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La Galène,
La Sphalérite (blende)
et
la Smithsonite.
Introduction
La galène a été exploitée dans de nombreuses localités de la Calestienne
qui en sont devenues célèbres. Je n'en citerai que quelques -unes.
Matagne-La-Grande; Matagne -La-Petite; Treignes; Villers -en-Fagne, où
d'après les anciens que j'ai encore pu rencont rer et qui m'ont raconté
leur dure vie de mineur, "on battait la mine dans le plomb", ce qui nous
laisse à imaginer la puissance des veines qui y ont été exploitées; Tellin, où
la localisation de 11 puits de mine a pu être faite et dont l'un d'entre eux
est encore visible... et bien d'autres encore que nous détaillerons plus
loin. Tout ceci est sans compter la mémoire populaire qui conserve en
certains endroits des dénominations de lieux -dits qui en disent long. Que
dire de cette appellation se retrouvant à plusieurs endroits en Calestienne
: "le Trou au Plomb", "Fosse au plomb". Ce sont, en général des tranchées
ou des galeries plus ou moins à ciel ouvert qui ont été creusées à travers
banc en vue de recouper l'un ou l'autre filon. Mais aussi le "bois de
Saumont", "Saumont " étant anciennement le nom donné à un bloc de
plomb épuré et refroidit après fonte du minerais. Et que dire de ces
appellations "Les minières", Plombières, "Les Fosses"...

La Galène

Nom, étymologie et historique


Pline décrit le minerai de Plomb sous le nom de "galena".
L'extraction en est très ancienne et les savants de l'Antiquité en font
mention. Connue depuis des millénaires, la galène est le principal minerai
de plomb. Ses variétés argentifères (de 0,1 à 1 % d'argent) en fon t aussi
un minerai d'argent prépondérant. Au cours de l'Antiquité, l'exploitation
des mines de plomb argentifère du Laurium a été un des facteurs qui ont
permis l'hégémonie d'Athènes sur le monde méditerranéen. En effet, e || 
   
       
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On sait aussi que, dans des temps très anciens on utilisait le plomb de la
galène parce qu'il est facile à extraire. Avec ce plomb, les Babyloniens
fabriquaient des vases que l'on a retrouvés dans les ruines de leurs
jardins. Les Romains s'en servaient pour les conduites d'eau. Mais c·est
l·invention de l·imprimerie qui va considérablement augmenter les besoins
en plomb pour l'alliage qui sert à la fabrication des caractères. 



        


 Composition chimique  PbS (Sulfure de plomb) 
Classe minéralogique  Sulfures 
Système cristallin Cubique 

Faciès et forme des cristaux

Dodécaèdre
Cube Giroèdre  Hexoctaèdre
pentagonal 
 

Tétraèdre  Diploèdre 
 Densité  7,2 à 7,5. 
Assez faible 2.5 (membre de
Dureté l'échelle de Mohs), donc rayable à
l'ongle ! 
Le clivage cubique est parfait
{001}; un clivage plus difficile sur
Clivage 
{111} devient assez net dans les
variétés bismuthifères. 
Fracture  Sub-conchoïdale. 
Couleur  Gris de plomb clair ou foncé. 
Trace Gris-noir. 
Eclat Métallique très fort. 
Transparence Opaque. 
Fluorescence  Nulle. 
Hydrothermale sédimentaire et
métasomatique de contact. La
galène est l'un des sulfures les plus
répandus dans le monde. Elle est
très souvent associée à d'autres

minéraux métalliques : aégirine,
albite, amphiboles, analcime,
Genèse
ancylite, apophyllites, astr ophyllite,
barytine, biotite, calcite,
catapléite, cérusite, chalcopyrite
eudialyte, fluorapatite, fluorite,
microcline, natrolite, polylithionite,
pyrite, rhodochrosite, sidérite,
sphalérite et wulfenite. 

Gisements
Elle est fréquente dans les gîtes hydrothermaux, soit associée à des
silicates de haute température (gîtes hypothermaux), soit dans les
intéressantes paragenèses mésothermales (blende, pyrite, galène) avec
baryte et fluorite (Angleterre, Allemagne) ou avec des cuivres gris et
divers sels d'argent (Idaho), ou encore avec le cortège des nombreux
minéraux de cuivre rencontrés au Tsumeb. La galène se rencontre aussi
dans les gîtes épithermaux volcano -sédimentaires, sédimentaires,
pegmatitiques et pneumatolytiqu es de contact.

C'est un sulfure qui cristallise dans le système cubique. Elle se présente


le plus souvent en cubes, octaèdres jusqu'à 10 mm de côté, ou même
dodécaédriques (plus rares). Elle existe également en cristaux
tabulaires. Elle peut être massive ou finement cristallisée et parfois
même fibreuses. Mais je l'ai rencontrée aussi parmi les éléments du
conglomérat ou à l'intérieur des galets, mais aussi sous forme des boules
de la grosseur du poing, de veines de remplissage des fissures de la roch e,
veines allant du mm au cm et du cm jusqu'au mètre !!!

Souvent ternie, la galène présente toujours un vif éclat métallique en


cassures fraîches. Elle s'altère facilement par oxydation et se
transforme en sulfate de plomb (ou anglésite, PbSO4), lequel for me une
couche protectrice en surface et prévient toute altération plus
importante. Instable en présence de gaz carbonique, le sulfate de plomb
se transforme en cérusite (carbonate de plomb), de couleur crémeuse.
Ces minéraux, ainsi que la pyromorphite (p hosphate de plomb), sont des
guides de surface importants pour le prospecteur, qui voit en eux des
indices majeurs de la présence du minerai.

Les gisements de plomb sont très divers. Ce sont généralement des


dépôts sédimentaires au sein des tufs qui sur montent les coulées
volcaniques. Il s'agit de lentilles concordantes à la stratification ou de
couches continues (gisements stratiformes). Aux corps non volcaniques
peuvent être liés des gisements de pyrite, de cuivre, de plomb, de zinc;
mais aussi des gîtes extrêmement complexes (plomb, cuivre, étain,
antimoine, mercure, argent, or, bismuth, molybdène, tungstène). Les
gisements les plus fréquents sont associés à des corps plutoniques comme
les granites intrusifs. La majorité des minéralisations se trouvent à la
périphérie de ces corps plutoniques, en particulier dans les zones
supérieures. Le granite émet également des filons hydrothermaux à
l'intérieur des roches sédimentaires. Dans ces filons, une ségrégation
s'opère selon la proximité plus ou moins grand e du granite et les
conditions de température. L'association Blende (sphalérite) Pyrite,
Chalcopyrite et Galène très classique est nommée par les mineurs et les
prospecteurs "association BPG(C)". L'association BPG (C) se forme, à
moyenne distance des gr anites, à des températures comprises entre
300 °C et 200 °C. Les minéralisations s'accompagnent souvent
d'altérations hydrothermales des roches encaissantes; des greisens se
forment autour des filons (associations de très grands cristaux de quartz,
tourmaline, topaze).

