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CALCUL DES COURANTS

DE COURTS-CIRCUITS
INTRODUCTION

Il existe deux types de phénomènes


transitoires dans les systèmes électriques:

 Les phénomènes transitoires


électromécaniques.

 Les phénomènes transitoires


électromagnétiques.
1. Les phénomènes transitoires
électromécaniques sont principalement
dus :
 A la variation des grandes charges.
 A une perte de production importante.
 Ouverture de ligne d’interconnexion.
 A la modification de la configuration du
réseau suite au fonctionnement des
protections sur défaut etc....
Ce sont des phénomènes lents car ils
sont directement liés à l’inertie des
machines électriques de production.
Leur durée varie de 1 seconde jusqu’à
quelques minutes. Ils se manifestent par
des oscillations ou des marches
asynchrones des alternateurs.
2. Les phénomènes transitoires
électromagnétiques sont principalement
dus :
 Aux court circuits de tout type.
 A l’action des régulateurs de tension des
alternateurs (désexcitation ou
surexcitation).
 A la modification de la configuration du
réseau suite au fonctionnement des
protections sur défaut etc....
 Enclenchement ou déclenchement de
grandes charges etc….
Ce sont des phénomènes rapides qui
durent de quelques millisecondes
jusqu’à quelques centaines de secondes.
Ils sont indésirables sur le réseau.
Leur élimination nécessite l’intervention
rapide et sélective des protections
électriques .
L’objet de notre présentation consiste à
présenter le phénomène le plus fréquent
parmis les phénomènes transitoires
électromagnétiques à savoir:
les court circuits.
DEFINITION D’UN COURT-CIRCUIT

Le court-circuit est la connexion


volontaire ou accidentelle, par un
conducteur de faible résistance, de deux
points d’un circuit électrique entre
lesquels il existe une différence de
potentielle.
D’un autre point de vue les court-circuits
apparaissent lorsque l’isolement entre
deux conducteurs de tensions différentes
ou entre un conducteur sous tension et la
terre est rompu.
Les courts-circuits engendrent des
courants très importants dans les
éléments constituants le réseau.
CAUSES DES COURTS-CIRCUITS

 Contact accidentel entre phases et


phase et terre.
 Vieillissement des isolations
(insuffisance de maintenance, surtension).
 Défauts mécaniques des câbles
souterrains.
 Contournements des chaînes d’isolateurs
de lignes etc….
Le processus de court-circuit se présente
toujours avec des lois de variations des
tensions et courants qui dépendent
essentiellement de la puissance et des
impédances de la source ainsi que des
impédances des éléments qui
constituent ce réseau.
Si le courant de court-circuit garde les
mêmes valeurs dans les circuits qu’il
traverse; La tension par contre est
minimale au point de défaut et elle va en
augmentant jusqu’à la source.
Exemple de cc: Moteur

M
C.C

~
Syst. TR1 Ligne TR2 Câble

Schéma équivalent:
C.C

E Xalt Xtr1 XL Xtr2 Xcab Xmot


Le courant de charge avant le cc est estimé à:

E
Ich =
√ 3 ( Xalt + Xtr1 + XL + Xtr2 + Xcab + Xmot )

Le courant de court-circuit:

E
Icc =
√ 3 ( Xalt + Xtr1 + XL )
Habituellement les courts-circuits
apparaissent avec une résistance due à
l’arc électrique. Quand on néglige cette
résistance on dit que le court-circuit est
métallique. C’est généralement ce type
de défaut qui est traité pour définir les
grandeurs des courants de
dimensionnement et de choix du
matériel électrique ainsi que les réglages
des protections des réseaux.
Les différents types de courts-circuits

 Les courts-circuits triphasés.

 Les courts-circuits biphasés isolés.

 Les courts-circuits biphasés à la terre.

 Les courts-circuits monophasés à la terre.


Conséquences des court-circuits sur
les éléments du réseau
L’augmentation de courant lors du court-circuit par
suite de la diminution de l’impédance a pour effet de
provoquer:

 Des échauffements excessifs qui s’accumulent dans


les éléments de réseaux et pouvant s’avérer destructifs
Si la tenue thermique venait à être dépassée.
Cet effet d’accumulation n’est pas constaté en cas de
situation de charge normale durant laquelle le
processus est lent et l’échange de température avec l’air
ambiant à le temps de se réaliser.
 Des efforts électrodynamiques importants
qui peuvent être à l’origine de la dislocation ou
la déformation des enroulements des machines
tournantes et des transformateurs.

