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Infobox INAMI - La réglementation décryptée pour le kinésithérapeute - Juin 2016

3e édition, Juin 2016

Éditeur responsable : J. De Cock, avenue de Tervueren 211, 1150 Bruxelles


Infobox INAMI
Réalisation : Service d’évaluation et de contrôle médicaux de l’INAMI, en collaboration avec le Service des soins de santé
La réglementation décryptée pour le kinésithérapeute
et la Cellule communication de l’INAMI, et avec la participation du SPF Santé publique Juin 2016
Design graphique : Cellule communication de l’INAMI

Photos : Ab initio et Verypics

Dépôt légal : D/2016/0401/33


Introduction - Juin 2016 1

Cher lecteur,

Cet Infobox est destiné à faciliter votre vie professionnelle : nous avons rassemblé la réglementation
importante pour votre profession et vous la présentons de façon compréhensible.

Il explique la Loi relative à l’assurance soins de santé et indemnités (Loi ASSI) et se complète
d’informations utiles concernant d’autres législations ou réglementations. Une bonne connaissance
de celles-ci vous permettra de les appliquer correctement.

Il est divisé en quatre parties :


� la 1re, « Cadre légal d’activité », traite des aspects administratifs de la profession (formation,
agrément, responsabilisation, conventions, …)

� la 2e, « Attestation des prestations», explique comment vous devez attester les prestations (avec
la nomenclature)

� la 3e, « Le kinésithérapeute et son patient », aborde l’assurance-maladie du point de vue du


patient (assurabilité, remboursements, ticket modérateur, droits, dossier du patient,…)

� la 4e, « Communication », fournit des renseignements pratiques pour l’échange d’informations


entre vous et d’autres partenaires du secteur des soins de santé et indemnités.

L’Infobox est une source d’informations. Afin de vous aider dans vos recherches, nous avons
porté toute notre attention sur trois outils qui devraient vous aider à retrouver les réponses à vos
questions :
� la table des matières, rédigée souvent sous forme de questions
� l’index
� les liens vers les pages web du site de l’INAMI et d’autres sites.

L’Infobox est basé sur et tente d’expliquer les textes officiels, mais il ne les remplace pas. Seuls
ceux-ci ont force de loi. Les dates indiquées concernent la promulgation des lois. Les extraits de
textes de loi sont mentionnés en italique et en bleu.

La réglementation évoluant en permanence, un recueil des « modifications récentes » est annexé à


l’Infobox sur le site et permet de disposer des informations actualisées.

www
Une version électronique de l’Infobox (et des éventuelles modifications récentes) est
disponible sur : www.inami.be, Publications > Aperçu de nos publications > Sur le thème
des soins de santé > Kinésithérapeute.

www
Les législations auxquelles nous faisons référence sont à consulter sur :
� www.inami.be, Programmes web > Docleg : banque de données relative à la
réglementation
� www.just.fgov.be, Législation belge.

Vos remarques et vos questions : infoteam.dgec.secm@inami.fgov.be.

Cette version est arrêtée au 30 juin 2016.

Nous vous souhaitons un bon usage.

Docteur Bernard HEPP


Médecin-directeur-général
Fonctionnaire-dirigeant du Service d’évaluation et de contrôle médicaux (SECM).
2 Nouveautés - Juin 2016

Nouveautés
Ce pictogramme indique une nouvelle information dans le texte.

Les nouveaux éléments dans cet Infobox sont :

Agrément, géré par les Communautés ........................................................................................... 10

Agrément de qualifications professionnelles particulières .............................................................. 15

Quand et comment remettre l’ASD et le reçu ?............................................................................... 35

Le document justificatif.................................................................................................................... 36
Table des matières - Juin 2016 3

Table des matières


Nouveautés........................................................................................................................................ 2

1re Partie - Cadre légal d’activité....................................................... 9


I. Conditions à satisfaire pour pouvoir exercer la kinésithérapie................................................. 10
1. Diplôme............................................................................................................................... 10
2. Agrément............................................................................................................................ 10
3. Visa..................................................................................................................................... 10
4. Numéro INAMI.................................................................................................................... 12
5. Enregistrement auprès de la Banque-Carrefour des entreprises....................................... 13
6. Affiliation à une caisse d’assurances sociales.................................................................... 13
7. Conditions complémentaires pour le remboursement des prestations.............................. 14
8. Qualifications professionnelles particulières....................................................................... 15

II. Les prestations de kinésithérapie............................................................................................. 16

III. Vos responsabilités sociale, financière et juridique.................................................................. 16


1. Quelle est votre responsabilité vis-à-vis de l’assurance soins de santé en
tant que dispensateur de soins ?....................................................................................... 16
2. Qui rembourse des prestations indûment remboursées par l’assurance soins
de santé ?........................................................................................................................... 17
3. De quelle manière pouvez-vous être reconnu responsable de vos actes ?....................... 17
4. Devez-vous assurer votre responsabilité civile professionnelle ?...................................... 18
5. Pouvez-vous refuser de poursuivre un traitement ?........................................................... 18
6. Pouvez-vous refuser d’effectuer un acte ?......................................................................... 18
7. Pouvez-vous faire de la publicité pour votre activité ?....................................................... 19

IV. Comment sont organisées les “maisons médicales” ?............................................................ 19

V. Convention nationale entre kinésithérapeutes et Organismes assureurs........................................20


1. Contenu.............................................................................................................................. 20
2. Procédures.......................................................................................................................... 20
3. Quelle est la durée d’une convention ?.............................................................................. 21
4. Adhésion............................................................................................................................. 21
5. Mesures en cas de non-respect de la Convention............................................................. 21
6. Information des patients .................................................................................................... 22

VI. Le statut social......................................................................................................................... 22

VII. Intervention dans les coûts d’un logiciel.................................................................................. 22

VIII. Dispensateur de soins et INAMI............................................................................................... 23


1. L’INAMI............................................................................................................................... 23
2. Le Service d’évaluation et de contrôle médicaux (SECM).................................................. 24
3. Quelles sont les compétences du personnel d’inspection du SECM ?............................. 26
4. Le Service des soins de santé............................................................................................ 27
4 Table des matières - Juin 2016

2e Partie - Attestation des prestations..................................... 29


I. L’attestation de soins donnés.................................................................................................. 30

II. Utilisation des ASD................................................................................................................... 33


1. Devez-vous délivrer une ASD ?.......................................................................................... 33
2. Comment pouvez-vous commander des ASD ?................................................................ 33
3. Pouvez-vous utiliser les ASD d’un confrère ?.................................................................... 34
4. Comment devez-vous compléter l’attestation ?................................................................ 34
5. Qu’est-ce que la souche fiscale (ou reçu) ?....................................................................... 35
6. Quand devez-vous remettre l’attestation et le reçu ?......................................................... 35
7. Qu’est-ce que le double fiscal ?......................................................................................... 36
8. Le document justificatif...................................................................................................... 36
9. Comment pouvez-vous attester pour le compte d’autrui ?................................................ 37
10. Attester via un service de tarification.................................................................................. 37
11. Comment utiliser les carnets d’ASD et combien de temps les conserver
(ainsi que les copies des documents justificatifs) ? .......................................................... 37

III. Utilisation des AGSD................................................................................................................ 38


1. Quand utiliser les AGSD ?.................................................................................................. 38
2. Contenu de l’AGSD............................................................................................................ 38
3. Conditions d’utilisation....................................................................................................... 38

IV. Attester en fonction de la nomenclature.................................................................................. 39


1. Attester en fonction de votre qualification.......................................................................... 39
2. Qu’est-ce que la nomenclature ?....................................................................................... 39
3. Devez-vous respecter les honoraires mentionnés dans la nomenclature ?....................... 40
4. Où pouvez-vous trouver la nomenclature ?........................................................................ 41
5. Quelle est la base légale de la nomenclature ?.................................................................. 42
6. Qui établit la nomenclature ?.............................................................................................. 42

V. La nomenclature des prestations de kinésithérapie ................................................................ 43


1. Répartition en fonction de la situation pathologique.......................................................... 43
2. Répartition selon le lieu où la prestation est effectuée....................................................... 45
3. Répartition selon la nature de la prestation ....................................................................... 46
4. Aperçu des règles d’application ........................................................................................ 46

VI. Informations complémentaires concernant les prestations de kinésithérapie......................... 48


1. Quelles prestations sont-elles remboursables ?................................................................ 48
2. Une prescription est-elle nécessaire et à quelles conditions doit-elle répondre ?.................... 49
3. Combien de séances peuvent-elles être prescrites par prescription ?.............................. 50
4. Conséquences d’une prescription non valable.................................................................. 50
5. Quel est votre apport dans le choix du traitement ?.......................................................... 50
6. Quand devez-vous entamer le traitement de kinésithérapie ?........................................... 50
7. Que signifie l’apport personnel du kinésithérapeute ?....................................................... 51
8. Quelle est l’utilité de l’examen effectué à titre consultatif ?............................................... 51
9. Devez-vous établir un dossier individuel ? ......................................................................... 51
Table des matières - Juin 2016 5

10. Quand devez-vous établir un rapport de kinésithérapie et quel est son contenu ?........... 52
11. Pour quelles prestations et comment établir une notification au médecin-conseil ?......... 53
12. Faut-il l’accord du médecin-conseil avant d’entamer le traitement ? ............................... 53
13. Le médecin-conseil peut-il mettre fin à tout moment mettre fin au droit au
remboursement ?................................................................................................................ 53
14. Combien de séances de longue durée sont-elles remboursables au tarif le plus
avantageux ? ..................................................................................................................... 54
15. Combien de séances de “drainage lymphatique manuel” sont-elles
remboursables ?................................................................................................................. 54
16. Pouvez-vous attester des suppléments pour des produits ou des appareils ?................. 55
17. Pouvez-vous attester des frais de déplacement ? ............................................................ 55
18. Pouvez-vous attester des prestations effectuées par des étudiants en
kinésithérapie ?................................................................................................................... 55
19. Pouvez-vous attester plusieurs prestations par patient et par jour ?................................. 55
20. Avec quelles prestations ne pouvez-vous pas cumuler vos prestations de
kinésithérapie ?................................................................................................................... 55
21. Attester les prestations effectuées dans le cadre d’un traitement de
physiothérapie ?................................................................................................................. 56
22. Qu’est-ce qu’une “nouvelle situation pathologique” ?....................................................... 56
23. Sous quelles conditions le traitement de kinésithérapie est-il remboursé
en cas de nouvelle situation pathologique ?...................................................................... 56
24. Existe-t-il un maximum pour l’intervention de l’assurance ?............................................. 57

VII. Règles générales complémentaires concernant l’attestation de prestations....................................58


1. Quand une prestation est-elle remboursable ?.................................................................. 58
2. Pouvez-vous réaliser des prestations non-remboursées ?................................................ 58
3. Pouvez-vous attester les prestations de nature esthétique ?............................................ 58
4. Pouvez-vous attester des prestations couvertes par une autre assurance ?.................... 58
5. Pouvez-vous attester des prestations effectuées à l’étranger ?........................................ 59
6. Pouvez-vous attester des prestations effectuées dans le cadre d’un examen
organisé par l’employeur ou demandé par des tiers ?....................................................... 59
7. Pouvez-vous attester des prestations effectuées chez des assurés détenus en
prison ?.......................................................................................................................................59
8. Pouvez-vous attester des prestations effectuées dans le cadre de la recherche
scientifique ou d’essais cliniques ?.................................................................................... 60
9. Attester les prestations effectuées en maisons médicales, centres de rééducation
fonctionnelle ou d’accueil de jour, maisons de repos et de soins...................................... 60
10. Combien de temps devez-vous conserver les documents et rapports auxquels la
nomenclature fait référence ?............................................................................................. 60
11. Pouvez-vous demander une indemnisation pour un rendez-vous manqué ?.................... 60

VIII. Le tiers-payant......................................................................................................................... 61
1. Pour quelles prestations spécifiques pouvez-vous pratiquer le tiers-payant ?.................. 61
2. Pour quelles prestations spécifiques ne pouvez-vous pas pratiquer le tiers-payant ?...... 61
3. Conditions spécifiques pour appliquer le tiers-payant ?.................................................... 61
4. Conditions générales pour appliquer le tiers-payant ?....................................................... 62
5. L’autorisation de pratiquer le tiers-payant peut-elle vous être retirée ?............................. 63
6 Table des matières - Juin 2016

3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient.............. 65


I. Différents types d’assurances soins médicaux........................................................................ 66
1. L’assurance obligatoire “soins de santé” pour les assujettis à la sécurité
sociale belge....................................................................................................................... 66
2. L’assurance complémentaire des mutualités..................................................................... 66
3. Les assurances dans d’autres régimes.............................................................................. 66
4. Les assurances privées et individuelles............................................................................. 67
5. L’assurance « soins » ou « dépendance » en Flandre........................................................ 67
6. Des assurances particulières ............................................................................................. 67

II. L’assurabilité « soins de santé » du patient...........................................................................................68


1. Assujetti à la sécurité belge................................................................................................ 68
2. Personne en séjour temporaire en Belgique....................................................................... 69
3. Demandeur d’asile.............................................................................................................. 70

III. Le ticket modérateur................................................................................................................ 71


Le ticket modérateur est-il toujours le même ?........................................................................ 71

IV. Le maximum à facturer (MAF).................................................................................................. 74

V. Le tiers-payant......................................................................................................................... 74

VI. Droits du patient....................................................................................................................... 74


1. Définitions et champ d’application..................................................................................... 74
2. De quels droits le patient bénéficie-t-il ?............................................................................ 75
3. Qui représente le patient si celui-ci est mineur ou incapable d’exercer ses
droits lui-même ?................................................................................................................ 77

VII. Le patient en soins palliatifs à domicile.................................................................................... 78


1. Qu’entend-on par “patient palliatif à domicile“ ?............................................................... 78
2. Démarches à accomplir pour la reconnaissance du statut “patient palliatif
à domicile” ?....................................................................................................................... 79
3. De quels avantages le patient palliatif à domicile bénéficie-t-il ?....................................... 79
4. Pouvez-vous faire appel à des services spécialisés ?........................................................ 79

VIII. Euthanasie ............................................................................................................................... 80

IX. Le Fonds des accidents médicaux.......................................................................................... 80


Table des matières - Juin 2016 7

4e Partie - Communication....................................................................... 81
I. Circulaires................................................................................................................................. 82

II. Le site de l’INAMI : www.inami.be............................................................................................ 82

III. e-HealthBox ............................................................................................................................ 83

Comment vous connecter à votre e-HealthBox ?.................................................................... 83

IV. Plus d’informations .................................................................................................................. 84

V. Changement d’adresse............................................................................................................ 84

VI. Adresses des Commissions médicales provinciales................................................................ 85


1. Brabant d’expression française.......................................................................................... 85
2. Hainaut................................................................................................................................ 85
3. Liège................................................................................................................................... 85
4. Luxembourg........................................................................................................................ 85
5. Namur................................................................................................................................. 86
6. Antwerpen........................................................................................................................... 86
7. Limburg............................................................................................................................... 86
8. Nederlandstalige Brabant................................................................................................... 86
9. Oost-Vlaanderen................................................................................................................. 86
10. West-Vlaanderen................................................................................................................. 86

Annexes............................................................................................................................. 87
Acronymes....................................................................................................................................... 88
Pictogrammes.................................................................................................................................. 89
Index ................................................................................................................................................ 90
1 Partie
re

Cadre légal d’activité


10 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

Cette 1re partie aborde les aspects administratifs de la profession. Elle explique notam-
ment les démarches que vous devez entreprendre pour pouvoir pratiquer (agrément, numéro
INAMI). Elle liste les prestations que vous pourrez ensuite effectuer, et présente vos responsabilités
sociale ou financière. Quelles sont les missions de l’INAMI ? Que contient la Convention entre les
Organismes assureurs et les kinésithérapeutes ?

I. Conditions à satisfaire pour pouvoir


exercer la kinésithérapie

1. Diplôme
Pour pouvoir exercer la profession de kinésithérapeute vous devez1 d’abord être porteur du
diplôme d’enseignement universitaire en kinésithérapie ou du diplôme d’enseignement supérieur
non universitaire en kinésithérapie.

2. L’agrément
Après l’obtention de votre diplôme de kinésithérapeute, vous recevrez automatiquement un
agrément soit de :
� la Fédération Wallonie-Bruxelles
� Deutschsprachigen Gemeinschaft
� Agentschap Zorg en Gezondheid.

www
www.enseignement.be, De A à Z > Agrément des professionnels des soins de santé >
Métiers de la santé > Kinésithérapeutes.

3. Le visa
a. Délivrance
Après la réception de votre agrément, le SPF Santé publique sera automatiquement contacté et
vous enverra un visa de la Commission médicale provinciale (CMP). La possession du visa signifie
que votre diplôme est valable et que vous avez les aptitudes physique et psychique pour exercer
l’Art ou la profession2.

1.  Loi coordonnée relative à l’exercice des professions des soins de santé du 10-05-2015 (nommée Loi professions de santé), art. 43 § 1.
2.  Loi professions de santé, art. 119.
1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 11

b. Gestion
La CMP de la province où vous exercez est compétente pour juger de ces aptitudes. Elle peut retirer
le visa, le suspendre ou imposer des restrictions quant à son maintien, notamment lorsque votre
comportement pourrait entraîner de graves conséquences pour vos patients ou la santé publique.

L’appel contre le retrait du visa n’est pas suspensif3, vous ne pouvez donc plus exercer votre
profession tant que la procédure d’appel n’est pas terminée.

Composition4

La Commission médicale provinciale est composée :


}} d’un président, d’un vice-président et d’un secrétaire (qui est l’Inspecteur d’Hygiène Fédéral),
médecins, et qui constituent le Bureau
}} de 2 membres effectifs et 2 suppléants de chaque groupe suivant : médecins, pharmaciens,
praticiens de l’Art dentaire, vétérinaires, sages-femmes, praticiens de l’Art infirmier, kinésithé-
rapeutes
}} d’un membre effectif et d’un suppléant de chaque groupe suivant : aide-soignant, audiologue et
audicien, ergothérapeute, orthoptiste, logopède, technologue en imagerie médicale et techno-
logue de laboratoire médical
}} d’un membre effectif et d’un membre suppléant des pratiques non-conventionnelles (acupunc-
teur, homéopathe, ostéopathe, chiropracteur)
}} d’un membre fonctionnaire de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
(AFMPS).

Tâches principales5

Les tâches principales de la CMP sont :


}} proposer au gouvernement toute mesure pouvant contribuer à la santé publique (entre autres
en cas de crises d’ordre sanitaire)

}} veiller à la collaboration des dispensateurs de soins à l’exécution des mesures prises par le
gouvernement en vue de prévenir ou de combattre des maladies transmissibles ou des mala-
dies pour lesquelles existe une obligation de déclaration

}} accorder (sous conditions ou non) ou retirer le visa

}} détecter et signaler au parquet l’exercice illégal des professions des soins de santé et des pra-
tiques non conventionnelles

}} veiller à ce que les professions des soins de santé et les pratiques non conventionnelles soient
exercées conformément aux lois et règlements

3.  Plus d’information sur la procédure : Arrêté Royal (A.R.) du 07-10-1976 relatif à l’organisation et au fonctionnement des commissions médicales.
4.  Loi professions de santé, art. 118.
5.  Loi professions de santé, art. 119.
12 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

}} informer les personnes intéressées des décisions prises envers un professionnel des profes-
sions des soins de santé et des pratiques non conventionnelles en matière d’exercice de son
activité

}} faire connaître aux Ordres intéressés les fautes professionnelles reprochées aux praticiens

}} superviser les services de garde des professions de santé (médecins, pharmaciens, praticiens
de l’Art dentaire et sages-femmes) et, en cas de manque, éventuellement imposer elle-même
une organisation pour la garde

}} surveiller les ventes publiques comprenant des médicaments.

4. Numéro INAMI
L’INAMI vous envoie automatiquement un numéro d’identification unique composé de 11 chiffres
après réception de l’agrément.

Les chiffres du numéro INAMI (Y/XXXXX/CD/OOO) correspondent :


� 1er chiffre à la discipline
� 2e au 6e chiffres au numéro d’identification
� 7e et 8e chiffres au check digit (pour le contrôle interne du numéro)
� 9e, 10e et 11e chiffres à la qualification du dispensateur de soins

5 – 12345 – 67- 401


Discipline Code de compétence
Numéro de suite

Check digit du numéro

Si vous êtes
conventionné, vous
faites précéder votre
numéro du chiffre 1, Vous ne pouvez rédiger des attestations de soins donnés (ASD) qu’à partir de la date de l’obtention
mais l’INAMI et les de votre numéro INAMI.
Organismes assureurs
n’en tiennent pas Ce numéro est uniquement requis si vous effectuez et attestez des prestations de la nomenclature
compte lors de en votre nom. Il n’est donc pas nécessaire si, par exemple, vous dispensez uniquement des soins
l’encodage de votre dans un hôpital.
numéro6.
Vous devez le mentionner sur chaque document officiel (attestations, courrier, etc.).

6.  Convention nationale entre les kinésithérapeutes et les Organismes assureurs du 22-01-2015 (dite Convention nationale), art. 15.
1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 13

Plus d’informations à ce sujet peuvent être obtenues auprès de l’INAMI :


� par courrier :
INAMI
Service des soins de santé
Section kinésithérapie
Avenue de Tervueren 211
1150 Bruxelles

� par téléphone : 02 739 74 79

les mardi, mercredi et vendredi, de 9 h à 12 h, les lundi et jeudi de 13 h à 16 h.

5. Enregistrement auprès de la Banque-Carrefour des


entreprises
Tout dispensateur travaillant en tant qu’indépendant doit s’inscrire à la Banque-Carrefour des
Entreprises (BCE)7.

Si vous exercez en tant que personne :


� physique, vous devez effectuer les démarches auprès d’un guichet d’entreprise8

� morale (S.A., SPRL, etc.), le notaire procède à l’inscription dans la Banque-Carrefour des
Entreprises, au dépôt de l’acte constitutif au greffe du SPF Justice et à l’envoi de celui-ci au
Moniteur belge.

Tout dispensateur indépendant reçoit le statut « d’entreprise non-commerciale de droit privé ».

Votre numéro d’inscription doit être repris sur le reçu des attestations de soins donnés (voir
2e Partie, II. 5.).

www
Plus d’informations : www.economie.fgov.be, Banque-Carrefour des entreprises >
Entreprises et indépendants > Inscription à la banque carrefour.