Les gisements de minerais métalliques changent souvent de composition


avec la profondeur. Cette variation est interprétée comme une
ségrégation résultant des conditions de température et de pression,
puisque la précipitation des minéraux se fait en fonction inverse de leur
solubilité. En Cornouailles (Grande -Bretagne), on peut observer, en allant
vers le haut, c'est-à-dire en s'éloignant de la partie centrale du gisement,
une répartition très nette: les veines d'étain sont remplacées par cell es
de cuivre, puis par le plomb argentifère, par l'antimoine et, enfin, par des
carbonates de fer et de manganèse.

L'association de la galène avec d'autres minerais entraîne une grande


fluctuation dans la production du plomb, liée à la demande en zinc, en
cuivre ou en argent. La production mondiale est d'environ 3,5 millions de
tonnes par an; elle se répartit principalement entre l'Australie, les États -
Unis, l'URSS et le Canada. L'Australie, qui possède les plus importantes
réserves, est le principal exportateur.

C'est un minerai ubiquiste, c'est-à-dire qui s'adapte aux milieux les plus
divers (du latin ubique = partout).

Gisements français remarquables


Ce minerai a été exploité à Cap Garonne où il a été mis en évidence par M.
FALSAN en 1863. Ce gisement a donné environ 100 tonnes de plomb.

On le trouve à Cap Garonne (Le Pradet, Var), Chessy (Rhône), Falgayrolles


(Aveyron), Huelgoat (Finistère), La Pacaudière (Loire), Le Vialas (Lozère),
Les Farges (Corrèze), Malines (Gard), Mas d'Alary (Hérault), Monsols
(Rhône), Padern (Aude), Pont -Péan (Ille-et-Vilaine) et de Saint-Sauveur
(Haute-Garonne)...

...mais aussi ailleurs dans le monde...


Les beaux cristaux qu'on peut voir dans les musées, souvent associés à la
fluorite, à la sphalérite (blende), à la pyrite, à la calcite et au quartz,
proviennent de Joplin (Missouri), d'Ejam et de Derbyshire (Grande -
Bretagne), de Trepca (Yougoslavie), d'Ottawa (Okla - homa), de Neudorf
et d'autres localités allemandes mais n'oublions pas de grands
producteurs comme Afrique du Sud, Argentine, Australie, Autriche,
Bolivie, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Congo (R.D.), Espagne, Grande -
Bretagne, Finlande, Grèce, Groenland, Irlande, Italie, Japon, Kazakhstan,
Kirghizistan, Malawi, Mexique, Namibie, Norvège, Pays -Bas, Pérou,
Pologne, Por tugal, Roumanie, Russie, Slovénie, Suède, Suisse, Tadjikistan,
Tchéquie, Ukraine, USAVVV

C'est donc un minéral très commun

Utilisations
Minerai de plomb.

La galène a été notamment utilisée comme dispositif de détection des


signaux électriques dans les postes récepteurs de radiodiffusion.

Outre la fabrication de caractères d'imprimerie, de nos jours le plomb


s'utilise surtout pour recouvrir les cables, les plateaux d'accumulateurs,
les plaques pour la protection contre les rayons, etc. Avec ses composés
on produit des colorants, surtout des blancs et des rouges, du verre
plombé et des émaux.

Cependant, il faut bien reconnaître que la grande toxicité du plomb


métallique (saturnisme*) a fait baisser la demande mondiale de plomb.

*Saturnisme : intoxication aiguë ou chronique, professionnelle ou


domestique, par le plomb, ses vapeurs ou ses sels, qui pénètrent dans
l'organisme par voie digestive ou respiratoire. La toxicité est
essentiellement hématologique, neurologique et rénale.
Les manifestations aiguës sont exceptionnelles, et on s'attache surtout au
dépistage précoce des intoxications chroniques.

Le plomb pénètre dans l'organisme par :


- 

-      essentiellement via les aliments et l'eau de boisson
- 
  (inhalation des poussières atmosphériques contaminées).
C'est la voie la plus dangereuse car le plomb atteint directement la
circulation sanguine.

Le plomb se diffuse rapidement via la circulation sanguine dans les


différents organes comme le cerveau, les tissus fortement calcifiés
(dents et os). Si la demie-vie du plomb dans les tissus mous et dans le
sang est d'environ 30 jours, sa demie -vie dans l'os est très longue, de
l'ordre de 1 à 20 ans.

Les signes cliniques d'une intoxication chronique par le plomb sont peu
spécifiques : symptômes pour la plupart du temps discret, insidieux.

- c constitue souvent la première manifestation


spectaculaire dans la phase clinique de l'intoxication chronique.
- c 
    
  : C'est un liseré gingival noirâtre
s'accompagnant souvent de plaques pigmentées jugales ou plaques de
Gubler qui témoignent de la formation d'un dépôt de sulfure de plomb au
contact du SH2 buccal.
-  
 
   sous forme de taches grisâtres siégeant au
pourtour de la macula peuvent apparaître.
-    
 : diminution de la filtration glomérulaire, goutte
saturnine, néphropathies tubulo -interstitielles dans les intoxications
graves
-         : troubles de la motricité (constipation,
douleurs abdominales)
- c    comprend une protéinurie discrète, une hématurie
et une leucocyturie microscopiques, un abaissement des clairances de
l'urée et de la créatinine.
- c     : hypertension artérielle et à-coups
hypertensifs au cours de coliques de plomb, parfois une sclérose
artérielle au fond de l'oeil.
- c     est très sensible à l'action du toxique. c 
     sont en général transitoires : troubles du
comportement et du sommeil, diminution des acquisitions et des
performances cognitives, encéphalopathies saturnines marquées par une
amaurose, une surdité ou une aphasie de quelques jours. Dans les
intoxications graves, de violents accès convulsifs peuvent avoir lieu
parfois accompagnés d'une composante psychique. c    


 sont plus tardives : ce sont des atteintes névritiques
motrices pures. La forme habituelle est la paralysie pseudo -radiale avec
atteinte élective de l'extenseur commun. A sa phase d'état , elle est
bilatérale et symétrique. L'atteinte des membres inférieurs est beaucoup
plus rare.
- ¦      , la durée de gestation et
l'apparition de malformations
- Une étude sur le           
   
      a été réalisée et on
peut estimer que les enfants consommant une eau chargée en plomb
(canalisations dans les habitations vétustes) peuvent enregistrer une
perte moyenne de 2 points de QI.

Tout ceci pour dire que le plomb est toxique et donc, par la force des
choses, la galène aussi... un peu moins car la concentration en plomb est un
peu moindre, mais quand même. Donc quand on manipule la galène,
toujours bien se laver les mains après, éviter de manger ou de boire
pendant la manipulation, si on casse de la galène au marteau ou si on
travaille de la roche riche en galène, veiller à porter un masque anti -
poussière.



