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LE PRIX DU SACRIFICE

Une perspective
lacanienne sur le paiement
des séances
Jean-Claude AGUERRE 1

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THE PRICE OF SACRIFICE. A LACANIAN


PERSPECTIVE ON PAYMENT FOR SESSIONS
SUMMARY Payment for an analytical session is not a routine
financial transaction. Payment for a session by a patient is
closer to being a monetary gift, even a sacrifice. Moreover, this
concept of sacrifice illustrates what the patient must give up to
enter analysis.
KEY WORDS psychoanalysis, fundamental psychopathology,
psychoses, borderline states, psychopathies.

RÉSUMÉ Le paiement d’une séance d’analyse n’entre pas dans


les modes habituels de transactions financières. Le règlement
d’une séance par un analysant s’apparente davantage à un don
d’argent, voire à un sacrifice. Cette notion de sacrifice illustre
en outre ce à quoi le sujet doit renoncer pour entrer en analyse.
MOTS-CLÉS argent, sacrifice, dette.

Il n’y a aucune révélation à dire que l’analyse recèle quelque


chose d’impayable. Marx a rédigé trop tôt le premier chapitre 1 Psychanalyste 53, rue
du capital pour avoir envisagé ce cas. De quel échange s’agi- de Chabrol 75010 Paris

DOI: 10.3917/cpc.038.0051 51
52 Le prix du sacrifice

rait-il et quelle adéquation monétaire pourrait bien l’équili-


brer. Quelle valeur d’échange pourrait équilibrer une très
énigmatique valeur d’usage en ce qui concerne la cure ? Et
pourtant l’analyste doit bien être rémunéré, et l’analysant
payer quelque chose. Lacan nous fait sentir la difficulté de cet
échange en demandant soit des sommes astronomiques soit
quasiment rien, pour le même « service ». À la réserve qu’au
même titre que l’écoute qu’offre l’analyste, censée être iden-
tique pour tous les analysants, ne saurait être qualifiée de
« service », et que l’on ne peut parler d’échange à cet égard.
L’analysant parle et paie pour avoir parlé. Fondamentalement
on ne peut pas dire que l’on paie un analyste, on ne peut pas
dire qu’il s’agisse d’une rémunération. L’analysant ne paie

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pas l’analyste, il lui donne de l’argent. C’est quelque chose
qui s’inscrit dans le transfert. L’analysant donne de l’argent
d’une part en offrande sacrificielle pour ce qu’il vient de dire,
d’autre part pour limiter l’amour qui circule dans la cure. Sans
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l’argent, l’argent offert, quelque chose dans le transfert serait


profondément perturbé. L’argent donné par l’analysant est
davantage à être entendu comme une offrande sacrificielle
que comme un paiement. Mais alors comment l’analyste peut-
il recevoir ce sacrifice. La question est bien aussi complexe
qu’elle apparaît.
Je l’illustrerai par une histoire que j’ai trouvée assez édi-
fiante à cet égard. Ainsi que le recommandait Dolto, je
demande aux enfants que je reçois, qu’ils m’apportent à cha-
que séance un petit jouet. Un tiroir de mon bureau est ainsi
envahi de pogs, de billes, ou de petits sujets en plastique. On
notera qu’il est clair que l’enfant a le sentiment de me donner
quelque chose, il me fait un don, et ses parents celui de me
payer. De me payer pour un service. L’enfant se trouvant ainsi
à mon avis beaucoup plus prés que ses parents de ce dont il
s’agit en ce qui concerne le règlement de la séance. Un jour,
un enfant que je recevais depuis quelques mois, et qui se
déchargeait progressivement de son sac de billes, m’apporte
une très belle figurine articulée, en plastique, d’environ 30 cm
et d’une valeur marchande avoisinant 30 à 40 euros. Regard
interrogatif de ma part vers les parents, qui répondent par une
mimique d’incompréhension. Lors de la séance l’enfant ne
fait aucune allusion à l’importance du « don » qu’il venait de
me faire. Il me laisse seulement comprendre, qu’il a parfaite-
Le prix du sacrifice 53

ment conscience de la valeur marchande de la figurine, et en


plus qu’elle avait une importante valeur affective pour lui…
Rentré chez moi, je donne cette figurine à mes deux enfants
âgés alors de 7 et 10 ans, et pour qui elle était parfaitement
adaptée. Mes deux garçons sautent de joie et ne tarissent pas
de remerciements « Cool ! C’est super ! Merci papa ! etc. » Ils
me demandent ensuite pour quelle occasion je leur offre ce
cadeau. Je leur explique alors que c’est un enfant de leur âge
qui me l’a donné en « paiement » d’une séance. Immédiate-
ment leur enthousiasme se fige et en cœur, sans s’être consul-
tés, ils me disent qu’ils ne peuvent accepter le jouet. Ils
insistent sur le fait que c’est à moi que l’enfant l’a donné, et
qu’il ne peut leur revenir. J’ai beau expliquer que lorsque les