6. Affiliation à une caisse d’assurances sociales


Lorsque vous avez une activité de travailleur indépendant, vous êtes tenu de vous affilier à une
caisse d’assurances sociales.

a. Délai d’affiliation
Vous devez être affilié à une caisse d’assurances sociales de votre choix dès le jour où débute votre
activité. Si vous ne vous êtes pas affilié au plus tard le jour où vous débutez votre activité :
� vous courez le risque de devoir payer une amende administrative de 500 à 2.000 EUR

� vous recevrez une mise en demeure vous donnant encore un délai de 30 jours. Passé ce délai
de 30 jours, si votre affiliation n’a toujours pas eu lieu, vous serez automatiquement affilié à la
Caisse nationale auxiliaire.

7.  Loi concernant l’assurance soins de santé et indemnités, coordonnée le 14-07-1994 (dite Loi ASSI), art. 73quater § 1.
8.  A.R. du 22-06-2009 portant sur les modalités d’inscription des entreprises non-commerciales de droit privé dans la Banque-Carrefour des Entreprises, art. 6.
14 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

b. Cotisations sociales
Tous les trois mois, votre caisse d’assurances sociales vous réclame des cotisations sociales.

c. Droits
Vos cotisations vous donnent droit à :
� des allocations familiales
� une pension
� l’assurance maladie
� l’assurance continuée
� l’assurance en cas de faillite.

www Plus d’informations : www.rsvz-inasti.fgov.be, Indépendants.

7. Conditions complémentaires pour le remboursement


des prestations
Afin de pouvoir obtenir le remboursement de toutes les prestations de kinésithérapie effectuées au
cabinet ou à domicile prévues dans l’article 7 de la nomenclature des prestations de santé (NPS),
vous devez9 :

}} disposer d’un cabinet comportant au moins :

1. un local, comportant une ou plusieurs cabine(s) et des installations sanitaires, à usage


exclusivement professionnel, disponible pendant 38 heures par semaine

2. une salle d’attente

3. du matériel répondant aux normes de sécurité et d’efficacité et permettant d’exécuter


dans leur intégralité toutes les prescriptions médicales que vous accepterez (ainsi que
l’(les)éventuel(s) autre(s) kinésithérapeute(s) qui y exerce(nt))

4. un avis destiné aux patients, apposé en un endroit visible, contenant les informations
nécessaires au sujet de la tarification et de votre adhésion éventuelle à la convention
nationale, ainsi que pour l’(les)éventuel(s) autre(s) kinésithérapeute(s) qui y exerce(nt)

� avoir introduit auprès du Service des soins de santé une déclaration sur l’honneur mentionnant
l’adresse de votre cabinet. Tout changement d’adresse doit être communiqué par recommandé
au service susmentionné

� si plusieurs kinésithérapeutes se partagent le même cabinet, joindre à leur déclaration une


copie du contrat (de travail) qui précise les heures au cours desquelles chacun peut disposer du
local et du matériel.

www
Formulaire disponible sur : www.inami.be, Professionnels > Professionnels de la santé :
Kinésithérapeutes > Exercice de votre métier : Déclaration sur l’honneur.

9.  NPS, art. 7 § 20 b.


1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 15

8. Qualifications professionnelles particulières


Jusqu’au 01 janvier 2017, vous pouvez introduire une demande de reconnaissance d’une
qualification professionnelle particulière en kiné :
� pédiatrique
� périnatale et rééducation abdomino-pelvienne
� neurologique
� manuelle
� cardiovasculaire
� respiratoire.

Vous pouvez introduire votre demande d’agrément auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles,


soit par internet, soit par courrier postal au moyen d’un formulaire10. Les renseignements sont sur :

www
www.enseignement.be, De A à Z > Agrément des professionnels des soins de santé >
Métiers de la santé > Kinésithérapeutes > Qualifications particulières.

Le courrier éventuel doit être adressé à :

Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles


Administration générale de l’Enseignement (AGE)
Direction générale de l’Enseignement non obligatoire et de la Recherche scientifique
(DGENORS)
Direction de l’Agrément des Prestataires de Soins de Santé
Cellule «Professions des soins de santé non-universitaires»
Rue Adolphe Lavallée, 1
1080 Bruxelles.

Votre demande doit comporter :


� l’autorisation d’exercer la kinésithérapie
� un curriculum vitae
� la preuve d’un profil d’activités et d’une expérience suffisante dans la qualification demandée
� la preuve d’une formation réussie (diplôme ou certificat)
� la preuve d’une formation régulière confirmée par :
� des participations :
� à des congrès
� à des réunions scientifiques
� des publications personnelles.

Si vous désirez vous adresser à une autre Communauté, renseignements sur :

www
� www.zorg-en-gezondheid.be, Per domein > Gezondheidszorgberoepen > Kinesitherapeuten
� www.dglive.be, Gesundheit.

10.  Arrêté du Gouvernement de la Communauté française relatif à l’agrément en qualité de kinésithérapeute du 12-11-2015.
16 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

II. Les prestations de kinésithérapie


Les prestations concernées par l’agrément de kinésithérapie sont définies par11 :

« Est considéré comme exercice illégal de la kinésithérapie, le fait pour une personne qui n’y est pas
autorisée ….. de procéder habituellement à :
1° des interventions systématiques destinées à remédier à des troubles fonctionnels de nature mus-
culo-squelettique, neurophysiologique, respiratoire, cardiovasculaire et psychomotrice par l’application
d’une ou plusieurs des formes suivantes de thérapie :
a) la mobilisation, qui consiste à faire exécuter des mouvements au patient, à des fins médicales, avec
ou sans assistance physique
b) la massothérapie, qui consiste à soumettre le patient à des techniques de massage, à des fins médi-
cales
c) les thérapies physiques, consistent à appliquer au patient, à des fins médicales, des stimuli phy-
siques non invasifs tels que les courants électriques, les rayonnements électromagnétiques, les ultra-
sons, le chaud et le froid ou la balnéation
2° des examens et des bilans de motricité du patient visant à contribuer à l’établissement d’un dia-
gnostic par un médecin ou à instaurer un traitement constitué d’interventions visées au 1°
3° la conception et la mise au point de traitements constitués d’interventions visées au 1°
4° la kinésithérapie périnatale et la rééducation abdomino-pelvienne….. »

Le remboursement par l’assurance soins de santé des différentes techniques est davantage spé-
cifié dans l’article 7 (§§ 4, 6 et 9bis) de la Nomenclature des prestations de santé (NPS).

III. Vos responsabilités sociale, financière


et juridique

1. Quelle est votre responsabilité vis-à-vis de l’assurance


soins de santé en tant que dispensateur de soins ?
Votre responsabilité comprend une limitation de votre liberté thérapeutique :

“Les dispensateurs de soins...s’abstiennent…d’exécuter ou de faire exécuter des prestations inutilement


onéreuses ou superflues à charge du régime d’assurance obligatoire soins de santé et indemnités”12.

Toutefois, vous êtes tenu d’exécuter rigoureusement la prescription sur le plan médical13.

Par conséquent, vous ne pouvez pas dispenser des soins qui seraient inutilement onéreux ou
superflus même si ceux-ci ont été prescrits. Vous êtes donc toujours responsable des prestations
que vous attestez.

Des mesures (remboursement et/ou amendes) existent si vous attestez des prestations superflues
ou inutilement onéreuses. Il en est de même pour toute personne, physique ou morale, qui incite
à la prescription ou à l’exécution de prestations superflues ou inutilement onéreuses14.

11.  Loi professions de santé, art. 43 § 4.


12.  Loi ASSI, art. 73 § 1.
13.  A.R. du 03-07-1996, art. 105.
14.  Loi ASSI, art. 73bis.
1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 17

Sont légalement assimilées aux dispensateurs de soins, les personnes physiques ou morales qui :
� emploient des dispensateurs de soins
� organisent la dispensation des soins
� organisent la perception des sommes dues par l’assurance soins de santé15.

2. Qui rembourse des prestations indûment remboursées


par l’assurance soins de santé ?
Lorsque l’assurance soins de santé a remboursé des prestations, à tort parce que vous n’avez pas
la qualification requise ou que vous n’avez pas respecté les dispositions légales ou réglementaires,
vous devez rembourser16 le montant des prestations si :
� vous ayez perçu directement les honoraires
ou
� les prestations ont été payées par le système du tiers-payant.

Toutefois si :
� vous n’avez pas reçu les honoraires pour ces prestations, le patient est solidairement responsable
avec vous pour le remboursement

� une personne physique ou juridique a perçu ces prestations pour son propre compte, cette
personne est responsable solidairement avec vous pour le remboursement.

3. De quelle manière pouvez-vous être reconnu


responsable de vos actes ?
Votre responsabilité peut être établie selon différentes réglementations :

� administrative :
}} selon la loi relative à l’assurance soins de santé indemnités coordonnée le 14 juillet 1994
(dite Loi ASSI17), avec comme organe de contrôle le Service d’évaluation et de contrôle
médicaux (SECM)

www
Plus d’informations : www.inami.be, Publications > aperçu de nos publications >
Sur le thème du contrôle > Brochure « le Service d’évaluation et de contrôle
médicaux : missions et procédures »

}} selon les autres réglementations : la Commission médicale provinciale veille à ce que


les professions des soins de santé et les pratiques non conventionnelles soient exercés con-
formément aux lois et règlements

15.  Loi ASSI, art. 2 n.


16.  Loi ASSI, art. 164.
17.  Loi ASSI, art. 73bis et 142.
18 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

� pénale : selon le droit pénal et le code pénal social18. Par exemple en cas :
� d’infractions, au secret professionnel19
� de fraude sociale20
Il est généralement dit � de faux
que le dispensateur de � de faux en écriture21
soins a une obligation � d’usage de faux
de moyens envers � de déclarations inexactes et d’escroquerie en droit pénal social22.
son patient et pas une
obligation de résultat25. La qualification (juridique) de l’infraction déterminera le tribunal compétent : le tribunal
Vous devez mettre en
correctionnel ou le tribunal du travail.
œuvre tous les moyens
requis pour obtenir � civile : selon le droit civil. Par exemple en cas de dommages résultant d’une erreur médicale ou
un bon résultat sans
de soins de santé23.
donner la moindre
garantie de succès.
www
Plus d’information sur le site du Fonds des accidents médicaux : www.fam.fgov.be. (voir
3e Partie, IX.).

4. Devez-vous assurer votre responsabilité civile


professionnelle ?
La victime d’une faute dans le cadre de soins médicaux ou paramédicaux a droit à la réparation du
dommage causé par cette faute25. Cette réparation peut survenir jusqu’à vingt ans après les faits.
Votre responsabilité civile reste donc engagée même après l’arrêt de votre activité professionnelle
et, éventuellement, votre décès. Vos héritiers pourraient être impliqués. Vous devez donc être
assuré à cette fin.

Vous devez d’ailleurs informer vos patients que vous disposez de cette assurance26.

5. Pouvez-vous refuser de poursuivre un traitement ?


Pour un motif légitime, et si vous avez pris au préalable toutes dispositions en vue d’assurer la
continuité des soins par un autre praticien ayant la même qualification légale, vous pouvez
interrompre un traitement27.

6. Pouvez-vous refuser d’effectuer un acte ?


Vous pouvez refuser d’effectuer certains actes pour lesquels vous êtes pourtant compétent mais
pas suffisamment qualifié.

Vous êtes néanmoins supposé pouvoir effectuer les prestations et les actes courants de manière
correcte et sûre.

18.  Loi du 06-06-2010 introduisant le Code pénal social (CPS).


19.  Code pénal, art. 458.
20.  CPS, art. 1 § 1.
21.  Code pénal, art. 193.
22.  CPS, art. 230.
23.  Loi du 31-03-2010 relative à l’indemnisation des dommages résultant de soins de santé.
24.  Code civil, art. 1137.
25.  Code civil, art. 1382.
26.  Loi du 22-08-2002 sur les droits des patients, art. 8/1.
27.  Loi professions de santé, art. 26.
1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 19

7. Pouvez-vous faire de la publicité pour votre activité ?


Toute publicité vous est interdite (quelque soit le moyen utilisé : journaux, web-site,…)28.

De même, vous ne pouvez pas faire de publicité au sujet de la gratuité des prestations de la NPS,
ni faire référence à l’intervention de l’ASSI dans ces prestations29.

Mais vous pouvez porter vos activités à la connaissance du public via par exemple un journal
local, un toute-boîte, etc. L’information donnée doit être conforme à la réalité, objective, pertinente,
vérifiable, discrète et claire. Elle ne peut pas être comparative. Les résultats de traitements ne
peuvent pas être utilisés. Elle ne peut pas inciter à pratiquer des examens et traitements superflus.

www
Plus d’informations : www.inami.be, Professionnels > Informations pour tous > La publicité
par des dispensateurs de soins.

IV. Comment sont organisées les “maisons


médicales”30 ?
Une maison médicale est composée de plusieurs dispensateurs de soins (médecins et/
ou praticiens de l’Art infirmier et/ou kinésithérapeutes) qui choisissent un paiement forfaitaire
pour certaines prestations plutôt qu’un payement à l’acte31.

La maison médicale conclut un accord avec les O.A. (au sein de la commission compétente du
Service des soins de santé de l’INAMI) et reçoit un montant forfaitaire mensuel par patient inscrit.
Ce montant dépend du nombre de patients et de leur statut (bénéficiaire de l’intervention majorée
ou non). Le forfait concerne les consultations, les visites de médecine générale, et le DMG mais pas
les prestations techniques. Il peut, selon l’option prise par la maison médicale, inclure également la
kinésithérapie et/ou les soins infirmiers à domicile.

Le patient s’inscrit dans la maison médicale de son choix qui dispense des soins dans une
zone déterminée. Dans la plupart des cas, le patient ne paie pas de ticket modérateur pour les
consultations et les visites.

Lorsque le patient consulte un autre dispensateur de la même qualification (médecin généraliste,


infirmier ou kinésithérapeute) ne faisant pas partie de la maison médicale, il n’a pas droit au
remboursement des prestations sauf dans les cas suivants :
� consultation d’un autre médecin généraliste dans le cadre d’un service de garde organisé
� séjour temporaire du patient dans une zone où la maison médicale ne délivre pas de soins, par
exemple en période de vacances.

Dans ces 2 cas, la maison médicale (et non la mutualité) remboursera le patient à hauteur des tarifs
en vigueur.

28.  Loi professions de santé, art. 122 § 2 2°.


29.  Loi ASSI, art. 127 § 2.
30.  Règles relatives à la conclusion d’accords en vue du paiement forfaitaire des prestations, approuvées par le Comité de gestion du SSdS le 26-07-1982,
modifiées le … et par le Comité de l’assurance le 24-07-1995 et le 05-01-1998.
31.  Loi ASSI, art. 50.
20 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

V. Convention nationale entre kinésithérapeutes


et Organismes assureurs

1. Contenu
La Convention nationale régit les rapports financiers et administratifs entre bénéficiaires et
Organismes assureurs d’une part et les kinésithérapeutes d’autre part32.

La convention pour la kinésithérapie détermine entre autres les éléments suivants :


� les prix et les honoraires : ils sont fixés sur la base de la valeur du facteur de multiplication M
(voir 2e Partie, IV. 2.)

� le remboursement des frais de déplacement

� les modalités d’application du régime du tiers-payant et de perception du ticket modérateur

� les éventuelles mesures en cas de non-respect de la convention

� des mesures de correction en cas de dépassement des objectifs budgétaires (la Convention est
conditionnée budgétairement)33.

2. Procédures
La Convention peut être conclue au niveau national et/ou au niveau régional34.

Le Comité de l’assurance35 du Service des soins de santé (principal organe exécutif), le Conseil
général du service des soins de santé de l’INAMI et le Ministre des affaires sociales approuvent la
convention.

La Convention est publiée au Moniteur belge et est ensuite transmise aux dispensateurs de soins.

L’adhésion ou le refus d’adhésion est individuel36.

Si une Convention n’a pu être établie, le Service des soins de santé propose, pour l’ensemble
des Organismes assureurs, à chaque kinésithérapeute, en vue l’adhésion, tout autre texte de
convention établi par le Comité de l’assurance37.

Si plus de 60 % des kinésithérapeutes adhèrent à la Convention, la Convention entre en vigueur. Si


moins de 60 % des kinésithérapeutes adhèrent à la Convention, le Roi lui-même peut fixer des prix
et des tarifs d’honoraires maximums. Si le quorum n’est pas atteint au niveau national, mais bien
au niveau régional, la Convention peut être applicable pour la région concernée.

32.  Loi ASSI, art. 42.


33.  Loi ASSI, art. 51.
34.  Loi ASSI, art. 43.
35.  Loi ASSI, art. 22.
36.  Loi ASSI, art. 45.
37.  Loi ASSI, art. 49 §§ 1 et 5.
1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 21

3. Quelle est la durée d’une convention ?


Une convention est généralement conclue pour deux ans, mais peut être plus courte. En l’absence
de nouvelle convention, elle est tacitement reconduite38.

4. Adhésion
Vous êtes conventionné dès que vous envoyez votre formulaire d’adhésion à la Convention à
l’INAMI. Si une nouvelle convention est conclue, vous restez conventionné, sauf si vous résiliez
votre adhésion par lettre recommandée dans les 30 jours suivant la date de l’envoi par l’INAMI de
la nouvelle.

INAMI
Service des soins de santé
Avenue de Tervuren 211
1150 BRUXELLES

www
Plus d’information : www.inami.be, Professionnels > Kinésithérapeutes > Soins par un
kinésithérapeute, coût et remboursement > Convention.

5. Mesures en cas de non-respect de la Convention39


En cas de non-respect des tarifs convenus, la Commission de conventions peut prononcer des
amendes équivalant au triple du montant du dépassement, avec un minimum de 125 EUR.

En cas d’irrégularités ou d’abus lors de l’application du système du tiers-payant, elle peut aussi
décider de votre exclusion du régime du tiers-payant:
� du retrait unilatéral de la Convention pour une durée de un mois à un an
� de l’exclusion définitive du régime du tiers-payant en cas de récidive (voir 2e Partie, VIII. 5.).

6. Information des patients


Vous devez informer vos patients40 :
� de votre adhésion ou
� de votre refus d’adhésion à la Convention

au moyen d’un affichage clair et visible dans la salle d’attente. Si vous effectuez vos prestations dans
un lieu rassemblant plusieurs dispensateurs de soins, l’obligation d’information peut être organisée
de manière commune et centralisée plutôt que par chaque dispensateur de soins individuellement.

Si vous n’adhérez pas à la Convention, l’intervention de l’assurance obligatoire diminue, ce


qui entraîne une augmentation du ticket modérateur à charge du patient (voir 3e Partie, III.).

www
Plus d’informations : www.inami.be, Professionnels > Kinésithérapeutes > Soins par un
kinésithérapeute, coût et remboursement > Convention.

38.  Loi ASSI, art. 49 § 4.


39.  Convention nationale, art. 11.
40.  Loi ASSI, art. 73 § 1 al. 4, 5 et 6.
22 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

VI. Le statut social41


Le statut social est une cotisation annuelle (non imposable) versée par le Service des soins
de santé de l’INAMI pour vous, à la compagnie d’assurance ou la caisse de pensions de
votre choix, en vue de la constitution d’un capital en cas d’invalidité et/ou de retraite et/ou de
décès, si vous avez adhéré à la Convention nationale et respectez les conditions.

Vous devez introduire votre demande à titre personnel au Service des soins de santé de l’INAMI au
moyen d’un formulaire de demande.

www
Plus d’informations et le formulaire sur : www.inami.be, Professionnels > Professionnels de
la santé > Kinésithérapeutes > Bénéficier du « statut social » comme kinésithérapeute.

Les caisses de pensions ou les compagnies d’assurances ne sont pas mandatées pour
introduire les demandes d’avantages sociaux à votre place.

VII. Intervention dans les coûts d’un logiciel


Vous pouvez recevoir une intervention forfaitaire dans les coûts du logiciel que vous utilisez pour
gérer électroniquement vos dossiers patients.

www
Plus d’informations, les conditions et le formulaire sur : www.inami.be, Professionnels >
Professionnels de la santé : Kinésithérapeutes > Notre intervention dans le coût de votre
logiciel de gestion de dossiers.

41.  A.R. du 23-01-2004 instituant un régime d’avantages sociaux pour certains kinésithérapeutes.
1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 23

VIII. Dispensateur de soins et INAMI

1. L’INAMI
a. Missions
L’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) est une institution publique de sécurité
sociale.

L’INAMI veut gérer au mieux les moyens que la société met à la disposition de l’assurance soins
de santé et indemnités (assurance SSI), dans le cadre légal et en concertation avec les acteurs
concernés (les partenaires sociaux, les mutualités, les dispensateurs de soins, etc.), de sorte que :
� la population ait accès aux soins de santé nécessaires, que ces soins soient de bonne qualité
et efficaces et qu’ils soient dispensés aux tarifs convenus
� les assurés sociaux - travailleurs salariés et travailleurs indépendants - bénéficient d’un revenu
de remplacement adéquat en cas d’incapacité de travail avec une possibilité de réinsertion
sociale, de maternité, de faillite (indépendants)
� les activités des dispensateurs de soins et des mutualités soient financées de manière correcte
� les moyens destinés à l’assurance SSI soient utilisés correctement et que les obligations légales
soient respectées par tous les intéressés.

b. Structure
L’INAMI est structuré en 6 services :
� le Service des soins de santé (SSS), responsable de la gestion de l’assurance soins de santé42

� le Service des indemnités (SI), responsable de la gestion de l’incapacité de travail et de


l’assurance maternité, paternité, adoption43

� le Service d’évaluation et de contrôle médicaux (SECM), qui veille à l’application de la législation


relative à l’INAMI au niveau de la pratique professionnelle44

� le Service du contrôle administratif (SCA) qui effectue le contrôle administratif entre autres
des mutualités. En collaboration avec les mutualités il gère et contrôle le fonctionnement du
maximum à facturer (MAF) et le système du remboursement majoré45

� le Fonds des accidents médicaux (FAM), chargé de l’indemnisation des dommages résultant de
soins de santé46

� les Services généraux de support.

www Plus d’informations : www.inami.be, L’INAMI > Structure administrative.

