Vous êtes sur la page 1sur 8

THERESE 28 Février 2011

Vincent

La famine en Flandres en 1316

Depuis 1315, fleurissent un peu partout, des documents signalant des


difficultés frumentaires en Europe du Nord, et notamment en Flandres, une
principauté territoriale au nord du royaume de France et dont l’activité économique
se base sur des campagnes très riches et un artisanat textile.
Les deux documents suivants nous renseignent sur deux villes de Flandre durant la
période 1315-1316, Ypres, au nord de Lille, et Tournai situé près du fleuve L’Escault.
Le premier document est un extrait à l’origine latin, retranscrit ici en français, d’une
Chronique rédigée entre 1347 et 1349, par Gilles le Muisit, environ trente ans après
les faits qui nous sont rapportés ici. Une chronique est un récit ordonné d’événements
qui prend soin de situer ces événements dans le temps et de respecter leur succession
chronologique. L’auteur, Gilles le Muisit est né en 1272 à Tournai. Il devient
successivement, entre 1289 et 1348 moine à St Martin de Tournai, grenetier, prieur
puis abbé. Il a pris soin de consigner depuis 1296, date de la rébellion du comte de
Flandre contre le roi de France, les principaux événements dont il a eu connaissance.
Ce n’est qu’en 1346 qu’il entame son activité littéraire, deux ans avant de perdre la
vue. Son œuvre historique est rédigée sous forme de quatre traités, quatre Tractatus.
Les deux premiers concernent son abbaye, le troisième l’histoire de Tournai, et le
dernier le comté de Flandre. C’est le Troisième traité qui forme la véritable
chronique de Gilles de Muisit, et dont le texte suivant est extrait. La Chronique de
Gilles le Muisit, rapporte, le plus souvent année par année, les événements qu’il a vu
ou qui lui ont été raconté entre 1294 et 1349, à partir des notes qu’il avait pris
l’habitude de consigner. Vers 1348, devenu aveugle, il remet l’administration de
l’abbaye entre les mains des officiers claustraux et décède 5 ans plus tard, le 15
octobre 1353.
Le second document est un texte en ancien français extrait des comptes communaux
de la ville d’Ypres. Il s’agit d’un document officiel, émanant des autorités locales.
Tronqué à une reprise, il recense les dépenses faites par la ville entre le 1 er mai et le
30 octobre 1316 pour recueillir et enterrer les corps des personnes victimes d’une
famine. Ici, seuls le mois de mai, les dépenses des deux dernières semaines du mois
d’octobre et le total des dépenses de la ville nous sont présentés.
Des lignes 1 à 7, Gilles le Muisit raconte que la ville de Tournai doit faire face en
1316 à une pénurie de vin, de sel et de blé, causée par les intempéries et de mauvaises
récoltes. Des lignes 7 à 11 il montre que la rareté des denrées alimentaires et
l’inflation des prix oblige la population à modifier la nature et la quantité de son
alimentation habituelle. Des lignes 12 à 17 l’auteur explique que la situation est
inédite, qu’elle touche toutes les classes de la population, et que les autorités
religieuses sont dépassées. Des lignes 17 à 21, Gilles le Muisit indique que les

1
THERESE 28 Février 2011
Vincent

autorités de la ville recrutent des hommes chargés de recueillir et d’enterrer les corps,
contre une rémunération.
A la ligne 22, on décrit les lieux concernés par le brief, Maselaine et Sainte-Crois.
Des lignes 24 à 44 puis 46 à 49 il est fait état chaque samedi du mois de mai des
différents acteurs recrutés, des actions menées, de la durée de celles-ci, et des
sommes dépensées pour recueillir et enterrer les victimes. Aux lignes 44, 50, 52 et 53
le brief dresse les sommes dépensées pour la semaine, les 2 semaines ou la période du
1er mai au 30 octobre. Les lignes 54 et 55 décrivent la période concernée ainsi que le
nombre de décès.
Face à ces deux documents, nous pouvons nous demander quelles sont les facteurs et
les conséquences de cette famine, et quelle a été la réaction des autorités face à cette
situation ?
Pour y répondre, nous nous intéresserons dans un premier temps aux causes et
facteurs favorisant l’apparition de la famine, puis dans une seconde partie nous
étudierons les conséquences de celle-ci. Enfin, dans une troisième et dernière partie,
nous verrons quelles ont été les mesures prises par les autorités.

