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Dimensionnement en capacité des piles évidées d'un pont en béton armé


selon RPOA-2008

Conference Paper · October 2013

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3 authors:

Rim Larbi Mounir Naili


National Polytechnic School of Algiers Laurentian University
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Abderrahmane Kibboua
Centre National de Recherche Appliquée en Génie Parasismique CGS
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Project 2: Finite Element Reinforced Concrete Cracks Detection View project

fragility curves for the Algerian bridges View project

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ème
6 Symposium International sur la construction en zones sismiques (SICZS2013), Chlef les 9 et 10 Octobre 2013

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DIMENSIONNEMENT EN CAPACITE DES PILES EVIDEE D’UN PONT EN
BETON ARME SELON RPOA-2008
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R. LARBI1, M.NAILI2, A.KIBBOUA2
1
LABORATOIRE DES TRAVAUX PUBLICS ET DE LA CONSTRUCTION LARBI (LTPCL), BOUIRA,
ALGERIE, rym_potter@yahoo.fr .
2
CENTRE NATIONAL DE RECHERCHE APPLIQUEE EN GENIE PARASISMIQUE (CGS), ALGER,
ALGERIE.
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Thème N° 6 : Vulnérabilité, pathologie et réhabilitation des structures et des ponts
endommagés.
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Résumé
La méthode de dimensionnement en capacité pour les ponts, a été récemment introduite en Algérie. Avant l’avènement des
Règles parasismiques applicables au domaine des ouvrages d’art (RPOA-2008), l’effet du séisme était considéré d’une
manière forfaitaire. Dans ce papier, une étude comparative d’un pont avec piles évidées en béton armé est faite entre un
calcul élastique (existant) et une approche capacitaire selon les prescriptions du RPOA-2008. Le ferraillage obtenu par
celle-ci s’est avéré plus sécuritaire que le ferraillage existant. Ensuite, les courbes de capacité des piles ont été déterminées
et comparées à la demande sismique en terme de force réglementaire réduite, telle que préconisée par le règlement à partir
du spectre de dimensionnement, puis le critère de cohérence a été vérifié. La superposition des courbes nous ont permis de
mettre en évidence le concept de ductilité. Cependant, le coefficient de comportement final obtenu est proche de l’unité, il n’y
avait donc pas de motivations particulières pour choisir le dimensionnement en capacité qui est long et fastidieux. Il est
recommandé, pour ce type de pont, de mener un dimensionnement en élasticité.
Saut de ligne (9 pt)
Mots –Clés : vulnérabilité, courbes de capacité, demande sismique, spectre de dimensionnement, piles évidées, RPOA-2008.
Saut de ligne (9 pt)
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1. INTRODUCTION

Le dimensionnement en capacité est à la base de la philosophie du comportement ductile des structures. Ce


concept peut être explicité en utilisant l’exemple de la chaîne de maillons, introduit en premier par Paulay [1],
dans laquelle le maillon central est ductile et tous les autres maillons sont fragiles.
Dans un calcul classique (élastique), le dimensionnement des maillons se fait avec Fy (la force maximale que
peuvent subir les maillons fragiles), alors que, dans un dimensionnement en capacité, les maillons sont
dimensionnés avec Fu (la force ultime du maillon ductile). De ce fait, le maillon ductile se comportera comme
un fusible si la force externe appliquée dépasse Fu. Le comportement fusible prime sur le comportement fragile ;
les autres maillons fragiles n’arriveront pas à la rupture.
En Algérie, c’est le RPOA-2008 qui gère la conception parasismique des ponts. Il propose cette nouvelle
méthode de conception capacitaire, inspirée en grande partie de documents et guides étrangers.
Seulement, et compte tenue de sa récente application (avril 2010), il n’y a pas eu encore suffisamment de retour
d’expérience quant à l’utilisation et l’application de ce « nouveau règlement ».

