,
9 Lumière de la plaque à aiguille affûtée,
aspérités usant le fil à son passage dans les passes-fil, entre les
disquettes de tension, les rainures, le chas, la lumière de la plaque à aiguille,
9 Tension trop forte,
9 Fil de canette pris par le verrou,
9 Mauvaise synchronisation entre l’aiguille et le crochet.

D.2. Le casse fil de la canette

Les causes pour la cassure du fil de la canette sont:

9 Tension trop forte,


9 Bobinage irrégulier de la canette,
9 Aspérité sur le passage du fil,
9 Lame ressort de tension abîmée ou affûtée,
9 Fil de canette pris par le verrou.

CREATECH - 12 Mars 08
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D.3. La casse aiguille

Une aiguille de machine à coudre peut se casser pour les raisons suivantes:

9 Déformée ou courbée,
9 Aiguille mal soumise dans sa barre,
9 Aiguille montée à l’envers,
9 Aiguille trop fine par rapport au tissu,
9 Aiguille touchant le pied presseur,
9 Aiguille touchant la plaque aiguille,
9 Aiguille touchant les griffes,
9 Aiguille touchant le crochet,
9 Pied presseur desserré,
9 Mauvaise synchronisation entre l’aiguille et le crochet.

L'aiguille cassée ne provoque non seulement un arrêt dans la couture, elle peut également
provoquer le dommage du tissu par la déchirure des fils du tissu.
Dans le secteur de la lingerie, le cahier de charges des clients exige, que toutes les pièces d'une
aiguille doivent être retrouvées et collées sur une feuille qui documente l'opération et la machine
dans laquelle l'aiguille s'est cassée. Si toutes les pièces de l'aiguille n'ont pas pu retrouvées, le lot
de pièces auquel appartenait la pièce travaillée pendant la cassure de l'aiguille, doit être sorti de la
production, recontrôlé ou même détruit

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L'AIGUILLE DE LA MACHINE A COUDRE

1) Généralités
L’aiguille est une tige d’acier de longueur, de forme et de diamètre variable. Elle doit pénétrer la
matière à coudre en écartant les fils et sans l'endommager. Elle laisse des perforations dans les matières
solides telles que le cuir ou le plastique. On trouve sur le marché une variété d'aiguilles de machine à
coudre en fonction de l'utilisation. La sélection du type d'aiguille dépend des caractéristiques du tissu, de
la grosseur du fil à coudre, du type de couture et du point.

2) Le rôle de l'aiguille
Sa fonction est de transporter le fil supérieur à travers la matière et former la boucle de fil.

3) Description de l'aiguille Champ-frein

Champ-frein :
Il permet la bonne stabilité de l’aiguille dans sa barre.
Talon : Talon
Il permet de fixer l’aiguille et de déterminer sa position par
rapport à la pointe du crochet ou bien du boucleur .
Epaulement :
Il donne la rigidité à la partie supérieure de la lame.
Épaulement
Lame :
C’est la partie qui subit plus de frottement lorsqu'elle passe à
travers la matière.
Grande rainure :
Tige
Elle consiste un canal protecteur dans lequel le fil supérieur renforcée
circule pendant la descente et la monté.

Renflement :
Il permet de minimiser l'échauffement de la lame.
Chas : Grande rainure
Il sert au passage du fil et tire celui-ci à travers la matière.
Petite rainure :
Lame
Elle protège le fil lors de sa pénétration dans la matière Nm
(tige)
et influence sur la formation du point.
Encoche : dit évidement: Encoche
Il favorise la prise de la boucle. Si l'aiguille est montée
correctement dans la machine, l'évidement se trouve en face Chas

du crochet ou boucleur.
Pointe : Pointe
Elle écarte les fils du tissu ou bien fait un trou.
Vue avant Vue arrière

CREATECH - 14 Mars 08
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4) Le choix de l'aiguille

A- Le système de l'aiguille
Il existe divers systèmes d'aiguilles pour la machine à coudre qui se distinguent par la longueur ou
la forme des ses éléments.
Le choix de l’aiguille dépend en premier lieu du type de la machine

Machine Système habituel


Piqueuse Plate 134
Surjet 3 Fils B 27
Surjet 5 Fils B29
Bras Déporté 149
Recouvreuse B 63 ou 128
Pose Bouton 175

B- La grosseur de l'aiguille

Le numéro qui indique la grosseur de l'aiguille est indiqué en centièmes de millimètre (1/100mm). Il
s'agit du diamètre de la tige mesuré immédiatement au dessus de l’encoche.

Exemple:
9 une aiguille de grosseur 70 a un diamètre au niveau de la tige (lame) de 0,70mm.
9 une aiguille de grosseur 120 a un diamètre de 1,20mm.

Le plus grand est le chiffre de la grosseur, le plus la lame de l’aiguille est grosse.

C- Les différentes pointes de l'aiguille

Pour éviter tout endommagement de la matière, le choix de la pointe et de la grosseur de


l’aiguille dépend de la matière à coudre.

Pointe Matière Fibre Gamme de


grosseur utilisée

Ronde normale R Chaîne&Trame Coton 70 - 120

Petite bille SES Maille fine Coton - Polyester 70 - 80

Bille moyenne SUK Grosse maille Polyamide 70 - 90

CREATECH - 15 Mars 08
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Produit : Applications :
- Pointe conique pointue - Tissus légers et moyens
- La pointe ronde normale est la forme standard. - Matières fines et enduites
(le "R " n'est pas toujours indiqué dans les - Matières doublées avec plastique souple ou carton
désignations systématiques) fin
- Confection de fourrures et peaux
- Membranes
- Combinaisons cuir/textile

Produit : Applications :
- Aiguille à pointe très fine et très pointue - Matière très denses comme la microfibre ou
- Perforation exacte de tissus denses et la soie
Matières enduites - Matières enduites; matières tissées lourdes, comme
- Schéma de couture propre et impeccable la toile de tente
- Evite le fronçage de la couture - Matières fines et lisses, par ex : taffetas
- Surpiqûres de chemises (col, poignets, gorge
de chemises)
- Fils élastomères non guipés

Produit : Applications :
- La petite pointe bille écarte les fils de tissu - Etoffes à mailles fines et moyennes
chaîne&trame et des tissus à mailles, pique - Tissus à haute densité du fil
ainsi entre les fils et évite tout endommagement - Matières doublées (Textile/textile)
de la matière.

CREATECH - 16 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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Produit : Applications :
- Aiguille à pointe bille moyenne - Jean moyen à gros
(Encore plus arrondie que la petite pointe - Gros tricot
bille SES). - Fabrication d’article de lingerie

Produit : Applications :
- Aiguille à grande pointe bille, cette forme - Matières élastiques fines à fils élastomères guipés
de pointe fortement arrondie permet de piquer - Très gros tricots
entre les mailles de gros tricot sans endommager
le tissu.

Produit : Applications :
- Aiguille à grande pointe bille, cette forme de - matières élastiques fines à fils élastomères guipés
pointe fortement arrondie permet de piquer - Très gros tricots
entre les mailles de gros tricot sans endommager
le tissu.

CREATECH - 17 Mars 08
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Exemples de résultats dus au mauvais choix de l'aiguille:

Point sauté après le choix


d'une aiguille d'un faux
système
Matière en maille avec fil cassé
après le choix d'une mauvaise
grosseur et mauvaise pointe
d'aiguille

Tissu en chaîne et trame avec


des fils trop écartés après le
choix d'une aiguille trop grosse

CREATECH - 18 Mars 08
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ENTRAINEMENT DE LA MATIERE

1) Généralités
L’entraînement de la matière est le transport de la matière par des éléments inférieurs et
supérieurs de la machine à coudre lors de l’exécution d’une couture.

2) Types d'entraînement
On distingue la machine à :

¾ simple entraînement: Etant donné que l’aiguille est hors de la matière lors du transport, le
seul moyen responsable à son entraînement est la griffe.

¾ double entraînement, 1er cas : Contrairement à l’entraînement simple, l’aiguille prend en


charge dans un mouvement combiné avec la griffe la responsabilité d’entraîner la matière.
Dans ce cas, la griffe en haut et l ‘aiguille en bas, se déplacent pour entraîner la matière.

¾ double entraînement, 2ème cas : Avec un pied presseur supplémentaire pour maintenir la
matière, la griffe et le pied presseur se combinent pour entraîner la matière.

CREATECH - 19 Mars 08
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¾ triple entraînement: La griffe, l’aiguille et le pied presseur combinés dans un


mouvement synchronisé, entraînent la matière. Un pied presseur supplémentaire vient la
maintenir quand les trois organes n’en sont pas en contact.

¾ entraînement par puller : Une roulette en métal, en plastique ou en caoutchouc située en


bord ou bien derrière le pied presseur vient s’aider pour entraîner l’ouvrage.

¾ entraînement différentiel : Il nécessite l’existence de deux griffes dont les amplitudes


peuvent varier selon la nature de la matière à piquer. Cette variation ne peut être qu'un
transport différentiel dit nul, négatif ou positif.

Transport différentiel nul : Les deux griffes font des mouvements identiques.
L'entraînement des griffes correspond à celui du simple entraînement.
Transport différentiel négatif : L'amplitude du mouvement des griffes avant est plus
petite que celle des griffes arrière. La couche de tissu inférieure est freinée par rapport à la
couche supérieure. Selon la différence entre l'amplitude des deux griffes, on peut obtenir le
fronçage du tissu.
Transport différentiel positif : L'amplitude du mouvement des griffes avant est plus
grande celle des griffes arrière. La couche de tissu inférieure est étirée par rapport à la
couche supérieure. Ceci évite le fronçage de tissu ayant une certaine élasticité à condition
que les griffes étirent la couche inférieure de la même valeur que provoque le freinage de
la couche supérieure par le pied presseur.

CREATECH - 20 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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¾ Certaines machines automatiques sont munies

9 de dispositifs supérieurs (plaques, pinces) de formes et de dimensions appropriées


selon la machine qui effectuent le transport de la matière (exemple: passepoileuse,
plaqueuse poche, pose étiquette, briseuse, pose bouton), d'autres

9 d’une tête spéciale qui se déplace par rapport à la matière (exemple: boutonnière).

CREATECH - 21 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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Classification des machines a coudre


selon leur forme

Dans l'industrie de l'habillement, on rencontre différents types de machines à coudre adaptées aux
diverses opérations de piquage. Ces machines se différencient par leur forme et la nature du point
qu'elles réalisent.

On distingue la machine :

¾ à plateau : machine dont la surface d’appui de l’ouvrage est plane et fixe sur un support tel
que la table.
Exemples: Piqueuse simple, machine double aiguille

¾ à socle : machine dont la surface d’appui de l’ouvrage est plane avec un support sous
forme de caisson recouvrant les mécanismes inférieurs.
Exemple: machine de recouvrement

¾ à bras libre : machine dont la surface d’appui de l’ouvrage est constitué d’un bras.
Exemple: machine ourleuse

CREATECH - 22 Mars 08
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¾ à bras déporté : machine dont la surface d’appui de l’ouvrage est excentrique et tubulaire
située en dehors de la machine.
Utilisation: coutures rabattues du pantalon

¾ à pilier : machine dont la surface d’appui de l’ouvrage est située au sommet d’un bras
vertical.
Utilisation: montage manches

¾ monobloc : machine sans bras sans/avec surface d’appui de l’ouvrage.


Exemple: machine surjet à 3, 4 et 5 fils

CREATECH - 23 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS NOUES


La machine piqueuse simple

A- Présentation :
La piqueuse simple est une machine à plateau. Elle représente le type de machine à coudre le
plus répandu dans l'industrie de l’habillement, malgré qu'elle ne permette que des coutures d'un
seul type de point.
La photo ci-dessous montre la machine piqueuse simple et la dénomination de ses éléments.

Bobinoir à canettes
Bras Fenêtre de flux d’huile

Tête
Volant

Positionneur
Table

Boîte à outils
Montant

Commutateur

Moteur
Boîte de
commande

Bâti

Pédale

CREATECH - 24 Mars 08
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B- Les éléments de la tête de la machine

La tête de la machine se compose de quatre grandes parties :

Partie Eléments de la partie


Plaque à glissière
Plaque à aiguille
1 Plateau Trous taraudés pour fixation des guides
Manette du point d’arrêt
Bouton réglage longueur point
2 Support (colonne) Volant
Indicateur d’huile
Bobinoir de canette
3 Bras Guides fil
Tendeur de fil avec protection
Bloc tension
4 Tête Guides fil
Vis réglage pression pied presseur
Barre à pied presseur
Vis de fixation du pied presseur
Barre à aiguille
Vis fixation d’aiguille

4
3
2

CREATECH - 25 Mars 08
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1) L'enfilage de la piqueuse simple

A-Généralités

La construction de chaque machine à coudre impose à l'opératrice une façon déterminée de


l'enfilage du (des) fil(s) supérieur(s) et inférieur(s). Le fil poursuit à partir de la bobine du fil un
passage déterminé par plusieurs éléments jusqu'au passage par l'aiguille. Un schéma d'enfilage
visualise le parcours du fil à respecter. L'enfilage est un facteur élémentaire dans la réalisation
d'une couture de bonne qualité.

Avant de procéder à l'enfilage de la machine, l'opératrice doit :

9 stopper la machine et vider le moteur (cas de machine normale),


9 ôter les pieds de la pédale,
9 mettre la barre à aiguille dans la position du point mort haut (P.M.H),
9 vérifier si l’aiguille est bien montée dans sa barre (tout à fait en haut et avec l'évidement
vers le crochet),
9 vérifier si l’aiguille n’est pas endommagée,
9 vérifier si tous les éléments de la machine sont complets (passe-fil, ressort rappel-fil),
9 vérifier que la porte bobine est bien réglée,
9 vérifier la bonne fixation et position de la bobine du fil (bobine de 1000m: écriture lisible, non
pas à l'envers).

B- Mise en place correcte de l'aiguille

CREATECH - 26 Mars 08
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C- L'enfilage supérieur

Le passage du fil supérieur:


1 1ier guide fil
2 2ème guide fil
3 1ier bloc tension (influence la longueur du fil coupé)
4 3ème guide fil
5 4ième guide fil
6 bloc tension principal
7 ressort rappel fil (permet la prise de la longueur de fil nécessaire pour un point et tient le fil
sous tension pendant la formation du point)
8 tige coudée
9 5ième guide fil
10 tendeur du fil (donne la longueur du fil pour un point à l'aiguille)
11 6ième guide fil
12 7ième guide fil
13 crochet de la barre à aiguille
14 chas de l’aiguille (à enfiler dans la direction du crochet)

CREATECH - 27 Mars 08
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D- Le bobinage de la canette
On rencontre deux types de bobinoirs de la canette :

9 il peut être marginal, fixé à droite de la tête sur la table de la machine,


9 il peut être intégré dans la tête de la machine.

Roue d’entraînement
Bloc tension

Vis réglage alignement

Bras
mécanique

Canette

Stoppeur automatique de
bobinage

Remarque: Les canettes diffèrent d'une marque de machine à l'autre. L'opératrice doit veiller à ce
qu'elle n'utilise que les canettes destinées à l'utilisation dans la machine qu'elle occupe ainsi que
l'état et le poids des canettes soient identiques pour que le réglage du bloc tension du bobinoir
garantisse la formation identique du point avec toutes les canettes utilisées.

CREATECH - 28 Mars 08
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E- La mise en place de la canette

Avant de mettre la canette à sa place, vérifier si celle-ci n’est pas endommagée et si


l’aiguille est à son point mort haut (PMH).

• Placer la canette dans le boîtier de façon


que la canette se videra en tournant dans
le sens des aiguilles d'une montre,

• Engager le fil dans la fente,

• Tirer le fil sous la lame ressort et l'engager


dans l’œillet distributeur.

• Effectuer un réglage de base pour la


tension du fil :

- Vérifier le sens de la rotation de la canette –


sens comme l'aiguille d'une montre
- Saisir l’extrémité du fil et lancer le boîtier
doucement vers le bas. Il doit descendre
lentement et s’arrêter.

• Ouvrir le verrou du boîtier par le pouce et


l’index et l'engager dans le support de la
navette jusqu’à ce que vous entendiez un
déclic.

CREATECH - 29 Mars 08
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2) Réglage de la piqueuse simple

A- Le réglage de la tension des fils

Le réglage de la tension des fils est expliquée à travers l'exemple du point 301 – point noué.

9 Réglage correct

Le réglage du point est correct lorsque le nœud du fil de l’aiguille et du fil de canette se fait au
milieu de l’épaisseur de la matière et que la couture présente le même aspect sur les deux faces
de l’assemblage réalisé.

9 Réglage incorrect – 1er cas:

1ière possibilité:
Le fil de l’aiguille est trop lâche => il faut augmenter sa tension en serrant le bouton du bloc de
tension.

CREATECH - 30 Mars 08
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2ième possibilité:
Le fil de la canette est trop serré => il faut diminuer sa tension en déserrant la vis de tension de la
boîte à canette.

9 Réglage incorrect – 2ième cas:

1ière possibilité:
Le fil de l’aiguille est trop serré => il faut diminuer sa tension en ouvrant le bouton du bloc de
tension.

2ième possibilité:
Le fil de la canette est trop déserré => il faut augmenter sa tension en serrant la vis de tension de
la boîte à canette.

Remarque: Ces réglages n’ont de valeur que si la tension du fil de canette est correcte comme il a
été mentionné dans le chapitre précédent.

B- La longueur du point

¾ 1er cas : La longueur du point se règle par


l’écrou moleté situé sur la manette du point
d’arrêt. En tournant celui-ci vers la gauche ou
vers la droite, la longueur du point est allongée
ou diminuée aussi bien en marche avant qu’en
marche arrière de la machine.

CREATECH - 31 Mars 08
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¾ 2ème cas : La longueur du point se règle par


bouton moleté situé juste au dessus de la
manette du point d ‘arrêt. En tournant celui-ci
vers la gauche ou vers la droite, la longueur du
point peut être allongée ou diminuée aussi bien
en marche avant qu’en marche arrière de la
machine.

C- La pression du pied presseur


La pression du pied presseur doit être aussi légère que possible tout en restant suffisante pour
assurer un entraînement correct. Une pression trop forte risque d’écraser la matière, alors qu’une
pression trop faible provoque un entraînement irrégulier de la matière.
Selon les machines, le réglage de cette pression peut être obtenu soit par bouton moleté, soit par
vis.

bouton moleté sur la tête de


la machine

D- Le choix et le réglage des griffes

Les griffes ont pour mission d’entraîner régulièrement la matière (sous l’effet négatif du pied
presseur) d’une longueur désirée du point. Selon le type d’entraînement, leur mouvement est
synchronisé avec la barre à aiguille.

CREATECH - 32 Mars 08
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Vu la diversité des opérations et la large gamme des tissus, les griffes ont des formes et des
dimensions variables.

¾ Matières courantes

Toile – Fil à fil – Gabardine – Oxford …

DROITE
¾ Matières lourdes

Jeans …

ISOCELE
¾ Matières délicates

Doublure …

DIAMANT ISOCELE
¾ Matières fragiles

Soie – Voile…

LISSE

Réglage des griffes: Pour assurer le transport régulier, il faut vérifier tout d'abord que les deux vis
de fixation sont bien serrées. En plus de cela la hauteur des griffes est réglable. Normalement, en
phase d'entraînement donc en position la plus haute des griffes, ce sont juste les dents des griffes
qui dépassent le bord supérieur de la plaque aiguille.
Un ajustement de la hauteur peut être nécessaire selon l'épaisseur de la matière et la pression du
pied presseur.

3) Incidents de marche et réglages

On peut effectuer soit même beaucoup de réglages sur la piqueuse, à condition de bien
comprendre son fonctionnement.

Point mal formé : un point est bien formé lorsque le croisement des fils est fait dans l’épaisseur
des étoffes. Lorsqu’il est apparent sur l’une des faces le défaut provient d’une mauvaise tension
des fils :

9 si le fil de canette est visible sur le dessus , il faut desserrer le bloc tension.
9 si le fil d’aiguille est visible sur le dessous, il faut augmenter la tension.

Ne pas oublier de vérifier avant toute chose, l’enfilage de la machine, la tension de la canette, le
remplissage d la canette.

CREATECH - 33 Mars 08
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Points de manques : ce défaut peut provenir à cause des points suivants :

9 La grosseur du fil ne correspond pas à l’aiguille


9 L’aiguille est tordue ou mal fixées, épointées
9 Le pied presseur n’appuie pas sur l’étoffe, ou trop
9 Le trou de la plaque à aiguille est trop grand
9 L’aiguille ne correspond pas à la machine :trop longue ou trop courte
9 Le crochet et l’aiguille ne sont pas bien réglées

Entrainement irrégulier de la matière :

9 Les griffes sont émoussées, ou trop fines, ou trop grosses par rapport à la matière
9 Les griffes ne sortent pas assez ou trop de la plaque à aiguille
9 Le pied presseur n’appuie pas assez ou trop sur la matière
9 Le pied presseur est abimé

Si la couture fronce lorsqu’elle sort de la machine, défaut assez fréquent avec les matières
synthétiques qui s’allongent pendant leur forme, cela peut provenir des tensions, mais aussi d’un
mauvais entrainement dù à la position des griffes.

Casse du fil de canette :

Elle peut avoir les mêmes causes que ci-dessus, qui tiennent au fil lui même, trop faible, irrégulier,
à une tension trop forte, à un blocage irrégulier de la canette (boitier abimé)

Casse de l’aiguille :

9 Aiguille courbée par manipulation maladroite de l’opératrice


9 Aiguille trop fine pour la matière
9 Pied presseur mal monté

CREATECH - 34 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS NOUES


La machine Zig-Zag

1) Les éléments de la machine zigzag


La machine zigzag est une machine à plateau. Elle permet d'effectuer des coutures de point noué
en zigzag.
La photo ci-dessous montre la machine zigzag et la dénomination de ses éléments:

5 6 7

10 1

11 2

3
12
4

13

14

15 16

1 – Bouton de réglage longueur point 9 – Carter de protection


2 – Bouton de réglage largeur point 10 – Tendeur de fil
3 – Réglage position du point 11 – Guide fil
4 – Manette de point d’arrêt 12 – Bloc de tension
5 – Guide fil 13 – Barre à aiguille
6 – Bloc tension du bobinoir 14 – Pied presseur
7 – Bobinoir de canette 15 – Plaque à glissière
8 – Vis moleté de pression 16 – Plaque à aiguille

CREATECH - 35 Mars 08
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2) Les utilisations de la machine zigzag

Les principales utilisations de la machine zigzag sont:

9 Effectuer des coutures en zigzag décoratives;


9 Effectuer le bordage en couture zigzag des articles de lingerie;
9 Effectuer des coutures de fixation de bandes élastiques;

Types de points possibles (point noué)

9 301
9 304

3) L'enfilage de la machine zigzag

A- Mise en place de l'aiguille

Pour la mise en place de l'aiguille, il faut procéder


de manière suivante:
9 stopper la machine et vider le moteur,
9 mettre la barre à aiguille en sa position point
mort haut (PMH),
9 ôter les pieds de la pédale,
9 dévisser la vis de fixation de l’aiguille (1),
9 ôter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 choisir une aiguille de référence 134,
9 mettre l’aiguille choisie dans sa barre en
veillant à ce que l'évidement soit placé vers
le crochet,
9 serrer la vis de fixation (1).

B- Enfilage de la zigzag

L'enfilage de la machine zigzag est identique à celui de la piqueuse simple.


Pour enfiler la machine zigzag, il faut procéder de la manière suivante :
9 stopper la machine et vider le moteur,
9 mettre la barre aiguille en sa position point mort haut (PMH),
9 ôter les pieds de la pédale,
9 vérifier l’aiguille si elle est bien montée dans sa barre et n’est pas endommagée,
9 après avoir enfilé la tête, faire sortir le fil de la canette :
- tenir le fil de l’aiguille avec la main gauche,
- tourner le volant avec la main droite jusqu’à ce que l’aiguille revienne à son PMH, le fil de
l’aiguille ramène avec lui le fil de la canette,
- prendre les deux fils et les passer sous le pied presseur.

CREATECH - 36 Mars 08
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C- Mise en place de la canette


Avant de mettre la canette à sa place, vérifier si celle-ci n’est pas endommagée et si l’aiguille est à
son point mort haut (PMH).

L'enfilage de la boîte à canette est identique à celui de la machine piqueuse plate :

9 Placer la canette dans le boîtier (la canette tourne en se vidant dans le sens des aiguilles
d'une montre),
9 Engager le fil dans la fente
9 Tir le fil sous la lame ressort et engager le dans l’œillet distributeur,
9 Effectuer un réglage de base pour la tension du fil : prendre l’extrémité du fil et lancer
doucement vers le bas le boîtier qui descend quelques centimètres et s’arrête.
9 Ouvrir le verrou (1) du boîtier (2) par le pouce et l’index et engager le dans le support de la
navette jusqu’à ce que vous entendiez un déclic.

D- Le réglage de la machine zig-zag

9 L’amplitude du zigzag :

- Régler la position des points au


moyen du levier (3) :

L = Aiguille à gauche

M = Aiguille au milieu

R = Aiguille à droite

CREATECH - 37 Mars 08
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- Régler l’amplitude du point zigzag en


déplaçant les deux leviers (4).

9 Régler le nombre des points au cm :

- Tourner la vis (1) - vers l’avant le point devient plus


long, vers l’arrière le point devient plus court;
- Abaisser le levier (2) pour exécuter les arrêts en début
et en fin de couture.

9 Régler le nouage du point:

- Le point est régulier quand le nœud se forme au milieu de l’épaisseur.


- Les deux tensions du fil d’aiguille (1) et du fil de canette (a) doivent être minimales mais
équilibrées.
- Procéder de la même manière comme dans le cas de la piqueuse simple.

CREATECH - 38 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS NOUES


La machine double aiguille

1) Les caractéristiques de la machine

La machine double aiguille est une machine à plateau. Elle permet d'effectuer deux coutures
identiques parallèles.
Le dessin ci-dessous montre la machine double aiguille à point noué et la désignation de ses
principaux éléments:

Bloc
Voyant niveau d'huile
tension
Bouton de réglage du
pied presseur

Tendeur de fil

Plaque à
glissière
Crochet

Levier point
d'arrêt
Bouton de
réglage
grandeur point

CREATECH - 39 Mars 08
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2) L'utilisation de la machine

Pour effectuer des coutures correspondantes au cahier de charges du client et aux


recommandations techniques relatives aux modèles, les machines plates à deux aiguilles sont
disponibles avec de différents écartements des aiguilles, indiquées en pouces (p.e. 1/8'', "3/4").

Pour effectuer des coins propres (coins de col ou rabats, poche plaquée), la machine à deux
aiguilles peut être livrée avec un système d'aiguilles escamotables. A l'aide d'un bouton ou d'un
levier, soit l'aiguille droite soit l'aiguille gauche peut être arrêtée provisoirement avant de tourner la
pièce et remis après le changement de direction.

A- Types de points possibles (point noué):


9 301
9 2 x 301

B- Exemples d'opérations effectuées:


-

9 Assemblage de deux pièces en couture anglaise en utilisant


un guide (ex montage des manches de la chemise),
9 Double surpiqûre en ligne droite,
9 Double surpiqûre en ligne courbée (emmanchure),
9 Double surpiqûre en ligne brisée (col, poignet),
9 Plaquage des poches.

C- L'enfilage de la machine double aiguille :

1. Mise en place de l'aiguille :

Pour la mise en place de l'aiguille, il faut procéder de manière suivante:


9 Stopper la machine et vider le moteur,
9 Oter les pieds de la pédale,
9 Mettre la barre à aiguille en sa position point mort haut (PMH),
9 Dévisser la vis de fixation de l’aiguille ,
9 Oter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 Choisir une aiguille, généralement de référence 134 ,
9 Mettre l’aiguille choisie dans sa barre en veillant à ce que l’évidement (encoche) soit vers le
crochet, c'est-à-dire les grandes rainures des deux aiguilles soient opposées.
9 Fixer les aiguilles à l’aide de leurs vis de fixation .

CREATECH - 40 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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2. Enfilage :

Pour enfiler la machine double aiguille, il faut procéder de la manière suivante :

9 Stopper la machine et vider le moteur,


9 Oter les pieds de la pédale,
9 Mettre la barre à aiguilles en sa position point mort haut (PMH),
9 Vérifier les deux aiguilles si elles sont bien montées dans leur barre et ne sont pas
endommagées,
9 Enfiler le fil de l'aiguille par le :
- 1ier guide fil,
- 1ier bloc tension (influence la longueur du fil coupé),
- bloc tension principal (le fil gauche dans la tension gauche en passant de la gauche
vers la droite, le fil droit dans la tension droite en passant de la droite vers la gauche),
- ressort rappel fil (permet la prise de la longueur des fils nécessaire pour un point et
tient les fils sous tension pendant la formation du point),
- 2ième guide fil,
- tendeur du fil (donne la longueur des fils pour un point à l'aiguille),
- 2ième passage dans le 2ième guide fil,
- 3ième guide fil,
- 4ième guide fil,
- guide fil de la barre à aiguille,
- chas de l’aiguille (à enfiler dans la direction des crochets = de l'intérieur vers
l'extérieur).

CREATECH - 41 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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3. Enfilage et mise en place des canettes:

Procéder de manière suivante pour le changement des canettes:

9 Mettre la barre à aiguille à son point mort haut (PMH 1),


9 Ouvrir le verrou de la coursière en position verticale,
9 Enlever/insérer la canette dans le crochet rotatif de manière que le sens du bobinage
soit comme indiqué sur l’illustration,
9 Remettre le verrou du crochet rotatif à sa position initiale (horizontale),
9 Tourner le volant de la machine pour tourner le crochet rotatif jusqu’à ce que le ressort de
tension devienne visible,
9 Tirer le fil d’environ 50 mm à travers la fente (A) dans le crochet rotatif, puis le faire passer
sous le ressort de tension du fil,
9 Refermer la plaque à glissière.

4. le réglage du point noué :

Les réglages du point noué 301 dans la machine plate à une aiguille sont identiques dans la
machine plate à deux aiguilles qui produit le type de point combiné 2 x 301.

CREATECH - 42 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS NOUES


La brideuse

1) Les éléments de la machine


La machine brideuse est une machine à bras libre. La position de l'opératrice est devant la tête de
la machine.
Les photos ci-dessous montrent la machine brideuse et la dénomination de ses éléments.

Guide fil
Guide fil du bobinoire de canettel

Tendeur
de fil

Carter de Bobinoir
protection

Bloc
tension
Tige
coudée

Plaque de
protection

Barre
aiguille

Porte
d'accès

Guide fil

Pince

CREATECH - 43 Mars 08
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Mise en marche de la machine

Pour la mise en marche de la machine brideuse, les


positions de la pédale sont :
0: position de repos
+1 : descente de la pince entraîneur
+2 : déclanchement du cycle de couture

2) L'utilisation de la machine brideuse


La machine brideuse permet d'effectuer des arrêts de renforcement, comme:

9 Arrêts dans les extrémités de poches passepoilées, poches italiennes ou poches plaquées,
9 Arrêts de fixation de passants,
9 Arrêts de fixation de bretelles,
9 Arrêt sur l’extrémité de la boutonnière à œillet,
9 Arrêts de renforcement, p.e. sur l'entrejambe, la braguette, des fentes…

Types de points possibles

La brideuse travaille avec le point noué (304).

Dans les machines mécaniques, la grandeur du point et


la longueur du bride sont variables, tandis que le nombre
de points est invariable.

Dans les machines modernes, électroniques, le nombre


de points est également variable.

Le nombre de points utilisé est habituellement 28, 36 ou


42 points par bride. Le choix du nombre de points se fait
en fonction de la grosseur du fil et la longueur de l'arrêt à
effectuer. La densité des points dans l'arrêt représente
un élément de sa qualité

CREATECH - 44 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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3) L'enfilage de la machine brideuse

1-Mise en place de l'aiguille

Pour mettre en place l'aiguille de la brideuse, il faut procéder de manière suivante:

9 Déconnecter la machine,
9 Oter les pieds de la pédale,
9 Dévisser la vis de fixation de l’aiguille,
9 Oter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 Choisir une aiguille de référence 134,
9 Mettre l’aiguille choisie dans sa barre en veillant à ce que l‘évidement soit vers le crochet,
c'est-à-dire que la grande rainure soit en face de vous,
9 Fixer l'aiguille à l’aide de la vis de fixation.

2- Enfilage supérieur

L'enfilage supérieur s'effectue comme sur la machine piqueuse simple.


Pour enfiler l'aiguille de la brideuse, il faut :

9 Déconnecter la machine,
9 Poser les bobines de fil sur le porte bobine,
9 Passer le fil
- par le guide fil supérieur de la porte bobine,
- par le 1ier guide fil,
- par le 2ème guide fil,
- entre les disquettes du bloc de tension,
- sur le ressort de rappel,
- sous la tige coudée,
- dans l’œillet du tendeur de fil,
- par le 3ème guide fil,
- par le passe fil de la barre à aiguille,
- dans le chas de l’aiguille de l’avant vers l’arrière (vers la navette !).

Fil de l'aiguille Fil de la canette

CREATECH - 45 Mars 08
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3- Enfilage inférieur

Bobinage de la canette

9 Placer la bobine (1) vide sur la broche du bobinoir (2);


9 Insérer le fil de la façon indiquée sur le dessin et
l'enrouler plusieurs fois sur la bobine (1) en tournant
dans le sens des aiguilles d'une montre;
9 Mettre le bobinoir en marche en pressant simultanément
la broche de bobinoir (2) et le levier (3);
9 Régler la vis moletée (4) pour une tension modérée;
9 Le bobinoir s'arrête automatiquement quand la bobine
(1) est remplie.
9 Après le bobinage, le fil supérieur peut être coupé par le
couteau (5).
9 Si le bobinage du fil est irrégulier:
9 Desserrer l'écrou (6),
9 Faire tourner le guide-fil (7) en conséquence,
9 Serrer l'écrou (6).