 Une diminution notable de la tension du réseau


en raison de la réaction magnétique d’induit des
alternateurs. C’est un effet très défavorable pour
les consommateurs et les moteurs asynchrones
dont le couple électromagnétique dépend du carré
de la tension d’alimentation.
 Perturbation de l’équilibre entre le couple
électromagnétique de l’alternateur et le couple
mécanique de la turbine. Ce qui peut avoir pour
effet une perte de synchronisme et entraîner des
déclenchements de machines de production
graves et aboutir à un black out de tout le réseau.
But des calculs des courants
de court-circuit

Les calculs des courants de court-circuit sont réalisés


le plus souvent pour choisir le matériel électrique du
point de vue de la tenue thermique ou de la tenue
dynamique. Ces valeurs de courant sont aussi calculées
pour choisir les valeurs de réglages des protections
installées dans les postes de transformations et les
centrales électriques pour préserver le matériel.
Afin d’aboutir à des équations simples sans avoir de
grandes erreurs d’estimation (10 %), il est admis les
hypothèses simplificatrices suivantes :

Le système triphasé est symétrique.

Le court-circuit est métallique. Il ne présente pas


de résistance de défaut.

Les forces électromotrices de tous les alternateurs


du réseau sont en phase.
Les circuits magnétiques des machines électriques
ne se saturent pas.

Les capacités de tous éléments électriques du schéma


considéré sont négligeables.

Les résistances de tous les éléments sont négligeables


pour le réseau haute tension.
Schéma équivalent de réseau

Exemple de cc triphasé:

EA Lcc rcc r1 L1

EB Lcc rcc r1 L1

EC Lcc rcc r1 L1

Gauche Droite
Tronçon de droite:
Le courant dans cette partie du circuit existera
pendant le temps nécessaire à la dissipation de
l’énergie accumulée dans l’inductance l1.
Pour chaque phase l’équation de la tension est:

0 = r1. i + L1 . di/dt

La solution de cette équation différentielle est:


-t/Ta1
i (t) = ia0 . e
Les trois courants s’amortissent suivant une
forme exponentielle avec une même constante
de temps Ta1. Dans une des trois phase le
courant peut même ne pas exister si à l’instant
du CC ce courant passe par zéro.
Les deux courant qui restent sont alors
différents de zéro et opposés.

-1
Pour t= Ta1 ⇒ e = 0,368
Variation du courant dans la partie droite
i at

-t/Ta1
ia0
i a = ia0 . e
0.368 ia0

t
Ta1

Les courants finiront par s’annuler


Tronçon de gauche:

Dans cette partie du circuit le courant


de court-circuit est entretenu. Il est
composé d’un courant apériodique et
d’un courant périodique en raison de
la non linéarité de la source
(Alternateur).
L’équation régissant ce circuit est:
u = rcc. i + Lcc . di/dt

La solution de cette équation est la suivante:

-t/Ta1
α - ϕcc ).
ωt + α - ϕcc ) - Sin (α
icc (t) = Umax Sin (ω
Zcc
e
Avec:
• ϕcc : Déphasage entre U et I.
α : Angle de la tension à t = 0
•α
Le courant de court-circuit total comporte
deux composantes principales:

 La composante périodique ou parfois


appelée composante forcée, qui varie
suivant la fréquence de la source:
En posant: Umax
Ipmax =
Zcc

ωt + α - ϕcc )
iccp (t) = Ipmax . Sin (ω
Le courant de court-circuit total comporte
deux composantes:

 La composante apériodique ou parfois


appelée libre, qui est due à la variation du
champs magnétique dans l’inductance Lcc.

-t/Ta1
α - ϕcc ) .
iccap (t) = ia0 . Sin (α e
Dans la composante périodique, l’angle ϕcc dépend
de rcc et Lcc. Cet angle varie entre 45° et 90°.

Les conditions qui permettent d’avoir un courant


apériodique maximal à t =0 sont:

ϕcc = 90° Soit Xcc >> Rcc


α = 0° le court-circuit coïncide avec le passage de
la tension par zéro.
Parce que le courant dans un circuit inductif ne
peut varier instantanément, par définition Le
courant de court-circuit total à l’instant t=0 sera
nul si le courant de charge initial est négligé.
Dans ce cas :

icc0 = icc0p + icc0ap =0 ⇒ icc0p = - icc0ap

Avec :
icc0p = Ipmax . Sin ( - ϕcc ) = - Ipmax
Icc(t)
Iccp(t)
U,I
Iccap(t)

Un
In

t
Comme on vient de le constater sur le graphe,
le régime transitoire de courant est compliqué
par suite de la variation de la f.e.m. résultant
du court-circuit. Pour simplifier on se dit que
la f.e.m est constante mais s’est plutôt la
réactance qui varie en trois étapes:
La réactance subtransitoire intervenant pendant
1 à 2/100 de secondes après l’apparition du défaut.

La réactance transitoire intervenant pendant


quelques 1/10 de secondes après l’apparition du
défaut.
La réactance permanente qui est considérée au
delà de 0.3 à 0.5 secondes.
Il y a lieu de remarquer par ailleurs que deux cas
peuvent se présenter:
La composante apériodique est maximale
(cas ou le cc coïncide avec le passage de la
tension par zéro). Dans ce cas on est en
présence d’un régime asymétrique.