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« grands » me paient leurs séances, parmi eux les parents du
même enfant, ils me donnent de l’argent, et c’est avec cet
argent que l’on achète à manger, que l’on paie la maison, que
l’on achète des jouets, éventuellement la même figurine, ils ne
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veulent rien savoir. Malgré l’enthousiasme engendré par le


jouet, il leur est impossible de le recevoir. La figurine ira
encombrer une armoire de mon bureau (trop grande pour le
tiroir à pogs). Cette histoire nous amènerait à prendre acte du
fait que l’objet du sacrifice ne devait servir à personne, qu’il
devait être perdu pour tout le monde, comme s’il était sacri-
lège de manger l’agneau égorgé sur un des autels de Zeus ou
d’autres divinités (en fait il était en partie consommé par le
peuple dans la Grèce antique). L’argent réifié, transformé en
objet sacrificiel, n’est plus interchangeable. Ce n’est plus une
monnaie, il perd à la fois toute valeur d’usage comme toute
valeur d’échange.
Un collègue, suffisamment connu pour que je ne le cite pas,
me confiait qu’un jour, lors d’un premier entretien, un analy-
sant lui offrit un lingot d’or. L’analyste « accepte » le « don »
et s’en sert négligemment de presse papier sur son bureau. Il
m’indique que s’il ne pouvait (voulait) refuser ce lingot, il lui
semblait par contre impossible de le monnayer auprès de la
banque. Séance après séance l’analysant pouvait voir l’or per-
dre sa valeur d’échange, pour acquérir une valeur d’usage
moyennement glorieuse : presse papier. Après quelque temps
(années) l’analysant estimant son analyse terminée, pris congé
de l’analyste et lui demanda la restitution du lingot. L’analyste
54 Le prix du sacrifice

refusa. Le morceau d’or conserva la fonction de presse papier


sur son bureau.
La notion sacrificielle que j’indique ici, a cependant des
limites. Si la vie d’Iphigénie n’est d’aucune utilité à Artémise,
si l’on n’a que faire d’un lingot d’or ou d’un très beau jouet,
on a tout de même quelque idée de l’éventuelle utilisation des
euros qui nous sont cédés. On voit mal, tel Serge Gainsbourg
à la télévision, l’analysant brûler un billet de cinquante euros
à la fin de sa séance. Shylock, sans le subterfuge du sang non
prévu dans le contrat, se serait trouvé, fort embarrassé de cette
inutilisable livre de chair, pas nous avec l’argent. A revenir au
chapitre premier du capital, l’argent laissé à la fin de la séance

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est directement plus-value. Tout l’argent que touche l’ana-
lyste est de la plus value. Il n’équilibre pas le temps de la
séance, la même somme peut être demandée pour trois minu-
tes, trente minutes, ou plus, et ne compense aucun échange. Si
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le patient est dans la jouissance sacrificielle du prix de sa


séance, l’analyste en devient en quelque sorte l’usufruitier. La
jouissance dans la plus value se trouve réifiée, et cette fois
transformée en monnaie d’échange. L’alchimie qui permet
cette transformation est très sensible, elle justifie les protoco-
les qui peuvent sembler surannés comme ne pas rendre de
monnaie, (ce qui signifierait un échange quantifié) ne pas
accepter les chèques (encore moins les cartes de crédits) etc.
Quelque chose de la jouissance de l’analysant est transmuté
en un objet hautement symbolique dont l’internationale cota-
tion permet la circulation des marchandises. La charge imagi-
naire du coût de la séance se résout dans la symbolique de la
monnaie dont l’analyste aura la jouissance. La jouissance
offerte à l’analyste, hypostasiée dans la monnaie, libère l’ana-
lysant de sa dette et limite l’amour dans la relation transféren-
tielle. À ce niveau, on concevra aisément que l’on n’est en
aucune manière dans un échange marchand. Si l’on conserve
la représentation sacrificielle du don d’argent dans l’analyse,
la détermination de l’importance du sacrifice ne sera pas sans
poser de questions. Il est relativement simple de déterminer la
valeur d’échange de dix mètres de drap, d’une voiture, voire
même des pantalons à une seule jambe de Freud, mais com-
ment quantifier une jouissance ? Doit-on sacrifier Iphigénie,
Isaac ou simplement une biche ou un bélier ? Que peut espérer
Le prix du sacrifice 55

