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Les différentes formes pharmaceutiques

I/ Les forme solides destinées à la voie orale


1/ La poudre :
Il existe deux sortes de poudres.
 La poudre simple constituée d’un principe actif (PA)
 La poudre composée constituée de :
1 (PA) excipients
Plusieurs (PA) + excipients
2/ Les paquets et sachets
- Le paquet :
Définition. Il est constitué par une feuille de papier convenablement pliée,
enveloppant une prise unitaire de poudre simple ou composée et pesée avec
exactitude.
- Le sachet :
Définition. Il est constitué d’une feuille de papier convenablement pliée et
scellé, cette forme contient une plus grande quantité de produit que le paquet. Il
est réalisé sur tout en industrie et quelque fois en officine.
- Le cachet.
Définition. C’est une petite boite ronde constituée de deux cupules de pain
azyme, renferment une dose unitaire de poudre simple ou composée. Le cachet
est avalé sans être ouvert. Il permet l’administration d’une grande quantité de
poudre.
4/ Les capsules :
Définition. Les capsules sont des préparations de consistance solide,
constituée d’une enveloppe dure ou molle, de forme et de capacité variables,
contenant généralement une dose unitaire de (PA).
Les capsules sont destinées à l’administration par voie orale (moins
fréquemment par voie rectale ou vaginale.
Le fait de leur composition, de leur mode de fabrication et de leur utilisation, les
capsules destinées à la voie orale offrent des propriétés particulières. De ce point
de vue plusieurs catégories peuvent être distinguées.
 Les capsules à enveloppe dure ou gélules,
 Les capsules à enveloppe molle,
 Les capsules gastro-résistantes,
 Les capsules à libération modifiées,
Les gélules :
Définition. Les capsules à enveloppe dure ou gélules comportent une enveloppe
constituées par deux parties cylindriques, le corps et la coiffe, ouvertes à une
extrémité et dont le fond est hémisphérique. La ou les (PA) généralement sous
forme solide (pulvérulent ou granuleux), sont introduit dans le corps puis la
coiffe est emboitée sur le corps. La fermeture peut être renforcée par des moyens
appropriés.
Les capsules à enveloppe molle :
Définition. Elles comportent une enveloppe plus épaisse que celle des
gélules. L’enveloppe ne comporte qu’une partie et affecte des formes variées.

5/ Les comprimés :

Définition. Les comprimés sont des préparations de consistance solide,


contenant chacun une unité de prise d’un ou plusieurs (PA). Ils sont obtenus en
agglomérant par compression un volume constant de particules. Ils sont destinés
à la voie orale.

Certains comprimés sont avalés tels quels, d’autres sont dissous ou désagrégés
dans l’eau avant l’administration, d’autres enfin peuvent se dissoudre
directement dans la bouche pour libérer leurs (PA).
B/ Principaux groupes de comprimés.

 Comprimés non enrobés


Ce sont des comprimés à couche unique, ou à couche multiple disposées
parallèlement ou concentriquement, les premiers résultent d’une seule
compression, les seconds de compression répétée exercées sur des ensembles
différents de particules. Ils ont des formes très diverses, ils peuvent être plats,
avec un chanfrein, biconvexes et sécables.

 Comprimés effervescents
Ce sont des comprimés non enrobés qui le plus souvent contiennent à la fois des
substances acides et des carbonates capables de réagir rapidement en présence
d’eau en dégageant du gaz carbonique (Co2).

 Comprimés enrobés.
Ce sont des comprimés dont la surface est recouverte d’une ou plusieurs couches
de mélanges de substances diverses (résines, gomme, sucres, colorant autorisé,
aromatisants). Les substances employées pour l’enrobage sont appliquées sous
forme de suspension dans un liquide facilement évaporable.
Les avantages sont les suivants :
 Masquage d’une saveur, d’un gout ou d’une odeur désagréable ;
 Protection des PA contre la lumière et les agents atmosphériques (eau,
oxygène, etc...) ;
 Protection des PA de l’action du suc gastrique (enzymes, PH) par un enrobage
gastro-résistant ;
 Obtention des comprimés à action prolongée.
 Comprimés à revêtement gastro- résistant.
Ces comprimés sont recouverts d’un revêtement formé d’une ou plusieurs
couches destinées à résister à l’action du suc gastrique et à ne se désagréger que
dans le suc intestinal.