La composante apériodique est nulle (cas


ou le cc coïncide avec le passage de la tension
par le maximum). Dans ce cas on est en
présence d’un régime symétrique.
En considérant les conditions les plus
défavorables (Xcc >> Rcc et α = 0°) l’équation
du courant de court-circuit total s’écrit:
-t/Ta1 -t/Ta1
icc = Imax + Imax . e = Imax ( 1+ . e )
La courbe précédente montre que le courant de
court-circuit total atteint sa valeur maximale après
une demie période de 50 Hz. Soit après 10 ms.
Cette valeur de courant correspond à la valeur
du courant de choc
Expression du courant de choc:

-0.01/Ta1
ichoc = Imax ( 1+ . e )
Avec le courant maximum

Imax = √ 2 . I Le coefficient de choc:

kchoc = 1+ . e
-0.01/Ta1

ichoc = kchoc . √ 2 . I
Variation du coefficient de choc en fonction de
Rcc/Lcc

kchoc

1
0 0,5 1 Rcc/Lcc
La tenue thermique est choisie en fonction:
 Du courant de court-circuit établi ou
encore la valeur efficace du courant de
court-circuit.
 Du temps de réaction de la protection.

La tenue dynamique est déterminée en


fonction du coefficient de choc et du
courant maximum de court-circuit.
Remarquons que pour les courts-circuits
proches des sources le coefficient se
rapproche de la valeur maximale 2 (il est
choisi généralement entre 1,7 à 1.8).
Pour les défauts lointains le coefficient de
choc est sans influence sur la valeur du
courant de court-circuit total, il avoisine la
valeur 1 .
Calcul des courants de court-circuit symétriques

Les courts-circuits symétriques sont des


phénomènes transitoires électromagnétiques
qui ont la particularité de rester équilibrés en
phases et en modules. La détermination de ces
courants se fait suivant la méthode suivante:
1. On compose le schéma de calcul avec tous
ses éléments (ex. ci-dessous).
C.C3
Moteur
M

Source T1 Ligne T2 Câble

2. On remplace tous les éléments du réseau


considéré par leurs impédances.
C.C3
Xcab

E’’ Xd’’ XT1 XL XT2


X’’dm E’’M
Valeurs moyennes des réactances et f.e.m subtransitoires
en valeurs relatives.

Elément de réseau X’’ E’’


Alternateur TV (jusqu’à 100 MW) 0.125 1.08
Alternateur TV ( de 100 MW jusqu’à 500 MW) 0.2 1.13
Alternateur Tur. Hydr. (avec enroule. Amort.) 0.2 1.13

Alternateur Tur. Hydr. (sans enroule. Amort.) 0.27 1.18

Moteur synchrone 0.2 1.1


Moteur asynchrone 0.2 0.9
Compensateur synchrone 0.2 1.2
Charge généralisée 0.35 0.85
3. On simplifie par la suite le schéma jusqu’à
obtenir une ou plusieurs sources qui
alimentent le court-circuit à travers des
réactances équivalentes obtenues après la
réduction du schéma.

C.C3

E’’ X’’IΣΣ X’’IIΣΣ E’’M

I’’I I’’II

Avec:
X’’IΣΣ = Xd ’’ + XT1 + XL + XT2
X’’IIΣΣ = X’’dm
4. Selon la loi d’Ohm on calcule la valeur
initiale du courant périodique du courant
de court-circuit en régime subtransitoire.

Ip,0I = I’’I = E’’ Ip,0II = I’’II = E’’M


X’’IΣΣ X’’IIΣΣ

Le courant total est:

Ip,0CC = I’’CC = Ip,0I + Ip,0II


5. Calculs en unités relatives.

Dans les schémas complexes on utilise


habituellement la méthode des unités relatives
qui consiste à choisir une puissance de base Sb
et une tension de référence Ub à laquelle sont
ramenées toutes les réactances des éléments
constituants le schéma. La tension de référence
est choisie égale à la tension moyenne de
l’élément en court-circuit.
Les tensions moyennes sont définies à partir:

Umoy = 1,0.5 * Un

Ub = 5,75 kV; 6,3 kV; 10,5 kV; 13,8 kV;


15,75 kV; 20,0 kV; 31,5 kV; 37,0 kV; 63,0
kV; 95,0 kV; 115,0 kV; 154,0 kV; 230,0 kV;
420,0 kV etc….
Courant de base Impédance de base
Sb Ub Ub2
Ib = Zb = =
√ 3 . Ub √ 3 . Ib Sb2

Valeurs relatives:

I U E
Ib = Ub = Eb =
* Ib * Ub * Eb
S X
Sb = Xb =
* Sb * Xb
Paramètres du schéma équivalent

Machine synchrone:
Les grandeurs subtransitoires (f.e.m E’’ et X’’) des
alternateurs peuvent être choisies dans le tableau
précédent.

E’’ X’’
* *
Moteur asynchrone MT:
On le considère pratiquement comme un alternateur,
mais parfois, la réactance subtransitoire X’’dm est
choisie en fonction du coefficient de démarrage.

Idem 1
Kdem = X’’dm =
Inom * Kdem

E’’m X’’dm
* *
Transformateur à deux enroulements:
Il faut connaître : Un1, Un2, Sn et Ucc% .

