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CRÉATION D’EMPLOIS

La filière agroalimentaire emploie actuellement 180 000


personnes, ce qui en fait le premier secteur manufacturier au
Maroc, loin devant les textiles, l’énergie, ou encore l’industrie
chimique. L’agriculture et l’agroalimentaire occupent une
place dominante dans l’économie du pays. Pour tout dire, au
Maroc, l’agroalimentaire fait travailler plus de 2 050
entreprises, soit près de 26 % du nombre total
d’établissements professionnels du pays . La majorité est des
petites et moyennes entreprises (PME) qui emploient moins
de 200 personnes.
SCHEMA A : LA CROISSANCE DE L’EMPLOI DANS LE SECTEUR
DE L’AGROALIMENTAIRE AU MAROC DEPUIS 2010
Le graphique ci-dessus présente les chiffres de la création d’emplois,
par année (axe horizontal) et nombre d’employés (indiqué au-dessus
de l’année). Il met en évidence la croissance significative des chiffres
de l’emploi qui s’est produite entre 2012 et 2013 (+ 70 000 emplois).
Grâce au Plan Maroc Vert et d’autres initiatives lancées par le
gouvernement marocain, on estime que les revenus issus des
activités agricoles pourraient doubler d’ici 15 ans, et que la part du
PIB issue de l’agriculture pourrait dépasser les 15 % d’ici 2025. Depuis
son lancement en 2008, plus de 3 milliards de dollars ont déjà été
investis, somme qui a permis de créer 24 000 nouveaux emplois dans
le secteur. La création d’emplois dans l’agroalimentaire se concentre
dans des emplois peu qualifiés. Actuellement, les opérateurs
constituent la majorité des employés et sont en règle générale peu
qualifiés. Ceci est une conséquence de la structure actuelle du
secteur. La plupart des produits sont distribués sur le marché local et
demandent des normes de qualité moins strictes, dont des
travailleurs moins qualifiés. La majeure partie des métiers sont
saisonniers, ce qui complique l’embauche d’employés plus qualifiés.
En règle générale, une société de conditionnement embauche entre
150 et 300 travailleurs saisonniers au cours de l’année, et ce pour
une période maximum de huit mois. Cependant, la croissance
envisageable avec l’expansion vers de nouveaux marchés
internationaux et de nouveaux sous-secteurs se traduira par une
augmentation de la demande d’opérateurs, assortie à un
renforcement de leurs compétences. Ils seront ainsi en mesure de
répondre aux normes internationales. Cette croissance entraînera
également celle de l’emploi dans les métiers de la logistique, de la
vente, de la gestion et des RH.
POSSIBILITÉS D’EMPLOI PAR MÉTIERS DANS LE SECTEUR ET TYPES DE
FORMATIONS PROPOSÉES
Aujourd’hui, la plupart des emplois dans l’agroalimentaire relèvent
du volet « production ». Les entreprises exportatrices conformes aux
normes d’hygiène et de sécurité les plus strictes sont en général
équipées de plusieurs chaînes de production automatisées et
hautement technologiques. Pour assurer la sécurité alimentaire, ces
chaînes de production intègrent des contrôles en cours de fabrication
ainsi que des mesures de suivi. Selon la taille de l’entreprise, elles
sont généralement supervisées par des gestionnaires de production
et des responsables opérationnels, tandis que la qualité est assurée
par des ingénieurs et des techniciens qualité. Ces profils sont bien
souvent embauchés dans les universités qui ont suivi une formation
en compétences transversales laquelle n’est pas nécessairement
propre au secteur alimentaire. La transformation des produits
s’effectue dans des chaînes de production automatisées, le long
desquelles on retrouve les métiers suivants : directeur de production,
responsables opérationnels, techniciens de maintenance, opérateurs
polyvalents, opérateurs spécialisés dans la mécanique industrielle,
gestionnaires de maintenance, techniciens spécialisés en
automatisation. La majorité de ces profils sont formés à l’OFPPT ou à
l’ISTA (à l’exception du personnel encadrant). Récemment, certaines
écoles privées ont commencé à former des jeunes ayant le niveau
baccalauréat, pour les placer dans des emplois du secteur
agroalimentaire, mais ils sont peu nombreux. En plus de la formation
de l’OFPPT, ces étudiants suivent une formation en interne, en
particulier les diplômés de l’OFPPT. Les produits de production de
l’agroalimentaire étant généralement périssables, les entreprises
misent sur l’efficacité des processus logistiques. Le responsable de la
logistique doit trouver la manière la plus efficace et économique de
transporter et d’entreposer les marchandises. En outre, en raison de
la nature concurrentielle du secteur, les directeurs des ventes et les
représentants commerciaux jouent un rôle déterminant. La plupart
des entreprises agroalimentaires recherchent des commerciaux, c’est
à dire des professionnels capables de vendre des produits, de
fidéliser la clientèle et d’augmenter la part de marché de l’entreprise.
L’appui au renforcement des compétences nécessaires à l’évolution
de la filière agroalimentaire est absolument crucial (aujourd’hui et
pour l’avenir) ; cela implique de bien comprendre la structure et les
intervenants du secteur, leur catégorie, les métiers recherchés par les
ressources humaines, et les compétences requises pour remplir ces
fonctions.

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