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L’INSERTION PROFESSIONNELLE ET L’ENTREPRENEURIAT

I – L’INSERTION PROFESSIONNELLE
I-1- Introduction:
L’insertion professionnelle est un processus qui permet d'intégrer une personne dans une activité
socio-économique par l’acquisition des normes et règles de travail.
Pour les diplômés universitaires, il s’agit d’un processus de transition de l’université vers l’emploi
dans le but d’obtenir un poste de travail stable.
I-2. Objectifs de l’insertion professionnelle
L’objectif principal de la démarche de l’insertion professionnelle est d’améliorer l’employabilité des
jeunes diplômés, confrontés aux difficultés d’insertion. Il s’agit donc de :
- Trouver un emploi,
- Choisir et accéder à une formation,
- Monter une activité, une micro-entreprise,
- Exercer son métier selon ses qualifications et ses diplômes.
Pour parfaire l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, l’université doit :
- Mettre en place des actions nécessaires de reconversion pour les diplômés de l’enseignement supérieur
demandeurs d’emploi,
- Mettre en place des actions de formation à l’insertion professionnelle des étudiants, dans le cadre d’un
renforcement de la coopération entre les universités et les entreprises,
- Faire des propositions de formations en adéquation avec les métiers émergents et les besoins des
partenaires du monde du travail,
- Renforcer la professionnalisation des formations;
- Optimiser l’information et l’orientation des étudiants;
- Informer les milieux socio - professionnels sur les contenus et objectifs des formations de l’université;
- Favoriser toutes les démarches susceptibles d’encourager l’esprit d’entreprise et de créativité chez les
étudiants;
- Développer le partenariat avec les acteurs du marché du travail ;
- Créer une culture entrepreneuriale chez les jeunes diplômés,
- Promouvoir les actions d’ouverture de l’université au monde socio-économique;
- Offrir des perspectives d'emploi améliorées pour les diplômés universitaires à travers l’amélioration de
leurs compétences, leur employabilité et leur aptitude à l’entrepreneuriat.

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I-3. Les acteurs de l’insertion professionnelle:
L’université, les jeunes diplômés, les entreprises et l’Etat.
I-4. Principaux facteurs favorisant le chômage
Parmi les causes identifiées du chômage des diplômés, on peut citer:
- le manque de coopération entre l’université et les entreprises, engendrant une inadéquation entre leur
cursus de formation et les besoins des entreprises,
- l’absence ou l’insuffisance de stage pratique en entreprise,
- conjoncture économique défavorable du pays.
I-5. Mesures de lutte contre le chômage
I-5-1. Les mesures passives :
Les mesures passives on pour but de réduire les conséquences du chômage par une aide aux personnes au
chômage et pas de combattre les causes directes du chômage.
a- Les mesures de protection sociale :
Les mesures de protection sociale constituent des transferts en liquidité ou des revenus de remplacement
instaurés par l’état.
b. L’incitation aux retraits du marché du travail :
L’autre mesure passive que l’état a adoptée pour éviter d’alimenter le chômage, est d’éloigner certaines
catégories de la population active du marché du travail par l’incitation au retrait du marché du travail, qui
s’est concrétisée par le départ anticipé des travailleurs à la retraite (mesure supprimée actuellement en raison
de son impact négatif sur le budget de la caisse de retraite).
I-5-2. Les mesures actives :
Elles sont assurées par les services chargés de l’emploi et sont destinées à :
- Faciliter l’accès à l’emploi,
- Participer à la création d’activités sur la base des programmes,
- Mener des actions de formations pour améliorer l’employabilité de la population active,
- Créer des entreprises par un financement public,
- Assurer des contrats de travail temporaire à des populations cibles pour favoriser leur retour à l’emploi.
Les mesures actives sont apparues sous formes :
- D’aide à la création d’entreprise ou à l’auto-emploi,
- D’insertion à travers des contrats à durée déterminée (CDD) ou des emplois d’attente et l’amélioration de
l’employabilité des chômeurs à travers la formation, et l’aide à la recherche d’emploi.