Démontrons aussi que Ucc% est pratiquement égale à XTn.

Un2 . Ucc% Un . Ucc% ; Un


ZT = = ZTn =
Sn 100 √ 3 . In 100 √ 3 . In

ZT Un . Ucc% . √ 3 . In Ucc%
ZTn = = =
* ZTn √ 3 . In 100 Un 100
En négligeant la résistance des enroulements.
Ucc% ≅ XTn
ZTn =
* 100 *

Réactance ramenée du transformateur.

XTn . Sb Ucc% . Sb
XTb = * XTb =
* Sn * 100 Sn

HT

⇔ XTb
*
MT
Transformateur à trois enroulements:
Il faut connaître : Un1, Un2, Un3, Sn1, Sn2, Sn3,
Ucc%12 , Ucc%13 , Ucc%23 .

0,5 Sb
XT1b = . ( Ucc%12 + Ucc%13 - Ucc %23 ) .
* 100 Sn

0,5 . . Sb
XT2b = ( Ucc%12 - Ucc%13 + Ucc %23 )
* 100 Sn

0,5 . . Sb
XT3b = (- Ucc%12 + Ucc%13 + Ucc %23 )
* 100 Sn
Schéma équivalent:

HT XT2b
* 2
XT1b
BT
⇔ 1
*

XT3b 3
MT *

Transformateur à enroulements désagrégés:


Ce type de transformateur est recommandé pour faire la
limitation des courants de court-circuit parce qu’il est
caractérisé par une tension de court-circuit élevée.

Il faut connaître : Un1, Un2, Sn1, Sn2, Ucc%12 .


0,125 . Ucc%12 . Sb 1,75 . Ucc%12 . Sb
XT1b = XT2b =
* 100 Sn * 100 Sn

HT MT
HT
MT

MT MT
⇔ XT2b
* 2
XT1b
1
*

XT2b 2
*
Lignes aériennes et souterraines.

X = X0 . L . Sb r=r0.L. Sb
* Umoy2 * Umoy2
Avec:
X0 et r 0 en Ω/km.
L : longueur en km.

Réactance de Limitation.
Pour le réacteur simple il faut connaître : Un (kV), In
(kA), XnR ( %).

⇔ XR
*
XnR . Un . Sb
XR =
* 100 √ 3 . In Umoy 2

Pour le réacteur double il faut connaître : Un (kV), In (kA),


XnR ( %), k (coefficient de liaison généralement égal à 0,5) .

X1b
*

⇔ X22b
X21b
* *
- k . Xnom Sb - k . . Un . XnR . Sb
X1b = . =
* Umoy 2
√ 3 . In 100 Umoy 2

Sb
X21b = X22b = (k+1). Xnom .
* * Umoy2
Soit:

X21b = X22b = (K+1). . Un . XnR . Sb


* * √ 3 . In 100 Umoy2

Le réacteur double est utilisable non seulement pour la limitation


des courants de court-circuit, mais aussi pour que les
affaissements de tension lors des court circuits n’affectent que les
départs issus de la demi réactance en défaut. La tension sur
l’autre demi réactance est très peu affectée.
Charges généralisées.
C’est une charge équivalente. Elle est
composée par les charges d’éclairage, les
moteurs dont P<1000 kW, les redresseurs, les
fours électriques etc….

Régime subtransitoire:

Xn = 0,35
*
Régime établi:

Xn = 1,20
*
Réactance ramenée: XCH = Xn . Sb
* * SnCH

La f.e.m de la charge est: E’’ = 0,85


*

Le schéma équivalent: E’’ XCH


* *
Formules utilisés pour réduire
les schémas équivalents.

 Impédances en série:
X1 X2 Xeq


Xeq= X1 + X2

 Impédances en parallèle:
X1
Xeq

X2 ⇔
X1 . X2
Xeq=
X1 + X2
 Transformation triangle-étoile des impédances

A A

XA


XCA XAB

XC XB
C B
C B
XBC

XAB . XCA XAB . XBC


XA = XB =
XAB + XBC + XCA XAB + XBC + XCA

XCA . XBC
XC =
XAB + XBC + XCA
 Transformation étoile-triangle des impédances
A A

XA


XCA XAB

XC XB
C B
C B
XBC

XA . XB + XB . XC + XC . XA XA . XB + XB . XC + XC . XA
XAB = XBC =
XC XA

XA . XB + XB . XC + XC . XA
XCA =
XB
Détermination de la composante périodique
du courant de court-circuit
Soit:
E’’s ~ Syst.
*

T1 Câble Moteur
L1 L2 C.C3 M

E’’mot
*
Charge
généralisée
Câble T2 E’’ch
*
Le schéma équivalent est:

E’’s
*

X’’s + XL/2 I’’s C.C3


* *

X’’mot + XC + XT1 X’’ch + XC + XT2


* * * I’’mot I’’ch * * *

E’’mot E’’ch
* *
Il n’est pas possible de mettre en parallèle les trois
f.e.m parce qu’elles ne sont pas égales. Le courant
total de court-circuit sera égal à la somme des trois
courants alimentant le défaut.
E’’s E’’mot
I’’s = * I’’mot = *
X’’s + XL/2 X’’mot + XC + XT1
* * * * *
E’’ch
I’’ch = *
X’’ch + XC + XT2
* * *

I’’Σ = I’’s + I’’mot + I’’ch


Détermination du courant de choc et de
la composante apériodique du courant
de court-circuit

La valeur du courant de choc permet de vérifier


la tenue dynamique des appareils électriques et
des conducteurs.

ichoc = kchoc . √ 2 . I’’


La composante apériodique du
courant de court-circuit à l’instant
t=0 est égale à la valeur maximale
du courant périodique. Soit:

Icc0ap = √ 2 . I’’
En présence de sources différentes telles que par exemple
la représentation d’une source « système » avec une
machine seule, il n’est pas possible de regrouper les deux
sources sur l’exemple du schéma suivant:

X’’1
* C.C3
X’’3
E’’Sys. I’’Sys. *
*
X’’2
* I’’Σ

E’’Alt. I’’Alt.
*
Dans ce cas précis de schéma il est nécessaire de
faire la séparation des impédances et passer à un
schéma à deux branches.
Soit le schéma suivant:

E2 E1 E2 E1

I2 X2 I1 X1 ⇔ I2 X22 I1 X11

C.C3
C.C3 X3
D’après les schémas précédents on écrire:
X1 . X2 X11 . X22
Xeq = + X3 =
X1 + X 2 X11 + X22

X22 X11 X22 Xeq


I1 = .I = . .I = .I 1
X11 + X22 X11 X11 + X22 X11

X11 X22 X11 Xeq


I2 = .I = . .I = .I 2
X11 + X22 X22 X11 + X22 X22

Par ailleurs

X2 X2
I1 = .I 3 I1 = .I 4
X1 + X 2 X1 + X 2
Des équations 1 et 3 nous aurons:

X1 + X2 . Xeq
X11 =
X2

Des équations 2 et 4 nous aurons:

X1 + X2 . Xeq
X22 =
X1
Exemple de calcul pratique

Soit le schéma suivant :


T2

~
L3
G
Syst. T1
~ L1 C.C3
60 kV
L2
60 kV
L4 D
T3

Il s’agit de choisir puis vérifier le disjoncteur D du schéma :


Le schéma équivalent est :

E’’G
XL3 XT2 XG *
XL1 * * *
E’’Syst *
* X’’S XT1
* * C.C3
XL2
* XL4 XT3
* *

Puissance du système : Scc=3000 MVA

T1 = 3 TR en parallèle de : Sn=1000 MVA ; Ucc = 12 %


Puissance du groupe: SG=300 MVA ; 1,18*E ; X’’g=22 %

T2 : Sn=320 MVA ; Ucc = 12 %

T3: Sn=220 MVA ; Ucc = 12 %

Ligne 1: L = 2 km ; 0,4 Ω/ km

Ligne 2: L = 2 km ; 0,4 Ω/ km

Ligne 3: L = 4 km ; 0,4 Ω/ km

Ligne 4: L = 3 km ; 0,4 Ω/ km
La tension de base sera égale à la tension moyenne du réseau en
défaut: soit 63 KV. La puissance de base est choisie arbitrairement
égale à 3000 MVA.

Réactance de base:

Ub2 632
Xb = = = 1,323 Ω
Sb 3000

Courant de base:

Sb 3000.106
Ib = = = 27494 A
Ub . √ 3 63.103 . √ 3
Réactance du système:
Ub2 632
X’’S = = = 1,323 Ω
Sb 3000

Réactance du Transformateur T1:

Ucc% Ub2 12 . 632


XT1 = . = = 0,1588 Ω
100 Sn 100 . 3000

Réactance du groupe G:

X’’g% Ub2 22 . 632


XG1 = . = = 2,9106 Ω
100 SG 100 . 300
Réactance du Transformateur T2:

Ucc% Ub2 12 . 632


XT2= . = = 1,4884 Ω
100 Sn 100 . 320

Réactance du Transformateur T3:

Ucc% Ub2 12 . 632


XT3= . = = 2,1649 Ω
100 Sn 100 . 220
Réactance des lignes 1 et 2:

XL1 = XL2 = 0,4 . 2 = 0,8 Ω

Réactance de la ligne 3:

XL3 = 0,4 . 4 = 1,6 Ω

Réactance de la ligne 4:

XL4 = 0,4 . 3= 1,2 Ω


Réactances en valeurs relatives:

X’’S 1,323
X’’S = = = 1,0
* Xb 1,323

XT1 0,1588
XT1 = = = 0,12
* Xb 1,323

XG1 2,9106
XG1 = = = 2,2
* Xb 1,323

XT2 1,4884
XT2 = = = 1,125
* Xb 1,323
XT3 2,1649
XT3 = = = 1,6364
* Xb 1,323

XL2 0,8
XL1 = XL2 = = = 0,6047
* * Xb 1,323

X 1,6
XL3 = L3 = = 1,2094
* Xb 1,323

XL4 1,2
XL4 = = = 0,907
* Xb 1,323
Cet exemple sera traité par :