2. DEMARCHE A SUIVRE POUR LE DIMENSIONNEMENT EN CAPACITE

Le dimensionnement inélastique, à l’aide du coefficient de comportement q, peut être effectué en suivant la


démarche suivante [2] :
 Dans le cas d’un comportement ductile, effectuer un calcul élastique avec spectre de dimensionnement d’où
sont tirés des efforts élastiques Mel (correspondent à un calcul avec un coefficient de comportement q=1) ;
 Réduction des efforts obtenus par un coefficient de comportement q>1 et dimensionner la structure ;
 Vérifier le critère de cohérence, c'est-à-dire, l’adéquation entre les hypothèses adoptées et les déformations
réellement obtenues avec les efforts de dimensionnement Mel/q ;

343
SICZS’2013

 Adopter les dispositions permettant d’assurer la compatibilité des déplacements de la structure.


2.1. Coefficient de surcapacité

Dans la zone critique des rotules plastiques, le ferraillage longitudinal est calculé avec le moment M rd (réduit) et
l’effort normal concomitant le plus défavorable. En dehors des rotules plastiques, les efforts sont majorés par un
coefficient de surcapacité γ0, explicité au paragraphe 5.2 du RPOA-2008 [3].

2.2. Vérification du critère de cohérence

Lorsqu’on utilise un coefficient de comportement q>1, on envisage par principe que les sections se plastifient.
Pour être cohérent avec cette hypothèse, il convient de vérifier que les rotules sont effectivement plastifiées sous
les combinaisons de charges faisant intervenir le séisme. La vérification du critère de cohérence s’effectue par
une série d’itérations, portant sur la réduction des efforts par des coefficients de comportement q, partant d’une
valeur de base, avec la vérification de la formation effective des rotules plastiques sous les sollicitations ainsi
réduites par qi. Si ce n’est pas le cas, il y a lieu de recommencer le calcul en réduisant les efforts par q (i+1)
jusqu’à convergence [2].

2.3. Rotule plastique

Le ferraillage des sections fragilisées s’effectuera sur toute la longueur critique. Les rotules plastiques doivent
être situées en pieds de pile si celles-ci sont articulées en tête (appui en élastomère fretté). Il existe dans la
littérature, plusieurs expressions définissant ces longueurs à partir de résultats expérimentaux. Nous
considérerons la formule de Priestley [4], où la longueur des rotules plastiques est définie par l’équation (1).

Lpl=ast(0,08 Lv+0,022 fs.dbl) [mm] (1)

Avec :
ast : coefficient de nuance de l’acier tel que :

ft
ast = 0,8 pour les aciers d′ armatureavec < 1,15
fs
ft
ast = 1 pour les aciers d′ armatureavec ≥ 1,15
fs

Lv : portée de cisaillement [mm].


fs : limite d’écoulent des armatures longitudinales [MPa].
ft : résistance à la traction des armatures longitudinales [MPa].
dbl : diamètre des armatures longitudinales [mm].

2.4. Etablissement des courbes de capacité

2.4.1. Ductilité sectionnelle

La ductilité d’une section en béton armé, s’exprime par la ductilité en courbure. Il s’agit de définir la courbe dite
‘courbe de capacité moment-courbure’, où (y, My) étant le point de première plastification et (u, Mu) étant la
limite ultime. La courbe moment-courbure est établie par la méthode dite des fibres.
Plusieurs programmes informatiques ont été développés et permettent d’obtenir rapidement la courbe capacité
(M-ϕ) tels que : WMNPhi (Université de Sherbrooke –CANADA) ou encore SAP2000 dans le volet « section
designer ». La ductilité en courbure est définie par l’équation (2).

μc = (2)

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2.4.1. Ductilité structurale

La capacité en ductilité d’un élément en béton armé, est la ductilité maximale que peut présenter la structure sans
s’effondrer (en termes de déformations plastiques) et qui est uniquement fonction des propriétés de la structure et
de l’intensité du séisme.
Il s’agit de déterminer la courbe de capacité de la forme F=f(∆) de l’élément, tel que :
F : force extérieure appliquée au sommet d’une structure.
∆ : déplacement qui en résulte au point d’application de la force.
La courbe capacité, qui traduit la ductilité structurale, est déterminée par l’une des méthodes :
-Soit directement par une analyse statique non linéaire de poussée progressive (dite push over).
-Soit à partir de la courbe M-ϕ définissant la ductilité sectionnelle, en admettant une approximation bilinéaire
[4] où seuls les points O, A et B sont à déterminer (voir Figure 1) en passant par les équations de (3) à (8).
O représente l’origine des axes, car il n’y a pas de déplacement s’il n’y a pas de force extérieure appliquée.
A représente (∆y, Fy) : c’est le point de début de la plastification.
B représente (∆u, Fu) : c’est le point considéré comme un état ultime, au-delà duquel il y a chute de la résistance
ou encore ruine de la structure.