Enfilage de la canette

Avant de mettre la canette à sa place, vérifier si celle-ci n’est pas endommagée.

• Placer la canette dans le boîtier. La canette doit


tourner en se vidant dans le sens des aiguilles
d'une montre.

• Engager le fil dans la fente.

• Tirer le fil sous la lame ressort et engager le dans


l’œillet distributeur.

• Essayer un réglage de base pour la tension du fil :


prendre l’extrémité du fil et lancer doucement vers le
bas le boîtier qui descend quelques centimètres et
s’arrête.

CREATECH - 46 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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Mise en place de la canette

9 Mettre la machine hors circuit ! Bloquer


mécaniquement le couteau ! (risque de blessure
par l'aiguille et le couteau !),
9 Ouvrir le compartiment du crochet,

⇒ Pour retirer la canette :


9 Ouvrir le verrou et retirer la boîte à canette avec
la canette de la navette,

⇒ Pour mettre la canette en place :


9 Ouvrir le verrou et engager la boîte à canette
avec la canette dans la navette,
9 Lâcher le verrou et pousser la boite à canette
jusqu'à ce qu'elle s'enclenche nettement dans le
crochet (vous entendrez un déclic),
9 Refermer le compartiment du crochet.

4) Le réglage de la machine brideuse


La couture est régulière quand :

9 Le point se forme au milieu de l’épaisseur de la pièce,


9 Il n’y a pas de points manqués,
9 La largeur du bride est uniforme.

Le résultat correct peut être obtenu par:


9 Changement de l'aiguille,
9 Modification de la tension du fil supérieur,
9 Modification de la tension du fil inférieur,
9 Changement d'une canette déformée ou mal remplie,
9 Modification de la pression de la pince.

Couture régulière Couture irrégulière

CREATECH - 47 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS NOUES


La boutonnière lingerie

1) Les éléments de la machine boutonnière


7 6 5 4 3 2
Le dessin ci-dessous montre la machine boutonnière lingerie et la dénomination de ses éléments. 1

10

11

12

13

14

15
18

17

16

1- Bobinoir 10- Couteau


2- Bloc tension du bobinoir 11- Guide fil
3- Passe fil 12- Tige coudée
4- Blocs tension 13- Protège yeux
5- Guide fil 14- Barre à aiguille
6- Protége tendeur de fil 15- Pince entraîneur
7- Vis moletée de pression 16- Compartiment de crochet
8- Stoppeur instantané couteau 17- Couteau
9- Bouton pour activer ou désactiver 18- Guide fil

CREATECH - 48 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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Mise en marche de la machine

Pour les machines boutonnières avec fonctionnement


pneumatique ou électro-mécanique de la pince, les
fonctions de la pédale sont:

0: position de repos
+1 : descente de la pince
+2 : déclanchement du cycle de couture

2) L'utilisation de la machine boutonnière

Dans l'industrie de l'habillement on utilise deux types de boutonnières:

9 La boutonnière droite (lingerie) à point noué 304

9 La boutonnière à œillet (tailleur) à point de chaînette 402

3) L'enfilage de la machine

1- Mise en place de l'aiguille

Pour mettre en place l'aiguille de la boutonnière, il faut procéder de manière suivante:

9 Déconnecter la machine,
9 Oter les pieds de la pédale,
9 Dévisser la vis de fixation de l’aiguille,
9 Oter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 Choisir une aiguille de référence 134,
9 Mettre l’aiguille choisie dans sa barre à fond, en veillant à ce que l‘évidement soit vers le crochet,
9 Serrer la vis de fixation.

CREATECH - 49 Mars 08
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2- Enfilage supérieur

Pour enfiler la machine boutonnière, il faut procéder de la manière suivante :

9 Mettre la machine hors circuit,


9 Bloquer mécaniquement le couteau
(pour éviter les risques de blessure
par l’aiguille ou le couteau),
9 Enfiler le fil de l'aiguille selon le
schéma.

3- Enfilage inférieur

Bobinage de la canette

9 Placer la bobine (1) vide sur la broche de


bobinoir (2),
9 Insérer le fil de la même façon indiquée sur le
dessin et l'enrouler plusieurs fois sur la bobine
(1) en tournant dans le sens des aiguilles d'une
montre,
9 Mettre le bobinoir en marche en pressant
simultanément la broche de bobinoir (2) et le
levier (3),
9 Régler la vis moletée (4) pour avoir une tension
modérée,
9 Le bobinoir s'arrête automatiquement quand la
bobine (1) est remplie.
9 Après le bobinage, le fil supérieur peut être
coupé par le couteau (5).

Si le bobinage du fil est irrégulier:


9 Desserrer l'écrou (6),
9 Faire tourner le guide-fil (7) en conséquence,
9 Serrer l'écrou (6).

Enfilage de la canette

9 Placer la canette (1) dans la boîte à canette (2)

CREATECH - 50 Mars 08
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Madagascar

Commencer par engager le fil dans la fente (3) et


sous le ressort (4 ),

9 Ensuite, faire passer le fil par la fente (5),


9 Avec des boutonnières perlées, faire passer le
fil par le trou (6),
9 Avec des boutonnières plates, faire passer le fil
par le trou (7),

9 Couper le fil au couteau (8)


9 Régler la tension de fil par rotation
correspondante de la vis (9).

Mise en place de la boite à canette

9 Mettre la machine hors circuit ! Bloquer mécaniquement le couteau (risque de blessure


par l'aiguille et le couteau !),
9 Ouvrir le compartiment du crochet,

⇒ Pour retirer la canette :


9 Ouvrir le verrou (1) et retirer la boîte à
canette (2) avec la canette du crochet,

⇒ Pour mettre la canette en place :


9 Ouvrir le verrou (1) et engager la boîte à
canette 2 avec la canette dans le crochet,
9 Lâcher le verrou (1) et pousser la boite à
canette jusqu'à ce qu'elle s'enclenche
nettement dans le crochet (déclic !),
9 Refermer le compartiment du crochet.

CREATECH - 51 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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4- Le réglage du point

Boutonnière perlée (A) :

9 Ouvrir complètement la tension (1) et régler la tension (2) de telle sorte que le nouage des
points soit tiré sur l’endroit de la pièce.

Boutonnière plate (B) :

9 Régler la tension (2) en la réduisant de telle sorte que le nouage des points soit tiré sur
l’envers de la pièce.

CREATECH - 52 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS DE


CHAINETTE
La machine surjet

1) Présentation

Contrairement à la machine plate, la machine surjet ne permet par sa forme que faire une couture
en bord de la matière, cette couture a pour but, soit :

9 La protection du bord contre l’effilochage (surfilage à l’aide de 1,2,3 ou bien 4 fils),


9 Un assemblage (en couture ouverte à laide du point 401)
9 Ou bien les deux c'est-à-dire, surfilage et assemblage en même temps (en couture fermée à
l’aide de 3, 4 Ou bien 5 fils).

Le dessin ci-dessous montre la machine surjet et la dénomination de ses éléments.

Levier de déverrouillage

Bouton de pression Barre à aiguille Guides fils


Blocs de tension

volant
Couteau supérieur

Pied presseur

Plateau

Porte d’accès
Bouton de
Bouton de
réglage (différentiel)
réglage (longueur point)
Plaque à aiguille

CREATECH - 53 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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A la place de la canette qui est un élément essentiel dans la machine plate à point noué, la
machine surjet peut être équipée par :

9 un étendeur inférieur et un étendeur supérieur - cas de surjeteuse 1 fil :

9 un boucleur inférieur et un étendeur supérieur - cas de surjet 2 fils


9

9 un boucleur inférieur et un boucleur supérieur - cas de surjet 3 fils

CREATECH - 54 Mars 08
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2) L'enfilage de la machine surjet

1- Mise en place de l'aiguille

Pour la mise en place de l'aiguille, il faut procéder de manière suivante:

9 Stopper la machine et vider le moteur,


9 Oter les pieds de la pédale,
9 Mettre la barre à aiguille en sa position
point mort haut,
9 Dégager le pied presseur par pivotement,
9 Dévisser la vis de fixation de l’aiguille,
9 Oter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 Choisir une aiguille de référence B27,
9 Mettre l’aiguille choisie dans sa barre en
veillant à ce que l’évidement (l’encoche)
soit vers le boucleur inférieur, c'est-à-
dire la grande rainure soit en face de
vous,
9 Fixer l'aiguille à l’aide de la vis de fixation,
9 Remettre le pied presseur. Grande rainure côté opératrice,
évidement vers le boucleur

CREATECH - 55 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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2- Enfilage de la machine surjet à 3,4 ou 5 fils

Pour enfiler la machine surjet, il faut procéder de la manière suivante :

9 Stopper la machine et vider le moteur,


9 Oter les pieds de la pédale,
9 Mettre la barre à aiguille a sa position point mort haut,
9 Vérifier l’aiguille si elle est bien montée dans sa barre et n'est pas endommagée,
9 Dégager le pied presseur par pivotement,
9 Enfiler la machine suivant le schéma correspondant.

Schéma d'enfilage, surjet à 3 fils

Schéma d'enfilage, surjet à 4 fils

CREATECH - 56 Mars 08
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3) Le réglage du point 504

Le point 504 se forme par l’entrebouclage d’un fil d’aiguille (1), d'un fil du boucleur inférieur (2) et
d'un fil du boucleur supérieur (3) autour du doigt mailleur de la plaque à aiguille qui détermine la
largeur du surjet.

Emplacement Doigt mailleur


griffes

3 Lumière aiguille

Emplacement
couteau inférieur
2

1
1

Fil d’aiguille

Fil du boucleur supérieur


Fil du boucleur inférieur

Le point 504 est correct quand :


9 Le fil d’aiguille et celui du boucleur inférieur se croisent juste autour de l’aiguille en dessous
de la matière,
9 Le fil d’aiguille et celui du boucleur supérieur se croisent juste autour de l’aiguille en dessus
de la matière,
9 Les deux fils des boucleurs inférieur et supérieur se croisent au bord de la matière.

CREATECH - 57 Mars 08
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4) L'entrainement de la machine surjet

L’entraînement de la machine surjet est un entraînement différentiel, ce-ci dit qu’elle est équipée
par deux sortes de griffes, griffe principale et griffe différentielle.

Vis moletée pour


fixer la limite

Vis moletée pour


fixer le levier à
une position Levier de réglage
du différentiel

Cet entraînement différentiel peut être un:

9 Entraînement différentiel nul :


La course de la griffe différentielle et celle de la griffe principale ont la même amplitude comme si
on utilise une machine à entraînement simple.
Ce réglage est utilisé pour des matières qui ne présentent ni étirement ni rétrécissement lors de
l’exécution.

CREATECH - 58 Mars 08
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9 Entraînement différentiel positif :


La griffe principale fait un parcours plus grand que celui de la griffe différentielle, ce qui provoque
une accumulation légère de la matière entre elles, la griffe différentielle ne va entraîner que cette
accumulation.
Cette accumulation est favorable pour les tissus qui ont tendance à s’étendre.

9 Entraînement différentiel négatif :

La griffe principale fait un parcours plus petit que la griffe différentielle, ce qui provoque un
étirement de la matière.
Cet étirement est favorable pour les matières qui ont tendance à se resserrer.

CREATECH - 59 Mars 08
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5) Incidentes de marche et réglages

Certains réglages courants peuvent être effectués par les opératrices sur les machines.

Voici quelques uns de ces réglages.


Le réglage correct, peut se vérifier par l’entrecroisement des deux fils des boucleurs, ceci juste au
milieu de la tranche du tissu issue de la coupe des couteaux.

Un bon réglage du surjet donne aussi sur l’envers du tissu, l’apparition du sommet d’une boucle
noyée dans le tissu, celle-ci étant en provenance du fil d’aiguille

Un bon réglage s’obtient au départ avec les tensions des fils des boucleurs “relâchées au
maximum “ L’équilibrage se faisant ensuite par petits serrages progressifs.

Le fil d’aiguille, servant de serrage aux épaisseurs de tissus, permet de les maintenir bien l’une
contre l’autre.

ATTENTION : ne pas toujours “serrer ” les tensions pour obtenir le bon réglage (bien équilibré)
mais plutôt avoir tendance à les desserrer.

IMPORTANT : Un bon réglage est fonction de plusieurs facteurs :

9 un bon enfilage
9 des bobines de fils en bon état
9 une largeur de surjet bien approprié

Point de manque :

Les points de manque ou points sautés, dont l’apparence se traduit par un (ou plusieurs) point (s)
plus long que les autres, peuvent se corriger de différentes façons.

9 a) aiguille tordue, mal positionnée, ou système d’aiguille ne correspondant pas à


celui de machine : changer l’aiguille
9 b) mauvais enfilage : vérifier et corriger
9 c) plaque à aiguille abîmée : voir mécanicien
9 d) les couteaux coupent mal : les changer
9 e) la panne subsiste : appeler le mécanicien

Entrainement du tissu :

L’entrainement du tissu doit avoir un bon réglage bien approprié à la conception même du tissu

9 a) le nombre de points par centimètre utilisé couramment en confection étant de 5 points par
cm, il est nécessaire de vérifier très souvent cette donnée, au moins toutes les fois que nous
changeons de tissu

9 b) si le tissu une fois cousu se déforme


• “s’étire ” ‘ aspect de tôle ondulée), augmenter le resserrage par l’augmentation du
différentiel (plus positif)
• se resserre trop ‘aspect de couture qui tire) diminuer le différentiel (plus négatif)

CREATECH - 60 Mars 08
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9 c) la formation du point est irrégulière (des points sont plus rapprochés)


• la pression du pied presseur n’est pas bonne (trop faible) : serrer la vis P.P.
• le pied presseur n’appuie pas correctement (bien à plat) sur la plaque à aiguille :
voir mécanicien
• les griffes ne sont pas à la bonne hauteur : les régler
• les griffes sont usées : voir mécanicien
• l’ouvrière retient son travail

Casses de fil :
9 Fil d’aiguille :
• mauvais enfilage : faire les corrections
• fil trop serré
• aiguille abimée : la changer
• plaque à aiguille abimée : voir mécanicien
• boucleurs abîmés
• fil de mauvaise qualité : le changer

9 Fils des boucleurs :


• fil d’aiguille :
• fil trop serré
• plaque à aiguille abîmée : voir mécanicien
• fil de mauvaise qualité : le changer
• boucleur abîmé : voir mécanicien

Casse d’aiguilles :
• Aiguille pas appropriée à la machine
• Aiguille tordue : la changer
• Les couteaux coupent mal : les changer
• Mauvais entrainement : le corriger
• L’ouvrière retient son travail
• Aiguille trop faible pour le tissu ou le fil

Défauts divers :
9 des trous apparaissent dans le tissu
• Aiguille trop grosse
• Aiguille abîmée
• Fil trop gros
• Griffes abîmées

9 Des“ barbes” de tissu dépassent en bord de coupe


• Les couteaux coupent mal
• Les fils des boucleurs sont trop serrés ou mal enfilés ou accrochent
• La largeur de coupe est trop importante par rapport à la plaque à aiguille
• Le point est trop long

9 3- les coutures craquent (ne sont pas souples)


• Fil d’aiguille beaucoup trop serré
• Point trop long
• Trop de différentiel

CREATECH - 61 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS DE


CHAINETTE
La machine bras déporté

1) Les éléments de la machine bras déporté :

La machine bras déporté permet de fermer et de surpiquer des coutures des pièces ou parties
tubulaires de pièces en une seule opération.
La photo ci-dessous montre la machine bras déporté et la dénomination de ses éléments.
6 5

7
1
8

2
9

10
3
11
4
1 – Guides fil
2 – Voyant d’huile
3 – Tige passe fil des boucleurs inférieurs
4 – Compartiment enfilage inférieur
5 – Guide fil
6 – Porte bobine
7 – Vis moletée de pression
8 – Blocs de tension
9 – Tendeur de fil
10 – Barre aiguille
11 – Guide rabatteur

CREATECH - 62 Mars 08
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2) L'utilisation de la machine bras déporté :

La machine bras déporté permet d'effectuer des opérations comme la:

9 fermeture des côtés en couture rabattue avec guide rabatteur,


9 fermeture des entrejambes en couture rabattue avec guide rabatteur,
9 fermeture de manches en couture rabattue avec guide rabatteur,

Guide rabatteur

9 double ou triple surpiqûre en ligne droite,


9 double ou triple surpiqûre en ligne courbée.

Types de points possibles (point de chaînette)

• 401
• 2 x 401
• 3 x 401

3) L'enfilage de la machine bras déporté

1- Mise en place de l'aiguille

Pour la mise en place de l'aiguille, il faut procéder de manière suivante:


9 stopper la machine et vider le moteur,
9 ôter les pieds de la pédale,
9 mettre la barre à aiguille en sa position point mort haut,
9 dévisser la vis de fixation de l’aiguille,
9 ôter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 selon la matière, choisir une aiguille, généralement de
référence 149,
9 mettre l’aiguille choisie dans sa barre en veillant à ce
que l’évidement (encoche) soit vers le boucleur,
c'est-à-dire la grande rainure en face de vous,
9 fixer l'aiguille à l’aide de la vis de fixation.

CREATECH - 63 Mars 08
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2- Enfilage

Pour enfiler la machine bras déporté, il faut procéder de la manière suivante :

9 Stopper la machine et vider le moteur,


9 Oter les pieds de la pédale,
9 Mettre la barre à aiguille en sa position point mort haut (PMH),
9 Vérifier les aiguilles, si elles sont bien montées dans leur barre et ne sont pas endommagées,
9 Enfiler la machine selon le schéma indiqué sur la machine.

4) Le réglage de la machine bras déporté

Pour effectuer un réglage correct du point de chaînette, il faut tenir compte des facteurs suivants:

9 Les tensions doivent être aussi minimales que possibles juste pour la formation correcte du
point.
9 Les fils des aiguilles (1) doivent être alignés régulièrement.
9 Les fils des boucleurs inférieurs (2) ne doivent être ni trop lâchés ni trop serrés pour éviter les
points manqués ou le grignage.

CREATECH - 64 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS DE


CHAINETTE
La machine de recouvrement

1) Les éléments de la machine

La machine de recouvrement est une machine à socle.


La photo ci-dessous montre la machine de recouvrement et la dénomination de ses éléments.
6 7
1
8

10

11

5
12

1 – Blocs tension des fils des aiguilles 7 – Voyant d’huile


2 – Bloc tension du fil du boucleur 8 – Vis moletée réglage pression
3 – Bloc tension du fil du boucleur 9 – Bloc tension du trameur
4 - Plaque à glissière 10 – Trameur
5 – Porte d’accès 11 – Pied Presseur
6 – Passe fils 12 – Bouton réglage entraînement différentiel

CREATECH - 65 Mars 08
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2) L'utilisation de la machine de recouvrement

La machine de recouvrement est utilisée pour les opérations suivantes:

9 Ourlet (haut poche, bas manche, bas vêtement),


9 Fixation d'une parmenture,
9 Surpiquage en ligne droite,
9 Surpiquage en ligne courbée,
9 Préparation des passants avec guide,
9 Colletage avec guide,
9 Bordage avec guide.

Types de points possibles (point de chaînette):

401 406 407 602 605

3) L'enfilage de la machine de recouvrement


A- Mise en place de l'aiguille
Pour la mise en place de l'aiguille, il faut procéder de manière suivante:

9 stopper la machine et vider le moteur,


9 ôter les pieds de la pédale,
9 mettre la barre à aiguille en sa position point mort haut
(PMH),
9 dévisser la vis de fixation de l’aiguille,
9 ôter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 choisir une aiguille de référence B63,
9 mettre l’aiguille choisie dans sa barre en veillant à ce que
l’évidement (encoche) soit orienté vers le boucleur, c'est-à-
dire la grande rainure soit en face de vous,
9 serrer la vis de fixation de l’aiguille.

B- Enfilage de la machine de recouvrement

Pour enfiler la machine, il faut procéder de la manière suivante :


9 Stopper la machine et vider le moteur,
9 Oter les pieds de la pédale,
9 Mettre la barre à aiguille en sa position point mort haut (PMH),
9 Vérifier les aiguilles, si elles sont bien montées dans leur barre et ne sont pas
endommagées,
9 Enfiler la machine selon le schéma indiqué sur la machine.

CREATECH - 66 Mars 08
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4) Le réglage du point de recouvrement

Le point de recouvrement est généralement réalisé au moyen de trois systèmes de fils:

9 Le fil de recouvrement (fil du trameur), qui ne traverse pas le tissu se trouve sur l'endroit de la
couture, sans exercer une tension sur les fils des aiguilles par lesquels il est retenu.

9 Les fils d'aiguille qui à leur tour sont reliés sur l'envers de la matière par les fils boucleurs.Il
s'agit de deux coutures à point de chaînette dont le réglage correct du point doit tenir compte
des facteurs suivants:

- Les tensions doivent être aussi minimales que possibles, juste pour la formation
correcte du point,
- Les fils des aiguilles doivent être alignés régulièrement,
- Les fils des boucleurs inférieurs ne doivent être ni trop lâchés ni trop serrés
(parcourir entre les aiguilles sur l’envers sans les tirer), pour éviter les points manqués
ou le grignage.

Exemple : point type 401

Trameur

Fil d’aiguille

Fil de recouvrement
supérieur

Fil boucleur
inférieur

CREATECH - 67 Mars 08
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La longueur du point peut être réglée de manière suivante:

9 Tourner le volant dans le sens normal de la machine en appuyant sur le bouton poussoir de
réglage de la longueur du point (1) jusqu’à ce qu’il devient enfoncé,
9 Maintenir le bouton (1) enfoncé et tourner le volant à la graduation demandée par rapport au
repère (2),
9 Lâcher le bouton (1).

Réglage de l'entraînement différentiel

9 Desserrer le bouton moleté (1) du levier (2),


9 Positionner le levier par rapport au repère (3) pour un entraînement différentiel nul, positif ou
négatif,
9 Serrer le bouton moleté (1).

CREATECH - 68 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS DE


CHAINETTE
La machine pose bouton

1) Les éléments de la machine

La photo ci-dessous montre la machine pose bouton à point de chaînette et la dénomination de


ses éléments.

4 3 2 1

6
7

10

11

1 - Guide fil 7 - Bouton poussoir pour relâcher la tension


2 - Blocs de tension 8- Tendeur de fil
3 - Guide fil 9- Guide fil
4 - Guide fil 10- Pince bouton
5 - Barre à aiguille 11- Plaque à aiguille
6 - Guide fil

CREATECH - 69 Mars 08
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2) L'utilisation de la machine pose bouton


A- Fixation des différents types de boutons

Fixer des boutons à 2 trous Fixer des boutons à 4 trous Fixer des boutons à queue

• B- Fixation d'applications décoratives ou étiquettes

On peut fixer des applications ou étiquettes à l’aide cette machine, comme par exemple:
9 le nœud sur centre bonnet du soutien gorge,
9 une vignette de marque,
9 des étiquettes cartonnées de présentation,

3) L'enfilage de la machine pose bouton

A- Mise en place de l'aiguille

Pour la mise en place de l'aiguille, il faut procéder de manière suivante:


9 Déconnecter la machine,
9 Oter les pieds de la pédale,
9 Dévisser la vis de fixation de l’aiguille,
9 Oter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 Choisir une aiguille dont la référence 175,
9 Mettre l’aiguille choisie dans sa barre en veillant à ce que l’évidement soit vers le crochet,
c'est-à-dire que la grande rainure soit en face de vous,
9 Serrer la vis de fixation.
9

B- Enfilage de la machine pose bouton

Schéma
d'enfilage

CREATECH - 70 Mars 08
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4) Le réglage de la machine pose bouton

La machine pose bouton à point de chaînette utilise un seul fil pour attacher le bouton. Sachant
que le point de chaînette s'ouvre assez facilement de la fin de la couture, un bouton fixé de telle
façon peut s'enlever en tirant le bout du fil restant et mal coupé. Pour éviter cela, il est préférable
de fixer le bouton avec deux cycles de la machine – ou mieux – utiliser une machine à point noué.

A- Mise en place du bouton


Appuyer sur le levier du serre-bouton pour ouvrir le serre-bouton (pince de fixation bouton).
Placer le bouton dans le serre-bouton en l'alignant correctement comme indiqué sur le dessin,
puis relâcher le levier du serre– bouton .

B- Réglage de l'entrainement vertical

Presser vers le bas le levier de réglage d’entraînement vertical et aligner la flèche vers
"O" ou toute autre position désirée sur l’échelle.

C- Réglage de l'entrainement horizontal

Mettre la machine à coudre en position d’arrêt.


Ensuite, desserrer l’écrou et aligner l’index à la position désirée.

CREATECH - 71 Mars 08
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LES MACHINES A POINTS DE


CHAINETTE
La machine à point invisible

1) Les éléments de la machine

La photo ci-dessous montre la machine à point invisible et la dénomination de ses éléments.

4 3 2 1

1 - Volant
2 - Bouton de réglage dispositif d’intervalle
3 - Guide fil
4 - Bloc de tension
5 - Chapeau à ressort
6 - Passe fil dans le support d’aiguille
7 - Plaque pivotante
8 - Bouton de réglage dégageur

CREATECH - 72 Mars 08
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2) Utilisation du point invisible

Le point invisible est essentiellement utilisé pour effectuer des ourlets pour le bas de vêtements
(pantalons, jupes, robes).

Type de points possibles (point de chaînette)

103 105

3) L'enfilage de la machine à point invisible


A- Mise en place de l'aiguille
Pour la mise en place de l'aiguille, il faut procéder de manière suivante:

9 stopper la machine et vider le moteur, 1


9 mettre la support d’aiguille (1) à sa position extrême
gauche,
9 ôter les pieds de la pédale.
9 dévisser la vis de fixation de l’aiguille (2),
9 ôter l’ancienne aiguille de sa barre,
9 choisir une aiguille de référence 251,
9 mettre l’aiguille choisie dans sa barre en veillant à
ce que l’évidement soit vers le fourchette, c'est-
à-dire
2
9 la grande rainure soit en vers le bas,
9 serrer la vis de fixation (2).

Aiguille pour machine à point


invisible de référence 251

Grande rainure

CREATECH - 73 Mars 08
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B- Enfilage de la machine point invisible

4) Le réglage du point invisible


A- Le réglage du point invisible

A l’aide de la vis moletée (A) qui se trouve au dessous de la plaque du support du pied presseur,
on règle le plongeur (B) qui a pour rôle de contrôler la profondeur de pénétration de l’aiguille dans
la matière.

L’aiguille doit passer juste au dessus du plongeur (B) sans le toucher.

1er cas 2ième cas

CREATECH - 74 Mars 08
Cluster Text’ile Mada
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Le plongeur (B) est loin par rapport à l’aiguille, ce qui provoque des points manqués.
=> Comme indiqué par (C), tourner la vis de réglage (A) vers la gauche !

Le plongeur (B) risque d’abîmer l’aiguille, et les points seront visibles.

=> Comme indiqué par (D), tourner la vis de réglage (A) vers la droite !

Eviter d’actionner la pédale ou la genouillère, ce qui fausserait le réglage !

B- Réglage du dispositif d’intervalle

Il y a des machines à point invisible qui sont équipées par un dispositif d’intervalle permettant de
piquer des matières fines à raison d’un point sur deux, ou bien deux points sur trois.
A ce rythme le plongeur joue son rôle une fois sur deux, ou bien deux fois sur trois, puis dans le
point suivant s’arrête juste devant l’aiguille. Pour commander l’intervalle, il suffit d’orienter le
bouton (A) vers "I" ("en marche", " EIN" ou "ON"), ceci ne modifie en aucun cas les autres
réglages de la machine.

CREATECH - 75 Mars 08
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PROCEDURES DE REGLAGE DE
LA MACHINE BOUTONNIERES
JUKI 772

CREATECH Septembre 08
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SOMMAIRE

A. Réglage de la qualité de la couture ..............................................................................................6

B. Réglage du dispositif de coupe du fil (type NB)..........................................................................8

C. Réglage du guide-fil de passe ....................................................................................................10

D. Réglage de la phase du déplacement de la position du fil

de passe entre les lignes de base des lèvres ...............................................................................13

E. Remplacement du couteau mobile et du couteau fixe (type NB) ..............................................14

F. Problèmes et remèdes.................................................................................................................16

CREATECH Septembre 08
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Caractéristiques

Consignes de sécurité importantes


La mise en service d'une machine à coudre est interdite tant que l'on ne s'est pas assuré que le système de couture
dans lequel elle doit être incorporée est conforme aux directives sur les machines industrielles du conseil de la CE.
Toute opération de dépannage ou de réparation d'un tel système de couture est également Interdite.

1. Lors de l'utilisation de la machine, observer les mesures de sécurité de base qui comprennent, sans toutefois s'y
limiter, les règles suivantes.
2. Lire toutes les instructions qui comprennent sans toutefois s'y limiter les instructions de ce manuel d'utilisation
avant d'utiliser la machine. Conserver ce manuel d'utilisation pour pouvoir s'y reporter à tout moment en cas de
besoin.
3. Utiliser la machine après s'être assuré qu'elle est conforme aux règles/normes de sécurité en vigueur dans le pays
d'utilisation.
4. Tous les dispositifs de sécurité doivent être en place lorsque la machine est prête à être utilisée ou qu'elle
fonctionne. L'utilisation sans les dispositifs de sécurité spécifiés n'est pas autorisée.
5. Cette machine doit être utilisée par des opérateurs ayant reçu une formation appropriée.
6. Pour la protection de l'opérateur, il lui est recommandé de porter des lunettes de sécurité.
7. Toujours mettre l'interrupteur d'alimentation en position d'arrêt ou débrancher la fiche secteur de la machine à la
prise :
- avant d’enfiler une aiguille, le boucleur, l’étendeur, etc.., de remplacer la canette ;
- avant de remplacer des pièces telles qu’aiguilles, pied presseur, plaque à aiguille, boucleur, étendeur,
griffe d’entraînement, garde-aiguille, remplieur, guide-tissu, etc. ;
- avant d’effectuer une réparation,
- avant de quitter l’atelier ou loorsque l’atelier est sans surveillance,
- lors de l’utilisation d’un moteur à embrayage sans appliquer le frein, attendre que le moteur soit
complètement arrêté.
8. En cas de contact de produits tels qu'huiles et graisses utilisés dans la machine ou ses dispositifs avec les yeux
ou la peau, rincer immédiatement la partie touchée et consulter un médecin. En cas d'absorption accidentelle de
tels produits, consulter immédiatement un médecin

9. Il est interdit de toucher aux pièces et dispositifs sous tension que la machine soit ou non en circuit. Les
exceptions admissibles sont indiquées sous "Explication des applications" de la fiche standard EN50110.
10. Les travaux de réparation, de reconditionnement et de réglage ne doivent être exécutés que par des techniciens
correctement formés ou par un personnel ayant une qualification spéciale. Seules les pièces de rechange
indiquées par JUKI doivent être utilisées pour les réparations.
11. Les travaux d'entretien et de contrôle ordinaires doivent être exécutés par un personnel correctement formé.
12. Les travaux de réparation et d'entretien des pièces électriques doivent être exécutés par des électriciens qualifiés
ou sous le contrôle et la direction d'un personnel ayant une qualification spéciale.
En cas d'anomalie d'une pièce électrique, arrêter immédiatement la machine.
13. Avant d'effectuer des travaux de réparation et d'entretien sur une machine comportant des pièces pneumatiques
telles que cylindre pneumatique, désaccoupler le compresseur de la machine et couper l'alimentation en air
comprimé. Après avoir désaccouplé le compresseur d'air de la machine, détendre la pression d'air résiduelle. Les
seules exceptions à cette règle sont les réglages et les vérifications de fonctionnement effectués par des
techniciens correctement formés ou par un personnel ayant une qualification spéciale.
14. Nettoyer périodiquement la machine pendant toute sa durée de service.

15. La machine doit toujours être mise à la terre pour l'utilisation normale. Elle doit être utilisée dans un
environnement sans sources de bruits importantes telles que poste de soudage à haute fréquence.
16. Une fiche secteur appropriée doit être fixée à la machine par un électricien. La fiche secteur doit être branchée à
une prise de courant reliée à la terre.

17. Cette machine ne doit servir qu'à l'usage pour lequel elle est prévue. Tout autre usage est interdit.
18. Reconditionner ou modifier la machine en observant les règles/normes de sécurité et en prenant toutes les
mesures de sécurité nécessaires. La responsabilité de JUKI ne saurait être engagée pour des dommages causés
par le reconditionnement ou la modification de la machine

19. Les mises en garde sont signalées par les deux symboles indiqués.

Risque de blessures pour l'opérateur ou le personnel d'entretien

Points demandant une attention particulière

CREATECH 1 Septembre 08
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Pour la sécurité d'utilisation

Pour ne pas s'exposer à des blessures, ne jamais utiliser la machine avec son
1.
couvre- courroie, son protège-yeux ou ses autres dispositifs de sécurité retirés.
Pour ne pas s'exposer à des blessures, ne jamais utiliser la machine avec son
1. couvre- courroie, son protège-yeux, son protège-doigts ou ses autres dispositifs de
sécurité retirés.
Pour ne pas risquer de se blesser, ne pas approcher les doigts, la tête et les
2. vêtements du volant, de la courroie trapézoïdale ou du moteur pendant le
fonctionnement de la machine. Ne rien placer non plus autour de ces pièces.
Pour ne pas risquer de se blesser, ne jamais mettre la main sous la lame du coupe-
3. tissu, le levier relève-presseur ou l'aiguille lorsqu'on place l'interrupteur
d'alimentation en position de marche ou pendant le fonctionnement de la machine.
Pour ne pas risquer de se blesser, ne pas passer les doigts derrière le couvercle du
4.
releveur de fil pendant le fonctionnement de la machine.
Pour ne pas s'exposer à un accident causé par une brusque mise en marche de la
machine, s'assurer que le levier de mouvement d'arrêt est en position de
5.
mouvement d'arrêt avant de placer l'interrupteur d'alimentation en position de
marche.
Pour ne pas s'exposer à un accident causé par une brusque mise en marche de la
machine, mettre la machine hors tension et s'assurer que le moteur est
6.
complètement arrêté avant de retirer le couvre-courroie, le couvercle de moteur et la
courroie trapézoïdale.
Pour ne pas s'exposer à un accident, mettre la machine hors tension et s'assurer
7. que le moteur est complètement arrêté avant de contrôler, nettoyer ou d'enfiler la
machine, ou encore de remplacer l'aiguille
Pour ne pas risquer une électrocution, ne jamais faire fonctionner la machine avec
8.
le fil de terre de l'alimentation retiré
Pour éviter un accident par électrocution ou par des pièces endommagées, placer
9. l'interrupteur d'alimentation en position d'arrêt avant de brancher et de débrancher la
fiche secteur.
En cas d'orage et de foudre, s'arrêter de travailler et, par mesure de sécurité,
10. débrancher la fiche secteur de la prise afin d'empêcher un accident dû à une pièce
électrique endommagée.
Si l'on déplace brusquement la machine d'un endroit froid à un endroit chaud, une
condensation peut se former. Dans ce cas, ne mettre la machine sous tension
11. qu'après s'être assuré que des gouttes d'eau ne risquent pas de se former dans la
machine, ceci pour empêcher un accident dû à des pièces électriques
endommagées.
12. En cas de panne de courant, mettre la machine hors tension.
Pour ne pas s'exposer à un accident, veiller à ce que le moteur soit muni d'une
13.
couvre- poulie de moteur.
Le crochet tourne à grande vitesse pendant le fonctionnement de la machine. Pour
ne pas risquer de se blesser les mains, ne pas les approcher de la partie près du
14.
crochet. De plus, toujours mettre la machine hors tension avant de remplacer la
canette.
Pour ne pas risquer de se blesser, ne pas mettre les doigts dans la machine
15.
lorsqu'on bascule la tête de la machine en arrière ou qu'on la relève.