La Cérusite
On la trouvait jadis au cours de l'exploitation des mines à ciel ouvert
d'argent et de cuivre. Le pénible travail des mineurs se bornait à la
partie supérieure des filons, là où précisément on trouve de beaux
échantillons de cérusite. Les mineurs l'appelaient "Blanc de plomb". Le
mot cérusite vient d'ailleurs du latin "cerussa" qui signifie "colorant
blanc". Depuis le XIIIe siècle, le carbonate de plomb s·appelle céruse,
perdant par la même occasion l·une de ses lettres « s » (qui est restée
double en anglais) : "cerussit".

Nom, étymologie et historique


        
Composition chimique  PbCO3
Classe minéralogique  Carbonates 
Carbonate de Plomb 
Système cristallin Orthorhombique


Densité 6,5

Dureté 3 à 3,5 
Les cristaux de cérusite ont des
formes variées. D·une manière
générale, les cristaux sont
tabulaires, prismatiques ou
Forme des cristaux 
pyramidaux et constituent souvent
des macles typiques en forme
d'étoiles. Leur brillant éclat est
caractéristique. 

 

Sphénoèdre  Pyramide 

Dureté moyenne, très lourde , très fragile 

Clivage  Prismatique 

Fracture  Conchoïdale 

Couleur Incolore , blanche , grise

Trace Blanche

Eclat Adamantin 
Transparente en cristaux, opaque en
Transparence 
masse 

Fluorescence Jaune aux U.V. longs si le plomb en


particules libres (impuretés) est
présent et joue le rôle d'activateur
Cette minéralisation secondaire
apparaît dans les zones d·oxydations
(altération à l'air là où l'eau
Genèse  superficielle et le gaz carbonique
trouvent un accès facile. ) de
gisements de minerais de plomb, en
particulier la galène (PbS). 
Réagit avec une forte effervescence
Réaction à l'acide 
à l'acide chlorhydrique. 

Principaux gisements mondiaux


On trouve dans les gisement allemands de magnifiques druses de cristaux
de cérusite qui ornent des collections du monde entier, mais aussi Oujda,
Touissit (Maroc). Cependant, les meilleurs cristaux de cérusite
proviennent de Tsumeb et surtout de la Kombat mine (TCL ² Tsumeb
Corporation Limited) qui se trouve à 49 km au sud de Tsumeb.

Gisements français remarquables


Les gisements en France sont dans le Finistère, l'Ariège, le Puy de Dôme.

Utilisations
La cérusite contient 76% de minerai de plomb mais ne peut être exploitée
que dans quelques endroits où elle existe en grandes quantités.

La cérusite est caractérisée par des cristallisations généralement bien


formées, au lustre gras lui conférant l·aspect d·un bijou. Cette qualité
apparaît très bien dans la pierre gemme taillée dans ce matériel. Mais une
fragilité bien compréhensible quand on se souvient de sa composition
chimique en interdit le port. Bref, une gemme éclatante, uniquement faite
pour être admirée

Les gisements de galène belges et


français de la Calestienne.
Introduction
Une description détaillée de plusieurs gisements de galène que j'ai pu, au
cours de ces dernières années, visiter sera faite ci-après, dans un ordre
purement aléatoire. Ce n'est ni la situation géographique ni l'importance
du gisement qui va prévaloir. C'est la synthèse que nous en ferons ensuite
qui sera éclairante.

1. Le gisement de la Mine
deTreignes
A Treignes, en direction de Couvin, un peu avant la fontaine pittoresque
représentant une scène d'un livre de "Toine Culot", prendre à droite la
rue "Trou Maillard". Au bout de cette petite rue, prendre à droite un
sentier qui longe un ruisseau. Ce sentier relie la rue "Trou Maillard avec
le "réservoir" (château d'eau).

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La mine de plomb de Saint Remy a fait l'objet de nombreuses publications
spéléologiques et de multiples topographies et ce par des spécialistes de
la spéléologie dont il suffit de cons ulter les rapports. 

La cavité est fermée depuis 1892, suite au captage des eaux. 

 
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Une brève synthèse permet cependant d'y voir un peu plus clair. 

Au bord et à droite du chemin allant de l'Abbaye de Saint Remy à Humain,


on remarque d'abord l'orifice fermé d'une galerie artificielle. C'est la
galerie de captage des eaux de la grotte, construite en 1892 par la ville
de Rochefort. 


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Dix mètres plus haut dans le massif, au-delà d'un chemin forestier, une
tranchée d'une vingtaine de mètres de long sur deux de large a été
creusée dans le schiste perpendiculairement au flanc de la vallée. 

Elle mène à l'entrée primitive de la grotte appelée d'abord Grotte de la


Source Tridaine puis ensuite Trou Germay, Germain ou encore Trou
Germe. Un peu plus haut à gauche, s'ouvre le p orche du Trou Genette,
étage supérieur de la grotte, mis en communication avec celle -ci en 1965
suite à des travaux de désobstruction entrepris par la Société
spéléologique de Namur. 

En fait, c'est la tranchée de 20 mètres et le Trou Germay qui constituen t


la mine de plomb de Saint Remy. On y exploita deux filons de calcite
minéralisée de galène. La tradition veut que les moines de Saint -Remy
aient extrait des quantités considérables de minerai de plomb dans les
limites de leur domaine. Malheureusement, toutes les archives de
l'abbaye disparurent lors de la Révolution Française et on ne retrouve plus
que quelques documents épars et sans grande signification. 

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5. Le gisement de Chooz
Lors de la construction de la centrale nucléaire de Chooz, les travaux de
creusement des fondations pour un des réacteurs ont révélé un important
filon de galène minéralisé dans des calcaires givetiens.

J'ai pu, par échanges, auprès d'un collectionneur de Ham sur Meuse,
obtenir un "petit" échantillon de ce qui a été extrait alors. Ce monsieur,
très sympathique, d'ailleurs, qualifie cet échantillon de "petit" parce
qu'au vu de ce qu'il a, il est évidemment de petite taille. Vous pouvez
alors vous rendre compte que si ce bloc pesant plus de 2 kgs et du plus bel
effet est un "petit" échantillon, il y en a d'autres bien plus importants.
D'ailleurs, ce que j'ai pu observer chez ce monsieur est assez hallucina nt
!!!!

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Je peux donc affirmer sans crainte que le filon qui a été mis à jour était
d'importance.

Aujourd'hui, la centrale nucléaire est un endroit classé "Secret Défense"


et même s'il y a quelque chose à trouver dans d'éventuels gravas quelque
part aux alentours, ce dont je doute fort car tout y est bien rangé,
nettoyé, ordonné, toute entrée sur le site est formellement interdite.