42.  Loi ASSI, art. 14.


43.  Loi ASSI, art. 78.
44.  Loi ASSI, art. 139.
45.  Loi ASSI, art. 159.
46.  Loi du 31-03-2010 relative à l’indemnisation des dommages résultant de soins de santé.
24 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

Comité général
de gestion

Administrateur
général et
administrateur
général adjoint

Cellule Cellule
Datamanagement Modernisation

Cellule Cellule expertise


Communication et COOPAMI

Sécurité de Service
l’information Prévention

Service Service du Fonds des


Service des Service des soins
d’évaluation et de contrôle accidents Services
indemnités de santé
contrôle médicaux administratif médicaux généraux
(SI) (SSS)
(SECM) (SCA) (FAM)

2. Le Service d’évaluation et de contrôle médicaux


(SECM)
La mission du SECM est de contribuer à une utilisation optimale des moyens de l’assurance SSI.
Pour atteindre cet objectif, le SECM applique 3 stratégies : l’information, l’évaluation et le contrôle47.

a. Information
Dans le cadre de la politique d’information de l’INAMI et pour éviter les infractions à la législation
commises par ignorance, le SECM souhaite informer les dispensateurs de soins.

Exemples

� modifications apportées à la législation (site de l’INAMI)


� informations sur la législation, la nomenclature, les produits pharmaceutiques, etc. (site
de l’INAMI)
� informations pratiques pour les dispensateurs de soins débutants (série de brochures :
les Infobox)
� résultats des activités d’évaluation et de contrôle pour attirer l’attention des dispensateurs
de soins sur les (éventuelles) infractions à la législation (feedbacks individuels).

www
Plus d’informations : www.inami.be, Professionnels > Info pour tous :
Jurisprudence des infractions.

47.  Loi ASSI, art. 139 al. 4 1° à 3°.


1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 25

b. Évaluation
Lors d’une évaluation, le SECM examine la pratique professionnelle d’un groupe de dispensateurs
sélectionnés sur la base de critères tels que la discipline exercée ou la manière d’attester certaines
prestations. Il ne passe donc pas au crible la pratique du dispensateur de soins individuel.

Le but de l’évaluation est essentiellement préventif et vise à informer les dispensateurs de soins au
sujet des déviances qui ont été constatées chez eux.

c. Contrôle
Le SECM a également une mission de contrôle. Il vérifie si les prestations de l’assurance SSI ont
été effectuées par les dispensateurs de soins individuels ou par les établissements de soins
conformément aux dispositions légales et/ou réglementaires. Pour ce faire le SECM dispose
d’un personnel d’inspection composé de médecins-inspecteurs, de pharmaciens-inspecteurs et
d’infirmiers-contrôleurs48.

S’ils constatent des infractions, ils peuvent les transmettre aux instances prévues par la loi pour
suites utiles : des mesures peuvent éventuellement être infligées selon des procédures légales49.

Les infractions sont classées en 8 catégories avec des mesures50 spécifiques pour chacune51:
Assimilations aux
dispensateurs de soins
1. Attester des prestations non effectuées (réalité). Les 8 catégories
2. Attester des prestations sans tenir compte des règles de la nomenclature existantes d’infractions reprises
(conformité). ci-contre s’appliquent
aussi aux personnes
3. Attester des prestations qui ne sont pas prévues dans la nomenclature52 par exemple des physiques ou morales
interventions à but esthétique. qui :
4. Attester des prestations superflues ou inutilement onéreuses (surconsommation). - emploient des
5. Prescrire des prestations superflues ou inutilement onéreuses (sur-prescription). dispensateurs de soins

6. Prescrire des médicaments superflus ou inutilement onéreux (médicaments du chapitre IV - organisent la


dispensation des soins
sans autorisation préalable du médecin-conseil).
- organisent la
7. Infractions administratives. perception des
8. Inciter à prescrire ou exécuter des prestations superflues ou inutilement onéreuses. sommes dues par
l’assurance soins de
santé53.

www Plus d’informations : www.inami.be :


� au sujet du fonctionnement du SECM : Publications > Aperçu de nos publications >
Service d’évaluation et de contrôle médicaux : missions et procédures

� au sujet de la structure du SECM : L’INAMI > Structure administrative > Le Service


d’évaluation et de contrôle médicaux.

48.  Loi ASSI, art .146 § 1.


49.  Loi ASSI, art. 142 § 2.
50.  Loi ASSI, art. 73bis.
51.  Loi ASSI, art. 142 § 1.
52.  Loi ASSI, art. 34.
53.  Loi ASSI, art. 2n.
26 1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016

3. Quelles sont les compétences du personnel


d’inspection du SECM ?
Pour mener à bien ses missions, le personnel d’inspection a un certain nombre de compétences54.
Les principales sont :
� pénétrer librement, dans l’exercice de sa mission, à toute heure du jour et de la nuit, sans
avertissement préalable, dans tous les lieux de travail ou assimilés

� pénétrer dans les locaux habités, munis d’une autorisation de visite domiciliaire délivrée par le
juge d’instruction

� interroger toute personne dont l’audition est nécessaire

� procéder à la recherche et à l’examen des supports d’information contenant des données


sociales et des données dont la tenue est imposée par la législation

� procéder à la recherche et l’examen des supports contenant toute autre donnée nécessaire
pour les besoins de l’enquête

� télécharger ou prendre des copies, sous n’importe quelle forme, des supports d’information ou
des données qu’ils contiennent ou se les faire fournir sans frais

� exiger une traduction des données dans une des langues nationales si elles sont établies dans
une autre langue qu’une des langues nationales

� faire des constatations par image

� obliger tous les dispensateurs de soins à lui fournir tous les renseignements et documents dont
il a besoin pour mener ses investigations

� saisir ou mettre sous scellés tout support d’information – livres, registres, documents, supports
électroniques – nécessaire à l’accomplissement de sa mission

� demander tout document officiel d’identification (la carte d’identité, le passeport, le permis de
conduire, etc.), faire des constats, prendre des photos

� donner des avertissements ou dresser des procès verbaux de constat (PVC)

� informer les instances ordinales (Ordres des médecins et des pharmaciens)55, le Procureur du
Roi56, d’autres services fédéraux de contrôle dans la mesure où les renseignements recueillis
dans l’exercice de sa mission relèvent de la compétence de ces tiers57.

La communication et l’utilisation de ces renseignements et documents doivent respecter le secret


professionnel58.

Toute personne qui fait obstacle à l’accomplissement de la mission du personnel d’inspection


s’expose à des sanctions59.

Lorsqu’il constate des infractions aux dispositions légales ou réglementaires concernant l’assurance
soins de santé, il dresse des procès-verbaux de constat (PVC) qui font foi jusqu’à preuve du
contraire.

54.  CPS, art. 23 à 39, et Loi ASSI, art. 150.


55.  Loi ASSI, art. 146 § 3.
56.  Code d’instruction criminelle, art. 29.
57.  CPS, art. 54.
58.  Loi ASSI, art. 150.
59.  CPS, art. 209.
1re Partie - Cadre légal d’activité - Juin 2016 27

Lors d’une audition ou lors de la notification d’un procès-verbal de constat, le personnel d’inspection
joint au procès-verbal de constat une invitation au remboursement volontaire (IRV)60. Celle-ci
vous invite à procéder au remboursement total de l’indu calculé par le SECM.

Si le montant à rembourser :
� est inférieur ou égal à 3.000 EUR, le remboursement total dans les 2 mois à compter du jour
suivant la notification du PVC entraîne l’extinction irrévocable des poursuites administratives et
le dossier est clôturé. Ceci ne s’applique plus pour une IRV ultérieure s’il y a notification d’un
nouveau PVC dans les 3 ans qui suivent la première IRV

� est supérieur à 3.000 EUR, le remboursement total n’empêche pas une éventuelle procédure
administrative, ni l’application de mesures de récupération ou d’amendes administratives.

4. Le Service des soins de santé


Le Service des soins de santé de l’INAMI est chargé de la gestion administrative et financière de
l’assurance obligatoire soins de santé. Il est responsable du suivi budgétaire et de l’élaboration du
cadre juridique et règlementaire. Ce service organise les négociations entre les différents partenaires
concernés par l’assurance soins de santé.

Le Service des soins de santé est également chargé de la gestion individuelle des dossiers des
kinésithérapeutes qui comprend :
� l’attribution et la gestion des numéros INAMI
� les éventuels changements d’adresse
� l’enregistrement des cabinets
� l’adhésion à la convention nationale
� les paiements du statut social ou de l’intervention pour la télématique.

Pour la kinésithérapie, on retrouve essentiellement deux organes de gestion :


� la Commission de conventions de kinésithérapie est compétente pour négocier les tarifs entre
les mutualités et les organisations professionnelles des kinésithérapeutes. C’est au sein de cet
organe qu’est conclue la Convention nationale

� le Conseil technique de la kinésithérapie formule notamment des propositions de modifications


de la nomenclature des prestations de kinésithérapie (voir 2e Partie, IV. 9.).

60.  Loi ASSI, art. 142 § 2 al. 4.


2 Partie
e

Attestation des prestations


30 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

Dans cette partie vous trouverez des informations sur la manière d’attester correctement les soins
donnés : le document à utiliser, comment le compléter, quelles prestations y mentionner en fonction
de la nomenclature des soins de santé. Sous quelles conditions les attester ? Quand et comment
appliquer le tiers-payant ?

I. L’attestation de soins donnés


L’attestation de soins donnés (ASD) est le document qui permet le remboursement ou le
paiement par l’assurance soins de santé des prestations réalisées auprès d’un patient.

“Attester”, c’est compléter et signer l’ASD.


Vous engagez ainsi :
� votre responsabilité quant à la réalité et la conformité des mentions apportées

� l’assurance soins de santé qui remboursera ou paiera le montant des prestation dont le
code de nomenclature est mentionné.

Il existe plusieurs modèles d’attestations, établis par un règlement61 :


}} attestation de soins donnés (ASD) utilisée lors de soins apportés par un dispensateur individuel

}} attestation globale de soins donnés (AGSD) utilisée lors de soins apportés par plusieurs dispen-
sateurs ou en institution (voir point III.).

61.  Règlement des soins de santé du 28-07-2003 (RSS), art. 6 annexe 10.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 31

Exemples

� ASD

12

2 3 13

10

11

6
7
Reçu ou souche fiscale

9 8
7
32 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

� AGSD
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 33

II. Utilisation des ASD

1. Devez-vous délivrer une ASD62 ?


Si les prestations que vous effectuez sont remboursées par l’assurance soins de santé, vous devez
délivrer une ASD :
� au patient (voir point 6.)
� ou à sa mutualité sous forme papier en cas d’application du tiers-payant.

Si vous effectuez à la fois des prestations remboursables et non-remboursables, vous devez


délivrez en plus au patient un document justificatif63 (voir point 8.).

2. Comment pouvez-vous commander des ASD ?


Vous pouvez les commander sur le site www.medattest.be, soit :
� en ligne, après avoir reçu par courrier un identifiant et un code d’activation
� en imprimant le bon de commande disponible sur le site que, soit :
� vous envoyez à :

INAMI - attestations
Boîte postale 30005
1000 Bruxelles
� vous faxez au 02 278 55 00.

Un centre de contact est joignable au 02 274 09 34, du lundi au vendredi de 8 à 19 heures et le


samedi de 8 heures 30 à 12 heures.

Le paiement au préalable est obligatoire ; vous pouvez le faire par services bancaires en ligne, par
carte de crédit ou par virement. En cas de commande de plus d’une boîte, le prix est réduit. Vous
pouvez désigner un mandataire pour les commandes en ligne. La commande est livrée dans les
neuf jours ouvrables suivant la réception du paiement.

Vous pouvez aussi utiliser l’eShop de eHealth.

www Plus d’informations sur les sites :


� www.ehealth.fgov.be, Prestataires de soins > Services en ligne > eShop
� www.medattest.be
� www.inami.be, Professionnels > Info pour tous > Commande d’attestations.

62.  Loi ASSI, art. 53 § 1 al. 1 et 2.


63.  Loi ASSI, art. 53 § 1/2.
34 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

3. Pouvez-vous utiliser les ASD d’un confrère ?


Dans les cas d’extrême urgence, les mutualités pourront accepter et comptabiliser - à titre
exceptionnel - des prestations que vous avez mentionnées sur des ASD vierges d’un confrère ou
d’une consœur à condition que64 :
� vous barriez les coordonnées du confrère ou de la consœur

� vous apposiez votre cachet avec votre numéro INAMI

� vous remettiez au confrère ou à la consœur un reçu mentionnant le nombre de carnets


d’attestations et leurs numéros

� le confrère ou la consœur note dans son livre-journal les numéros des carnets qu’il (elle) vous a
remis.

4. Comment devez-vous compléter l’attestation ?


Vous devez mentionner les éléments suivants sur l’ASD (voir l’exemple au point I.)65 :

en 1 le nom et le prénom du patient à qui les soins ont été dispensés


en 2 la date à laquelle la(les) prestation(s) a(ont) été effectuée(s) ; cette(ces) date(s) peu(ven)t être différente(s)
de la date de délivrance de l’attestation (toutes les dates doivent être mentionnées)
en 3 le(s) numéro(s) de nomenclature de la (des) prestation(s) effectuée(s)
en 4 votre cachet
en 5 la mention, au choix :
}} “oui” si vous avez perçu l’intégralité du ticket modérateur
}} “non” ou “0” si vous n’avez pas perçu le ticket modérateur
}} le montant effectif payé66, y compris la part à charge du patient (appelée ticket modérateur), de
sorte que la mutualité puisse vérifier si le maximum à facturer est dépassé ou non (voir 3e Partie, IV.
“Le maximum à facturer, MAF”)
en 6 la date de la délivrance de l’ASD
en 7. votre signature : en apposant votre signature, vous êtes responsable de l’exactitude des données
mentionnées sur l’attestation
en 8. la date éventuelle de la perception des honoraires
en 9. le montant des honoraires perçus67, que vous ayez effectué les prestations pour votre propre compte
ou pour compte d’autrui.
Si vous attestez des prestations qui nécessitent une prescription vous devez :
Si vous exercez en }} en 10, mentionner le numéro INAMI et les données d’identification du prescripteur
société et utilisez
l’ancien modèle
}} en 11, signaler que vous joignez la prescription à l’ASD ou mentionner la date de l’ASD, à laquelle la
des ASD, vous prescription a été jointe (au cas où une prescription justifierait plusieurs ASD)68
devez indiquer le Vous devez conserver la prescription dans le dossier kinésithérapeute pendant une période de 5 ans
montant reçu au bas minimum.
de l’ASD, même si
l’emplacement n’est La zone 12 reprend les renseignements de mutualité (manuscrits ou par vignette). Vous devez la compléter
pas prévu. en cas d’application du tiers-payant.
La zone 13 est réservée à la mutualité.

64.  RSS, art. 6.


65.  Loi du 10-04-2014, art. 96.
66.  A.R. du 15-07-2002.
67.  Loi ASSI, art. 53 § 1.
68.  RSS, art. 6 § 2.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 35

5. Qu’est-ce que la souche fiscale (ou reçu) ?


La souche fiscale ou reçu est la partie détachable au bas de l’ASD.

Elle reprend votre numéro d’inscription à la BCE (voir 1re Partie, I. 5.).

Bien que les deux parties (attestation et reçu) soient attachées, elles sont soumises à deux
législations totalement différentes :
� la loi ASSI pour l’ASD
� la loi fiscale pour le reçu.

6. Quand devez-vous remettre l’attestation et le reçu ?


Pour la loi ASSI, vous devez remettre l’ASD au patient dès que possible69 et au plus tard deux
mois70 après la fin du mois au cours duquel vous avez effectué les prestations.

Cependant, le Code des impôts71 vous impose de délivrer l’ASD lors de la prestation72, que le
patient vous paie ou non.

En pratique :

� si votre patient vous paie immédiatement, en espèces ou par carte bancaire :


}} si vous réalisez uniquement des prestations remboursables, vous lui remettez l’ASD avec le
reçu, que vous ne pouvez pas détacher, avec la mention du montant perçu73

}} si vous réalisez des prestations remboursables et non-remboursables, vous lui remettez :


}} l’ASD avec le reçu, que vous ne pouvez pas détacher, avec, sur le reçu, le seul montant
relatif aux prestations remboursables

}} un document justificatif (voir Point 8.), avec le montant total perçu pour les deux types
de prestations.

� si le patient vous paie de manière différée :


� par versement ou virement : vous lui remettez en même temps l’ASD avec le reçu, que
vous ne pouvez pas détacher, avec la mention « 0 » sur le reçu

� en espèces ou par carte bancaire (« comptant différé ») :


� lors de la prestation vous lui remettez l’ASD avec le reçu, que vous ne pouvez pas
détacher, avec la mention « 0 » sur le reçu

� lors de la perception des honoraires74, vous barrez la partie supérieure d’une ASD et
remettez uniquement le reçu avec le montant perçu.

Dans ces deux cas, vous pouvez, si vous le souhaitez, lui faire signer une reconnaissance de
dette ou un reçu pour l’ASD non réglée.

Si vous réalisez des prestations remboursables et non-remboursables vous devez


délivrer un document justificatif (voir point 8.)

69.  Loi ASSI, art. 53 § 1 al. 8.


70.  A.R. du 19-05-1995, art.1.
71.  Code des impôts (CIR), art. 320.
72.  Code des impôts, Directives et commentaires administratifs, Commentaire du Codes des impôts 92, 320/25.
73.  CIR, art. 320 § 1 al. 2.
74.  Code des impôts, Directives et commentaires administratifs, Commentaire du Codes des impôts 92, 320/25.
36 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

� si vous utilisez le tiers-payant :


Vous devez transmettre les attestations au plus tard le 20 du mois suivant celui au cours duquel
un traitement de kinésithérapie a été arrêté. Lorsque le traitement porte sur une période de plus
d’un mois, le mois suivant celui au cours duquel le traitement a atteint 20 séances75.

Vous envoyez la partie supérieure de l’ASD à la mutualité et vous remettez au patient :


� le reçu, que vous pouvez détacher, avec le montant perçu (même « 0 »)
� un document justificatif (voir point 8.).

Une amende administrative peut être infligée pour toute infraction, sans avertissement préalable76.

Les mutualités ne peuvent rembourser (en partie ou en totalité) une intervention si elles n’ont pas
reçu d’attestation de soins donnés77.

7. Qu’est-ce que le double fiscal ?


Le double fiscal de l’attestation est la copie carbone.

Il mentionne les prestations attestées et leur numéro de nomenclature mais pas l’identité du patient.
L’ASD et le double fiscal (copie carbone) portent le même numéro de carnet et de feuillet. Ce
double est destiné à un contrôle éventuel. Le SECM peut toutefois l’exiger dans le cadre de ses
compétences78.

8. Le document justificatif
a. Quand devez-vous remettre au patient un document justificatif des
prestations effectuées ?
Vous devez remettre ce document justificatif :
� à la demande du patient
� lorsque vous attestez en même temps des prestations remboursées et non rembour-
sées par l’ASSI
� si vous utilisez le tiers-payant.

b. Que contient le document justificatif ?


Le document justificatif doit reprendre :
� la date
� vos données d’identification (nom, prénom, adresse)
� pour chaque éventuelle prestation non-remboursable : un libellé et le montant à payer
� pour les prestations remboursables : le montant total à payer (avec les suppléments).

Si vous utilisez le tiers-payant, en plus, pour chaque prestation :


� le code ou libellé
� le montant payé par la mutualité
� le montant éventuellement payé par le patient
� le montant total à payer (avec les acomptes)79.

75.  Convention nationale, art. 6 § 2.


76.  A.R. du 19-05-1995, art. 3.
77.  Loi ASSI, art. 53 § 1 al. 7.
78.  CPS, art. 28 2°.
79.  Loi ASSI, art. 53 § 1/2.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 37

Le document ne reprend pas :


� l’identité du patient
� votre signature.

Vous devez en conserver une copie pendant huit ans (voir point 11.).

www
Plus d’informations : www.inami.be, Professionnels > Info pour tous : remise d’un document
justificatif au patient.

9. Comment pouvez-vous attester pour le compte d’autrui ?


Lorsque vous n’êtes pas le responsable fiscal mais que celui-ci est une société ou une association,
vous devez utiliser les ASD au nom de la société ou l’association pour attester vos prestations.
Vous devez mentionner vos coordonnées (nom, prénom, numéro INAMI) sur l’ASD car chaque
dispensateur des prestations doit être identifié80.

10. Attester via un service de tarification


En tiers-payant, vous pouvez envoyer à un service de tarification, soit :
� vos ASD signées
� un relevé de vos prestations. Dans ce cas, le service établira d’abord les ASD que vous devrez
signer par après, car vous assumez toujours l’entière responsabilité des prestations attestées.
Le service envoie ensuite les ASD à chaque mutualité concernée avec un relevé des montants à
vous payer en tiers-payant.

11. Comment utiliser les carnets d’ASD et combien de


temps les conserver (ainsi que les copies des documents
justificatifs) ?
Pour l’administration fiscale, vous devez utiliser les carnets par année civile. Vous devez commencer
l’année par un nouveau carnet et suivre l’ordre de leur numérotation.
Il faut conserver les carnets et les copies des documents justificatifs pendant huit ans à partir du
1er janvier de l’année où ils ont été utilisés81.

Un carnet utilisé en 2016 pourra être détruit à partir du 1er janvier 2024.

Le modèle des attestations a été modifié. Les anciens modèles restent utilisables jusqu’au
31 décembre 201682.

80.  RSS, art. 6 § 2.


81.  CIR, art. 315 al. 3.
82.  RSS, art. 33.
38 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

III. Utilisation des AGSD

1. Quand utiliser les AGSD ?


Pour attester les prestations effectuées :
� en hospitalisation
� en institution
� par un groupement de dispensateurs
vous devez utiliser des attestations globales de soins donnés (AGSD)83. Celles-ci permettent de
porter en compte globalement les prestations effectuées par plusieurs dispensateurs de soins chez
un seul et même patient. Ces prestations peuvent avoir été effectuées le même jour ou à des dates
différentes.

Les honoraires des prestations que vous attestez pour des malades hospitalisés sont
obligatoirement perçus par l’hôpital84.

2. Contenu de l’AGSD
Les éléments suivants doivent être mentionnés sur l’AGSD (voir exemple au point I.):

� l’identité de la personne qui a reçu les soins


� les prestations mentionnées sur plusieurs lignes horizontales avec, sur chacune de ces lignes :
� la date
� le numéro de nomenclature de la prestation
� le numéro INAMI et le nom du dispensateur de soins
� le numéro INAMI et le nom du prescripteur
� le montant de l’intervention O.A.