CREATECH 2 Septembre 08
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Préparation et utilisation
Ce manuel couvre les machines à boutonnières avec fil de passe. Le lire attentivement avant
l'utilisation car les informations qu'il fournit sont nécessaires pour l'utilisation de la machine. Pour
tous les points non couverts par ce manuel, se reporter au manuel d'utilisation des LBH-771-1 et -
781.
AVERTISSEMENT :
Vérifier les points suivants pour ne pas risquer des anomalies ou des dommages à la
machine :
Ö Avant la première mise en service qui suit l'installation, nettoyer complètement la machine.
Ö Enlever toute la poussière ayant pu s'accumuler pendant le transport et lubrifier
correctement la machine.
Ö S'assurer que la machine a été réglée sur la tension correcte.
Ö S'assurer également que la fiche secteur est bien branchée.
Ö Ne jamais utiliser la machine avec une tension électrique réglée sur une valeur différente de
celle spécifiée.
Ö S'assurer que le sens de rotation de la poulie de moteur est correct.
1. Vérification de la position du presse-tissu
AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé
par une brusque mise en marche de la
machine, toujours la mettre hors
tension avant de commencer cette
opération.
1) Tourner la poignée d'entraînement manuel
pour amener l'entraînement sur la position arrière
juste avant le mouvement d'arrêt.
2) S'assurer que l'on obtient la distance suivante
entre l'axe de l'aiguille et l'avant du presse-tissu.
Type NV : 2 à 3 mm Type NB : 1 à 1,5 mm
2. Vérification de l'action de coupe du fil (type NB)
AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé
par une brusque mise en marche de la
machine, toujours la mettre hors
tension avant de commencer cette
opération.
1) Tourner la poignée d'entraînement manuel
pour amener le presse-tissu sur la position de
mouvement d'arrêt.
2) Relever le presse-tissu (coupe du fil) pour
s'assurer que la plaque de verrouillage 1 est
engagée avec l'ergot de verrouillage de la plaque
de guidage 2 comme le représente la figure et
que la plaque de tirage 3 est verrouillée.
(Attention)
Si le presse-tissu n'est pas relevé sur la position
de mouvement d'arrêt correcte, la plaque de
verrouillage O ne s'engagera pas avec l'ergot de
verrouillage de la plaque de guidage O. Si l'on
continue à coudre dans la condition ci-dessus,
l'aiguille pourra descendre sur la plaque de tirage
O et se casser elle-même ou casser le couteau
ou les pièces connexes.
Pour la série LBH-770-1, relever le presse- tissu
après s'être assuré que le point de repère blanc
de la poulie de la machine est en regard avec la
butée du couvre-courroie. Si ce n'est pas le cas,
la plaque de tirage touchera l'aiguille qui se
cassera.

CREATECH 3 Septembre 08
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3. Enfilage du fil de passe sur la tête de la machine

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé par une brusque mise en marche de la machine, toujours la
mettre hors tension avant de commencer cette opération.

Enfiler le fil de passe sur la tête de la machine dans l'ordre de A à D.


Si l'on éprouve des difficultés à enfiler un fil de passe sur la tête de la machine en raison de sa
grosseur, introduire tout d'abord une boucle de fil n° 50 environ dans le doigt du guide-fil de passe,
faire passer le fil de passe dans cette boucle et tirer la boucle. Ceci permet d'enfiler facilement le fil
de passe dans l'orifice du guide.

4. Mise ne marche de la machine et relevage du presse-tissu (type NB)

Tout en maintenant le fil d'aiguille et le fil de


passe en appuyant avec la main devant le
presse-tissu, enfoncer complètement la pédale
de départ.
La machine se met en marche (relâcher la
pédale de départ dès que la machine part) et
coud environ 10mm.
La plaque de tirage 1 s'ouvre ensuite avec un
déclic et les fils d'aiguille et de passe que l'on
maintient légèrement avec la main sont coupés.
La machine s'arrête automatiquement après la
couture.

Lorsque la machine est complètement arrêtée,


appuyez sur la pédale de relevage du
presse-tissu. (Pour une machine avec dispositif
AO, le presse-tissu remonte automatiquement
lorsque la machine s'arrête.)
Le fil de passe 1 et le fil d'aiguille 2 sont coupés
séparément et maintenus en position.

CREATECH 4 Septembre 08
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5. Coupe du fil (type NV)

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer de se blesser,
veillez avec la plus grande attention à
ne pas mettre les doigts en contact
avec le coupe-fil de passe

1) Après avoir terminé la couture et avec la


machine à l'arrêt complet, placer le fil d'aiguille et
le fil de passe sur le ressort de pression de fil de
passe 1.

2) Couper le fil d'aiguille et le fil de passe avec le


coupe-fil de passe 2.
(Tirer le fil d'aiguille et le fil de passe dans le sens
de la flèche ; ils seront coupés par le coupe-fil).
Après la couture, tirer le fil d'aiguille et le fil de
passe placés sous le ressort, puis les couper en
procédant comme il est indiqué ci-dessus.

CREATECH 5 Septembre 08
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Réglages

A. Réglage de la qualité de la couture

1) Réglage de la tension des fils

Pour obtenir des boutonnières bien finies, il est


important de régler correctement la tension du fil de
canette.
- La tension du fil de canette standard est de 30 à 40
g. Régler la tension du fil de canette selon le type de
fil utilisé.
- La tension du fil d'aiguille se règle à l'aide des
blocs- tension n° 1 (1) et n° 2 (2). Le bloc-tension n°
1 (1) permet d'effectuer un réglage grossier. Le bloc-
tension n° 2 (2) permet d'effectuer un réglage fin.

(Attention)
Lorsque la machine est au repos, seul le disque du
bloc-tension n° 1 s'ouvre pour relâcher la tension du
fil ; le disque du bloc-tension n° 2 ne s'ouvre pas. Par
suite, si l'on augmente trop la tension du fil avec le
bloc-tension n° 2 (2), le fil d'aiguille glissera hors du
chas d'aiguille au début de la couture.
Pour la machine de type NV, si l'on augmente trop la
tension du fil réglée par le bloc-tension n° 2 (2), le fil
d'aiguille se casse lorsqu'on coupe le fil de passe et
le fil d'aiguille.

2) Réglage du ressort de relevage du fil


AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé
par une brusque mise en marche de la
machine, toujours la mettre hors
tension avant de commencer cette
opération.

1). Le ressort de relevage du fil 1 procure


normalement une force antagoniste de 10 à 25 g
au début de son mouvement, et sa course est de
5 à 12 mm.
2) Pour changer la course du ressort de relevage
du fil 1, desserrer lavis 2 et tourner la tige de
tension 3 avec un petit tournevis placé dans sa
fente.
3) Pour changer la force du ressort de relevage
du fil 1, tourner la tige de tension 3 au moyen d'un
petit tournevis placé dans sa fente, avec la vis 2
serrée.
Pour augmenter la force du ressort de relevage
du fil, tourner la tige de tension dans le sens des
aiguilles d'une montre ; pour la diminuer, tourner
la tige de tension dans le sens inverse des
aiguilles d'une montre.

CREATECH 6 Septembre 08
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3) Réglage de la tension du fil de passe

1) Pour augmenter la tension du fil de passe,


tourner le bloc-tension de fil de passe 1 dans le
sens des aiguilles d'une montre ; pour la diminuer,
tourner le bloc-tension du fil de passe dans le sens
inverse des aiguilles d'une montre.
2) La tension appliquée que le bloc-tension
applique au fil de passe lorsqu'on le tire du bloc-
tension est de 5 à 10 g. Si la tension est excessive,
le fil de passe ne sera pas correctement inséré et,
en particulier, il pourra glisser hors des brides de
boutonnière.

(Attention)
Le bloc-tension de fil de passe 1 utilise un double-
écrou. Après le réglage, ne pas oublier de fixer le
bloc-tension.

CREATECH 7 Septembre 08
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4) Synchronisation de l'aiguille et du crochet

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé
par une brusque mise en marche de la
machine, toujours la mettre hors
tension avant de commencer cette
opération.
1) Pour une machine de type NV, utiliser une
jauge de synchronisation portant l'inscription
771K. Pour une machine de type VB, utiliser une
jauge de tension portant l'inscription NB. Pour le
réglage de la synchronisation de l'aiguille et du
crochet, se reporter au manuel d'utilisation pour
les LBH-771-1 et -781.
2) Régler le jeu entre l'aiguille et la pointe de la
lame du crochet à 0,05 mm (l'aiguille et la lame
doivent presque se toucher).

(Attention)
Si le jeu entre l'aiguille et la pointe de la lame du
crochet est excessif, il pourra y avoir des sauts
de points. S'il y a des sauts de points bien que le
jeu soit correctement réglé, retarder le point de
synchronisation de l'aiguille et du crochet.

B. Réglage du dispositif de coupe du fil (type NB)

1) Réglage de l'engagement de l'ergot de verrouillage de la plaque de guidage avec la plaque


de verrouillage
AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé
par une brusque mise en marche de la
machine, toujours la mettre hors
tension avant de commencer cette
opération.
1) Tourner la poignée d'entraînement manuel
pour amener le presse-tissu sur la position de
mouvement d'arrêt.
2) Desserrer les vis 3 et relever le presse-tissu
pour déplacer l'ergot de verrouillage de la plaque
de guidage 1 à la fin de sa course et l'engager la
plaque de verrouillage 2. Régler alors la course
de la plaque de verrouillage de la plaque de
guidage entre 0,5 et 1 mm.
3) Resserrer les vis 3.

(Attention)
Si la distance de déplacement de l'ergot de
verrouillage de la plaque de guidage est
excessive, l'aiguille risque de descendre sur la
plaque de tirage, de se casser elle-même et de
casser les pièces connexes.
(Se reporter au point "2. Vérification de l'action de
coupe du fil" à la page 2.)

CREATECH 8 Septembre 08
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2) Réglage de la profondeur d'actionnement de la plaque de tirage

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé
par une brusque mise en marche de la
machine, toujours la mettre hors
tension avant de commencer cette
opération.
1) Tourner la poignée d'entraînement manuel
pour amener le presse-tissu sur la position de
mouvement d'arrêt.
(voir page 6).
2) Relever le presse-tissu. Desserrer les vis 3 de
la plaque de support de chape et les déplacer
dans le sens de la flèche de sorte que la plaque
de tirage 4 pénètre à une profondeur de 0,5 à 1
mm dans la fente du presse-tissu 2.
3) Resserrer les vis 3 dans la plaque de support
de chape.

(Attention)
Effectuer ce réglage après celui de l'engagement
de l'ergot de verrouillage de la plaque de guidage
avec la plaque de verrouillage (voir page 6)

3) Réglage du mécanisme de rappel

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé
par une brusque mise en marche de la
machine, toujours la mettre hors
tension avant de commencer cette
opération.
1) Tourner la poignée d'entraînement manuel
avec la plaque de verrouillage 1 engagée avec
l'ergot de verrouillage de la plaque de guidage 2
(état de mouvement d'arrêt).
2) Desserrer les vis 5 et les régler pour que le jeu
entre la plaque de relâchement A 3 et la plaque
de relâchement B 4 soit de 0,5 à 1 mm lorsque la
plaque de verrouillage 1 quitte partiellement
l'ergot de verrouillage de la plaque de guidage 2.
3) Tourner la poignée d'entraînement manuel
avec l'ergot de verrouillage de la plaque de
guidage 2 positionné en A pour s'assurer que la
plaque de relâchement A 3 ne touche pas la
plaque de relâchement B 4 lorsque le mécanisme
d'entraînement se déplace dans le sens de la
flèche (Si les plaques viennent en contact entre
elles, recommencer le réglage ci-dessus).

(Attention)
Si le jeu entre la plaque de relâchement A et la
plaque de relâchement B dépasse la valeur
spécifiée, le mécanisme de rappel risque de ne
pas fonctionner. A l'inverse, s'il n'y a aucun jeu
l'ergot de verrouillage de la plaque de guidage
pourra se casser.

CREATECH 9 Septembre 08
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C. Réglage du guide-fil de passe

1) Réglage de la hauteur de la plaque de la tige de commande de l'axe du guide-fil de passe

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé
par une brusque mise en marche de la
machine, toujours la mettre hors
tension avant de commencer cette
opération.
1) Desserrer la vis 7 et régler la plaque de la tige
de commande de l'axe du guide-fil de passe 2
pour qu'il y ait un jeu de 0,1 à 0,3 mm entre la
griffe A de la manivelle de l'axe du guide-fil de
passe 3 et le levier de positionnement de jetée
d'aiguille gauche 4
lorsqu'on tourne la poignée d'entraînement
manuel jusqu'à ce que la tige de commande de
l'axe du guide- fil de passe 1 repose sur la came
comme le représente la figure.

(Attention)
Ne pas desserrer la vis 5 dans la plaque de
positionnement de jetée d'aiguille gauche 4 car la
distance entre cette plaque et l'extrémité
supérieure de la butée d'axe du guide-fil de
passe 6 a été réglée en usine à 3,2 mm

CREATECH 10 Septembre 08
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2) Réglage de la position du doigt du guide-fil de passe

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident causé par une brusque mise en marche de la machine,
toujours la mettre hors tension avant de commencer cette opération.

Ö a. Hauteur du doigt du guide-fil de passe


1) Desserrer la vis 1 et régler la position du doigt de guide-fil de passe 6 de sorte que l'ergot
dépasse de 18,5 mm du support de guide-fil de passe. Serrer ensuite la vis 1 dans le doigt du
guide.
2) - Type NB : Desserrer la vis de fixation du support 3, régler le jeu entre l'extrémité
supérieure du doigt de guide-fil de passe 6 et le ressort de retenue 7 à 1 mm environ.
Resserrer ensuite la vis de fixation du support 3.
S'assurer alors que le support de guide-fil de passe 5 est parallèle au presse-tissu 15.
- Type NV : Desserrer la vis de fixation du support 3, régler le jeu entre l'extrémité
supérieure du doigt de guide-fil de passe 6 et le presse-tissu 15 à 1 mm environ.
Resserrer ensuite la vis de fixation du support 3.
S'assurer alors que le support de guide-fil de passe 5 est parallèle au presse-tissu 15.

Ö b. Position de l'ergot de guide-fil de passe pour la ligne de base de la lèvre gauche


1) Appuyer sur la pédale de départ et tourner la poignée d'entraînement manuel pour amener
la griffe A du levier d'axe d guide-fil de passe 9 contre la plaque de positionnement de jetée
d'aiguille gauche 8.
2) Desserrer la vis de fixation du levier de guide 2 et effectuer un réglage de sorte que le doigt
de guide-fil de passe 6 se trouve à 3,5 mm de l'axe 16 du chas d'aiguille et que l'extrémité
supérieure du doigt du guide-fil de passe 6 coïncide exactement avec l'axe de la couture
gauche (ou qu'il se trouve à 2 mm environ à gauche de l'axe 17 de la gorge du couteau.
Resserrer ensuite la vis de fixation du doigt du guide-fil de passe 2.

CREATECH 11 Septembre 08
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3) Tourner la poulie de la machine pour s'assurer que la barre à aiguille 4 ne vient pas en
contact avec le doigt du guide-fil de passe 6.
Ö c. Position de l'ergot du guide-fil de passe pour la ligne de base de la lèvre droite
1) Continuer à tourner la poignée d'entraînement manuel jusqu'à ce que la ligne de base de la
lèvre droite soit atteinte. Desserrer alors l'écrou 12 et régler la hauteur de la vis de
positionnement de jetée d'aiguille droite 10 de sorte que l'extrémité supérieure du doigt du
guide-fil de passe 6 coïncide exactement avec l'axe de la couture droite (ou qu'il se trouve à
2 mm environ à droite de l'axe 17 de la gorge du couteau). Fixer ensuite l'écrou 12.

Ö d. Position d'extrémité gauche du doigt du guide-fil de passe


1) Continuer à tourner la poignée d'entraînement manuel jusqu'à ce que la griffe A du levier de
l'axe de guide-fil de passe se trouve sur la vis de positionnement de jetée d'aiguille la plus à
gauche 11. Desserrer alors la vis 13 et régler la hauteur de la vis 11 de sorte que l'extrémité
supérieure du doigt du guide-fil de passe 6 atteigne une position située à environ x mm à
gauche de l'axe 17 de la gorge du couteau. Fixer ensuite l'écrou 13.

3) Réglage de la position du doigt du guide-fil de passe au moment du mouvement d'arrêt

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident
causé par une brusque mise en
marche de la machine, toujours la
mettre hors tension avant de
commencer cette opération.
1) Faire passer un tournevis par le trou à cet
effet dans le socle de montage du guide-fil de
passe 2 et desserrer les vis de fixation du bloc
coulissant de chape de fil de passe 1.
2) Aligner l'extrémité supérieure du doigt du
guide-fil de passe 3 sur une position située de
1 à 2 mm à droite par rapport à l'axe de la
gorge du coupe-tissu 5 et régler de manière
que la partie A du bloc coulissant de chape 4
soit parallèle au bord inférieur du socle de
montage.
3) Resserrer les vis de fixation du bloc
coulissant de chape 1.

∗ Effectuer les opérations ci-dessus après


s'être assuré que le levier de mouvement
d'arrêt se trouve sur la position de mouvement
d'arrêt correcte.

CREATECH 12 Septembre 08
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D. Réglage de la phase du déplacement de la position du fil de passe


entre les lignes de base des lèvres

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident
causé par une brusque mise en
marche de la machine, toujours
la mettre hors tension avant de
commencer cette opération.
Régler la position de la came de déplacement du
fil de passe tout en vérifiant que le fil de passe est
correctement inséré
1). Si la phase de la came de déplacement du fil
de passe n° 1 (1) est trop avancée, le fil de passe
sera cousu comme en A sur la figure.
Si elle est trop tardive, le fil de passe sera
cousu comme en B sur la figure.
Desserrer les vis de la came de déplacement du
fil de passe n° 1 (1) et régler correctement la
phase.
2) La came de déplacement du fil de passe n° 3
(3) est susceptible d'affecter la finition du fil de
passe de la même manière que la came de
déplacement du fil de passe n° 1. La méthode de
réglage de la came de déplacement du fil de
passe n° 3 est la même que celle pour la came de
déplacement n° 1
3) Régler la came de déplacement du fil de passe
n° 2 (2) de sorte que le doigt du guide-fil de passe
se déplace sur la ligne de base de la lèvre
gauche lorsque la came effectue un tour. Une
phase trop avancée/retardée de la came de
déplacement n° 2 (2) affecte l'insertion du fil de
passe.
Régler la phase de la came de déplacement n° 2
comme il a été indiqué ci-dessus. Effectuer
ensuite une couture d'essai et, si nécessaire,
régler finement la came de déplacement n° 2
4) Régler la came de déplacement de fil de passe
n° 4 0 de sorte que le fil de passe se soit déplacé
complètement d'une ligne de base de lèvre à
l'autre au moment du mouvement d'arrêt et que le
guide-fil de passe se déplace vers la gauche. Le
déplacement du doigt du guide-fil de passe vers
la droite doit être commandé par le bloc
coulissant de chape. (Voir 1-3-(3).)

(Attention)
Si la phase de la came de déplacement de fil de
passe n° 4 (4) est trop avancée (déplacement
excessif dans le sens de la flèche), la lame du
coupe-tissu et le doigt du guide-fil de passe
pourront se casser.

CREATECH 13 Septembre 08
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E. Remplacement du couteau mobile et du couteau fixe (type NB)

AVERTISSEMENT :
Pour ne pas risquer un accident
causé par une brusque mise en
marche de la machine, toujours la
mettre hors tension avant de
commencer cette opération.
1).Oter la vis 6 et remplacer le couteau mobile 4 et
couteau fixe 2 par des neufs. (Veillez alors à ne pas
perdre la rondelle 5 placée sous la vis 6.)
2) Après le remplacement, placer la rondelle 5 sous
vis 6 et serrer cette vis 6 tout en la déplaçant de
manière que la face d'extrémité du ressort de l’axe
de pivotement 3 soit parallèle à la face d'extrémité A
du presse-tissu 1.

(Attention)
1. Placer l'ergot C de la plaque de tirage 7 dans
l'orifice du couteau mobile 4. Si l'ergot n'est pas
dans l'orifice, le couteau mobile 4 et l'aiguille
risquent de se casser.
2. Si le ressort de l'axe de pivotement 3 et la face
d'extrémité A du presse-tissu 1 ne sort pas
parallèles entre eux, la chape de coupe fil 8 viendra
en collision avec le ressort de l'axe de pivotement 3,
ce qui entraînera un mauvais fonctionnement du
coupe-fil et une cassure de l'aiguille.

Arrêt d’urgence
Si l'on met la machine en attente en utilisant la
poignée d'entraînement manuel après une cassure
du fil d'aiguille ou de l'aiguille, le bloc coulissant de
chape fil de passe sera actionné en liaison avec le
mouvement d'arrêt. Le doigt du guide-fil de passe
se déplacera par suite vers la droite dans Ie cas de
la ligne de base de la lèvre gauche. Il est alors
impossible de reprendre le pivotement depuis la
position d'interruption de la couture. Pour résoudre
ce problème, actionner la poignée d'entraînement
manuelle pour déplacer l'entraînement sur une
position où la couture a été provisoirement arrêtée
ou placer la griffe du levier de l'axe de guide-fil de
passe sur la butée puis reprendre la couture tout
en vérifiant la position du doigt de guide-fil de
passe 1.

Précaution
Ne pas relever le presse-tissu sur la position d'arrêt
provisoire. Ceci mettrait la plaque de tirage en
contact avec l'aiguille et provoquerait une cassure
de l'aiguille.

CREATECH 14 Septembre 08
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Utilisation d'une machine équipée d'un AO-17 ou -32

Pour les détails, se reporter au manuel d'utilisation des AO-17 et MC-405. Cette section se borne à
indiquer les précautions à prendre pour l'utilisation d'une machine équipée d'un coupe-fil de passe
et d'un coupe-fil automatique (type NB).

DANGER:
Pour ne pas s'exposer à une électrocution, mettre la machine hors tension et
attendre cinq minutes avant d'ouvrir le couvercle de la boîte de commande.

Ö Si le fil de passe est très gros, il se peut que le presse-tissu ne remonte pas complètement.
Pour le AO-17, ouvrir alors le couvercle de la boîte de commande et tourner la résistance variable
VR1 de la plaquette imprimée dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Pour l'AO-32, ouvrir la boite de commande MC-405 et placer les interrupteurs DIP D.SW1-2, -3 et -
4 sur les positions indiquées sur la figure de droite ci-dessous.
Si le presse-tissu ne remonte toujours pas après l'opération ci-dessus, remplacer le fil de passe
par un plus fin.

Ö Si le fil de passe est trop gros et empêche la plaque de- tirage de se fermer complètement
lorsque le presse-tissu remonte, effectuer également l'opération ci-dessus.

A0-17 AO-32

CREATECH 15 Septembre 08
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F. Problèmes et remèdes
Problème Causes Remèdes

. Le fil d’aiguille se casse


1- La tension des fils est mal * Régler tout d'abord la tension
A. réglée du fil de canette entre 30 et
Le fil d'aiguille se casse en 45 g. Régler ensuite la
un point quelconque des tension du fil d'aiguille.
lèvres de la boutonnière. 2- La pointe de la lame du * Polir la pointe de la lame du
crochet comporte des rayures crochet pour éliminer les
rayures
1- La position du doigt du guide- * Approcher le doigt du guide-fil
B. fil de passe est trop à gauche de passe de la ligne de base
Le fil d'aiguille se casse lors par rapport à la ligne de base de la lèvre gauche en
de l'exécution des points de de la lèvre gauche et le fil s'assurant que le fil de passe
la première bride. d'aiguille se prend à est correctement inséré dans
l'extrémité supérieure du les points
doigt, ce qui provoque la
cassure du fil d'aiguille
lorsqu'on passe entre la ligne
de base de la lèvre gauche et
la ligne de base de la lèvre
droite.
1- La tension des fils est mal * Augmenter la tension du fil
C réglée. En particulier, la d'aiguille.
Le fil d'aiguille se casse au tension du fil d'aiguille est (Dans de nombreux cas, la
début de la couture insuffisante tension procurée par le bloc-
tension n° 2 est insuffisante.)
1- Le bloc-tension n° 2 procure * Réduire la tension du fil
2. Le fil d'aiguille glisse hors du une tension de fil excessive procurée par le bloc-tension
chas d'aiguille au début de la n° 2 et augmenter la tension
couture. procurée par le bloc-tension
n° 1 tout en vérifiant
visuellement les points.
2- Le fil d'aiguille et le fil de * Couper le fil d'aiguille et le fil
passe sont tirés par la même de canette séparément.
partie de la plaque de tirage Si le doigt du guide-fil de
et sont coupés. passe est positionné trop vers
la gauche lors du mouvement
d'arrêt, le déplacer vers la
droite
3- Le doigt du guide-fil de passe * Desserrer le support du
est positionné trop haut, guide-fil de passe et abaisser
empêchant ainsi le nouage du le doigt du guide-fil de passe
fil d'aiguille et du fil de de sorte qu'il ne heurte pas le
canette. ressort de retenue ou le
presse-tissu.
1- Le couteau mobile ne * Régler la position de chape
3. Le fil d'aiguille n'est pas s'entrelace pas avec le de coupe du fil de sorte que le
coupé lors de la coupe du fil. couteau fixe. couteau mobile et le couteau
fixe s'entrelacent
correctement.
2- Le couteau mobile ou le * Remplacer le couteau mobile
couteau fixe est usé. ou le couteau fixe par un neuf.

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Problème Causes Remèdes


1- Le couteau mobile ne * régler la position de la chape
4. Le fil de passe ne peut pas s'entrelace pas avec le de coupe du fil de sorte que le
être coupé. couteau fixe. couteau mobile et le couteau
fixe s'entrelacent
correctement.
2- Le fil de passe utilisé est trop * Le couteau est capable de
gros. couper un fil de passe aussi
gros qu'un fil Vinylon n° 5.
Remplacer le fil de passe par
un plus fin.
3- Le doigt du guide-fil de passe * Remonter la position du doigt
est mal positionné lors du du guide-fil de passe. Lors du
mouvement d'arrêt. mouvement d'arrêt, régler la
position du doigt du guide-fil
de passe.
1- Le couteau mobile ou le * Remplacer le couteau mobile
5. Lorsque le coupe-fil de passe couteau fixe est usé. ou le couteau fixe par un neuf.
s'ouvre, il ne coupe pas le fil 2- L'aiguille vient en contact * Régler la position du doigt du
de passe. avec la pointe de la lame du guide-fil de passe pour
crochet. permettre au fil de passe
n'être correctement inséré
dans les points.
3- En s'ouvrant, le coupe-fil de * Régler correctement la
passe vient en contact avec synchronisation entre l'aiguille
l'aiguille et le crochet.
1- L'aiguille est tordue * Remplacer l'aiguille par une
6. L'aiguille se casse neuve.
2- L'aiguille vient en contact * Régler correctement la
avec la pointe de la lame du synchronisation entre l'aiguille
crochet et le crochet.
3- En s'ouvrant, le coupe-fil de * Vérifier si la position du
passe vient en contact avec mouvement d'arrêt est
l'aiguille. correcte et si la plaque de
verrouillage s'engage
correctement avec l'ergot de
verrouillage de la plaque de
guidage lorsque le couteau
est actionné.

7. Le fil de passe n'est pas


correctement inséré dans les
points
1- L'extrémité supérieure du * Effectuer un réglage de sorte
A. Le fil de passe n'est pas doigt du guide-fil de passe que rextrémité supérieure du
correctement inséré sur la est incorrectement doigt du guide-fil de passe
partie des lèvres de la positionnée ou positionnée amène le fil de passe juste au
boutonnière trop haut. centre de la largeur de jetée
d'aiguille, ou descendre la
position de l'extrémité
supérieure du doigt.
2- Le fil de passe utilisé est trop * Remplacer le fil de passe par
gros ou la largeur de jetée un plus fin, ou augmenter la
d'aiguille est trop petite largeur de jetée d'aiguille.
1- La phase pour le * Régler la phase de
B. Le fil de passe glisse hors déplacement entre les lignes déplacement tout en vérifiant
des points sur la partie des de base des lèvres droite et comment le fil de passe sort
brides de la boutonnière gauche est incorrecte de la bride de la boutonnière
2- Ni la position latérale du doigt * Régler la position du doigt du
de guide-fil de passe ni guide-fil de passe en fonction
l'extrémité gauche du doigt ne du nombre de fils de passe et
sont correctes du type de fil de passe

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Problème Causes Remèdes


1- La synchronisation entre * Régler correctement la
8. Saut de points l'aiguille et le crochet est synchronisation entre
incorrecte. l'aiguille et le crochet.
2- La pointe de la lame du * Polir la pointe de la lame
crochet comporte des du crochet.
rayures ou des irrégularités.
3- Le tissu flotte (tout * Diminuer la vitesse de
particulièrement lors de la couture.
couture d'une partie
superposée du tissu)
1- La plaque de la tige de * Desserrer la vis de la
9. Le doigt du guide-fil de commande de taxe du plaque de la tige de
passe ne déplace pas la guide-fil de passe est commande de l'axe du
ligne de base des lèvres positionnée trop bas. guide-fil de passe.
Remonter ensuite la
position de la plaque de la
tige de commande de l'axe
du guide-fil de passe.
1- La position longitudinale du * Régler correctement la
10. La barre à aiguille heurte le doigt du guide-fil de passe position
doigt du guide-fil de passe. est incorrectement réglée. longitudinale du doigt du
guide-fil de passe.
1- En s'ouvrant, la plaque de * S'assurer que la machine
11. La plaque de tirage de tirage vient en contact avec s'arrête sur la position de
casse l'aiguille. mouvement d'arrêt
correcte. Effectuer ensuite
un réglage de sorte que la
plaque de verrouillage et
l'ergot de verrouillage de
la plaque de guidage
soient verrouillés lorsque
le couteau est actionné.
2- Lorsque la plaque de tirage * Régler la position de la
se ferme, son extrémité chape de coupe du fil de
supérieure apparaît du côté sorte que la plaque de
de la fente et vient en tirage n'apparaisse pas du
contact avec l'aiguille côté de la fente lorsque la
plaque de tirage se ferme.
1- La distance de déplacement * Régler l'engagement entre
12. The work clamp check slips de l'ergot de verrouillage de l'ergot de verrouillage de
off the correct la plaque de guidage par la plaque de guidage et la
position at the start of rapport à l'extrémité de sa plaque de verrouillage.
sewing course est excessive.
2- Le fil de passe utilisé est * Remplacer le fil de passe
trop gros, ce qui empêche par un plus fin.
la plaque de tirage d'être
ouverte avec une faible
pression
1- A l'extrémité d'une * Avancer la phase de la
13. The top end of the cloth boutonnière, le doigt du came de déclenchement
cutting knife is tipped. (This guide-fil de passe déplace du coupe-tissu ou retarder
side of the knife) la ligne de base des lèvres la came de déplacement
avant la descente du du fil de passe n° 4.
coupe- tissu.

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PROCEDURES DE REGLAGE DE
LA MACHINE POSE BOUTONS
PFAFF

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SOMMAIRE

A. Mécanisme de blocage (Fig. 101 à 106) ........................................................................... 1

B. Hauteur de barre à aiguille (Fig.201) .............................................................................. 5

C. Nombre de points (Fig. 301 et 302) .................................................................................. 7

D. Ecarteur (Fig. 401, 402 et 403)......................................................................................... 9

E. Boucleur et garde-aiguille (Fig. 501 à 504) ................................................................... 11

F. Mouvement de l'écarteur dans le sens transversal du bras (Fig. 601 et 602) ..................... 13

G. Pince-bouton (Fig. 701, 702 et 703) ............................................................................... 15

H. Soulever et ouvrir le pince-bouton (Fig. 801 et 802) ................................................. 17

I. Tire-fil (Fig.901).............................................................................................................. 19

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A. Mécanisme de blocage (Fig. 101 à 106)


Position de départ de la barre à aiguille (Fig. 101)

Règle :

1. En position de repos de la machine, la barre à aiguille devrait se trouver au point


mort haut (PMH).