 
  
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Pour bien comprendre l'histoire de la Mine du Trou Saint Nicolas, i1 faut


se placer dans le contexte politique de l'époque.

Nous avons d'une part le Duché de Bouillon. 

En 1676, la France s'empare du château et du Duché de Bouillon. 

Le 1 mai 1678, un arrêt du Conseil d'Etat de Louis XIV remet le Duché


entre les mains des « de La Tour d'Auvergne »,héritiers des prétentions
des « de La Marck » sur Bouillon. 

La France s'est réservée le château où elle entretient une garnison. Les


« de La Tour d'Auvergne » ne s'en estiment pas moins souverains par la
grâce de Dieu et veillent avec un soin tout particulier à la prospérité
économique de leur terre de Bouillon. 

Nous avons d'autre part la Province de Luxembourg, actuellement Namur. 

L'Impératrice Reine, dont il est question dans tous les textes relatifs à la
Mine d'Auffe, est Marie Thérèse d'Autriche. Elle succéda à son père
Charles VI mort le 20 octobre 1740. Joseph II, Empereur dès 1765,
régna seul à partir de la mort de sa mère su rvenue le 29 novembre 1780,
soit huit ans après la fin des travaux à Auffe. 

L'exploitation de la mine de plomb d'Auffe débute en 1727 ² 1728 dans


l'enclave du Duché de Bouillon, large de 250 à 260 mètres environ, entre
Auffe et Han-sur-Lesse. Elle se fait par puits foncés depuis le sommet
du massif où le filon affleurait sans doute. Il y aurait eu huit puits selon
un rapport de François Georges établi en 1771. De nos jours, il n'en reste
plus que de vagues traces. 

Il y eut plusieurs exploitants avec des fortunes diverses. 

De 1727 à 1735, c'est Gérard Georges de Sedan qui entreprend les


premiers travaux. François Franquin de Rochefort lui succède. En avril
1744, c'est à Pierre Joseph Peraux, mayeur d'Auffe, que le privilège est
attribué. Jugeant l'opération peu rentable, il se désiste en 1747 au profit
de Léonard Bouvreille et Simon Dominique, deux liégeois habitant
respectivement Ombret et Rochefort. Le 20 avril 1761 , un nouveau bail
est conclu avec Philippe de Thy de Behogne et Gérard Pierret de
Rochefort. La dernière exploitation semble s'arrêter définitivement en
août 1771. 

Selon un rapport établi par J. de Mallebelle, Receveur des Domaines de Sa


Majesté en la ville de Marche, le 3 octobre 1771, "L'exploitation que le
Duc de Bouillon avait accor dée à une société est abandonnée depuis deux
mois à raison que les eaux l'empêchaient à une certaine distance en
profondeur". 

Entre temps, en 1768, en province de Luxembourg, De Brouwer et Cie ont


obtenu la concession du minerai de plomb. Et ils attaquent le problème
d'une façon qui semble beaucoup plus rationnelle. 

Au niveau du ruisseau d'Ave, ils creusent un travers -banc qui ira


rencontrer la couche une quarantaine de mètres plus loin, puis, ils
chassent le filon vers l'ouest. Ce type d'ouvrage devait permettre, outre
l'exploitation, le drainage suffisant des eaux du massif. 

Mais bientôt, cette galerie arrive à la limite Est de l'enclave de Bouillon.


Il faut la traverser en suivant le filon pour en poursuivre l'exploitation en
province de Luxembourg. De Brouwer et Cie tentent de prendre un
arrangement avec les autorités, tant du Duché de Bouillon qu'avec celles
de l'Empire. 

Ils semblent être arrivés à un accord avec le Duché de Bouillon mais les
responsables du Luxembourg, principalement les douanes, sont réticents.
Ils craignent "qu'ils ne profitent de ces limites territoriales pour
effectuer des versements entre eux"(sic). 

Face à cette opposition, l'exploitation est définitivement abandonnée


1772. 

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En ce mois d'août 2005, au cours de mes pérégrinations je passais par


hasard par le village de Villers-en-Fagne et quelle ne fut pas ma surprise
de voir l'ancienne chocolaterie en plein travaux d'aménagements. De
lourds travaux de maçonnerie étaient entrepris dans la maison. A
l'arrière, dans le potager et le petit bois (là où se trouvent l'en trée de
l'ancienne mine et les haldes) des arbres étaient abattus et un petit
bulldozer était en train de niveler le sol. Des voitures aux plaques
minéralogiques belges mais aussi néerlandaises étaient garées devant
l'immeuble.

De toute évidence, l'ancienne chocolaterie a changé de propriétaire... cela


laisserait-il une possibilité de prospection ???

Renseignements pris, ce sont des Anversois qui ont racheté la propriété.


Ils comptent en faire un gîte d'étape avec chambres d'hôtes. Le potager
et le petit bois vont être transformés en parc agréable spécialement
destiné "à la promenade et au repos pour le plus grand bien des
locataires".

En discutant avec le propriétaire de l'existence de l'ancienne mine, il


m'apprend que celle ci a été foudroyée po ur éradiquer le problème des
chercheurs de minéraux. Les haldes ont été nivelées, enterrées et à part
un tas de cailloux poussé par le bulldozer dans un coin du terrain, il ne
reste rien. D'ailleurs, ce tas de cailloux est maintenant mélangé aux
déchets de maçonnerie de la maison et attend la fin des travaux pour que
le camion muni d'une pelleteuse l'emmène au loin. De toute manière, il me
certifie que lors des travaux, il a été curieux de cette histoire de galène
et n'a rien trouvé de significatif.

Demandant si je peux jeter un coup d'oeil dans les gravats, le


propriétaire, accepte de bonne grâce.

Il est vrai qu'à travers la terre, les morceaux de briques, les morceaux de
plafonnage, les cailloux divers, les morceaux de calcaire gréseux, les blocs
de quartzite, le tout émaillé de quelques petites mouchetures de galène
millimétriques voire centimétriques, il n'y a pas grand chose à trouver. Je
montre au propriétaire mes trouvailles et il me confirme qu'il n'a pas
trouvé grand chose d'autre... bien qu'i l y ait un peu partout des "cailloux
blanc-gris très lourds"...

Cette affirmation relance mon intérêt et en cherchant bien, j'ai trouvé,


en effet des masses de quartzite mêlées à de la calcite de la grosseur de
poing ayant une densité bien supérieure à la normale... De la galène s'y
trouverait-elle ? J'emporte donc ces blocs bien décidé à en avoir le coeur
net.