3. Conditions d’utilisation
Si vous attestez pour un autre kinésithérapeute vous devez respecter les conditions suivantes85 :
}} pour chaque prestation, le kinésithérapeute qui a effectué la prestation doit être identifié

}} des documents internes doivent exister. Par document interne, il faut entendre chaque docu-
ment qui mentionne le numéro de nomenclature de la prestation effectuée et le kinésithérapeute
qui l’a réellement effectuée. Le kinésithérapeute qui a effectué la prestation doit signer ce do-
cument. Le dossier de kinésithérapie, un registre, etc. peuvent faire fonction de documents in-
ternes, sous forme électronique ou pas. Ces documents internes doivent être conservés durant
trois ans

83.  RSS, art. 6 § 14.


84.  A.R. du 10-07-2008 portant coordination de la loi sur les hôpitaux, art. 147.
85.  RSS, art. 6 § 14.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 39

}} le kinésithérapeute doit rédiger un mandat écrit par lequel il consent à faire attester ses prestati-
ons par le signataire de l’attestation.
Un mandat écrit peut être une procuration écrite, une disposition dans le statut ou le contrat
de travail ou prendre une autre forme. Le mandat écrit est important pour déterminer la
responsabilité lorsque surgit un litige concernant l’attestation. Lorsqu’il n’y a pas de mandat
écrit et si le dispensateur de soins, dont le nom est mentionné en regard de la prestation
portée en compte, conteste l’attestation délivrée en son nom, ou la réalité et la conformité de la
prestation, le signataire peut être considéré comme responsable de l’attestation fautive.

}} signer en bas, à droite, sous la mention : “Je certifie disposer de documents démontrant que les
prestations ont été effectuées par le praticien dont le nom figure en regard de chacune d’elles.”

L’existence d’un mandat ne vous dégage pas de votre responsabilité quant à l’exactitude
des prestations attestées sur les plans de la réalité et de la conformité.

www
Plus d’informations: www.inami, Professionnels > Info pour tous > Comment attester les
soins donnés ?

IV. La nomenclature des prestations de santé

1. Attester en fonction de votre qualification


La nomenclature fixe la qualification requise pour pouvoir attester les prestations à l’assurance
obligatoire soins de santé86.
Le code de compétence de votre numéro INAMI représente cette qualification (voir 1re Partie, I. 2.).

2. Qu’est-ce que la nomenclature ?


La nomenclature des prestations de santé (NPS) est :
� l’énumération des prestations attestables et remboursables par l’assurance soins de
santé
� et l’ensemble des règles d’application expliquant les conditions de remboursement.

Pour chaque prestation, la nomenclature donne les informations suivantes :


� la qualification requise pour pouvoir attester la prestation à l’assurance soins de santé

� un numéro de six chiffres (code de nomenclature) identifiant la prestation. Dans la plupart des
cas, il y a 2 numéros par prestation :
� un pour les patients ambulatoires
� un pour les patients hospitalisés.
C’est ce numéro que vous devez mentionner en zone 2 (voir point II. 4.) de l’ASD

� une définition : une description de la prestation même, complétée ou non par les conditions
quantitatives ou qualitatives quant aux conditions de remboursement (voir ci-après)

86.  Nomenclature des prestations de santé (NPS), art. 2. D-E.


40 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

� une valeur relative qui renseigne sur le taux de remboursement. Elle consiste en :
� une lettre-clé qui regroupe un certain nombre de prestations. Par exemple, M pour la
kinésithérapie, W pour l’Art infirmier, B pour la biologie clinique, N entre autres pour des
consultations et des visites.
La valeur en EUR de la lettre-clé fait l’objet de concertation entre les dispensateurs de soins
et les mutualités

� un coefficient qui est un facteur de multiplication

� des règles d’application expliquant les conditions de remboursement d’une ou plusieurs


prestation(s). Dans ce dernier cas, elles sont mentionnées normalement à la fin du chapitre.

Quand vous étudiez un code spécifique de la nomenclature, il est donc important de


prêter attention au chapitre en question jusqu’à la fin.

Des règles interprétatives peuvent préciser la nomenclature.


Le Comité de
l’assurance établit des Exemple
règles interprétatives
sur base de
Tableau 1 : Soins d’hygiène dispensés au domicile ou à la résidence du bénéficiaire
propositions du conseil
technique compétent. Numéro Libellé Lettre-clé Coefficient
Elles précisent la 560394 Examen du patient par le kinésithérapeute à titre consultatif M 24
nomenclature et
elles sont publiées
Les règles d’application pour la prestation en question sont décrites au § 3bis 2° de la NPS.
au Moniteur Belge
(M.B.). Vous pouvez les Plus d’informations sur la nomenclature, les règles interprétatives et les tarifs :
consulter sur le site de www
www.inami.be, Nomenclature.
l’INAMI.

3. Devez-vous respecter les honoraires mentionnés dans


la nomenclature ?
a. Si vous avez adhéré à la Convention nationale
Vous devez respecter les montants maximums tels qu’ils sont fixés dans la Convention nationale
560055, 560151, et vous n’êtes pas autorisé à réclamer des suppléments sauf pour certaines prestations (voir
560254, 560350, ci-contre)87.
560453, 560615,
563054, 563651, Vous pouvez déroger aux honoraires prévus en cas d’exigences particulières du patient88 non
563150, 563754, hospitalisé, lorsque à sa demande :
563253, 563850, � la prestation doit être effectuée avant 8 heures ou après 19 heures
563356, 563953, � le traitement est effectué le week-end ou un jour férié légal, sauf en cas de prescription expresse
563452, 564056,
du médecin précisant que le traitement doit être effectué un des jours précisés ci-dessus.
563533, 564130,
564410, 564594,
Vous ne pouvez pas majorer vos honoraires si, de votre propre initiative, vous fixez des heures de
564675
consultation à votre cabinet ou donnez des soins au domicile du patient :
� après 19 heures et avant 8 heures
� durant le week-end (du vendredi à 19 heures au lundi à 8 heures)
� un jour férié légal.

87.  Convention nationale, art 4 § 1.


88.  Convention nationale, art 4 § 2.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 41

Vous devez informer le patient, avant le commencement du traitement, sur le montant des
honoraires. En cas de litige, la charge de la preuve que l’information a été donnée vous incombe.

Vous devez percevoir le ticket modérateur dans au moins 85% des prestations que vous attestez,
mais vous ne pouvez faire de distinction pour le choix de sa perception sur base :
� de l’Organisme assureur auquel est affilié le patient
� du type de prestation89.

En cas de dépassement des honoraires fixés par la Convention, vous êtes tenu, sur décision de
la Commission de convention, de verser à l’INAMI, à titre de clause pénale, une indemnité égale à
trois fois le montant de ce dépassement, avec un minimum de 125 EUR90.

Si les Organismes assureurs, représentés par le président du Collège intermutualiste national,


constatent que vous ne respectez pas cet engagement, la Convention est annulée de plein droit à
partir du premier jour du deuxième mois suivant la notification de cette constatation, la date de la
poste faisant foi91.

b. Si vous n’avez pas adhéré à la Convention nationale


Vous fixez librement vos honoraires mais vous devez préalablement informer le patient du montant
de ceux-ci92.

4. Où pouvez-vous trouver la nomenclature ?


www Vous pouvez consulter la NPS sur le site de l’INAMI : www.inami.be. Vous avez un accès :
� soit direct :
� à la recherche d’un numéro de code
� ou à la Recherche avancée

� soit via la rubrique Nomenclature :


� au texte complet
� ou à Nomensoft, moteur de recherche :
� par numéro de code
� par mot(s) et/ou par expression(s) dans le libellé
� par article ou par navigation dans l’arborescence
� au moyen d’une combinaison de ces méthodes de recherche.

“Nomensoft” donne pour chaque numéro de code, entre autres :


� le libellé de la prestation
� les honoraires et remboursements (avec historique)
� la date d’entrée en vigueur
� les valeurs-clés.

89.  Convention nationale, art. 8.


90.  Convention nationale, art. 10.
91.  Convention nationale, art. 8.
92.  Loi du 22-08-2002 concernant les droits des patients, art. 8 § 2.
42 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

5. Quelle est la base légale de la nomenclature ?


L’annexe de l’arrêté royal du 14 septembre 1984 établit la nomenclature des prestations de santé
en matière d’assurance obligatoire soins de santé et indemnités.

L’article 34 de la loi relative à l’assurance soins de santé et indemnités, coordonnée le 14 juillet 1994
(Loi ASSI) énumère les prestations de nature préventive et curative.

Le Moniteur belge publie les adaptations sous forme d’arrêté royal en faisant référence à l’A.R. du
14 septembre 1984.

6. Qui établit la nomenclature ?


Le Conseil technique pour la kinésithérapie formule des propositions ou émet un avis concernant
des modifications à la nomenclature (modifier le libellé de prestations, ajouter ou supprimer des
prestations, etc.93). Cette proposition est soumise à la commission de convention kinésithérapie qui
peut la rejeter ou la présenter au Comité de l’assurance du Service des soins de santé.

Sur la base de ces avis ou propositions, le Comité de l’assurance décide des modifications et
adaptations de la nomenclature.

Le ministre des Affaires sociales, qui peut proposer ou refuser des modifications, formalise ces
modifications dans un arrêté royal qui entre en vigueur après publication au Moniteur belge.

Compositions :
� le Conseil technique est composé :
� de représentants des kinésithérapeutes
� de représentants des Organismes assureurs
� d’un membre du SECM, désigné par le Fonctionnaire-dirigeant, avec voix consultative94

� la Commission de conventions kinésithérapie est composée de :


� 8 membres proposés par les organisations professionnelles représentatives des
kinésithérapeutes
� 8 membres proposés par les Organismes assureurs (O.A.)95

� le Comité de l’assurance96 est composé de représentants des :


� O.A. (mutualités) : chaque O.A. ayant droit à un représentant au moins
� organisations représentatives du corps médical et des praticiens de l’Art dentaire
� pharmaciens d’officines, hospitaliers et biologistes
� gestionnaires d’établissements hospitaliers, de services et institutions, de maisons de repos,
d’établissements de rééducation fonctionnelle et de réadaptation professionnelle
� kinésithérapeutes, praticiens de l’Art infirmier et auxiliaires paramédicaux
� des organisations représentatives :
� de l’ensemble des employeurs,
� de l’ensemble des travailleurs salariés
� des travailleurs indépendants

(uniquement avec voix consultative).

93.  Loi ASSI, art. 27 al. 3.


94.  Loi ASSI, art. 28 § 1.
95.  A.R. du 03-07-1996, art. 17.
96.  Loi ASSI, art. 21 § 1 al. 1.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 43

V. La nomenclature des prestations de


kinésithérapie
Le § 1er de l’article 7 énumère les prestations de kinésithérapie qui sont libellées en fonction des
paramètres suivants :
}} la nature de l’affection / de l’état du patient (situation pathologique)
}} le lieu où les prestations sont effectuées
}} la nature de la prestation.

1. Répartition en fonction de la situation pathologique


La nomenclature répartit les différentes situations pathologiques en huit groupes assortis de
différentes modalités de prescription et d’exécution.

a. Groupe 1 : Pathologie courante


Ce groupe concerne les prestations effectuées lors d’affections et situations autres que celles
énumérées dans les groupes 2 à 8.

b. Groupe 2 : Pathologie lourde (dénommée pathologie E)


Ce groupe énumère une liste de pathologies lourdes (liste E)97. C’est le médecin-conseil qui
décide si le patient présente cette pathologie sur base d’un rapport du médecin spécialiste traitant
(reconnaissance de trois ans maximum, renouvelable).

Toutes les prestations effectuées chez les patients qui présentent ces pathologies doivent être
attestées selon la nomenclature de ce groupe, à l’exception des prestations effectuées :
}} dans le cadre de la grossesse (groupe 4)
}} chez le patient palliatif à domicile (groupe 7)
}} en hospitalisation de jour (groupe 8).

Une 2e séance le même jour est autorisée si une justification est mentionnée dans le dossier médical
(avec un délai d’au moins 3 heures entre les séances).

Pour certaines affections de la liste E, la nomenclature prévoit des prestations spécifiques (voir
point 4. c. « Règles d’application selon la nature de la prestation »).

Le ticket modérateur est réduit pour ces patients98.

www
Liste des pathologies lourdes : www.inami.be, Professionnels > Professionnels de la santé >
Kinésithérapeutes > Kinésithérapie et prestations pour pathologies lourdes (liste E).

97.  A.R. du 23-03-1982 établissant l’intervention personnelle des bénéficiaires, art. 7 § 3 al. 2 3°.
98.  A.R. du 23-03-1982, art. 7 § 3 c
44 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

c. Groupe 3 : Pathologies autorisant une 2e séance le même jour


En dehors de la situation prévue dans le groupe 2, ce groupe reprend les pathologies pour lesquelles
une 2e séance est autorisée pour les patients :

}} admis dans :
une unité agréée pour la fonction des soins intensifs (code 490)
}}

un service N* pour prématurés (code 190)


}}
}} un service NIC pour nouveau-nés faibles (code 270)

pendant toute la durée de l’admission dans ces unités ou services

}} qui sont ou ont été hospitalisés et chez qui l’une des prestations suivantes de la nomenclature
a été attestée :
� de l’article 13 § 1 (réanimation) : 211046, 211142, 211341, 211761, 212225, 213021, 213043
et 214045

� de l’article 14 k (orthopédie) : les prestations de valeur égale ou supérieure à N 500, à


l’exception des prestations 289015 - 289026, 289030 - 289041, 289052 - 289063 et
289074 – 289085.

Dans ces cas, une 2e prestation journalière peut être attestée au maximum 14 fois pendant les
30 jours qui suivent le jour où une des prestations mentionnées ci-dessus a été attestée.

Pour les prestations du groupe 3 le dossier doit contenir une copie de la prescription qui, outre
les données susmentionnées (numéros de nomenclature assortis de leur valeur relative, date
d’admission / de l’intervention, etc.), mentionne également la fréquence souhaitée par semaine et
par jour.

d. Groupe 4 : Grossesse et post-partum


Ce groupe concerne les prestations effectuées dans le cadre de la préparation à l’accouchement et
dans le cadre de la rééducation postnatale.

e. Groupe 5 : Pathologies aigues de la liste F-a (dénommée pathologie A)


Ce groupe concerne les prestations dispensées aux personnes non hospitalisées présentant des
pathologies mentionnées sur la liste F-a.

f. Groupe 6 : Pathologies chroniques de la liste F-b (dénommée pathologie B)


Ce groupe concerne les prestations dispensées aux personnes non hospitalisées présentant des
pathologies mentionnées sur la liste F-b.

Pour les prestations des groupes 5 et 6 le dossier doit contenir une copie de la prescription ainsi
que les constatations médicales nécessaires permettant de conclure que le patient est atteint d’une
pathologie de la liste F. Ces constatations doivent dater de maximum 6 mois avant le début du
traitement.

www
Plus d’informations sur la liste F et sur les pièces justificatives qui doivent être conservées
dans le dossier en cas de pathologies de la liste F : www.inami.be, Professionnels >
Kinésithérapeutes > Remboursement de la kinésithérapie pour les pathologies des listes Fa et Fb.

Les pathologies de la liste F-a et F-b sont mentionnées à l’article 7 § 14 5°.


2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 45

g. Groupe 7 : Soins palliatifs à domicile


Toutes les prestations effectuées au domicile du patient palliatif relèvent de cette catégorie. Le
patient est considéré comme patient palliatif à domicile s’il bénéficie de l’intervention forfaitaire qui
lui est spécifiquement destinée99 (voir 4e Partie, VII. 1.). Moyennant une motivation, une deuxième
séance peut être attestée le même jour pour le patient palliatif atteint en outre d’une des pathologies
mentionnées au groupe 2. La motivation de cette deuxième séance doit se trouver dans le dossier.
Il n’y a pas de ticket modérateur pour les soins palliatifs à domicile100.

h. Groupe 8 : Patient en hospitalisation de jour


Ce groupe ne comprend pas de pathologies mais une seule prestation.
Celle-ci peut être réalisée et attestée pour chaque patient admis en hôpital de jour, même si le
patient se trouve dans une des situations pathologiques susmentionnées. La durée moyenne des
prestations réalisées doit être de 15 minutes.
La nécessité du traitement de kinésithérapie pendant l’hospitalisation de jour doit être mentionnée
sur la prescription.

2. Répartition selon le lieu où la prestation est effectuée


La nomenclature distingue six lieux répartis dans les catégories I à VI.

I. Les prestations dispensées dans le cabinet du kinésithérapeute et plus précisément :


� le cabinet situé en dehors de l’hôpital
� le cabinet situé à l’hôpital
� le cabinet dans un service médical organisé situé en dehors de l’hôpital.

II. Les prestations dispensées au domicile du bénéficiaire y compris dans les résidences-
services101.

III. a) Les prestations dispensées au bénéficiaire non hospitalisé qui séjourne en résidence
communautaire, momentanée ou définitive, de personnes handicapées ou pour des
bénéficiaires y séjournant.
b) Les prestations dispensées aux bénéficiaires séjournant en maison de soins psychiatriques
Pour ces prestations, vous devez utiliser les codes spécifiques quel que soit l’endroit où
vous effectuez les soins.
Les prestations effectuées dans les endroits mentionnés ci-dessus aux personnes qui n’y
résident pas ou n’y sont pas domiciliées doivent être attestées de la même manière.

IV. Les prestations dispensées à l’hôpital aux patients hospitalisés.

V. Les prestations dispensées dans les centres de rééducation fonctionnelle conventionnés.

VI. Toutes les prestations dispensées aux bénéficiaires non hospitalisés qui séjournent de manière
momentanée ou définitive en résidence communautaire ou aux bénéficiaires y séjournant
quelque soit l’endroit où les soins sont effectués. Sont aussi concernés les établissements qui
sans être reconnus comme maison de repos sont enregistrés auprès de l’INAMI en tant que
domicile ou résidence communautaire de personnes âgées.
Les prestations effectuées dans les endroits mentionnés ci-dessus aux personnes qui n’y
résident pas ou n’y sont pas domiciliées doivent être attestés de la même manière.

99.  A.R. du 02-12-1999, déterminant l’intervention de l’assurance soins de santé obligatoire pour les médicaments, le matériel de soins et les auxiliaires pour
les patients palliatifs à domicile, art. 2.
100.  A.R. du 01-07-2006 en 07-06-2007.
101.  A.R. du 19-12-1997 fixant les conditions auxquelles doivent répondre les institutions, qui sans être agréées comme maisons de repos, constituent le
domicile ou la résidence commune de personnes âgées.
46 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

3. Répartition selon la nature de la prestation


Trois types de prestations existent :
}} la séance individuelle de kinésithérapie, définie par les facteurs suivants :
� la durée de l’intervention personnelle du kinésithérapeute: 15, 20, 30, 45, 60, 120 minutes ou
durée indéterminée
� le rang de la séance au cours de la même journée : 1re ou 2e séance
� le nombre maximum autorisé de prestations atteint ou pas
� le drainage lymphatique manuel effectué de manière principale ou non

}} l’examen du patient par le kinésithérapeute à titre consultatif


}} le rapport écrit.

4. Aperçu des règles d’application


Les §§ 2 à 21 présentent les règles d’application dont certaines concernent toutes les prestations,
d’autres certaines rubriques et d’autres encore uniquement quelques prestations.

a. Règles d’application pour toutes les prestations


Ces règles d’application concernent entre autres les éléments suivants :
� la prescription
� le remboursement de certaines techniques
� la contribution du kinésithérapeute au choix du mode de traitement
� la durée du traitement
� le nombre maximum de prestations par jour et par kinésithérapeute
� les règles de cumul
� le dossier.

b. Règles d’application par groupe (en fonction de la situation pathologique)


Tableau 2 : Règles d’application par groupe (en fonction de la situation pathologique)
Groupe Situation pathologique Paragraphe Endroit où la prestation est Règles
art. 7 réalisée d’application
1 Pathologie courante § 1 1° Partout § 10
2 Pathologie lourde (liste E) § 1 2° Partout § 11
3 Deuxième séance le même jour § 1 3° Partout § 12
4 Grossesses et post-partum § 1 4° Pas en maison de repos pour § 13
personnes âgées
5 Pathologie aiguë (liste F-a) § 1 5° Pas en milieu hospitalier § 14
6 Pathologie chronique (liste F- b) § 1 6° Pas en milieu hospitalier § 14
7 Patient palliatif à domicile § 1 7° Uniquement à domicile § 14bis
8 Patient en hospitalisation de jour § 1 8° En hôpital de jour § 14ter
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 47

Ces paragraphes déterminent notamment, pour chaque groupe :


}} la nature des affections
}} le nombre de prestations remboursées
}} les éventuelles obligations/conditions pour entamer le traitement
}} les modalités de demande de séances complémentaires en cas d’apparition d’une nouvelle
pathologie.

c. Règles d’application selon la nature de la prestation


Certaines règles d’application concernent uniquement un type de prestation.

Exemples
� le rapport écrit (§ 3bis 1° et § 5)
� l’examen du patient par le kinésithérapeute à titre consultatif (§ 3bis 2°).

Le paragraphe 11 décrit les conditions de remboursement pour un certain nombre de prestations


spécifiques pour le traitement des affections du groupe 2 (pathologie lourde) :
� prestations avec apport personnel du kinésithérapeute d’une durée minimum de 60 minutes
effectuées chez des patients âgés de moins de 21 ans atteints d’une infirmité motrice cérébrale
qui a débuté avant le 7e anniversaire.
Un rapport médical apportant la preuve de cette situation doit être conservé dans le dossier
(§ 11 al. 4). Ces prestations ne peuvent être attestées qu’une seule fois par jour et sont
uniquement cumulables le même jour avec le rapport écrit

� prestations avec apport personnel du kinésithérapeute d‘une durée minimum de 45 minutes


pour la prise en charge après un séjour en milieu hospitalier ou en centre de revalidation, chez
des patients présentant une des affections suivantes102:
� paralysie périphérique étendue : monoplégie, syndrome de Guillain Barré

� séquelles motrices étendues d’origine encéphalique ou médullaire (par exemple, infirmité


motrice cérébrale “Cerebral Palsy”, hémiplégie, spina bifida, syndrome cérébelleux, etc.)

� suites de brûlures graves au niveau des membres et/ou du cou pendant la phase évolutive.