2. Desserrer le contre-écrou 1.

3. Introduire un tournevis dans la fente de la vis 2 et retenir cette vis dans cette position.

4. Tourner l'écrou de réglage 3 de manière qu'en position de repos de la machine, la


barre à aiguille se trouve en son PMH.

5. Dans cette position, contrer l'écrou 3 par le contre-écrou 1.

6. Effectuer un contrôle du réglage ci-dessus.

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Fig. 101

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Levier de débrayage (Fig. 102 à 106)

Règle :
Quand le galet du levier de débrayage 4 se trouve au contact de la périphérie du disque
de commande 5, on devrait avoir un espacement de 2,4 mm entre le taquet 2 et le point
culminant de la came de blocage 1 (voir fig. 1.0.3).
De plus, dans cette position, la partie parallèle du ressort-lame 8 devrait porter contre la
bille sur la poulie de commande 9 de sorte que celle-ci soit entraînée avec certitude (fig.
1.0.5).

1. Tourner la poulie de commande jusqu'à ce que le point culminant de la came 1 se


trouve sous le taquet de blocage 2.

2. Desserrer la vis à six pans 3 et régler la came 2 en hauteur de manière à obtenir un


espacement de 2.4 mm entre le taquet 2 et la came 1 (fig. 1.0.3.)

3. Dans cette position et en veillant à ce que le galet du levier débrayeur 4 repose sur la
périphérie du disque de commande 5 et que l'arbre 6 ne présente pas de jeu axial,
resserrer la vis à six pans 3.

4. Débloquer la vis 7 et déplacer le ressort-lame 8 de sorte que sa partie parallèle porte


contre la bille sur la poulie de commande 9 (fig. 1.0.5).

5. Dans cette position, resserrer la vis 7.

6. Tourner la poulie de commande jusqu'à ce que la machine soit en position de repos


(= galet de levier 4 dans évidement "X" ou "Y".

7. Desserrer l'écrou 10.

8. Pousser la poulie de commande 9 jusqu’à la butée en direction de la carcasse de


machine.

9. Visser la vis 11 jusqu'à ce qu'on ait un espacement d'env. 0,8 mm entre la partie
chanfreinée de ressort-lame 8 et la bille sur la poulie de commande 9.

10. Dans cette position, contrer la vis 11 par l'écrou 10.

11. Effectuer un contrôle (voir règle).

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B. Hauteur de barre à aiguille (Fig.201)

Règle :
Au point mort haut (PMH) de la barre à aiguille, les repères suivants sur la barre à aiguille
devraient affleurer le palier de barre à aiguille :
- avec une aiguille du système 1985 ou TQ x 1, le ler repère d'en haut
- et avec une aiguille du système 2091 ou TQx7, le 3e repère d'en haut (fig. 2.0.1).

1. Dévisser la plaque frontale.

2. Amener la barre à aiguille au PMB et desserrer la vis de serrage de la barre à aiguille.

3. Régler la barre à aiguille en hauteur de sorte qu'avec une aiguille 1985 ou TQx1, ce soit
le 1er repère et qu'avec une aiguille 2091 ou TQx7, le 3e repère d'en haut sur la barre à
aiguille qui affleure le palier de barre à aiguille.

4. Dans cette position, resserrer la vis de serrage de la barre à aiguille.

5. Remettre en place la plaque frontale.

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Fig. 201

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C. Nombre de points (Fig. 301 et 302)

8 points

o Faire descendre le levier à galet 1 dans l'évidement "X".

o Desserrer la vis à six pans 2 et pousser le levier 3 complètement vers le haut.

o Dans cette position, resserrer la vis hexagonale 2.

o Sortir la tige 4, l'amener en sa position supérieure et l'y relâcher de sorte que sous l'effet
de son ressort, elle puisse s'engager dans son logement supérieur : dans cette position,
l'évidement "Y" sera dégagé.

16 points

o S'assurer que les réglages (1) à (3) aient bien été effectués, sortir la tige 4 de son
logement, l'amener en sa position inférieure et l'y relâcher de sorte que sous l'effet de
son ressort, elle puisse s'engager dans son logement inférieur : dans cette position,
l'évidement "Y" est obturé.

32 points

o Tourner la poulie jusqu'à ce que la vis 5 se trouve en bas (fig. 3.0.2).

o Desserrer la vis hexagonale 2 et amener le levier 3 complètement vers le bas.

o Dans cette position, resserrer la vis hexagonale 2.

o Sortir la tige 4 et l'amener vers la droite, de manière à obturer l'évidement "Y".

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Fig. 301

Fig. 302

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D. Ecarteur (Fig. 401, 402 et 403)

Mouvement dans le sens longitudinal du bras

Règle :
Quand la barre à aiguille se trouve à 3,0 mm après son PMH, l'écarteur devrait tout juste
atteindre son point mort antérieur (fig. 4.0.3).

o Pousser vers le haut et sortir le goujon 1, servant à régler la pression du pince-bouton.

o Déposer le circlip 2 et la cheville de charnière 3.

o Déposer le support complet 4 du pince-bouton.

o Desserrer la vis de fixation 5 et sortir aussi le cadre-presseur 6.

o Dévisser la plaque à aiguille 7 et enlever la plaque d'écartement située en dessous.

o Desserrer les vis de fixation 8 et 9.

o Amener la barre à aiguille à 3,0 mm après son PMH.

o Tourner la came 10 de façon que l'écarteur 11 atteigne à ce moment précis son point
mort avant.

o Dans cette position, serrer tout juste l'une des vis 8 de manière qu'on puisse encore
déplacer la came 10 dans le sens axial.

o Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

Espacement écarteur - aiguille.

Règle :
Quand la pointe de l'aiguille descendante se trouve de niveau avec le bord supérieur du
doigt écarteur, on devrait avoir un espacement d'env. 1,3 mm entre la pointe de l'aiguille et le
bord droit se trouvant derrière le doigt écarteur (fig. 4.0.3).

o Tourner la poulie d'entraînement jusqu'à ce que la pointe de l'aiguille descendante se


trouve de niveau avec le bord supérieur de l'écarteur.

o En veillant à ne pas la tourner, déplacer la came 10 dans le sens axial de manière à


obtenir un espacement d'env. 1,3 mm entre la pointe de l'aiguille et le bord droit derrière
du doigt écarteur (fig. 4.0.3).

o Rebloquer les vis de fixation 8.

o Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

o Les vis de fixation 9 ne doivent pas encore être bloquées.

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E. Boucleur et garde-aiguille (Fig. 501 à 504)

Règle :
En position de remontée de l'aiguille, correspondant à la position de barre à aiguille définie
ci-après, la pointe du boucleur devrait affleurer le bord gauche de l'aiguille et l'espacement
aiguille - boucleur comprendre env. 0,1 mm.
De plus, dans cette position, l'espacement aiguille - garde-aiguille devrait être d'env. 0,2 mm
(fig. 5.0.4).
Une aiguille du système 1985 ou TQx1 se trouve en sa position de remontée lorsque le 2ème
repère d'en haut sur la barre à aiguille se trouve au ras du palier de barre à aiguille. Avec
une aiguille du système 2091 ou TQx7 cette position est atteinte, quand le 4ème repère d'en
haut sur la barre à aiguille affleure le bas de ce palier (voir flèche, fig. 5.0.3).

o Déposer l'écarteur, le support d'écarteur et le guide-support.

o Amener la barre à aiguille au PMB et tourner la poulie d'entraînement dans le sens de


rotation normal jusqu'à ce qu'avec une aiguille du système 1985 ou TQx1, le 2ème
repère d'en haut sur la barre à aiguille affleure le palier de barre à aiguille et qu'avec une
aiguille du système 2091 ou TQx7, le 4ème repère d'en haut sur la barre à aiguille
affleure le bas de ce même palier. (fig. 5.0.3).

o Tourner la douille de boucleur 1 jusqu'à ce que la pointe du boucleur affleure le bord


gauche de l'aiguille (fig. 5.0.1).

o Dans cette position et en veillant à ce que la douille de boucleur 1 porte contre la came 2
de l'écarteur, resserrer les vis de fixation 3.

o Desserrer la vis de fixation 4 et glisser le boucleur sur son arbre de manière à obtenir un
espacement d'env. 0,1 mm entre l'aiguille et la pointe du boucleur.

o Dans cette position, resserrer la vis de fixation 4.

o Desserrer la vis de fixation 5 et régler le garde-aiguille 6 jusqu'à obtenir un espacement


d'env. 0,2 mm entre l'aiguille et le garde-aiguille (voir fig. 5.0.4).

o Effectuer un contrôle selon la règle.

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F. Mouvement de l'écarteur dans le sens transversal du bras (Fig. 601 et


602)

Règle :
Lorsque la barre à aiguille se trouve à 4 mm après son PMH, l'écarteur devrait tout juste
commencer son mouvement vers la gauche.

o Revisser le guide-support et remettre en place le support de l'écarteur.

o Mettre en place aussi l'écarteur.

o Desserrer les vis de fixation 1.

o Amener la barre à aiguille à 4 mm après son PMH.

o Tourner l'excentrique 2 de manière que l'écarteur commence tout juste à se déplacer


vers la gauche.

o S'assurer que l'excentrique 2 se trouve au milieu dans la fourche du support de


l'écarteur et resserrer les vis de fixation 1.

o Contrôle :
o Lors du mouvement retour de l'écarteur, on devrait avoir à l'endroit le plus étroit un
espacement minimal de 0,2 à 0,4 mm entre le doigt écarteur et l'aiguille ascendante.
o Dans le cas contraire, vérifier, respect.

o Revisser la plaque d'écartement et la plaque à aiguille.

o Visser le cadre-presseur de sorte que l'aiguille ne puisse heurter nulle part.

o Remettre en place le pince-bouton.

o Remettre en place aussi la cheville de charnière et la bloquer à l'aide du circlip.

o Introduire le boulon à régler la pression du pince-bouton.

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G. Pince-bouton (Fig. 701, 702 et 703)

Boutons à deux trous


L'aiguille devra toujours piquer dans le centre des trous dans le bouton.

o Placer la flèche 1 au dos de la machine sur le symbole pour les boutons à deux trous.

o Engager un bouton dans les mâchoires du pince-bouton et régler le levier de butée 2


de façon que le bouton puisse être introduit par une légère poussée dans le pince-
bouton.

o Desserrer la vis à six pans 3 et régler le bloc à coulisse 4 de façon que dans le sens
transversal au bras, l'aiguille pique exactement dans le centre des trous du bouton.

o Rebloquer la vis hexagonale 3.

o Desserrer les vis hexagonales 5 et déplacer le pince-bouton de façon que dans le


sens longitudinal au bras aussi, l'aiguille pique dans le centre des trous du bouton.

o Dans cette position, resserrer les vis à six pans 5.

o Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

Boutons à 4 trous
L'aiguille devrait toujours piquer dans le centre de chaque trou, dans le sens transversal
aussi bien que dans celui longitudinal par rapport au bras.

1. Pour le mouvement transversal du pince-bouton, réaliser les opérations de réglage 2 à


4 (ci-dessus).

2. En ce qui concerne le mouvement en longueur du pince-bouton, amener la flèche 1


vers la gauche, jusqu'à ce que l'aiguille, vue dans le sens de la longueur du bras, pique
exactement dans le centre des trous de bouton.

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H. Soulever et ouvrir le pince-bouton (Fig. 801 et 802)

Règle :
La manivelle 3 devrait être réglée de sorte qu'au cours de son mouvement ascendant et
descendant, la clenche de commande 4 ne puisse pas heurter la bielle 5 et qu'au dernier
point, la clenche 4 passe tout juste encore au-dessus du bord inférieur de l'évidement dans
la barre de traction 5 (fig. 8.0.1).

o Enlever la courroie trapézoïdale de la poulie motrice.

o Sortir la vis moletée 1 et coucher la tête vers la gauche.

o Desserrer la vis hexagonale 2 et tourner la manivelle 3 de façon que lors de son


mouvement ascendant et descendant, la clenche de commande 4 ne heurte pas la
barre de traction 5 et qu'au dernier point, la clenche 4 passe tout juste encore au-
dessus du bord inférieur de l'évidement dans la barre de traction (flèche, fig. 8.0.1).

o Dans cette position, resserrer la vis hexagonale 2.

o Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

o Coucher la tête vers la droite et revisser la vis moletée 1.

o Remettre en place la courroie trapézoïdale sur la poulie.

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I. Tire-fil (Fig.901)

Règle :
Le tire-fil devrait être réglé de façon que le fil tiré garantisse un point initial impeccable et que
le fil ne dépasse ni du bouton, ni du tissu.

o Enfiler la machine, engager du tissu sous le pince-bouton et coudre un bouton.

o Dévisser les deux vis de fixation du couvercle sur le côté gauche du bras et enlever ce
couvercle.

o Desserrer la vis de fixation 1.

o Déplacer la barre 2 en fonction de la couture obtenue :


- Vers la gauche = Davantage de fil initial.
- Vers la droite = Moins de fil initial.

o A l'issue du réglage, resserrer la vis de fixation 1.

o Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

o Fixer le couvercle au moyen de ses deux vis sur le côté gauche du bras.

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PROCEDURES DE REGLAGE DES


MACHINES POINT DE CHAINETTE

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SOMMAIRE

1) Les réglages de base ........................................................................................... 1

2) Les réglages de la machine WILLCOX & GIBBS CLASS 43 & 63.............. 11

3) Le dépannage des machines Point de chaînette ............................................. 34

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1) Les réglages de base


A. Les Griffes
Pour un réglage normal, les griffes doivent être centrées parallèlement dans le sens transversal,
par rapport aux bords des lumières prévues pour leur passage dans la plaque à aiguille.

Réglage
Réglage latéral
longitudinal

Centrées également dans le sens longitudinal, de telle sorte qu'elles ne viennent pas toucher les
extrémités des lumières, la machine étant réglée pour la plus grande longueur de point.

Elles doivent dépasser le bord supérieur de la plaque à aiguille, dans leur position la plus élevée
de la hauteur d'une dent, pour un entraînement correct.

Cette hauteur varie suivant les épaisseurs de matière à coudre.

Réglage hauteur

En plus de ces différents réglages, il existe sur certains modèles les possibilités d'un réglage de
griffes en hauteur par une vis de butée sous la griffe, ce qui permet, lors de la dépose des griffes,
de les replacer par la suite à la hauteur désirée.

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B. L'entraînement
L'entraînement de la matière doit être parfaitement synchronisé avec les mécanismes de formation
de point pour obtenir un bon fonctionnement de la machine.

Dans les machines à simple entraînement, le mouvement d'avance des griffes doit être terminé au
moment où la pointe de l'aiguille pénètre dans la matière à coudre.

Pour effectuer ce réglage, agir sur l'excentrique d'entraînement. Dans certains cas, donner de
l'avance ou du retard, à l'arbre inférieur, en débloquant les vis de fixation soit de la poulie crantée,
soit du pignon.

1. L'aiguille au PMH. La griffe est à son


point culminant en élévation, centrée
dans les lumières de la plaque à aiguille.
Elle entraîne la matière.

2. L'aiguille descend et pénètre dans la


matière.
La griffe fait son mouvement de
descente et s'efface sous la plaque.
Elle n'entraîne plus la matière.

3. L'aiguille est à son PMB (prise de boucle


par le boucleur). La griffe fait son
mouvement de retour

4. L'aiguille remonte et est sortie de la


matière.
La griffe fait son mouvement de montée.

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C. Longueur du point

Le réglage de la longueur du point est différent suivant les modèles de machine.


- soit par levier règle-point comme sur la machine plate point noué.

Ecrou moleté

Levier règle point

- soit par l'excentrique variable

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D. Tendeur de fil supérieur

Suivant les fils et les matières utilisées, il faut agir sur le tendeur de fils et les guides fils réglables.
(certains constructeurs préconisent des cotes bien précises).

En général, les guides fils doivent se situer autant que possible dans l'axe du tendeur de fil
"supérieur" quand la barre aiguille est en position haute.

En modifiant leurs positions verticalement ou longitudinalement, on peut faire varier la tension du


fil d'aiguille sans avoir recours au bloc tension.

E. Tendeur de fil inférieur


Le tendeur de fil inférieur doit être réglé de façon à tendre le fil au moment ou le boucleur entame
son mouvement de retour.

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F. Hauteur de la barre à aiguille

Après avoir ramené la barre à aiguille à son point mort haut, en tournant le volant dans le sens
normal de rotation, la distance entre la plaque à aiguille et la pointe de l'aiguille doit correspondre à
une cote donnée par le constructeur.

Suivant les modèles, cette cote se mesure de la plaque à aiguille ou de l'emplacement de celle-ci,
c'est à dire sur la surface portante, au milieu du chas de l'aiguille ou à la pointe de celle-ci. Une
jauge est recommandée pour régler convenablement cette hauteur.

CREATECH 5 Septembre 08
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G. Centrage des aiguilles dans la plaque

- Les machines sont munies de plaque à aiguille adaptée si le nombre d'aiguilles et leur position
dans le porte aiguille. Les trous de passage de celles-ci dans la plaque sont en rapport avec la
position des aiguilles.

- En agissant sur le maneton collier de serrage de la barre aiguille, orienter celle-ci de manière à
ce que les aiguilles viennent s'ajuster dans leur passage prévu dans la plaque.

NOTA :

1. Si l'une ou plusieurs des aiguilles ne peuvent être centrées de cette manière, contrôler que
:
Ö barre à aiguille,
Ö serrage d'aiguille,
Ö aiguilles,
ne sont pas défectueux.

2. Dans le cas des machines à plusieurs aiguilles le centrage des aiguilles, doit se faire avant
le réglage de la hauteur de la barre à aiguille.

CREATECH 6 Septembre 08
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H. Pare aiguille
- Le pare aiguille arrière peut être fixé soit à la carcasse de la machine, soit au support de griffe.
- Il faut l'approcher, l'incliner et le centrer selon les matières le plus près possible de l'aiguille, en
laissant le passage du fil.

Pare-aiguille
arrière

- Lorsque le pare aiguille est fixé sur le support de griffe, toujours contrôler le réglage lorsque l'on
modifie la longueur du point.

- Le pare aiguille avant peut-être fixé soit au boucleur, soit à la carcasse de la machine. Son
réglage est identique au pare aiguille arrière, mais sans déflection de l'aiguille.

pare-aiguille
avant

- Sur certaines machines, dans le mouvement de droite vers la gauche ou vice versa, le chas de
l'aiguille correspond à l'œil du boucleur.

- Sur d'autres dans le mouvement de droite vers la gauche le chas de l'aiguille correspond à l'oeil
du boucleur, dans le mouvement de gauche vers la droite l'oeil du boucleur se trouve dessous du
chas de l'aiguille.

CREATECH 7 Septembre 08
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I. Synchronisation barre à aiguille - boucleur


- Avant de procéder au réglage du synchronisme de la barre à aiguille et du boucleur, mettre une
aiguille neuve. Celle-ci doit être bien calée dans le porte-aiguille, ainsi que le boucleur dans son
support.

- Les mouvements de la barre à aiguille et du boucleur oscillant doivent être parfaitement


synchronisés. Pour effectuer ce réglage, mettre la barre à aiguille au point mort bas et positionner
le boucleur à sont point mort extrême droit. Ainsi positionnés, faire tourner la machine dans le sens
normal de rotation, l'aiguille et le boucleur doivent démarrer leur mouvement en même temps.

- Amener la pointe du boucleur dans l'axe de l'aiguille (position de prix de boucle). Dans cette
position bloquer la barre à aiguille à l'aide d'une butée sous la douille inférieure et faire tourner la
machine en sens inverse jusqu'au contact.

- Le boucleur doit se retrouver dans l'axe de l'aiguille, mais devant celle-ci.

CREATECH 8 Septembre 08
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J. Bascule ou boucleur
La bascule, c'est la distance entre le point extrême arrière du boucleur (prise de boucle) et le point
extrême avant du boucleur (lors de son retour devant l'aiguille).

En prise de boucle, la pointe du boucleur doit passer entre 0,05 à 1/10ème environ des aiguilles,
sans le déflecter.

Dans son mouvement de retour, l'aiguille en descendant doit déflecter légèrement sur le dos du
boucleur.

NOTA :

1. Il est nécessaire que l'aiguille descendante déflecte légèrement pour assurer une meilleure
prise du fil formé par le triangle (voir formation du point 401)

2. Selon la matière, les longueurs de pointes d'aiguille peuvent varier. Lors du remplacement
des aiguilles, contrôler sa longueur, sinon régler la hauteur de la barre à aiguille.

CREATECH 9 Septembre 08
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K. Positionnement du boucleur
Pour obtenir une bonne formation de point, il faut positionner correctement le mouvement
"elliptique" du boucleur.

Recul du boucleur
Le recul, c'est la distance entre la pointe du boucleur et l'axe de l'aiguille lorsqu'elle est au P.M.B.

Machine à 1 aig.

Machine 2 aig.

Après avoir amené le boucleur à son point mort extrême droit, régler la distance du recul, à l'aide
d'une jauge déterminée par le constructeur.

Recul du boucleur

CREATECH 10 Septembre 08
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2) Les réglages de la machine WILLCOX & GIBBS CLASS 43 & 63

A. Aiguilles :
Les machines W 61/41 doivent être utilisées avec des aiguilles de type UY 128 GAS, n°65, 70 ou
75 ; ou avec des aiguilles dont le type est déterminé sur les tableaux en pages 33 et 34.

B. Changement des aiguilles (Fig 1 et 2)


1. Relever la barre aiguille à son point mort haut, en tournant le volant à la main,
2. Desserrer les vis 1 et retirer l'aiguille en la tirant vers le bas,
3. Insérer une aiguille neuve dans son logement, aussi loin qu'elle peut aller, en plaçant la
longue rainure sur le devant.
4. Resserrer les vis 1 à fond.

Il est nécessaire de fixer correctement les aiguilles, car une mauvaise position causerait des
sautes de point ou risquerait de casser le boucleur ou les aiguilles.

Fig 1 Fig 2

C. Réglage de la longueur du point (Fig. 3)


La longueur du point est déterminée par l'excentrique de griffe utilisé. Le numéro gravé sur
l'excentrique représente approximativement le nombre de points formés sur une longueur de 25
mm.

Par exemple :
Si vous utilisez l'excentrique n° 8, il y aura environ 8 points par 25 mm de couture.
Avec l'excentrique n° 12, vous pourrez obtenir environ 12 points pour 25 mm de couture.

CREATECH 11 Septembre 08
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D. Changement de l'excentrique de griffe (Fig. 3)


1. Ouvrir le couvercle latéral,
2. Retirer l'écrou 1 de l'axe, en vous servant de la clé fournie avec les accessoires,
3. Retirer le collier 2,
4. Retirer l'excentrique 3, en utilisant l'extracteur fourni avec les accessoires,
5. Nettoyer l'excentrique de la poussière qui s'y est déposée,
6. Insérer un nouvel excentrique sur l'axe, en plaçant le numéro sur le devant, de façon à ce
que l'encoche coïncide avec la clavette de l'arbre,
7. Remettre le collier 2 en place, puis serrer l'écrou 1 et refermer le couvercle latéral.

Fig. 3

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E. Enfilage
Il est à noter que la machine est correctement enfilée: lorsque vous la recevez de l'usine. Le
meilleur moyen de la renfiler est de nouer les nouveaux fils à ceux déjà sur la machine et de tirer
en prenant soin à passer les noeuds bien au travers des passe-fils et les yeux des boudeurs.
S'il est nécessaire de renfiler complètement la machine, se référer au schéma d'enfilage ci-
dessous — Figure 4.

F. Réglage de la tension des fils (Fig. 4)


La tension des fils dépend du type de tissu, de la grosseur et du type de fil utilisé, etc.. Régler
chaque tension comme suit :
- Pour augmenter la tension => Tourner le bouton moleté dans le sens des aiguilles d'une
montre

- Pour diminuer la tension => Tourner le bouton moleté dans le sens inverse des aiguilles
d'une montre.
La tension des fils doit être juste suffisante pour permettre la formation correcte du point,
spécialement pour le fil du boudeur.

G. Aiguilles :
Les machines W 61/41 doivent être utilisées avec des aiguilles de type UY 128 GAS, n°65, 70 ou
75 ; ou avec des aiguilles dont le type est déterminé sur les tableaux en pages 33 et 34.

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H. Réglage du rapport de différentiel (Figs.3 et 8)


Le rapport de différentiel peut être réglé en relevant ou en rabaissant l'écrou 4 de la bielle 5 de la
griffe différentielle.
En plaçant le repère gravé sur l'écrou 4 en face de la graduation « 1 » du secteur 5, les griffes
principale et différentielles auront la même amplitude. Autrement dit, le rapport de différentiel est
de 1 : 1 et le tissu sera entraîné de façon régulière.
Si l'on place le repère à « -2 », le rapport de différentiel sera de 1 : 2. Lorsque le repère est placé
sur une graduation supérieure à « 1 », le tissu cousu aura tendance à froncer ; au contraire le tissu
aura tendance à se détendre si le repère est placé sur une graduation inférieure à « 1 ».

1. Ouvrir le couvercle latéral, (voir Fig. 8),


2. Desserrer la vis 6 et ouvrir la tôle de protection 7 des barres de griffes,
3. Desserrer l'écrou 4 et en le relevant ou en le rabaissant, on obtient le rapport de différentiel
désiré,
4. Replacer la tôle de protection 7 et la vis 4,
5. Remettre le couvercle en place.

Fig 8

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I. Comment utiliser la jauge d'excentriques (Fig.9)


Grâce à cette jauge il est facile d'obtenir les réglages suivants :
- Réglage du mouvement avant et arrière du boucleur par rapport au mouvement de haut en bas
de la barre aiguille.
- Réglage du mouvement avant et arrière du pare aiguille par rapport au mouvement de haut en
bas .de la barre aiguille.

1. Desserrer les vis 1 et 2 ;


2. Aligner les encoches des flasques du vilebrequin, de l'excentrique de l'ellipse du boucleur et
de l'excentrique de commande du pare aiguille en y insérant la jauge,
3. Resserrer les vis 1 et 2.

Fig. 9

1 => 50kg-cm
2 => 30Kg-cm

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J. Hauteur de barre aiguille


Il est recommandé d'utiliser le calibre de réglage pour faire ce réglage de manière correcte et
rapide :

1. Mettre la barre aiguille à son point mort haut, puis desserrer légèrement la vis de maintien 1
du maneton de la barre aiguille,

2. On obtient la hauteur voulue, suivant le tableau ci-dessous, en déplaçant la barre aiguille à la


main ou en plaçant le calibre de réglage entre l'aiguille et la plaque aiguille,

3. S'assurer que les aiguilles descendent bien au centre des trous de la plaque aiguille. Resserrer
alors la vis 1.

Tableau 1 :

Ecartement des Hauteur de Distance de prise


Nombre d'Aig.
aiguilles Barre Aig. de Boucle
2.4 mm. 9.5 mm. 4.8 mm.
2 3.2 mm. 9,0 mm. 4.4 mm.
4.0 mm. 8.5 mm. 4.0 mm.
4.8 mm. 8.0 mm. 3.6 mm.
2 ou 3 5.6 mm. 7.6 mm. 3.2 mm.
6.35 mm. 7.3 mm. 2.8 mm.

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K. Prise de boucle (Fig. 10 à 13)

1. Desserrer la vis de maintien 2,

2. Tourner le volant et relever la barre aiguille à partir de son point mort bas jusqu'à la position
précisée dans le Tableau 1, suivant l'écartement des aiguilles de votre machine,

3. Déplacer le support du boucleur jusqu'à ce que la pointe du boucleur vienne derrière l'axe de
l'aiguille de droite et effleure l'aiguille (tolérance de 0 — 0.1 mm).

4. Tourner le volant jusqu'à ce que le boucleur vienne à son point mort droit et s'assurer que la
distance de prise de boucle est correcte,

5. Resserrer alors la vis de maintien 2.

Fig 10
Fig 11
Fig. 17

Fig 13

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L. Tolérance entre l'aiguille et la pointe du boucleur (Fig. 14 - 15)

Desserrer la vis de maintien du support du boucleur,


Lorsque le boucleur va de son point mort droit jusque derrière l'axe de l'aiguille de droite il faut
donner une tolérance de 0 — 0.05mm. entre la pointe du boucleur et l'aiguille de droite, en
bougeant le support du boucleur à la main.

Remarques
- Ce réglage peut-être fait simultanément avec le réglage de la prise de boucle.

- Lorsque le boucleur revient de la gauche et touche légèrement l'aiguille de gauche, il doit y avoir
une tolérance de 3.0 — 3.5 mm. entre l'axe de l'oeil du boucleur et l'axe de l'aiguille de gauche
(Fig. 15).

- Lorsque la pointe du boucleur est au centre de l'aiguille de gauche la tolérance est de 0.1 à 0.15
mm derrière celle-ci (Fig. 14).

Fig 14 Fig 16

Fig 15

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M. Pare aiguille (Fig. 16-17-18)


Lorsque le boucleur est derrière l'aiguille de droite, le pare aiguille doit légèrement pousser
l'aiguille de droite qui doit alors être fléchie de 0.2 à 0.5mm par le pare-aiguille (voir Fig. 16 page
précedente).

1. Tourner le volant à la main jusqu'à ce que la pointe du boucleur arrive derrière l'aiguille de
droite,
2. Desserrer la vis 1 (Fig. 17) et déplacer le pare aiguille 2 de façon à ce que son côté "A" soit à
1.5 — 2 mm au dessus de la pointe de l'aiguille (Fig. 18). Resserrer alors la vis 1,
3. Desserrer les vis 3. Tourner le support ou le pare-aiguille 2 à la main de façon à ce que le
pare-aiguille pousse l'aiguille de droite de 0.3 à 0.5 mm. S'assurer que le boucleur est alors
bien à 0 — 0.05 mm de l'aiguille. Resserrer ensuite les vis 3.

Note
Ce réglage nécessite un réajustage du passage de la pointe de boucleur derrière l'aiguille.

Fig 17 Fig 18

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N. Réglage de la hauteur de griffe (Fig. 19 et 20)


La hauteur standard des griffes principales est de 0.8 — 1.2 mm au dessus de la surface de la
plaque aiguille, à l'endroit des dents arrière, lorsque les griffes sont à leur point mort haut. On peut
mettre une équerre sur le haut des griffes différentielle et principale.

1. Tourner le volant jusqu'à ce que les griffes soient à leur point mort haut,

2. Placer les griffes à 0.8 - 1.2mm au dessus de la surface de la plaque aiguille, à l'aide de la vis
1,

3. Placer les dents de la griffe différentielle au même niveau que celles de la griffe principale, et
les fixer ainsi à l'aide de la vis 2.

Fig 19 Fig 20

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O. Inclinaison des griffes (Fig. 21)


Les griffes ont généralement été placées à l'usine .de façon à ce que toutes les dents soient au
même niveau par rapport à la surface de la plaque aiguille, dans leur position haute. Cependant
les griffes peuvent être inclinées suivant le type de l'opération à effectuer ou du tissu à coudre :

1. Retirer les vis 3 et le capot arrière 4,


2. Retirer le bouchon 5,
3. Desserrer la vis 6
4. Ouvrir le couvercle latéral et desserrer la vis 7 puis ouvrir la tôle de protection 8,
5. Tourner la vis 9 pour incliner les griffes. S'assurer en faisant ce réglage de ne pas donner de
jeu dans la barre de griffes,
6. Resserrer la vis 6, puis remettre en place toutes les pièces retirées au début de ce réglage.

Fig. 21

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P. Réglage de l'élévation du pied presseur (Fig. 22 et 23)


L'élévation correcte du pied presseur, sur cette machine, est de 5mm.

1. Desserrer la vis 1 du collier de réglage du pied,

2. Déplacer ce collier de haut en bas et donner la distance de 5mm entre ce collier et le support
de l'étaleur,

3. Resserrer alors la vis 1.

Q. Tendeur du fil de recouvrement (Fig. 24)


Le débit du fil de recouvrement est réglé par un tendeur de fil.
Ce débit est également réglé par le mouvement de l'étaleur.

1. Desserrer la vis 6 du tendeur de fil,

2. Déplacer le tendeur de façon à ce que la tension adéquate soit obtenue,

3. Pour augmenter le débit du fil, il faut rabaisser le tendeur, pour le diminuer il faut relever le
tendeur,

4. Resserrer alors la vis 6.

Fig 23
Fig 22

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R. Tendeurs de fils d'aiguilles et passe-fils (Fig. 24)


1. Tourner le volant jusqu'à ce que la barre aiguille soit à son point mort bas,
2. Desserrer la vis 2,
3. Déplacer le tendeur à la main et donner la distance de 75 mm ou 98 mm entre le point "A" et le
centre de la vis 2,
4. Resserrer alors la vis 2,
5. Desserrer la vis 3 de maintien de la chape,
6. Tourner la chape et donner la distance de 85 ou 90 mm entre le point "B" et le point "C",
7. Resserrer la vis 3,
8. Desserrer la vis 4 du passe-fil,
9. Déplacer ce passe-fil de façon à ce que les oeillets pour le fil soient à 15mm au dessus de
centre de la vis 4,
10. Resserrer la vis 4.

Si les fils d'aiguilles paraissent trop lâches, la distance indiquée au §3 doit alors être plus grande
ou la distance indiquée au §6 doit être plus grande.

Fig 24

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S. Tendeur de fil du boucleur (Fig. 25)


Lorsque la barre aiguille est en position haute, le tendeur de fil du boucleur doit alors être à 5.5
mm de la surface du support du guide fil.

1. Ouvrir la plaque latérale du capot arrière,

2. Ouvrir le capot avant,

3. Desserrer les vis 1 avec un tournevis, en passant au travers de l'ouverture spécialement


aménagée à cet effet dans le support du guide,

4. Tourner le volant jusqu'à ce que la barre aiguille soit à son point mort haut,

5. Tourner le tendeur à la main et le placer dans la position décrite ci-dessus (5.5 mm de la


surface du support),

6. S'assurer que le doigt 3 est bien au milieu de l'encoche du tendeur 2. Régler si nécessaire,

7. Resserrer les vis 1 et refermer les couvercles.

Fig 25 Fig 26

T. Doigt de maintien du fil du boucleur (Fig. 26)


Le doigt de maintien du fil du boucleur doit être placé à 6 -7 mm au dessus du support du guide fil.