l’analysant en échange de ce sacrifice ? A l’exemple d’Aga-


memnon : que les vents lui soient favorables ? Pourquoi pas,
ce serait une formulation de la demande tout à fait envisagea-
ble. L’imprécision d’une telle attente indiquerait le renonce-
ment à tous les leurres des habituelles demandes écrans, dont
on est contraint d’attendre la déconstruction pour qu’enfin
puisse être abordé un travail analytique.
L’analysant donne de l’argent à son analyste. Cette offrande
peut-elle être considérée comme un cadeau ? Il faut alors pen-
dre acte d’une différence radicale entre cadeau et sacrifice.
Dans le sacrifice on est du côté de la jouissance. Il y a intrin-
sèquement quelque chose de douloureux dans le sacrifice, la

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perte qu’il occasionne laisse une cicatrice. Le cadeau est sur
le versant du plaisir, il engendre un plaisir en même temps
chez celui qui le reçoit que chez celui qui offre. Un cadeau est
de plus un témoignage d’amour, on offre des cadeaux à ceux
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ou celles qu’on aime. Il me semble ainsi clair que l’argent


censé limiter l’amour dans la relation transférentielle, ne ferait
que l’exacerber, s’il avait la fonction d’un cadeau.
Dans notre exemple du patient qui déposa un lingot d’or
chez son analyste, la notion de cadeau fut évacuée. L’analyste,
par le mépris affiché de l’objet donné, le rabaissant à un sim-
ple ustensile de bureau, dénie sa nature de cadeau. Il indique
ne pas éprouver de plaisir à le recevoir. Dès lors, il n’est pas
absurde que le patient prétende le récupérer à l’arrêt des séan-
ces. L’analyste refuse confirmant l’aspect sacrificiel du « don »
du patient.
La valeur sacrificielle du « paiement » dans l’analyse n’est
pas indépendante du fait que pour accéder à l’analyse, l’ana-
lysant est amené à effectuer un renoncement majeur. Ce qui
l’amène chez l’analyste est différent de la demande, la
demande, elle, reste et restera longtemps particulièrement
énigmatique. Tant que tient le prétexte qui l’a amené à prendre
rendez-vous, mal de vivre, angoisses diverses etc., et pré-texte
est alors à entendre au sens propre du terme, ce qui vient avant
le texte, avant le dire de l’analysant, le cheminement du sujet
vers l’analyse sera très problématique. Sans doute pas inutile,
mais ne s’inscrivant pas dans l’aventure psychanalytique. Il
ne s’agira pas pour autant de psychothérapie, ni même de sou-
tien psychologique, je ne sais pas au juste ce que ces termes
56 Le prix du sacrifice

veulent dire. Le praticien oscillera à ce moment entre une


position de coach (en débarrassant l’appellation de valeur
négative), ou de directeur de conscience selon le modèle reli-
gieux du XIXe siècle. (voir Victor Hugo : Madame Gervesai).
Il s’agit bien de ça, puisque ce qu’il en est de l’inconscient
n’est pas mis en acte dans le processus, il ne s’agit que de faire
avec le conscient, l’orienter, le diriger. Alors certains peuvent
faire ça très bien, le XIXe siècle a certainement connu de bons
directeurs de conscience, et des cadres peuvent être efficace-
ment guidés pour résoudre leurs difficultés dans leurs entre-
prises, mais il ne s’agit en rien de psychanalyse. Pour accéder
à la psychanalyse le sujet devra aller au-delà, il se devra
d’accéder à une perte, à un abandon, à un sacrifice. En premier