Il faut dissoudre la calcite et la quartzite pour espérer voir apparaître


une masse de galène. Pour la calcite, rien de plus simple. Je plonge les
masses dans des bains d'acide chlorhydrique. Une forte effervescence
se manifeste, témoin de la dissolution de la calcite. Après quelques bains,
il n'y a plus d'effervescence... et donc plus de calcite. Quatre blocs sont
déjà tombés en miettes, ne me laissant au fond du bac que des petits
grains de galène (comme des têtes d'épingle) totalement oxydés et des
grains de quartz qui ont été libérés de leur gangue de calcite. Pour ces
quatre blocs, tout est déjà perdu. Il m'en reste deux qui montrent
encore une masse compacte de quartz (maintenant poreuse puisque le
ciment calcaire a disparu).
Quelques bains d'acide fluorhydrique plus tard, je voyais apparaître sur
un bloc de beaux cubes de galène centimétriques alors que l'autre
tombait, lui aussi, en miettes. Un petit travail de dégagement de la pâte
siliceuse avec un petit pointeau termina la mise en valeur de cette pièce
magnifique.

      
  
  
   
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Une chose est maintenant sûre : La mine de galène de Villers -en-Fagne a


définitivement vécu.

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Les renseignements concernant cette ancienne mine de galène sont assez
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13. Le gisement de la mine de Gimnée


De Doische à Gimnée. Nous passons devant le terrain de foot et le
cimetière de Doische. Plus loin, nous arrivons à Gimnée. Le village est en
contrebas à droite. Nous passons à côté d'une chapelle. On prend la
prochaine à gauche, une route en béton qui progresse à travers champs en
direction du lieu dit "Fond Marie". Au croisement suivant, on prend à
droite en direction du lieu dit "les Minières".

Là, dans un bosquet, se trouve la station de pompage de Gimnée. Elle est


située sur l'ancien puits de mine (creusé dans le calcaire givetien de
Fromelennes) aujourd'hui inondée. (Entrée interdite !!!)



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Aucun document ne nous permet de dire si l'exploitation a eu une grande


importance, ni la période au cours de laquelle elle était en exploitation
mais les quelques échantillons découverts (après dissolution de la calcite.

14. Le gisement de la mine de La


Roche
La mine de La Roche en Ardennes est située au bord de la route La Roche
- Samrée à environ 300 mètres après la dernière maison de La Roche.
   
  
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C'est en 1843, lors de la construction de la route La Roche -Vielsalm, que
fut découvert le filon de galène de La Roche. Les recherches débutèrent
dès 1846 sous la conduite de la Compagnie Orban -Nicolay. Les travaux se
poursuivirent jusqu'en 1852. On note là un premier arrêt d'exploitation.
Les travaux reprennent en 1854 et les recherches furent de nouveau
abandonnées en 1858 jusqu'en 1860, date d'une nouvelle demande de
concession, pour un an. L'arrêt est alors prolongé jusqu' en 1890 pour une
courte reprise des travaux par un certain Delsalle. Enfin, de 1921 à 1922,
ce sont les frères Zimmer de La Roche qui reprirent les travaux pour
définitivement s'arrêter.

La mine de La Roche comporte 6 niveaux distincts. Près de l'entrée, un


niveau supérieur (NS) formée d'une galerie de prospection fortement
remontante. A niveau de l'entrée, (NO) une galerie de travers banc de
130 mètres de long avec sur la droite une galerie de prospection formant
une boucle.

C'est à environ 70 mètres de l'entrée que s'ouvre le puits menant aux


niveaux inférieurs. On u rencontre successivement : en N1, une amorce de
travers banc avec descente vers le niveau 2. En N2, une amorce de
travers banc plus importante avec descente vers le niveau 3. En N3, une
galerie de travers banc retournant vers l'extérieur du massif, avec, au
fond, à gauche un petit dépilage latéral. Il est possible que cette galerie
sortait en surface avant la construction du mur de soutènement de la
route actuelle. Le sol de ce niveau 3 est percé de plusieurs ouvertures,
dont une recouverte d'un plancher pourri, présentant un danger certain,
laissent supposer qu'il existe un quatrième niveau (N4) sous le niveau de
l'Ourthe et donc complètement noyé.

 
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15. Le gisement de Bure et Grupont


Les travaux de Bure et Grupont pour la recherche de plomb débutèrent le
21 juillet 1873 et se poursuivirent en 1874 et 1875. Les recherches
étaient commanditées par un banquier de Givet, un certain Seny. On parle
aussi d'un certain Aubrebis qui représent erait sur place le banquier et qui
conduirait les travaux avec l'aide de l'ingénieur Berchem de Liège.

On parle de puits, de tranchées non loin de l'église et du presbytère de


Grupont et d'un autre puits de 9,50 m de profond creusé au bord de la
ligne de chemin de fer Bure -Mirward à 2 km au sud de la gare de
Grupont. Du fond du puits partaient deux galeries opposées : une vers le
Nord de 5 à 6 mètres et l'autre vers le Sud de 8 à 9 mètres. Ces deux
galeries chassaient un filon de galène de 30 à 35 cm d' épaisseur coincé
dans des calcaires et des psammites.

En surface, on y a pratiqué quelques tranchées à travers banc, en surface


en vue de prospection, (tranchées, qui au vu des rapports n'ont
absolument rien donné), ainsi que quelques galeries à travers ba nc, sans
doute destinées à retrouver l'un ou l'autre puits qui aurait été creusé plus
loin (mais dont je n'ai retrouvé aucune trace). L'une de ces galeries est
encore visible de nos jours, à la sortie de Grupont, en face du "Ry de Belle
Rose"appelé aussi "Ruisseau de l'Hinson". Cette galerie, à vue d'oeil,
longue d'une cinquantaine de mètres remonte dans la colline mais y
pénétrer est impossible vu qu'elle est fermée par un mur et une porte de
fer cadenassée pour d'évidentes raisons de sécurité.

D'après Michel Caubergs, nous sommes ici en présence de la galerie


nommée "Galerie du Thier al Het", dernier vestige de ces travaux dont il
nous donne quelques indications : La galerie se trouve en rive droite du
"Ruisseau de l'Hinson". A la sortie de Grupont en di rection de Saint
Hubert, à gauche de la route, face à l'entrée de l'hôtel Belle Rose, se
trouve une entrée étroite relativement effondrée qui donne accès à une
galerie à travers banc unique de 35 mètres de long, creusée vers l'Est -
Nord-Est. A 20 mètres de l'entrée, une amorce de galerie démarre vers
la gauche.
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On parle aussi d'un climat de travail assez houleux, av ec plusieurs


périodes d'interruption du travail pour de sombres histoires de discordes
entre le propriétaire et les ouvriers, arrêt de travail qui ont occasionné
l'ennoyage du puits. Ceci a impliqué une perte de production et des
travaux d'exhaure assez importants pour remettre la mine en état de
marche. Devant la pauvreté des filons, les problèmes existant entre le
propriétaire et les ouvriers, les problèmes d'exhaure (malgré l'utilisation
d'une machine à vapeur) et des tensions entre les ingénieurs et l es deux
principaux "directeurs des travaux", les fameux Seny et Aubrebis,
l'exploitation s'arrête définitivement en 1875.