1. Ouvrir la plaque latérale du capot arrière, puis le capot avant,

2. Desserrer la vis 4 du doigt 3, et déplacer le doigt pour le mettre en position voulue,

3. Resserrer la vis 4 et refermer les capots.

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U. Passes-fil du boucleur (Fig. 27)


Lorsque le boucleur est à son point mort gauche, le fil qui passe entre les oeillets droit et gauche 5
ne doit pas être lâche, mais légèrement tendu.

1. Ouvrir la plaque latérale du couvercle arrière,

2. Tourner le volant jusqu'à ce que le boucleur soit à son point mort gauche,

3. Desserrer les vis 6,

4. Déplacer les oeillets 5 de façon à ce que le fil qui passe entre eux soit tendu,

5. Resserrer les vis 6 et remettre la plaque latérale.

Fig 27

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V. Etaleur (Fig. 28-29)


Lorsque l'étaleur est à son point mort gauche, il doit y avoir une distance de 6 mm entre la pointe
de l'étaleur et l'axe de l'aiguille de gauche. Sa face inférieure doit être à 7.5 – 8 mm au dessus de
la surface de la plaque aiguille.
Il est à noter que l'étaleur doit passer le plus près possible des aiguilles :

1. Tourner le volant jusqu'à ce que l'étaleur soit à son point mort gauche,
2. Desserrer alors la vis 1 de l'étaleur,
3. Déplacer l'étaleur à la main pour qu'il y ait la tolérance de 7,5 – 8 mm entre sa face inférieure
et la surface de la plaque aiguille,
4. Resserrer légèrement la vis 1,
5. Desserrer la vis 2 du support de l'étaleur,
6. Tourner ce support jusqu'à ce que vous obteniez la distance de 6 mm entre la pointe de
l'étaleur et l'axe de l'aiguille de gauche,
7. Revérifier la distance de 7.5 – 8 mm. et re-régler si nécessaire,
8. Resserrer à fond les vis 1 et 2.

W. GUIDE FIL DE L'ETALEUR (Fig. 30)


Le guide fil 4 doit être à 1 mm au dessus de l'étaleur, et contre l'aiguille de droite sans pour cela
interférer sur le passe-fil qui se trouve sur la barre aiguille.

1. Desserrer la vis 3 du guide-fil 4


2. Déplacer le guide 4 et le mettre en position adéquate, décrite ci-dessus,
3. Resserrer la vis 3.

Fig 28 Fig 30

Fig 29

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X. Mouvement de l'étaleur (Fig. 31-32)

6.4mm
5.6mm – 6.0mm –

4.0mm – 4.8mm

2.4mm – 3.2mm
Le mouvement de l'étaleur règle le débit du fil de l'étaleur. En

Ecartement des
augmentant l'amplitude du mouvement, on augmente le débit du fil

aiguilles
et pour diminuer ce débit il faut alors diminuer l'amplitude
mouvement de l'étaleur.

1. Retirer le capot supérieur de la machine,


2. Desserrer l'écrou 5 de la rotule de la bielle de commande de

6 mm

6 mm

6 mm
l'étaleur, et le déplacer de haut en bas jusqu'à ce que l'on

Dimensions décrites sur


a
obtienne l'amplitude adéquate du mouvement de l'étaleur,
3. Pour augmenter l'amplitude du mouvement il faut remonter

11 mm

10 mm

9 mm
l'écrou, et pour diminuer l'amplitude il faut rabaisser l'écrou 5.

Fig.34
b
Faire un point de couture pour s'assurer du réglage adéquat,
Resserrer alors l'écrou 5, et remettre le capot de la machine en
place.

17 mm

16 mm

15 mm

c
L’amplitude exacte du mouvement de l'étaleur peut varier selon le
type de l'opération à effectuer et suivant le fil utilisé.

Dimensions
b

a
c
Y. Guide fil de recouvrement
Lorsque la barre aiguille est à son point mort bas, le guide fil de
recouvrement doit être à 1 mm au-dessus du guide fil de l’étaleur,

Position de l’étaleur pour


et il doit y avoir une distance de 6 mm entre le centre du trou du Longueur de la course

déterminer distance
guide-fil et l'axe de la barre aiguille.

Point mort gauche


Point mort droit

1. Tourner le volant jusqu'à ce que la barre aiguille soit à son


point mort bas,
2. Desserrer la vis 6 du guide-fil 7, puis déplacer ce guide à la
main et le mettre dans la position prescrite ci-dessus,
3. Resserrer alors la vis 6 à fond.

Fig. 32

Fig 31

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Z. Synchronisation des mouvements aiguille-boucleur (Fig. 33, 34, 35)


Lorsque la barre aiguille est à son point mort bas, le boucleur doit être à son point mort droit.
Lorsque la barre aiguille commence à monter, le boucleur doit simultanément commencer son
mouvement vers la gauche.
D'autre part, la pointe du boucleur doit se trouver dans la même position par rapport à l'aiguille de
gauche lors de son passage derrière les aiguilles que lors de son passage devant celles-ci (Fig.
34).

1. S'assurer que lorsque le support du boucleur est à son point mort arrière, la tolérance "a" doit
être de 1.8mm, et la tolérance "b" de 4.7mm. (voir Fig. 33). Ce réglage peut se faire en
déplaçant le maneton 1 après avoir desserré les vis 2 ;
2. Desserrer les 4 vis 3 (Fig. 35) du manchon de synchronisation,
3. Tourner le volant de la machine jusqu'à ce que le support du boucleur soit à son point mort
droit,
4. Tout en laissant le support dans cette position, pousser la barre aiguille au point mort bas et
resserrer les vis 3,
5. Desserrer les vis 4 et faire correspondre le repère gravé sur le manchon de réglage avec la
graduation centrale des repères gravés sur l'autre partie.

Fig.33 Fig.34

Remarque
- Ce réglage peut être fait simultanément avec le réglage de l'ellipse du mouvement du boucleur.

- Pour donner de l'avance au boucleur par rapport aux aiguilles il faut raccourcir la distance "a", et
pour donner du retard il faut agrandir la distance "a".

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AA. Synchronisation du mouvement avant - arrière du boucleur (fig. 36)


Lorsque la barre aiguille remonte d'environ 21mm au dessus de son point mort bas, le support du
boucleur doit être à son point mort arrière.

1. Desserrer les vis 5 de l'excentrique 6,


2. Aligner l'encoche de l'excentrique 6 avec celle de la flasque du vilebrequin, pour obtenir
l'ajustement décrit ci-dessus,
3. Resserrer alors les vis 5.

Remarque
- Utiliser pour ce réglage le calibre spécial afin d'obtenir un résultat plus précis.

Fig 36
Fig 35

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BB. Mouvement du pare-aiguille par rapport à l’aiguille (Fig.37)


Lorsque la barre aiguille remonte d'environ 4.0mm au dessus de son point mort bas, ou lorsque la
pointe du boucleur arrive sur le côté droit de l'aiguille de droite pour former la boucIe, le pare
aiguille doit alors être à son point mort avant.

1. Desserrer les vis 1 de l'excentrique 2 du pare-aiguille,


2. Aligner l'encoche de l'excentrique 2 avec celle de la flasque du vilebrequin, à l'aide de la jauge
spéciale, pour obtenir l'ajustage décrit ci-dessus,
3. Resserrer les vis 1.

CC. Réglage de la largeur du mouvement d'ellipse du boucleur (Fig. 37)


La largeur de l'ellipse du boucleur doit être de 2.55 à 2.65mm pour les machines à 2 aiguilles, et
de 2.7 à 2.8mm pour les machines à 3 aiguilles.
Tourner les vis 3 dans le sens des aiguilles d'une montre pour diminuer cette largeur d'ellipse, et
les tourner dans le sens inverse pour augmenter la largeur d'ellipse.

1. Desserrer l'écrou 4 de la bielle de commande du mouvement d'ellipse,


2. Tourner la vis 3 de réglage de l'ellipse de façon à obtenir la largeur d'ellipse correcte,
3. Resserrer l'écrou 4.

Fig.37

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DD. Réglage de la course du boucleur (Fig.38)


La course, ou mouvement de droite et de gauche, du boucleur doit être de 28.8mm. Cette course
peut être réglée en poussant ou en tirant la rotule du maneton de commande du boucleur.

1. Desserrer la vis 5 de la rotule,


2. Déplacer la rotule jusqu'à ce que la course du boucleur soit de 28.8mm.
3. Resserrer alors la vis 5.

Fig.38

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EE. Synchronisation des mouvements de l'étaleur et de la barre aiguille (Fig. 39)


L'étaleur doit être à son point mort droit, lorsque la barre aiguille se relève d'environ 1.2mm au
dessus de son point mort bas.

1. Desserrer les vis 1 de l'excentrique de l'étaleur,


2. La barre aiguille étant en position décrite ci-dessus, tourner l'excentrique de façon à ce que
l'étaleur soit à son point mort droit,
3. 3. Resserrer alors les vis 1.

Fig. 39

CREATECH 32 Septembre 08
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FF. Crochets des guides-fil d'aiguille (Fig. 40)


En cas d'emploi d'un fil d'aiguille en laine, il faut passer ces fils au dessus des crochets 1 de façon
à ce que les boucles se forment correctement et à ce que le boucleur puisse bien attraper ces fils.
Il faut régler ces crochets suivant l'élasticité du fil utilisé.

GG. Réglage du débit de l'huile de graissage sur la bielle de commande de la barre aiguille
(Fig. 41)
Il est possible de régler le débit de l'huile de graissage sur la bielle de commande de la barre
aiguille en tournant le régulateur d'huile, après avoir desserré la vis 3.

Fig. 40 Fig. 41

CREATECH 33 Septembre 08
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3) Le dépannage des machines Point de chaînette

Panne Cause probable Remède

Remplacer par une aiguille


Aiguille trop grosse
correspondant au tissu et au fil

Voir le paragraphe intitulé


Mauvais réglage de
« Réglage du rapport
l’entraînement différentiel
d’entraînement différentiel »

Plissage excessif Pression du presseur


Régler la pression du presseur
lors de la couture incorrecte

Régler à la tension correcte


Tension de fil trop forte

Voir les paragraphes intitulés


Griffes d’entraînement mal « Réglage de la pression du
placées pied presseur » et « Hauteur
de la griffe d’entraînement »

CREATECH 34 Septembre 08
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Problème Cause Solution

Se reporter à la rubrique
La quantité de mouvement du
"Réglage des positions du
couteau inférieur est trop
couteau inférieur et de
grande
l'aiguille".

La tension de fil de l'aiguille Se reporter à la rubrique


droite n'est pad adéquate. "Tension du fil".

Se reporter aux rubriques


"Réglage des positions du
Le ressort du pince-fil couteau supérieur, du
Le couteau inférieur et le
ne maintien pas le fil couteau inférieur et du
ressort de pince-fil sont mal
de boucleur ressort de pince-fil" et
fixés
correctement "Réglage des positions du
couteau inférieur et du
boudeur".

La compression du ressort de Se reporter à la rubrique


pince- fil est trop faible. "Réglage de la compression
du ressort de pince-fil".

CREATECH 35 Septembre 08
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Problème Cause Solution

Se reporter à la rubrique
"Réglage de la course du
solénoïde de coupe-fil".
Le couteau inférieur ne se
déplace pas suffisamment
vers la gauche. Se reporter à la rubrique
"Réglage du boucleur et de la
hauteur du ressort de pince-
fil".

Se reporter aux rubriques


Le couteau inférieur ne saisit "Réglage de la position de la
pas le fil de boudeur et le fil plaque A de guidage" et
d'aiguille. "Réglage de la position de la
plaque B de guidage".

Se reporter à la rubrique
La quantité de mouvement du
"Réglage des positions du
couteau inférieur est trop
couteau inférieur et de
petite
l'aiguille".

Le fil de boudeur et La quantité de chevauchement Se reporter à la rubrique


le fil d'aiguille ne du couteau est trop petite. « Réglage de la position du
sont pas coupés couteau supérieur ».

Se reporter à la rubrique
La compression du ressort de
"Réglage de la compression
pince- fil est trop faible
du ressort de pince-fil.

Aiguiser ou remplacer le
Le couteau est émoussé
couteau.

Le couteau supérieur est placé Régler la position de la butée


trop loin vers la droite. d’arrêt de couteau supérieur.
Le fil d'aiguille pend
à l'arrière du tissu en
début de couture
Se reporter à la rubrique
La quantité de relèvement de
"Réglage de la position de
fil est trop longue.
blocage du releveur de fil".

CREATECH 36 Septembre 08
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Problème Cause Solution

Aiguiser ou remplacer le
Le couteau est émoussé
couteau.
La longueur du fil
coupé est
irrégulière.
Le fil d'aiguille est coupé par le Se reporter à la rubrique
couteau inférieur et la plaque "Réglage de la position de la
à aiguille. plaque A de guidage.

La pression de l'écrou de
Se reporter à la rubrique
réglage est ou trop forte ou
"Tension du fil".
trop faible (points sautés

Se reporter à la rubrique
L'enfilage est défectueux
"Enfilage".

Se reporter aux rubriques


Le fil d'aiguille est coupé par le "Réglage des positions du
cou teau inférieur et le ressort couteau supérieur, du couteau
Les jointures de pince fil inférieur et du ressort de
d'assemblage ne pince-fil".
sont pas
affectuées en
début de couture. Se reporter à la rubrique
Le fil d'aiguille ou le fil de
"Réglage de la position de la
boucleur sont coupés trop
butée d'arrêt de couteau
court.
supérieur".

Se reporter à la rubrique
La quantité de relèvement de
"Réglage de la position de
fil est trop courte.
blocage du releveur de fil".

Se reporter à la rubrique "Au


le ressort de pince-fil ne
cas où le ressort de pince-fil
maintient pas le fil de boucleur
ne maintient pas le fil de
correctement
boucleur correctement

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Problème Cause Solution

Se reporter à la rubrique
Le cordon est-il bien branché?
"Branchement des cordons".
Le couteau mobile
ne bouge pas
La came d'entraînement du
Régler de façon qu'elles ne se
couteau et la plaque de guide
touchent pas.
se touchent elles?

Régler la direction,
Le couteau mobile touche-t-il
l'inclinaison et la position
l'étendeur?
horizontale du couteau mobile.
Le couteau mobile
ne revient pas à sa
La compression du ressort de Se reporter à la rubrique
position originale
pince- fil pour le couteau est "Réglage de la compression
après son
trop forte. du ressort de pince-fil".
déplacement.

La compression du ressort de Se reporter à la rubrique


rappel de solénoïde est trop "Réglage du ressort de
faible. rappel".

Le couteau mobile Réglage la direction,


Le couteau mobile est mal
n'agrippe pas le fil l'inclinaison et la position
positionné.
d'étendeur horizontale du couteau mobile.

La compression du ressort de Se reporter à la rubrique


pince- fil pour le couteau est- "Réglage de la compression
elle adéquate? du ressort de pince-fil".

Le chevauchement entre le Régler la quantité de


Le couteau est
couteau mobile et le couteau chevauchement à environ 0,5
émoussé
fixe est-il suffi sant? mm.

Le couteau mobile et le
Aiguiser ou remplacer le
couteau fixe entrent en
couteau.
frottement.

La quantité de relèvement de Se reporter à la rubrique


fil d'étendeur est trop courte. "Réglage de la position de
Le ressort de pince- . blocage du releveur de fil".
fil ne maintient pas
les fils.
La compression du ressort de Se reporter à la rubrique
pince- fil pour le couteau est "Réglage de la compression
trop faible du ressort de pince-fil".

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PROCEDURES DE REGLAGE DES


PIQUEUSES POINT NOUE

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SOMMAIRE

CHAPITRE 1: REGLAGE D’UNE PIQUEUSE PFAFF ................................................................1

1) Sécurité ................................................................................................................................................ 1

2) Caractéristiques techniques............................................................................................................... 3

3) Mise au rebut de la machine.............................................................................................................. 3

4) Significations des symboles................................................................................................................ 3

5) Eléments de commande...................................................................................................................... 4

6) Installation et première mise en service ........................................................................................... 6

7) Equipement ......................................................................................................................................... 8

8) Maintenance et entretien ................................................................................................................. 10

9) Réglages............................................................................................................................................. 11

CHAPITRE 2: RÉGLAGE DES PFAFF 563 et 563 H ..................................................................28

1) Point zéro de la griffe ....................................................................................................................... 29

2) Mouvement en hauteur de la griffe................................................................................................. 30

3) Mouvement d’entraînement de la griffe......................................................................................... 31

4) Préréglage de la hauteur d’aiguille*).............................................................................................. 32

5) Réglage en hauteur de précision de l’aiguille, remontée de l’aiguille et distance crochet /


aiguille. ....................................................................................................................................................... 33

6) Position du dégageur de capsule ..................................................................................................... 34

7) Soupape d'obturation de l'huile ...................................................................................................... 35

8) Passage entre le pied presseur/à roulette et la plaque à aiguille................................................... 36

9) Débrayage de la tension du fil d’aiguille ........................................................................................ 37

10) Position de repos de la genouillère .................................................................................................. 38

11) Limitation de la course de la genouillère........................................................................................ 39

12) Limitation de la longueur de point.................................................................................................. 40

13) Harmonisation des longueurs de points ......................................................................................... 40

14) Opérations finales............................................................................................................................. 41

CREATECH Septembre 08
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CHAPITRE 1: REGLAGE D’UNE


PIQUEUSE PFAFF

1) Sécurité
A. Symboles de sécurité

Endroit à risque !
Points à observer en particulier

Risques de blessure pour le personnel !

B. Remarques importantes à l'intention de l'exploitant de la machine

• Ce manuel d'utilisation fait partie intégrante de la machine et doit toujours être


maintenu à disposition des opérateurs.
Il doit être lu avant la première mise en service de la machine.

• Les opérateurs et le personnel spécialisé doivent être instruits sur les systèmes de
sécurité de la machine et méthodes de travail sûres.

• L'exploitant est en devoir de ne mettre la machine en service que si elle se trouve en


parfait état.

• L'exploitant doit veiller à ce qu'aucun dispositif de sécurité ne soit retiré ou mis hors
service.

• L'exploitant doit veiller à ce que la machine soit uniquement utilisée par le personnel
autorisé.

Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser à votre agence PFAFF.

CREATECH 1 Septembre 08
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C. Avertissements

Pendant le fonctionnement de la machine, une zone de


manoeuvre de 1 m doit rester libre devant et derrière la machine,
afin d'assurer la liberté d'accès à tout moment.

Pendant le fonctionnement, ne pas approcher les mains de


l'aiguille. Danger de blessure !

Pendant les travaux de réglage, ne pas laisser d’objet sur le


plateau. Ces objets risqueraient d’être coincé ou projetés. Danger
de blessure !

Ne pas utiliser la machine sans le garde-releveur de fil 1. Danger de


blessure par le mouvement du releveur de fil !

Ne pas utiliser la machine sans le protège-doigts 2.


Danger de blessure par l'aiguille !

Dans le cas d'un moteur externe, ne pas utiliser la machine sans les
garde-courroie 3 et 4.
Danger de blessure par la courroie en rotation !

CREATECH 2 Septembre 08
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2) Caractéristiques techniques
A. Versions et sous-classes

PFAFF 1051 / 1181 :


Sous-classe -8/11 Pour la couture de matières fines (jeu de pièces standard)
Sous-classe -8/12 Pour la couture de matières fines (jeu de pièces avec griffe pont)
PFAFF 1053 / 1183 :
Sous-classe -8/31 Pour la couture de matières fines
Sous-classe -8/33 Pour la couture de matières moyennes
Sous-classe -8/44 Pour la couture du cuir moyennes ou matières similaires
Dispositifs additionnels :
Sous-classe -900/24 Coupe-fil
Sous-classe -909/04 Racleur de fil
Sous-classe -910/06 Relève-pied automatique
Sous-classe -911/37 Dispositif à points d'arrêt

3) Mise au rebut de la machine


A. Mise au rebut de la machine
• Il appartient au client de veiller à ce que la machine soit mise au rebut comme il se doit.
• Les matériaux utilisés pour cette machine sont : l'acier, l'aluminium, le laiton ainsi que
diverses matières plastiques.
La partie électrique est composée de matières plastiques et de cuivre.
• La machine doit être mise au rebut en respectant les dispositions légales en matière
d'environnement en vigueur sur le lieu concerné ; s'adresser éventuellement à une
entreprise spécialisée.

Veiller à ce que les pièces enduites de graisse soient éliminées


en fonction des dispositions légales en matière d'environnement
en vigueur sur le lieu concerné !

4) Significations des symboles

Dans la partie suivante de ce manuel d'utilisation, certaines opérations à effectuer, voire


informations importantes, seront soulignées par la présence de symboles. Les symboles utilisés
ont la signification suivante :

Remarque, information

Nettoyage, entretien

Lubrification

Maintenance, réparation, ajustage, entretien


(opérations à faire effectuer par un mécanicien spécialisé!)

CREATECH 3 Septembre 08
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5) Eléments de commande

Pédale

0 = position neutre

1 = couture

2 = Levée du pied presseur (pour les


machines équipées de -910/24).

3 = Coupe des fils (pour les machines


équipée de -900/24)

Levier de relevage du pied presseur

Relever le pied presseur en tournant le levier


1.

CREATECH 4 Septembre 08
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Genouillère

La pression de la genouillère 1 dans la direction


de la flèche entraîne la levée du pied presseur.

Commutateur du dispositif racleur de fil -909/04

L'actionnement du commutateur 1 entraîne la


mise en marche ou l'arrêt du dispositif racleur
de fil.

Position 1 : Unité en service


Position 0 : Unité hors service

CREATECH 5 Septembre 08
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6) Installation et première mise en service


A. Tension de la courroie trapézoïdale

Ce passage ne concerne pas les machines équipées d'un moteur incorporé.

- Desserrer les écrous 1.

- Tendre la courroie trapézoïdale à l'aide du


moto-interrupteur à bascule 2.

- Serrer les écrous 1.

La Fig. 8-02 représente une


machine équipée d'un moteur Quick.
Dans le cas de l'utilisation d'un autre
type de moteur, se référer au mode
d'emploi correspondant.

B. Montage du garde-courroie supérieur

Ce passage ne concerne pas les machines équipées d'un moteur incorporé.

- Fixer le garde-courroie 1 au corps de la


machine à l'aide des vis 2.

CREATECH 6 Septembre 08
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C. Première mise en service

- S'assurer que la machine, et tout particulièrement ses conduites électriques, ne présente pas
d'éventuels endommagements.

- Nettoyer soigneusement la machine (voir chapitre 10 - Maintenance et entretien).

- Faire vérifier par des spécialistes si le moteur de la machine peut être utilisé avec la tension de
secteur existante et si son branchement est correct.
Si ces conditions ne sont pas respectées, ne mettre en aucun cas la machine en service !

D. Mise en service / hors service de la machine

- La machine s'allume et s'éteint à l'aide du


commutateur principal 1.

- La diode lumineuse 2 sert de témoin de la


commande de la machine.

Commutateur 1 sur Marche :

- Diode allumée = commande en état


de marche.

- Diode clignotante = anomalie

Commutateur 1 sur Arrêt :

- Diode clignotante = la commande reste


sous tension pendant env. 4
secondes

- Diode éteinte = commande hors tension

Consulter le mode d'emploi du moteur pour d'éventuelles fonctions


supplémentaires.

CREATECH 7 Septembre 08
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7) Equipement
A. Bobinage du fil de canette / réglage de la prétension du fil

- Placer une canette vide 1 sur la broche 2.


- Enfiler le fil selon la fig. 9-02 puis enrouler quelques tours sur la canette 1 dans le sens opposé
au sens des aiguilles d'une montre.

- Mettre le bobinoir en marche en appuyant simultanément sur la broche 2 et le levier 3.

La canette se remplit pendant la couture

Si la machine est uniquement utilisée pour le bobinage (sans couture), il est


nécessaire de placer une boîte à canette dans le crochet !
Sinon, la prise du fil risque d'endommager le crochet !

- La tension du fil sur la canette 1 peut être réglée à l'aide du disque moleté 4.
- Le bobinoir s'arrête automatiquement quand la canette 1 est pleine.

Si le fil est irrégulièrement enroulé :


- Desserrer l'écrou 5.
- Tourner le guide-fil 6 en conséquence.
- Resserrer l'écrou 5.

CREATECH 8 Septembre 08
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B. Enfilage du fil d'aiguille / réglage de la tension du fil d'aiguille

Débrancher la machine !
Risque de blessure en cas de démarrage inopiné de la machine !

- Enfiler le fil d'aiguille conformément à la fig. 9-05.


- Régler la tension du fil d'aiguille en tournant la roue de réglage 1.

CREATECH 9 Septembre 08
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8) Maintenance et entretien
A. Remplissage du réservoir d'huile (uniquement pour la PFAFF 1181 et la 1183)

La PFAFF 1051 et la PFAFF 1053 sont exemptes d'entretien et fonctionnent sans


huile.

Il doit toujours y avoir de l'huile


dans le réservoir.

- Au besoin, rabattre la machine vers l'arrière,


sur l'appui.
- Verser de l'huile dans le réservoir 2 par le trou
1 jusqu'à l'arête (voir flèche).

Redresser la machine des deux


mains.
Danger d'écrasement des
mains entre la tête de machine
et le plateau.

Utiliser uniquement une huile d'une viscosité moyenne de 10,0 mm2/s à 40°C et
d'une densité de 0,847 g/cm3 à 15°C.

Nous recommandons une huile pour machine à coudre PFAFF, n° de cde: 280-1-
120 105.

CREATECH 10 Septembre 08
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9) Réglages
A. Aides de contrôle et de réglage
La goupille de guidage 1 (N° de commande 13-033 346-05) et, éventuellement, le
gabarit de réglage 3 (N° de commande 61-111 639-70) permettent de fixer les
positions de réglage des différentes pièces.

Réglage de position de la barre à aiguille à 1,8 mm après le PMB


- Tourner le volant jusqu'à ce que la barre à aiguille se trouve approximativement à la position
souhaitée.
- Placer la goupille de guidage 1 dans l'alésage.
- Tourner légèrement le volant vers l'avant et vers l'arrière, jusqu'à ce que la goupille de
guidage 1 s'encliquette dans la bielle 2.

Réglage de position de la barre à aiguille à 0,6 mm après le PMH


- Amener approximativement la barre à aiguille dans la position souhaitée.
- Enfoncer le gabarit de réglage 3 sur les boulons 4 et 5 du côté correspondant à la course de
barre à aiguille souhaitée (32 ou 36 mm).

Réglage de position de la barre à aiguille à 0,6 mm après le PMB


- Amener approximativement la barre à aiguille dans la position souhaitée.
- Enfoncer le gabarit de réglage 3 sur les boulons 4 et 5 du côté correspondant à la course de
barre à aiguille souhaitée (32 ou 36 mm).

CREATECH 11 Septembre 08
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B. Préréglage de la hauteur d'aiguille

Règle
Quand la barre à aiguille est à 1,8 mm après le PMB, le repère de la barre à aiguille 1
doit affleurer sous le cadre de barre à aiguille 3.

- A l'aide de la goupille de guidage, amener la barre à aiguille à 1,8 mm après le PMB, voir
le Chapitre - Aides de contrôle et de réglage.

- Faire coulisser la barre à aiguille 1 (vis 2), sans la tourner, de façon à respecter la règle.

CREATECH 12 Septembre 08
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C. Position neutre de l'entraînement par aiguille (uniquement pour la PFAFF 1051 et la


1181)

Règle
Quand la longueur du point est réglée sur -0', la rotation du volant ne doit entraîner aucun
mouvement latéral de la barre à aiguille.

- Régler la longueur du point sur "0".

- Faire pivoter la bielle 1 (vis 2) de façon à respecter la règle.

CREATECH 13 Septembre 08
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D. Hauteur de la griffe

Règle
Quand la longueur de point est réglée sur « O », la griffe 1 à son point de renvoi supérieur
doit :
1. vue de côté et dans le sens de l'entraînement, être au milieu de la découpe de la plaque
à aiguille et
2. être en contact sur toute sa longueur avec le gabarit de réglage 2 de la griffe.

- Régler la longueur du point sur « O » et amener la griffe 1 à son point de renvoi supérieur.
- Relever le pied presseur.
- Placer le gabarit de réglage 2 de la griffe au-dessus de la plaque à aiguille, la flèche étant
orientée dans le sens de la couture et le bord avant aligné au bord de la plaque à aiguille, puis
abaisser le pied presseur.
- Déplacer le support de griffe 3 (vis 4) de façon à respecter la règle 1.
- Desserrer les vis 5 et 6.
- Ajuster le support de griffe 3 ou l'excentrique 7 de façon à respecter la règle 2.
- Resserrer les vis 5 et 6.

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E. Mouvement horizontal de l'aiguille (uniquement sur la PFAFF 1051 et la 1181)

Règle
Quand la longueur de point est réglée au maximum, l'activation du commutateur de point
3 ne doit entraîner aucun mouvement de l'aiguille lorsque la barre à aiguille est à 0,6 mm
après le PMB.

- Amener la barre d'aiguille en position 0,6 mm après le PMH.

- Faire tourner l'excentrique 1 (vis 2), jusqu'à ce que la goupille de fixation 3 s'encliquette.

Si l'excentrique 1 est bien régler la vis 2 se trouve à l'arrière.

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F. Aiguille au milieu du trou d'aiguille (sur la PFAFF 1051 et la PFAFF 1181)


Règle
L'aiguille doit piquer exactement au milieu du trou d'aiguille.

- Régler la longueur du point sur « O ».

- Par rotation du volant, amener l'aiguille au-dessus du trou.

- Ajuster le cadre de la barre à aiguille 1 (vis 2 et 3) de façon à respecter la règle.

G. Palier d'arbre de crochet et jeu d'engrenage


Règle
1. L'extrémité avant de l'arbre de crochet 6 doit être à 14,5 mm du milieu de l'aiguille,
alors que l'encoche du palier d'arbre de crochet 1 (voir flèche) doit être parallèle au
plateau fondamental et orienté contre le sens de la couture.

2. Il doit y avoir un léger jeu entre les roues dentées 3 et 5.

CREATECH 16 Septembre 08
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- Ajuster le palier d'arbre de crochet 1 (vis 2) de façon à respecter la règle 1.

- Déplacer la roue dentée 3 (vis 4) sur l'arbre de façon à respecter la règle 2.

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H. Remontée de l'aiguille, écartement crochet/aiguille, hauteur de l'aiguille et cale de la


boîte à canette

Règle
Quand la barre à aiguille est à 1,8 mm après le PMB,
1. la pointe du crochet 6 doit être au milieu de l'aiguille et à 0,05 - 0,1 mm de l'encoche
de l'aiguille et
2. le bord supérieur du chas de l'aiguille doit être à 0,8 mm en dessous de la pointe du
crochet.
3. Le tenon de la cale 4 de la capsule et le fond de la gorge d'arrêt doivent être espacés
de 0,5 mm

- A l’aide de la goupille de guidage, placer la barre à aiguille à 1,8 mm après le PMB.


- Ajuster le crochet de façon à respecter la règle 1.
- Serrer les vis 1.
- Faire coulisser la barre à aiguille 2 (vis 3), sans la tourner, de façon à respecter la
règle 2.
- Ajuster la cale 4 de la capsule (vis 5) de façon à respecter la règle 3.

CREATECH 18 Septembre 08
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I. Position de la genouillère

Règle
1. En position neutre de la genouillère, l'axe 5 doit être parallèle au plateau fondamental.
2. Quand le pied presseur repose sur la plaque à aiguille, le levier releveur 6 doit être en
contact avec le circlip 8 et à env. 1 mm de l'élément de relevage 7.

- Abaisser le pied presseur sur la plaque à aiguille.

- Faire tourner l'arbre 1 (vis 2) de façon à respecter la règle 1.

- Ajuster la vis 3 (écrou 4) de façon à respecter la règle 2.

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J. Bobinoir
Règle
1. Quand le bobinoir est activé, la roue de commande 1 doit être entraînée de façon fiable.
2. Quand le bobinoir est désactivé, la roue de friction 5 ne doit pas entraîner la roue de
commande 1.
3. Le bobinoir doit s'arrêter automatiquement quand la bobine est remplie jusqu'à env. 1
mm du bord.

- Déplacer la roue de commande 1 (vis 2) de façon à respecter les règles 1 et 2.

- Déplacer le tenon 3 (vis 4) de façon à respecter la règle 3.

CREATECH 20 Septembre 08
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K. Pression du pied presseur


Règle
La matière doit toujours être entraînée de façon irréprochable, et ne doit présenter aucune
empreinte.

− Tourner la vis 1 de façon à respecter la règle.

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L. Réglage du dispositif coupe-fil -900/24


Ö Réglage de l'aimant

Règle
1. Le bord inférieur du taquet 1 doit être à 96 mm de la face supérieure de la rondelle 5.
2. Quand le coupe-fil est en position neutre (aimant rentré), le levier 6 doit reposer sur le
boulon 7 et être à env. 0,1 mm de la roulette 8.

- Tourner le taquet 1 (écrou 2) de façon à respecter la règle 1.


- Placer le dispositif coupe-fil en position neutre.
- Déplacer le support d'aimant 3 (vis 4) de façon à respecter la règle 2.

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Ö Position du couteau

Règle
1. La lame du couteau doit être à 4 mm de l'aiguille.
2. Le bord droit du couteau 1 ne doit pas dépasser du bord droit de l'attrape-fil (voir flèche).

- Amener la barre à aiguille au PMB.

- Faire coulisser le couteau 1 sous la plaque de sécurité et l'ajuster de façon à respecter la


règle 1.

- Serrer légèrement la vis 2.

- Déplacer le support de l'attrape-fil 3 à la main jusqu'à ce que la pointe coupante de l'attrape-


fil se trouve en avant de la lame du couteau.