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lieu, il doit abandonner, sacrifier la raison. L’accès à l’incons-
cient ne relève pas de la logique formelle, laquelle logique au
contraire, est une des plus efficaces défenses à son accès. La
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règle fondamentale, extraordinairement difficile à suivre,


exige cette renonciation. C’est le premier sacrifice qui sera
demandé à l’analysant. Ensuite, tout au long de la cure, il sera
amené à réitérer cet exercice périlleux, en se débarrassant des
précieuses défenses qu’il a mis des années à construire.
Renoncer au symptôme représentant en outre, le sacrifice le
plus douloureux. Pour avoir consenti à sacrifier la raison, à
abandonner la grand-route pour se perdre dans les chemins de
traverses, l’analysant devra solder, à la fin de chaque séance,
ce sacrifice par un autre, celui-là codifié par la banque de
France.
Si la raison restait en position dominante dans la cure, en
tant que recherche de l’étiologie des symptômes, exposition
claire des angoisses et lecture de leurs significations, alors la
quantification de la séance serait aisée. Le patient paierait, car
il s’agirait là effectivement d’un paiement, pour la quantité
d’informations dispensées par la cure et pour l’atteinte des
objectifs. Dans les entreprises industrielles, les cadres amenés
à être suivis par un coach (conducteur, directeur) établissent
avec lui (et la direction) un protocole établissant des objectifs
déterminés en commun. La mesure de la distance séparant ces
objectifs est effectuée tout au long du processus, et le praticien
envoie une facture avec TVA qui sera honorée par la direction
de l’entreprise. La quantification de ce qui est dû ne pose pas
Le prix du sacrifice 57

de problème. Le praticien est payé pour son travail, au même


titre que l’architecte après livraison de la maison. (je ne criti-
querai pas travail du coach, qui a certainement une efficacité
dans le monde de l’entreprise mais il ne saurait être confondu
avec la psychanalyse).
De son côté l’analyste n’est pas en reste en ce qui concerne
l’attitude sacrificielle, et ce dans une position très paradoxale.
S’il veut guérir son patient, il doit impérativement renoncer à
vouloir le guérir ! Pour obtenir ce qu’il désire il doit y
renoncer ! Il doit également renoncer à occuper une place de
savoir tout en conservant cette ambivalence que l’analysant
puisse la lui supposer.

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Ceci étant il reste cependant nécessaire de considérer la
« grandeur » du sacrifice que sera amené à faire l’analysant.
Nous l’avons indiqué, sacrifier Isaac, Iphigénie, un bélier ou
une bille, n’est pas acte identique. Il me semble que la déter-
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mination de cette « grandeur » est quelque chose que doit


apporter l’analysant. Il a à l’esprit, en se présentant dans le
cabinet, même s’il n’en a pas clairement conscience, l’idée du
coût que représentera l’aventure qui l’attend. L’inviter à pro-
poser lui-même une somme à laisser à chaque séance, sans en
préciser le montant, est une pratique que j’ai adoptée. De la
même manière que je ne précise pas à l’enfant quel jouet il
doit m’apporter (ce qui autorise l’étonnante histoire que je
viens de relater). Il est très sensible de remarquer alors,
qu’après un certain moment de stupeur, l’analysant propose
une somme souvent très importante au regard de ses revenus.
Il m’est arrivé, tel Artémis refusant le sacrifice d’Iphigénie, de
réduire la somme offerte par l’analysant. Cela provoque alors
en lui une grande frustration, mais il est d’une part parfois
nécessaire de réduire cette somme (un patient un jour me pro-
posant largement plus qu’il ne pouvait raisonnablement payer,
ajoutait : « comme ça j’aurai une bonne raison d’arrêter » Il
est clair que je n’allais pas lui donner cette raison), d’autre
part la frustration engendrée n’est pas sans effet. Il est tout à
fait sensible que l’analysant est alors tiré vers l’impératif
d’avoir à se hisser à la hauteur de l’investissement qu’il avait
lui même imaginé.
L’argent me semble être, dans notre société, un idéal objet
de sacrifice. Une belle illustration en sera la table de roulette
58 Le prix du sacrifice

dans les casinos, arrivant en lieux et places des autels anti-


ques, ou chaque nuit est immolé à on ne sait quelle divinité, ce
que nombre de personnes a besoin de perdre.
Si la cure analytique à quelque chose d’impayable, l’ana-
lyste se satisfera toutefois du sacrifice de son analysant. Aban-
donnant les dieux de l’Olympe nourris des autels de la Grèce
antique, il retournera dans la cité dépenser trivialement
l’offrande réifiée de ses patients. On fait avec ce que l’on a.

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