De ce que nous savons de cette exploitation, il semble que de la galène ait


été, dans un premier temps exploitée, sous forme de rognon s, veines, et
amas granuleux, que des traces de pyrite et de "cuivre carbonaté" aient
été observées.
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16. Le gisement de la Mine Wilmet.


Forrières et la mine du Wilmet (aujourd'hui appelée "Mine du Py lône"
parce qu'elle est surmontée d'un pylône à haute tension visible de très
loin) est encore une de ces anciennes exploitations dont l'origine se perd
quelque part dans un passé plus que vague.

C'est vers 1750 que commence une exploitation par la compa gnie Wilmet
qui fournissaient " du plomb sulfuré, de la pyrite de fer et de l'azure...
(entendons par là de la galène, de la pyrite et de l'azurite)" Cette
exploitation très artisanale trouva rapidement ses limites et c'est en
1830 que la Société Générale pour l'Exploitation des Mines introduisait
par la voix de son représentant, Auguste Vanden Boogaerde d'Ypres, une
demande pour l'exploitation du fer.

Pour l'atteindre, prendre la route Forrières -Masbourg. A hauteur de la


borne 1, à droite nous avons la Lh omme et à gauche le massif de la Grande
Ramée qui est surmonté par le fameux pylône. Monter droit dans le bois
en direction du Pylône jusqu'à la clôture entourant la sapinière. Suivre la
clôture par la droite. La galerie supérieure est présent là, juste au bord
du sentier derrière la clôture. Trois autres s'ouvrent en contrebas, dans
la pente. Il s'agit de galeries à travers banc d'une dizaine de mètres de
long qui ne semblent pas déboucher sur un quelconque puits ou sur une
galerie perpendiculaire...

Quelques morceaux de limonite laissent à penser que la minéralisation


était somme toute assez similaire à ce qu'on peut observer à la carrière
de Resteigne.
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17. Le gisement de la grotte


d'Eprave
La grotte d'Eprave n'est pas du tout une ancienne mine, c'est une grotte
naturelle au même titre que les Grottes de Han sur Lesse. La grotte
d'Eprave se situe dans un anticlinal de la Calestienne, en rive gauche de la
Lhomme. Son entrée, fermée au public par une grille se localise au milieu
d'un versant abrupt donnant accès au somme t de l'éperon calcaire.

Cependant, les cheminées terminales du réseau Hadès de cette grotte


contenaient de la galène comme en témoignent les splendides échantillons
de galène cubique cristallisée que nombre de spéléologues avertis ont
extrait pendant des années.

18. Le gisement de la mine de


Lignières
La mine de Lignières se situe dans le bois de la Hédrée, en rive droite du
ruisseau de Magny.

Π 

 
    
    

  
  
  

  

C'est un petit couloir de 18 mètres, qui n'est en fait qu'une galerie de


prospection à travers banc de la véritable mine qui se trouve à gauche du
sentier juste après le ruisseau. Le puits est bouché et l'endroit est
entouré de barbelés car le terrain a tendance à s'affaisser.
   

    
d 

En décembre 1850, Mr de Nonnancourt, industriel et Mr Masson commis


de Banque à Philippeville, autorisés par les propriétaires du sol,
employèrent huit ouvriers sous la direction du contremaître Delchambre,
originaire de Longwilly pour entreprendre les premières recherches. Les
travaux sont complètement arrêtés en 1851, alors que le puits, ayant
atteint une profondeur de 10 mètres est complètement noyé, malg ré les
deux pompes à bras mises en oeuvre pour l'exhaure.

10 ans plus tard, en 1861, A.F. Derkenne reprend les recherches, et


signale une production de 20 tonnes de galène entre 1861 et 1865 et
l'exploitation ne continuera que sporadiquement jusqu'en 1869, date de la
fermeture définitive de l'exploitation.

On parle d'un certain Mouvet de Marloie qui exploita le site en 1920, il


tira un peu de galène, mais sans plus.

19. Le Trou des Sarrazins


)      -  9     le bois dénommé "Bois de Blaimont"
entre les communes de Vaulx et Virelles en longeant l·Eau Blanche.
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20. Le gisement de la mine de


Beauraing
L'ancienne mine de Beauraing est encore une de ces mines anciennes dont
on a pratiquement perdu le souvenir.

Quand j'ai voulu la retrouver, je me suis adressé aux habitants les plus
âgés de la commune, aux autochtones qui sont né à Beauraing et qui y ont
passé toute leur vie. La plupart n'étaient même pas au courant qu'il y
avait eu une mine de galène par le passé. Ce sont les fermiers, gens
proches de la terre et observateurs des phénomènes naturels p as
excellence qui m'ont permis par recoupement de découvrir le site de
l'ancienne mine perdu au milieu d'un bois, au lieu -dit "Bois de Laury"

Pour y parvenir, le plus simple est de partir de la route Beauraing -


Winenne, en face au Castel St -Pierre, taverne du Parc Communal. En
empruntant un sentier qui monte au Nord face à la chapelle, puis en
longeant la lisière du bois vers l·Ouest, on peut ramasser des débris de
sphalérite retournés par les labours. Le talus boisé au sud est lieu d·une
ancienne petite minière où on peut encore voir un entonnoir, siège d'un
ancien puits creusé dans le calcaire givetien de Fromelennes, aujourd'hui
presque totalement rebouché par des déchets, bidons, seaux, planches,
cuisinières à gaz... d'ailleurs tout le sous bois est deven u un véritable
dépotoir.

Etant donné qu'on y exploitait la galène, celle -ci est assez rare.
Cependant ce qui est très courant, c'est la sphalérite qui est souvent
cristallisée et imbriquée dans les veines de calcite qui lardent le calcaire
givetien (C'est aussi le cas le la galène et de la baryte). Il suffit donc de
fendre le bloc dans une faille minéralisée et de repérer des noyaux
sombres dans la masse blanche de calcite. On peut alors dissoudre la
calcite dans le d'acide chlorhydrique et on verra app araître selon le cas
des cristaux de galène, de sphalérite ou de smithsonite d'un "vert -kaki" à
brun-noir.
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Il paraît qu'on peut y trouver une foule de minéraux : baryte, cérusite,


chalcopyrite, galène, pyrite, smithsonite, soufre, sphalérite.

Je n'ai malheureusement pas eu le temps de tous les découvrir tous car un


fermier passant avec son tracteur sur le sentier, m'a averti que le terrain
était privé et que le propriétaire interdisait qu'on y prospecte.
N'attendant pas de me faire expulser manu militari, je me suis éclipsé
discrètement.