Ces prestations doivent être prescrites par un médecin spécialiste en médecine physique et
revalidation ou en réadaptation fonctionnelle et professionnelle qui atteste de la nécessité de
ce traitement. Une copie de cette prescription doit être conservée dans le dossier du patient.
Maximum 50 prestations peuvent être attestées pendant l’année qui suit la première prestation.
Une nouvelle série de prestations peut être attestée sous les mêmes conditions uniquement en
cas de récidive ou d’apparition d’une nouvelle pathologie.
Ces prestations ne peuvent pas être cumulées avec une deuxième séance le même jour

� prestations avec apport personnel du kinésithérapeute d‘une durée minimum de 60 minutes pour
le traitement d’infection broncho-pulmonaire en présence de certaines pathologies sévères des
poumons103. La prestation doit être effectuée en deux séances différentes au cours de la même
journée en fonction des besoins thérapeutiques du patient. La prescription, dont une copie est
conservée dans le dossier du patient, doit mentionner la nécessité d’un traitement d’une durée
de 60 minutes (maximum 10 prestations par prescription). Le nombre de prestations est limité à
30 par année civile. Ces prestations ne peuvent pas être cumulées avec une deuxième séance
le même jour.

102.  A.R. du 23-03-1982, art. 7 § 3 al. 2 3° a), c) ou d).


103.  A.R. du 23-03-1982, art. 7 § 3 al. 2 3° j ).
48 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

VI. Informations complémentaires concernant


les prestations de kinésithérapie

1. Quelles prestations sont-elles remboursables ?


La nomenclature précise que :
“La séance individuelle de kinésithérapie doit comprendre un ou plusieurs actes qui relèvent de la com-
pétence des kinésithérapeutes et exige, si la situation du bénéficiaire le permet, une participation active
du patient sous la forme d’une thérapie active d’exercices, y compris les instructions et conseils en vue
d’une prévention secondaire. Une participation active n’est pas exigée de la part des enfants pour les-
quels une participation active et consciente n’est pas encore possible ou de la part de patients qui sont
totalement dépendants”.104

La nomenclature impose par ailleurs certaines limitations :

� aucun remboursement n’est prévu pour :

}} certains traitements/techniques qui ne peuvent pas être considérés comme des techniques
de mobilisation ou des thérapies physiques :
� la gymnastique oculaire ou orthopédique
� la magnothérapie
� la sonothérapie (à distinguer de l’ultrasonothérapie qui n’est pas visée ici)
� la réflexologie plantaire
� l’auriculothérapie
� l’hippothérapie
� les applications de chaud et/ou de froid exécutées seules
� les prestations d’acupuncture
� les tractions vertébrales par table mécanique, à moteur électrique ou par suspension
� l’endermologie105

}} les prestations à caractère purement esthétique

}} les prestations d’hygiène individuelle (notamment la gymnastique d’entretien, le fitness, les


séances de sauna et de bronzage)

}} les prestations d’accompagnement ou de préparation de toute activité sportive (exemple :


exercices de stretching).

� remboursement des prestations suivantes uniquement si elles ne sont pas appliquées


exclusivement :
}} les techniques physiques d’électrothérapie
}} la thérapie par ultrasons
}} la thérapie laser et les diverses techniques d’application de chaleur
}} les massages.

Les massages peuvent être remboursés lorsqu’ils sont appliqués exclusivement en cas
de lymphoedème ou lorsque l’état de santé du patient ne permet pas une participation
active.

104.  NPS, art. 7 § 9bis.


105.  NPS, art. 7, règle interprétative n° 8.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 49

2. Une prescription est-elle nécessaire et à quelles


conditions doit-elle répondre ?
À l’exception du rapport écrit, les prestations de kinésithérapie ne sont remboursables que si elles
ont été prescrites :
}} par un médecin
}} en cas de dysfonction temporo-mandibulaire, par un praticien de l’Art dentaire106 aussi.

La prescription écrite, éventuellement sous forme électronique ou d’un fax, doit mentionner les
éléments suivants :

Au minimum :
1. les nom et prénom du patient
2. les nom, prénom et numéro INAMI du prescripteur
3. la date de la prescription
4. la signature du prescripteur
5. le nombre maximum de séances
6. le diagnostic et/ou les éléments de diagnostic de l’affection à traiter
7. la localisation anatomique des lésions lorsque le diagnostic ne la précise pas

Éventuellement :
8. le numéro de nomenclature et la date de l’intervention chirurgicale pour les situations
pathologiques aiguës visées au § 14, 5°, A, a)
9. la motivation d’une 2e séance par jour
10. la nature et la fréquence du traitement si le prescripteur le souhaite expressément
11. la prescription d’un examen de kinésithérapie à titre consultatif
12. la demande d’un rapport
13. une date de début de traitement, en cas de différence avec la date de la prescription
14. la nécessité d’effectuer une séance de kinésithérapie durant l’hospitalisation de jour
15. la nécessité de séances avec un apport personnel du kinésithérapeute de minimum 45 ou 60
minutes
16. les contre-indications éventuelles pour certains traitements.

Vous ne pouvez jamais céder à la demande du patient ou de sa famille d’effectuer des


prestations pour quelqu’un d’autre que le patient mentionné sur la prescription.
Solliciter la rédaction d’une prescription après le début des soins n’est pas autorisé (« post-
prescription »).

106.  NPS, art. 7 § 3 et loi des professions de santé, art. 43 § 6.


50 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

3. Combien de séances peuvent-elles être prescrites par


prescription ?
Il n’y a aucune limitation du nombre de séances prescrites par prescription.

4. Conséquences d’une prescription non valable


Pour vous : une prescription valable est une condition de remboursement. Il vous est donc
conseillé de rendre toute prescription incomplète au prescripteur en vue de la corriger.

Pour le prescripteur : la loi prévoit une amende (de 50 EUR à 500 EUR) pour le dispensateur de
soins qui n’a pas rédigé les documents administratifs ou médicaux conformément aux dispositions
légales107.

5. Quel est votre apport dans le choix du traitement ?


Vous déterminez la conception, la fréquence et le lieu du traitement sauf si le prescripteur précise
ceux-ci ou l’un de ceux-ci.

En vue d’éventuelles modifications, vous devez prendre contact avec le prescripteur. Vous
mentionnerez ces modifications ainsi que la mention de l’accord du médecin dans le dossier du
patient.

Les pathologies des groupes 5 (liste F-a) et 6 (liste F-b) doivent être traitées selon les indications et
normes fixées par le Comité de l’assurance soins de santé (art. 14, 3°).

Sans autorisation du prescripteur, vous devez exécuter la prescription sans modification.

Vous avez toujours la possibilité d’effectuer moins de prestations que le nombre prescrit si
vous estimez que la poursuite du traitement est superflue ou inutile.

6. Quand devez-vous entamer le traitement de


kinésithérapie108 ?
Vous devez entamer le traitement dans un délai de deux mois à partir de la date de la prescription.
En mettant une date de début de traitement le médecin peut, tout en respectant ce délai, préciser
la date à laquelle le traitement doit être entamé.
Le traitement n’est pas remboursable si vous ne respectez pas ce délai.

107.  Loi ASSI, art. 142 § 1 7°.


108.  NPS, art. 7 § 3.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 51

7. Que signifie l’apport personnel du kinésithérapeute ?


Par apport personnel du kinésithérapeute, il faut entendre le temps que vous consacrez
personnellement et exclusivement au traitement ou à l’évaluation du patient concerné.

Pour la plupart des prestations, cet apport est déterminé de deux manières :
}} la “durée globale moyenne” de l’apport personnel. Cette durée est calculée sur base de toutes
les prestations que vous avez attestées pendant une période de 3 mois au moins
}} la “durée minimale” de l’apport personnel. C’est la durée minimale de chaque prestation.
Tableau 3 : Durée minimale pour chaque durée globale moyenne, (§ 9bis)
Durée globale moyenne (min.) Durée minimale (min.)
30 20
20 15
15 10

Les prestations « non liées à la notion de durée » se voient attribuer une durée globale
moyenne de 15 minutes et les prestations de minimum 20 minutes se voient attribuer une
durée globale moyenne de 20 minutes.
Les séances individuelles de kinésithérapie dans laquelle votre apport personnel par bénéficiaire
n’est pas lié à la notion de durée sont supprimées à l’exception des prestations 560523 et 561260
(patients hospitalisés).

Lorsque la nomenclature mentionne, pour une séance, une “durée globale moyenne” de
l’apport personnel, vous pouvez scinder cette séance en plusieurs périodes. Il faut toutefois
le mentionner dans le dossier (§ 15).

8. Quelle est l’utilité de l’examen effectué à titre consultatif ?


L’examen effectué par le kinésithérapeute à titre consultatif (§ 3bis) permet au médecin d’obtenir
une proposition de traitement du kinésithérapeute préalablement à la prescription. Pour ce faire,
vous établissez un rapport écrit mentionnant vos constatations et une proposition de traitement
éventuel. Le médecin fera référence à cet examen dans la prescription. Vous ne pouvez attester
cette prestation que lorsque le traitement aura lieu au domicile du patient ou au cabinet et une seule
fois par situation pathologique (pas pour les groupes 3 et 4).

9. Devez-vous établir un dossier individuel ?


Vous devez établir un dossier pour chaque patient traité. Toutes les prestations que vous effectuez
à la suite d’une seule et même prescription (§ 8), sont considérées comme traitement.
52 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

Ce dossier doit comporter au minimum les éléments suivants (§ 9) :

1. les données administratives nécessaires à l’identification du patient et du prescripteur


2. les renseignements médicaux indispensables au traitement
3. la synthèse des constatations de l’examen de kinésithérapie ainsi que le plan de traitement
et ses modifications
4. les dates de traitement ainsi que les codes prévus par la nomenclature pour chaque séance
attestée
5. les données et documents indispensables à l’attestation de soins tels que prévus par la
nomenclature :
}} motivation de la nécessité d’une deuxième séance le même jour (§ 11)
}} rapport médical paralysie cérébrale pour séance de 60 minutes (§ 11)

6. la périmétrie, la volumétrie ou la copie du protocole lymphoscintigraphique ou la prescription


de la nécessité clinique de prolonger le drainage lymphatique manuel. Cette prolongation
doit se faire sur base annuelle.

Le dossier peut être établi par écrit ou sur un autre support durable. Les données du dossier
doivent être accessibles immédiatement pour les contrôles.

Un seul dossier est établi par patient : tous les traitements portant sur une ou plusieurs pathologie(s)
ou situation(s) pathologique(s) y sont mentionnés.

Aucun honoraire n’est dû pour les prestations pour lesquelles la tenue du dossier n’est pas
conforme aux conditions de la nomenclature.

10. Quand devez-vous établir un rapport de kinésithérapie


et quel est son contenu ?
Vous devez établir un rapport de kinésithérapie (§§ 3 bis et 5) :

}} obligatoirement pour les affections des groupes 2, 5 et 6 :


}} groupes 2 et 6 : une fois par année civile
}} groupe 5 : à la fin de chaque situation pathologique.

Le rapport doit contenir les éléments suivants :

1. une description de la pathologie


2. une synthèse de l’examen de kinésithérapie et du traitement effectué
3. une description de l’évolution clinique
4. éventuellement, une brève référence aux conseils donnés en matière de prévention
secondaire et le programme recommandé à suivre à domicile.

Dans ce cas, vous pouvez l’attester une fois par année civile ou par situation pathologique (à
partir de la première séance). Vous devez conserver une copie de ce rapport dans le dossier

}} à la demande du médecin (obligatoirement!) ou à votre initiative pour les situations patholo-


giques des autres groupes.
Dans ce cas, vous ne pouvez ni attester cette prestation, ni la facturer au patient.
La forme ainsi que le contenu du rapport sont laissés à votre appréciation.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 53

11. Pour quelles prestations et comment établir une


notification au médecin-conseil ?
Pour les prestations des groupes 5 et 6, il faut toujours transmettre une notification écrite au
médecin-conseil (§ 14, 4°). La notification doit se faire au moyen du formulaire destiné à cet effet.
Elle doit comprendre au moins :

1. les nom, prénom, date de naissance et numéro d’inscription à l’Organisme assureur du


patient
2. vos nom, prénom, numéro d’agrément
3. la date de début du traitement
4. la mention de la situation pathologique
5. la confirmation selon laquelle vous :
� disposez d’une prescription correcte
� avez pris connaissance des normes de soins fixés par le Comité de l’assurance.

Cette notification est valable dans le cadre du traitement d’une pathologie :


}} du groupe 5 (liste A), pour une période d’un an à partir de la date de la première prestation
}} du groupe 6 (liste B) visée au § 14 5° pour une période allant jusqu’à la fin de la deuxième année
civile qui suit l’année au cours de laquelle la 1re prestation a eu lieu.

www
Plus d’informations : www.inami.be, Professionnels > Professionnels de la santé :
Kinésithérapeutes > Plus d’informations : Tous les formulaires des kinésithérapeutes.

12. Faut-il l’accord du médecin-conseil avant d’entamer le


traitement ?
L’intervention de l’assurance ne dépend pas de l’accord préalable du médecin-conseil, sauf si, en
cas de nouvelle situation pathologique, des séances supplémentaires sont demandées au cours de
la même année civile (§ 10) ou au cours de la période couverte par la notification (§ 14).

13. Le médecin-conseil peut-il mettre fin à tout moment


mettre fin au droit au remboursement ?
Le médecin-conseil peut toujours vérifier “a posteriori” le bien-fondé du droit au remboursement de
l’assurance et, si nécessaire, entreprendre les démarches suivantes (§ 18) :
}} prononcer une opposition motivée au droit d’un remboursement de l’assurance. Le refus
du droit au remboursement prend cours à partir du 2e jour suivant la date de l’envoi de sa
notification au patient jusqu’à une éventuelle nouvelle décision

}} prononcer, avec effet rétroactif, des refus motivés ou apporter des modifications aux numéros
de code attestés par le kinésithérapeute s’il constate que les dispositions de la nomenclature
n’ont pas été respectées.
54 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

14. Combien de séances de longue durée sont-elles


remboursables au tarif le plus avantageux ?
Par situation pathologique, le nombre total de séances de longue durée (20 ou 30 minutes)
remboursables au tarif le plus avantageux pour l’assuré est limité et dépend du groupe auquel
appartient la pathologie (voir tableau 4 ci-dessous).

Les prestations de drainage lymphatique manuel en cas de pathologie chronique de la liste F-b
sont considérées comme des prestations de longue durée (voir point 8.).

Pour le traitement des affections de la liste F-b il est prévu une prestation avec un remboursement
intermédiaire de la 61e à la 80e séance dans la même année civile (inférieur mais plus important
qu’après la 80e séance).
Tableau 4 : Séances de longue durée remboursables
Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3 Groupe 4 Groupe 5 Groupe 6 Groupe 7
Autres que Pathologie 2e séance le Grossesse Liste F-a : Liste F-b: Patient
groupes 2 à lourde même jour pathologie pathologie palliatif à
8**** aiguë chronique domicile
18 par Max 2 fois Max. 14 fois 9 par 60** au cours 60*** par Max. 1 fois
année civile par jour ; une 2e séance grossesse* de la période année par jour, durée
durée dans les 30 de 1 an à civile. Une illimitée
illimitée jours qui partir de la prolongation
suivent date de la d’une année
l’intervention 1re séance civile est
possible

* Séances pendant l’hospitalisation non comprises.


** 120 séances en cas de poly-traumatisme.
*** Y compris les prestations de drainage lymphatique manuel.
**** Le groupe 8 n’est pas concerné par ces dispositions.

15. Combien de séances de “drainage lymphatique


manuel” sont-elles remboursables ?
En cas de :
}} pathologie lourde (groupe 2) : 120 séances, peu importe la durée de la séance
}} pathologie chronique (groupe 6) : 60 séances pour une seule et même situation pathologique
sont remboursables par année civile au tarif le plus avantageux.

Lorsque ce nombre de séances est atteint, vous devez attester une autre prestation avec
remboursement inférieur. Il n’y a pas de limitation du nombre de séances remboursables de ce type.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 55

16. Pouvez-vous attester des suppléments pour des


produits ou des appareils ?
Le montant des honoraires couvre les frais d’utilisation des appareillages et produits qui font
normalement partie des prestations effectuées (§ 16).

17. Pouvez-vous attester des frais de déplacement ?


Les frais de déplacement sont inclus dans le remboursement de la prestation.

18. Pouvez-vous attester des prestations effectuées par


des étudiants en kinésithérapie ?
Vous pouvez attester des prestations réalisées par des étudiants si elles ont été
effectuées sous votre supervision et en votre présence permanente. L’étudiant doit être soit :
}} dans les deux dernières années d’une formation de quatre ans
}} dans les trois dernières années d’une formation de cinq ans.

19. Pouvez-vous attester plusieurs prestations par patient


et par jour ?
Vous ne pouvez attester qu’une seule prestation par jour et par patient (§ 17).
Deux exceptions sont prévues :
}} le rapport écrit et une prestation individuelle de kinésithérapie peuvent être cumulés (§ 3bis)
}} les circonstances mentionnées aux §§ 11, 12 et 14bis où deux séances par jour sont
autorisées.

20. Avec quelles prestations ne pouvez-vous pas cumuler


vos prestations de kinésithérapie ?
Vous ne pouvez pas cumuler vos prestations de kinésithérapie avec :
}} les prestations de l’article 22 II. (Médecine physique et réadaptation : Prestations thérapeu-
tiques, prestations de rééducation et traitements de rééducation) réalisées au cours de la même
journée109

}} la rééducation dans un centre de rééducation ambulatoire (CRA). Cette interdiction vaut non
seulement les jours où le patient obtient des prestations de rééducation dans le centre, mais
aussi les jours où aucune prestation de rééducation n’est effectuée dans le centre mais qui sont
compris dans la période de prise en charge par le centre110.

109.  NPS, art. 23 § 1.


110.  Convention avec les CRA, art. 46 à 56.
56 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

www
Pour plus de renseignements et pour les exceptions à ces dispositions : www.inami.be,
Professionnels > Kinésithérapeutes > Interdiction de cumuler une prestation de kinésithérapie
et certaines autres prestations.

21. Attester les prestations effectuées dans le cadre d’un


traitement de physiothérapie ?
Les actes de kinésithérapie effectués dans le cadre de l’art. 22 de la nomenclature ne peuvent
jamais être attestés séparément. Ils font partie intégrale du traitement de physiothérapie et sont
attestés par le médecin-physiothérapeute sous la lettre-clé K.

22. Qu’est-ce qu’une “nouvelle situation pathologique” ?


Par nouvelle situation pathologique, il faut entendre une situation :
}} qui est apparue postérieurement à la mise en route du traitement :
}} au cours de la même année civile pour les groupes 1 et 6
}} au cours de la 1re année après le début pour le groupe 5

et
}} qui est indépendante de la situation pathologique initiale.

Cette définition implique qu’aucune séance supplémentaire de 20 ou 30 minutes (au tarif maximal)
ne peut être remboursée en cas de récidive d’une même situation pathologique :
}} au cours de la même année civile pour les pathologies des groupes 1 et 6
}} au cours de l’année après le début du traitement pour les pathologies du groupe 5.

Pour la définition de nouvelle situation pathologique, voir également la règle interprétative n° 1.

23. Sous quelles conditions le traitement de kinésithérapie


est-il remboursé en cas de nouvelle situation pathologique ?
Pour obtenir le remboursement d’un traitement en cas de nouvelle situation pathologique apparue
au cours de la même année civile (groupes 1 et 6) ou au cours de l’année après le début du
traitement (groupe 5), l’autorisation du médecin-conseil de la mutualité est nécessaire sauf pour les
exceptions mentionnées ci-dessous.

Pour ce faire, vous devez introduire une demande accompagnée d’un rapport, rédigé par vous-
même ou le médecin, décrivant les situations pathologiques successives et mentionnant leurs
dates d’apparition. Si vous introduisez la demande vous-même, vous devez y annexer une copie
de toutes les prescriptions. Le refus éventuel est notifié au patient. Vous en recevez une copie. Si,
dans les 14 jours qui suivent l’introduction de la demande, vous n’avez pas reçu de refus ou de
demande de complément d’informations du médecin-conseil, vous pouvez considérer la demande
comme acceptée.

Si durant le traitement d’une pathologie F une pathologie courante survient, vous pouvez traiter
cette pathologie sans demander d’autorisation au médecin-conseil. Toutefois si une nouvelle
pathologie courante apparaît au cours de la même année civile, vous devez demander l’autorisation
au médecin-conseil.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 57

Le tableau 5 présente le nombre (maximum ou intermédiaire) de séances remboursables (longue


durée) selon chaque nouvelle situation pathologique.

Tableau 5 : Nombre de séances remboursables selon chaque nouvelle situation pathologique


Première situation pathologique Nombre de séances (de longue durée) pour la situation pathologique
suivante remboursées au tarif le plus avantageux ou intermédiaire
Groupe 1 Autres que les Prestations supplémentaires dans l’année civile en cours
groupes 2 à 8 Max. 18 par nouvelle pathologie et max. deux nouvelles situations
pathologiques (= maximum 36). Le solde éventuel des situations
pathologiques précédentes peut être épuisé.
Groupe 2 Pathologie E Pas applicable (durée illimité).
Groupe 5 Liste F : Prestations supplémentaires dans le courant de l’année en question
pathologie aiguë Soit (pas de cumul possible) :
}} pathologie groupe 1 : max. 18 par nouvelle pathologie et max. 2
nouveaux épisodes (maximum + 36) pour le restant de l’année civile
}} pathologie groupe 5 : 60 séances (ou 120 en cas de poly-traumatisme)
pendant un an après le début du traitement de la nouvelle pathologie.
La période pour la pathologie initiale est clôturée
}} pathologie groupe 6 : 60 séances (au tarif le plus avantageux) + 20
séances au tarif intermédiaire pour la période restante de l’année
civile. Durant les 2 années civiles suivantes 60 séances (au tarif le
plus avantageux) + 20 séances (au tarif intermédiaire) peuvent être
attestées par année civile pour une nouvelle situation pathologique.
Groupe 6 Liste F : Soit (pas de cumul possible) :
pathologie chronique }} pathologie groupe 1 : max. 18 par nouvelle pathologie et max. 2
nouveaux épisodes (maximum + 36) pour la période restante de
l’année civile
}} pathologie groupe 5 : 60 séances (ou 120 en cas de poly-traumatisme)
pendant un an après le début du traitement de la nouvelle pathologie
}} pathologie groupe 6 : 60 séances (au tarif le plus avantageux) +
20 séances (au tarif intermédiaire) pour la période restante de l’année
civile. Durant les 2 années civiles suivantes 60 séances (au tarif le
plus avantageux) + 20 séances (au tarif intermédiaire) peuvent être
attestées par année civile pour une nouvelle situation pathologique.