Δy = θy. Lv (3)
θy = ϕy. (4)
Δu = θu. Lv (5)
, .
θu = θy + (ϕu − ϕy). Lpl. 1 − (6)
Fy = (7)
Fu = (8)

Avec
θ : Rotation de la corde définie comme étant l’angle formé par la tangente à l’axe de l’élément au niveau de la
rotule plastique, et la corde reliant celle-ci à l’extrémité de la portée de cisaillement de l’élément.
θy : Rotation de la corde à la plastification.
θu : Rotation de la corde à la rupture.
Lv : portée de cisaillement. Dans le cas d’une console, c’est la longueur de l’élément.
Lpl : longueur de la rotule plastique.
La ductilité structurale d’un élément est donnée par l’équation (9).

μ ∆= (9)

Figure 1. Relation force-déplacement non linéaire d’une console.

3. APPLICATION

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3.1. Présentation du pont étudié


Le pont dénommé OA203 est un ouvrage d’art, réalisé en 2008, qui fait partie d’un tronçon de l’autoroute Est
Ouest, reliant la ville d’El Adjiba à Bouira (Wilaya de Bouira). L’ouvrage a été calculé en 2004 par un bureau
d’étude Italien « Groupement TODINI ». Il porte une chaussée de voie routière express, de tracé en plan droit, de
pente longitudinale de 5%. La largeur roulable du tablier, Lr =13,5m, prolongé d’un trottoir des deux cotés de la
chaussée d’une largeur de 0,5m et 1,5m. Le tablier est à voussoirs en béton précontraint, réalisé en
encorbellements successifs, d’inertie variable au niveau des appuis et forme une poutre continue sur plusieurs
travées (60 m + 4 x 100 m + 60 m) comme indiqué par la Figure 2, reposant simplement sur des appareils
d’appui en élastomère fretté. Le calcul sismique de l’ouvrage a considéré le règlement parasismique Algérien
RPA 88 réservé aux bâtiments et audacieusement appliqué à ce pont.
L’ouvrage comporte 5 piles, de hauteurs différentes. Nous considérerons l’étude de trois cas de figures :
-Pile rigide de petite hauteur (pile N°1).
-Pile de hauteur intermédiaire (pile N°2).
-Pile souple de grande hauteur (pile N°3).

Figure 2. Coupe longitudinale Ouvrage d’art (OA 203).

3.2. Matériaux

Les caractéristiques mécaniques des matériaux utilisés sont comme suit :


Tablier : Béton de résistance : fc28 = 35 MPa, Ec  36 000 MPa, Armature passive : FeE400.
Infrastructure : Béton de résistance : fc28 = 27 MPa, Ec  33 000 MPa, Armature passive : FeE400.

3.3. Description des piles

3.3.1. Dimensions

La typologie structurale des piles est telle qu’en tête de pile, la section est pleine, et sur toute la hauteur restante
de la pile, la section est évidée comme l’indique la Figure 3. Les dimensions des sections sont indiquées par la
Figure 3 également. Les caractéristiques géométriques des piles sont reportées sur le Tableau 1.

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Figure 3. Notation des hauteurs et caractéristiques géométriques des sections (cm).

Tableau 1. Caractéristiques géométriques des piles.