La Sphalérite ou Blende

Nom, étymologie et historique


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Composition chimique  ZnS (Sulfure de zinc) 
Classe minéralogique  Sulfures 
Système cristallin Cubique

Densité 3,9 à 4,2


Dureté 3.5 à 4
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Faciès et forme des cristaux

Dodécaèdre
Cube Giroèdre Hexoctaèdre
pentagonal 

 
Tétraèdre  Diploèdre 
Parfait : 1 clivage parfait formant un
Clivage
dodécaèdre (12 faces)
Fracture Cassures conchoïdales
Couleur Jaune à brun rougeâtre, parfois noir
Trace blanc à brun à jaune
       |     
Transparence    
Semi-métallique, Adamantin ou
Eclat
Résineux
Bleu, vert, orange, rouge,  [selon
Fluorescence  l'activateur : Zinc, Manganèse,
Cuivre, ] 
Gîtes hydrothermaux, associé avec
Genèse 
galène. 
Réagit avec l'acide sulfurique
(H2SO4) avec une odeur d'oeufs
Réaction à l'acide 
pourris ce qui traduit un dégagement
de sulfure d'hydrogène (H 2S)

Principaux gisements mondiaux


La sphalérite forme, dans les fissures, des cristaux à clivage parfait, à
l'éclat métallique prononcé. C'est un des sulfures les plus abondants. On
la trouve dans les filons, en général associée à la galène, à la pyrite,
parfois à la chalcopyrite (minerais complexes). Les plus grands gisements
de sphalérite sont situés sur le cours supérieur du Mississippi en
Amérique et en Europe dans la région frontière germano -belge. On connaît
aussi les gisements de Bleiberg en Carinthie, Pfibram en Bohême et Butom
en Silésie polonaise. De beaux échantillons de cristaux jaunes caramel
proviennent d'Espagne (Picos de los Europas). Cette sphalérite est taillée
comme pierre précieuse.

Gisements français remarquables


Dans le Gard, la mine des Malines, à Saint-Laurent Le Minier couvre une
surface de 3 km par 2,5 km, et les travaux représentent environ 300 km
de galerie. La mine ferma en 1994, après avoir produit presque un million
de tonnes de métaux, dont du zinc, du plomb, et 250 tonnes d'arge nt. Le
gisement est réputé pour ses spécimens de baryte blanche sur lit de
sphalérite brune ou rouge, associées à la bournonite grise. La bournonite
de Saint-Laurent peut atteindre d'importantes dimensions, les cristaux
de plus ou moins 5 cm sont un classi que apprécié pour le site, certains
cristaux allant jusqu'à 10 cm, ce qui pour l'espèce est proche du record.
Les Malines ont produit aussi de curieux spécimens de galène réticulaire.

Utilisations
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La Smithsonite

Nom, étymologie et historique


Ce minéral a été nommé "smithsonite" en l'honneur de James Smithson,
minéralogiste et chimiste anglais (1765 -1829) et fondateur du
Smithsonian Institute, Washington, D.C.

Au Moyen Age on ignorait le zinc, mais néanmoins on extrayait la


smithsonite comme minerai de zinc. Comment expliquer ce paradoxe? A
cette époque, on fabriquait une grande quantité de laiton comme en
témoignent de nombreux objets d'art parvenus jusqu'à nous. Le laiton est
un alliage de cuivre et de zinc. Dès cette époque, on connaissait de
nombreux minéraux qui, en alliage avec le cuivre, donnaient le lait on. Il
s'agissait surtout de la calamine que l'on trouvait dans les parties
supérieures des filons de zinc et de plomb. Ce n'est que dans la seconde
moitié du XVIIIe siècle que l'on a distingué dans la calamine deux
minéraux, un carbonate et un silicate de zinc, la smithsonite et
l'hémimorphite.

Le zinc est le 24e élément le plus abondant dans la croûte terrestre. On


ne le trouve pas à l'état libre dans la nature, mais sous forme d'oxyde de
zinc, ZnO, appelé zincite, sous forme de silicate de zinc, 2 ZnOSiO2H2O,
nommé hémimorphite, de carbonate de zinc, ZnCO 3, la smithsonite que
nous étudions ici, d'oxyde mixte de zinc et de fer Zn(FeO 2)O2, appelé
franklinite, et de sulfure de zinc, ZnS que nous avons détaillé ci -avant, la
sphalérite ou blende. 

)    apparaît aussi mélangée au silicate de zinc, la calamine


(minerai de zinc). Les mineurs appelaient calamine le carbonate aussi bien
que le silicate, qui en masses, ne peuvent être distingués que par le test à
l·acide. Les mineurs la reconnaissa ient au son résonnant provoqué par sa
chute sur un sol dur.

        


Composition chimique  ZnCO3
Classe minéralogique  Carbonates 
Système cristallin Rhomboédrique ou Trigonal
Pure, lourde, fragile 

Densité 4,3 à 4,5

Dureté 5
Ses cristaux sont rares et
relativement petits, le plus souvent
rhomboédriques où scalénoédriques.
Elle se présente en général en
masses mamelonnées, en masses
Forme des cristaux
concrétionnées ou botryoïdales
parfois en forme de stalactites. Elle
peut aussi constituer une roche
terreuse et friable, compacte,
granulaire ou former des croûtes. 

 

Rhomboèdre  Scalénoèdre 
Très bon bien que le clivage de la
Clivage smithsonite soit moins parfait que
celui de la calcite.

Fracture Cassure conchoïdale

Si l·on considère la formule de la


smithsonite, on observe une grande
ressemblance avec celle de la
calcite. La différence est le
remplacement du calcium par le zinc.
L·analogie est encore plus grande,
car les atomes sont disposés dans
l·espace de la même façon, hormis
Couleur quelques modifications de la maille
élémentaire, puisque les rayons
ioniques des cations Ca 2+ et Zn2+
diffèrent quelque peu. La structure
de la smithsonite est identique à
celle de la calcite. 

Dans cette structure de la calcite, le


calcium peut se trouver substitué
par d·autres cations bivalents comme
Fe2+ (domaine de solution solide
assez large, jusqu·à 22%, sans avoir
une série continue avec la sidérite),
Mn2+ ou Cu 2+. D·autres possibilités
existent, mais plus rarement, où il y
a présence très partielle de Co 2+,
Mg2+, Cd2+, Pb2+. 

La smithsonite présente aussi


quelques substitutions possibles.
Ainsi des traces de cuivre colorent
la smithsonite en vert et des traces
de cobalt en rose, jaune pour des
micros inclusions de cadmium, etc.
Sa couleur est donc extrêmement
variable selon la présence
d'éléments mineurs Elle peut aussi
être blanche ou bleue. A Beauraing,
je l·ai trouvée avec une couleur assez
indéfinissable du style vert sale,
vert kaki.... 
Trace Blanche

Eclat Vitreux à nacré 

Transparence  Translucide à opaque 

Fluorescence Nulle

La smithsonite est l'un des plus


communs minéraux d'oxydation
d'une minéralisation zincifère. Elle
est particulièrement abondante
lorsque l'encaissant de la
Genèse 
minéralisation primaire est de nature
carbonatée. On la trouve en
compagnie de la Cérusite, de la
Malachite, de l'Hydrozincite et de
l'Hémimortphite.
Si la calcite réagit très fort en
Réaction à l'acide 
présence d·acide chlorhydrique (HCl)
à froid, la smithsonite ne réagit
uniquement qu'à chaud. 