 Comprimés à libration programmée.


Ces comprimés sont enrobés ou non. Ils sont préparés avec des adjuvants
particuliers et/ou des procédés spéciaux. Le but est de modifier la vitesse de
libération des principes actifs dans le tractus digestif, généralement pour la
prolonger (effet retard, libération continue, fractionnée ou programmée).

 Comprimés à délitement buccal


Ces comprimés sont le plus souvent non enrobés. Leur formule est établie de
telle façon qu’elle permette :
 Une libération lente et une action locale,

C/ Intérêt de la forme «  comprimé » en général :


Elle occupe 50% des prescriptions.

Avantages
 Emploi facile
 Dosage en principe actif précis
 Conservation généralement excellente
 Intérêt pour les principes actifs insolubles
 La gravelure facilité l’identification
 Diversité des comprimés
 Incompatibilité pouvant être résolue
 Fabrication industrielle aisée
 Grande quantité de produits sous un volume restreint.
Inconvenants
 Forme concentrée dont le délitement n’est pas assuré
 Les produits liquides ou déliquescents sont difficiles à incorporer
 La mise au point est délicate et difficile.

II/ Les formes liquides destinées à la voie orale.


Les sirops :
Définition. Les sirops sont des préparations liquides contenant une forte
proportion de sucre = 2/3 et additionnées ou nom de (PA) ou de mélange de
sirops simple ou un liquide médicamenteux.
Intérêt : C’est forme facile à avaler, masquant des substances à gout
désagréable.
La grande quantité de sucre permet une bonne conservation.

III/ Les formes galéniques à usage parentérales


Préparation injectable.
Définition : Il ya deux définitions

Les produits à usage parentéral sont des produits stériles destinés à être
injectés ou implantés dans le corps humain ou animal. Ces médicaments se
présentent sous quatre formes pharmaceutiques :

• Préparations injectables.

• Préparations injectables pour perfusion : ce sont des solutions aqueuses ou des


émulsions en phase externe aqueuse, exemptes de substances pyrogènes, stériles
et normalement rendues en général isotoniques au sang. Elles sont
principalement destinées à été administrées en grand volume.
• Préparations à diluer pour usage parentéral : ce sont des solutions
concentrées et stériles destinées à être injectées ou administrées par perfusion
après dilution. Elles sont diluées dans un liquide approprié avant
l’administration.

• Poudres pour préparations injectables : ce sont des substances solides et


stériles, réparties dans leurs récipients définitifs. Elles donnent rapidement, après
agitation avec le volume prescrit d’un liquide approprié et stérile, soit une
solution limpide et pratiquement exempte de particules, soit une suspension
uniforme.

Les préparations injectables proprement dites sont constituées par des


solutions, des suspensions ou des émulsions stériles présentées dans des
récipients clos et transparents et destinées à être introduites dans l’organisme en
général par voie transcutanée.

B) INTERETS

Avantages Inconvénients
- Nombreuses voies d’accès. - Douleur au point d’injection.
- Rapidité d’action. - Risque d’infection.
- Pas de dégradation des P A par le - Méthode irréversible.
tube digestif. - Nécessite du matériel stérile.
Suppression des effets secondaires sur - Nécessite du personnel compétent.
le tractus digestif.
- Activité locale ou générale.
- Possibilité d’administration de
produits inactifs per os.
- Utilisable chez les comateux.
-Bonne conservation.
- Absorption totale de la dose.
- Dosage précis.

IV/ Les formes galéniques destinées à l’administration transmuqueuse.


- La voie perlinguale
 Les glossettes. Ce sont des petits comprimés à fondre sous la langue
- La voie rectale.
Les suppositions :
Définition. Sont des préparations de consistance molle ou solide en forme de
cône ou d’avoir des allonges destinés à être introduit dans le rectum et à s’y
liquéfier à la température du corps.
Avantages
C’est une forme qui est destinée tant à un usage locale que général :anti-
hémorroïdaire, anti-inflammatoire, antispasmodique, anti nauséeux, antitussif,
etc
Elle ne subit pas l’action des sucs digestifs. Son absorption est rapide Enfin cette
forme est facile à administrer chez les enfants et les malades alités.