• Méthode des valeurs relatives

• Méthode des valeurs réelles

Le schéma équivalent avec valeurs relatives

E’’G =1,18
1,2094 1,125 2,2
0,6047
E’’S=1 1 0,12
C.C3
0,6047
0,907 1,6364
On procède à la réduction du schéma :

E’’S=1 E’’G =1,18


* X1= 1,4224 X2= 4,5344 *
* *

X3= 0,907
*
C.C3

Les sources n’étant pas identiques, on définit le schéma équivalent


en adoptant la méthode de séparation des impédances.
X1 . X2 1,4224 . 4,5344
Xeq = * * + X3 = + 0,907 = 1,98975
* X1 + X2 * 1,4224 + 4,5344
* *
X1 + X 2
X11 = * * . Xeq = 1,4224 + 4,5344 . 1,98975 = 2,6139
* X2 *
* 4,5344

X1 + X 2 1,4224 + 4,5344
X22 = * * . Xeq = . 1,98975 = 8,3328
* X1 * 1,4224
*

E’’S=1 E’’G =1,18


* X11= 2,6139 X22= 8,3328 *
* *

IS IG
* *
C.C3
Les courants qui alimentent le défaut sont:

E’’S 1 E’’G 1,18


IS = * = = 0,38257 IG = * = = 0,1416
* X11 2,6139 * X22 8,3328
* *

Les courants en Ampères:

IS = IS . Ib = 0,38257 . 27494 = 10518 A


*
IG = IG . Ib = 0,1416 . 27494 = 3893 A
*
Le courant total:

IT = IS + IG = 10518 + 3893 = 14411 A


Vérification des résultats par la méthode
des valeurs ohmiques

Schéma équivalent en valeurs ohmiques :

74,34 KV
1,6 Ω 1,4884 Ω
0,8 Ω
63 KV 2,9106 Ω
0,1588 Ω
C.C3
0,8 Ω
1,2 Ω 2,1649 Ω
1,323 Ω
Schéma réduit n°1:
63 KV 74,34 KV
X1=1,8818 Ω X2=5,999 Ω

X3=1,2 Ω

C.C3

Les sources n’étant pas identiques, on définit le schéma équivalent


en adoptant la méthode de séparation des impédances.
X1 . X2 1,8818 . 5,999
Xeq = + X3 = + 1,2 = 2,6324584 Ω
X1 + X2 1,8818 + 5,999
Schéma réduit n°2:
X1 + X 2 1,8818 + 5,999
X11 = . Xeq = . 2,6324584 = 3,4582 Ω
X2
5,999

X1 + X 2 1,8818 + 5,999
X22 = . Xeq = . 2,6324584 = 11,0245 Ω
X1 1,8818

60 KV 74,34 KV
X11= 3,4582 Ω X22= 11,0245 Ω

IS IG
C.C3
Le courant chaque branche est:

ES 63000/ √ 3
IS = = = 10518 A
X11 3,4582

EG 74340 / √ 3
IG = = = 3893 A
X22 11,0245

Le courant total de court-circuit:

IT = IS + IG = 10518 + 3893 = 14411 A


CONCLUSION

Il est constaté que pour et l’autre des deux


méthodes, on aboutit aux mêmes résultats. Pour
les schémas simples, il est plus pratique d’utiliser
la méthode des valeurs réelles alors que pour les
schémas complexes il est souhaitable d’adopter
la méthode des valeurs relatives.
Théorie des composantes symétriques

Les courts-circuits peuvent être de différentes


natures et ne sont pas toujours équilibrés;
leur étude est rendue de ce fait complexe et
nécessite une méthode qui permet d’aboutir
au résultat estimatif du phénomène analysé.
Cette méthode est celle des composantes
symétriques qui est applicable aux tensions,
courants, puissances etc….
Dans le graphe ci-dessous les vecteurs des tensions de
phases (système équilibré) sont déphasés de 120°. Le
sens de rotation se fait dans le sens trigonométrique.
y

VT
ωt

Π
2.Π
3 x
Π
2.Π VR
3
VS
Dans les coordonnées cartésiennes on peut écrire:

VR = VR VS = VR ( - 1 - j
√2 ) VT = VR ( - 1 + j
√2 )
2 2 2 2

Dans les coordonnées polaires on peut écrire:

Π
4Π Π

VR = VR VS = VR . e j
3 VT = VR . e j
3
Opérateur « a »
Π

a= e j
3 = VR ( - 1 + j
2
√2 )
2

Π

2
a = ej
3 V
= R ( - 1 - j√ 2 )
2 2

1 + a + a2 = 0
On démontre qu’un système de vecteurs triphasé
quelconque est égal à la somme de trois systèmes
équilibrés:

• Un système direct tournant dans le même


sens que le système de référence.