La règle interprétative n° 4 stipule que le médecin-conseil peut autoriser une troisième ou


prochaine session de 60 séances dans le courant de la même année civile si le patient se
trouve dans une troisième ou prochaine nouvelle situation pathologique de la liste F.

24. Existe-t-il un maximum pour l’intervention de l’assurance ?


L’intervention de l’assurance est limitée à un maximum de111:
� 40.000 valeurs M pour une période de trois mois
� 156.000 valeurs M pour une période d’une année civile.

Pour déterminer le nombre de valeurs de M attestable par trois mois et par année civile des valeurs
sont attribuées de cette manière :
� M24 = une durée globale moyenne de 30 minutes
� M16 = une durée globale moyenne de 20 minutes
� M12 = une durée globale moyenne de 15 minutes.

111.  NPS, art. 7 § 19.


58 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

VII. Règles générales complémentaires


concernant l’attestation de prestations

1. Quand une prestation est-elle remboursable ?


Les prestations énumérées dans la NPS sont remboursables si elles :
� sont exécutées selon ses dispositions
� relèvent de votre qualification.

2. Pouvez-vous réaliser des prestations non-remboursées ?


Pour autant qu’il soit satisfait entre autres, à l’obligation de prescription, vous pouvez effectuer des
prestations non remboursables par l’assurance soins de santé si vous vous estimez compétent. Le
coût de ces prestations, librement déterminé112, est alors à charge du patient. Vous devez l’informer
à ce sujet113.

Vous ne devez pas délivrer d’ASD, mais le patient peut demander un reçu.

Si vous effectuez à la fois des prestations remboursables et non-remboursables, vous devez


délivrez en plus au patient un document justificatif (voir point II. 8. « Le document justificatif »).

3. Pouvez-vous attester les prestations de nature esthétique ?


Vous pouvez attester les prestations esthétiques dans les cas admis par les programmes de
rééducation fonctionnelle et professionnelle en vue de permettre au patient d’obtenir ou de
conserver un emploi114.
Les interventions pratiquées dans un but purement esthétique ne sont pas remboursées.

4. Pouvez-vous attester des prestations couvertes par


une autre assurance ?
Vous ne pouvez pas attester les prestations exigibles à un tiers en vertu du droit commun, d’une
autre législation belge ou d’une législation étrangère115. Vous devez demander le payement au
patient ou à ce tiers.
Toutefois, la mutualité peut avancer (au patient ou à vous en tiers-payant) le montant de ces
prestations dans certains cas.

112.  Loi professions de santé, art. 35 al. 2.


113.  Loi du 22-08-2002 concernant les droits des patients, art. 8 § 2.
114.  NPS, art. 1 § 7 et loi ASSI, art. 34 dernier alinéa.
115.  Loi ASSI, art. 136 § 2.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 59

Exemples
� lors d’accidents de travail, lorsque la reconnaissance de l’accident de travail n’est pas
encore établie
� lors d’accidents de droit commun, lorsque la responsabilité d’un tiers n’est pas encore
déterminée.

La mutualité récupère ses avances auprès du tiers responsable par après (droit de subrogation116).

Si les montants accordés en vertu du droit commun ou d’une autre législation sont inférieurs aux
montants prévus par l’assurance soins de santé, celle-ci rembourse la différence entre les deux.

5. Pouvez-vous attester des prestations effectuées à l’étranger ?


Vous ne pouvez pas attester les prestations effectuées :
� chez un patient qui ne se trouve pas sur le territoire belge
� en dehors du territoire belge, sauf dispositions contraires117.
Une réglementation spécifique peut s’appliquer, en particulier pour les communes frontalières.

6. Pouvez-vous attester des prestations effectuées


dans le cadre d’un examen organisé par l’employeur ou
demandé par des tiers ?
Vous ne pouvez pas attester les prestations requises par les employeurs, les institutions publiques
ou les organismes privés.
Cela est également valable lorsque les coûts liés à ces prestations sont entièrement à charge des
administrations publiques, d’une institution publique ou d’une institution d’utilité publique.

Si les coûts liés à ces prestations ne sont que partiellement à charge des administrations publiques,
d’une institution publique ou d’une institution d’utilité publique, l’assurance soins de santé
rembourse la différence à concurrence des tarifs de l’assurance118.

L’assurance soins de santé ne rembourse pas les prestations techniques de diagnostic effectuées
en réponse à une initiative de l’employeur s’adressant à l’ensemble ou à une partie du personnel de
son entreprise ou de l’un de ses services119.

7. Pouvez-vous attester des prestations effectuées chez


des assurés détenus en prison ?
Vous ne pouvez pas porter de prestations en compte aussi longtemps que le patient est détenu en
prison ou est interné dans un établissement de défense sociale. Par contre, vous pouvez attester
les prestations lorsque le patient se trouve hors de la prison ou hors de l’établissement de défense
sociale (par exemple, dans le cadre d’une surveillance électronique ou en cas de mesure de semi-
liberté)120.

116.  Loi ASSI, art. 136 § 2 al. 4.


117.  Loi ASSI, art. 136 § 1.
118.  RSS, art. 2.
119.  RSS, art. 3.
120.  RSS, art. 5.
60 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

8. Pouvez-vous attester des prestations effectuées dans le


cadre de la recherche scientifique ou d’essais cliniques ?
Vous ne pouvez pas attester les prestations effectuées dans le cadre de la recherche scientifique
ou dans le cadre d’essais cliniques de produits ou d’appareillages à la demande de firmes
commerciales121, sauf si celles-ci répondent aux recommandations cliniques généralement admises
ou au consensus scientifique122.

9. Attester les prestations effectuées en maisons


médicales, centres de rééducation fonctionnelle ou
d’accueil de jour, maisons de repos et de soins
Dans ces établissements, les prestations de kinésithérapie sont souvent remboursées sur base
forfaitaire. Dans ce cas, vous ne pouvez attester aucune prestation de la nomenclature.

Si la maison médicale perçoit un forfait mensuel englobant les soins de kinésithérapie, vous
ne pouvez plus attester des prestations. Vous ne pouvez donc plus délivrer d’attestations de
soins, aussi bien pour des patients inscrits que pour des patients non inscrits à la maison médicale.

10. Combien de temps devez-vous conserver les


documents et rapports auxquels la nomenclature fait
référence ?
Sans préjudice des délais de conservation imposés par d’autres législations, les rapports et les
documents mentionnés dans les libellés de la nomenclature doivent être conservés au moins 5
ans123.

La loi sur les droits du patient confère à celui-ci le droit de consulter ou copier son dossier. Lorsque
le patient a reçu son dossier (par exemple, à l’arrêt de votre pratique), vous devez en garder une
copie (voir aussi 3e Partie, VI. 2.).

11. Pouvez-vous demander une indemnisation pour un


rendez-vous manqué ?
Si le rendez-vous n’a pas été décommandé en temps utile et si vous en aviez averti vos patients,
par exemple par un avis dans la salle d’attente, vous pouvez leur réclamer une indemnisation. Vous
ne pouvez cependant pas attester à l’assurance soins de santé une attestation de soins donnés à
cette occasion124.

121.  NPS, art. 1 § 9.


122.  Loi ASSI, art. 34.
123.  NPS, art. 1 § 8.
124.  Question au Sénat n° 5-5336 du 19-01-2012 de monsieur Louis IDE.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 61

VIII. Le tiers-payant125
Le tiers-payant est le mode de paiement par lequel vous percevez le montant de l’intervention
remboursé par l’ASSI directement de la mutualité du patient. Le patient ne paie que les
éventuels tickets modérateurs126 et suppléments.
Pour le tiers-payant en kinésithérapie, s’appliquent des règles spécifiques et des règles générales.

1. Pour quelles prestations spécifiques pouvez-vous


pratiquer le tiers-payant127 ?
Vous pouvez appliquer le tiers-payant pour les prestations :
}} de l’article 7 § 1 2° (pathologie lourde)
ou
}} dispensées dans les centres conventionnés de rééducation (article 7 § 1 1° V, 2°, 3° V, 4° V, 5°
V et 6° V). Dans ce cas vous devez appliquer le tiers-payant pour ces prestations à tous les
bénéficiaires de tous les Organismes assureurs. Cependant, si vous exercez votre activité dans
différents liens de contrats qui vous imposent l’un ou l’autre système de paiement ou si vous
exercez votre activité dans les liens d’un contrat qui vous impose un système de paiement
en tant qu’indépendant, vous pouvez appliquer des systèmes de paiement différents pour
l’ensemble des prestations de chacun de ces secteurs d’activité.

2. Pour quelles prestations spécifiques ne pouvez-vous


pas pratiquer le tiers-payant128 ?
Vous ne pouvez pas pratiquer le tiers-payant pour les prestations numéros 560055, 560151,
560254, 560350, 560453, 560615, 563054, 563651, 563150, 563754, 563253, 563850, 563356,
563953, 563452, 564056, 563533, 564130, 564410, 564594, 564675.

3. Conditions spécifiques pour appliquer le tiers-payant ?


Pour appliquer le tiers-payant, vous devez remplir les conditions suivantes129 :
}} vérifier l’identité du bénéficiaire au moment de la prestation130
}} informer le Service des soins de santé par lettre recommandée (ou lors de l’adhésion à la
Convention)
}} appliquer le tiers-payant à l’ensemble des patients et pour l’ensemble des prestations pour
lesquelles le système est autorisé et qui sont dispensées dans un même centre d’activités, quel
que soit l’Organisme assureur
}} respecter les honoraires fixés dans la Convention.

www Plus d’informations : www.inami.be, Professionnels > Kinésithérapeutes > Convention.

125.  A.R. du 18-09-2015.


126.  A.R. du 18-09-2015, art. 9 § 3.
127.  Convention nationale, art. 4 et 5.
128.  Convention nationale, art. 5 § 4.
129.  Convention nationale, art. 4 et 5.
130.  A.R. du 18-09-2015, art. 3 § 1.
62 2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016

4. Conditions générales pour appliquer le tiers-payant131 ?


Vous pouvez toujours appliquer le tiers-payant pour des prestations dispensées dans les
circonstances particulières suivantes au patient (et aux personnes à sa charge)132 soit :

� qui se trouve dans :


� un centre de soins de santé mentale
� un centre de planning familial et d’éducation sexuelle
� un centre d’accueil pour toxicomanes

Dans ces cas, vous ne devez pas envoyer vos ASD directement à la mutualité mais
via le centre qui y joint la demande d’application du tiers-payant

� une institution spécialisée dans les soins dispensés aux enfants, personnes âgées ou
handicapées

Dans ce cas, vous ne pouvez demander le tiers-payant que pour les prestations non
couvertes par un forfait. Vous ne devez pas envoyer vos ASD directement à la
mutualité mais via le centre qui y joint la demande d’application du tiers-payant

}} qui peut bénéficier du tiers-payant social, c’est-à-dire :


� se trouve dans une situation occasionnelle de détresse financière

La situation occasionnelle de détresse financière représente les situations où le


patient ne peut payer, ni comptant, ni de manière différée, par manque de moyens ou
pour des motifs sociaux. Ce n’est pas le cas si le patient dispose de moyens suffisants mais
est momentanément dépourvu d’argent.

Le SECM est compétent pour contrôler l’application systématique et abusive de


cette déclaration.

� bénéficie de l’intervention majorée de l’assurance (BIM). Vous pouvez être informé du statut
« bénéficiaire de l’intervention majorée » de votre patient par :
}} la consultation en ligne des données du patient via la lecture de sa carte d’identité
(voir 4e Partie, II.)

}} la vignette de mutualité sur laquelle le dernier chiffre du premier code titulaire est un
1 (=XX1/XXX)
*Dans les quatre
situations ci-contre, }} une attestation spécifique délivrée par l’Organisme assureur
vous êtes informés
du statut du patient � est dispensé, ainsi que les personnes à sa charge, de l’obligation de cotisation parce que
grâce : les revenus annuels bruts imposables de leur ménage ne sont pas supérieurs au montant du
- dans les trois revenu d’intégration*
premières, à une
attestation � est en chômage contrôlé depuis au moins six mois avec la qualité de chômeur complet et
qui a la qualité de travailleur ayant charge de famille ou d’isolé*
- dans la quatrième, un
courrier � remplit les conditions médico-sociales pour obtenir le droit aux allocations familiales
que la mutualité a majorées*
envoyé au patient.
� bénéficie du statut « malade chronique »*

131.  A.R. du 18-09-2015, art. 6.


132.  A.R. du 18-09-2015, art. 9 al. 3.
2e Partie - Attestation des prestations de kinésithérapie - Juin 2016 63

}} pendant un service de garde organisé133


}} qui a le statut de « patient palliatif à domicile »
}} qui est dans un état comateux
}} qui décède lors du traitement.

Dans ces cas, vous devez remettre :


}} au patient, un document informatif avec134 :
}} le montant pris en charge par le patient
}} les remboursements de la mutualité

}} à la mutualité, l’attestation. Vous devez joindre un état récapitulatif en deux exemplaires


reprenant :
}} vos nom, prénom, numéro INAMI
}} les nom, prénom et numéro NISS du patient
}} les montants de l’intervention de l’ASSI
}} le montant total demandé à la mutualité.

Le paiement doit être effectué avant la fin du mois qui suit celui de la réception des documents par
la mutualité135.

5. L’autorisation de pratiquer le tiers-payant peut-elle vous


être retirée ?
L’autorisation peut vous être retirée :

}} par le Fonctionnaire-dirigeant du SECM136 si :


� vous avez fait l’objet d’une condamnation pénale définitive liée à des irrégularités au
détriment de l’ASSI

� il a connaissance d’infraction à l’article 73bis de la loi ASSI

� par la Commission de convention137 si vous commettez des irrégularités ou des abus lors de
l’application du système du tiers-payant. Vous pouvez être exclu du tiers-payant pendant une
période allant de un mois à un an. En cas de récidive dans un délai de 5 ans, cette exclusion
peut devenir définitive.

S’il existe des indices graves, précis et concordants de fraude dans votre chef, le Fonctionnaire-
dirigeant du SECM peut suspendre le paiement par les mutualités des montants dus en tiers-
payant, totalement ou partiellement, et pour une période maximale de 12 mois. Vous pouvez faire
appel, mais il n’est pas suspensif138.

133.  A.R. du 18-09-2015, art. 4 § 1 al. 2


134.  Convention nationale, art. 6 § 2.
135.  A.R. du 18-09-2015, art. 4 § 1 al. 2.
136.  A.R. du 18-09-2015, art. 11.
137.  Convention nationale, art. 10 § 3.
138.  Loi ASSI, art. 77sexies.
3 Partie
e

Le kinésithérapeute
et son patient
66 3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016

Cette partie passe en revue les différentes assurances soins de santé. L’information relative à
l’assurance obligatoire soins de santé y est présentée du point de vue du patient (assurabilité, coût,
ticket modérateur, maximum à facturer (MAF), droits du patients), ...

I. Différents types d’assurances soins


médicaux

1. L’assurance obligatoire “soins de santé” pour les


assujettis à la sécurité sociale belge
Cette assurance obligatoire soins de santé et indemnités couvre tous les soins préventifs et curatifs
prévus par la loi ASSI139. L’affiliation et le payement des cotisations y sont légalement obligatoires.
Certaines personnes dont les revenus sont faibles ne paient pas de cotisations.

Pour avoir droit aux avantages de cette assurance, le patient doit être affilié à une mutualité. Celle-
ci vérifie son assurabilité, c.-à-d. l’ensemble des conditions qu’il doit remplir pour pouvoir bénéficier
du remboursement des soins de santé.

2. L’assurance complémentaire des mutualités


Une mutualité peut rembourser certains soins non couverts par l’assurance obligatoire, moyennant
paiement d’une cotisation complémentaire. Les soins couverts par cette assurance complémentaire
peuvent varier d’une mutualité à l’autre.

Exemples
}} lentilles pour jeunes
}} vaccinations nécessaires en cas de voyages
}} dédommagement pour baby-sitter en cas d’enfants malades
}} cotisations pour les clubs sportifs
}} orthodontie
}} prothèses dentaires
}} etc.

3. Les assurances dans d’autres régimes


Dans certains cas, une partie ou l’entièreté des soins médicaux sont couverts, entièrement ou en
partie, par des assurances qui s’inscrivent dans le cadre d’un autre régime.

139.  Loi ASSI, art. 34.


3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016 67

Exemples
� assurance accident de travail des entreprises
� assurance responsabilité civile (par exemple, en cas d’accident de la circulation)
� Fonds des maladies professionnelles pour les maladies professionnelles
� assurances accidents sportifs ou scolaires
� assurance voyage.

Lorsqu’une de ces assurances intervient, l’assurance soins de santé rembourse l’éventuelle partie Dans le cas où une
non prise en charge par l’assurance. assurance, autre que
l’assurance soins
de santé, intervient
Exemples
(également) dans
}} L’assurance accident de travail rembourse la totalité des soins. le coût des frais
}} Souvent les assurances privées ne remboursent que le ticket modérateur. pharmaceutiques, le
patient peut demander
Dans la mesure du possible, vous devez introduire vos honoraires directement auprès de l’assurance au pharmacien
responsable. Si la responsabilité n’a pas encore été établie, la mutualité peut avancer (au patient ou une attestation
à vous-même en tiers-payant) le montant de ces prestations. La mutualité récupère ses avances BVAC (Bijkomende
auprès de l’assurance responsable lorsque le responsabilité a été établie au terme du jugement Verzekering-
rendu (droit de subrogation140). Assurance
Complémentaire )
où sont mentionnés
les montants non
remboursés par les
4. Les assurances privées et individuelles mutualités.

Des assurances privées remboursent les frais de soins de santé qui ne sont pas couverts par
l’assurance obligatoire.

Exemple
La plus connue est l’assurance hospitalisation. Selon la police d’assurance, les
suppléments liés à la chambre individuelle sont remboursés de manière variable.

5. L’assurance « soins » ou « dépendance » en Flandre


L’assurance “soins ou dépendance” en Flandre couvre sous forme d’un forfait mensuel les
soins non médicaux en cas de diminution d’autonomie à domicile ou d’admission en maisons
de repos ou en institution de soins psychiatriques.

L’affiliation est obligatoire pour les personnes domiciliées en Flandre à partir de 25 ans et libre
pour celles de la région de Bruxelles-Capitale.

www Plus d’informations : www.zorg-en-gezondheid.be.

6. Des assurances particulières


D’autres assurances particulières existent avec leurs règles propres.

L’assurance du personnel des institutions de l’Union européenne.

140.  Loi ASSI, art. 136 § 2 al. 4.


68 3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016

II. L’assurabilité « soins de santé » du patient

1. Assujetti à la sécurité belge


a. Identifier l’assuré social
Vous pouvez identifier l’assuré au moyen de son titre d’identité électronique et lire électroniquement
son numéro d’identification de sécurité sociale (NISS) qui est, dans la majorité des cas, le numéro
de registre national.

Les titres d’identité électronique valables sont :


� la carte d’identité électronique classique (eID)
� la Kids-ID pour les enfants de moins de 12 ans
� la carte électronique délivrée aux ressortissants non belges de l’Union européenne qui séjournent
en Belgique
� le titre de séjour électronique délivré aux ressortissants des pays hors Union européenne qui
Ce sont les mutualités séjournent en Belgique
qui délivreront � la carte isi+ pour :
progressivement et
automatiquement � les travailleurs frontaliers de nationalité étrangère et leur famille
les cartes isi+ à leurs � les travailleurs détachés temporairement en Belgique
affiliés. � les Belges domiciliés à l’étranger
� les enfants de moins de 12 ans qui n’ont pas de Kids-ID.

b. Vérifier l’assurabilité (le droit au remboursement des soins de santé)


Vous pourrez consulter l’assurabilité de votre patient. Cela vous permettra de vérifier qu’il est en
ordre vis-à-vis de sa mutualité en cas d’application du tiers-payant et de déterminer le montant du
ticket modérateur.

Les mutualités sauvegardent les données dans une base de données et les tiennent à jour
quotidiennement.

c. Utilisation de la carte SIS


La carte SIS reste utilisable jusqu’au 31 décembre 2016 dans certains cas :
� les enfants qui n’ont pas de Kids-ID mais disposent d’une carte SIS valide
� si vous n’avez pas encore accès au réseau MyCareNet.

www Plus d’informations sur les sites de :


� l’INAMI : www.inami.be, Professionnels > Info pour tous > Dispensateurs de soins -
Accès aux données d’assurabilité des patients

� la Banque carrefour de la sécurité sociale : www.bcss.fgov.be, Carte isi+/ carte SIS > FAQ :
Fin progressive de l’utilisation de la carte SIS.
3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016 69

d. Preuve de l’assurabilité pour l’étranger


L’assujetti à la sécurité sociale belge qui voyage en Europe a intérêt à emporter sa carte européenne
d’assurance maladie (CEAM) comme preuve de son assurabilité (cette carte peut être obtenue sur
simple demande adressée à la mutualité). Les prestations de santé fournies en dehors du territoire
national sont remboursées sous certaines conditions141.

2. Personne en séjour temporaire en Belgique


a. Ressortissant de l’Espace économique européen142 et de la Suisse
Lorsqu’une personne est en possession d’une carte européenne d’assurance maladie (CEAM)
ou d’un document assimilé, elle a droit aux prestations de santé qui s’avèrent nécessaires pour
pouvoir continuer son séjour dans des conditions médicalement sûres.
Les soins de santé et leur remboursement sont effectués conformément à la législation belge.

Vous devez appliquer les mêmes règles et documents (ordonnances, ASD, etc.) que s’il
s’agissait d’un patient belge en ce qui concerne la qualité des soins, la tarification,
l’information sur les prestations non remboursées, la délivrance des prescriptions et la remise des
attestations143.

En cas d’application du tiers-payant, il faut faire une copie de la CEAM ou du document assimilé.

La CEAM ne couvre en aucun cas les soins programmés. En l’absence de CEAM,


de document assimilé
ou d’accord bilatéral,
b. Ressortissant d’un pays avec lequel la Belgique a conclu un accord les mutualités belges
bilatéral concernant la sécurité sociale (y compris l’assurance soins de ou les services sociaux
santé)144 des hôpitaux peuvent
demander la preuve de
Lorsqu’un ressortissant de ces pays est en possession du formulaire d’accord bilatéral en question, l’assurabilité dans le
il a droit aux soins médicaux d’urgence pendant la validité du formulaire aux mêmes conditions que pays de résidence.
les personnes en possession d’une CEAM (voir point a.).