Chaussée droite
N° pile htot(m) ht(m) hf(m)
P1 5,0 2,00 3,00
P2 10,5 2,00 8,50
P3 18,5 2,00 16,50
P4 14,5 2,00 12,50
P5 3,5 3,50 0,00

3.3.1. Ferraillage

Le ferraillage des piles est disposé sur le périmètre extérieur et intérieur des sections évidées, comme suit :
 Pile n°01 : (170+157) φ 25 Soit ρ=1,324%.
 Pile n°02 : (178+139) φ 25 Soit ρ=1,284%.
 Pile n°03 : (178+139+165) φ 25 Soit ρ=1,946%.

3.4. Redimensionnement en capacité

Dans ce qui suit, nous allons effectuer un redimensionnement du ferraillage des sections des piles de l’ouvrage
OA 203, tout en gardant le coffrage, afin de mettre en avant la différence, entre le calcul établi en élasticité selon
le RPA-88 et le calcul en capacité selon le RPOA-2008 [5].
La structure est modélisée à l’aide du logiciel SAP2000 bridges [6], afin de lancer une analyse modale et,
déterminer les périodes de vibration ainsi que les modes de vibrations de la structure entière. La période
fondamentale est de T=2,83 s.

3.4.2. Evaluation de la force sismique selon le RPOA-2008

L’évaluation de la force sismique est considérée à partir du spectre de dimensionnement proposé par le RPOA-
2008, en tenant compte de l’interaction directionnelle du séisme (règle des 30%).
La courbe représentative de la sollicitation apportée par le séisme, est représentée par une force statique
équivalente (voir Tableau 2), puis répartie sur chaque appui selon les rigidités.
 Le pont est classée en zone IIa (zone de sismicité moyenne), l’accélération au sol A= 0,25 g ;
 Le facteur de correction de l’amortissement a été pris égal à : η =1,848.
 Le facteur de site a été pris égal à : S=1,1 (pour site S2 ferme).
 Les périodes T1 et T2 du site : T1=0,15s et T2=0,4s.
 Le séisme horizontal a été considéré dans les directions longitudinales et transversales avec l’interaction des
deux autres sens à chaque fois (règle des 30%).
 Le spectre de dimensionnement utilisé pour l’évaluation de la force horizontale, est déterminé au paragraphe
3.2.2 du RPOA-2008.

Tableau 2. Force sismique selon le RPOA-2008.


Désignation Sens transversal(KN) Sens longitudinal(KN)
Ftotale (à partir du spectre de dimensionnement) 65 761.89 41 590.57

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Remarquons que le RPOA 2008 préconise des forces sismiques importantes, à partir du spectre de
dimensionnement, et le rapport entre la force sismique F statique équivalente (non réduite) et le poids total
permanent, obtenu représente environ 21,99-34,77%.
3.4.3. Résultats de l’analyse

Après un calcul élastique, les sollicitations (élastiques) issues des combinaisons les plus défavorables sont
réduites par le coefficient de comportement qi.

3.5. Réduction des efforts élastiques par le coefficient de comportement (Vérification du critère de
cohérence)

La réduction des efforts élastiques est effectuée avec un coefficient de comportement q définie à partir d’une
valeur de base q0=1, [3].

3.5.1. Réduction des efforts élastiques par q0

Les efforts élastiques sont réduits du coefficient de comportement q0 =1. Les sections sont alors calculées
suivant le BAEL99 [7] à l’aide du logiciel Robobat EXPERT sections de ponts. Les sections obtenues (en tenant
compte de la réversibilité du sens de la force sismique) sont reportées sur le Tableau 3 :

Tableau 3. Choix des barres d’armatures (itération q0).


As retenue (cm2) As totale retenue (cm2)
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
Dans le sens x 2X 488, 83 2X 594,58 2X 668,37 2 162,26 2 807,86 3 392,56
Soit 44025 Soit 57225 Soit 69225
Dans le sens y 2X 592,3 2X 80,35 2X 1027,91
(ρ=1,778%) (ρ=2,309%) (ρ=2,790%)

A partir des caractéristiques géométriques et mécaniques des nouvelles sections, les courbes de capacité F-∆ sont
établies, en considérant l’approximation bilinéaire, et les coefficients de sécurité sont déduits (voir Tableau 4).

Tableau 4. Coordonnées des courbes de capacité approximation bilinéaire (itération q0).