B) LES CAPSULES RECTALES


Ce sont des capsules molles de forme légèrement allongée comme des
suppositoires, contenant un principe actif dispersé dans un excipient pâteux ou
liquide, souvent de l’huile, à laquelle est ajouté un émulsionnant pour faciliter la
diffusion rectale. Leur fabrication s’effectue selon le protocole des capsules
orales.

C) LES LAVEMENTS

On distingue :
• Le lavement évacuateur : contient des substances émollientes (huile ou
glycérine) et des principes actifs purgatifs (sulfate de sodium, poudre de Séné,
etc.) dans un grand volume aqueux.
 Le micro-lavement : en tubes de capacité 5 à 10 ml contenant une dose de
laxatif à administrer par voie rectale. La composition est telle qu’elle attire l’eau
dans l’ampoule rectale afin de liquéfier les matières fécales.
• Le lavement nutritif ou médicamenteux : d’un volume de l’ordre de 100 ml
qui doit être maintenu dans l’organisme ; pour ce faire des substances telles que
le laudanum sont associées pour éviter toute contraction intestinale.

D) LES POMMADES RECTALES


Ce sont des préparations de consistance semi-solide destinées à être appliquées
sur la muqueuse rectale en vue d’une action locale plus longue que les
suppositoires. Leur mode de préparation est identique à celui des pommades en
général.

E) LES MOUSSES RECTALES


Elles sont destinées à être appliquées sur la muqueuse rectale en vue d’une
action locale. Elles sont constituées par la dispersion d’un volume important de
gaz dans une préparation liquide contenant généralement un ou plusieurs
principes actifs, un agent de surface assurant leur formation et divers autres
adjuvants (Colofoam, Proctocort).

3. La voie vaginale

Les formes pharmaceutiques utilisées pour cette voie ont une action locale.
A) LES OVULES
 Définition

Les ovules sont des préparations de forme ovoïde, de consistance molle ou


solide, destinés à être introduits dans le vagin. La masse d’un ovule est
généralement de 1 à 15 grammes.
B) LES CAPSULES VAGINALES

Définition (Pharmacopée européenne). « Les capsules vaginales se présentent


sur le plan général comme des capsules à enveloppe molle ; elles en diffèrent
simplement pat la forme et la taille. »

Elles sont de forme ovoïde et de taille variable ; l’enveloppe de la capsule est


constituée des mêmes excipients que celle des capsules rectales. Le protocole de
fabrication est identique à celui des capsules molles (Polygynax virgo capsules
effilées, Colpotrophine, etc.).

C) LES COMPRIMÉS VAGINAUX

Définition « Les comprimés vaginaux ou ovules comprimés se présentent, sur


le plan général, comme des comprimés non enrobés. »

Ce sont des comprimés non enrobés mais de taille et de masses plus importantes
que ceux destinés à la voie orale, de formes variées.

Ils peuvent être introduis directement dans le vagin (Colposeptine, Tergynan,


etc.) ou bien dissous au préalable dans l’eau pour réaliser des injections
vaginales (Sanoformine).

D) LES TAMPONS

Ce sont des préparations unitaires destinées à la cavité vaginale. Les tampons


sont constitués de matériau approprié (formalpolyvinylique, etc.) enduit d’une
substance médicamenteuse active (Pharmatex tampon).

E) LES SOLUTIONS VAGINALES

Ce sont des solutions pour usage intime préconditionnées en unidoses de


capacité variable (Opalgine) ou sous forme de poudre à reconstituer au moment
de l’emploi (Pharmatex solution gynécologique).
F) LES CREMES

Elles ont la même définition et la même préparation que celles définies . Seul le
conditionnement pour usage vaginal peut différer. Une canule est toujours
fournie ; il existe également des formes unidoses avec canule (Pharmatex crème
unidose).

4. La voie nasale

Les formes galéniques destinées à la voie nasale sont des préparations


solides, semi-solides ou liquides renfermant un ou plusieurs principes actifs.
Elles sont introduites dans les fosses nasales en vue d’une action locale ou
systémique.

Ces préparations nasales se présentent sous différentes formes de


conditionnement (flacon pressurisé ; flacon pulvérisateur, flacon compte-
gouttes), en récipients unidoses ou multidoses. Elles peuvent renfermer des
conservateurs antimicrobiens sauf si la prépa.-ration est dotée’ de propriétés
antimicrobiennes suffisantes.