Principaux gisements mondiaux


Les meilleurs échantillons de smithsonite translucide proviennent de
Tsumeb dans le Sud-Ouest africain (Namibie) : cristaux rhomboédriques
centimétriques roses et verts très brillants et cristaux scaléonédriques
jaunâtres transparents jusqu'à 50 mm de long.

La smithsonite est largement répandue dans le monde. Un site classique


célèbre, est aussi l·ancien gisement de Moresnet ² La Calamine (Belgique),
qui est la localité-type de la willemite découverte par Lévy lorsqu·il
professait à l·Université de Liège (1828).

THE OLD JIM MINE - The Old Jim Mine situées à environ 3/4 de miles
au sud-est de la fameuse Columbia. Dans cette mine, il n'y a pas de
fluorite ni de calcite, le minerai est composé de carbonate de zinc avec
une proportion mineure de sphalérite. La zone m inéralisée est en contact
avec un dike de mica -peridotite. bLa mine Old Jim a été le plus grand
producteur de carbonate de zinc du district. La découverte a eu lieu à
l'automne de 1900, mais aucune vraie prospection n'a été faite jusqu'en
mai 1901, date à laquelle furent expédiées les premières quantités de
minerai. Les analyses des échantillons de différentes parties de la mine et
provenant des lavages, etc., réalisés par Waring & Son, de la ville de
Webb, Mo., montrent que la smithsonite pure contient 52 % de zinc
métal. La smithsonite, contient en moyenne environ 46 à 47 % de zinc. La
mine se compose de deux tranchées ouvertes, la principale, au nord, a une
longueur d'environ 400 pieds et une profondeur de 27 pieds. Un dike de
péridotite forme un des flancs de la tranchée. Les flancs de la tranchée
formés de peridotite, sont presque horizontaux, contenant les lits minces
et des nodules dispersées de chert. Le minerai de la mine est la plupart
du temps du carbonate de zinc, principalement sous forme de sm ithsonite;
en plus du carbonate simple, le carbonate de base, l'hydrozincite, se
forme également, en quantités considérables avec la smithsonite au sud
de l'axe, juste au-dessus du niveau de l'eau. De la sphalérite non oxydée
est encore trouvée aux mêmes niveaux que la smithsonite. Le minerai
associé à la smithsonite est de grain moyen, contrairement au grain très
fin rencontré habituellement dans la mine. La tranchée sud est peu
profonde, et a une longueur de 170 pieds, avec une direction moyenne de
N. 17 degrés E. Le minerai, comme dans la tranchée principale, est
composé de smithsonite, affleurant dans une zone étroite. Il y avait eu
trop peu de rendement ici pour justifier un rapport positif, mais il semble
probable que ce dépôt a été formé le long d'u n filon commun dans la
roche. La tranchée se dirige vers une caverne où une quantité
considérable de smithsonite s'est formée, tapissant de nombreuses parois
de la grotte. Dans la caverne, il y a aussi des dépôts normaux de
carbonate de calcium (stalagmi tes et stalactites qui tapissent les murs. )
Derrière ce carbonate de calcium on trouve une argile résiduelle dérivé de
la décomposition récente de la roche, argile riche en smithsonite, de
grande richesse en zinc métal. 

D'autres gisements principaux existent : Silésie polonaise, Sardaigne,


Sibérie mais aussi en Espagne à Santander et dans les Asturies. 

Gisements français remarquables


Les mines de Chessy, à 25 km au Nord -Ouest de Lyon, sont connues depuis
le XVème siècle. Un édit de 1413 de Charles VI évoque la mine. En 1809, le
maître mineur saxon Wöller découvre un important filon de carbonate de
cuivre, en l'occurrence d'azurite, dès lors appelé "mine bleue", de la
couleur de ce minéral. De très nombreux et magnifiques spécimens
d'azurite, de malachite, de smithsonite et de cuprite, le plus souvent
pseudomorphosée en malachite, sont découverts. Ce gisement, célèbre
dans le monde entier, resta pendant un siècle le meilleur pour ces espèces.
Depuis d'autres gisements ont produit des spécimens plus spect aculaires,
mais les spécimens de Chessy reste un grand "classique" de la minéralogie.

Utilisations
Minerai de zinc, parfois utilisé comme roche ornementale

Zinc, élément métallique bleuâtre, de symbole Zn, ayant de nombreuses


applications industrielles. L e zinc est l'élément de transition de numéro
atomique 30. Les minerais de zinc sont connus depuis longtemps.
Cependant, le zinc n'a pas été considéré comme un élément à part entière
avant 1746, date à laquelle le chimiste allemand Andreas Sigismund
Marggraf isola le métal en chauffant de la calamine et du charbon. 

Propriétés 
Le zinc pur est un métal cristallin, insoluble dans l'eau (chaude ou froide),
et soluble dans l'alcool, les acides et les alcalis. Il est extrêmement
fragile aux températures ordinaires, mais devient malléable entre 120°C
et 150°C; il peut être laminé en feuilles entre des rouleaux chauffés. Le
zinc ne réagit pas à l'air sec; il s'oxyde à l'air humide, en se recouvrant
d'un film de carbonate qui le protège d'une corrosion ultérieure
(phénomène de passivation). Le zinc a une masse atomique de 65,38; il
fond vers 420°C, bout vers 907°C, et a une densité de 7,14. 

Origine et obtention 

Les minerais les plus couramment utilisés pour obtenir le zinc sont la
smithsonite et la blende. La premièr e étape du procédé métallurgique
consiste à transformer les minerais en oxydes, par chauffage à hautes
températures. Les oxydes sont ensuite réduits par du carbone dans des
fours électriques, le zinc entrant en ébullition et étant distillé dans le
bouilleur, où la réduction au carbone a lieu. Le zinc obtenu par distillation
contient de petites quantités de fer, d'arsenic, de cadmium et de plomb.
Il forme alors le zinc brut. Dans une autre méthode de raffinage du zinc,
les minerais calcinés sont filtrés avec de l'acide sulfurique et, après
élimination des impuretés, la solution est électrolysée. Le zinc électrolysé
est pur et possède de meilleures qualités, telles qu'une grande résistance
à la corrosion. 

Il forme des agrégats en rognons ou botryoïdaux, ou enc ore terreux ou


fibreux. Il résulte de l'altération à l'air de la sphalérite (blende) et c'est
pourquoi on ne le trouve que dans les niveaux supérieurs des gisements. 



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