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LES DIVERS TYPES D’ANALYSE

L’analyse économique peut présenter plusieurs caractéristiques, elle sera micro ou macro
économique, statique ou dynamique, de courte ou de langue période, marginaliste ou non,
littéraire ou mathématique.
I – L’analyse micro ou macro économique :
L’analyse est micro économique lorsqu’elle concerne l’étude d’unités élémentaires de l’activité
économique.
Exemple : étude au niveau de l’entreprise, du consommateur, du producteur.
L’analyse est macro économique, cette analyse concerne l’étude d’agrégats, c’est-à-dire des
grandeurs économiques et les relations qui existent entre elles (ex : revenu national,
consommation nationale, …)
L’analyse peut être méso-économique. C’est une analyse intermédiaire (ex : étude au niveau
des entreprises multinationales, étude des revenus d’une catégorie socioprofessionnelle.)
II – L’analyse de courte ou de langue période :
1 – La courte période :
Les analyses y effectuées concernent essentiellement :
 Les ajustements réalisés entre les offres et les demandes (au niveau micro et macro
économique).
 Les engendrements des grandeurs économiques.
 La fluctuation de la production nationale.
Il existe deux sortes d’analyse de courte période.
La courte période concrète : elle s’étale sur quelques années, les conditions fondamentales de
l’activité économique demeurent relativement stables, parce que ses éléments varient peu dans la
courte période (ex : le rapport entre la consommation et le revenu).
La courte période théorique : c’est un procédé simplificateur qui est utilisé pour schématiser les
variations des grandeurs économiques, donc des mécanismes de la courte période concrète (ex : la
relation entre la variation des revenus et la variation de la consommation.
2 – La langue période :
C’est une analyse qui consiste à mettre en évidence les lois d’évolution donc les modifications au
niveau des grandeurs économiques vont être plus importantes du fait de la langueur de la durée
étudiée.
III – L’analyse statique et dynamique :
Quand on parle des analyses statiques ou dynamiques, on parle des analyses de courte période
théorique, et il concerne la façon dont le temps est pris en considération.
1 - L’analyse statique :
Elle ne date pas les variables, elle fait abstraction des délais de réaction, les engendrements
économiques sont considérés comme spontanés, (ex : C = α R).
2 - L’analyse dynamique :
Les variables sont datées car le temps est structuré en période théorique successive, le but de
l’analyse dynamique c’est de montrer comment l’économie évolue dans le temps et comment la
situation réalisée dans un moment donné exerce une influence sur la situation d’une autre période
(ex : Ct = α Rt-1), c’est-à-dire, la consommation d’aujourd’hui dépend de revenu d’hier.
IV – L’analyse marginaliste :
Elle concerne déjà la courte période, elle met en évidence les diminutions et augmentations
successives de chaque grandeur économique. En comparant les valeurs absolues de ces
variations, on se réfère donc aux marges, c’est-à-dire aux intervalles.
Intérêt du calcul marginaliste :
Il fait apparaître les mécanismes fondamentaux qui ne se manifestent que de façon marginale.
(ex : ∆ C = α ∆ R).
Il permet de faire des calculs de maximisation en assurant un aménagement rationnel de
ressources.
V – L’analyse mathématique :
Avant, les mécanismes économiques était généralement étudiés sous une forme théorique, c’est-
à-dire de façon littéraire, aujourd’hui ils sont le plus souvent exprimés de façon mathématique ce
qui donne un caractère plus rigoureux à l’analyse, de nos jours cette analyse économique est
généralement faite de façon des modules ;
Le terme module peut désigner soit une organisation socioéconomique (module suédois, chinois,
…) soit un ensemble à caractère théorique (module marxiste).
Ce module technique théorique peut être définit comme un ensemble d’équations et de relations
économiques représentées de façon simplifiée et qui sont généralement à caractère macro
économique et de courte période.
Exemples :
 ∆ C = α ∆ R C’est une équation qui exprime le comportement d’un consommateur.
 ∆ K = k ∆ P Elle exprime quelle est la part de K (capital) dans P (production).
 ∆ I = b ∆ C Equation mixte.
 W = y R Equation structurelle ou institutionnelle. Les salaires (W) constituent une partie
du revenu (R).