Désignation Sens longitudinal Sens transversal
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
∆y (m) 0,0068 0,0339 0,1173 0,004 0,019 0,0647
∆u (m) 0,0086 0,0403 0,1349 0,0052 0,024 0,076
Fy (KN) 15 093 10 972 8 700 21 540 16 472 14 460
Fu (KN) 18 504 12 867 9 917 27 634,6 19 928 16 977
q1 1,226 1,173 1,140 1,283 1,210 1,174
d 1,267 1,188 1,150 1,286 1,212 1,175

3.5.2. Réduction des efforts élastiques par q1

Les efforts élastiques sont réduits de nouveau, par le coefficient de comportement q1 mentionné sur le Tableau 4.
Les nouvelles sections obtenues pour les sollicitations élastiques réduites de q 1 sont rapportées sur le Tableau 5.

Tableau 5. Choix des barres d’armatures (itération q1).


As retenue (cm2) As totale retenue (cm2)
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
Dans le sens x 2X 381, 03 2X 491,46 2X 569,25 1728,3 2364,2 2942,0

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Dans le sens y 2X 483,12 2X 690,16 2X 901,75 Soit 35225 Soit 48225 Soit 60025
(ρ=1,421%) (ρ =1,942%) (ρ =2,419%)

A partir des caractéristiques géométriques et mécaniques des nouvelles sections, les courbes de capacité F-∆ sont
établies, et les coefficients de sécurité sont déduits (voir Tableau 6).

Tableau 6. Coordonnées des courbes de capacité approximation bilinéaire (itération q1).


Désignation Sens longitudinal Sens transversal
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
∆y (m) 0,006 0,0318 0,105 0,0032 0,018 0,060
∆u (m) 0,008 0,0384 0,1224 0,0043 0,023 0,073
Fy (KN) 9 265 8 354 6 450 13 363 12 491 9 385
Fu (KN) 11 422 10 087 7 517 17 082 15 612 11 343
q2 1,233 1,207 1,165 1,278 1,250 1,209
d 1,313 1,208 1,166 1,325 1,250 1,209

3.5.3. Réduction des efforts élastiques par q2

Les efforts élastiques sont réduits, par le coefficient de comportement q 2 mentionné sur le Tableau 6.
Les nouvelles sections obtenues pour les sollicitations élastiques réduites de q 2 sont rapportées sur le Tableau 7.

Tableau 7. Choix des barres d’armatures (itération q2).


As retenue (cm2) As totale retenue (cm2)
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
Dans le sens x 2X 382, 43 2X 475,7 2X 553,01 1725,7 2291,94 2870.06
Soit 35225 Soit 46825 Soit 58625
Dans le sens y 2X 480,42 2X 670,27 2X 882,02
(ρ=1,419%) (ρ=1,885%) (ρ=2,360%)

A partir des caractéristiques géométriques et mécaniques des nouvelles sections, les courbes de capacité F-∆ sont
établies, et les coefficients de sécurité sont déduits (voir Tableau 8).

Tableau 8. Coordonnées des courbes de capacité approximation bilinéaire (itération q2).


Désignation Sens longitudinal Sens transversal
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
∆y (m) 0,006000 0,030000 0,104000 0,003000 0,016700 0,060700
∆u (m) 0,008000 0,037100 0,122000 0,004000 0,021400 0,073800
Fy (KN) 9 265 6 755 6 356 13 363 10 430 9 154
Fu (KN) 11 422 8 352 7 425 17 082 13 310 11 104
q3 1,233 1,236 1,168 1,278 1,276 1,213
d 1,313 1,237 1,170 1,325 1,276 1,216

3.5.4. Réduction des efforts élastiques par q3

Les efforts élastiques sont réduits, par le coefficient de comportement q 3 mentionné sur le Tableau 8.
Les nouvelles sections obtenues pour les sollicitations élastiques réduites de q 3 sont rapportées sur le Tableau 9.

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Tableau 9. Choix des barres d’armatures (itération q3).