 Solutions pour lavage nasal

Présentées sous forme liquide ou pressurisée, en unidoses ou multidoses, elles


sont souvent constituées de chlorure de sodium à 9 ‰, d’eau de mer et certaines
contiennent des antiseptiques.

 Les poudres nasales

 Les pommades nasales


5. La voie bucco-pharyngée

A) LES COLLUTOIRES

Définition. Ce sont des préparations liquides destinées à être appliquées sur les
muqueuses de la cavité buccale et de l’arrière-gorge, afin d’exercer une action
locale.

Les principes-actifs sont dissous ou dispersés dans un excipient souvent aqueux


additionné de glycérol ou de propylèneglycol permettant d’obtenir une
consistance convenable pour l’application. Des édulcorants, des aromatisants,
des conservateurs, etc., peuvent être ajoutés à la préparation.

Les collutoires se présentent sous forme de pulvérisateurs qui permettent la


diffusion de fines gouttelettes dans la région désirée.

Il existe encore une spécialité qui s’applique par badigeonnage à l’aide de


tampon (grand coton-tige de 15 cm de long) :1e collutoire au bleu de méthylène.

B) LES GARGARISMES

Définition. Ce sont des préparations liquides destinées au lavage de la gorge.


Elles sont obtenues par dispersion ou dissolution d’un ou plusieurs principes
actifs dans l’eau. Des substances auxiliaires peuvent être ajoutées pour adapter
ou stabiliser le pH qui doit être proche de la neutralité.

Les gargarismes se préparent à partir de poudres, de comprimés ou de solutions


concentrées avec de l’eau. Ils ne doivent surtout pas être avalés.

Exemple : gargarisme au borate de sodium (astringent).


C) LES BAINS DE BOUCHE

Définition. Ce sont des liquides destinés au lavage de la bouche. Ils sont réalisés
par dissolution ou dispersion d’un ou plusieurs principes actifs dans l’eau.
Comme les gargarismes, ils contiennent des substances auxiliaires pour adapter
ou stabiliser le pH, qui doit être proche de la neutralité. Ils préparent à partir de
comprimés, de poudres, ou de solutions concentrées. Cette forme galénique ne
doit pas s’avaler.

6. La voie oculaire

Cette voie nécessite l’administration de préparations stériles, liquides ou semi-


liquides. Elles sont destinées à être appliquées ou instillées au niveau de l’œil et
ont une action locale.

Plusieurs formes galéniques sont à la disposition du malade : les collyres, les


inserts, les pommades ophtalmiques, les solutions pour lavage oculaire. Leur
conditionnement se présente en unidoses ou multidoses selon l’utilisation.

A) LES COLLYRES

Définition. « Ce sont des solutions ou des suspensions stériles aqueuses ou


huileuses, contenant une ou plusieurs substances médicamenteuses destinées à
l’instillation oculaire. Certaines sont à l’état sec et se préparent
extemporanément. »

B) LES POMMADES OPHTALMIQUES

Ce sont des préparations semi-solides, stériles, destinées à être appliquées sur les
conjonctives. Elles renferment un ou plusieurs principes actifs dissous ou
dispersés dans un excipient approprié.
C) LES BAINS OCULAIRES

Ce sont des solutions isotoniques constituées le plus souvent du système tampon


acide borique/borate (pouvoir aseptisant et pH physiologique). Ils sont fournis
sous forme aqueuse dans des bouteilles de verre ou de plastique, parfois
accompagnés d’une œillère. Ils peuvent contenir des antimicrobiens
(Dacryoserum, Optrax).

D) LES INSERTS OPHTALMIQUES

Ce sont des préparations stériles de consistance semi-solide ou solide, en forme


de bâtonnets cylindriques de quelques millimètres de longueur. Ils se placent
dans le cul-de-sac conjonctival. Ils sont surtout utilisés pour le syndrome de
l’œil sec (Lacrisert). Ils doivent être changés chaque jour.

E) LES DISPOSITIFS OCULAIRES OU OCUSERTS

Ce sont des comprimés constitués d’une enveloppe externe semi-perméable en


polymère à l’intérieur de laquelle sont dispersés les principes actifs. Ils se posent
sur la paupière inférieure, puis diffusent dans le liquide lacrymal. Ils ont une
durée moyenne d’environ 7 jours.