I. Causes et modalités de la famine

A) Le manque de ressources

Gilles le Muisit souligne 3 types de pénuries.

Tout d’abord, je cite ligne 1 « il y eut une telle pénurie de vin en France que l’on ne
buvait à Tournai que des vins de Saint-Jean ». Gilles le Muisit fait ici référence à St
Jean des Chaufours, une paroisse située à Tournai. Cette expression montre que
l’approvisionnement en vin venant des principales régions productrices (région
Parisienne, la Bourgogne, le Bordelais) est impossible. Les habitants n’ont plus
qu’une solution, consommer le vin issu des vignes locales de Saint-Jean des
Chaufours, sur la rive gauche de l’Escaut, et de qualité très certainement inférieure
car la Flandre est une région peu propice à la culture de vigne.

Ensuite, ligne 4, je cite « il se produisit une disette de blé et de sel ». En période de
soudure, la disette, c'est-à-dire un manque de ressources, n’est pas quelque chose
d’exceptionnel. Le sel et le blé sont deux produits sont très importants : Le sel permet
la conservation des aliments. La pénurie de sel semble venir du mauvais temps qui
empêcherait l’évaporation naturelle de l’eau de mer. Quant au blé c’est l’ingrédient
de base dans la nourriture du Moyen-âge, puisqu’on estime qu’aux 12ème et 13ème
siècles, les céréales fournissent 75 à 80% des calories consommés en Europe.

2
THERESE 28 Février 2011
Vincent

Quand se déroulent cette pénurie et cette disette ? L’auteur nous dit ligne 2 « Après la
disparition du roi Louis […] ». Il fait ici allusion au roi Louis X le Hutin, bien connu
à Tournai puisque celui-ci était venu à Tournai l’année précédente, en 1315. Il décède
le 5 juin 1316. Puis, l’auteur précise lignes 5-6 que « l’année 1316, vers mai la
pénurie et la disette avaient augmenté». Ces deux expressions nous permettent de
situer les événements vers les mois de mai-juin de l’année 1316, toutefois Gilles le
Muisit fait une légère erreur de chronologie en plaçant la mort du roi avant mai 1316
et en voulant montrer que la situation s’est aggravée entre sa mort et le mois de mai.
Cela s’explique sans doute par le fait que l’auteur raconte des événements qui se sont
déroulés il y a plus de 30 ans. Quoiqu’il en soit, en mai-juin 1316, nous nous
trouvons à la période de la soudure, c’est à dire que les récoltes insuffisantes de
l’année précédentes sont épuisées, et celles de l’année en cours ne sont pas encore
recueillies. Le Nord de la France, les Pays-Bas et l’Angleterre connaissent en effet
des récoltes de blé médiocres en 1314, très mauvaises en 1315. Dès lors la pénurie
s’est fait sentir dès l’automne 1315.

L’auteur est graduel dans son développement : Après avoir parlé de pénurie, puis de
disette, il parle maintenant de « famine » ligne 12. La différence entre la disette et la
famine, est la mort sépare ces deux termes. La disette fait seulement souffrir. Voyons
dans une seconde sous-partie comment Gilles le Muisit explique cette famine.