As retenue (cm2) As totale retenue (cm2)
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
Dans le sens x 2X 382,43 2X 465,93 2X 551,05 1 725,7 2 007,1 2 862,06
Soit 35225 Soit 41025 Soit 58425
Dans le sens y 2X 480,42 2X 537,62 2X 879,98 (ρ=1,419%) (ρ=1,65%) (ρ=2,354%)

A partir des caractéristiques géométriques et mécaniques des nouvelles sections, les courbes de capacité F-∆ sont
établies, et les coefficients de sécurité sont déduits (voir Tableau 10).

Tableau 10. Coordonnées des courbes de capacité approximation bilinéaire (itération q3).
Désignation Sens longitudinal Sens transversal
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
∆y (m) 0,006 0,0292 0,1 0,003 0,017 0,06
∆u (m) 0,008 0,0363 0,121 0,004 0,022 0,073
Fy (KN) 9 265 6 418 6 245 13 363 9 858 9 035
Fu (KN) 11 422 7 960 7 311 17 082 12 649 10 989
q4 1,233 1,240 1,171 1,278 1,283 1,216
d 1,313 1,243 1,212 1,325 1,288 1,217

3.5.5. Récapitulation

Les valeurs du coefficient de comportement q obtenu lors des itérations, sont rapportées sur le Tableau 11.
Remarquons que q3≈q4, nous nous contenterons de ce degré de précision. Le ferraillage final des sections est
donné par le Tableau 14, et ce, sur toute la longueur de la rotule plastique (voir Tableau 13).

Tableau 11. Itérations (vérification du critère de cohérence).


PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
Sens longitudinal transversal longitudinal transversal longitudinal transversal
Itération q0 1,000 1,000 1,000 1,000 1,000 1,000
Itération q1 1,226 1,283 1,173 1,210 1,140 1,174
Itération q2 1,233 1,278 1,207 1,250 1,165 1,209
Itération q3 1,233 1,278 1,236 1,276 1,168 1,213
Itération q4 1,233 1,278 1,240 1,283 1,171 1,216

3.5.6. Discussion

-Etant donné la structure souple du pont (période fondamentale T =2,83 s donc T>0,5 s), nous nous situons dans
le cas des iso-déplacements, d’où l’appel en ductilité en déplacement : μd ≈ q (Tableaux 4, 6, 8 et 10).
-Le coefficient de comportement final (q4) est proche de 1. Il apparait qu’il n y avait pas vraiment de motivations
particulières à considérer un calcul dans le domaine post élastique. La démarche est longue et fastidieuse ; il
serait préférable de considérer pour ce pont, un comportement dans le domaine élastique.

350
SICZS’2013

3.5.7. Choix du coefficient de comportement

Le coefficient de comportement du pont en entier, est aligné au coefficient de comportement le plus petit, [2]
(élément le moins ductile) soit q4=1,171 dans le sens longitudinal et q4=1,216 dans le sens transversal.
3.5.8. Réduction de la force sismique selon le RPOA-2008

Selon les prescriptions du RPOA-2008, il y a lieu de réduire la force sismique obtenue à partir du spectre de
dimensionnement, par le coefficient de comportement final q 4. Le RPOA- 2008 préconise des forces sismiques
importantes (voir Tableau 12), à partir du spectre de dimensionnement, et le rapport entre la force sismique F
statique équivalente réduite et le poids permanent, obtenu représente environ 18,78-28,59%.

Tableau 12. Force sismique totale réduite.


Désignation Sens transversal (KN) Sens longitudinal (KN)
Ftotale réduite 54 080,50 35 517,14
F pile N°01 10 817,77 6 842,52
F pile N°02 10 809,48 6 837,29
F pile N°03 10 729,39 6 786,63

3.5.9. Rotules plastiques

Les rotules plastiques sont positionnées en pieds de pile [8]. Leurs longueurs ont été déterminées à partir de
l’Equation (1) et sont rapportées sur le Tableau 13. Dans la littérature, sont disponibles des résultats
expérimentaux, donnant les longueurs critiques approchant le dixième de la longueur de l’élément en BA.

Tableau 13. Longueurs des rotules plastiques.