7. La voie auriculaire

Ce sont des préparations liquides, semi-solides ou des poudres, contenant


habituellement un ou plusieurs principes actifs dans un véhicule approprié. Elles
sont instillées, insufflées, pulvérisées ou appliquées dans le conduit auditif ou
pour le lavage auriculaire.
Quatre formes sont représentées,
Les préparations pour lavage auriculaire
Elles ont pour but de nettoyer le conduit auditif externe. Ce sont des solutions
aqueuses possédant un PH voisin du PH physiologique.
Les poudres auriculaires
Exemple : Auricularum
Les pommades auriculaires
Exemple : Bactéomycine
Les préparations liquides pour instillation ou pulvérisation auriculaires
Elles se présentent sous formes d’émulsion, de suspensions ou de solutions
d’une ou plusieurs substances médicamenteuses dissous dans les liquides
appropriés (eau, huile, grasse ou glycols).Elle s’appliquent dans le conduit aditif
sans exercer de pression néfastes sur le tympan.

8 La voie pulmonaire
Cette voie permet des traitements par des préparations pour ihnalation qui
suivant la taille des particules à inhaler ,nt une action locale ou générale.
Trois dispositifs sont proposés :
- Nébuliseurs,
- Inhalateurs doseurs pressurisés,
- Inhalateurs à poudre sèche.
I/ Définition de la pharmacie.
La pharmacie est la science et l’art de préparer les médicaments doués
d’une efficacité maximum, dosés avec la plus grande précision et présentés sous
la forme aussi acceptable que possible par le malade : (Dufau et Toraude)
La science parce qu’elle fait appel aux sciences les plus diverses telles que
la botanique, la zoologie, la chimie, l’anatomie, la bactériologie, la physique
etc... C’est-à-dire allant des sciences naturelles aux sciences physico-chimiques
en passant par l’étude de l’action des médicaments sur l’organisme
(pharmacodynamie), pour aboutir au traitement des diverses maladies à l’aide
des médicaments (thérapeutique) pharmacie proprement dite, pharmacodynamie,
thérapeutique, sont les grandes branches d’une science très vaste qu’on nomme
la pharmacologie.
L’art parce qu’elle utilise des procédés particuliers pour la préparation du
«
médicament », nécessitant une technique définie, un choix judicieux des
matières premières, un contrôle rigoureux de leur pureté et de leur activités.

Définition du médicament
« »
On appelle médicament toute substance ou composition présentée
comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies
humaines ou animales, ainsi que tout produit pouvant être administré à l’homme
ou à l’animal en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou
modifier leurs fonctions organiques.

II/ Origines des médicaments.


Les médicaments sont tirés de ce qu’on appelle la matière médicale.
La matière médicale provient des règnes de la nature : végétal, animal,
minéral.
- le règne végétal donne les plantes (Fleurs, feuilles, tiges, racines, graines,
écorces) dont on extrait des principes actifs, des alcaloïdes, des glucosides.
- le règne animal donne des produits opothérapiques (extrait ovarien, extrait
hypophysaire, pepsine etc...), des ferments, des levures, le mie, la cire, le
lactose, l’huile de foie de mouve, les sérums thérapeutiques etc...
- le règne animal donne des produits peu emplorpés directement ils sont soumis
à des traitements spéciaux qui les débarrassent de leurs impuretés et forment la
base d’un grand nombre de produits chimiques : sels de sodium, calcium,
potassium, argent, mercure, arsenic, or, la vaseline, le tabac etc...

LES VOIES D’ADMINISTRATION


DES MÉDICAMENTS
Le but d’un médicament est de traiter un organe, de restaurer une fonction
altérée. Dans la majorité des cas, le remède n’est pas directement en contact
avec l’organe désiré, c’est l’exemple des bronchopathies où les anti-infectieux
sont administrés de manière à aller atteindre les poumons. Il existe donc
plusieurs voies d’administration du médicament encore nommées formes
pharmaceutiques.

La forme pharmaceutique peut être définie comme une association d’un ou


plusieurs principes actifs avec des adjuvants et des excipients, le tout
conditionné pour être délivré au public.