B. Un phénomène expliqué par l’auteur: la météo

A plusieurs reprises Gilles le Muisit explique cette disette, famine, je cite lignes 3 et 4
« en raison de pluies torrentielles et du fait que les biens de la terre furent récoltés
dans de mauvaises conditions et détruits en mains endroits» ou encore ligne 6 « des
intempéries et des désordres atmosphériques ». Alors que le XIIIème siècle
appartient à « l’optimum climatique médiéval », caractérisé par des printemps chauds
et des étés secs, un changement climatique semble se produire à partir de 1310, avec
une série d’étés et d’hiver pluvieux. Cela se traduit donc à partir de 1310 par une
humidité générale du climat non méditerranéen. L’ouvrage de Pierre Alexandre « Le
climat en Europe au Moyen-âge » distingue les variantes régionales en termes de
pluviométrie en s’appuyant sur des données textuelles, des témoignages de l’époque,
et confirme cette théorie (voir tableau). On voit qu’en 1315, année précédant les
événements décrits par Gilles le Muisit, il y a eu 1 mois de pluie au printemps, 3 mois
de pluie en été, et 2 mois de pluie en automne. Ainsi, l’année 1315 est
particulièrement rude pour la récolte, la production céréalière et viticole, mais aussi
pour la production de sel, et contraste avec les conditions optimales qu’a connues
l’Europe entre 1270 et 1300.
3
THERESE 28 Février 2011
Vincent

La disette, classique en période de soudure, s’accompagne d’une famine provoquée


par le mauvais temps. Ces deux facteurs cumulés ont des conséquences économiques,
alimentaires et démographique.

II. De multiples conséquences

A) Malnutrition et inflation des prix

Face au manque de nourriture classique, auquel la population s’était habituée depuis


des années grâce à des conditions optimales, je cite ligne 10-11 « beaucoup
mélangeaient comme ils le pouvaient des fèves, de l’orge, des vesces et tous les
grains qu’ils réussissaient à se procurer et ils en faisaient du pain qu’ils mangeaient ».
Les fèves et les vesces font partis des légumineuses. L’orge est surtout une céréale
d’hiver, peu exigeante, aussi donnée aux animaux. Ainsi, le peuple se tourne vers une
autre alimentation, mais ces aliments ne contiennent pas toutes les vitamines,
protéines nécessaires à la protection des organismes contre les maladies. Cette
solution ne peut donc être que temporaire, car dès lors ou cette situation se prolonge,
les carences deviennent nombreuses et je cite lignes 12-13 « les corps commencèrent
à s’affaiblir et les infirmités à se développer».

Dans le texte, Gilles le Muisit distingue deux périodes dans le prix des denrées, afin
d’illustrer l’inflation. Une première période selon laquelle je cite lignes 4-5 « la
rasière de sel était vendue 6 livres », et une seconde période où lignes 7-8 « la rasière
de blé se vendait 60 sous, la rasière d’avoine 27 sous, la rasière de pois 45 sous ».
Malheureusement, ce ne sont pas les mêmes denrées qui sont données dans ces 2
périodes, il n’est donc pas évident de se rendre compte de l’inflation à première vue.
Toutefois, des sources nous permettent d’affirmer que les prix de certains produits
étaient de 11 à 24 fois supérieurs à la normale. Ainsi, alors que le muid de Louvain
(froment ?) se vend 5lb en novembre 1315, il s’élève à 7 lb avant le 24 décembre
1315, à 10lb avant le 11 avril 1316, et 16 lb avant le 24 juin. Autre exemple, en 1316
le prix du muid de seigle à Hesbaye était de 11 florins. L’année suivante il ne se
vendait qu’1 florin. En 1315, à Fosses le muid d’épeautre vaut 72 gros. En 1318 il ne
vaut plus que 6 gros.

Ainsi, face à cette inflation, les classes les plus démunies ne peuvent se procurer de
vivres. Mais selon Gilles le Muisit, la famine touchait aussi les classes aisées, c’est
ce que nous allons voir dans une seconde sous-partie.

B. Intensité et victimes de la famine

4
THERESE 28 Février 2011
Vincent

Je cite lignes 14-15 « il mourait chaque jour tant de personnes, hommes et femmes,
appartenant aux classes dirigeantes, moyennes et pauvres ». Il est en réalité peu
probable que la famine ait touché les classes aisées, ces dernières veillent à profiter
des années de bonne récolte pour constituer des réserves. La famine de 1316 ne les a
sans doute pas affectés comme le laisse entendre Gilles le Muisit. Ici, il est probable
que l’auteur n’ait pas fait la distinction dans le temps entre la famine et l’épidémie, ce
qui nous est confirmé par l’expression ligne 16 «l’air était pour ainsi dire
complètement corrompu ». On peut donc affirmer que la famine a été suivie d’une
épidémie.