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Les principaux dispositifs, qui composent les mesures actives sont :
a. L’emploi salarié d’initiative locale (ESIL)
Ce programme, s’adresse aux chômeurs peu qualifiés ou sans formation, qui fournissent la preuve qu’ils
recherchent activement un emploi (inscription au bureau de main d’œuvre…).
b. Le contrat de pré-emploi (CPE)
Le CPE s’adresse aux primo-demandeurs d’emploi âgés de 19 à 35 ans, qu’ils soient diplômés universitaires
ou techniciens supérieurs issus des institutions nationales de formation.
c. Le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes (DAIP)
Ce dispositif est destiné à trois catégories de primo-demandeurs d’emploi :
- les diplômés de l’enseignement supérieur et les techniciens supérieurs issus des établissements nationaux
de formation professionnelle affiliés au contrat d’insertion des diplômés (CID),
- les jeunes sortant de l’enseignement secondaire de l’éducation nationale ou des centres de formation
professionnelle ou ayant suivi un stage d’apprentissage affilié au contrat d’insertion professionnelle (CIP)
- les jeunes sans formation ni qualification affiliés au contrat de formation insertion.
d - L’agence nationale de gestion du micro crédit (ANGEM)
Le microcrédit est un outil de lutte contre la précarité, qui permet à des démunis de créer leur propre
activité génératrice de revenus.
L’ ANGEM a pour missions principales :
- de soutenir, conseiller et accompagner les bénéficiaires d’un micro-crédit;
- d’octroyer des prêts non rémunérés et de notifier aux bénéficiaires dont les projets sont éligibles au
dispositif, les aides qui leur sont accordées ;
- d’assurer le suivi des activités réalisées par les bénéficiaires en veillant au respect des clauses des cahiers
des charges qui les lient à l’agence et en les assistants, en cas de besoin.
e. L’agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ)
L’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeune, est un organisme public qui accompagne les porteurs
de projets pour la création et l’extension des micro-entreprises de production de biens et de services.
Missions de L’ANSEJ :
-Soutenir, conseiller et accompagner les jeunes promoteurs à la création d’activités,
-Mettre à la disposition des jeunes promoteurs toute information économique, technique, législative et
réglementaire relative à leurs activités.
-Développer des relations avec les différents partenaires du dispositif (banques, impôts,
CNAS et CASNOS, etc.).

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-Développer un partenariat intersectoriel pour l’identification des opportunités d’investissement.
-Assurer aux jeunes promoteurs une formation sur les techniques de gestion de la micro-entreprise.
f- Caisse Nationale d‘Assurance Chômage(CNAC)
La CNAC est une institution publique de sécurité sociale, ayant pour mission de réduire les effets sociaux
engendrés par les licenciements massifs de travailleurs salariés du secteur économique.
La CNAC a connu différentes étapes dans son parcours, toutes caractérisées à chaque fois par la prise en
charge de nouvelles missions qui lui sont confiées par les pouvoirs publics :
g- Agence Nationale de l’Emploi (ANEM)
L’activité de placement et de contrôle de l’emploi est une mission de service public dans le cadre de la
politique de développement de l’emploi, de l’équilibre régional et de lutte contre de le chômage.
Le service public de l’emploi est représenté par l’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM).
Les employeurs sont tenus de notifier à l’agence de l’emploi, toute offre d’emploi.
L’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM) garantit à tout demandeur d’emploi et à toute entreprise un
service de recrutement efficace et personnalisé.
L’ANEM accompagne les chercheurs d’emploi et facilite leur insertion professionnelle, elle oriente
également les porteurs de projet vers les différents organismes d’aide (ANSEJ, CNAC……etc.)

II- L’ENTREPRENEURIAT
II-1.Introduction
L’entrepreneuriat est une démarche de création et d’exploitation d’opportunité d’affaires par une ou
plusieurs personnes, en utilisant de nouvelles organisations pour produire et créer une richesse économique
et sociale.
L’entrepreneuriat est une solution aux problèmes du chômage et de production; c’est donc une
solution pour le développement économique.
L’adéquation entre un projet et un entrepreneur est une condition nécessaire de réussite d’une
initiative (Un bon entrepreneur doit avoir un profil adapté au projet qu'il entend développer).
L’entrepreneur est une personne :
- qui a des idées pour combler un besoin ;
- qui croit en ses idées et en ses capacités, et qui est prête à prendre des risques ;
- qui est capable d e rassembler l es gens au tour d’elle ;
- qui a un sens inné de l’organisation et d e la gestion;
- qui est dynamique.