Contrôlez toujours la validité des documents présentés (la durée de validité dépend du pays
d’origine).

c. Résident originaire d’autres pays


Celui-ci paye lui-même ses frais médicaux.

www Plus d’informations :


� www.inami.be, Thèmes > Soins de santé : coût et remboursement : En savoir plus >
International > Vacances > Vous partez en vacances dans l’Espace économique
européen (EEE) ou en Suisse
� www.belgium.be, rubrique Santé > En voyage
� www.medimmigrant.be, rubrique Soins de santé par statut de séjour > Ressortissants de
l’UE.

141.  Loi ASSI, art. 136 § 1 et A.R. du 03-07-1996, art. 294.


142.  Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie,
Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovénie
et Suède.
143.  Traité et règlement européen 883/2004 et directive 2011/24/UE du parlement Européen et du Conseil du 9/03/2011, art. 4 relative à l’application des
droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers.
144.  Algérie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro, Macédoine, Serbie, Tunisie et Turquie.
70 3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016

3. Demandeur d’asile
a. Le demandeur d’asile en cours de procédure145
Pour le demandeur d’asile dont la demande a été introduite :
� avant le 1er juin 2007, si la demande est déclarée :
� recevable : il reste assuré via la mutualité
� non recevable : les dispositions ci-après sont applicables
� après le 1er juin 2007 et qui séjourne :
� dans un centre collectif (par exemple de la Croix rouge), il peut faire appel au service médical
du centre ou bien au médecin / à l’institution avec lequel/laquelle l’Agence fédérale pour
l’accueil des demandeurs d’asile (Fedasil) a conclu un accord de collaboration
� dans un centre individuel d’Iniative Locale d’Accueil (ILA = prise en charge par le CPAS dans
une maison privée), les demandes d’intervention et les factures doivent être adressées à
l’ILA à l’attention du CPAS
� ailleurs (libre choix de résidence), la Cellule de centralisation des frais médicaux de Fedasil
est chargée de l’information et du paiement des dispensateurs de soins.
Une demande (un réquisitoire) préalable d’intervention dans les frais médicaux doit être
envoyée à cette cellule :

Cellule de centralisation des frais médicaux de Fedasil


rue des Chartreux 21
1000 Bruxelles
Tél. : 02 213 43 25
Fax : 02 213 44 12.

En cas d’urgence, le médecin joint une attestation confirmant qu’il s’agissait de soins
urgents.

La nomenclature de l’INAMI est applicable avec certaines modifications146.

b. Le demandeur d’asile reconnu comme réfugié


Il est inscrit dans une mutualité.

c. Le demandeur d’asile dont la demande a été rejetée ou en séjour illégal


Il n’est pas assurable par une mutualité. Cependant il a toujours droit à “l’aide médicale urgente”
dans le cadre de la législation CPAS147. Cette réglementation est plus large que la loi sur l’aide
médicale urgente. Il s’agit en fait de tous les soins médicalement nécessaires de nature préventive
ou curative.

Un demandeur d’asile, qui était inscrit à une mutualité (voir point 3. a. : « Le demandeur d’asile dont
la demande a été introduite avant le 1er juin 2007»), garde son assurabilité jusqu’au 31 décembre de
l’année qui suit le refus du statut de réfugié.

www Plus d’informations :


}} auprès du CPAS local
}} sur le site de Fedasil : www.fedasil.be
}} sur le site de l’asbl Medimmigrant : www.medimmigrant.be.

145.  Loi du 12-01-2007 sur l’accueil des demandeurs d’asile et de certaines autres catégories d’étrangers.
146.  A.R. du 09-04-2007.
147.  A.R. du 12-12-1996 et loi CPAS du 08-07-1976, art. 57 § 2.
3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016 71

III. Le ticket modérateur


Le ticket modérateur (T.M.), appelé aussi quote-part personnelle, est la partie des frais
médicaux supportée par le patient.

Cette contribution permet de maîtriser la consommation médicale et de maintenir l’équilibre


financier de l’assurance soins de santé.

Le ticket modérateur est-il toujours le même148 ?


Le ticket modérateur peut varier de 0% pour des traitements indispensables, à 80% pour des
traitements moins importants (p.ex., la catégorie Cx des médicaments).

Le ticket modérateur dépend aussi :


� du statut du patient (par exemple bénéficiaire de l’intervention majorée, BIM)
� du dispensateur de soins (conventionné ou non)
� des circonstances dans lesquelles la prestation est effectuée
� de la classe des médicaments.

a. Le statut du patient
Le T.M. est diminué149 pour certaines catégories de patients en fonction :

� de l’âge du patient
� jusqu’au 10e anniversaire, le ticket modérateur est limité pour les visites du médecin
généraliste

� jusqu’au 18e anniversaire, les soins dentaires (sauf l’orthodontie) sont remboursés sans
ticket modérateur

� à partir de 18 ans, le ticket modérateur pour les soins dentaires varie selon la prestation
effectuée et le statut du patient (voir ci-après)

� de certains avantages sociaux150 pour les :


� ayants droit au minimum vital (« revenu d’intégration sociale151 ») s’ils en ont bénéficié
pendant au moins 3 mois complets ininterrompus

� bénéficiaires de secours accordés par le CPAS dans le cadre de la loi du 2 avril 1965 s’ils en
ont bénéficié pendant au moins 3 mois complets ininterrompus

� titulaires bénéficiant du revenu garanti aux personnes âgées (GRAPA)152

148.  Loi ASSI, art. 34 et 37.


149.  A.R. du 23-03-1982 portant fixation de l’intervention personnelle des bénéficiaires … pour certaines prestations.
150.  A.R. du 23-03-1982 et A.R du 15-01-2014 relatif à l’intervention majorée.
151.  Loi du 26-05-2002.
152.  Loi du 22-03-2001.
72 3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016

� titulaires bénéficiant du revenu garanti aux personnes âgées ainsi que celui qui conserve le
droit à la majoration de la rente153

� personnes bénéficiant effectivement d’une allocation aux personnes avec un handicap154

� bénéficiaires d’allocations familiales majorées (en raison d’une incapacité physique ou


mentale supérieure à 66%)

� mineurs étrangers non accompagnés dans certaines circonstances155

� orphelins de père et de mère bénéficiant des allocations familiales

� des revenus du ménage limités à un certain plafond.


Deux cas sont possibles :
}} le patient est :
� veuf, pensionné ou invalide

� inscrit au Registre national des personnes physiques et reconnu incapable d’exercer un


travail lucratif en raison de son état de santé

� en incapacité de travail ou chômeur complet depuis un an

� titulaire d’une famille monoparentale

� membre d’un ménage qui a droit à une allocation de chauffage attribuée par le CPAS.

La mutualité lui demandera de compléter une déclaration relative aux revenus actuels de
son ménage et de joindre notamment le dernier avertissement extrait de rôle. Les revenus
doivent être inférieurs à un plafond annuel fixé en fonction du nombre de personnes du
ménage

}} le patient n’est pas dans une de ces situations citées au point précédent, mais les revenus
du ménage ne dépassent pas un plafond annuel en fonction du nombre de personnes du
ménage.

La mutualité lui demandera de compléter une déclaration relative aux revenus du ménage
l’année précédente et de joindre notamment le dernier avertissement extrait de rôle.

Dans les 2 cas, la mutualité vérifiera par la suite les revenus selon une procédure appelée
« contrôle systématique » dans lequel la mutualité, le SPF Finances et le Service du contrôle
administratif de l’INAMI interviennent.

� du statut de « patient palliatif ». Il n’y a pas de ticket modérateur pour les soins dispensés aux
patients palliatifs à domicile.

www Plus d’informations


� SPF Sécurité sociale : www.sécuritésociale.be, Citoyen > rubrique Santé : Remboursement
de frais médicaux ou www.handicap.fgov.be, Direction générale Personnes handicapées

� l’INAMI : www.inami.be, Thèmes > Soins de santé > Coût et remboursement >
Facilités financières > L’intervention majorée offre un meilleur remboursement de frais
médicaux.

153.  Loi du 01-04-1969.


154.  Loi du 27-02-1987.
155.  Loi ASSI, art. 32 al. 1 22°.
3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016 73

b. Le statut des dispensateurs


Pour les kinésithérapeutes, les accoucheuses, infirmières et auxiliaires paramédicaux qui n’ont pas
adhéré à la convention nationale, le ticket modérateur (T.M.) peut être plus élevé. Ceci n’est pas
valable pour les patients bénéficiant d’une intervention majorée (BIM).

c. Les circonstances
Le T.M. dépend également des circonstances dans lesquelles la prestation est effectuée :
� les personnes hospitalisées ne paient qu’un forfait minimal par journée d’hospitalisation pour
l’ensemble des médicaments remboursables

� le T.M. peut également être réduit pour promouvoir la qualité des soins. Par exemple : le T.M.
est moindre quand le médecin généraliste tient un dossier médical global pour son patient

� le montant du T.M. pour une consultation dans un service d’urgences agréé est moins élevé
quand le patient a été envoyé par un médecin généraliste ou un service médical d’urgence, ou
transporté par le service 100156

� il n’y a pas de T.M. pour les examens réalisés dans le cadre du dépistage des cancers organisé
par les Régions et Communautés,

Exemples
� la mammographie
� la recherche de sang occulte dans les selles (dépistage du cancer du colon).

d. La classe des médicaments


Les médicaments sont regroupés en différentes catégories de remboursement. Le montant du
ticket modérateur diffère, non seulement en fonction de cette catégorisation, mais aussi en fonction
du statut du patient (bénéficiant d’une intervention majorée ou non).
Tableau 6 : Plafonds des tickets modérateurs (T.M.) pour les médicaments
Catégories de Patients avec Patients sans
remboursement remboursement majoré (BIM) remboursement majoré
A Remboursé à 100 % Remboursé à 100 %
B T.M. de 7,80 EUR maximum T.M. de 11,80 EUR maximum
B grand modèle* T.M. de 9,70 EUR maximum T.M. de 14,70 EUR maximum
C T.M. de 9,70 EUR maximum T.M. de 14,70 EUR maximum
Cs Remboursé à 40 % Remboursé à 40 %
T.M. sans maximum T.M. sans maximum
Cx Remboursé à 20 % Remboursé à 20 %
T.M. sans maximum T.M. sans maximum
D Pas de remboursement Pas de remboursement
Fb T.M. de 7,80 EUR maximum T.M. de 11,80 EUR maximum
Fb grand modèle* T.M. de 9,70 EUR maximum T.M. de 14,70 EUR maximum
* Un grand modèle contient plus de 60 doses.

www
Plus d’informations : www.inami.be, Thèmes > Soins de santé : coût et remboursement >
Les prestations de santé que vous rembourse votre mutualité > Médicaments >
Remboursement d’un médicament > Spécialités pharmaceutiques remboursables > Le ticket
modérateur des spécialités pharmaceutiques délivrées en pharmacie publique.

156.  NPS, art. 25 § 3bis.


74 3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016

e. Etes-vous obligé de demander le ticket modérateur ?


Vous devez demander le ticket modérateur pour minimum 85% des prestations que vous attestez157.

IV. Le maximum à facturer (MAF)


Il n’est pas tenu
Le maximum à facturer (MAF) est le montant maximum des tickets-modérateurs qu’un
compte des
suppléments
patient ou un ménage doit payer pour certains soins de santé durant une année civile. Il
demandés par les permet d’augmenter, pour chacun, l’accessibilité financière aux soins de santé.
dispensateurs, des
médications de type Dès que la somme des tickets modérateurs de certains soins de santé d’un patient ou d’un ménage
Cx, Cs et D, des frais excède un plafond déterminé (MAF) durant une année civile, ce patient ou ce ménage se voit
d’hébergement dans rembourser intégralement les tickets modérateurs pour les soins de santé qui entrent en ligne de
les maisons de repos compte pour ce calcul du MAF pour le reste de cette année civile.
et de soins, des
initiatives d’habitation www
Plus d’informations : www.inami.be, Thèmes > Soins de santé : coût et remboursement >
protégée, de la Facilités financières > Le maximum à facturer (MàF) limite vos dépenses de soins de santé.
marge de sécurité de
certaines prothèses,
de certains frais

V. Le tiers-payant
occasionnés à
l’étranger.

Le tiers-payant est le mode de paiement selon lequel vous recevez le montant de


l’intervention remboursé par l’ASSI directement de la mutualité à laquelle le patient est
affilié.

Seuls les tickets modérateurs (éventuels) sont directement perçus auprès du patient.

Pour les exceptions et les modalités, voir 2e Partie, VIII. “Le tiers-payant”.

VI. Droits du patient


La loi du 22 août 2002 détermine un certain nombre de droits au patient. Ci-dessous, un aperçu des
dispositions les plus importantes.

1. Définitions et champ d’application


On entend par :
� patient : la personne physique à qui des soins de santé sont dispensés, à sa demande ou non

� praticien professionnel : tout praticien, tant conventionnel158 que non conventionnel159


(homéopathe, chiropracteur, ostéopathe, acupuncteur)

157.  Convention nationale, art. 8.


158.  Loi professions de santé, art. 3.
159.  Loi du 29-04-1999.
3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016 75

� champ d’application : tant le droit privé que le droit public, contractuel ou « non-contractuel »

� conditions : le praticien professionnel respecte les dispositions de cette loi, le cas échéant en
concertation multidisciplinaire, pour autant que le patient y apporte son concours.

2. De quels droits le patient bénéficie-t-il ?


Le patient bénéficie :

a. des droits généraux


� à la dignité humaine et à l’autonomie
� à des soins de qualité répondant à ses besoins

b. du libre choix du praticien professionnel et de modifier son choix

c. du droit, par rapport aux informations concernant son état de santé, soit :
� d’obtenir toutes les informations nécessaires pour comprendre son état de santé et son
évolution (également en cas d’éventuel pronostic funeste) :
� verbalement, dans une langue claire
� par écrit, à sa demande
� par l’entremise d’une personne de confiance, suite à une demande écrite de sa part.

Exception : en cas de danger pour la santé du patient. Dans ce cas, le praticien professionnel
doit se concerter avec d’autres praticiens professionnels. La raison pour laquelle les
informations ont été refusées doit être motivée dans le dossier
� de ne pas être informé : moyennant une demande écrite, il peut refuser de recevoir toute
information.

Exception : en cas de danger pour la santé du patient ou de tiers. Dans ce cas, le praticien
professionnel doit se concerter avec un autre praticien professionnel

d. du droit de consentir librement à toute intervention du praticien


professionnel moyennant information préalable
� L’information sur l’intervention comprend, au préalable et en temps opportun :
� l’objectif
� les modalités
� les contre-indications
� les effets secondaires
� les soins de suivi
� les alternatives possibles
� les répercussions financières
� les conséquences possibles en cas de refus
� la date.
76 3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016

� Le consentement à une intervention :


� est donné expressément, sauf lorsque le praticien peut raisonnablement déduire du
comportement du patient qu’il consent à l’intervention

� est éventuellement fixé par écrit, à la demande du praticien ou du patient, avec l’accord de
l’autre

� peut être refusé ou retiré par le patient. A la demande d’une des deux parties, ce refus ou ce
retrait sont fixés par écrit.

Remarques :

� le refus d’une intervention n’entraîne pas l’extinction du droit du patient à des prestations de
qualité

� le refus d’une intervention doit être respecté, même si le patient n’est plus par la suite en mesure
d’exercer ses droits lui-même

� en cas d’urgence, sans l’existence connue d’une volonté exprimée par le patient ou son
représentant légal, toute intervention nécessaire du praticien professionnel est pratiquée dans
l’intérêt du patient.

e. du droit à un dossier et à sa consultation


Le patient a le droit :
� d’avoir un dossier soigneusement tenu, et conservé en lieu sûr, où il peut lui-même ajouter des
documents
Le prix maximum est
de 0,10 EUR par page � de consulter son dossier. Le praticien doit donner suite à sa demande dans les 15 jours mais
copiée et de 25 EUR les annotations personnelles ainsi que les données concernant des tiers ne pourront pas être
pour une copie totale consultées
du dossier. Pour
l’information � de faire consulter son dossier par une personne de confiance. Si cette dernière est un praticien
sauvegardée de professionnel, ce dernier a également le droit de consulter les annotations personnelles
manière informatique,
le prix est de 10 EUR � d’obtenir une copie de son dossier. Ce droit peut être refusé quand il est clair que le patient est
maximum160. mis sous pression par des tiers pour obtenir ces renseignements.

Si le praticien refuse la consultation du dossier pour des raisons médicales, le patient peut désigner
un autre praticien professionnel pour exercer son droit.

En cas de décès, pour autant que la demande soit suffisamment motivée et que le patient ne s’y soit
pas opposé, la famille peut faire consulter le dossier par l’intermédiaire d’un praticien professionnel
désigné en tant que personne de confiance. Celui-ci peut également consulter les annotations
personnelles.

Il est interdit de prendre une copie du dossier après le décès.

f. du droit à la protection de sa vie privée en ce qui concerne


� les informations liées à sa santé
� son intimité. La présence de personnes est limitée au strict nécessaire dans le cadre des
examens/traitements à effectuer.

Exception : pour la protection de la santé publique ou la protection des intérêts ou droits de tiers.

160.  A.R. du 02-02-2007.


3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016 77

g. du droit d’introduire une plainte


A qui le patient peut-il s’adresser pour porter plainte ?
Chaque hôpital est
Lorsque la plainte vise un dispensateur qui travaille : obligé d’instaurer une
� dans un hôpital, le patient contacte le service de médiation de cet hôpital fonction de médiation
qui doit travailler
� en dehors d’un hôpital (ex. médecin généraliste, médecin spécialiste à son cabinet privé, indépendamment
infirmière indépendante, dentiste, etc.), le patient peut s’adresser au service de médiation fédéral des dispensateurs de
« Droits du patient ». soins.

SPF Santé publique


DG Soins de santé
Service de médiation fédérale « Droits du patient »
Place Victor Horta, 40 boîte 10
1060 Bruxelles
Médiateur fédéral francophone : Tél : 02 524 85 21 Fax : 02 524 85 38
E-mail : mediation-droitsdupatient@sante.belgique.be.

www Plus d’informations sur les sites :


� du SPF Santé publique : www.health.fgov.be, rubrique Ma santé > Droits du patient et
médiation interculturelle > Les Services de médiation « Droits du patient » En savoir plus …
� www.patientrights.be.

h. d’être informé
}} du statut d’autorisation d’exercer du dispensateur
}} de ce qu’il dispose, ou non, d’une assurance responsabilité civile professionnelle.

3. Qui représente le patient si celui-ci est mineur ou


incapable d’exercer ses droits lui-même ?
a. Pour les mineurs et les personnes assimilées
C’est le parent ou le tuteur, mais le patient est associé à l’exercice de ses droits en fonction de son
âge et de sa capacité de compréhension. Un mineur émancipé peut donc exercer entièrement ses
droits.
78 3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016

b. Pour les patients incapables d’exercer eux-mêmes leurs droits161


Ceux-ci sont exercés en ordre décroissant par :

� un représentant s’il a été désigné au préalable par un mandat du patient. Ce mandat doit être
signé par le patient et par son représentant

� la famille, en l’absence de mandat, et par ordre de priorité :


� l’époux / l’épouse ou le / la partenaire
� un enfant majeur
� un parent
� un(e) frère/sœur majeur(s)

� le praticien professionnel (également en cas de désaccord entre des représentants).

Lorsqu’il s’agit du droit de porter plainte, cet ordre n’est pas d’application.

Exceptions :

� dans le cadre de la protection de la vie privée, le praticien professionnel peut exiger que le
droit à la consultation du dossier par le représentant du patient s’exerce par un autre praticien
professionnel choisi par le patient

� dans le cadre de la protection de la vie et de la santé du patient, le praticien professionnel peut


déroger à une décision du représentant, le cas échéant après une concertation multidisciplinaire,
sauf si le représentant est en possession d’un mandat écrit invoquant la volonté expresse du
patient.

VII. Le patient en soins palliatifs à domicile162

1. Qu’entend-on par “patient palliatif à domicile“ ?


Le patient palliatif à domicile est un patient163 :
� pour qui le décès est prévisible dans un délai assez bref (espérance de vie de plus de
24 heures et de moins de 3 mois)
� qui souffre d’une ou plusieurs affection(s) irréversible(s)
� dont l’évolution est défavorable, avec une détérioration sévère généralisée de sa
situation physique/psychique
� chez qui des interventions thérapeutiques et la thérapie revalidante n’influencent plus
cette évolution défavorable
� ayant des besoins importants qui nécessitent un engagement soutenu et long;
le cas échéant, il est fait appel à des intervenants possédant une qualification spécifique
et à des moyens techniques appropriés
� ayant l’intention de mourir à domicile
� et qui répond aux conditions mentionnées dans le formulaire “avis médical”.

161.  Loi du 22-08-2002, art. 14 §§ 1 et 2 et art. 15.


162.  A.R. du 02-12-1999.
163.  A.R. du 02-12-1999, art. 3.
3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016 79

2. Démarches à accomplir pour la reconnaissance du


statut “patient palliatif à domicile” ?
Un médecin doit remplir le formulaire “avis médical” et l’envoyer au médecin-conseil de la mutualité.

Après avis de celui-ci, le patient obtient le statut et une première intervention forfaitaire (voir
point 3.).

La demande peut être renouvelée une fois après 30 jours pour une seconde intervention.

3. De quels avantages le patient palliatif à domicile


bénéficie-t-il ?
Il bénéficie des avantages suivants164 :
� absence de ticket modérateur pour la visite à domicile par le généraliste et pour les soins
infirmiers (forfaits palliatifs)
� 2 séances de kinésithérapie par jour sans ticket modérateur

� une intervention forfaitaire pour les médicaments non remboursés, les frais de soins et de
matériel pour une période de 30 jours, renouvelable une fois.
L’intervention est de 647,16 EUR en 2015.

4. Pouvez-vous faire appel à des services spécialisés ?


Vous pouvez faire appel à l’expertise d‘une association de soins palliatifs de votre région. Cette
structure dispose d’une ou de plusieurs équipe(s) multidisciplinaire(s) de soutien qui emploie(nt)
également des psychologues165. Elle donne des conseils et assure un soutien psychologique aux
dispensateurs de première ligne, aussi bien à domicile qu’en maison de repos.

www Plus d’informations sur les sites de :


� la Fédération wallonne des soins palliatifs : www.soinspalliatifs.be

� l’association pluraliste de soins palliatifs de la région de Bruxelles-Capitale :


www.palliabru.be.