Quelle a été la portée de cette famine ? Pour Gilles le Muisit, je cite lignes 13-14 « il
résulta une mortalité si forte qu’aucun être alors vivant n’en avait jamais vu de
semblable ou n’en avait entendu parler.  La situation apparaît comme exceptionnelle.
Van Werveke estime en effet qu’il s’agit de la grande famine du siècle, et qu’en
moyenne il ne s’en produit qu’une par siècle (1125, 1197, 1316). Pour évaluer
objectivement l’intensité de cette famine, on peut s’appuyer sur le compte de la ville
d’Ypres, où je cite ligne 54 «le compte accuse pour la période du 1 er mai au 30
octobre 1316 un total de 2794 morts ». Van Wervèke estime à cette époque la
population de la ville à 28 000 habitants. Même s’il n’est pas dit explicitement que
ces décès sont dus à la famine, les témoignages de l’époque, qu’il s’agisse de la
chronique de Gilles le Muisit, de celle de Jan de Klerk (ou Jan Boendale), ou encore
de Van Velthem (chroniqueur belge, né probablement vers 1290. 1313 : curé de
Velthem en Brabant. Il y composa une chronique rimée qui se compose de huit livres)
concordent et permettent d’affirmer que ce taux de mortalité d’environ 10% de la
population est principalement du à une famine, non à une épidémie. De plus, la ville
d’Ypres était un centre industriel, elle a du compter un plus grand nombre d’ouvriers
salariés, donc de gens pauvres, facteur favorisant l’apparition de la famine. Enfin,
contrairement à d’autres villes, comme Bruges ?, Ypres ne bénéficiait pas de ports,
ce qui aurait favorisé le ravitaillement. Ces deux caractéristiques expliquent en partie
ce taux de 10%, alors que pour la même période il n’est par exemple que de 5,5% à
Bruges par exemple.

Face à la mortalité provoquée par cette famine, socialement sélective, autorités


religieuse et municipale ont réagis.

5
THERESE 28 Février 2011
Vincent

III. La réaction des autorités

A) Le rôle joué par l’Eglise

À Ypres, je cite lignes 35 et 42 « à cheaus del ospital pour assambler et porter


les mors aval les rues». Il faut ici rappeler que l’hôpital au Moyen-âge se compose de
frères et de sœurs, vivant en communauté et selon les statuts des règles monastiques.
On a ici l’exemple lignes 31 et 46 du « frere Jake del opsital ». Il apparaît dans le
document comme un responsable de l’organisation de l’hôpital au sujet de la famine,
puisque c’est à lui que les autorités distribuent l’argent ligne 45, et c’est à lui je cite
ligne 31 de « faire porter et quillir les mors aval les rues ».

Cependant, le brief montre que le nombre de morts croit rapidement. Alors qu’on
recense je cite ligne 28 à 32 « le semedi après le jour de may veille saint
Nicholay (c'est-à-dire le 8 mai) […] 54 mors ceste semaine », ils sont je cite lignes
45-46 « le samedi velle de le Pentecouste […] 146». On recense donc presque 3 fois
plus de décès, en l’espace de 3 semaines. Cette explosion de la mortalité au mois de
mai confirme les propos de Gilles le Muisit, et semble expliquer que, je cite lignes
16-17 «les prêtres des paroisses ne savaient de quel côté se tourner ». Il semble qu’à
partir de ce moment, par manque de temps et de place, on enterre les morts dans des
fosses communes, et les prêtres se contentent d’une cérémonie pour l’ensemble.

Les structures habituelles ne semblent pas suffisantes pour faire face à la mortalité.
Face à cette situation inédite, la ville décide d’assister l’Eglise.