TABLEAU COMPOSITION DE LA FORME PHARMACEUTIQUE


Un ou plusieurs principes actifs Des excipients et des adjuvants Un conditionnement
Ce sont une ou plusieurs Ce sont des substances ou mélanges Il peut être de deux sortes :
substances capables de prévenir ou de substances inactives sur la • Primaire : élément indispensable du
de guérir un trouble déterminé de maladie. Elles facilitent la réalisation remède de par son rôle de protection
l’organisme, qui possèdent donc et l’administration du médicament. (isolement et conservation du
un rôle préventif ou/et curatif. Elles jouent un rôle dans le transport médicament dans le temps) et
Elles sont d’origine biologique du remède jusqu’au lieu d’absorption de fonction (facilité d’emploi pour le
(animale, végétale, microbienne), des principes actifs. Elles doivent malade).
minérale ou synthétique. être inertes vis-à-vis ■ des principes Exemple : le flacon qui renferme les
actifs, des matériaux de gouttes.
conditionnement ainsi que de • Secondaire : emballage avec la notice
l’organisme. quelle que soit la forme pharmaceutique
Il existe quatre voies principales d’administration des médicaments :
•voie orale, voie parentérale, voie transmuqueuse,voie cutanée.

À l’aide d’un tableau, les formes pharmaceutiques sont distribuées selon leur
voie d’administration
TABLEAU LES DIFFÉRENTES FORMES PHARMACEUTIQUES EN FONCTION DE LEUR
VOIE D’ADMINISTRATION
Formes Avantages et
Voies d’administration Actions
pharmaceutiques! inconvénients
Voie orale ou per os, le médicament est Formes solides : Générale Avantages :
pris par la bouche et suit tout le tractus les cachets, les- Locale au cours administration facile
digestif. capsules, les du trajet de dose élevée en
comprimés, les une seule prise.
gélules, les granules, Inconvénients :
tes granulés, les passage stomacal,
paquets, les pastilles, risque d’altération du
les pâtes officinales, PA selon le pH,
les pilules, irritation de la
les poudres, les membrane. Nécessite
sachets, une aromatisation.
les tablettes. Problèmes
Formes liquides : d’absorption selon :
les émulsions, les • l’heure de prise du
limonades, les médicament,
potions, les sirops, les • la présence ou
solutions, les l’absence d’aliments,
suspensions, les • le PA,
tisanes’. • la forme
pharmaceutique.
Voie parentérale : • Formes liquides : Générale ou Avantage :
étymologiquement, parentérale signifie les émulsions, locale • pas d’altération du
«qui évite le tractus digestif», le solutions, PA par le tube
médicament pénètre par effraction à suspensions. digestif,
travers la peau. Il existe un certain • Formes solides : • administration
nombre de voies d’accès : les implants. rapide si voie IV,
• voie intradermique (ID) : pénètre à • nombreuses voies
la limite du derme et de l’épidémie ; d’accès possibles.
• voie sous-cutanée (SC) : pénètre dans Inconvénients :
le tissu conjonctif (ventre, épaule, • douleur,
cuisse) ; • risque d’infection,
• voie intramusculaire (IM) : pénètre • peints d’injection
dans le profond du muscle (aiguille à limités.
biseau long) ; • irréversible,
• voie intraveineuse (IV) : pénètre dans • substance stérile.
la veine (pli du coude, dos de la main,
ou le poignet) ;
• voie intra-artérielle (IA) : pénètre
dans l’artère comme la fémorale ;
• voie intrarachidienne (IR) : pénètre
entre la moelle épinière et la colonne
vertébrale, se mélange avec le liquide
céphalo-rachidien ;
• voie intracardiaque (IC) : pénètre
directement dans 1e myocarde ;
• voie intra-articulaire : pénètre
directement dans une articulation ;
• voie épidurale : pénètre dans la dure-
mère (enveloppe protectrice du
cerveau).
Voie transmuqueuse :
la muqueuse est un tissu qui limite
certaines cavités ouvertes sur l’extérieur
(sauf le tube digestif) ; elle est
constituée de quelques assises
cellulaires, richement vascularisées ;
elle favorise le passage des principes
actifs dans le sang, c’est un tissu très
fragile.