- Ajuster le couteau 1 de façon à respecter la règle 2 et serrer la vis 2.

CREATECH 23 Septembre 08
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Ö Essai manuel de coupe

Règle
L'évidement de l'attrape-fil 1 doit couper deux fils de façon correcte aussi bien à droite
qu'à gauche.

- Amener à la main l'attrape-fil 1 à son point de renvoi avant.

- Doubler le fil et le glisser dans l'évidement de l'attrape-fil.

- Effectuer un essai de coupe à la main.

- Si le fil n'a pas été coupé selon la règle, ajuster l'attrape-fil 1 (vis 2) par rapport au
couteau 3.

- Placer la butée 4 contre l'attrape-fil 1 et serrer les vis 5.

- Vérifier l'application du chapitre - Ajustage latéral de l'attrape-fil, et réajuster au besoin.

CREATECH 24 Septembre 08
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Ö Réajustement de la came de commande

Règle
Quand le levier releveur de fil est au PMH, le point le plus haut de la came de
commande 2 doit amener le levier 1 en butée sur le taquet 4 (position initiale).

- Mettre la machine en marche et coudre quelques points.

- Activer le processus de coupe.

- S'assurer que le fil a été correctement coupé et que le levier 1 est en position initiale.

- Au besoin, faire pivoter la came de commande 2 (vis 3) de façon à respecter la règle.

CREATECH 25 Septembre 08
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Ö Position du racleur de fil

Règle
Vus dans le sens de la couture,
1. la pointe du racleur de fil 5 doit être à env. 1 - 1,5 mm à droite de l'aiguille,
2. le racleur de fil 5 doit, dans sa position la plus en avant, être à env. 2 mm devant
l'aiguille.

- Déplacer le support 1 (vis 2), sans le faire pivoter, sur l'arbre de façon à respecter la règle
1.

− Faire pivoter la tige 3 (écrou 4) de façon à respecter la règle 2.

CREATECH 26 Septembre 08
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M. Réglage du dispositif à points d'arrêt -911/37

Règle
Quand la longueur du point est réglée à son maximum, le commutateur de point 3 activé et
la tige de piston sortie, le levier 1 doit reposer sur le poussoir 4.

- Faire pivoter le levier 1 (vis 2) de façon à respecter la règle.

CREATECH 27 Septembre 08
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CHAPITRE 2: RÉGLAGE DES


PFAFF 563 et 563 H
Instructions de réglage des PFAFF 563 et 563 H

Normes de sécurité
N'utiliser la machine qu'en fonction de sa destination.
A la transformation en une variante différente, observer toutes les normes de sécurité en vigueur.
Ne faire effectuer les opérations de réglage et les réparations que par du personnel formé en
conséquence.
Il est interdit d'intervenir sur les équipements placés sous tension, exception faite des dérogations
permises selon la DIN 57105 ou VDE 0105.

Champ d'applications
Les présentes «Instructions de réglage» s'appliquent aux Pfaff 563 et 563 H équipées d'un pied
presseur articulé ou à roulette.
Les divergences figurent dans les chapitres correspondants.

Attention
S'il s'agit d'une machine neuve ou n'ayant pas servi pendant un ou deux mois, contrôler
absolument le graissage du crochet. Pour faire le plein d'huile du réservoir correspondant, nous
recommandons d'utiliser de l'huile PFAFF pour machines à coudre (n° de cde. 280-1-120 144)
d'une viscosité moyenne de 22 mm2/s à 40°C et d'une densité de 0,865 g/cm3 à 15°C.

Outillage, gabarits et autres moyens accessoires, nécessaires au réglage de la cl. 563


1 jeu de tournevis de 2 à 10 mm de large
1 jeu de clés pour vis à 6 pans creux de 1,5 à 6 mm
1 jeu de clés plates de 7 à 14 mm
1 réglette métallique
1 serre-joint (n° de cde. 08-880137-00)
1 calibre de réglage (n° de cde. 08-880 179-00 ou 61-111 642-19)
1 sachet d'aiguilles
des bandes de papier blanc, du fil à coudre et du tissu échantillon.

CREATECH 28 Septembre 08
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1) Point zéro de la griffe

Règle
En longueur de point « 0 », la griffe ne devra exécuter aucun mouvement à la rotation du volant.

Réglage à boîte d’engrenage fermée

1.0.1

Réglage :

1 Retirer l'aiguille du pince-aiguille.


2 Enlever la genouillère.
3 Relever le pied presseur/à roulette et régler la longueur de point sur «0».
4 Engager une clé pour vis à 6 pans creux ou la tige de réglage dans la bague 2
pour retenir l'arbre de réglage 4.
5 Desserrer la vis 3 et, tout en tournant le volant, tourner l'arbre de réglage 4
par la clé pour vis à 6 pans creux jusqu'à ce que la griffe n'exécute plus de
mouvement d'entraînement.
6 Retenir la clé pour vis à 6 pans creux dans cette position. S'assurer que le
coussinet soit distant de 14 mm env. de la manivelle 5 et resserrer la vis 3.

CREATECH 29 Septembre 08
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2) Mouvement en hauteur de la griffe

Règle

En longueur de point «0» et au PMH de la barre à aiguille, la griffe devra se trouver au PMH. Dans
cette position, les fraisures de l'excentrique d'élévation 2 et de l'excentrique d'équilibrage 4 devront
se trouver à la verticale sous l'axe de l'arbre.

Nota

Si la machine est équipée d'un pied à roulette (ss-cl. -944/01), le réglage de l'excentrique
d'élévation devra être effectué la barre à aiguille se trouvant à 0,6 mm après son point mort haut.

Réglage :

1 Régler le règle-point sur «0».


2 Desserrer les vis 1 et les deux vis de l'excentrique d'équilibrage 4.
3 Amener la barre à aiguille au PMH.
4 Tourner l'excentrique d'équilibrage 4 jusqu'à ce que la fraisure se trouve à la verticale
sous l'axe de l'arbre.
5 Resserrer les vis de l'excentrique 4
6 Amener la barre à aiguille au PMH sur les machines avec pied presseur, et à 0,6 mm après
son PMH sur les machines avec pied à roulette.
7 Tourner l'excentrique d'élévation 2 de sorte que la griffe se trouve au PMH de
sa course (la fraisure de l'excentrique d'élévation doit se trouver à peu près à la verticale
sous l'axe de l'arbre).
8 Resserrer les vis 1.

Nota : Veuillez à ce qu'il y ait un léger espacement entre les excentriques 2 et 3.

CREATECH 30 Septembre 08
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3) Mouvement d’entraînement de la griffe

Règle :

En longueur de point max. et à barre à aiguille à 0,6 mm après son PMH, la griffe ne devra pas
exécuter le moindre mouvement à la manoeuvre de la manette d'inversion du sens de marche.

Réglage :

1 Placer le règle-point sur longueur de point max.


2 Desserrer les deux vis 2 en desserrage gras de l'excentrique 3 engendrant le mouvement
d'entraînement de la griffe.
3 Par rotation du volant, amener la barre à aiguille à 0,6 mm après son PMH.
4 Dans cette position, tourner l'excentrique 3 tout en manoeuvrant la manette
d'inversion du sens de marche jusqu'à ce que la griffe n'exécute plus le moindre
mouvement.
5 Dans cette position et en veillant à ce que la bielle de l'excentrique 3 forme un angle droit
avec l'arbre de commande du mouvement d'entraînement, rebloquer les vis 2.

CREATECH 31 Septembre 08
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4) Préréglage de la hauteur d’aiguille*)

Règle :

Au PMB de la barre à aiguille, le pince-aiguille devra être distant de 16,5 mm environ de la plaque
à aiguille.

Réglage :

1 Desserrer modérément la vis 1.


2 Par rotation du volant, amener la barre à aiguille au PMB en s'assurant que l'aiguille ne
touche pas le crochet.
3 Déplacer la barre à aiguille 2 en hauteur jusqu'à ce que le pince-aiguille se trouve
approximativement à 16,5 mm de la plaque à aiguille.
4 Dans cette position et en veillant à ce que la vis de fixation de l'aiguille, vue dans le sens de
l'entraînement, montre vers la droite, rebloquer la vis 1.

*) Réglage de précision

CREATECH 32 Septembre 08
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5) Réglage en hauteur de précision de l’aiguille, remontée de l’aiguille


et distance crochet / aiguille.

Règle :

La barre à aiguille se trouvant à 1,8 mm après son PMB, le bord supérieur du chas de l'aiguille
devra se trouver à 0,8 mm sous la pointe du crochet (voir fig. 8.0.3). Dans cette position, la pointe
du crochet devra se trouver au max. à 0,1 mm de l'aiguille (voir fig. 8.0.2).

Réglage :

1 Après s'être assuré que les deux vis 1 soient encore desserrées et que l'aiguille ne heurte
pas le crochet, amener la barre à aiguille au PMB.
2 Amener la plaquette de mesure de 1,8 mm avec son évidement immédiatement sous le
palier inférieur de la barre à aiguille.
3 Faire porter le serre-joint contre la plaquette et le visser dans cette position.
4 Retirer la plaquette de mesure et tourner le volant dans le sens de rotation normal jusqu'à
ce que le serre-joint porte contre le palier de barre à aiguille.
5 Vérifier s'il existe un espacement de 0,8 mm entre le bord supérieur du chas de
l'aiguille et le bord inférieur de la pointe du crochet
6 Si nécessaire, desserrer la vis 2, régler la barre à aiguille en conséquence en hauteur
(sans la tourner radialement) et rebloquer la vis 2
7 Régler le crochet de manière que sa pointe montre sur l'axe de l'aiguille et se trouve au
maximum à 0,1 mm de celle-ci.
8 Dans cette position et en veillant à ce que l'ergot de la pièce arrêt-capsule 3 soit engagé
dans le support de boîte à canette et qu'il se trouve à 0,5 mm du fond du support, resserrer
la vis 1 accessible.
9 Enlever le serre-joint de la barre à aiguille.
10 Rebloquer aussi la seconde vis 1.

CREATECH 33 Septembre 08
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6) Position du dégageur de capsule

Règle :

La distance entre le doigt du dégageur de capsule 3 et le bord du support 4 de la boîte à canette


devra être de 0,8 mm env. (voir fig. 10.0.2). Au, point mort gauche du dégageur de capsule 3 le
support 4 de la boîte à canette devra être distant d'env. 0,3 mm de l'ergot de la pièce arrêt-capsule
5 (voir fig. 10.0.3). La vis 1 devra alors porter contre la tige de butée 7 (voir fig. 10.0.4).

Réglage :

1 Desserrer la vis 1.
2 Ne desserrer la vis de serrage 2 que jusqu'à ce que le dégageur de capsule 3 commence à
pouvoir être tourné sur son arbre.
3 Glisser le dégageur de capsule 3 sur son arbre jusqu'à obtenir un espacement de 0,8 mm
entre son doigt et le bord du support 4 de boîte à canette.
4 Par rotation du volant, amener le dégageur de capsule 3 en son point mort gauche.
5 En veillant à ce qu'il porte contre l'ergot du support 4 de boîte à canette, tourner le
dégageur de capsule 3 jusqu'à obtenir un passage pour le fil d'environ 0,3 mm entre
le côté droit de la rainure dans le support 4 de la boîte à canette et l'ergot de la pièce
arrêt-capsule 5.
6 Dans cette position, rebloquer la vis de serrage 2.
7 Faire porter la bague de réglage 6 contre le dégageur de capsule 3 et la tourner de manière
que la vis 1 prenne appui contre la tige 7.
8 Dans cette position, resserrer la vis 1.

CREATECH 34 Septembre 08
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7) Soupape d'obturation de l'huile

Règle :

La tige de commande 3 du régulateur centrifuge et la tige de piston 4 de la soupape obturatrice


devront être espacées de 1 mm.

Nota :

Dans le cas d'une machine ayant servi assez longtemps, il est indiqué, avant de refermer la
boîte d'engrenage, de remplacer le coussin de graissage n° 91-171 951-05 et de verser env.
120 cm3 d'huile n° 280-1-120 144 dans la boîte.

Réglage :

1 Desserrer la vis 1.
2 Enfoncer la tige de manoeuvre 3 à fond dans le régulateur centrifuge.
3 Pousser la tige de piston 4 dans la soupape d'obturation 2 jusqu'à sentir une résistance
sensible.
4 Par déplacement de la soupape d'obturation 2, régler un espacement de 1 mm entre
la tige de manoeuvre 3 et la tige de piston 4 de la soupape obturatrice.
5 Dans cette position, resserrer la vis 1.
6 Glisser le coussin de lubrification entre le tuyau; à huile et l'engrenage.
7 Nettoyer le joint et les surfaces d'appui du couvercle et de la boîte d'engrenage.
8 Visser le couvercle et les deux béquilles en serrant les vis régulièrement en croix.

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8) Passage entre le pied presseur/à roulette et la plaque à aiguille

Règle :

A levier releveur 1 en position supérieure, le pied presseur/à roulette devra se trouver à 5 mm de


la plaque à aiguille. Lorsque le pied presseur/à roulette repose sur la plaque à aiguille, le support
du pied et la douille 6 de la barre à aiguille devront être espacés de 10 mm env.

Note :

Lorsque, par manoeuvre de la genouillère jusqu'à la butée ou du releveur automatique -910/.., le


pied presseur/à roulette se trouve en position supérieure, le support du pied presseur/à roulette ne
devra pas toucher la douille 6.

CREATECH 36 Septembre 08
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9) Débrayage de la tension du fil d’aiguille

Règle :

A levier releveur 1 en position supérieure, les deux disques de tension devront s’ouvrir au
minimum de 0,5 mm.

Réglage :

1 Relever le pied presseur/à roulette à l'aide du levier à main 1.


2 Après en avoir desserré le contre-écrou (accessible à travers le trou du côté opposé
dans la tête de machine), tourner le boulon excentrique 2 jusqu'à ce que les deux
disques de tension soient espacés au minimum de 0,5 mm.
3 Dans cette position, resserrer le contre-écrou du boulon excentrique 2.
4 Faire descendre le pied presseur/à roulette sur la plaque à aiguille; dans cette position, la
tension devra agir pleinement.

CREATECH 37 Septembre 08
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10) Position de repos de la genouillère

Règle :

En position de repos, la barre de liaison 2 de la genouillère devra approximativement former un


angle droit avec le plateau fondamental.

Réglage :

1 Au moyen de son levier à main, relever le pied presseur/à roulette.


2 Placer la pièce d'accouplement sur l'axe de genouillère 1 et laisser s'encliqueter la barre de
liaison 2 dans la pièce d'accouplement.
3 Desserrer le contre-écrou 3.
4 Tourner la vis de butée 4 jusqu'à ce que la barre de jonction 2 forme
approximativement un angle droit avec le plateau fondamental.
5 Dans cette position, contrer la vis 4 par l'écrou 3.
6 Enlever la genouillère.

CREATECH 38 Septembre 08
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11) Limitation de la course de la genouillère


(Condition préalable : Pied presseur/à roulette relevé par levier releveur)

Règle :

Lorsque la genouillère est actionnée à fond, le pied presseur/à roulette devra avoir décollé de 9
mm environ de la plaque à aiguille et le levier releveur être descendu de lui-même.

Réglage :

1 Desserrer le contre-écrou 1.
2 Dévisser la vis de butée 2 de quelques tours.
3 Remonter le levier releveur et mettre en place la genouillère.
4 Engager une pièce de 9 mm d'épaisseur (une canette, p. ex.) sous le pied presseur/à
roulette et faire redescendre le levier releveur.
5 Manoeuvrer la genouillère jusqu'à butée sensible ; cependant, le pied presseur/
à roulette ne devra pas décoller de la pièce de calibrage.
6 Dans cette position, visser d'abord la vis de butée 2 à fond, la dévisser ensuite
d'un demi-tour et la contrer au moyen de l'écrou 1.
7 Retirer la pièce de 9 mm sous le pied presseur/à roulette.
8 Revisser la plaque frontale.

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12) Limitation de la longueur de point

Réglage :

1 Desserrer les vis 1 et 2.


2 Sur la roue règle-point, régler la valeur maxi souhaitée
3 Tourner la bague limitatrice de manière que son ergot 4 vienne porter d'en bas contre
le verrou-butée 5.
4 Dans cette position, resserrer les vis 1 et 2.

13) Harmonisation des longueurs de points

Règle :

Les points, réglés sur «3», devront avoir la même longueur en marche avant et arrière.

1 Placer le règle-point sur «3».


2 Desserrer la vis 1.
3 Tourner la douille 2 (en veillant que son excentricité se trouve dans le bas) de sorte que
les points réalisés en marche avant et arrière aient la même longueur.

CREATECH 40 Septembre 08
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14) Opérations finales

1 Revisser le couvercle arrière du bras et le garde-courroie.


2 Mettre en place la glissière de plateau et engager la genouillère dans sa pièce
coudée.
3 Enfiler la machine, placer du tissu sous le pied et abaisser ce dernier sur le
morceau d'étoffe.
4 Au moyen de la vis 2 (fig. 15.0.1), régler la pression sur la barre presse-tissu de manière
que même en vitesse maximale, la machine entraîne impeccablement le morceau de tissu.

CREATECH 41 Septembre 08
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PROCÉDURES DE RÉGLAGE

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PROCEDURES DE REGLAGE
DE LA SURJETEUSE
MAUSER SPECIAL 9632

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SOMMAIRE
Calibre de réglage pour la Mauser Spezial 9632 _______________________________________ 3

1 - Hauteur de barre à aiguille _____________________________________________________ 3

2 – Boucleur gauche _____________________________________________________________ 4

3 – Boucleur droit _______________________________________________________________ 5

4 – Distances entre les deux boucleurs ______________________________________________ 6

5 – Boucleur ___________________________________________________________________ 7

6 – Pare-aiguille pour l'aiguille droite _______________________________________________ 8

7 – Pare-aiguille pour l'aiguille gauche______________________________________________ 9

8 – Position des griffes __________________________________________________________ 10

9 – Hauteur des griffes __________________________________________________________ 11

10 – Rapport de l'entraînement différentiel __________________________________________ 12

11 – Griffe arrière dans les découpures de la plaque à aiguille __________________________ 13

12 – Limitation de l'entraînement différentiel ________________________________________ 14

13 – Griffe avant dans les découpures de la plaque à aiguille ___________________________ 15

14 – Levée du pied Presseur ______________________________________________________ 16

15 – Bras support du pied presseur ________________________________________________ 17

16 – Pied presseur ______________________________________________________________ 18

17 – Tire-fil de boucleur _________________________________________________________ 19

18 – Couteau superieur__________________________________________________________ 20

19 – Echange du filtre à huile ____________________________________________________ 21

20 – Tire-fil de boucleur _________________________________________________________ 22

21 – Vidange d'huile ____________________________________________________________ 23

22 – Changement des couteaux d’une surjeteuse _____________________________________ 24

23 – Depannage d’une surjeteuse__________________________________________________ 25

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CALIBRE DE REGLAGE POUR LA


MAUSER SPEZIAL 9632

Pour faciliter les opérations de réglage éventuellement nécessaires, nous livrons, sur demande, un
calibre de réglage universel (n° de commande 336). Cette jauge comprend les cotes de mesures
suivantes :

A 9,6 mm

B 10,9 mm

C 3,5 mm

D 3,1 mm

E 4,7 mm

F 5,7 mm

G = 2,1 mm

H 0,9 mm

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1 - HAUTEUR DE BARRE A AIGUILLE

Règle : Au PMH de la barre à aiguille, l'aiguille devra se trouver à 9.6 mm ou 10.9 mm de la


plaque à aiguille. L'espacement est fonction de la version (voir tableau) (cotes "A" ou "B"
du calibre). De plus, les aiguilles devront piquer au milieu des trous d'aiguille.

9632-410/515-212 ; 9632-410/516-212 ; 9632-411/515-232 ;


9632-411/516-232 ; 9632-420/515-213 ; 9632-420/516-213 ;
9632-430/515-233 ; 9632-430/516-233 ; 9632-440/515-255 ; 9,6 mm
9632-440/516-255 ; 9632-540/515-233 ; 9632-540/516-233 ;
9632-542/515-253 ; 9632-542/516-253.

9632-450/515-335 ; 9632-450/516-335 ; 9632-451/515-375 ;


9632-451/516-375 ; 9632-541/515-335 ; 9632-541/516-335 ; 10,9 mm
9632-543/515-355 ; 9632-543/516-355.

1.1 Par rotation du volant, placer la barre à aiguille au PMH.

1.2 Escamoter le pied presseur.

1.3 Mettre en place des aiguilles neuves.

1.4 Dévisser le couvercle supérieur du mécanisme de commande de l'aiguille.

1.5 Desserrer la vis dans la manivelle de commande de l'aiguille jusqu'à ce que le pince
aiguille commence à pouvoir être déplacé.

1.6 Déplacer le pince aiguille jusqu'à ce que la distance entre l'aiguille et la plaque à aiguille
soit 9,6 mm ou 10,9 mm (cotes "A" ou "B" du calibre).

1.7 Dans cette position, resserrer la vis

1.8 Desserrer les vis et tourner le pince aiguille de sorte que les aiguilles piquent au milieu des
trous d'aiguilles.

1.9 Dans cette position, re-bloquer les vis

1.10 Revisser le couvercle supérieur du mécanisme d'entraînement de l'aiguille.

Attention : ne pas desserrer les vis du mécanisme de commande de l'aiguille.

CREATECH 3 Septembre 08
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2 – BOUCLEUR GAUCHE

2.1 Transversalement par rapport à la couture


Règle : Le boucleur gauche au point mort gauche, sa pointe devra se trouver à 3,5 mm ou 3.1
mm de l'axe de l'aiguille droite. La distance est fonction de la version (cotes "C" ou "D" du
calibre).

9632-410/515-212 ; 9632-410/516-212 ; 9632-411/515-232 ;


9632-411/516-232 ; 9632-420/515-213 ; 9632-420/516-213 ;
9632-430/515-233 ; 9632-430/516-233 ; 9632-440/515-255 ; 3,5 mm
9632-440/516-255 ; 9632-540/515-233 ; 9632-540/516-233 ;
9632-542/515-253 ; 9632-542/516-253.
9632-450/515-335 ; 9632-450/516-335 ; 9632-451/515-375 ;
9632-451/516-375 ; 9632-541/515-335 ; 9632-541/516-335 ; 3,1 mm
9632-543/515-355 ; 9632-543/516-355.

2.1.1 Dévisser la plaque à aiguille, la griffe avant et le pare aiguille de l'aiguille droite.

2.1.2 Amener le boucleur en son point mort gauche.

2.1.3 Dévisser la vis et faire porter le boucleur en butée contre la butée.

2.1.4 Resserrer la vis.

2.1.5 Desserrer la vis jusqu'à ce que le support du boucleur commence à pouvoir être tourné.

2.1.6 Tourner le support du boucleur jusqu'à obtenir les distances de 3,5 mm ou 3,1 mm entre la
pointe du boucleur et l'axe de l'aiguille droite (cotes "C" ou "D" du calibre).

2.1.7 Ne pas encore resserrer la vis.

2.2 Dans le sens de la couture


Règle : La distance entre le boucleur et l'aiguille devra être de 0 à 0,1 mm.
2.2.1 Tourner le volant dans le sens de rotation normal jusqu'à ce que la pointe du boucleur se
trouve exactement sur l'axe de l'aiguille.

2.2.2 Déplacer le support de boucleur 4 jusqu'à obtenir un espacement de 0 à 0,1 mm entre la


pointe du boucleur et l'aiguille.

2.2.3 Dans cette position, rebloquer la vis

2.2.4 Effectuer un contrôle (voir réglages 2.1 et 2.2).

CREATECH 4 Septembre 08
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3 – BOUCLEUR DROIT

Règle : A boucleur droit au PMH, la distance entre le boucleur et l'axe de l'aiguille droite devra
être de 4,7 mm (cote "E" du calibre).

9632-410/515-212; 9632-410/516-212; 9632-411/515-232;


9632-411/516-232; 9632-420/515-213; 9632-420/516-213; Levée standard
9632-430/515-233; 9632-430/516-233; 9632-440/515-255;
9632-440/516-255; 9632-540/515-233; 9632-540/516-233;
9632-542/515-253; 9632-542/516-253.
9632-450/515-335; 9632-450/516-335; 9632-451/515-375;
9632-451/516-375; 9632-541/515-335; 9632-541/516-335; Levée élevée
9632-543/515-355; 9632-543/516-355.

3.1 Amener le boucleur en son PMH et desserrer la vis de sorte que le boucleur commence à
pouvoir être déplacé.

3.2 Sur une machine à course normale (voir tableau) déplacer le boucleur jusqu'à ce que la
tige du boucleur affleure le coté droit du support de boucleur.

3.3 Sur une machine à course élevée, pousser le boucleur à fond dans le support de boucleur.

3.4 Desserrer modérément la vis.

3.5 En veillant à ce que la barre ne possède pas de point dur dans son logement, tourner le
levier jusqu’à obtenir la distance pointe du boucleur/axe de l'aiguille de 4,7 mm (cote "E" du
calibre).

3.6 Dans cette position, resserrer la vis.

3.7 Ne pas encore resserrer la vis.

Nota :
Le boucleur droit étant fonction de la grosseur de l'aiguille, il est muni d'un chiffre indice. Quand la
grosseur de l'aiguille varie trop fortement, changer aussi de boucleur (voir tableau).

Type Grosseur Indice boucleur Indice boucleur


de point d'aiguille à course standard à course élevée
60 - 80 21 27
515 80 -100 23 25
100 - 130 - 21
60 - 80 22 26
516 80 - 100 24 28
100 - 130 - 24

CREATECH 5 Septembre 08
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4 – DISTANCES ENTRE
LES DEUX BOUCLEURS

Règle : Quand le boucleur droit croise le boucleur gauche, la distance A devra être de 0,5 mm et
la distance "B" de 0,2 mm.

4.1 Tourner le volant dans le sens de rotation normal jusqu’à ce que le boucleur droit croise le
boucleur gauche.

4.2 Tourner et glisser le boucleur droit jusqu’à ce qu’on obtienne les distances "A" = 0,5 mm et
"B" = 0,2 mm.

4.3 Dans cette position, resserrer la vis.

4.4 Contrôler une nouvelle fois le réglage selon le chapitre 3. Rajuster éventuellement.

4.5 Effectuer un contrôle selon la règle.

CREATECH 6 Septembre 08
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5 – BOUCLEUR

5.1 Transversalement au sens de la couture


Règle : Au point mort gauche du boucleur, la distance entre l'axe de l'aiguille gauche et la pointe
du boucleur devra être de 2,1 mm (cote "G" du calibre).
La distance "A" devra être de 59,5 mm.

5.1.1 Amener le boucleur en son point mort gauche.

5.1.2 Desserrer les vis.

5.1.3 Abaisser la butée.

5.1.4 Glisser le boucleur jusqu’à ce qu'on obtienne une distance de 59,5 mm.

5.1.5 Dans cette position, resserrer la vis.

5.1.6 Faire porter le boucleur contre la butée et resserrer la vis.

5.1.7 Desserrer la vis quelque peu.

5.1.8 Tourner le support du boucleur jusqu’à obtenir la distance de 2.1 mm entre l'axe de
l'aiguille gauche et la pointe du boucleur (cote "G" du calibre).

5.2 Dans le sens de la couture.

Règle : La distance entre la pointe du boucleur et le milieu de l'encoche de l'aiguille gauche devra
être de 0 à 0.1.

5.2.1 Tourner le volant dans le sens de rotation normal jusqu’à ce que la pointe du boucleur se
trouve sur l'axe de l'encoche de l'aiguille gauche.

5.2.2 Glisser le support du boucleur de manière à obtenir une distance de 0 à 0.1 mm entre la
pointe du boucleur et l'encoche de l'aiguille.

5.2.3 Dans cette position, resserrer la vis.

5.2.4 Effectuer un contrôle selon les règles.

CREATECH 7 Septembre 08
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6 – PARE-AIGUILLE POUR
L'AIGUILLE DROITE

Règle : A barre à aiguille au Point Mort Bas, le bord supérieur du chas de l'aiguille devra se
trouver de 0 à 0.5 mm sous la ligne "A". Quand la pointe du boucleur gauche se trouve
exactement en face de l'axe de l'aiguille droite, le pare aiguille arrière devra tout juste
toucher l'aiguille, sans la dévier cependant. Entre l'aiguille et le pare- aiguille avant on
devra avoir une distance de 0.1 à 0.2 mm (voir fig. 6.0.3).

6.1 Amener la barre à aiguille en son PMB et desserrer les vis de manière que le pare aiguille
commence à pouvoir être déplacé.

6.2 Glisser le pare aiguille jusqu’à ce que le bord supérieur du chas de l'aiguille se trouve à 0.5
mm sous la ligne "A". De plus. quand la pointe du boucleur gauche se trouve en face de
l'axe de l'aiguille droite, le pare aiguille devra tout juste toucher l'aiguille, sans la dévier
cependant.

6.3 Dans cette position, resserrer les vis.

6.4 Mettre en place le pare aiguille et visser modérément les vis.

6.5 Contrôler si la barre à aiguille se trouve en son PMB.

6.6 Glisser le pare aiguille de manière à obtenir une distance de 0,1 à 0.2 entre l'aiguille et le
pare aiguille.

6.7 Dans cette position, resserrer les vis.

6.8 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus

CREATECH 8 Septembre 08
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7 – PARE-AIGUILLE POUR
L'AIGUILLE GAUCHE

Règle : Au PMB de la barre à aiguille, le pare aiguille doit effleurer l'aiguille.


Entre l'aiguille et le pare aiguille avant devra être une distance de 0.05 à 0.1 mm.

7.1 Amener la barre à aiguille en son PMB.

7.2 Desserrer les vis .

7.3 Glisser le pare aiguille jusqu’à ce qu'il affleure l'aiguille.

7.4 Dans cette position, resserrer les vis.

7.5 Desserrer la vis.

7.6 Glisser le pare aiguille de manière à obtenir une distance de 0,05 à 0,1 mm entre l'aiguille
et le pare aiguille.

7.7 Dans cette position, resserrer la vis.

7.8 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

CREATECH 9 Septembre 08
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8 – POSITION DES GRIFFES

Règle : En position supérieure, les griffes devront se trouver à l'horizontale

8.1 Dévisser la plaque d'appui du tissu.

8.2 Enlever les 8 vis du couvercle sur le boîtier et déposer le couvercle.

8.3 Dévisser les vis et enlever le cache.

8.4 Mettre en place la griffe avant de manière qu'elle se trouve de niveau avec la griffe arrière
et serrer légèrement sa vis de fixation.

8.5 Au moyen du volant, amener les deux griffes au point culminant.

8.6 Desserrer la vis.

8.7 Mettre en place la plaque à aiguille.

8.8 Tourner la vis jusqu'à ce que les griffes se trouvent à l'horizontale.

8.9 Retenir la vis et rebloquer la vis.

8.10 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

CREATECH 10 Septembre 08
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9 – HAUTEUR DES GRIFFES

Règle : Au PMH, les dents de la griffe avant et de la griffe arrière devront dépasser de 0.9 mm la
plaque à aiguille (cote "H" du calibre).
Quand la machine possède une griffe d'appoint à double rangée de dents, celle-ci
devra être de niveau avec la griffe arrière.
Dans le cas d'une machine à griffe d'appoint sous forme de bloc, ses dents devront
se trouver entre 0,5 et 0,8 mm en dessous de celles de la griffe arrière.

9.1 Déposer la plaque à aiguille.

9.2 Desserrer quelque peu les 3 vis.

9.3 Tourner le volant jusqu’à ce que les griffes se trouvent en position haute.

9.4 Mettre en place la plaque à aiguille.

9.5 Déplacer les griffes de manière qu'en position culminante, leurs dents dépassent de 0,9
mm la plaque à aiguille.

9.6 Quand la machine possède une griffe d'appoint à double rangée de dents. Placer celle-ci
de niveau avec la griffe arrière.

9.7 Dans le cas d'une machine à griffe d'appoint sous forme de bloc, les dents de celle-ci
devront se trouver entre 0,5 et 0,8 mm en dessous de celles de la griffe arrière.

9.8 Dans cette position, resserrer les 3 vis.

9.9 Fixer la plaque à aiguille.

9.10 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

CREATECH 11 Septembre 08
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10 – RAPPORT DE
L'ENTRAINEMENT DIFFERENTIEL

Nota :

Le rapport de l'entraînement différentiel est fonction de la sous-classe utilisée et est réglé par
rotation de la manivelle et de la bague d'écartement.

9632-410/515-212; 9632-410/516-212; 9632-411/515-232;


9632-411/516-232; 9632-420/515-213; 9632-420/516-213; 1:2
9632-430/515-233; 9632-430/516-233; 9632-440/515-255;
9632-440/516-255; 9632-450/515-335; 9632-450/516-335;

9632-540/515-233; 9632-541/515-335; 9632-542/515-253; 1:3


9632-543/515-355;

9632-540/516-233; 9632-541/516-335; 9632-542/516-253; 1:4


9632-543/516-355;

10.1 Dévisser d'environ 6 mm, depuis son état serré, l'écrou de la manivelle.

10.2 Desserrer la vis du levier.

10.3 Pousser le levier vers la gauche.

10.4 Tourner la manivelle de manière à faire correspondre la position de la manivelle au rapport


souhaité de l'entraînement différentiel.

10.5 Dans cette position, pousser le levier vers la droite jusqu’à ce que le guidage de la
manivelle se trouve dans le trou oblong du levier.

10.6 Tourner la bague d’écartement en fonction du rapport de l'entraînement différentiel et la


régler en hauteur.

10.7 Dans cette position, resserrer l'écrou.

10.8 Ne pas encore rebloquer la vis.

Nota :

Si l'on désire modifier ultérieurement le rapport de l'entraînement différentiel en 1:4, il faut dévisser
aussi la vis accessible après dépose du couvercle du boîtier d'engrenage, et la visser dans le trou
au-dessus.