164.  A.R. du 23-03-1982, art. 7octies.


165.  A.R. des 13-10-1998 et 04-10-2001.
80 3e Partie - Le kinésithérapeute et son patient - Juin 2016

VIII. Euthanasie166
L’euthanasie est l’acte, pratiqué par un tiers, qui met intentionnellement fin à la vie d’une
personne à la demande de celle-ci.

Toute personne majeure, qui :


� est capable et consciente au moment de sa demande

� se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d’une souffrance physique ou
psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection
accidentelle ou pathologique grave et incurable

� fait la demande de manière volontaire, réfléchie et répétée, et qui ne résulte pas d’une pression
extérieure

peut obtenir l’euthanasie.

La demande du patient doit être actée par écrit. Le document est rédigé, daté et signé par le
patient lui-même. S’il n’est pas en état de le faire, sa demande est actée par écrit, en présence du
médecin, par une personne majeure de son choix qui ne peut avoir aucun intérêt matériel au décès
du patient. Ce document doit être versé au dossier médical.
Le patient peut révoquer sa demande à tout moment, auquel cas le document est retiré du dossier
médical et restitué au patient.

En tant que kinésithérapeute vous pouvez noter dans votre dossier la demande répétée du patient
de pouvoir obtenir l’euthanasie.

Un mineur reconnu capable de discernement peut introduire une demande d’euthanasie en cas de
souffrances physiques, à l’exclusion de la souffrance psychique.

IX. Le Fonds des accidents médicaux167


Les victimes d’un accident médical peuvent éventuellement bénéficier d’une indemnisation du
Fonds des accidents médicaux (FAM). Celui-ci est compétent pour les dommages qui se sont
produits à partir du 02 avril 2010.

L’avis du FAM n’est pas contraignant, ni pour les parties impliquées, ni pour le juge.

Vous êtes obligé de répondre aux demandes de renseignements émanant du FAM dans un délai
de 30 jours. Si vous ne répondez pas dans ce délai, vous risquez une amende de 500 EUR par jour
de retard.

La fourniture de ces renseignements au FAM ne constitue pas une violation du secret


professionnel168.

www Plus d’informations : www.inami.be, Thèmes > Accidents médicaux.

166.  Loi sur l’euthanasie du 28-05-2002.


167.  Loi du 31-03-2010 relative à l’indemnisation des dommages résultant de soins de santé.
168.  Code pénal, art. 458.
4 Partie
e

Communication
82 4e Partie - Communication - Juin 2016

I. Circulaires
Le dispensateur de soins a l’obligation de s’informer sur les dispositifs légaux. L’ignorance
ne pourra jamais être invoquée comme justification en cas de procédure judiciaire.

La publication au Moniteur belge est la manière officielle169 de promulguer des lois et des arrêtés.
C’est également la manière officielle de les faire entrer en vigueur à partir d’une date déterminée.

La circulaire a pour but d’informer les dispensateurs de soins sur des sujets jugés pertinents tels
que la réglementation, les honoraires, les règles interprétatives, les modalités de facturation ou
encore l’accord entre les dentistes et les Organismes assureurs.

Parfois également, les circulaires fournissent des explications complémentaires concernant des
problèmes constatés dans l’application de la réglementation.

La base légale demeure toujours la publication au Moniteur belge et non la circulaire en


tant que telle. De même, pour la date d’entrée en vigueur, ce n’est pas l’envoi de la circulaire
qui est déterminant mais bien la publication au Moniteur belge et la date d’entrée en vigueur qui y
est mentionnée.

II. Le site de l’INAMI : www.inami.be


Le site de l’INAMI www.inami.be reprend de nombreuses informations.

Vous pouvez vous inscrire à l’alerte quotidienne : vous serez informé au jour le jour des
modifications.

www www.inami.be, Inscrivez-vous à l’alerte (pages récemment modifiées) et à la newsletter.

169.  Loi du 31-05-1961, Publication et promulgation de lois et de règlements.


4e Partie - Communication - Juin 2016 83

III. e-HealthBox
L’e-HealthBox est une boîte aux lettres électronique sécurisée mise à votre disposition,
en tant que dispensateur de soins, par la plate-forme e-Health. Elle permet une communication
électronique sécurisée de données médicales et confidentielles entre les acteurs des soins de
santé belges.

Lorsque les moyens techniques seront opérationnels, un document signé de manière


électronique envoyé via la e-HealthBox aura valeur de recommandé postal170.

Comment vous connecter à votre e-HealthBox ?


Vous devez :
� aller sur le portail e-Health www.e-health.fgov.be
� cliquer sur «MY EHEALTH» (en haut, à gauche)
� vous identifier avec votre carte d’identité électronique
� dès l’authentification validée, accéder à l’application e-HealthBox
� vous identifiez en tant que professionnel de la santé.

Vous pouvez également être averti, via votre boîte mail personnelle, de l’arrivée d’un nouveau
message dans votre e-HealthBox. Vous pouvez activer cette application (e-Health Update Info),
en cliquant sur le lien « cliquez ici » dans « My e-Health ».

170.  Loi du 24-02-2003, art. 4/1 et 4/2.


84 4e Partie - Communication - Juin 2016

IV. Plus d’informations


Vous trouverez d’avantage d’informations via :
� les données de contact (adresses électroniques, numéros de téléphone, numéros de fax,
adresses pour courrier postal) figurant dans la présente brochure au regard des pictogrammes
www et

}} le site de l’INAMI : www.inami.be

}} l’adresse mail : communication@inami.fgov.be. La Cellule communication de l’INAMI transfé-


rera le courriel au(x) service(s) concerné(s)

� d’autres institutions telles que les mutualités, les associations scientifiques ou professionnelles.

Contactez aussi le Service des soins de santé ou le Service d’évaluation et de contrôle


médicaux de l’INAMI :

}} par courrier
avenue de Tervueren, 211
1150 Bruxelles

}} dans les bureaux de l’INAMI entre 9 h et 12 h (possibilité de rendez-vous)

� par téléphone

Service des Soins de santé


Direction générale 02 739 78 00

Secrétariat général 02 739 77 65


02 739 71 92

Service d’évaluation et de contrôle médicaux

Secrétariat 02 739 75 08

Greffe de la Chambre de 1e instance et de la


Chambre de recours 02 739 75 11

V. Changement d’adresse
Une bonne communication est essentielle : communiquez-nous votre adresse de contact et ses
modifications.

www
Vous pouvez modifier vos données sur : www.inami.be, Professionnels > Info pour tous >
Communiquez-nous votre adresse de contact.
4e Partie - Communication - Juin 2016 85

VI. Adresses des Commissions médicales


provinciales
Le rôle et les missions de la Commission médicale provinciale sont décrits dans la 1re Partie, I. 1. b.

SPF Santé publique, Call center : 02 524 97 97


Adresse e-mail générale : CMP-PGC@sante.belgium.be

1. Brabant d’expression française


Place Victor Horta 40/10, 1060 Bruxelles
Tél. : 02 524 97 72, fax : 02 524 98 20
E-mail : veronique.solvel@sante.belgique.be
Heures d’ouverture : mardi et jeudi, de 14h à 16h.

2. Hainaut
Rue des Fossés 1, 7000 Mons
Tél. : 02 524 99 82, fax : 02 524 99 87
E-mail : didier.taminiau@sante.belgique.be
Heures d’ouverture : lundi, mardi, jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 15h30, mercredi et vendredi
uniquement sur rendez-vous.

3. Liège
Bld Frère Orban 25, 2e étage, 4000 Liège
Tél. : 02 524 79 01, fax: 04 254 15 68
E-mail : isabelle.renard@sante.belgique.be
Heures d’ouverture : tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 16h. Pour inscription visa (diplômes) :
le mardi de 9h à 11h et de 14h à 16h ou sur rendez-vous.

4. Luxembourg
Rue docteur Lomry 3, 6800 Libramont
Tél. : 061 23 00 73, fax : 061 23 43 79
E-mail : IH.libramont@sante.belgique.be
Heures d’ouverture : mardi de 10h à 12h et de 14h à 16h.
86 4e Partie - Communication - Juin 2016

5. Namur
Résidence Les Célestines Place des Célestines 25, 5000 Jambes
Tél. : 02 524 99 64
E-mail : juliette.renard@sante.belgique.be ou pierre.stevenant@sante.belgique.be
Heures d’ouverture : tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 16h. Pour inscription visa (diplôme),
uniquement le mercredi de 9h à 11h30 et de 14h à 15h30.

6. Antwerpen
Pelikaanstraat, 4, 2e verdieping, 2018 Antwerpen
Tel. : 02 524 78 50, fax : 02 524 78 58
E-mail: icm.antwerpen@gezondheid.belgie.be
Openingsuren: dinsdag en donderdag van 9u30 tot 12u en van 14u tot 16u.

7. Limburg
FAC Verwilghen-Gebouw A, Voorstraat 43, 3500 Hasselt
Tel. : 02 524 78 02, fax : 02 524 78 21
E-Mail: katia.machiels@gezondheid.belgie.be
Openingsuren: dinsdag en donderdag van 9u30 tot 12u en van 14u tot 16u en na afspraak.

8. Nederlandstalige Brabant
Philipssite 3, B bus 1, 3001 Leuven
Tel. : 02 524 97 73, fax : 02 524 99 67
E-Mail: monique.coppens@gezondheid.belgie.be of martine.roelants@ gezondheid.belgie.be
Openingsuren: dinsdag en donderdag van 9u tot 11u en van 14u tot 15u30.

9. Oost-Vlaanderen
Kouterpoort - Ketelvest 26 bus 201 9000 Gent
Tel. : 02 524 99 73 of 02 524 99 72, fax : 02 524 99 78
E-mail: pascale.demaele@gezondheid.belgie.be of rita.dedoncker@gezondheid.belgie.be
Openingsuren: maandag en woensdag van 9u tot 11u30.

10. West-Vlaanderen
FAC Kampgebouw, Konig Albert I laan, 1/5 bus 1, 8200 Brugge
Tel. : 02 524 79 30, fax : 02 524 79 33
E-Mail: zeger.vermeulen@gezondheid.belgie.be, christiane.bonny@gezondheid.belgie.be of
marieann.debie@gezondheid.belgie.be
Openingsuren : maandag en dinsdag van 9u30 tot 12u en van 14u tot 16u.
Annexes
88 Annexes - Juin 2016

Acronymes
AGSD Attestation globale de soins donnés
A.M. Arrêté ministériel
A.R. Arrêté royal
ASD Attestation de soins donnés
ASSI Assurance soins de santé et invalidité
BIM Bénéficiaire de l’intervention majorée
BVAC Bijkomende verzekering - assurance complémentaire
CEAM Carte européenne d’assurance maladie
CIC Code d’instruction criminelle
CMP Commission médicale provinciale
CPAS Centre public d’aide sociale
CPS Code pénal social
CSJ Centre de soins de jour
Fedasil Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile
FAM Fonds des accidents médicaux
GRAPA Garantie de revenus aux personnes âgées
ILA Initiative locale d’accueil
INAMI Institut national assurance maladie et invalidité
IRV invitation au remboursement volontaire
ISI+ Identification Sociale / Sociale Identificatie / Soziale Identifizierung
Loi ASSI Loi coordonnée le 14 juillet 1994
MAF Maximum à facturer
M.B. Moniteur belge
MRPA Maison de repos pour personnes âgées
MRS Maison de repos et de soins
NISS Numéro d’identification de sécurité sociale
NPS Nomenclature des prestations de santé
O.A. Organisme assureur
PVC Procès-verbal de constat
RSS Règlement des soins de santé
SCA Service du contrôle administratif
SECM Service d’évaluation et de contrôle médicaux
S.I. Service des indemnités
SIS (carte) Carte d’identité sociale
SPF Service public fédéral
SSI Soins de santé et indemnités
SSS Service des soins de santé
T.M. Ticket modérateur
TSD Trajet de soins diabète
Annexes - Juin 2016 89

Pictogrammes
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abc une définition

une information pratique et complémentaire (exemple : les coordonnées complètes


d’une institution)

une nouvelle information.


90 Annexes - Juin 2016

Index

A
accord.............................................................................................................................................. 53
acupuncteur..................................................................................................................................... 74
acupuncture..................................................................................................................................... 48
adresse
changement................................................................................................................................ 84
Commissions médicales provinciales......................................................................................... 85
Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile................................................................. 70
AGSD.......................................................................................................................................... 30, 38
applications...................................................................................................................................... 48
apport personnel.............................................................................................................................. 51
ASD............................................................................................................................................ 30, 34
commande.................................................................................................................................. 33
délai de conservation.................................................................................................................. 37
délivrance................................................................................................................................... 33
dépanne...................................................................................................................................... 34
modèle........................................................................................................................................ 37
utilisation..................................................................................................................................... 37
assurabilité................................................................................................................................. 66, 68
assurance................................................................................................................................... 18, 59
complémentaire.......................................................................................................................... 66
hospitalisation............................................................................................................................. 67
obligatoire................................................................................................................................... 66
soins ou dépendance en Flandre............................................................................................... 67
assurances sociales......................................................................................................................... 13
attestation......................................................................................................................................... 30
commande.................................................................................................................................. 33
utiliser les ASD d’un confrère..................................................................................................... 34
attestation de soins donnés.................................................................................................. Voir ASD
attestation globale de soins donnés.................................................................................. Voir AGSD
attester............................................................................................................................................. 30
auriculothérapie................................................................................................................................ 48
autorisation. ...................................................................................................................... Voir accord

B
Banque-Carrefour des Entreprises. ...................................................................................... Voir BCE
BCE............................................................................................................................................ 13, 35
numéro d’inscription....................................................................................................... 13, 35, 53
bénéficiaire de l’intervention majorée......................................................................................... 62, 71
Annexes - Juin 2016 91

C
cabinet.............................................................................................................................................. 14
carte
d’identité..................................................................................................................................... 68
électronique................................................................................................................................ 68
européenne d’assurance maladie............................................................................................... 69
isi+.............................................................................................................................................. 68
Kids-ID........................................................................................................................................ 68
SIS.............................................................................................................................................. 68
centre
d’accueil de jour......................................................................................................................... 60
de rééducation ambulatoire........................................................................................................ 55
maisons de repos et de soins..................................................................................................... 60
chiropracteur.................................................................................................................................... 74
circulaires......................................................................................................................................... 82
code de compétence................................................................................................................. 12, 39
Comité de l’assurance...................................................................................................................... 42
Commission de conventions.......................................................................................... 21, 27, 42, 63
Commission médicale provinciale
adresse....................................................................................................................................... 85
condition de remboursement........................................................................................................... 50
Conseil technique....................................................................................................................... 27, 42
contrôle............................................................................................................................................ 25
Convention nationale.................................................................................................................. 20, 40
non-respect................................................................................................................................ 21
cumul................................................................................................................................................ 55

D
demandeur d’asile............................................................................................................................ 70
diplôme............................................................................................................................................. 10
document
conservation............................................................................................................................... 60
interne......................................................................................................................................... 38
justificatif......................................................................................................................... 33, 37, 58
dossier.................................................................................................................................. 51, 52, 76
drainage lymphatique................................................................................................................. 46, 54
Droits du patient............................................................................................................................... 74
durée
globale moyenne........................................................................................................................ 51
minimale..................................................................................................................................... 51

E
e-HealthBox..................................................................................................................................... 83
électrothérapie.................................................................................................................................. 48
endermologie.................................................................................................................................... 48
euthanasie........................................................................................................................................ 80
évaluation......................................................................................................................................... 25
examen
à titre consultatif................................................................................................................... 47, 51
92 Annexes - Juin 2016

F
Fedasil.............................................................................................................................................. 70
fitness............................................................................................................................................... 48
Fonds des accidents médicaux..................................................................................... 18, 23, 80, 88
frais de déplacement.................................................................................................................. 20, 55

G
grossesse................................................................................................................................... 43, 44
gymnastique
entretien...................................................................................................................................... 48
oculaire....................................................................................................................................... 48
orthopédique.............................................................................................................................. 48

H
hippothérapie................................................................................................................................... 48
homéopathe..................................................................................................................................... 74
honoraires................................................................................................................................... 34, 40
dépassement.............................................................................................................................. 41
suppléments......................................................................................................................... 40, 55
hôpital......................................................................................................................................... 38, 45

I
INAMI................................................................................................................................................ 23
information................................................................................................................................. 75, 84
des patients................................................................................................................................ 22
infractions à la législation................................................................................................................. 24
Iniative Locale d’Accueil................................................................................................................... 70
intervention personnelle du kinésithérapeute.................................................................................. 46
invitation au remboursement volontaire..................................................................................... 27, 88

L
laser.................................................................................................................................................. 48
liberté thérapeutique........................................................................................................................ 16

M
MAF.......................................................................................................................... 23, 34, 66, 74, 88
magnothérapie................................................................................................................................. 48
maison médicale........................................................................................................................ 19, 60
malade chronique............................................................................................................................. 62
mandat....................................................................................................................................... 39, 78
massages......................................................................................................................................... 48
maximum à facturer......................................................................................................................... 74
médecin-conseil............................................................................................................................... 53
médicaments.................................................................................................................................... 73
mineur
représentation............................................................................................................................. 77
Moniteur belge................................................................................................................................. 82
MyCareNet....................................................................................................................................... 68
Annexes - Juin 2016 93

N
nomenclature.......................................................................................................... 34. Voir aussi NPS
Nomensoft........................................................................................................................................ 41
notification........................................................................................................................................ 53
nouvelle situation pathologique....................................................................................................... 56
NPS........................................................ 14, 16, 19, 39, 40, 41, 42, 48, 49, 50, 55, 57, 58, 60, 73, 88
numéro d’identification de sécurité sociale...................................................................................... 68
numéro INAMI.......................................................................................................... 12, 34, 38, 39, 49

O
ostéopathe....................................................................................................................................... 74

P
palliatif............................................................................................................................ 43, 45, 72, 78
pathologie
aigue........................................................................................................................................... 44
chronique.............................................................................................................................. 44, 54
courante................................................................................................................................ 43, 56
lourde.................................................................................................................................... 43, 47
pulmonaire.................................................................................................................................. 47
patient.............................................................................................................................................. 63
étranger...................................................................................................................................... 69
palliatif à domicile....................................................................................................................... 78
payement
virement...................................................................................................................................... 33
physiothérapie.................................................................................................................................. 56
plainte............................................................................................................................................... 77
prescripteur...................................................................................................................................... 34
prescription.......................................................................................................................... 49, 50, 51
modification................................................................................................................................ 50
non valable................................................................................................................................. 50
prestations.................................................................................. 16, 30, 38, 39, 43, 46, 49, 51, 55, 58
à l’étranger.................................................................................................................................. 59
attestation................................................................................................................................... 34
centres de rééducation fonctionnelle......................................................................................... 60
conditions de remboursement.................................................................................................... 39
cumul.......................................................................................................................................... 55
demandé par des tiers................................................................................................................ 59
deuxième.............................................................................................................................. 44, 45
en prison..................................................................................................................................... 59
essais cliniques........................................................................................................................... 60
esthétiques........................................................................................................................... 48, 58
étudiants..................................................................................................................................... 55
indûment remboursées............................................................................................................... 17
maisons de repos et de soins..................................................................................................... 60
maisons médicales..................................................................................................................... 60
maximum.................................................................................................................................... 57
nombre........................................................................................................................................ 50
non remboursables..................................................................................................................... 58
onéreuses................................................................................................................................... 16
recherche scientifique................................................................................................................. 60
refuser......................................................................................................................................... 18
94 Annexes - Juin 2016

règles d’application.................................................................................................................... 39
remboursables............................................................................................................................ 58
superflues................................................................................................................................... 16
procès-verbaux de constat.............................................................................................................. 26
publicité............................................................................................................................................ 19

Q
qualification professionnelle particulière.......................................................................................... 15

R
rapport............................................................................................................................ 46, 47, 52, 56
reçu................................................................................................................................................... 35
rééducation postnatale..................................................................................................................... 44
réflexologie plantaire........................................................................................................................ 48
réfugié............................................................................................................................................... 70
règles d’application.......................................................................................................................... 46
règles interprétatives........................................................................................................................ 40
remboursement........................................................................................................ 30, 39, 48, 53, 56
rendez-vous...................................................................................................................................... 60
représentation du patient................................................................................................................. 77
responsabilité....................................................................................................................... 16, 17, 18

S
sauna................................................................................................................................................ 48
séance
nombre.................................................................................................................................. 54, 57
secret professionnel................................................................................................................... 18, 26
Service des indemnités.............................................................................................................. 23, 88
Service des soins de santé............................................ 13, 14, 19, 20, 21, 22, 23, 27, 42, 61, 84, 88
service de tarification....................................................................................................................... 37
Service d’évaluation et de contrôle médicaux......................................................... 23, 24, 25, 84, 88
Service du contrôle administratif.......................................................................................... 23, 72, 88
site de l’INAMI.................................................................................................................................. 82
situation occasionnelle de détresse financière................................................................................ 62
sonothérapie..................................................................................................................................... 48
souche fiscale............................................................................................................................. 31, 35
statut social................................................................................................................................ 22, 27
stretching.......................................................................................................................................... 48

T
tarifs
non-respect.......................................................................................................................... 20, 21
ticket modérateur......................................................................................... 34, 41, 43, 68, 71, 74, 79
tiers-payant........................................................................................................ 33, 34, 37, 61, 68, 74
retrait........................................................................................................................................... 63
tractions vertébrales......................................................................................................................... 48
traitement......................................................................................................................................... 51
conception.................................................................................................................................. 50
délai............................................................................................................................................ 50
fréquence.................................................................................................................................... 50
interrompre................................................................................................................................. 18
lieu.............................................................................................................................................. 50
types d’assurances.......................................................................................................................... 66
Annexes - Juin 2016 95

U
ultrasons........................................................................................................................................... 48

V
virement............................................................................................................................................ 33
visa....................................................................................................................................... 11, 85, 86
Legal disclaimer
Les informations données dans ce document ne créent aucun droit. En cas de doute ou de
contestation, seule la législation en vigueur est applicable.
Infobox INAMI - La réglementation décryptée pour le kinésithérapeute - Juin 2016

3e édition, Juin 2016

Éditeur responsable : J. De Cock, avenue de Tervueren 211, 1150 Bruxelles


Infobox INAMI
Réalisation : Service d’évaluation et de contrôle médicaux de l’INAMI, en collaboration avec le Service des soins de santé
La réglementation décryptée pour le kinésithérapeute
et la Cellule communication de l’INAMI, et avec la participation du SPF Santé publique Juin 2016
Design graphique : Cellule communication de l’INAMI

Photos : Ab initio et Verypics

Dépôt légal : D/2016/0401/33

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