Sens longitudinal Sens transversal
Désignation
PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3 PILE N°1 PILE N°2 PILE N°3
Lc (mm) selon Priestley 620 1060 1860 620 1060 1860
Approximation Lc Lv (mm) 500 1050 2050 500 1050 2050

Tableau 14. Ferraillage retenu.


PILE 1 PILE 2 PILE 3 PILE 1 PILE 2 PILE 3
Nombre de barres retenu 352 410 584 ρ retenu(%) 1,419 1,651 2,353
Nombre de barres existant 328 318 482 ρ existant(%) 1,324 1,284 1,946

3.6. Point d’intersection capacité-demande

La superposition de la courbe de capacité des piles de pont dimensionnées selon les recommandations du RPOA-
2008, et la force statique équivalente réduite, donnent un point d’intersection. Les courbes obtenues sont données
par les Figures 4 et 5.

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Figure 4. Courbes de capacité des piles dans le sens longitudinal.

Figure 5. Courbes de capacité des piles dans le sens transversal.

3.6. Conclusion

 Dans le cas de la pile courte N°01, ce niveau de séisme ne fait pas intervenir la capacité en ductilité de la
pile, mais uniquement à sa capacité en termes de résistance qui n’est pas encore dépassée.
 Dans le cas de la pile de hauteur intermédiaire N°02 et de la pile de grande hauteur N°03, ce niveau de
séisme fait intervenir la capacité en termes de résistance de la pile ainsi que la capacité en termes de
ductilité, c’est la définition même de l’approche capacitaire et de la conception recherchée.
 A présent, il est possible d’établir une comparaison entre le ferraillage existant des sections du pont, établi à
partir d’un calcul élastique suivant le RPA-88, et le ferraillage des sections, établi à partir d’un calcul
capacitaire suivant RPOA-2008 (voir Tableau 14).
 A partir du ferraillage obtenu avec l’approche capacitaire, et à partir des courbes des Figures 4 et 5, nous
pouvons dire que les appuis sont ‘performants’, car le point d’intersection entre la capacité et la demande se
situe dans la partie post élastique.
 Il apparait clairement que le ferraillage obtenu par approche capacitaire, selon les prescriptions du RPOA-
2008 est plus sécuritaire que le ferraillage obtenu dans la note de calcul du bureau d’étude Italien.
Cependant, il n’y a pas lieu de comparer deux approches différentes, l’une est une approche élastique, la
seconde capacitaire. Il appartient à l’ingénieur concepteur de choisir et de prévoir le comportement de sa
structure. Notons que le calcul capacitaire est plus long et plus fastidieux que le calcul élastique.
 Pour un ouvrage tel que celui-ci (viaduc avec des hauteurs de piles importantes), le choix du type de
sections évidées des piles, apparaît comme une très bonne conception, et un calcul en élasticité est
préférable à considérer car le coefficient de comportement obtenu est proche de 1 (q≈1). (L’effet P-Δ est
non négligeable.)

4. REFERENCES
[1] Paulay, T., "The Philosophy and Application of Capacity Design", Scientia Iranica, Vol.2, No.2, summer
1995, pp. 117-143.
[2] SETRA-SNCF (janvier 2000). « Ponts courants en zone sismique ».

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[3] RPOA-2008 : Règles parasismiques applicables au domaine des ouvrages d’art, documents
technique Ministère des travaux publics-Alger, Algérie.
[4] Alessandro Dazio. « Capacité portante des constructions en béton », institut für Baustatik und Konstruktion,
ETH Zürich.
[5] R. LARBI, « Contribution à l’évaluation de la vulnérabilité sismique des piles de pont en béton armé »,
Mémoire de magister, Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP), Kouba, Alger, 2012.
[6] SAP 2000 (2007). « Introduction to SAP2000/Bridge”, Version 14. Computers & Structures, Inc., Berkeley,
California.
[7] BAEL 91 révisé 1999, Fascicule 62, titre 1er du CCTG-travaux section 1 : béton armé.
[8] Alain CAPRA-VINCI constructions grands projets. « Théorie des rotules plastiques-application aux ponts ».

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