CREATECH 12 Septembre 08
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11 – GRIFFE ARRIERE DANS LES


DECOUPURES DE LA PLAQUE À
AIGUILLE

Règle : Au point mort arrière, la griffe arrière ne devra ni heurter le bord arrière des découpures
correspondantes dans la plaque à aiguille ni être trop distante de ce bord.

11.1 Régler la machine sur le point maximal.

11.2 Serrer la vis jusqu’à ce que le support de griffe puisse tout juste encore être déplacé.

11.3 Déplacer le support de griffe de sorte que celle-ci, au point mort arrière, ne heurte ni ne soit
pas trop distant du bord arrière découpures correspondantes dans la plaque a aiguille.

11.4 Dans cette position, resserrer la vis.

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12 – LIMITATION DE
L'ENTRAINEMENT DIFFERENTIEL

Condition: Ecrou moleté desserré.

Règle : La butée devra être réglée de manière que le bord supérieur du levier corresponde au
repère du chiffre "1".
La butée devra être réglée de manière qu'à levier abaissé, le bord supérieur de celui-ci
coïncide avec le trait de repère du chiffre "5" ou, avec un rapport du différentiel de 1:4,
avec le trait de repère du chiffre "6".

9632-410/515-212; 9632-410/516-212; 9632-411/515-232;


9632-411/516-232; 9632-420/515-213; 9632-420/516-213; 1:2
9632-430/515-233; 9632-430/516-233; 9632-440/515-255;
9632-440/516-255; 9632-450/515-335; 9632-450/516-335;

9632-540/515-233; 9632-541/515-335; 9632-542/515-253; 1:3


9632-543/515-355;

9632-540/516-233; 9632-541/516-335; 9632-542/516-253; 1:4


9632-543/516-355;

12.1 Desserrer l'écrou moleté .

12.2 Tourner la vis moletée complètement vers la droite, jusqu'à butée.

12.3 Desserrer les vis.

12.4 Régler la butée de façon que le bord supérieur du levier coïncide avec le repère
correspondant au chiffre "1".

12.5 Dans cette position, rebloquer la vis.

12.6 Régler la butée de manière qu’à levier abaissé, le bord supérieur de celui-ci coïncide avec
le trait de repère correspondant au chiffre "5" ou. quand le rapport du différentiel est de 1:4,
avec celui du chiffre "6".

12.7 Dans cette position, resserrer la vis.

12.8 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

CREATECH 14 Septembre 08
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13 – GRIFFE AVANT DANS


LES DECOUPURES DE
LA PLAQUE À AIGUILLE

Règle : Au point mort arrière et en manœuvrant le levier, la griffe avant devra rester absolument
immobile.

13.1 Régler la machine sur point maximal.

13.2 Dévisser les quatre vis de fixation du carter à huile et sortir la machine de celui-ci.

13.3 Tourner le volant dans le sens de rotation normal jusqu’à ce que la griffe avant se trouve au
point mort arrière.

13.4 Desserrer la vis.

13.5 Modifier l'inclinaison du segment jusqu'à ce qu'en manœuvrant le levier 3, la griffe


n'effectue plus le moindre mouvement.

13.6 Dans cette position, resserrer la vis.

13.7 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

13.8 Remettre en place la machine dans le carter à huile et fixer ce dernier par ses quatre vis.

13.9 Pour terminer, visser de nouveau le couvercle sur le boîtier d'engrenage, la plaque de
fermeture latérale et la plaque d'appui du tissu.

Nota :

Si l'on transforme ultérieurement le rapport du différentiel en 1:4, il faut dévisser la vis. De plus, il
faut veiller à ce que le bord inférieur du cache et le bord du segment soient distants l'un de l'autre
d'environ 0.5 mm quand le levier se trouve en butée supérieure.

CREATECH 15 Septembre 08
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14 – LEVEE DU PIED PRESSEUR

Règle : Quand le levier porte contre la vis, l'espace entre le pied presseur et la plaque à aiguille
devra s'élever à 5,0 ou 6,0 mm (voir tableau ci-après). Quand le pied presseur repose sur
la plaque à aiguille, on devra avoir un espacement de 0.5 à 1.0 mm entre le levier et la
butée.

9632-410/515-212; 9632-410/516-212; 9632-411/515-232;


9632-411/516-232; 9632-420/515-213; 9632-420/516-213;
9632-430/515-233; 9632-430/516-233; 9632-440/515-255; Standardhub
9632-440/516-255; 9632-540/515-233; 9632-540/516-233; 5,0 mm
9632-542/515-253; 9632-542/516-253.

9632-450/515-335; 9632-450/516-335; 9632-451/515-375;


9632-451/516-375; 9632-541/515-335; 9632-541/516-335; Hoher Hub
9632-543/515-355; 9632-543/516-355. 6,0 mm

14.1 Engager le pied presseur et, par rotation du volant, faire descendre les griffes en dessous
de la plaque à aiguille.

14.2 Desserrer la vis au dos de la machine.

14.3 Tourner le levier jusqu’à obtenir un espacement de 0.5 à 1.0 mm entre la butée du bras du
pied presseur et le levier.

14.4 Dans cette position, resserrer la vis.

14.5 Desserrer l'écrou.

14.6 Amener le levier en butée contre la vis et l'y maintenir.

14.7 Tourner la vis jusqu’à ce qu'on obtienne un espacement de 5.0 ou de 6,0 mm entre le pied
presseur et la Plaque à aiguille.

14.8 Dans cette position, contrer la vis avec l'écrou.

14.9 En veillant à ce que le levier porte encore contre la vis, desserrer les vis et faire porter la
butée contre le bras du pied presseur.

14.10 Dans cette position, resserrer les vis.

14.11 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

CREATECH 16 Septembre 08
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15 – BRAS SUPPORT
DU PIED PRESSEUR

Règle : Le bras support du pied presseur devra être réglé de manière qu'en man œuvrant le
levier releveur du pied, le guide-bras passe facilement sur le bras lui-même.

15.1 Au moyen de la vis de réglage correspondante, supprimer la pression exercée par le pied
presseur.

15.2 Desserrer la vis.

15.3 Glisser le bras support latéralement jusqu'à ce qu'en manœuvrant le levier releveur du
pied, le guide-bras passe facilement sur le bras lui-même.

15.4 Dans cette position, resserrer la vis.

15.5 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

CREATECH 17 Septembre 08
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16 – PIED PRESSEUR

Règle : La semelle du pied presseur devra reposer avec toute sa surface sur la plaque à aiguille.
De plus, le trou d'aiguille dans le pied devra correspondre à celui dans la plaque à
aiguille.

16.1 Desserrer la vis.

16.2 Déplacer le pied presseur de manière à faire correspondre le trou d'aiguille dans le pied à
celui dans la plaque à aiguille.

16.3 Dans cette position et en veillant à ce que le pied presseur repose avec toute la surface de
sa semelle sur la plaque à aiguille, resserrer la vis.

16.4 Reconstituer la pression exercée sur le pied presseur.

16.5 Effectuer un contrôle selon la règle ci-dessus.

CREATECH 18 Septembre 08
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17 – TIRE-FIL DE BOUCLEUR

Nota :

La position des différents guide-fil est fonction des matériaux, fils et types de points utilisés. Pour
cette raison, les données de réglage ci-après ne sont à considérer que comme des valeurs de
base.

Placer le boucleur droit au Point Mort Bas.

17.1 Desserrer les vis.

17.2 Amener les tires-fils dans la position indiquée.

17.3 Dans cette position, resserrer les vis.

17.5 Desserrer les vis et placer le guide-fil en position "A" à la mise en œuvre de fils élastiques
ou de laine ou, avec tous les autres types de fils, en position "B".

17.6 Dans cette position, resserrer la vis.

17.7 Desserrer la vis et placer le guide-fil en position supérieure du repère à la mise en œuvre
de fils élastiques ou de laine ou, avec tous les autres types de fils, en position médiane du
repère.

17.8 Resserrer la vis.

17.9 Desserrer la vis et placer le guide-fil dans la position montrée sur la figure.

17.10 Rebloquer la vis.

17.11 Enfiler aiguille et boucleurs et faire une couture d'essai.

17.12 Si l'on a besoin de plus ou de moins de fil, déplacer les guide-fil vers "+" ou vers "-".

CREATECH 19 Septembre 08
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18 – COUTEAU SUPERIEUR

Règle : Au PMB, le bord avant du tranchant du couteau supérieur devra se trouver entre 0,5 et
1,0 mm en dessous du bord supérieur de la plaque à aiguille.

18.1 Desserrer la vis.

18.2 Glisser le support du couteau inférieur complètement à gauche, jusqu'à la butée, et


resserrer modérément la vis.

18.3 Placer le couteau supérieur au PMB.

18.4 Dévisser la vis et déposer le vieux couteau.

18.5 Mettre en place un couteau bien affûté de manière que le bord avant de son tranchant se
trouve entre 0.5 et 1.0 mm sous le bord supérieur de la plaque à aiguille.

18.6 Dans cette position, rebloquer la vis.

18.7 Amener le couteau supérieur au Point Mort Haut.

18.8 Desserrer la vis (le couteau inférieur retourne en position initiale, sous l'effet de son
ressort).

18.9 Rebloquer la vis.

18.10 Remettre en place le pied presseur et la plaque d'appui du tissu.

CREATECH 20 Septembre 08
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19 – ECHANGE DU FILTRE A HUILE

19.1 Dévisser les vis et enlever le couvercle.

19.2 Sortir le filtre, le nettoyer ou le remplacer.

19.3 En s'assurant de la présence du joint dans le couvercle, revisser le couvercle par ses trois
vis.

CREATECH 21 Septembre 08
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20 – TIRE-FIL DE BOUCLEUR

Règle : Le bord supérieur du guide devra se trouver entre 6 et 6,5 mm au-dessus du support. Au
PMH de la barre à aiguille le point "B" du tire fil devra se trouver à 6,5 mm au-dessus du
support. De plus, les œillets des guide-fils devront être de niveau.

20.1 Desserrer la vis et déplacer le guide-fil jusqu’à ce que son bord supérieur "A' se trouve
entre 6 et 6.5 mm au-dessus du support.

20.2 Dans cette position, bloquer la vis.

20.3 Amener la barre à aiguille au PMH.

20.4 Desserrer les vis et tourner le tire-fil jusqu’à ce que le point "B" se trouve à 6.5 mm au-
dessus du support.

20.5 Dans cette position, rebloquer les vis.

20.6 Desserrer les vis et glisser les guide-fils jusqu’à ce que leurs œillets soient de niveau avec
la ligne "C".

20.7 Si l'on a besoin de plus ou moins de fil, déplacer les guide-fils vers "+" ou vers "-".

CREATECH 22 Septembre 08
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21 – VIDANGE D'HUILE

21.1 Sortir la machine de son bâti.

21.2 Dévisser la vis et vidanger l'huile.

21.3 Remettre en place la vis avec son joint.

21.4 Dévisser la vis.

21.5 Remplir d'huile d'une viscosité de 16.0 mm2/s à 50°C et d'une densité de 0,87 kq/dm3 (n°
de cde. 280-1-120 144), jusqu’à ce que la pointe de l'indicateur de niveau d'huile ait atteint
le repère supérieur dans le verre regard.

21.6 Revisser la vis.

21.7 Remettre la machine en place dans son bâti.

CREATECH 23 Septembre 08
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22 – CHANGEMENT DES COUTEAUX


D’UNE SURJETEUSE

Le changement des couteaux s'effectue en 8 étapes :

Arrêter le moteur

Déplacer le bloc inférieur vers la gauche, après avoir débloqué la vis située à l'avant de la
machine.

Enlever le couteau supérieur

Enlever le couteau inférieur

Remettre le couteau inférieur (tangent avec la plaque à aiguille). Bloquer.

Remettre le couteau supérieur de manière qu'au point mort bas il croise le couteau inférieur de =1
mm. Bloquer.

Mettre le couteau supérieur point mort haut, libérer le bloc couteau inférieur de manière à ce que
les couteaux rentrent en contact. Rebloquer la vis située à l'avant de la machine.

Vérifier la coupe (mettre un morceau de chaînette entre les couteaux), tourner le volant de la
machine"dans le sens de la marche à la main, la chaînette doit être couper nette).

CREATECH 24 Septembre 08
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23 – DEPANNAGE D’UNE
SURJETEUSE

9 Vérifier l'enfilage.

9 Vérifier l'efficacité de la coupe.

9 Vérifier le bon état et on positionnement des aiguilles.

9 Vérifier le pied de biche (Pression — Positionnement).

9 Essayer la machine — Si les problèmes ne sont pas résolus, je passe aux vérifications
mécaniques.

9 Vérifier l'état et les réglages des boucleurs.

9 Vérifier le réglage du garde aiguilles et de l'ouvre boucle.

9 Vérifier la hauteur de l'aiguille.

9 Vérifier les réglages des leviers tire fils.

9 Vérifier l'état de la plaque à aiguilles.

9 Vérifier l'entraînement.

CREATECH 25 Septembre 08
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Résumé des cours


BASES DE MODELISME ET
PATRONNAGE

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SOMMAIRE

BAREME DE MESURES DE BASE FEMME ........................................................................... - 1 -

LES ELEMENTS DE PRODUITS ............................................................................................... - 4 -

LE PATRONNAGE ............................................................................................................................9

CROISURE / PAREMENTURE / BOUTONNIERE......................................................................15

NOMENCLATURE ..........................................................................................................................18

CONSTRUCTION DES DIFFERENTES BASES .........................................................................19

CONSTRUCTION DE LA BASE BUSTE FEMME.......................................................................21

METHODE DE DEPLACEMENT DE LA PINCE DE POITRINE .............................................27

CONSTRUCTION DE LA MANCHE A CORDES.........................................................................32

TRANSFORMATIONS DES DIFFERENTES FORMES DE MANCHES MONTEES .............37

CONSTRUCTION DE LA MANCHE TAILLEUR ........................................................................41

CONSTRUCTION DE LA MANCHE TAILLEUR MODERNE ...................................................43

DEFINITION DES DIFFERENTS COLS .....................................................................................45

CONSTRUCTION DU COL CLASSIQUE-CHEMISIER .............................................................46

CONSTRUCTION DU COL TAILLEUR ........................................................................................49

CONSTRUCTION DE LA JUPE DE BASE ...................................................................................51

TRANSFORMATION DE JUPE AVEC GODETS .................................................................. - 56 -

CONSTRUCTION DU PANTALON .......................................................................................... - 57 -

EXERCICES REALISES DURANT LES SESSIONS 1, 2 et 3 DE FORMATION AU CLUSTER


TEXT'ILE MADA........................................................................................................................ - 62 -

EXERCICES REALISES PAR LES STAGIAIRES .................................................................. - 71 -

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BAREME DE MESURES DE BASE


FEMME
Appellation des
tailles 34 36 38 40 42 44 48 48 50 52
Ht taille dos 39,25 39,5 39,75 40 40,25 40,5 40,75 41 41,5 42
Tour de poitrine 80 84 88 92 96 100 104 108 114 120
Tr taille ceinture 58 62 66 70 74 78 82 86 92 98
Tr des banches 77 81 85 89 93 97 101 105 111 117

Tr du bassin 85 89 93 97 101 105 109 113 119 125


Carrure dos 34,6 35,3 36 36,7 37,4 38,1 38,8 39,5 41 42,5
Carrure devant 31 31,6 32,2 32,8 33,4 34 34,6 35,2 36,4 37,6
Tr du cou 32 33 34 35 35,5 35,5 36 37 39 41
Tr base encolure 36,1 36,8 37,5 38,2 38,9 39,6 40,3 41 42 43
Pente épaule en degré 22' 22' 22' 22’
°
Lg épaule 12,5 12,7 12,8 13 13,1 13,3 13,4 13,6 13,9 14,2
Lg 7è Cerv milieu dvt
Ht pointe de sein à la
taille 17,5 17,5 17,5 17,5
Lg taille devant à partir
du point encolure
épaule 42,5 43 43,5 44 44,5 45 45,5 46 47 48
Ecartement pointe de
sein 18,1 18,8 19,5 20,2 20,9 21,6 22,3 23 23,5 24
Profondeur pince de
poitrine 17,5' 18’ 18,5' 19' 19,5' 20’ 20,5' 21' 22’ 23’
Longueur dessus bras
Tr dessus de bras 58 58 58 58
Tr du bras (biceps) 26 27 28 29 30 31 32 33 34,5 36
Tr avant bras
Tr du poignet 15,3 15,5 15,8 16 16,3 16,5 16,8 17 17,5 18
Ht dessous bras
Ht latérale à terre 98,2 98,7 99,2 99,7 100,3 100,7 101,2 101,7 102,7 103,7
Ht E.jambe à terre 73 73 73 73
Ht montant 25,2 25,7 26,2 26,7 27,2 27,7 28,2 28,7 29,7 30,7
Ht de cuisse
Ht de genou à terre 42,5 42,5 42,5 42,5
Lg enfourchure
Tr de cuisse
Tr de jarret
Tr du mollet
Tr mini jambe
Ht de tête à partir de la
7ème cervicale
Tr de tête

CREATECH -1- Septembre 08


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1) Mensurations du corps

CREATECH -2- Septembre 08


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2) Définition des mesures du corps

0 STATURE

1 TOUR DE POITRINE

2 TOUR DE TAILLE (féminine) TOUR DE CEINTURE (masculine)

3 TOUR DE HANCHE (féminine)

4 TOUR DE BASSIN

5 TOUR DU COU

6 TOUR DE BASE ENCOLURE

7 LONGUEUR TAILLE DOS (depuis 7ème cervicale)

8 LONGUEUR 7ème CERVICALE POINTE DE SEINS

9 LONGUEUR 7ème CERVICALE TAILLE DEVANT

10 ECART POINTE DES SEINS

11 CARRURE DEVANT

12 CARRURE DOS

13 HAUTEUR SOUS BRAS (masculine)

14 PENTE D'EPAULE (valeur en degrés)

15 LONGUEUR D’EPAULE

16 LONGUEUR DU DESSUS DE BRAS

17 LONGUEUR DU BRAS PLIE

18 TOUR DE BRAS

19 TOUR AVANT-BRAS (féminine)

20 TOUR DU POIGNET

21 HAUTEUR LATERALE DU TOUR DE TAILLE

22 HAUTEUR D'ENTRE-JAMBE A TERRE

23 HAUTEUR DU MONTANT

24 HAUTEUR DU GENOU

25 TOUR DE CUISSE

CREATECH -3- Septembre 08


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LES ELEMENTS DE PRODUITS

1) Généralités

A certaines époques, il aurait été impossible de dresser la liste de tous les modèles de vêtements
existants (par exemple : le costume mao sous la dictature de Mao Zedong en Chine).

Aujourd'hui la mode est présente partout, les genres et les formes de vêtement se multiplient
quasiment à l'infini et se renouvelle sans cesse, il est donc impossible d'en faire un inventaire.

C'est pourquoi, dans la profession, nous sommes arrivés à la conclusion qu'il serait plus judicieux
de présenter non pas la liste des différents modèles mais les éléments dont ils sont composés. En
effet, d'une saison à l'autre les couleurs varient, les formes évoluent, seul les éléments de produits
subsistent mais se combinent différemment.

Exemple : au lieu de parler d'une veste tailleur, on parle d’une veste avec col et manches tailleur.
Il existe 22 familles de produits répertoriées par IFTH (institut français du textile habillement) :
- anorak
- blouson - lingerie
- veste - manteau
- chemise - pantalon
- chemisier - pull
- combinaison - pyjama
- débardeur - robe
- ensemble - salopette
- gilet - cardigan - short
- imperméable - slip - maillot de bain
- jupe - jupe culotte - sweat
- tee-shirt

Ces familles de produits se décomposent en 40 éléments de produits :


- Bas d'article - Croisure - Parmenture
- Bas de manches - Découpe - Passant
- Bas jambes - Devant - Passepoil
- Basque - Dos - Patte
- Bavette - Doublure - Pied de col
- Braguette - Encolure - Pince
- Bretelles - Enforme - Plis
- Bord côte - Epaules - Poches
- Boutonnière - Fente - Poignet
- Capuche - Fond de poche - Rabat
- Ceinture - Fourche - Revers
- Col - Manche - Volant
- Corps - Noeud
- Cotés - Panneau

CREATECH -4- Septembre 08


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CORPS MANNEQUIN
2) Exemples d'éléments de
produits :

PULL JUPE

VESTE - GILET JUPE PLISSEE

CHEMISIER SALOPETTE

CREATECH -5- Septembre 08


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3) Exemples d'emmanchures

Droite Raglan Demi diminuée Chauve-souris

Marteau Kimono Arrondie classique

4) Exemples de poignets

Poignet ourlé Patte capucine Bord côte Bord cote Poignet ourlé
moulant tenant rapporté tailleur

Poignet revers Poignet élastique Poignet ourlé Poignet avec Poignet ourlé avec
zippé élastique sous patte de serre
ourlet

CREATECH -6- Septembre 08


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5) Exemples de manches

Sans manche Manche froncée Manche ballon Manche droite froncée


Bord côte rapporté

Manche gigot Manche droite

6) Exemples de poches

A deux passepoils A rabat Plaquée Fendues à passepoil

Ticket sans ceinture Zippée Kangourou Repose mains Cavalière

CREATECH -7- Septembre 08


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7) Exemples d'encolures et cols

Ras de cou Col rond Col V pointe piquée Col cheminée

Col roulé Col V pointe croisé Col bateau Col montant

Col polo Col montant croisé Col boule Col camionneur

Colo chemisier Col ¼ Claudine Col Claudine Col officier

Col châle Col tailleur Col marin Pointe boutonnée

Col Mao Capuche Col cassé Col à patte anglaise

CREATECH -8- Septembre 08


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LE PATRONNAGE

1) Définition du patronnage :
(Différent du patronnage industriel (DVT Droit, DVT Gauche) => pour recherche de métrage.)

Le patronnage est une représentation à plat de tous les éléments constitutifs d’un produit et à
laquelle on a ajouté :
- les valeurs de coutures
- les crans
- les pointages
- les parementures
- les enformes
- les sacs de poches
- les thermocollants
- les doublures
- les indications utiles à la fabrication du produit :
o le nom du modèle et/ou sa référence
o le nom de l’élément et sa fraction de nomenclature (voir Annexe 1)
o la taille
o le Nombre de X à couper
o la matière (et sa référence)
o le sens DL

2) Les valeurs de coutures :

Les valeurs de coutures se tracent à la perpendiculaire de la ligne de fini.


Elles dépendent de : - l’emplacement (couture côté ourlet…),
- de la matière,
- du matériel
- et du grade de qualité (ST)

Ex : hauteur de poche
2cm
Valeur au coupé
Au fini : 10 cm
Valeur au fini
Au coupé : 2
+ 2 10 cm
+ 10
+ 1
= 15 cm

1cm

CREATECH -9- Septembre 08


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A) Retour de couture sur ligne droite :


Exemple : bas de manche, ourlet, parementure...

Il existe 2 techniques

- construction à plat :

5
3

2
Base
1

- par pliage / découpage :


pliure

Pièce dépliée

CREATECH - 10 - Septembre 08
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B) Retour de couture sur un contour quelconque

2 Méthodes

- 1ère méthode : avec retour d’angle - 2nde méthode : prolongement des lignes

Les bords forment un angle aigu, l’on replie la Les lignes se prolongent jusqu’à ce qu’elles
valeur de couture avant de patronner l’angle. se rencontrent.
Au dépliage, on a un retour de couture

C) les valeurs de coutures d’assemblage :

- Elles sont comprise entre : 0.7 et 1 cm (pour un surjet)


1 cm et 2.5 cm (pour un piquage)

- Les valeurs de coutures devant être surpiquées seront supérieur d’environ 0.5 cm de la valeur
de la surpiqûre prévue, sinon celle-ci sera dans « le vide ».

CREATECH - 11 - Septembre 08
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- Les valeurs pour le coulissage sont comprises entre 1 et 0.5 cm selon la matière et le ligne de
coulissage (droite ou courbe)

Coulissage avec bord en ligne droite

Coulissage avec bord en courbe

- Les valeurs de coutures pour les remplis et les ourlets :


Variable selon leur emplacement et leur forme.
Ex : haut de poche : 3 à 5 cm
Bas de vêtement : 1 à 5 cm

Attention sur courbe, faire la plus petite valeur possible.

3) Vérification des lignes continues :

Comment retrouver en final une ligne continue à partir de différents éléments ?

A) Exemple : la ligne de taille

Superposer les lignes au fini afin de


Retrouver une ligne continue courbe

CREATECH - 12 - Septembre 08
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B) Exemple : la pince

Donner un sens de pliage


Plier suivant les lignes
Découper sur la ligne courbe ou droite pince fermée
Déplier et observer la ligne du fond de pince

C) Exemple : l’encolure avec la couture d’épaule

4) Le cran

Entaille faite en bordure des éléments d’un vêtement et qui sert de point de repère.
Le cran peut donner différentes indications :

- la valeur de couture.
Le cran ne sera effectué que pour une valeur de couture égale ou supérieur à 1,5 cm

- le milieu du vêtement ou la ligne de pliure parementure

- l’emplacement de la pince

CREATECH - 13 - Septembre 08
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- servir de repère afin de faciliter l’assemblage lors des ajustements intermédiaires sur une
grande longueur

- dans une partie courbe, des crans seront nécessaires pour obtenir un assemblage sans
décalage des pièces (cran perpendiculaire à la couture)

5) Le pointage

Petite perforation à l’intérieur d’un élément pour servir de repère.


Exemples :
- déterminer la longueur d’une pince
L’extrémité de la pince sera indiquée par un pointage 1 cm à 1.5 cm avant l’extrémité
réelle. Non visible sur l’endroit, pince piquée.

- indiquer l’emplacement d’une poche


Poche appliquée : le pointage sera réalisé 0.5cm ou 0.7 cm à l’intérieur.

CREATECH - 14 - Septembre 08
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CROISURE / PAREMENTURE /
BOUTONNIERE

1) Croisure
Pour réaliser un boutonnage, il faut :

A) Un croisement appelé croisure : X valeur variable


La valeur de croisure est égale au diamètre du bouton arrondi à la valeur supérieure.
Exemple : bouton de Ø 1,8cm = croisure de 2 cm

Le croisement se fait de droite à gauche chez la femme, de gauche à droite chez l'homme.

B) Remarques :

- Dans certain cas, la croisure n'est pas que d'un coté. Ex : ceinture de jupe ou pantalon.
- Il existe un simple boutonnage et un double boutonnage (croisement plus grand)

2) Parementure
Une finition de bord, un doublage (pour la solidité) appelé parementure : X valeur variable, à même
le vêtement ou rapportée.

A) Valeur de parementure pour boutonnière verticale


= 2 x la valeur de croisure

CREATECH - 15 - Septembre 08
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B) Valeur de parementure pour boutonnière horizontale


= 2 x la valeur de la croisure + 1 cm (sécurité en cas de boutonnière plus longue à cause de
l'épaisseur du bouton)

C) Forme de parementure pour col ouvert


Nécessite une valeur plus importante en haut du vêtement. Cette parementure peut être à même
ou rapportée.

Nota : ne pas oublier les crans nécessaires au


montage du col

D) Remarque :
Dans certain cas, la parementure est rapportée (dessus en biais, manque de tissu, effet de
couleur, etc. ....)

3) Bouton / Boutonnière
Il faut connaître :
- le diamètre du bouton
- l'emplacement de la boutonnière et du bouton (en fonction de la figurine)

A) Sens des boutonnières


- sur vêtements ajustés ou avec une certaine tension : dos, ceinture, poignet, col
= BOUTONNIERE HORIZONTALE
- sur vêtements amples sur patte de boutonnage
= BOUTONNIERE VERTICALE
- boutonnage fantaisie : épaule, pointe de col
= BOUTONNIERE OBLIQUE

CREATECH - 16 - Septembre 08
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B) Emplacement

Boutonnière verticale

Boutonnière horizontale

Constat : quand le vêtement est boutonné, le bouton est toujours à l'extrémité de la boutonnière,
coté croisure (à cause de la tension).

Profil

X =1/2 intervalle entre les 2 ou 4 trous.

C) Valeur de la boutonnière
La dimension est égale au diamètre du bouton + l'épaisseur du bouton.

CREATECH - 17 - Septembre 08
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NOMENCLATURE

C'est une liste des éléments qui composent le modèle, elle se présente sous forme de tableau :
- soit sur la plus grande pièce du patronnage,
- soit dans le dossier technique (à la suite du dessin technique).

Exemple :

Sens de lecture

4 … …….
3 2 manche ……
2 2 devant ……
1 1 dos tissu
Repère_ Nombre Désignation Matière Renseignement

Sur les pièces de patronnage, noter le numéro de repère / la totalité du nombre d'élément

Exemple : sur la pièce du devant 2/3

CREATECH - 18 - Septembre 08
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CONSTRUCTION DES
DIFFERENTES BASES

Pour construire un patron de base propre à un type de vêtement, il est nécessaire de donner lors
de la construction : des aisances aux mesures du corps correspondants au vêtement à réaliser.

Dans la construction de base une aisance de 5% (en adulte), de 10% (en enfant jusqu'à 6-8 ans),
de 7% (à 12 ans), est donnée au tour de poitrine. Ces pourcentages correspondent à la valeur
d’aisance pour la respiration.

Cette valeur correspond uniquement à la construction de base par rapport au corps et n'est pas
suffisante pour réaliser un vêtement.

1) Pour établir une base de chemisier ou de robe :

Il est bon de donner 5 à 8% en plus, ce qui veut dire que l'on donnera :

- à la poitrine : la valeur d'aisance de construction de base (respiration) + l'aisance du


vêtement.

Ex : . Pour femme 5% + 6% = 11%


. Pour enfant 10% + 6% = 16%

- à la carrure : + 6%

Les valeurs d'aisance seront données en fonction du vêtement réalisé et de la contexture du


support : chaîne et trame ou maille.

2) Pour établir une base de veste

- Poitrine et carrure + 12 à 15% pour femme et enfant.

- Tour d'encolure + 5%

- Valeur pince de poitrine pour la femme - 5 degrés.

- Déplacer la ligne espacement de sein

- Augmentation montant du dos (entre la ligne d'emmanchure et l'encolure) de 1,5 cm.

- Une fois la construction, terminée, déplacer le milieu devant de 0,5 cm vers l’extérieur.

- Descendre la ligne d'emmanchure sera fonction du modèle.

CREATECH - 19 - Septembre 08
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3) Pour établir une base de manteau

- Tour de poitrine et carrure entre 15% et 20%.

- Agrandir l'encolure de 10%.

- Augmenter le montant dos + 2 cm et montant du devant + 1,5 cm.

- Diminuer la pince de poitrine de 8° à 10°.

- Déplacer la ligne espacement de sein (pour 20% => 10% de plus)

Déplacer le milieu devant de 1 cm vers l’extérieur

Dans la chaîne et trame, on peut descendre la ligne d'emmanchure plus facilement que dans la
maille.

CREATECH - 20 - Septembre 08
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CONSTRUCTION DE LA BASE
BUSTE FEMME

1) Cadre de construction

- Tracer une horizontale qui représentera le milieu dos.

- Sur cette ligne, porter la longueur taille dos + 1 cm

- En partant des points obtenus, tracer deux perpendiculaires représentant la ligne de taille et
la ligne d'encolure.

- En partant de la taille, porter la hauteur bassin : 2/3 du montant.

- Sur ces perpendiculaires, pointer le 1/2 tour de poitrine + 5% (respiration) et tracer la


verticale de milieu devant.

- Délimiter les largeurs carrure dos et devant en portant sur la ligne d'encolure les 1/2
carrures.

- Tracer deux perpendiculaires à cette ligne.

- En fonction de la base désirée : chemisier, robe... de l'aisance sera apportée au tour de


poitrine et à la carrure.

- Définir la hauteur d'emmanchure : 18 cm de la taille.

- Tracer la ligne d'emmanchure parallèle à la ligne de taille.

CREATECH - 21 - Septembre 08
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2) Tracé des encolures

Rechercher la valeur de l'unité de base du tour d'encolure (2% du tour d'encolure).

A) Encolure dos :
. Largeur = 10 unités
. Profondeur = 3 unités

Construction

- En partant du milieu dos, porter sur la ligne d'encolure 10 unités de base et remonter ce
point en perpendiculaire de 3 unités. On obtient le point encolure dos.
- Pour tracer la courbe d'encolure, rejoindre par une oblique la pointe d'encolure et le milieu
dos.
- Mettre un point au milieu de cette corde et tracer une flèche de 1 unité de base.

B) Encolure devant :
. Largeur = 10 unités
. Profondeur = 9 unités

Construction

- En partant du milieu devant, porter sur la ligne d'encolure 10 unités de base. En partant de
ce point, tracer une perpendiculaire pour porter la position du point d'encolure devant =
longueur taille devant sur barème de mesures.
- Du point d'encolure devant obtenu, tracer une perpendiculaire au milieu devant et remonter
sur le milieu devant d'une unité de base.
- Tracer l'encolure devant au compas.

3) Tracé des épaules


En partant des points d'encolure, porter la pente d'épaule et tracer l'oblique.
Pour le devant ne tracer qu'une partie de l'oblique d'épaule.

4) Tracé des pinces


A) Pinces omoplates
Valeur de pince = longueur 8,5 cm. Ouverture sur l'épaule 1.5 cm.

Construction

- Sur l'oblique d'épaule, positionner l'emplacement de la pince 1/3 à 1/4 de l'épaule en partant
du point d'encolure.
- Sur l'horizontale de la taille, en partant du milieu dos, porter 15% du tour de taille et rejoindre
ce point avec l’épaule par une oblique.
- Ressortir au dessus de l'épaule de 1/20ème de la longueur pince.
- Porter la profondeur de pince sur l'oblique d'épaule et tracer le 2ème coté de la pince (même
longueur que le premier = 8.5 cm).
- Tracer le reste de l'épaule

CREATECH - 22 - Septembre 08
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B) Pinces de poitrine, à l’épaule

- Tracer la verticale d'espacement de seins. Sur cette ligne, positionner la pointe de sein.