• Un système inverse tournant dans le sens


inverse à celui du système de référence.

• Un système homopolaire.
VR = Vd1 + Vi1 + Vh1

VS = a2 * Vd2 + a * Vi2 + Vh2

VT = a * Vd3 + a2 * Vi3 + Vh3


Vd = 1/3 ( VR + a * VS + a2 * VT )

Vi = 1/3 ( VR + a2 * VS + a * VT )

Vh = 1/3 ( VR + VS + VT )
VT VS

VR

R
T Vd1

S
ωt

ωt
S
R
Vh1
S
Vi1
T T
R
VS

Vh2

Vi1 VR Vd2 Vi2


Vd1
Vh1

Vh3 VT

Vi3 Vd3
Vh3 VT VS Vi1 VR
Vd1
Vh2 Vh1
Vi3 Vd3

Vd2 Vi2
aVR

VR
VS
aVS
a 2VR

a2VS VT

a2VT

aVT
VS

3Vh VT
a2VS
3Vi

aVT
VR 3Vd

aVS

a2VT
Écriture de la loi d’Ohm
Les systèmes vectoriels E, V, I, Z sont décomposables en leurs
coordonnées symétriques ES, VS, IS et ZS. A chacun des systèmes
symétriques, correspond un réseau d’impédances.

VS = ES - ZS.IS
En fonctionnement normal le système est réduit à la
composante directe.
Par contre en situation de défaut, les simplifications
suivantes sont nécessaires:
 Par application du principe de superposition des
états, à savoir I = 0 avant la situation de défaut.
 On admet que par construction les générateurs
sont équilibrés c’est à dire: Ed = E, Ei = 0, Eh = 0
On peut alors écrire pour chacun des systèmes:

 Système directe: Vd = Ed – Zd . Id

 Système inverse: Vi = 0 - Zi . Ii

 Système inverse: Vh = 0 - Zh . Ih
Schématiquement les équations s’écrivent:

Fd
 Système directe: Nd Zd

Fi
 Système inverse: Ni Zi

Fh
 Système inverse: Nh Zh

Le point N (neutre du système) constitue arbitrairement


l’origine des tensions, F le point de défaut.
Défaut triphasé symétrique
R
S Équations du défaut:
T
VS = UT VR = US
IR + IS + IT = 0
F

CC-3ph

3 Vd = VR + a .VS + a2 .VT IR = Id + Ii + Ih
3 Vi = VR + a2 .VS + a .VT IS = a2 . Id + a . Ii + Ih
3 Vh = VR + VS + VT IT = a . Id + a2 . Ii + Ih
A partir des équations de courants on écrit:

IR = Id + Ii + Ih
IS = a2 . Id + a . Ii + Ih
IT = a . Id + a2 . Ii + Ih

0 = Id (1+ a2 +a) + Ii (1+a+ a2 ) + 3Ih

Comme 1+a+ a2 = 0 , Ih = 0

Ce résultat signifie que dans un défaut triphasé, il n’y a


aucune importance que le système soit isolé ou à la terre
A partir des équations des tensions on écrit:

3 Vd = VR + a .VS + a2 .VT = VR (1+a+ a2) = 0


3 Vi = VR + a2 .VS + a .VT = VR (1+ a2 +a) = 0
3 Vh = VR + VS + VT = 3 VR

La tension homopolaire est directement fonction de la tension


du défaut. Le courant étant nul, cela signifie que l’impédance
homopolaire à l’endroit du défaut est infinie.
Par ailleurs: Vi = - Zi Ii = 0

La formule qui donne le courant de court-circuit triphasé est:

E
0 = E – Zd . Id soit : Icc =
Zd
Le schéma équivalent direct est:

Fd Fi Fh

Zd Zi Zh

E
Nd Ni Nh
Défaut monophasé à la terre

R Équations du défaut:
S
T IS = 0 IT = 0 VR = 0

F A partir des équations


CC-1ph-Terre suivantes des courants on écrit:

3 Id = IR + a .IS + a2 .IT
3 Ii = IR + a2 .IS + a .IT IR = 3 Id = 3 Ii = 3 Ih
3 Ih = IR + IS + IT
Des équations suivantes il découle se qui suit:

VR = 0 = Vd + Vi + Vh

Vd = – Vi – Vh

Sachant que:

Vd = Ed – Zd . Id
Vi = 0 – Zi . Ii
Vh = 0 – Zh . Ih
Nous aurons:

Ed – Zd . Id = Zi . Ii + Zh . Ih

E = Zd . Id + Zi . Ii + Zh . Ih = Id ( Zd + Zi + Zh )

Soit : IR ( Zd + Zi + Zh )
E=
3
D’où la valeur du courant de court-circuit monophasé :
3.E
Icc = IR =
( Zd + Zi + Zh )
Le schéma équivalent est:
Fd Fi Fh

Zd Zi Zh

E
Nd Ni Nh

Dans le cas où le neutre comporte une impédance, nous aurons:


VR = 0 Ed – Zd . Id = Zi . Ii + Zh . Ih + Zn . Icc

Icc ( Zd + Zi + Zh ) + Zn . Icc
E=
3
Le schéma et la formule de calcul sont:

3.E
Icc = IRes =
( Zd + Zi + Zh + 3.Zn )

Fd Fi Fh

Zd Zi Zh 3.Zn

E
Nd Ni Nh
Défaut biphasé isolé

R Équations du défaut:
S
T IR = 0 VS = VT
F Ih = 0 Vh = 0

CC-ph-ph

De l’équation suivante il découle:

3 Ih = IR + IS + IT 0 = IS + IT

Soit : IS = – IT
Il découle des hypothèses de départ :
Résultat 1 :

IR = 0 = Id + Ii Id = - Ii

Résultat 2 :

VS = VT a2 Vd + a Vi = a Vd + a2 Vi

D’où: a2 Vd - a Vd + = a2 Vi - a Vi
Vd (a2 – a) = Vi (a2 – a)
Vd = Vi
D’après le principe de superposition :

Vd = Ed – Zd . Id Ed = Vd + Zd . Id
Vi = 0 - Zi . Ii 0 = Vi + Zi . Ii

Sachant que Vd = Vi et Id = - Ii on écrit:

Ed = Vd + Zd . Id Ed = - Zi . Ii - Zd . Ii

Soient les composantes de courants:

Ed Ed
Ii = - Id =
(Zd + Zi) (Zd + Zi)
Les courants de court circuit de phases:
Ed (a2 – a) Ed (a - a 2)
IR = IT =
(Zd + Zi) (Zd + Zi)
Ou :

IR = - J √ 3 Ed IT = J √ 3 Ed
(Zd + Zi) (Zd + Zi)
Expressions des tension VR , Vd et Vi :

Vd = Ed – Zd . Id = Ed – Zd Ed
(Zd + Zi)

Ed . Zd + Ed . Zi – Ed . Zd Zi
Vd = = Ed
(Zd + Zi) (Zd + Zi)
Zi
Vd = Vi = Ed
(Zd + Zi)
Zi
VR = Vd + Vi = 2 . Ed
(Zd + Zi)

Le schéma équivalent est:


Fd Fi

Zd Zi

Ed
Nd Ni
Défaut biphasé à la terre

R Équations du défaut:
S
T IR = 0 VS = VT = 0
F

CC-ph-ph-T

De l’équation suivante il découle:

3 Ih = IR + IS + IT 0 = IS + IT

Soit : IS = – IT
Équations du défaut:

VS = VT = 0 a2 Vd + a Vi + Vh= a Vd + a2 Vi + Vh

D’où: a2 Vd - a Vd + = a2 Vi - a Vi
Vd (a2 – a) = Vi (a2 – a)
Vd = Vi

Par ailleurs on sait que a2+a= -1:

Vd (a2 + a ) + Vh=0 - Vd + Vh=0

Il en découle:

Vd = Vi = Vh
D’après le principe de superposition :

Vd = Ed – Zd . Id Et Id + Ii + Ih = 0
Vi = 0 - Zi . Ii Vd + Vi + Vh = 0
Vh = 0 - Zh . Ih

Nous avons:
Ed = Vd + Zd . Id Id = (Ed/Zd) – (Vh/Zd)
Id + Ii + Ih = 0 Id = - Ii - Ih
En égalisant les deux expressions de Id:

- Ii – Ih = (Ed/Zd) – (Vh/Zd)
En remplaçant Ii et Ih par leur expression:

(Vi/Zi) + (Vh/Zh) = (Ed/Zd) – (Vh/Zd)

(Ed/Zd) =(Vi/Zi) + (Vh/Zh) + (Vh/Zd)


(Ed/Zd) = Vh (1/Zi + 1/Zh + 1/Zd)
(Ed/Zd) = Vh ((ZhZd+ZiZd +ZiZh)/ZdZiZh)
(Ed) = Vh ((ZhZd+ZiZd +ZiZh)/ZiZh)

En remplaçant Vh par son expression :

Ih = - Ed ( Zi / (ZhZd+ZiZd +ZiZh))
Il en découle les autres composantes symétriques de courants

Ii = - Ed ( Zh / (ZhZd+ZiZd +ZiZh))
Id = - Ed (( Zi +Zh) / (ZhZd+ZiZd +ZiZh))

Les courants de phases s’écrivent:

IS = - Ed ((Zh (a2-a) + Zi (a2-1)) / (ZhZd+ZiZd +ZiZh))


IS = - Ed ((Zh (a-a2) + Zi (a2-1)) / (ZhZd+ZiZd +ZiZh))

La tension de la phase saine est:

VR = 3Ed ZiZh / (ZhZd+ZiZd +ZiZh))


Le schéma équivalent est:
Fd Fh Fi

Zd Zh Zi

Ed
Nd Nh Ni
Exemple de calcul de courant
de court-circuit Monophasé