B) La prise en charge par les autorités municipales

Le premier document n’en donne qu’un bref aperçu, je cite lignes 18-19 «les
conseillers de la cité donnèrent l’ordre et confièrent le soin à certains de porter les
corps pour les ensevelir ». Le soin des morts n’est alors plus seulement l’affaire de
l’Eglise, mais aussi l’affaire de particuliers. Le brief, par sa nature même, est
beaucoup plus précis, puisqu’il cite certains particuliers chargés de s’occuper des
morts, tel que ligne 24 « Jehan de le Beke » ou « Thieribus » ligne 26, ainsi que
certains décès eux-aussi précis comme lignes 33-34 «entre le porte dou Bure et le
porte douo Temple une feme qui fu mourdrie ».

Par ailleurs, différentes méthodes de rémunération sont mises en place selon les
villes. Ainsi, à Tournai je cite lignes 20-21 «pour chaque personne [ensevelie] un
salaire déterminé était versé ». Ici la rémunération se fait par tête, c'est-à-dire selon le
nombre de corps enterrés. A Ypres en revanche, on rémunère par période de travail,

6
THERESE 28 Février 2011
Vincent

quelque soit le nombre de morts. Ainsi, je cite lignes 37-38 : «  As « delvers » de le


Maselaine pour ceste semaine : 20 sous », « Al «delvere » de Sainte-Crois pour une
semaine : 10 sous. ». On constate aussi tout au long du brief que le travail n’est pas
rémunéré de la même manière selon les quartiers. Ainsi, on est deux fois mieux payés
si l’on travaille à Maselaine qu’à Sainte-Crois.

En conclusion, la famine de 1316, causée par la mauvaise récolte de l’année


précédente est elle-même due aux mauvaises conditions climatiques qui ont sévit
en Europe. Il en résulte une forte mortalité, à laquelle tenteront de répondre
autorités religieuse et municipale, comme en témoigne le très précis compte
d’Ypres. Par ailleurs, il faut souligner l’apport de Gilles le Muisit sur la connaissance
de cette famine. Contemporain des événements, témoin oculaire et qui plus est
consciencieux, il nous livre un témoignage fiable sur la famine qui sévit en Flandre
en 1316. Un autre élément, échappe à Gilles le Muisit : A la fin du XIIIème siècle, les
défrichements s’arrêtent alors que la population continue d’augmenter. La
conséquence est alors le morcellement des parcelles, et beaucoup ont alors des
terres trop petites pour en vivre. : Le changement climatique sert alors de
révélateur. L’année suivant la famine de 1316 marque la transition vers une
situation normale, favorisée par l’intervention des autorités urbaines qui se tiennent
désormais sur leurs gardes, et par la récolte de 1316, sans doute meilleure que celle
de 1315.

7
THERESE 28 Février 2011
Vincent

BIBLIOGRAPHIE
La famine en Flandre en 1316

SOURCE

G. LE MUISIT, Chronique, trad. dans J. Glénisson, J. Day, Textes et documents d’histoire du Moyen-
âge, XIVème-XVème siècles, t.1, Paris, 1970

OUVRAGES GENERAUX

GAUVARD Claude, La France au Moyen Age du Vème au XVème siècle, Paris, PUF, 4e éd. 2002

BOURIN –DERRUAU Monique, Temps d’équilibres, temps de ruptures : XIII ème siècle, Paris, Ed. du
Seuil, 1990.

BOIS Guy, La grande dépression médiévale, XIVème XVème siècles. Le précédent d’une crise
systémique, PUF, 2000.

OUVRAGES SPECIALISES

VAN WERVEKE Hans, La famine de l’an 1316 en Flandre et dans les régions voisines, dans Revue du
Nord, 1959, p.5-14

ALEXANDRE Pierre, Le climat en Europe au Moyen Âge : contribution à l'histoire des variations
climatiques de 1000 à 1425, d'après les sources narratives de l'Europe occidentale, Paris, Éd. de
l'École des hautes études en sciences sociales, 1987.

OUTILS DE TRAVAIL

Dictionnaire du Moyen Âge, (dir.) de Claude Gauvard, Alain de Libera, Michel Zink, Paris, PUF,
2002. Art. Céréaliculture, hôpital.

Dictionnaire des lettres françaises: le Moyen Age,  sous dir. du Cardinal Georges Grente, Paris,
Librairie Arthème Fayard , 1964. Art : Gilles le Muisit.

Vous aimerez peut-être aussi