- Donner la profondeur de la pince et tracer le 2ème côté de pince de la même longueur que le
premier.

- Tracer le reste de l'épaule en reportant la valeur de pente d'épaule en partant du 2ème côté
de pinces.

5) Construction de l’emmanchure

- Hauteur d'emmanchure = extrémité de l'épaule à la ligne d'emmanchure.

- Sur les verticales de carrures, positionner les points de carrure :


* Pour le dos :
• mettre un point à la 1/2 hauteur emmanchure dos.
* Pour le devant :
• mettre un point à la 1/2 hauteur emmanchure devant.
• tracer un arc de cercle ayant pour rayon la distance entre le point de poitrine et le
point sur la verticale de carrure celui-ci viendra couper la ligne d'emmanchure.

- Mesurer la valeur de l'arc de cercle dans la pince, et reporter cette valeur en partant de la
verticale de carrure sur l'arc de cercle côté emmanchure.
On obtient ainsi le point de carrure pince ouverte.

- Tracer la nouvelle verticale de carrure.

- Tracer les horizontales de carrure : pour le devant.


En perpendiculaire au 2ème côté de pince.

- Rejoindre les points de carrure avec l’extrémité des épaules.

- Sur la largeur emmanchure : distance entre les 2 verticales de carrure, en partant de la


nouvelle verticale de carrure sur le devant :
• Mettre un point au 1/3 de la largeur emmanchure, rejoindre par une corde avec le point
de carrure devant.
• Prendre le 1/5 de la largeur emmanchure et porter cette mesure après le point au 1/3.
Rejoindre avec le point de carrure dos.

- Tracer les emmanchures.

- Positionner la couture de dessus de bras.

6) Rechercher les valeurs de cintrage.

CREATECH - 23 - Septembre 08
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Longueur taille dos +1

Milieu devant
Hauteur côté

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METHODE DE DEPLACEMENT DE
LA PINCE DE POITRINE

La pince de poitrine se trouve, sur le gabarit de base, souvent au niveau de la couture d'épaule.

Suivant le modèle choisi, la pince pourra se situer à différents endroits sur le vêtement, ou se
dissimuler dans une découpe.
En aucun cas, pour le bien aller du vêtement, on ne peut supprimer la pince de poitrine.

Dans le cas du pull, la pince de poitrine n’est pas visible, mais elle est dissimulée dans
l'emmanchure, l'encolure, la maille souple et élastique, s'adaptant plus facilement aux formes du
corps.

1) Pour déplacer la pince

- Définir l'emplacement de la nouvelle pince sur le gabarit ou sur le patron à transformer.

- L'indiquer par un trait rejoignant obligatoirement la pointe de la pince existante (point de


poitrine).

- Fendre sur le trait indiqué et fermer la pince de poitrine de base. Le déplacement de la pince
se fait automatiquement.

Dans le cas de la couture bretelle ou de la couture princesse, la pince de poitrine et la pince de


taille seront dissimulées dans la découpe.

Dans le cas d’un empiècement, la pince de poitrine ne sera pas forcément entièrement dissimulée
dans celui-ci.
Le restant de la pince sera pris, soit en fronces, soit en plis, suivant le modèle.

Attention : le point de carrure du devant se trouve toujours à environ 1/3 de la hauteur


emmanchure devant.

L'emplacement de la nouvelle pince ou de la découpe choisie doit toujours passer par le point de
poitrine.

Pour une question d'esthétique, il est souhaitable de réduire la longueur des pinces après
transformation
- Tracer la bissectrice de la nouvelle pince

- Raccourcir à partir du sommet (point de poitrine 3 cm environ)

- Tracer la pince

CREATECH - 27 - Septembre 08
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A) Deux façons de procéder


Par pivotement du gabarit de base ou par pliage de la pince du gabarit de base

Déplacement de la pince dans l’emmanchure

a) Tracer une oblique du point de carrure au point de poitrine


b) Fermer la pince initiale avec du scotch, fendre l’oblique afin de remettre le patron à plat. La
pince se forme naturellement.

Déplacement de la pince dans la couture de côté

a) Situer l'emplacement, ici au, quart de la couture de côté


b) Fermer la pince initiale, fendre sur l’emplacement de la nouvelle pince afin de remettre le
patron à plat. Tracer Ia pince en diminuant sa longueur de 3 cm.

CREATECH - 28 - Septembre 08
Cluster Text’ile Mada
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Déplacement de la pince poitrine dans la pince de taille

a) Prolonger la pince de taille jusqu’au point de poitrine


b) Fendre sur ce tracé, fermer la pince poitrine.

Déplacement de pince dans l’encolure

a) Délimiter l’emplacement de la pince (ou des pinces) dans l’encolure


b) inciser, fermer la pince de poitrine, tracer les pinces suivant le dessin.

CREATECH - 29 - Septembre 08
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Déplacement de pince avec ampleur répartie en fronce sous empiècement

a) Tracer la hauteur de l’empiècement


b) Découper l’empiècement et réunir la partie du haut. Tracer en courbe la partie du bas.

Déplacement de la pince dans une découpe arrondie

a) Tracer la découpe
b) Fermer la pince de poitrine, découper afin d'obtenir deux éléments (un devant et un petit
côté)

CREATECH - 30 - Septembre 08
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Déplacement de la pince dans une découpe arrondie avec déplacement vers la couture de
côté.

a) Situer la découpe. Cette couture ne passant pas par le point de poitrine, une petite pince
partant de ce point et joignant obliquement la découpe sera nécessaire
b) Inciser découpe et pince. Celle-ci s'ouvrira lorsque la pince du fond de base sera fermée.

CREATECH - 31 - Septembre 08
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CONSTRUCTION DE LA MANCHE
A CORDES

1) Généralités

Pour construire une manche, il est nécessaire d'avoir l'emmanchure du vêtement que l'on désire
réaliser ce qui suppose que les modifications de la base soient faites.

Relever de l'emmanchure
- Positionner correctement la couture de dessous de bras.
- Relever les points de carrure.
- Rejoindre comme dans la construction de base les points de carrure aux épaules et à la
couture de côté par des cordes.
La platitude du devant sera évaluée en fonction de la forme de l'emmanchure.

Rechercher la hauteur d'emmanchure et définir la hauteur de tête de manche :

80% à 85% de la hauteur emmanchure maximum.

Pour trouver la hauteur d'emmanchure, plusieurs façons :


- mesurer la hauteur emmanchure dos + la hauteur emmanchure devant et diviser par 2.
- prolonger les épaules et prendre en perpendiculaire à la ligne d'emmanchure la hauteur au
niveau du croisement des épaules.

2) Cadre de construction

1. Délimiter la tête de manche : tracer 2 parallèles en donnant la hauteur tête de manche désirée.
2. Positionner, en perpendiculaire à l'horizontale de tête de manche, la verticale de saignée.
3. Sur cette verticale, mettre un point en partant de l'horizontale tête de manche au 1/3 de la
hauteur tête de manche (correspondant au point de carrure devant).
4. Tracer une horizontale au milieu de la hauteur tête de manche.
5. Reporter les valeurs de corde de l'emmanchure en partant du point de carrure devant sur la
verticale de saignée :
- Point de carrure devant horizontale emmanchure
- Point de carrure devant épaule en donnant une valeur d'embu en fonction du modèle :
10 % minimum pour une manche à 80 % de hauteur tête.
- Point de carrure dos épaule en donnant la même valeur d'embu qu'au devant
(Pour une hauteur tête inférieure à 80 %, diminuer la valeur d'embu)
- Point de carrure horizontale d'emmanchure
6. Contrôler la largeur de manche obtenue

CREATECH - 32 - Septembre 08
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7. - Tracer la courbe de tête de manche : sur les cordes point de carrure épaule, prendre le milieu
et tracer une flèche :
- pour le devant 18% de la longueur de la corde
- pour le dos 2/3 de la flèche du devant

Ces valeurs correspondent pour une hauteur de tête de manche à 80%.


Si l'on réalise une manche avec une hauteur de tête de manche différente, modifier le
pourcentage.
Exemple : hauteur tête de manche 50% de la hauteur emmanchure, pour la
flèche ne porter que 10%.

8. - Rechercher la valeur d'embu et positionner le raccord épaule


9. - Donner la longueur manche désirée

Hauteur emmanchure
Dessous de
bras

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TRANSFORMATIONS DES
DIFFERENTES FORMES DE
MANCHES MONTEES
1) La manche chemisier
Caractéristiques

Manche longue :
- en une seule partie

Bas de la manche
- terminé par un poignet ouvert
- ouverture au niveau de la couture dessus
de bras
- ouverture au niveau de la ligne de coude
par fente.

Tête de manche
- plate
- avec embu
- avec fronces ou plis ou pinces

2) La manche fuseau collante ajustée

Caractéristiques

Manche longue ou trois-quarts :

Bas de la manche
- ajusté au niveau de l’avant-bras
- par une pince latérale
- par une pince au niveau du coude
- par une ouverture au niveau de la
pince latérale
- par une ouverture au niveau de la
couture du dessous de bras

Tête de manche
- plate
- avec embu léger

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3) La manche pagode
Caractéristiques

Manche longue ou trois-quarts :


- en une seule partie

Bas de la manche
- évasé
- sans poignet
- sans ouverture

Tête de manche
- plate
- avec embu léger

4) La manche marteau
Caractéristiques

Manche longue, trois-quarts, courte :


- tête de manche se prolongeant en patte
d’épaule

Bas de la manche
- droit
- resserrée ou non par un poignet
- avec ou sans ouverture au niveau de la
ligne de coude
- ouverture au niveau de la couture de
dessous de bras

Tête de manche
- plate et avec incrustation
5) La manche gigot
Caractéristiques

Manche longue ou trois-quarts :


- très large au niveau du biceps
- moulant l’avant-bras
- peut être en deux parties

Bas de la manche
- plat avec ou sans fantaisie
- ouverture couture dessous de bras
- ouverture niveau ligne de coude

Tête de manche
- froncée
- avec plis
- avec pinces

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6) La manche droite
Caractéristiques

Manche longue :
- en une seule partie
- en 2 parties, couture dans le
prolongement de la couture d’épaule

Bas de la manche
- généralement plat
- agrémenté d’une patte insérée dans la
couture de dessous de bras
- avec ou sans ouverture

Tête de manche
- plate avec embu léger

7) La manche tailleur
Caractéristiques

Manche longue droite en 2 parties :


- coutures d’assemblage se situant au
niveau de la ligne de saignée et de la ligne
de coude

Bas de la manche
- plat en général
- avec ou sans poignet
- avec ou sans ouverture au niveau de la
ligne de coude

Tête de manche
- avec embu
- avec plis
- avec pinces

8) La manche bouffante
Caractéristiques

Manche longue, trois-quarts, courte :

Bas de la manche
- resserrée par des fronces
un biais
des smocks
un élastique
une coulisse

Tête de manche
- plate
- avec embu
- avec fronces

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9) La manche ballon
Caractéristiques

Manche courte:
- généralement en une seule partie

Bas de la manche
- resserrée par un bracelet

Tête de manche
- avec fronces
- avec plis

10) La manche papillon ou tulipe


Caractéristiques

Manche courte:
- de hauteur variable
- généralement en une partie

Bas de la manche
- très évasée
- sans ouverture

Tête de manche
- plate

11) La manche évasée


Caractéristiques

Manche longue, trois-quarts, courte:


- en une partie
- en deux parties (couture au niveau de la
ligne d’épaule)
- ou fente

Bas de la manche
- base évasée formant godets
- sans ouverture

Tête de manche
- plate
- avec embu léger

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CONSTRUCTION DE LA MANCHE
TAILLEUR
Construction tête de manche normale

- Tracer : ̣ la verticale milieu manche


saignée Par rapport au nouveau point de carrure
coude
̣bas de manche
̣horizontale de coude (34,5 du haut)

1) Tracer le dessous de manche


A) Coté devant
Définir la position de la couture : 1/2 hauteur carrure devant ou position suivant raccord découpe
buste.
A partir de ce point, tracer jusqu'au milieu manche, une horizontale parallèle à la ligne
d'emmanchure. En partant du milieu manche sur la ligne d'emmanchure, reporter la partie
emmanchure devant : platitude + emmanchure jusqu'à raccord sur la nouvelle horizontale.
Tracer l'emmanchure dessous de manche devant.

B) Côté dos
Prolonger la ligne de carrure jusqu'au milieu manche.
En partant du milieu manche sur la ligne d'emmanchure, porter la largeur corde dos : ligne
d'emmanchure - carrure.
Tracer l'emmanchure dessous de manche dos.
Tracer des coutures, en partant des deux points obtenus, tracer deux verticales jusqu'au bas de
manche.
Sur l'horizontale de coude, côté saignée rentrer 1 cm, côté coude ressortir 0,5 cm pour tracer la
couture sur le petit côté.

C) Bas de manche
Sur la ligne de saignée correspondant à la nouvelle carrure, remonter monter de 2 cm et ressortir
de 2 cm.
En partant du milieu vers le côte coude, mettre un point à la demie largeur (du milieu manche la
ligne de coude grand morceau) sur l'horizontale bas de manche et rejoindre ce point à la ligne de
saignée : point remonté.
Prolonger l'oblique bas de manche côté coude de 1,5 cm.
Sur l'oblique de poignet, mettre un point (vers l’intérieur en direction du milieu de manche) :
. Côté saignée à 2 cm (pour le petit côté, au point 1 cm rentré)
. Côté coude, rentrer de 3 cm (pour le petit côté au point 0.5 cm ressorti)
Rejoindre ces deux points à l'horizontale de coude.

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2) Tracer le dessus de manche


A) Côté saignée
Rejoindre le point (sur la ½ carrure sur la courbe d’emmanchure) raccord tête de manche à
l'horizontale de coude et au bas de manche ressorti

B) Côté coude :
Ressortir sur l'horizontale de carrure. Le point de carrure de 1 cm.
Retracer la tête de manche et rejoindre ce point à l'horizontale de coude ( au point 1,5 cm
ressorti)
Rejoindre le bas.
Relever chaque morceau de la manche séparément et adapter la largeur poignet en fonction du
vêtement.

La manche tailleur

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CONSTRUCTION DE LA MANCHE
TAILLEUR MODERNE

1) Construction de la tête de manche normale

1. Tracer la verticale milieu de manche droit fil.


2. Tracer les horizontales coude et bas de manche.

2) Dessous de manche

3. Mettre point de carrure devant=1/3 de hauteur de tête de manche


4. Définir le point de départ de la couture de saignée=1/3 de la distance ligne emmanchure point
de carrure devant .Tracer une parallèle à la ligne d'emmanchure.
5. Reporter la courbe d'emmanchure devant à partir de la verticale droit-fil.
6. Mettre le point de carrure dos à la moitié de la hauteur tête de manche.
7. Reporter la courbe d'emmanchure dos à partir de la verticale droit-fil.

3) Ligne de saignée

8. Sur dessous de manche, descendre une verticale de saignée, rentrer de 1cm à l’intersection
du coude.
9. Remonter de 2cm sur bas de manche
10. Tracer la ligne passant par les différents points
11. Même démarche pour ligne de saignée dessus de manche

4) Ligne de coude

12. Tracer une droite partant de ligne de saignée dessus de manche rejoignant le bas de manche
de14 à 15 cm
13. Descendre un verticale coude à partir du point de carrure dos
14. Ressortir de 1cm le point de carrure.
15. A partir de ce point rejoindre le bas en passant par l'intersection verticale coude/horizontale
coude.
16. Rentrer de 1,5cm sur horizontale de coude.
17. Tracer ligne de coude dessous de manche en passant par les différents points. 19-Tracer
largeur bas de manche.

Vérifier largeur bas de manche


Mettre les crans de montage

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La manche tailleur moderne

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DEFINITION DES DIFFERENTS


COLS
Un col est la partie d’un vêtement qui s’adapte à l’encolure.
La forme d’un col peut varier à l’infini, suivant la mode.

Il existe deux sortes de cols classiques, appelés : COLS CHEMISIERS


Les cols qui épousent la forme du cou, ou cols montants, ont une encolure bombée.
Les cols qui dégagent l’encolure ou cols rabattus, ont une encolure creuse.

Un col comporte trois parties principales :

- L'encolure : partie qui sera assemblée au vêtement, la longueur de celle-ci devra


correspondre à l'encolure du vêtement.
- Le tombant du col : partie retombant sur le vêtement.
- La pointe dont la longueur et la forme varient suivant la mode.

Principaux cols classiques :

- Col chemisier rabattu simple,


- Col chemisier rabattu avec pied de col,
- Col chemisier transformable pouvant se porter ouvert ou fermé,
- Col officier ou col droit.

Les cols plats, appelés cols CLAUDINE et les cols marins, sont construits de façon différente, par
empreinte de l'encolure.

Ils peuvent être plats ou légèrement roulants.

Les cols châles


Ils ont une forme qui varie selon la mode.
Leur construction est très voisine de celle des cols chemisiers.

Ils peuvent se réaliser de 2 façons


- soit avec le dessous à même le devant
- soit avec le dessous rapporté, ce qui permet d'obtenir des cols dégageant davantage
l'encolure.

La particularité du col châle : le dessus de col est à même la parementure.


La réalisation de cette partie est assez délicate

Dans un col châle, il est préférable de couper le milieu dos dans le biais.

Les cols tailleurs inséparables des revers qui les accompagnent et leur donnent leurs
particularités. Ce sont des cols ouverts, plats, et emboîtant parfaitement la forme de l'encolure.

Le véritable col tailleur est très délicat de réalisation, sa tombée nécessite un travail au fer.
Il est l'oeuvre de spécialiste.
Certains cols chemisiers permettent une ressemblance.

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CONSTRUCTION DU COL
CLASSIQUE-CHEMISIER

1 - Tracer un rectangle égal :

- En longueur : à l'encolure (mesurée sur le patron)

- En largeur : variable selon la mode

2 - La verticale de gauche représente le milieu dos et celle de droite le milieu devant.

3 - En partant du milieu dos, porter la valeur encolure dos (repère pour couture d'épaule).

4 - Suivant la forme de l'encolure désirée (encolure creuse ou encolure bombée) :

- Encolure creuse : remonter 2 cm maximum au milieu dos

- Encolure bombée : remonter 1,5 cm milieu devant

5 - Tracer l'encolure en maintenant 4 ou 5 cm de droit fil milieu dos

6 - Tracer de la pointe : (suivant la mode) l’écart entre le milieu devant et l’oblique de la


pointe ne doit pas dépasser 2 cm.

Le tombant du col sera fonction de la pointe (conserver le droit fil au milieu dos).

Pour modifier le tombant du col, fendre au milieu de l’épaule et au milieu de la partie devant.

Basculer (1.5 cm maximum par écart) ce qui modifie le creux d'encolure. Ceci ne peut se
réaliser que sur des encolures creuses

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CONSTRUCTION DU COL
TAILLEUR

1 - Tracer la croisure

2 - Définir l’emplacement du 1er bouton.

3 - Tracer la ligne de cassure

En partant à 1 cm du dessous du bouton, à 2,5 cm - 3 cm en prolongation de la ligne


d’épaule vers milieu du devant. (Valeur du pied de col).

4 - Tracer sur le devant, le revers et le col. Reporter par calque de l'autre coté de la ligne
de cassure.

5 - Tracer une parallèle à la ligne de cassure passant par la pointe d’épaule sur laquelle on
porte la mesure d'encolure dos.

6 - Renverser à partir de la pointe d’épaule de 2 à 2,5 cm (col plus ou moins dégagé du


cou).

7 - A partir de la ligne donnée par le renversement, tracer l’encolure dos définitive. Vérifier
la mesure.

8 - A partir du milieu dos, porter en perpendiculaire la hauteur du col (5à7cm).

9 - Au point d'arrivée, tracer en perpendiculaire le bord du col et rejoindre le devant du col


dessiné.

10 - Prolonger la ligne du bord de col au-delà de la cassure de 1 à 1,5 cm.

11 - Finir de tracer l’encolure dos et devant en légère courbe

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Milieu devant

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CONSTRUCTION DE LA JUPE DE
BASE

1) Mesures
Taille de base
Taille
Bassin
Largeur totale
2) Tracé
A) Tracé des pinces

- Tracer une horizontale : milieu dos.


- Sur cette ligne positionner en perpendiculaire :
- la ligne de taille,
- la ligne du bassin 2/3 du montant,
- la ligne de bas de jupe.

- Sur ces lignes porter le 1/2 tour de bassin + aisance (1 à 1,5 cm) et tracer une ligne parallèle à la
première qui représentera le milieu devant
- Positionner la couture de côté : prendre la moitié de la valeur mise au bassin + 1 cm, pour le
devant
- Tracer une parallèle au milieu dos et devant

B) Tracé des pinces

- Dos :
Prendre le 1/3 de la largeur dos, en partant du milieu dos, et tracer une verticale.
La deuxième pince se place à 6 cm de la première.
La hauteur des pinces est de 12 cm.
- Devant :
La première pince se place sur la ligne d'espacement seins, sa hauteur est de 9 cm.
La deuxième pince se place au milieu de l'espace restant entre la première pince et la couture de
côté, sa hauteur est de 8 cm.

C) Profondeur des pinces

Faire la différence entre le demi-tour de bassin plus aisance et le demi-tour de taille.


La mesure trouvée sera répartie dans les différentes pinces suivant le tableau joint.

- Pour tracer les coutures de côtés : remonter les points obtenus de 1 cm, arrondir légèrement la
couture.

- Pour tracer la taille : fermer les pinces, et rejoindre coutures et milieu en creusant le milieu dos de
0,75.

CREATECH - 51 - Septembre 08
3) Tableau des profondeurs de pinces

Tableau des profondeurs de pinces pour la construction de la base de jupe.

Différence entre le Petite


Pince Première
demi tour bassin avec Première Deuxième Pince pince
Coté pince
aisance, et le demi pince dos pince dos Côté dos devant
devant devant
tour de taille. deuxième
20 cm 2,50 2,50 4,75 5,25 2,30 2,70
19 cm 2,50 2,50 4,25 4,75 2,30 2,70
18 cm 2,50 2,50 3,50 4,25 2,30 2,70
17 cm 2,50 2,50 3,25 3,75 2,30 2,70
16 cm 2,30 2,30 3,10 3,60 2,10 2,50
15 cm 2,10 2,10 3,00 3,50 2,00 2,20
14 cm 2,00 2,00 2,80 3,40 1,60 2,00
13 cm 1,70 1,70 2,80 3,40 1,40 1,80
12 cm 1,50 1,50 2,50 3,20 1,50 1,70
11 cm 1,30 1,30 2,50 3,20 1,00 1,50
10 cm 1,00 1,00 2,50 3,00 1,00 1,20

4) Transformation d’une jupe droite ou jupe ample


Fermer les pinces dos et devant (sans oublier de fendre la jupe en partant du bas de celle-ci jusqu'à
la pointe de chaque pinces.)

Notre jupe est ouverte et donc elle est plus ample mais le résultat final n'est pas correct.

POURQUOI ?

Tout simplement parce que le biais du côté dos et du côté devant ne sont pas identiques.

Si la jupe est montée sans rectifier le travail, nous pouvons observer que les côtés de la jupe ont
tendance à rouler ou à vriller.
Ce défaut vient du fait que nous n'avons pas changé la hauteur des pinces pour les mettre au même
niveau (même hauteur).

Si nous souhaitons une jupe peu évasée, nous mettrons les pinces du devant à hauteur de celles du
dos.
En revanche, pour une jupe plus évasée les pinces du dos auront la même hauteur que celles du
devant (pince milieu devant).

Plus la pince est longue moins la jupe est évasée et inversement.

Quelques exemples

1ère jupe : pince devant donne la hauteur à celle du dos. (Cf. : croquis 1)
2ème jupe : pince dos donne la hauteur à celle du devant. (Cf. : croquis 2)
3ème jupe : pince sur ligne de bassin pour celle du dos et du devant. (Cf. croquis 3)
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Croquis 1

Croquis 2

Croquis 3

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La Jupe

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La Jupe

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TRANSFORMATION DE JUPE AVEC


GODETS
Le godet est un effet d'ondulation se formant en bas d'un vêtement.
Pour qu'un godet se place bien, il faut qu'il soit dessiné à l'endroit où il doit se former et
dans la direction voulue.
Sur toutes les parties de vêtement où le godet doit tomber le long du corps, il devra être
tracé, // au DL de la base.

5) Principes d'obtention d'un godet


A) Le godet fait suite à une pince (cas de la jupe)

- Tracer l’emplacement - Fermer la pince


du godet // au DL et
dans l’axe de la pince - Le godet s’ouvre

- Retracer le bas
- Couper jusqu’à
l’extrémité pince

NOTA : La valeur du godet est proportionnelle à la valeur de pince.


Le départ du godet correspond à la fin de la pince.
Suivant l'effet désiré, on peut être amené à modifier la valeur et la longueur de pince.
(Voir jupe de base – Transformation)

B) Le godet ne fait pas suite à une pince

- Tracer
l’emplacement du
godet

- Couper
- Ouvrir

NOTA : L'importance du godet ne dépend plus de la valeur pince. Il est possible d'obtenir un godet
de la valeur désirée.

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CONSTRUCTION DU PANTALON
- Tracer une verticale représentant le droit fil

- Sur cette ligne, tracer en perpendiculaire l'horizontale :


- de taille,
- de hanches,
- de bassin,
- de montant,
- de genou,
- de bas.
En portant respectivement les valeurs désirées.

1) Le devant

A) Construction du cadre
- Sur la ligne de bassin, porter en partant de la verticale de droit fil, le 1/10ème du tour de bassin sans
aisance (avec aisance pour enfant) (vers la fourche).
- Tracer une verticale du montant à la taille = milieu devant.
- Sur la ligne de bassin, en partant du milieu devant, porter le 1/4 du tour de bassin sans aisance
(avec aisance pour enfant, en adulte + 1 cm) (vers le côté).
- Tracer une perpendiculaire jusqu'à la taille (ligne du côté devant).

B) Tracé de la Fourche
- Sur l'horizontale de montant, en partant du milieu devant, porter 5 % du tour de bassin sans
aisance (ave, aisance pour enfant) (vers la fourche).
- Tracer la bissectrice de l'angle : milieu devant - horizontale montant et porter sur cette ligne le 1/4
de la hauteur horizontale bassin horizontale montant.
- Tracer la courbe d'enfourchure devant.
- Sur l'horizontale de genou de chaque côté du droit fil, donner la largeur désirée (1/2 tour genou +
aisance) pour le bas valeur du genou - 2 cm).
- Tracer la longueur sans ceinture.
- Rejoindre par des obliques - genou au bas.
- Tracer la courbe d'entrejambe.

C) Cintrage devant
- Sur l'axe de droit fil, tracer une pince de 1,5 cm de profondeur, longueur 1/4 de la hauteur du
montant.
- Pour tracer la position de la couture de côté, porter sur la ligne de taille le 1/4 du tour de ceinture
(avec aisance).
- La valeur maximum de pince côté est de 3,5 cm.
Si la valeur de ceintrage est supérieure, faire une seconde pince entre le côté et l'aplomb.
- Tracer la courbe de côté en rejoignant la verticale de côté au niveau du bassin.
- Rejoindre au genou.
- Pour la femme rentrer le milieu devant de 1 cm et creuser sur le milieu devant de 1 cm (retracer la
ligne de taille en parallèle).
- Pour tracer la ligne de taille : fermer la pince.

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2) Le dos

A) Construction du cadre
- Sur la ligne de bassin, en partant de la verticale de droit fil, porter 6 à 7 % du tour de bassin sans
aisance (avec aisance pour enfant) vers la fourche.
- Sur l'horizontale de bassin, porter le 1/4 du tour de bassin (avec aisance pour enfant) (pour adulte
+ 1 cm).
Tracer une perpendiculaire jusqu'à la taille (ligne côté dos).
- Sur l'horizontale de montant, en partant de la verticale de droit fil, porter 20 % du tour de bassin
sans aisance, côté milieu dos.
- Rejoindre ce point à la ligne de bassin au point milieu dos par une corde.
- Partager cette corde en 3 et tracer 2 flèches de 1/5 de la corde.
- Creuser l'entrejambe de 1 % du bassin.

B) Tracé de la fourche
- Tracer la courbe d'enfourchure dos.
- Sur l'horizontale de genou, de chaque côté du droit fil, donner la largeur désirée (plus large que
devant, 10 % en plus).
- Pour le bas, même proportion que pour le devant.
- Rejoindre par des obliques : genoux – bas.
- Tracer la courbe d'entrejambe.
- En partant de l'horizontale de taille remonter sur la verticale de droit fil de 1/10ème de la hauteur du
montant.
- Tracer une parallèle à la taille, et porter sur cette ligne 3 à 5 % du tour de bassin en partant du droit
fil milieu dos.
- Joindre avec ce point sur la ligne de bassin = ligne du milieu dos.

C) Cintrage dos

- Tracer l’oblique de saille (du nouveau milieu dos à la verticale de côté).


- En partant de la verticale du côté, sur l'oblique de taille, mettre un point au 2/5 de la valeur milieu
dos - côté
- Tracer une perpendiculaire à l'oblique de taille.
- Tracer la pince dos :
- profondeur 2 cm
- longueur 1/3 de la hauteur du montant

- En partant du milieu dos, porter la valeur taille : 1/4 du tour de taille (+ pince).
- Cintrage côté plus faible que le devant.
- Si nécessaire ajouter une deuxième pince.
- Tracer la courbe de côté en rejoignant la verticale côté au bassin
- Rejoindre au genou
- Fermer la pince et retracer la taille

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EXERCICES REALISES DURANT LES


SESSIONS 1, 2 et 3 DE FORMATION AU
CLUSTER TEXT'ILE MADA

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1) Session 1 – Groupe 1
A) Corps Devant et Dos - Top sans manche

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2) Session 1 – Groupe 2
A) Corps Devant et Dos : Transformation et Patronnage

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3) Session 1 – Groupe 3
A) Devant et Dos : Transformation et Patronnage

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4) Session 1 – Groupe 1,2 et 3


A) Veste à manche : Transformation Devant, Dos, Manche et Patronnage

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5) Session 2 – Groupe 1 et 3
A) Modèle CALIN

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6) Session 2 – Groupe 2
A) Modèle CALIN - Transformation

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B) Modèle JASMINE

Chemisette à empiècement et coutures - bretelles- manche courte avec ou sans parement – col avec
pied de col – poche appliquée.

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7) Session 3 – Groupe 1, 2 et 3
A) Jupe TANA

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EXERCICES REALISES PAR LES


STAGIAIRES

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8) Session 1 – Groupe 1 et 2
A) Gilet DIMO
Coutures de 1cm, ourlet 3cm

Poches
plaquées

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9) Session 1 – Groupe 3
A) Veste

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10) Session 2
A) Modèle DANSE

Groupe 1 et 3
Col et Manche tailleur
Transformation
Patronnage
Toile

Groupe 2
Col Tailleur
Transformation
Patronnage

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RESUME DES COURS


QUALITE

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SOMMAIRE

Chapitre 1 ............................................................................................................................................1
Les Gestes Professionnels ...................................................................................................................1
La base gestuelle.......................................................................................................................................... 2
Les gestes du surjet ..................................................................................................................................... 7
Les gestes du piquage................................................................................................................................ 14

Chapitre 2 ..........................................................................................................................................17
L'Auto-Contrôle ................................................................................................................................17
La fiche d'Auto-contrôle........................................................................................................................... 18
La gamme d'Auto-contrôle....................................................................................................................... 19

Chapitre 3 ..........................................................................................................................................20
Les tableaux de bord .........................................................................................................................20
Les fiches de rapport de défauts de finitions .......................................................................................... 21
Les fiches de relevé de défauts ................................................................................................................. 23
Le tableau de suivi des 2ème choix............................................................................................................. 26
Constat de non Qualité en confection par département ........................................................................ 27
Synthèse des 2° choix par origines de défauts......................................................................................... 28

Chapitre 4 ..........................................................................................................................................29
La Qualité et les normes qualité .......................................................................................................29
La Qualité .................................................................................................................................................. 30
Les normes de la Qualité .......................................................................................................................... 32
Fiches de consigne au poste ( exemple).................................................................................................... 35

Chapitre 5 ..........................................................................................................................................36
Les outils de la qualité et de l'amélioration continue ......................................................................36
LE KAIZEN............................................................................................................................................... 37
LES 5 S....................................................................................................................................................... 37
Check-lists et Méthode QQOQCP ........................................................................................................... 40

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Chapitre 1
Les Gestes Professionnels

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a) LA BASE GESTUELLE

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b) LES GESTES DU SURJET

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Position des deux mains pour surjet en arrondi

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Position des deux mains au poste de piquage pour ampleur

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c) LES GESTES DU PIQUAGE

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Couture courte et couture simple

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Chapitre 2
L'Auto-Contrôle

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d) La fiche d'Auto-contrôle

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e) La gamme d'Auto-contrôle

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Chapitre 3
Les tableaux de bord

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a) Les fiches de rapport de défauts de finitions


DEPT QUALITE Rapport de Defauts  BRODERIE/SERIGRAPHIE/LAVAGE
Date :
BRODERIE  BRODERIE 
Reparations  MACH.
% MAIN.
% SERIGRAPHIE % LAVAGE % total %
Point cassé
Point sauté
Solidité sérigraphie
Positionnement brode/serigr.
Point mal réglé
Fil non coupé
Mauvaise fixation
Fil mal noué
Broderie non conforme
Mensurations
Accessoire manquant
Accessoire/fil non conforme
Nuances
Cassures
TOTAL
Nettoyage(Taches)
Huile/Salissure
TOTAL
2eme Choix/Rejets
Trou
Tache indelebile
Nuance
Defauts de tissu
Brod./sérigr. irrecuperable
TOTAL
Bonnes Pieces
Reparations/Taches 
Pieces controlees
2emeChoix/Rejets
BRODERIE  BRODERIE 
SERIGRAPHIE LAVAGE TOTAL
MACH. MAIN.

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