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II-2. L'innovation et l'opportunité
Par opportunité, on peut comprendre une opportunité de création d’entreprise (ou d’activité), de reprise
d’entreprise ou de développement d’une innovation dans une entreprise existante.
L’innovation consiste à introduire, quelque chose de nouveau, dans une situation existante. Elle peut
être la conséquence d’une initiative perçue comme une nécessité, ou une obligation.
Une innovation peut être dans la continuité d’un processus (innovation incrémental), comme elle peut
engendrer une rupture majeure (innovation radicale).
II-3. Etapes de la création d’entreprise
Les principales étapes de la création d’une entreprise sont:
- L’évaluation de l’opportunité ;
- La conception et la formulation du projet ;
- Le montage juridique et financement du projet ;
- Le lancement des activités.
II-3-1. Evaluation de l’opportunité de création de l’entreprise
Pour bien évaluer une opportunité de création d’entreprise, il faut rechercher des informations, des avis
et conseils d’experts et de spécialistes, et analyser les contraintes liées au projet. La maîtrise de quelques
concepts et outils du marketing sont indispensables pour réussir le passage d’une bonne idée à un produit ou
un service, qui pourra résister à la compétition.
L’opportunité entrepreneuriale est la résultante d’une combinaison nouvelle, de facteurs de production qui
permettent d’obtenir un nouveau produit. C'est également une nouvelle méthode de production, introduite
lors de l’exploitation d’un nouveau marché et, finalement c'est une nouvelle forme d’organisation
industrielle.
II-3-2. Conception du projet de création
Pendant cette étape, le projet doit passer vers la position des réalisables ou différentes études doivent
être faites, permettant d’élaborer l’offre, la stratégie, le plan d’affaires et de positionner le projet.
II-3-3. Montage juridique et financement du projet
Le montage juridique consiste à choisir une structure juridique, à sécuriser les relations avec les tiers
( investisseurs, salariés, partenaires, fournisseurs et sous-traitants) et à maîtriser les techniques de protection
et de valorisation de l’innovation et des savoir-faire immatériels lorsqu’il s’agit de la création d’entreprise
innovante. Le plan financier permet
d’engager la discussion avec les banquiers et les investisseurs, ou le créateur doit maîtriser son projet pour
convaincre et répondre à toutes les questions posées par les partenaires financiers.

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II-3-4. Lancement des activités
Pour réussir le lancement des activités, il faut :
- Ne pas perdre du temps;
- Obtenir des clients et des commandes;
- Suivre son business plan;
- Avoir un tableau de bord pour piloter son entreprise ;
- Utiliser d’une façon rationnelle ses ressources humaines et matérielles.
II-4. Principales causes de défaillance des jeunes entreprises
Les principaux événements accidentels pouvant affecter l’individu:
- Accident, maladie, décès, disparition d’un être cher, etc.
- Remise en cause des motivations (un équipier ou un partenaire se retire, hostilité de l’environnement).
- Le projet peut être abandonné parce que son initiateur vient de découvrir une opportunité qui lui apparaît
meilleure.
- La compétitivité du produit proposé est médiocre ou mauvaise;
- Le potentiel du marché a été surestimé;
- La difficulté d’accès aux circuits de distribution;
- Un mauvaise une mauvaise politique de communication et de marketing ;
- L’insuffisance des fonds propres.
II-5. Facteurs de réussite des projets de création d’entreprise
Les principaux facteurs qui prédisent la réussite d'une entreprise sont:
- Une proximité entre le profil du créateur et l’entreprise créée ;
- Une localisation proche de ses bases et de ses réseaux de proximité ;
- Avoir un contact avec des professionnels et des spécialistes dans la création d’entreprises.
II-6. Rôle de l’entreprenariat dans le développement local
L’entreprenariat est un levier du développement local par excellence :
- Les entrepreneurs jouent un rôle actif dans la réduction du problème du chômage et dans l’amélioration
du climat social, ce qui ouvre la voie vers un développement économique.
- Ils emploient leurs ressources propres et les emprunts pour la mise en place de leurs entreprises,
- L’entrepreneuriat conduit à la création de valeur ajoutée , ce qui est primordial au développement
économique du pays.
- Les entrepreneurs participent à réduire les disparités régionales par l'implantation d'unités de production
dans les régions les moins développées.

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- Le développement des entreprises dans divers domaines conduit au développement des prestations
publiques comme le transport routier, la santé, l'éducation etc...,
- Il Contribue à la mise à disposition de la population de nouveaux produits et services ;
- Le développement de l’entrepreneuriat augmente l’attractivité d’un territoire;
- L’entreprenariat est un moyen d'amélioration du pouvoir d’achat ;
- Il est source de taxes et accroissement de l’assiette fiscale ;
II-7. Rôle du Gouvernement dans l’encouragement de l’entrepreneuriat:
- Offrir un bon cadre institutionnel, avec des lois et règlements clairs, simples et précis,
- Créer un environnement politique serein, ( politique favorable à l’investissement),
- Orienter et accompagner les projets d’entreprises,
- Développer la formation à l’entrepreneuriat,
- Soutenir la création et l’innovation,
II-7-1. Outils administratifs
- Simplifier les procédures et les obligations administratives nécessaires pour créer une entreprise.
II-7-2. Outils économiques et financiers
- Des structures d’informations et de conseils,
- Des dispositifs d’aide (banques de développement),
- Une organisation efficace du système bancaire,
- Une fiscalité incitative et équitable.
II-7-3.Encourager la culture entrepreneuriale
Encourager la culture entrepreneuriale notamment dans les milieux universitaires par la:
- Mise en place des structures de soutien (centres d’entrepreneuriats, de carrières etc..,)
- Introduction des activités d’éducation entrepreneuriale intégrées dans les programmes d’enseignement,
- Création d’une relation entre les entrepreneurs naissants et les entrepreneurs anciens diplômés.

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