TABLEAU LES DIFFÉRENTES FORMES PHARMACEUTIQUES EN FONCTION DE LEUR


VOIE D’ADMINISTRATION
Avantages et
Voies d’administration Formes pharmaceutiques! Actions
inconvénients
 Muqueuse buccale Locale
Avantage :
• Les comprimés (de petite taille), les
pastilles, les pâtes, les tablettes. Générale grande perméabilité.
 Muqueuse perlinguale.
• Les comprimés ou glossettes, les
Avantages :
granules et globules
directement dans la
homéopathiques,
microcirculation,
les solutions.
évite le passage

Locale hépatique.
• Les bains de bouche, les collutoires,
• Muqueuse bucco- Inconvénients :
les gargarismes. Locale
pharyngée (bouche + problème de goût du
arrière gorge). Locale médicament.
• Les collyres, les inserts, les
• Muqueuse oculaire.
Locale
pommades ophtalmiques.
• Muqueuse auriculaire. • Les bains auriculaires, les gouttes Inconvénients :
Locale
auriculaires, médicament stérile
• Muqueuse nasale.
• Les pommades, les poudres.
• Les pommades nasales, les poudres

 Muqueuse pulmonaire : à inhaler, Avantage :


cette voie est uniquement les solutions présentées en flacons • facile d’utilisation
atteinte par des dispositifs spéciaux.
surtout chez l’enfant
qui génèrent des particules
de diamètres différent • Les inhalations : et le nourrisson ;
appelés aérosols. • peu de passage
- particules de Ø > 30μ (nez,
pharynx, larynx) ; hépatique et aucun
- Ø de 20 à 30 μ (trachée); passage digestif.
 Muqueuse rectale. - Ø de 10 à 20μ (bronches et
bronchioles) ; Inconvénients :
- Ø de 3 à 5μ (bronchioles certaines substances
terminales) ; sont irritantes pour la
- Ø < 3μ (canal alvéolaire, alvéoles
muqueuse rectale.
pulmonaires).
 Capsules rectales, les lavements, Générale ou Avantages : directement
les mousses rectales, les pommades, locale sur l’endroit ou dans
les solutions à usage rectal, les une zone où
suppositoires. l’absorption est
Locale
 Les comprimés vaginaux ou ovules maximale pour le
PA.
secs, les mousses gynécologiques, Locale Inconvénients : problème
les ovules de perméabilité,

 Muqueuse vaginal • Les crayons urétraux, les bougies. nécessite une peau
Générale ou
locale saine.
• Les mousses, pommades,
 Muqueuse uretrale :
voie qui tombe en sinapismes.
désuétude • Préparations liquides : liniments,
lotions, solutions.
Voie cutanée : cette voie
peut avoir une action • Formes adhésives cutanées :
locale ou générale dispositifs transdermiques,
(percutanée)
emplâtres, timbres.

L’AUTOMEDICATION
I/ Définition : L’automédication désigne le fait d’utiliser des médicaments
disponibles sans ordonnance pour se soigner, sans avoir demandé d’avis médical
au préalable.

Elle peut consister à consommer un médicament acheté en pharmacie ou à


réutiliser un médicament qui nous avait été prescrit dans un autre contexte.

II/ Médicaments les plus utilisés en automédication :

Les médicaments pour :

- Le rhume
- Les maux de gorge
- Les maux de ventre (diarrhée, constipation)
- Les maux de tète
- Les douleurs et les allergies.

III/ Avantages de l’automédication :


Les médicaments disponibles sans ordonnance permettent de soigner des maux
connus et bénins sans avoir besoin de demander un avis médical. Cela permet de
gagner du temps et de soulager rapidement certains maux et douleurs.

IV/ Risques de l’automédication :


L’automédication présente plusieurs risques à ne pas négliger.
 En masquant certains symptômes utiles au diagnostic, l’automédication peut
entrainer un retard dans la prise en charge d’une affection.
 Par la méconnaissance des effets secondaires et de la composition du ou des
médicaments en cause, elle peut être à l’occasion d’intolérance, d’allergie ou
d’interactions médicamenteuses.
 Dans les soins familiaux, elle peut entrainer des surdosages chez les enfants
ou les nourrissons.
 Elle peut fausser, si elle n’est pas signalée, l’interprétation de certains
résultats biologiques.
Ces risques sont à prendre en considération en particulier au cours d’affection
chroniques déjà soumises à une médication.
L’automédication doit être raisonnée en étant réservée aux pathologies bénignes
et s’effectuer sur de courtes périodes à savoir 3 jours en cas de fièvre et 5 jours
en cas de douleur, et en prenant toujours la dose la plus faible.

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PARAMEDICALE DE LA WILAYA DE BEJAIA AOKAS
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